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A

A COMMERCIAL (@)

Téléinf. Symbole formé de la lettre a aux trois quarts encerclée, et qui sert de séparateur dans une adresse de courrier électronique entre le nom de l’ordinateur hôte Internet et celui de l’internaute __ OQLF (2002). Syn. arobas. Qsyn. séparateur @. VA adresse, E.


À

À RISQUE

Gén. Désigne une personne susceptible de présenter certains problèmes en cours de développement ou de fonctionnement. TA handicap. EA en difficulté.

A. Facteurs. Les facteurs de risque sont de nature endogène : problèmes génétiques, physiologiques, médicaux, mentaux, ou de nature exogène : manque de stimulation, mauvaise nutrition, environnement défavorisé sur le plan économique ou culturel, etc.

B. Symptômes. Les symptômes permettant d'identifier un sujet à risque peuvent prendre la forme d'une déficience, de troubles de la conduite et du comportement, d'attitudes négatives des membres de la famille, etc.

C. CN : élève *.


A

ABANDON EN COURS D'ÉTUDES

1. Adm. scol./Gest. ens. Fait d’interrompre un cheminement d’apprentissage avant d’avoir terminé la période entière de formation. Syn. défaillance scolaire. Qsyn. abandon scolaire. TA décrocheur.

2. Form. prof. Situation des étudiants ou des stagiaires qui, pour diverses raisons (inaptitude, difficultés financières, problèmes personnels ou familiaux), ne terminent pas leur période d’études ou de formation __ BIT (1987). EA déperdition d’éducation.


ABANDON PRÉCOCE DES ÉTUDES

Adm. scol./Gest. ens. Fait d’interrompre un cheminement de formation d’une manière hâtive en comparaison des autres personnes inscrites. Qsyn.abandon prématuré des études.


ABANDON PRÉMATURÉ DES ÉTUDES

Adm. scol./Gest. ens. Fait d’interrompre trop tôt un cheminement de formation, ce qui entraîne des conséquences négatives. Qsyn. abandon précoce des études.


ABANDON PROVISOIRE DES ÉTUDES

Adm. scol./Gest. ens. Fait de quitter temporairement un programme d’études afin de s’accorder un temps de repos, de réflexion ainsi que du recul, et de le reprendre de manière plus objective ou d’entreprendre un nouveau cheminement de formation.


ABANDON SCOLAIRE

1. Adm. scol./Gest. ens. Fait, pour un élève ou une élève, de quitter l’école avant la fin de la période de l’obligation scolaire __ OLF (1998). Qsyn. abandon en cours d’études. VA amotivation, B; déperdition des effectifs (scolaires), B; échec scolaire, C. TA décrocheur. EA âge/obligation scolaire.

2. Ens. sup. Fait, pour un étudiant, de quitter définitivement un cours ou un programme d’études collégiales ou universitaires. La procédure d’abandon scolaire d’un cours. Situation de l’étudiant qui a quitté en cours d’études. Se trouver en abandon scolaire au regard d’un programme d’études. VA enseignement collégial, A.

A. Abandon. Au sens large, et notamment dans l’enseignement collégial et universitaire, il y a abandon lorsqu’un ou une élève ne termine pas son programme d’études et n’obtient pas le diplôme ou le certificat prévu par son programme __ CTEQ (1988).

B. Abandon scolaire/décrochage. Abandon scolaire est un terme de statistique. Dans la langue de l’école, on emploie aussi décrochage __ id.

C. Cas d’abandon. Il en est de même pour « cas d’abandon (scolaire) » qui a pour synonyme, dans certains contextes, décrocheur, décrocheuse et pour l’expression abandonner les études ou abandonner ses études dont le synonyme est décrocher __ id.

D. Abandon scolaire/déperdition des effectifs. L’abandon scolaire n’est qu’une des causes de la déperdition des effectifs. Il faut noter que l’abandon scolaire n’est pas toujours définitif : certains élèves réintégreront l’école pendant la période de l’obligation scolaire; d’autres s’inscriront plus tard en formation continue __ id.

E. Répétition. Pour la statistique, un même élève peut être considéré plusieurs fois comme décrocheur : ce sera le cas s’il abandonne l’école (...) [une première fois], réintègre le système scolaire et abandonne de nouveau (...). La statistique comptera deux cas d’abandon même s’il s’agit d’un même élève __ id.

F. Cause globale. L’abandon scolaire n’est pas attribuable à une carence de talents ou de capacités. Il relève plutôt du phénomène de l’aliénation : une personne éprouve la sensation de ne plus appartenir à un milieu, de ne plus s’identifier à ces gens et à ces préoccupations; elle quitte donc un milieu scolaire qui lui est devenu étranger et où elle se sent inconfortable __ McLUHAN, M. (1972).

G. Causes particulières. (...) les causes d’abandon sont multiples. Certaines sont inhérentes au système scolaire, comme la hausse des exigences scolaires, un encadrement insuffisant, l’ennui scolaire, une succession d’échecs. D’autres sont liées au milieu social comme une situation familiale conflictuelle, l’attrait du premier salaire, un travail à temps partiel trop accaparant. Des facteurs personnels jouent également un grand rôle : la faible estime de soi, le désir d’affranchissement, etc. __ MEQ (1991).

H. Primaire/secondaire. Des études révèlent que pour un bon nombre de décrocheurs, tout se prépare déjà au primaire. La prévention n’est donc pas l’affaire exclusive de l’école secondaire, elle devient aussi, peut-être avant tout, celle de l’école primaire. Certains n’hésitent pas à dire que les trois ou quatre premières années du primaire sont décisives et qu’il faudrait, en conséquence, y affecter les meilleurs éléments du personnel enseignant __ id.


ABANDONNATAIRE/ABANDONNEUR

Adm. scol./Gest. ens. Syn. décrocheur.


ABATTEMENT

Gén. Qsyn. angoisse existentielle; burnout; épuisement; mal-être; surmenage.



ABC

n.m. inv.

1. Gén. Rudiments d’une activité ou d’une connaissance. L’abc de l’enseignement, de la pédagogie.

2. Péd. Petit manuel pour apprendre l’alphabet aux débutants. TA abécédaire.



ABÉCÉDAIRE

n.m.

Péd. Manuel illustré pour l’apprentissage rudimentaire de la lecture et de l’écriture. TA abc. album.

Abécédaire général : livre, sur un thème donné, constitué d’illustrations placées en ordre alphabétique et accompagnées ou non de commentaires plus ou moins longs. Ex. : abécédaire des plantes, abécédaire des sports, abécédaire de l’amour, etc.


ABERRANCE

n.f.

Doc./Rech./Stat. Caractère d’un ordre de grandeur qui s’écarte significativement de la valeur moyenne d’un ensemble de mesures ou d’observations.

Étym. Du latin aberrare, s’écarter.


ABÊTIR

v.

Gén. Rendre abruti, bête, stupide. TA abrutir.


ABÊTISSANT,E

adj.

Gén. Qui abrutit; qui dévalorise; qui rend stupide. Des propos abêtissants. TA abrutissant.


ABÊTISSEMENT

n.m.

Gén. Action d’abêtir; état qui en résulte. TA abrutissement.


ABIOTIQUE

adj.

1. Écol.(Gén.). Qualifie un milieu où les organismes vivants ne peuvent vivre.

2. Écol. (Spéc.). Relatif aux éléments non vivants d’un écosystème. Ex. : facteurs abiotiques tels que les nutriments, l’eau, la température, l’humidité, etc. Ant. biotique.

F.f. Dans le sens de la deuxième acception, il est préférable de dire non biotique.


ABOULIE

n.f.

Orthopéd./Psych. Trouble mental caractérisé par une diminution considérable ou une incapacité pathologique à agir, à prendre une décision. L’aboulie scolaire des élèves ayant connu trop souvent l’échec.

Étym. Du grec aboulia, irréflexion, imprudence; et boulesthai, vouloir.


ABOULIQUE

adj. et n.

Psych. Qui est atteint d’aboulie. Un élève aboulique. Un aboulique.


ABRÉGÉ

1. Gén. Rédaction succincte de l’analyse de contenu d’une communication orale ou écrite. L’abrégé d’un volume.

2. Did./Péd./Rech. Forme réduite d’un texte faisant abstraction des détails. Petit ouvrage présentant l’essentiel d’une connaissance ou d’un domaine d’activités. Un abrégé de pédagogie. TA abstract; analyse; résumé; sommaire; synthèse.

A.Étym. Du latin brevis, bref.

B. En abrégé : en peu de mots.


ABRÉVIATION

n.f.

Ens. lang. Mot ou groupe de mots abrégés, c’est-à-dire dans lesquels on a retranché des lettres par souci d’économie, de temps ou d’espace. Action d’abréger des mots. TA acronyme; acrostiche; sigle.

A. Types d’abréviations. Il existe plusieurs façons d’abréger les mots et les groupes de mots : la plus simple et la plus répandue consiste à faire tomber la dernière partie du mot et à la remplacer par un point (.). Ex. : abrév.; franç.; éduc.; c.-à-d.; info.; inc.; M.; réf. La seconde consiste à n’utiliser que quelques lettres du mot sans point. Ex. : km; vx; qqn; qq; qqch; a/s de; cie; mme.

B. Règles d’abréviation. Déjà, les pratiques indiquées en A donnent souvent lieu à des variations nombreuses selon les besoins et l’espace (par exemple, on trouvera dans les nomenclatures mêmes de ce dictionnaire des abréviations très écourtées et parfois non distinctives : é. peut signifier élève, école, éducation, études, éditeur, épistémique, etc. On trouvera aussi, dans le système de renvois, des abréviations nombreuses du type V pour voir; VA pour voir aussi; TA pour terme apparenté; RN pour réseau notionnel; etc.). Il existe également, dans l’usage, des variations dans la façon d’abréger des titres ou des raisons sociales : les comités de terminologie, en France et au Québec, suggèrent de mettre des points après chaque lettre dans les acronymes, sauf dans des cas déjà bien établis; par ailleurs, l’usage assez fréquent dans les médias, dans la documentation et dans les travaux scientifiques est de laisser tomber les points.


ABRUTI,E

adj. et n.

Gén. Dont les facultés sont amoindries.

Péj. L’utilisation de ce terme revêt une connotation péjorative.


ABRUTIR

v.

Gén. Accabler, écraser, fatiguer quelqu’un par des situations inutilement stressantes ou des tâches démesurées en regard de ses possibilités, d’où une diminution ou une altération de ses facultés d’action, de développement et de pensée. Abrutir un élève de remarques désobligeantes, de punitions, de travail. Abrutir un éducateur d’exigences impossibles à satisfaire dans des conditions déficientes. TA abêtir.

Étym. Du latin brutus, dépourvu de raison.


ABRUTISSANT,E

adj.

Gén. Qui amoindrit, dégrade, diminue. Une situation pédagogique abrutissante. TA abêtissant.


ABRUTISSEMENT

n.m.

Gén. Action d’affaiblir les facultés; état qui en résulte. L’abrutissement des élèves par les échecs scolaires répétés. TA abêtissement.


ABSCONS,E

adj.

Gén./Péd. Difficile à comprendre. Un enseignement abscons.Syn. confus; incompréhensible; obscur. Ant. clair; évident. TA abstrus.

Étym. Du latin absconsus, caché.


ABSENCE

n.f.

1. Adm./Gest. Fait pour un employé de ne pas être présent à son travail pendant les heures où il devrait normalement exercer ses activités professionnelles __ PEPERMANS, R., MASC (1990).

2. Gest. ens./Org. scol. Fait de ne pas être présent dans un endroit où l’on devrait normalement se trouver; fait de manquer un cours, une journée de classe ou une journée de travail. La liste des absences.Ant. présence. VA déficience, C.

3. Péd. Moment d’inattention ou de distraction. Un enseignement prolongé, obscur ou ennuyeux favorise l’absence des élèves. Syn. distrait; rêveur.

4. Psych. Défaillance momentanée de mémoire. L’absence des examens.


ABSENT,E

adj. et n.

1. Adm. éduc. Membre du personnel de l’éducation qui ne se présente pas sur son lieu de travail pour diverses raisons.

2. Adm. scol.Élève qui, après s’être inscrit à une école, manque la classe pour diverses raisons.

3. Gest. ens./Org. scol./Péd. Qui n’est pas présent physiquement ou mentalement à l’école ou en classe. Ant. attentif; présent.

Étym. De l’anglais absentee, absent.


ABSENTÉISME

1. Gén. Fait d’être fréquemment absent de son principal lieu d’activité.

2. Adm./Gest. (Gén.). Absence d’un employé non justifiée par un motif légal. Comportement d’un employé qui s’absente fréquemment __ PEPERMANS, R., MASC (1990).

3. Adm./Gest. (Spéc.). Fréquence des absences au sein d’un groupe d’employés __ id.

CN : taux d’*.


ABSENTÉISME SCOLAIRE

1. Adm. scol. Absence injustifiée d’un élève à ses cours; comportement d’un élève qui s’absente souvent. VA mauvais traitements envers les jeunes, B. EA abandon scolaire; défaillance scolaire.

2. Gest. ens./Org. scol./Péd. Fait d’être fréquemment absent des cours ou des jours de classe; comportement d’un élève ou d’un enseignant qui s’absente souvent. Le taux d’absentéisme scolaire augmente avec le désintérêt et l’échec des élèves. VA phobie scolaire, A.

A. Adaptation scolaire. L’absentéisme est la manifestation d’une difficulté d’adaptation à l’école. On peut l’associer aux causes sociales des difficultés d’adaptation au milieu scolaire : le milieu familial qui ne valorise pas les apprentissages scolaires, l’encadrement inadéquat, l’absence d’engagement de la famille, l’influence négative des amis et du milieu culturel. Dans le cadre d’études traitant des relations entre les difficultés d’apprentissage et l’absentéisme, on a constaté que les absences fréquentes de l’école qui ne sont pas justifiées par des raisons valables, soit des problèmes de santé, peuvent causer des difficultés d’apprentissage ou, à l’inverse, les élèves qui éprouvent des difficultés d’apprentissage ont tendance à s’absenter plus souvent. Il en est de même pour les relations entre l’absentéisme et la délinquance. Les élèves délinquants sont souvent absents, et les élèves qui s’absentent fréquemment peuvent développer des problèmes de délinquance.

B. Moyens d’intervention. Les attitudes de l’enseignant peuvent influencer le niveau de présence à l’école. L’élève qui se sent compris et en confiance à l’école aura tendance à vouloir y demeurer.

C. Adm. scol. Dans le domaine scolaire, ce phénomène s’applique tout aussi bien aux comportements des élèves qu’au personnel administratif, enseignant et non enseignant.


ABSENTÉISTE

adj. et n.

Gest. ens./Org. scol./Péd. Élève ou membre du personnel qui s’absente fréquemment.


ABSTRACT

n.m.

Rech. Résumé d’un rapport de recherche, d’un article de revue. TA abrégé; résumé; sommaire; synthèse.

CN : dissertation * international.


ABSTRACTION

n.f.

1. Did./Psych. Découverte d’une relation ou d’un système de relations invariant à l’intérieur d’un ensemble de stimuli, d’objets ou d’événements variables; manière d’un individu d’articuler et d’organiser ses concepts qui ont un rapport avec son environnement __ JULIEN, L. (1983). VA objectif opératoire, N; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B : 11. TA concept. EA niveau/systèmeconceptuel;taxonomie de HARVEY.

2.Épist./Phi. Fait de considérer isolément un élément essentiel indépendamment des autres éléments accessoires d’un ensemble; opération qui consiste à se représenter mentalement un objet d’une manière détachée de sa réalité concrète; processus mental de raisonnement; résultat du fait, de l’opération et du processus précédents.

A. Nature. Considérée comme attribut fondamental du système conceptuel, l’abstraction réfère à des dimensions de superorganisation, incluant des propriétés organisationnelles moléculaires telles le degré de différenciation et d’articulation, l’intégration et la position plus ou moins centrale des concepts. Elle représente la qualité du lien entre un sujet et un objet, la relation qui existe entre eux __ JULIEN, L. (1983).

B. Ouverture/fermeture. (...) les aménagements particuliers des sous-ensembles qui forment la structure déterminent comment la réalité sera perçue, de quelle manière les événements seront vécus, ce qui, du monde, sera digne d’attention. La structure a donc comme caractéristique majeure de choisir les concepts, d’être ouverte ou fermée aux aspects du monde, et ce, à des degrés divers __ id.

C. Divers niveaux. Les environnements en place lors du travail initial de différenciation et d’intégration ayant pu varier tant en qualité qu’en quantité expliqueraient qu’à l’intérieur même de la superstructure peuvent cohabiter des sous-ensembles de qualité inégale; ce serait le cas, par exemple, d’un individu qui, dans le domaine scientifique, raisonne de manière très abstraite tout en tenant des raisonnements concrets quand il s’agit du domaine affectif. (...) Les variantes entre les sous-systèmes seraient dues à une différence de qualité des liens entre le sujet et l’objet; elles dépendraient de la manière dont la personne a relié cet objet à d’autres objets qui, à l’intérieur de la structure, correspondent aux standards conceptuels personnels __ id.

D. Types. Il existe deux types d’abstraction ou d’expérience : l’abstraction à partir des objets perçus qui caractérise l’expérience matérielle ou physique, et l’abstraction à partir des actions exercées sur les objets qui caractérise l’expérience logicomathématique __ PIAGET, J. (1961).

E. Abstraction/action. L’abstraction est nécessaire à l’action. Le pouvoir d’action supérieur de l’être humain sur son environnement est dû à une plus grande capacité d’abstraction, propriété émergente associée à la complexité de son cerveau. Il peut s’élever au-dessus du particulier pour atteindre le général, au-dessus de l’individuel pour atteindre l’universel, pour ensuite l’appliquer au particulier, au concret, au quotidien __ LEROUX, R. (09.88).

F. CN __ abstrait,e : conceptualisation *; dérivation d’un ensemble de relations *; modèle *; système *.


ABSTRACTION EMPIRIQUE

Épist./Phi. Abstraction qui tire son information des objets eux-mêmes. EA abstraction simple.


ABSTRACTION RÉFLÉCHISSANTE

Épist./Phi. Abstraction qui tire son information des activités mêmes du sujet, c’est-à-dire celle [abstraction] qui découle des actions et de leurs propriétés __ DROZ, R. et RAHMY, M. (1972). Syn. abstraction réflexive.


ABSTRACTION RÉFLEXIVE

Épist./Phi. Syn. abstraction réfléchissante.


ABSTRACTION SIMPLE

Épist./Phi. Selon PIAGET, abstraction qui découle des objets et de leurs propriétés. EA abstraction empirique.


ABSTRUS,E

adj.

1. Gén. Difficile à comprendre. TA abscons.

2. Péd. Dont la difficulté de compréhension rebute l’esprit; qui est éloigné de la connaissance usuelle de l’élève. Des objectifs abstrus pour les élèves qui ne possèdent pas les préalables ou qui nourrissent des perceptions négatives au regard de leur pertinence.

Étym. Du latin abstrusus, caché, obscur, renfermé; de abstrudere, cacher profondément, repousser.


ACADÉMICIEN,NE

1. Gén. Membre d’une académie. TA académiste.

2. Spéc. (Fr.). Membre de l’Académie française.


ACADÉMIE

n.f.

1. Gén. Société de gens de lettres, de scientifiques ou d’artistes qui se sont illustrés dans leurs domaines respectifs.

2. Spéc. (Fr.). Syn. Académie française. Faire son entrée à l’Académie. Le Dictionnaire de l’Académie.

3. Org. scol. (Gén.).Établissement où l’on s’exerce à la pratique d’un art, d’un sport, etc. Une académie de peinture, d’équitation, de hockey, etc.

4. Org. scol. (Fr.). Circonscription administrative de l’enseignement.

5. Org. scol. (QC).F.f. Le mot académie ne s’applique qu’à des établissements où l’on offre principalement une formation artistique ou sportive. Sinon, il faut dire école (secondaire). VA année scolaire, A; école, D.

Étym. Du latin academia issu du grec akadêmia, jardin d’Akadêmos à Athènes où PLATON enseignait.


ACADÉMIQUE

adj.

1. Gén. Relatif à une académie. Occuper un fauteuil académique.

2. Gén. (Péj.). Selon les règles conventionnelles, sans originalité. Une présentation académique.Ant. naturel; original; spontané.

3. Org. scol. (Fr.). Relatif à une circonscription administrative de l’enseignement. L’inspection académique des établissements scolaires.

4. Org. scol. (Belg., QC, Suis.). F.f. Le qualificatif académique ne s’utilise qu’en relation avec l’Académie. Réception, fauteuil, style académique. VA année universitaire, B; scolaire, B. Activité, année, dossier académique : activité, année, dossier scolaire, universitaire. Fonction, tâche académique : fonction, tâche pédagogique. Formation académique : formation générale. Matière académique : matière théorique. Ouvrage académique : ouvrage didactique.

CN : âge *; année *; apprentissage *; cours *; dossier *; enseignement *; formation *; grade *; liberté *; matière *; personnel *; programme *.


ACADÉMISME

n.m.

Gén. Imitation étroite des règles et des modèles traditionnels. L’académisme pédagogique.


ACADÉMISTE

Gest. ens. Professeur ou élève d’une école artistique, militaire ou sportive. TA académicien.


ACCÉLÉRATION

n.m.

1. Adapt. scol./Éduc. (QC). Mesure administrative qui fait progresser un enfant doué et performant d’une classe à l’autre en fonction de son rendement et non de son groupe d’âge. V douance.

2. Éduc. Fait de compléter un programme d’études dans une période de temps plus courte que celle normalement allouée.

3. Phys. Accroissement de la vitesse.

4. Psych./Soc. Augmentation dans le rythme du processus de développement, s’expliquant par des facteurs environnementaux.

5. Stat. Vitesse de l’évolution d’une performance dans une représentation longitudinale.

A. Nature. Pour les élèves doués, l’accélération peut prendre la forme de début scolaire précoce, de sauts de classe, de classes jumelées, etc.

B. CN __ accélérée : formation professionnelle *.


ACCENT

n.m.

Ens. lang./Ling. Caractéristiques linguistiques d’une communauté (prononciation, lexique, grammaire, figures de style, etc.) considérées comme différentes de celles d’une autre communauté ou comme un écart à la norme locale ou standard (accent français, québécois, étranger, marseillais, etc.). Mise en relief d’un élément linguistique dans la prononciation (syllabe, mot, syntagme), par augmentation soit de l’intensité, soit de la hauteur, pour démarquer cet élément par rapport à ceux qui l’entourent ou par rapport à un autre élément qu’il remplace. VA hauteur; intonation; prosodie.

L’accent phonétique. L’accent phonétique est utilisé soit pour moduler l’intonation (et alors il est plutôt libre et existe dans toutes les langues), soit dans les langues à accent démarcatif comme l’anglais, l’allemand, l’espagnol, pour caractériser un mot (all. ’morgen; angl. communi’cation, esp. ‘papa), soit pour distinguer un mot d’un autre mot (esp. ‘papa, pape et pa’pa, père; angl. ‘present, présent et pre’sent, présenter), ou pour distinguer une fonction d’une autre fonction dans un syntagme (angl. a ’big company truck, le camion d’une « grosse » compagnie; a big ’company truck, le gros camion d’une compagnie).


ACCEPTATION D'UNE VALEUR

Éduc. VA taxonomie du domaine affectif, A : 3.10 et B : 3.10; typologie des démarches socioaffectives, 3.3.


ACCEPTION

n.f.

Ling. Sens, signification d’un mot. Le terme éducation revêt plusieurs acceptions complémentaires.

Acceptation : fait d’accepter, de consentir.


ACCÈS

1. Inf. Opération ou moyen qui permet de retracer, de lire ou d’inscrire une information à une position d’une mémoire.

2. Téléinf. Procédure ou possibilité d’utiliser à distance un autre ordinateur ou un autre programme.

A. Accès au site. Opération de connexion qui permet d’exploiter le contenu d’un site Web. Résultat de cette opération de connexion.

B. Accès Internet. Connexion directe à Internet à l’aide de logiciels de connexion tels que SLIP et PPP. La carte interface réseau est la carte électronique s’intégrant à un ordinateur et qui permet l’accès à un réseau. Ex. : anneau à jeton, Ethernet.

C. CN : égalité d’* à l’éducation; porte d’*; programme d’* à l’égalité.

D. CN __ accessible : objectif *.


ACCÈS À L'ÉDUCATION

Éduc./Pol./Soc. Possibilités généralement offertes aux jeunes d’acquérir et de développer d’une manière systématique et harmonieuse, des connaissances intellectuelles, des qualifications, et de former leur personnalité __ BIT (1987). V démocratisation.

Spéc. En ce qui concerne les études universitaires, l’expression fait référence au processus de prise de décision qui détermine l’identité et le nombre des personnes qui pourront entrer aux cycles supérieurs. Selon le degré d’accessibilité, on parlera d’un système ouvert ou fermé, égalitaire ou discriminatoire, de masse ou sélectif, populaire ou élitiste.


ACCESSIBILITÉ

n.f.

1. Gén. Caractère de ce qui peut être facilement abordé, atteint, approché, intégré. L’accessibilité généralisée à l’éducation.

2. Spéc. Caractère de ce qui est compréhensible, intelligible. Un enseignement accessible.

3. Adm. éduc. Qualité d’un système d’éducation réputé ouvert à toutes les personnes qui désirent y entrer. EA démocratisation de l’enseignement.


ACCIDENT DU TRAVAIL

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Événement imprévu et soudain, attribuable à toute cause, survenant à une enseignante ou un enseignant par le fait ou à l’occasion de son travail et qui entraîne pour elle ou lui une lésion professionnelle __ CEQ-CPNCC (1990).


ACCLIMATATION

n.f.

Gén. VA acculturation, A; adaptation, B.


ACCOMMODATION

n.f.

1. Gén. Adaptation pour rendre utile, pour faire convenir.

2. Épist. gén. Avec l’assimilation, l’un des deux processus complémentaires par lequel la psychologie génétique rend compte du développement cognitif. Modification de structures préalables du sujet (schèmes d’action, opérations) sous l’influence de l’environnement, le fait de « plier l’organisme aux contraintes successives du milieu » __ PIAGET, J. (1937). VA adaptation, C, I et O; développement, B. TA assimilation.

3. Psych. Modification des activités mentales en vue de s’adapter à des situations nouvelles.

4. Sc. Modification de la mise au point de l’œil afin de compenser pour les variations de distance entre le sujet et l’objet et d’assurer ainsi la meilleure perception possible. EA acuité visuelle.

5. Soc. Changement de comportement en vue de s’adapter au milieu.

A. Épist. gén. Le couple assimilation/accommodation doit être compris dans la perspective du constructivisme défendu par PIAGET dans l’épistémologie génétique. Il permet, en effet, de décrire et de comprendre le développement cognitif à partir de l’idée d’une interaction et d’une indissociabilité du sujet et de l’objet, relation d’adaptation tendant vers l’équilibration.

B. CN : assimilation-*.


ACCOMMODATIONISME

ERE. VA environnement, Q.


ACCOMMODEMENT

n.m.

Gén. Arrangement à l’amiable; consensus; compromis.


ACCOMPLISSEMENT

1. Gén. Syn. achèvement; actualisation; complétude; concrétisation; développement; élaboration; exécution; performance;réalisation.

2. Doc. Degré de réussite d’une activité d’apprentissage. Syn.performance, 3 et 4;rendement.

3. Diagn./Did./Péd./Psych. VA motivation intrinsèque, A. TA actualisation; développement.

CN : théorie de l’ * .


ACCORD

n.m.

Ens. lang. Relation morphosyntaxique entre différents mots d’un énoncé. V grammaire; morphosyntaxe; syntaxe. VA adjectif, A.

A. Marques de l’accord. L’accord en français touche les verbes, les déterminants et les adjectifs. Les verbes sont marqués par la personne et par le nombre; les déterminants, les adjectifs et les verbes au participe passé sont marqués en genre et en nombre.

B. Donneur/receveur. Les relations grammaticales ou accord en français, comme celles d’autres langues européennes, reposent sur trois sortes de caractéristiques : les variations de genre (masculin, féminin), celles de nombre (singulier, pluriel) et celles de personne (première, deuxième, troisième). Ces relations s’établissent selon l’approche donneur-receveur. Le donneur est un mot choisi par l’émetteur et qui porte en lui-même trois caractéristiques contextuelles : le genre, le nombre et la personne. Le receveur, pour sa part, est un mot assujetti à un donneur dont il ne prend que deux caractéristiques : soit le genre et le nombre, soit le nombre et la personne __ ROY, G. R. et BIRON, H. (1999).


ACCOUTUMANCE

Gén. VA adaptation, D.


ACCRÉDITATION

Cur./Ens. sup./Gest. app./Lég. scol.F.f. Anglicisme; dire plutôt agrément ou reconnaissance d’aptitude à l’enseignement.

Sens usuel. Dans le code du travail du Québec (1997), nous retrouvons l’expression association accréditée définie comme « une association reconnue, par décision de la Commission, comme représentant de l’ensemble ou d’un groupe de salariés d’un employeur ». Le code parle aussi du « droit à l’accréditation ».


ACCRÉDITÉ

Gest. app.F.f. Il ne faut pas utiliser école accréditée pour école agréée.


ACCUEIL

n.m.

Gén. Qsyn. accès; entrée; réception.

CN : capacité d’*; classe d’*; classes d’* et de francisation; établissement d’*; langue d’*; milieu d’*; service d’* et d’aide; service d’* et de référence; surveillance de l’*.


ACCULTURATION

n.f.

1. Alph. Expérience de transformation individuelle ou collective qui caractérise le passage d’une culture orale à une culture écrite au cours d’un processus d’alphabétisation.

2. Anthr./Soc. Processus de transformation culturelle d’une personne ou d’un groupe par emprunt d’éléments culturels caractéristiques d’autres personnes ou d’autres groupes. Anglicisation; islamisation; macdonalisation. V culture, 9; intégration, 13; modernisation. VA assimilation, A. TA déculturation; transculturation.

3. Éduc. cult. Ensemble des phénomènes qui résultent du contact direct et continu entre des groupes de personnes appartenant à des cultures différentes ainsi que des changements produits dans l’un ou l’autre des groupes. Processus par lequel l’enfant assimile et intériorise les composantes culturelles de sa société d’accueil ou d’appartenance. Syn. socialisation. TA enculturation.

A. Acculturation/déculturation. L’acculturation est au cœur des processus de transformation culturelle exogènes, lors des transmissions culturelles par contact de sociétés ou de civilisations. Souvent, cet échange culturel est inégal, un groupe l’emportant sur l’autre, jusqu’à entraîner un phénomène de déperdition de culture (déculturation), comme celui subi par les sociétés amérindiennes dans l’Amérique postcolombienne. Il ne faudrait toutefois pas automatiquement associer l’acculturation à un génocide culturel, puisque le concept d’acculturation rend compte d’une réalité beaucoup plus large et permet, entre autres, d’interpréter les changements culturels (processus de diffusion, d’emprunt, d’assimilation, d’acclimatation, etc.) dans le cadre des inévitables contacts entre les peuples survenus dans l’histoire. VA culture, G et H.

B. Éduc. (Fr.). L’école, notamment l’école primaire, sert depuis longtemps à diffuser un système cohérent de valeurs et de pratiques dans une société. Le système d’enseignement français, par exemple, s’est donné pour tâche d’instituer la nation dès 1789 (d’où le terme « instituteur ») et a fortement contribué à réunir diverses populations (par leurs origines régionales ou nationales) autour d’une langue et d’une culture, notamment après les réformes des années 1880. De nos jours, le système scolaire de la France, et d’autres pays d’immigration, continue cette tradition en acculturant les enfants d’origines étrangères. V éducation culturelle.

C. Immigration. L’acculturation des migrants n’est qu’un cas particulier d’un phénomène général, même si, bien évidemment, les réélaborations culturelles prennent, dans le cas des migrants, des formes spécifiques. Toute acculturation implique par définition acquisition, mais aussi perte de certains traits. S’associer à une nouvelle culture oblige l’individu à y participer d’une manière différente, même s’il garde avec le pays d’origine de ses parents des liens sentimentaux et symboliques, particuliers et précieux. Il faut se garder du péché intellectuel de la réification : la culture n’est pas donnée une fois pour toutes; elle est le produit jamais achevé et toujours renouvelé de l’activité de ceux qui la font exister __ SCHNAPPER, D. (1989). V assimilation; culture immigrée; éducation culturelle; modernisation. VA intégration, B.


ACCULTURER

v.

Éduc. cult./Soc. Adapter un individu ou un groupe d’individus à une nouvelle culture. V acculturation.


ACCUMULATION

n.f.

Gén. Syn. amas; amoncellement; empilage; entassement; superposition; tas. L’apprentissage n’est pas accumulation, mais bien synthèse.

CN :progression par *.



ACÉTATE

Techno. éduc. F.f. Dire plutôt transparent, lequel est fabriqué d’un acétate de cellulose.

Acétate. Sel ou ester de l’acide acétique; matière plastique à base de cellulose.



ACHÈVEMENT PERSONNALISÉ

Ens. lang. Exercice qui comporte un énoncé fixe constituant le début d’une phrase ou d’un texte que l’apprenant doit compléter en faisant appel à son imagination, à son expérience, à sa connaissance du monde __ PAMBIANCHI, G. (2003).

A. Réponses multiples. Les réponses peuvent varier d’un apprenant à l’autre, en fonction du degré de personnalisation reflétée dans certains éléments de l’énoncé __ id.

B. Formes linguistiques prédéterminées __ id. Les amorces de phrases fournies sont conçues de manière à contraindre l’apprenant à utiliser un type de contenu linguistique, comme dans l’exemple suivant :

Ex. : Je me suis marié / mariée en 1976.

Je me suis marié / mariée à vingt-cinq ans.

1. Je suis né / née ________________________________.

2. Je suis arrivé / arrivée au Québec __________________________.

3. J’ai commencé mes cours de français ________________________.

Selon la consigne, l’apprenant complète les énoncés en utilisant ses propres informations biographiques, mais il existe une contrainte : les phrases exemples mettent en évidence que les énoncés doivent être complétés avec des formes linguistiques prédéterminées, soit les prépositions « à » et « en » servant à exprimer la localisation dans le temps.


ACHROMATOPSIE

n.f.

Orthopéd. Affection de l’œil débouchant sur une incapacité de distinguer les couleurs, une acuité basse, l’absence de vision fovéale et, quelquefois, l’absence de fonctionnement des cônes rétiniens. V daltonisme.


ACQUIS

n.m.

1. Bio. VAécologie humaine, O; milieu, E.

2. Diagn./Did./Doc./Péd. Ensemble des attitudes, des connaissances, des habiletés et des expériences déjà obtenues et possédées par une personne. VA admission, E. EA objectif préalable.

A. Acquit. Ne pas confondre avec acquit : reconnaissance écrite d’un paiement.

B. F.f.Prendre pour acquis, calque de l’anglais to take for granted; tenir pour acquis.

C. CN : droits *; égalité des *; évaluation des *; reconnaissance des *; sentiment d’incompétence *.


ACQUIS EXPÉRIENTIELS

n.m.pl.

Diagn./Did./Gest. app. (QC). Somme des connaissances et des habiletés acquises par une personne à l’extérieur du cadre scolaire, le plus souvent dans un milieu de travail ou dans des activités volontaires __ CTEQ : rec. (07.87). Syn.acquis extrascolaires; antécédents expérientiels. TA équivalence; extrascolaire; habileté;préalable. EA idée préconçue; reconnaissance des acquis.

A. Acquis expérientiels/scolaires.Acquis expérientiels s’oppose à acquis scolaires __ CTEQ (1988).

B. Acquis expérientiels/non scolaires/extrascolaires.Acquis expérientiels etacquisnon scolaires ou extrascolaires désignent souvent la même réalité, bien qu’ils s’utilisent dans des contextes différents __ id.

C. Expérientiel, sans être attesté par les dictionnaires généraux, a trouvé de plus en plus sa place dans la langue technique __ id.


ACQUIS EXTRASCOLAIRES

n.m.pl.

Diagn./Did./Gest. app. Syn. acquis expérientiels; antécédents expérientiels.


ACQUIS NON SCOLAIRES

n.m.pl.

Diagn./Did./Gest. app. VA acquis expérientiels, B.


ACQUIS SCOLAIRES

n.m.pl.

Diagn./Did./Gest. app. VA acquis expérientiels, A.


ACQUISITION

n.f.

Did./Péd. V facteur, 2. VA apprentissage, L.

A. Langues secondes. En langues secondes, mot souvent utilisé comme synonyme d’apprentissage, soit comme opération, soit comme résultat de l’opération mentale. Le mot acquisition a pris un sens plus spécifique depuis Stephen KRASHEN (1981), qui, dans l’élaboration de la méthode naturelle pour l’apprentissage des L2, fait la différence entre acquisition et apprentissage, donc place les deux termes en opposition.

B. Acquisition/apprentissage. Le terme acquisition est identifié à une opération ou une action mentale inconsciente qui se déroule en milieu naturel tandis que le terme apprentissage (learning) fait référence à une opération consciente qui se déroule en milieu d’enseignement formel. Cette position a été contestée par plusieurs spécialistes en psychologie et en didactique parce qu’elle ne reposait sur aucune donnée empirique accessible (BESSE, H. et PORQUIER, R., 1984; BIBEAU, G., 1983; ELLIS, R., 1994; McLAUGHLAND, B., 1982). Qsyn. appropriation.

C. CN : méthodes d’enseignement et d’* de connaissances; rythme d’* des connaissances.


ACQUISITION DE CONNAISSANCES

1. Cur./Did./Péd. VA constructivisme, J; taxonomie de BLOOM, 1.00/du développement scientifique, A/du domaine cognitif, B.1.00; théorie curriculaire, D.

2. Int. art. Composante fondamentale de l’apprentissage artificiel __ PAVEL, S., SEC (1989). Repérage, collecte et formalisation des connaissances en vue de leur utilisation par la machine.

CN : méthodes d’enseignement et d’*; rythme d’*.


ACQUISITION DE DONNÉES

Édum. Système de matériel permettant l’entrée directe de valeurs signifiantes dans un ordinateur. Ex. : acquisition de données en sciences.


ACQUISITIONS

Éduc. Syn. résultats de l’apprentissage; réussite d’apprentissage.


ACRONYME

n.m.

Ens. lang. Mot formé à partir de la première lettre de chaque mot d’un titre ou d’une raison sociale. Ex. : Cégep pour Collège d’enseignement général et professionnel; CERCLE pour Centre d’études, de recherches et de consultations lexicologiques en éducation;MEN pour Ministère de l’Éducation nationale. TA abréviation; acrostiche; sigle.


ACROSTICHE

n.f.

Ens. lang. Mot formé par l’addition de la première lettre des vers d’un poème ou d’une strophe. TA abréviation; acronyme; sigle.


ACTE

n.m.

Litt. Partie de l’action totale d’un drame, d’une tragédie ou d’une comédie qui renferme un ou plusieurs incidents.


ACTE D'ENSEIGNEMENT

Péd. Communication orale, écrite ou gestuelle, transmise au sujet afin de lui permettre d’atteindre des objectifs.

Buts. Selon R. M. GAGNÉ (1968), les actes d’enseignement ont pour but : 1. d’informer l’élève de l’objectif à atteindre; 2. de rappeler à l’élève les notions préalables; 3. de susciter et de soutenir l’attention de l’élève; 4. d’orienter l’élève dans sa façon d’atteindre l’objectif; 5. de stimuler le rendement; 6. d’informer l’élève de ses résultats; 7. d’évaluer les progrès ultérieurs; 8. d’aider l’élève à retenir et à assimiler de nouveaux objectifs.


ACTE DÉLINQUANT

Adapt. scol. VA délinquance, E.


ACTE ILLOCUTOIRE

Ens. lang./Ling. VA langue, F.


ACTE LOCUTOIRE

Ens. lang./Ling. VA langue, F.


ACTE MATHÉTIQUE

Péd. Action de celui qui apprend; comportement verbal ou non verbal d’un étudiant qui établit, maintient ou modifie la relation avec le professeur, les autres élèves ou la matière scolaire, dans le but d’acquérir des comportements (cognitifs, émotifs ou sociomoraux) qui lui permettent de s’adapter à son environnement ou d’agir sur lui __ MIRZA, H. (1985). EA acte pédagogique.


ACTE MOTEUR

Éduc. phys./Kin. Ensemble de mouvements coordonnés en fonction d’un objectif déterminé. Ex. : rouler à bicyclette __ PAOLETTI, R. (1999). Syn. action;action corporelle/motrice; activité motrice; praxie. VA résultat, B.

Effets. L’acte moteur crée des effets qui se traduisent par des modifications dans les rapports que le pratiquant entretient avec son environnement. Les trois grandes catégories d’effets produits par l’acte moteur sont : les effets physiques, les effets de communication et les effets de recueil d’informations que nous appelons résultats. Chaque acte moteur produit toujours un ou plusieurs résultats, même s’il ne s’agit que d’un simple changement dans la position du corps du pratiquant __ FAMOSE, J.-P. (1993).


ACTE PÉDAGOGIQUE

Péd. Processus d’échange entre l’agent et le sujet __ VOLET, M. (1977). Relation « enseigner-apprendre »; relation « enseignant-apprenant » __ DE CORTE, E. et al. (1979). Intervention ayant pour but d’établir une relation avec les élèves, de leur transmettre un message, d’apprécier leur comportement, de modifier leurs attitudes, d’organiser les échanges verbaux et les déplacements, etc. __ COISMAN, N. (1984). Comportement verbal ou non verbal d’un enseignant qui établit, maintient ou modifie une relation avec ses élèves, dans le but de faire acquérir des connaissances ou de contrôler l’acquis, d’organiser la classe ou le déroulement de l’activité et de personnaliser le contact __ MIRZA, H. (1985). V intervention pédagogique. EA acte mathétique; relation d’enseignement/ pédagogique.

A. Nature. L’acte pédagogique (...), tout en respectant le plus possible l’individualité de l’enfant, n’inclut pas, par nature, une attitude de non-intervention ou de non-directivité inconditionnelle. Au contraire, il s’identifie davantage à un acte réfléchi, attentif à l’enfant et est respectueux de son cheminement, mais clairement centré sur les multiples axes de développement qu’il faut considérer dans la formation d’une personne ou d’un citoyen équilibré, autonome et responsable __ id.

B. Besoins éducatifs. L’acte pédagogique s’enracine tout d’abord dans une lucide connaissance et dans une honnête reconnaissance des besoins éducatifs des jeunes auxquels il s’adresse. Si l’on définit le besoin comme l’écart existant entre une situation réelle et une situation désirée, l’acte pédagogique consiste alors à combler le fossé qui sépare le niveau de connaissances, d’habiletés, de dynamismes virtuels que possèdent les élèves et le bagage d’acquisitions nouvelles qui permettront aux adolescentes et adolescents de croître, de s’épanouir, de trouver la place qui leur appartient dans la société et dans l’univers __ CSE (1982).


ACTE PERLOCUTOIRE

Ens. lang./Ling. VA langage, H.


ACTE PROFESSIONNEL

Form. prof. Tâche définie qui procure un service essentiel à la société, exige une formation spécialisée et un perfectionnement continu, s’effectue à l’intérieur d’une grande marge de responsabilité et d’autonomie, dans le respect des normes édictées par sa pratique et d’un code d’éthique, normalement formulés par une association professionnelle; service indispensable qui requiert la compétence dans un savoir ou un savoir-faire spécialisé, d’une part, et comporte un engagement personnel et une responsabilité sociale, d’autre part __ LAURIN, C. (1981). VA profession, A. TA enseignant.

A. Volets : 1. compétence; 2. autonomie et responsabilité; 3. conscience professionnelle; 4. tâche éducative globale; 5. formation de haut niveau __ id.

B. Termes et expressions associés : service indispensable; utilité sociale; compétence; responsabilité; crédibilité; éthique; pédagogue; éducateur; maître; guide.

C. Traits majeurs d’une formation professionnelle : vision de l’enseignant comme éducateur, pédagogue et spécialiste de l’intervention éducative; formation fondamentale tournée vers la compréhension et la maîtrise des fondements des savoirs; intégration des composantes de la formation; formation concrète, pratique, en fonction de la réalité des écoles; entraînement à une pratique polyvalente et à une réflexion critique; haut niveau de culture; sensibilisation à la culture technologique; connaissance et savoir-faire reliés aux matières à enseigner, aux phénomènes de l’effectif étudiant et au phénomène de l’inadaptation; articulation de la recherche à la formation __ CSE (1984).


ACTES DE LANGAGE

Ling. Vécrit. VA langage, H.


ACTES DE PAROLE

Ens. lang./Ling. Expression créée par John L. AUSTIN (1911-1960) pour mettre en évidence la valeur pragmatique des énoncés. VA langage, H.


ACTEUR DU CHANGEMENT

Rech. Toute personne qui participe à l’introduction et à l’implantation d’un changement dans son milieu __ SAVOIE-ZAJC, L. (1993). EA agent de changement.

Types : bénéficiaire (le client du changement) ou proposeur de changement (agent de changement) __ id


ACTEUR DU SYSTÈME ÉDUCATIF

1.  Éduc. (Gén.). Personne physique ou morale qui participe à la vie du système éducatif __ CMTE (Fr.) (1992).

2.  Éduc. (Spéc.). Personne physique ou morale chargée institutionnellement de définir la politique éducative, d’élaborer les directives nécessaires à sa mise en œuvre, d’organiser, de gérer et d’animer le système éducatif __ id.

A.  Typologie. Peuvent être cités comme acteurs institutionnels du système éducatif : • les assemblées élues (nationales, régionales, départementales, municipales); • le gouvernement; • les grandes administrations de l’État et leurs conseils spécialisés; • les administrations régionales, départementales, municipales; • les enseignants et les autres personnels de l’éducation nationale, soit individuellement, soit par le canal de leurs délégués auprès de différentes instances consultatives; • les élèves par le canal de leurs délégués auprès du conseil d’administration de l’établissement __ id.

B.  Acteur et partenaire. Certaines personnes ou certains groupes de personnes peuvent être à la fois acteurs et partenaires du système éducatif. Par exemple, des parents d’élèves peuvent concourir à la mise en œuvre d’activités éducatives : ils interviennent alors en tant que partenaires; en revanche, c’est en qualité d’acteurs qu’ils participent au conseil d’administration __ id.



ACTIF

adj.

Ens. lang./Ling. Caractéristique donnée aux verbes ou aux phrases pour lesquels le sujet fait l’action. Ex. : Le chat mange la souris.Ant. passif. V voix.


ACTION

n.f.

1. Gén./Rech. VA principe, C, E et J; règle, D; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, 16 et 18.

2. Éduc. phys./Kin. Réalisation motrice d’une intention. Syn. acte moteur; action corporelle/motrice; activité motrice; praxie.

A. Cognition. L’action engage un processus cognitif dans lequel l’acteur se fait une représentation de la situation actuelle, de la situation éventuelle et des moyens à prendre pour réaliser le changement.

B. CN : formation-*; plan d’*; programme d’* (global); projet d’* éducative; recherche-*/intégrale; transformation des * corporelles; verbes descriptifs d’*.


ACTION CORPORELLE

Éduc. phys./Kin. Pour Claude BOISVERT et Christian PELCHAT (1996), organisation et réalisation d’un comportement moteur, élaborées sur la base de l’intention instantanée d’un sujet, au regard d’une part, du problème à résoudre tel qu’il se le représente dans l’environnement où il doit opérer et d’autre part, des ressources perçues comme disponibles dans l’immédiat pour le résoudre. Syn. acte moteur; action; action motrice; activité motrice; praxie.


ACTION CORRECTIVE

Adm. scol./Péd. Intervention destinée à éliminer la cause d’une non-conformité qui a été détectée ou à corriger des écarts par rapport à un plan préétabli __ OQLF (2003). Syn. correctif;mesure corrective.


ACTION D'ADAPTATION

Form. prof. Qsyn. adaptation professionnelle.

Action d’adaptation/adaptation professionnelle. Le terme action d’adaptation revêt un sens plus restreint et ponctuel que celui d’adaptation professionnelle.


ACTION DE PROMOTION

Form. prof. Syn. promotion (professionnelle).


ACTION DIAGNOSTIQUE

Diagn. VA processus de communication de connaissances, B.


ACTION DIDACTIQUE

Cur./Did. VA design pédagogique, B; processus de communication de connaissances, C.


ACTION MOTRICE

Éduc. phys./Kin. Syn. acte moteur; action;action corporelle/motrice; praxie.

Action motrice/comportement moteur/conduite motrice. Yvette GENET-VOLET (1990) explique que le comportement moteur ne se réfère qu’aux faits observables alors que la conduite motrice se réfère aussi aux aspects moteurs non observables. Toutefois, la conduite motrice reste subjective et limitée à la personne concernée. L’action motrice serait plus englobante, car elle prend en considération l’interaction qui existe entre l’individu et son environnement et elle « renvoie à des aspects communs, généraux et transpersonnels ».


ACTION POSITIVE

Éduc. cult./Form. prof./Soc. Série d’actions et de programmes expressément conçus pour améliorer les possibilités d’éducation et d’emploi des individus ou des groupes qui, précédemment, en étaient totalement ou partiellement écartés. V discrimination, 5. VA communauté culturelle, A. EA discrimination positive.


ACTIVISME

Gén./Péd. Caractère d’un ensemble de comportements débridés qui présente plus d’agitation qu’il ne produit de résultats. Syn. activité à vide.


ACTIVITÉ

n.f.

1. Gén. Faculté d’agir; qualité d’une personne agissante. Faire montre d’une activitésoutenue. Ant. passivité.

2. Spéc. Ensemble des actes et des travaux accomplis par une personne dans un domaine; occupation d’une personne; fait d’exercer un métier, une profession. L’activitéd’étudiant, de pédagogue.

3. Doc. Exécution coordonnée de diverses tâches mesurables et tangibles qui ont en commun la poursuite d’un objectif précis __ BIBEAU, J.-R. (06.87). EA évaluation de programme.

4. Psych. Dépense d’énergie mentale et motrice (actions et réactions), effectuée par une personne en vue de la réalisation d’objectifs conscients ou non.

A. Principes d’activités pédagogiques valables. Toutes choses étant égales par ailleurs, une activité est plus valable qu’une autre si : 1. elle permet aux enfants de faire des choix éclairés pendant l’exécution de l’activité et de réfléchir aux conséquences de ces choix; 2. elle assigne aux élèves un rôle actif dans la situation pédagogique; 3. elle demande aux élèves de rechercher des idées, d’appliquer des processus intellectuels ou de résoudre des problèmes courants, d’ordre personnel ou social; 4. elle met l’enfant en contact avec le réel; 5. elle peut être réussie par des enfants de différents niveaux d’habiletés; 6. elle requiert des élèves qu’ils examinent dans un contexte nouveau une idée, un processus intellectuel ou un problème courant qui a déjà été étudié; 7. elle amène les élèves à scruter des thèmes qui ne sont pas habituellement étudiés par nos concitoyens et qui (cela est significatif), sont laissés-pour-compte par les grands moyens de communication; 8. elle amène les élèves et les maîtres à prendre des risques (non pas pour une question de vie ou de mort), mais des risques de succès ou d’échec; 9. elle exige des élèves qu’ils réécrivent, rejouent et polissent leurs efforts du début; 10. elle implique les élèves dans l’application et la maîtrise de règles, de normes ou de disciplines significatives; 11. elle donne aux élèves l’occasion de travailler avec d’autres à la planification, à l’exécution d’un projet ou à l’évaluation d’une activité; 12. elle répond aux motivations exprimées par les élèves __ RATHS, J. D. (04.71).

B. CN : diagramme d’*; éducation par l’* motrice; graphique d’*; plan d’*; prescription individuelle des * d’apprentissage; promotion par *; rapport d’*; référentiel d’* professionnelle; sciences de l’* physique; services d’animation des * sportives, culturelles et sociales; spécialiste de l’* physique; taxonomie de l’* physique.

C. CN __ active : école *; expérimentation *; méthode de pédagogie *; méthode (pédagogique) *; passage à la vie *; pédagogie *; projet d’éducation *; variable *.


ACTIVITÉ À VIDE

Gén./Péd. Syn. activisme.


ACTIVITÉ AUTONOME

Péd. Activité pédagogique prévue et conduite par un sujet ou un sous-groupe de sujets.


ACTIVITÉ COCURRICULAIRE

Cur./Did./Péd. Activité curriculaire facultative, dont les objectifs sont complémentaires à ceux des programmes d’études, et qui fait habituellement partie intégrante de la vie d’une institution scolaire. Syn.activitécomplémentaire.Qsyn. activité extracurriculaire/ péricurriculaire/périscolaire. EA activité paracurriculaire. RN activité curriculaire.

A. Étym. Préfixe emprunté au latin co, avec.

B. Activités co/extracurriculaires. Plusieurs auteurs les [activités cocurriculaires] assimilent à la définition donnée précédemment pour les activités extracurriculaires. Il s’agit d’activités organisées pour les élèves ou des groupes d’élèves encadrés par l’établissement scolaire [école ou collège], (KNOWLES, A. S., 1978; PAGE, G. T. et al., 1977; SHAFRITZ, J. M. et al., 1988) pour lesquels aucune équivalence n’est accordée et aucune participation n’est obligatoire (SHAFRITZ, J. M. et al., 1988). Ces activités servent de supplément aux programmes scolaires ou au curriculum (KNOWLES, J. M. et al., 1978) et constituent une partie essentielle de la vie scolaire (PAGE, G. T. et al., 1977). Parmi les principaux exemples, mentionnons : sports, harmonie ou orchestre scolaire, journal étudiant, équipes sportives intramurales et interécoles, etc. __ DURAND, M.-J. (1996).


ACTIVITÉ COGNITIVE

1. Éduc./Épist./Psych. Qsyn. cognition.

2. Psych. cogn. VA métacognition, C, D et H.


ACTIVITÉ COMPLÉMENTAIRE

Cur./Did./Péd. Activité étroitement reliée aux programmes officiels qui, sous la responsabilité des enseignants, se déroule hors du contexte de la salle de classe. Ex. : des activités lors de classes vertes, rouges, blanches dans la perspective d’apprentissages en lien avec les sciences de la nature, les sciences humaines, la coopération, etc.Syn. activité cocurriculaire. EA activité paracurriculaire.


ACTIVITÉ COMPLÉMENTAIRE CORRECTIVE

Did./Péd. Dans un enseignement modulaire, activité pédagogique focalisée sur les objectifs partiellement ou non atteints par l’élève à la suite d’une période d’apprentissage.


ACTIVITÉ CORPORELLE

Éduc. phys. Syn. activité physique.


ACTIVITÉ CRÉATRICE

1.Éduc. présc. Activité au cours de laquelle l’enfant utilise, dans des situations et des domaines divers, son imagination, ses habiletés, son esprit d’initiative et d’invention de façon personnelle, inédite et appropriée.

2. Péd. Activité pédagogique par laquelle l’élève peut exercer son initiative et son esprit inventif.

Domaine. L’activité créatrice ne se limite pas au domaine des arts.


ACTIVITÉ CULTURELLE

Did./Péd. V services d’animation des activités sportives, culturelles et sociales.

CN : services d’animation des activités sportives, * et sociales.


ACTIVITÉ CURRICULAIRE

Cur./Did./Péd. Activité pédagogique qui contribue au développement de connaissances, d’habiletés et d’attitudes chez l’élève.

Typologie et cadre scolaire.

CADRE SCOLAIRE

École

Enseignement régulier

Programmes officiels

Extracurriculaire

intérieur/extérieur

extérieur

extérieur

Paracurriculaire

(intérieur)

extérieur

ext. fac.

Péricurriculaire

(extérieur)

extérieur

int. obl.

Cocurriculaire

(intérieur)/extérieur

extérieur

ext. fac.

fac. : facultative obl. : obligatoire


ACTIVITÉ D'APPRENTISSAGE

Did./Péd. Activité ou mise en situation d’un sujet susceptible de favoriser l’atteinte d’un objectif d’apprentissage spécifique.


ACTIVITÉ D'ÉDUCATION CONTINUE

Cur./Did./Ens. sup./Péd. Activité éducationnelle qui vise à répondre de façon spécifique, en dehors des cours crédités, à des besoins de formation énoncés par des individus, des groupes homogènes de personnes employées ou des organisations __ UQ (1992).

A. But. Les activités d’éducation continue visent à répondre à des besoins précis, ponctuels et généralement d’ordre professionnel. (...) La formation offerte dans ces activités vise ordinairement à compléter celle que les candidats possèdent déjà __ id.

B. Enseignement régulier. Les activités d’éducation continue ne font pas concurrence à l’enseignement régulier; elles sont plutôt complémentaires à celui-ci __ id.


ACTIVITÉ D'ÉVEIL

Péd. Activité pédagogique dont le but est d’initier l’élève aux faits et gestes de la vie scolaire, de l’introduire à des objectifs et à des méthodes d’apprentissage, et de susciter sa curiosité, son intérêt et sa motivation.


ACTIVITÉ D'IMITATION

Gén./Épist. gén./Psych. VA image mentale, A.


ACTIVITÉ DE CRÉATION VERBALE

Créat./Péd. Activité pendant laquelle les apprenants sont appelés à utiliser le langage de façon créatrice.


ACTIVITÉ DE DÉCOUVERTE DE LA NATURE

Did. sc./ERE/Péd. sc. Activité à caractère éducatif, qui consiste à découvrir et à faire découvrir les différents aspects de la nature, dans un milieu naturel aménagé __ OQLF (2003).

A. F.f. Le terme interprétation de la nature est un calque de l’anglais nature interpretation qui ne convient pas en français dans le sens d’« activité de découverte de la nature ». En effet, le terme interprétation en français désigne l’action de donner une signification claire à une chose obscure (interprétation des lois, interprétation des rêves) ou l’action de donner une signification aux faits, aux actes, aux paroles de quelqu’un (interprétation des faits sociaux) __ id.

B. Péd. La présentation de la nature est souvent faite par un guide ou un éducateur au cours de visites commentées ou à l’aide de panonceaux, de dépliants explicatifs et de matériel électronique __ id.


ACTIVITÉ DE MANIPULATION

Did./Péd. Activité par laquelle les élèves utilisent le mouvement de muscles variés et le sens du toucher pour développer des habiletés manuelles ou perceptuelles __ JOHNSON, S. R. et R. B. (1972) : trad. dans LAMARCHE, A. et Ékabouma, M. (1985).


ACTIVITÉ DE NATURE

n.f.

Éduc. phys./ERE/Péd. Activité de plein air où les éléments de la nature constituent le cadre, le milieu ambiant ainsi que le support de cette activité __ LÉTOURNEAU, D., OLF (1992). EA activité de plein air; sport de plein air/de pleine nature; tourisme d’aventure.


ACTIVITÉ DE PLEIN AIR

1.Éduc. phys./ERE. Activité de sport et de loisir qui se déroule dans un cadre de plein air, indépendamment du caractère du lieu, du degré de risque ou de la durée de l’activité __ BNQ (2004).

2. Éduc. phys./ERE/Péd. Activité physique qui se pratique en plein air et qui tire sa spécificité des caractéristiques de l’élément du milieu naturel (air, eau, sol) vers lequel elle s’oriente. Ex. : l’escalade, la descente de rivière, la spéléologie d’exploration, la voile. V plein air. EA loisir de plein air; tourisme d’aventure.

A. Activité de/en plein air. Le terme plein air ne change pas de sens selon qu’il est utilisé dans la locution adjectivale deplein air ou dans la locution adverbiale en plein air. C’est la locution adjectivale qui est utilisée pour former des termes complexes tels qu’activité de plein air, concert de plein air, cinéma de plein air. Activité de plein air est un terme très générique qui recouvre un grand nombre d’activités et de sports comme les sports de pleine nature (aussi appelés activités physiques de pleine nature), les activités de découverte de la nature, les activités de détente à l’extérieur, le camping __ OQLF (2003).

B. Activité de pleine nature. La notion d’« activité de pleine nature » possède un caractère générique par rapport aux autres notions plus spécifiques d’« activité physique de pleine nature », de « sport de pleine nature » ou de « sport de nature ». « Pleine nature » évoque l’ensemble de ce qui, dans le monde physique, n’apparaît pas comme trop transformé par l’homme, en particulier par opposition à la ville. « De pleine nature » est une locution adjectivale tandis que « en pleine nature » est une locution adverbiale. Le terme « pleine nature » ne change pas de sens selon que l’on utilise la locution adjectivale ou la locution adverbiale. Une partie de sucres au printemps, une promenade ou une randonnée pédestre en forêt, une expédition de pêche récréative sont des exemples d’activités de pleine nature __ id.


ACTIVITÉ DE ROUTINE

Péd. Activité qui revient quotidiennement et qui s’insère dans la marche habituelle de la classe.


ACTIVITÉ DE TRANSITION

Péd. Courte activité pédagogique qui sert de tampon entre deux activités plus importantes.


ACTIVITÉ DIRIGÉE

Péd. Activité pédagogique planifiée par l’éducateur et prescrite dans le but de sensibiliser l’élève à de nouveaux objectifs d’apprentissage ou de lui permettre d’appliquer ou de renforcer des objectifs récemment atteints.


ACTIVITÉ ÉDUCATIVE

Éduc. Activité qui contribue effectivement au développement intégral de l’élève. V activité pédagogique/scolaire. TA intrascolaire, 2. EA télévisionéducative formelle/informelle.

A. Gén. Activité éducative désigne tout type d’activité : enseignement proprement dit, classes vertes, excursions, activités périscolaires, conférences, stages, activités de formation et d’éveil, etc. __ OLF (1998).

B. Spéc. Il est d’usage d’utiliser activité éducative en référence à des activités extrascolaires ou hors du contexte de la salle de classe qui contribuent au développement de l’élève.

C. Forme usuelle. L’expression est surtout utilisée au pluriel __ OLF (1998).


ACTIVITÉ ÉDUCATIVE AUTODIDACTIQUE

Did./Péd. Démarche éducative où le sujet a la liberté de choisir et de définir ses objectifs, de recourir aux moyens, aux méthodes et aux ressources de son choix ainsi que d’effectuer son autoévaluation. TA autonomie.


ACTIVITÉ EN ATELIER

Péd. Regroupement de sujets qui travaillent, seuls ou en sous-groupes, à une activité nécessitant un matériel et une organisation spécifiques. EA atelier coopératif/de bric-à-brac/de travail.


ACTIVITÉ ÉTUDIANTE

Org. scol. Activité reliée à l’enseignement universitaire. V périscolaire. VA activité parascolaire, C; activité périscolaire, C; scolaire, D.

F.f. Il ne faut pas utiliser activité étudiante pour désigner l’activité parascolaire ou périscolaire __ CTEQ (1985).


ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE

Péd./Rech. Démarche qui consiste à formuler une hypothèse à partir d’un ensemble d’observations ou de réflexions, de la soumettre à une vérification dans la réalité et d’évaluer sa validité à la lumière des résultats obtenus.


ACTIVITÉ EXTRACURRICULAIRE

Cur./Did./Péd. Activité curriculaire, organisée ou non par l’établissement scolaire, qui se déroule à l’extérieur du cadre scolaire habituel et qui, sans être directement reliée au cursus scolaire officiel, éveille et stimule les intérêts des élèves. Ex. : associations diverses, équipes sportives, troupes de musique/de théâtre, journal étudiant, club d’échecs/d’informatique/de photographies/littéraire/de sciences, etc. Qsyn. activité cocurriculaire/extrascolaire/paracurriculaire; curriculum informel. VA activité cocurriculaire, B; activité interscolaire, B. EA activitépéricurriculaire. RN activité curriculaire.

Étym. Du latin extra, du dehors, à l’extérieur. Extra-muros : en dehors des murs.


ACTIVITÉ EXTRASCOLAIRE

1. Cur./Did./Péd. Activité scolaire, vécue en dehors du cadre scolaire habituel, qui vise à enrichir ou à compléter la formation prévue dans le cursus formel. Ex. : visite d’un édifice/d’un musée/d’une ville/d’une usine, etc.; assistance à un concert/à une conférence/à un film/à une pièce de théâtre, etc. à l’intérieur ou à l’extérieur de l’école. Qsyn. activité extra/paracurriculaire. Ant. activité intrascolaire. V extrascolaire. EA activité interscolaire. = {activité parascolaire + activité périscolaire}. RN activité scolaire, A.

2. Éduc. Dans l’optique d’une éducation continue, acquis scolaires et expérientiels obtenus en marge du système scolaire officiel. Ex. : activités d’autodidaxie; expériences de travail; stages.


ACTIVITÉ FERMÉE

Did./Péd. Activité où tout est déterminé obligatoirement sans la participation du sujet. Ant. activité ouverte. VA activité ouverte.


ACTIVITÉ INTERSCOLAIRE

Cur./Did./Péd. Activité scolaire qui implique deux, quelques ou plusieurs établissements scolaires. V interscolaire. EA activité extrascolaire/intrascolaire. RN activité scolaire, A.

A.Étym. Du latin inter, entre, parmi.

B. Inter/intra/extrascolaire. L’activité interscolaire peut impliquer aussi bien une activité intrascolaire qu’une activité extrascolaire.

C. Interscolaire/parascolaire. L’organisation d’activités interscolaires se fait souvent dans le cadre d’activités parascolaires (ex. : club scientifique, équipe sportive; rencontres culturelles). Dans les écoles primaires et secondaires, la correspondance et le journal interscolaires sont des activités qui se déroulent souvent à l’intérieur de la vie de la classe __ CTEQ (1990).


ACTIVITÉ INTRASCOLAIRE

1. Cur./Did./Péd. (Gén.). Activité scolaire qui prend place dans le cadre scolaire. Ant. activité extrascolaire. V intrascolaire. VA activitéinterscolaire, B. EA activité interscolaire. RNactivité scolaire, A.

2. Cur./Did./Péd. (Spéc). Activité scolaire qui n’implique que les élèves d’une même école. Compétition sportive, concours culturel entre les élèves d’une même école. Élection du conseil étudiant. Expositions des productions artistiques des élèves. EAactivité extrascolaire.

ACTIVITÉ LANGAGIèRE

Ens. lang. En didactique des langues, activité reliée soit à la structure, soit à des contenus, soit à des habiletés, soit à des opérations langagières, soit à des travaux propres à l’apprentissage des langues. Activités d’analyse (grammaticale, logique, etc.)/de calligraphie/de communication(orale, interactive, écrite, etc.)/de grammaire/de lecture/d’orthographe/de production (orale, écrite, etc.)/de prononciation/de rédaction/de répétition/de reproduction/de transformation/de vocabulaire/d’écoute/d’écriture/ d’énonciation/d’objectivation/d’orthographe/métalinguistique, etc.


ACTIVITÉ LANGAGIÈRE

Ens. lang. En didactique des langues, activité reliée soit à la structure, soit à des contenus, soit à des habiletés, soit à des opérations langagières, soit à des travaux propres à l’apprentissage des langues. Activités d’analyse (grammaticale, logique, etc.)/de calligraphie/de communication (orale, interactive, écrite, etc.)/de grammaire/de lecture/d’orthographe/de production (orale, écrite, etc.)/de prononciation/de rédaction/de répétition/de reproduction/de transformation/de vocabulaire/d’écoute/d’écriture/ d’énonciation/d’objectivation/d’orthographe/métalinguistique, etc.



ACTIVITÉ LIBRE

Did./Péd. Activité pédagogique choisie, planifiée et réalisée par le sujet, sans intervention extérieure. VA activité ouverte. EA activité ouverte.


ACTIVITÉ MÉTACOGNITIVE

Psych. cogn. VA métacognition, J.


ACTIVITÉ MOTRICE

Éduc. phys./Kin. Syn. acte moteur; action;action corporelle/motrice; praxie.

CN : science de l’*; taxonomie de l’*.


ACTIVITÉ OUVERTE

Did./Péd. Activité où le sujet peut déterminer, en tout ou en partie, les objectifs, les moyens et les modalités d’évaluation. Ant. activité fermée. EA activité libre.

Activité ouverte/fermée/libre. L’activité ouverte et l’activité fermée doivent être perçues à titre de degrés divers sur un continuum d’autonomie du sujet ou d’intervention de l’agent. Si l’activité est complètement ouverte, alors elle devient une activité libre.


ACTIVITÉ PARACURRICULAIRE

Cur./Did./Péd. Activité curriculaire facultative qui se déroule habituellement à l’école, mais qui peut également référer à des expériences vécues à l’extérieur de l’école (ex. : à la maison ou avec sa famille, ses amis, etc.), en dehors de l’horaire et du cursus habituels et qui, sans être reliée directement aux programmes d’études, favorise le développement d’une meilleure éducation chez l’élève par l’enrichissement de sa culture et l’élargissement de ses intérêts. Syn. activitéparascolaire. Qsyn. activité extracurriculaire/extrascolaire. EA activité cocurriculaire/complémentaire/péricurriculaire. RN activité curriculaire.

A. Étym. Du grec para, auprès, à côté de.

B. Paracurriculum. Harold G. SHANE (1973) utilise le terme « paracurriculum » pour désigner l’ensemble des expériences éducatives que l’élève vit à l’extérieur de l’école : médias, rencontres, activités sociales ou de loisirs, etc.

C. Activités paracurriculaires/curriculaires. Généralement, les activités paracurriculaires influencent positivement la réussite de l’élève à d’autres activités curriculaires.


ACTIVITÉ PARASCOLAIRE

Cur./Did./Péd. Activité qui, même si elle se déroule dans le cadre de l’école, ne constitue pas un complément nécessaire à un enseignement __ OLF (1998). Activité extrascolaire facultative, non nécessairement reliée aux programmes d’études,chapeautée par un établissement scolaire afin de promouvoir et de développer les potentialités des élèves reliées à leurs intérêts diversifiés. Syn. activité paracurriculaire. V parascolaire. VA activité interscolaire, C; intrascolaire, C. EA activité interscolaire/périscolaire. ∈ activité extrascolaire. RN activité scolaire, A.

A. Para/périscolaire. Une même activité peut être « parascolaire » ou « périscolaire », cette distinction étant fonction du rapport existant entre l’activité considérée et la formation visée par l’établissement __ OLF (1998).

B. Évaluation. La Loi sur l’instruction publique reconnaît aux jeunes le droit à la reconnaissance des apprentissages. Le Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire contient donc des dispositions en ce sens. (...) Valoriser certains apprentissages résultant d’expériences faites hors du cadre scolaire ou au cours d’activités parascolaires ne peut qu’accroître la motivation des élèves __ MEQ (2003).

C. Activité étudiante est un terme propre au domaine de l’enseignement collégial ou universitaire __ OLF (1998).


ACTIVITÉ PÉDAGOGIQUE

1. Ens. lang. Un ou plusieurs segments constituant un ensemble d’étapes autour d’une tâche centrale qui vise l’apprentissage d’une portion spécifique d’une unité curriculaire __ PAMBIANCHI, G. (2003). Plus petite unité autonome (ou unité minimale) pour décrire les pratiques de classe __ id. V démarche pédagogique.unité pédagogique.

2. Ens. sup./Péd./Rech. Tout ensemble d’activités d’enseignement et d’étude, d’apprentissage, de recherche ou de création, tel que le cours, le stage, le travail dirigé et les travaux reliés aux divers rapports, au mémoire, à la thèse ou à la réalisation d’une œuvre ou de l’équivalent __ UQ (1988).

3. Péd. Activité qui se déroule habituellement dans le cadre scolaire et qui réfère à une situation pédagogique globale ou spécifique. V activité scolaire.

A. Fonctions, composantes et traits des segments __ PAMBIANCHI, G. (2003).

image1.png

Source : PAMBIANCHI, G. (2003)

B. Synthèse en L2 __ id. L’analyse de l’activité pédagogique exige d’abord que les pratiques observées soient découpées en segments pédagogiques. Cette segmentation repose sur des indices de démarcation ainsi que sur un changement concernant la tâche ou le contenu visés. Une perspective fonctionnelle permet d’identifier le segment qui constitue le noyau d’une séquence. Comme l’indique la figure ci-haut, la structure de base de l’activité pédagogique consiste alors en une exécution assortie de segments facultatifs que sont la préparation et la rétroaction. L’étape de préparation peut être minimale ou exhaustive selon qu’elle comprend plus ou moins d’éléments servant d’encadrement de la tâche, de préparation linguistique et de préparation psychologique. Quant à l’étape d’exécution, elle représente à la fois la tâche et le contenu principalement visés par l’enseignement-apprentissage d’une séquence de segments. L’exécution qui comporte une dimension de réitération donne lieu, dans certaines conditions, à un (auto)guidage de l’apprentissage. Enfin, l’étape de rétroaction, de nature corrective, se déroule de manière immédiate, différée ou progressive et peut donner lieu à une deuxième exécution qui agit comme prolongement de la tâche centrale.


ACTIVITÉ PÉRICURRICULAIRE

Cur./Did./Péd. Activité curriculaire qui, à l’extérieur du cadre scolaire habituel, complète la formation de l’élève par des apprentissages que l’école ne peut assumer seule. Ex. : stages d’observation/d’application/d’évaluation.Qsyn. activité cocurriculaire/périscolaire. EA activité extracurriculaire/paracurriculaire. RN activité curriculaire.

Étym. Du grec peri, autour.


ACTIVITÉ PÉRISCOLAIRE

Cur./Did./Péd. Activité qui, sans s’insérer dans le cadre de l’enseignement proprement dit, vise à compléter de manière diversifiée l’éducation de l’élève __ CMTE (Fr.) (1992). Stages sur des lieux de travail; projets d’intervention ou de recherche; expériences diverses sur le terrain à l’extérieur de l’école. V périscolaire. VA intrascolaire, C. EA activité interscolaire/parascolaire. ∈ activité extrascolaire. RN activité scolaire, A.

A. F.f. Il ne faut pas utiliser activité étudiante pour désigner une activité périscolaire __ OLF (1998).

B. Lieux. Les activités périscolaires peuvent s’exercer dans le cadre du foyer socio-éducatif ou au sein de clubs, d’associations sportives ou socioculturelles, etc. __ CMTE (Fr.) (1992).

C. Activité étudiante appartient au domaine de l’enseignement collégial ou universitaire __ OLF (1998).


ACTIVITÉ PHYSIQUE

1. Éduc. phys. (Gén.). Activité motrice de nature athlétique, sportive, artistique, esthétique, etc. Ex. : l’enseignement des activités physiques à l’école __ PAOLETTI, R. (1999). Syn. activité corporelle. V taxonomie de SHEEDY/de SIMPSON. VA autonomie, N; éducation physique, A.

2. Éduc. phys. (Spéc.). Toute forme de mouvement corporel produit par la contraction des muscles squelettiques et résultant en une augmentation de la dépense énergétique au-dessus du métabolisme de repos __ KINO-QUÉBEC (1999). Il est recommandé que tous les adultes pratiquent 30 minutes d’activités physiques à une intensité modérée de façon quotidienne __ U.S. Department of Health and Human Services (1996) dans id. Ant.inactivité physique. TA exercice.

3. Éduc. phys./Physio. Toute activité entraînant une dépense énergétique substantielle, supérieure au métabolisme de base. Ex. : l’activité physique et la santé, par opposition à l’inactivité __ PAOLETTI, R. (1999). Activité au cours de laquelle on a recours à ses ressources corporelles pour effectuer des mouvements, entraînant une dépense énergétique __ OQLF (2004). Qsyn. sport.

A. Contexte. La définition 2 s’applique aux activités physiques associées au travail ou à une occupation professionnelle, aux loisirs, aux sports, aux travaux ménagers et aux autres composantes de la vie de tous les jours (BOUCHARD, C. et SHEPARD, R. J., 1993) __ KINO-QUÉBEC (1999).

B. Dépense quotidienne d’énergie. La dépense quotidienne d’énergie d’une personne sédentaire résulte de la dépense d’énergie associée au métabolisme de repos (de 65 % à 70 % de la dépense quotidienne), de celle associée à la thermogenèse alimentaire causée par la digestion et le stockage des apports alimentaires (environ 10 %) et de celle associée à l’activité motrice sous toutes ses formes (de 20 % à 25 % de la dépense totale). Cette dernière composante s’avère d’un intérêt particulier, car elle dépend des comportements et des habitudes de vie, donc elle est la plus facilement modifiable __ id.

C. Dimensions. Les spécialistes distinguent quatre dimensions principales dans la pratique d’activités physiques, soit le type d’activité, l’intensité, la durée et la fréquence. Selon les objectifs visés, chacune de ces dimensions peut être modifiée en vue de causer une augmentation de la capacité de travail de l’organisme. Un scénario raisonnable prévoit également une surcharge progressive de l’organisme afin d’améliorer la condition physique et de faciliter l’adaptation à l’effort exigé __ id.

D. Quantité : mesure globale de la dépense énergétique qui résulte de l’intensité, de la durée et de la fréquence des activités accomplies pendant une séance, une journée ou une semaine __ id.

E. Effets généraux de l’activité physique sur les indicateurs de santé. Les avantages d’une vie physiquement active sont généralement bien connus. Le tableau suivant présente un résumé des études qui ont porté sur les conséquences de la pratique régulière de une ou plusieurs activités physiques sur l’incidence de maladies chroniques et sur les taux de mortalité. Des études épidémiologiques longitudinales et transversales, effectuées auprès de grands groupes, ainsi que des recherches expérimentales et cliniques démontrent clairement que l’activité physique aide à prévenir l’apparition et la progression de plusieurs maladies chroniques __ id. VA K.


F. Qualité requise et bénéfices pour la santé __ id. Comme le suggère la courbe de la figure suivante, une dépense énergétique variant de 1000 à 1500 kcal par semaine au-dessus d’un mode de vie sédentaire représente une zone clé. En effet, des avantages notables sont observés avec une dépense d’énergie hebdomadaire de l’ordre de 1000 kcal au-delà de l’état sédentaire, mais des bénéfices encore plus marqués sont obtenus lorsque cette dernière atteint environ 1500 kcal par semaine. Des bénéfices supplémentaires sont notés lorsque la personne effectue une dépense approximative de 2000 kcal par semaine au-delà de l’état sédentaire. Au-dessus de ce niveau, le rythme d’accroissement des bénéfices pour la santé semble atteindre un plateau. Peu de bénéfices supplémentaires sont enregistrés au-delà de 3000 kcal par semaine.

Relation « quantité-bénéfices » illustrant le lien entre la dépense hebdomadaire d’énergie et les bénéfices attendus
pour la santé chez les personnes sédentaires
__ KINO-QUÉBEC (1999).

image2.png

G. Durée hebdomadaire et bénéfices pour la santé __ id. Pour avoir accès à des bénéfices appréciables pour la santé, l’objectif de base est donc d’obtenir une dépense énergétique de 1000 kcal par semaine au-delà de la dépense hebdomadaire d’énergie associée à un mode de vie sédentaire. Les personnes présentement sédentaires pourront atteindre cette dépense d’énergie en pratiquant des activités physiques à l’intensité de leur choix (faible, modérée ou élevée). Pour illustrer ce propos, les niveaux de dépense énergétique de la figure ci-dessous ont été convertis en durées de participation hebdomadaire à des activités physiques, au-delà de l’état sédentaire. Cette figure illustre les durées équivalentes lorsque l’intensité de l’activité physique est de type modéré. (...) Il existe plusieurs façons d’atteindre une dépense d’énergie de l’ordre de 1000 kcal par semaine au-delà de l’état sédentaire. Tout dépend du type d’activité, de son intensité, de sa durée et de sa fréquence (tableau intensité/fréquence/durée). L’objectif peut être atteint par une marche rapide et quotidienne de 30 minutes à une vitesse de 5 à 7 km/h (dépense additionnelle d’environ 150 kcal par jour). Si la fréquence est moindre, le même volume d’énergie dépensée pourra être atteint avec une activité de plus longue durée (60 minutes de ski de randonnée 4 fois par semaine) ou plus vigoureuse (30 minutes de jogging à 8 km/h 4 fois par semaine). Une formule pratique de quantification consiste à ne considérer que la distance à franchir pour dépenser approximativement 1000 kcal par semaine. Cette approche est valable pour des activités physiques telles que la marche, la bicyclette et autres formes de locomotion. Le tableau activité/distance précise cette distance pour cinq formes courantes d’activités en locomotion. Ainsi, il faut marcher environ 20 km par semaine pour atteindre l’objectif de 1000 kcal. VA valeur physique, E.

Relation entre la durée hebdomadaire de participation à des activités physiques
et les bénéfices pour la santé __
KINO-QUÉBEC (1999).

image3.png

Durée et fréquence nécessaires pour une activité physique de différentes intensités afin de dépenser environ 1000 kcal par semaine __ KINO-QUÉBEC (1999).

Intensité (catégorie)1

Fréquence (nombre de fois par semaine)

Durée (min)

Kcal/séance

Faible

7

60

150

4

90 à 120

250

Modérée

4

30

150

4

45

250

Élevée

7

20

150

4

30

250

1. L’intensité faible correspond à une dépense énergétique inférieure à 4 kcal-min-1, l’intensité modérée, à une dépense énergétique variant entre 4 et 8 kcal-min-1 et l’intensité élevée, à une dépense énergétique supérieure à 8 kcal-min-1.

Durée à parcourir pour dépenser environ 1000 kcal par semaine pour certaines activités de locomotion __ KINO-QUÉBEC (1999).

Activité

Distance(1)

Natation

5 km

Marche

20 km

Course à pied

15 km

Bicyclette

35 km

Ski de randonnée

10 à 12 km

La distance totale à parcourir peut être fractionnée et répartie tout au long de la semaine.

H. Durée des effets bénéfiques et régularité. Il est important de rappeler que des effets bénéfiques, tels qu’une diminution de la pression artérielle ou une augmentation de la réponse à l’insuline, sont obtenus durant et après une séance unique d’activité physique. Comme certains effets bénéfiques de l’activité physique durent environ 48 heures et disparaissent rapidement par la suite, il est préférable d’être actif au moins tous les deux jours pour maintenir et augmenter les bénéfices associés à une vie physiquement active. La régularité apparaît donc comme une condition primordiale, car des périodes occasionnelles d’activité physique pourraient n’avoir que peu d’effets cumulatifs ou n’en avoir aucun. De plus, plusieurs bénéfices diminuent après quelques semaines d’inactivité et peuvent même disparaître complètement après quelques mois de vie sédentaire. En conséquence, il s’avère important d’être actif aussi souvent que possible, de préférence tous les jours et tout au long de l’année, pour bénéficier le plus possible des avantages d’une vie physiquement active __ id.

I. Activités continues ou entrecoupées. Des données récentes indiquent également que les effets sur les indicateurs de santé sont substantiels lorsqu’une séance continue d’activité, par exemple 30 minutes, est divisée en trois périodes de 10 minutes réparties au cours de la journée (National Institute of Health Consensus Statement, 1996; American College of Sports Medicine, 1998; U.S. Department of Health and Human Services, 1996). Les personnes qui ne peuvent trouver le temps d’être actives pendant 30 minutes consécutives disposent alors d’une possibilité intéressante en accumulant quelques périodes plus courtes d’activité au cours de la journée (DeBUSK, R. F. et al., 1990). Bien que les bénéfices pour la santé de ces multiples périodes d’activité physique ne soient pas encore aussi bien documentés que ceux liés aux périodes d’activité continues, il est raisonnable de supposer qu’ils sont à peu près semblables __ id.

J. Recommandations __ id. 1. Consacrer un minimum de 30 minutes à des activités physiques d’une intensité modérée au cours de la journée. Cette durée doit être augmentée à 60 minutes si l’activité physique est de faible intensité ou si elle est pratiquée irrégulièrement. 2. Maintenir la régularité dans la pratique d’activités physiques tout au long de l’année. Les personnes sédentaires qui sont dans cet état depuis plusieurs années doivent débuter lentement et augmenter progressivement leur dépense énergétique quotidienne. 3. Pratiquer des activités physiques telles que la marche, la natation, le patinage, la randonnée cycliste, le ski de fond ou d’autres activités de locomotion du même type. Privilégier des activités qui sont susceptibles de bien s’intégrer à son mode de vie et varier le type d’activité en fonction des saisons. Pour certaines personnes, un entraînement régulier dans un centre de conditionnement physique est la solution idéale; pour d’autres, des activités intégrées au quotidien (marcher pour se rendre au travail, utiliser les escaliers, etc.) sont préférables. VA valeur physique, E.

K. Effets bénéfiques d’une activité physique régulière. La pratique régulière d’une activité physique améliore la santé physique et mentale en : • réduisant les risques de décès prématuré; • réduisant les risques de mourir d’une maladie cardiaque; • réduisant les risques d’apparition du diabète; • réduisant les risques d’hypertension; • contribuant à abaisser la tension artérielle des personnes souffrant déjà d’hypertension; • réduisant les risques de cancer du côlon; • réduisant les sentiments de dépression et d’anxiété; • aidant à contrôler le poids, à développer des tissus musculaires et à réduire les tissus adipeux; • aidant à développer les tissus osseux, musculaires et articulatoires et à en assurer le bon état; • renforçant les muscles des personnes âgées, ce qui leur assure une mobilité susceptible de leur éviter les chutes; • favorisant le bien-être psychique __ U.S. Department of Health and Human Services, Physical Activity and Health: A report of the Surgeon General (1996). U.S. Department of Health and Human Services, Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Chronic Disease Prevention and Health Promotion __ FAHEY, T. D. et al. (1999). VA E.

L. Activité physique/sport. Le terme sport est souvent employé pour désigner une activité physique pratiquée, entre autres, pour le développement corporel ou la simple distraction comme dans sport pour tous, sport de masse et sport de loisir. Il s’agit d’une acception générale du terme sport qui existe en français depuis très longtemps, avant la spécialisation contemporaine du terme sport dans le domaine restreint et très spécialisé de la compétition officielle __ OQLF (2004).

M. CN : science de l’*; taxonomie de l’*.


ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE

Form. prof. Ensemble des comportements spécifiques à la pratique d’un métier ou d’une technique, ou à l’exercice d’une profession.

CN : référentiel d’*.


ACTIVITÉ RÉCRÉATIVE

Gén. Activité à laquelle on s’adonne pour se détendre, se reposer et se divertir __ OLF (1994). V loisir.


ACTIVITÉ SCOLAIRE

Org. scol./Péd. Activité pratiquée, dans l’école ou hors de l’école, sous la responsabilité des enseignants, ou de tout autre agent d’éducation, conformément au régime pédagogique et aux programmes d’études __ CMTE (Fr.) (1992). VA classe, G; scolaire, D.

A. Typologie et cadre scolaire.

CADRE SCOLAIRE

École

Enseignement régulier

Programmes officiels

Extracurriculaire

intérieur/extérieur

extérieur

extérieur

parascolaire

(intérieur)

extérieur

extérieur

périscolaire

(extérieur)

extérieur

intérieur

Intrascolaire

intérieur

(intérieur)

intérieur/extérieur

Interscolaire

intérieur/extérieur

intérieur/(extérieur)

intérieur/extérieur

B. Programme d’études (QC). Le programme de formation de l’école québécoise (MEQ, 2001, 2004) propose un champ d’études qui se compose autant de champ de savoir (compétences disciplinaires des différents domaines d’apprentissage) que de champ d’habileté (compétences transversales). Les différentes activités scolaires contribuent donc à la sanction des études et à la reconnaissance des acquis.


ACTIVITÉ SOCIALE

Did./Péd. Ensemble d’actes dont le but est de susciter, de maintenir, de restaurer ou de développer des rapports humains.

CN : services d’animation des activités sportives, culturelles et *.


ACTIVITÉ SPORTIVE

Éduc. phys. Activité physique fondée sur la pratique d’un sport. V services d’animation des activités sportives, culturelles et sociales; sport. VA éducation physique, B.

CN : services d’animation des *, culturelles et sociales.


ACTIVITÉ UNIVERSITAIRE

Org. scol. VA scolaire, D.


ACTIVITÉS D'ÉVEIL

Cur./Did./Péd. (Fr.). Tous les enseignements autres que fondamentaux à l’école primaire.

Enseignements fondamentaux : lire, écrire et compter.


ACTUALISATION

n.f.

Éduc. Syn. adaptation professionnelle. V curriculum développemental. VA motivation, B; taxonomie des besoins fondamentaux, A. TA accomplissement; développement.


ACTUALISATION DE SOI

Éduc. VA taxonomie des besoins fondamentaux, F.


ACTUALISATION DU MOI

Cur./Did. VA schéma curriculaire, D.1.


ACUITÉ

n.f.

Diagn. VA style cognitif, B.


ACUITÉ AUDITIVE

Diagn./Did. Aptitude d’une personne à recevoir et à différencier des sons, à décrire et à distinguer leurs intensités et leurs hauteurs. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A :3.31.


ACUITÉ VISUELLE

Diagn./Did. Aptitude d’une personne à recevoir et à discriminer entre divers points ou plusieurs images. V accommodation, 4. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.21.


ADAPTABILITÉ

n.f.

1. Gén. État, capacité,caractère, prédisposition de ce qui est adaptable à de nouveaux milieux, à de nouvelles situations.

2. Adm. Capacité d’une institution de pouvoir composer avec les changements internes et externes, de mettre à jour ou de renouveler ses objectifs et ses modes de fonctionnement.

3. App. syst. Tendance d’un système ouvert à s’acclimater et à se soumettre avec souplesse aux changements dans l’environnement. VA système ouvert, C. TA stabilité.

4. Diagn. Capacité d’une personne à réagir de manière satisfaisante au changement. L’adaptabilité d’un élève à un nouveau groupe, à de nouveaux apprentissages.

A. Système adaptable. Selon la loi de complexité-performance, plus on voudra qu’un système soit adaptable plus on devra y inclure d’éléments et d’interactions variés (mécanismes, boucles de rétroaction, etc.) pour lui permettre de faire face aux multiples changements de son environnement __ LEROUX, R. (09.88).

B. Adaptabilité/stabilité. Deux principes aussi opposés que la stabilité et l’adaptabilité peuvent, non seulement coexister, mais se compléter l’un l’autre, s’aider mutuellement. L’adaptabilité favorise la stabilité (ex. : la circulation sanguine s’adapte à l’effort physique pour conserver la stabilité de l’organisme). (...) Inversement la stabilité favorise aussi l’adaptabilité (ex. : l’individu plus stable intérieurement aura une meilleure adaptation sociale). (...) Stabilité et adaptabilité sont complémentaires et toutes deux nécessaires dans un système. La stabilité sans adaptabilité résulterait en rigidité, immobilisme non créateur, non évolutif. À l’opposé, l’adaptabilité sans stabilité ne serait qu’un changement sans régulation, inefficace et menant à la destruction du système __ id.


ADAPTATION

n.f.

1. Gén. Modification dans le but d’assurer l’harmonie entre des éléments en interaction. Résultante du processus d’harmonisation. Syn.ajustement; évolution;modulation; rectification remanisment; transformation. TA harmonie.

2. Spéc. Ensemble des solutions qu’un organisme apporte aux problèmes qui le confrontent dans son environnement __ BUNGE, M. (1983) : trad. VA représentation sociale, E; taxonomie du développement social, B2.

3. Éduc. art. Travail de transformation d’une œuvre par une technique artistique différente. Traduction libre d’une œuvre théâtrale ou cinématographique. Résultante des processus précédents. Adaptation pour l’écran de Maria Chapdelaine; adaptation française de la pièce de théâtre La mort d’un commis voyageur. VA M.

4. Ens. lang. Segment entamé qui est discontinué pour faire place à un nouveau segment dont la tâche ou le contenu semble plus adapté à la situation pédagogique du moment __ PAMBIANCHI, G. (2003). VA P et Q.

5. Épist. gén.Équilibre entre l’assimilation et l’accommodation en ce qui a trait aux relations schèmes-objets __ PIAGET, J. (1967). VA développement, B; écologie humaine, E; finalité, I; système auto-organisateur, B. TA organisation.

6. Inf.Syn. mise au point.

7. Sc. Transformation d’un organisme ou d’un sujet en fonction de son milieu de façon à favoriser des échanges favorables à sa conservation. VA vulnérabilité, C.

8. Soc. V curriculum développemental. VA culture, E; écologie humaine, E; typologie des démarches socioaffectives, 3.4/transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.5.

A. Types. Selon PIAGET, il existe deux types d’adaptation : 1. l’adaptation-survie; 2. l’adaptation cognitive.

B. Acclimatation. Alors que l’adaptation fait référence à une interaction, l’acclimatation porte surtout sur l’adaptation biologique et physique de l’être, de l’animal, du végétal à un nouveau milieu. Au sens figuré, le terme acclimatation peut être utilisé au plan sociologique. L’acclimatation d’une plante tropicale au Québec; l’acclimatation de l’immigré à son pays d’adoption; l’acclimatation d’un élève à sa nouvelle école.

C. Accommodation. Lorsque c’est l’individu qui s’adapte à l’objet ou à une situation pour les rendre utiles, nous parlons d’accommodation. En biologie, l’adaptation est héréditaire (ou innée), tandis que l’accommodation est acquise. S’accommoder d’une situation désagréable.

D. Accoutumance. L’adaptation suppose un rôle actif de la personne et de son entourage. La personne qui vit une accoutumance est plutôt passive à ce qui l’entoure. L’accoutumance au froid; l’accoutumance à un médicament.

E. Ajustement. Lorsqu’on adapte un ou plusieurs éléments entre eux, on parle alors d’ajustement. L’ajustement est fait par une tierce personne et ne fait pas référence, contrairement à l’accommodation, à l’utilité. L’ajustement des horaires de cours à la disponibilité des locaux; l’ajustement d’une courbe théorique représentative à des données quantitatives expérimentales.

F. Apprivoisement. L’apprivoisement fait référence à l’adaptation d’un être envers une personne. L’apprivoisement d’un enfant timide.

G. Appropriation. L’adaptation est un concept global, l’appropriation est plus caractérisée. Il s’agit de rendre une chose propre à une utilisation particulière. Appropriation d’un local à l’enseignement des arts plastiques.

H. Assimilation. Alors que l’adaptation vise l’harmonie entre au moins deux éléments, l’assimilation vise à faire disparaître un de ces éléments par une modification structurelle.

I.Équilibration : processus par lequel l’équilibre est assuré entre l’assimilation et l’accommodation.

J. Habituation : adaptation négative au plan sensoriel.

K. Habitude. Lorsqu’il y a adaptation progressive et plus ou moins complète à ressentir certaines impressions, à supporter certains états sans en être particulièrement affecté, on parle alors d’habitude. L’habitude de l’effort physique ou intellectuel.

L. Normalisation. Le principe de la normalisation veut que, pour obtenir une meilleure adaptation, une personne en difficulté soit placée dans un environnement régulier.

M. Transposition. Lorsqu’il y a adaptation de quelque chose pour en transférer l’application d’un domaine à un autre, et ce, en lui imposant des modifications qui ne touchent pas à l’essentiel, il y a transposition. La transposition d’une pièce de théâtre pour l’écran.

N. Harmonisation. L’harmonisation vise l’adaptation en alliant plusieurs choses ou personnes, en obtenant un accord entre ces dernières.

O. Épist. gén. Concept issu des théories évolutionnistes (LAMARCK puis DARWIN), l’idée d’adaptation est conçue comme la possibilité de modification, par ajustement d’un organisme en interaction avec l’environnement, en vue d’assurer sa survie; il est la pierre angulaire de plusieurs théories éducationnelles contemporaines. Ce concept a notamment influencé le pragmatisme de DEWEY et le constructivisme de PIAGET. DEWEY et PIAGET reconnaissent comme primordiale cette fonction d’adaptation de l’être humain, se traduisant au plan du développement psychologique par une capacité de réorganisation ou de restructuration des concepts (DEWEY), ou encore de modification des schèmes d’assimilation et d’accommodation (PIAGET) conduisant à une restructuration psychologique (PIAGET). V évolution.

P. Exemple 1. Dans une activité observée avec un groupe de niveau avancé, l’enseignant demande à des élèves de procéder à une lecture oralisée afin de repérer les « compléments circonstanciels » et d’en identifier les types (ex. : de manière, de lieu) ainsi que les verbes qui s’y rapportent. Compte tenu que les élèves éprouvent des difficultés à exécuter l’activité, l’enseignant réoriente le déroulement en éliminant les tâches de repérage et d’identification __ PAMBIANCHI, G. (2003).

Q. Exemple 2. De façon similaire, des apprenants de niveau intermédiaire parviennent difficilement à compléter des énoncés lacunaires (repérage) à partir de l’enregistrement d’une narration. L’enseignant propose alors de compléter les énoncés au passé composé (insertion) et de reporter l’écoute de la narration à l’étape rétroactive __ id.

R. CN : action d’*; classe d’*; cours d’* spécifique; difficulté d’*; élève en difficulté d’* et d’apprentissage; enseignement spécial d’* sociale et professionnelle; enseignement spécial secondaire d’* sociale; évaluation d’*; formation d’*; habileté d’* complexe; habileté d’* composite; habileté d’* simple; intégration des élèves en difficulté d’* et d’apprentissage; maître d’*; syndrome d *.

S. CN __ adaptable : système *.

T. CN __ adaptatif : comportement *; skill * complexe/composé/simple; soi *; test *; testing *; testing * de maîtrise.

U. CN __ adapté,e : classe *; comportement *; éducation *; éducation physique *; pédagogie *; système de communication * et alternative.

V. Nomenclature.

aide technique à la communication

autonomie assistée

a. comportementale

a. de base

a. déléguée

a. directe

a. fonctionnelle

communication alternative

c. assistée

c. augmentative

c. a. et alternative

c. multimodale

c. non assistée

habileté alternative

h. fonctionnelle

h. non fonctionnelle

h. standard

méthode de sélection

m. de s. directe

m. de s. indirecte

modes de communication

réduction des dépendances

r. assistée des d.

r. déléguée des d.

r. directe des d.

système de communication adaptée et alternative

s. de c. augmentative et alternative

troubles sévères de communication


ADAPTATION À L'ÉCOLE

Éduc. Processus d’acclimatation, de familiarisation et d’accommodation d’une personne à un nouvel environnement scolaire par l’intégration au groupe et aux apprentissages scolaires, et par l’adoption de comportements appropriés ainsi que par le respect des règles et conventions du milieu. VA absentéisme scolaire, AEA adaptation scolaire.

A. Manifestation. L’adaptation à l’école se manifeste précisément au moment de l’entrée de l’enfant dans le système scolaire, de son passage du primaire au secondaire, du secondaire au collégial, etc. ou lors d’un changement d’école.

B. Refus de l’école. V phobie scolaire.

C. Milieu. Un grand nombre de situations scolaires sont involontairement empruntées au monde symbolique des classes sociales supérieures : lorsque l’enfant entre à l’école, il entre dans un système symbolique sans aucun lien avec la vie qu’il mène à l’extérieur de l’école __ BERNSTEIN, B. (1975). V adaptation sociale.



ADAPTATION AU TRAVAIL

Form. prof. Résultat positif escompté après avoir traité les problèmes de préparation professionnelle d’un groupe de personnes et ce, quel que soit leur âge __ BIT (1987).

Facteur. Un tel résultat est en fait déterminé par l’interaction des possibilités, des moyens propres à chacun (dont la maturité professionnelle) pour affronter la réalité ainsi que les exigences de cette même réalité __ id.


ADAPTATION DE L'ÉDUCATION

Éduc. Ensemble des modifications requises pour harmoniser les finalités, buts, objectifs, processus, produits, caractéristiques individuelles, en vue de favoriser le développement optimal du potentiel humain. EA éducation adaptée.


ADAPTATION DE L'ENSEIGNEMENT

Did. Processus qui consiste à prévoir, au moment de la planification, l’ensemble des moyens à prendre pour permettre aux élèves qui manifestent des besoins particuliers de réaliser les apprentissages reliés aux objectifs des programmes d’études officiels __ MEQ : DGDP (1985). VA adaptation scolaire, F.


ADAPTATION DU MATÉRIEL DIDACTIQUE

Did. VA adaptation scolaire, F.


ADAPTATION PROFESSIONNELLE

1. Form. prof. (Gén.). Formation ayant pour objet d’adapter les comportements d’un individu, ses connaissances et ses compétences aux changements intervenant dans sa profession. Syn. actualisation __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).

2. Form. prof. (Spéc.). (All). Processus d’apprentissage organisés et institutionnalisés qui ont pour but d’actualiser des qualifications professionnelles précédemment acquises en fonction des développements technologiques, économiques et sociaux __ GIIT; CEDEFOP (1987). (Angl.; Ir.). Formation conçue pour mettre à jour le savoir-faire et les connaissances en fonction des nouveaux procédés, des nouveaux matériaux et des nouvelles techniques __ id. (Belg.; Fr.; Lux.). Formation ayant pour but de corriger, de renouveler et de mettre à jour les comportements, connaissances et compétences acquises __ UNESCO (1979) dans id. (Belg.; Holl.). Formation complémentaire ou continue dans un domaine où une certaine compétence a déjà été acquise __ GIIT; CEDEFOP (1987). (Dan.). Formation professionnelle qui, dans la même branche professionnelle et au même niveau que la formation professionnelle initiale, vise à mettre à jour des connaissances et le savoir-faire acquis précédemment et à les compléter __ id. (It.). Actions de formation s’adressant à des travailleurs possédant une qualification dans le but d’actualiser leurs connaissances et/ou capacités professionnelles __ id. Qsyn. action d’adaptation; mise à jour.


ADAPTATION SCOLAIRE

1. Did./Péd. Appropriation d’un enseignement, d’un matériel didactique ou d’un environnement scolaire aux besoins d’élèves qui présentent des caractéristiques particulières __ OLF (1998). Ant.enseignement ordinaire;inadaptation scolaire. EA en difficulté; services (éducatifs particuliers).

2. Éduc. Ensemble de mesures et d’activités dont l’objet est de venir en aide aux élèves qui éprouvent des difficultés d’harmonisation dans leur fonctionnement scolaire ainsi que par rapport à leurs enseignants et à leurs pairs. Résultante du processus précédent. VA psychoéducation, B. EA adaptation à l’école.

3. Org. scol. Ensemble des mesures administratives, organisationnelles et pédagogiques à l’intention des élèves handicapés ou des élèves en difficulté. TA orthopédagogie; psychoéducation.

A. Particularité. Dans le sens de la définition 1, l’acception « adaptation scolaire » est propre au système de l’éducation du Québec.

B. Org. scol. Au Québec, l’adaptation scolaire correspond à un champ d’enseignement défini dans la convention collective du personnel enseignant.

C. Objectifs. L’adaptation scolaire a pour but de fournir à tous les élèves une éducation de qualité dans un cadre le plus normal possible. Elle vise aussi le développement de la personne à tous les plans (physique, intellectuel, affectif et social) dans le but de la préparer au rôle d’adulte, de citoyen et de travailleur.

D. Population cible. L’adaptation scolaire vise particulièrement les élèves en difficulté et les élèves handicapés en raison de différents types de déficience.

E. Postulat. Nous assistons à une évolution des conceptions concernant les difficultés rencontrées par l’élève à l’école. Antérieurement, on croyait que l’élève était le principal responsable de ses difficultés; c’était un « mauvais élève » ou même un « cancre ». Par la suite, on a eu tendance à attribuer au contexte scolaire la responsabilité des difficultés de l’élève. Actuellement, les écrits traduisent une tendance selon laquelle les responsabilités des difficultés des élèves sont partagées entre l’école, l’élève et la famille. Dans cette optique, l’intervention adaptée de l’école engage aussi la responsabilité de l’élève et de sa famille.

F. Aspects. On peut, dans des contextes traitant de chacun des aspects de l’adaptation scolaire, utiliser les expressions correspondantes telles adaptation de l’enseignement, adaptation du matériel didactique, etc. __ CTEQ : rec. (07.86).

G. Personnel/social. On réserve l’appellation « adaptation scolaire » à certains services particuliers axés sur les caractéristiques personnelles (ex. : rééducation) plutôt qu’à des services qui sont axés sur des caractéristiques sociales (ex. : services aux élèves de milieux économiquement faibles) __ id.

H. Nomenclature.

accélération

acte délinquant

adaptation tactile

agressivité

alalie

alexie

alzheimer (maladie d’)

anomie

anormalité

anxiété

aphasie

a. congénitale

aphémie

aphonie

approche béhaviorale

a. cognitivo-béhaviorale

a. organiciste

a. psychanalytique

apraxie

a. bucco-linguo-faciale

arriération

audimutité

autisme (caractérisé)

autostimulation

bredouillement

capacité de reproduction de structures rythmiques

caractériel

cas problème

cécité verbale

centre d’aide par le travail (CAT)

c. de réadaptation professionnelle

cheminement particulier de formation

classe à effectif restreint

c. adaptée

c. clinique

c. d’adaptation

c. d’appoint

c. d’attente

c. de maturation

c. de perfectionnement

c. de rattrapage

c. de réadaptation

c. de récupération

c. de soutien pédagogique

c. hétérogène

c. homogène

c. ordinaire avec soutien orthopédagogique

c. pour décrocheurs

c. pour élèves doués ou talentueux

c. spéciale

c. spécialisée

comportement adaptatif

c. adapté

c. antisocial

c. de retrait

c. délinquant

c. dépressif

c. psychotique

c. social

c. suicidaire

conduite

contrat de contingence

cours d’été

cours du samedi

criminalité

débilité

d. mentale

déficience

d. auditive

d. de la parole

d. des organes internes

d. développementale

d. du langage

d. du psychisme

d. esthétique

d. intellectuelle

d. mentale

d. motrice grave

d. m. légère

d. organique

d. physique

d. psychologique

d. sensorielle

d. sensorimotrice

d. visuelle

déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

délinquance

d. juvénile

d. socialisée

délinquant

dénombrement flottant

dépression

désavantage physique

désinstitutionnalisation

désordre déficitaire de l’attention

d. majeur de comportement

d. psychomoteur

destruction

diagnostic

difficulté d’adaptation

d. d’apprentissage

d. grave d’apprentissage

d. légère d’apprentissage

d. psychomotrice

d. scolaire

dysarthrie

dysfonction cérébrale mineure

dyslexie

dyslogie

dysnomie

dysphasie

d. fonctionnelle

dysphonie

échec scolaire

école spéciale

éducateur d’atelier protégé

é. de la protection judiciaire de la jeunesse

é. spécialisé

é. technique spécialisé

éducation compensatoire

é. physique adaptée

é. spéciale

é. spécialisée

élève à risque

é. ayant des difficultés d’ordre comportemental

é. ayant des d. graves d’apprentissage

é. ayant des troubles de comportement

é. ayant des t. graves de c. associés à une déficience psychosociale

é. ayant une déficience intellectuelle légère

é. en difficulté

é. en d. d’adaptation et d’apprentissage

é. en d. d’apprentissage

é. handicapé

é. h. en raison d’une déficience auditive

é. h. en r. d’une d. intellectuelle

é. h. en r. d’une d. motrice

é. h. en r. d’une d. organique

é. h. en r. d’une d. physique

é. h. en r. d’une d. sensorielle

é. h. en r. d’une d. visuelle

é. h. en r. de multiples déficiences ou difficultés

é. h. par des troubles sévères de développement

é. h. par une déficience intellectuelle profonde

é. inadapté

é. vivant en milieu économiquement faible

en difficulté

enfance en difficulté

e. exceptionnelle

e. inadaptée

enfant doué

e. en difficulté

e. handicapé

e. hyperactif

e. inadapté

enseignement spécial

e. s. d’adaptation sociale et professionnelle

e. s. secondaire professionnel

entrevue

étiquetage

exceptionnel,le

famille

f. dysfonctionnelle

handicap

h. intellectuel

h. physique

h. socioculturel

hyperactif

hyperactivité

h. et déficit de l’attention

hyperkinésie

hyperkinétisme

hyperprosexie

idiotie

imbécillité

immaturité

i. affective

inadaptation

inattention

incapacité

incidence

inéducable

instabilité

instituteur spécialisé

institutionnalisation

intégration

i. scolaire

i. s. partielle

intervention précoce

isolement

lenteur intellectuelle

logopède

mainstreaming

maître d’adaptation

malentendant

maltraitance

mauvais traitements envers les jeunes

médico-pédagogique

mésadaptation

m. scolaire

m. sociale

m. socioaffective

mésadapté social

m. socioaffectif

mesure d’appui pédagogique

mutisme

m. électif

mutité

négligence

niveau de maturité

non éducable

normalisation

oligophasie

orthopédagogie

orthopédagogique

orthopédagogue

pathologie du langage

pédagogie adaptée

p. curative

p. de compensation

p. spécialisée

personnalité délinquante

personne handicapée

perturbation

phobie scolaire

plan d’action

p. d’intervention

p. de service

p. de s. individualisé

planification fonctionnelle

postcure

prévalence

prévention

professeur d’école pour déficients auditifs

p. d’é. pour d. visuels

psychoéducateur

psychopathologie

psychopédagogie

quotient de développement intellectuel

q. intellectuel

réadaptation

récupération scolaire

rééducation

refus scolaire

réhabilitation

réinsertion sociale

retard

r. du développement

r. du langage

r. mental

r. m. éducable

r. m. grave

r. m. lourd

r. m. moyen

r. m. profond

r. m. semi-éducable

r. psychomoteur

r. scolaire important

retardé mental

retrait

ségrégation

services (éducatifs) particuliers

soutien à l’enseignement

s. orthopédagogique

s. scolaire

stimulation précoce

structuration spatiale

suicide

support orthopédagogique

surdimutité

surdoué

syndrome hyperkinétique

système en cascade

s. familial

timidité

trouble

t. affectif

t. d’apprentissage

t. de la pensée

t. déficitaire de l’attention

t. mental

t. moteur

t. psychomoteur

t. psychopathologique

troubles associés à l’immaturité

t. d’apprentissage

t. de l’affectivité

t. de l’écriture

t. de la conduite

t. de la lecture

t. de la parole

t. de la perception

t. de la personnalité

t. de la phonation

t. de la voix

t. du caractère

t. du comportement

t. du développement

t. du langage

t. du l. expressif oral

t. émotionnels

t. fonctionnels

t. neurologiques

t. physiques

t. sévères de développement

t. spécifiques d’apprentissage

violence

zézaiement


ADAPTATION SOCIALE

Éduc./Psych./Soc. Ensemble des conduites et des comportements requis pour qu’une personne puisse établir et maintenir des relations les plus harmonieuses possibles avec son environnement familial, scolaire et social. Résultante du processus précédent. Ant. inadaptation sociale. VA adaptabilité, B; débilité mentale, B; psychoéducation, B.

A. Caractéristique. L’adaptation sociale n’est jamais définitive et se poursuit durant toute la vie __ ZAY, N. (1981).

B. CN : enseignement spécial d’* et professionnelle; enseignement spécial secondaire d’*.

C. Nomenclature.

caractériel

conseiller en insertion et probation de l’administration pénitentiaire

éducateur de l’administration pénitentiaire

é. de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)

é. spécialisé

famille

f. dysfonctionnelle

moniteur d’atelier

prévention primaire

rééducation

système familial

technicien en éducation spécialisée


ADAPTATION TACTILE

Adapt. scol. Modification du matériel didactique afin d’en permettre l’utilisation par les personnes atteintes de cécité.


ADDENDA

n.m. inv.

Gén. Supplément ajouté à un ouvrage afin de le rendre plus complet. TA annexe.

A. Étym. Mot latin, choses à ajouter.

B. Addendum. Au singulier, rare en français.


ADEPTE

n.

Gén. Personne engagée dans un mouvement ou un regroupement. Personne partisane d’une doctrine. Personne qui s’adonne à une activité spécifique. L’adepte des applications pédagogiques de l’ordinateur.

Adepte/disciple. On est adepte d’une organisation, d’une pensée ou d’une activité tandis que l’on peut être disciple d’une personne, d’un maître ou d’un auteur dont la pensée et l’exemple entraînent notre adhésion et inspirent nos actes et notre développement.


ADJECTIF

n.m.

Ens. lang./Ling. Classe de mots variables qui servent à attribuer une qualité à une entité (ex. : une personne nerveuse) ou à la classer (ex. : le système nerveux). V classe de mots.

A. Accord. L’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom dont il dépend.

B. Qualifiant/classifiant. L’adjectif peut être qualifiant, exprimant une qualité ou un défaut (ex. : ce texte est facile) ou classifiant, désignant une classe ou une catégorie (ex. : le système éducationnel doit être révisé).

C. Participe. Les participes présents (ex. : une marque blessante) ou passé (ex. : un homme blessé) peuvent, dans certains contextes, être considérés comme des adjectifs.

D. Adjectif/déterminant. Les classes de mots appelés adjectifs numéraux, possessifs, démonstratifs, relatifs, interrogatifs, indéfinis et exclamatifs dans certaines grammaires sont des déterminants. V déterminant. VA classe de mots, E.


ADJECTIVE

1. Ens. lang. (n.f.). Proposition subordonnée exerçant le rôle d’un adjectif dans l’une ou l’autre de ses fonctions. Ex. : Plus belle que cela, c’est impossible. V adjectif; proposition; proposition grammaticale; subordonnée.

2. Ens. lang. (n.f.). Syn. relative.

3. Ens. lang. (adj.). Qualité correspondant à la proposition définie précédemment.


ADJOINT À L'ENSEIGNEMENT

Ens. sup./Gest. ens. Statut d’un professeur qui assiste un collègue, généralement professeur régulier, dans ses tâches d’enseignement universitaire. EA assistant à l’enseignement.


ADJOINT À LA RECHERCHE

Ens. sup./Rech. Statut d’un chercheur, généralement professeur régulier, qui assiste le responsable d’une recherche en qualité de collaborateur spécialisé. EA assistant à la recherche.


ADJOINT,E

adj. et n.

Adm. scol. Personne dont la tâche est d’aider ou de seconder une autre d’un rang hiérarchique supérieur.

A. Orthographe. Le directeur adjoint, la directrice adjointe; le professeur adjoint, la professeure adjointe (sans majuscules ni traits d’union).

B. Directeur adjoint : personne qui détient l’autorité requise pour diriger en l’absence du directeur.

C. Adjoint du directeur : personne dont les tâches se limitent à assister le directeur dans l’exercice de certaines de ses fonctions.

D. Adjoint/aide. Le mot adjoint revêt généralement une connotation administrative tandis que le mot aide s’utilise surtout en référence à des tâches d’exécution sous la direction d’une autre personne en autorité. Un adjoint à la direction d’une recherche; des aides à la réalisation d’un projet, à l’enseignement.

E. CN : directeur *; doyen *; professeur *.


ADMINISTRATEUR (DE L'ÉDUCATION)

1. Adm. (Gén.). Personne qui fait partie d’un conseil d’administration. Personne qui administre.

2. Adm. (Spéc.). Personne qui exerce une activité auxiliaire ou une technique relative au domaine administratif.


ADMINISTRATEUR DE RÉSEAU

Téléinf. VA réseau, T.


ADMINISTRATION

1. Gén. Ensemble d’activités qui consistent à former un tout organisé en vue de l’atteinte de buts et d’en assurer le fonctionnement et l’évolution. Champ d’études qui porte sur ces activités. V secteur coopératif/parapublic/privé/public. TA gestion.

2. Spéc. Ensemble des idées, des techniques, des méthodes et des procédures utilisées par une organisation pour gérer ses ressources humaines et matérielles __ PEPERMANS, R., MASC (1990). Ensemble des services ainsi que des personnes qui accomplissent ces activités.

3. Gest. Art de diriger, d’administrer une entreprise ou un groupement en mettant en commun des moyens matériels et des ressources humaines tout en tenant compte des capitaux mis en œuvre afin d’atteindre un objectif précis de la façon la plus efficace possible __ OLF (1988). Art de diriger, d’administer une entreprise __ OLF (1998). Syn. direction; organisation.

A. Sens usuel (Gén.). Le terme « administration » revêt souvent le sens plus restreint d’une activité auxiliaire ou d’une technique relative aux diverses ressources dans ce domaine. Ex. : l’administration des ressources humaines et matérielles d’une organisation.

B. Sens usuel (Spéc.). L’administration désigne particulièrement le lieu physique ou l’unité organisationnelle où s’effectuent les activités et les services. Lorsque l’on fait référence à l’ensemble important et indifférencié des ressources nécessaires à des activités et à des services, le terme prend alors une majuscule. Ex. : se rendre aux bureaux de l’Administration d’une commission scolaire; ces documents émanent de l’Administration du système d’éducation.

C. Fonctions. L’administration prise dans son sens le plus large comprend les fonctions de la gouverne et de la gestion. Ex. : l’importance de l’administration au sein d’un système d’éducation.

D. Gouverne. La gouverne consiste à établir l’ensemble organisé, à en définir les principes essentiels ou les orientations fondamentales, c’est-à-dire la mission et les buts __ BRASSARD, A. (1996).

E. Administration/gestion. Le terme gestion est souvent utilisé comme synonyme d’administration. Vgestion.

F. Sous-fonctions. L’administration est souvent définie d’une façon opérationnelle (ou normative) par ses sous-fonctions. On dira, par exemple, qu’administrer c’est planifier, organiser, diriger et contrôler.

G. Direction. Le terme direction est souvent considéré comme un synonyme d’administration ou de gouvernement de l’organisation. Cependant, la direction est une des sous-fonctions de la gestion exercée par le ou les principaux responsables d’un ensemble organisé. Cette sous-fonction englobe habituellement les activités de motivation, d’animation, de formation, etc.

H. Intendance. Au sens usuel, l’intendance est le fait de s’occuper des activités auxiliaires dans le cadre d’un ensemble organisé. Dans ce sens, il rejoint un des sens usuels d’administration. VA A.

I. Pilotage. Terme européen (Belgique) parfois utilisé pour désigner les fonctions de direction, de gouvernement, d’encadrement, etc. Le terme est apparu par analogie à la navigation et à l’aviation.

J. Tableau synoptique. L’administration se subdivise en différents secteurs en fonction de la nature juridique de la propriété de l’ensemble organisé : public, parapublic, coopératif, privé.

CHAMPS DE L’ADMINISTRATION

Secteurs

Domaines

Public

Parapublic

Coopératif

Privé

Agriculture

Arts

Communication

Éducation

Santé

Services sociaux

Transports

Etc.

K. Management.Malgré l’adoption du terme management par l’Académie française, l’Office québécois de la langue française n’en recommande pas l’emploi. On devrait lui substituer ses concurrents connus (selon le sens) : direction, organisation, gestion, conduite à tenir, administration __ OLF (1988).

L. CN : conseiller en insertion et probation de l’* pénitentiaire; éducateur de l’* pénitentiaire; enseignement de l’* de l’éducation.

M. CN __ administrative : décentralisation *; politique *; pratique *; unité *.

N. Nomenclature.

absence

absentéisme

adaptabilité

administrateur (de l’éducation)

administration publique

agenda

aide

approche cognitive

a. culturelle

a. humaniste

a. mécaniste

a. politique

a. situationnelle

a. systémique

arbitrage

autocratie

autonomisation

autorégulation

autoresponsabilité

bilan

bureaucratie

cadre

cercle de qualité

changement organisationnel

comportement organisationnel

conseil

c. supérieur

contrôle

coopératif

culture organisationnelle

cycle de gestion

décentralisation

décision optimum

d. suboptimum

déconcentration

dépenses courantes

développement organisationnel

dévolution

échelon

économie

effectif

efficacité organisationnelle

efficience

empowerment

énarque

étude de cas

évaluation

facteur de risque

filière

fonction

fonctionnalisme

gestion centrée sur les besoins humains

g. mécaniste

g. par objectifs

g. par projet

g. participative

g. p. par objectifs

g. scientifique

g. situationnelle

grille de décision

heure-personne

hiérarchie

jeu d’entreprise

levée de fonds

management

officier

organisation

o. formelle du travail

o. informelle

parapublic

participation

payeur de taxes

performance

personnel

planification

p. projective

p. prospective

p. stratégique

planifier

politique

p. administrative

poste de travail

principe

privé

productivité

public

qualité

ratio

réalisation

recherche opérationnelle

réforme scolaire

régulation

relation de travail

relations de t.

rendement

responsabilité

responsable de projet

ressources

r. humaines

satisfaction au travail

s. professionnelle

séance de travail

secteur coopératif

s. parapublic

s. privé

s. public

sélection professionnelle

siège d’un conseil

situation de changements multiples et continuels

sous-culture organisationnelle

standardisation

stratégie

s. des organisations

structure organisationnelle formelle

supervision

système d’information

tâche

taylorisme

uniformisation

unité

u. administrative

u. de base

u. organisationnelle


ADMINISTRATION COLLÉGIALE

Adm. éduc. (QC). Administration de l’éducation qui s’applique aux ensembles organisés de l’ordre d’enseignement collégial.


ADMINISTRATION DE L'ÉDUCATION

1. Disc. paraéduc. Discipline paraéducationnelle interdisciplinaire qui vise à appliquer et à adapter les sciences administratives aux besoins et aux particularités des systèmes d’éducation. Syn. administration éducationnelle.

2. Éduc. (Gén.). Ensemble d’activités qui consistent à constituer un tout organisé à des fins éducatives et à en assurer le fonctionnement et l’évolution. Champ d’études qui porte sur les activités précédentes. V secteur coopératif/parapublic/privé/public.

3. Éduc. (Spéc.). Ensemble des services et des personnes qui contribuent à la réalisation de ces activités. V qualité totale.

4. Ens. sup. Direction, contrôle et gestion d’un établissement, d’une institution ou d’un organisme gouvernemental consacré au domaine de l’éducation.

A. Tableau synoptique.

CHAMPS DE L’ADMINISTRATION

Secteurs

Sous-
Domaines

Public

Parapublic

Coopératif

Privé

Scolaire

Extrascolaire

B. Secteurs. VA administration, E, F, G et H.

C. Scolaire/extrascolaire. Selon que l’administration s’exerce dans le cadre d’entités formelles d’éducation, le qualificatif scolaire est associé au terme administration. Lorsque ces activités de formation se déroulent en dehors du cadre scolaire précédent, on parlera d’administration de l’éducation en milieu extrascolaire.

D. Historique. L’administration de l’éducation est née aux États-Unis vers la fin du XIXe s. lorsque les commissaires d’école des grandes villes urbaines se sont rendu compte peu à peu qu’ils ne pouvaient plus facilement garder la responsabilité des opérations quotidiennes des écoles. Ils ont alors imité ce qui se passait dans l’industrie en embauchant un surintendant, l’équivalent d’un directeur général, pour qu’il surveille le processus d’enseignement. Les deux premiers surintendants furent embauchés en 1837 par les villes de Buffalo et Louiseville __ BARNABÉ, C. et TOUSSAINT, P. (2002).

E. Conception. La conception de l’administration de l’éducation a suivi l’évolution des conceptions de l’administration générale. D’abord influencée par la conception de la direction scientifique, elle a ensuite connu successivement les conceptions suivantes : les relations humaines, la bureaucratie, les relations avec le milieu, les compétences, l’approche systémique et de la prise de décision __ id.

F. Programmes de formation. Les programmes de formation ont connu au cours de l’histoire de ce champ d’études d’abord une conception philosophique et mécaniste suivie d’une conception sociale et démocratique. Puis, ils ont évolué vers des conceptions plus théoriques et plus flexibles avant d’aboutir récemment à des conceptions plus pratiques et par compétences __ id.

G. Nomenclature.

absent

accessibilité

administration collégiale

a. de la formation

a. scolaire

a. universitaire

admission

aide aux études

a. (financière) aux études/étudiants

analyse d’emplois

a. de fonctions

a. de postes

a. des tâches

a. stratégique

aide

ancienneté

animateur

animation

annexe

antenne

assemblée universitaire

autoévaluation

autogestion

autonomie

a. administrative et financière

autorité

bâtiment

besoin

b. éducationnel

bilan

budget

campus

c. collégial

centralisation

centre de cours

c. spécialisé

chancelier

chef d’établissement scolaire

comité exécutif

commissaire d’école

commission d’homologation des diplômes et certificats de l’enseignement secondaire

c. de concertation et de perfectionnement de l’enseignement secondaire

c. de reconnaissance des formations

c. des études

conseil de l’enseignement pluraliste

c. de l’e. technique et professionnel

c. de l’université

c. interuniversitaire de la communauté française

c. national des parents

c. supérieur de l’éducation

c. s. des allocations d’études

c./commission des études

constituante

convention collective

coupole (la)

cycles avancés

c. supérieurs

décernement des diplômes

dérogation

description d’emploi

d. d’un poste de travail

d. de(s) fonction(s)

desserte collégiale

détenteur d’un diplôme

développement des ressources humaines

direction

d. d’école

d. de personnel

d. des ressources humaines

d. générale

d. scientifique

domaine universitaire

doyen

droits de scolarité

école de base

é. de spécialisation

enseignement privé

ensemble scolaire

établissement d’enseignement privé

é. public local d’enseignement

faculté

famille

fréquentation scolaire

f. s. obligatoire

gestion rationnelle

gouverne

gouverneur

hiérarchie

hors campus

incrément

influence

institution

intendance

management scientifique

ministériel

mobilité du personnel

module d’enseignement collégial

moniteur belge

mutation

négociation

officiel

organisation scientifique du travail

o. scolaire

pavillon

pilotage

plan d’action

pouvoir

pratique administrative

projet d’éducation

p. d’établissement

promotion

qualité de vie au travail

rationalisme traditionnel

recteur

règlement

relations de travail

rendement organisationnel

secteur parapublic

s. privé

s. public

sélection du personnel

service collégial

s. universitaire

site d’enseignement collégial

sous-centre

structure

s. hiérarchique

s. organisationnelle

s. verticale

supervision pédagogique

s. scolaire

s. synergique

système éducatif

unité constituante

u. décentralisée

université constituante

zone d’assouplissement

z. désectorisée


ADMINISTRATION DE LA FORMATION

1. Adm. éduc. (Gén.). En accord avec des politiques et des objectifs généraux et spécifiques d’apprentissage, ensemble d’activités qui consiste à implanter, à fournir et à gérer les ressources nécessaires, à superviser le bon déroulement, à évaluer périodiquement et à apporter les changements qui s’imposent à un curriculum de façon à assurer les meilleures efficacité et efficience.

2. Adm. éduc. (Spéc.). Ensemble des services, des activités et des ressources consacrés aux processus précédents.


ADMINISTRATION ÉDUCATIONNELLE

Disc. paraéduc. Syn. administration de l’éducation.


ADMINISTRATION PUBLIQUE

1. Adm. (Gén.). Ensemble des activités visant à appliquer les lois conformément aux décisions d’un gouvernement et à assurer le fonctionnement des services publics __ PEPERMANS, R., MASC (1990).

2. Adm. (Spéc.). Ensemble des services publics et de leurs agents __ id.

Orthographe. Ce terme prend une majuscule en français dans le sens 2; il en prend souvent une en anglais quand il désigne l’ensemble des agents des services publics __ id. VA administration, B.


ADMINISTRATION SCOLAIRE

1. Adm. éduc. (Gén.). Administration de l’éducation qui s’applique aux ensembles organisés à tous les ordres d’enseignement du préscolaire-primaire à l’université.

2. Adm. éduc. (Spéc.). Administration de l’éducation qui se rapporte particulièrement aux ordres préscolaire, primaire et secondaire. VA système éducatif, I.

A. Sens usuel. La définition spécifique précédente désigne l’acception la plus courante de l’expression « administration scolaire ».

B. Commissions scolaires. Pour les commissions scolaires du Québec, le conseil des commissaires joue le rôle d’un conseil d’administration.

C. Conseil d’établissement. Au Québec, le conseil d’établissement joue le rôle d’un conseil d’administration au sein d’une école.

D. Nomenclature.

abandon en cours d’études

a. précode des é.

a. prématuré des é.

a. provisoire des é.

a. scolaire

abandonnataire

abandonneur

absent,e

absentéisme scolaire

accident du travail

action corrective

adjoint

admis

admissibilité

agent d’aide scolaire

agrégation

aide pédagogique individuel(le)

a. scolaire

analyse institutionnelle

a. organisationnelle

année de service

appariement

appréciation des ressources humaines

apprentissage modulaire individuel

approche autoritaire

a. (par) résultats

a. participative

arbre de décision

assemblée pédagogique

atelier pédagogique

attestation d’équivalence

a. d’études

a. d’inscription

a. de scolarité

autonomie des établissements scolaires

a. institutionnelle

a. pédagogique

autoritarisme

bénéfices marginaux

besoin éducationnel

bumping

bureau des délégués

cadre

c. scolaire

caisse des écoles

calendrier

candidat adulte

capacité d’accueil

carte d’identification

c. des cégeps

c. des écoles

c. des enseignements

c. des établissements

c. des programmes

c. scolaire

c. universitaire

cas d’abandon

cégépien

c. adulte

censeur

centre

c. d’études universitaires

charge d’enseignement

c. de travail

c. professorale

chemin critique

circonscription scolaire

c. s. urbaine

classification

client

clientèle

c. étudiante

c. régulière

c. scolaire

climat d’école

c. organisationnel

contrôle de la qualité

cohorte

collégien

commission d’appel

c. scolaire

c. s. confessionnelle

c. s. intégrée

c. s. locale

c. s. l. dissidente

c. s. l. polarisante

c. s. régionale

c. s. unifiée

comté

concours d’admission

conditions d’a.

confessionnalité

conseil d’administration

c. d’école

c. d’établissement

c. d’orientation

c. de classe

c. de division scolaire

c. de l’éducation

c. fusionné d’écoles séparées de comté

c. f. d’é. s. de district

c. scolaire

c. s. de localité

c. s. régional

conseillance

conseiller d’orientation

c. scolaire

consolidation

consultation

contingent

contingentement

contrôle de qualité

c. de projet et de travaux

c. de tutelle

c. des coûts

cooptation

corporation-école

corps enseignant

correctif

coûts et bénéfices

culture d’entreprise

c. de l’école

c. de la réussite scolaire

cycle du renouveau pédagogique

d’établissement

décentralisation administrative

d. opérationnelle

décision de redoublement

décontingentement

décret

décrochage

décrocher

décrocheur

défaillance scolaire

défectionnaire

délégué

dénombrement flottant

développement organisationnel

d. pédagogique

devis p.

diagramme d’activité

d. de GANTT

directeur adjoint

d. (d’école)

d. de département

d. de la formation

direction régionale

disciplinaire

discipline

district d’écoles secondaires

division

dossier adadémique

d. cumulatif

d. de l’élève

d. de l’étudiant

d. étudiant

d. scolaire

d. s. individuel cumulatif

droits d’inscription

d. linguistiques

dropout; drop-out; drop out

dropper

dropping-in

dropping-out

échange d’élèves

échelon d’expérience

écolage

école

é. alternative

é. communautaire

é. confessionnelle

é. des gradués

é. élémentaire

é. intégrée

é. neutre

é. non confessionnelle

é. secondaire

é. séparée rurale

é. s. urbaine

é. subventionnée

écolier,ière

éducation intégrée

effectif adulte

e. scolaire

efficacité scolaire

élève

é. adulte

é. doué

é. moyen

é. ordinaire

é. régulier

é. talentueux

éligibilité

emplacement scolaire

emploi convenable

e. du temps

e. équivalent

enfant

enseignant suppléant

enseigne

enseignement

e. académique

e. catholique

e. confessionnel

e. de l’administration de l’éducation

e. dénominationnel

e. non confessionnel

e. obligatoire

e. privé

e. protestant

e. public

e. secondaire polyvalent

entrée

enveloppe non transférable

équipe-école

é. éducative

é. pédagogique

équipements

équivalences des diplômes

établissement

é. d’enseignement

é. d’e. privé

é. d’e. public

étape

étudiant

é. de cégep

é. de la catégorie générale

é. de la formation continue

é. des cycles supérieurs

é. diplômé

é. du secondaire

é. gradué

é. ordinaire

é. sous-gradué

é. universitaire

évaluation des établissements

é. des ressources humaines

é. du personnel

é. institutionnelle

é. uniformisée

examen d’admission

exigences d’a.

fermeture d’école

flottement

fonctionnaire de l’enseignement

frais d’études

f. d’inscription

f. de scolarité

fréquentation scolaire

génération

gestion

g. de l’apprentissage

g. de l’éducation

g. de l’enseignement

g. de la qualité

g. de projet et de travaux

g. des études

g. des ressources humaines

g. scolaire

g. totale de la qualité en éducation

gestionnaire de ressources humaines

grade académique

g. universitaire

gradué,e

graduer

graphique d’activité

g. (de) GANTT

grief

groupe régulier

heure-semestre

horaire

h. autostructuré

h.-élève

h.-enseignant

h. individuel

h. modulaire flexible

h. semi-structuré

h. structuré

h. traditionnel

imputabilité

inscription

inscrit

installations

institution associée

intendant

interdépartemental

interne

intervalle

intradépartemental

journée d’étude

j. de classe intégrée

jumelage

langue d’enseignement

leadership

l. pédagogique

l. scolaire

l. transformatif

l. transformationnel

législation scolaire

lésion professionnelle

local,e

localité

maîtrise totale de la qualité

maladie professionnelle

mandat

maternelle

mesure des performances

méthode de comparaison par facteurs

m. du chemin critique

m. PERT

minerval

mission

modèle coûts et bénéfices

m. de décision

m. fonctionnel

m. gestion par objectifs

m. rationnel

module

m. scolaire de langue française

moratoire

municipalité de campagne

m. locale

m. scolaire

nomination à l’essai

n. à titre d’e.

non éducable

numéro matricule

obligation scolaire

octroi

ordinogramme

ordonnancement

o. de projet et de travaux

o. par chemin critique

organigramme

organisation formelle

o. informelle

para-éducateur

parrainage

péréquation

permanence

persévérance scolaire

personne instruite et éduquée

personnel académique

p. de cadre

p. enseignant

p. e. permanent

PERT

Place

place-élève

placement

plage libre

planification de projet et de travaux

polyvalente

population d’âge scolaire

p. étudiante

p. scolaire

postgradué

pourcentage de diplomation

pouvoir de gestion

prédoctorat

préfet

prémaîtrise

principal

prise de décision

processus de décision

p. de gestion

p. organisationnel

programmation

programme

p. d’action (global)

projet de zone d’éducation prioritaire

p. scolaire

protecteur d’élève

proviseur

provisorat

qualité

q. totale

quantité

rapport élèves-enseignant

r. é.-maître

ratio maître-élèves

reconnaissance d’aptitude à l’enseignement

r. interne

r. officielle

r. par l’établissement

rectorat

reddition de comptes

redoublement

registraire

relocalisation

réorientation

représentant du comité de parents

réseau

ressources-système

rétention scolaire

rétribution mensuelle

sanction des compétences

s. interne

s. par l’établissement

satisfaction individuelle

scholonyme

secteur scolaire de district

section

semestre

séniorité

service de formation continue

s. de l’aide scolaire

session

sous-gradué

structure fonctionnelle

style de gestion

substitution

subvention statutaire

suivi

supervision

s. de la qualité

système au mérite

s. d’ancienneté

s. d’éducation

s. d’enseignement

s. d’e. formel

s. d’information de gestion

s. de gestion

s. éducationnel

s. é. national

s. intégré de gestion

s. scolaire

s. s. coopératif

s. s. privé

s. s. public

taux d’encadrement

t. de diplomation

t. de participation à la formation

tendance

titularisation

transfert d’élève

unité de langue française

variable comportementale

zone d’écoles séparées

z. d’é. s. rurales

z. d’é. s. urbaines

z. d’éducation prioritaire

z. fusionnée d’écoles séparées


ADMINISTRATION UNIVERSITAIRE

Adm. éduc. Administration de l’éducation supérieure de l’enseignement des premier, deuxième et troisième cycles ainsi que des activités de recherche et de service à la collectivité.


ADMIS EN ÉQUIVALENCE

Gest. app. VA équivalence, A et B.

ADMIS EN Xe ANNÉE (ÊTRE) ADMITTED IN Xth GRADE (TO BE)

Gest. app. VA passage, B.


ADMIS EN Xe ANNÉE (ÊTRE)

Gest. app. VA passage, B.



ADMIS,E

Adm. scol./Org. scol. Personne autorisée à s’inscrire à un programme d’études ou à des cours dans un établissement d’enseignement __ CTEQ : rec. (07.86). VA reçu. TA admission; entrant; inscrit.

A. Conditions. Pour être admise dans un établissement d’enseignement, une personne doit avoir présenté un dossier scolaire satisfaisant ou, le cas échéant, avoir été reçue à un examen ou à un concours __ CTEQ (1988).

B. Extension. Le terme admis désigne également la personne autorisée à se présenter à un examen ou à un concours __ id.


ADMISSIBILITÉ

n.f.

Adm. scol. VA admission, A.


ADMISSION

Adm. éduc. Acte administratif par lequel un établissement d’enseignement accorde, à une personne ayant satisfait à certaines conditions, le droit de s’inscrire à un programme ou à des cours __ OLF (1998). Acceptation formelle d’un postulant pour l’inscription à un programme d’études universitaires ou collégiales. TA inscription.

A. F.f. Avec le sens que lui donne la définition, le mot « éligibilité » est un anglicisme. Quant au terme admissibilité, il désigne le fait d’être admissible à un programme d’études __ CTEQ (1988).

B. Extension. L’admission, telle qu’elle est ici définie, désigne l’aboutissement du processus d’admission. Par extension, admission désigne également l’ensemble du processus __ OLF (1998). Lorsqu’on dit, par exemple, que le registraire d’une université est responsable de l’admission, on comprend qu’il est chargé de coordonner l’ensemble du processus administratif conduisant à l’acte administratif que constitue l’admission elle-même __ CTEQ (1988).

C. Exemples d’emploi : admission sur concours à un programme d’études; admission conditionnelle à un programme __ id.

D. Admission/inscription. La candidate ou le candidat admis(e) doit remplir, dans les délais prescrits, des formalités d’inscription, un avis d’admission n’étant pas une inscription __ id. À l’admission, les collèges et les universités peuvent juger qu’un adulte possède une formation suffisante pour réussir des études, même s’il ne détient pas le diplôme normalement requis, et lui accorder un droit d’inscription __ LANDRY, F. (1987).

E. Appréciation du dossier. L’appréciation de la formation suffisante peut alors porter sur les acquis extrascolaires et les acquis expérientiels de cet adulte, à l’aide de méthodes semblables à celles qui sont utilisées en reconnaissance des acquis extrascolaires __ id.

F. Admission et fréquentation scolaire (QC) __ Régime pédagogique de l’enseignement préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire (06-04-05). 9. L’admission de toute personne pour la première fois à des services éducatifs dispensés par une commission scolaire doit faire l’objet d’une demande présentée à la commission scolaire de qui elle relève. Cette demande d’admission doit comprendre les renseignements suivants : 1. le nom de la personne; 2. l’adresse de sa résidence; 3. les noms de ses parents, sauf si elle est majeure. 10. La demande d’admission d’une personne qui a déjà fréquenté un établissement d’enseignement au Québec doit être accompagnée d’un document officiel sur lequel figure le code permanent que le ministère de l’Éducation lui a attribué, tel un bulletin scolaire. Celle d’une personne qui ne peut fournir un tel document, notamment parce qu’elle fréquentera, pour la première fois, un établissement d’enseignement au Québec, doit être accompagnée d’un certificat de naissance portant notamment, sauf si elle est majeure, des mentions relatives aux noms de ses parents ou d’une copie de son acte de naissance délivré par le directeur de l’état civil. Si, pour une des raisons mentionnées aux articles 130 et 139 du Code civil du Québec, une copie de l’acte de naissance ou un certificat de naissance de cette personne ne peut être fourni, la demande d’admission doit être accompagnée d’une déclaration écrite sous serment faite par l’un de ses parents, ou par la personne elle-même si elle est majeure, et qui atteste de sa date et de son lieu de naissance. 11. La commission scolaire informe les parents ou la personne elle-même, si elle est majeure, de l’acceptation ou du refus de la demande d’admission. La commission scolaire qui admet un élève qui fréquentait un établissement d’enseignement d’une autre commission scolaire ou un établissement d’enseignement privé doit faire parvenir à cette commission scolaire ou à cet établissement d’enseignement privé une attestation de l’admission. 12. L’élève qui a atteint l’âge de 5 ans avant le 1er octobre de l’année scolaire en cours et dont les parents ont fait la demande est admis à l’éducation préscolaire. L’élève vivant en milieu économiquement faible, (...), qui a atteint l’âge de 4 ans avant le 1er octobre de l’année scolaire en cours et dont les parents ont fait la demande, est admis à l’éducation préscolaire; le ministre établit la liste des commissions scolaires qui peuvent admettre ces élèves vivant en milieu économiquement faible et précise les conditions d’admission de ceux-ci. L’élève handicapé (...) qui a atteint l’âge de 4 ans avant le 1er octobre de l’année scolaire en cours et dont les parents ont fait la demande est admis à l’éducation préscolaire. L’élève qui a atteint l’âge de 6 ans avant le 1er octobre de l’année scolaire en cours doit être admis à l’enseignement primaire.

G. CN : concours d’*; conditions d’*; étudiant sous * conditionnelle; examen d’*; exigences d’*.


ADOLESCENCE

Psych. Période de développement d’une personne, située entre l’enfance et l’âge adulte.

A. Étym. Du latin adolescentia, âge de la croissance.

B. Adolescence/teenage. En anglais, le terme teen est utilisé comme suffixe dans la formation des nombres de 13 (thirteen) à 19 (nineteen); la période qui va de 13 à 19 ans est pour cette raison désignée sous le nom de teenage. Bien que l’adolescence se déroule en grande partie durant cette période, leurs moments de début et de fin ne coïncident pas nécessairement, car il peut y avoir des variations selon le sexe, l’origine éthnique, les conditions géographiques et le milieu socioéconomique. Les termes anglais adolescence et teenage ne peuvent donc pas être considérés comme des synonymes absolus __ OLF (2002).


ADOLESCENT,E

1. Psych. (n.). Personne qui se situe dans l’adolescence. VA autonomie, FF; droits de l’enfant, C; éducation en matière de population, B; taxonomie du développement psychosocial, B1.

2. Psych. (adj.). Qui est propre à l’adolescence. La psychologie adolescente. La sexualité adolescente.


ADRESSE

n.f.

1. Biblio./Rech. Ensemble des indications figurant sur un document, qui mentionnent le lieu de publication ou de production, le nom de l’éditeur ou de reproduction, éventuellement le lieu d’impression et le nom de l’imprimeur ou, à défaut, le nom de l’auteur accompagné de son adresse postale __ CMTE (Fr.) (1992).

2. Éduc. phys./Kin. Degré de contrôle et d’adaptation démontré par un individu dans l’exécution d’une tâche motrice. Syn. habileté; précision.

3. Inf. Caractère ou groupe de caractères ayant pour fonction de localiser une information dans une mémoire ou d’indiquer le destinataire d’un message __ CMTE (Fr.) (1992). Code binaire indicatif (nombre ou nom) de l’emplacement particulier d’une information en mémoire ou en fichier.

4. Ling./Term. Entrée dans un dictionnaire. VA dictionnaire, B et D.

5. Téléinf. Représentation codée de l’origine ou de la destination d’un message.

A. Documentation. La première définition est inspirée du vocabulaire de la documentation édité par l’AFNOR.

B. Informatique. Une adresse est souvent donnée sous forme hexadécimale.

C. Adresse de courrier électronique/adresse Internet/adresse IP/nom Internet/adresse Web. L’adresse de courrier électronique est l’identification, accordée par le fournisseur d’accès à Internet, d’un usager d’Internet permettant de communiquer par courrier électronique. L’adresse Internet est le nom de code donné à un ordinateur ou à un usager d’Internet afin de communiquer par courrier électronique ou pour accéder à des sites Internet. Ce nom de code est soit le numéro Internet soit le nom Internet. L’adresse IP est l’adresse numérique qui identifie un ordinateur utilisant le protocole TCP/IP sur le réseau Internet. Elle est composée de 32 bits, représentés par quatre nombres entiers, entre 0 et 255, séparés par des points.(Ex. : 123.231.21.32). Quant au nom Internet, c’est une appellation qui facilite la mémorisation du numéro Internet correspondant (par exemple, www.dep.uqam.ca). Comme le numéro Internet et le nom Internet peuvent être utilisés indifféremment pour accéder à ce site, on les considère comme des adresses. C’est la raison pour laquelle le terme adresse Internet est largement utilisé pour désigner ces deux notions __ OQLF (2002). ADRESSE INTERNET = {nom Internet + adresse IP}. L’adresse Web est un ensemble de données qui permet d’accéder dans Internet à des fichiers et des services à partir d’un navigateur Web. C’est aussi l’adresse ou la localisation.

D. Adresse de courrier électronique/adresse Web. L’adresse d’un usager correspond à son adresse de courrier électronique (legendre.renald@uqam.ca) tandis que celle d’un ordinateur se présente sous la forme suivante : ibm.uqam.ca. Une adresse de courrier électronique est composée du nom de l’internaute (monsieur X) ou de son alias, du séparateur @, du nom de l’ordinateur hôte (parc) et du domaine (Québec). Ex. : monsieur.X@parc.qc. L’adresse Web est de format alphanumérique séparée par des points pour déterminer le domaine de l’entité. Elle est constituée d’un préfixe qui identifie le type de serveur (http, ftp, gopher) suivi de deux points et de deux barres obliques (ex. : http://), de l’adresse du serveur (www.nom de l’ordinateur hôte.domaine) et des répertoires et des sous-répertoires séparés par des barres obliques et du nom de fichier. Ex. : http://www.uqam.ca/CERCLE/fichier1/htm.

E. Arobas. Symbole placé entre le nom de l’utilisateur et le nom de l’hôte d’une adresse de courrier électronique servant ainsi de séparateur. On le prononce parfois « at », terme anglais qui signifie « chez » en français.


ADRESSE DE COURRIER ÉLECTRONIQUE

Téléinf. VA adresse, C et D.


ADRESSE INTERNET

Téléinf. VA adresse, C.


ADRESSE IP

Téléinf. VA adresse, C.


ADRESSE WEB/W3

Téléinf. Ensemble de données qui permet d’avoir accès à l’information d’Internet quand on utilise un navigateur Web et qui contient une méthode d’accès au document recherché, le nom du serveur et le chemin d’accès au document. Syn. adresse URL; adresse W3; URL. VA adresse, C et D.


ADULTE

1. Éduc. (QC). Toute personne âgée d’au moins 16 ans (âge de la scolarité obligatoire) et ayant quitté l’école. V andragogie.

2. Éduc. (Can.). Toute personne qui a dépassé l’âge de la scolarité obligatoire et qui a interrompu son cheminement scolaire pour participer à un travail rémunéré ou à une autre activité __ ICEA (1982). V droits de l’homme. VA éducation en matière de population, C.

A.Élève. Le terme générique pour désigner une personne ayant quitté l’école et inscrite à un programme (ou à un cours) de formation continue est : élève __ MUNGER, M. (1983).

B. En alphabétisation. Personne qui a dépassé l’âge de la scolarité obligatoire dans une société donnée __ CTEQ (05.82).

C. CN : alphabétisation des *; alphabétisation des jeunes (*); candidat *; cégépien *; centre d’éducation des *; éducateur d’*; éducation aux *; éducation de base des *; éducation des *; élève *; étudiant *; formation aux (des) *; formation de base des *; formation des *; formation professionnelle des *; service d’éducation des *.


ADULTES PEU OU PAS À L'AISE AVEC L'ÉCRIT

Alph./Diagn. (QC). Dans le milieu de l’éducation des adultes, personnes qui ne recourent qu’occasionnellement, voire jamais, à l’écrit (lecture ou écriture) pour s’informer, acquérir des connaissances, établir des relations ou comprendre une situation ou un problème __ BÉLISLE, R. (1995). Qsyn. faible lecteur. TA analphabète. EA non-lecteur; semi-alphabète.

Usage. L’expression « adultes peu ou pas à l’aise avec l’écrit », qui est apparue au milieu des années 1990, rend compte de plusieurs tendances dans les milieux d’éducation des adultes : • la participation des apprenants et la recherche d’un langage commun dans la formation; • l’élargissement des interventions d’alphabétisation à la formation de base; • l’abandon de la notion d’analphabétisme au profit d’un continuum de capacités en lecture sous l’influence d’enquêtes statistiques sur l’alphabétisme (V EIAA); • la critique de la désignation « analphabète » en raison de sa connotation péjorative.


ADVERBE

n.m.

Ens. lang./Ling. Classe de mots invariables qui servent à modifier des mots de différentes classes, dont celle du verbe, de l’adjectif et de l’adverbe. Ex. : assez grand; bien parler; jamais assez. V classe de mots.


ADVERBIALE

1. Ens. lang. (n.f.). Proposition subordonnée exerçant le rôle d’un adverbe et habituellement introduite par un adverbe. Ex. : Aussi lentement qu’une tortue, il avançait. Qsyn. circonstancielle. V adverbe; circonstancielle; proposition; proposition grammaticale.

2. Ens. lang. (adj.). Qualité correspondant à la proposition définie précédemment.


AE

Rech./Stat. Abréviation de la technique statistique ampleur de l’effet. Syn. GE.


AÉROBIE

1. Bio. (n.m.). Organisme qui a besoin d’oxygène pour vivre et se développer. L’être humain est un aérobie.(adj.). Attribut de cet organisme. Une cellule aérobie.Ant. anaérobie.

2. Physio. (adj.). Se dit d’une qualité physique qui concerne le métabolisme oxydatif du corps. La capacité aérobie; l’endurance aérobie; la puissance aérobie. Se dit d’un environnement qui stimule le métabolisme oxydatif. Des conditions aérobies.

CN : endurance *; endurance * générale; endurance * locale.


AÉROBIQUE

1. Éduc. phys. (Gén.) (n.m.). Activité physique qui développe la capacité respiratoire et l’oxygénation des tissus. Pratiquer l’aérobique.(adj.). Attribut de l’activité précédente. La danse aérobique.Ant. anaérobique.

2. Éduc. phys. (Spéc.) (n.m.). Gymnastique rythmée qui a pour but de raffermir la musculature et de développer la capacité cardiovasculaire. Faire de l’aérobique.

CN : travail *.


AFFAIRES CÉGÉPIENNES

Org. scol. VA services aux élèves, B.


AFFAIRES ÉTUDIANTES

Org. scol. VA services aux élèves, A.

CN : doyen aux *.


AFFECT

n.m.

Psychia. Élément constitutif de l’affectivité. TA affectivité; angoisse; émotion.

Nature. L’affect est une réaction élémentaire, vécue de façon pénible ou agréable. Il se présente soit sous la forme d’une décharge massive d’énergie ou comme une tonalité générale de l’humeur. Toute pulsion s’exprime soit dans l’affect, soit dans la représentation, même si ces deux registres ne sont pas nécessairement reliés. L’affect ramène au fondement de l’affectivité.


AFFECTIVITÉ

n.f.

Psych. Ensemble des désirs, pulsions, motivations, émotions, sentiments et croyances d’une personne. VA cognition, C; dysorthographie, A et C; paradigme existentiel, A. TA affect; angoisse; émotion; mathophobie; psychomotricité.

A. Psychisme. Base énergétique du psychisme, l’affectivité, en ce sens général, recouvre le domaine de l’irrationnel.

B. Psychia. En distinguant les deux systèmes (conscient et inconscient), la psychanalyse s’écarte de cette notion générale en voyant dans l’affectivité l’enjeu permanent du conflit entre les deux systèmes pour assurer leur primat sur elle, plus particulièrement sur les affects qui la constituent.

C. Affectivité/motricité. L’affectivité se manifeste essentiellement par une modification du milieu intérieur, ce qui la différencie de la motricité, laquelle vise la transformation du monde extérieur.

D. CN : troubles de l’*.

E. CN __ affectif,ive : approche *; développement *; dimension *; domaine *; immaturité *; jugement *; mésadaptation socio*; mésadapté socio*; objectif *; stratégie *; structure *; style *; taxonomie du domaine *; trouble *; typologie des démarches socio*.


AFFICHAGE

n.m.

1.Édum. Composition d’objets pédagogiques présentée à l’élève sous une forme (positionnement, format, etc.) qui en assure la lisibilité __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992). Agencement graphique d’éléments propres à en assurer la lisibilité. Syn. visualisation.

2. Inf./Téléinf. Information graphique et textuelle qui apparaît à l’écran d’un microordinateur ou d’un terminal. Syn. visualisation.

CN : unité d’*.


AFFIRMATION

n.f.

Gén. Action, fait de déclarer qu’une chose est exacte ou vraie; énoncé par lequel on affirme. VA système, G.


AFFIRMATION DE SOI

Péd./Psych. Manifestation d’une personne en tant qu’être autonome, distinct et indépendant qui désire satisfaire ses besoins d’estime d’elle-même et de reconnaissance de la part d’autrui. VA éducation physique, A. EA estime de soi.


AFFIXE

n.m.

Ens. lang./Ling. Morphème non autonome qui peut être adjoint au radical d’un mot pour en indiquer la fonction syntaxique (morphème casuel), pour en changer la catégorie (morphème entrant dans les nominalisations, les adjectivisations, etc.) ou en modifier les sens (morphèmes exprimant dans les verbes le factitif, l’inchoatif, etc.) __ DUBOIS, J. et al. (1973). V dérivation; radical. VA lexicologie, B; verbe, A. > conjugaison; déclinaison; dérivation; désinence; flexion.

Types : Les affixes constituent une classe où l’on distingue, selon la place qu’ils occupent par rapport au radical, les suffixes qui sont placés après le radical (en français, -ment dans vivement), les préfixes qui sont placés avant le radical (en français, re- dans refaire) __ id. Les infixes sont placés à l’intérieur du radical ou entre le radical et un préfixe ou un suffixe (en français, -r-, marque du futur dans fe-r-ons; dans sonorisation, on peut considérer -is- comme un infixe).


Â

ÂGE ACADÉMIQUE

Lég. scol. F.f. Il ne faut pas employer âge académique pour désigner l’âge scolaire __ OLF (1998).



ÂGE MENTAL

Psych. Mesure du développement intellectuel obtenue en comparant le résultat d’un enfant à un test d’intelligence au résultat moyen d’un échantillon d’enfants du même âge chronologique. EA quotient intellectuel.


ÂGE SCOLAIRE

Lég. scol. Âge correspondant à la période de la scolarité obligatoire __ OLF (1998). TA décrocheur. EA abandon/fréquentation/ obligation/population scolaire; scolarité obligatoire.

A.  QC. La Loi sur l’Instruction publique oblige tout enfant à fréquenter l’école depuis le début de l’année scolaire suivant le jour où il a atteint l’âge de six ans jusqu’à la fin de l’année scolaire au cours de laquelle il a atteint l’âge de seize ans. Même s’il ne s’agit pas d’une prescription de la Loi, l’organisation scolaire fonctionne comme si la scolarité obligatoire comprenait l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire __ CTEQ (1988).

B.  Décrocheur. En démographie scolaire, on considère comme décrocheur l’élève qui n’obtient pas le diplôme d’études secondaires, peu importe son âge __ id.

C.  Exemple d’emploi : établir la liste des enfants d’âge scolaire __ id.

D.  Taux de scolarité ou taux de scolarisation : rapport entre le nombre d’enfants d’un âge donné (ou d’une tranche d’âge) inscrits dans les établissements d’enseignement et le nombre total d’enfants du même âge dans une population donnée __ id.

E.  F.f. Il ne faut pas employer âge académique pour désigner l’âge scolaire __ OLF (1998).

F.  CN : population d’*.



A

AGENCE INTERMÉDIAIRE

Ens. sup. (Can.). Organisme officiellement placé entre le gouvernement provincial et le secteur universitaire qui facilite la communication entre les deux et qui exerce certains pouvoirs __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


AGENDA

1.  Gén. Carnet, calendrier subdivisé selon les mois, les semaines, les jours et les heures de l’année sur lequel on inscrit des rendez-vous, des activités, des congés, des déplacements, etc.

2.  Adm./Gest. F.f. Anglicisme dans le sens d’ordre du jour.



AGENT

Did./Péd. Ensemble des ressources humaines, matérielles et pédagogiques offertes au sujet dans une situation pédagogique. VA situation pédagogique, B. TA milieu; objet; sujet. EA relationd’enseignement/didactique.situation pédagogique. RN cycle de l’éducation, B. = {animateur + chargé de classe + enseignant + formateur + instituteur + instructeur + moniteur + professeur}.

A. Étym. Du latin agens, agentis, celui qui agit.

B. Nature. A = f (S, O, M) : la nature et l’agencement des éléments de l’Agent doivent correspondre à l’état de développement du Sujet, à la nature de l’Objet concerné et aux possibilités humaines, matérielles et financières d’un Milieu éducationnel.

C. Rôle. Son rôle de « facilitateur » de l’apprentissage est beaucoup plus important. Il doit diagnostiquer les besoins en apprentissage de chacun et prescrire les expériences voulues, être le tuteur et le conseiller de chacun pour résoudre les difficultés soulevées, stimuler la motivation et donner un encouragement constant, aider les élèves à développer un sens des responsabilités pour leur propre apprentissage et encourager les élèves à s’aider les uns les autres de façon responsable __ DAVISON, C. et TIPPETT, G. (1976).

D. CN : formation des * de maîtrise; triade sujet-objet-*.


AGENT D'AIDE SCOLAIRE

Adm. scol./Org. scol.(QC). Personne chargée d’assurer auprès des élèves de l’enseignement collégial les services d’aide scolaire __ OLF (1998). EA aide scolaire; conseiller d’élèves.

A. Distinction. Il ne faut pas confondre agent d’aide scolaire et conseiller d’orientation __ id.

B. Fonctions. De façon générale, l’agent d’aide scolaire : analyse les dossiers d’admission; renseigne les élèves sur le régime pédagogique; participe à l’inscription et aux processus de changement de cours; participe à l’orientation ou à la réorientation des élèves (notamment en situation d’échec); s’occupe des questions relatives aux équivalences, aux abandons de cours et aux relevés de notes; explique et applique les règles relatives aux autorisations d’études hors établissement; informe les élèves sur les conditions d’obtention des diplômes de l’enseignement collégial; établit les contacts avec les responsables de l’admission et les agents de liaison des universités et adresse les élèves à ces personnes; informe les élèves sur les conditions d’admission aux programmes d’études universitaires; prépare et anime des activités favorisant le cheminement des élèves __ CTEQ : norm. (04.88).


AGENT D'ÉDUCATION

Éduc. Personne morale ou physique qui joue un rôle déterminant dans l’éducation des élèves __ OLF (1998). EA personnel enseignant.

A. Agent d’éducation/éducatif. On dira préférablement agent d’éducation plutôt que agent éducatif __ id.

B. Genre. Dans le cas de la personne physique, on accorde le genre masculin ou le genre féminin selon le cas __ id.

C. Identité. Les parents, les enseignants, les administrateurs de commissions scolaires ou d’écoles sont des agents d’éducation __ id.


AGENT DE CHANGEMENT

Rech. Toute personne qui, par son action, facilite le processus de changement __ SAVOIE-ZAJC, L. (1993). EA acteur du changement.

Rôles (catégories) : 1. les rôles joués alors que la personne appartient à un système ressource extérieur au système client; 2. les rôles joués lorsque l’agent de changement fait partie du système bénéficiaire du changement; 3. les rôles frontières lorsque l’agent de changement n’appartient ni à l’un ni à l’autre des systèmes __ HAVELOCK, R. G. (1976) dans id.


AGENT DE DÉVELOPPEMENT DE L'ÉDUCATION

Doc./Ens. sup./Gest. ens./Péd. Syn. agent de développement pédagogique.


AGENT DE DÉVELOPPEMENT PÉDAGOGIQUE

Doc./Ens. sup./Gest. ens./Péd. Spécialiste des méthodes d’enseignement et d’évaluation qui fournit de l’aide et des renseignements aux enseignants et aux établissements scolaires sur les questions relatives à l’élaboration, l’implantation, l’administration et l’évaluation des programmes d’études. EA conseiller pédagogique.

A. Ens. sup. Cette expression est peu utilisée à l’université où les services pédagogiques sont habituellement peu développés.

B. Agent de développement pédagogique/de l’éducation. Le CEPES, UNESCO (1992) présente les deux expressions précédentes comme équivalentes.


AGENT DE FORMATION

Did./Form. prof. Spécialiste qui propose, planifie, organise, prépare et présente des programmes ou des cours de formation au sein d’une entreprise __ MUNGER, M. (1983). V responsable de la formation.

Nature et fonction. L’agent de formation peut intervenir directement comme membre d’une équipe de direction ou relever d’un directeur, d’un chef de service, d’un coordonnateur ou encore d’un autre agent de formation et il peut être affecté à toute gamme d’occupations à l’intérieur de l’organisation et se spécialiser dans plusieurs secteurs à la fois __ id.


AGENT DE MAÎTRISE

Form. prof./Gest. ens./Péd. Formateur dont la fonction est d’assurer le perfectionnement des ouvriers et des cadres dans une industrie ou un organisme.

CN : formation des *.


AGENT DISCRIMINANT

Psych. Pour Burrhus F. SKINNER (1938), capacité de distinguer avec précision entre plusieurs relations biunivoques stimulus-réponse. Syn. réponse instrumentale (KIMBLE, 1961); connexion (THORNDIKE, 1898).


AGENT ÉDUCATIF

Éduc. F.f. Il est préférable de dire agent d’éducation.


AGENT PÉDAGOGIQUE

Péd. Personne faisant partie du personnel non enseignant d’un système scolaire et qui s’acquitte des tâches particulières reliées directement aux apprentissages. Ex. : conseiller pédagogique; psychologue scolaire; directeur pédagogique; etc.


AGENT SCOLAIRE

Éduc. F.f. Il est préférable de dire agent d’éducation.


AGILITÉ

n.f.

Did./Éduc. phys. VA éducation physique, A; taxonomie de HARROW, 4.40/du domaine psychomoteur, A : 4.40.


AGNOSTICISME

Phi. Thèse selon laquelle il existe des inconnus et des inconnaissables. Ex. : Si l’hypothèse du big bang est vraie, alors on ne saura jamais ce qui se passait dans l’univers avant que survienne l’hypothétique explosion initiale __ BUNGE, M. (1983) : trad. VA scepticisme méthodique, A.


AGRÉÉ,E

Lég. scol. F.f. VA breveté, A.


AGRÉGATIF,IVE

n.

Ens. sup./Gest. app./Gest. ens. (Fr.). Personne qui prépare l’agrégation.


AGRÉGATION

n.f.

1. Adm. scol./Ens. sup./Gest. ens. (Fr.). Concours officiel de haut niveau qui donne droit à une chaire, soit dans l’enseignement du second degré (lettres et sciences), soit dans l’enseignement supérieur (droit et sciences économiques, médecine, pharmacie); ce concours lui-même. Se présenter à l’agrégation des lettres, des sciences naturelles.

2. Adm. scol./Lég. scol. (QC). F.f. Dire plutôt reconnaissance d’aptitude à l’enseignement.

Historique. Au XVIIe s., l’agrégation désignait l’admission à une famille noble, à une compagnie. Au début du XIXe s., le terme s’appliquait aux personnes admises à titre de professeur suppléant (1800), puis à toutes celles qui passaient avec succès les concours visant à assurer le recrutement de professeurs de haut niveau. Actuellement, l’évolution des structures de l’enseignement tend à donner d’autres affectations aux agrégés, notamment en recherche.


AGRÉGÉ,E

1. Ens. sup./Gest. ens. (Can.). Membre du corps enseignant d’un collège ou d’une université dont le statut est celui de maître assistant.

2. Ens. sup./Gest. ens. (Fr.). Personne reçue à l’agrégation et donc déclarée apte à être titulaire d’un poste de professeur de lycée et de certaines disciplines universitaires (droit et sciences économiques, médecine, pharmacie). Syn. professeur agrégé.

CN : professeur *.


AGRÉMENT

n.m.

1. Gén. Approbation accordée par une autorité.

2. Ens. sup. Reconnaissance et approbation des normes curriculaires d’un établissement d’enseignement par un organisme externe, une association, une corporation professionnelle ou un établissement prestigieux __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. L’agrément d’une école professionnelle ou d’un autre établissement d’enseignement supérieurpar une université ou par une commission d’agrément.

3. Gest. app. Processus de reconnaissance par lequel le ministère de l’Éducation évalue les connaissances acquises par un individu dans le cadre de la formation en entreprise ou autre et les transpose en unités en vue d’une attestation d’études ou ultérieurement de l’obtention d’un diplôme à la fin d’un profil de formation __ MUNGER, M. (1983). EA reconnaissance des acquis.

4. Lég. scol. Reconnaissance officielle suite à l’évaluation par un organisme compétent de la valeur des objectifs, des opérations ainsi que des ressources humaines, matérielles et financières d’une institution.


AGRESSIVITÉ

n.f.

1. Adapt. scol./Diagn. VA troubles du comportement, J.

2. Psych. (Gén.). Dynamisme global d’un individu le rendant apte à assurer sa survie, à faire face aux difficultés et à s’affirmer.

3. Psych. (Spéc.). Tendance à des comportements hostiles et destructeurs, souvent réactionnels à une frustration. VA apprentissage de la lecture, B.

4. Psychia. Groupe de pulsions distinctes des pulsions sexuelles, mais ne pouvant être saisies que dans leurs relations avec elles __ FREUD, S. (1920).

5. Psychopéd. VA apprentissage de la lecture, B.

A. Étym. Du latin adgredi, aller vers, attaquer.

B. Pulsions agressives/sexuelles. Dans la structure psychique, le but des pulsions sexuelles est d’unir les éléments qui la composent et de maintenir leur cohérence; au contraire, le but des pulsions agressives est de désunir, de séparer ces éléments. Instinct de vie (Erôs) et instinct de mort (Thanatos) forment le versant métapsychologique de cette conception.

C. Aspects négatif et positif. Autant dans son premier sens, l’agressivité est socialement condamnable, autant, dans son second sens, elle est identifiée comme une qualité des forces vitales de l’organisme.

D. Éduc. La rééducation du comportement agressif occupe une place importante dans le champ de l’éducation spéciale.


AIDE

n.m. ou n.f.

1. Gén. Assistance donnée à quelqu’un en vue de lui faciliter la tâche ou de satisfaire ses besoins. Syn. appui; assistance; rescousse; secours; soutien.

2. Adm.éduc./Péd./Rech. VA adjoint, D.

A. Aide préceptorale : aide personnelle entre un maître et un élève __ BLOOM, B. S. (1968).

B. Aide sensorielle : prothèses et matériels conçus en fonction des possibilités sensorielles des handicapés et destinés à faciliter leur adaptation au milieu et l’organisation de leur éducation __ UNESCO (1976).

C. CN : agent d’* scolaire; bureau de l’* financière aux étudiants; centre d’* par le travail; incapacité apprise à se venir en *; outil d’* à l’écriture; relation d’*; service d’accueil et d’*; service d’* à l’usager; service de l’* financière aux étudiants; service de l’* scolaire.


AIDE (FINANCIÈRE) AUX ÉTUDES/ ÉTUDIANTS

Adm. éduc./Ens. sup. Assistance pécuniaire, sous forme de prêts et de bourses, accordée aux élèves du collégial et aux étudiants de l’université afin de faciliter la poursuite de leurs études.

A. Domaine/personne. Sur le modèle des expressions aide au développement, aide au cinéma, aide au logement, le complément déterminatif, dans l’expression aide financière aux études, désigne le domaine d’activité auquel est destinée cette aide plutôt que les personnes qui la reçoivent __ CTEQ (04.88).

B. Contraction. En contexte, on pourra dire aide aux études __ id.

C. CN : bureau de l’*; service de l’*.


AIDE À LA RÉDACTION

Int. art. Application de l’intelligence artificielle à la construction de systèmes qui vérifient non seulement l’orthographe, mais aussi la grammaire et le style d’un texte rédigé en prose __ PAVEL, S., SEC (1989). Syn. outil d’aide à l’écriture.


AIDE AUDIOVISUELLE

n.m.

Techno. éduc. Dispositif audiovisuel de présentation d’informations didactiques, comprenant aussi bien les dispositifs sonores (disques, magnétophones) que visuels (tableau mural, projecteurs divers), etc. Syn. auxiliaire/instrument/moyen/outil audiovisuel __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AIDE AUX ÉTUDES

Adm. éduc. VA aide (financière) aux études/étudiants, B.


AIDE MATERNELLE

Gest. ens./Péd. (Fr.). Personne diplômée qui s’occupe des enfants dans les crèches, les collectivités ou les familles. TA gardien. EA jardinière d’enfants.


AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE (AMP)

Psychopéd. (Fr.). Personne qui assiste les enfants, les adolescents ou les adultes qui présentent des déficiences ou des incapacités importantes __ ONISEP (1993). EA services de psychoéducation et d’éducation spécialisée.

A. Rôle. Son rôle est à la fois matériel, psychologique, médical et social. L’AMP assiste les personnes qui lui sont confiées dans tous les gestes de la vie quotidienne tels les repas, la toilette et les jeux. Les tâches plus éducatives visent à encourager le langage, à stimuler l’attention par des jeux simples, des techniques créatives et à favoriser l’expression corporelle __ id.

B. Formation. La formation des aides médico-psychologiques se fait exclusivement en cours d’emploi. La formation théorique et pratique est assurée par des centres agréés et dure deux ans. Elle est sanctionnée par le certificat d’aptitude aux fonctions d’aide médico-psychologique __ id. Au Québec, la formation équivalente est celle de technicien en éducation spécialisée. Les accompagnateurs peuvent aussi jouer le même rôle auprès des personnes handicapées.


AIDE PÉDAGOGIQUE INDIVIDUEL(LE)

n.m. ou n.f.

Adm. scol./Org. scol. F.f. Dire plutôt agent d’aide scolaire, aide scolaire ou conseillance.


AIDE PERSONNELLE

Péd./Rech. VA encadrement des élèves, B.


AIDE SCOLAIRE

n.f.

Adm. scol./Org. scol.(QC). Service d’information et de conseillance mis à la disposition des élèves de l’enseignement collégial __ OLF (1998). TA conseillance. EA agent d’aide scolaire.

A. Superfétation. Il serait superfétatoire d’inclure l’adjectif « individuelle » dans l’expression aide scolaire __ CTEQ : norm. (04.88).

B. Aide/orientation scolaire. Il ne faut pas confondre aide scolaire et orientation scolaire, ce dernier terme désignant plutôt un processus de personnalisation et de socialisation conduisant l’élève au choix et à l’exercice d’une fonction de travail __ id.

C. Extension. L’aide scolaire comprend également des services d’analyse des dossiers d’admission, des demandes d’équivalence et des demandes d’exemption ainsi que des services de liaison avec les universités __ id.

D. Exemples d’emploi : aller au Service de l’aide scolaire; recourir à l’Aide scolaire __ id.

E. CN : agent d’*; service de l’*.


AIDE TECHNIQUE À LA COMMUNICATION

Adapt. Tout objet, équipement ou dispositif utilisé ou conçu pour les personnes présentant des troubles sévères de communication dans le but de remplacer, de supporter ou de faciliter l’émission et la réception de messages __ CONTARDO, R. et al. (2000).

A. Méthodes de sélection. On distingue deux méthodes de sélection utilisées par une personne qui présente des troubles sévères de communication pour contrôler l’aide technique à la communication. Celles-ci sont la méthode de sélection directe et la méthode de sélection indirecte __ COOK, A. et HUSSEY, S. (1995) dans CONTARDO, R. et al. (2000).

B. Méthode de sélection directe. Pour la méthode de sélection directe, l’utilisateur fait son choix en utilisant un mouvement du corps, lui permettant ainsi d’indiquer directement sa sélection sur l’interface de contrôle(ex. : clavier, tableau). Dans ce cas, l’utilisateur désigne son message par un pointage, un regard, un pointeur, etc. qui lui permet d’indiquer directement son message. Physiquement, cette méthode de sélection est la plus difficile, car elle exige des mouvements moteurs raffinés et contrôlés. Cognitivement, cette méthode est la plus intuitive et la plus facile à apprendre __ id.

C. Méthode de sélection indirecte. La méthode de sélection indirecte implique l’utilisation d’étapes intermédiaires entre la personne et l’aide technique pour la transmission du message (COOK, A. et HUSSEY, S., 1995). Dans le domaine de la communication augmentative et alternative, la méthode de sélection indirecte la plus connue est le balayage lumineux par rangée-colonne. Par un mouvement du corps, l’utilisateur active un interrupteur, c’est-à-dire qu’il l’allume ou l’éteint, signalant ainsi à un appareil de déplacer ou d’arrêter un curseur lumineux qui se bouge horizontalement et verticalement sur une aide technique. En appuyant sur l’interrupteur, le signal lumineux s’arrête sur un des symboles qui sont représentés sur l’aide technique à la communication. Physiquement, cette méthode de sélection est moins exigeante sur le plan moteur, tandis que contrairement à la première, l’effort cognitif est accentué, car la personne doit apprendre le fonctionnement de l’étape intermédiaire __ id.


AIDE-MÉMOIRE

n.m.

Rech. Liste de rappel des tâches à effectuer ou d’éléments à vérifier dans une opération globale où il est important que rien ne soit oublié. Syn. liste de contrôle. EA liste inductrice.

Pluriel : des aide-mémoire.


AIDES PÉDAGOGIQUES

n.f.pl.

Péd./Techno. éduc. Ensemble des stratégies, des méthodes, des ressources humaines et matérielles, des instruments et des supports audiovisuels et informatiques qu’un agent ou un sujet peut utiliser dans une situation pédagogique. Syn. auxiliaires/moyens/outils pédagogiques; matériel pédagogique.


AIGUILLAGE

n.m.

Inf. Syn. branchement.


AIRE

n.f.

Did. Chacune des cinq subdivisions principales dans la taxonomie de BURNS. Syn. type. VA taxonomie de BURNS.


AIRE DE FORMATION

Form. prof. Zone, à l’intérieur d’une usine ou de quelque autre lieu de travail, réservée à la formation __ MUNGER, M. (1983).

Nature. L’aire de formation peut comprendre une ou plusieurs salles de cours, une ou plusieurs salles de conférences, un secrétariat, une bibliothèque, etc. __ id.


AIRE DE LA RÉSOLUTION DES PROBLÈMES

Did. VA taxonomie de BURNS/du domaine cognitif, E : III.


AIRE DES OPÉRATIONS

Did. VA taxonomie de BURNS/du domaine cognitif, E : II.


AIRE DU CONTENU

Did. VA taxonomie de BURNS/du domaine cognitif, E : I.


AIRE ÉMOTIVE

Did. VA taxonomie de BURNS/du domaine affectif, C : IV.


AIRE MOTRICE

Did. VA taxonomie de BURNS/du domaine psychomoteur, B : V.

AISANCE À COMMUNIQUER FLUENCY

Ens. lang./Ens. L2/Péd. Ant. difficulté à communiquer. VA approche neurolinguistique, F1.1.


AISANCE À COMMUNIQUER

Ens. lang./Ens. L2/Péd. Ant. difficulté à communiquer. VA approche neurolinguistique, F1.1.



AJUSTEMENT

Gén. VA adaptation, E.

CN : degré d’*; qualité de l’*.


ALALIE

Adapt. scol./Diagn. Syn. audimutité; dysphasie fonctionnelle.


ALBUM

n.m.

Ens. lang./Litt. Livre de contes, de poésies ou de bandes dessinées dans lequel l’illustration occupe environ les trois quarts de l’espace. > abécédaire.

Usage. L’album sert souvent aux non-lecteurs, aux apprentis-lecteurs ou aux lecteurs moins habiles.


ALÉATOIRE

adj.

1. Gén. Syn. hasardeux; improbable; incertain; problématique.

2. Stat. VA stochastique, B.

CN : échantillon *; échantillon * simple; erreur *; recherche *.


ALETTRISME

Alph. Phénomène caractérisant une personne qui possède les capacités de lecture, mais qui s’abstient de les utiliser __ SALTER, J. L. et SALTER, C. A. (1991). EA non-lecteur.


ALEXIE

n.f.

Diagn./Psychopéd. Perte pathologique de l’habileté à lire due à un dommage cérébral.

Types. Il y aurait trois types d’alexies : 1. l’alexie auditive ou la difficulté à discriminer les sons dans les mots; 2. l’alexie visuelle ou la difficulté à différencier et à se rappeler visuellement les mots; 3. la cécité verbale ou l’incapacité de lire, bien que les autres objets puissent être identifiés visuellement __ DEJNOZKA, E. et al. (1982).


ALGÈBRE

Math. VA mathématique, B.


ALGORITHME

n.m.

1.Édum. Ensemble de règles opératoires et d’heuristiques qui servent à résoudre un problème. TAordinogramme.

2. Inf. Séquence logique, illustrée sur un ordinogramme, des opérations appropriées et des cheminements nécessaires à la résolution d’un problème ou à la réalisation d’une tâche globale.

3. Ling./Math./Sc. Ensemble de règles précises ou procédure structurée en un nombre fini d’opérations, qui permet de résoudre mécaniquement un problème, de prendre une décision, de réaliser une tâche ou de comprendre une situation d’une manière méthodique et optimale. TA heuristique. EA résolution de problèmes.

A. Instruction. Chacune des opérations de l’algorithme devra être traduite sous forme d’instruction afin d’être effectuée par l’ordinateur.

B. Programme. Traduit en langage de programmation, l’algorithme devient un programme.


ALGORITHMIQUE

1. Inf. (n.f.).Étude de la résolution de problèmes par la mise en œuvre de suites d’opérations élémentaires selon un processus défini aboutissant à une solution __ CMTI (Fr.) (1989).

2. Inf./Ling./Math./Sc. (adj.). Attribut faisant référence à une procédure prédéterminée prévoyant toutes les éventualités possibles d’une situation. Une démarche algorithmique de la résolution d’un problème.

3. Ling./Math./Sc. (n.f.). Décision, tâche, problème pour lequel une procédure détaillée et optimale a été développée et qu’il est préférable d’utiliser afin d’obtenir les meilleurs résultats dans les plus brefs délais. Science d’élaboration des algorithmes.


ALIÉNATION

n.f.

1. Dr. Fait de céder ou de perdre un droit.

2. Psych. Fait de ne plus s’appartenir; fait d’être étranger à soi-même et à son environnement; fait de ne plus savoir agir normalement. V racisme; sexisme.


ALLÉGORIE

n.f.

Ens. lang./Ling./Litt. Figure d’expression par laquelle une idée est représentée par une image, un tableau, souvent par un objet, un être. Ex. : Un squelette pour la mort, dans un texte, une histoire. TA comparaison; métaphore. ∈ figure de rhétorique.


ALLITÉRATION

n.f.

Ens. lang./Ling./Litt. Répétition de mêmes sons pour produire un effet sonore spécial. Ex. : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?figure de rhétorique.


ALLOCATION DE RECONVERSION PROFESSIONNELLE

Form. prof. Aide financière allouée aux chômeurs, aux licenciés pour des raisons économiques, ou aux travailleurs susceptibles de perdre leur emploi, afin de leur permettre de se perfectionner ou d’acquérir une formation pour des activités professionnelles différentes de celles qu’ils exerçaient antérieurement __ BIT (1987).

Provenance et cadre. Cette aide est assurée soit par l’entreprise, soit par l’État, dans le cadre, par exemple, d’un plan de développement de l’emploi __ id.


ALLOGRAPHE

Alph./Sémio. Selon Hélène BLAIS (1995), personne capable de lire et d’écrire, mais autrement que par le biais des réseaux officialisés et patentés de la langue écrite standardisée.

Allographe/analphabète. Le terme allographe est moins connoté péjorativement que celui d’analphabète. Il rend compte du fait que même incapable d’utiliser la graphie normalisée, l’individu en question est capable de lire et d’écrire la réalité dans laquelle il vit __ id.


ALLOPHONE

n.

1. Gén. Toute personne dont la langue maternelle n’est pas celle de la communauté dans laquelle elle se trouve. VA langue d’enseignement, B et E.

2.Éduc. cult. (QC). Toute personne dont la langue maternelle est autre que le français, l’anglais, l’inuktitut ou les langues amérindiennes __ MEQ (10.91).

3. Ling. Variante régionale ou sociale, habituellement de source contextuelle ou combinatoire, dans la réalisation d’un phonème. TA allographe.


ALPHA (α)

1. Alph. (Gén.). Diminutif courant du terme alphabétisation.

2. Alph. (Fr.). Apprentissage initial de l’écrit qui concerne plutôt un public étranger immigré __ Ministère de l’emploi et de la solidarité et GPLI (1999). Syn. alphabétisation.

3. Doc. Syn. coefficient alpha (α) de CRONBACH.

CN : coefficient * de CRONBACH; coefficient de fidélité * de CRONBACH.



ALPHA-LANGUE

Alph./Péd. (QC). Enseignement ou apprentissage d’une langue seconde, adapté spécifiquement à un public sous-scolarisé ou à des immigrants allophones en cours d’alphabétisation dans cette langue. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L. EA alphabétisation en français, langue seconde; alphabétisation en langue seconde.francisation.

A. Origine. L’appellation a été introduite par la CECM pour désigner la francisation des analphabètes allophones __ FUGAZZI, B. (1991).

B. Alpha-langue/francisation. D’après Benvenuto FUGAZZI (1991), l’alpha-langue est une voie spécifique de francisation qui se caractérise, entre autres, par une hiérarchisation différente des objectifs d’apprentissage du français et intègre plusieurs facteurs reliés aux immigrants analphabètes allophones.


ALPHABET

Com./Ling. Ensemble de toutes les lettres en usage dans une langue, y compris s’il y a lieu, les lettres accentuées, rangées suivant un ordre convenu, mais à l’exclusion des signes de ponctuation __ CNGI (1984); répertoire de tous les signes graphiques qu’un code permet de former.


ALPHABET PHONÉTIQUE

Ens. lang./Ling. Répertoire des symboles graphiques qui servent à transcrire les sons des langues. VA consonne; phonème, A.

A. Signes phonétiques pour le français.

Voyelles

[ i ] ici, vie

[ I ] vite (QC)

[ e ] épée

[ E ] très

[ a ] patte

[ A ] pâte

[ O ] bol

[ o ] do

[ u ] loup, roue

[ U ] route (QC)

[ y ] rue, lu

[ Y ] lutte (QC)

[ ø ] jeu

[ “ ] leur

[ @ ] de

Voyelles nasales

[ E~ ] singe

[ a~ ] ange

[ O~ ] monde

[ “~ ] lundi (QC)

Consonnes

[ p ] pain

[ t ] mouton

[ ts ] petit, tulipe (QC)

[ k ] cœur

[ b ] balle

[ d ] doux

[ dz ] dire, durée (QC)

[ g ] gâteau

[ f ] folie

[ s ] sol, cela

[ S ] chat

[ v ] voir

[ z ] zut, asile

[ ¸ ] plage

[ l ] livre

[ r ] rire

Consonnes nasales

[ m ] magie

[ n ] nuit

[ ¯ ] agneau

[ n ] ping pong

Semi-consonnes

[ j ] fille

[ w ] oui, moi

[ h ] huit, lui

B. Alphabet phonétique international. L’alphabet phonétique international (API) comprend 80 signes. Grâce à cet alphabet, on peut effectuer des transcriptions de plusieurs langues occidentales. On distingue la transcription large et la transcription étroite. Une transcription est dite large (ou phonologique) quand elle obéit au principe suivant : un phonème = un symbole. Une transcription est dite étroite (ou phonétique) quand elle respecte les nuances acoustiques de la prononciation y compris les nuances non significatives. Le mot phonétique, qui correspond à l’ensemble des phones prononcés entre deux pauses ou entre deux espaces blancs, devient l’unité de transcription. Dans l’enseignement, il existe souvent des dangers de confusions entre la transcription phonétique et la transcription graphique qui ne respecte pas le principe : un son = une lettre. Cela est encore plus marqué en langues secondes, alors que se superposent non pas deux, mais quatre codes de transcription. VA correspondances graphophonétiques.

C. Semi-consonnes. Les semi-consonnes sont également appelées semi-voyelles, médianes, approximantes ou glides. Elles sont au nombre de trois en français (VA A). (...) Elles se caractérisent par la sonorité des voyelles et l’absence de syllabicité des consonnes __ BROUSSEAU, A.-M. et NIKIEMA, E. (2001).

D. Particularités (QC). Le français québécois, tout comme certaines variétés régionales du français de France, comporte un certain nombre de particularités phonétiques souvent qualifiées « d’accent ». (...) Le trait le plus remarquable est la réalisation des consonnes / t / et / d / comme [ts ] et [dz] devant une voyelle antérieure haute ([ i ], [ y ]) : ce processus est appelé assibilation ou affrication. Ex. : Petit en français québécois se prononce [pәtsi] __ id.


ALPHABÈTE

1. Alph./Diagn.(Gén.) (n.). Personne capable de lire et écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec la vie quotidienne __ UNESCO (1958, 1978, 1998). Personne qui a acquis les compétences de base dans l’utilisation du code écrit (lecture, écriture, calcul). Syn. personne alphabétisée. Ant. analphabète; illettré. TA lettré, 2.

2. Alph./Diagn. (adj.). Qui possède les compétences de base dans l’utilisation du code écrit (lecture, écriture, calcul). TA lettré, 2. EA néoalphabète.

3. Diagn. Personne qui a acquis les connaissances et compétences indispensables à l’exercice de toutes les activités où l’alphabétisation est nécessaire pour jouer efficacement un rôle dans son groupe et sa communauté, et dont les résultats atteints en lecture, en écriture et en arithmétique sont tels qu’ils lui permettent de continuer à mettre ces aptitudes au service de son développement propre et du développement de la communauté, et de participer activement à la vie de son pays __ UNESCO (1962). Adulte qui a acquis les compétences de base dans un domaine déterminé. Ant. analphabète; illettré. V alphabétisation fonctionnelle.

A. Usage. Le terme alphabète est peu usité; on emploie davantage l’expression personne alphabétisée.

B. Compétence. Il y a une tendance à inclure d’autres compétences jugées essentielles. Ex. : des savoirs de base concernant l’hygiène, l’agriculture, la résolution de problèmes, etc.

C. CN : comportement *; environnement *; milieu *; néo*; semi-*; société *.


ALPHABÉTISATION

1. Diagn. (Gén.). Habileté ou compétence dans l’utilisation du code écrit. Syn. alpha. V éducation science-technique-société. VA E et F; lecturisation, A et B. EA niveaud’alphabétisation/d’alphabétisme.

2. Ens. lang. V analphabète; analphabétisme; littératie. VA éducation permanente, N; langue, J. TA déchiffrage.

3. Éduc. (Gén.). Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul), généralement dans la langue maternelle, la langue dominante ou la langue d’usage d’une société. Résultat de ce qui précède. VA autonomie fonctionnelle, C; EIAA, D; littératie, C. > alphabétisation de base.

4. Éduc. (Gén.). Acquisition des connaissances et compétences de base dont chacun a besoin dans un monde en rapide évolution __ CONFINTEA (1997). Par extension, acquisition des compétences de base dans des domaines de savoirs ou dans des systèmes et contextes de communication spécialisés. Ex. : alphabétisation informatique/musicale/scientifique/technologique.Syn. formation de base. VA adultes peu ou pas à l’aise avec l’écrit.< éducation fondamentale.

5. Éduc. (Spéc.). Acquisition par des adultes des compétences de base liées à la communication écrite et à la vie en société. TA numératie. EA alphabétisation communautaire/en milieu de travail/familiale.

6.Éduc. (Spéc.). Syn. alphabétisation des adultes; éducation/formation de base; éducation de base des adultes. VA francisation.

7. Éduc./Pol. Processus d’éducation populaire qui intègre l’apprentissage du code écrit dans un but de conscientisation sociopolitique des classes marginalisées et de changement social. EA alphabétisation conscientisante/critique/populaire.

8. Pol.(Gén.). Énoncé de principes déterminant des objectifs, des actions et des ressources pour la mise en œuvre, sur le plan international, national ou régional, d’un programme d’alphabétisation (ex. : PEMA, 1965; Croisade d’alphabétisation du Nicaragua, 1980). V analphabétisme; campagne/programme d’alphabétisation; PEMA. TA postalphabétisation; préalphabétisation.

A. Literacy. Le terme anglais, qui suscite souvent la confusion lorsqu’on traduit d’une langue à l’autre, renvoie à trois acceptions en français : soit le processus d’enseignement et d’apprentissage (alphabétisation), soit les aptitudes ou capacités (alphabétisme, compétences liées à l’alphabétisme), soit l’état de l’écrit chez un individu ou dans la société (littératie). VA EIAA, D.

B. Visées.Épanouissement et valorisation de la personne. Développement et intégration des aptitudes rudimentaires et nécessaires pour participer socialement, culturellement, politiquement et économiquement à la vie en société ainsi qu’au développement de la collectivité. Selon l’UNESCO (1993), l’alphabétisation vise à promouvoir l’égalité, la justice sociale et les droits de l’homme. La Déclaration de Persépolis (1975) affirme que l’alphabétisation doit viser à éveiller chez l’individu une conscience critique de la réalité sociale, à lui permettre de comprendre, de maîtriser et de transformer sa destinée. V alphabétisation fonctionnelle.

C. Buts. Participer activement à la vie en société, c’est-à-dire exercer ses droits et ses devoirs, assumer ses responsabilités (familiales ou civiles), s’informer (accès et usage de l’information), utiliser les services (ex. : usage des technologies de communication), etc.

D. Objectifs. Accroître la communication, la compréhension, la conscience critique, le jugement, la participation de la communauté dans un ou plusieurs domaines (ex. : technologique, informatique, culturel, scientifique, etc.), la confiance, l’estime de soi et le raisonnement. (Belg.) a) Améliorer les capacités en lecture et en écriture; b) encourager l’émancipation et la solidarité; c) promouvoir l’épanouissement personnel et l’intégration sociale; d) soutenir la réalisation d’un réseau d’éducation de base pour les moins scolarisés __ CCE (1988).

E. Critères d’évaluation. On distingue deux grands modes d’évaluation : l’un en fonction de la scolarité et l’autre en fonction de la mesure des compétences. L’évaluation en fonction de la scolarité mesure indirectement l’analphabétisme. Selon l’étude comparative de la capacité de lecture des adultes et de celle des enfants, effectuée par William S. GRAY et Bernice E. LEARY en 1937, « il est indispensable d’atteindre, en matière de lecture, un niveau équivalent à celui de la moyenne des enfants ayant fréquenté l’école 4 ans,ou de préférence 5 ans » (GRAY, W. S., 1956). Ainsi, on considère encore aujourd’hui qu’une personne qui a entre 0 et 4 ans de scolarité est analphabète; 4 ans de scolarité étant le seuil minimal de l’alphabétisme. Par après, on a tenu à distinguer les analphabètes complets (0 à 4 ans de scolarité) des analphabètes fonctionnels (5 à 9 ans et plus). Quant à l’évaluation directe à l’aide de tests, elle se fait en fonction des compétences de lecture, d’écriture, de calcul et autres. En conséquence, on observe un écart entre l’évaluation du niveau d’alphabétisme et les mesures dites objectives (de la scolarité et des compétences). Par ailleurs, l’évaluation peut avoir pour but le classement des personnes. Elle permet alors de regrouper les apprenants en fonction d’un continuum de performance (analphabète complet, analphabète semi-fonctionnel, analphabète fonctionnel, par exemple). Enfin, il faut mentionner que l’évaluation de l’alphabétisme varie en fonction des exigences propres à chaque époque et à chaque culture. V EIAA; évaluation de programme; test d’alphabétisation. VA degré d’alphabétisme.

F. Effets. Il existe plusieurs positions sur les effets de l’alphabétisation : • Sur le plan économique, Sue Ellen BERRYMAN (1995) affirme que le niveau d’alphabétisation a un effet positif sur la qualité de l’emploi qu’une personne occupe et sur la qualité du travail produit. La contribution de l’alphabétisation au développement économique a aussi été avancée par d’autres auteurs dont Albert MEISTER (1973), George PSACHAROPOULOS et Maureen WOODHALL (1985). Par contre, des auteurs comme Harvey GRAFF (1987)affirment que l’alphabétisation est le résultat plutôt que la cause du développement économique. • Sur le plan cognitif, Basil BERNSTEIN (1975), Jack GOODY (1979), David OLSON (1977) et Walter ONG (1982), par exemple, sont d’avis que l’alphabétisation contribue au développement cognitif. Leur position s’oppose à celle de Sylvia SCRIBNER et Michael COLE (1981) dont les études auprès des Vai au Libéria démontraient l’absence de corrélation entre le développement cognitif et l’alphabétisation. • Sur le plan socioculturel, Eric Donald HIRSCH (1987) et Allan David BLOOM (1987), par exemple, soutiennent que l’alphabétisation est nécessaire au développement culturel d’une société, à son maintien et à sa cohésion. Mais, Allan BERNARDO (1999) et Brian STREET (1993) insistent sur la nécessité d’apprécier l’alphabétisation en relation avec plusieurs facteurs culturels et non d’une manière isolée et réductrice. • Sur les plans personnel et social, plusieurs auteurs et programmes insistent sur la contribution de l’alphabétisation à l’épanouissement des individus ou encore à leur intégration sociale et au plein exercice de la citoyenneté (EL HAYEK, C., 1998). • Sur le plan sociopolitique, Paulo FREIRE (1970), notamment, affirme que l’alphabétisation participe à la conscientisation des individus et des peuples en les aidant à assumer leur liberté et leur propre développement. V alphabétisation conscientisante.

G. Sens dérivé. On observe deux tendances dérivationnelles, l’une ajoute des compétences à l’alphabétisation et l’autre consiste en l’extension par métaphore ou analogie. L’extension de sens que connaît le mot alphabétisation, telle que dans les expressions alphabétisation économique/environnementale/informatique/technologique/visuelle, se propage graduellement à des domaines autres que celui de l’alphabétisation; il en est ainsi, par ailleurs, pour les termes analphabétisme et analphabète. De fait, on observe une tendance à la diversification des usages, même si cette extension de sens soulève la controverse parmi les experts de l’alphabétisation.

H. Définitions complémentaires. Pour cerner le concept d’alphabétisation, il faut tenir compte de trois définitions complémentaires : celle de l’UNESCO qui s’adresse à la communauté internationale sans tenir compte des diverses réalités socioéconomiques, celle de la Commission canadienne pour l’UNESCO et celle du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation qui considèrent l’analphabétisme comme une réalité différente dans les pays industrialisés et la position socioéconomique comme un facteur déterminant dans la reproduction de l’analphabétisme __ LACHAÎNE, S. et LEFEBVRE, F. (1986). Pour l’UNESCO (1978), une personne est complètement analphabète lorsqu’elle est incapable de lire, d’écrire et de comprendre un court texte simple concernant son quotidien. Selon le même organisme, une personne est fonctionnellement analphabète lorsqu’elle est « incapable d’exercer toutes les activités pour lesquelles l’alphabétisation est nécessaire dans l’intérêt du bon fonctionnement de son groupe et de sa communauté, et aussi pour lui permettre de continuer à lire, à écrire et à calculer en vue de son propre développement et celui de la communauté ». Cette définition s’applique mal aux pays industrialisés où le niveau d’instruction est plus élevé. C’est pourquoi la Commission canadienne propose d’autres critères en matière d’alphabétisation. Entre autres, une huitième année est nécessaire, au Québec, pour atteindre un niveau fonctionnel d’alphabétisation. V analphabète complet/fonctionnel.

I. Interventions. Suivant les besoins éducationnels ou les types de publics, les interventions en alphabétisation peuvent se prévaloir d’une approche « scolarisante », communautaire, conscientisante ou fonctionnelle __ BLAIS, H. (1988). L’alphabétisation « scolarisante » vise essentiellement la certification. Elle répond aussi aux exigences du monde du travail. L’alphabétisation communautaire sensibilise les participants à leur milieu collectif et à la mise en commun des ressources de la communauté. L’alphabétisation conscientisante prône des activités favorisant une prise de conscience des problèmes sociaux et environnementaux, et une prise en charge du milieu par les apprenants. L’alphabétisation fonctionnelle s’adresse en particulier à des allophones et à des personnes handicapées. Elle promeut des apprentissages signifiants et utiles, et vise un fonctionnement adéquat dans le quotidien des divers contextes d’utilisation. Dans les pays industrialisés, le concept d’alphabétisation serait plus ou moins banalisé, l’alphabétisation étant devenue une activité d’amélioration, de révision ou de rafraîchissement de la langue de base et de communication de connaissances générales. V alphabétisation communautaire/conscientisante/critique/fonctionnelle/scolaire/scolarisante.

J. Arguments en faveur de l’alphabétisation. Le premier argument en faveur de l’alphabétisation des adultes est par conséquent l’impératif moral visant à promouvoir l’égalité, la justice sociale et les droits de l’homme. Il existe bien sûr des raisons impérieuses, fondées sur l’économie aussi bien que sur l’équité __ HAGGIS, S. M. (UNESCO, 1993).

K. Populations cibles. L’alphabétisation est souvent conçue en fonction de certaines catégories d’apprenants qui possèdent des caractéristiques communes. Par exemple, alphabétisation des immigrants, alphabétisation des femmes, alphabétisation des personnes âgées. VA N.

L. Langue. Le choix de la langue de l’alphabétisation est souvent problématique, en particulier dans des contextes plurilinguistiques. Les méthodes choisies peuvent varier selon la langue retenue. Par exemple, les langues phonétiques par rapport aux langues idéographiques. VA N; alphabétisation bilingue, B.

M. Milieu. L’environnement ou le milieu constitue un facteur déterminant quant au sens, au contenu, aux approches et aux méthodes d’alphabétisation. Par exemple, alphabétisation en milieu de travail, alphabétisation en milieu familial, alphabétisation en milieu rural. VA N.

N. Typologie de l’alphabétisation.

DOMAINE/SPÉCIALISATION

alphabétisation économique

alphabétisation en média

alphabétisation en philosophie

alphabétisation environnementale

alphabétisation généralisée

alphabétisation informatique

alphabétisation linguistique

alphabétisation mathématique

alphabétisation médiatique

alphabétisation musicale

alphabétisation scientifique

alphabétisation technique

alphabétisation technologique

alphabétisation télévisuelle

alphabétisation visuelle

POPULATION CIBLE

alphabétisation des adultes

alphabétisation des autochtones

alphabétisation des enfants

alphabétisation des femmes

alphabétisation des jeunes

alphabétisation des minorités

alphabétisation des nomades

alphabétisation des personnes âgées

alphabétisation des personnes ayant des

incapacités intellectuelles

alphabétisation des personnes ayant une

déficience auditive

alphabétisation des personnes ayant une

déficience visuelle

alphabétisation des personnes déplacées

alphabétisation des personnes handicapées

alphabétisation des personnes immigrantes

alphabétisation des réfugiés

alphabétisation parents(-)enfants

APPROCHE

alphabétisation autonome

alphabétisation communautaire

alphabétisation conscientisante

alphabétisation critique

alphabétisation culturelle

alphabétisation de masse

alphabétisation extrascolaire

alphabétisation familiale

alphabétisation fonctionnelle

alphabétisation humaniste

alphabétisation informatique

alphabétisation institutionnelle

alphabétisation instrumentale

alphabétisation intergénérationnelle

alphabétisation militante

alphabétisation mondiale

alphabétisation parents(-)enfants

alphabétisation politique

alphabétisation populaire (autonome)

alphabétisation préventive

alphabétisation scolaire

alphabétisation scolarisante

alphabétisation semi-fonctionnelle

alphabétisation sociale

alphabétisation traditionnelle

alphabétisation universelle

MILIEU

alphabétisation en milieu carcéral

alphabétisation en milieu communautaire

alphabétisation en milieu de travail

alphabétisation en milieu familial

alphabétisation en milieu multiculturel

alphabétisation en milieu populaire

alphabétisation en milieu rural

alphabétisation en milieu scolaire

alphabétisation en milieu urbain

alphabétisation en usine

PROCESSUS/NIVEAU

alphabétisation de base

alphabétisation initiale

alphabétisation fonctionnelle

alphabétisation semi-fonctionnelle

postalphabétisation

préalphabétisation

LANGUE

alphabétisation bilingue

alphabétisation dans la langue d’origine

alphabétisation dans la langue dominante

alphabétisation dans la/en langue

maternelle/première

alphabétisation dans la langue officielle

alphabétisation en langue autochtone

alphabétisation (en) langue seconde

alphabétisation en langue véhiculaire

alphabétisation en langue vernaculaire

alphabétisation multilingue

O. Développement de la personne. Selon l’UNESCO (1993), l’alphabétisation est un préalable essentiel d’un processus de développement efficace et équitable.

P. CN : Année internationale de l’*; atelier d’*; campagne d’*; campagne de post*; campagne nationale/régionale d’*; centre d’*; Décennie des Nations Unies pour l’*; groupe populaire d’*; Journée internationale de l’*; langue d’*; politique d’*; post*; pré*; programme d’*; stratégie d’*; test d’*.

Q. CN __ alphabétique : méthode *; système de notation *.

R. Nomenclature.

acculturation

adultes peu ou pas à l’aise avec l’écrit

alettrisme

allographe

alpha

alphabète

alphabétisation assistée par ordinateur

a. bilingue

a. communautaire

a. conscientisante

a. critique

a. culturelle

a. dans la/en langue maternelle

a. dans la/en l. première

a. dans la l. d’origine

a. dans la l. dominante

a. dans la l. officielle

a. dans les bibliothèques

a. de base

a. de la main-d’œuvre

a. de masse

a. de survie

a. des adultes

a. des autochtones

a. des femmes

a. des jeunes (adultes)

a. des minorités

a. des nomades

a. des personnes âgées

a. des p. ayant des incapacités intellectuelles

a. des p. ayant une déficience auditive

a. des p. ayant une d. visuelle

a. des p. déplacées

a. des p. handicapées

a. des p. immigrantes

a. des réfugiés

a. en anglais, langue seconde

a. en entreprise

a. en français, langue seconde

a. en langue autochtone

a. en l. seconde

a. en l. véhiculaire

a. en l. vernaculaire

a. en milieu carcéral

a. en m. communautaire

a. en m. de travail

a. en m. familial

a. en m. multiculturel

a. en m. populaire

a. en m. rural

a. en m. scolaire

a. en m. urbain

a. en usine

a. familiale

a. fonctionnelle

a. informatique

a. institutionnelle

a. interculturelle

a. intergénérationnelle

a. multilingue

a. parents(-)enfants

a. populaire

a. pour tous

a. scolaire

a. scolarisante

a. sélective

a. traditionnelle

alphabétiser (s’)

alphabétiseur

alphabétisme

a. de base

a. de survie

a. informatique

alpha-langue

analphabète

a. complet

a. de base

a. de retour

a. fonctionnel

a. scolarisé

a. semi-fonctionnel

analphabétisation

analphabétisme

a. complet/total

a. d’oppression

a. de base

a. de minorité

a. de résistance

a. de retour

a. fonctionnel

a. résiduel

a. total

animateur

Année internationale de l’alphabétisation

apprenant

appropriation de l’écrit

atelier d’alphabétisation

a. d’écriture

besoin de communication écrite

billitératie

campagne d’alphabétisation

c. de postalphabétisation

c. nationale d’alphabétisation

c. régionale d’a.

centre d’alphabétisation

comportement alphabète

conscientisation

Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation

degré d’alphabétisme

désalphabétisation

écriturisation

éducation pour tous

EIAA

environnement alphabète

e. lettré

faible lecteur

formation de base

francisation

f. familiale

groupe permanent de lutte contre l’illettrisme

g. populaire d’alphabétisation

illettré

illettrisme

Journée internationale de l’alphabétisation

langue d’alphabétisation

lecturisation

lettré

littératie

lutte contre l’analphabétisme

l. c. l’illettrismemaîtrise de l’écritmilieu alphabète

mot clé

néoalphabète

néolettré

niveau d’alphabétisme

non-lecteur

nouveaux illettrés

numératie

pédagogie de la littératie spécifique à la L2

PEMA

personne alphabétisée

p. en situation d’illettrisme

p. faiblement alphabétisée

politique d’alphabétisation

population analphabète

p. illettrée

p. lettrée

postalphabétisation

préalphabétisation

programme d’alphabétisation

public illettré

rapport à l’écrit

refrancisation

semi-alphabète

semi-alphabétisme

semi-analphabète

semi-analphabétisme

situation d’illettrisme

société alphabétisée

s. lettrée

stratégie d’alphabétisation

taux d’alphabétisme

t. d’analphabétisme

test d’alphabétisation


ALPHABÉTISATION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR

Alph./Édum./Inf. Enseignement ou apprentissage premier du code écrit à l’aide d’outils informatiques. EA alphabétisation informatique.


ALPHABÉTISATION BILINGUE

1. Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans deux langues à la fois, dans le cas d’adultes peu ou pas alphabétisés. VA alphabétisation, L et N. EA alphabétisation en langue seconde/multilingue.

2. Ens. lang. Enseignement ou apprentissage de deux langues simultanément ou successivement.

A. Controverse. L’alphabétisation bilingue est contestée par certains auteurs sur les plans théorique, méthodologique et sociolinguistique. La controverse porte sur le sens que l’on donne à l’alphabétisation par rapport à celui de l’apprentissage d’une langue seconde.

B. Langues. Les langues d’alphabétisation sont déterminées selon les contextes politiques et sociolinguistiques. VA alphabétisation, L.


ALPHABÉTISATION COMMUNAUTAIRE

Alph. (Gén.). Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences dans un environnement susceptible de favoriser la participation et d’influencer les objectifs, le style et la méthode de l’intervention. Qsyn.alphabétisation populaire. V groupe populaire d’alphabétisation. VA alphabétisation, I et N. EA alphabétisation conscientisante/critique/en milieu communautaire/en milieu populaire; animation/développement communautaire; approche communautaire/populaire.

A. Visée. Changement individuel et collectif ainsi que le développement global de l’adulte __ DÉSILETS, M. (1989).

B. Communautaire. On rencontre une pluralité d’acceptions du terme communautaire. Dans le tiers-monde et dans certaines sociétés industrialisées, l’alphabétisation communautaire est liée au projet de développement local/intégré et aux ressources locales. En français, l’expression alphabétisation communautaire provient de la traduction de community literacy, largement en usage dans les pays anglophones.


ALPHABÉTISATION CONSCIENTISANTE

Alph. (Gén.). Approche selon laquelle l’apprentissage de l’écrit est lié à une prise de conscience critique du contexte sociopolitique qui vise l’engagement des individus dans un processus d’émancipation personnelle et de transformation des rapports sociaux. Qsyn. conscientisation. Ant. alphabétisation scolarisante/traditionnelle. V alphabétisation, 8; groupe populaire d’alphabétisation. VA alphabétisation, I et N; Journée internationale de l’alphabétisation. TA libération. EA alphabétisation communautaire/critique/en milieu communautaire/militante/politique/en milieu populaire/populaire; conscience critique; éducation conscientisante; pédagogie de la libération/radicale.

FREIRE. L’alphabétisation conscientisante (FREIRE, P., 1967, 1971, 1974, 1980, 1982) a été conçue et appliquée par le Brésilien Paulo FREIRE (1921-1997), puis diffusée au Brésil, en Amérique latine et dans de nombreux pays à travers le monde. Cette approche a été consacrée dans la Déclaration de Persépolis (1975) issue de la Conférence internationale sur l’alphabétisation des ministres de l’Éducation convoquée par l’UNESCO.



ALPHABÉTISATION CULTURELLE

Alph./Éduc. cult. Enseignement ou apprentissage de valeurs et de connaissances partagées, estimées nécessaires à la vie en société ou dans la communauté d’appartenance. Syn. littératie culturelle. VA alphabétisation, G; littératie, E.

Connaissances. Eric Donald HIRSCH, à qui on attribue l’expression, estimait en 1984 que les connaissances initiales générales, présupposées chez les individus, constituent l’alphabétisation culturelle. Ces connaissances, qui sont nécessaires à la communication tant écrite qu’orale, incluent, entre autres, l’information politique, historique et scientifique. Elles procurent le cadre de référence essentiel à la compréhension d’un code culturel commun.


ALPHABÉTISATION DANS LA LANGUE D'ORIGINE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans la langue de l’un des parents ou dans la première langue apprise par des adultes qui résident dans un pays dont la langue officielle ou la langue d’usage est différente. Ex. : L’alphabétisation en créole, au Québec, d’adultes francophones dont la langue maternelle de l’un des parents est le créole. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L et N; alphabétisation bilingue, B. TA refrancisation. EA alphabétisation dans la/en langue maternelle; alphabétisation dans la/en langue autochtone/en langue première; enseignement de la langue maternelle.


ALPHABÉTISATION DANS LA LANGUE DOMINANTE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans une langue politiquement, culturellement, socialement ou économiquement prépondérante. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L et N; alphabétisation bilingue, B. EA alphabétisation dans la langue officielle; alphabétisation en langue seconde.


ALPHABÉTISATION DANS LA LANGUE OFFICIELLE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans une langue qui a un statut légal prioritaire. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L; alphabétisation bilingue, B. TA francisation;refrancisation. EA alphabétisation dans la langue dominante; intégration linguistique.


ALPHABÉTISATION DANS LA/ EN LANGUE MATERNELLE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans la première langue apprise et encore comprise. Syn. alphabétisation dans la/en langue première. V langue d’alphabétisation/maternelle. VA alphabétisation, L et N. TA refrancisation. EA alphabétisation dans la langue d’origine; enseignement de la langue maternelle.


ALPHABÉTISATION DANS LA/ EN LANGUE PREMIÈRE

Alph. Syn. alphabétisation dans la/en langue maternelle. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L et N. TA refrancisation. EA enseignement de la langue maternelle.


ALPHABÉTISATION DANS LES BIBLIOTHÈQUES

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) réalisé dans le cadre d’interventions culturelles et socioéducatives soutenues par les bibliothèques et dont les objectifs sont, entre autres, d’accroître l’accessibilité aux livres et de promouvoir la lecture.

A. Exemple (Can.). Selon Grace SCHEEL et al. (1990), « au Canada, lorsque le mouvement d’alphabétisation des adultes est apparu dans les années 1970, plusieurs bibliothécaires de l’Ontario, habitués à un rôle éducatif auprès des usagers, ont trouvé naturel de participer activement à la formation des adultes ».

B. Mission. Dans le Manifeste de l’UNESCO sur la bibliothèque publique (1994), rédigé en collaboration avec la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA), il est proposé que les bibliothèques soutiennent les activités et les programmes d’alphabétisation destinés à tous les groupes d’âge, y participent et, au besoin, prennent des initiatives dans ce domaine __ UNESCO (1994).

C. Programmes. Divers programmes d’alphabétisation dans les bibliothèques ont été mis sur pied dans le monde. Au Québec, notamment, la Bibliothèque municipale de Montréal a constitué, au début des années 1990, une collection d’ouvrages, « Collection pour tous », en collaboration avec les organismes d’alphabétisation et leur public. En France, depuis le début des années 1970, à l’initiative du mouvement ATD-Quart Monde, de nombreuses bibliothèques de rue permettent à des enfants de milieux pauvres d’avoir accès au savoir par le livre. Ces bibliothèques ont aussi été développées ailleurs en Europe, en Amérique du Nord et dans divers pays du Sud.


ALPHABÉTISATION DE BASE

Alph. Enseignement ou apprentissage des compétences rudimentaires en lecture, en écriture ou en calcul. VA alphabétisation, N; analphabète complet. < alphabétisation.

Alphabétisation de base/fonctionnelle. Selon certains usages, l’alphabétisation de base constitue la phase initiale d’un processus susceptible de conduire à l’alphabétisation fonctionnelle __ OLSON, D. (1996). V alphabétisation fonctionnelle. VA analphabète, D.


ALPHABÉTISATION DE LA MAIN-D'ŒUVRE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences (travail en équipe, langue de travail, technologie de l’information et de la communication, etc.), qui vise l’adaptation de la main-d’œuvre aux transformations techniques et organisationnelles du travail. EAalphabétisation en entreprise/en milieu de travail.

Acteurs. Plusieurs acteurs peuvent contribuer, en partenariat ou non, à l’alphabétisation ou à la formation de base de la main-d’œuvre (services publics, syndicats, entreprises, associations ou groupes communautaires, etc.).


ALPHABÉTISATION DE MASSE

Alph. Programme d’enseignement ou d’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) qui s’adresse à l’ensemble de la population analphabète d’une région ou d’un pays à fort taux d’analphabétisme. VA alphabétisation, K et N; campagne d’alphabétisation, A. > alphabétisation sélective.


ALPHABÉTISATION DE SURVIE

Alph. (Gén.). Forme d’alphabétisation axée davantage sur l’apprentissage de la langue orale que sur l’apprentissage de la langue écrite et qui concerne principalement des immigrants allophones en situation d’insertion. VA alphabétisme de survie. EA alphabétisation des personnes immigrantes/des réfugiés.


ALPHABÉTISATION DES ADULTES

Alph. Syn. alphabétisation. Ant. aphabétisation des enfants/des jeunes (adultes). VA alphabétisation, K et N.


ALPHABÉTISATION DES AUTOCHTONES

Alph. VA alphabétisation, K et N. EA alphabétisation en langue autochtone.


ALPHABÉTISATION DES ENFANTS

Éduc. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) qui concerne des enfants peu ou pas alphabétisés. Ant. alphabétisation des adultes. VA alphabétisation, K et N. EA alphabétisation en milieu familial/familiale/intergénérationnelle/ parents(-)enfants; programme d’alphabétisation intergénérationnelle/parents(-)enfants.

A. Usage. L’expression peut signifier la scolarisation ou l’apprentissage du code écrit (lecture, écriture, calcul) en général par les enfants. En contexte de pays en développement ou de populations défavorisées, l’alphabétisation des enfants concerne les enfants qui ont peu ou n’ont pas fréquenté l’école.

B. Prévention. L’alphabétisation des enfants est une forme de prévention de l’analphabétisme. V lutte contre l’analphabétisme.


ALPHABÉTISATION DES FEMMES

Alph. VA alphabétisation, K et N.


ALPHABÉTISATION DES JEUNES (ADULTES)

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) qui, dans les pays industrialisés, concerne des jeunes faiblement ou non scolarisés, âgés le plus souvent entre 16 et 25 ans. VA alphabétisation, K et N.


ALPHABÉTISATION DES MINORITÉS

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) qui concerne des adultes peu ou pas alphabétisés faisant partie d’une minorité (culturelle, nationale, ethnique, linguistique, visible, religieuse, etc.). VA alphabétisation, K et N. EA alphabétisation en milieu minoritaire/multiculturel.

A. Langue. Chez les minorités ethnolinguistiques se pose le problème du choix de la langue d’alphabétisation. VA alphabétisation bilingue, B.

B. Spécificité. La question de l’alphabétisation des minorités exige des stratégies d’intervention et des approches particulières.


ALPHABÉTISATION DES NOMADES

Alph. VA alphabétisation, K et N.


ALPHABÉTISATION DES PERSONNES ÂGÉES

Alph./Gérag. VA alphabétisation, K et N. EA alphabétisation en milieu familial/familiale/intergénérationnelle; programme d’alphabétisation intergénérationnelle/parents(-)enfants.

Gérontagogie. L’alphabétisation des personnes âgées relève de la gérontagogie.


ALPHABÉTISATION DES PERSONNES AYANT DES INCAPACITÉS INTELLECTUELLES

Alph. VA alphabétisation, K et N.alphabétisation des personnes handicapées.

ALPHABÉTISATION DES PERSONNES AYANT UNE DÉFICIENCE AUDITIVE

DEAF/HARD OF HEARING LITERACY

Alph. VA alphabétisation, K et N; alphabétisation en langue des signes. alphabétisation des personnes handicapées.


ALPHABÉTISATION DES PERSONNES AYANT UNE DÉFICIENCE AUDITIVE

Alph. VA alphabétisation, K et N; alphabétisation en langue des signes. alphabétisation des personnes handicapées.



ALPHABÉTISATION DES PERSONNES AYANT UNE DÉFICIENCE VISUELLE

Alph. VA alphabétisation, K et N. alphabétisation des personnes handicapées.


ALPHABÉTISATION DES PERSONNES DÉPLACÉES

Alph. VA alphabétisation, K et N.


ALPHABÉTISATION DES PERSONNES HANDICAPÉES

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) qui concerne des adultes handicapés peu ou pas alphabétisés. VA alphabétisation, K et N.

Personnes handicapées. L’alphabétisation des personnes handicapées concerne principalement les personnes ayant des incapacités intellectuelles, une déficience visuelle ou une déficience auditive.


ALPHABÉTISATION DES PERSONNES IMMIGRANTES

Alph. VA alphabétisation, K; alphabétisme de survie. EA alphabétisation de survie/des réfugiés.


ALPHABÉTISATION DES RÉFUGIÉS

Alph. VA alphabétisation, K et N. EA alphabétisation de survie/des personnes immigrantes.


ALPHABÉTISATION EN ANGLAIS, LANGUE SECONDE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) en anglais en tant que deuxième langue apprise, dans le cas d’adultes peu ou pas alphabétisés. V langue d’alphabétisation/seconde. VA alphabétisation, L. EA alphabétisation bilingue/en langue seconde/multilingue.


ALPHABÉTISATION EN ENTREPRISE

Alph. Qsyn.alphabétisation en milieu de travail. VA alphabétisation, N.

Acteurs. Une recherche portant sur l’implantation des programmes d’alphabétisation dans les entreprises canadiennes, notamment au Québec, montre que ce sont généralement les syndicats et les établissements scolaires qui en prennent l’initiative __ JOHNSTON, W. (1991).


ALPHABÉTISATION EN FRANÇAIS, LANGUE SECONDE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) en français en tant que deuxième langue apprise, dans le cas d’adultes peu ou pas alphabétisés. V langue d’alphabétisation/seconde. VA alphabétisation, L. TA francisation. EA alphabétisation bilingue/en langue seconde/multilingue; alpha-langue.


ALPHABÉTISATION EN LANGUE AUTOCHTONE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans les langues des peuples aborigènes. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L et N. EA alphabétisation dans la langue d’origine; alphabétisation des autochtones.


ALPHABÉTISATION EN LANGUE SECONDE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans une deuxième langue autre que leur langue maternelle qui a souvent un statut politique officiel ou socioéconomique important, dans le cas d’adultes peu ou pas alphabétisés.V langue d’alphabétisation/seconde. VA alphabétisation, L et N; alphabétisation bilingue, B. EA alphabétisation bilingue/dans la langue dominante/multilingue; alpha-langue.


ALPHABÉTISATION EN LANGUE VÉHICULAIRE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans une langue autre que leur langue maternelle qui sert à la communication entre des communautés de langues premières différentes, dans le cas d’adultes peu ou pas alphabétisés. Ant. alphabétisation en langue vernaculaire. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L et N.


ALPHABÉTISATION EN LANGUE VERNACULAIRE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans la langue en usage dans une communauté, dans le cas d’adultes peu ou pas alphabétisés. Ant.alphabétisation en langue véhiculaire. V langue d’alphabétisation. VA alphabétisation, L et N.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU CARCÉRAL

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences, qui concerne les détenus dans un établissement pénitentiaire. VA alphabétisation, N. EA alphabétisation des détenus.

A. Droits des détenus. La grande majorité des pays ont signé et ratifié des documents juridiques internationaux et régionaux sur les droits fondamentaux garantissant aux prisonniers de meilleures conditions de détention, qui comprennent, entre autres, des services d’éducation et de formation. Ex. : Déclaration universelle des droits de l’homme (1948); Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus (1955); Principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus (1990), etc. __ IUE (1999).

B. Contexte. Le problème vraiment propre au milieu carcéral est lié aux questions de sécurité. (…) À la moindre alarme, (…) l’atelier est suspendu et les participants doivent retourner dans leur pavillon. On ne peut (…) décider de prolonger l’atelier (…) sans que cela porte à conséquence pour les participants. (…) On ne peut communiquer avec les participants en dehors des heures d’activités, à moins de permission spéciale __ MILLER, L. (1984).


ALPHABÉTISATION EN MILIEU COMMUNAUTAIRE

Alph. Service éducatif relatif à l’enseignement ou à l’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) mis en réseau avec d’autres services à partir du lieu de résidence ou de la collectivité d’appartenance. VA alphabétisation, M et N. EA alphabétisation communautaire/conscientisante/critique/en milieu populaire/populaire.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU DE TRAVAIL

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences dans un environnement de travail qui concerne une partie ou l’ensemble des acteurs (employés, État, patronat, syndicats, milieux communautaires, etc.) en fonction des mutations organisationnelles et technologiques. Qsyn. alphabétisation en entreprise. VA alphabétisation, N. EA alphabétisation de la main-d’œuvre; formation aux techniques de pointe/de reclassement/de reconversion professionnelle/en cours d’emploi/en entreprise/en milieu de travail/sur le tas; habiletés numériques liées à l’emploi. > alphabétisation en usine.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU FAMILIAL

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences dans la famille.VA alphabétisation, M et N. EA alphabétisation des enfants/des personnes âgées/familiale/intergénérationnelle/parents(-)enfants; éveil à l’écrit;lutte contre l’analphabétisme; programme d’alphabétisation intergénérationnelle/parents(-)enfants.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU MULTICULTUREL

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences dans un environnement où coexistent plusieurs cultures. V multiculturalisme. VA alphabétisation, M et N.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU POPULAIRE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences dans un milieu défavorisé ou marginalisé. VA alphabétisation, M et N. EA alphabétisation communautaire/conscientisante/critique/en milieu communautaire/populaire.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU RURAL

Alph. Ant. alphabétisation en milieu urbain.VA alphabétisation, M et N.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU SCOLAIRE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences dans un environnement propre aux écoles. VA alphabétisation, M et N. EA alphabétisation institutionnelle/scolaire/scolarisante; formation formelle/institutionnelle.


ALPHABÉTISATION EN MILIEU URBAIN

Alph. Ant. alphabétisation en milieu rural. VA alphabétisation, M et N.


ALPHABÉTISATION EN USINE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et d’autres compétences dans un environnement manufacturier/industriel qui implique une partie ou l’ensemble des acteurs (employés, État, patronat, syndicats, etc.). VA alphabétisation, M et N. alphabétisation en milieu de travail.


ALPHABÉTISATION FAMILIALE

Alph. (Gén.). Intervention culturelle et socioéducative qui vise à développer dans le milieu familial et dans la communauté des attitudes et des pratiques positives, soutenues par un environnement stimulant, à l’endroit de la lecture, de l’écriture et de la communication. Syn. alphabétisation intergénérationnelle/parents(-)enfants. VA alphabétisation, N. EA alphabétisation des enfants/des personnes âgées/en milieu familial; éveil à l’écrit;lutte contre l’analphabétisme; programme d’alphabétisation intergénérationnelle/parents(-)enfants.

A. Intervenants. L’alphabétisation familiale relève de divers agents de différents milieux, par exemple les bibliothèques, les organismes communautaires, la télévision, les cercles de discussion ou de lecture, le milieu artistique, le milieu scolaire et le milieu de la santé et des services sociaux.

B. Typologie analytique. Anne-Marie GERVAIS et Sandra CHASTENAY (1995) présentent ainsi la classification des programmes d’alphabétisation familiale élaborée par Ruth S. NICKSE (1990) en fonction du type d’intervention et du type de participant :

Modèle 1 Intervention directe auprès des adultes et des enfants. Les parents étudient différentes matières scolaires et les enfants bénéficient d’un programme préscolaire. Certaines activités regroupent parents et enfants.

Modèle 2 Intervention indirecte auprès des parents et des enfants qui vise à encourager la lecture pour le plaisir. Dans ce modèle, l’adulte et l’enfant peuvent, par exemple, lire à haute voix, l’adulte peut lire une histoire à l’enfant, etc.

Modèle 3 Interventions indirecte auprès des enfants et directe auprès des adultes qui reçoivent une formation et qui sont encouragés à lire des histoires à leurs enfants.

Modèle 4 Interventions indirecte auprès des adultes qui ne reçoivent pas de formation mais peuvent parfois participer, et directe auprès des enfants à qui l’on enseigne des techniques de prélecture s’ils sont d’âge préscolaire ou que l’on aide à apprendre à lire s’ils sont d’âge scolaire.


ALPHABÉTISATION FONCTIONNELLE

Alph. Vision, approche et méthodes qui partent d’une analyse de besoins et qui intègrent l’enseignement ou l’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans le but d’adapter des individus et des collectivités à leur environnement, dans une perspective de développement, de changement et de modernisation. VA alphabétisation, I et N; alphabétisation de base; Journée internationale de l’alphabétisation.

A. Historique. Le concept d’alphabétisation fonctionnelle a pris son essor lors de la conférence organisée par l’UNESCO à Téhéran en 1965. On avait observé que les développements social et économique étaient tributaires du niveau d’instruction de la population. En conséquence, les plans de développement devaient comprendre un volet alphabétisation. Dès lors, l’alphabétisation s’associe à la formation professionnelle de manière à ce que les nouveaux alphabètes possèdent des compétences fonctionnelles, notamment des compétences liées à l’emploi. Ces acquis permettront à l’avenir une meilleure productivité, qui donnera à son tour de meilleures conditions de vie aux personnes concernées. On parle désormais d’alphabétisation fonctionnelle. Sa première actualisation effective s’est faite dans le cadre du Programme expérimental mondial d’alphabétisation (PEMA) entre 1969 et 1976. V PEMA.

B. Usage. Bien que l’expression alphabétisation fonctionnelle soit contestée linguistiquement par certains, qui la qualifient parfois de forme fautive, cette expression marque un courant fondamental et un tournant clé dans l’évolution de la compréhension du domaine.


ALPHABÉTISATION INFORMATIQUE

Alph./Édum./Inf. Enseignement ou apprentissage de l’utilisation de l’ordinateur et de la communication électronique. V alphabétisation, 4. VA alphabétisation, G et N. EA alphabétisation assistée par ordinateur.


ALPHABÉTISATION INSTITUTIONNELLE

Alph. Service d’éducation de base des adultes relevant du système public d’éducation ou des autorités publiques. VA alphabétisation, I et N. EA alphabétisation en milieu scolaire/scolaire.


ALPHABÉTISATION INTERCULTURELLE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et de compétences de base en communication, selon une approche qui prend appui sur la diversité culturelle et linguistique des apprenants, leurs compétences langagières et leur environnement socioculturel.

A. Contexte d’immigration. Dans un contexte d’immigration, l’alphabétisation interculturelle, destinée aux migrants et immigrants non alphabétisés, peut être bilingue. Elle peut avoir pour objectif immédiat la communication avec les administrations, avec l’aide d’un médiateur interculturel. Elle peut aussi avoir pour objectifs l’intégration scolaire et l’insertion sociale dans le pays d’accueil, voire la préparation au retour dans le pays d’origine.

B. Contexte pluriculturel. Dans un contexte pluriculturel, « le risque est grand, en formation de base, d’imposer un modèle en disqualifiant et en dévalorisant le système de références de l’apprenant. L’approche du formateur va faire la différence : reconnaître le système de référence de l’apprenant, en présenter d’autres, l’aider à faire des liens pour construire de nouveaux repères » __ FOURY, F. dans HAUTECŒUR, J.-P. (à paraître).

C. Exemple (Guyane). Dans un centre de formation de base en Guyane, une approche d’alphabétisation interculturelle a pour objectif de « présenter l’écriture comme un système de codification élaboré différemment selon les civilisations et les cultures. Cette approche inclut un aspect historique (pourquoi on a eu besoin d’inventer l’écriture), un aspect culturel (différents systèmes d’écriture : alphabétique, syllabique, idéographique), un lien avec l’environnement local (ex. : l’écriture afaca des Ndjukas, les pétroglyphes amérindiens) et un aspect ludique (échanges et essais de différentes écritures) » __ id.


ALPHABÉTISATION INTERGÉNÉRATIONNELLE

Alph. Syn. alphabétisation familiale/parents(-)enfants. VA alphabétisation, N. EA alphabétisation des enfants≠des personnes âgées/en milieu familial; programme d’alphabétisation intergénérationnelle; programme parents(-)enfants.



ALPHABÉTISATION MULTILINGUE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans plus d’une langue en même temps, dans le cas d’adultes peu ou pas alphabétisés. VA alphabétisation, L et N. EA alphabétisation bilingue/en langue seconde.


ALPHABÉTISATION PARENTS(-)ENFANTS

Alph. Syn. alphabétisation familiale/intergénérationnelle. VA alphabétisation, K et N. EA alphabétisation des enfants/en milieu familial; programme d’alphabétisation intergénérationnelle; programme parents(-)enfants.


ALPHABÉTISATION POPULAIRE

Alph. Approches utilisées auprès des populations marginalisées ou défavorisées dans l’enseignement ou l’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul). Qsyn. alphabétisation communautaire. VA alphabétisation, N. EA alphabétisation conscientisante/critique/en milieu communautaire/en milieu populaire.

Approches. Les approches possibles sont variées. Ainsi, un courant s’appuie sur une démarche collective favorisant une prise en charge, l’autonomie et l’affirmation et se caractérise par une préoccupation pour la sensibilisation et la participation du milieu de même que pour la promotion du droit à l’alphabétisation. Une variante de ce premier courant met l’accent sur la prise en charge par le milieu lui-même de l’ensemble du processus. Un autre courant de tendance caritative est centré sur l’aide à l’individu, son insertion ou sa réinsertion sociale. Un autre courant de tendance institutionnelle (dans les pays de l’OCDE, par exemple) se préoccupe avant tout d’adaptation et d’employabilité dans une perspective de cohésion sociale et de gestion de la pauvreté.


ALPHABÉTISATION POUR TOUS

Alph. Vision renouvelée de l’alphabétisation, inscrite dans le cadre international d’action en faveur de l’éducation pour tous, qui implique une approche holistique de l’apprentissage, conjuguant, sur les plans conceptuel et opérationnel, l’alphabétisation des enfants et des adultes et visant en priorité des filles et des femmes, ainsi que l’éducation formelle, non formelle et informelle (UNESCO, 2003). V éducation pour tous.

A. Historique. La notion d’alphabétisation pour tous a pris forme pendant le Forum mondial sur l’éducation, en avril 2000, à Dakar (Sénégal). Elle a guidé la préparation de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation. VA Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation, A.

B. Visées. VA Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation, B.

C. Vision renouvelée de l’alphabétisation. Dans le contexte de la mondialisation et de l’altermondialisation, il paraît nécessaire d’acquérir de nouvelles compétences et de renforcer les aptitudes à chercher, à produire ou à utiliser l’information. Cette vision renouvelée est située : 1) dans une perspective d’éducation tout au long de la vie; 2) dans un cadre culturel et linguistique local; 3) dans la reconnaissance de la pluralité des pratiques multilingues et multiculturelles; 4) dans la volonté de promouvoir le développement d’environnements lettrés dans les communautés; 5) dans la promotion du droit à l’information et à la liberté d’expression.


ALPHABÉTISATION SCOLAIRE

1. Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul), dans le cas d’adultes, préalable à une insertion ou à une réinsertion dans le système scolaire, ou encore en tant que première étape d’une formation scolaire formelle aux fins de l’obtention du diplôme d’études secondaires. Qsyn. alphabétisationscolarisante/traditionnelle.VA alphabétisation, I et N.

2. Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) dans le cas d’adultes, selon un modèle qui emprunte au système scolaire plusieurs ou l’ensemble de ses éléments : idéologie et finalité, buts et objectifs, structure, procédures, processus et en particulier les programmes de formation initiale des jeunes. EA alphabétisation en milieu scolaire/institutionnelle; approche/intervention scolarisante; formation formelle/institutionnelle.


ALPHABÉTISATION SCOLARISANTE

Alph. Syn. alphabétisation traditionnelle. Qsyn. alphabétisation scolaire. Ant. alphabétisation conscientisante. VA alphabétisation, I et N.

Péj. Expression marquée péjorativement.


ALPHABÉTISATION SÉLECTIVE

Alph. Programme d’enseignement ou d’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) qui s’adresse à des catégories particulières de la population analphabète d’une région ou d’un pays. Ex. : femmes, jeunes, ruraux, travailleurs agricoles, etc. V campagne/programme d’alphabétisation. VA alphabétisation, K.< alphabétisation de masse.

Historique. Dans le contexte du Programme expérimental mondial d’alphabétisation (PEMA), l’alphabétisation sélective a été conçue comme une stratégie intentionnelle visant à améliorer les résultats de l’alphabétisation de masse. V PEMA.


ALPHABÉTISATION TRADITIONNELLE

Alph. Syn. alphabétisation scolarisante. Qsyn. alphabétisation scolaire. Ant. alphabétisation conscientisante. VA alphabétisation, I et N.

Péj. Expression marquée péjorativement.


ALPHABÉTISÉ,E

n.

Diagn. VA alphabète, A; alphabétisation, E.

CN : personne *; personne faiblement *; société *.


ALPHABÉTISER

v.

Alph. Enseigner dans une perspective d’alphabétisation. V alphabétisation.


ALPHABÉTISER (S')

Alph. Apprendre dans une perspective d’alphabétisation. V alphabète; alphabétisation; apprenant.


ALPHABÉTISEUR,E

Alph./Did./Péd. Enseignant, éducateur ou formateur qui intervient dans un programme d’apprentissage du code écrit de base (lecture, écriture et calcul).

A. Typologie. On trouve une grande variété de termes pour désigner les alphabétiseurs : agent d’alphabétisation, agent d’éducation spécialisée en alphabétisation, animateur, éducateur, enseignant, formateur en alphabétisation, moniteur.

B. Alphabétiseure. Au Canada, le terme est souvent utilisé au féminin pour marquer la prépondérance des femmes dans cette fonction.


ALPHABÉTISME

1. Alph. (Gén.). Aptitudes à lire, à écrire et à calculer. Syn. littératie. VA alphabétisation, A.

2. Alph. (Gén.). Aptitudes à utiliser le code écrit de base (lecture, écriture et calcul). Syn. littératie.

3. Alph. (Gén.). Aptitudes à traiter l’information dont on a besoin pour utiliser les documents que l’on trouve habituellement au travail, au foyer et dans la collectivité __ STATISTIQUE CANADA (1992). Qsyn. littératie. VA EIAA, A et D.

4. Alph. (Gén.). Ensemble de compétences utiles à la vie quotidienne qui inclut, outre les compétences en lecture, en écriture et en calcul, des compétences génériques telles que la résolution de problèmes, le traitement de l’information, les communications interpersonnelles, etc. VA EIAA, D.

5. Alph. (Gén.). Phénomène qui caractérise l’état des communications écrites dans une société donnée à une époque déterminée. Qsyn. littératie. V niveau d’alphabétisme.

6. Alph. (Spéc.). Résultat de l’alphabétisation réussie ou niveau jugé satisfaisant de maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul __ RASSEKH, S. (1990).

7. Alph. (Spéc.). (Ont.). Capacité de lire, d’écrire, de calculer, de s’exprimer et de comprendre, et pour les personnes sourdes ou malentendantes, capacité d’utiliser la langue des signes ou d’autres moyens de communication, selon les besoins __ MEFO (1998).

8. Ling. Système d’écriture alphabétique, c’est-à-dire qui repose sur un alphabet, caractérisant certaines langues telles que le français. VA écriture, C.

A. Usage. Le terme alphabétisme est d’usage courant au Canada; il est peu usité dans les pays ou les régions francophones d’Europe, comme la Belgique, la France ou la Suisse. VA EIAA,D.

B. Conceptions. L’alphabétisme n’a pas toujours eu la même signification. Cette dernière varie selon le contexte historique, l’évolution technologique, les positions sociales ou les références culturelles. Ainsi, à certains moments, l’alphabétisme correspondait à la capacité de lire et de mémoriser les paroles sacrées sans qu’une véritable compréhension soit exigée. À d’autres moments, pour les classes populaires, l’alphabétisme se réduisait à la capacité de signer son nom. Dans plusieurs sociétés contemporaines, l’alphabétisme comprend les connaissances que l’on doit posséder au terme de la scolarité obligatoire. Pour François FURET et Jacques OZOUF (1977), l’alphabétisme devient un facteur de démocratisation, du fait que la lecture n’est plus limitée à une élite religieuse ou aux hommes seulement. L’écriture n’est plus un art; elle devient une commodité. Pour Marshall McLUHAN (1968), l’invention de l’alphabet phonétique et de l’imprimerie a entraîné un nouveau rapport entre l’individu et sa perception du monde, un rapport basé sur le visuel et les communications écrites plutôt que sur l’ouïe et les traditions orales. Pour des auteurs comme Harvey GRAFF (1979), dans les sociétés au contact de l’industrialisation et du capitalisme, l’alphabétisme de masse servait de moyen d’hégémonie et de contrôle social. Selon Carlo M. CIPOLLA (1969), l’alphabétisme est un indicateur historique sur l’évolution de l’accès des masses à l’éducation (de l’élitisme imposé par l’Église à l’accès général à l’ère de la Révolution industrielle) et un agent de progrès social.

C. Alphabétisme/analphabétisme. La dichotomie qui oppose analphabétisme et alphabétisme est diversement critiquée. Certains avancent qu’il y a plutôt un continuum qui s’étend des compétences rudimentaires aux compétences multiples, plurielles et complexes. Par ailleurs, cette dichotomie est rejetée par d’autres qui jugent le terme analphabétisme stigmatisant. VA analphabétisme, B.

D. Alphabétismes. Selon certains,il n’y aurait pas un, mais des alphabétismes qui correspondent à différents contextes sociaux, historiques et culturels. Au sein d’une même société, les formes et les pratiques de l’écrit varient selon les institutions et les groupes sociaux. Cette position s’oppose à une conception univoque et universelle de l’alphabétisme (BARTON, D. et HAMILTON, M., 1998; GRAFF, H., 1987; STREET, B., 1995).

E. Visions. De nos jours, la conception de l’alphabétisme renvoie à différents courants de pensée : • cognitiviste (ex. : KIRSCH, I. S. et JUNGEBLUT, A.); • culturaliste (ex. : STREET, B.; HIRSCH, D.); • économiste (ex. : OCDE); • humaniste (ex. : UNESCO); • libertaire (ex. : HAUTECŒUR, J.-P.).

F. Extensions. Les notions alphabétisme économique/informatique/mathématique/musical/scientifique renvoient à des compétences dans un champ spécialisé. VA alphabétisation, G.

G. CN : degré d’*; niveau d’*; semi-*; taux d’*.


ALPHABÉTISME DE BASE

Alph. Niveau d’alphabétisme qui correspond aux compétences attendues au terme des études primaires __ TUIJNMAN, A. C. (1996). Ant. analphabétisme de base. > alphabétisme de survie.


ALPHABÉTISME DE SURVIE

Alph. Compétences minimales et fonctionnelles en lecture, en écriture et en calcul acquises dans une langue première ou dominante dans une société. < alphabétisme de base.


ALPHABÉTISME INFORMATIQUE

1.  Alph./Édum./Inf. État des compétences liées à l’utilisation de l’ordinateur et des différents modes de communication électronique. VA alphabétisation, G. EA culture informatique.

2.  Alph./Inf. Phénomène qui caractérise l’état de développement des modes de communication électronique dans une société particulière. EA alphabétisation informatique.



ALPHANUMÉRIQUE

adj.

Inf. Se dit d’une donnée, d’une écriture, d’une zone de mémoire ou d’un appareil qui comprend des lettres, des chiffres, des symboles spéciaux et même des caractères nuls ou des espaces vides. Une information alphanumérique; un clavier alphanumérique. Le code postal est une suite alphanumérique de caractères.

CN : modèle *.


ALTER EGO

Créat./Péd. Technique de créativité consistant en une forme de jeu de rôle accompagnée d’un support proposant au sujet des choix destinés, non pas à être imités, mais à induire chez lui un mouvement vers ses propres idées.

Support. Ce support, ce sera quelqu’un d’autre, investi cependant du même rôle à jouer. Pour mieux comprendre, il suffit de se reporter à cette situation que Ellis P. TORRANCE (1970) appelle le filet magique et dans laquelle des enfants à la tête recouverte d’un voile à peine transparent sont identifiés à des personnages comme des rois ou des reines. Chacun sert alors de soutien pour les autres, les conduisant progressivement à développer leur individualité __ PROVENCHER, S. (1987).


ALTÉRITÉ

n.f.

Gén./Éduc. cult./Phi.État, caractère de ce qui est autre, distinct. Ant. identité. VA pragmatique, A.


ALTERNANCE

Ens. lang. Phénomène qui se produit lorsque au moins deux tâches se succèdent de manière récursive __ PAMBIANCHI, G. (2003).

A. Alternance/enchâssement. À la différence de l’enchâssement, l’alternance réfère à un phénomène qui survient de manière systématique __ id.

B. Rétroaction/prolongement. L’alternance peut aussi se produire entre une rétroaction différée et une tâche de prolongement, c’est-à-dire une seconde exécution __ id. Ex. : Après avoir exécuté une tâche d’association impliquant l’écoute d’énoncés, les étudiants réécoutent l’enregistrement et répètent chaque énoncé avant de donner leurs réponses. VA activité pédagogique, A.

C. CN : cours en *; éducation en *; enseignement en *; enseignement par *; formation en *; régime d’enseignement en *; stage d’entreprise/en */en industrie/industriel/pratique/théorique.


ALTERNATIVE

1. Gén. (adj.). Caractère d’une solution de remplacement dont les attributs principaux sont contraires à ceux d’une situation de référence largement répandue mais jugée insatisfaisante; attribut d’une approche ou d’une réponse nouvelle minoritaire et antagoniste à ce qui est généralement accepté, vécu ou véhiculé. La personnalisation de l’apprentissage s’inscrit dans le cadre d’une pédagogie alternative à l’enseignement de masse traditionnel.

2. Gén. (n.f.). Choix inédit dans un contexte, entre deux ou plusieurs possibilités ou perceptions généralement contraires. L’école actuelle se trouve face à une alternative : la réussite pour tous les élèves ou la discrimination sélective.

3. Doc. Question comportant deux réponses possibles entre lesquelles l’élève doit choisir (vrai/faux, oui/non, correct/incorrect, fait/opinion, d’accord/pas d’accord, etc.) __ MEQ : DGDP (09.8l). Syn. question à deux choix. V question à choix multiple.

A. Étym. Du latin alter, autre. Depuis le XVIe siècle, revêt le sens de ce qui varie successivement entre deux états opposés, ex. : le courant alternatif, de ce qui se succède tour à tour, ex. : la culture alternative des plantes. Depuis le début des années 1960, revêt en outre le sens anglais d’alternative avec la connotation de solution de remplacement par le contraire, brisure avec la tradition, voie nouvelle ou changement de cap.

B. Alternative/complémentarité. En éducation, le terme alternative n’exclut pas nécessairement la complémentarité des divers éléments. Ainsi, diverses pédagogies peuvent être perçues telles des alternatives à la pédagogie traditionnelle. Ce qui fait cependant foi de la validité de leurs pratiques est évidemment fonction de la nature des divers éléments et relations au sein d’une situation pédagogique : les caractéristiques du sujet, la nature des objectifs, les attributs de l’agent ainsi que l’état de l’infrastructure pédagogique.

C. Forme de base __ MEQ : DGDP (09.8l). L’élève doit simplement indiquer son choix entre les deux réponses possibles. C’est la forme la plus simple, mais aussi celle qui comporte le plus de risques de choix au hasard, puisque l’élève a 50 % de chances d’obtenir la bonne réponse sans la connaître.

Exemple : Indiquez si l’énoncé suivant est vrai ou faux. Encerclez la lettre V si l’énoncé est vrai et la lettre F si l’énoncé est faux.

D. La forme « correction » __ id. L’élève doit indiquer son choix et, s’il y a lieu, corriger l’énoncé. Dans ce cas, il faut toujours souligner la partie essentielle de l’énoncé et accorder un point pour chaque tâche.

Exemple : Indiquez si l’énoncé suivant est vrai ou faux.

Si l’énoncé est vrai, encerclez la lettre V.

Si l’énoncé est faux, encerclez la lettre F et inscrire, dans l’espace qui suit, le mot par lequel il faudrait remplacer le mot souligné pour rendre l’énoncé vrai.


E. Question faisant intervenir la réciproque __ id. L’élève doit indiquer si l’énoncé est vrai ou faux et si la réciproque de cet énoncé est vraie ou fausse. Chaque question comporte donc toujours deux réponses.

Exemple : Indiquez si les énoncés suivants sont vrais ou faux et si la réciproque de ces énoncés est vraie ou fausse.

Mettre la lettre V si l’énoncé est vrai;

la lettre F si l’énoncé est faux;

les lettres RV si la réciproque est vraie;

les lettres RF si la réciproque est fausse.


F. Question faisant intervenir une troisième possibilité __ id. L’élève doit indiquer si l’énoncé est toujours vrai, toujours faux ou s’il peut être à la fois vrai ou faux selon les circonstances.

Exemple : Indiquez si l’énoncé suivant est toujours vrai (V), toujours faux (F) ou s’il peut être vrai ou faux selon les circonstances (VF). Indiquez votre choix en encerclant les lettres V, F ou VF placées à la suite de l’énoncé.


G. Utilité. L’alternative sert surtout à mesurer la connaissance de faits particuliers (terminologie, définitions, principes, événements, etc.). Elle se prête difficilement à la vérification de comportements plus complexes, sauf si l’on veut mesurer l’habileté à distinguer les faits des opinions, l’information pertinente de l’information non pertinente, les conclusions valables et conclusions non valables, etc., ou encore à établir des liens de cause à effet __ id.

H. Avantages. Permet de couvrir un grand éventail de connaissances en peu de temps; facile à corriger; s’applique à une grande variété de sujets; remplace avantageusement la question à choix multiple lorsqu’il n’y a que deux réponses possibles; permet de déceler des conceptions erronées sur un sujet donné __ id.

I. Inconvénients. Difficile à rédiger si l’on veut atteindre des niveaux taxonomiques dépassant la simple acquisition de connaissances; risque de se confiner à des détails peu importants en raison de la difficulté de trouver suffisamment d’énoncés qui soient entièrement vrais ou entièrement faux; risque de comporter des ambiguïtés ou des indices révélateurs; peu utile pour détecter les difficultés d’apprentissage; présente une forte probabilité d’obtenir des réponses dues au hasard (50 %). Bref, en dépit de son apparente facilité, ce type de question ne doit être utilisé qu’avec beaucoup de prudence. On n’y recourra que dans les cas où il ne peut être remplacé avantageusement par un autre type de question et on optera de préférence pour les variantes de la forme de base __ id.

J. CN : communication *; communication augmentative et * (CAA); école *; éducation *; habileté *; pédagogie *; système de communication adaptée et *; système de communication augmentative et *.


ALTRUISME

Gén./Créat./Péd. Effort pour se centrer sur les besoins des autres en faisant abstraction de ses propres besoins __ ARTAUD, G. (1978). VA utilitarisme, A.

ALZHEIMER (MALADIE D’) ALZHEIMER’S DIDEASE

Adapt.scol./Diagn./Méd./Psychopéd. Maladie neurologique dégénérative qui altère progressivement les fonctions intellectuelles jusqu’à une possible démence.V théorie neurolinguistique du bilinguisme.


ALZHEIMER (MALADIE D')

Adapt.scol./Diagn./Méd./Psychopéd. Maladie neurologique dégénérative qui altère progressivement les fonctions intellectuelles jusqu’à une possible démence. V théorie neurolinguistique du bilinguisme.



AMBIANCE

n.f.

Gén. VA environnement, A et J.


AMBLYOPE

Diagn./Orthopéd. Enfant dont l’acuité visuelle est de 20/70 ou moins pour l’œil le plus fort avec la meilleure correction possible. TA aveugle.


AMÉLIORATION DES QUALIFICATIONS

Form. prof. Formation qui permet d’acquérir, généralement à un niveau supérieur, des qualifications et des connaissances supplémentaires dans le métier ou la profession occupés et qui, de ce fait, donne à la personne concernée la possibilité d’améliorer sa situation professionnelle et, éventuellement, d’envisager une promotion __ BIT (1987). V formation complémentaire.


AMÉNAGEMENT LINGUISTIQUE

Ens. lang./Ling. Ensemble de principes, de lois et de règlements déterminant le rôle et la place des langues dans un état ou un pays. V langue d’enseignement.

Domaines d’application. L’aménagement linguistique s’applique aux communications, à la culture, au travail et peut s’appliquer, comme au Québec, dans plusieurs états américains et dans plusieurs pays, au système éducatif : il réglemente alors l’emploi des langues dans les écoles, aussi bien la langue d’enseignement que les langues enseignées.


AMÉRICAIN,E

1. Gén. (adj.). Relatif à l’Amérique. Le territoire américain du Nord comprend le Mexique, les États-Unis, le Canada et le Québec.

2. Gén. (n). Habitant de l’Amérique. Le Mexicain, l’Étatsunien, le Canadien et le Québécois sont des Américains du Nord. Le Brésilien, le Colombien, le Vénézuélien, le Péruvien, etc. sont des Américains du Sud. Le Costaricain, le Panaméen, le Guatémaltèque, etc. sont des Américains du Centre.

F.f. Dans le sens d’étatsunien ou d’Étatsunien.


AMITIÉ

n.f.

Did./Épist./Psych./Soc. V taxonomie de SELMAN/du développement de la conception de l’amitié. VA absentéisme scolaire, A.

CN : taxonomie du développement de la conception de l’*.


AMOTIVATION

n.f.

Diagn. Absence de toute forme de motivation __ DECI, E. L. et Ryan, R. M. (1985) : trad. Pour Antoine DE LA GARANDERIE (1991), absence de conscience de pouvoir réussir. Perte de motivation. Syn. démotivation; résignation apprise _ LIEURY, A. et FENOUILLET, F. (2019) : 178. Ant. motivation. EA incapacité apprise à se venir en aide; sentiment d’efficacité personnelle; sentiment d’incompétence acquis.

A. Perspective historique. John Locke (1632-1704) disait que la « nature » de l’enfant n’est pas d’être paresseux et qu’il ne demande qu’à connaître, mais on le rend paresseux, on le démotive en le « forçant » à apprendre des choses qui ne l’intéressent pas. Et je ne doute point qu’une des grandes raisons pourquoi la plupart des enfants s’abandonnent entièrement à de vains amusements, et emploient tout leur temps à des bagatelles, c’est parce qu’ils ont vu qu’on méprisait leur curiosité, et qu’on ne faisait aucun cas de leurs questions (...) __ LOCKE, J. (1693).

B. Abandon des études. Selon Robert J. VALLERAND et Caroline SÉNÉCAL (1992), la motivation est un facteur qui joue un grand rôle dans l’abandon des études. Moins la motivation de l’étudiant est autodéterminée (c’est-à-dire amotivation, régulation externe) et plus l’élève aura tendance à abandonner ses études. VA motivation, J et N.


AMPLEUR DE L'EFFET

Rech./Stat. Syn. grandeur de l’effet.


AMPLEUR DES CATÉGORIES

Diagn. VA style cognitif, B.


AMPLITUDE

n.f.

1. Ens. lang./Ling. Caractéristique fondamentale d’un son voisé définie par l’étendue des vibrations et correspondant à l’intensité ou à la force du son. TA fréquence.

2. Écol. VA stabilité, B.

3. Stat. Syn. étendue (totale).


AMPLITUDE ARTICULO-MUSCULAIRE

Éduc. phys. Qualité qui permet au segment de se déplacer avec une amplitude maximale. Syn. amplitude de mouvement; flexibilité; souplesse __ BOUCHARD, C. et al. (1975). VAéducation physique, A. RN valeur physique.

A. Articulation/muscle. Cette qualité suppose la capacité du muscle ou du groupe musculaire, tant en raccourcissement maximum qu’en élongation maximale, de permettre l’exploitation maximale de l’articulation. Il est bien établi que l’amplitude articulo-musculaire est très spécifique à chaque articulation __ id.

B. Déterminants. Les déterminants les plus critiques de l’amplitude articulo-musculaire de mouvement apparaissent être la mobilité de l’articulation et l’élasticité des groupes musculaires antagonistes __ id.

C. Principes du développement. Les principes à respecter en vue du développement sont les suivants : la recherche de l’amplitude maximale dans le mouvement; la conservation d’une attitude statique aux extrémités d’une course totale de mouvement __ id.


AMPLITUDE DE MOUVEMENT

Éduc. phys. Syn. amplitude articulo-musculaire; flexibilité; souplesse.


ANAÉROBIE

1. Bio. (n.m.). Organisme qui peut vivre et se développer en l’absence d’oxygène. Des bactéries anaérobies.(adj.). Attribut de cet organisme. Le caractère anaérobie de certaines bactéries.Ant. aérobie.

2. Physio. (adj.). Se dit d’une qualité physique qui fait appel à une intense contraction musculaire sans consommation d’oxygène. Une capacité anaérobie. Se dit d’un environnement qui ne stimule pas principalement le développement cardiovasculaire. Un programme d’entraînement anaérobie.

CN : endurance * générale; endurance * locale.


ANAÉROBIQUE

Éduc. phys. (n.m.). Activité physique qui n’a pas pour but premier de développer la capacité cardiovasculaire. La course de 400 m en athlétisme. (adj.). Attribut de l’activité précédente. Un exercice anaérobique.

CN : travail *.


ANALOGIE

n.f.

1. Créat. V synectique.

2. Phi./Rech./Sc. Rapport de similitude entre deux ensembles semblables de fonction et de structure, mais différents d’échelle ou de nature, fondé sur l’identification de facteurs clés (caractères, propriétés) de ces ensembles dont les caractéristiques de l’un sont mieux connues, ce qui permet d’imaginer certaines caractéristiques vraisemblables de l’autre ensemble. Ex. : les circuits électriques et le système nerveux autonome; le fonctionnement d’un moteur à piston et celui du cœur; la sélection naturelle et la compétition économique; la diffusion des rumeurs et celle des épidémies; le son et la lumière. VA isomorphisme, B; recherche de solutions, B et C.

3. Psych. cogn. Degré de recouvrement de deux structures de connaissances __ GINESTE, M.-D. (1984). VA compétence, S.

A. Nature. Établir une analogie, c’est, en premier lieu, mettre en correspondance des entités qui demeurent distinctes, mais que l’on considère comme équivalentes d’un certain point de vue __ LAMBERT, M. (1987).

B. Importance. Premier philosophe à avoir introduit le concept d’analogie dans les catégories formelles, immédiatement après le concept d’identité, Harald HÖFFDING (1882-1908) s’appuie sur le fait que l’analogie joue un rôle fondamental dans tout acte de pensée appliqué à des objets concrets, alors que l’identité d’objet et de rapport, de type logique et arithmétique, est une pure abstraction. Il a montré que l’analogie est la base de la réduction des rapports de qualité, de type « sériel », et qu’elle intervient, à ce titre, dans l’évolution des concepts de nombre, de degré, de temps et de lieu, d’où son importance dans les opérations principales de la connaissance humaine (ALLEAU, R., 1982) __ LAMBERT, M. (1987).

C. Créat. L’analogie est à la base des principales techniques de créativité (l’analogie personnelle, l’analogie directe, l’analogie symbolique, l’analogie fantastique) issues de la synectique, mise de l’avant par William J. J. GORDON (1961). Ces techniques visent à rendre le « familier étrange » et l’« étrange familier ».

D. Volontaire-involontaire. L’analogie peut être consciente et volontaire, telle l’analogie entre la constitution du système solaire et celle de l’atome, qui a permis de mieux comprendre les phénomènes étudiés; elle commence alors par une réflexion sur les similitudes et sur les dissemblances. Elle peut également résulter de processus psychiques involontaires, non conscients, comme l’intuition sensible : « Dans chaque connaissance, la similitude avec des expériences antérieures joue son rôle et l’on peut considérer que l’analogie intervient comme stimulation de l’intuition analytique tout autant que l’intuition synthétique » (DUVIGNAUD, J.-L., 1984) __ LAMBERT, M. (1987).

E. Résolution de problèmes. L’analogie (...) est la pièce maîtresse [de la résolution de problèmes] : le progrès foudroyant des sciences et techniques est dû en grande partie à l’accroissement en nombre et en puissance des modèles élaborés par l’esprit humain et qui sont transposables tels quels, ou après aménagement, d’un problème à un autre __ GILLET, B. (1986). Dans de nombreux exemples de créations, l’analogie intervient dans l’hypothèse, pose un problème, suscite la recherche des conditions de sa résolution parmi lesquelles s’opère une critique des données initiales ou prémisses; l’idée jaillit avec l’apparition souvent fortuite d’un objet, d’un spectacle, d’une image qui mettent en alerte l’attention du chercheur (celui qui est face à la nécessité de résolution de problèmes) __ LAMBERT, M. (1987).

F. Interdisciplinarité. Si nous possédons des informations élaborées (ex. : théorie explicative, modèle de solution, etc.) pour un de ces ensembles de choses en ce qui concerne les ressemblances qu’il présente avec l’autre ensemble de choses, nous ferons l’hypothèse que ces informations élaborées peuvent également s’appliquer au deuxième ensemble. On va donc appliquer au second ensemble le « modèle » qui rend compte du premier. On va effectuer littéralement un transfert d’une théorie, d’un modèle, d’une technologie à un domaine différent, transgressant ainsi les frontières entre domaines __ GILLET, B. (1986).

G. Analogie/généralisation/induction/assimilation. Il ne faut la [l’analogie] confondre ni avec la généralisation cumulative de l’induction qui ne considère que des objets ou phénomènes de même nature, ni avec l’assimilation, extrêmement dangereuse, qui consiste à traiter le deuxième ensemble comme s’il était identique au premier sous prétexte qu’il présente avec lui quelques ressemblances __ id.

H. Caractère. L’analogie, comme démarche intellectuelle, relève plus de l’intuition que du raisonnement déductif __ O’CONNOR, T. (1970).

I. Valeur. Toutes les analogies ne sont pas d’égale richesse. Certaines sont pertinentes et bien fondées, d’autres le sont moins ou pas du tout __ GINESTE, M.-D. (1984).

J. Formes. L’analogie peut s’exprimer sous plusieurs formes soit les formes verbales, picturales ou par une combinaison de ces deux formes.

K. Objets de similitude. Les similitudes peuvent porter sur des réalités ou des idées. Pour d’autres, le terme similitude s’emploie pour des réalités et le terme conformité, pour des idées, des abstractions __ O’CONNOR, T. (1970).

L. Raisonnement. (...) l’analogie met en œuvre, au départ, une façon bien simple de raisonner et qui consiste à essayer d’expliquer l’inconnu par le connu. Pour y arriver, il s’agira de comparer une réalité donnée avec une autre, relevant d’un ordre différent. L’analogie est donc par essence comparative et la comparaison s’effectue non entre une réalité et sa représentation symbolique, mais entre cette réalité (ou sa représentation symbolique), d’une part, et une autre réalité (ou sa représentation) étrangère, en principe, à la première, d’autre part __ DE COSTER, M. (1978).

M. Problème épistémologique. Le rapprochement des dimensions qu’elle (analogie) opère à partir d’une similitude de relations soulève le problème épistémologique important de la causalité, dans la mesure où la comparaison analogique aide à saisir la nature du lien qui les unit secrètement __ id.

N. Exercice pluri/inter/transdiciplinaire. L’analogie est la résultante d’un exercice pluridisciplinaire, interdisciplinaire ou transdisciplinaire (selon la nature et l’ampleur de l’interpénétration des disciplines impliquées) puisqu’elle suppose nécessairement deux ou plusieurs objets provenant de disciplines différentes, proches ou lointaines.

O. Fonction langagière. La fonction de l’analogie, au seul niveau du langage, est triple : elle est conceptuelle, didactique et rhétorique __ DE COSTER, M. (1978).

P. Éléments mis en jeu. L’analogie s’établit entre deux ou plusieurs domaines ou éléments de domaines de connaissances. Le ou les domaines qui servent d’assises à la comparaison sont appelés domaine(s) de base ou de référence. Le domaine faisant l’objet de la comparaison est appelé le domaine cible.

Q. Utilité. L’utilité de l’analogie se révèle dans de nombreuses sphères de l’activité humaine. En effet, elle joue un rôle considérable dans la création, la recherche, l’innovation, la vulgarisation scientifique, l’enseignement et l’apprentissage.

R. Analogie/création/recherche. Que ce soit pour la création ou la recherche, l’analogie s’est avérée un instrument privilégié de l’invention (PROVENCHER, S., 1987). D’un point de vue méthodologique, « les vertus heuristiques [de l’analogie] sont indéniables pour autant qu’elle reste contenue dans les limites qui sont les siennes. Elle est, presque d’instinct, une des premières manifestations de l’activité créatrice de l’esprit car, partant du connu, elle s’efforce d’expliquer l’inconnu à travers les ressemblances discernables de part et d’autre » __ DE COSTER, M. (1978).

S. Analogie/enseignement. Au plan de l’enseignement, « les analogies semblent bien être utilisées pour faire comprendre et expliquer — on se place du point de vue du pédagogue ou du vulgarisateur —, ou pour comprendre — du point de vue du sujet ignorant » __ GINESTE, M.-D. (1984). La pertinence de l’analogie pour l’apprentissage semble confirmée par certaines recherches expérimentales. Selon Marie-Dominique GINESTE (1984), il semble même que l’analogie soit une démarche spontanée du sujet apprenant, initiée dans le but de se faciliter l’apprentissage. « Le sujet qui apprend ou essaie de connaître un nouveau domaine dispose de représentations antérieurement acquises, qu’il mobilise comme structure de connaissance, comme structure sur laquelle peuvent s’appliquer des concepts nouveaux. Il saisit une structure, un schéma qui lui permet d’accrocher, de capturer de nouvelles connaissances de façon organisée » __ GENTNER, D. et GENTNER, D. R. (1983) dans GINESTE, M.-D. (1984). L’analogie, intégrée dans une stratégie d’apprentissage, facilite : 1. la compréhension et la mémorisation de nouvelles connaissances (REYNOLDS, R. E. et SCHWARTZ, R., 1983 dans Gineste, M.-D., 1984); 2. la résolution de problèmes inédits (COLLINS, A. et GENTNER, D., 1982; GENTNER, D. et GENTNER, D. R., 1983; GICK, M. et HOLYOACK, K., 1983 dans Gineste, M.-D., 1984); 3. la compréhension de problèmes abstraits (Gineste, M.-D., 1984) et 4. l’attribution d’un « sens physique » aux théories (D’ESPAGNAT, B., 1981 dans Gineste, M.-D., 1984).

T. Mise en œuvre. Bien que l’on s’accorde à reconnaître la pertinence de l’analogie dans diverses activités humaines, sa mise en œuvre demeure cependant un processus peu explicité. Il n’existe aucune prescription technique pour guider l’utilisation de l’analogie pour la création, la recherche ou l’apprentissage. Pour Marie-Dominique GINESTE (1984, 1987), l’analogie se réalise selon certaines phases qui s’exécutent selon un ordre précis : 1. d’abord, les domaines de base et cible « doivent être structurellement définis, les concepts spécifiés avec précision, ainsi que les relations entre ces concepts » __ Gineste, M.-D. (1984); 2. ensuite, ces structures doivent être représentées sous forme de réseaux conceptuels ou propositionnels; 3. les structures des domaines de base et cible sont ensuite comparées, en les superposant, dans le but de juger de leur degré de recouvrement; 4. lorsque le degré de recouvrement est quasi total ou très élevé (majorité des nœuds : objets ou prédicats et majorité des relations), on peut amorcer le processus d’inférence permettant de prédire des dépendances, des liens et des relations entre les concepts du domaine cible tout en édictant les règles de passage d’une représentation à une autre __ O’CONNOR, T. (1970).

U. Validité. Une analogie est « bonne » quand la structure représentant le domaine de base recouvre la structure représentant le domaine cible : les nœuds et les relations s’ajustent parfaitement. Les structures de connaissance pour l’un et l’autre domaine sont équivalentes __ Gineste, M.-D. (1984).

V. Évaluation du degré de recouvrement. L’analogie entre deux domaines peut se vérifier de la façon suivante : 1. par comparaison des items; 2. par comparaison des relations entre ces items dans leurs domaines respectifs; et 3. par caractérisation de ces relations (cause et effet). Plus la convergence est élevée, plus l’analogie est fondée __ O’CONNOR, T. (1970).

W. Limites générales. Les limites de l’analogie se précisent pour chacun des domaines de l’activité humaine au regard desquels elle joue un rôle important.

X. Limites au plan de la création et de la recherche. L’analogie peut : 1. conduire à des conclusions prématurées au regard du domaine cible, sur la base des conclusions fondées du domaine de référence; 2. conduire à perdre la spécificité des domaines mis en jeu et mener à une hégémonie disciplinaire lorsque le domaine de base est plus ou mieux développé que le domaine cible; et 3. freiner la pensée scientifique en limitant le chercheur à son intuition première ou en « raison du déterminisme théorique » que l’analogie « fait peser sur la recherche » __ DE COSTER, M. (1978).

Y. Limites au plan de l’enseignement.« Ce qui semble se dégager (...) c’est une recommandation de prudence dans le choix des analogies quand elles servent à l’enseignement et à la vulgarisation des connaissances et quand elles sont offertes en pâture à des non-spécialistes. Le spécialiste, lui, sait que l’analogie ou le modèle analogique n’est qu’une représentation provisoire du monde; qu’avec de nouvelles mesures, de nouvelles observations, le modèle sera cassé, dépassé, l’analogie abandonnée; que ces représentations analogiques n’ont pour seules fonctions que d’être les sources d’investigations nouvelles » (PECKER, J. C., 1982). Il n’en va pas de même pour le non-spécialiste qui, semble-t-il, reste figé à la métaphore ou à l’analogie : il construit alors une représentation erronée du monde parce qu’elle prend appui sur un modèle provisoire et dont le caractère précaire n’est pas connu ou reconnu. De plus, il utilise des concepts avec les connotations du vocabulaire courant, alors que dans le modèle, ils en sont débarrassés __ GINESTE, M.-D. (1984).

Z. Limites au plan de l’apprentissage. Comme soutien à l’apprentissage, Marie-Dominique GINESTE (1984) souligne que la vigilance s’impose. Il ne faut pas laisser un sujet recourir à des analogies qui ne sont pas pertinentes. Il est alors préférable de lui en imposer qui respectent les critères de validité.

AA. Résultats de l’analogie. Judith SCHLANGER (1988) dans STENGERS, I. et SCHLANGER, J. (1988, 1991) souligne que des transformations surviennent dans le passage du domaine de base au domaine cible. « Comme l’emprunt a une fonction heuristique, une fonction de pensée, il ne travaille pas à la façon d’une marqueterie qui insère un fragment étranger dans un ensemble stable. Non seulement les éléments transférés colorent et structurent le nouveau discours dont ils sont les modèles conceptuels, mais encore, en passant derrière le miroir, ils peuvent changer eux-mêmes dans toutes leurs relations. Ainsi, ce qui était ponctuel dans le premier discours peut devenir global dans le second discours, le superficiel profond, le marginal fondamental, et réciproquement. L’emploi heuristique transforme souvent les proportions : il y a des variations de niveau d’abstraction (la substance concrète de l’un peut devenir la forme abstraite de l’autre, ou réciproquement); des variations d’extension (un vaste secteur complexe peut devenir un simple point, une notation, ou réciproquement); des variations de rôle (ce qui sert uniquement à formuler et à nommer peut être employé pour fonder et légitimer, ou réciproquement). (...) La conceptualisation a pour matériau verbal des schèmes du sens préexistants, qui se transforment pour parler d’autre chose » __ SCHLANGER, J. (1988).

BB. Analogie/réseaux conceptuels. L’analogie mise sur une ressemblance « non pas de surface, mais bien » sur « une ressemblance des réseaux conceptuels » (GINESTE, M.-D., 1987) des domaines impliqués.

CC. Analogie/modèles. S’il arrive que l’analogie s’exprime par des modèles, tout modèle n’est pas nécessairement analogique __ DE COSTER, M. (1978).

DD. Démarche analogique/synectique. Selon Serge PROVENCHER (1987), la synectique« (...) a fait de la démarche analogique son levier principal ».

EE. Analogie/similarité. L’analogie est une sorte de similarité. Des objets similaires concordent par certains aspects tandis que des objets analogues concordent par certains rapports entre leurs éléments respectifs __ POLYA, G. (1962).

FF. CN : apprentissage par *.


ANALOGIE CONCEPTUELLE

Créat./Rech./Sc. Analogie de concepts isolés développée dans le cadre d’un réseau conceptuel. VA analogie, T et BB; analogie d’ensemble.

Analogie conceptuelle/réseau conceptuel. Selon D. STEPICH et T. J. NEWBY (1988), bien qu’isolées et séparées, les analogies conceptuelles supportent la représentation et la conceptualisation d’un réseau conceptuel. Le réseau sert de contexte à la structuration des concepts.


ANALOGIE D'ENSEMBLE

Créat./Rech./Sc. Analogie globale qui modèle le tout d’un réseau conceptuel.

Analogie d’ensemble/conceptuelle. Selon D. STEPICH et T. J. NEWBY (1988 : trad. libre), l’analogie d’ensemble est réalisée par une série d’analogies conceptuelles qui représentent la majorité, voire la totalité, des concepts pertinents à un domaine. Ces deux types d’analogie illustrent en fait deux niveaux de complexité dans la construction des connaissances. Cependant, seule l’analogie d’ensemble autorise l’inférence.


ANALOGIE DIRECTE

1. Créat./Péd. Technique de créativité, élaborée par William J. J. GORDON (1961), qui vise à établir une comparaison entre deux réalités similaires afin de détecter quelques-unes de leurs ressemblances pour mieux résoudre un problème __ PARÉ, A. (1977). VA synectique, E.

2. Rech./Sc. Analogie qui recourt à un « remplacement de l’objet qui fait problème par un problème analogique » faisant alors apparaître des « informations nouvelles mais parallèles, qui vont des simples faits aux connaissances fondamentales » __ PROVENCHER, S. (1987).

Exemple. Des écoliers qui éprouvent des difficultés d’organisation de leurs loisirs pourraient aborder le problème en passant par une comparaison avec les loisirs des animaux ou l’organisation d’un camp de vacances __ PARÉ, A. (1977).


ANALOGIE DISCURSIVE

Créat./Rech./Sc. Analogie limitée à l’emploi isolé d’une expression analogique ayant pour but d’éclairer l’un des éléments du domaine cible __ DE COSTER, M. (1978). VA analogie théorique, C.

Analogie discursive/paradigme. L’emploi d’une analogie discursive, « aux seules fins d’éclairer un passage particulièrement difficile à saisir peut conduire à forger tout un paradigme qui risque d’engager, méthodologiquement, le système d’explication proposé » __ id.


ANALOGIE FANTAISISTE

Créat./Péd./Rech./Sc. Analogie constituée par « la substitution du magique à la réalité » __ PROVENCHER, S. (1987). Syn. analogie fantastique.

A. Mise en œuvre. La transposition est faite sur un phénomène irréel et surnaturel qu’il est facile d’évoquer dans le cadre de ce qui est « trop beau pour être vrai » __ ADAM, B. (1987).

B. Exemple de résultats. Ainsi, la recherche d’un procédé de liaison de pièce s’est exprimée sous la forme : « se coller en claquant des doigts »; donc, un simple claquement, c’est un bruit, un son. Pour cela, il faut au moins un ultrason, le mot clé était tombé pour orienter vers les techniques de soudure par ultrason __ id.


ANALOGIE FANTASTIQUE

Créat./Péd./Rech./Sc. Technique de créativité, élaborée par William J. J. GORDON (1961), qui consiste à prendre ses rêves pour des réalités et à imaginer qu’une solution idéale surgira tôt ou tard __ PROVENCHER, S. (1987). Syn.analogie fantaisiste. VA synectique, F.

Exemple. Pour inventer un réfrigérateur capable de s’autodégivrer, quelqu’un s’est posé la question : « Comment faire pour construire un réfrigérateur autodégivrant? » Ainsi, il n’a envisagé rien de moins que la solution idéale pour ensuite avoir la conviction qu’elle pouvait éventuellement se matérialiser __ id.


ANALOGIE MÉTHODOLOGIQUE

Créat./Rech./Sc. Analogie mettant en présence des éléments très disparates pour établir, finalement, des rapports insoupçonnés à travers une formalisation conceptuelle élaborée __ DE COSTER, M. (1978). VA analogie théorique, B et C.

A. Analogie méthodologique/recherche. L’analogie revêt le statut méthodologique, au sens le plus large du terme, lorsqu’elle devient un instrument d’invention susceptible d’engager la recherche dans une voie déterminée. Elle acquiert ainsi une fonction heuristique incontestable par les hypothèses qu’elle suscite, même si son caractère inventif se manifeste davantage par les questions provocantes qu’elle pose que par les problèmes qu’elle résout effectivement __ id. L’analogie méthodologique dépasse « l’emploi larvé d’un vocabulaire emprunté à des disciplines étrangères et représente bien davantage qu’un simple procédé didactique d’exposition, tant est lourd de conséquences pour l’orientation de la recherche, le recours à de tels moyens. Une analogie de ce type quitte donc le domaine de la fiction pure et des rapprochements gratuits pour développer une fonction heuristique qui conditionne, bien entendu, les résultats de la recherche »__ id.

B. Risques. Tout comme pour l’analogie, l’analogie méthodologique révèle, au fond, un jeu de pouvoirs interdisciplinaires ainsi qu’un souci de garantie scientifique intéressants à observer. En effet, une discipline moins reçue socialement qu’une autre, comme scientifique, cherche à se parer, en quelque sorte, des attributs et de la réputation de celle-ci en lui empruntant certains de ses paradigmes et de ses techniques, et, d’une manière plus générale encore, en se plaçant sous son égide. Au surplus, l’usage de modèles éprouvés dans une discipline plus ancienne peut donner au chercheur un sentiment de sécurité, en raison des « bons et loyaux services » déjà rendus par ces systèmes d’explication dans d’autres contextes __ id.


ANALOGIE NATURELLE

Créat./Rech./Sc. Analogie qui recourt à « un système biologique dont le comportement ou la finalité est analogue au problème à résoudre » __ ADAM, B. (1987).

A. Développement. S’appuyant sur l’analogie des phénomènes naturels, la recherche est très développée et a même été créditée du nom de « bionique » __ id.

B. Exemple de résultats. Ainsi un problème de support antivibratoire a été comparé à un œuf. Les principes et éléments de suspensions analysés sur l’œuf ont fait apparaître des moyens de répondre aux exigences conjointes de fixation et antivibratoires par le jeu des fluides __ id.


ANALOGIE PERSONNELLE

1. Créat./Péd. Technique de créativité, élaborée par William J. J. GORDON (1961), qui consiste à se mettre à la place de quelqu’un ou de quelque chose d’autre afin de décentrer sa perception de la réalité pour mieux voir d’un autre point de vue __ PROVENCHER, S. (1987). VA synectique, G.

2. Rech./Sc. Analogie où la personne devant résoudre un problème « s’incarne dans les éléments du problème » __ id. VA analogie symbolique, B.

A. Avantages. Selon B. ADAM (1987), ce type d’analogie permet : 1. « d’atteindre un haut degré de perception intuitive du problème et de son environnement » et 2. de provoquer « des formulations très riches et très pertinentes dont les interprétations fournissent des solutions remarquables par leur simplicité et leur performance ».

B. Spécificité. Le caractère de solutions de synthèse est particulièrement développé avec ce mode de recherche __ ADAM, B. (1987).

C. Résultats. Le principe d’une des premières boîtes de vitesses automatiques à glissement fluide a été découvert lors d’une telle séance de créativité (id.). En fait, de FARADAY à Stephen WOZNIAK (magicien de la micro-informatique et fondateur de la compagnie Apple), la liste de tous ceux qui ont semé l’analogie personnelle pour se retrouver ensuite avec une moisson inespérée est des plus impressionnantes et ne cesse de s’allonger tant dans les sciences que dans les arts __ PROVENCHER, S. (1987).

D. Exemple. C’est le chimiste qui s’identifiera personnellement aux molécules en action plutôt que de s’en tenir à la vision familière qui résulterait des connaissances accumulées et des déductions s’y rattachant __ id.


ANALOGIE SPONTANÉE

Créat./Rech./Sc. Analogie établie spontanément et intuivement sans recourir à un cadre explicatif pour en justifier la pertinence.


ANALOGIE SYMBOLIQUE

1. Créat./Péd. Technique de créativité, élaborée par William J. J. GORDON (1961), qui consiste à utiliser des symboles comme éléments de comparaison, plus particulièrement par le biais des métaphores __ PROVENCHER, S. (1987). VA synectique, H.

2. Créat./Rech./Sc. Analogie où le problème objet de la recherche est soudainement remplacé par une image évocatrice.

A. Exemple. Si l’on affirme que, pour être créateur, il faut « vider son cimetière d’idées », on utilise une métaphore qui en dit beaucoup plus qu’il n’y paraît à première vue __ PARÉ, A. (1977).

B. Analogie symbolique/personnelle. À l’inverse de l’analogie personnelle, dans laquelle le processus d’identification met parfois beaucoup de temps avant de prendre forme avec toutes ses nuances, l’analogie symbolique est en effet immédiate. Elle apparaît soudainement à la personne qui la produit. D’un seul coup, tout est clair et rend parfaitement compte de ce que voulait exprimer son créateur. De même, autant l’analogie directe enfante souvent des comparaisons aux ramifications conceptuelles complexes, autant l’analogie symbolique donne-t-elle l’impression d’être complète en soi __ PROVENCHER, S. (1987).

C. Résultats. Ainsi l’analogie avec la « Belle au bois dormant » qui a conservé sa jeunesse durant son sommeil, a mené à la résolution d’un problème d’enduction grâce au retardement d’une réaction chimique « par hibernation » qui s’est traduite par un simple refroidissement de canalisations. Personne n’y avait pensé auparavant __ ADAM, B. (1987).


ANALOGIE THÉORIQUE

Créat./Rech./Sc. Analogie qui dégage, à travers la construction systématique de modèles, la parenté réelle de deux systèmes __ DE COSTER, M. (1978).

A. Spécificité. L’analogie théorique évite « l’escamotage de traits caractéristiques de la réalité modélisée » alors que les autres types d’analogies peuvent s’autoriser cette liberté __ id.

B. Analogie théorique/méthodologique. Plutôt que de parler d’analogie théorique, on aurait pu utiliser les termes d’« analogie scientifique », en raison des exigences qu’elle suppose pour connaître le réel. Il est toutefois difficile de concevoir l’analogie méthodologique en dehors du champ de la science en n’y voyant que spéculation hasardeuse __ id.

C. Analogie théorique/discursive/méthodologique. Ce rapport adventice entre les différents niveaux de l’analogie ne doit pas laisser supposer que l’un conduit nécessairement à l’autre au point que l’analogie théorique constituerait l’aboutissement logique d’un processus d’abord discursif puis méthodologique. Il est, en effet, des démarches qui gagnent à s’arrêter là où elles ont épuisé leur pouvoir cognitif, sous peine, comme on l’a dit, d’obscurcir l’intelligence d’une réalité plutôt que d’aider à la saisir __ id.


ANALOGIQUE

adj.

Inf./Sc. Qualifie un appareil ou un phénomène où les données sont représentées par des variables physiques, continues et proportionnelles à la valeur concernée. Ex. : l’aiguille sur le compteur de vitessed’une auto est une représentation analogique de la vitesse réelle; le mercure d’un thermomètre est une indication analogique de la température;etc. Ant.numérique.

CN : calculateur *; méthode *; modèle *; raisonnement *.


ANALPHABÈTE

1. Gén. (n. ou adj.). Par extension, personne qui ne connaît pas ou qui éprouve des difficultés à utiliser un code spécialisé. Ex. : On dit qu’une personne est analphabète en informatique si elle ne connaît pas les rudiments de l’informatique. VA alphabétisation, G; illettré, B.

2. Alph. (Gén.). Adulte qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter. EA analphabète complet/de base.

3. Alph./Diagn. (Spéc.) (n. et adj.). Personne incapable de lire et écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec sa vie quotidienne __ UNESCO (1958, 1978).Adulte qui ne connaît pas ou qui éprouve des difficultés à utiliser le code écrit (lecture, écriture et calcul). État de ces personnes. Ant.alphabète; personne alphabétisée. VA allographe; illettrisme, E. TA illettré. EA adultes peu ou pas à l’aise avec l’écrit; analphabète fonctionnel; personne faiblement alphabétisée; population analphabète.

A. Origine. Le terme « analphabète » remonte à la fin du XVIe siècle. Emprunté alors à l’italien qui l’avait pris au grec, analphabêtos,« qui ne sait ni A ni B ». Tombé en désuétude, analphabète ne fut réemployé qu’à la fin du XIXe siècle, cette fois-ci dans son sens contemporain.

B. Spéc. Au sens strict, analphabète signifie « qui ne sait ni lire, ni écrire ». Le sens a été élargi à d’autres compétences génériques(ex. : résolution de problèmes, traitement de l’information, communication interpersonnelle). V analphabète fonctionnel.

C. Compétences. Les compétences de base relèvent du savoir, du savoir-savoir, du savoir-faire, du savoir-être et du savoir-vivre ensemble (Commission DELORS, UNESCO, 1996).

D. Classement. Selon Serge WAGNER et Pierre GRENIER (1990), il n’y a pas de séparation tranchée entre l’état d’analphabète et l’état d’alphabète. On retrouve plutôt un continuum allant du degré zéro à un degré de maîtrise supérieure avec des variations pour chacune des opérations en cause (lecture, écriture, calcul) : analphabète complet ⇒ an. de base ⇒ an. semi-fonctionnel ⇒ an. fonctionnel ⇒ néoalphabète ⇒ alphabète ⇒ alphabète fonctionnel. VA analphabète fonctionnel, C.

E. CN : population *; semi-*.


ANALPHABÈTE COMPLET

Alph./Diagn. Personne qui ne sait ni lire, ni écrire et qui ne peut effectuer les opérations arithmétiques de base. Qsyn.analphabète de base. VA alphabétisation, H; analphabète fonctionnel, C. TA analphabète; illettré.

Classement. L’expression est souvent utilisée à des fins de classement dans les programmes d’alphabétisation pour identifier des personnes ayant le plus faible niveau de compétences en lecture, en écriture ou en calcul. VA analphabète, D.


ANALPHABÈTE DE BASE

Alph./Diagn. Qsyn.analphabète complet. VA analphabète, D. TA analphabète.

Usage. L’expression est peu usitée.


ANALPHABÈTE DE RETOUR

Alph./Diagn. (Spéc.). Adulte scolarisé ou alphabétisé qui, faute de pratique ou en l’absence d’un environnement écrit, a perdu son aptitude à utiliser l’écrit. V analphabétisme de retour. TA illettré, 2. EA analphabète résiduel/scolarisé.


ANALPHABÈTE FONCTIONNEL

1. Alph./Diagn. Personne scolarisée ou alphabétisée qui possède une connaissance de la lecture, de l’écriture et du calcul estimée insuffisante à l’écrit dans une société donnée. Qsyn.semi-analphabète. V analphabétisme fonctionnel. TA analphabète; illettré, 2. EA personne en situation d’illettrisme/faiblement alphabétisée.

2. Alph./Diagn. Personne dont le niveau de scolarité se situe entre quatre et neuf années d’études. VA alphabétisation, E, H et I; illettré, B.

A. Usage. Au début des années 1980, l’UNESCO a utilisé les expressions analphabétisme et analphabétisme fonctionnel dans les pays industrialisés.

B. Fonctionnellement analphabète. Est fonctionnellement analphabète une personne incapable d’exercer toutes les activités pour lesquelles l’alphabétisation est nécessaire dans l’intérêt du bon fonctionnement de son groupe et de sa communauté et aussi pour lui permettre de continuer à lire, écrire et calculer en vue de son propre développement et de celui de la communauté __ UNESCO (1978).

C. Classement. Aux fins de classement, trois catégories sont souvent établies : analphabète complet, analphabète semi-fonctionnel et analphabète fonctionnel. VA alphabétisation, E; analphabète, D.


ANALPHABÈTE SCOLARISÉ

1. Alph. Personne qui, bien qu’ayant fréquenté l’école pendant plusieurs années, éprouve encore des difficultés à utiliser le code écrit en lecture, en écriture ou en calcul. EA analphabète de retour/résiduel.

2. Éduc. (Gén.). Personne qui, ayant fréquenté l’école pendant plusieurs années, n’a pas acquis les connaissances ou les compétences de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) jugées nécessaires à la vie en société. Syn.illettré; personne en situation d’illettrisme. EA analphabète de retour.


ANALPHABÈTE SEMI-FONCTIONNEL

Alph. Syn. semi-alphabète. VA analphabète, D; analphabète fonctionnel, C.


ANALPHABÉTISATION

Alph. F.f. Selon le contexte, utiliser plutôt alphabétisation, analphabétisme, désalphabétisation.


ANALPHABÉTISME

1. Alph. (Gén.). Incapacité de lire et d’écrire __ TITMUS, C. et al. (1979). VA alphabétisme, C.

2. Alph./Diagn. (Gén.). Phénomène qui caractérise une personne qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter. V analphabète. VA adultes peu ou pas à l’aise avec l’écrit. TA illettrisme.

A. Calcul. Ce concept inclut parfois l’incapacité de calculer __ id.

B. Origine. Selon Alain REY (1998), lors de son apparition en 1907, le terme analphabétisme n’était pas l’antonyme d’alphabétisme, car les deux référaient à deux réalités différentes. En effet, le terme alphabétisme, apparu en 1868, appartient à la famille des dérivés du mot alphabet et qui font référence aux signes de la langue, à leur organisation, à leur transcription et à leur enseignement. Le terme analphabétisme, quant à lui, est un dérivé du mot analphabète. V alphabétisme, 8. VA analphabète, A.

C. Usage. Les termes analphabétisme et analphabète sont couramment utilisés à des fins de statistique, notamment. Cependant, les milieux d’alphabétisation ont tendance à éviter ces termes à cause de leur connotation péjorative. VA alphabétisme, C; illettrisme, B.

D. CN : lutte contre l’*; semi-*; taux d’*.


ANALPHABÉTISME COMPLET/TOTAL

Alph. Qsyn. analphabétisme de base. EA analphabétisme résiduel.


ANALPHABÉTISME D'OPPRESSION

Alph. (Can.). Selon Serge WAGNER et Pierre GRENIER (1990), type d’analphabétisme qui caractérise certaines minorités ethnolinguistiques en raison de la rareté des ressources éducatives dans leur langue maternelle et, d’autre part, en raison des obstacles à l’intégration ou à la participation des personnes de ces minorités aux institutions éducatives et culturelles de la majorité. EA analphabétisme de résistance.∈ analphabétisme de minorité.

A. Contexte franco-canadien. L’analphabétisme d’oppression est un effet direct du processus d’intégration/assimilation dans l’école publique et dans l’ensemble de la société; ce processus résulte de la destruction lente de l’identité et des moyens de résistance de la collectivité minoritaire; il est provoqué par l’action offensive de la société majoritaire __ WAGNER, S. et GRENIER, P. (1990).

B. Exemples. Les exemples d’oppression linguistique dans l’histoire et dans le monde sont légion. L’anglicisation des Irlandais et des Gallois, la francisation des Bretons, des Occitans et des Basques sont autant de cas dans les pays occidentaux où une politique de domination, douce ou brutale, a réussi à exclure de l’usage public les langues des minorités. L’exemple des Cris du Nord du Canada (tout particulièrement du Québec) est révélateur. Les Indiens cris les plus âgés sont presque tous alphabétisés en langue (syllabique) crie. Cette alphabétisation s’est d’abord réalisée à travers l’enseignement des missionnaires pour ensuite se transmettre par l’enseignement mutuel. L’instauration de l’école anglaise obligatoire a toutefois fait en sorte que les générations subséquentes ont été alphabétisées en anglais. Ce n’est que dans les années 1980 qu’un enseignement limité du cri a été introduit dans les écoles __ id.


ANALPHABÉTISME DE BASE

1. Alph. (Gén.). Incapacité de lire, d’écrire et de calculer. Qsyn. analphabétisme complet/total. Ant. alphabétisme de base. VA alphabétisation, G. EA analphabétisme fonctionnel.

2. Alph. (Spéc.). Phénomène qui caractérise, dans plusieurs pays industrialisés, une personne dont les compétences en écrit correspondent à celles d’une scolarité s’échelonnant de un à quatre ans __ GRAY, W. (1946).


ANALPHABÉTISME DE MINORITÉ

Alph./Diagn. (Can.). Phénomène qui caractérise certaines minorités ethnolinguistiques dont la majorité des membres éprouvent des difficultés relativement à l’apprentissage et à l’utilisation du code écrit de base dans la langue maternelle __ WAGNER, S. et GRENIER, P. (1990). Ex. : le cas des Franco-Ontariens au Canada. = ∑ {analphabétisme d’oppression/de résistance}.

Causes. Plusieurs facteurs peuvent expliquer le phénomène de l’analphabétisme de minorité : • les politiques linguistiques; • l’accessibilité à l’école dans la langue maternelle; • les difficultés engendrées par le contact entre langue minoritaire et langue dominante; • les pratiques discriminatoires et répressives; • l’attrait de l’intégration et de l’assimilation; etc.


ANALPHABÉTISME DE RÉSISTANCE

Alph. (Can.). Selon Serge WAGNER et Pierre GRENIER (1990), type d’analphabétisme qui caractérise certaines minorités ethnolinguistiques qui, notamment, en vue d’assurer la sauvegarde de leur langue maternelle et de leur culture, refusent de participer aux institutions éducatives et culturelles de la majorité. EA analphabétisme d’oppression.∈ analphabétisme de minorité.


ANALPHABÉTISME DE RETOUR

Alph./Diagn. Phénomène caractérisant des personnes qui ont appris à lire, à écrire et à calculer dans une formation initiale ou dans un programme d’éducation des adultes et qui perdent ces compétences faute de les exercer. TA illettrisme. EA analphabète scolarisé; analphabétismefonctionnel/récurrent/résiduel/secondaire.

Actions. La postalphabétisation et la constitution d’environnements lettrés sont considérées comme des mesures de prévention de l’analphabétisme de retour et de promotion de l’alphabétisation. EA analphabète de retour.


ANALPHABÉTISME FONCTIONNEL

1. Alph. (Gén.). Phénomène qui caractérise des adultes dont les compétences en lecture, en écriture et en calcul sont insuffisantes par rapport au degré d’alphabétisme de la société. Qsyn.illettrisme. Ant. alphabétisme fonctionnel. V PEMA. VA illettrisme, C. TA analphabétisme. EAanalphabétisme complet/de retour/récurrent/résiduel/secondaire.

2. Alph. (Spéc.). Phénomène qui caractérise une personne incapable d’exercer toutes les activités pour lesquelles l’alphabétisation est nécessaire dans l’intérêt du bon fonctionnement de son groupe et de sa communauté et aussi pour lui permettre de continuer à lire, écrire et calculer en vue de son propre développement et de celui de sa communauté __ UNESCO (1978). Phénomène qui caractérise dans plusieurs pays industrialisés une personne dont les compétences en écrit se limitent à celles d’une scolarité s’échelonnant de cinq à neuf ans. V analphabète fonctionnel.analphabétisme de base.


ANALPHABÉTISME RÉSIDUEL

1. Alph. (Gén.). Phénomène caractérisant le pourcentage d’une population qui, en dépit de la scolarisation obligatoire, de campagnes ou de programmes d’alphabétisation, n’a pas acquis les compétences de base en lecture, en écriture ou en calcul. EA analphabétisme de retour.

2. Alph. (Spéc.). Phénomène caractérisant le pourcentage d’une population (personnes âgées, personnes ayant des incapacités intellectuelles ou physiques, minorités, populations déplacées, etc.) qui n’a pas acquis les compétences de base du code écrit (lecture, écriture, calcul), parce que les personnes concernées n’ont pas eu accès à l’école ou à des programmes d’alphabétisation. EA analphabétisme complet/total.

3. Alph. (Spéc.). Phénomène caractérisant le pourcentage d’une population qui n’a pas acquis les compétences de base en lecture, en écriture ou en calcul, bien que les personnes concernées aient eu accès à l’école ou à des programmes d’alphabétisation. EA analphabète scolarisé; analphabétisme de retour/fonctionnel/récurrent/secondaire.


ANALPHABÉTISME TOTAL

Alph. Syn. analphabétisme complet. Qsyn. analphabétisme de base. EA analphabétisme résiduel.


ANALYSE

n.f.

1. Gén. Opération qui consiste à décomposer, concrètement ou en pensée, un tout (objet, phénomène, communication, etc.) en ses éléments constitutifs en cherchant à établir la hiérarchie et les rapports existant entre ces éléments. TA synthèse.

2. Com. Séparation des éléments ou parties constituantes d’une communication de manière à éclaircir la hiérarchie relative des idées et/ou les rapports entre les idées exprimées __ MEQ (1978).

3. Diagn./Did./Péd. Action de décomposer un objet d’apprentissage complexe en ses éléments simples et essentiels afin d’en faciliter l’apprentissage par le sujet. VA cognition, D; curriculum cognitiviste, B; objectif opératoire, N; taxonomie de B. G. WILSON, D.0/du domaine cognitif, B : 4.00, C : 4.00 et J : 2.1.

4. Ens. lang. Exercice scolaire qui consiste à déterminer la nature, le genre, le nombre et la fonction des mots qui forment une proposition. Ex. : une analyse grammaticale.

5. Ens. lang. Exercice scolaire qui consiste à décomposer les phrases en vue d’établir la fonction, la nature et le nombre des propositions qu’elles comprennent. Ex. : analyse logique.

6. Doc. Démarche qui consiste à déterminer la validité des items d’un examen et à établir leur indice de difficulté et de discrimination. V docimologie.

7. Ling. Exercice qui consiste en étude d’un texte, du point de vue de la structure, des faits de langue, du ou des sens qu’il renferme, etc.

8. Math. Partie des mathématiques qui s’occupe de l’étude des fonctions complexes, du calcul différentiel, du calcul intégral, de la théorie de la mesure, des ensembles munis de structures.

9. Rech. Décomposition d’un contenu en ses éléments constituants et examen des relations; résultante du processus précédent. La table analytique d’un volume est une analyse partielle, car il y manque les relations entre les éléments. VA anasynthèse, B; écologie, R; paradigme, K; rationalisme, D. TA synthèse.

10. Rech. Présentation élaborée du contenu d’un ouvrage, d’un article, d’une communication orale, d’un événement ou d’un phénomène en vue de faire ressortir certaines caractéristiques : but, structure, parties, enchaînement logique, style, niveau de compréhension, méthodologie, attentes, qualités, défauts, absences, relations avec d’autres écrits ou d’autres événements, situation dans le temps, etc. TA synthèse.

11. Sc. Recherche, identification, séparation des éléments qui composent un corps ou une substance. L’analyse chimique du sang, de l’urine, d’une substance inconnue. VA écologie, R; paradigme, K.

12. Stat. Fait d’appliquer les statistiques à une recherche expérimentale en vue de l’interprétation des résultats et de la vérification d’hypothèses. EA analyse des données.

13. Psycholing. V lecture critique.

A. Étym. Du grec analytikos, résoudre.

B. Observation. L’analyse va plus loin que l’observation en ce qu’elle décompose l’objet en ses éléments constitutifs et en ses relations.

C. Décomposition. La décomposition n’est que le premier volet de l’analyse; la seconde consiste à déterminer les rapports entre les éléments.
D. Éducon. Les spécialistes de l’économie en éducation emploient les expressions « analyse coût-avantage » et « analyse coût-efficacité » pour désigner les rapports entre les dépenses encourues, les résultats obtenus, les efforts consentis et le temps consacré.

E. Système. L’analyse d’un système s’occupe de la délimitation de ce dernier et de l’établissement des rapports régissant ses éléments constitutifs.

F. Analyse/abrégé/résumé/sommaire.

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G. Analyse qualitative/quantitative. Alors que l’analyse qualitative a pour but d’identifier la nature des composantes, l’analyse quantitative ajoute la connaissance des proportions.

H. CN : approche d’*; élément d’*; macro*; méta-*; micro-*; unité d’*.

I. CN __ analytico : approche *-synthétique.

J. CN __ analytique : approche *; définition *; didactique *; méthode *; observation *.


ANALYSE COMPARATIVE

Did./Péd. Processus de la pensée structuré par l’enseignant, utilisant la description, la classification et l’analyse pour trouver, illustrer et évaluer les similarités et les différences entre des ensembles de données __ JOHNSON, S. R. et R. B. (1972) : trad. dans LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985).


ANALYSE COMPONENTIELLE

Ling. VA champ sémantique, B.


ANALYSE CONTRASTIVE

Ens. lang./Ling. Type d’analyse linguistique de deux ou plusieurs langues qui fait ressortir les différences entre les langues.

Origine. L’expression est d’origine anglaise et est moins souvent utilisée en français qu’en anglais bien qu’on la retrouve chez différents auteurs.


ANALYSE D'EMPLOIS

Adm. éduc. Technique de détermination de la nature et de l’agencement des tâches requises pour l’exercice d’un emploi. Syn. analyse de fonctions. Qsyn. analyse de postes. V qualification.

Composantes.

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ANALYSE D'ERREURS

Ens. lang. Étude des erreurs commises par les apprenants de langues, surtout de langues secondes. V erreur; erreur interlinguale. VA faute, A.

Fonctions et objectifs. Les analyses d’erreurs ont débouché dans un premier temps sur des inventaires d’erreurs (phonétiques, lexicales, morphosyntaxiques) classées selon des typologies diverses (erreur relative/absolue; par addition, soustraction, remplacement; sur le genre, le nombre, etc.). L’analyse d’erreurs avait alors un double objectif, théorique et pratique : le premier pour mieux comprendre les mécanismes d’apprentissage d’une autre langue; le second pour améliorer l’enseignement. On essayait également de déterminer dans quelle mesure l’acquisition de la langue seconde était le résultat d’un transfert de la première langue ou une construction unique et issue de création de même nature qu’en langue première.


ANALYSE D'ITEMS

1. Doc.(Gén.). Ensemble de procédés statistiques dont le but est d’évaluer la qualité d’un instrument de mesure et des items qui le composent.

2. Doc. (Spéc.). Ensemble d’opérations qui comporte trois volets : a) une vérification de la congruence entre les items et les objectifs, de la plausibilité des choix et de certains aspects de la validité et de la fidélité; b) un calcul d’indices (moyenne, écart type, indice de difficulté et de discrimination, etc.); c) une décision en vue de réviser, remplacer ou conserver les items __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). V indice de sensibilité à l’apprentissage; instrument de mesure.

Exemples : __ MEQ, DGDP : SREP (1978).

Question 1 :

CHOIX

TOTAL

A

B

C

D

E

GROUPE SUPÉRIEUR

27 %

4

8

32

4

2

50

GROUPE INFÉRIEUR

27 %

8

12

10

12

8

50

GROUPE ENTIER

27 % + 46 % + 27 %

21

29

93

25

18

186

La bonne réponse à cette question est C.

1. Indice de difficulté : 2. Indice de discrimination :





NB : nombre de bonnes réponses

NT : nombre total de réponses

NRS : NB du groupe supérieur

NRI : NB du groupe inférieur

NS : nombre de répondants du groupe supérieur

NI : nombre de répondants du groupe inférieur

3. Décision : la question 1 doit être conservée, car p > 0,20 et < 0,80

et d > 0,40

Question 2 :

CHOIX

TOTAL

A

B

C

D

E

GROUPE SUPÉRIEUR

27 %

8

24

4

8

6

50

GROUPE INFÉRIEUR

27 %

4

28

4

12

2

50

GROUPE ENTIER

27 % + 46 % + 27 %

21

102

17

29

17

186

La bonne réponse à cette question est B.

1. Indice de difficulté : 2. Indice de discrimination :


(0,20 < 0,55 < 0,80)



d = (-0,08 < 0,40)

3. Discussion : Si l’on avait interrompu l’analyse après le calcul de l’indice de difficulté, on aurait retenu cette question. L’information additionnelle obtenue à partir de l’indice de discrimination nous renseigne sur la valeur douteuse de cette question. En effet, il y a légèrement plus d’élèves dans le groupe inférieur qui ont obtenu la bonne réponse qu’il n’y en a dans le groupe supérieur. Cette question doit être rejetée, car son degré de discrimination est négligeable, c’est-à-dire voisin de la valeur zéro.

Remarques : De nombreux autres procédés existent pour analyser les items. Celui qui précède est le plus couramment utilisé dans le cas de l’évaluation sommative des apprentissages. On note également que l’indice de discrimination d = ps - pi où ps et pi sont les indices de difficulté pour les groupes supérieur et inférieur respectivement. VA indice de discrimination, B.

L’indice de discrimination et l’indice de difficulté, tels que présentés plus haut, fournissent également une image globale de l’examen. Une question réussie à cent pour cent ne donne aucune information sur les différences de rendement pouvant exister entre les sujets. L’indice de discrimination pour sa part renseigne sur la tendance qu’a la question à être réussie par les élèves les plus forts et à être échouée par les élèves les plus faibles à l’ensemble de l’épreuve. On peut, de plus, analyser la répartition des choix des élèves parmi les mauvaises réponses proposées. Cette analyse peut être très révélatrice de la nature des difficultés que connaissent les élèves dans le cadre des objectifs qui font l’objet de mesure dans l’épreuve.

Alors que le tableau des spécifications de l’épreuve permet de cerner les objectifs à mesurer, l’analyse d’items permet, entre autres, de vérifier si ces objectifs ont été bien mesurés par l’instrument de mesure utilisé. Une question échouée par la majeure partie du groupe peut signifier que la partie du contenu mesurée par cette question n’a pas été assimilée et donc que l’objectif n’est pas atteint.

L’analyse d’items est un excellent moyen de vérifier la valeur des instruments de mesure. Elle permet aussi de constituer une banque (fichier) de questions dont l’utilisation favorisera l’élaboration de meilleurs instruments tout en assurant une économie de temps appréciable.


ANALYSE DE BESOINS LANGAGIERS

Ens. lang. Ensemble de moyens mis en place pour recueillir auprès des élèves, par questionnaires, enquêtes, entretiens, échelles d’attitudes, tests, analyses de contenu, les informations nécessaires pour leur assurer un enseignement adéquat et profitable, qui tienne compte de leurs intérêts et de leurs buts. V besoin langagier.

Finalités. L’analyse de besoins langagiers vise la mise en place de « moyens d’intervention, de dialogue, de négociation et de participation » et vise « un compromis entre les ressources, les objectifs et les modes d’évaluation » __ RICHTERICH, R., Conseil de l’Europe (1972).


ANALYSE DE CONTENU

Rech. Technique de recherche pour la description objective, systématique, quantitative et/ou qualitative du contenu manifeste d’une communication, d’un discours, d’un écrit, de réponses verbales ou d’autres sources d’information; ensemble de techniques de recherche dont le but est d’isoler et d’évaluer l’importance quantitative ou qualitative de certains aspects particuliers d’une communication orale, écrite, visuelle ou sonore; résultante des techniques précédentes. TA catégorie; corpus; descripteur; méta-analyse; microanalyse. EA revue de la documentation; unité d’analyse.

A. Origine. Début du XXe siècle aux États-Unis; identification et mesure de la fréquence d’apparition de thèmes dans les journaux afin de déterminer leur importance respective, de cerner les intentions des émetteurs et de prévoir l’influence sur les lecteurs; ex. : analyse de la propagande ennemie pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale; par la suite, toutes les sortes de communication dans toutes les disciplines sont visées.

B. Nature. L’analyse de contenu est une méthode de recherche qualitative (qui peut inclure des aspects quantitatifs) permettant de décrire, de clarifier, de comprendre ou d’interpréter une réalité, révélant des informations explicitement ou implicitement contenues dans des données scripto-audiovisuelles relatives à cette réalité (documents écrits, registres, bandes sonores ou magnétoscopiques, etc.). L’analyse de contenu fait appel à l’observation et à l’inférence, dans une perspective constructiviste. Elle concerne le contenu manifeste et le contenu latent des données analysées. Elle tient compte du contexte de production des données (par qui? pourquoi? quand? pour qui? etc.) et du contexte de recherche __ SAUVÉ, L. (1992) d’après BERELSON, B. (1952), GARMAN (1982), GHIGLIONE et al. (1980), HOLSTI (1969), KRIPPENDORF (1982), LEGENDRE (1988), LEFEBVRE (1989), LINCOLN et GUBA (1985), LINCOLN (1980), MILES et HUBERMAN (1984), MUCCHIELLI (1977), WEBER (1985).

C. Méthode/technique. Il s’agit donc d’une méthode, c’est-à-dire d’un ensemble de techniques optimales ordonnées selon des règles : techniques de cueillette de données, de détermination de catégories, de codage, de traitement des résultats, de validation, etc. Ces techniques varient d’un design de recherche à l’autre. En effet, la méthode d’analyse de contenu est un cadre général de recherche qui guide la procédure spécifique de chaque analyse de contenu particulière, procédure qui doit être déterminée et explicitée de façon à assurer la validité et la réplicabilité des résultats __ SAUVÉ, L. (1992).

D. Objectifs __ BERELSON, B. (1952) dans LÊ THÀN KHÔI (1981).

1. CARACTÉRISTIQUES DU CONTENU

FOND

1.01 Décrire les tendances

1.02 Retracer le développement scientifique

1.03 Révéler les différences internationales

1.04 Comparer les médias ou les niveaux de communication

1.05 Vérifier le contenu par rapport aux objectifs

1.06 Évaluer le contenu par rapport à des normes

1.07 Faciliter certaines opérations de recherche

FORME

1.08 Exposer les techniques de propagande

1.09 Mesurer la « lisibilité » du matériel de communication

1.10 Découvrir les caractéristiques stylistiques d’auteurs

2. PRODUCTEURS DE COMMUNICATIONS

2.1 Identifier les intentions et d’autres caractéristiques des producteurs

2.2 Déterminer l’état psychologique de personnes et de groupes

2.3 Détecter l’existence d’une propagande

2.4 Recherche de renseignements politiques, militaires, industriels ou de recherche

3. PUBLIC DES COMMUNICATIONS

3.1 Identifier les attitudes, besoins, intérêts, valeurs et habitudes d’une population

4. EFFETS DU CONTENU

4.1 Révéler les centres d’intérêt

4.2 Décrire les réponses aux communications

4.2.1 Analyser la réception d’une communication antérieure

4.2.2 Analyser la corrélation entre les données d’un contenu et les réponses à ce contenu

4.2.3 Inférer directement l’effet du contenu sans référence aux réponses

E. Étapes :

1. Identification du problème

2. Énoncé des objectifs

3. Recension des sources d’information (V corpus; recension des écrits/des sources d’information)

4. Définition des catégories d’analyse (V réseau notionnel)

5. Choix des unités d’analyse

6. Repérage

6.1 lecture globale

- compréhension du contenu et du contexte de l’information

6.2 lecture analytique

- isoler les messages importants (énoncés principaux)

- chacun des énoncés principaux peut être classé selon la nature quadripartite du message;

l’information peut être : 1. formelle (F); 2. axiologique (A); 3. praxique (P); 4. explicative (E); cette distinction a pour double but de focaliser la lecture analytique sur des éléments importants, et de faciliter éventuellement la synthèse globale qui se constituera à partir des quatre synthèses particulières

6.3 relation catégorie − unité d’analyse (voir note D)

- chaque unité d’analyse enrichit un des quatre aspects (formel, axiologique, praxique ou explicatif) constitutifs des notions ou des relations qui les unissent dans le réseau; il arrive parfois qu’une unité d’analyse concerne plus d’un aspect

7. Classification des éléments d’analyse

F. Réseau notionnel/sources. VA théorie éducationnelle, E, F et G.


G. Analyse de contenu/anasynthèse. L’analyse de contenu peut intervenir à la première opération de l’anasynthèse.


ANALYSE DE COOCCURRENCE

Rech. Analyse de contenu dont le but est d’identifier la présence simultanée ou l’absence réciproque de deux ou de quelques éléments d’information dans une même source.


ANALYSE DE FONCTIONS

1. Adm. éduc. Syn.analyse d’emplois.

2. Diagn./Form. prof. VA analyse de postes.


ANALYSE DE LA COVARIANCE

Stat. Technique statistique qui permet de déterminer s’il existe une différence significative entre les scores au post-test de personnes ou de groupes qui n’étaient pas initialement équivalents.


ANALYSE DE LA TÂCHE

Diagn./Did./Form. prof./Rech. VA analyse des tâches, A.


ANALYSE DE LA VALEUR (AV)

Ing. Méthode structurée, systématique et créative de conception ou de reconception d’un produit, d’un procédé, d’un service ou d’un système visant la satisfaction complète du besoin de l’utilisateur, au moindre coût __ PETITDEMANGE, C. (1985). V qualité totale. VA analyse fonctionnelle, F; coût, G; recherche de solutions, E. EA analyse du marché.

A. Historique. Le « Value Analysis » est une méthode développée par Lawrence D. MILES en 1947, ingénieur à la compagnie américaine General Electric, pour résoudre les problèmes que posait la conception de produits pendant la période de l’après-guerre (la Seconde Guerre mondiale) où sévissait une dure pénurie de ressources, forçant ainsi les manufacturiers à recourir à des matériaux substituts. L’expression « analyse de la valeur » n’apparaît dans la littérature francophone qu’en 1960 par le biais de la traduction française du livre de MILES. Bernard ADAM (1987) indique que : « L’idée première de Lawrence D. MILES est remarquable par le retournement des contraintes qu’elle transforme en opportunité, c’est-à-dire s’écarter des solutions et produits classiques pour la conception de produits satisfaisant néanmoins les besoins. Mais MILES voulut faire mieux : ne pas gaspiller la richesse des nouveaux matériaux utilisés pour la création de ces produits. Aussi, il préconisa de repenser le produit ou le matériel dans sa conception d’ensemble, compte tenu des nouveaux moyens disponibles. Le pragmatisme étatsunien y mit sa préoccupation de satisfaire le besoin du marché avec l’approche fonctionnelle et la créativité. Dans les années cinquante, des filiales étatsuniennes introduisirent discrètement l’analyse de la valeur en Europe, d’abord en Angleterre puis en République Fédérale d’Allemagne. En 1960, MILES fit une tournée en Europe et ses conférences enthousiasmèrent les esprits intellectuels, surtout par le rôle donné à la créativité. (...) Les années 1970 ne virent qu’une pratique très rare et exceptionnelle de l’analyse de la valeur malgré les besoins économiques grandissants. Il fallut les premières années de 1980 pour que la montée du Japon mette à l’ordre du jour les cercles de qualité et la pratique de l’analyse de la valeur comme démarche systématique de création de produits. »

B. Spécificité. Ce qui caractérise l’analyse de la valeur comme méthode de développement de produits, de procédés, de services ou de systèmes, c’est son mode de réflexion et de création. Elle n’est pas axée sur les caractéristiques d’un produit identifié a priori comme étant la solution à un problème, mais bien sur l’exercice de l’esprit critique et créateur centré sur les fonctions du produit à développer. Dans la démarche de l’analyse de la valeur, les produits ne sont pas considérés en eux-mêmes, mais bien comme le soulignait Claude JOUINEAU (1968) « (...) les moyens de remplir des fonctions nécessaires, de satisfaire un besoin déterminé ». C’est au terme de démarches rationnelles visant la spécification des fonctions du produit que s’amorcent les phases d’exploration de solutions et de conception du produit. Selon Lawrence D. MILES (1961, 1966), c’est en se centrant sur les fonctions du produit qu’il devient possible de transcender les modèles de solutions existantes et de déborder les cadres traditionnels. Dans cette optique, l’analyse de la valeur est une méthodologie heuristique.

C. Buts. L’analyse de la valeur vise essentiellement la recherche de la solution optimale à un problème dans un environnement donné, au moindre coût. Cette méthodologie permet de gérer la conception et la vérification des solutions de la façon suivante : 1. l’étape d’analyse permet une perception détaillée du problème; 2. la synthèse facilite une appréhension globale du problème nécessaire à l’obtention de solutions optimales; 3. la détermination des fonctions précise le champ des solutions envisageables et constitue la référence au regard de laquelle s’évaluera la pertinence des solutions proposées; 4. la détermination des fonctions assure l’ouverture maximale du champ créatif facilitant ainsi l’expression de la solution optimale. En résumé, l’analyse de la valeur vise à faire des économies sans pour autant sacrifier la qualité __ ADAM, B. (1987). V anasynthèse.

D. Postulat. Selon Marcel R. PRÉVOST et al. (1974), l’analyse de la valeur se fonde sur le postulat suivant : « Plus un produit réussit à procurer à celui qui l’achète la satisfaction de ses besoins à un coût minimal, plus le produit aura de la valeur pour lui. »

E. Analyse de la valeur/création. L’un des buts de l’analyse de la valeur est de provoquer la création. Cette méthodologie pallie l’absence de génie comme le souligne Bernard ADAM (1987) : « Faute d’avoir la capacité de sélectionner directement et intuitivement la meilleure idée, c’est le processus de balayage d’idées puis de tri qui, par itérations successives, aboutit à la meilleure solution. »

F. Innovation. L’analyse de la valeur se distingue des autres méthodes de développement de produits par l’organisation logique et systématique de techniques utilisées dans d’autres démarches méthodologiques. Elle n’est donc pas innovatrice au niveau des techniques utilisées, mais bien au niveau de la structure globale de leur agencement. Comme le souligne Lawrence D. MILES (1966), l’analyse de la valeur « (...) n’est pas un produit de substitution aux méthodes conventionnelles de réduction des coûts. Au contraire, elle améliore l’efficacité des procédés classiques pratiqués depuis des années » et en comble les lacunes.

G. Objets de création. L’analyse de la valeur facilite : 1. la conception d’un nouveau produit, d’un nouveau service ou d’un nouveau système; 2. l’amélioration de produits existants (optimisation d’un produit, d’un service ou d’un système); 3. l’amélioration de méthodes de travail, de procédés de fabrication et d’outillage et 4. l’amélioration de l’efficacité des tâches administratives. L’Association française de normalisation (1985) souligne que des produits immatériels développés au regard de problèmes sociaux (ergonomie, hygiène, sécurité, etc.) sont aussi des objets de création pouvant être développés par la méthodologie de l’analyse de la valeur.

H. Phases. L’analyse de la valeur comporte plus ou moins six phases constituées de différentes étapes qui en assurent la mise en œuvre. C’est la logique continue, progressive et itérative de ces phases et de ces étapes qui caractérise cette méthodologie. Claude PETITDEMANGE (1985) désigne ainsi ces phases : 1. analyse du marché et préconception; 2. études de faisabilité; 3. conception; 4. définition; 5. industrialisation et 6. qualification et homologation, pour la présentation exhaustive des phases et des étapes. V analyse du marché; conception; définition; étude de faisabilité; préconception; qualification.

I.Étapes essentielles. Bien que toutes les phases et étapes de l’analyse de la valeur doivent être exécutées, Robert TASSINARI (1981) en identifie deux qui sont plus importantes que les autres, soit l’analyse fonctionnelle (réalisée à la phase 2) et l’application de techniques de créativité (réalisée à la phase 3). L’analyse fonctionnelle est indispensable pour constituer la base de l’étude par la connaissance de toutes les fonctions que le produit doit remplir. L’application de techniques de créativité est l’étape noble, génératrice de solutions nouvelles.

J. Validité. Le protocole et les techniques de l’analyse de la valeur donnent des repères pour assurer la validité du travail fait et les jalons nécessaires à la progression __ ADAM, B. (1987).

K. Pertinence. Les études statistiques démontrent que les coûts inutiles d’un produit varient entre 20 et 75 % du prix de revient originant des phases antérieures à l’industrialisation, soit la recherche et le développement __ MILES, L. D. (1966). Robert Tassinari (1981) estime que « (...) la principale cause du coût élevé d’un produit (plus de 75 %) dépend du soin que l’on apporte à prévoir, ajuster et suivre son coût tout au long de la définition d’un produit ». Justifiant la pertinence de l’analyse de la valeur, Claude PETITDEMANGE (1985) emprunte les propos du Cardinal de RETZ qui soulignait : « Il y a très loin de la volonté à la résolution, de la résolution au choix des moyens, du choix des moyens à l’application. » C’est dans cette optique que la pertinence de l’analyse de la valeur s’impose comme méthode permettant l’adéquation la plus juste possible entre les intentions initales des concepteurs et le résultat. Claude Jouineau (1968) la décrit comme étant « (...) le moyen le plus efficace permettant de coordonner le développement d’un produit et d’aboutir au compromis optimum des coûts et des fonctions ».

L. Inconvénients. Robert Tassinari (1985) identifie deux inconvénients majeurs de l’utilisation de l’analyse de la valeur : 1. cette méthodologie modifie la structure des organisations et des entreprises qui y recourent et transforme les rôles du personnel impliqué; 2. cette démarche itérative accroît sensiblement le temps consacré au cycle d’analyse et de synthèse préalable à la création d’un produit (de l’ordre de 20 %). Cependant, les études démontrent que ces inconvénients sont largement compensés par les résultats et, par conséquent, la valeur d’un produit. L’analyse de la valeur rapporte de 2,5 à 15 fois les coûts qu’elle implique. V anasynthèse.

M. Domaines d’application. Initialement conçue pour le développement et la création de produits dans les domaines militaires et industriels, l’analyse de la valeur s’utilise de plus en plus dans des domaines variés tels : l’architecture (Biodôme, complexes immobiliers), l’administration (systèmes de gestion), l’informatique (systèmes de traitements des données) et dans plusieurs domaines pour faciliter la création de services et faciliter la recherche et le développement.

N. Utilité/complexité. Selon Robert Tassinari (1981), l’analyse de la valeur est utile pour la création et l’optimisation de tous les produits et services. Cependant, son utilité est directement proportionnelle au degré de complexité de l’objet à créer ou à améliorer.

O.Équivalents sémantiques des diverses méthodes de création d’un produit (d’après TASSINARI, R., 1981).

Terminologie anglophone

Terminologie francophone

démarche traditionnelle (conception intuitive,
axée exclusivement sur la réduction des coûts)

Cost Effectiveness (CE)

Design To Cost (DTC)

Design To Life Cycle Cost (DTFCC)

Réduction des Coûts (RC)

Conception pour un Coût Objectif (CCO)

Conception pour un Coût Global (CCG)

démarche actuelle (conception rationnelle et
intuitive axée sur la réduction des coûts dès le début
de la création

Value Engineering (VE)

Ingénierie de la Valeur (IV)

démarche actuelle (phases intégrées)

Value Analysis (VA)

Analyse de la Valeur (AV) composée de :

AV Conception (AVC)

AV Produit (AVP)

AV Fabrication (AVF)

AV Administrative (AVA)

P. Principes. Selon Claude PETITDEMANGE (1985), les principes de l’analyse de la valeur sont les suivants : « 1. Raisonner et penser “fonction” dans le but de définir (ou redéfinir) un cahier des charges du produit; 2. connaître parfaitement les “besoins” à satisfaire tout au long de la vie d’un produit; 3. ne pas prendre la réduction des coûts comme une fin en soi; 4. jalonner le mode de raisonnement d’analyse en cinq phases : • phase analytique, • phase dubitative, • phase imaginative, • phase synthétique, • phase réalisatrice; 5. bien poser le problème à résoudre, que toute action soit parfaitement claire si l’on veut conserver toutes chances d’une bonne résolution. » Ces principes de l’analyse de la valeur s’inspirent des leitmotivs de l’auteur de cette méthode soit, comme les énumérait Lawrence D. MILES (1966) : « d’éviter les généralités » et ne pas craindre de « dynamiter, reconstruire et améliorer » tout produit.

Q. Analyse de la valeur/approche globale. Selon Bernard ADAM (1987), l’analyse de la valeur favorise l’approche globale puisqu’elle facilite l’appréhension la plus vaste possible du problème à résoudre avant d’amorcer la recherche de solutions.

R. Analyse de la valeur/nouveau produit. La création d’un nouveau produit ou la reconception d’un produit existant impliquent une application semblable de l’analyse de la valeur. Cependant, comme le souligne Claude JOUINEAU (1968), la mise en œuvre de l’analyse de la valeur « est sensiblement plus délicate pour un problème imparfaitement défini, pour un produit dont on ne peut connaître encore l’architecture et la conception générale. (...) il ne s’agit pas en effet à ce stade de déterminer avec précision des solutions de réalisation détaillées, il s’agit d’explorer d’un point de vue économique les options possibles, de préparer les choix du cahier des charges (compromis coût — fonctions), de préciser les essais et éventuellement les compléments de recherche appliquée nécessaires ». L’analyse de la valeur appliquée à la création d’un nouveau produit s’attarde : 1. à explorer et à combiner les principes scientifiques et les solutions techniques connues; 2. à étudier des architectures possibles du produit; 3. à bâtir des solutions originales ou à préciser les principes de solution au problème à résoudre et 4. à identifier les axes de recherche importants à inscrire au programme de recherche et développement de l’entreprise pour les idées prometteuses.

S. Analyse de la valeur/solution idéale. On peut dire que si l’analyse de la valeur n’est actuellement pas capable d’apporter à coup sûr la solution idéale, satisfaisante dans l’absolu, elle cherche à le faire en exploitant tous les moyens capables d’approcher cette solution idéale. Elle adopte l’esprit scientifique dont tout le monde connaît les principes et les règles. Mais l’efficacité de l’analyse de la valeur réside dans le fait qu’elle les applique systématiquement et efficacement aux problèmes industriels comme la recherche scientifique les applique à ses propres problèmes __ JOUINEAU, C. (1968). VA W.

T. Analyse de la valeur/démarche traditionnelle. L’analyse de la valeur s’impose pour pallier les limites des démarches traditionnelles qui négligent trop souvent les étapes préalables à la création au profit de démarches empiriques prématurées. Selon Claude JOUINEAU (1968), l’organisation systématique de ses phases contribue à respecter les principes de recherche scientifique universellement admis, mais en pratique trop souvent négligés.

U. Analyse de la valeur/coûts. Les méthodes traditionnelles de réduction des coûts portent sur le produit lui-même considéré comme un assemblage de composantes matérielles fabriquées ou achetées. Il est important de noter que l’analyse de la valeur a de différent qu’elle rapporte les coûts plutôt aux fonctions du produit qu’au produit lui-même et à ses composantes __ PRÉVOST, R. M. et al. (1974).

V. Analyse de la valeur/niveau de détail. Selon Bernard ADAM (1987), pour un produit donné, l’analyse de la valeur doit se dérouler au regard des niveaux de détail qui conservent « au sujet (de l’analyse) un volume appréhendable globalement par les participants. Il s’avère que cela correspond à trois niveaux de décomposition d’un sujet; premier niveau : sujet pris comme un tout; deuxième niveau : décomposition en sous-ensembles et troisième niveau : composants de chacun des sous-ensembles ». V analyse fonctionnelle.

W. Analyse de la valeur/recherche de solutions. La spécificité de la recherche de solutions dans l’analyse de la valeur est de préparer la phase génératrice de solutions par une analyse complète et détaillée du problème, de repousser toute tentation de formuler une ébauche de solution tant que la perception n’a pas fait le tour de tous les facteurs à prendre en compte. Cette successivité et cette indépendance des phases d’information, d’analyse puis, seulement ensuite, de recherche de solutions, sont fondamentales pour la qualité du résultat et sont spécifiques de la méthode AV Or, ce processus est contraire à nos habitudes et à notre démarche implicite habituelle. Par contre, elle correspond au processus inconscient du « trait de génie », de l’insight, qui présentent effectivement les qualités de synthèse et d’optimisation tant recherchées. Le travail en groupe et la démarche ainsi reconstituée dans l’AV permettent d’accéder aux mêmes solutions de génie, moyennant une mise en œuvre toutefois un peu plus longue et délicate. Mais elle aboutit à coup sûr __ ADAM, B. (1987).

X. Moment d’utilisation. Il est sûrement avantageux d’introduire l’analyse de la valeur le plus tôt possible dans le développement d’un nouveau produit. DWYER rapporte qu’en général 75 à 85 % des coûts d’un produit deviennent quasiment immuables dès l’étape de sa conception originale et de son développement. D’une façon différente, Millilo exprime le même avis en mentionnant que 50 % des activités de l’analyse de la valeur accordées à un produit doit l’être dès la conception originale, un autre 40 % lors de la conception finale et du choix du procédé de fabrication et l’autre 10 % lors de la production des prototypes ou des premières unités. De toute façon, il semble assez évident que l’analyse de la valeur doit être introduite le plus tôt possible dans le processus, car elle peut conduire à des changements de matières premières, de méthodes d’assemblage, de composantes, d’équipements de fabrication, etc. Si l’analyse de la valeur est appliquée à un produit déjà sur le marché, on peut quand même l’améliorer et augmenter sa valeur en réduisant son coût. Cependant, les changements sont alors beaucoup plus laborieux à réaliser, car il y a déjà des matières premières et des pièces de rechange en inventaire, la main-d’œuvre a acquis une façon de faire, l’outillage représente déjà un investissement, le client est habitué au produit, etc. (...) La figure suivante montre, en fonction de l’âge du produit, comment les efforts pour introduire un changement augmentent et comment les économies qui peuvent être réalisées décroissent.


Source : PRÉVOST, R. M. et al. (1974)

L’expérience a démontré que des délais de trois mois à deux ans peuvent être nécessaires pour réaliser les changements et les économies qui découlent d’une analyse de la valeur appliquée à un produit déjà sur le marché. Les plus longs délais s’appliquent surtout aux produits d’une grande technicité qui sont habituellement coûteux et ont un cycle de vie relativement long __ PRÉVOST, R. M. et al. (1974).

Y. Analyse de la valeur/conditions favorables. L’analyse de la valeur s’avère une méthodologie pertinente si l’on réunit les conditions favorables suivantes : 1. une équipe de travail (de 3 à 10 personnes de compétences diverses); 2. du temps suffisant; 3. la conviction que les gains escomptés compenseront les coûts consentis à l’analyse de la valeur; 4. la liberté de remettre en cause suffisamment d’éléments et 5. la compétence des participants.

Z. Préservation des ressources.À l’occasion de l’analyse d’un produit, il peut convenir d’examiner l’utilisation des diverses ressources que l’on souhaite ménager (matières premières, énergie, certains moyens propres à l’entreprise, etc.) __ AFNOR (1985).

AA. Conditions de mise en œuvre. Pour bien mettre en pratique cette méthodologie, l’analyste de la valeur doit : 1. être capable d’autocritique; 2. être ouvert aux changements et 3. être capable d’accepter le dialogue essentiel à l’exercice disciplinaire __ LACHNITT, J. (1980).

BB. Travail d’équipe. Ce qui distingue l’analyse de la valeur c’est qu’elle mise sur un travail d’équipe pour le développement de produits.


ANALYSE DE LA VALEUR PÉDAGOGIQUE (AVP)

Ing. cur. Méthode structurée, systématique et créative de conception ou de reconception d’un produit pédagogique (matériel, procédure, stratégie, méthode ou technique) visant la satisfaction complète du besoin des utilisateurs, au moindre coût __ ROCQUE, S. et al. (02.98). V analyse de la valeur.

A. Limites. En ingénierie, l’analyse de la valeur a d’abord été élaborée pour la conception ou la reconception de produits et a, par la suite, été utilisée pour le développement de procédés, de services et de systèmes. En éducation, il serait préférable de l’appliquer d’abord au développement de produits pédagogiques. Si cela s’avère fructueux, on pourra ensuite y avoir recours pour le développement d’objets plus complexes et plus vastes comme des services éducationnels ou pédagogiques, des programmes d’études et même des systèmes __ id.

B. Utilisateurs. Les premiers utilisateurs auxquels on s’intéressera dans le développement de produits pédagogiques sont les Sujets (élèves) et les Agents (enseignants, intervenants, parents, pairs).Les pairs peuvent être considérés « agents » dans les cas où ils interviennent dans l’éducation d’un élève de la classe, ce qui est particulièrement courant dans le contexte d’intégration d’élèves handicapés ou en difficultés d’apprentissage ou d’adaptation __ id.

C. Besoin. Claude PETITDEMANGE (1985) définit le besoin comme étant « l’exigence fondamentale qui nécessite (ou a nécessité) la création du produit ». En éducation, il va sans dire que cette exigence fondamentale est relative à l’apprentissage d’objets divers aux plans cognitif, affectif, social, moral, etc., conformes aux finalités et objectifs généraux d’un système éducationnel. Compte tenu de la spécificité de l’éducation, cette exigence fondamentale doit aussi être relative à l’enseignement et à la didactique. Le besoin sera donc déterminé selon le sujet dans sa relation d’apprentissage, et l’Agent dans ses relations didactique et d’enseignement dans une situation pédagogique spécifique __ id.

D. Coût. En ingénierie, le coût inclut le prix consenti par l’utilisateur pour acquérir un produit qui satisfasse son besoin. En éducation, la dimension monétaire pour l’achat d’un produit éducationnel n’est ni le seul ni même le premier aspect à considérer. Le coût en éducation comprend également le temps et les efforts fournis par les utilisateurs du produit. Le coût devra toujours être évalué dans une optique globale où finalités éducationnelles et coûts sociaux et humains en constituent les éléments majeurs __ id.

E. Buts. VA analyse de la valeur, B.

F. Spécificité. Comme en ingénierie, l’analyse de la valeur pédagogique n’est pas axée sur les caractéristiques d’un produit identifié a priori comme étant la solution à un problème, mais bien sur l’exercice de l’esprit critique et créateur centré sur les fonctions du produit à développer. Cette centration sur les fonctions fait en sorte que l’effort de recherche est mis en priorité sur la création et le développement du produit au lieu d’être mis sur la validation prématurée d’un produit plus ou moins approprié __ ROCQUE, S. et al. (02.98).

G. Objets de création. L’analyse de la valeur pédagogique facilite : 1. la conception d’un nouveau produit et 2. l’amélioration de produits existants.

H. Phases. En éducation, on peut identifier six phases. Les trois premières, soit les phases : 1. de préconception; 2. d’analyse fonctionnelle et 3. de conception et mises à l’essai, concernent les chercheurs et les praticiens. Les trois dernières, soit celles : 4. de définition; 5. d’industrialisation et 6. de qualification et d’homologation relèvent davantage des maisons d’édition ou de production __ id.

I.Étapes essentielles. Comme en ingénierie, les étapes de chacune des phases de l’analyse de la valeur pédagogique doivent être exécutées. Cependant, les étapes les plus importantes sont l’analyse fonctionnelle (réalisée à la phase 2) et l’utilisation de techniques de créativité ainsi que les mises à l’essai pour améliorer le prototype (réalisées à la phase 3) __ id.

J. Utilité/complexité. Comme en ingénierie, l’analyse de la valeur pédagogique est utile pour la création et l’optimisation de tous les produits et services. Cependant, son utilité est susceptible d’être directement proportionnelle au degré de complexité du problème à résoudre ou du produit à créer ou à améliorer __ id.

K. Itération. Comme en ingénierie, le caractère itératif de la méthode constitue l’un de ses avantages majeurs. À chaque phase, il est toujours possible de revenir à l’une ou l’autre des phases ou des étapes antérieures pour corriger des failles ou ajouter de nouveaux éléments rendus nécessaires en cours de développement du produit __ id.

L. Phases de l’analyse de la valeur pédagogique __ id.


Source : ROCQUE, S. et al. (02.98)


ANALYSE DE LA VARIANCE

Stat. Technique statistique permettant de déterminer, au moyen d’un rapport F, si les différences observées entre deux ou plusieurs groupes sont significatives ou attribuables au hasard.

Processus. Ce processus permet de décomposer la variance de tous les sujets en variance intergroupe et en variance intragroupe afin de déterminer où se situent les différences observées.


ANALYSE DE POSTES

1. Adm. éduc.Qsyn.analyse d’emplois. EA analyse des tâches; description de(s) fonctions.

2. Diagn./Form. prof.Étude d’un emploi et description de la nature et de l’agencement des tâches requises pour l’exercice d’un emploi. V description de(s) fonctions.

Procédé. L’analyse de postes (analyse de fonctions) est élaborée à partir du travail en regard des objectifs et précède la description de fonctions __ MUNGER, M. (1983).


ANALYSE DE PRÉVISION

Did./Techno. éduc. En télévision éducative, étude et dépouillement de données quantitatives et qualitatives en vue d’adapter le programme des émissions aux besoins scolaires __ CORMIER, F.-P., OLF (1983).


ANALYSE DE SYSTÈME

App. syst. Étude systématique d’un système existant ou projeté, afin d’en déterminer les besoins et les processus d’information, de préciser les interdépendances de ces processus et les relations que le système entretient avec d’autres systèmes __ OLF (2000). EA analyse des systèmes/fonctionnelle.


ANALYSE DE TÂCHES

Diagn./Did./Form. prof./Rech. Syn. analyse des tâches.


ANALYSE DES BESOINS DE FORMATION

Diagn./Form. prof. Processus, qui précède toute démarche de formation, afin d’orienter les programmes en corrélation avec les besoins de l’entreprise : augmentation de la productivité, réduction des coûts de production, problèmes de sécurité, etc. __ MUNGER, M. (1983). Évaluation de l’activité et des perspectives économiques d’une entreprise ou d’une société et des besoins de personnel correspondants afin de déterminer le champ des activités requises en matière de formation, de perfectionnement et de formation de reconversion __ BIT (1987). VA développement des ressources humaines, A.

Situation particulière. Ce terme peut également s’appliquer à un cas individuel de formation en vue d’aider une personne à acquérir les qualifications que son poste exige ou celles relatives à un futur emploi __ id.


ANALYSE DES DONNÉES

1. Écol. VA écologie numérique, C à F.

2. Stat. Ensemble de procédés et de techniques statistiques qui permettent de présenter, de visualiser, de classer, de décrire, d’expliquer et parfois même, d’extraire des lois d’une pluralité de faits ou d’informations numériques. Application des procédés et des techniques précédents. Résultat de l’application précédente. EA analyse statistique.

Analyse statistique. Pour certains auteurs, l’analyse des données est synonyme d’analyse statistique. Toutefois, selon Gilbert DE LANDSHEERE (1979) : « Contrairement à la statistique qui établit des lois théoriques pour ensuite les appliquer aux faits, l’analyse des données commence par décrire les faits, puis en extrait des lois. »


ANALYSE DES PROFESSIONS

Form. prof. Action d’identifier, par l’observation et par l’étude, les activités, les procédés, les habiletés, les aptitudes et les savoirs qui caractérisent un métier, une technique ou une profession. EA analyse des tâches; orientation professionnelle.

A. Composantes. Ce processus englobe la description des tâches à accomplir ainsi que les connaissances et les qualifications nécessaires pour remplir avec efficacité et avec succès l’emploi considéré __ BIT (1987).

B. Formation. En identifiant les tâches similaires à un ensemble d’activités ou d’emplois, on peut planifier un programme d’études commun, visant l’apprentissage des mêmes contenus et le développement d’habiletés semblables, à l’intention d’une diversité de travailleurs dans un but de formation initiale ou continue. V analyse des tâches.


ANALYSE DES QUALIFICATIONS

Form. prof. Étude systématique des compétences des travailleurs expérimentés dans le cadre d’un emploi donné, en termes d’attitude et d’aptitude au travail __ BIT (1987).


ANALYSE DES SYSTÈMES

1. App. syst./Sc. Stratégie de l’approche systémique, préalable à la modélisation d’un phénomène ou d’une organisation complexe, consistant à identifier les composantes élémentaires significatives et leurs interactions déterminantes ainsi que les contraintes externes de l’environnement. Étude d’un système afin d’en déterminer les forces et les faiblesses dans le but de concevoir et d’élaborer un meilleur système en regard de l’atteinte d’objectifs. Syn. analyse systémique. V anasynthèse. VA approche systémique, G et S. EA analyse de système.approche systémique.

2. Rech. Approche technosystémique où la méthodologie de recherche se présente comme un algorithme __ GOYETTE, G. et LESSARD-HÉBERT, M. (1987).

A. Stratégie/méthode. L’analyse des systèmes est une stratégie pluri, multi ou interdisciplinaire qui conjugue diverses méthodes empruntées à la biologie, à la cybernétique, à l’écologie, à l’économique, à l’informatique, aux mathématiques, à la philosophie, à la physique, à la psychologie, à la recherche opérationnelle, à la sociologie, à la statistique, à la théorie de l’information, à la théorie générale des systèmes, etc.

B. Anasynthèse. L’analyse des systèmes réfère à la première opération du cycle de l’anasynthèse, processus de modélisation qui serait appliqué, dans ce cas-ci, à l’étude d’un système.

C. Postulats : 1. un ensemble complexe s’intègre à une plus grande complexité; 2. un changement dans une partie du système produit des effets et des modifications sur les autres parties constituantes du grand ensemble (composantes et relations). VA système, E.

D. Environnement. Comme tout système est un sous-système d’un système plus vaste, l’analyse des systèmes doit préciser : 1. le système à l’étude; 2. les sous-systèmes pertinents dans l’environnement; 3. les échanges entre ces derniers et le système étudié.

E. Analyse des systèmes/science. L’analyse des systèmes est l’application de la pensée scientifique à l’étude de problèmes d’envergure complexe __ LE BARON, W. (1973).

F. Système d’éducation. Dans la mesure où elle permet d’orchestrer de multiples agents, dans un processus unifié tendant à la plus grande efficacité possible, l’analyse de systèmes apparaît comme un instrument intellectuel applicable à l’examen critique global des systèmes éducatifs existants et apte à suggérer de nouvelles configurations pédagogiques scientifiquement étayées __ FAURE, E. et al. (1972).

G. Opérations : 1. définition des limites du système à modéliser; 2. identification des éléments importants et des types de relations entre ces éléments; 3. détermination des liaisons qui les intègrent en un tout organisé __ DE ROSNAY, J. (1975).


ANALYSE DES TÂCHES

1. Adm. éduc./Form. prof./Rech. Étude minutieuse qui, par observations pratiques et analyses théoriques, vise à identifier les opérations, les fonctions et les composantes de ces dernières, au regard d’un métier ou d’une profession afin d’en établir une description systématique et détaillée. VA analyse organisationnelle, A. EA analyse de postes/des professions; description de(s) fonctions/de tâches.

2. Diagn./Did. Processus systémique initial de la planification des apprentissages qui consiste à : 1. préciser l’état des acquis d’un sujet ou d’un groupe de sujets; 2. définir les résultantes souhaitées d’un prochain cheminement d’apprentissage; 3. déterminer les préalables essentiels que les sujets doivent posséder pour entreprendre un tel cheminement avec succès; 4. identifier les conditions souhaitables ainsi que les ressources nécessaires; 5. déterminer la nature et l’agencement des objectifs intermédiaires qui devraient conduire à un objectif terminal ou global. VA design pédagogique, A.

A. Analyse de la tâche/des tâches. L’emploi de l’une ou l’autre des expressions se justifie en contexte. La première fait référence soit à une tâche globale, soit à une activité précise. La deuxième expression fait ressortir l’existence d’une pluralité d’activités auxquelles un sujet doit s’adonner dans un cheminement.

B. Buts. Cette action est destinée à faciliter le choix individuel d’une profession, le recrutement du personnel, le développement des programmes de formation, etc. V analyse des professions.

C. Processus de formation : 1. détermination des tâches et des sous-tâches d’un emploi; 2. précision des niveaux de performance requis; 3. développement d’une infrastructure pédagogique adéquate (besoins, objectifs, méthodes, évaluation et gestion interreliés); 4. implantation progressive des modalités et des instruments de formation; 5. évaluation continue de la performance des composantes et de l’ensemble du système de formation; 6. réajustements, si nécessaires, en fonction du degré de réussite des apprentissages et de l’impact de la formation au regard des performances dans l’emploi.

D. Adm. éduc. Dans le vocabulaire de la gestion,cette expression est de moins en moins utilisée. Elle était employée comme synonyme d’analyse d’emplois ou pour l’analyse des plus petites tâches.


ANALYSE DESCENDANTE DES OBJECTIFS

Did. Processus au cours duquel on part d’un objectif global ou général (d’un but) qu’on réduit en un ensemble d’objectifs plus précis et plus spécifiques __ D’HAINAUT, L. (1983).VA dissection de contenu, C; étape, C et D.

Relations et synthèse. Lorsqu’on effectue une analyse descendante, il ne faut pas perdre de vue que le produit auquel on aboutit n’est pas seulement l’ensemble des objectifs plus précis obtenus, mais aussi les relations qui lient ces objectifs et la structure dans laquelle ils sont unis. Si on veut faire atteindre l’objectif global, il ne suffira donc pas d’enseigner les objectifs séparés mais aussi encore il faudra établir des objectifs de mise en relation, d’intégration __ D’HAINAUT, L. (1983).


ANALYSE DISCURSIVE

Ens. lang. V analyse du discours.


ANALYSE DISTRIBUTIONNELLE

Ens. lang./Ling. VA phonème, B.


ANALYSE DU DISCOURS

Ens. lang./Ling. Ensemble de méthodes appliquées à l’analyse de textes ou de productions langagières, aussi bien dans leur structure que dans leur contenu. V discours.


ANALYSE DU MARCHÉ

Ing. Étude de la demande pour un produit donné, vendu en un endroit donné, à un instant donné __ PETITDEMANGE, C. (1985). Syn. marketing. EA analyse de la valeur.

A. But. Selon Claude PETITDEMANGE (1985), le but de l’analyse du marché est de « saisir le besoin » du marché en identifiant « l’exigence fondamentale qui nécessite la création d’un nouveau produit ».

B. Étapes. La phase de préconception s’amorce par l’orientation de l’action, qui précise le champ de l’action et détermine les objectifs généraux du développement et « les contraintes et le degré d’innovation admis ou recherché » __ PETITDEMANGE, C. (1985). Elle débouche ensuite sur l’étape de recherche de l’information qui permet de repérer et de regrouper systématiquement l’ensemble des informations pertinentes à l’étude.

C. Informations nécessaires. L’analyse de la valeur débute par « la collecte de toutes les informations pertinentes » __ PRÉVOST, R. M. et al. (1974). Avant de juger de leur pertinence, il est très important de s’assurer que toutes les informations disponibles ont été rassemblées. « Certaines informations n’apparaîtront comme nécessaires que dans la suite de l’action, notamment lors de l’analyse des fonctions et des coûts ou lors de l’évaluation des solutions. Il y aura alors à effectuer des compléments à cette phase initiale de recherche de l’information dans les domaines les plus utiles. Cette itération est une des sources d’efficacité de la méthode » __ PETITDEMANGE, C. (1985).

D. Connaissances. Selon Bernard ADAM (1987), les informations doivent être recherchées relativement aux aspects suivants : qualité, gestion, commercial, production, service après-vente, utilisateur, produits semblables, etc.


ANALYSE FACTORIELLE

Stat. Analyse statistique qui permet de réduire un grand nombre de variables en un nombre restreint de facteurs divers.

A. Principe. L’analyse factorielle repose sur l’élaboration d’une matrice de corrélations entre les variables.

B. Réseau notionnel.



ANALYSE FONCTIONNELLE

1. Ens. lang./Ling. VA phonème, B.

2.Édum./Inf.Étape préalable de la programmation qui consiste en une étude détaillée d’un problème ou d’une application, suivie de l’élaboration de l’algorithme et de l’organigramme correspondants ainsi que de l’énoncé des caractéristiques désirées de l’éventuel programme.

3. Inf. Première étape d’une analyse de système, qui consiste à identifier les fonctions qu’il est nécessaire d’associer pour résoudre le problème qu’on veut informatiser __ OLF (2000). VA conception fonctionnelle. EA analyse de système.

4. Ing. Démarche qui consiste à recenser, caractériser, ordonner, hiérarchiser ou valoriser les fonctions d’un produit (AFNOR, 1990).

5. Ing. cur. Démarche qui consiste à recenser, caractériser, ordonner, hiérarchiser et valoriser les fonctions d’un produit pédagogique __ ROCQUE, S. et al. (02.98). VA analyse de la valeur, I; analyse de la valeur pédagogique, L; conception, J.

6. Rech. (Gén.).Étude des diverses causes expliquant l’apparition d’un phénomène, d’un événement, d’un comportement.

7. Rech. (Spéc.). Technique de créativité qui consiste à identifier l’ensemble des données pertinentes d’un problème puis à déterminer les solutions possibles. VA analyse de la valeur, I et L; spécification technique du produit, A.

A. Précisions. Robert Tassinari (1985) apporte les précisions suivantes : recenser signifie « déceler l’existence des fonctions »; caractériser signifie « leur donner une définition et préciser leurs critères »; ordonner signifie « classer les fonctions », et selon l’AFNOR (1990) c’est « de manière logique et permettant d’identifier les relations de dépendance entre elles »; hiérarchiser signifie « évaluer leur importance relative » et valoriser signifie « chiffrer leur coût en valeur absolue ou relative ».

B. But. Le but de l’analyse fonctionnelle est d’aborder la phase de recherche de solutions avec une connaissance détaillée, nette et panoramique du problème à résoudre. Cette connaissance doit être à la fois une image consciente, technique et rationnelle du problème et, en plus, une perception globale au-delà des formulations explicitées et qui relèvent du domaine affectif et intuitif __ ADAM, B. (1987).

C. Contrainte. Pour aboutir à une bonne analyse (fonctionnelle), il faut trouver la totalité des fonctions, « et non une liste incomplète qui conduirait à l’étude d’un produit ne répondant pas à l’usage attendu » __ PETITDEMANGE, C. (1985).

D.Étapes. Robert Tassinari (1985) identifie six étapes de l’analyse fonctionnelle, soit : 1. la recherche intuitive; 2. l’analyse des séquences; 3. l’analyse des mouvements; 4. l’examen de l’environnement; 5. l’étude d’un produit type; 6. les règlements-normes. Ces étapes proviennent de la méthode MILES.

E. Méthodes. L’analyse fonctionnelle se réalise selon plusieurs méthodes ou selon un agencement de méthodes appropriées à chacun des problèmes à résoudre, soit : 1. la méthode D. MILES; 2. la méthode APTE; 3. la méthode FAST; 4. la méthode des checks-lists; 5. la méthode des graphes de produit; 6. la méthode de l’inventaire systématique du milieu environnant; 7. la méthode de l’étude du comportement de l’utilisateur; 8. la méthode de recherche des insatisfactions; 9. la méthode des tableaux achroniques; 10. la méthode des schémas de contact; 11. la méthode des arbres ou graphes de fonctions; et 12. la méthode des schémas de flux. Robert TASSINARI (1985) considère les six dernières méthodes comme des outils d’analyse complémentaires aux méthodes précédentes. Comme le souligne Jacques LACHNITT (1980), « dans le domaine de l’analyse fonctionnelle, il n’existe pas de méthode à caractère mathématique présentant une certitude absolue de réussite. C’est pourquoi il est la plupart du temps intéressant d’utiliser plusieurs méthodes en parallèle ».

F. Analyse fonctionnelle/de la valeur. Selon Claude PETITDEMANGE (1985), l’analyse fonctionnelle est la phase la plus importante de l’analyse de la valeur. Elle permet de valider la phase de préconception, d’orienter la recherche de solutions dans l’optique des besoins réels et d’identifier rapidement les coûts importants de développement du produit.

G. Analyse fonctionnelle/cahier des charges fonctionnel. Les résultats de l’analyse fonctionnelle sont présentés dans le cahier des charges fonctionnel.

H. Analyse fonctionnelle/recherche de solutions. L’analyse fonctionnelle donne les éléments qualitatifs et quantitatifs qui permettent de choisir la stratégie de recherche de solutions en fonction des contraintes, des montants des coûts mis en jeu, des possibilités de gain et des moyens disponibles en compétence et en délai, pour mettre en œuvre ces solutions __ ADAM, B. (1987).

I. Analyse fonctionnelle/des coûts. L’analyse fonctionnelle permet de réaliser une première analyse de coûts en regroupant les fonctions, en leur assignant un coût probable et en identifiant les facteurs pouvant influencer ces coûts __ ROCQUE, S. et al. (02.98).

J. But en éducation. Le but de l’analyse fonctionnelle est de traduire les objectifs généraux de développement en fonctions spécifiques à être assumées par le produit. L’ensemble de ces fonctions est ensuite consigné dans le cahier des charges fonctionnel du produit avant d’amorcer la phase de conception ou de reconception __ id.

K. Utilisateurs en éducation. L’analyse fonctionnelle se réalise au regard des deux principaux utilisateurs d’un produit pédagogique, à savoir : le Sujet et l’Agent. Ainsi, on aura l’analyse fonctionnelle Sujet et l’analyse fonctionnelle Agent __ id.

L. Adaptation des méthodes. En éducation, les méthodes d’analyse doivent être adaptées afin de réaliser l’analyse fonctionnelle Sujet et l’analyse fonctionnelle Agent __ id. VA E.

M.Écologie pédagogique. Michel BOUTET (1989) a proposé une démarche d’analyse fonctionnelle adaptée à l’écologie pédagogique. Il s’agit d’une démarche déductive qui s’opérationnalise en deux étapes. La première permet de traduire les objectifs généraux et les contraintes générales de développement du produit pédagogique en fonctions. La seconde étape prend appui sur l’écosystème pédagogique où, des caractéristiques de chacune des composantes, est déduit un ensemble de fonctions. Par exemple, pour la composante Sujet, le produit doit tenir compte des capacités (et limites) relatives au diagnostic d’incapacités intellectuelles en lien avec l’âge mental. Vécologie/écosystème pédagogique.

N. Éléments constitutifs de la phase d’analyse fonctionnelle __ ROCQUE, S. et al. (02.98).VA conception, K; préconception, D.

PHASE

ÉTAPES

COMPOSANTES

SOUS-COMPOSANTES

PHASE II
ANALYSE FONCITONNELLE

4
ANALYSE FONCTIONNELLE

analyse fonctionnelle
SUJET

caractérisation des fonction

recherche
intuitive

analyse de
tâches &
analyse de l’environnement

analyse d’un
produit type

hiérarchisation
des fonctions

validation des fonctions

spécifications techniques

analyse fonctionnelle
AGENT

5
CAHIERS DES CHARGES FONCTIONNELS

élaboration du cahier des charges fonctionnel SUJET

élaboration du cahier des charges fonctionnel AGENT

élaboration du cahier des charges fonctionnel SYNTHÈSE

Source : ROCQUE, S. et al. (02.98)


ANALYSE GRAMMATICALE

Ens. lang. Type d’exercices ou d’activités scolaires appliqués à l’étude des constituants de la phrase pour en isoler les éléments (les mots) et déterminer leurs caractéristiques (la nature ou la classe de mots) et les relations qu’ils ont entre eux (les fonctions) dans leurs sens et dans leurs formes (syntaxe). V grammaire; morphologie; syntaxe.



ANALYSE GRAPHOPHONÉTIQUE

Ens. lang./Ling. Étude descorrespondances entre les symboles graphiques et les sons, ou entre les graphèmes et les phonèmes. V graphème; phonème.


ANALYSE INSTITUTIONNELLE

Adm. scol./Gest. éduc. Diagnostic systématique de la situation d’une institution (réalité actuelle, politiques, pratiques, plan et axes de développement, mission, modes d’évaluation, processus de rétroaction et de réajustement, etc.). V recherche institutionnelle. VA analyse organisationnelle, D; paradigme de la dialectique sociale, F; paradigme sociointeractionnel, B.


ANALYSE LITTÉRAIRE

Ens. lang./Litt. Méthode ou étude portant sur des textes ou des documents appartenant au domaine de la littérature et visant à découvrir les caractéristiques du contenu et de la forme. Exercice scolaire visant l’un ou l’autre de ces objectifs.


ANALYSE LOGIQUE

Ens. lang. V analyse propositionnelle. VA phrase, C; proposition grammaticale, B.


ANALYSE MORPHOLOGIQUE

Créat./Péd. Technique de créativité mise de l’avant par Fritz ZWICKY (1967) qui consiste à reformuler un problème de la façon la plus générale possible pour créer des relations forcées à partir des mots obtenus __ PROVENCHER, S. (1987).

A. Application. Très peu de cas d’applications intégrales de l’analyse morphologique ont été rendus publics, car elle nécessite en principe un investissement important en termes de temps et d’énergie __ id. (...) permet un examen systématique de toutes les solutions possibles d’un problème __ LAMBERT, M. (1987).

B. Étapes : 1. La redéfinition du problème posé en tentant de le généraliser au maximum (ex. : pour l’invention d’une nouvelle voiture : « Comment réaliser un véhicule permettant le déplacement individuel? »...). 2. L’analyse du problème tel qu’il a été généralisé en décomposant l’objet ou le procédé en paramètres et facteurs qui sont regroupés en une liste détaillée. 3. La construction d’une matrice selon deux axes (vertical et horizontal) et la détermination de la totalité des solutions à partir du croisement des données. 4. La détermination de la performance idéale, qui implique l’examen de toutes les solutions possibles en tenant compte des impératifs indiqués au départ de la recherche, et qui vise la satisfaction du maximum d’exigences. La décomposition structurale du problème permet ainsi, à l’aide de correspondances forcées (utilisation de la matrice), une production large d’idées diversifiées; cependant, cette méthode morphologique ne donne pas automatiquement une solution optimale d’un problème, eu égard au critère d’optimalité choisi, mais elle stimule l’imagination du chercheur et le met sur la voie de solutions possibles __ LAMBERT, M. (1987).


ANALYSE ORGANISATIONNELLE

Adm. scol./Form. prof./Org. scol./Soc. Analyse qui vise à étudier les conditions de l’action collective des êtres humains et les changements qui, à la lumière des enseignements dégagés, apparaissent nécessaires ou souhaitables; analyse qui a pour objet les différents modes de fonctionnement d’ensembles humains organisés __ ZAY, D. (1981). EA analyse institutionnelle/systémique.

A. Forme 1 : L’une de ses premières formes a été le mouvement pour l’Organisation scientifique du travail (OST), marqué par R. W. TAYLOR aux États-Unis et H. FAYOL en France. Il s’agissait de remédier au gaspillage entraîné par des méthodes de travail empiriques, en définissant rationnellement, grâce à des spécialistes, les tâches afférentes aux divers postes de travail et l’articulation de ceux-ci les uns par rapport aux autres. L’organisation scientifique du travail entend répondre à deux objectifs : économique (rentabiliser la production au moyen de sa rationalisation); mais aussi social (chaque travailleur étant employé au mieux de ses aptitudes dans le poste qui lui est attribué, se trouve bien, à sa place et n’a plus de raison de désobéir ou de contester, puisque tout est bien organisé et qu’il n’a même plus affaire à des rapports d’autorité contraignants, car tout est défini de façon impersonnelle par des règles). Cette forme d’analyse organisationnelle repose essentiellement sur deux postulats, qui seront remis en question : • Le one best way : pour toute activité, il existerait une façon optimale de s’y prendre, et une seule. • Le travailleur n’est considéré que comme homo economicus, mû uniquement par des considérations économiques (travail bien organisé, bien rémunéré) __ ZAY, D. (1981).

B. Forme 2 : Une deuxième forme d’analyse organisationnelle s’est développée en même temps que naissait la psychosociologie. Elle s’inscrit dans un mouvement d’intérêt pour les relations humaines dans les entreprises et dans les institutions éducatives (recherches sur les formes de leadership de moniteurs pour enfants par Kurt LEWIN, 1972), étude sociométrique de la collectivité de rééducation de Hudson par J. L. MORENO (1970). Elle réagit contre la conception de l’homo economicus et veut lui substituer une analyse plus fine des motivations des travailleurs. (...) L’analyse des organisations ne peut méconnaître l’importance des facteurs psychologiques et des motivations affectives. Toutefois, elle ne doit pas se réduire à l’idée que de meilleures relations humaines permettraient de résoudre tous les problèmes de fonctionnement de l’entreprise __ id.

C. Forme 3 : L’analyse stratégique constitue une troisième direction de l’analyse organisationnelle. Michel CROZIER (1977) et Erhard FRIEDBERG (1972) en ont exposé les principes. Le Centre de sociologie des organisations (CSO), équipe du Centre national de la recherche scientifique, mène des recherches dans ce sens, sous la direction de M. CROZIER (1980). Le propre de cette démarche est de substituer à la conception d’un agent passif, répondant de manière stéréotypée, prévisible, aux conditions de travail ou aux choix, ou aux stimuli qu’on lui impose, celle d’un acteur libre, ayant ses propres buts et poursuivant sa propre stratégie, en utilisant au mieux les ressources dont il dispose dans une organisation, compte tenu des contraintes du moment. Le champ de manœuvre de l’individu est déterminé par l’organisation formelle de l’entreprise. Telle action possible dans une compagnie d’assurances ne l’est pas dans une autre. Mais les conduites des membres d’une organisation ne sont que partiellement définies par les règles officielles, il subsiste toujours une zone non réglementée, qui laisse un choix entre plusieurs types de comportements ou de relations. C’est le détour par l’intériorité des acteurs qui permet de comprendre pourquoi des conduites, des phénomènes, apparemment irrationnels ont, en fait, un sens, si l’on connaît les motivations des individus. Le fonctionnement d’une organisation sera le fruit d’un compromis entre sa structure formelle et les résultats des marchandages, des négociations entre des individus soucieux de préserver ce qu’ils considèrent comme leur intérêt personnel __ id.

D. Analyse organisationnelle/stratégique/institutionnelle. M. CROZIER entend combiner le raisonnement stratégique, qui tient compte des motivations individuelles et le raisonnement systémique, qui prend en charge la structure d’ensemble. Les contraintes objectives (organigramme, réglementation) sont les limites qui circonscrivent le champ d’action des participants, mais les stratégies des acteurs sont également considérées comme des contraintes objectives pour les autres. Devenue analyse stratégique, ce que l’analyse organisationnelle cherche à reconstituer ce sont des systèmes d’action concrets, dont aucun ne peut être édicté comme le one best way une fois pour toutes, mais dont chacun correspond aux nécessités, contingentes et changeantes, du moment. M. CROZIER déclare dépasser l’analyse systématique en prenant en compte les phénomènes de pouvoir. C’est par une autre conception du phénomène politique, fondée sur la division des classes sociales et des facteurs psychologiques, dans leur dimension inconsciente, que va se caractériser l’analyse institutionnelle. D’ores et déjà, les concepts d’organisation, de système social et d’institution, apparaissent comme trois modes conceptuels différents d’appréhender un même ordre de phénomènes __ id.


ANALYSE PHONIQUE

Ens. lang. Étude descorrespondances entre les symboles graphiques et les sons, ou entre les graphèmes et les phonèmes, servant à l’identification des mots, à leur décodage, sans qu’il y ait nécessairement compréhension. V graphème; phonème. VA lecture, E.


ANALYSE PROPOSITIONNELLE

Ens. lang. Type d’exercice ou d’activité scolaire appliqué à l’étude des propositions ou des constituants propositionnels d’une ou de plusieurs phrases successives (discours ou texte) pour déterminer leurs caractéristiques (la nature) et les relations des propositions les unes par rapport aux autres. Vanalyse grammaticale. VA proposition grammaticale, A.


ANALYSE SÉMIQUE

Ling. VA champ sémantique, B.


ANALYSE STATISTIQUE

Rech./Stat. Procédure qui, à partir de principes et à l’aide de techniques mathématiques, permet de synthétiser et de traiter des données numériques en vue de les interpréter. V statistique descriptive/inférentielle/non paramétrique/paramétrique. EA analyse des données.


ANALYSE STRATÉGIQUE

Adm. éduc./Org. scol./Soc. Analyse basée sur le postulat qu’un individu n’agit pas exclusivement en fonction des buts de l’organisation, mais qu’il a ses propres projets qu’il tente de poursuivre à travers les opportunités et les contraintes avec lesquelles il est confronté __ TURCOTTE, D. (1991). VA analyse organisationnelle, C et D. EA comportement organisationnel.

A. Fonctionnement. En découvrant comment l’acteur concilie ses aspirations individuelles et les exigences de l’action collective, l’analyse stratégique cherche à dégager les fondements, les mécanismes et les conditions de la coopération entre différents acteurs. Cette démarche se définit autour du concept de stratégie __ id.

B. Modes de raisonnement. Pour intégrer ces deux aspects que sont les objectifs personnels et les contraintes organisationnelles, l’analyse stratégique fait appel à deux modes de raisonnement à la fois complémentaires et divergents : le raisonnement stratégique et le raisonnement systémique __ id.


ANALYSE STRUCTURALE

1. Diagn./Rech. Processus d’analyse par lequel on scinde un domaine d’études en un champ conceptuel, composé d’un ensemble de concepts interreliés, dont on s’efforce de préciser la nature par la définition des termes et de leurs relations.

2. Ens. lang. Type ou méthode d’analyse d’une phrase, d’un texte ou d’un ensemble de textes visant uniquement à en faire ressortir la structure, la construction, l’organisation.


ANALYSE SYNTAXIQUE

Ens. lang. V analyse grammaticale; syntaxe.


ANALYSE SYSTÉMIQUE

App. syst./Sc. Syn. analyse des systèmes.


ANALYSTE

n.m. ou n.f.

1. Édum. V concepteur médiatique.

2. Inf./Rech. Personne chargée de l’étude fonctionnelle d’un problème ou d’une application avant l’étape ultérieure de la recherche, de la programmation ou de l’agencement des équipements appropriés. V analyse fonctionnelle.


ANALYSTE DE LA VALEUR

Ing. Personne qui recourt à l’analyse de la valeur dans la conception ou la reconception d’un produit, d’un service, d’un procédé ou d’un système.


ANALYSTE DE TÂCHES

Cur./Did. VA design pédagogique, B.


ANAPHORE

n.f.

Ens. lang./Ling. Procédé linguistique de substitution par lequel un terme, souvent un pronom, renvoie à un concept ou à une expression utilisés antérieurement dans le même contexte linguistique. Ant.cataphore. V référent. TA substitution. ∈ figure de rhétorique.

Procédés. Il existe divers procédés pour manifester une relation anaphorique entre les unités du texte : 1. les procédés grammaticaux qui utilisent essentiellement les pronoms et les déterminants; 2. les procédés lexicaux qui utilisent les synonymes, les répétitions, les nominalisations, etc.; 3. les procédés rhétoriques qui utilisent les métaphores, les paraphrases, etc. __ COMBETTES, B. (1986); TAUVERON, C. (1987).


ANARCHIE

Pol./Soc. VA communisme, E; paradigme de la dialectique sociale, B à D; paradigme sociointeractionnel, F.


ANASYNTHÈSE

n.f.

App. syst./Rech./Sc. Néologisme formé des mots analyse et synthèse et qui désigne le processus général d’élaboration d’un modèle suggéré par Leonard C. SILVERN; processus cyclique analyse-synthèse-prototype-simulation-analyse. Ant. globalisation. VA analyse de la valeur, C et L; analyse de la valeur pédagogique, L; approche globale, D; conception, E; créativité, T; cycle (général) du curriculum, C; écologie, R; élaboration curriculaire, B; lecture, F; métamodèle, F; métasystème, B; paradigme, K.

A. Représentation (adaptation de SILVERN, L. C., 1972).


analyse : identification et cueillette des données pertinentes (composantes et relations) au sein d’un ensemble soumis à l’étude. V analyse.

synthèse : structuration des composantes et des relations, et identification des carences, des contradictions et des incohérences possibles à remédier par un retour à l’analyse. V synthèse.

prototype : élaboration de la meilleure synthèse possible suite à la saturation des données, et vérification interne de sa validité par le ou les responsables du processus; apport possible de modifications et retour sur les opérations précédentes. V prototype.

simulation : vérification du prototype, enrichi et modifié jusqu’à saturation à l’interne, par des personnes compétentes et extérieures au processus de modélisation; évaluation de validité, suggestions possibles d’amélioration et possibilité de retours. V simulation.

B. Analyse et synthèse. L’analyse et la synthèse sont deux formes de pensée en relation d’interdépendance. La synthèse, sans l’analyse, constitue une démarche privée du sens de l’immédiat, du partiel, alors que l’analyse, sans la synthèse, est une démarche privée du sens du média, de la vision de l’ensemble, du tout. Associer l’analyse et la synthèse, c’est faire progresser la recherche vers le concret, le partiel, le visible, en même temps que vers l’abstrait, le général, l’universel, l’invisible. Dissocier ces deux formes de pensée, c’est couper la recherche de ses racines, des paradigmes qui la supportent, du tout __ OUELLET, H. (1990). V anasynthèse.

C. Cerveau. L’anasynthèse met à profit les deux hémisphères du cerveau : l’analyse fait appel à l’hémisphère gauche et la synthèse, à l’hémisphère droit. En outre, aux étapes prototype et simulation, l’anasynthèse met à profit le cerveau de plusieurs autres personnes. En somme, l’anasynthèse systématise la concertation de plusieurs personnes autour d’un même objet d’étude ou de recherche.

D. Créativité. L’analyse qui précède la synthèse est parfaitement reconnue comme indispensable à la démarche scientifique; pour ce qui concerne le domaine artistique, si l’analyse ne paraît pas évidente, elle est cependant existante dans la phase perceptuelle où l’artiste, par exemple le peintre, distingue les composantes de l’objet, en analyse les formes, couleurs, matières, avant de les représenter ou de les « déformer » et de les réorganiser en une synthèse subjective. L’analyse permet de dégager des relations, des similitudes, des dissemblances entre les éléments; elle contribue à déceler les « dissonances » et les « manques » (TORRANCE); elle brise les problèmes et conduit ainsi à les aborder sous un nouvel angle. Parce qu’il est apte à fragmenter les données d’un problème ou d’une situation, à différencier ses composantes, à tolérer l’ambiguïté et le désordre, l’individu créatif peut à la fois découvrir la divergence dans une apparente unité et trouver l’unité dans la divergence quelle que soit la complexité des données du problème ou de la situation, se dégageant ainsi de tout schéma préexistant, de toute approche stéréotypée. Analyser une situation insatisfaisante qui réclame une ou plusieurs solutions et dont l’ensemble paraît confus, diffus, revient à dégager les énoncés du ou des problèmes, ses composants, les paramètres qui s’entremêlent en un écheveau complexe, à cerner la nature des tensions de toutes sortes qui s’exercent simultanément ou à des instants différents (par exemple, une situation conflictuelle complexe peut être une entreprise où la situation est tendue et qui appelle un réaménagement). L’analyse implique, chez l’individu créatif, un va-et-vient entre le simple et le complexe (l’unité et l’ensemble d’unités hétérogènes), entre le concret (l’objet réel, palpable) et l’abstrait (les idées, les concepts, les relations, les symboles), — soit une grande mobilité mentale —, une prise en compte de toutes les données du problème sans pour autant se noyer dans les détails et sans se limiter à une vision de spécialiste : avoir l’œil neuf, une vaste culture, un large champ de conscience sont des qualités indispensables à ce stade. La faculté de synthèse est complémentaire de celle d’analyse dans l’action ou dans l’expérience créative. Les individus créatifs isolent d’abord les détails pour ensuite procéder à une orchestration d’une nouvelle configuration, à une mise en ordre originale des données afin de résoudre les conflits apparents ou implicites, par un réarrangement optimal et la maîtrise de cet arrangement; selon un certain nombre d’observations, il apparaît que les individus créatifs « s’arrêtent souvent plus longtemps (que les individus moins créatifs) sur l’étude d’un vaste éventail de possibilités au cours de la phase initiale de la formulation d’un problème... Ayant envisagé toutes les impasses, ils sont plus préparés à la compréhension et à l’intégration de toutes les questions » (G. A. STEINER); ce constat est confirmé par les résultats des études de S. I. BLATT et de M. I. STEIN qui concluent ainsi : « Notre observation suggère que les plus créatifs percevaient intuitivement le problème, essayaient de le comprendre, de ne faire qu’un avec lui; et, après avoir saisi où ils en étaient, intégraient ce qu’ils avaient appris. Par conséquent, ils consacraient plus de temps à l’analyse qu’à la synthèse. » En fait, l’analyse approfondie répond, d’une part, à l’exigence d’envisager la complexité, d’autre part, à la volonté de ne pas se contenter d’une demi-connaissance; ceci est caractéristique de l’individu créatif qui, repoussant les solutions faciles, poursuit sa recherche jusqu’à l’obtention d’une synthèse satisfaisante à partir du discernement de l’essentiel __ LAMBERT, M. (1987).

E. Apprentissage et éducation. Le cycle de l’anasynthèse est analogue au processus d’apprentissage. Il est un processus méthodique d’apprentissage de quelque ensemble (connaissance, texte, phénomène, situation, objet, etc.) que ce soit. En outre, elle favorise le développement de la métacognition chez le sujet. L’anasynthèse s’apparente également au processus global d’éducation de l’être humain, de l’être primaire à la personne éduquée. V être éduqué. VA apprentissage, M.

F. Rech. L’anasynthèse s’applique à chacune des étapes et des sous-étapes du processus de recherche. VA recherche, K. La rédaction progressive du rapport de recherche peut être perçue comme un processus de modélisation (modèle surtout verbal). Chacun des chapitres, chacune des parties et des sous-parties du plan sont autant d’ensembles et de sous-ensembles qui peuvent être élaborés en suivant le processus de l’anasynthèse. Il est à noter que les phases d’analyse et de synthèse se situent à la fin du cycle de la revue de la littérature. VA revue de la documentation, D. Tout comme l’anasynthèse dont elle compose la fin du processus, la revue de la littérature s’applique à chacune des étapes et des sous-étapes du processus de recherche.

G. Méthode scientifique. Même si la méthode scientifique est la cause immédiate de l’essor des sciences exactes, elle relève elle-même d’une cause plus profonde, qui n’est autre que cette attitude psychologique d’analyse et de synthèse. (...) Les sciences exactes sont donc beaucoup moins « expérimentales » qu’on ne le croit d’habitude. L’expérience sert à confirmer ou à infirmer une théorie obtenue par la conjonction de l’analyse et de la synthèse, mais il est rare qu’une théorie surgisse d’une série d’expériences, même bien conduites. (...) C’est cette vision analytique pure, doublée d’une intention de reconstruction synthétique, qui domine notre époque dans toutes ses expressions et dans toutes ses œuvres. (...) Esprit d’analyse et esprit de synthèse sont donc absolument essentiels au progrès scientifique et technique __ VALCKE, L. dans BOURGOIGNIE, G.-E. (1972).


ANCIENNETÉ

n.f.

Adm. éduc. Terme utilisé dans les conventions collectives pour désigner le temps passé dans l’exercice d’un emploi et souvent reconnu pour les fins de gestion des ressources humaines.

A. Exemple(QC). Selon le Comité patronal pour les commissions scolaires francophones et la CEQ (2000), l’ancienneté signifie la période d’emploi : a) à la commission [scolaire]; b) comme enseignante ou enseignant à une école administrée par un ministère du Gouvernement et située sur le territoire de la commission; c) comme enseignante ou enseignant à une école administrée par une institution associée et autorisée par la loi et située sur le territoire de la commission si l’enseignement qui était dispensé par cette école est assumé par la commission.

B. Calcul. Pour l’enseignante ou l’enseignant à temps plein, l’ancienneté se calcule de la façon suivante : a) pour chaque année scolaire où la période d’emploi couvre la totalité de l’année scolaire, il est reconnu à l’enseignante ou l’enseignant une année d’ancienneté; b) pour chaque année scolaire où la période d’emploi ne couvre pas la totalité de l’année scolaire, il est reconnu à l’enseignante ou l’enseignant pour cette période d’emploi une fraction d’année établie selon la formule suivante : le nombre de jours ouvrables compris à l’intérieur de cette période sur 200 __ CEQ-CPNCC (1990).

C. Fonctions autres que l’enseignement. La période d’emploi à des fonctions autres que celles d’enseignante ou d’enseignant ou de professionnelle ou professionnel ne peut être cumulée pour plus de deux (2) ans __ id.

D. CN : système d’*.



ANCRAGE

n.m.

1. Gén. Syn. fixation; enracinement; renforcement.

2. Psych./Sc. hum./Soc. L’un des deux processus majeurs de la représentation sociale, avec l’objectivation, correspondant à l’enracinement social de la représentation de son objet _ JODELET, D. (1988) dans BOISVERT, J. (2006) :14. VA représentation sociale, B, B2, B2.1 et C2.



ANDRAGOGIE

n.f.

Disc. éduc. Discipline éducationnelle dont l’objet est l’éducation des adultes. TA géragogie; gérontagogie; pédagogie. EAéducation permanente; formation continue.

A. Étym. Du grec andros, homme fait ou adulte; agogéô, action de conduire.

B. Andragogie/éducation permanente/formation continue. Il ne faut pas confondre andragogie, éducation permanente et formation continue. L’andragogie est la science qui étudie tous les aspects de la théorie et de la pratique de l’enseignement adapté aux adultes. L’éducation permanente est un projet d’éducation qui s’étend sur toute la vie d’une personne; théoriquement, ce projet commence à la naissance et se termine à la mort de cette personne. La formation continue est constituée de programmes de formation destinés à une personne qui a déjà quitté l’école; l’expression peut également désigner, par extension, le service administratif qui donne ce programme dans un établissement d’enseignement. C’est ainsi qu’on trouve des départements d’andragogie dans les universités, mais ce sont des services de formation continue qu’on devrait trouver dans les commissions scolaires (et non des « services d’andragogie » ou d’« éducation des adultes ») __ CTEQ (1988).

C. Andragogie/gérontagogie. Andragogie doit aussi se différencier de la gérontagogie qui est elle orientée vers l’éducation des personnes âgées. V gérontagogie.

D. Adultes. Les adultes considérés ici ont quitté le système scolaire et ont besoin de mesures d’appoint ou de soutien particulier. Le sens ainsi donné à adulte n’a rien à voir avec la définition juridique du terme, c’est-à-dire « toute personne ayant atteint l’âge de dix-huit ans » __ id.

E. Andragogie/pédagogie universitaire. On ne parle d’andragogie que lorsque la formation s’adresse à des adultes dont la formation générale a été de courte durée. La pédagogie universitaire n’appartient pas au domaine de l’andragogie. De même, si les élèves qui fréquentent les collèges ont atteint la majorité juridique, ils sont considérés comme des adultes et non comme des enfants; il n’en demeure pas moins que ce sont de principes et de méthodes pédagogiques dont s’inspirent les enseignants, et non de principes andragogiques __ id.

F. CN : service d’*.


ANDRAGOGIQUE

adj.

Andrag. Relatif à l’andragogie. Ex. : formation andragogique; recherche andragogique.


ANDRAGOGUE

n.

Andrag. Spécialiste de l’andragogie.


ANGLE

Diagn./Did. Pour Lawrence KOHLBERG, unité de base du jugement moral, aspect sous lequel un individu aborde un problème moral. V taxonomie deKOHLBERG.

A. Typologie des motifs. On compte 15 angles sous lesquels chacun des six stades du développement du jugement moral peut être étudié. La grille d’évaluation comprend donc 90 cellules ou combinaisons possibles. On peut alors obtenir un score du développement moral (MMS : moral maturity score) d’une personne.

B. Tableau synoptique __ SAMSON, J.-M. (1976).

A. La loi

Cet angle se subdivise en trois composantes :

A1. Règles, règlements et directives

Il s’agit ici de l’angle de la contrainte des us et coutumes plutôt que de l’angle légal comme tel.

A2. Les stéréotypes de rôles

A3. La loi comme modèle d’obligation

B. La conscience

On pourrait subdiviser cet angle en 23 sections, que KOHLBERG numérote de B.1 à B.23. Quant à nous, nous avons retenu quatre divisions, dans lesquelles nous regroupons la liste des 23 sections. On notera que le chiffre romain dans le sigle des angles fait référence aux niveaux du discours moral.

Bi. Culpabilité et conscience honteuse

On fait ici référence, lors de jugements moraux portant sur des actes précis, aux motivations des personnes pour qualifier ces actes de bons ou de mauvais. Par exemple, est bon un acte qui n’entraîne pas de culpabilité ni de sentiment de honte.

Biii. Choix et approbation d’ordre éthique

On divise ici en deux sections :

- L’obligation Biii3

Cet aspect insiste sur la conception de l’obligation et de la responsabilité de l’acteur face à une décision à prendre, en mettant en jeu les motivations, les règles et les conséquences.

- Le blâme Biii6

Cet angle indique la conception du blâme, de la désapprobation ou de l’éloge vis-à-vis une autre personne qui est aux prises avec une décision ou un acte à poser.

On aura noté que l’angle « obligation » centre le jugement sur l’acteur, tandis que l’aspect « blâme » le déplace vers le spectateur.

Bv. La théorie d’ordre éthique

Cet angle suppose un niveau de discours moral élevé, qui porte sur les principes moraux, sur la notion de justice, sur la nécessité d’agir moralement.

C. Le relationnel

Cet angle définit les rapports affectifs ou de coopération entre des individus occupant des rôles complémentaires : ami-ami; époux-épouse; père-fils; médecin-patient; etc.

D. L’autorité

Le concept d’autorité est ici examiné sous divers aspects : la nature de l’autorité, son respect, ses privilèges, les droits de l’autorité.

E. Les libertés civiles

F. La justice

Cet angle englobe la notion d’équité, de réciprocité (promesse, serment), la notion de fidélité et d’égalité.

G. La punition

Quand, combien et comment punir; rôle du châtiment, incluant les notions de revanche, de restitution, de réparation et de réhabilitation.

H. La vie

La valeur de la vie, plus particulièrement de la vie humaine.

I. La propriété

Le droit d’acquérir, de posséder, de vendre, de disposer de biens.

J. L’honnêteté et la franchise

Les notions de mérite, de confiance, d’obligations réciproques et contractuelles entre individus.

K. La sexualité

Tout ce qui touche l’activité sexuelle de l’humain : érotisme, « petting », relations sexuelles coïtales, et l’importance de la sexualité pour l’humain.

C. Approche préférentielle. Cette liste quelque peu aride des angles permet de mieux saisir qu’un individu peut aborder une question morale en favorisant d’abord, sinon exclusivement, l’un ou l’autre aspect. Le jugement moral le plus sûr sera certes celui qui voudra considérer un problème moral sous chacun de ces 15 angles; la personne de stade 5 aura nettement la volonté et la capacité de juger moralement en tenant compte de l’ensemble des angles, tandis que les personnes de stade moins avancé favoriseront un seul angle ou un faisceau bien particulier d’angles d’approche __ id.

D. Progression d’un stade à l’autre. Cette liste des angles permet aussi de comprendre un aspect du processus de passage d’un stade à un autre. Un individu peut utiliser des arguments de stade 3, par exemple, lorsqu’il analyse une question morale sous un angle particulier, et utiliser des arguments de stade 4 quand il considère la même question morale sous un autre angle. L’individu est alors de stade plus ou moins mixte. L’incohérence des arguments utilisés dans ses jugements pourra créer un conflit que l’individu voudra résoudre : il procédera alors à une « restructuration » pour regagner l’harmonie intérieure. Certes, ce déplacement n’est pas brusque, et ce n’est que lentement que son jugement moral se fondera exclusivement sur des arguments du stade 4 __ id.


ANGLE RELATIONNEL

Diagn./Did. VA angle, B : C.


ANGOISSE

n.f.

1. Éduc./Péd. Sentiment de déséquilibre que ressent un sujet lorsqu’il aborde un nouvel objet d’apprentissage ou en cours de cheminement. V apprentissage.

2. Phi. Inquiétude latente que ressent toute personne confrontée aux questionnements fondamentaux de son existence. L’angoisse existentielle. V existentialisme.

3. Psych. Sentiment diffus d’un malaise indéfinissable — physique et psychique — dû à l’appréhension d’un malheur ou d’un danger qui est sans objet réel et sans source connue. C’est la douleur qui ne peut pas pleurer (Juliette F. BOUTONIER). VA anxiété, A; rationalisation. TA affectivité; stress.

4. Psychia. Phénomène constitutif du psychisme et affect fondamental susceptible de se manifester chez tous. TA affect.

A. Étym. Du latin angustia, resserrement.

B. Origines. L’angoisse a deux origines : soit qu’elle surgisse suite à un afflux d’affects incontrôlables par le sujet (angoisse automatique); soit qu’elle agisse comme un signal pour inciter le sujet à utiliser ses mécanismes de défense de façon à empêcher le passage à l’angoisse automatique.

C. Angoisse/crainte/peur. Contrairement à l’angoisse, la crainte réfère toujours à un objet spécifique. Dans les deux cas, la peur est présente.

D. Éduc. Tout cheminement de l’éducation est affecté d’angoisse, car il confronte le sujet à une situation inconnue. Chaque sujet possède son propre niveau d’angoisse, lequel est fonction de la nature de la situation pédagogique et de sa situation personnelle du moment. VA anxiété, B.

E. Péd. Pour qu’il y ait apprentissage optimal chez un élève, son angoisse doit se situer à un seuil intermédiaire. L’absence d’angoisse comme un niveau trop élevé ne favorise pas le meilleur apprentissage possible. VA apprentissage, H.



ANGOISSE EXISTENTIELLE

Psych. Inquiétude récurrente due à la réflexion lancinante au regard du sens de notre existence et de sa destinée. Qsyn. abattement; burnout; épuisement; mal-être; surmenage.


ANIMATEUR

1. Adm. éduc./Form. prof. Personne qui, au cours de certaines sessions de formation telles que des séminaires, colloques ou ateliers, suscite et soutient la participation active et ordonnée des participants en favorisant les échanges sur les différents thèmes à l’étude.

2. Alph. (Gén.). Personne qui cherche du financement, qui favorise le recrutement pour des cours, qui en fait l’administration ou qui les donne.

3. Alph. (Spéc.). Dans les milieux d’éducation populaire, personne qui structure ou facilite l’organisation de situations de formation où chaque participant assume un rôle actif.

4. Péd./Rech. Agent responsable de l’organisation et de la direction d’un groupe d’étude ou de recherche.

5. Techno. éduc. Personne qui anime une émission radiophonique ou télévisée en orientant une discussion, un jeu ou un débat entre les participants et en créant un climat agréable et plaisant __ OLF (2001). EA meneur de jeu.

A. F.f. Ne pas dire modérateur __ id.

B. Pédagogie : catalyse, encouragement, incitation, orientation, soutien, stimulation, suggestion.

C. Caractères. L’animateur est avant tout un leader qui amène chacun des membres d’un groupe à s’impliquer activement dans un projet ou un cheminement. Il n’est pas nécessairement un expert du domaine d’étude ou de recherche. V animation.


ANIMATEUR DE GROUPE

Gest. ens./Péd. L’un des membres d’un groupe d’étudiants ou de personnes en formation qui est officiellement ou officieusement désigné pour assister l’enseignant ou l’instructeur à diriger les discussions, à renforcer l’acquisition des connaissances, etc. __ BIT (1987). Personne qui suscite un accroissement d’activité, un regain d’intérêt au sein d’un groupe et favorise l’interaction entre ses membres __ PEPERMANS, R., MASC (1990).


ANIMATEUR SPORTIF

Éduc. phys./Kin. (Fr.). Personne qui a pour tâche d’offrir à toutes les catégories de la population le maximum d’occasions de pratiquer des activités sportives __ THILL, E. et al. (1994).

Tâches. L’animateur sportif doit former, informer, organiser, accroître la participation de chacun. Son travail s’étend de l’initiation et de la sensibilisation à l’approfondissement de la pratique sportive __ id.


ANIMATION

n.f.

1. Gén. Fonction visant à stimuler et à aider une personne ou un groupe dans l’atteinte de ses buts. VA administration, G; encadrement des élèves, B et G; stratégie pédagogique, F.

2. Adm. éduc. Sous-fonction de la gestion.

3. Édum. Production de mouvements dans un graphique, une illustration ou un dessin à l’écran; résultante de cette action. Un logiciel d’animation; un didacticiel d’animation.

4. Form. prof. Approche de la formation sous l’angle de l’organisation, de l’orientation, de l’initiation et de la stimulation des groupes dans la recherche de leurs propres besoins, la détermination des moyens de les satisfaire et la mise en œuvre de ceux-ci __ BIT (1987).

A. Étym. Du latin anima,âme; action de conférer, de maintenir un mouvement.

B. Relation animateur-animé(s). L’animation (...) ne consiste pas seulement à respecter l’autre, mais à identifier sa volonté à la sienne, de sorte qu’on veut lui permettre d’atteindre les buts qu’il se propose __ LOBROT, M. (1974). L’animation véritable part du souci de reconnaître chez soi et chez les autres des préoccupations divergentes et convergentes, et de tenter de mener à bien des actions tout en respectant cette réalité __ PAQUETTE, C. (1979).

C. CN : période d’*; services d’* des activités sportives, culturelles et sociales; services d’* pastorale catholique; services d’* religieuse protestante.


ANIMATION CULTURELLE

1. Éduc./Soc. Ensemble des institutions et des techniques destinées à conférer, grâce à des communications ou à d’autres, un caractère éducatif au sein d’une société.

2. Éduc. cult./Péd. Intervention pédagogique auprès d’un groupe d’élèves dans le but de les amener à accueillir plus ouvertement les produits culturels de leur société en favorisant des apprentissages correspondants de savoirs, d’habiletés et d’attitudes. Forme d’animation qui vise à ce que les élèves utilisent leurs loisirs à des activités formatrices et créatrices. V culture; services d’animation des activités sportives, culturelles et sociales.


ANIMATION DU LIVRE

Ens. lang. Moyens mis en place pour introduire le livre à l’école, le rendant ainsi accessible aux élèves et suscitant l’intérêt de ces derniers envers la lecture. EA animation en lecture.


ANIMATION EN LECTURE

Ens. lang. Moyens mis en place pour établir une relation positive entre le livre et le lecteur. EA animation du livre.

Application pédagogique. Les stratégies et les techniques utilisées par les enseignants et les enseignantes sont conçues de façon à guider les jeunes vers une découverte de leurs propres capacités au moyen d’expériences de lecture judicieusement choisies et agréables.


ANIMATION PAR ORDINATEUR

Inf. Syn. animation assistée par ordinateur/d’images/informatique; animatique; dessin animé par ordinateur.


ANIMATION PASTORALE

Did./Péd. V services d’animation pastorale catholique.

CN : services d’* catholique.


ANIMATION PÉDAGOGIQUE

1. Éduc. Ensemble d’initiatives ou d’actions concertées destinées à soutenir et à intéresser le corps enseignant envers le renouveau pédagogique continu, progressif et durable.

2. Péd. Intervention au sein d’un groupe afin de susciter et de maintenir la participation optimale de chacun des membres à leurs apprentissages. VA conseiller pédagogique, C.


ANIMATION RELIGIEUSE

Did./Péd. V services d’animation religieuse protestante.

CN : services d’* protestante.


ANIMATION SOCIALE

1. Did./Péd. V services d’animation des activités sportives, culturelles et sociales.

2. Soc. Moyen d’assurer, dans un contexte de planification du développement social et économique, une participation optimale des citoyens « laissés pour compte » par les transformations structurelles de l’économie et de la société __ Conseil d’orientation économique du Québec (1968) dans ZAY, N. (1981).


ANIMATION SPORTIVE

Did./Péd. V services d’animation des activités sportives, culturelles et sociales.


ANIMATIQUE

Inf. Application de l’infographie consistant à projeter, à une cadence rapide, une suite d’images presque identiques produites par ordinateur pour simuler un mouvement ou une transformation à l’écran __ IBM (1985). Syn. animation assistée par ordinateur/ d’images/informatique/par ordinateur; dessin animé par ordinateur. TA infographie.


ANIMISME

n.f.

Phi. Tendance à prêter aux objets inanimés des propriétés du vivant et plus particulièrement des propriétés usuellement attribuées à l’âme ou au psychisme (comme l’intention, la volonté, le désir, etc.). VA réalisme, C;vitalisme, A. TA anthropomorphisme; finalisme.

A. Animisme/spiritualisme. On distingue l’animisme, qui attribue une âme à des objets inanimés, du spiritualisme qui affirme l’existence de l’âme chez l’être humain.

B. Religion. Selon les doctrines évolutionnistes, l’animisme des peuples dits primitifs, qui attribuent une âme aux plantes, aux animaux, aux objets inanimés est à la fois la source et la forme originaire de la religion __ TYLOR, E. B. (1871). On y a vu une des formes distinctives de la mentalité primitive __ BRULH, L. L. (1922). VA déisme, B.

C. Psych. Selon Jean Piaget (1926), l’animisme est, avec le réalisme et l’artificialisme, une des composantes de la pensée égocentrique de l’enfant.

D.Éduc. L’accès à l’objectivité et à la connaissance scientifique suppose que soit surmontée cette attitude spontanée de la pensée à laquelle l’adulte lui-même succombe parfois et que le langage courant promeut (ex. : le soleil se lève). Le permettent, d’une part, le développement des structures cognitives vers une décentration progressive (selon les termes de J. PIAGET, 1926) et, d’autre part, l’éducation. La poésie, quant à elle, suppose bien souvent une pensée de type animiste.


ANNÉE

Cur./Gest. app. V année scolaire. VA classe, B.

CN : admis en Xe * (être); entrer en Xe *.


ANNÉE À L'ÉCOLE

Gest. ens./Org. scol. VA année scolaire, B.


ANNÉE ACADÉMIQUE

Gest. ens./Org. scol.F.f. Dire plutôt année scolaire ou année universitaire.


ANNÉE D'ÉTUDES

Gest. ens./Org. scol. F.f. VA année scolaire, B.


ANNÉE DE SCOLARITÉ

Cur./Did./Gest. app./Péd. VA scolarité, G.


ANNÉE DE SERVICE

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Toute année consacrée à une fonction d’enseignante ou d’enseignant à temps plein pour le compte : a) de la commission; b) d’une école administrée par un ministère du Gouvernement et située sur le territoire de la commission; c) d’une école administrée par une institution associée autorisée aux termes de la loi et située sur le territoire de la commission si l’enseignement qui est dispensé par cette école est assumé par la commission __ CEQ-CPNCC (1990).


ANNÉE INTERNATIONALE DE L'ALPHABÉTISATION (1990)

Alph. Année de mobilisation internationale dédiée à la promotion de l’alphabétisation des adultes. EA Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation; Journée internationale de l’alphabétisation.

A. Historique. En 1985, pendant sa 23e session à Sofia (Bulgarie), la Conférence générale de l’UNESCO soumet à l’ONU une demande visant à déclarer une année internationale en faveur de l’alphabétisation. En décembre 1987, l’Assemblée générale des Nations Unies détermine l’an 1990 comme Année internationale de l’alphabétisation.

B. Visées. À la suite de consultations des États membres des Nations Unies et d’organisations non gouvernementales, l’Assemblée générale des Nations Unies a déterminé six objectifs à atteindre pour cette année internationale de l’alphabétisation : 1. faire en sorte que les gouvernements des États membres, aux prises avec l’analphabétisme ou l’illettrisme, s’emploient plus activement à éliminer ces problèmes, en particulier par l’éducation des habitants des zones rurales et des taudis urbains, des jeunes filles, des femmes et des populations et groupes ayant des problèmes ou des besoins particuliers à cet égard; 2. sensibiliser davantage l’opinion publique à l’étendue, à la nature et aux incidences de l’analphabétisme de même qu’aux moyens et aux conditions de son élimination. Un effort devrait être fait notamment pour faire prendre conscience : a) du pourcentage élevé d’analphabètes parmi les femmes adultes et de ce que cela implique quant au bien-être de leurs enfants; b) du moindre taux de fréquentation scolaire des filles par rapport aux garçons; c) du lien entre l’analphabétisme, d’une part, et la pauvreté, le sous-développement et la marginalisation économique, sociale et culturelle, d’autre part; 3. accroître la participation populaire, à l’intérieur des pays et entre les pays, à l’action menée contre l’analphabétisme, en particulier par le truchement des organisations gouvernementales et non gouvernementales, des associations bénévoles et des groupes communautaires; 4. renforcer la coopération et la solidarité entre États membres dans lalutte contre l’analphabétisme; 5. intensifier la coopération au sein du système des Nations Unies et, d’une manière générale, entre toutes les organisations intergouvernementales et non gouvernementales dans le domaine de la lutte contre l’analphabétisme; 6. profiter de l’Année internationale de l’alphabétisation pour lancer le plan d’action destiné à éliminer l’analphabétisme d’ici l’an 2000 et à surmonter les obstacles qui freinent considérablement les progrès de l’alphabétisation, notamment en réduisant la perte d’effectifs dans l’enseignement primaire et en mettant en place des programmes de postalphabétisation en vue de prévenir le retour à l’analphabétisme __ UNESCO (1987).

C. Réalisations. Les États membres des Nations Unies et les bureaux régionaux de l’UNESCO ont été invités à définir des plans d’action particuliers pour l’Année internationale de l’alphabétisation. Plusieurs organismes gouvernementaux et non gouvernementaux ont mené diverses activités (conférences, réunions, ateliers, sondages, etc.). La conférence internationale de Jomtien (Thaïlande) sur l’éducation pour tous, parrainée conjointement par l’UNESCO, l’UNICEF, le PNUD et la Banque mondiale, a eu lieu durant cette année internationale.

D.Évaluation (Can.). Un rapport émis par la Commission canadienne pour l’UNESCO, en 1991, présente un compte rendu des activités réalisées dans le cadre de l’Année internationale de l’alphabétisation tout en soulignant l’effet positif de celle-ci sur la population canadienne. Selon ce rapport, elle a servi de catalyseur des activités futures en alphabétisation.


ANNÉE PRÉPARATOIRE

Ens. sup./Gest. app. Programme universitaire qui correspond grosso modoà la dernière année préuniversitaire et qui permet à l’étudiant de fréquenter l’université pendant un an préalablement à son entrée en première année __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Qsyn.année propédeutique; propédeutique.


ANNÉE SCOLAIRE

1. Gest. ens. (QC). Période de douze mois comprise entre le ler juillet d’une année et le 30 juin de l’année suivante __ OLF (1998).

2. Org. scol. Temps qui s’écoule depuis l’ouverture des classes jusqu’aux grandes vacances __ id. VA grade, A.

A. F.f. Il ne faut pas employer année académique pour désigner l’année scolaire. (...) L’expression « année académique » est empruntée à l’anglais academic year, terme employé dans l’enseignement universitaire. L’adjectif académique, dans le vocabulaire de l’éducation, renvoie à l’organisation du territoire français en régions appelées académies; ce type d’organisation ou de découpage du territoire n’a pas d’équivalent au Québec __ CTEQ (1988).

B. F.f. Pour plus de clarté, dire année à l’école plutôt qu’année d’études, (par exemple, être seulement en quatrième année du programme après cinq années à l’école, cinq ans à l’école) __ MEQ (1968).

C. Gestion. Le terme année scolaire, avec le sens que lui donne la définition, concerne la gestion proprement dite du système scolaire. Ainsi le Rapport annuel (ou rapport d’activité) d’une commission scolaire ou d’un établissement d’enseignement collégial porte sur la période comprise entre le 1er juillet d’une année et le 30 juin de l’année suivante __ CTEQ (1988).

D. Année. Il s’agit ici du mot année au sens de période d’activité, d’une durée inférieure à douze mois, mais considérée d’année en année __ id.

E. Primaire et secondaire. Dans l’enseignement primaire et secondaire, on peut considérer que, pour les enseignants et les élèves, l’année scolaire s’échelonne sur dix mois. C’est ainsi qu’on a année scolaire parallèlement à année théâtrale, année politique, etc. __ id.

F. Collégial. Dans l’enseignement collégial, un établissement doit organiser l’enseignement pendant au moins deux trimestres : le trimestre d’automne et le trimestre d’hiver. Il peut aussi dispenser des enseignements pendant le trimestre d’été __ id.


ANNÉE UNIVERSITAIRE

Ens. sup./Gest. ens./Org. scol. Dans un établissement universitaire, année scolaire __ OLF (1998).

A. F.f. Il ne faut pas employer année académique pour désigner l’année universitaire __ id.

B. Universitaire/académique. Dans une université règne normalement la liberté d’enseignement (et non la « liberté académique ») ou liberté universitaire, mais on peut assister à des débats académiques. Les débats sont dits académiques non pas parce qu’ils ont lieu dans une faculté universitaire mais bien parce qu’ils se cantonnent dans la spéculation ou suivent les règles conventionnelles et ne mènent à rien de concret __ CTEQ (1988).

C. Universitaire/scolaire. Année universitaire est un terme spécifique, tandis que le terme année scolaire est un générique __ id.

D. Durée. L’année universitaire s’étend sur douze mois; elle compte trois sessions : la session d’été (mai-août); la session d’automne (septembre-décembre) et la session d’hiver (janvier-avril) __ id.

E. Temps plein. Pour être considéré comme étudiant à temps plein, un étudiant doit s’inscrire à un minimum de quatre cours (ou douze unités) par trimestre __ http://www.regis.uqam.ca/candidat/terminologie.html


ANNÉE-DEGRÉ

Cur. F.f. Dire plutôt année du programme.


ANNEXE

n.f.

1. Gén./Rech. Textes, tableaux, schémas, données, notes, commentaires qui constituent une partie complémentaire d’un ouvrage, d’une thèse, d’un mémoire, d’un rapport.

2. Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. F.f. Dire plutôt antenne.

Annexe/appendice. Alors que l’annexe est une partie qui est indépendante physiquement en soi, l’appendice est ajouté à la fin d’un document afin de ne pas alourdir ou encombrer les parties ou les chapitres qui le précèdent.


ANNOTATION

n.f.

1. Péd. Commentaire, remarque, suggestion qu’un enseignant met par écrit sur le travail d’un élève; fait d’annoter. V notation; système de notation informelle.

2. Rech. Note ou commentaire de lecture inscrit en marge d’un livre ou d’un texte; fait d’annoter.

CN : système d’*.


ANNUAIRE

1. Biblio. Ouvrage publié annuellement qui fournit des données actualisées, des informations pratiques, des renseignements courants d’ordre général ou concernant un domaine particulier. Annuaire du Canada; The World Almanac __ VERREAULT, L. et ROUSSEAU, D. (09,10.91).

2. Ens. sup./Org. scol. Publication collégiale ou universitaire, destinée aux étudiants, qui présente les conditions d’admission, les programmes offerts, les descriptions de cours, les membres du personnel enseignant ainsi que les règlements de l’institution __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. TA registraire.

3. Inf. Syn. répertoire.


ANOMALIE

n.f.

Gén. Manifestation d’une anormalité. Ex. : anomalie congénitale; anomalie héréditaire; anomalie perceptuelle. V anormal.


ANOMIE

n.f.

1. Adapt. scol./Diagn./Méd. VA troubles du langage, B.

2. Phi. VA compétence culturelle, B.


ANOMIE SOCIALE

Soc. Pour DURKHEIM, absence de normes sociales.

A. Cause. L’anomie sociale est la résultante de la confusion des valeurs.

B. Incidences.Émile DURKHEIM (1858-1917) soutient que la perte de cohésion sociale et les difficultés socioéconomiques engendrent toujours une augmentation du nombre d’infarctus et de suicides. Il est donc permis de croire que le burnout est en partie le fait d’une société de type anomique, où les normes sont trop floues ou sont même absentes __ LANGUIRAND, J. (11.89).


ANONYMAT DES ÉPREUVES

Doc. VAépreuve, D; épreuve unique, B.


ANORMAL, E

adj.

Gén. Qui qualifie une attitude, un comportement, un état physique, mental ou social qui s’écartent des normes cliniques, médicales, sociales, morales et qui se manifestent par des difficultés ou des anomalies. Ant. normal.

Utilisation. Étant donné son aspect relatif, la vulgarisation du terme « anormal » porte à confusion. Sa connotation péjorative a fait en sorte que les termes « exceptionnel » ou « inadapté » sont utilisés lorsqu’il s’agit de décrire des enfants présentant des problèmes physiques, mentaux ou affectifs. V normalité; norme; spécial.


ANORMALITÉ

Adapt. scol. Caractère de ce qui est anormal. V anomalie; anormal.


ANOVA

Stat. Acronyme signifiant analyse de la variance.


ANTÉCÉDENT

n.m.

Ens. lang./Ling. Nom que prend le mot ou le groupe de mots auquel se réfère un pronom. Ex. : L’homme qui plantait des arbres (BACK, F., 1988, 1989). Dans cet exemple, le pronom qui a pour antécédent L’homme. Syn. référent. V anaphore; référent; relatif.


ANTÉCÉDENTS EXPÉRIENTIELS

n.m.pl.

Diagn./Did./Gest. app. Syn. acquis expérientiels.


ANTÉCÉDENTS SCOLAIRES

Cur./Diagn./Did. Syn. bagage éducatif.


ANTENNE

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol.Élément subordonné d’un établissement d’enseignement, détaché dans une région pour le représenter ou pour assurer des services administratifs ou des services d’enseignement __ OLF (1998). VA cégep, C. TA campus; constituante; d’établissement; département. EA centre spécialisé.

A. Termes rejetés :annexe; campus collégial; centre de cours; desserte collégiale; module d’enseignement collégial; pavillon; service collégial; service universitaire; site d’enseignement collégial; sous-centre __ CTEQ : inst. norm. (04.88).

B. Sous-centre. On ne saurait appeler « sous-centre » un élément subordonné d’un établissement __ id.

C. Antenne/pavillon. Il ne faut pas confondre antenne et pavillon; ce dernier terme désigne un bâtiment situé sur un campus __ id.

D. Exemples d’emploi : le centre de recherche en reproduction animale de Saint-Hyacinthe est une antenne de l’Université de Montréal; le cégep de La Pocatière étudie la possibilité d’établir une antenne à Montmagny; à l’Université du Québec à Trois-Rivières sont rattachées, entre autres, des antennes de Shawinigan, de Victoriaville, de Saint-Hyacinthe et de Thetford Mines __ id.

E. Fonctions. Si la majorité des antennes ont d’abord des fonctions pédagogiques, certaines pourraient n’avoir que des fonctions administratives. Par exemple, une antenne où un candidat ou une candidate peut venir chercher des renseignements ou passer les épreuves d’un concours d’admission __ id.


ANTHROPOMORPHISME

Phi. Tendance à attribuer forme et/ou caractères humains à Dieu ou aux dieux, aux animaux et de manière générale à tout ce qui n’est pas humain. TA animisme; finalisme.


ANTHROPOPÉDAGOGIE

Disc. paraéduc. Méthode de recherche pédagogique qui utilise l’essentiel de la démarche anthropologique dans le but de favoriser une compréhension et une évaluation des phénomènes éducatifs. EA recherche-action intégrale.

A. Origine. Cette approche fut créée en 1977 par le GESOE (Groupe d’études sur les systèmes ouverts en éducation de l’Université de Montréal) dans le cadre de l’évaluation de systèmes ouverts en pédagogie universitaire __ MORIN, A. (1984).

B. Spécificité. L’anthropopédagogie suggère une participation du chercheur dans le processus éducatif tout en lui recommandant de considérer des éléments anthropologiques tant macroscopiques que microscopiques dans l’effort de compréhension du milieu, dans les prises de décisions, ou en fonction d’une évaluation qui utilise des instruments de deux ordres tant éducatifs qu’ethnographiques. La subjectivité du chercheur, présente dans le processus d’introspection et de délibération, est confrontée à d’autres points de vue grâce à une discussion qui permet aux acteurs d’éviter la pure illumination. Le jugement se construit avec le milieu.

C. Code d’application. L’anthropopédagogie s’applique dans le cadre d’un projet éducatif. L’anthropopédagogie s’intéresse alors aux significations d’événements tels qu’interprétés par les personnes impliquées dans un milieu. Au départ, il lui importe de connaître la finalité du projet et la structure.

D. Instrument. L’instrument principal de recherche en anthropopédagogie est le chercheur lui-même. En raison de l’aspect actif et délibératif de la méthode proposée, tous les acteurs de la recherche pourront devenir les auteurs des décisions et des jugements portés sur le processus de réalisation d’un projet ou d’un modèle. Les chercheurs utiliseront également une variété d’outils qui tenteront de percevoir les significations du processus pédagogique. Ainsi le journal de bord devient un instrument privilégié et les réunions de groupe encore plus, car elles favorisent la discussion. En somme, l’anthropopédagogie s’applique à découvrir toute stratégie qui permet l’expression la plus pleine et l’utilisation la plus créatrice des forces vives de la communauté participante.

E. Grille. Il est important de découvrir la grille d’interprétation des acteurs et les façons d’analyser les données en fonction des finalités de la pédagogie ou de tout ce qui peut influencer le processus d’apprentissage. Plus simplement, l’analyse s’attachera à dégager des observations fondées sur des témoignages unanimes ou non, en vue de laisser apparaître une mosaïque pour parvenir enfin à des décisions ou des leçons de vie.

F. Incidences. L’anthropopédagogie peut permettre une résolution des problèmes pédagogiques, des changements d’attitudes et éventuellement la production d’un savoir pour enrichir le modèle et même le processus d’évaluation utilisé.


ANTICIPATION

n.f.

1. Gén. Syn. précognition; prédiction; prémonition; pressentiment; prévision;projection.

2. Ens. lang. Opération cognitive qui consiste à prévoir les informations ou les éléments d’un message non encore exprimés ou non encore lus. TA prédiction; prévision.

3. Péd. VA enseignement interactif, A; motivation, C.

A. CN _anticipatif,tive : approche *.

B. CN __ anticipé : passage *.


ANTIPÉDAGOGIE

Éduc. VA discours pédagogique, 1.


ANTIRACISME

1. Gén. Opposition au racisme. Ant.racisme.

2.Éduc. cult. Mode d’insertion des immigrants dans une optique de non-discrimination. TA assimilationnisme; interculturalisme; multiculturalisme.


ANTIRÉALISME

Épist. Doctrine qui soutient que la seule chose que peut connaître un sujet, est lui-même ou ses idées __ GUAY, M.-H. (2004). Ant. réalisme. VA relativisme, A; socioconstructivisme, F; théorie de la connaissance, D et F. TA phénoménalisme; solipsisme.

A. Réalité. Pour les antiréalistes, la connaissance d’un objet est dépendante de l’existence de l’esprit. Nos connaissances d’un objet correspondent, ou sont adéquates, à nos idées ou à nos représentations de cet objet __ id.

B. Conception de la vérité. Les penseurs qui adoptent l’antiréalisme soutiennent, en général, une théorie cohérentiste de la vérité. Pour eux, une proposition ou une connaissance sur un objet est vraie si elle est cohérente avec la globalité d’un système d’idées elles-mêmes constantes et homogènes sur cet objet __ id.


ANTIRÉDUCTIONNISME

Épist./Phi./Rech./Sc. Syn. holisme.


ANTITHÈSE

n.f.

Ens. lang./Ling./Litt. Mode d’expression qui consiste à rapprocher dans un même énoncé deux mots ou groupe de mots de sens opposé. Ex. : Quand je suis tout de feu d’où me vient cette glace?figure de rhétorique.

A. Valeur. Par l’antithèse, l’auteur peut exprimer soit une valeur descriptive en marquant deux opposés (ex.: certains réussissent et d’autres échouent), soit une valeur argumentative en réfutant une idée __ FROMILHAGUE, C. (1991).

B. Construction. Le plus souvent, la construction de l’antithèse est marquée par un certain parallélisme ou par une symétrie __ KOKELBERG, J. (1991). Ex. : Bien que le manuel ne l’indique pas, les enseignants traitent ce point grammatical dans leurs cours.


ANTONYME

Ens. lang./Ling./Litt. Mot dont le sens en contexte s’oppose directement à celui d’un autre qui a la même classe grammaticale que lui. Ex. : Le chaud et le froid sont des antonymes. V antithèse. VA lexicologie, B.∈ figure de rhétorique.


ANXIÉTÉ

n.f.

1. Adapt. scol./Diagn. VA troubles du comportement, J.

2. Did./Péd. V mathophobie. VA apprentissage de la lecture, B; déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, A; seuil de réussite, D;taxonomie de J. W. WILSON, E.4.

3. Psych. Sentiment d’inquiétude, d’insécurité vécu comme un malaise profond de façon récurrente (crise d’anxiété) ou plus permanente (état d’anxiété). V hypocondrie. VA phobiescolaire, C. TA angoisse;burnout;mathophobie; stress.

4. Psych. Signal d’un conflit intrapsychique possiblement précipité par une situation extérieure. VA C; burnout, E4.

A. Anxiété/angoisse. L’anxiété est une angoisse exacerbée. Les tendances récentes relient l’anxiété et l’angoisse comme les deux versants d’un même phénomène relié à une inquiétude réelle ou imaginaire. Bien que les deux états peuvent provoquer de l’oppression, une difficulté à respirer et une augmentation du rythme cardiaque, seule l’anxiété suscite l’agitation fébrile, voire la panique, alors que l’angoisse peut conduire à une sensation d’abattement, voire de paralysie, ou à l’opposé, de prise en charge de la personne par elle-même.

B. Éduc. Dans le milieu scolaire, parmi toutes les situations susceptibles de provoquer l’anxiété, ce sont celles touchant l’évaluation, les sessions d’examen surtout, qui la déclenchent chez les élèves qui craignent l’échec. De même, l’absence des préalables requis pour aborder un nouvel apprentissage peut être une source importante d’anxiété. Un milieu pédagogique qui génère de l’anxiété est toujours préjudiciable à l’apprentissage. VA angoisse, D et E.

C. Psychia. L’anxiété mobilise les mécanismes de défense (effet inhibant ou paralysant) ou stimule la conscience et incite aux actions appropriées nécessaires à son contrôle.


ANXIÉTÉ CHRONIQUE

Psychopéd. VA apprentissage de la lecture, B.


APARTHEID

n.m.

Gén./Éduc. cult./Pol. En Afrique du Sud, ségrégation des populations en fonction des races. V racisme. VA intégration, Q.

A. Étym. Du néerlandais d’Afrique du Sud : séparation.

B. Historique. Le système de l’apartheid est officiellement instauré en 1948 dans une Afrique du Sud déjà très discriminatoire dans ses mœurs et dans son organisation générale (législation, éducation, etc.). L’apartheid est essentiellement une gestion inégalitaire et raciste de l’espace : les meilleures terres sont réservées à la minorité blanche. Dix « États Noirs » (ou Bantoustans, ou Homelands) sont répartis sur 13 % du territoire. Chaque Sud-Africain Noir doit obligatoirement devenir citoyen d’un de ces « États » fantoches qui servent avant tout de réservoirs de main-d’œuvre pour l’économie de la minorité Blanche.


APHASIE

n.f.

1. Adapt.scol./Diagn./Ling./Psychopéd. (Gén.). Trouble de la parole affectant la morphosyntaxe ou capacité de former des phrases correctes. V théorie neurolinguistique du bilinguisme.

2. Adapt. scol./Diagn./Ling./Psychopéd.(Spéc.). Trouble ou perte de la parole ou de la capacité à comprendre le langage parlé ou écrit, résultant de lésions corticales au cerveau. VA audimutité, A; déficience du langage, A.

APHASIE CONGÉNITALE CONGENITAL APHASIA

Adapt. scol./Diagn. Syn. audimutité; dysphasie fonctionnelle.


APHASIE VISUELLE

Psychopéd. V alexie.


APHÉMIE

Adapt. scol./Diagn. Syn. audimutité; dysphasie fonctionnelle.


APHONIE

Adapt. scol./Diagn./Méd. VA troubles de la parole, C.


APO

n.f.

Édum. Sigle signifiant application pédagogique de l’ordinateur. Environnement éducatif informatisé; système informatisé d’apprentissage; toute application de l’informatique au processus enseignement-apprentissage. VA évaluation formative des apprentissages, B; ordinateur, M. TA didacticiel. EAapprentissage/enseignement assisté(s) par ordinateur; enseignement automatisé.

A. Composantes : 1. AAO (Apprentissage assisté par ordinateur); 2. SIA (Support informatique à l’apprentissage); 3. GIA (Gestion informatisée de l’apprentissage). En APO, ces trois aspects sont souvent combinés.

B. Apprentissage assisté par ordinateur (AAO). L’AAO est un processus d’interaction, en direct, entre un élève et un système informatisé. L’ordinateur y détient une fonction directe d’enseignement. (...) Les caractéristiques de l’AAO provoquent les effets suivants sur un modèle d’apprentissage individualisé : le contrôle du temps permet à chaque élève de progresser selon un rythme qui lui est propre; l’adaptabilité du contenu permet de tenir compte des connaissances préalables de l’élève ainsi que de ses objectifs; l’adaptabilité de la présentation permet à l’AAO de prévoir des méthodes d’apprentissage diversifiées __ CANTIN, R. et al. (1984).

C. Support informatique à l’apprentissage (SIA). Le SIA permet à l’élève de mettre à profit l’ordinateur pour ses recherches, pour faire des calculs compliqués et pour résoudre des problèmes. Autrement dit, le SIA est un système qui aide les élèves à réaliser leurs objectifs d’apprentissage, sans faire ni gestion ni enseignement. En fait, le SIA remplit une fonction d’outillage, de source d’informations dans les APO __ id.

D. Gestion informatisée de l’apprentissage (GIA). La GIA est une méthode informatique qui sert à la gestion pédagogique de l’ensemble d’une classe ou de chaque étudiant en présentant des tests, en stockant des données et en prenant des décisions. (...) Dans un centre d’apprentissage, l’élève passe un test sur la GIA afin de déterminer le niveau d’enseignement qu’il doit suivre pour atteindre les objectifs du cours. À la suite de cette évaluation, le système GIA indique à l’étudiant ce qu’il doit apprendre pour réaliser ses objectifs. Une fois l’étude terminée, l’élève passe de nouveau un test sur GIA La compétence et le progrès de l’élève sont enregistrés. Le personnel enseignant peut consulter ces dossiers pour vérifier le progrès des élèves __ id.

E. Typologie de logiciels __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992).


F. Stratégies pédagogiques __ MICHALSKI, R. S. et al. (1983) dans PAQUETTE, G. (1991). À une extrémité du continuum, l’activité de l’élève est minimale, l’effet étant surtout fourni par le système enseignant : logiciel ou enseignant. À l’autre extrémité, l’activité cognitive de l’élève est maximisée par la nécessité de construire et de modéliser les connaissances, donc de mettre en œuvre les métaconnaissances. Les stratégies d’apprentissage retenues sont au nombre de cinq : • Dans l’apprentissage par implantation, l’élève reçoit l’information par un programme construit par un agent extérieur; il mémorise les données sans aucune modification. • Dans l’apprentissage par instruction, il accepte les instructions et obtient des informations présentées par le système enseignant; il doit alors les intégrer à une représentation interne de ses connaissances antérieures et les appliquer dans des situations nouvelles. • L’apprentissage par analogie demande à l’élève plus de raisonnement que les deux formes précédentes puisqu’il s’agit d’acquérir de nouvelles connaissances à partir de situations connues ayant de fortes similitudes avec le concept ou l’habileté à acquérir. Les éléments adéquats doivent être repérés, transformés et appliqués à la nouvelle situation. • En apprentissage inductif, l’élève doit pouvoir induire la description du concept, de l’assertion ou du processus s’appliquant à tous les exemples et excluant tous les contre-exemples fournis par le système enseignant. L’activité requise de l’élève est beaucoup plus grande qu’en analogie, puisqu’aucune connaissance similaire n’est disponible. • Enfin, l’apprentissage constructiviste ou par observation et découverte, amène l’élève à construire lui-même de nouveaux concepts, à élaborer un modèle ou à créer des hiérarchies taxonomiques. Ces activités d’exploration, de simulation et de construction sont déclenchées par un problème à résoudre ou une tâche à effectuer. L’élève s’engage dans une exploration plus active qu’en induction où il perturbe l’environnement pour construire.


APOSTROPHE

n.f.

1. Ens. lang./Ling. Interpellation lyrique ou prosaïque d’un interlocuteur, mise en évidence par une virgule ou par une intonation particulière. Ex. : Salut, demeure chaste et pure.V figure de style. ∈ figure de rhétorique.

2. Litt. Signe orthographique pour marquer l’élision.

Élision. L’élision est possible seulement si le premier mot se termine par les voyelles a, e ou i. Ex. : Le arbre devient l’arbre. À l’occasion, le u s’élide à l’oral. Ex. : Tu as devient t’as.


APPARIEMENT

n.m.

1. Adm. scol./Org. scol. (Fr.). Acte administratif mettant en relation un établissement scolaire français et un établissement scolaire étranger qui s’engagent à poursuivre des activités liées à leur programme d’enseignement et à leur projet d’établissement __ CMTE (Fr.) (1992). TA jumelage.

A. Nature. L’appariement repose sur des centres d’intérêts communs et donne lieu généralement à des échanges de classes, fondés sur la réciprocité des accueils __ id.

B. Activité interdisciplinaire. Parmi les formes d’activités interdisciplinaires développées dans le cadre d’un appariement, on peut citer les projets d’activités éducatives (PAE) __ id.

C. Jumelage. Ce terme ne doit pas être confondu avec jumelage lequel implique des relations officialisées entre des établissements scolaires et des entreprises ou organismes __ id.

2. Doc. Exercice qui prend ordinairement la forme de deux listes d’éléments (ensemble-question et ensemble-réponse) qui doivent être associés entre eux selon une règle donnée __ MEQ : DGDP (09.81).

D. Appariement complet/incomplet. Si le nombre d’éléments est le même dans les deux listes, on parle d’appariement complet. Si le nombre d’éléments n’est pas le même, on parle d’appariement incomplet; dans ce cas, l’idéal est que l’ensemble-réponse comprenne des éléments qui correspondent soit à un, soit à plusieurs ou à aucun des éléments de l’ensemble-question __ id.

E. Forme simple __ id. Elle comporte deux colonnes seulement. Exemple : Indiquez, dans l’espace qui suit, le titre de chacune des pièces musicales énumérées ci-dessous, le chiffre qui correspond au nom de son compositeur. Tous les noms ne doivent pas nécessairement être utilisés et un même nom peut revenir plus d’une fois.

Pièce musicale                                                                                           Compositeur

                                          Cappricio italien                     (5)                         1.   J.-S. Bach

                                          Concertos brandebourgeois      (1)                         2.   Beethoven

                                          Concerto italien                      (1)                         3.   Mendelssohn

                                          La flûte enchantée                   (4)                         4.   Mozart

                                          La symphonie pastorale           (2)                         5.   Tchaïkovsky

                                          La symphonie Jupiter              (4)

F. Forme composée __ id. Appariement à associations multiples. L’élève doit associer les éléments de plusieurs ensembles-réponse aux éléments de l’ensemble-question. Elle comporte généralement trois colonnes. Exemple : Associez chacun des explorateurs énumérés ci-dessous au pays mandataire et à la région qu’il a explorée.

     Explorateur                                   Pays mandataire                      Région                                                Réponse

     1. J. Cabot                                      A. Angleterre                            1. Amérique du Nord                             1.  (A)  (1)

     2. P. A. Cabral                                B. Espagne                               2. Amérique du Sud                               2.  (D)  (2)

     3. J. Cartier                                    C. France                                  3. Antilles                                                  3.  (C)  (4)

     4. C. Colomb                                 D. Portugal                               4. Saint-Laurent                                      4.  (B)  (3)

     5. H. Hudson                                                                                                                                                      5.  (A)  (1)

     6. G. Verrazano                                                                                                                                                   6.  (C)  (1)

G. Exercice de classification __ id. Variante de la forme simple d’appariement. Il consiste à associer une série de catégories, caractéristiques ou affirmations à chacun des éléments de l’ensemble-question. Ce type de question peut servir à mesurer autre chose que la simple acquisition de connaissances.

Exemple : Dites quel sera l’effet de chacune des mesures économiques énumérées ci-dessous. Inscrivez à côté de chaque mesure la lettre qui correspond à l’effet que vous jugez le plus probable.

A. Augmentera les inégalités de revenus 1. Augmentation progressive de l’impôt sur le revenu (B)

B. Diminuera les inégalités de revenus 2. Introduction d’un impôt spécial sur les gains de capitaux (B)

C. N’affectera pas les inégalités de revenus 3. Introduction d’une taxe de vente sur les vêtements (A)

H. Utilité __ id. 1. L’exercice d’appariement permet de mesurer la connaissance de faits particuliers (terminologie, dates, lieux, événements, noms de personnes, etc.). 2. On peut également l’utiliser avec profit pour mesurer la capacité d’établir des liens entre deux éléments :

personnes                                                      -    réalisations

     dates                                                        -    événements historiques

     termes                                                      -    définitions

     lois (principes)                                          -    applications

     symboles                                                  -    concepts

     auteurs                                                     -    œuvres

     mots étrangers                                           -    équivalents en français

     instruments                                              -    usage

     plantes, animaux                                       -    espèce

     objets                                                       -    noms des objets

     parties                                                      -    fonctions

     maladies                                                  -    symptômes

     etc.

I. Avantages : 1. Remplace avantageusement les questions à choix multiple quand on veut mesurer la connaissance de faits particuliers à partir de simples associations. 2. Laisse peu de place pour le choix au hasard à condition que l’appariement soit incomplet. 3. Permet de couvrir un vaste échantillon de connaissances en un temps relativement court __ id.

J. Inconvénients : 1. Fait surtout appel à la mémoire et permet rarement de vérifier autre chose que des connaissances. 2. Risque de mettre l’accent sur des détails. 3. Difficile à construire. En effet, il n’est pas toujours facile de trouver un grand nombre de faits de même nature qui soient également importants __ id.

3. Did./Péd. Adéquation, harmonisation, relation entre deux ou l’ensemble des composantes de la situation pédagogique. L’appariement des composantes de la situation pédagogique est une condition essentielle pour qu’il y ait apprentissage. V individualisation de l’enseignement.


APPARIEMENT DE FORMES

Int. art. Mise en correspondance de formes selon un ensemble prédéfini de règles ou de critères __ CMTI (Fr.) (1989). Syn.filtrage; reconnaissance.


APPARITEUR,TRICE

1. Ens. sup./Péd. (Fr.). Personne qui assure différents services auprès des professeurs d’une faculté.

2. Org. scol./Péd. Préparateur de laboratoire.


APPENDICE

n.f.

Gén./Rech. VA annexe.


APPLICATION

n.f.

1. Did. VA taxonomie de BLOOM, 3.00/de J. W. WILSON, A : C.0/du domaineaffectif, D : 2.0/du domainecognitif, B : 3.00, C : 3.00 et J.3.

2. Inf.Syn. logiciel d’application.

3. Psycholing. V lecture créative.

A. CN : atelier d’*; champ d’*; école d’*; logiciel d’*.

B. CN __ appliqué,e : approche des sciences *; collège d’arts * et de technologie; didactique *; discipline *; épistémique *; linguistique *; psychologie *; recherche *.


APPLICATION DU CURRICULUM

Cur.Syn.implantation du curriculum; mise en place du curriculum.

APPLICATION PÉDAGOGIQUE DE L’ORDINATEUR

COMPUTER APPLICATIONS IN EDUCATION; EDUCATIONAL COMPUTER APPLICATIONS

Édum. V APO


APPLICATION PÉDAGOGIQUE DE L'ORDINATEUR

Édum. V APO



APPOINT

Cur./Form. prof. Syn. rattrapage.

CN : classe d’*; cours d’*; épreuve d’*; formation d’*; programme d’*.


APPRÉCIATION

n.f.

1. Gén. Détermination de la valeur de quelque chose. Ce professeur a fait une appréciation de ce manuel pour le cours qu’il va donner. Syn. estimation; évaluation.

2. Gén./Péd. Jugement émis à la suite d’un examen critique. Cet enseignant vous donnera une appréciation sur votre travail. V note, 2; observation, 1.

3. Gén. Augmentation de la valeur de quelque chose. En classe de français, il y a une appréciation de la méthode inductive par rapport à la méthode déductive depuis l’implantation du nouveau programme.

4. Doc. Jugement critique formé à l’aide de la collecte, de l’interprétation et la synthèse de données recueillies par l’enseignant à propos des apprentissages de ses élèves. L’enseignant a formulé une appréciation sur ses élèves à la suite de son examen d’étape.

5. Doc. Processus de collecte, d’analyse et de synthèse d’informations permettant à l’enseignant de porter un jugement critique sur les apprentissages de ses élèves. VA admission, E.

A. Anglicisme. Le terme « appréciation » est un anglicisme au sens de « reconnaissance », « satisfaction ». Il faudrait utiliser plutôt le verbe apprécier dans ce sens. Ex. : L’enseignant a apprécié les exposés de ses élèves. J’apprécie les qualités de mon professeur de français.

B. Appréciation/collecte. La collecte de données dans le cadre de l’appréciation inclut tous les types d’instruments de mesure qui permettent à l’enseignant de recueillir des données pertinentes.

C. Appréciation/estimation/évaluation. Le terme « appréciation » au sens 1 englobe les termes « estimation » et « évaluation ». V estimation; évaluation.

D. Prépositions. Le choix de la préposition se fait selon le sens du terme en contexte. Avec la définition 1, l’emploi de « de » est suggéré alors que pour la définition 2, il faut utiliser la préposition « sur ».

E. CN : échelle d’*; fiche d’*.

F. CN __ appréciatif : jugement *.


APPRÉCIATION DES RESSOURCES HUMAINES

Adm. scol. (Fr.). Syn. évaluation des ressources humaines; évaluation du personnel.


APPRÉCIATIONS

Did. VA taxonomie de BURNS/du domaine affectif, C : 4.2.


APPRENANT

1. Alph. Adulte en processus d’acquisition des compétences de base du code écrit (lecture, écriture, calcul).

2. Did./Péd. (Gén.). Toute personne qui apprend ou qui est engagée dans l’acquisition de nouvelles connaissances, habiletés et attitudes. Statut d’une personne en cheminement d’apprentissage.

3. Did./Péd. (Spéc.). Sujet qui, dans le cadre d’une situation pédagogique, participe activement à ses apprentissages. Syn. sujet.

4. Éduc. adultes. Tout adulte qui participe à un processus d’apprentissage formel, non formel ou informel. Qsyn. adulte en formation. V apprenti; élève; étudiant.

5. Édum. Personne engagée dans un processus éducatif qui met à profit les ressources de l’informatique.

A. Usage. Le terme « apprenant » trouve son origine dans les utilisations anglophones des termes adult learning et adultlearner et renvoie à un débat entre deux courants : d’une part, les tenants d’une éducation des adultes centrée sur l’enseignement et la transmission des connaissances et, d’autre part, ceux qui placent l’apprentissage, la participation et l’autonomisation au cœur de l’acte éducatif. Ce débat est à l’origine des fondements de l’andragogie, discipline qui valorise et défend la spécificité de l’éducation des adultes; il s’est répercuté sur l’appellation des personnes en processus d’apprentissage distinguant l’élève ou l’étudiant et l’apprenant (learner). Toutefois, ce terme ne fait pas consensus dans le milieu francophone de l’éducation des adultes : certains évitent d’utiliser le terme « apprenant » en lui préférant « participant », « apprenti », « adulte en formation », etc. Ainsi, la déclaration de CONFINTEA (Hambourg, 1997) s’intitule en anglais Declaration of AdultLearning et en français Déclaration sur l’éducation des adultes; de même, le Adult Learner’s Week devient Semaine d’éducation des adultes.

B. Apprenant/enseigné. Le terme apprenant est préférable au terme enseigné pour indiquer la primauté accordée au sujet qui apprend ainsi que la responsabilité de ce dernier au regard de son apprentissage.

C. Apprenant adulte (Can./QC). Statistique Canada (2001) entend par apprenant adulte toute personne âgée de 17 ans ou plus qui participe à une activité éducative ou à une formation structurée hors du cadre de la scolarisation obligatoire. Au Québec, le Régime pédagogique de la formation générale des adultes donne le droit aux élèves âgés de 16 ans de participer à un programme de formation des adultes sans avoir quitté l’école.


APPRENDRE

v.

1. Gén. Mettre ou se mettre au courant d’une information.

2. Did./Péd. Intégrer, assimiler, incorporer des données nouvelles à une structure cognitive interne déjà existante. V apprentissage; VA paradigme, O.

3. Did./Péd. Acquérir et développer des connaissances et des habiletés. VA approches didactiques en langues, H.

4. Inf./Psych. Intégrer une information à une structure qui existe en mémoire et utiliser cette information chaque fois que la situation l’exige __ CYR, D. (1979).

A. Étym. Du latin apprehendere, saisir, s’emparer de, appréhender.

B. Transformation. Apprendre implique chez le sujet un changement durable au niveau des connaissances, des comportements ou des attitudes.

C. Processus continuel. Apprendre, c’est se doter d’outils supplémentaires en vue d’accéder à d’autres données et ainsi élaborer davantage sa physionomie interne. Plus on apprend, plus on peut apprendre __ LEGENDRE, R. (1983).

D. Relations et synthèses. Ce n’est pas d’abord et avant tout accumuler des informations, c’est saisir la raison des choses, les relier entre elles, les interpréter et vérifier leur valeur __ CSE (1982). Organiser ou réorganiser différemment certains éléments, c’est découvrir ou établir des relations entre les éléments, relations qui n’étaient par perçues ou réalisées auparavant par le sujet __ EARLICH, S. (1975). Apprendre c’est construire à l’intérieur de soi des modèles qui représentent la réalité et permettent d’agir avec plus d’efficacité __ PARÉ, A. (1977). Apprendre, c’est ajouter des pièces à une mosaïque intérieure. (...) Relativement à l’apprentissage, le mot clé est synthèse. Contrairement à ce que l’on peut croire, apprendre ne signifie pas simplement accumuler indistinctement de nouvelles connaissances. Apprendre n’est pas ajouter à un amalgame. Apprendre, c’est parfaire toujours un peu plus, une synthèse dont les grands traits sont déjà établis __ LEGENDRE, R. (1983).

E. Apprendre/connaître/étudier. Les termes apprendre,connaître etétudier désignent des notions qui appartiennent au même champ sémantique et qui font appel au même éventail d’opérations cognitives. Apprendre et étudier consistent à acquérir des connaissances et cette acquisition est le fruit d’une intelligence progressive des matières étudiées, grâce à la multiplication des opérations de la connaissance et en particulier grâce à l’accumulation des intuitions __ ANGERS, P. et al. (1983).

F. Apprendre à : développer des aptitudes, des attitudes, des habiletés.

G. Apprendre que : acquérir des connaissances, des informations.

H. Fermeture. Certaines personnes ne peuvent apprendre. Qui sont-elles? Il y a d’abord les « grands savants », qui croient tout savoir. Ces personnes n’ont donc jamais besoin d’apprendre, puisqu’elles savent tout. (...) Par ailleurs, il y a aussi la personne ignorante mais dont l’ignorance est si profonde qu’elle s’ignore elle-même. Cette personne ne ressent pas non plus le besoin d’apprendre, car elle ignore la profondeur de sa propre ignorance. C’est ce qu’on appelle la double ignorance __ TARDIF, M. dans GAUTHIER, C. et TARDIF, M. (1996).

I. CN _ appris,e : incapacité apprise à se venir en *.


APPRENTI,E

1. Form. prof. (Gén.). Toute personne dont la formation initiale, régie par un contrat d’apprentissage, est assurée au cours de périodes passées en entreprise pouvant alterner avec des périodes dans un établissement de formation __ BIT (1987). Personne qui fait l’apprentissage d’un métier spécialisé par une expérience conjointe de travail supervisé et d’enseignement en salle de classe __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

2. Form. prof. (Spéc.). Personne travaillant dans un métier ou une technique sans posséder les qualifications requises et qui se voit confiée à un maître pour effectuer ses apprentissages sur les lieux mêmes du travail. V apprenant. VA travaux dirigés. EA formation récurrente.

A. Spéc. Au Québec, le terme apprenti possède cette signification particulière en vertu de la législation sur la formation de la main-d’œuvre. En industrie, on désigne ainsi un ouvrier durant sa période d’apprentissage __ MUNGER, M. (1983). Le terme est généralement appliqué à des jeunes, bien que la modernisation de l’apprentissage tende à éliminer les limites d’âge __ BIT (1987).

B. CN : formation d’*.


APPRENTISSAGE

n.m.

1. Éduc.(Gén.) (processus). Acte de perception, d’interaction et d’intégration d’un objet par un sujet. Acquisition de connaissances et développement d’habiletés, d’attitudes et de valeurs qui s’ajoutent à la structure cognitive d’une personne. Processus qui permet l’évolution de la synthèse des savoirs, des habiletés, des attitudes et des valeurs d’une personne. VAécologie humaine, E.

2. Éduc. (Gén.) (produit). Contenu de ce qui est appris. VAécologie humaine, E.

3. Éduc. (Spéc.) (processus). Processus d’acquisition ou de changement, dynamique et interne à une personne, laquelle, mue par le désir et la volonté de développement, construit de nouvelles représentations explicatives cohérentes et durables de son réel à partir de la perception de matériaux, de stimulations de son environnement, de l’interaction entre les données internes et externes au sujet et d’une prise de conscience personnelle __ LEGENDRE, R. (1983). V apprendre; intégration des savoirs. VA acquisition, B; anasynthèse, E; approche ascendante, E; autonomie, Q et R; constructivisme, N; cycle (général) d’évolution, D; écologie de l’éducation, N; évaluation, S; rationalisme, G; système auto-organisateur, B; taxonomie de GAGNÉ, B; théorie, C et M; théorie curriculaire, G; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.15. RN cycle de l’éducation, B.

4. Éduc. (Spéc.) (produit). Produit par lequel un sujet progresse en fonction d’objectifs déterminés, à travers un cours ou un programme, avec l’aide d’autres sujets et de procédés ou d’instruments qui sont à sa disposition, dans un environnement donné __ SÉGUIN, S. P. (1974). Résultante d’un cheminement d’évolution chez un sujet et qui peut se traduire, entre autres, par l’acquisition de connaissances, le développement d’habiletés ou d’un savoir-faire, l’adoption de nouvelles attitudes, de nouvelles valeurs, de nouvelles orientations cognitives, de nouveaux intérêts, ou d’un savoir-être. VA théorie, M.

5. Form. prof. (Gén.). Action d’acquérir ou de perfectionner un métier, une technique ou une profession. Dans le domaine de la formation en entreprise, ils’agit d’un processus pendant lequel l’apprenti assimile des connaissances théoriques et pratiques et les applique dans ses activités journalières __MUNGER, M. (1983).EA formation dans l’entreprise/en entreprise.

6. Form. prof. (Spéc.). (All.). Dénomination traditionnelle désignant une forme spécifique d’enseignement professionnel régie par un contrat de type particulier, conclu à cet effet entre le formateur et l’apprenti __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA Q. (Angl.). Formation de longue durée essentiellement dispensée dans une entreprise, régie par la loi ou par la tradition sur la base d’un contrat oral ou écrit qui impose des obligations mutuelles aux deux parties concernées, à savoir l’apprenti et généralement l’employeur qui s’est engagé à lui donner une formation professionnelle initiale en vue d’une profession reconnue soumise à un apprenticeship __ id. (Belg.; Fr.; Lux.). Forme d’éducation qui a pour but de donner à des jeunes travailleurs, ayant satisfait à l’obligation scolaire, une formation générale, théorique et pratique en vue de l’obtention d’une qualification professionnelle __ Code du travail, article L115-1 (Fr.) dans id. VA R. (Belg.; Holl.). Ensemble des spécialisations professionnelles dans lesquelles les apprentis qui ont dépassé l’âge scolaire reçoivent, sur la base d’un contrat d’apprentissage, un enseignement général à caractère professionnel accompagné d’une formation pratique pour un métier déterminé __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA R et T. (Dan.). Formation professionnelle initiale organisée en application des lois régissant l’apprentissage __ id. VA S. (Fr.). Type de formation en alternance qui permet à un jeune de 16 à 25 ans, titulaire d’un contrat d’apprentissage, d’obtenir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme d’enseignement professionnel ou technologique ou un titre homologué, à la suite d’une formation d’un à trois ans dispensée dans une entreprise et dans un centre de formation d’apprentis __ CMTE (Fr.) (1992). (It.). Forme contractuelle de formation et de travail assurant à l’apprenti une formation pratique en milieu de travail ainsi qu’un enseignement théorique dans des structures de formation, l’ensemble ayant pour but l’acquisition d’une qualification valable au niveau contractuel __ id. VA U.

7. Péd. Ensemble d’activités, mis à la disposition du sujet par l’agent ou planifié par le sujet lui-même, susceptible de déclencher un processus interne chez le sujet en vue de l’atteinte d’objectifs. V béhaviorisme. VA analogie, Z; enseignement, C; enseignement stratégique, E.

8. Psychophysio. Changement au sein du réseau de connexions d’un système neuronal ou autre; modification neurale, temporaire ou permanente __ BUNGE, M. (1983) : trad.

A. Étym. De l’ancien français apprentis, personne qui apprend un métier.

B. Nature : 1. l’apprentissage est un processus intérieur à la personne; 2. l’apprentissage est un cheminement personnel qui nécessite le consentement, à tout le moins tacite, de l’individu concerné; 3. l’apprentissage est une synthèse __ une réorganisation cohérente et logique de la structure en place suite à l’intégration de nouveaux éléments __ LEGENDRE, R. (1983). Comme l’indique Guy BROUSSEAU (1983) : « Une notion apprise n’est utilisable que dans la mesure où elle est reliée à d’autres, ces liaisons constituant sa signification, son étiquette, sa méthode d’activation ». VA paradigme, P.

C. Condition essentielle. Il y a apprentissage si et seulement si s’harmonisent les composantes Sujet, Objet, Agent et Milieu d’une situation pédagogique __ LEGENDRE, R. (1983).

D. Caractéristiques du sujet. L’apprentissage est tributaire de l’environnement du sujet, de son degré de motivation, de l’état de ses préalables et de son estime de soi ainsi que de la nature de ses relations avec l’agent __ id.

E. Apprentissage/mémoire. L’apprentissage est le stade actif et la mémoire est le stade passif d’un seul et même processus d’acquisition d’informations. Comme l’écrit André WITZENHOFFER (1967) : « Somme toute, la faculté d’apprendre est mesurée pendant l’acquisition, tandis que la mémoire est mesurée après l’acquisition » __ GAUQUELIN, F. (1973).

F. Agent. Le rôle de l’enseignant, de l’enseignante est primordial. Il lui incombe la responsabilité de créer le climat propice, de tenir compte des caractéristiques significatives du sujet, de doser les difficultés, de prévoir les moyens appropriés et d’assister au besoin le sujet __ LEGENDRE, R. (1983).

G. Pensée. Le plus important est que l’apprentissage débouche sur la pensée (...). Ainsi, l’important est d’être capable de produire de nouveaux objets mentaux par le travail du « langage de la pensée », d’allumer de nouvelles toiles d’araignée, en confrontant toujours les concepts produits à la réalité extérieure. De ce point de vue, l’école a pour fonction essentielle d’être le lieu privilégié de l’apprentissage méthodique de la pensée __ HADJI, H. (1984).

H. Angoisse. L’apprentissage est indissociable d’un degré variable d’angoisse et d’inconfort chez le sujet, car il est un processus continuel de déséquilibre et de désintégration puis d’équilibre et de synthèse suite à une période plus ou moins longue d’incertitude et de flottement devant conduire à de nouvelles structures plus évoluées.

I. Apprentissages positif et négatif. Tout apprentissage, permettant la croissance d’un individu dans l’optique des finalités admises de l’éducation et des caractéristiques reconnues d’un être éduqué, a une valeur positive. À l’opposé, tout apprentissage hors de ces axes serait négatif (ex. : apprentissage du crime, de la haine, du racisme, etc.).

J. Évaluation. En tant que processus interne, l’apprentissage ne peut être observé directement. On infère qu’il y a eu ou non apprentissage-processus en observant avant et après les comportements du sujet, c’est-à-dire en appréciant l’apprentissage-produit.

K. Éléments déterminants __ MEQ, DGDP : DFG (10.84).

1. L’élève (α démarche d’apprentissage).

1.1 Facteurs personnels.

1.1.1 Domaine affectif : style affectif.

1.1.2 Domaine cognitif : style cognitif, style d’apprentissage, structure cognitive, développement cognitif.

1.1.3 Domaine physique : condition physique, santé, fatigue, nervosité, aspects moteurs et sensoriels, besoins de nutrition, rythme, besoin de mobilité, etc.

1.2 Facteurs sociaux : relations des élèves entre eux, relations élèves-enseignants, groupe d’apprentissage (effectifs, organisation), relations entre les enseignants, les parents, etc.

1.3 Facteurs familiaux : ambiance socioculturelle, relations père-mère, relations parents-enfants, nature des valeurs, diversité des expériences vécues, etc.

1.4 Facteurs matériels : décoration de la salle de classe, mobilier, bâtiment de l’école, ambiance, conditions atmosphériques, température de la classe, saison, horaire, temps disponible, moment du jour, etc.

2. L’enseignant (α démarche pédagogique).

N.B. Ce qui a été dit sur les facteurs concernant l’élève peut s’appliquer, avec les ajustements nécessaires, à l’enseignant.

2.1 Caractéristiques socioprofessionnelles : ordre d’enseignement, scolarité officiellement reconnue, nombre d’années d’études, nombre d’années d’expérience hors de l’enseignement et dans l’enseignement, nombre d’années d’expérience dans l’école, diplômes autres qu’en pédagogie, motifs d’une spécialisation au cours de la formation, etc.

2.2 Caractéristiques de la tâche.

2.2.1 Composantes objectives : nombre de matières enseignées, nombre de groupes différents, classe principale, secteur d’enseignement, rythme d’apprentissage des élèves, nombre moyen d’élèves par classe, nombre d’heures d’enseignement par semaine, style d’enseignement, semaine-type de travail, nature du ou des groupes d’élèves, nature et ampleur des mutations, etc.

2.2.2 Composantes subjectives : matières préférées, style d’enseignement préféré, rythme d’apprentissage préféré, statut socioéconomique et type d’élèves préférés, taille de l’école préférée, classe et cycle préférés, type de groupe préféré, etc.

2.3 Satisfaction au travail : conditions matérielles, possibilités de promotion, considération sociale, image de l’enseignement dans le public, possibilité de perfectionnement, autonomie et liberté d’action, soutien pédagogique, degré de responsabilité, sentiment d’accomplissement, somme de travail exigée, relations avec les parents, les élèves, les collègues, la direction, la commission scolaire, le ministère, le personnel non-enseignant, le syndicat et la centrale syndicale, le salaire et les avantages sociaux, la sécurité d’emploi, etc.

2.4 Profil de carrière : motifs du choix et du maintien de la carrière, inscription à des cours de perfectionnement, projets d’avenir, etc.

2.5 Caractéristiques du milieu de travail.

2.5.1 Composantes objectives : taille de l’école, milieu socioéconomique de l’école, degré de polyvalence de l’école secondaire, etc.

2.5.2 Composantes subjectives : climat général, circulation dans l’école, contraintes (structure, programme, horaire, transport), conflits, coopération, perception et attentes face à la structure du pouvoir, changement, etc.

2.6 Fonctions sociales de l’école : continuation de l’éducation commencée à la maison vis-à-vis de la pensée critique, remise en cause des idées des parents et des enseignants, développement intégral de la personne et préparation à l’emploi, école pour tous ou formation de l’élite, discipline ou expression spontanée, formation religieuse ou laïcité, école publique ou privée, importance attachée à la scolarisation et à la sanction des études, etc.

2.7 Formation, perfectionnement et aide pédagogique : perception de l’adéquation entre la formation et le perfectionnement reçus par rapport aux tâches définies par l’employeur et aux caractéristiques du milieu scolaire.

3. L’environnement scolaire.

3.1 Programmes d’études.

3.2 Situation pédagogique.

3.2.1 Recherche : découverte personnelle, résolution de problèmes, expérience en laboratoire ou en atelier, enquête, etc.

3.2.2 Dialogue : conversation libre, conversation dirigée, échange de vues avec un expert, débat, entrevue, etc.

3.2.3 Exposé : conférence, démonstration, présentation, etc.

3.3 Matériel didactique : documentaires, revues, livres de référence ou de lecture, matériel didactique spécialisé, matériel et équipement audiovisuels, matériel de sciences humaines et naturelles, etc.

L. Processus.


La phase MOTIVATION donne à l’élève une image de ce que l’apprentissage lui permettra de réaliser. Il s’agit donc d’attirer son attention, de piquer sa curiosité, bref de provoquer chez lui une attitude d’ouverture face à ce qui viendra. Une bonne façon d’y arriver est de présenter l’objectif du didacticiel dans un contexte significatif pour l’élève. La phase ACQUISITION comprend le rappel des préalables et la présentation du nouveau contenu. La phase PERFORMANCE cherche à vérifier si l’étudiant a bien appris ce qu’on voulait lui faire apprendre. On peut envisager d’utiliser un didacticiel de huit façons différentes : 1. comme unité d’apprentissage complète par elle-même; 2. comme complément d’une leçon donnée en classe; comme déclencheur (on l’utilise alors avant une leçon donnée en classe); 4. comme instrument d’évaluation; 5. comme élément répétiteur ou exerciseur; 6. comme renforcement; 7. comme instrument diagnostique; 8. comme introduction à un apprentissage __ LAMER, C. et MAURICE, P.-Y., MEQ : DGDP (1985). EA séquenced’enseignement.

M. Apprentissage-processus. V anasynthèse.


N. Apprentissage-produit. Vêtre éduqué.

O. Apprentissage scolaire. On n’emploiera l’expression apprentissage scolaire que lorsque le contexte l’oppose à un apprentissage fait à l’extérieur du cadre scolaire. Si tel n’est pas le cas, le terme apprentissage, employé absolument, suffit __ CTEQ (1990).

P. Types et genres __ BRIEN, R. (1981). VA taxonomie de GAGNÉ, A.

TYPES

SOUS-TYPES

DÉFINITIONS

EXEMPLES

1.Informations verbales (représentation et communication de la réalité)

1.1Idées

Représentation intellectuelle d’objets ou d’actions qu’un individu peut communiquer à d’autres individus

Définir le terme « pollinisation ».

Nommer les parties d’un microordinateur.

1.2Propositions

Groupe d’idées qui permettent à un individu de se représenter et de communiquer des événements

Décrire le cycle de l’eau dans la nature.

Décrire le processus de la pollinisation des plantes.

1.3Ensemble de propositions interreliées

Connaissances d’un individu dans un domaine précis

Résumer l’histoire du Québec.

Tracer le schéma de la création d’un logiciel d’enseignement.

2.Habiletés intellectuelles (opérations mentales à exécuter)

2.1Concepts concrets

L’individu peut se représenter des choses à l’aide de ses sens et les classifier

Identifier, parmi un ensemble de véhicules, ceux qui sont des autobus.

2.2 Concepts définis

Niveau d’abstraction où les sens ne permettent pas de percevoir les caractéristiques du concept

Sur un triangle rectangle, identifier l’hypoténuse.

2.3 Règles

Conventions faites de concepts et d’opérations qui permettent d’effectuer des opérations

Accorder les participes passés avec l’auxiliaire avoir.

Calculer la surface d’un cercle.

2.4 Règles d’ordre supérieur

Ensemble de règles qui permettent d’effectuer des opérations ou d’associer une situation à une autre

Rédiger un rapport annuel.

Effectuer des prévisions météorologiques.

3. Habiletés motrices

Ce type d’apprentissage génère des activités physiques et permet de développer des habiletés physiques

Dessiner une figure géométrique.

Conduire une automobile. Sauter à la perche.

Empiler des boîtes selon une méthode donnée.

4. Attitudes

Processus mental et affectif qui détermine le choix d’une action personnelle face aux choses, aux personnes ou aux événements

Choisir une saine alimentation.

Choisir de protéger son environnement.

Choisir d’arrêter de fumer.

5. Stratégies cognitives (stratégies qui permettent l’apprentissage et la gestion de ces apprentissages)

5.1 Stratégies d’apprentissage

L’individu recherche, parmi divers stimuli, ceux qui favorisent le mieux un apprentissage

Utiliser la stratégie « X » pour apprendre des formules géométriques.

5.2 Stratégies de résolution de problèmes

L’individu utilise des informations, des concepts ou des règles qu’il connaît pour résoudre un problème

Développer une stratégie pour gagner au jeu de Monopoly.

Q. All. La Lehre ou Lehrlingsausbildung est généralement dispensée au sein d’entreprises privées ou publiques et est axée sur la pratique; elle est complétée par des périodes de formation auprès d’établissements interentreprises ou scolaires __ GIIT; CEDEFOP (1987).

R. Belg.; Fr.; Lux. Cette formation fait l’objet d’un contrat et est assurée dans une entreprise ou dans un centre de formation d’apprentis. Belg. De par la loi du 29 juin 1983 sur la scolarité obligatoire, la spécification « ayant satisfait à l’obligation scolaire » n’est plus de mise, étant donné qu’on peut satisfaire à l’obligation scolaire partielle en suivant l’apprentissage __ SABLON, P. dans id.

S. Dan. L’apprenti fréquente une formation en alternance (vekseluddannelse) régie par un contrat d’apprentissage agréé qui prévoit une formation dans l’entreprise associée à la fréquentation obligatoire de cours à l’école professionnelle selon les programmes homologués officiellement en matière de contenus théoriques et pratiques __ GIIT; CEDEFOP (1987).

T. Holl. L’apprentissage (leerlingstelsel) est une forme spécifique et institutionnalisée de formation professionnelle, qui est accessible aussi bien aux jeunes soumis à l’obligation scolaire qu’aux adultes __ id.

U. It. Cette formule (apprendistato) est appliquée notamment dans l’artisanat et dans le commerce ainsi que dans certains secteurs limités de l’industrie __ id.

V. Postulats en psychobiologie __ BUNGE, M. (1983) : trad. : 1. L’apprentissage est une activité de systèmes neuronaux malléables, appelés psychons. 2. Certains animaux possèdent des psychons. 3. Tous les psychons chez un animal sont reliés les uns aux autres en un réseau de connexions qui forme un supersystème. 4. Chaque animal qui dispose de psychons peut acquérir de nouvelles fonctions biologiques au cours de sa vie. 5. Le terme appris désigne une fonction neurale qui implique un psychon qui a acquis un mode régulier et non aléatoire de connexion.

W. Assimilation/accommodation. L’apprentissage ne consiste pas seulement à colliger des informations et à les traiter mécaniquement : il s’agit d’un processus hautement sélectif et créateur (assimilation de PIAGET). De même, l’apprentissage n’est pas sans altérer le cerveau : une restructuration de ce dernier résulte de l’apprentissage (accommodation de PIAGET) __ BUNGE, M. (1983) : trad.

X. Règles générales : 1. On doit éviter les extrémités du continuum pour ce qui est du rythme d’apprentissage : un rythme trop lent produit l’ennui; un rythme trop rapide ne laisse aucun temps pour la consolidation. 2. Le bourrage de crâne d’amoncellements de données sans rapport les unes avec les autres ne favorise nullement la compréhension et le rappel des informations. 3. Il ne faut pas rater la période d’apprentissage que l’on écoule auprès de maîtres en choisissant les meilleurs enseignants que l’on peut __ BUNGE, M. (1983) : trad.

Y. Apprentissage sensible et action. L’expérience sensible et l’action sont de piètres enseignants : la plupart des gens n’apprennent facilement ni de l’un ni de l’autre. (Il est plus facile d’apprendre à percevoir et à agir.) Cette difficulté à apprendre de nos sensations et de nos actions résulte de plusieurs facteurs : a) l’apparence, contrairement à la réalité, est peu structurée; b) les signaux ne sont jamais exempts d’interférences; c) la perception et la mémoire sont très sélectives : si parfois elles rejettent des détails, à d’autres moments, elles oublient des éléments indispensables; d) souvent la motivation fait défaut; e) apprendre beaucoup et rapidement nécessite un important bagage de connaissances; f) il est plus facile d’apprendre ce qui convient à notre système de valeurs que ce qui lui est discordant — comme c’est le cas avec une évidence qui contrarie une croyance qui nous tient à cœur; g) nous possédons rarement les théories globales cohérentes qui aideraient à associer une signification à nos expériences, de sorte que nous ne pouvons les enregistrer; h) la connaissance ne nous rend pas nécessairement plus réceptif : l’apprentissage développe un « ensemble » ou une habitude qui fait obstacle à l’examen de nouveaux problèmes ou de situations inédites; i) on peut être insuffisamment formé à la logique, à la méthode scientifique, aux statistiques et au « design » expérimental — tous aussi utiles pour apprendre de nos expériences; j) pour des motifs sociaux, nous devons parfois feindre d’avoir raison, et nous devons faire semblant d’avoir bien compris le message, ou bien aucun message ne devait être reçu __ id.

Z. Repos. Une bonne nuit de sommeil est importante pour un apprentissage optimal. « L’érosion moderne du temps de sommeil pourrait devenir un obstacle majeur à notre potentiel éducatif », déclare dans Nature Robert STICKGOLD, du MIT. « Votre réussite — pour certaines tâches, en tout cas — dépend avant tout du nombre d’heures que vous avez dormi la nuit précédente et beaucoup moins de votre assiduité à l’école ou de la profession de vos parents », poursuit-il. Ses travaux montrent que, juste après un apprentissage, une nuit de sommeil permet d’augmenter les performances de 20 % __ TIME dans COURRIER INTERNATIONAL (juillet-août 2004).

AA. CN : activité d’*; approche de l’*; atelier d’*; auto*; auxiliaire d’*; besoin d’*; centre d’*; conditions d’* de la lecture; contrat d’*; cycle des * fondamentaux; décloisonnement des *; démarche d’*; démocratisation de l’*; difficulté d’*; difficulté grave d’*; difficulté légère d’*; élève ayant des difficultés graves d’*; élève en difficulté d’adaptation et d’*; élève en difficulté d’*; environnement technologique d’* approprié; évaluation des *; évaluation formative des *; genre d’*; gestion de l’*; hiérarchie d’*; indice de sensibilité à l’*; individualisation de l’*; intégration des *; intégration des élèves en difficulté d’adaptation et d’*; itinéraire d’*; matériel d’*; matériel d’enseignement et d’*; méthode d’* en institution; méthode d’* interpersonnelle; méthode d’* naturelle; métier soumis à l’*; milieu d’*; modèle d’*; objectif d’*; objectif de situation d’*; outils d’* essentiels; personnalisation de l’*; possibilités d’*; pratique d’*; prescription individuelle des activités d’*; recherche sur l’*; relation d’*; résultats de l’*; réussite d’*; rythme d’*; situation d’*; situation d’* opératoire; situation préparatoire à l’*; stratégie d’*; style d’*; projet d’*; système d’*; système d’* intégré; système ouvert d’*; taxonomie des comportements d’*; temps d’*; théorie de l’*; transfert d’*; transfert négatif (d’*); trouble d’*; troubles d’*; troubles d’* de la lecture; troubles spécifiques d’*; trousse d’*; type d’*; typologie des modes et styles d’*; unité d’*; unité d’enseignement et d’*.

BB. CN __ appris,e : incapacité * à se venir en aide.


APPRENTISSAGE ACADÉMIQUE

Éduc. F.f. Dire plutôt apprentissage scolaire ou universitaire.

APPRENTISSAGE ASSISTÉ PAR ORDINATEUR

CAL : COMPUTER(-)ASSISTED LEARNING

Édum.Syn. formation automatisée/assistée par ordinateur.V APO; didacticiel. EA enseignement assisté par ordinateur; enseignement automatisé.

Abrév. : AAO (CAL).


APPRENTISSAGE ASSISTÉ PAR ORDINATEUR

Édum. Syn. formation automatisée/assistée par ordinateur. V APO; didacticiel. EA enseignement assisté par ordinateur; enseignement automatisé.

Abrév. : AAO (CAL).



APPRENTISSAGE ASSURÉ

Péd. Traduction de l’expression anglaise mastery learning __ HUBERMAN, M. (1984). Syn. apprentissage réussi; compétence assurée. V pédagogie de la réussite.


APPRENTISSAGE AUTOMATIQUE

Édum./Int. art. Comportement d’un dispositif qui tient compte des résultats obtenus antérieurement pour améliorer son mode de fonctionnement __ CNGI (1984). Processus par lequel un ordinateur accroît ses connaissances et modifie son comportement à la suite de ses expériences et de ses actes passés __ OLF (2000).


APPRENTISSAGE CONSTRUCTIVISTE

Édum. V constructivisme. VA APO, F.


APPRENTISSAGE COOPÉRATIF

Did./Péd. Mode d’apprentissage où les élèves cheminent en petits groupes autour d’un même objet d’études ou d’un projet. V communauté d’apprentissage. EA enseignement coopératif.

A. Caractéristiques communes aux diverses stratégies __ ROY, D. (1991) : • la classe est divisée en petits groupes (de 2 à 5 élèves) dans lesquels les élèves coopèrent à l’accomplissement des tâches d’apprentissage; • les tâches assignées à chaque groupe peuvent être de niveaux cognitifs variés, mais généralement l’enseignant fournit des consignes pour favoriser la coopération et l’interdépendance mutuelle entre les coéquipiers d’un groupe.

B. Incidences pédagogiques. SLAVIN (1983, 1989), JOHNSON et al. (1981), NEWMANN et THOMPSON (1987) ont réalisé des revues de recherches sur ce modèle et sont unanimes quant aux effets positifs de l’apprentissage coopératif sur la réussite des élèves. Dans sa synthèse de recherches, WALBERG (1986) a relevé une moyenne de la grandeur de l’effet de 0,76. Les recherches ont été effectuées, pour la plupart, aux ordres d’enseignement primaire et secondaire __ id.

C. Types de tâches les plus utiles. McKEACHIE et al. (1986-1987) ont relevé certaines recherches effectuées au collégial selon lesquelles le travail et l’étude en groupe facilitent l’apprentissage des élèves. Ces auteurs ont même relevé le type de tâches où l’apprentissage par les pairs avait le plus de succès : • questionner, expliquer; • exprimer sa conception personnelle; • admettre la confusion et l’ambiguïté dans la compréhension; • répondre à des questions; • se partager de l’information __ id.

D. Formules principales. SLAVIN (1983) a analysé les résultats de 28 recherches sur les structures de l’apprentissage coopératif. Il a comparé les résultats de trois formules différentes pour stimuler les élèves à travailler en groupe sur une tâche d’apprentissage. Voici une description de ces trois formules :

Formule 1 : le groupe est évalué selon la somme des performances individuelles de chaque membre de l’équipe.

Formule 2 : le groupe est évalué selon la production finale de l’équipe.

Formule 3 : l’individu est évalué selon sa performance à un test après que les activités du groupe sont complétées.

SLAVIN conclut à une forte évidence de la supériorité de la première formule sur l’apprentissage des élèves. En effet, l’évaluation du groupe par la somme des performances individuelles des membres permet à chaque élève d’avoir de meilleurs résultats, car cette formule encourage chaque membre du groupe à se responsabiliser de l’apprentissage des autres coéquipiers. Plusieurs chercheurs reprochent à SLAVIN d’avoir conclu trop rapidement au succès de cette formule si l’on considère les données qu’il rapporte. Néanmoins, tous s’entendent pour affirmer que cette formule apparaît comme bénéfique pour l’efficacité de l’apprentissage coopératif __ id.

E. Conditions d’efficacité. Ces recherches nous amènent à dégager trois conditions propices à l’efficacité de cette stratégie d’enseignement, telles que mentionnées par les chercheurs : • les membres du groupe coopératif doivent travailler ensemble à la réalisation d’objectifs ou de buts communs; • les succès du groupe coopératif doivent reposer non seulement sur le produit de l’ensemble de l’équipe, mais aussi sur la performance individuelle de chaque membre du groupe; • les élèves doivent au préalable, suivre une formation sur les façons les plus productives de travailler en équipe __ id.


APPRENTISSAGE D'UN CONCEPT

Did./Péd. VA taxonomie de GAGNÉ, A/du domaine cognitif, F : 6.


APPRENTISSAGE DE L'ÉCRITURE

Ens. lang. Exploration systématique et guidée des caractéristiques perceptuelles, symboliques, structurales, discursives, sociolinguistiques et fonctionnelles d’un langage dans sa modalité de production écrite __ MAGUIRE, M. H. (1985).

A. Conditions d’apprentissage. L’apprentissage de l’écriture est maximalisé quand certaines conditions sont satisfaites, par exemple la valeur et la signification personnelle des activités d’écriture et l’influence familiale, sociale ou scolaire positive.

B. Organisation des apprentissages. Manières ou modalités selon lesquelles un sujet apprend à écrire, acquiert une compétence scripturale. Interrelation entre les habiletés à parler, lire et écrire __ WOLF, M. et DICKINSON, D. K. (1985).

C. Progression des apprentissages. Selon le modèle de Barry Meredith KROLL (1981), il y a quatre types d’associations entre l’oral et l’écriture : 1) Préparation à l’écriture, c’est-à-dire l’apprentissage des habiletés requises pour produire les symboles écrits correspondant à la parole. 2) Consolidation du langage oral et du langage écrit. 3) Différenciation entre l’oral et l’écrit avec prise de conscience du côté plus formel de l’écrit. 4) Intégration systématique de l’oral et de l’écrit (connaissance qu’un large éventail de formes différentes peut être utilisé à l’oral comme à l’écrit, en fonction du contexte, du destinataire et du but visé).

D. Problèmes reliés à l’apprentissage. W. BOICE (1985) identifie sept sources possibles de blocage psychologique : 1. appréhension : écriture vue comme tâche difficile; 2. procrastination : remettre à plus tard; 3. dysphorie : anxiété, inquiétude; 4. impatience : le sujet veut écrire vite et n’y parvient pas; 5. perfectionnisme : ne se permettre aucune erreur; 6. anxiété devant l’évaluation : peur du rejet; 7. préconceptions : bonne écriture est spontanée, originale et parfaite.


APPRENTISSAGE DE LA LECTURE

Ens. lang. V compréhension en lecture; lecture.

A. Conditions d’apprentissage. L’apprentissage de la lecture est maximalisé quand certaines conditions sont satisfaites, par exemple la valeur et la signification personnelles du matériel de lecture (écrits sociaux, œuvres littéraires, etc.) et l’influence familiale, sociale ou scolaire positive.

B. Troubles d’apprentissage de la lecture. Les problèmes d’apprentissage de la lecture pourraient se regrouper en quatre catégories : 1. La déficience physique. Cette catégorie regroupe les troubles impliquant des facteurs sensoriels ou physiologiques et sont souvent dus à des dommages cérébraux. Le trouble est généralement considéré comme permanent. 2. La déficience développementale. Cette catégorie fait référence à l’absence d’une fonction ou d’une technique indispensable à l’apprentissage de la lecture. Le problème est attribué à une lacune dans la formation du lecteur et est corrigible. 3. La déficience psychologique. Cette catégorie englobe les troubles dus à un état qui empêche l’élève d’acquérir de nouvelles connaissances ou de profiter de ses apprentissages : problèmes d’ordre psychologique tels que l’hyperactivité, l’anxiété chronique, le repli sur soi, l’agressivité, le défaitisme, les troubles émotifs issus d’une relation parent-enfant perturbée. 4. La distance linguistique. Dans cette catégorie, les apprentissages sont retardés ou se réalisent de façon inadéquate ou incomplète à cause des différences marquées entre la forme orale et la forme écrite de la langue ou encore entre la langue maternelle et la langue apprise. VA dyslexie, C.

C. Apprentissage précoce. Dans les pays occidentaux, l’apprentissage structuré se fait généralement entre 4 et 7 ans. Il n’y a cependant pas d’âge spécifique pour l’acquisition des compétences en lecture. L’enfant peut arriver à lire très tôt, comme le démontrent les expériences de Glen DOMAN avec des enfants de 2 et 3 ans __ THÉRIAULT, J. (1995).

D. Facteur déterminant de la réussite scolaire. S’il ne le sait pas encore, l’enfant comprendra vite que la lecture est ce qu’il apprend de plus important __ BETTELHEIM, B. et ZELAN, K. (1983). La lecture est la clé permettant l’acquisition de nombreuses connaissances __ VAN GRUNDERBEECK, N. (1994).


APPRENTISSAGE DE RÈGLES

Did./Péd. VA taxonomie de GAGNÉ, A/du domaine cognitif, F : 7.


APPRENTISSAGE DE SIGNAUX

Did./Péd. VA taxonomie de GAGNÉ, A/du domaine cognitif, F : 1.


APPRENTISSAGE EXPÉRIENTIEL

Éduc. Processus par lequel la connaissance est créée à partir de la transformation de l’expérience __ KOLB, D. (1984). Processus d’apprentissage par lequel la personne transforme son expérience vécue en savoirs __ CHARBONNEAU, B. et CHEVRIER, J. (1990). V modèle de KOLB. VA style d’apprentissage, G à I.

A. Contexte de la reconnaissance des acquis. L’apprentissage expérientiel réfère à l’ensemble des apprentissages issus des expériences de vie et de travail qui n’ont pas été validés dans le cadre d’un système d’accréditation éducatif ou professionnel mais qui, après évaluation, pourraient être reconnus comme base d’accès à des études supérieures, à des programmes de formation et d’emploi ainsi qu’à un statut professionnel __ WEIL, S. W. et McGILL, I. (1989). EA reconnaissance des acquis.

B. Contexte de l’éducation continue et de la formation continue. L’apprentissage expérientiel réfère à un modèle d’enseignement centré sur l’apprenant, valorisant l’expérience passée des apprenants comme base d’apprentissages ultérieurs, procédant par induction et préconisant l’apprentissage actif, significatif et relié à des situations réelles __ id. EA jeu de rôle(s); méthode d’étude de cas.

C. Contexte de l’éducation communautaire. L’apprentissage expérientiel réfère à l’apprentissage (prise de conscience des postulats et des idéologies dominants intériorisés dans une société) réalisé à partir d’une réflexion critique sur l’expérience vécue du groupe et ayant pour buts la conscientisation du groupe, l’action communautaire et le changement social __ id. EA apprentissage transformationnel.

D. Contexte de la croissance et du développement personnel. L’apprentissage expérientiel réfère à l’apprentissage (prise de conscience et compréhension des difficultés personnelles et interpersonnelles et changement dans les attitudes et les conduites) réalisé à partir d’une réflexion sur des expériences passées ou sur des expériences immédiates vécues dans la relation elle-même ou le groupe lui-même, et ayant pour buts l’augmentation de l’efficacité du fonctionnement de l’individu et du groupe, l’autonomie, la prise de décision et l’accomplissement de soi; le type d’intervention pour réaliser cet apprentissage __ id. EA apprentissage transformationnel.

E. Contexte de la pédagogie. Modèle d’apprentissage préconisant la participation à des activités se situant dans des contextes les plus rapprochés possibles des connaissances à acquérir, des habiletés à développer et des attitudes à former ou à changer. Ex. : expériences de laboratoire en sciences; activités artistiques; stages; sensibilisation au microordinateur par l’utilisation de l’appareil; expéditions dans la nature; voyages.

F. Les grands moments de l’apprentissage expérientiel. L’apprentissage expérientiel est un processus qui comprend trois grands moments : l’action, la réflexion et son réinvestissement. Selon l’approche expérientielle, l’apprentissage : a) origine de l’expérience vécue de l’apprenant, b) s’élabore et s’articule à partir d’elle et c) se réinvestit en elle. L’interaction de l’apprenant avec l’objet et la situation d’apprentissage lui procure les données concrètes desquelles il élabore son savoir. Ce processus réflexif permet de reconstruire l’expérience et d’en dégager une nouvelle compréhension ou appréciation. Cette compréhension abstraite de l’expérience doit être validée par le réinvestissement critique dans des expériences nouvelles __ charbonneau, b. et chevrier, j. (1990).

G. Le cycle de l’apprentissage expérientiel. Le processus d’apprentissage expérientiel suit un cycle qui comporte quatre phases : 1. l’expérience concrète, 2. l’observation réflexive, 3. la conceptualisation abstraite et 4. l’expérimentation active. L’expérience concrète consiste à vivre soi-même une situation authentique dans laquelle se pose un problème réel qui permet de stimuler la pensée; l’observation réflexive consiste à faire des observations sur l’expérience vécue et à réfléchir à leur signification en considérant différents points de vue; la conceptualisation abstraite consiste à créer des concepts et à formuler des généralisations qui intègrent nos diverses observations et réflexions; et l’expérimentation active consiste à soumettre nos concepts et nos généralisations au test de la réalité __ CYR, J.-M. (1981). VA B.

H. Apprentissage expérientiel/par l’expérience. L’expression apprentissage expérientiel réfère non seulement à un mode d’apprentissage, mais renvoie aussi à une conception de l’éducation qui fait de l’expérience un élément essentiel de la situation éducative. À distinguer de l’expression apprentissage par l’expérience qui réfère uniquement à un mode d’apprentissage (par contraste, par exemple, avec l’apprentissage par l’imitation d’un modèle).


APPRENTISSAGE INDUCTIF

Édum. VA APO, F.


APPRENTISSAGE MODULAIRE INDIVIDUEL

Adm. scol./Gest. ens./Péd. Qsyn. horaire autostructuré.

Abrév. : AMI.


APPRENTISSAGE MOTEUR

Éduc. phys./Kin. Processus d’adaptation motrice fondé sur la pratique et se traduisant par un changement relativement permanent dans l’exécution de tâches ou d’habiletés motrices spécifiques. V apprentissage.

Apprentissage moteur/psychomoteur. VA psychomoteur, C.


APPRENTISSAGE PAR ANALOGIE

Édum. VA APO, F.


APPRENTISSAGE PAR CŒUR

Int. art. Apprentissage automatique par simple enregistrement en mémoire, sans inférence, sans transformation __ PAVEL, S., SEC (1989). EA apprentissage par implantation.


APPRENTISSAGE PAR IMPLANTATION

Édum. VA APO, F.


APPRENTISSAGE PAR INSTRUCTION

Édum. VA APO, F.


APPRENTISSAGE PAR L'EXPÉRIENCE

Éduc. VA apprentissage expérientiel, H.


APPRENTISSAGE PAR LA DISCUSSION

Gest. app./Péd. Technique de formation où l’information transmise vient des participants eux-mêmes plutôt que d’un seul enseignant __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

Rôle des apprenants. Les apprenants, en tant que groupe, sont alors actifs en s’enseignant eux-mêmes __ id.


APPRENTISSAGE PAR PROBLÈMES

Péd. Qsyn. approche par problèmes. VA approche par problèmes, E.


APPRENTISSAGE PAR PROJET

Péd. Qsyn. approche par projet. VA approche (par) projet, I. EA résolution de problèmes.


APPRENTISSAGE PERCEPTUEL

Did. Apprentissage qui vise à accroître l’habileté d’une personne à recueillir de l’information de son environnement. V perception; taxonomie de MOORE/du domaine perceptuel. EA domaine perceptuel.


APPRENTISSAGE PERSONNALISÉ

Péd. Apprentissage d’un objet conforme aux préalables et aux facteurs de motivation d’un sujet, dans un milieu scolaire adapté aux besoins distincts des éduqués, afin que chacun puisse développer au maximum sa personnalité unique. Syn.personnalisation de l’apprentissage, 2. TA personnalisation;personnaliser. EA relation d’apprentissage.

Relation d’apprentissage. L’apprentissage personnalisé est axé sur la relation d’un objet significatif pour le sujet en tenant compte du cheminement antérieur et des caractéristiques de l’apprenant.


APPRENTISSAGE RÉUSSI

Péd. Traduction, par Yves POISSON (1979), de l’expression anglaise mastery learning. Syn. apprentissage assuré; compétence assurée. V pédagogie de la réussite.


APPRENTISSAGE SCOLAIRE

Péd. Apprentissage qui se situe dans le cadre formel d’une école. VA absentéisme scolaire, A; apprentissage, O.


APPRENTISSAGE SECONDAIRE

Cur./Did./Péd. VA curriculum caché, D.


APPRENTISSAGE STIMULUS-RÉPONSE

Did./Péd. VA taxonomie de GAGNÉ, A/du domaine cognitif, F : 2.


APPRENTISSAGE TOUT AU LONG DE LA VIE

Éduc./Éduc. adu. Conception globale selon laquelle l’apprentissage est un processus au sein duquel des personnes, quel que soit leur âge, acquièrent des connaissances ou développent des habiletés et des attitudes durant la vie entière grâce à l’ensemble des activités humaines dont certaines engagent une pluralité d’acteurs sociaux. Qsyn.éducation tout au long de la vie.


APPRENTISSAGE-MACHINE

Édum./Int. art. Syn. apprentissage automatique.


APPRIVOISEMENT

Gén. VA adaptation, F.


APPROCHE

n.f.

1. Gén. Façon générale de percevoir les choses ou les idées, d’étudier une question, d’aborder un projet, de résoudre un problème ou d’atteindre une finalité. Une approche démocratique, sociologique, économique, etc. Une approche chimique/biologique d’exterminer des insectes. Façon globale et particulière de s’y prendre pour parvenir à un résultat, pour effectuer une démarche spécifique. Une approche amicale/autoritaire/compréhensive de l’indiscipline scolaire. Façon habituelle d’accéder à un objet. Cet enseignant possède une excellente approche pédagogique des mathématiques. Les manœuvres d’approche d’un avion qui se dirige vers la piste d’atterrissage. Son approche des problèmes ne conduit à rien. Sa façon d’approcher les élèves turbulents donne de bons résultats. TA finalité; stratégie.

2. Spéc. Action, fait de s’avancer vers quelqu’un ou quelque chose. Lunette d’approche; coup d’approche au golf; une personne, une œuvre d’approche difficile. Fait d’arriver près ou plus près d’un endroit, d’un moment, d’une qualité, d’une quantité. L’approche de la salle de classe; l’approche de la récréation; l’approche de la maturité; une réussite d’un examen qui approche le cent pour cent. Qsyn. abord; accès.

3. Spéc. Fait d’effectuer les démarches préliminaires en vue d’une réalisation, d’une connaissance ou d’une expérience. L’approche d’un enseignement/de la pédagogie/d’un auteur/d’un cas problème/des troubles d’apprentissage. Fait de faire des avances, d’entrer en communication, d’aborder, de solliciter, d’influencer une personne, un organisme. Faire des approches auprès du ministère de l’Éducation/d’une direction scolaire.

4. Spéc. Tentative, manœuvre ou démarche en vue de s’introduire auprès d’un organisme ou d’une personne. La plus sûre approche du développement affectif est celle du développement cognitif. Voie d’accès. Les approches du gymnase, de la bibliothèque, etc.

5. Éduc. Base théorique constituée d’un ensemble de principes sur lesquels reposent la perception de l’apprentissage et de la situation pédagogique, une réforme curriculaire, l’élaboration d’un programme d’études, le choix de stratégies d’enseignement et d’évaluation ou encore, les modes de rétroaction. Syn. modèle.Une approche analytique, synthétique, globale, systémique, béhavioriste, humaniste. V schéma curriculaire. RN assises, B.

6. Phi. Système d’orientations épistémologiques et idéologiques sous-tendant une façon d’aborder, de percevoir un objet d’études et d’y réfléchir, de penser; manière de faire pour atteindre une finalité. Une approche constructiviste, empiriste, positiviste, réaliste, structuraliste. TA finalité.

7. Psycholing. VA méthodes de langues secondes/étrangères, A; lecture, E.

8. Rech. Point de vue et manière particulière avec lequels on étudie un objet de recherche; angle et façon spécifiques d’aborder, d’examiner un problème ou une question afin de parvenir à une solution satisfaisante. Cadre conceptuel de référence, d’observation, de pensée et de réflexion, qui sert à aborder et à étudier un phénomène. Une approche clinique, écologique, éducentrique, globale, structurale, systémique, etc. RN assises, B.= Σ stratégie.

A. Étym. XVe s., dérivé de l’adverbe latin prope, auprès, près de et de proximus, le plus proche. Sens actuels depuis le XXe s. sous l’influence du terme anglais approach.

B. Gén. Le terme approche est utilisé selon des sens admis en langue générale quand il est question d’approche expérientielle, d’approche internationale, etc.

C. Épist. L’approche est démarche de l’esprit, démarche en vue de l’action. L’approche repose sur des assises épistémologiques et idéologiques interreliées. L’approche est décrite et analysée selon les caractéristiques épistémologiques et idéologiques. Une approche dépend de la vision du monde de celui qui l’élabore ou qui l’adopte, et du cheminement intellectuel qu’il privilégie; on parlera d’une approche béhaviorale, d’une approche humaniste, d’une approche traditionaliste, d’une approche sociologique, etc. En plus de définir la nature d’une approche, Mario BUNGE (1983) précise chacune de ses quatre composantes : « (...) manière de concevoir et de traiter certaines questions, que celles-ci soient conceptuelles ou empiriques, et quel que soit le domaine où elles se présentent. »

approche = échafaudage général + problématique + objectifs + méthodique

échafaudage général : ensemble d’hypothèses très générales se rapportant au domaine en question et à la façon de le connaître; connaissance fondamentale.

problématique : type de problèmes que l’on désire traiter.

objectifs : finalités ultimes de la recherche.

méthodique : ensemble des méthodes ou des façons de traiter ces problèmes.

D. Finalité. L’approche est généralement associée à la poursuite d’une ou de quelques finalités.

E. Did. À l’intérieur du cycle de la didactique, l’adoption de l’approche préexiste ou précède la détermination de stratégies, de méthodes, de techniques, de procédés, de pratiques, de formules. V schéma curriculaire.

F. Recherche. Une approche (...) est avant tout (...) un cadre de référence pour l’étude d’un phénomène ou d’un objet __ NADEAU, J.-R. (1982). Dans une optique de la complémentarité et de la complexité des divers aspects d’un objet de recherche, il est préférable de conjuguer plusieurs approches, plusieurs visions d’un même phénomène. VA modèle, G.

G. Approche/stratégie. Une approche s’appuie sur une ou quelques stratégies pouvant être agencées en alternatives possibles. L’approche est à la perception ce que la stratégie est à l’action. L’approche est paradigme, regard, modèle, vision, façon d’aborder; la stratégie est une façon d’investiguer, d’étudier, d’intervenir.

H. Typologie __ BUNGE, M. (1983) : trad. Nous distinguerons sept grandes approches d’étude ou de traitement des choses et des idées (...) :

1. l’approche commune repose sur la connaissance usuelle, aborde à la fois les problèmes cognitifs et pratiques, utilise les façons de faire de la vie quotidienne (spécialement les arguments d’autorité et l’essai-et-erreur), et est principalement intéressée à des résultats pratiques;

2. l’approche doctrinaire s’appuie sur une idéologie, s’attaque aux problèmes aussi bien cognitifs que pratiques, recourt à l’autorité, à la critique et aux arguments, et est principalement intéressée à des résultats pratiques (incluant le salut personnel et la perpétuation d’une idéologie);

3. l’approche mathématique est caractérisée par des assises formelles, des problèmes formels, des méthodes conceptuelles, et la découverte d’agencements et de modèles aussi bien que la construction de théories;

4. l’approche scientifique fondamentale repose sur des fondements du savoir mathématique et scientifique, aussi bien que sur la perception scientifique du monde de la science; elle s’intéresse à des problèmes cognitifs, utilise la méthode scientifique, et vise ultimement à comprendre et à prévoir des faits à l’aide de lois;

5. l’approche des sciences appliquées partage les bases et les méthodes de la science fondamentale, mais s’attaque seulement à des problèmes cognitifs particuliers, et vise à fournir les assises cognitives à la technologie;

6. l’approche technologique est semblable à celle des sciences appliquées, mais ses fondements incluent également ceux du savoir technologique, et vise à contrôler les systèmes naturels aussi bien qu’à créer des systèmes artificiels;

7. l’approche des humanités s’appuie sur l’ensemble des savoirs qui concerne la culture humaine; elle aborde les problèmes relatifs à la culture intellectuelle et artistique, utilise des méthodes conceptuelles, et vise à comprendre ses référents.

I. Optique philosophique. Si la connaissance fondamentale se limite au cadre philosophique général ou à une perception philosophique du monde, on obtient trois types principaux d’approches : l’atomistique (ou individualistique ou analytique), l’holistique (ou synthétique), et la systémique (ou analytico-synthétique). L’approche atomistique repose sur une ontologie atomistique selon laquelle le monde est un rassemblement d’éléments de quelques catégories différentes, et sur une épistémologie réductionniste, selon laquelle la connaissance de la composition du tout est à la fois nécessaire et suffisante pour connaître le tout. Les buts de l’atomisme sont les mêmes que ceux de la science et la méthodologie atomistique se ramène à l’analyse d’un tout en ses composantes (ou la méthode descendante). L’approche holistique s’appuie sur une ontologie holistique ou organismique selon laquelle le monde est un tout organique qui peut être décomposé en de grands ensembles constituants, lesquels ne peuvent plus être décomposés, et sur une épistémologie intuitionniste selon laquelle de tels ensembles doivent être acceptés et saisis comme tels plutôt qu’être analysés et altérés. Le but de l’holisme est d’accentuer et de préserver la totalité et l’émergence, et sa méthode est l’intuition. [À vrai dire, l’intuition est non méthodique : (...)]. Enfin, l’approche systémique s’appuie sur une ontologie systémique (ou théorie des systèmes) selon laquelle le monde est un système qui se compose de sous-systèmes, et sur une épistémologie qui allie le réalisme et le rationalisme. Ses objectifs, comme ceux de la science et de la technologie, sont de comprendre, prédire et contrôler. Et sa méthodologie comprend aussi bien l’analyse que la synthèse, la généralisation et la systématisation, et la vérification empirique __ BUNGE, M. (1983) : trad. V anasynthèse.

J. Approche/problème. Chaque approche ne peut traiter que de problèmes particuliers : toute approche est en partie caractérisée par sa propre problématique. Ainsi l’approche atomistique ne peut s’occuper que de questions qui concernent le comportement individuel : comme elle ne reconnaît pas les touts et leurs propriétés émergentes, elle ne voit aucun intérêt aux schémas de comportement global, c’est-à-dire à des lois de systèmes perçus comme des touts ou des parties. De la même façon, l’ensemble des problèmes que peut traiter l’holisme est limité : cette approche ne s’intéresse guère, par exemple à la composition atomique d’une molécule ou aux mécanismes par lesquels un groupe de gens constitue ou défait une société. En comparaison, le systémisme, ou l’approche des systèmes, conserve les aspects positifs de l’atomisme et de l’holisme, et il s’agit de l’approche compatible avec l’approche scientifique. À vrai dire, elle ne se distingue de la dernière uniquement par le fait qu’elle présuppose beaucoup moins de connaissances indépendantes et méthodologiques __ id. On peut donc percevoir les approches comme autant de visions complémentaires.

K. Réseau notionnel.



APPROCHE (PAR) PROJET

1. Cur./Did. Approche de l’organisation curriculaire dans une perspective expérientielle où les activités pédagogiques sont conçues et planifiées conjointement par l’enseignant et les élèves, et réalisées par ces derniers. VA approche descendante, C; pédagogie de/du/par projet, B; schéma curriculaire, F.

2. Did./Péd. Approche pédagogique dans laquelle l’élève, seul ou au sein d’un groupe, est amené à relever un défi, à exécuter une tâche ou à produire une réalisation, lesquelles activités sont autant de prétextes stimulants pour que l’élève atteigne minimalement un ensemble d’objectifs d’apprentissage. Ex. : de projet d’élèves __ SCALLON, G. (2004) : réaliser la maquette de leur école; rédiger un guide touristique fournissant les informations utiles pour vister leur ville; mener une expérience suivie d’un exposé sur les principales étapes de la germination d’une graine d’haricot; créer un herbier regroupant des plantes considérées comme des mauvais herbes qui poussent dans leur milieu; constituer un florilège de contes inspirés d’une des fêtes de l’année (par exemple l’Halloween, Noël ou Pâques). V pédagogie de/du/par projet. EA approche par problèmes; résolution de problèmes.

A. Origines et postulats. L’approche projet tire ses racines dans le mouvement éducationnel progressiste du tout début du XXe siècle. John DEWEY, le maître défenseur du progressisme, a formulé deux croyances fondamentales du mouvement : un souci nouveau envers les intérêts et le développement de l’enfant et la croyance en l’éducation pour changer la société. Ces deux traits de base se trouvent dans la théorie progressiste de l’éducation expérientielle, illustrée par l’approche centrée sur le projet de l’organisation curriculaire. (...) Les élèves réalisent des recherches véritables : collecte, classement, gestion et interprétation de données; travail en archives et en musées; publication de recherches dans des revues; présentations des résultats lors de rencontres, séminaires, etc. De cette façon, l’élève acquiert le sens de l’agir et se rend compétent. La connaissance est produite par les élèves eux-mêmes — ils deviennent les experts à la fois en habiletés techniques, après qu’ils aient reçus une formation, ainsi qu’au regard des thèmes de leurs articles __ POSNER, G. J. (1992) : trad.

B. Sens du projet. Un authentique projet trouve toujours son point de départ dans l’impulsion de l’élève. La brusque inhibition d’une impulsion la transforme en désir. Néanmoins, il faut y insister, ni l’impulsion, ni le désir ne réalisent un projet. Le projet suppose la vision d’un but. (...) Un projet diffère d’une impulsion première et d’un désir par le travail qu’il suppose, travail d’élaboration selon un plan et une méthode d’action basés sur la prévision des conséquences dans certaines conditions données et dans une certaine direction. (...) L’anticipation intellectuelle, l’idée de conséquence, doit se mêler au désir et à l’impulsion pour acquérir une force d’actualisation. C’est elle qui imprime une direction lucide à ce qui, autrement, serait aveugle, tandis que le désir, lui, donne impulsion et mouvement à l’idée. (...) Mais les désirs ne sont que châteaux en Espagne s’ils ne sont traduits en action. (...) C’est une des tendances de l’école traditionnelle que d’ignorer la valeur de l’impulsion et du désir personnels comme ressorts de l’action. Mais cela ne justifie nullement la confusion que pourrait faire l’école progressive entre l’impulsion, le désir et le projet, et par sujet, la négligence de toute observation attentive, de toute documentation étendue et de tout jugement. L’apparition d’un désir et d’une impulsion ne sont jamais le but suprême d’un schéma éducatif, mais l’occasion et la requête d’un plan et d’une méthode d’action et l’incitation à les réaliser __ DEWEY, J. (1938, 1968).

C. Centration sur la société. Le curriculum centré sur le projet met l’accent sur des expériences dirigées par l’élève au contact du monde réel, tout particulièrement avec la vie sociale de la communauté, plutôt qu’avec les contenus traditionnels de matière scolaire. C’est à travers de telles expériences que les élèves développent leurs entendements, attitudes et habiletés nécessaires pour participer à une société démocratique et l’améliorer. (...) L’éducation est une méthode fondamentale de réformer la société; en modelant l’être humain, ce dernier, à son tour, modèle la société. (...) L’accent du curriculum centré sur le projet porte sur la communauté et la société étendue qui entourent l’école. Les enjeux et les problèmes du monde social apportent une source de thèmes d’apprentissage ainsi que des matériaux pour les projets et les activités de l’élève __ POSNER, G. J. (1992) : trad.

D. Interdisciplinarité. Ces activités tendent à prendre une forme interdisciplinaire, compte tenu que l’approche par projet requiert l’examen de plusieurs problèmes ou thèmes sociaux comme des touts, en mettant à profit de l’information et des habiletés en provenance de plusieurs disciplines. En outre, les curriculums centrés sur le projet encouragent les étudiants, de différents intérêts et habiletés, à travailler ensemble à la définition et à l’étude de problèmes communs, lesquels élèves forment alors une communauté démocratique en miniature __ id.

E. Approches ascendante/descendante. Le curriculum centré sur le projet comprend certains éléments des deux autres approches : les élèves se comportent comme des scientifiques sociaux, comme dans l’approche descendante, où les élèves font de la science de la façon dont les scientifiques en font; et le curriculum accentue le processus par lequel les élèves acquièrent le savoir, tout comme dans l’approche ascendante au contenu neutre __ id.

F. Aspects positifs. Permet l’étude interdisciplinaire de thèmes d’une façon qui suscite l’intérêt des élèves __ id.

G. Aspects négatifs.• Laisse dans l’ombre la structure des savoirs. • L’information et les habiletés ne sont pas nécessairement abordés dans un ordre logique, puisqu’ils sont abordés dans l’ordre des besoins du projet. • L’élève se focalise souvent sur des savoirs secondaires ou accessoires en laissant de côté les aspects fondamentaux des disciplines, et aborde des tâches sans posséder les préalables __ id.

H. Complémentarité des approches. Chaque approche constitue une catégorie majeure des curriculums possibles. Les faiblesses de chacune est compensée par les forces des autres. Le compromis est précisément ce contre quoi SCHWAB nous met en garde dans sa critique d’asseoir un curriculum sur une seule théorie, qu’elle soit descendante, ascendante, projet, ou encore, béhavioriste ou cognitiviste __ id.

I. Approche/apprentissage/enseignement par projet. L’approche par projet englobe l’ensemble de la situation pédagogique; l’apprentissage par projet concerne plus spécifiquement la relation d’apprentissage, et l’enseignement par projet, la relation d’enseignement.

J. Approche par projet/par problèmes. L’approche par projet est généralement une expression plus vaste que celle d’approche par problèmes. Pour réaliser un projet, l’élève doit résoudre une pluralité de problèmes interreliés.


APPROCHE (PAR) RÉSULTATS

Adm. scol./Doc./Gest. ens. Approche de l’évaluation de la qualité d’une institution, d’un service, d’un projet, d’un programme ou d’un système en examinant les produits qui en résultent par rapport aux visées préalablement établies. VAévaluation de programme, D.

A. École/société. De la façon dont s’applique l’approche par résultats en éducation, l’école, sa direction, son personnel, ses programmes, ses interventions, son enseignement, etc., sont toutefois tenus responsables des résultats scolaires; on les rend imputables de ceux-ci. (...) Imputer aux écoles la réussite ou l’échec scolaire de l’élève ne sert qu’à donner bonne conscience au reste de la société qui peut alors se décharger, sur l’école, de ses propres responsabilités à l’égard de la réussite éducative. Cette société, ne l’oublions pas, comprend les parents, les familles, le monde des affaires, ainsi que d’autres institutions civiles ou d’État qui déterminent la qualité de vie des enfants que sont les élèves __ GAUDREAU, L. (2001).

B. Avantage. L’approche par résultats a, par ailleurs, ses bons côtés. Telle qu’elle s’applique actuellement en éducation, elle oblige les intervenants de tous les paliers du système scolaire à s’engager dans la recherche d’une meilleure efficacité (produire de bons résultats) et d’une meilleure efficience (produire de bons résultats à moindres coûts). L’accroissement de l’efficacité et de l’efficience de l’école est perçu comme un argument valable qui justifie amplement l’introduction de l’approche par résultats en éducation __ id.

C. Imputabilité/reddition de comptes. Cette approche a été associée à l’idée d’imputabilité qui signifie que chacun des intervenants du système est redevable de sa contribution aux résultats devant les intervenants des autres paliers de la chaîne des responsabilités et devant sa société. Grosso modo, l’idée de base ainsi promue est celle de la responsabilité professionnelle des intervenants en éducation et de ce qu’on appelle la reddition de comptes. L’approche par résultats s’insère ainsi dans un mouvement de responsabilisation et de prise en charge collectives de l’éducation par les principaux acteurs du système scolaire. Ceci est un bénéfice intéressant de l’approche __ id.


APPROCHE AFFECTIVE

Did./Péd. Approche de l’enseignement-apprentissage qui vise le développement d’attitudes, d’émotions, d’intérêts, de la sensibilité, de sentiments, de valeurs qui suscitent un agir favorable envers un objet.

Stratégies (ERE). Parmi les stratégies qui mettent en œuvre l’approche affective, citons les suivantes : les activités d’éveil sensible (dont les activités d’immersion en milieu naturel), certains projets d’adoption (d’un arbre ou d’un béluga, par exemple), certaines exploitations de jeu de rôles, etc. __ SAUVÉ, L. (1994).


APPROCHE ANALYTICO-SYNTHÉTIQUE

Rech./Sc. Syn. approche des systèmes/systémique. VA approche, I.


APPROCHE ANALYTIQUE

Rech./Sc. Manière d’aborder l’étude d’un phénomène qui focalise l’attention sur ses composantes et ses interrelations internes plutôt que de le considérer dans son ensemble. Syn.approche atomistique/individualistique. VA approche, I et J; approche globale, C; approche synthétique, A; approche systémique, B, C, F et U; paradigme, K; résolution de problèmes, W. EA approche inductive. approche systémique.

A. Étym. Du grec analuein, action de délier et analytikos, résoudre, décomposer.

B. Historique. Chez ARISTOTE (≈ 384-322 av. J.-C.), l’analytique est une partie de la logique qui traite de la démonstration. Elle s’oppose à la dialectique qui, elle, traite des arguments probables. Au XVIIe siècle, on commence à se préoccuper de plus en plus de la valeur scientifique de la recherche. Ce souci est bien visible dans l’importance croissante qu’on accorde alors aux problèmes de mesure, de quantification et d’expérimentation. GALILÉE (1564-1642) et Francis BACON (1561-1626) comptent parmi les premiers scientifiques à proposer l’expérimentation en vue de découvrir les lois de la nature. Dans son Novum Organum publié en 1620, Francis BACON consigne les principes de la méthode empirique. Il recommande de se soumettre à l’évidence des faits, puis par induction, de construire une explication générale. Quelques années plus tard, sont explicités les Règles pour la direction de l’esprit (1628) et les Discours de la méthode (1637). Cherchant un fondement indubitable à la connaissance, René DESCARTES commence par exercer un doute hyperbolique, lequel ne prend fin qu’avec le Cogito qui constitue la certitude première et qui fournit les critères de l’évidence (clarté et distinction). Ces mêmes idées se retrouvent dans ses Méditations métaphysiques (1647) où il propose de toujours porter un doute sur les données premières des sens et où il définit la méthode analytique comme celle qui ramène le problème proposé à un second, celui-ci à un troisième et ainsi de suite jusqu’à sa résolution. Dans cet ouvrage, René Descartes (1596-1650) écrit : « J’ai suivi seulement la voie analytique (...) pour ce qu’elle me semble la plus vraie et la plus propre pour enseigner. » La contribution majeure de DESCARTES au développement du nouveau paradigme réside dans la distinction qu’il établit entre un monde spirituel et un monde matériel, entre un monde appréhendé par les sens et un monde réel, d’où procède pour lui l’autonomie de l’objet et des phénomènes naturels. Malgré la grande diffusion qu’ils connaissent à travers toute l’Europe, les écrits de DESCARTES ne figurent nulle part aux programmes officiels des institutions scolaires réputées de l’époque. Isaac NEWTON (1642-1727), qui s’était permis de lire tous les livres alors à l’Index, ne tarda pas à adopter la nouvelle vision des phénomènes naturels esquissée par DESCARTES. C’est dans son Philosophiae naturalis principia mathematica(1687) qu’il décrit sa méthodologie. Selon lui, la meilleure méthode pour s’enquérir des propriétés des choses consiste à les déduire de l’expérience. Utilisant les procédés mathématiques de démonstration, il arrive à réfuter la certitude absolue à laquelle prétendait la méthode cartésienne et envisage plutôt l’existence d’un haut degré de probabilité dans les conclusions tirées de l’expérimentation. Cette nouvelle approche connaît un grand succès et son influence se fait sentir dans presque tous les domaines. Ainsi, dans son Traité de la nature humaine (1737) et ses Essais philosophiques (1768), l’empiriste David HUME (1711-1776) radicalise la critique du rationalisme dogmatique de DESCARTES et des métaphysiciens du XVIIe siècle. HUME considère que les idées sont de simples représentations (des « copies » en quelque sorte) des impressions sensibles. Pour lui, la connaissance est une mise en relation de ces idées et vise plus particulièrement l’établissement de relations de cause à effet entre les représentations des phénomènes sensibles. C’est à partir de là qu’il introduira sa célèbre distinction entre les propositions empiriques et les énoncés logiques de la science analytique. Chez Emmanuel KANT (1724-1804), l’analytique devient ensuite la partie de la critique qui recherche les formes a priori de l’entendement qui conditionnent la pensée. L’analytique est alors dite transcendantale. Dans ses Discours sur l’esprit positif (1844), Auguste COMTE (1798-1857) envisage de construire une science positive qui évacue et refuse tout critère et toute référence théologiques ou métaphysiques. COMTE propose une méthode positive générale où l’on renonce à l’identification des causes profondes et de l’essence inaccessible des choses, au seul profit de la recherche des lois qui gouvernent les faits, c’est-à-dire des relations constantes entre les phénomènes. L’influence de l’esprit positiviste se prolongera jusqu’au XXe s. et connaîtra une nouvelle poussée avec l’apparition des néopositivistes, regroupés sous le collectif dénommé « Cercle de Vienne ». Ceux-ci se proposaient de créer une philosophie visant à l’unification des sciences et au rejet systématique des « pseudo-problèmes » de la métaphysique. Ces néopositivistes tentèrent donc d’imposer ainsi le réductionnisme ontologique et méthodologique radical dans le domaine scientifique (TOUSSAINT, M. J. R., 1989). Au début du XXe siècle se développe un fort mouvement s’opposant à la toute puissance de l’approche analytique (BERTALANFFY, DEFAY, SMUTS, WERNER, etc.).

C. Caractéristiques. Le tableau ci-dessous distingue les caractéristiques de l’approche analytique de celles de l’approche systémique.

APPROCHE ANALYTIQUE

APPROCHE SYSTÉMIQUE

1. Isole et se concentre sur les éléments

1. Relie et se concentre sur les interactions entre les éléments

2. Considère la nature des interactions

2. Considère les effets des interactions

3. S’appuie sur la précision des détails

3. S’appuie sur la perception globale

L’approche analytique essaie de décomposer un tout en éléments constituants et les étudie ensuite séparément. Cette procédure est considérée comme une limite de l’approche analytique. Cependant, cette méthode s’avère surtout utile quand les éléments d’un système sont peu nombreux. Il devient alors facile d’isoler une variable et d’analyser le comportement du système. Par contre, s’il s’agit d’analyser un système complexe à plusieurs éléments, aux interactions nombreuses, cette approche n’est pas très efficace __ BERTRAND, Y. et GUILLEMET, P. (1989).

D. Péd. Les méthodes pédagogiques analytiques procèdent par l’analyse de l’objet présenté globalement avant d’en élaborer la reconstruction. Ces méthodes s’appuient sur l’idée que la pensée enfantine est syncrétique, en ceci qu’elle perçoit d’abord l’objet dans sa totalité, seule réalité significative pour l’enfant. Ainsi en lecture, la méthode globale part d’un ensemble significatif pour l’enfant avant d’en isoler et d’en identifier les éléments. Les méthodes analytiques s’opposent aux méthodes synthétiques qui, elles, partent des signes, des éléments du code à identifier pour ensuite aboutir à l’identification des objets-concepts que ces signes représentent __ THINÈS, G. et al. (1975).

E. Prédominance en éducation. L’approche analytique est largement utilisée en éducation. L’enseignement est fondé principalement sur le morcellement des savoirs, sur la transmission de connaissances parcellaires, sans préoccupation constante pour les synthèses successives qui pourraient ordonner ces connaissances et les intégrer. La recherche en éducation, elle, a été ordinairement menée selon la seule vision analytique des phénomènes, lesquels sont réduits à quelques variables isolées, hors de toute problématique d’ensemble. Vu la complexité de la réalité éducationnelle, les approches exclusivement linéaires et analytiques sont rarement satisfaisantes. Il ne s’agit pas d’abandonner complètement ce type d’approches, mais de lui adjoindre une perspective globale, dans l’optique d’une écologie éducationnelle __ LEGENDRE, R. (1983); ROCQUE, S. (1989).


APPROCHE ANTICIPATIVE

Did./Péd./Psych. Pour LEWIN (1936) et ATKINSON (1970), l’anticipation du résultat d’une activité ou d’un cheminement motive le processus et les comportements pour y parvenir. VA motivation, C.


APPROCHE ASCENDANTE

Cur./Did./Péd. Approche inductive de l’organisation curriculaire où le savoir est disséqué en composantes simples cumulatives en tenant compte des acquis et des capacités de l’élève. Ant. approche descendante. VA approche (par) projet, E; schéma curriculaire, F.

A. Nature. L’approche ascendante postule que le facteur le plus déterminant de l’apprentissage est le fait de posséder les habiletés préalables. Le développement curriculaire consiste donc à procéder à reculons : à partir des habiletés qui doivent être atteintes à la fin du cheminement curriculaire jusqu’aux habiletés que l’élève possède au point de départ. Dans une perspective béhavioriste, on se pose continuellement la question : « Qu’est-ce que l’élève doit être capable de faire pour être en mesure d’atteindre un ou quelques objectifs ultérieurs? » Ainsi, la séquence de réponses conduit à une « hiérarchie d’apprentissage » qui comprend l’ensemble des objectifs que tous les apprenants doivent maîtriser en vue d’atteindre les objectifs finaux ou terminaux. L’enseignement doit donc respecter le cheminement ascendant à travers cette pyramide d’apprentissages, des objectifs les plus simples aux plus complexes. L’« itinéraire d’apprentissage » vise à ce que les habiletés d’ordre inférieur soient maîtrisées avant d’aborder les habiletés d’ordre supérieur qui leur sont reliées __ POSNER, G. J. (1992) : trad.

B. Principe organisationnel. Il est inutile et hasardeux d’enseigner quelque chose de nouveau si l’apprenant ne possède pas les préalables requis. Le principe des préalables est un principe d’agencement ou de sériation des objectifs en fonction des acquis et des capacités de l’élève. À un objectif particulier, il est fort probable que plus d’un préalable y soit relié. Si les préalables appartiennent habituellement au même domaine de savoir, d’autres préalables peuvent relever de d’autres disciplines ou de d’autres domaines d’habileté. V préalable.

C. Structures de contenu __ POSNER, G. J. (1992) : trad. et adapt. VA cheminement, A à E; programme d’études, G; système, R.


La structure linéaire est la représentation la plus simple : un contenu D conduit à un contenu C, lequel précède B avant d’en arriver à A. Bien que fréquente, cette structure de contenu ne constitue pas nécessairement le meilleur cheminement que les élèves doivent suivre avantageusement eu égard à leurs acquisitions antérieures et à l’état de leurs développements. Dans la structure hiérarchique, les contenus D et E sont nécessaires avant d’aborder B; de même F et G envers C. Et les contenus B et C précèdent l’apprentissage de A. Pour ce qui est de la troisième structure, elle s’inspire de l’idée de Jerome BRUNER qui applique la théorie du développement cognitif de Jean PIAGET : à des âges successifs, les enfants abordent et se représentent les concepts de façon de plus en plus complexe et abstraite. Ainsi, un contenu A1 (qui précède B1 et C1) est repris à un âge plus avancé en A2 et ultérieurement en A3. De même, B1 conduit à B2 et B3; C1à C2 et C3, etc. Désignée de « curriculum en spirale » par BRUNER, cette structure de contenu est davantage hélicoïdale.

D. Enseignement individualisé. Les développements curriculaires dans une approche ascendante ont conduit à diverses pratiques d’enseignement individualisé. Dans cette optique, on prétend que tout élève peut réussir l’ensemble des objectifs scolaires de base aux conditions suivantes : planifier les objectifs en fréquences de petits pas à franchir en respectant sans cesse l’enchaînement des préalables de l’élève, disposer suffisamment de temps, assurer régulièrement les rétroactions nécessaires à chaque moment important du cheminement de l’élève ainsi que les correctifs adéquats s’il y a lieu. Alors que Robert GLASSER (1969) perçoit l’enseignement individualisé dans une optique de cheminement individuel, Benjamin S. BLOOM (1971) se préoccupe de cheminements collectifs dans son « mastery learning ».

E. Critique majeure. Dans une perspective d’atomisation des contenus et des habiletés, l’approche ascendante favorise l’isolement des connaissances d’une même discipline ainsi que des disciplines entre elles. De la sorte, l’élève en arrive à une perception d’émiettement plutôt que d’unité du savoir. L’élève ne parvient pas à un vision globale de la structure et des données fondamentales de chacune des disciplines, ni des relations qu’elles peuvent avoir entre elles. De même au plan développemental, les habiletés prescrites sont souvent présentées indépendamment les unes des autres. L’élève ne perçoit donc pas le réseau d’ensemble des habiletés à acquérir dans le cadre de chacun de ses développements, ni la vision globale de la finalité ultime d’un être éduqué. On peut y remédier en amenant l’élève à effectuer des synthèses successives et cumulatives de ses apprentissages en établissant des relations entre les objets au sein d’une même discipline et entre les disciplines.


APPROCHE ATOMISTIQUE

Rech./Sc. Approche d’un phénomène ou d’une situation en croyant que la catégorisation et la connaissance des composantes permettent nécessairement de connaître l’ensemble à l’étude. Syn. approche analytique/fragmentaire/individualistique/morcelée. VA approche, I et J.


APPROCHE AUTOGÉRÉE

Cur./Did./Péd. Syn. approche de l’autogestion pédagogique.


APPROCHE AUTORITAIRE

Adm. scol. VA climat organisationnel, D.


APPROCHE AXÉE SUR LA COMPRÉHENSION

Did./Ens. lang./Péd. VA approches didactiques en langues, A.


APPROCHE AXIOMATIQUE

Péd./Rech. Approche d’enseignement ou de recherche qui fait appel à des postulats, à des principes et à des règles de déduction qui servent de prémisses à une construction hypothético-déductive. V axiomatique; sciences formelles. EA approche déductive.


APPROCHE BÉHAVIORALE

Adapt. scol./Psychopéd. Mode d’intervention comportant un ensemble de techniques fondées sur la théorie de la modification du comportement. V béhaviorisme. VA dépression, E; thérapie, H; troubles du comportement, E.

A. Forme. L’approche béhavioriale se caractérise par l’utilisation de renforçateurs positifs ou négatifs, tels l’attention de l’enseignant ou la distribution de jetons ou d’argent scolaire.

B.Économie de jetons. Forme de renforcement qui consiste à donner ou à enlever des jetons ou autres formes de récompense matérielle selon que l’on désire que les comportements se développent ou s’éliminent. Anthony M. GRAZIANO et Kevin C. MOONEY (1984) soulignent que cette technique augmenterait de manière significative le niveau des comportements d’attention et la performance scolaire chez les enfants hyperactifs avec un déficit de l’attention __ ROYER, É. et ST-LAURENT, L. (1991).

C. Attention de l’enseignant. GRAZIANO et MOONEY ont constaté que l’application systématique de l’attention de l’enseignant et ses félicitations pour des comportements appropriés, combinées à une ignorance intentionnelle des mauvais comportements, s’avèrent très efficaces dans la correction des troubles du comportement __ id.

D. Limites. Il est évident que l’intervention béhaviorale peut être efficace à court terme, mais il y a peu d’évidence pour soutenir un tel effet à long terme. Les études portant sur un suivi à long terme et sur la faisabilité d’une généralisation des effets positifs d’un environnement à l’autre sont non concluantes __ ROYER, É. et ST-LAURENT, L. (1991). Le phénomène du déplacement des symptômes peut aussi être observé.


APPROCHE BÉHAVIORISTE

Did./Péd./Psych. Approche qui vise l’apprentissage ou la modification de comportements. V enseignement programmé. VA compétence, C; curriculum orienté vers le sens, A;motivation, B, D et G; schéma curriculaire, D.2, D.4, D.6, D.7 et E.

A. Postulat. Il s’agit de modifier ou de consolider le comportement grâce à des renforcements positifs ou négatifs. La dissonance cognitive provoquée par l’incohérence entre les nouveaux comportements et l’ancien système de valeurs entraînerait vraisemblablement, à plus ou moins long terme, une modification des valeurs, et par conséquent, induirait des changements durables __ SAUVÉ, L. (1994).

B. But. Les partisans de ce courant mettent l’accent sur le développement des habiletés plutôt que sur l’acquisition des contenus scolaires; ils préconisent en outre que tous les élèves maîtrisent le plus grand nombre d’objectifs prescrits en vue de la sanction des études __ DURAND, M.-J. (1996).

C. Composantes. Les éducateurs tiennent compte de la façon dont les élèves apprennent [les styles d’apprentissage]. Les objectifs sont formulés en fonction d’habiletés requises et de critères d’évaluation. On prévoit les conditions nécessaires à l’exercice de ces habiletés et les performances de l’élève sont évaluées. Si l’un ou plusieurs de ces objectifs ne sont pas atteints, il y a possibilité de rétroaction afin d’identifier et de corriger les difficultés de l’élève __ id.


APPROCHE COGNITIVE

1. Adm./Gest. VA culture organisationnelle, K.

2. Cur./Did./Péd. Approche de l’enseignement-apprentissage qui vise l’acquisition et l’utilisation de savoirs ainsi que le développement de capacités intellectuelles. V enseignement stratégique. VA compétence, C et D; schéma curriculaire, D.1, D.6, D.7 et E.

3. Did./Ens. lang./Péd. VA approches didactiques en langues, B.

A. Connaissances/agir. S’appuyant sur la théorie de ROKEACH (1976), on peut présumer ici que les connaissances sont reliées à l’agir par la filière suivante : elles influencent d’abord le système de croyances à partir duquel se forgent les attitudes, qui elles-mêmes sous-tendent les valeurs à la source de l’agir __ SAUVÉ, L. (1994).

B. Stratégies (ERE). Parmi les stratégies qui mettent en œuvre l’approche cognitive, signalons les suivantes : la transmission d’informations par les médias (comme une émission de type documentaire), la lecture de documents, les activités d’éveil conceptuel, l’étude du milieu, l’étude de cas, certaines exploitations des jeux de simulation __ id.


APPROCHE COGNITIVO-BÉHAVIORALE

Adapt. scol./Psychopéd. Technique d’intervention ayant pour but d’enseigner aux enfants des habiletés d’autocontrôle par des procédures cognitives et béhaviorales __ ROYER, É. et ST-LAURENT, L. (1991). VA dépression, E.

A. Hyperactivité. Cette technique est particulièrement utile pour les enfants présentant des problèmes d’hyperactivité avec déficit de l’attention __ id. V hyperactivité.

B. Caractéristiques. Les programmes cognitivo-béhavioraux visent, dans l’état actuel des connaissances, à enseigner aux enfants des habiletés d’auto-instruction et d’autorenforcement qu’ils peuvent par la suite utiliser pour guider leur comportement. Essentiellement, il s’agit d’apprendre aux enfants à se guider eux-mêmes par un contrôle interne. Ces interventions sont attrayantes parce qu’elles encouragent les enfants à devenir des agents actifs de changement par rapport à leurs propres problèmes __ id.


APPROCHE COMMUNE

Épist./Rech. VA approche, H.1.


APPROCHE COMMUNICATIONNELLE MIXTE

Ens. lang. VA didactique de l’oral.


APPROCHE COMMUNICATIONNELLE STRICTE

Ens. lang. VA didactique de l’oral.


APPROCHE COMMUNICATIVE

Ens. lang. Approche de l’enseignement-apprentissage d’une langue en contexte de son utilisation. VA approches didactiques en langues, C;enseignement de l’oral, B.


APPROCHE COMPORTEMENTALE

Cur./Did. *VA schéma curriculaire, D.3.


APPROCHE CROWDÉRIENNE

Did./Édum./Techno. éduc. Approche béhavioriste d’un enseignement programmé ou tutoriel conduisant à une structuration ramifiée du processus enseignement-apprentissage. EA approche skinnérienne; enseignement programmé.

A. Relation sujet-agent. Une notion est exposée à l’élève et le contrôle de l’acquisition des connaissances se fait en présentant une question à choix multiple. La réponse donnée détermine la sélection de la séquence d’enseignement : si elle est correcte, l’ordinateur présente un autre élément d’apprentissage; dans le cas contraire, l’élève est acheminé vers une séquence corrective __ CANTIN, R., MEQ : DGDP (1984).

B. Relation sujet-objet. La notion est découpée en unités de longueur ne dépassant pas une heure pour les élèves les plus lents __ id.


APPROCHE CULTURALISTE

Péd. VA design pédagogique, C.2.


APPROCHE CULTURELLE

1. Adm./Gest. VA culture organisationnelle, J.

2. Péd. VA design pédagogique, C.2.


APPROCHE CURRICULAIRE

Cur. VA philosophie de l’éducation, A; schéma curriculaire, E et F.


APPROCHE CYBERNÉTIQUE

1. Rech./Sc. (Gén.). Façon générale de résoudre un problème en focalisant l’attention sur les processus et les mécanismes de régulation chez les organismes vivants, les groupes sociaux et les machines. V cybernétique. VA approche écologique, E; approche systémique, A et H.

2. Rech./Sc. (Spéc.). Approche d’étude des phénomènes ou des structures complexes du point de vue de la communication, du contrôle et de la régulation internes et externes entre les composantes impliquées. Approche d’une situation ou d’un phénomène que l’on isole d’un environnement complexe et que l’on associe à un processus de transformation qui, accueillant des données à l’entrée (intrant), produit des résultats correspondants à la sortie (extrant). ∈ approche systémique.

A. Origine. L’approche cybernétique est l’œuvre de Norbert WIENER (1948). VA cybernétique, A.

B. Finalité. L’approche cybernétique postule l’existence d’un antihasard où un ensemble de corrections successives permet à un système évolutif de tendre vers une ou plusieurs finalités. Les rétroactions continues réajustent l’évolution de l’ensemble. Ainsi chaque changement s’appuie sur les changements précédents, lesquels conditionnent les changements qui vont suivre en s’approchant graduellement de la trajectoire désirée en direction de la cible visée. À titre d’exemple, l’élaboration d’un programme d’études ou d’une stratégie pédagogique qui, suite à des mises à l’essai successives et des corrections appropriées auprès d’un groupe particulier d’élèves, permet une réussite croissante des apprentissages.

C. Logique. L’approche cybernétique recourt à une logique circulaire, par opposition à une logique linéaire, pour aborder les relations de cause à effet. VA approche systémique, A.

D. Approche cybernétique/systémique/interdisciplinaire. L’approche cybernétique est une approche systémique quant à la représentation de son objet d’études et une approcheinterdisciplinaire quant à la dimension fonctionnelle de sa démarche.

E. Modèle cybernétique. Une boîte noire représente le processus; une entrée indique la variable indépendante x tandis qu’une sortie montre la variable dépendante y. Le processus est caractérisé par le paramètre K __ OUELLET, A. (1981); MARTIN, P. (1986).


F. Évolution d’une situation. Les variables sont extérieures au processus. Pour contrôler un système, on doit agir sur son entrée et on peut observer l’effet en autant qu’il possède une sortie __ WIBERG, K. B. (1971). Si l’on applique un traitement au processus, c’est-à-dire que si l’on augmente la valeur de la variable d’entrée, l’effet ou la variable de sortie réagira en fonction de l’écart entre la variable d’entrée et la situation initiale __ id.



G. Équilibre d’un système __ MARTIN, P. (1986). Un système devient en équilibre en autant qu’il y a possibilité de comparer la situation finale avec l’entrée grâce à une boucle de rétroaction.


K : gain du processus, c’est-à-dire rapport entre la réponse du système et le déséquilibre à l’entrée.

H. Fonction de la mesure __ id. La boucle de rétroaction correspond au canal d’information provenant de la mesure sur l’état du système. À cause des erreurs de mesure, l’état initial devient un estimé de l’état réel b et le degré d’incertitude cause un léger déséquilibre permanent.


I. Effet de l’erreur de mesure __ id. Le graphique illustre la réponse du système lorsqu’il y a une erreur de mesure aléatoire.


J. Cycle d’un système éducationnel. V cycle de l’éducation.



APPROCHE D'ANALYSE

Ens. lang. VA didactique de l’oral.


APPROCHE D'IMPRÉGNATION

Ens. lang. VA didactique de l’oral.


APPROCHE DE L'APPRENTISSAGE

Éduc. Manière particulière à une ou plusieurs personnes d’aborder l’apprentissage comme objet d’études et champ d’interventions. V style cognitif/d’apprentissage.


APPROCHE DE L'AUTOGESTION PÉDAGOGIQUE

Cur./Did./Péd. Approche pédagogique qui préconise la prise en charge, par les élèves, des différents aspects reliés aux objectifs, à l’organisation, au déroulement et à l’évaluation des apprentissages (BERTRAND, Y. et VALOIS, P., 1999). Syn. approche autogérée; autogestion pédagogique. V autogestion;paradigme sociointeractionnel. VA paradigme de la dialectique sociale, F; paradigme éducationnel, G.

Caractéristiques de l’approche de l’autogestion pédagogique (A à H)

A. Contenu de la communication. Priorité du savoir social sur l’ensemble des connaissances à acquérir; importance du savoir personnel; savoir défini par le travail d’équipe; analyse des conditions sociales de l’évolution des élèves __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999).

B. Moyens de communication. Antimodèle pédagogique; remise en question du pouvoir de l’enseignant et de l’organisation éducative; intervention éducative à partir du médium de la formation que sont les élèves; gestion collective des moyens d’apprentissage; reconversions des attentes individuelles en demandes individuelles, des demandes individuelles en demandes collectives et des demandes collectives adressées aux animateurs en demandes collectives adressées à la collectivité constituée en groupe; reconversions comme l’essentiel de l’activité éducative; autogestion pédagogique comme instrument de l’analyse institutionnelle __ id.

C. Destinataire. Contrôle et choix des méthodes et des programmes d’apprentissage; les élèves ne dépendent que d’eux-mêmes et libèrent leur capacité d’activité instituante __ id.

D. Relations entre le destinataire et le milieu. Prise en compte des conditions sociales de l’évolution des élèves; organisation de la communication pédagogique sous le signe de la dialectique des rapports de force __ id.

E. Relations entre le destinataire et l’émetteur. Abolition du rapport entre l’enseignant et l’enseigné; relations d’interdépendance __ id.

F. Émetteur.Émetteur comme animateur et facilitateur qui propose des modèles de fonctionnement institutionnel, qui formule des propositions dans le cadre d’une coopération ou qui ne formule aucune proposition de modèles, laissant le groupe définir et organiser les contre-institutions, qui aide les élèves dans l’utilisation de diverses techniques; participation à l’hétérogestion et à l’autogestion __ id.

G. Milieu. Classe et environnement social __ id.

H. Intention.Éducation de l’être intégral comme priorité; analyser les déterminants sociaux des groupes et des organisations; créer une société autogérée __ id.

I. Typologie __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999). Il est possible de relever (LAURENT, D., 1982, HOUSSAYE, J., 1988a) plusieurs façons de concrétiser ce paradigme éducationnel dans les pratiques quotidiennes. La première application pédagogique est sociopolitique et plutôt directive dans son organisation. Elle est fondée sur la tendance socialiste de l’éducation. (...) Une autre application d’inspiration psychanalytique accorde une très grande importance à l’inconscient. Elle est associée au courant psychologique décrit précédemment sous la genèse du paradigme sociointeractionnel. (...) Avec cette option, il faut sortir de la relation duelle maître-élève et établir de nouvelles médiations dans la classe en considérant qu’« éduquer c’est rétablir la loi, la refaire avec les autres et avec l’expression de leurs désirs, c’est désigner clairement la loi du système (place du conseil), c’est mettre en place des contre-structures (réunions, groupes de tâche, etc.) ». (...) Une autre application découle du courant politique dont nous avons parlé sous la genèse du paradigme sociointeractionnel. Cette option est anarchique et centrée sur l’autogestion des groupes et des personnes. HOUSSAYE (1988a) commente ainsi : « On considère une institution comme un milieu dont il est vital de faire un contre-milieu, plus ou moins rectifié, contre-institué. C’est la dénonciation de l’école-caserne, de cette institution qui, dans le système actuel, fonctionne au totalitarisme, à la violence et à l’idéologie. » L’autogestion de la classe définit, en bonne partie, l’essentiel de cette approche pédagogique.


APPROCHE DE L'ÉDUCATION

Éduc. Syn. approche éducationnelle/éducentrique/par l’éducation.


APPROCHE DE L'ENSEIGNEMENT

Éduc. Manière particulière à une ou plusieurs personnes d’aborder l’enseignement comme objet d’études et champ d’interventions. V style d’enseignement.


APPROCHE DE L'EXPERTISE ARTICULÉE

Did./Péd. Approche qui met l’emphase sur la pratique de la résolution de problèmes et les habiletés de prise de décision chez l’élève __ GAULIN, H. (1992).

A. Édum. Il faut faire appel à un système expert qui peut « expliquer son comportement » pour justifier ses conclusions. Ceci permet de tracer la chaîne des inférences et d’offrir des explications sur la méthode utilisée pour faire le raisonnement __ id.

B. Exemple. Le système GUIDON (CLANCEY, W. J., 1982) est un exemple de l’application de la méthode de l’expertise articulée. GUIDON est le tuteur qui utilise l’expertise du système expert MYCIN, qui fait des diagnostics concernant les maladies infectieuses, comme référence du domaine à enseigner. La méthode pédagogique de GUIDON est appelée « méthode des cas ». Un dialogue à initiatives mixtes se concentre sur des cas spécifiques de manière à communiquer la connaissance de MYCIN aux élèves dans un contexte réaliste de résolution de problèmes. Le but de GUIDON est de guider le raisonnement de l’étudiant comme un tuteur socratique. Le principal apport de cette approche est la comparaison de la démarche de l’élève avec celle du module expert, ainsi, on peut détecter une erreur et y remédier non pas seulement à la fin de la démarche de résolution de problèmes, mais tout au long de celle-ci __ id.


APPROCHE DE LA PÉDAGOGIE

Péd. Syn. approche pédagogique/par la pédagogie.


APPROCHE DE LA PÉDAGOGIE DE L'INVENTIVITÉ ÉCOSOCIALE

Fond. éduc./Péd./Soc. Inspirée des travaux de Yves BERTRAND, Paul VALOIS et France JUTRAS (1997), approche pédagogique axée sur le développement d’un ensemble de compétences écosociales en vue de développer les capacités de la personne, notamment son imaginaire et ses capacités psychiques, de transformer le modèle dominant de société par l’invention d’un nouveau projet sociétal et planétaire et de contribuer à l’élimination du macroproblème mondial. V paradigme inventif/symbiosynergique. VA paradigme éducationnel, G.

Caractéristiques de l’approche de la pédagogie de l’inventivité écosociale (A à H)

A. Contenu de la communication. Compétences écosociales à acquérir ou à maîtriser : décontextualisation et analyse critique (mettre à distance la culture industrielle et s’en dégager pour pouvoir en critiquer les prémisses), contextualisation (situer les actes humains fondamentaux dans leur contexte de production) et appropriation d’une nouvelle culture, intervention communautaire, dialogue et communication et évaluation des apprentissages et des projets d’action; amener l’élève à apprendre à se déconditionner, à se désocialiser et à se libérer de l’emprise des valeurs dominantes; acquisition de savoir-se connaître-dire-penser-partager-faire-agir-vivre ensemble __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999).

B. Moyens de communication. Importance de la continuité de l’expérience signifiant qu’une interaction n’est pas indépendante des interactions antérieures et que les suivantes seront marquées par l’interaction présente; recours à un processus de pensée systématique; transformation du contexte par l’action et le recours à des projets de recherche-action en s’appuyant sur une reconstruction continuelle de l’expérience avec dialogue entre les acteurs et évaluation de l’action et des apprentissages; décontextualisation à l’aide de trois dialogues fondamentaux : la perspective des sciences de la nature, la perspective socioculturelle et la perspective holistique; prise en compte du vécu quotidien des élèves et de leur projet de vie exprimé à travers leurs intérêts, leurs besoins et leurs désirs; connaissance de Soi pour atteindre une représentation la plus complète de la réalité dont la réalité sous-jacente par le recours à des techniques de syntonisation; recours à des cartes de réseaux de relations permettant de dégager la culture première des élèves, de constituer et de délimiter le milieu de vie et d’obtenir une représentation collective de la vie communautaire; recours à l’imaginaire : capacité d’imaginer les choses autrement qu’elles apparaissent; recours à l’action et à l’intervention par des projets de recherche-action et de repérage systématique des conséquences de ces projets; recours à la coopération, au travail d’équipe et au dialogue; nécessité du dialogue pour comprendre la diversité comme principe de création et pour établir les différences à respecter et à promouvoir pour que tous puissent être libres __ id.

C. Destinataire. Caractère unique de chaque élève, de son projet de vie, de ses connaissances et de sa façon de comprendre l’Univers; personne multidimensionnelle, un holon, bénéficiant d’une immense capacité d’apprentissage; appréciation par l’élève de la direction de son développement __ id.

D. Relations entre le destinataire et le milieu. Mise à distance de la société industrielle pour en comparer les prémisses avec les fondements d’autres paradigmes; continuité de l’expérience qui met en relations les interactions vécues dans différents contextes de sorte que les expériences passées et présentes servent d’instruments de compréhension et d’action pour des expériences subséquentes; transaction entre la personne et son milieu conférant à la connaissance et à la culture, un passé; disparition des dualismes entre l’élève et son milieu, entre tout __ id.

E. Relations entre le destinataire et l’émetteur. Rapport de réciprocité et d’identité entre l’éducateur et l’élève; mutualisme non hiérarchique __ id.

F. Émetteur. Caractère unique de chaque éducateur, de son projet de vie, de ses connaissances et de sa façon de comprendre l’Univers; accompagnateur et guide de l’élève dans l’appréciation de son développement et de ses apprentissages; rôle dans le choix des matériaux provenant des expériences de vie des élèves __ id.

G. Milieu. Unité de tout ce qui existe; le Tout exprimant la diversité; dépassement des dualismes; importance majeure accordée au contexte et à la continuité de l’expérience; prise en compte de toute la réalité : physique, sous-jacente, multidimensionnelle avec les événements et les réalités probables; caractère unique de chaque communauté; extension du milieu, du plus immédiat au plus éloigné : la Terre, l’Univers __ id.

H. Intention. Maîtriser un ensemble de compétences écosociales en vue de développer toutes les capacités de la personne, psychiques et son imaginaire, de transformer la société industrielle par l’invention d’un nouveau projet sociétal et planétaire et de contribuer à l’élimination du macroproblème mondial; édification de communautés symbiosynergiques __ id.


APPROCHE DE LA PÉDAGOGIE SOCIALE D'AUTODÉVELOPPEMENT

Cur./Did./Péd. Inspirée des travaux de Jacques GRAND’MAISON (1976), approche pédagogique qui met l’accent sur une praxis sociale des divers milieux de vie et de travail en vue de l’acquisition de contenus, d’habiletés et d’attitudes essentielles à la vie en société et à l’évolution de cette dernière. V paradigme inventif/symbiosynergique. VA paradigme éducationnel, G; schéma curriculaire, D.1.

Caractéristiques de la pédagogie sociale d’autodéveloppement (A à H)

A. Contenu de la communication. Acquisition d’un savoir-dire-penser-partager-faire-vivre ensemble correspondant aux composantes synergiques d’une praxis sociale : vécu exprimé, partagé, interprété et transformé; un savoir à être défini par des participants; un savoir-faire pour comprendre la genèse, les fonctions et les limites des technologies « étrangères »; un savoir-penser pour évaluer les choix et être capable de penser soi-même et pour assurer la volonté de vaincre un style de société qui aliène; un savoir-vivre ensemble pour créer des nous, communautés de personnes solidaires, et pour renouveler sans cesse les rapports dialectiques entre les libertés et les nécessités pour tous; un savoir-partager pour développer la gratuité, la collaboration, le sentiment d’appartenance; un savoir-dire pour s’exprimer et communiquer, inscrivant l’apprentissage de la langue dans une praxis sociale composée d’un savoir-penser-faire-partager-vivre ensemble; autodéveloppement multidimensionnel __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999).

B. Moyens de communication. Organisation de la communication sur la base d’un consensus autour d’une seule et même orientation pédagogique : praxis commune aux divers intervenants; création de structures courtes, légères et souples pour favoriser le dynamisme d’un milieu circonscrit : regroupement des forces libératrices d’un milieu à l’intérieur d’un module (lieu quotidien d’action, de réflexion et de solidarité), forces organisées et finalisées dans un champ social et institutionnel déterminé; autocontrôle par les participants de leur milieu immédiat de travail et d’éducation et élaboration ensemble de savoir-penser-dire-faire-partager-vivre ensemble; cartes de relations pour le repérage des nous; nécessité d’une conscience historique; pédagogie sociale concernant l’école, toutes les autres institutions et l’ensemble de la société; constitution d’équipes transhiérarchiques, transfonctionnelles et transdisciplinaires; démarche démocratique d’autodéveloppement __ id.

C. Destinataire. Les participants prennent en main leur autodéveloppement et produisent eux-mêmes des savoir-dire-penser-partager-faire-vivre ensemble en resituant ces actes humains fondamentaux dans les lieux quotidiens de leur exercice __ id.

D. Relations entre le destinataire et le milieu. Réinsertion des actes humains fondamentaux, penser, dire, partager, faire et vivre ensemble, dans les lieux quotidiens de leur exercice; insistance sur les interrelations horizontales des lieux quotidiens d’un milieu social; production, par les participants d’un savoir situé; contrôle de l’instance éducationnelle par les participants __ id.

E. Relations entre le destinataire et l’émetteur. Relation d’identité entre les destinataires et l’émetteur; réflexion par les participants eux-mêmes sur leur expérience de vie __ id.

F. Émetteur. Participants comme émetteurs; possibilité d’aide, par des intervenants, à recomposer un réseau de communication __ id.

G. Milieu. Lieux quotidiens de l’exercice des actes humains fondamentaux; milieu comme définisseur de l’école, d’un projet local d’école; caractère éducatif de l’école et de son contexte social, des rapports administratifs, professionnels et syndicaux, des relations avec le milieu (éloigné) et des autres organisations sociales; école comme anticipation d’une société plus juste, plus dynamique, plus fraternelle __ id.

H. Intention. Actualisation de la personne totale; création de communautés de vie; promotion d’un nous planétaire __ id.


APPROCHE DE LA RECHERCHE DES ERREURS

Did./Péd. Approche pédagogique qui tend plus vers le diagnostic que vers l’intervention __ GAULIN, H. (1992). V approche cybernétique. EA obstacle pédagogique.

A. Erreur. Il s’agit en fait de trouver une façon d’encoder les procédures des élèves afin d’identifier celles qui font défaut. C’est ici qu’on a utilisé la notion de « bug », empruntée à celle utilisée dans le jargon informatique. Cette notion fait référence aux erreurs « internes » que fait l’élève. Celles-ci peuvent être représentées explicitement à l’intérieur du modèle élève. Les « bugs » sont généralement liés à des procédures ou des erreurs localisées plutôt qu’à une mauvaise compréhension profonde. L’étude des bugs, retrouvés généralement à l’intérieur d’une population d’élèves d’un même domaine, est nommée « théorie de bugs ». Ainsi, il y a une population pour un domaine __ id.

B. Édum. (exemple). Un bon exemple de système utilisant cette méthode est le système IDEBUGGY décrit par R. R. BURTON (1982). Ce système fait l’analyse de soustractions faites par des élèves en vue d’identifier les erreurs sans toutefois intervenir pour corriger ces élèves. Cette approche est, pour l’instant, la moins applicable des méthodes parce qu’elle exige de longues périodes de traitement et la connaissance de toutes les erreurs qu’un élève peut faire dans un domaine précis. De plus, ce ne sont pas toutes les erreurs qui peuvent s’expliquer par une théorie de bugs __ id.


APPROCHE DÉDUCTIVE

Rech. Approche qui suit un mode de raisonnement par lequel on tire une ou des conclusions à partir d’axiomes, de prémisses ou d’une théorie. Ant.approche inductive. V axiomatique; déduction.

a. Sciences formelles/empiriques. On reconnaît que l’approche déductive est celle qu’utilisent les sciences formelles qui ont recours à la méthode hypothético-déductive pour constituer des axiomatiques. Dans les sciences empiriques et/ou expérimentales, un débat oppose les empiristes, qui prônent le recours à l’approche inductive, aux rationalistes, pour lesquels ces sciences procèdent, elles aussi, déductivement. À l’appui de cette interprétation, ces derniers invoquent, par exemple, le caractère construit du fait scientifique et montrent que toute mise à l’épreuve d’une hypothèse ou d’une théorie suppose le recours à un raisonnement hypothético-déductif. Karl POPPER (1902-1994) soutient que seul ce mode de raisonnement permet aux sciences empiriques et/ou expérimentales de falsifier leurs hypothèses ou leurs théories.

B. Approche déductive/axiomatique. Toute approche déductive n’est pas nécessairement une approche axiomatique; cependant, toute approche axiomatique est forcément déductive.


APPROCHE DES HUMANITÉS

Épist./Rech./Sc. hum. VA approche, H.7.


APPROCHE DES SCIENCES APPLIQUÉES

Épist./Rech./Sc. VA approche, H.5.


APPROCHE DES SYSTÈMES

Rech./Sc. Syn. approcheanalytico-synthétique; approche systémique.


APPROCHE DESCENDANTE

Cur./Did. Approche hypothético-déductive de l’organisation curriculaire où les programmes d’études sont élaborés autour de concepts, de thèmes, de principes, de propositions, d’énoncés ou de modèles fondamentaux dont l’apprentissage initial permet de tirer par la suite des connaissances et des applications particulières. Ant. approche ascendante. VA approche (par) projet, E; interdisciplinarité, D; schéma curriculaire, F.

A. Nature. L’approche descendante de l’organisation du curriculum se base sur une vue de la connaissance qui suppose que tout le savoir découle d’un petit ensemble d’idées générales abstraites. Ces dernières sont perçues telles des vérités fondamentales à partir desquelles et sur lesquelles un savoir se contruit. En mathématiques, les idées fondamentales seraient les axiomes de base; en sciences, de thèmes structurants, des théories, des lois; dans d’autres disciplines, des concepts centraux __ POSNER, G. J. (1992) : trad.

B. Mono/interdisciplinarité. Les données fondamentales peuvent relever d’une discipline particulière (ex. : un programme d’études en physique à partir des concepts espace, temps, mouvement, matière, énergie, système, modèle, etc.; en histoire : événement, nationalisme, conquête, révolution, modernisation, migration, etc.) ou se situer à l’intersection d’une étude interdisciplinaire (ex. : étude de l’environnement à partir des concepts milieu, organisme, système, interaction, changement, équilibre, conservation, énergie, etc.) __ POSNER, G. J. (1992). VA approche monodisciplinaire, C.

C. Critique majeure. Il est faux de prétendre que tous les élèves possèdent l’habileté de déduire par eux-mêmes des connaissances et des applications à partir des idées fondamentales d’une discipline. Seul un faible pourcentage d’élèves possèdent de telles aptitudes. La majorité d’entre eux ne peuvent manier ces concepts avec suffisamment de facilité pour être en mesure d’effectuer de tels raisonnements __ POSNER, G. J. (1992) : trad. V approche (par) projet.

D. Changement. Les travaux du philosophe Karl POPPER (1961) sont ceux qui explicitent le mieux la vision hypothético-déductive. Depuis les travaux de Thomas KUHN (1970), plusieurs développements en philosophie des sciences traitent du processus de changement des suppositions et hypothèses fondamentales d’une discipline scientifique. (...) Une discipline connaît un changement radical de paradigme (une « révolution » selon l’expression de KUHN) lorsque s’efffectue un changement conceptuel majeur où des idées fondamentales sont abandonnées et remplacées par d’autres __ id.


APPROCHE DÉVELOPPEMENTALE

Cur./Did./Péd. V curriculum développemental. VA schéma curriculaire, D.6 et E.


APPROCHE DISCIPLINAIRE

Cur./Did. V curriculum structuro-disciplinaire. VA schéma curriculaire, D.1, D.3, D.5, D.6, D.7 et E.


APPROCHE DOCTRINAIRE

Épist./Pol./Rech./Soc. VA approche, H.2.


APPROCHE ÉCO-ÉDUCATIONNELLE

Écol. éduc./Gest. éduc. Façon générale d’appréhender et d’étudier le milieu éducationnel, considéré comme étant une unité fonctionnelle, en focalisant l’attention sur la dynamique établie entre le Sujet et l’ensemble des composantes du cycle de l’éducation ainsi que l’ensemble des ressources, des agents et des processus qui supportent ce cycle __ ROCQUE, S. (1994). V approche éducologique; écosystème éducationnel.


APPROCHE ÉCOLOGIQUE

1. Did./Péd. Façon générale d’étudier la situation pédagogique en focalisant l’attention sur les interrelations établies entre le Sujet et la triade Objet-Milieu-Agent. Syn. approche écosystémique. V approche éducologique; écologie culturelle/éducationnelle/ pédagogique. VA approche globale, G; approche holistique, B; égalité des chances, P. EA approche holistique.

2.Éduc. Approche du développement humain qui prend en compte les multiples contextes (interpersonnels, sociaux, physiques) dans lesquels se déroule ce développement. VA troubles du comportement, G.

3. Rech./Sc. Façon d’appréhender un phénomène par l’étude des interrelations établies entre un organisme vivant et le milieu __ ROCQUE, S. (1999). EA recherche sur l’apprentissage.

A. Synthèse. L’approche écologique est une approche synthèse qui recourt à une ou plusieurs autres approches combinées au regard du phénomène étudié ou du problème à résoudre. V approche globale/holistique/synthétique/systémique.

B. Ethnographie. L’écologie culturelle est une branche de l’ethnographie qui étudie les cultures et les différences culturelles en les rapportant à leurs différents environnements physiques. VA approche ethnographique, C.

C. Écologie de l’éducation. Vu l’étendue du champ d’application de l’approche écologique, il était inévitable que naisse une écologie de l’éducation, intéressée par la dynamique des interrelations établies entre les sujets et les différents milieux où se déroulent leurs apprentissages. La québécoise Sylvie ROCQUE fut la première à conceptualiser le domaine de l’écologie de l’éducation en tant que discipline, située à l’intersection des deux domaines et au sein de l’écologie humaine, qui comprend un ensemble de sous-disciplines et d’éléments propres au domaine. Vécologie de l’éducation.

D. Sciences humaines. Compte tenu de l’intérêt manifesté par les chercheurs des sciences humaines pour l’appréhension globale des phénomènes, l’approche écologique représente un choix pertinent.

E. Objet d’études. L’approche écologique ne se centre pas sur les constituantes initiales, propres au sujet, mais bien sur les modalités de l’échange entre l’organisme et le milieu.

F. Caractéristiques. Inspirée de la grille de Mario BUNGE (1983 dans TESSIER, R., 1989), l’approche écologique se caractérise de la façon suivante : 1. une conception du monde; 2. une problématique; 3. une finalité; 4. une méthodique.


APPROCHE ÉCOPÉDAGOGIQUE

Did./Écol. éduc./Péd. Façon générale d’appréhender et d’étudier la situation pédagogique, considérée comme étant une unité fonctionnelle, en focalisant l’attention sur la dynamique établie entre le Sujet et la triade Objet-Milieu-Agent __ ROCQUE, S. (1994). V approche éducologique; écologie de l’éducation; écosystème pédagogique.


APPROCHE ÉCOSCOLAIRE

Écol. éduc./Gest. éduc. Façon générale d’appréhender et d’étudier le milieu scolaire, ce dernier étant perçu comme une unité fonctionnelle, en focalisant l’attention sur la dynamique établie entre le Sujet et l’ensemble des composantes de l’infrastructure pédagogique ainsi que l’ensemble des ressources, des agents et des processus qui supportent cette infrastructure __ ROCQUE, S. (1994). V approche éducologique; écosystème scolaire.


APPROCHE ÉCOSYSTÉMIQUE

App. syst./Écol. Type d’approche systémique,inspiré de l’écologie, préconisant d’aborder l’étude d’un problème dans sa totalité, d’étudier les êtres et les phénomènes sociaux en tant que systèmes à la recherche d’équilibre __ GAUDREAU, J. (1980). Syn. approche écologique. V cycle de l’éducation; infrastructure/situation pédagogique. VA troubles du comportement, G.


APPROCHE ÉDUCATIONNELLE

Éduc. Optique particulière avec laquelle on perçoit et étudie un événement, une situation, un phénomène, un problème, un projet, dans quelque sphère d’activités que ce soit, dans la perspective des finalités, des savoirs et des façons de faire du domaine de l’éducation. Une approche éducationnelle de la société, de l’économie, de l’environnement, des conflits internationaux et personnels, de la pauvreté, de la criminalité, de l’éducation, de l’avenir. Syn. approche de l’éducation/par l’éducation; approche éducentrique. VA philosophie de l’éducation, A. EA approche éducative.


APPROCHE ÉDUCATIVE

1. Did./Péd. Approche particulière qui, relevant de la composante agent d’une situation pédagogique, amène un ensemble de sujets à effectuer l’apprentissage d’objectifs préconisés dans la composante objet eu égard à la mission globale du système d’éducation, dans le but de permettre le développement progressif d’êtres éduqués. EA approche pédagogique; modèle d’enseignement.

2.Éduc. Approche qui suscite effectivement un gain d’éducation personnelle chez un ou plusieurs individus. EA approche éducationnelle.


APPROCHE ÉDUCENTRIQUE

Éduc. Perception globale dans laquelle l’éducation occupe la partie centrale et prépondérante d’analyse et de synthèse __ LEGENDRE, R. (1995). Une approche éducentrique du savoir, de la recherche, des phénomènes d’apprentissage, du développement de la personne et de la société.

Système d’éducation/société éducative. Appliquée au domaine social, l’approche éducentrique prône l’optique d’une société éducative où le système d’éducation occupe la partie centrale des intersections entre tous les autres systèmes constitutifs (économique, social, démographique, administratif, culturel, politique, etc.) de la société.


APPROCHE ÉDUCOLOGIQUE

Écol. éduc. Approche du développement humain qui focalise l’attention sur la dynamique des interrelations établies entre l’humain et les multiples milieux dans lesquels se déroule ce développement __ ROCQUE, S. (1994).

A. Approche éducologique/écologique. L’approche éducologique est un type d’approche écologique. Elle est centrée sur le développement et l’apprentissage d’êtres humains. Dans cette optique, l’approche éducologique est une application spécifique de l’approche écologique, comportant des modalités de mise en œuvre qui lui sont propres __ ROCQUE, S. (1999). V approche écologique. VA écologie de l’éducation, L.

B. Terme générique. L’approche éducologique est un terme générique qui fait référence à l’ensemble des façons spécifiques d’appréhender les divers éducosystèmes dans le domaine de l’éducation. Ainsi, l’approche éducologique fait référence à : 1) l’approche écopédagogique; 2) l’approche écoscolaire et 3) l’approche éco-éducationnelle __ ROCQUE, S. (1994).


APPROCHE EMPIRIQUE

Cur./Did./Péd. VA schéma curriculaire, E. EA curriculum empirique.


APPROCHE EN ENTONNOIR

Diagn./Péd./Rech. Technique de cueillette de données qui débute par des questions générales et se poursuit par des questions de plus en plus spécifiques portant sur un même objet d’études.


APPROCHE EN RÉSEAU

Did./Édum./Péd. Approche qui privilégie un travail coopératif, le partage des idées, des contenus, des méthodes et des travaux, et l’interaction entre les partenaires.


APPROCHE ETHNOGRAPHIQUE

Rech./Sc. hum. Approche d’étude descriptive et compréhensive des sociétés qui vise à dégager la signification que ces citoyens attribuent à leurs comportements. V culture. VA approche écologique, B; recherche qualitative, A. EA recherche idiographique/interprétative.

A. Historique. L’approche ethnographique trouve sa source dans le travail de HÉRODOTE (≈ 484-420 av. J.-C.) qui, dans l’Antiquité grecque, enregistrait tout ce qui lui paraissait étrange chez d’autres peuples. Cette approche est depuis longtemps utilisée par les anthropologues pour l’étude des communautés et, plus récemment, par des sociologues pour l’étude de groupes évoluant dans des sociétés industrielles.

B. Paradigmes. Sur le plan paradigmatique, trois tendances caractérisent l’approche ethnographique. a) La tendance holistique est la plus ancienne et est représentée par deux théories qui considèrent la culture comme un tout intégré, mais qui s’opposent par leur conception du lien entre les faits et la théorie. La première, la théorie configurationniste, représentée par les travaux de Ruth BENEDICT (1887-1948) et Margaret MEAD (1901-1978), s’intéresse à la description et à l’interprétation de phénomènes culturels considérés comme appartenant à un ensemble, à un tout intégré. La seconde, la théorie fonctionnaliste, est représentée par les travaux de Bronislaw MALINOWSKI (1884-1942) et d’Alfred R. RADCLIFFE-BROWN (1881-1955). Elle met plutôt l’accent sur la fonction de chaque phénomène culturel dans l’ensemble de la culture et sur son effet sur les coutumes et les institutions. b) La tendance sémiotique est représentée par les travaux de GEERTZ et de GOODENOUGH. Elle se concentre sur les significations que les sujets attribuent à leurs expériences pour faire « la description fine » puis « le diagnostic » d’une culture. c) La tendance béhavioriste, représentée par les travaux de WHITING, LEVINE et MURDOCK, vise à fournir des données (« systèmes comportementaux ») observées à partir de catégories préétablies __ REEVES SANDAY, P. (1989).

C. Éduc. En éducation, l’approche ethnographique est surtout utilisée lors de recherches qualitatives; elle est parfois associée à l’observation participante, bien que son objectif soit plus large. Elle sert notamment à colliger des données sur le contexte et sur les activités, les opinions et les idées des personnes participant à un processus éducatif.


APPROCHE EXPÉRIENTIELLE

Cur./Did./Péd. Approche de l’enseignement-apprentissage qui préconise que des relations effectives aient lieu entre les élèves et les objets réels à apprendre. VA curriculum orienté vers le sens, A; schéma curriculaire, D.4, D.7 et E.

A. Postulat. Selon David A. KOLB (1981, 1984), l’expérience est à la base de l’apprentissage : elle est d’abord vécue (expérience concrète), puis analysée (observation réflexive) et conceptualisée (conceptualisation), pour enfin servir de guide à de nouvelles expériences (expérimentation active) __ SAUVÉ, L. (1994).

B. Étapes. Les quatre modes (ou étapes) de l’apprentissage peuvent être ainsi synthétisés(es) : • Expérience concrète : mode d’apprentissage axé sur l’action de ressentir. Le sujet s’implique dans de nouvelles expériences. • Observation réflexive : mode d’apprentissage axé sur l’action d’observer. Le sujet observe et réfléchit sur ses expériences selon différentes perspectives. • Conceptualisation : mode d’apprentissage axé sur l’action de penser. Le sujet crée des concepts et intègre ses observations dans des théories fondées. • Expérimentation active : mode d’apprentissage axé sur l’action de faire. Le sujet utilise les nouvelles connaissances pour prendre des décisions et résoudre des problèmes __ id.

C. But. L’apprentissage expérientiel vise le développement intégral du sujet qui apprend, à travers une intégration des quatre modes d’apprentissage énumérés précédemment. En effet, pour David A. KOLB (1981), l’apprentissage est la tâche centrale de la vie, un processus constant d’adaptation à l’environnement social et physique. L’apprentissage expérientiel, qui intègre à la fois des facteurs cognitifs et socio-émotionnels, concerne la créativité, la résolution de problèmes, la prise de décision, le changement d’attitudes, en somme tous les aspects de l’adaptation à la réalité. Dans le contexte de l’apprentissage expérientiel, le développement du sujet correspond à un accroissement de la complexité (affective, perceptuelle, comportementale) et de la capacité de percevoir le caractère relatif des phénomènes __ id.

D. Rencontre. L’approche expérientielle implique donc une « rencontre » personnelle entre l’apprenant et les réalités, les phénomènes ou les problèmes à connaître, à comprendre ou à résoudre. (...) L’approche expérientielle suppose la participation active de la personne qui apprend et l’ouverture de l’école sur le milieu de vie. Elle privilégie la pédagogie de terrain (qui peut être le « terrain » même de l’école ou de l’usine) et la pédagogie de découverte (où la conceptualisation est induite de l’observation réflexive). Elle implique le recours à la démarche de résolution de problèmes __ id.


APPROCHE FACTORIELLE

Rech./Stat. Technique de recherche utilisant l’analyse factorielle pour ramener à un regroupement particulier de facteurs les observations et/ou les corrélations entre des variables. EA analyse factorielle; recherche causale-comparative.

Approche descriptive/corrélationnelle/factorielle/expérimentale. JeanCOTTRAUX et al. (1985) ont proposé de distinguer dans cet ordre de complexification les stratégies de recherche dans les sciences empiriques. L’approche factorielle va au-delà de l’observation et de l’établissement de corrélations sans toutefois manipuler les variables présumées causales.


APPROCHE FONCTIONNELLE

1. Ens. lang./Ling. Mouvement méthodologique qui s’inspire de la linguistique, de la psychologie et de la sociologie, qui s’appuie sur des hypothèses linguistiques qui privilégient les analyses de contenu aux dépens de celles de l’expression, qui respecte la conclusion essentielle des études sur l’enseignement individualisé, à savoir qu’il doit être centré sur l’apprenant, sur ses demandes et ses besoins __ BESSE, H. et GALISSON, R. (1980). V fonctionnel; fonctionnalisme. VA approches didactiques en langues, E; didactique de l’oral.

2. Péd. VA analyse de la valeur, A; discours pédagogique, 3.

Application. L’approche fonctionnelle s’inspire d’expériences didactiques concernant des apprenants adultes placés dans un cadre de formation professionnelle avec les impératifs d’efficacité et de rentabilité que cela suppose. (...) Elle n’est pas si nouvelle qu’elle le prétend parfois, mais elle a tenté une synthèse relativement originale d’options et de procédures jusque-là dispersées et considérées comme marginales __ BESSE, H. et GALISSON, R. (1980).


APPROCHE FONCTIONNELLE DE L'ÉDUCATION

Éduc. Conception et pratiques de l’éducation prenant pour point de départ et pour moteur de l’activité éducative le besoin de l’enfant et son intérêt à atteindre un but __ CLAPARÈDE, E. (1911). VA éducation nouvelle, D. EA approche (par) projet.

Historique. L’expression « éducation fonctionnelle » a été créée en ce sens par Édouard CLAPARèDE (1873-1940), vers 1911.


APPROCHE GLOBALE

1. Did./Péd. VA intégration des matières, C; paradigme inventif, A.

2. Rech./Sc. Approche d’un phénomène, d’un problème, d’une question, laquelle approche concentre l’attention du sujet sur la dynamique d’ensemble des composantes, sur le tout interactif d’éléments internes et externes et sur la situation de cet ensemble dans un ensemble plus large. Syn. approche intégrale/totale. Qsyn. approche écologique/holistique/synthétique.Ant. approche analytique; approchefragmentaire/parcellaire/partielle/ponctuelle/sectorielle.VA analyse de la valeur, Q; paradigme, K. TA anasynthèse. > approche systémique.

A. Perception globale. Les psychologues opposent la perception globale à la perception pointilliste, en ce qu’elle permet la saisie de la donnée objective dans son ensemble comme un tout indifférencié ou structuré (psychologie de la forme), sans l’analyse des éléments qui la constituent. Cette forme de perception aussi dite primitive, caractérisée par son syncrétisme, est plus commune chez l’enfant que chez l’adulte.

B. Réductionnisme et globalisme. Le réductionnisme explique le complexe par la liaison entre éléments simples. La question que l’on se pose alors est la suivante : la connaissance découle-t-elle nécessairement d’une décomposition en parties d’un objet? De plus en plus d’indications incitent à penser que la connaissance d’un système ouvert découle, au contraire, d’une centration sur le tout et sur l’interaction de ses parties. L’approche globale insiste davantage sur le fait que l’objet ou le phénomène doit être considéré comme une partie d’un plus grand tout plutôt que comme un tout qu’il faut décomposer en parties. C’est ainsi qu’on oppose le précepte du globalisme à celui du réductionnisme (AUDY, P., 1980). C’est dans le même ordre d’idées qu’il faudrait situer la citation suivante : Je considère que nous abordons aujourd’hui un nouvel âge, celui de la synthèse. Nous allons vraisemblablement assister, dans tous les domaines intellectuels, des sciences proprement dites à la sociologie, à la psychologie et à l’économie — l’économie surtout — à un retour à la réflexion à grande échelle, à la théorie générale, à la reconstitution de l’ensemble à partir de pièces détachées __ TOFFLER, A. (1980).

C. Approche globale/analytique/synthétique. L’approche globale conjugue l’interaction constante des approches analytique et synthétique. À ce titre, l’approche globale s’opérationnalise par le cycle de l’analyse et de la synthèse.

D. Approche globale/anasynthèse. L’anasynthèse est une application particulière de l’approche globale dans l’optique systémique d’un processus de connaissance ou de recherche. L’anasynthèse ajoute deux processus de vérification aux résultantes de l’approche globale : le prototype et la simulation. V anasynthèse.

E. Approche globale/holistique. Dans le sens général, les approches globale et holistique sont équivalentes. Au sens spécifique et originaire, l’holisme est une position épistémologique, défendue par Pierre DUHEM (1861-1916), qui nie la possibilité des expériences cruciales, celles qui permettraient de trancher définitivement entre deux hypothèses alternatives. Cette position affirme que c’est toujours un réseau d’hypothèses qui est mis à l’épreuve de l’expérience.

F. Approche globale/systémique. L’approche systémique est une forme particulière de l’approche globale. VA approche systémique, I.

G. Approche globale/écologique/environnement. On dit qu’une meilleure connaissance et une meilleure compréhension de l’environnement ont plus de chance d’être assurées si le maître adopte une approche globale qui favorise l’établissement de liens entre les différentes parties du programme __ MEQ (05.80). La vision globale est intimement reliée à la conscience de l’être humain pour son environnement, car elle est, en somme, l’aptitude à englober, dans son champ de conscience, plusieurs facteurs simultanément. Plus la conscience est vaste plus elle peut englober d’un même regard un grand nombre de considérations, un peu comme un chef d’orchestre voit d’un seul coup d’œil la partition de plusieurs instruments et leur rôle dans le tout __ LEROUX, R. (09.88). Tout comme l’approche écologique, l’approche globale fait référence à un ensemble d’appartenance plus vaste.

H. Modèles éducationnels globalistes. De nouvelles philosophies de l’éducation se sont manifestées au cours des dernières décennies. Elles se démarquent par leur volonté de globaliser, c’est-à-dire de tenir compte de toutes les facettes de la vie. Ceci implique évidemment la recherche de nouvelles formes éducatives qui dépassent le cadre trop restreint de l’institution scolaire actuelle. Il est alors question de sortir de l’école ou de l’institution traditionnelle pour redéfinir une globalité plus vaste. Cette redéfinition peut prendre trois formes : • la globalité systématique, la globalité humaniste ou la globalité sociocentrique (BERTRAND, Y., 1979). La globalité systématique. Il s’agit de briser les barrières entre les secteurs ou les contenus de la communication devenus des disciplines, des sciences. Dans ce cas-ci, les modèles s’orientent, soit vers une forme d’interdisciplinarité, soit vers la « relationnalisation » d’un contenu. Les formes d’éducation qui correspondent à la globalité systématique sont : l’éducation systémique (DE ROSNAY, J., 1975), l’éducation expérientielle (JANTSCH, E., 1975) et la pédagogie évolutionniste (FIVAZ, R., 1978). La globalité humaniste vise la suppression de la distinction entre le matériel et le spirituel, entre l’homme et la nature, puisque la nature constitue un corps vivant dont le centre est l’esprit, c’est-à-dire une forme de conscience cosmique. Le type d’éducation correspondant à la globalité humaniste est le transcendantalisme existentiel (HARMAN, W., 1974). La globalité sociocentrique a pourobjectifs de supprimer les barrières entre les chercheurs et les utilisateurs de la communication et de s’orienter vers les assises concrètes et quotidiennes de la connaissance. Les modèles éducationnels qui répondent aux visées de la globalité sociocentrique sont la pédagogie de conscientisation (FREIRE, P., 1971), la pédagogie adaptive (TOFFLER, A., 1974) et la pédagogie sociale d’autodéveloppement __ GRAND’MAISON, J. (1970); BERTRAND, Y. (1979).

I. Péd. Dans l’enseignement, ce terme fait référence à un mode d’enseignement fondé sur le caractère global de la perception. L’idée est d’aller du tout à ses parties, de la tâche complexe à ses composantes, des opérations d’ensemble à l’analyse des éléments de ces opérations. Aussi, dans l’apprentissage de la lecture, la méthode globale part des données complexes, des formes et des données des masses graphiques de mots ou de phrases, pour ensuite en distinguer les éléments (syllabes, lettres, phonèmes, ...).


APPROCHE HÉLICOÏDALE

Cur./Did./Péd. VA approche ascendante, C. EA approche spiralaire.



APPROCHE HOLISTIQUE

1. Cur./Did./Péd. V curriculum holistique. VA schéma curriculaire, D.6 et E; paradigme inventif, A.

2. Phi./Rech./Sc. (Gén.). Approche qui met l’accent sur l’intégralité d’un phénomène, d’une situation ou d’un objet, perçu chacun comme un tout dont la dynamique ne peut être appréhendée dans l’optique réductionniste de ses parties constituantes. Qsyn. approche intégrative/synthétique. Ant.approche analytique/atomistique/réductionniste. VA approche, I et J; approche synthétique, E. EA approche écologique/globale/structurale/systémique; éducation holistique.

3. Phi./Rech./Sc. (Spéc.). Conception de l’expérimentation, défendue par Pierre DUHEM (1861-1916), selon laquelle ce n’est jamais une hypothèse ou une variable isolées qui sont soumises au verdict de l’expérience, mais plutôt un réseau conceptuel au sein duquel naît cette hypothèse ou apparaît cette variable. VA approche ethnographique, B; approche organique, A.

A. Étym. Du grec holos, entier, total; de l’anglais whole, tout, ensemble, entier, totalité et de wholeness, intégralité; chez les Hindous, Holi est une fête qui se réfère à la pleine lune.

B. Approche holistique/écologique. L’approche holistique peut s’appliquer à n’importe quel objet ou phénomène. Par contre, l’approche écologique ne se rapporte qu’à certains types d’ensembles, à des organismes ou des systèmes dotés de vie. Pour Fritjof CAPRA (1990) : « L’approche holistiquene va pas nécessairement au-delà du système considéré, tandis que l’approche écologique doit embrasser la manière dont le système en cause se trouve enchâssé dans des systèmes plus vastes. »

C. Conception de la personne comme « holon ». Le paradigme de la symbiosynergie postule l’union de l’observateur et de l’observé et nous invite à avoir une vision essentiellement unitaire ou symbiotique de la réalité physique, biologique, spirituelle et cosmique. Cette vision unitaire suppose un nouveau totalisme qui accepte l’idée selon laquelle aucune partie ne peut être définie si ce n’est par rapport au tout (personnes, communautés, milieux biophysiques). Dans cette optique, l’homme est considéré comme « holon ». Ce terme vient du grec et se compose de on, particule, individu, et de holos, ensemble, totalité. La personne est unique, non quantifiable et en même temps, elle est totalité. Sous l’angle éducatif, cela suggère qu’il faut développer de nouveaux modèles cognitifs et de nouvelles attitudes pour accéder à une conscience critique de la situation de la personne dans l’univers, d’où la valorisation du savoir-devenir et du savoir-se situer, au lieu du savoir-avoir et du savoir-être __ CAPRA, F. (1990). V paradigme symbiosynergique.

D. Holon. Chaque sous-système est, à la fois, un organisme relativement autonome et un composant d’un organisme plus vaste; c’est un « holon » pour reprendre le terme d’Arthur KOESTLER, manifestant les propriétés indépendantes d’un tout et les propriétés dépendantes d’une partie. L’omniprésence de l’ordre dans l’univers prend une nouvelle signification : l’ordre à un niveau systémique est la conséquence de l’auto-organisation à un niveau plus large __ CAPRA, F. (1983).

E. Gestalt. La vision holistique, qui est souvent associée en psychologie avec le principe gestalt, maintient que les propriétés et les fonctions de la psyché ne peuvent être pleinement comprises en les réduisant à des éléments isolés, de même que l’organisme physique ne peut être pleinement compris en l’analysant par rapport à ses parties. La vision fragmentée de la réalité représente non seulement un obstacle à la compréhension de l’esprit, mais également une caractéristique de la maladie mentale __ id.

F. Holiste/holistique. Holiste se dit d’un partisan de l’holisme; ce terme peut être un nom ou un adjectif. Holistique ne s’utilise qu’à titre d’adjectif.

G. Approche holistique/globale. Dans un sens général, ces deux expressions sont équivalentes. Dans un sens spécifique, l’approche holistique est une vision particulière de l’approche globale; elle fait surtout référence au mode d’intervention sur un phénomène, une situation ou un objet dont la représentation a été produite par une approche globale.

H. Approche holistique/mécaniste. Ces deux nouvelles doctrines — la conception mécaniste versus la conception intégrative ou holiste — naquirent toutes deux des études sur le système nerveux. Ceux qui empruntèrent l’approche matérialiste « réductionniste » — représentée par l’école du physicien et physiologiste Hermann von HELMHOLTZ — cherchaient à tout réduire à des rapports physiques fondamentaux. Ils étudièrent la conduction des impulsions nerveuses et d’autres caractères des nerfs, isolés de leur environnement. L’autre approche, celle adoptée par les chercheurs français et anglais, considérait le système nerveux comme un tout, ce qui conduisit ces chercheurs à faire une différence entre les nerfs qui amènent les influx nerveux à la colonne vertébrale et ceux qui emmènent vers la périphérie du corps les influx provenant de cette colonne vertébrale. L’école holiste se livra aussi particulièrement à l’étude des réflexes (comme ceux qui provoquent le mouvement brusque de la jambe lorsque l’on frappe sous la rotule) __ RONAN, C. A. (1988).

I. Approche contre la fragmentation. L’approche holistique tente de contrer deux formes interreliées de fragmentation : • la fragmentation des savoirs : lorsque l’objet d’apprentissage est situé hors contexte et morcelé en divers aspects et composantes considérés isolément, il se pose un problème de pertinence, de signification, d’intégration et de transfert de cet objet. La fragmentation des réalités est d’ailleurs à l’origine de la majorité des problèmes environnementaux et sociaux. Par exemple, lorsque les seuls aspects de la rentabilité économique sont considérés dans un projet, ce dernier risque d’avoir des répercussions négatives sur les systèmes vivants et les groupes sociaux; • la fragmentation du sujet qui apprend : lorsque seules certaines dimensions ou facultés du sujet sont sollicitées dans l’apprentissage, l’objet ne peut être appréhendé que sous certains angles et, par ailleurs, le développement intégral de la personne ne peut s’accomplir. (...) L’approche holistique tient compte idéalement de toutes les dimensions de la personne : cognitive, affective, morale, sociale, comportementale, etc. De plus, elle permet d’aborder un objet dans sa globalité __ SAUVÉ, L. (1994).

J. Approche holistique/réductionniste. L’approche réductionniste est à l’approche holistique ce que l’analyse est à la synthèse. Dans une vision globale de l’apprentissage et de la recherche, les deux approches, bien qu’étant des perceptions opposées, n’en demeurent pas moins complémentaires dans l’optique d’un cheminement cyclique qui tente de concilier le particulier au général. En outre, un certain réductionnisme est toujours nécessaire puisqu’on ne peut jamais étudier un objet dans toute sa totalité et dans toute l’étendue de son environnement. Bien que dans la réalité il faille raisonnablement délimiter notre vision holistique d’un objet d’étude, un souci constant doit tendre à situer sans cesse ce dernier dans un ensemble d’appartenance plus vaste.

K. Approche holistique/systémique. Un système, dans sa plus simple expression, se définit comme une réalité qui intéresse le chercheur, par exemple, le système scolaire, le système de transports, une situation d’enseignement, etc. (...) Lorsqu’on s’intéresse à la structure, ce sont les composantes du système, les phénomènes isolés qui font l’objet de questionnement par la voie réductionniste. Lorsqu’on s’intéresse au processus, c’est la dynamique entre les variables ou leurs interactions qui font alors l’objet de questionnement par la voie holistique __ OUELLET, A. (1994).


APPROCHE HUMANISTE

1. Adm./Gest. VA culture organisationnelle, G; gestion, A.

2. Cur./Did./Péd. V enseignement autodirigé. VA approche, H.7; design pédagogique, C.1; discours pédagogique, 4; éducation fondamentale, E; modèle pédagogique, C; motivation, B et F; schéma curriculaire, D.2, D.5, D.6 et E; troubles de comportement, H.


APPROCHE HYPOTHÉTICO-DÉDUCTIVE

Épist./Rech. Ant. approche inductive. V approche axiomatique/descendante; méthode déductive.


APPROCHE INDIVIDUALISTIQUE

Rech./Sc. Syn. approche analytique/atomistique. VA approche, I et J.


APPROCHE INDUCTIVE

Rech. Approche qui s’appuie sur des cas particuliers pour en arriver à l’établissement d’une proposition générale. Ex. : La proposition : « Tous les corbeaux sont noirs... »est établie inductivement à partir de l’observation de n corbeaux noirs. Ant. approche déductive. V empirisme. VA phénoménologie, F. EA approche analytique.

A. Origine. Francis BACON (1561-1626) passe pour l’initiateur de cette méthode. S’opposant au dogmatisme des scolasticiens qui recourent à l’œuvre d’Aristote comme à un argument d’autorité, BACON propose de trancher les débats concernant les faits par le recours à l’observation et à des procédés de généralisation à partir de ces observations.

B. Induction/déduction/hypothèse. Les empiristes (en particulier les membres du Cercle de Vienne) ont tenté d’établir que les sciences expérimentales procèdent inductivement de l’observation de faits (rapportés dans des énoncés protocolaires) à l’établissement de lois à l’aide d’une logique inductive (CARNAP, R., 1970). Cette conception de la recherche a cependant le défaut de faire de tout énoncé scientifique général (loi ou théorie) une hypothèse admise provisoirement en vertu d’un degré de confirmation que lui confèrent les observations. Pour surmonter cette difficulté, qui est le problème de l’induction mis en évidence par David HUME (1711-1776), Karl R. POPPER (1902-1994) suggère que les sciences expérimentales procèdent déductivement et tentent de réfuter leurs hypothèses.


APPROCHE INSTRUMENTALE

Cur./Did. VA schéma curriculaire, D.3.


APPROCHE INTÉGRATIVE

Phi./Rech./Sc. Qsyn. approche holistique.


APPROCHE INTERCULTURELLE

Did./Éduc. cult./Péd./Rech. Façon de percevoir, d’aborder un projet ou de résoudre un problème en s’inspirant des intersections entre les données de deux, de quelques ou de plusieurs cultures.V interculturalisme.


APPROCHE INTERDISCIPLINAIRE

Did./Péd./Rech. Façon générale d’aborder un projet ou de résoudre un problème en faisant interagir et en combinant des données et des approches issues de diverses disciplines. Ex. : étude des problèmes d’apprentissage d’un enfant parune équipe formée d’un pédagogue, d’un psychologue, d’un médecin et d’un sociologue. V décloisonnement des apprentissages/habiletés/matières; interdisciplinarité. VA analogie méthodologique, B; approche cybernétique, D; approche monodisciplinaire, C et D; approche systémique, E.

A. Étym. Du latin inter, entre, parmi, dans le sens de réciprocité.

B. Échanges. En plus de concourir à la réalisation d’un projet ou à la solution d’un problème, les interactions entre les disciplines conduisent à des enrichissements mutuels. La relation peut dépasser le simple échange d’idées, pour atteindre l’interpénétration conceptuelle, l’intégration réciproque des méthodes, des données et de l’orientation de la recherche. L’approche interdisciplinaire peut être également le fait d’une ou de plusieurs personnes.

C. Domaine de l’intervention. Dans ce domaine, l’interdisciplinarité consiste à favoriser l’intégration des interventions en préconisant l’interrelation systématique entre les intervenants de disciplines différentes, en vue d’une meilleure compréhension des motifs et des modes d’intervention et d’une plus grande efficacité dans des tâches et des fonctions souvent trop spécifiques pour être comprises et intégrées par les sujets concernés __ RAYMOND, L. (1986).

D. Enseignement. Une grande dose d’ouverture d’esprit et de souplesse est exigée aujourd’hui de la part des personnes engagées dans l’enseignement, car, dans une perspective interdisciplinaire, un enseignement harmonieux doit pouvoir concilier l’universalisme inhérent à la pensée scientifique et le relativisme des disciplines scientifiques qui sont attentives à la pluralité des modes de vie, des sagesses et des sensibilités culturelles __ LALIBERTÉ, J. (1987).

E. Finalité. Le partage et l’écoute du savoir semblent être les deux aspects essentiels qui représentent la finalité interdisciplinaire __ HUGUET, J.-M. (1989).

F. Créativité et innovation. Le contact entre plusieurs chercheurs relevant de disciplines différentes favorise la créativité et l’innovation __ CHUBIN, D. E. et al. (1986).

G. Intersection. On ne doit pas entendre par connaissance interdisciplinaire, comme il arrive trop souvent, la juxtaposition de monologues de spécialistes, ou même de dialogues de deux d’entre eux, appartenant à des disciplines voisines. L’espace interdisciplinaire est le champ unitaire de la connaissance, le noyau commun au sein duquel doivent s’interpénétrer toutes les études concernant la réalité humaine. Il n’est pas constitué par l’addition de toutes les spécialités, dont chacune se constituerait en parcelle autonome; il se fonde sur la négation des frontières, et sur le présupposé de l’unité nécessaire des moyens de connaissances qui ambitionnent de rechercher l’authentique visage de l’homme en tant qu’homme __ GUSDORF, G. (1967). Gusdorf (1968) nomme « mentalité magique » cette fréquente fausse conscience interdisciplinaire qui consiste « à réunir des spécialistes de spécialités différentes avec l’idée qu’un tel rassemblement suffirait à susciter un terrain et un langage communs entre ces individus qui n’ont par ailleurs rien en commun ».


APPROCHE INTRACULTURELLE

Did./Éduc. cult./Péd./Rech. Façon de percevoir, d’aborder un projet ou de résoudre un problème en s’inspirant de la logique interne et des particularités d’une seule et même culture.V intraculturalisme.


APPROCHE INTRADISCIPLINAIRE

Did./Péd./Rech. Approche d’un enseignement ou d’une recherche qui consiste à suivre la logique interne et la structure d’une discipline ou d’une matière de façon à intégrer les composantes en un tout cohérent. V discipline; intradisciplinarité. VA approche monodisciplinaire, C; matière, B.

Étym. Du latin intra,à l’intérieur.


APPROCHE LINÉAIRE

Cur./Did./Péd. VA approche ascendante, C. EA approche hélicoïdale.


APPROCHE MATHÉMATIQUE

Épist./Math./Rech. VA approche, H.3.


APPROCHE MÉCANISTE

1. Adm./Gest. VA E; culture organisationnelle, F; gestion, A.

2. Cur./Did./Péd. Approche pédagogique axée sur la transmission de connaissances et de valeurs prédéterminées, laquelle est assurée par la présence d’une enseignante ou d’un enseignant qui joue un rôle déterminant __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999). V paradigme rationnel. VA paradigme éducationnel, G; paradigme industriel, G. EA éducation traditionnelle.

3. Phi./Rech./Sc. Philosophie de la nature selon laquelle l’Univers et tout phénomène qui s’y produit peuvent et doivent s’expliquer d’après les lois des mouvements matériels __ Encyclopaedia Universalis dans BERTRAND, Y. et GUILLEMET, P. (1989). Ant. approche organique. VA approche systémique, J. TA béhaviorisme; empirisme; positivisme.

Caractéristiques de l’approche mécaniste (A à H)

A. Contenu de la communication. Centré sur les activités cognitives; transmission de connaissances hiérarchisées et disciplinaires et de valeurs prédéterminées; savoir-avoir __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999).

B. Moyens de la communication. Modèle de transformation unique dont les éléments ne varient pas et sont identiques d’une école à l’autre; modèle structuré selon les lois de l’organisation et de gestion industrielles; bureaucratisation et hiérarchisation des décisions; l’éducation se donne dans des organisations agréées à cette fin et contrôlées par l’État; l’administration et les services priment sur l’activité éducative __ id.

C. Destinataire. L’élève se conforme au modèle unique de transformation, reçoit le message prédéterminé et maîtrise ses émotions, son imagination, sa sensibilité, son affectivité __ id.

D. Relations entre le destinataire et le milieu. L’élève se comporte selon un modèle conforme aux normes socioculturelles acceptées par la majorité; évaluation du comportement par comparaison __ id.

E. Relations entre le destinataire et l’émetteur. L’élève est subordonné aux attentes et aux directives de l’enseignant __ id.

F. Émetteur. L’enseignant assure la transmission des connaissances et des valeurs prédéterminées; agent formel de socialisation de l’élève; responsable de l’évaluation de l’étudiant selon les normes socioculturelles acceptées par la majorité; domine, motive, dirige les élèves __ id.

G. Milieu. Le milieu détermine le comportement acceptable de l’élève; le milieu domine l’élève __ id.

H. Intention. Instruire l’élève par la transmission d’un savoir prédéterminé, hiérarchisé et disciplinaire; socialiser l’élève aux règles de fonctionnement de la société; contribuer à la permanence des orientations de la société industrielle __ id.


APPROCHE MONOCULTURELLE

Did./Éduc. cult./Péd./Rech. Façon de percevoir, d’aborder un projet ou de résoudre un problème dans l’optique exclusive d’une seule et même culture.V monoculturalisme.

Tableau comparatif des diverses approches culturelles.



APPROCHE MONODISCIPLINAIRE

Did./Péd./Rech. Action d’aborder un projet ou de résoudre un problème en se limitant aux données d’une seule discipline. V monodisciplinarité. VA compétence, W.

A. Étym. Du grec monos, seul.

B. Avantages. Depuis la tendance à l’interdisciplinarité dans les programmes d’études, la monodisciplinarité est devenue pour certains une approche à bannir absolument. Loin de revêtir une connotation péjorative, l’approche monodisciplinaire présente au contraire plusieurs avantages exclusifs. Elle est la seule qui puisse permettre l’accès aux concepts directeurs, à la terminologie, aux procédés, à la méthodologie ainsi qu’aux données particulières d’une discipline.

C. Tableau comparatif des diverses approches disciplinaires.


D. État de la question des approches disciplinaires. Il est d’usage courant de distinguer différentes approches interdisciplinaires en tenant compte de la classification proposée par l’OCDE (APOSTEL, L. et al., 1972) et reprise entre autres par l’UNESCO (1983) et par de nombreux auteurs. Jean Piaget (1972) et G. Gusdorf (1983) ne considèrent cependant que quatre formes d’interdisciplinarité : la multidisciplinarité, la pluridisciplinarité, l’interdisciplinarité proprement dite et la transdisciplinarité. Quant à Claude GERMAIN (1991), il relève qu’une distinction terminologique s’impose de prime abord. Les termes mono, pluri, multi, inter et transdisciplinarité font appel à deux points de vue distincts : d’une part, le point de vue du nombre de disciplines impliquées, et d’autre part, le point de vue du type de relations entre les disciplines. Sur le plan du nombre de disciplines, il est inutile de multiplier les termes : seule la distinction entre « une » et « plus d’une » disciplines paraît pertinente, autrement dit la distinction entre monodisciplinarité et pluridisciplinarité. Du point de vue du type de relations entre les disciplines (le cas de la monodisciplinarité étant mis à part), il semble y avoir trois possibilités, réparties sur un continuum : l’intradisciplinarité, l’interdisciplinarité et la transdisciplinarité. À l’une des extrémités du continuum, il y a l’intradisciplinarité, le degré zéro des relations entre les disciplines, c’est-à-dire absence à peu près totale de relations, absence de contacts, sinon quelques contacts fortuits et inorganisés, ou tout simplement juxtaposition, parallélisme ou agrégat de disciplines. Au degré suivant du continuum, il y a l’interdisciplinarité, qui se caractérise par l’interaction, c’est-à-dire la réciprocité des rapports entre les disciplines en cause. À l’autre extrémité du continuum, il y a le dépassement des disciplines, c’est-à-dire l’intégration disciplinaire totale : la transdisciplinarité. Épistémologiquement, il n’y a pas de distinction de nature, mais bien de degré entre les éléments de ce continuum __ GERMAIN, C. (1991). Pour sa part, Yves LENOIR (1991) propose une typologie de l’interdisciplinarité scientifique qui résulte de l’analyse comparative des propositions de classification provenant de différents auteurs (Althusser, L., 1974; Bastide, R., 1967; Benoist, J. M., 1983; Boisot, M., 1972; Bouchard, C., 1990; D’Hainaut, L., 1986; Heckhausen, H., 1972; Piaget, J., 1972; Resweber, J. P., 1981; Smirnov, S. N., 1983). Cette typologie s’appuie sur celle de Erich JANTSCH (1972) et a été quelque peu modifiée à partir des analyses de Guy PALMADE (1977). Au niveau le plus bas, se retrouve la monodisciplinarité, ou unidisciplinarité, qui désigne une science considérée en elle-même. L’intradisciplinarité renvoie à la structuration interne des composantes d’un champ disciplinaire. La multidisciplinarité consiste en une juxtaposition de deux ou de plusieurs disciplines. La pluridisciplinarité est la juxtaposition de disciplines diverses, se situant généralement au même niveau hiérarchique (c’est-à-dire de même degré de structuration interne), et groupées de manière à souligner les relations entre elles. Les contacts entre ces disciplines, qui apparaissent plus ou moins voisines, sont alors de type égalitaire. La disciplinarité croisée suppose l’imposition de l’axiomatique d’une discipline à d’autres disciplines de même importance, avec lesquelles elle entre en relation. L’interdisciplinarité auxiliaire, ou instrumentale, se réfère à l’utilisation par une discipline de méthodes appartenant originellement à une autre. L’interdisciplinarité complémentaire, ou d’emboîtement, implique des chevauchements au niveau des objets d’études. L’interdisciplinarité transversale, prise dans le sens d’un cheminement « à travers », ou transdisciplinarité au sens restreint, est généralement locale, ne rejoignant que quelques disciplines, et se caractérise par l’identification de concepts, d’une terminologie, de méthodes, de techniques, etc., qui, bien qu’appartenant à d’autres disciplines, sont utilisés de façon commune par les disciplines considérées. L’interdisciplinarité structurale, que d’aucuns seraient tentés d’appeler la « vraie » interdisciplinarité, désigne des rapports étroits et égalitaires entre les éléments fondamentaux de disciplines qui peuvent éventuellement déboucher sur la formation d’une nouvelle discipline. La codisciplinarité enfin, ou transdisciplinarité au sens large, dans le sens de « au-delà », de « transcender », fait référence à une harmonisation conceptuelle de disciplines qui conduit à la mise en place d’une nouvelle discipline, à un système axiomatique général ou à une théorie qui permet de rassembler un groupe de disciplines. Pour notre part, nous gardons le terme « interdisciplinarité » pour exprimer les relations entre disciplines scientifiques de façon générique, et nous le qualifions au besoin pour caractériser l’une ou l’autre forme interdisciplinaire. Nous ne retenons pas le terme « transdisciplinarité » à cause du double sens (« au travers », « au-delà ») dont il est chargé, mais aussi parce qu’il existe une propension à lui accoler une signification de métaépistémologie, sinon de métascience. À sa place, il est fait appel soit à l’interdisciplinarité transversale, soit à la codisciplinarité, cette dernière indiquant bien l’harmonisation conceptuelle qui s’établit entre deux ou plusieurs disciplines et qui peut conduire à la création d’une nouvelle science. Cependant, si tel est le cas, une fois cette création menée à terme, cette nouvelle science devient une nouvelle discipline, et ne renvoie plus à l’interdisciplinarité, celle-ci n’existant qu’entre disciplines. Sans quoi, il faudrait admettre l’universalité de l’interdisciplinarité, puisque toutes les branches scientifiques se sont progressivement constituées et détachées les unes des autres à partir de la philosophie, et reconnaître, dès lors, la futilité d’une réflexion sur cette question __ LENOIR, Y. (1991). VA transdisciplinarité, A.


APPROCHE MORALE

Did./Péd. Approche de l’enseignement-apprentissage qui vise l’acquisition d’une éthique et de valeurs personnelles ainsi que leur transposition dans la vie quotidienne. V valeur.

Postulat : la primauté des valeurs comme fondements de l’agir __ SAUVÉ, L. (1994).


APPROCHE MULTICULTURELLE

Did./Éduc. cult./Péd./Rech. Façon de percevoir, d’aborder un projet ou de résoudre un problème en ayant recours aux données de plusieurs cultures distinctes et parallèles. V multiculturalisme.


APPROCHE MULTIDISCIPLINAIRE

Did./Péd./Rech. Recours à un nombre important de disciplines parallèles lors d’une étude, d’une activité ou de la résolution d’un problème. V multidisciplinarité. VA approche monodisciplinaire, C et D.

A. Étym. Du latin multi, nombreux.

B. Spécificité. Il y a mise à profit de plusieurs disciplines, prises isolément, sans que ces dernières interagissent.


APPROCHE NATURELLE

Did./Ens. lang./Péd. VA approches didactiques en langues, D.



APPROCHE NÉOBÉHAVIORISTE

Did./Péd./Psych. VA motivation, G.


APPROCHE NEUROLINGUISTIQUE (ANL)

Ens. lang./Ens. L2. Nouveau paradigme pour l’acquisition efficace d’habiletés de communication dans l’apprentissage d’une langue seconde en milieu institutionnel scolaire, conçue par Claude GERMAIN et Joan NETTEN (2012a, 2004), constitué de l’intégration de trois grands courants de recherche : les neurosciences éducatives (notamment la théorie neurolinguistique du bilinguisme de PARADIS, M., 2004), la psychologie sociale génétique néopiagétienne (PERRET-CLERMONT, A.–N., 1996; VYGOTSKI, L. S., 1985) et une conception élargie de la littératie __ GOUVERNEMENT DE L’ONTARIO (2004). V théorie neurolinguistique du bilinguisme.

A. Intégration de trois domaines de recherche : neurosciences cognitives; psychologie sociale génétique néopiagétienne; conception élargie de la littératie.

A1. Contribution des neurosciences cognitives. Selon la théorie neurolinguistique du bilinguisme de PARADIS, M., (2004), il n’y a pas de connexion directe entre mémoire procédurale et mémoire déclarative. V théorie neurolinguistique du bilinguisme. Dans l’apprentissage d’une langue, le cerveau recourt à deux genres de mémoires : la mémoire déclarative, celle des faits, c’est-à-dire du savoir (le vocabulaire, les règles de grammaire la conjugaison des verbes) et la mémoire procédurale, celle des habiletés, c’est-à-dire de la phonétique et de la morphosyntaxe. Mais, selon la théorie neurolinguistique du bilinguisme de PARADIS, contrairement à ce que l’on croyait jusqu’ici, il n’y a pas de connexion directe entre ces deux mémoires. Le savoir peut certes intervenir sur l’habileté lors d’une activité réelle de communication mais, en pareil cas, le savoir présuppose en quelque sorte le développement initial de l’habileté : par exemple, la personne qui dit Si j’aurais su… OUPS!... Si j’avais su!, en s’autocorrigeant, recourt à sa mémoire déclarative, c’est-à-dire à un savoir explicite (« après si, on utilise l’imparfait et non le conditionnel »). Mais, il s’agit de l’intervention d’un savoir sur une habileté préexistante. C’est d’ailleurs pourquoi, dans l’ANL, il est question d’habileté plutôt que de « connaissance procédurale » (car ce sont des habiletés, et non des savoirs, qui relèvent de la mémoire procédurale); également, il est question d’habileté plutôt que de « savoir-faire » (car pareille terminologie pourrait laisser entendre que le savoir se transforme en habileté).

En bref :

• la compétence implicite, sous-tendue par la mémoire procédurale, et le savoir explicite, sous-tendu par la mémoire déclarative, sont deux aspects distincts du fonctionnement neuronal;

• il n’y a pas de relation directe entre les deux;

• le savoir explicite ne peut pas se transformer en compétence implicite.

A1.1. Centre du langage. Dans le cerveau, il n’y a pas un seul centre spécifique du langage. Contrairement à une croyance encore très largement répandue, il n’existe pas un centre spécifique du langage dans le cerveau. Le cerveau apparait maintenant comme une entité d’une extrême complexité, comme on peut le voir ici :


Le cerveau : une entité d’une extrême complexité – absence d’un centre spécifique du langage __ DAMASIO, A. et DAMASIO, H. (1997)

A1.2. Trajectoires cerveau-œil/oreille. En outre, si on examine ce qui se passe simplement dans la mémoire déclarative, on se rend compte que tout ce qui entre dans le cerveau par l’œil ne suit évidemment pas la même trajectoire que ce qui entre dans le cerveau par l’oreille. Il ne peut s’agir que de connexions neuronales distinctes. Cela signifie donc qu’un même mot (comme le mot « marteau »), lorsqu’il est entendu ne réactive pas les mêmes circuits neuronaux du cerveau que lorsqu’il est lu ou lorsqu’il est dit, ou même, lorsqu’il est pensé – comme le révèlent les scans suivants du cerveau (GERMAIN, C., 2015a) :


Le langage et la mémoire déclarative __ DAMASIO, A. et DAMASIO, H. (1997)

A1.3. Données en contexte. Le cerveau enregistre ses données (savoirs et habiletés) avec ses contextes d’apprentissage. C’est le principe du « processus de transfert approprié ». En effet, « les recherches dans les neurosciences cognitives montrent que le cerveau emmagasine ses données avec leurs contextes. Il est plus facile de repérer des données dans le cerveau si le contexte dans lequel ces données sont utilisées est semblable au contexte dans lequel elles ont été apprises » __ SEGALOWITZ, N. (2010).

A1.4. Motivation à communiquer. Le système limbique du cerveau évalue le désir de communiquer. C’est ainsi que dans l’apprentissage habituel d’une L2, centré sur les savoirs, la conjugaison des verbes et les règles de grammaire, il n’y a pratiquement pas de réaction émotive associée au plaisir ou au désir de communiquer : le système limbique n’est pas activé. C’est pourquoi il n’y a pas de motivation. Inversement, lorsqu’il s’agit d’un message réel, authentique, le système limbique est activé, ce qui augmente la motivation à communiquer.

A2. Contribution de la psychologie sociale génétique néopiagétienne. Les interactions entre apprenants contribuent non seulement au développement d’une grammaire interne individuelle, mais également au développement général de l’individu, sur les plans social et cognitif __ VYGOTSKI, L. S. (1985). Selon les tenants de la psychologie sociale génétique néopiagétienne (comme PERRET-CLERMONT, A.–N., 1996), lorsqu’un apprenant s’implique dans une interaction sociale, il rejette ou modifie ses préconceptions et, comme résultat, développe de nouvelles compréhensions et habiletés intellectuelles. Il y aurait même une relation causale entre l’interaction sociale et le développement cognitif et la réorganisation de la pensée __ DOISE, W. et MUGNY, G. (1981); SCHUBAUER-LEONI, M. L. (1989); VYGOTSKI, L. S. (1985). Dès lors, dans l’ANL, afin de s’assurer que les apprenants développent leur propre compétence implicite (leur grammaire interne), ils sont incités à participer régulièrement à des interactions sociales au cours desquelles ils utilisent leur L2. Du coup, c’est cette dimension de l’ANL qui permet d’apporter une contribution à l’éducation générale de l’apprenant __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2005).

A3. Contribution d’une conception élargie de la littératie. Habituellement, lorsqu’il est question de littératie, la plupart des chercheurs et des pédagogues font simplement référence à la langue écrite : lecture et écriture __ JAFFRÉ, J.-P. (2004). V littératie. Toutefois, les auteurs de l’ANL ont recours à une conception beaucoup plus globale de la littératie : la littératie est définie comme « la capacité d’utiliser le langage et les images, de formes riches et variées, pour lire, écrire, écouter, parler, voir, représenter et penser de façon critique. Elle permet d’échanger des renseignements, d’interagir avec les autres et de produire du sens » __ GOUVERNEMENT DE L’ONTARIO (2004). Dans cette perspective, les auteurs de l’ANL ajoutent qu’en L2, « il peut alors être question de bilittératie, c’est-à-dire de la capacité à utiliser la langue et les images pour communiquer dans deux langues ». __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2012b). V cercle de la littératie.

A4. Tableau synthèse : Intégration de trois domaines de recherche. Les données des recherches issues notamment des neurosciences cognitives, de la psychologie sociale génétique néopiagétienne et d’une conception élargie de la littératie ont été reformulées en termes pédagogiques par les auteurs de l’ANL sous la forme de cinq principes fondamentaux __ adaptation de GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2015) :

PRINCIPES DE L’ANL

Données de recherches

Principes fondamentaux

développement d’une compétence implicite (PARADIS, ELLIS)

  1. COMPÉTENCE IMPLICITE
    acquisition d’une grammaire interne, non consciente

2.

conception élargie de la littératie (GOUVERNEMENT DE L’ONTARIO)

  1. LITTÉRATIE
    recours à une pédagogie de la littératie spécifiqueà la L2

3.

effet des interactions sociales sur le développement cognitif (VYGOTSKI; PERRET-CLERMONT)

  1. DÉVELOPPEMENT COGNITIF
    recoursà la pédagogie du projet

4.

importance du principe du « processus de transfert approprié » – PTA (SEGALOWITZ)

  1. AUTHENTICITÉ
    création en salle de classe de situations authentiques de communication

5.

nécessité des interactions sociales pour la communication (VYGOTSKI).

  1. INTERACTION
    recours en salle de classe à des stratégies interactives de communication.

B. Cinq principes fondamentaux de l’ANL __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2015).

B1. Principe 1 : l’apprentissage d’une L2 à des fins de communication ou d’interaction sociale nécessite le développement d’une compétence implicite, c’est-à-dire d’une grammaire interne, non consciente. D’après les recherches en neurolinguistique, la compétence implicite est composée de patterns ou de réseaux de connexions neuronales enregistrées dans la mémoire procédurale. Son acquisition nécessite l’utilisation et la réutilisation d’un nombre limité de structures langagières et de mots de vocabulaire dans des situations authentiques de communication, avec un niveau de fréquence suffisamment élevé pour que le cerveau soit en mesure de détecter et d’enregistrer les régularités sous-jacentes.C’est alors que peuvent se développer les connexions neuronales, ou parcours, qui permettent à l’apprenant d’utiliser la langue avec spontanéité __ PARADIS, M. (2004); ELLIS, N. (2011). C’est un concept qui est basé sur la statistique plutôt que sur la pédagogie. En tant que telle, la grammaire interne ne peut être ni enseignée, ni apprise : elle ne peut qu’être acquise. C’est alors à l’enseignant de créer en salle de classe les conditions les plus susceptibles de favoriser l’acquisition de la langue. V acquisition/apprentissage.

B2. Principe 2 : L’appropriation d’une langue à des fins de communication consiste à développer des habiletés en littératie. Dans l’ANL, la littératie est comprise comme la capacité d’utiliser la langue et les images pour interpréter et comprendre l’environnement. Ainsi conçue, la littératie n’est pas un savoir mais une habileté. VA D. cercle de la littératie. Cela signifie notamment mettre la priorité sur le développement oral, compte tenu surtout du fait que cet aspect est associé aux gestes et à la mimique et également à cause du rôle crucial que jouent les phénomènes d’ordre prosodique dans une langue, un point de vue confirmé par certaines recherches en neurodidactique, qui prônent le développement de la production orale avant la lecture et l’écriture __ HUC, P. et VINCENT SMITH, B. (2008).

B3. Principe 3 : Recourir à la pédagogie du projetfacilite le recours à des tâches exigeantes sur les plans langagier et cognitif.Afin de faire acquérir une grammaire interne, l’attention est portée sur le message plutôt que sur la forme langagière, puisque la grammaire interne ne peut être acquise que de manière non consciente, c’est-à-dire sans porter consciemment attention aux formes de la langue __ PARADIS, M. (2004, 2009). Dans l’ANL, pour faciliter la création de situations signifiantes et de tâches intéressantes et cognitivement exigeantes pour les élèves, le contenu à enseigner est organisé en séquence, allant de quelques miniprojets à un projet final. Les activités proposées ne sont donc pas isolées et requièrent la participation active des élèves, ce qui fait appel aux mécanismes cérébraux nécessaires pour un apprentissage réussi de la langue __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2015).

B4. Principe 4 : Apprendre à communiquer dans une L2 nécessite une utilisation de la langue dans des situations authentiques de communication. L’habileté à communiquer avec spontanéité ne saurait être apprise par des exercices contrôlés ou par la mémorisation de dialogues où l’accent est mis sur les formes langagières et la mémoire déclarative. Aussi, ce genre de langage n’est pas suffisamment contextualisé pour être récupéré par le cerveau dans des situations de communication réelles, en vertu du principe de transfert approprié __ SEGALOWITZ, N. (2010). VA grammaire contextuelle/processus de transfert approprié). Seule la communication authentique fait appel aux mécanismes cérébraux qui sont nécessaires pour qu’il y ait effectivement acquisition, tels ceux liés à la motivation. Dans le cadre de l’ANL, toute communication en classe se fait toujours dans la L2 et prend la forme de conversations authentiques au cours desquelles compréhension orale et production orale sont intimement liées __ BRUMFIT, C. (1984). Il ne s’agit donc pas d’une seule question et d’une seule réponse, sans suite. Il est recommandé, dans l’ANL, d’enchaîner avec un commentaire ou une autre question « naturelle », qui fait suite à la réponse personnalisée de l’apprenant, en adoptant un style plutôt « conversationnel ». Par exemple, si l’apprenant vient de parler ce qu’il a pris pour déjeuner, l’enseignant peut demander si c’était bon, ou s’il y a d’autres apprenants qui ont pris la même chose (plutôt que de dire, tout simplement : Très bien). Sinon, l’enseignant risque de retomber dans la psychologie behavioriste consistant à faire simplement répéter par tous les apprenants la même réponse, sans implication personnelle de la part des apprenants.

B5. Principe 5 : Le recours à des stratégies d’enseignement interactives contribue à l’amélioration de la communication langagière et au développement cognitif de l’apprenant. Dans l’ANL, il n’y a pas de dialoguesà faire mémoriser car, même si cela peut parfois être perçu par certains enseignants comme une activité d’interaction, il ne s’agit nullement d’une conversation naturelle (spontanée) ou authentique, qui ne fait pas vraiment appel aux sens et aux émotions. De plus, l’apprenant qui ne ferait que répéter un dialogue appris par cœur ne se sentirait nullement impliqué cognitivement dans sa conversation. Une telle tâche se situe d’ailleurs au niveau le plus bas dans la taxonomie de BLOOM, ce qui signifie qu’elle contribue peu au développement cognitif de l’apprenant. VA taxonomie du domaine cognitif, B.À la place, dans l’ANL, l’interaction entre les élèves est un ingrédient essentiel dans le développement de la grammaire interne et de la capacité à communiquer avec spontanéité.

C. Principaux concepts de base de l’ANL.

C1. Acquisition/apprentissage : ces deux termes ont surtout été mis en opposition par KRASHEN, S. (1981) pour qui le terme acquisition fait référence à des mécanismes psychologiques non conscients qui se déroulent en milieu dit « naturel », alors que le terme apprentissage fait plutôt référence aux mécanismes conscients qui se déroulent en milieu d’enseignement formel. Il est alors question d’acquisition par l’enfant de sa L1, et d’apprentissage d’une L2/LÉ en milieu scolaire. Cette opposition a alors été contestée par plusieurs chercheurs parce qu’à l’époque, elle ne reposait sur aucune donnée empirique d’observation. Toutefois, s’il est vrai qu’au début des années quatre-vingt on ne disposait pas de données empiriques permettant de justifier la distinction entre acquisition et apprentissage, cela n’est plus le cas de nos jours. En effet, d’une part, grâce à des scans du cerveau, il est maintenant possible d’observer une différence nette entre les mécanismes cérébraux non conscients, ou acquisition, qui relèvent de la mémoire procédurale, et les mécanismes conscients, ou apprentissage, qui relèvent de la mémoire déclarative. Avec l’ANL « il parait possible de faire non seulement apprendre une L2/LÉ mais de la faire acquérir, même en milieu scolaire » (GERMAIN, C., 2015b) selon plusieurs chercheurs parce qu’à l’époque, elle ne reposait sur aucune donnée empirique d’observation V acquisition; apprentissage.

C2. Grammaire interne (non consciente)/grammaire externe (consciente)et grammaire de l’oral/grammaire de l’écrit. Selon les auteurs de l’ANL, pour apprendre à communiquer dans une L2, il est nécessaire de s’approprier deux grammaires distinctes : une grammaire interne, non consciente, constituée de régularités statistiques fréquentes, ainsi qu’une grammaire externe, consciente, constituée de règles. Cette dernière relève de la mémoire déclarative alors que la première relève de la mémoire procédurale, sans lien direct entre les deux. Ce qui ne signifie pas, évidemment, que la grammaire consciente n’intervienne jamais dans la production de la langue orale : dans certaines situations formelles, lors d’une conférence, par exemple, il est tout à fait possible de s’arrêter à la formulation de certaines phrases en faisant intervenir sa grammaire consciente, ce qui, d’ailleurs, affecte partiellement l’aisance et le débit oral. Également, tout processus d’autocorrection, lors d’une production orale, implique le recours à un mécanisme conscient initial. Inversement, l’écrit peut faire appel à des « automatismes » non conscients comme, par exemple, la formation « automatique » des lettres dans l’acte d’écrire. Au final, il y a autant de différence entre la grammaire interne et la grammaire externe qu’entre un processus et un produit __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2013a; 2014).

C2.1. Grammaire de l’oral/interne. Dans l’ANL, la grammaire de l’oralconstitue l’une des composantes de la grammaire interne. Elle réfère aux habiletés orales non conscientes de la grammaire interne. Quant aux composantes écrites, ou habiletés également non conscientes dans le domaine de l’écrit (lecture et écriture), elles constituent une autre composante de la grammaire interne. Inversement, la grammaire de l’écrit réfère aux composantes écrites, ou savoir conscient, de la grammaire externe. Quant aux composantes orales de la communication, qui réfèrent parfois à un savoir conscient (comme l’autocorrection, à l’oral), elles constituent une autre composante de la grammaire externe. V tableau synthèse qui suit.

C2.2. Tableau synthèse : relations entre la théorie neurolinguistique de PARADIS, M. et l’ANL __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2015).


C3. Grammaire contextuelle. Dans l’ANL, le concept de grammaire contextuelle découle notamment du principe du processus de transfert approprié (PTA – SEGALOWITZ, N., 2010). En vertu de ce principe, le développement de la grammaire externe, ou savoir explicite, débute avec la lecture de textes authentiques. Il s’agit d’abord, dans l’une des phases de l’enseignement de la lecture, de faire observer un certain nombre d’occurrences ou de cas, dont l’enseignant fait formuler la règle par l’élève, tout en l’orientant ou en le guidant conceptuellement : par exemple, l’accord du verbe avec le sujet, l’accord de l’adjectif, etc. – dans la mesure où il s’agit de phénomènes langagiers spécifiques à la langue écrite (c’est ainsi, par exemple, que la « règle » de la place de l’adjectif épithète, en français, n’est pas enseignée, dans l’ANL, car il s’agit d’un phénomène propre à la langue orale). En ce sens, pour développer la grammaire externe, l’ANL recourt à une démarche inductive d’apprentissage. Ainsi, la grammaire externe, telle que conçue dans l’ANL, n’est pas synonyme de grammaire traditionnelle déductive (partir de la règle et en faire faire des applications), ni d’enseignement de règles hors contexte (à partir, par exemple, de phrases isolées, hors contexte). Il s’agit d’une grammaire en usage – une grammaire contextuelle – telle qu’utilisée dans des textes authentiques de lecture.

D.  Cercle de la littératie/pédagogie de la littératie spécifique à la L2.

Le cercle de la littératie, selon l’ANL __ GERMAIN, C. ET NETTEN, J. (2013)

Même si la définition est la même dans le cas de la L1 et dans celui d’une L2, la conception de la pédagogie de la littératie développée par les auteurs de l’ANL se veut spécifique à la L2 plutôt qu’un simple calque des conceptions qui ont habituellement cours pour caractériser la pédagogie de la littératie en L1. La nécessité d’une pédagogie spécifique vient du fait qu’avant de faire lire et écrire dans une L2, il importe de faire d’abord construire par l’élève sa grammaire interne __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2014). C’est que, pour lire correctement dans une L2, l’élève doit être en mesure de faire des liens entre mots du texte lu, afin de créer un sens. Or, si ces liens ne sont pas d’abord faits oralement, l’élève aura tendance à lire mot à mot sans pouvoir dégager le sens général de la phrase. Une autre raison est que, pour lire correctement, il faut être capable de faire le lien correct entre un son et ses graphies. Par exemple, si un élève anglophone voit d’abord à l’écrit le mot blanc avant d’apprendre à le prononcer correctement en français, il aura tendance à le lire comme blank. Et si la lecture doit précéder l’écriture, c’est qu’il est essentiel d’observer d’abord comment la langue est écrite avant de l’écrire __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2013a).

D1. Développement de la langue orale. C’est pourquoi, dans l’ANL, une importante place est d’abord être consacrée au développement de la langue orale, c’est-à-dire à la grammaire interne.

D2. Lecture. Puis, ce n’est que dans un second temps, lorsque la grammaire interne permet à l’apprenant de s’exprimer oralement avec une certaine aisance et spontanéité, qu’est introduite graduellement, avec la lecture de textes authentiques, la « grammaire externe », ou savoir explicite. V grammaire contextuelle. Mais, même s’il s’agit d’une phase consacrée à la « lecture », elle est précédée d’une longue étape de préparation orale ou phase de contextualisation.

D3. Écriture. Dans un troisième temps, suit l’écriture, considérée comme une phase d’application, le cas échéant, des règles observées jusque-là, au moment de rédiger des textes authentiques de communication. Or, là encore, comme il s’agit d’une L2, « on ne peut commencer l’écriture d’un texte sans une préparation orale, ou phase de contextualisation. Il s’agit d’aider les élèves à bâtir d’abord leur grammaire interne de la L2, avant de les faire écrire, car en début d’apprentissage d’une L2, on ne peut écrire que ce que l’on peut d’abord dire ». C’est ce qui caractérise les trois premières étapes, illustrées dans la partie gauche du cercle de la littératie, où les lignes en continu réfèrent à la phase d’apprentissage proprement dit __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2012b).

D4. Utilisation et réutilisation de la langue apprise. Puis, comme on écrit pour être lu, les compositions des apprenants, qui renferment des messages propres à chacun sur une thématique commune, sont alors distribuées aux autres camarades de la classe afin d’être lus. Une fois les textes lus, afin de « boucler la boucle », quelques apprenants rapportent alors oralement, aux autres camarades, l’essentiel du message des compositions lues. Dans le graphique, les lignes en pointillé réfèrent à la phase d’utilisation et de réutilisation de la langue apprise.

D5. De l’oral à l’oral. Ainsi, « dans le cadre d’une pédagogie de la littératie spécifique à la L2, on commence par faire utiliser la langue orale par les élèves afin de bâtir leur grammaire interne et on finit en la faisant réutiliser dans de nouveaux contextes. C’est ainsi qu’une pédagogie de la littératie spécifique à la L2 commence avec l’oral et finit avec l’oral ». Faire débuter l’apprentissage d’une L2 par l’apprentissage de règles de grammaire et/ou la conjugaison de verbes, comme cela est couramment le cas, est considéré par les auteurs de l’ANL comme un détour __ id.

E.  Pédagogie de la phrase. L’une des caractéristiques de la pédagogie à la base de l’ANL est qu’elle est centrée avant tout sur la phrase plutôt que sur la simple appropriation de mots de vocabulaire. Dans cette optique, selon les auteurs de l’ANL, il est préférable de ne faire apprendre qu’un nombre restreint de mots de vocabulaire (quatre ou cinq, par exemple) que l’apprenant peut effectivement utiliser dans des phrases qu’il construit, plutôt que de lui en faire apprendre un grand nombre isolés de leur contexte (une trentaine, par exemple) qu’il ne peut utiliser et qui ne présentent pas d’intérêt personnel pour lui.

E1. Développement d’une grammaire interne. C’est qu’il est impossible pour un apprenant de développer une grammaire interne à partir d’une présentation « verticale » de la langue (des listes de mots de vocabulaire) : pour développer une grammaire interne, il faut travailler sur le plan « horizontal », sur le plan de la phrase, de manière à établir des liens, non conscients, entre les différents éléments de la langue. Sans grammaire interne, l’apprenant est incapable de communiquer avec spontanéité en L2 __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2015).

F.  Précision langagière/aisance à communiquer.

F1. Définitions. Alors que dans la plupart des méthodes ou approches sur la marché, la précision est conçue uniquement comme un « savoir », dans l’ANL, elle est définie à la fois comme un « savoir » et comme une « habileté ». Elle est définie comme « la connaissance correcte que possède un individu des règles d’une langue ainsi que l’habileté à utiliser correctement ces règles dans une situation socioculturelle de communication » __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2001). C’est pourquoi, dans l’ANL, il est parfois question, selon les contextes, de précision-savoir ou de précision-habileté.

F1.1. Quant à l’aisance à communiquer, elle est définie dans l’ANL comme « l’habileté à mettre en relation avec facilité les composantes d’une compétence de communication : compétence grammaticale, compétence discursive et compétence socioculturelle, dans une situation réelle de communication. Et, par la négative, l’absence d’aisance peut se traduire, selon l’état de développement de cette compétence à l’oral, par exemple, par des hésitations, des pauses, des longueurs, des reprises, etc. » __ BRUMFIT, C. (1984); GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2001). Il s’agit donc, essentiellement, d’une habileté.

F2. Correction de l’erreur. Dans l’ANL, on souligne l’importance de corriger les erreurs à l’oral puisque c’est ce qui, en fin de compte, remplace l’apprentissage de la grammaire (explicite) pour tout ce qui a trait au développement d’une compétence implicite. Les erreurs qui proviennent de l’oral sont des erreurs de grammaire interne et relèvent donc de la mémoire procédurale. Inversement, les erreurs spécifiques à l’écrit relèvent de la mémoire déclarative. Or, dans la mesure où la morphosyntaxe de la plupart des énoncés (du moins, avec des apprenants débutants ou faux débutants) est la même à l’oral et à l’écrit, il importe de corriger les erreurs à la source, en quelque sorte, c’est-à-dire au moment où elles se produisent à l’oral. Une idée essentielle de l’ANL est que le développement de la grammaire interne ou mentale de l’élève doit précéder le développement de sa grammaire externe. Dès lors, si la grammaire interne est incorrecte, la langue écrite sera nécessairement incorrecte dans la mesure où on écrit ce que l’on dit spontanément dans notre tête. V cercle de la littératie. Cela permet d’expliquer pourquoi, dans de nombreux cas d’erreurs relevés dans un texte écrit, les mêmes genres d’erreurs reviennent constamment, en dépit des exercices écrits habituellement suggérés pour empêcher ces erreurs de se produire. C’est pourquoi il parait peu efficace de s’entêter à corriger des erreurs à l’écrit qui, de fait, proviennent de l’oral : c’est d’abord à ce niveau qu’il est recommandé d’intervenir dans l’ANL.

F2.1. Rôle et attitude de l’enseignant. En procédant ainsi, dans l’ANL, l’attitude de l’enseignant de langue vis-à-vis de l’erreur est habituellement modifiée. Au lieu de culpabiliser l’élève parce qu’il reproduit souvent les mêmes erreurs à l’écrit, en dépit des nombreux exercices habituellement proposés, l’enseignant de langue a tendance à devenir en quelque sorte plus indulgent et note, plutôt, les formes erronées les plus fréquentes, de manière à les faire corriger lorsqu’elles se produiront oralement. Également, au lieu de se culpabiliser, l’enseignant de langue comprend qu’il n’a pas à proposer à ses élèves de faire des exercices écrits sous prétexte d’améliorer leurs productions écrites. Il a plutôt intérêt à se concentrer sur la correction des erreurs à l’oral, susceptibles d’améliorer les productions écrites de ses élèves __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2013a).

G.  Intensité. En règle générale, dans tout contexte éducatif, on entend par intensité, soit une concentration, soit une augmentation du temps d’enseignement. Toutefois, ainsi définie, l’intensité apparait comme une condition nécessaire, mais non suffisante, pour améliorer l’apprentissage d’une L2. Les recherches empiriques des auteurs de l’ANL ont montré que, pour atteindre un niveau de spontanée, dans l’appropriation d’une L2, un minimum de 270 heures intensives (au cours de cinq mois, par exemple) est nécessaire avec des élèves de 11-12 ans __ GERMAIN, C. et al. (2004); NETTEN, J. et GERMAIN, C. (2009). Et dans l’ANL, l’intensité réfère non seulement à une concentration et à une augmentation du temps d’enseignement, mais également à une réorientation du contenu du programme d’études, y compris l’utilisation soutenue de techniques d’enseignement interactives : « Ce sont ces [trois] éléments inter reliés qui sont nécessaire pour améliorer substantiellement l’apprentissage d’une langue seconde » __ GERMAIN, C. (2001). En effet, en concentrant le temps d’enseignement et en augmentant le nombre d’heures, les objectifs d’un programme d’études ne sauraient rester les mêmes : on peut alors s’attendre à obtenir des niveaux plus élevés de développement des habiletés langagières et des savoirs linguistiques. Sans ces trois conditions réunies, il parait pratiquement impossible de développer la grammaire interne des élèves leur permettant d’utiliser suffisamment la langue afin de développer les connexions neuronales (c’est-à-dire les habiletés) qui sont essentielles pour toute communication spontanée.

G1.          Interdépendance des langues. Afin d’augmenter substantiellement le nombre d’heures dédiées à l’apprentissage du français, en milieu scolaire, les auteurs de l’ANL ont procédé à la compression, pendant cinq mois, de certains matières dans le cursus scolaire régulier des élèves anglophones canadiens, de manière à consacrer trois ou quatre fois plus de temps à l’apprentissage du français. La réduction (de moitié) du temps consacré à l’anglais langue maternelle, durant cinq mois, est fondée sur l’hypothèse de l’interdépendance entre les langues, de CUMMINS, J. – ou « théorie de l’iceberg » (2001).



G2. Accent sur les processus sociaux et cognitifs communs. La réduction (de moitié) du temps consacré aux sciences humaines, aux sciences et à l’éducation à la santé est inspirée des vues de VYGOTSKI, L. S. (1985) sur l’apprentissage et le développement, qui consistent à mettre l’accent sur les processus sociaux et cognitifs communs à l’apprentissage de différentes matières scolaires.


H.  Applications.

H1. Au CANADA.

H1.1. Français intensif. Au Canada, l’ANL est le plus souvent désignée comme le français intensif (FI) [Intensive French]. Le FI désigne un programme d’apprentissage du français langue seconde qui commence en 5e ou en 6e année et qui continue jusqu’à la fin de l’école secondaire. Le FI a débuté dans la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador en 1998. De plus, depuis 2008, dans la province du Nouveau-Brunswick, le FI est le régime pédagogique obligatoire pour tous les élèves de la 5e année qui n’ont pas déjà opté (en 3e année) pour le programme de l’immersion en français __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2013a). De 1998 à juin 2015, plus de 70 000 élèves ont participé au programme de FI au Canada.

H1.1.1. Programme préalable. Le FI est parfois précédé d’un programme de pré-FI (en 4e ou en 5e année) et est suivi d’un programme de post-FI, allant de la 6e ou 7e année jusqu’à la fin du secondaire. Le FI se caractérise notamment par des démarches pédagogiques qui visent une appropriation communicative et interactive de la langue, basée sur les projets (dans le cadre de la pédagogie du projet) à partir de thèmes élaborés à partir des intérêts des élèves. Ainsi, contrairement à la plupart des manuels de langue sur le marché, il n’y a ni listes de vocabulaire, ni listes de structures langagières prédéterminées (il est à noter que les nombreux Guides pédagogiques rédigés par les auteurs de l’ANL/FI, en collaboration avec des enseignants de langue chevronnés, sont distribués gracieusement aux enseignants à la condition qu’il suivent un stage – offert par différents ministères de l’Éducation des provinces et territoires du Canada – à l’entrainement des stratégies d’enseignement prônées dans l’ANL/FI). Car différentes stratégies d’enseignement originales, comprenant plusieurs étapes, ont été développées spécifiquement pour l’oral, afin de développer d’abord la grammaire interne des élèves, puis pour la lecture et l’écriture, afin de développer leur grammaire externe, dans le cadre de la pédagogie de la littératie spécifique à la L2 élaborée par les auteurs de l’ANL. V cercle de la littératie.

H1.2. Modélisation. L’un des concepts clés de ces stratégies d’enseignement est la modélisation. Les unités pédagogiques du FI ne commencent donc pas par des questions, comme il est proposé dans la plupart des manuels de L2, car l’apprenant serait incapable de répondre. Il s’agit plutôt pour l’enseignant de fournir un « modèle » de réponse personnelle, authentique, lié au thème de l’unité pédagogique et à son expérience personnelle, modèle qui pourra par la suite être repris par l’élève pour répondre, et adapté à sa situation personnelle. Également, pour la lecture et pour l’écriture, l’élève est d’abord mis devant des « modèles » de lecture et d’écriture. Ainsi, l’élève est continuellement appelé à adapter à sa situation personnelle les modèles langagiers authentiques fournis par l’enseignant. Cette étape est désignée comme la phase de « modélisation », qui remplace en quelque sorte, à l’oral, l’apprentissage de règles et de la conjugaison des verbes __ GERMAIN, C. et NETTEN, F. (2015).

H1.3. Langues autochtones. Quelques langues autochtones du Canada expérimentent également l’ANL : le Han (Yukon), le Cri (Saskatchewan), le Mi’kmaw (Île-du-Prince-Édouard et Nouveau-Brunswick), le Dene (Territoires-du-Nord-Ouest), ainsi que le français, l’anglais et le Cri dans la région de la Baie James, au nord du Québec.

H2.1. En ASIE. En Chine, l’ANL est utilisée depuis 2010 pour l’enseignement du français langue étrangère auprès de jeunes adultes à l’Université Normale de la Chine du Sud (à Guangzhou – en français : Canton). Pendant deux ans, les étudiants chinois suivent des cours de français langue étrangère en recourant à l’ANL __ GAL BAILLY, T. (2011); GERMAIN, C. et al. (2015); RICORDEL, I. (2012). Depuis l’automne 2014, l’ANL est également expérimentée à Nanhai (près de Guangzhou) auprès de plus d’une centaine d’apprenants (4 classes) en milieu collégial (dans un lycée), dans le cadre d’une formation de trois ans, en vue de les préparer à leur admission dans une université de France.

Au Japon, suite à un stage de formation donné en 2015, l’ANL sera vraisemblablement expérimentée en milieu adulte dans quelques institutions pour adultes.

I.   Langue anglaise/espagnole. Toute ressource curriculaire qui se conforme aux principes de l’ANL peut être adaptée pour enseigner les habiletés de communication dans n’importe quelle langue, comme le laisse croire une tentative d’enseignement de l’anglais dans une province canadienne et une tentative récente d’enseignement/apprentissage de la langue espagnole, chez des francophones québécois, en milieu universitaire.



APPROCHE NOTIONNELLE

Ens. lang./Rech. Approche mettant l’accent sur la valeur communicative des éléments du langage plutôt que sur leur valeur grammaticale. VA approches didactiques en langues, E.

A. Efficacité. En 1973, David A. WILKINS critique les programmes à base grammaticale ou situationnelle. À son avis, les formes grammaticales sont enseignées seulement parce qu’elles existent dans le langage, non parce qu’elles sont utiles. Il s’ensuit qu’un bon nombre de caractéristiques qui ne sont que relativement significatives peuvent être enseignées aux dépens d’autres plus immédiatement utiles. Quant aux programmes situationnels, ils tentent seulement de donner une liste des « situations les plus utiles » dans lesquelles on est susceptible de se trouver, et ensuite d’enseigner le langage correspondant. Dans l’optique de WILKINS, les programmes notionnels sont jugés plus efficaces que les deux autres, car ils prennent comme point de départ les besoins langagiers de l’apprenant pour communiquer. Pour lui, la première question à se poser est : « Qu’est-ce que l’apprenant a besoin de savoir faire dans une langue? » Le langage qu’il faudra effectivement enseigner découlera, après sélection, de l’éventail des énoncés dont une langue dispose pour ses besoins __ MALEY, A. (1978).

B. Appréciation. En dépit des problèmes d’ordre pratique posés par leur application, les idées notionnelles ont apporté un sang nouveau et vigoureux dans l’enseignement des langues. À partir du moment où le besoin de communiquer devient le souci primordial, aucun type d’enseignement ne peut les ignorer. Peu à peu, les éducateurs cessent de dire : « Apprenez ces éléments de langage; par la suite, je vous dirai comment les utiliser ». Maintenant, ils demandent au contraire : « Qu’avez-vous besoin de faire? » et proposent les éléments de langage nécessaires pour y arriver. Ce souci de signification tient une place essentielle dans l’approche notionnelle __ id.


APPROCHE ORGANICISTE

Adapt. scol. VA troubles du comportement, F.


APPROCHE ORGANIQUE

1. Cur./Did./Péd. Approche pédagogique dans laquelle l’élève est son propre agent autonome d’éducation, en ce sens qu’il peut déterminer lui-même ses objectifs d’apprentissage, choisir les activités et les ressources nécessaires à sa formation, évaluer son cheminement et prendre lui-même les décisions qui s’imposent en vue d’un retour sur ses activités d’apprentissage ou de la précision de son cheminement éducatif ultérieur. V autonomie; paradigme existentiel/humaniste. VA paradigme éducationnel, G; traditionalisme, C.

2. Phi./Rech./Sc. Vision globale de la vie __ BERTRAND, Y. et GUILLEMET, P. (1989). Ant. approche mécaniste. V organicisme. EA approche globale/holistique/systémique.

A. Origines. [Parallèlement aux travaux de Jan Christian SMUTS préconisant une approche holistique], Heinz WERNER propose, en 1926, une approche organique de la psychologie (Developmental Psychology) et s’attaque au positivisme, au mécanisme et au béhaviorisme __ id.

Caractéristiques de l’approche organique (B À I)

B. Contenu de la communication. Le « s’éduquant » contrôle ses activités d’apprentissage et en détermine le contenu; l’apprentissage comme expérience active qui se déroule dans la vie intérieure de l’élève; le progrès personnel en tant que développement total du « s’éduquant », personne fonctionnant pleinement, est plus important que la somme des connaissances acquises; valorisation des comportements exploratoires; communication non directive __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999).

C. Moyens de communication. Importance accordée à la création d’un environnement incitatif et non coercitif favorisant le développement du « s’éduquant » et conforme à la dynamique d’interaction entre le sujet et l’objet; fonction secondaire attribuée aux facteurs extérieurs au « s’éduquant »; rôle effacé de l’administration __ id.

D. Destinataire. Agent actif et premier de son apprentissage; apprend, par autodiscipline, à apprendre ce qui l’intéresse; participation du « s’éduquant » dans le choix des activités et des matériaux d’apprentissage et dans celui des collaborateurs; possession, en lui-même, de toutes les ressources nécessaires à une expérience d’apprentissage; capable d’initiative, d’autonomie, de décision personnelle, d’engagement actif dans le processus de sa formation; personne active et non réactive; participation aux décisions communes; libre, créateur, confiant dans son propre organisme __ id.

E. Relations entre le destinataire et le milieu. Milieu comme moyen pour faciliter le développement du « s’éduquant »; l’apprentissage individuel, seul authentique et efficace __ id.

F. Relations entre le destinataire et l’émetteur. Direction de la communication : du « s’éduquant » à l’enseignant conçu comme facilitateur; coopération, subordination du facilitateur aux besoins du « s’éduquant » __ id.

G. Émetteur. Guide quant aux possibilités de l’environnement; facilitateur; appui dans les situations difficiles; coopère de l’extérieur à l’activité éducative; médiateur __ id.

H. Milieu. Potentiel générateur de l’environnement scolaire; incitatif, non coercitif, secondaire par rapport aux ressources internes du « s’éduquant »; centration de l’environnement sur le « s’éduquant »; l’administration favorise l’épanouissement de l’organisation éducative, inspire et planifie; l’environnement suprascolaire est presque ou totalement ignoré __ id.

I. Intention. Favoriser le progrès interne et la croissance intérieure de l’élève afin d’assurer une vie pleine; reconnaître que l’élève est l’agent actif et premier de son développement et de ses apprentissages; contribuer à l’édification d’une société centrée sur la personne __ id.


APPROCHE ORGANISMIQUE

Péd. VA motivation, B et H.


APPROCHE PAR COMPÉTENCES

Cur./Did./Péd. Mode d’élaboration de cours ou de programmes d’études qui consiste à définir les compétences inhérentes à l’exercice d’une profession et à les formuler, dans les programmes, en objectifs et en standards __ DGFPT, MEQ (1995). Qsyn. formation par compétences. V approche-programme.

A. Historique. Le concept de compétence trouve son origine dans des activités reliées à la formation professionnelle et technique. Dans les années 1960, la marine américaine initie une formation en termes de compétences pour décrire les exigences opérationnelles à l’exercice des fonctions militaires. Vers la fin de cette décennie, on assiste d’ailleurs, aux États-Unis, à l’émergence du competency-based approach qui surgit dans le sillage de deux autres courants : le competency-based teacher education et le minimum competency testing. Comme le mentionne Gilles TREMBLAY (1990), on cherche très rapidement à élargir le concept de compétence professionnelle pour déboucher sur celui de compétence humaine. On centre alors les programmes d’études, en tout ou en partie, sur le développement de « compétence ». Dans cette perspective, le collège Alverno de Milwaukee fut considéré comme une référence pour le competency-based approach, également connu sous l’appellation Outcome Based Education (GOULET, J.-P., 1995). Ce mouvement fut effervescent aux États-Unis durant la seconde moitié des années 1970 alors que le gouvernement américain octroya des subventions pour soutenir la mise en œuvre de cette formule pédagogique. VA compétence, A.

B. Déclin et causes d’échec. Par contre, dès le début des années 1980, on aurait observé un déclin ainsi qu’une perte d’intérêt généralisée __ TREMBLAY, G. (1990). C. N. EDWARDS (1981) présente six facteurs ayant été à l’origine de l’échec des programmes structurés par compétence : 1. le mouvement n’a pas attiré de grands esprits et les projets étaient d’une affligeante pauvreté; 2. les programmes ont été créés en partant simplement de programmes existants; 3. on a été incapable d’identifier des habiletés d’enseignement générales; 4. des interprétations étroites ont conduit à former les enseignants comme de simples techniciens en didactique; 5. nombre de connaissances théoriques et conceptuelles faisaient cruellement défaut; 6. les évaluations en termes de situations d’enseignement réelles complexes n’ont pas été validées __ ANDERSON, L. W. : trad. dans CRAHAY, M. et al. (1986). Pourtant, dans plusieurs pays dont la Belgique, l’Écosse, l’Angleterre et le Canada, on assiste depuis à des réformes des systèmes d’éducation s’appuyant sur le développement de compétences. Cette tendance semble témoigner d’une orientation de la formation scolaire qui ne vise plus le développement d’une culture générale, mais plutôt d’une conception de rentabilité économique en plus d’une plus grande efficacité dans la formation __ LENOIR, Y. (1999).

C. Approche pédagogique. On ne peut enseigner des compétences ni enseigner par compétences. L’approche par compétences est une façon de concevoir des programmes, ce n’est pas une méthode pédagogique ou didactique qui vient remplacer celles utilisées jusqu’à maintenant __ GIROUX, C. (1998).

D. Caractéristiques. Selon Gilles TREMBLAY (1990), les différents modèles qui se réclament du mouvement en faveur des compétences auraient en commun les caractéristiques suivantes : 1. l’élaboration d’un programme d’études spécifiant un ensemble de compétences à acquérir au regard du rôle précis que l’élève aura à jouer éventuellement dans la société; 2. la formulation de ces compétences en résultats d’apprentissage assortis de précisions concernant les modalités d’évaluation; 3. la proposition d’un ensemble d’expériences d’apprentissage destinées à favoriser chez l’élève l’acquisition des différents résultats d’apprentissage attendus; et 4. le recours à des modalités de sanction des acquis qui indiquent précisément le niveau de maîtrise démontré au regard des différentes compétences recherchées. Pour Gérard SCALLON (2004) : « • La compétence est une capacité, une potentialité (non observable) ou encore une caractéristique permanente des individus. Un individu est compétent même s’il est momentanément inactif. La compétence se distingue donc de la notion de performance, qui en est la manifestation concrète. • La compétence est la capacité d’une personne à mobiliser, voire à utiliser à bon escient, ses propres ressources ou des ressources qui lui sont extérieures. (...) • La mobilisation de ces ressources se fait de manière intériorisée, c’est-à-dire assurée, sans tâtonnement, sans hésitation. • L’individu mobilise un ensemble intégré de ressources, ce qui est différent d’une simple addition ou juxtaposition d’éléments. • Ces ressources sont constituées de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être internes ou externes au sujet. • La compétence est une capacité qui est révélée lorsque la personne est placée dans une famille de situations-problèmes (plusieurs tâches complexes présentant des ressemblances).

E. Évaluation des apprentissages. Pour certains auteurs, l’évaluation des apprentissages, dans un programme de formation axé sur le développement des compétences et dans une vision socioconstructiviste, se caractérise par les objets sur lesquels elle porte, par le rapport qu’elle entretient avec le processus d’apprentissage, par les manières d’interpréter les résultats de l’évaluation sommative, par les méthodes employées et par les valeurs qui la sous-tendent. Les cibles de formation du programme, soit les compétences, sont des capacités complexes qui impliquent l’intégration et le transfert d’apprentissages effectués dans diverses situations, autant scolaires qu’extrascolaires. Alors qu’elles sont les objets de l’évaluation, les compétences ne sont toutefois pas directement observables, leur degré d’acquisition doit être inféré à partir des performances des élèves par rapport à plusieurs tâches qui mettent en œuvre diverses dimensions de ces compétences. Les performances des élèves fournissent des renseignements qui permettent aux enseignantes et aux enseignants de construire et d’étayer leur jugement sur la progression des élèves dans le développement des compétences. En d’autres termes, ce ne sont pas les performances comme telles qui sont l’objet de l’évaluation. Les performances constituent plutôt des indices qui alimentent le jugement que le maître porte sur la maîtrise des compétences. L’évaluation est désormais intégrée au processus d’apprentissage et s’exerce au quotidien dans les multiples interactions entre élèves-maîtres, entre élèves de même qu’entre élèves et situations __ MARTINET, M. A. et al. (2001). V évaluation formative/sommative.

F. Interprétation de l’évaluation. En approche par compétences, l’interprétation de l’évaluation sommative se fait à partir de critères qui spécifient les caractéristiques des performances attendues. L’équipe enseignante ou de programme spécifie les situations et les contextes d’évaluation de même que les dimensions des performances, ainsi que leurs critères qui feront l’objet de l’évaluation sommative. On définit l’évaluation des apprentissages comme une démarche qui permet de porter un jugement sur les compétences développées et les connaissances acquises par l’élève en vue de prendre des décisions et d’agir. Ce jugement doit s’appuyer sur des informations pertinentes et suffisantes qui donnent un sens à la décision __ MEQ (2002). V évaluation sommative.



APPROCHE PAR ENTRAÎNEMENT

Did./Péd. Approche permettant à l’élève de prendre conscience des autres actions ou stratégies à envisager pour résoudre le problème auquel il est confronté __ GAULIN, H. (1992).

Régulation. C’est donc par des confirmations que le système motive l’élève dans son apprentissage, lui permet de constater qu’il est sur la bonne voie et transforme les échecs en expériences d’apprentissage. Il surveille l’élève et intervient lorsqu’il le juge nécessaire. Un peu comme le ferait un entraîneur sportif. Cette approche a un avantage sur l’approche socratique parce qu’elle fait intervenir une vision plus globale de l’intervention dirigée selon un contexte __ id.



APPROCHE PAR L'ÉDUCATION

Éduc. Syn. approche éducationnelle/éducentrique/de l’éducation.


APPROCHE PAR LA PÉDAGOGIE

Péd. Syn. approche pédagogique/de la pédagogie.


APPROCHE PAR PROBLÈMES

Péd. Approche pédagogique qui consiste à confronter l’élève à des problèmes signifiants et motivants, réels ou fictifs, dans le but de développer son autonomie et son implication dans la résolution de ses problèmes personnels, sociaux et éducationnels. V problème; résolution de problèmes. VA approche (par) projet, J. EA approche (par) projet.

A. Optique. La multiplicité, l’explosion et l’évolution des connaissances rendent impossible leur complète acquisition, à plus forte raison dans le temps limité d’un cheminement scolaire. Les habiletés à développer sont également nombreuses, diversifiées et évolutives. L’élève doit donc apprendre à apprendre, à désapprendre et à réapprendre. L’approche par problèmes vise le développement d’habitudes d’autoapprentissage, associées à des problèmes à résoudre, que l’élève utilisera usuellement sa vie durant, notamment dans son éducation personnelle continue.

B. Objectifs spécifiques. L’approche par problèmes vise à susciter l’atteinte aussi bien d’objectifs de contenu que d’objectifs d’habileté par l’élève. Elle concerne tous les domaines de savoirs et de développements. L’approche par problèmes n’est pas spécifique à l’apprentissage des mathématiques.

C. Évolution de la notion de problème __ LUNKENBEIN, D. (1984-1985). L’évolution de la notion de problème est maintenant caractérisée par : 1. l’introduction d’une plus grande variété de problèmes et de contextes de problèmes; 2. la mise en évidence de l’importance relative du processus de résolution par rapport à la solution même; 3. le changement du rôle du problème dans l’enseignement : le rôle d’exercice d’application, qui lui a été attribué et qui l’a placé au terme d’une unité d’enseignement, a changé graduellement en celui de mise en situation et de cadre d’apprentissage qui place le problème davantage au début d’une unité d’enseignement tout en fournissant le cadre d’une activité d’apprentissage; 4. la considération du processus de résolution de problèmes en tant que modèle de l’activité du séminaire et comme processus d’apprentissage; mise en évidence de la ressemblance entre l’accroissement des connaissances et l’apprentissage de l’individu. Ces caractéristiques, qui bouleversent les conceptions traditionnelles et qui sont à l’origine de confusions et d’insécurités considérables, nécessitent la réévaluation et le réajustement aussi bien de la notion même de problème que du processus de résolution. V exercice; résolution de problèmes.

D. Rôle de l’éducateur. À titre de didacticien : choix, construction et planification de situations problèmes stimulantes et fertiles. À titre de pédagogue : sensibilisation aux objectifs, mise à la disposition des ressources essentielles, relation d’aide, évaluation formative continue. VA problème, E.

E. Approche/apprentissage/enseignement par problèmes. L’approche par problèmes englobe l’ensemble de la situation pédagogique; l’apprentissage par problèmes concerne plus spécifiquement la relation d’apprentissage, et l’enseignement par problèmes, la relation d’enseignement. VA problème, F.


APPROCHE PARTICIPATIVE

Adm. scol. VA climat organisationnel, D.


APPROCHE PÉDAGOGIQUE

1. Did./Péd. (Gén.). Manière particulière d’aborder la relation enseignement-apprentissage comme objet d’études et comme champ d’interventions. Une approche pédagogique inductive ou déductive. Syn. approche de la pédagogie/par la pédagogie. VA design pédagogique, E; paradigme socioculturel, C; philosophie de l’éducation, A.

2. Did./Péd. (Spéc.). Orientation qui guide l’organisation de la situation pédagogique pour atteindre une ou plusieurs finalités __ LEGENDRE, R. (1988); THIBERT, G. (1989); SAUVÉ, L. (1992). Qsyn. courant pédagogique.

3. Rech. Approche qui consiste à aborder un objet d’études sous l’angle de la relation enseignement-apprentissage, ou un problème en considérant qu’il s’agit d’un problème pédagogique qui pourrait être résolu par une intervention pédagogique. Une approche pédagogique des problèmes de relations interpersonnelles.

A. Approche pédagogique/paradigme éducationnel. L’approche pédagogique est tributaire d’une conception de l’éducation, c’est-à-dire d’un paradigme éducationnel. Elle se rattache à une théorie éthique et normative particulière __ SAUVÉ, L. (1992) d’après BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1982). VA modèle éducationnel, E.

B. Approche pédagogique/modèle éducationnel. L’approche pédagogique globale est la composante praxéologique du modèle éducationnel. C’est son approche pédagogique qui caractérise un modèle éducationnel et le distingue des autres modèles éducationnels se rattachant au même paradigme éducationnel __ SAUVÉ, L. (1992). VA modèle éducationnel, F.

C. Approche/situation pédagogique. L’approche pédagogique globale correspond à une vision d’ensemble de la situation pédagogique optimale : elle en présente les caractéristiques générales. Elle détermine : • le(s) trait(s) dominant(s) des composantes de la situation pédagogique; • l’importance relative accordée à chaque composante. L’analyse de cette importance relative permet d’identifier l’élément polarisateur (ou composante primordiale) qui caractérise l’approche. Cette approche globale peut inclure des approches spécifiques relatives à chacune des composantes de la situation pédagogique : • une approche spécifique à la détermination du Sujet (par exemple, l’approche coopérative, où le Sujet correspond à un groupe d’apprenants en interaction); • une approche spécifique à la détermination de l’Agent (par exemple, l’approche collégiale où l’Agent correspond à toute la communauté des apprenants); • une approche spécifique à la détermination de l’Objet (par exemple, une approche humaniste selon laquelle l’Objet est fonction du Sujet); • une approche spécifique à l’organisation du Milieu (par exemple, l’ouverture de l’école sur le milieu communautaire); • une approche spécifique à la relation d’apprentissage (comme l’approche constructiviste); • une approche spécifique à la relation d’enseignement (conçue comme une animation non directive, par exemple); • une approche spécifique à la relation didactique (comme la participation du Sujet à la structuration des activités d’enseignement et d’apprentissage) __ id.

D. Approche/stratégie/modèle pédagogique. Une approche pédagogique est mise en œuvre par une stratégie pédagogique ou un modèle pédagogique. Les modèles pédagogiques se rattachant à la même approche pédagogique font partie de la même famille de modèles pédagogiques __ id. D’après, BERTRAND et al. (1980), les approches pédagogiques sont des « ensembles théoriques et pratiques qui contiennent des indications sur le « comment faire », sur la réorganisation nécessaire à la communication pédagogique ».


APPROCHE PÉDAGOGIQUE OPÉRATIONNELLE

Rech. Approche de l’éducation qui met en œuvre les principes et les méthodes de la recherche opérationnelle.

Origine. La recherche opérationnelle est née au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle est « l’application systématique des méthodes et techniques scientifiques (...) à l’étude des problèmes de conduite des entreprises, des affaires publiques, des activités militaires » et vise à « fournir une illustration quantitative des éléments essentiels qui constituent une opération (...) et à donner aussi une base solide aux décisions à prendre » __ MAGEE, J. E. (1954). Sa transposition à la recherche en éducation date de la fin des années 1950 __ TABA, H. et NOËL, E. (1957).


APPROCHE PLURICULTURELLE

Did./Éduc. cult./Péd./Rech. Façon de percevoir, d’aborder un projet ou de résoudre un problème en ayant recours aux données de quelques cultures distinctes et parallèles. V pluriculturalisme.


APPROCHE PLURIDISCIPLINAIRE

Did./Péd./Rech. Utilisation concomitante de quelques disciplines, plus ou moins apparentées, lors d’une étude, d’une activité ou de la résolution d’un problème. V pluridisciplinarité. VA approche monodisciplinaire, C et D.

A. Étym. Du latin plures, plusieurs.

B. Pluri/multi. Si le préfixe multi fait référence à nombre de disciplines, pluri se limite à quelques-unes.

C. Spécificité. Les deux approches précédentes négligent les intersections et les interactions possibles entre les disciplines. De ce fait, il ne saurait y avoir d’enrichissements mutuels.


APPROCHE POLITIQUE

Adm./Gest. VA culture organisationnelle, I.


APPROCHE PRAGMATIQUE

Did./Péd. Approche de l’enseignement-apprentissage qui vise le développement d’habiletés de résolution de problèmes.

Stratégies (ERE). Parmi les stratégies pédagogiques utilisées, notons les exercices d’entraînement systématique aux différentes étapes de la démarche de résolution de problèmes (investigation, évaluation, prise de décision, planification et mise en œuvre de plans d’action, etc.) et les activités d’écogestion (jardinage biologique, plantation d’arbres, aménagement, consumérisme, action politique, etc.) __ SAUVÉ, L. (1994).


APPROCHE PSYCHANALYTIQUE

Adapt. scol. VA troubles du comportement, I.


APPROCHE QUALITATIVE

Rech. VA phénoménologie, F.


APPROCHE RÉDUCTRICE

Créat./Péd. Technique de créativité perfectionnée par Jerome BRUNER (1973) qui consiste à ne répondre que par « oui » ou « non » aux différentes questions lancées par des élèves confrontés à un problème.

Objectif. Le comportement de l’éducateur oblige les enfants à isoler toutes les variables d’une situation.


APPROCHE SCIENTIFIQUE

Rech./Sc. Façon globale d’aborder l’étude des phénomènes naturels, humains, sociaux, économiques ou autres en s’inspirant des données, des méthodes admises et utilisées dans les sciences. V méthode scientifique. VA approche, H à J.


APPROCHE SCIENTIFIQUE FONDAMENTALE

Épist./Rech./Sc. VA approche, H.4.


APPROCHE SÉQUENTIELLE

Did./Péd. Approche consistant à subdiviser des activités d’apprentissage en de petits ensembles rigoureusement planifiés. TA béhaviorisme. EA approche modulaire; enseignement programmé.


APPROCHE SITUATIONNELLE

Adm./Gest. VA gestion, A.


APPROCHE SKINNÉRIENNE

Did./Édum./Techno. éduc. Approche béhavioriste d’un enseignement programmé ou d’un tutoriel conduisant à une structuration linéaire du processus enseignement-apprentissage. VA cheminement. EA approche crowdérienne; enseignement programmé; exercice répété.

A. Relation sujet-agent. Les tutoriels de type skinnérien s’inscrivent dans une perspective d’individualisation du rythme d’apprentissage.

B. Relation sujet-objet. Cette approche vise surtout la mémorisation et le développement d’automatismes.


APPROCHE SOCIALE

Cur./Did. VA schéma curriculaire, D.1, D.5, D.6 et E.


APPROCHE SOCIALE COGNITIVE

Psych./Soc. VA motivation, B et I.


APPROCHE SOCIOCENTRIQUE

Cur./Did./Péd. VA modèle pédagogique, C; schéma curriculaire, E.


APPROCHE SOCRATIQUE

Did./Péd. Approche selon laquelle, le tuteur n’enseigne pas un contenu par exposition directe, mais plutôt en guidant l’élève par questions successives pour formuler des principes généraux fondés sur des cas individuels, en examinant la validité de ses propres hypothèses, en découvrant des contradictions et en identifiant les bonnes inférences des faits connus __ GAULIN, H. (1992). VA approche de l’expertise articulée, B; approche par entraînement.


APPROCHE SPIRITUALISTE

Did./Péd. Approche où l’accent est mis sur le développement d’attitudes et de valeurs conformes à une croyance ou à une philosophie religieuse __ SAUVÉ, L. (1994).

Postulat. Elle trouve un appui dans les propos de Fritjof CAPRA (1990) : lorsque l’esprit humain est perçu comme un mode de conscience par lequel l’individu se sent relié au cosmos en un tout, il devient évident que la conscience écologique est véritablement spirituelle __ id.


APPROCHE STRUCTURALE

Rech./Sc. Approche d’un phénomène ou d’une question qui détermine la signification du tout et les significations spécifiques des parties dans l’optique de sa logique d’ensemble. VA approche systémique, B; compréhension en lecture, F. TA gestaltisme. EA approche écologique/globale/holistique/synthétique.


APPROCHE STRUCTURO-BÉHAVIORALE

Did./Ens. lang./Péd. VA approches didactiques en langues, F; méthodes de langues secondes/étrangères, B.


APPROCHE SUBJECTIVISTE

Rech. Approche qui tente de reconstruire la réalité d’après les représentations que s’en font les sujets impliqués dans une problématique ou dans une pratique. EA approche phénoménologique/qualitative.


APPROCHE SUGGESTOPÉDIQUE

Did./Ens. lang./Péd. VA approches didactiques en langues, G.


APPROCHE SYNTHÉTIQUE

Rech./Sc. Approche d’un phénomène, d’un problème, d’une question dans le but de s’en constituer une représentation et de parvenir à une compréhension de la dynamique de son ensemble. Qsyn. approche holistique. Ant.approche analytique. VA anasynthèse, B; approche, I et J; approche globale, C. EA approche écologique/globale/systémique.

A. Étym. Du grec synthesis, synthetikos, action de mettre ensemble.

B. Enseignement. On étudie les sciences analytiquement; on les enseigne synthétiquement. (...) Toutes les fois qu’une science ne peut pas être enseignée synthétiquement, c’est qu’elle n’est pas encore faite ou suffisamment faite __ FOULQUIÉ, R. et ST-JEAN, R. (1962, 1978).

C. Approche synthétique/analytique. Dans la perspective d’une approche globale, les approches synthétique et analytique composent un cycle d’approches complémentaires au sein d’un processus de structuration en vue de la construction d’une structure la plus représentative d’une réalité. V anasynthèse.

D. Approche synthétique/globale. L’approche synthétique n’est pas, à proprement parler, synonyme de l’approche globale. La première est une composante de la dernière dans l’optique de l’anasynthèse, l’autre composante étant l’approche analytique. De plus, alors que l’approche synthétique vise à obtenir une structure représentative d’une réalité, l’approche globale peut être utilisée aussi bien dans le but précité que pour étudier cette réalité ou pour y intervenir.

E. Approche synthétique/holistique. Alors que l’approche synthétique vise à obtenir une représentation la plus adéquate d’une réalité, l’approche holistique s’appuie sur la résultante de cette dernière dans un but de recherche ou d’intervention et dans la perspective de tenir compte de tous les éléments majeurs et de toutes les relations pertinentes au sein de cette réalité.


APPROCHE SYSTÉMATIQUE

Gén./Péd./Rech. Manière détaillée, méticuleuse, séquentielle, méthodique d’aborder un problème ou de conduire une activité en tentant de tout prévoir. VA approche systémique, K; modèle pédagogique, C. TA méthode.


APPROCHE SYSTÉMIQUE

1. Adm./Gest. VA culture organisationnelle, H.

2. Did./Péd. Approche de l’enseignement-apprentissage qui identifie les interrelations au sein et entre les composantes d’une situation pédagogique.

3. Éduc. Approche de l’éducation en tant que macrosystème d’une société, formé de mésosystèmes interdépendants, lesquels se composent de microsystèmes interreliés devant former un tout cohérent et orienté vers l’atteinte de finalités, de buts et d’objectifs. Langage qui permet de constituer des modèles analogiques, lesquels sont des façons particulières et évocatrices de réfléchir aux faits éducatifs __ LEGENDRE, R. (1983). Des spécialistes aussi éloignés les uns des autres que des biologistes, des linguistes, des économistes, des sociologues, des psychologues, des ingénieurs des communications et des mathématiciens, se retrouvent subitement au coude à coude et en possession d’un formidable appareil conceptuel dont ils découvrent progressivement qu’il constitue pour eux un langage commun __ LÉVI-STRAUSS, C. VA cybernétique, C; éducation globale, B; qualité totale, D.

4. Rech./Sc. Méthodologie permettant de rassembler et d’organiser les connaissances en vue d’une plus grande efficacité de l’action __ DE ROSNAY, J. (1975). L’approche systémique englobe la totalité des éléments du système étudié, ainsi que leurs interactions et leurs interdépendances __ id. Méthode d’analyseet de synthèse prenant en considération l’appartenance à un ensemble et l’interdépendance d’un système avec les autres systèmes de cet ensemble __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). Méthodologie transdisciplinaire conjuguant l’ensemble des connaissances en vue d’effectuer l’étude globale d’une réalité en mettant l’accent sur l’interdépendance des éléments et les interactions entre eux; mode de pensée globale où chaque élément est situé dans un ensemble plus vaste, dans un réseau de multiples interrelations de personnes, d’objets, d’événements, de motivations, d’intérêts, d’obstacles, etc. __ LEGENDRE, R. (1983). Syn. approche des systèmes; systémique; systémographie. V approche écosystémique. VA approche, I et J; holisme, D; paradigme, K; résolution de problèmes, W; transdisciplinarité, B. EA approche globale. = {analyse des systèmes; approche analytique/ cybernétique/synthétique}.

5. Techno. éduc. Approche permettant de décrire un ensemble de méthodes adoptées par le technologue dans ses interventions visant l’amélioration des rendements dans l’apprentissage à l’intérieur d’un système donné __ STOLOVITCH, H. D. et LA ROCQUE, G. (1983). Structure comprenant un nombre de systèmes, de sous-systèmes et d’éléments de systèmes en interaction. Ex. : détermination d’objectifs, planification des cours, admission des personnes à former, mise en œuvre de la formation, recrutement du personnel, méthodes pédagogiques, installations, validation, suivi, etc. __ BIT (1987).

A. Historique. Le mouvement holistique qui prend aujourd’hui son élan définitif dans le mouvement systémique a connu une longue évolution. Des philosophes comme ARISTOTE, SOCRATE et PLATON étaient tous persuadés de l’importance d’aborder la réalité comme un tout dont les éléments sont tous interdépendants et orientés vers une finalité. Ces idées reviennent en force après une longue période d’un peu plus de trois siècles caractérisée par le dogmatisme réductionniste de DESCARTES qui a poussé les chercheurs à se complaire dans une spécialisation à outrance conduisant naturellement à l’érection des barrières entre les différents secteurs de la connaissance (M’PHERSON, P. K., 1988). Il y a lieu de distinguer trois principaux embranchements philosophiques qui ont conduit à la conception systémique moderne. Le premier courant part d’ARISTOTE en passant par SPINOZA (1632-1677) et HEGEL (1770-1831) pour aboutir à LASZLO (1972) et à la philosophie des systèmes. Le second courant est né de l’influence des conceptions biologiques d’ARISTOTE pour atteindre DARWIN (1809-1882) et BERTALANFFY (1901-1972) en passant par l’influence de la philosophie organique de WHITEHEAD (1861-1947), lui-même inspiré par SCHELLING (1775-1854) et HEGEL (1770-1831). En ce qui concerne le troisième courant, il prend origine chez DESCARTES (1596-1650), passe par l’empirisme de LOCKE (1672-1704) et le positivisme de COMTE (1796-1857) pour aboutir à la science moderne des systèmes. Ce dernier courant, tout comme le courant évolutionniste, après une bifurcation de plusieurs siècles semblent converger vers un retour à l’holisme des Anciens __ M’PHERSON, P. K. (1974); AUDY, P. (1980). Certains aspects de l’approche systémique peuvent être retracés dans les œuvres de divers scientifiques à partir du XIXe siècle. G. CUVIER (1807) écrivait déjà que toutes les parties d’un corps vivant sont liées; elles ne peuvent agir qu’en autant qu’elles agissent toutes ensemble. Quant à Claude BERNARD (1865), il proposa la notion de « milieu intérieur » dont il fallait tenir compte dans toute expérimentation sur les êtres vivants. Ce milieu intérieur était, à son avis, un « véritable produit de l’organisme » assurant des rapports d’échange et d’équilibre avec le « milieu cosmique extérieur ». Mais malgré la reconnaissance entre les processus organiques, BERNARD estimait nécessaire leur isolement afin de pratiquer l’analyse expérimentale. La notion de milieu intérieur sera reprise par Walter Bradford CANNON en 1929. Il s’en inspira dans l’élaboration du concept d’homéostasie pour rendre compte de l’ensemble des mécanismes assurant la régulation de l’organisme. En 1940, Norbert WIENER découvre la boucle circulaire d’information nécessaire pour corriger toute action, la boucle de rétroaction négative, et généralise cette découverte à l’organisme vivant. En 1958, N. WIENER publie Cybernetics or control and communication in the animal and the machine. Au cours de la même année, Claude Elwood SHANNON et Warren WEAVER publient à leur tour The mathematical theory of communication qui fonde la théorie de la communication. Peu de temps après, apparaît la Société pour l’étude des systèmes généraux (Society of general systems research)qui vise à étendre l’approche cybernétique aux systèmes sociaux et à l’entreprise. En 1961, J. W. FORRESTER crée la dynamique industrielle (Industrial Dynamics). Son but est de considérer les entreprises comme des systèmes cybernétiques pour simuler et tenter de prévoir leur comportement. En 1964, il généralise ses précédents travaux en créant une nouvelle discipline, la dynamique des systèmes. Les recherches ont continué à se développer dans ces différentes directions jusqu’à l’avènement de l’approche systémique. VA théorie générale des systèmes, A et B.

B. Nature. Les points de convergence de ce mouvement sont le souci de prendre en compte la complexité des ensembles physiques, vivants ou sociaux; la volonté de mettre en œuvre une étude synthétique de ces ensembles, en réaction contre les tendances analytiques de la démarche scientifique classique; et enfin le besoin de mettre au point une méthode qui permette de mobiliser et d’organiser les connaissances dans une optique pluridisciplinaire et grâce à un langage unitaire, support d’une articulation de modèles théoriques et de préceptes méthodologiques épars entre les savoirs fragmentés de diverses sciences __ ZAY, D. (1981). La démarche systémique (...) privilégie l’étude des interactions entre composants, l’observation participante, qui intègre l’observateur en tant que partie du système observé. (...) veut saisir la réalité dans sa globalité. (...) est progressive; elle procède par approximations successives. (...) paradigme structuraliste par la prise en compte du complexe __ BERBAUM, J. (1982). L’approche systémique combine le traitement analytique (centré sur les éléments) et le traitement structural (centré sur les relations entre les composantes d’un objet). Plus complète que les approches analytique et structurale pures, l’analyse des systèmes permet de rendre compte tant de l’individualité des éléments et de celle de l’objet lui-même, des relations à l’intérieur de l’objet, des relations entre l’objet et son environnement que de la configuration d’ensemble. (...) fait appel aux deux hémisphères du cerveau; du cerveau gauche, elle exige l’analyse, la référence aux connaissances existantes, à la rationalité et à la rigueur; du cerveau droit, elle requiert la synthèse, l’émergence de savoirs nouveaux, l’intuition et la souplesse. (...) L’approche systémique se base sur la croyance que l’être humain peut effectivement accroître sa compréhension des phénomènes et agir sur le cours des événements en dépit d’hypothétiques forces immatérielles qui peuvent s’exercer sur lui et son environnement. L’approche systémique se fonde sur l’expérience qu’une étude méthodique de la réalité vaut beaucoup mieux qu’une investigation à la bonne franquette. De plus, elle n’exclut aucune autre vision; elle élabore des modèles parmi plusieurs autres possibles et complémentaires __ LEGENDRE, R. (1983). La pensée systémique est une pensée processus. (...) La vision systémique de la vie est une base appropriée non seulement pour les sciences naturelles et du comportement, mais aussi pour les sciences sociales __ CAPRA, F. (1983).

C. Méthodologie. L’approche systémique n’est pas une science, une théorie ou une discipline. Elle est une nouvelle méthodologie, un nouveau modèle qui permet de rassembler et d’organiser les connaissances en vue d’une plus grande efficacité de l’action __ DE ROSNAY, J. (1975). L’approche systémique propose une appréhension des phénomènes qui pourrait être caractérisée par les éléments suivants : « 1. Dénonciation des insuffisances de la méthode analytique et recherche d’une méthode synthétique ou dialectique (...). 2. Importance attachée à la distinction en plusieurs niveaux d’analyse. 3. Prise en compte de la globalité et de la totalité. 4. Insistance sur les liaisons entre les éléments et non sur les éléments eux-mêmes. 5. Prise en compte de la complexité comme telle » __ BAREL, Y. (1971) dans NADEAU, J.-R. (1982). En d’autres termes, elle est un instrument pour scruter des phénomènes complexes ou une méthode synthétique qui dégage les lois fondamentales de la nature et de la société __ PROVENCHER, S. (1987).

D. Discours cartésien/systémique __ NADEAU, J.-R. (1982). Les préceptes de base du discours cartésien s’opposent franchement à ceux véhiculés par le discours systémique. Le tableau ci-dessous illustre cette différence.

DISCOURS CARTÉSIEN

DISCOURS SYSTÉMIQUE

Évidence
Réductionnisme
Cause-effet
Exhaustivité

Pertinence
Globalisme
Comportement-finalité
Agrégativité

Malgré leurs divergences conceptuelles, certains auteurs trouvent que les deux approches sont quelque peu complémentaires, en ce sens que l’approche cartésienne peut convenir à l’étude des systèmes simples, voire même compliqués, alors que l’approche systémique convient davantage à l’étude des systèmes complexes __ LE MOIGNE, J.-L. (1977); AUDY, P. (1980). Ainsi, l’approche cartésienne, en isolant les éléments et les variables, demeure efficace lorsque les interactions sont linéaires et faibles, tandis que l’approche systémique se montre efficace lorsque les interactions sont non linéaires et fortes.

E. Interdisciplinarité et transdisciplinarité. L’approche systémique est interdisciplinaire dans la mesure où elle se base sur les isomorphismes ou les similitudes entre les systèmes que l’on retrouve dans divers champs d’études. Toutefois, elle déborde toute explication qui ne serait qu’une synthèse sommative. En outre, elle est transdisciplinaire en ce sens qu’elle n’est ni « science », ni « théorie », ni « discipline » mais une méthodologie nouvelle permettant de mieux organiser les connaissances __ DE ROSNAY, J. (1975); TOUSSAINT, M. J. R. (1989).

F. Approche systémique/analytique. Le propre de l’approche analytique est de décomposer un objet en ses éléments constitutifs. Elle se base donc sur le postulat de l’additivité des propriétés élémentaires, ce qui n’est acceptable que lorsque l’objet est homogène, c’est-à-dire comprenant des éléments semblables qui ont entre eux des interactions faibles. Ce n’est plus le cas des systèmes complexes dont l’ensemble des propriétés n’équivaut pas à la somme des propriétés des parties. Il faut, dès lors, les considérer dans leur totalité et leur dynamisme propre. À la différence de l’approche analytique, l’approche systémique englobe la totalité des éléments ainsi que leurs interactions (DE ROSNAY, J., 1975; OUELLET, A., 1981; NADEAU, J.-R., 1982). Dans le monde de la recherche scientifique, chacune de ces approches propose une instrumentation conceptuelle permettant le développement des connaissances __ TOUSSAINT, M. J. R. (1989). VA O; approche analytique, C; paradigme, J; résolution de problèmes, W.

Tableau comparatif __ LEROUX, R. (09.88).


Approches systémique et analytique __ LEROUX, R. (09.88)

G. Approche systémique/analyse de systèmes. L’analyse de systèmes est une des stratégies de l’approche systémique. VA notes qui suivent.

H. Approche systémique/cybernétique. L’approche systémique dépasse et englobe l’approche cybernétique (WIENER, N., 1948), qui a pour but principal l’étude des régulations chez les organismes vivants et les machines __ DE ROSNAY, J. (1975). La systémique est la science des systèmes et la cybernétique est la science du contrôle de l’information de ces systèmes __ BERTRAND, Y. et GUILLEMET, P. (1989). VA approche cybernétique, D.

I. Approche systémique/globale. Elle s’appuie sur une approche globale des problèmes ou des systèmes que l’on étudie et se concentre sur le jeu des interactions entre leurs éléments. (...) approche en spirale, (...) par touches successives, (...) à des niveaux différents __ DE ROSNAY, J. (1975). VA W. Au précepte cartésien de réductionnisme qui demande une décomposition en autant de parcelles qu’il est possible de le faire et qui constitue la caractéristique essentielle de l’approche analytique, l’approche systémique oppose le précepte du globalisme. Les objets d’études ne sont pas en effet des touts à diviser, mais des parties d’un plus grand tout __ NADEAU, J.-R. (1982). Selon DE ROSNAY (1975), utiliser l’approche systémique, c’est avoir une vision globale des phénomènes qui nous entourent en postulant que les lois de la nature sont universelles. En effet, la loi de NEWTON pour la mécanique a la même structure que la loi de COULOMB pour l’électricité. Une plante a besoin d’eau et de terre protéinée pour croître comme l’économie d’un pays en voie de développement a besoin de capital et de ressources humaines __ MARTIN, P. (1986). Une approche globale peut aussi être superficielle si elle consiste seulement à voir une situation complexe « en gros », sans rigueur et sans faire appel à des principes universels et durables, car rien ne nous assure alors de la véracité de notre compréhension et de nos prévisions. L’approche systémique, au contraire, est « profonde », car elle s’appuie sur des principes universels applicables à tout système complexe : rétroaction, régulation, complexité, performance, hiérarchie, stabilité, adaptabilité, moindre action, etc. (...) Globale n’est donc pas synonyme de « vague » et « d’à peu près ». L’approche systémique a précisément pour rôle de traiter le global de façon rationnelle et rigoureuse. Profonde, l’approche systémique l’est également dans la mesure où elle s’occupe des finalités, ce qui est de toute première importance dans le domaine de l’être humain et de son environnement __ LEROUX, R. (09.88).

J. Approche systémique/mécaniste. L’objectif du mécanisme consiste à réduire tous les phénomènes et toutes les lois à des phénomènes et à des lois physico-chimiques. C’est donc un agencement de pièces et une combinaison de processus qui excluent l’idée de finalité. Il ne se fonde que sur le jeu de causes. Par contre, l’approche systémique insiste sur le concept de téléologie qui a trait aux conséquences, plutôt que sur les causes qui, de toute façon, n’ont pas toujours les mêmes effets. Par exemple, une même consigne, une même phrase lancée à un individu n’aura pas le même effet selon la façon de traiter l’information à tel moment ou selon les dispositions internes de l’individu. Dans l’approche systémique, la rationalité tend à s’exercer sur la cohérence entre les fins et les moyens plutôt que sur la relation de cause à effet __ Dictionnaire Marabout Université (1972); AUDY, P. (1980).

K. Approche systémique/systématique. L’approche systémique est plus qu’une approche systématique; elle exige que l’on prenne en considération tous les éléments du système et, qu’en plus, l’on apprécie cet ensemble organisé comme étant plus que la somme de ses composantes; c’est bien plus que procéder avec méthode, si l’on s’en tient à l’usage courant du mot systématique. Le substrat de l’approche systémique repose évidemment sur l’idée de système. Dans tout système, il y a les composantes du système, les qualités ou attributs des composantes et les relations entre les composantes. Ces relations forment une sorte de tissu qui fait tenir ensemble le système et qui lui confère son identité propre. Les notions d’interdépendance et de totalité qui sont sous-jacentes obligent à considérer les phénomènes d’organisation et de régulation (rétroaction) comme inhérents au système. De plus, quand on pense « systémique » on est forcé de tenir compte du contexte auquel le système appartient. Pour nous, il est essentiel de prendre en considération, non seulement l’efficacité et le fonctionnement interne des systèmes de formation proposés, mais aussi de découvrir et d’identifier les relations que notre système entretient avec les autres systèmes qui existent dans son propre environnement. Cette préoccupation quant à l’ouverture du système garantit une meilleure adaptation de celui-ci avec son environnement propre. Enfin, tout système de formation s’intéresse à l’humain, système complexe par excellence, et l’approche systémique constitue le macroscope nécessaire à toute réflexion et à tout construit concernant les affaires humaines __ BOISVERT, L. et PINTO, N. (1992). V approche systématique.

L. Approche technosystémique (étapes) : 1. identification du besoin ou problème auquel il faut répondre; 2. définition des objectifs qui vont contribuer à satisfaire ce besoin et définition des critères d’évaluation; 3. énoncé des contraintes et des possibilités; 4. création des différents systèmes pouvant atteindre les objectifs; 5. choix d’un système; 6. implantation du système __ BERTRAND, Y. et al. (1980).

M. Approche systémique/théorie générale des systèmes. Elle se distingue de la théorie générale des systèmes (VON BERTALANFFY, L., 1954), dont le but ultime consiste à décrire et à englober, dans un formalisme mathématique, l’ensemble des systèmes rencontrés dans la nature __ DE ROSNAY, J. (1975).

N. Types. Il existe trois types d’approche systémique : l’approche systémique décisionnelle, l’approche systémique explicative et l’approche systémique opérationnelle.

O. Avantages : 1. L’approche systémique est un cadre de pensée et de recherche et non un carcan __ NADEAU, J.-R. (1982). 2. (...) un cadre conceptuel qui aide à organiser les connaissances, (...) renforce leur mémorisation et facilite leur transmission __ DE ROSNAY, J. (1975) dans id. 3. (...) met l’accent sur la complexité et la globalité, parce qu’elle attache de l’importance à la distinction entre plusieurs niveaux d’analyse, elle peut déboucher sur l’action. 4. (...) l’usage qu’elle fait (...) des analogies, métaphores et modèles achemine presque obligatoirement l’approche systémique à la création __ NADEAU, J.-R. (1982). Elle est le support de la pensée inventive tandis que l’approche analytique est le support de la pensée connaissance __ DE ROSNAY, J. (1975) dans id. 5. L’approche systémique fournit des catégories cognitives nouvelles qui permettent d’échapper aux anciennes, marquées par leur condition sociale et disciplinaire d’exercice. 6. Elle permet un passage entre le tout et la partie et de combiner approche globale et approche sectorielle __ PINEAU, G. (1973) dans id. 7. La nomenclature systémique permet une représentation uniformisée des systèmes, un langage universel quel que soit le type ou le niveau du système concerné __ SIMON, P. et LAROSE, R. (1975) dans id.

P. Action. L’approche systémique n’a d’intérêt que si elle débouche sur l’opérationnel en favorisant l’acquisition des connaissances et en permettant d’améliorer l’efficacité de nos actions. Elle doit donc permettre de dégager, à partir des invariants, des propriétés et du comportement des systèmes complexes, quelques règles générales destinées à mieux comprendre ces systèmes et à agir sur eux. (...) C’est par un aller-retour incessant entre représentation et action qu’un modèle conceptuel peut évoluer. C’est dans ce sens que (...) l’approche et la méthode « systémiques » (...) pourront être utilisées dans l’éducation et dans l’action __ DE ROSNAY, J. (1975). L’approche systémique débouche sur l’action. C’est une méthodologie permettant une organisation des connaissances en vue d’une meilleure efficacité dans l’action __ LEROUX, R. (09.88).

Q. Changement et innovation (étapes) (NADEAU, J.-R., 1982) : 1. analyse complète du système dans lequel nous voulons voir s’effectuer des changements; 2. conception d’un système cible; 3. élaboration d’un système de transformation pour que de la situation actuelle, nous atteignions la situation cible.

R. Résolution de problèmes. L’approche systémique n’est pas la réponse à un problème, mais elle représente un moyen scientifique rationnel de trouver la meilleure réponse. C’est une procédure bien agencée qui est structurée de manière à minimiser les options préconçues et à porter au maximum l’objectivité nécessaire pour trouver une solution scientifique digne de foi à un problème __ GALISSON, R. et COSTE, D. (1976).

S. Étude du comportement dynamique des systèmes complexes (étapes) __ DE ROSNAY, J. (1975).


T. Pensée. En se basant sur le postulat de l’approche systémique, on associe la pensée à un système psychologique formé d’une structure cognitive. MELVIN et WILLIAM (1973) ont décrit quelques systèmes en psychologie : l’associationnisme qui étudie la relation entre la mémoire et le stimulus (S-R), le béhaviorisme qui montre l’organisation de la structure cognitive à partir d’une séquence de stimuli (S-O-R) afin d’atteindre un objectif, la théorie du gestalt qui, par analogie des structures (isomorphisme), permet à l’être humain d’élaborer ses propres stratégies cognitives pour atteindre un but. Il ressort donc que la pensée est subdivisée en niveaux de complexité et qu’elle doit, pour être en équilibre, converger vers une finalité __ MARTIN, P. (1986).

U. Limites : 1. Comme toute autre approche, les limites de l’approche systémique pour Gaston PINEAU (1973) « tiennent en particulier dans la faiblesse axiomatique de ses catégories et dans sa difficulté d’appréhender la totalité dans sa dynamique » __ NADEAU, J.-R. (1982). Il est relativement difficile de reconnaître la complexité d’un phénomène et de pouvoir l’étudier simultanément sous ses différentes facettes __ TOUSSAINT, M. J. R. (1989). 2. L’approche systémique ne peut prendre aucune décision et ne peut être supérieure à la valeur des données utilisées __ ALKIN, M. et BRUNO, J. (1970) dans NADEAU, J.-R. (1982). 3. L’approche systémique est limitée parce qu’elle est incomplète sans l’approche analytique. Si l’approche analytique n’est pas apte à connaître l’ensemble, il ne faut pas demander, en revanche, à l’approche systémique de connaître avec précision les parties, les interactions isolées, les détails. On doit faire appel pour cela à l’approche analytique. 4. Les modèles systémiques de systèmes complexes, tels que ceux qu’on retrouve en environnement par exemple, sont toujours des simplications. Simplification, en premier lieu, parce qu’on ne considère que certains aspects, les plus importants, en négligeant ceux qui ont peu d’influence. Simplification aussi parce que la réalité est réduite à nos méthodes de modélisation et aux principes des systèmes __ LEROUX, R. (09.88).

V. Éduc. En éducation, l’approche systémique permet d’analyser des situations éducatives concrètes en vue d’améliorer l’efficacité du processus d’enseignement et d’apprentissage. Elle facilite ainsi une meilleure intégration à l’environnement institutionnel et social. Cela ne veut pas dire que l’approche systémique est une théorie des systèmes éducatifs ni une méthode particulière d’enseignement ou d’éducation. Elle permet seulement de concevoir l’enseignement comme un système de décisions et d’activités orientées vers l’apprentissage, et de parvenir à une plus grande efficacité de ce processus __ RIENDEAU, M. (1974). Une approche systémique, décloisonnée, permet (...) d’assembler les connaissances particulières en ensembles cohérents. Elle favorise alors la formation de concepts fondamentaux __ MEQ (05.80). L’approche systémique, il faut le préciser, n’est point une nouvelle sorte d’éducation; elle ne favorise aucune école de pensée pédagogique. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle de justifier le béhaviorisme ou l’apprentissage libre. De plus, l’approche systémique ne s’inscrit guère dans une pédagogie dite fermée. Bien au contraire. Pour qu’un modèle systémique rende compte de la réalité, il doit être ouvert, en interactions continuelles avec son environnement. Une telle approche ne cherche pas non plus à éliminer les valeurs humaines inhérentes à un système; ces données sont essentielles, car elles sont des facteurs déterminants de la dynamique interne et externe du système. L’approche systémique est utilisée depuis quelques décennies dans la recherche en éducation : développement de cursus, planification des apprentissages, technologie éducative, confection de programmes, processus d’évaluation, administration scolaire, élaboration de méthodes, etc. __ LEGENDRE, R. (1983).

W. Péd. On peut également étendre cette méthode à notre façon d’étudier en général. Nous le faisons même parfois spontanément. Plutôt que de s’obstiner à vouloir absolument tout comprendre d’un paragraphe ou d’un chapitre avant de passer à l’autre, il est souvent préférable de passer une première fois, de comprendre ce que l’on peut comprendre puis de continuer et d’y revenir si nécessaire. On sait que la suite peut parfois expliquer les points obscurs et que les différents aspects d’un sujet s’éclairent souvent mutuellement. Il y a aussi une autre raison. Le subconscient travaille sans cesse et apporte des réponses à nos questions au moment où on n’y pense plus, où on fait autre chose et souvent quand on ne se concentre pas. Bon nombre de découvertes sont ainsi venues à leurs auteurs. Certains même y recouraient systématiquement. Les petits sommes créateurs d’EDISON dans son laboratoire sont célèbres à cet égard. Quant à Bertrand RUSSELL, il travaillait intensément sur un sujet puis le laissait complètement de côté pendant un certain temps pour passer à autre chose. Quand il y revenait, ses idées avaient avancé, s’étaient mieux ordonnées et il rédigeait alors des chefs-d’œuvre. Il faut laisser le temps au cerveau de synthétiser un système à l’aide de l’information que nous lui donnons de façon séquentielle tout comme notre organisme prend un certain temps à former différentes substances à partir des aliments que nous ingérons successivement. (...) Le processus d’apprentissage implique un va-et-vient continuel entre la forme analytique et la forme synthétique de la connaissance, processus qui exige un certain temps. Et, comme nous le verrons plus tard, une des règles générales d’action de l’approche systémique est de « respecter les temps de réponse » des systèmes __ LEROUX, R. (09.88).

X. Renforcement, répétition. La valeur de la répétition en apprentissage est bien connue. La compréhension et la mémoire en dépendent. On n’en connaît pas les mécanismes physiologiques, mais on suppose que la répétition permet d’éveiller ou de développer de nouveaux circuits dans le cerveau ou de les rendre permanents. Elle est employée depuis toujours par les grands maîtres et les grands communicateurs qui veulent transmettre des concepts nouveaux, une vision différente des choses, structurer la pensée de façon nouvelle. La répétition systémique n’est pas monotone, car chaque fois qu’on revient à un point, à chaque tour de spirale, on y revient à un autre niveau, enrichi des autres éléments du système considérés depuis la dernière fois. Et ainsi s’accroît notre vision interactive, intégrée, coordonnée, bref systémique __ id.

Y. Principe fondamental et règles d’action systémique __ LEROUX, R. (09.88). Toute action doit être accomplie le plus efficacement possible, avec la moindre action, sans gaspiller de ressources de façon à atteindre le but du système : 1. Rechercher d’abord l’idéal le plus élevé : « Penser globalement, agir localement », de René DUBOS, implique de se pencher d’abord sur le système global et ses finalités premières si l’on veut pouvoir orienter l’action qui, elle, est toujours locale, particulière, concrète. 2. Choisir la moindre action : le moins d’énergie, de temps, de ressources, de moyens en général. 3. Préférer les objectifs à la programmation détaillée : il vaut mieux fixer des objectifs (...) ensuite s’assurer que l’organisation possède les éléments de régulation nécessaires. 4. Agir sur le plus complexe : c’est en agissant sur la partie la plus complexe que nous aurons le plus d’effet sur un système. 5. Différencier pour mieux intégrer : la connaissance distincte et détaillée des parties aide à une meilleure compréhension de leur intégration en un tout. 6. Intégrer repos et activité : le repos systémique, loin d’être opposé à l’activité, en est le fondement même, de là l’intégration nécessaire entre les deux. 7. Respecter la variété : non seulement conserver la variété existante en évitant de simplifier les systèmes, mais la favoriser, car elle est gage de croissance qualitative et de l’apparition de propriétés émergentes. 8. Favoriser l’ouverture à l’environnement : « Pour évoluer, se laisser agresser », Joël DE ROSNAY. 9. Équilibrer centralisation et décentralisation : le global concerne le sens, l’idéologie, le but, alors qu’au local appartient l’action, l’exécution détaillée. 10. Respecter le temps de réponse : certes les temps de réponse des systèmes peuvent parfois être améliorés, mais il y a des limites qu’on ne peut pas dépasser.

Z. Nomenclature.

adaptabilité

analyse de système

a. des systèmes

a. systémique

anasynthèse

approche écosystémique

a. systémique décisionnelle

a. s. éducationnelle

a. s. explicative

a. s. opérationnelle

a. technosystémique

autoentretien

auto-organisation

autorégénération

autotranscendance

autotransformation

complexification

contreréaction

dynamique des systèmes

écosystème

endosystème

entropie

équifinalité

exosystème

extrant

feedback

fonction

gigasystème

holon

homéostasie

hypersystème

information en retour

intrant

logique systémique

macrosystème

mandat

mégasystème

mésosystème

métasystème

microsystème

mission

modélisation

nanosystème

néguentropie

niveaux d’organisation

objectif de rendement

organisation

proaction

psychologie systémique

rendement

rétroaction

sous-système

stabilité

structuration

structure

supersystème

suprasystème

synergie

système

s. abstrait

s. adaptable

s. auto-organisateur

s. complexe

s. composite

s. concret

s. culturel

s. efficace

s. fermé

s.-monde

s. normatif

s. ouvert

s. simple

s. social

systémicien

systémique

théorie des systèmes sociaux


APPROCHE SYSTÉMIQUE DÉCISIONNELLE

App. syst./Rech. Type d’approche systémique dont le but est de proposer une solution à un problème. VA approche systémique, N. EA approche systémique explicative/opérationnelle.

Processus. Elle part ordinairement de l’identification d’un besoin ou d’un problème pour déboucher sur une proposition de solution.


APPROCHE SYSTÉMIQUE ÉDUCATIONNELLE

App. syst./Éduc. Approche de l’éducation en tant qu’ensemble cohérent de systèmes et de sous-systèmes ouverts en interactions dynamiques entre eux ainsi qu’avec leur environnement. VA approche systémique, V et W.


APPROCHE SYSTÉMIQUE EXPLICATIVE

App. syst./Rech. Approche qui a recours à l’approche systémique pour décrire et comprendre des systèmes complexes par l’élaboration de modèles. VA approche systémique, N. EA approche systémique décisionnelle/opérationnelle.

Types. On distingue quatre types d’approche systémique explicative : a) l’approche centrée sur la globalité du système : l’objectif consiste alors à faire apparaître cette globalité; b) l’approche centrée sur les activités du système : l’accent est alors mis sur le processus (entrée-traitement-sortie); c) l’approche centrée sur les propriétés du système : entrée, sortie, stabilité, équilibre, dynamique, autorégulation, entropie, néguentropie, ségrégation, mécanisation; d) l’approche centrée sur les produits du système : évaluation des produits du système selon une échelle appropriée __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1980).


APPROCHE SYSTÉMIQUE OPÉRATIONNELLE

1. App. syst./Rech. Approche qui a recours à l’approche systémique pour l’élaboration de modèles de prise de décision, dans le but de résoudre des problèmes inhérents aux systèmes complexes.

2. Éduc. Application des outils formels de résolution de problèmes à l’identification et à la satisfaction de besoins et de problèmes prioritaires en éducation __ LEMIEUX, A. (1981). VA approche systémique, N et P. EA approche systémique décisionnelle/ explicative.


APPROCHE TECHNOLOGIQUE

1. Cur./Did. V enseignement à distance/à support télévisuel/assisté par ordinateur/audiovisuel/automatisé/géré par ordinateur. VA schéma curriculaire, D.1, D.5 et E. EA paradigme technologique.

2. Épist./Rech./Sc. VA approche, H.6.


APPROCHE TECHNOSYSTÉMIQUE

1. App. syst./Rech./Sc. VA approche systémique, L.

2. Cur./Did./Péd. Mettant à profit l’approche systémique et la technologie éducationnelle, approche pédagogique qui vise à accroître l’efficacité des situations pédagogiques en vue de la meilleure atteinte possible des objectifs de formation. V paradigme technologique. VA paradigme éducationnel, G/industriel, H.

Caractéristiques de l’approche technosystémique (A à H)

A. Contenu de la communication. Composé d’activités qui permettent à l’individu d’avoir des comportements préalablement déterminés; relié aux exigences de la société qui détermine les compétences à acquérir; centré sur les résultats évaluables en termes de comportements prédéterminés; curriculum centré sur l’électronique; transmission implicite des valeurs dominantes (absence de remise en cause); accent sur l’efficacité, la planification et l’organisation __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1999).

B. Moyens de communication. Recours à divers médias; éducation perçue comme démarche de résolution de problèmes, de prévision, d’organisation et d’évaluation des situations d’apprentissage; mariage de la technologie, de la communication et de l’analyse de systèmes; polarisation autour des moyens de communication avec accent sur l’efficacité de la communication; individualisation de l’apprentissage; accessibilité des médias aux professeurs et aux élèves; individualisation comme mesure d’efficacité __ id.

C. Destinataire. Respect de son individualité en ce qui concerne le rythme d’apprentissage; doit se conformer aux comportements prédéterminés; possibilité, à certaines conditions, d’une variété de contenus __ id.

D. Relations entre le destinataire et le milieu. Conditionnées par les exigences de la société qui détermine les compétences qu’il faut acquérir; regroupement des ressources sur le plan de l’organisation éducative afin de faciliter la tâche de l’élève __ id.

E. Relations entre le destinataire et l’émetteur. Le professeur ingénieur comme principale ressource de l’élève; l’élève subordonné au modèle d’intervention pédagogique conçu et appliqué par le professeur ingénieur __ id.

F. Émetteur. Le professeur comme agent principal, plutôt organisateur que transmetteur de connaissances; le professeur comme ingénieur qui conçoit et applique un modèle efficace d’intervention pédagogique; personne-ressource; collabore avec d’autres spécialistes __ id.

G. Milieu. Environnement pédagogique très structuré et limité sur les plans spatial et temporel; importance de l’imputabilité, de l’activité administrative, des services pédagogiques, du rôle des spécialistes; le milieu détermine les comportements acceptables de l’élève; le milieu domine l’élève __ id.

H. Intention. Organiser efficacement la communication du savoir et assurer un processus enseignement-apprentissage efficace; contribuer au maintien de la société industrielle __ id.

I. Étapes : 1. Identification du besoin ou du problème auquel il faut répondre. 2. Définition des objectifs qui vont contribuer à satisfaire ce besoin et définition des critères d’évaluation. 3. Énoncé des contraintes et des possibilités. 4. Création des différents systèmes pouvant atteindre les objectifs. 5. Choix d’un système. 6. Implantation et évaluation du système __ id.

J. Caractéristiques fondamentales. Dans l’approche technosystémique, la communication éducative possède quatre caractéristiques fondamentales. Elle est centrée, en premier lieu, sur des résultats qui peuvent être évalués à partir de comportements. Elle est, en second lieu, composée d’activités qui vont permettre à l’individu de manifester des comportements observables et préalablement déterminés par des objectifs, habituellement classés selon les différentes taxonomies en usage. (...). En troisième lieu, la communication éducative fait appel à divers médias. (...) Enfin, la communication éducative est centrée sur l’individualisation de l’apprentissage __ id.


APPROCHE TRADITIONNELLE

1. Cur./Did./Péd. V enseignement collectif/magistral/traditionnel. VA curriculum orienté vers le sens, A; schéma curriculaire, D.4, D.7 et E.

2. Did./Ens. lang./Péd. VA approches didactiques en langues, H.


APPROCHE TRANSCULTURELLE

Did./Éduc. cult./Péd./Rech. Façon de percevoir, d’aborder un projet ou de résoudre un problème en se situant au-delà des logiques et des particularités d’un ensemble de cultures. V transculturalisme.


APPROCHE TRANSDISCIPLINAIRE

1. Did./Péd. Approche de l’enseignement qui situe les caractéristiques, les besoins, les intérêts et la démarche du sujet au-dessus des préoccupations des matières ou des disciplines scolaires. VA approche monodisciplinaire, C et D;écologie pédagogique, B; écologie scolaire, C. TA créativité.

2. Rech. Fait d’aborder un projet ou de résoudre un problème en allant au-delà des données de plusieurs disciplines qui interagissent les unes avec les autres. Une pensée transdisciplinaire. V transdisciplinarité; typologie des démarches transdisciplinaires. VA approche monodisciplinaire, C; écologie éducationnelle, C/humaine, L/pédagogique, B/scolaire, C; sémantique, B.

A. Étym. Du latin trans, par-delà.

B. Spécificité (Rech.).À la différence des approches pluridisciplinaire,multidisciplinaire et interdisciplinaire, l’approchetransdisciplinaire est génératrice d’une nouvelle discipline qui comprend et dépasse l’originelle. À titre d’exemple, la cybernétique est issue des mathématiques, de la physique et de la théorie de la communication.

C. Spécificité (Péd.). L’enseignant ne s’occupe pas des disciplines elles-mêmes, mais des disciplines dans leurs relations avec le développement intégral du sujet. Il a à choisir ce qui est susceptible de stimuler les enfants pour enrichir leurs expériences. Les matières des programmes sont rattachées à ces expériences et offertes à l’enfant en réponse à des besoins de connaître, de s’exprimer... Plusieurs disciplines sont évidemment nécessaires aux expériences et aux projets des enfants, mais elles sont subordonnées aux buts associés aux projets (...). Cette approche de l’intégration est transdisciplinaire : elle veut d’abord toucher l’enfant et développer chez lui le sens de l’initiative et de la recherche personnelle, grâce auquel il augmentera ses capacités mentales. Elle vise autant à la formation de l’esprit d’analyse et de synthèse, à la stimulation de son imagination et de sa créativité, au développement de son autonomie et de son intérêt à s’engager dans des activités signifiantes pour lui qu’à lui faire acquérir des connaissances pratiques dans certains domaines __ FRANCŒUR, S. (1986). Ainsi définie, l’approche transdisciplinaire (ou la transdiscipline) concerne cet aspect totalisant de l’éducation qui dépasse le cadre des disciplines et des aptitudes interdisciplinaires pour englober la réalisation personnelle. La réalisation de soi implique le vécu conscient et un contexte expressif en situation de communication réelle. (...) La transdiscipline englobe le contenu des matières et le principe organisateur des démarches de pensée, elle les dépasse en ce qu’elle concerne la personne globale de l’apprenant dans l’interaction contextualisée d’un fonctionnement comportemental expressif, à la fois cognitif, socioaffectif et psychomoteur, directement axé sur la réalité __ TOCHON, F. (1990). Dans cette perspective, inspirée des travaux de Louis D’HAINAUT (1977), l’approche transdisciplinaire ne se situe plus sur le plan des relations entre des contenus de disciplines scolaires, mais bien sur le plan pédagogique. Elle se réfère alors aux situations pédagogiques qui assurent aux sujets apprenants la prise en charge d’activités orientées vers la poursuite de leurs propres visées, tout en poursuivant éventuellement des objectifs d’un ou de plusieurs programmes d’études, dans la mesure où l’enseignant veut ou est capable de les introduire. Elle se distingue de l’interdisciplinarité pédagogique qui se situe aux niveaux curriculaire et didactique __ LENOIR, Y., 1991).


APPROCHE TRANSPERSONNELLE

Cur./Did./Péd. VA curriculum holistique, A; schéma curriculaire, D.6.


APPROCHE UNIDISCIPLINAIRE

Did./Péd./Rech. Syn. approche monodisciplinaire. V unidisciplinarité. VA intégration des matières, G et J.


APPROCHE-PROGRAMME

Cur. Approche qui consiste à organiser les ressources en les regroupant autour des caractéristiques et des besoins communs présentés par les populations visées __ GOUVERNEMENT DU QUÉBEC (1996). Processus qui permet aux gouvernements d’articuler les priorités nationales et de réaliser les objectifs de développement humain durable dans un cadre cohérent et participatif __ UNESCO (2000).


APPROCHES DIDACTIQUES EN LANGUES

Ens. lang. Façons globales d’envisager l’enseignement et l’apprentissage des langues selon les conceptions qu’on se fait du langage et de ses fonctions, de l’apprentissage, de l’enseignement et des conditions pédagogiques et sociales dans lesquelles l’enseignement se donne. V méthode; modèle d’enseignement; stratégie; technique. EA méthodes de langues secondes/étrangères.

A. Approche axée sur la compréhension (comprehension approach). Approche de langue seconde qui trouve ses fondements dans la psychologie cognitive et dans la théorie des schèmes. La compréhension constitue la première étape de l’apprentissage d’une langue seconde et va faciliter l’expression orale, sorte de sous-produit, qui doit venir en second lieu, après la compréhension. En effet, l’écoute et la lecture seraient des démarches intellectuelles indépendantes de la production orale et écrite. De plus, les structures phonologiques, grammaticales et sémantiques ne doivent pas être présentées de façon isolée __ GERMAIN, C. (1993). Par ailleurs, une grande place est laissée à l’élève dans l’évaluation de son propre apprentissage. La langue est vue comme un moyen d’interaction sociale.

B. Approche cognitive (cognitive approach). Les principes linguistiques de cette approche sont les suivants : le discours utilisé sur la nature du langage n’est pas au point; il n’y a peut-être pas beaucoup de structures universelles, mais il y en a; les langues ne sont pas si indépendantes les unes des autres, ainsi que le veut l’approche structurale; l’oral et l’écrit sont aussi importants l’un que l’autre; et enfin, le vocabulaire est un élément important du langage. Pour les principes psychologiques, on constate que le discours utilisé sur l’apprentissage n’est pas au point; il faut sans doute créer des automatismes, mais il ne faut pas négliger la compréhension (avec le rôle de l’intelligence et de la mémoire); pour les tenants de cette approche, l’esprit peut faire avec les langues toutes les opérations qu’il fait à propos de n’importe quoi; enfin, il existe plusieurs styles d’apprentissage (inductif, déductif, analogique,...). Les forces de ces approches sont les suivantes : elles font appel à plusieurs ressources des élèves; elles sont variées et peuvent être intéressantes; enfin, elles promeuvent l’équilibre des différents savoirs linguistiques. Dans les faiblesses, on trouve qu’elles exigent une grande compétence linguistique et pédagogique des enseignants, qu’elles exigent d’eux beaucoup de travail d’adaptation; que l’enseignant a beaucoup d’initiative et que donc ces approches varient beaucoup d’une mise en application à l’autre __ BIBEAU, G. (1986).

C. Approche communicative (communicative approach). L’approche de l’apprentissage d’une langue seconde en contexte de son utilisation, qui vise la compétence communicative, est inspirée de principes ethnolinguistiques et influencée par les analyses de besoins langagiers caractéristiques de l’approche notionnelle-fonctionnelle (VA E) : elle met l’accent sur le message plutôt que sur la forme et incite à utiliser des activités de communication dites « signifiantes » ou réalistes, des documents authentiques, des simulations improvisées, etc., dans toutes les habiletés langagières. V compétence communicative. VA enseignement de l’oral, B.

D. Approche naturelle (natural approach). Une des approches, parmi les moins répandues, préconisée pour l’enseignement des langues secondes, propose d’accorder la primauté à la signification et à la compréhension plutôt qu’à la production. « Le qualificatif « naturel » renvoie à l’absence de tout enseignement d’ordre grammatical ainsi qu’à l’absence de tout recours à la langue maternelle des élèves » __ GERMAIN, C. (1993). Pour Stephen KRASHEN et Tracy David TERRELL (1983), la langue seconde s’apprend comme la langue maternelle, et l’enseignement en milieu scolaire doit reproduire cette manière d’apprendre.

E. Approche notionnelle/fonctionnelle (notional/functional approach). Cette approche s’est développée en partie à cause des besoins langagiers des migrants de la communauté économique européenne. Les analyses de besoins réalisées par R. RICHTERICH (1971, 1972) donnent naissance aux concepts fonctionnels, tandis que The Threshold Level de Jan Ate VAN EK (1975) et Un Niveau seuil de Daniel COSTE et al. (1976) constituent les références notionnelles. Le contenu et la méthodologie de cette approche tiennent compte des facteurs en présence. Elle promeut une nouvelle définition des apprentissages : « Apprendre une langue, c’est apprendre à se comporter de manière adéquate dans des situations de communication dans lesquelles l’élève pourrait se retrouver en utilisant le code de la langue cible » __ COURTILLON, J. (1980). Certains auteurs (BESSE, H. et GALISSON, R., 1980 et WILKINS, D. A., 1973) font une distinction entre approche notionnelle, fondée surtout sur les concepts et les notions impliquées, et une approche fonctionnelle, fondée surtout sur les besoins immédiats.

F. Approche structuro-béhaviorale(structural approach). Les grands principes linguistiques de cette approche sont les suivants : a) chaque langue est différente des autres (il n’y a donc pas d’universaux); b) la langue est un système à différents niveaux (phonologique, morphologique, syntaxique, lexical) et elle est d’abord orale, l’écrit n’étant qu’une reproduction de l’oral; c) la meilleure utilisation que l’on peut faire de la langue est la conversation. Parmi les principes psychologiques, apprendre, c’est créer des automatismes et se conditionner. De plus, parler une langue, c’est réagir à l’environnement linguistique tandis que la compréhension du système et la réflexion n’ont pas de rôle important à jouer dans l’apprentissage. Il faut enfin créer des associations entre des situations et des structures linguistiques. Les forces de ces approches sont les suivantes : elles conduisent à parler, c’est-à-dire à prononcer et à utiliser des formes orales; elles développent des automatismes pratiques sur les structures; elles comportent beaucoup d’exercices et de participation des élèves et enfin elles font découvrir les structures orales du langage. Quant aux faiblesses, on trouve des difficultés chez les élèves à utiliser les structures dans des contextes réels (problèmes de transferts des apprentissages); il y a peu ou pas d’écrit, que ce soit la lecture ou l’écriture; un appareillage technologique est exigé; il y a peu ou pas de support cognitif; le vocabulaire est réduit et de telles approches conviennent peu aux classes nombreuses. Enfin, elles exigent des enseignants qu’ils parlent bien la L2 et connaissent la linguistique __ BIBEAU, G. (1986).

G. Approche suggestopédique (suggestopedia approach). Cette approche préconisée pour l’enseignement des langues secondes a été inspirée par Georgi LOZANOV (1971) pour qui l’être humain, n’utilisant que 4 % de ses capacités mentales, peut apprendre une langue beaucoup plus rapidement si on parvient à lever les barrières qui bloquent l’apprentissage en jouant également sur la mémorisation. Sur le plan linguistique, LOZANOV ne fait référence à aucune conception particulière de la langue, mais cette dernière semble être conçue comme « un ensemble de mots de vocabulaire et de règles de grammaire destinées à organiser ce vocabulaire » __ GERMAIN, C. (1993). Gabriel RACLE (1975) a développé, pour la Fonction publique du Canada, une expérience d’enseignement en langue seconde selon la méthode suggestopédique.

H. Approche traditionnelle (grammar-translation approach). Dans cette approche, les grands principes linguistiques se résument aux suivants : a) il existe une structure universelle des langues; b) ce sont les mots (le vocabulaire) qui font la différence principale entre les langues; c) la forme la plus proche de la structure véritable de la langue est l’écrit; d) la meilleure utilisation de la langue reste la littérature. En ce qui concerne les principes psychologiques, on trouve qu’apprendre, c’est mémoriser et raisonner et que pour favoriser un apprentissage profitable, il faut comprendre. On ne peut donc pas parler la langue sans comprendre les règles. Enfin, l’exercice linguistique forme l’esprit. Pour les forces et les faiblesses de cette approche, on peut citer : pour les premières, que l’approche convient bien aux grands groupes, qu’elle correspond bien à un bagage structuré de connaissances, et qu’il est facile d’enseigner et d’évaluer; pour les secondes; que l’approche ne conduit pas à l’oral, qu’elle favorise surtout les élèves qui ont de la mémoire, qu’elle ne conduit pas aux automatismes ou à la facilité de parole et enfin qu’elle ne permet pas aux élèves de s’exprimer ou de communiquer __ BIBEAU, G. (1986).


APPROFONDISSEMENT DES CONNAISSANCES

Péd. Utilisation systématique de situations, d’exercices ou de tâches choisis pour parfaire le processus d’acquisition de connaissances ainsi que les connaissances déjà acquises.


APPROPRIATION

n.f.

1. Gén. VA adaptation, G.

2. Ens. lang.Qsyn. acquisition.

CN __ approprié : environnement technologique d’apprentissage *.


APPROPRIATION DE L'ÉCRIT

Alph./Ens. lang./Éduc. Processus par lequel se construit le rapport d’une personne à la langue écrite tout au long de sa vie. V écriturisation; lecturisation; maîtrise de l’écrit. ∈ rapport à l’écrit.

A. Processus. Le rapport de chaque personne à l’écrit se construit avant l’école, se modifie en contact avec cette dernière, du fait des apprentissages, puis évolue et continue de se développer du fait des activités personnelles, professionnelles, culturelles et relationnelles et en fonction de la complexification croissante des modalités d’usage de l’écrit dans nos sociétés __ BESSE, J.-M. (1995).

B. Modes d’appropriation. D’après Bernard LAHIRE (1993, 1997), les modes d’appropriation de la lecture sont socialement construits. Il existe au moins deux types d’appropriation : herméneutique (souvent développée à l’école et qui émane de dispositions interprétatives et esthétiques par rapport au texte lu) et pragmatique (souvent développée en milieu populaire et qui relève d’une disposition éthicopratique qui ne s’intéresse qu’à l’aspect réel et moral du texte).


APPROPRIATION DE SOI

Péd./Psych. cogn. VA métacognition, I.

APPROPRIÉ,E adj. APPROPRIATE; SUITABLE

Gén. Syn. adapté; adéquat; ad hoc; conforme; congruent; convenable; idoine; indiqué; opportun; pertinent; propice; propre; topique. Ant. contraire; impropre;inadapté; inadéquat; inconciliable; incongru; inopportun; non pertinent; opposé.

CN : principe/processus de transfert *.


APPROPRIÉ,E

adj.

Gén. Syn. adapté; adéquat; ad hoc; conforme; congruent; convenable; idoine; indiqué; opportun; pertinent; propice; propre; topique. Ant. contraire; impropre; inadapté; inadéquat; inconciliable; incongru; inopportun; non pertinent; opposé.

CN : principe/processus de transfert *.



APRAXIE

Adapt. scol./Diagn./Méd. Incapacité à exécuter des mouvements complexes accompagnée ou non de déficiences organiques. VA déficience de la parole; troubles de la parole, F.


APRAXIE BUCCO-LINGUO-FACIALE

Adapt. scol./Diagn./Méd. VA troubles de la parole, F.


APRÈS-STAGE

Form. prof. Suivi du stage une fois que celui-ci est terminé : ses effets dans l’entreprise, ses possibilités d’application, le maintien de l’acquis et/ou son approfondissement __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). TA avant-stage.


APTE À L'EMPLOI

Form. prof. Ensemble d’attributs qui font qu’une personne est capable d’exercer un métier ou une profession (qualifications, expérience acquise, âge, degré de spécialisation, etc.) dans un milieu spécifique.


APTITUDE

n.f.

1. Diagn. Disposition, innée ou acquise, à effectuer des apprentissages spécifiques, à fournir un rendement appréciable dans un domaine particulier. VA don, A; égalité des chances, P; qualité, C. TA capacité; disposition; don; faculté; habileté; potentialité; talent.

2. Did. Temps requis par un sujet pour effectuer un apprentissage à un niveau prédéterminé.

3. Dr. Capacité légale, juridique de répondre à une demande. Étatd’une personne que la loi considère comme qualifiée pour jouer un rôle ou exécuter un acte __ LEXIS (1979).

A. Orientation. Les aptitudes sont orientées et spécifiques; on dispose d’une aptitude pour la musique, pour la mathématique, pour la couture, etc.

B. Aptitude générale. Quand on parle d’aptitude générale, on fait davantage référence au domaine intellectuel ou aux potentialités.

C. Test d’aptitude/de capacité. Semblables aux tests d’intelligence, les tests d’aptitude cherchent à identifier les potentialités des sujets. D’après PIÉRON, on devrait dire test de capacité au lieu de test d’aptitude, car c’est par le biais des capacités que l’on peut présumer de l’existence des aptitudes.

D. Aptitude/capacité. Le terme aptitude est souvent employé à tort comme synonyme de capacité. D’après G. DION (1976), l’aptitude sert de support à une capacité. Pour M. GAUQUELIN et al. (1971), l’aptitude permet de développer la capacité d’accomplir convenablement tâches et travaux. La méprise entre ces deux termes vient probablement du terme anglais ability qui recouvre sans distinction les notions d’aptitude et de capacité. En français, on réserve le terme capacité à un savoir-faire acquis __ GAUQUELIN, M. et al. (1971). La capacité seule peut être objet d’évaluation directe, l’aptitude étant une virtualité __ PIÉRON, H. (1951). La capacité est une actualisation de l’aptitude __ DE LANDSHEERE, G. (1979).

E. Éléments essentiels. Néanmoins, elle comporte trois éléments essentiels : - une disposition naturelle; - une différenciation individuelle appelée spécificité et - un rendement __ CTEQ (1988).

F. Types. Relativement à l’action pédagogique et éducative, on distingue notamment : - les aptitudes de type moteur, qui s’expriment par la nature et la qualité du mouvement; - les aptitudes de type intellectuel, que révèlent les démarches de l’intelligence pratique ou spéculative; - les aptitudes d’ordre esthétique, qui relèvent de la sensibilité et - les aptitudes d’ordre affectif __ id.

G. Aptitude/activité. Il n’y a pas de relation simple entre une activité particulière et une aptitude intellectuelle ou manuelle donnée, car toute activité exige une pluralité d’aptitudes plus ou moins affirmées chez un sujet. Par ailleurs, il est certain que les élèves peuvent avoir des aptitudes réelles qui demeurent inapparentes et virtuelles si les conditions d’exercice des activités susceptibles de les manifester font défaut __ id.

H. Réseau notionnel. VA disposition, D.

I. CN : batterie générale de tests d’*; reconnaissance d’* à l’enseignement; test d’*; test d’* spécifiques.


APTITUDE PROFESSIONNELLE

Diagn./Form. prof. Somme des dispositions que possède une personne pour exercer des activités reliées à un emploi particulier.

A. Évaluation. Il est possible de l’évaluer au moyen d’examens tels que des tests d’intelligence, de dextérité manuelle, etc. __ BIT (1987).

B. Aptitude/capacité. Ces dispositions préexistent aux capacités professionnelles et leur servent de base __ id.


APTITUDES À COMMUNIQUER

1. Com. Dispositions favorisant les relations interpersonnelles par le biais de la parole, de l’écrit ou du visuel. EA compétence communicative.

2. Techno. éduc. Capacité d’utiliser les techniques, moyens et canaux de transmission de connaissances et d’informations.


APTITUDES COORDONNÉES

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.50.


APTITUDES PERCEPTIVES

Did. VA taxonomie de HARROW, 3.00/du domaine psychomoteur, A : 3.00.


ARBITRAGE

1. Adm. (Gén.). Processus dans lequel un tiers intervient dans le but de régler un litige.

2. Adm. (Spéc.). Moyen de régler un litige entre deux parties en s’en remettant à la décision d’un tiers __ DION, G. (1986). Règlement d’un différend concernant un conflit d’intérêts ou un conflit de droits par une tierce personne étrangère aux parties du litige et avec l’accord de celles-ci __ PEPERMANS, R., MASC (1990).

A. Types. Il existe deux formes d’arbitrage : l’arbitrage obligatoire et l’arbitrage volontaire.

B. Relations de travail. En relation de travail, on distingue entre l’arbitrage portant sur la négociation ou le renouvellement de conventions collectives et l’arbitrage quant à l’interprétation ou l’application d’une convention collective (grief).


ARBORESCENCE

n.f.

Did./Édum./Inf. Structure ayant la forme d’un arbre muni d’une seule racine et offrant la possibilité de cheminements particuliers à diverses intersections par une succession de choix simples.

A. Nature. L’arborescence est un type de structure de données dans laquelle toute information, sauf la première appelée racine, procède d’une seule autre et peut en engendrer plusieurs ou aucune. Une telle organisation des données est mise à profit pour la recherche de l’information ou pour l’organisation d’un réseau de communication __ VAILLANCOURT, J.-C. (03.92). Par analogie avec l’arbre, il existe plusieurs points d’arrivée possibles dans une structure en arborescence. Il n’y a cependant qu’une seule voie conduisant des « racines » ou du « tronc » aux « branches » ou aux « feuilles ».

B. CN __ arborescente : recherche *.


ARBRE

Int. art. Graphe connexe sans circuit, dont la valeur des caractéristiques d’état ne peut être modifiée. Mode de représentation de connaissances __ PAVEL, S., SEC (1989).


ARBRE DE DÉCISION

Adm. scol./Rech. Outil d’aide à la décision qui se présente sous la forme de la représentation graphique d’un processus décisionnel, incluant les résultats possibles d’une décision __ OQLF (2004). EA modèle/prise de décision; processusdécisionnel.


ARCHITECTURE

n.f.

Téléinf. VA télématique, C.


ARGOT

n.m.

Ens. lang./Ling. Utilisation particulière d’une langue dans laquelle les usagers d’un certain groupe social remplacent des éléments linguistiques (mots, prononciation, structures morphologiques et syntaxiques) par d’autres éléments, soit inventés de toute pièce, soit issus de modifications des éléments de la langue, soit empruntés à une autre langue avec ou sans déformation, pour manifester d’abord leur différence, souvent leur opposition et leur refus de communiquer avec les autres groupes de la communauté linguistique. Ex. : le parigot et le récent verlan sont des argots dans lesquels on retrouve des mots comme : en parigot (mec; bidule); en verlan (ripou pour pourri; stromo pour monstre; verlan pour à l’envers). V registre de langue. VA lexicologie, B.

A. Formes. L’argot respecte habituellement l’essentiel de la syntaxe, mais a recours, au niveau lexical, à des figures ou à des déformations systématiques (ex. : bouquin).

B. Jargon. Le jargon est souvent associé à l’argot, mais il se réfère plutôt au caractère incompréhensible d’un usage langagier, soit dans les formes (mots ou structures déformés ou inventés), soit dans le contenu jugé incohérent.

C. Procédés. L’argot se construit par l’invention des mots complètement nouveaux, par le codage (procédés spéciaux de déformation de mots dont les règles sont connues par le groupe), par l’emprunt (avec ou sans déformation) ou par l’utilisation de l’image.

D. Littérature. Bien qu’associé au registre de langue familier ou populaire, l’argot peut receler des qualités littéraires quant à son expressivité.


ARGUMENTATION

n.f.

Ens. lang./Ling. Utilisation d’un ensemble d’énoncés reliés entre eux par la logique d’un raisonnement et destinés à démontrer, à prouver, à convaincre. Résultat de ce qui précède. VA discours, A.3.

A. Processus argumentatif. Jean-Paul Bronkart (1996) explique que ce processus s’inscrit dans le champ de la rhétorique et de la persuasion. D’une perspective cognitive, il ajoute que le raisonnement argumentatif implique généralement trois séquences à savoir : 1. les prémisses (ou thèses) dans lesquelles sont proposés des constats, 2. à ces prémisses viennent se greffer des données nouvelles qui les appuient ou les rejettent (ce sont les arguments et les contre-arguments), et 3. par un processus d’inférence, on en vient à une conclusion ou à une nouvelle thèse.

B. Thèse.Énoncé (ou les énoncés), explicite ou implicite, qui expose ce vers quoi tend tout le texte __ CHARTRAND, S.-G. (1995).

C. Argument.Énoncé qui appuie ou étaie un autre énoncé qui, lui, a la valeur soit de conclusion secondaire, soit de thèse __ id.

D. Contre-argument. Argument contrant la visée argumentative générale d’un discours __ id.

E. CN __ argumentatif : discours *.


ARISTOCRATIE

Pol. VA démocratie, H.


ARITHMÉTIQUE

Math. VA mathématique, B.


AROBAS (@)

n.m.

Téléinf. Syn.a commercial. Qsyn. séparateur @. VA adresse, E.

v.o. Arobas peut aussi s’écrire arrobas.


ARRÊTS ET DÉPARTS

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 4.42.


ARRIÉRATION

n.f.

Adapt. scol./Diagn./Psych. VA débilité mentale, D.


ART

1. Arts. Secteur d’activités où théoriciens et praticiens s’expriment par la production d’œuvres témoignant de l’idéal esthétique propre à un courant, à une culture ou à une époque; ensemble des œuvres produites dans l’un de ces secteurs d’activités. Art naïf, artesquimau, art contemporain, etc. VA futurisme, B. TA esthétique.

2. Arts. Méthode(s) pour réaliser un ouvrage bien fait et/ou esthétique, propre à un secteur d’activités, à un métier ou à une profession. L’art de construire un pont; l’art d’être et de devenir éduqué. EA méthode artistique.

3. Arts. Manifestation du savoir-faire, d’habileté, d’adresse, conformément à certaines règles de connaissances théoriques et/ou techniques, en vue d’une réalisation concrète. Travailler avecart; une chose faite selon les règles de l’art.

4. Arts. Adresse, habileté, invention dans le savoir-faire identifiant la réalisation d’un individu dans un domaine spécifique. Une pièce qui révèlel’art de son auteur; l’art de ses enseignements. VA anasynthèse, D.

5. Com. Mode d’expression personnelle qui s’appuie sur l’application précise d’habiletés et de connaissances, en vue de la traduction d’idées, de sentiments et de sensations au moyen d’agencements de signes, de sons, de formes, de tons, d’odeurs, de goûts, de touchers, d’images, ou de toute autre structure d’ensemble, suscitant des impressions agréables et harmonieuses, excitantes ou provocantes. Ainsi fait-on référence à la peinture, à la musique, à lasculpture, à l’architecture, à la cuisine, à la littérature, à la danse, au mime, etc. L’art est donc, comme le perçoivent, entre autres, J. DEWEY (1938) et R. HUYGUE (1951), un ensemble de langagesspécifiques. TA langage.

6. Com. Processus de création à partir d’éléments matériels ou symboliques dont le produit exprime et communique une vision personnelle et l’intuition de son artisan. Pratiquer l’art d’écrire, l’art d’aimer.Faire de sa vie une œuvre d’art.

7.Épist. Ensemble de savoirs et d’expériences créatives relatives à la production d’une œuvre, c’est-à-dire d’une création esthétique, la manifestation d’un idéal de beauté correspondant aux normes d’un courant, d’une culture ou d’une époque. VA culture, O. TA esthétique.

A.Étym. Du latin ars, habileté.

B. CN : collège d’* appliqués et de technologie; collège des * libéraux; école d’*; état de l’*.

C. CN __ artistique : éducation *; enseignement *; formation *; taxonomie des habiletés en éducation *.


ART-THÉRAPIE

Gén. VA thérapie, B.


ARTEFACT

n.m.

Rech./Sc. Phénomène artificiel ou accidentel rencontré au cours d’une expérimentation, et souvent dû à l’expérimentateur.


ARTICLE

n.m.

1. Com. Généralement dans un journal ou une revue, texte décrivant un événement, une situation, une personne, un groupe, un objet, un lieu, etc., ou exprimant un commentaire, une opinion ou une appréciation sur un thème particulier.

2. Ens. lang. Classe de mots qui servent à indiquer certaines caractéristiques du nom qu’il précède presque toujours : le genre, le nombre, le caractère défini, indéfini ou partitif (partie de). V déterminant. VA classe de mots, A et F.

3. Inf.Élément de base d’un fichier; ensemble de données se rapportant à un même objet, à une même activité ou à un même sujet. Groupe de données associées, constituant une unité élémentaire. Syn. enregistrement logique __ CMTI (Fr.) (1989). V base de données. VA dictionnaire, C.= Σ {champ;entrée; rubrique; zone}.

4. Lexic./Term. Sous-ensemble d’un dictionnaire qui comprend une entrée, une ou quelques définitions ainsi que parfois, une ou des notes explicatives.

5. Rech. Texte décrivant une étude ou une recherche et relatant ses résultats dans une revue spécialisée. Syn.monographie.

CN : recension d’un *.


ARTICULATION

n.f.

1. Ens. lang. Mode d’organisation et d’enchaînement des éléments du discours oral ou écrit. V analyse du discours; cohérence (discursive/textuelle); cohésion.

2. Ling. Action des organes vocaux (larynx, pharynx, luette, langue, mâchoires, lèvres) dans la production des sons du langage. Façon d’exercer cette action et résultat de l’action. V phonétique.


ARTISAN,E

Arts/Form. prof. Personne qualifiée dans l’exercice d’un métier d’arts (poterie, tissage, ébénisterie, etc.) et qui travaille en général seule, à son propre compte, ou parfois avec l’aide d’un ou deux assistants/apprentis.

CN : maître *.


ARTS

Did./Péd. Domaine d’études dont l’objet est l’esthétique humaine et son expression créatrice __ STEPHENSON, B. (1979-1981). VA création, F; programme de programmes, E; taxonomie, J/de B. G. WILSON.

A. Nature. Les arts peuvent inclure l’étude du mouvement physique, de la musique, de l’art dramatique, des films et de toute autre forme d’arts plastiques et visuels, sous l’angle fonctionnel ou esthétique __ id.

B. CN : collège d’* appliqués et de technologie; collège des * libéraux.

C. CN __ artistique : gymnastique *.

D. Nomenclature.

adaptation

art

artisan

constructivisme

gymnastique

g. artistique

g. rythmique

harmonie

modelage

plasticine

style

théâtre

vérité



ASCENDANT

Gén. Qui suit une trajectoire vers le haut. Syn. ascensionnel; montant.

CN : approche *.



ASCENSEUR

Inf. Syn. case/curseur de défilement.



ASCÈSE

n.f.

Gén. Pratique d’exercices physiques ou moraux en vue d’un épanouissement ou d’un perfectionnement des facultés intellectuelles ou spirituelles. Discipline de vie.


ASCÉTIQUE

adj.

Gén. Relatif à une discipline austère, rigide, sévère, stricte. Un cheminement, une personne, une vie ascétique.

Acétique. Ne pas confondre avec acétique : relatif au vinaigre.


ASCÉTISME

n.m.

Phi. Doctrine philosophique ou religieuse prônant un mode de vie où la perfection morale est atteinte par l’austérité, la privation, le dépassement des exigences de la vie matérielle et la domination exercée sur les exigences du corps et de la vie instinctive.

Ascétisme/dolorisme. On distingue l’ascétisme de l’ascétisme pathologique ou dolorisme pour lequel la douleur est recherchée pour elle-même ou tenue pour agréable à Dieu __ FOULQUIÉ, P. (1978).


ASCII

1. Com.Sigle signifiant American Standard Code for Information Interchange.

2. Inf.Code standard international pour représenter des nombres, des lettres, des espaces, des symboles, des sons et des fonctions sous forme binaire afin que ces données puissent être traitées par l’ordinateur ou transmises entre des ordinateurs différents. Ex. : A : 0100 0001; 5 : 0011 0101; ? : 0011 1011; etc.

A. Prononciation : « as-ki ».

B. CN : code *.


ASPECT

n.m.

Ens. lang./Ling. Catégorie verbale qui sert à donner des indications sur le procès ou l’action exprimée par les verbes : la durée, le degré d’achèvement, le déroulement, etc.

A. Exemples. La forme progressive, en anglais, est un aspect indiquant que l’action était, est ou sera en train de se dérouler (le russe, le grec et le chinois comportent plusieurs aspects marqués morphologiquement ou lexicalement).

B. Aspect/temps. En français, il n’y a pas de forme particulière pour exprimer l’aspect. De façon générale, les temps composés marquent l’aspect accompli (événement terminé) et les temps simples l’aspect inaccompli (événement en cours de réalisation).

C. Aspect progressif. On parle aussi de l’aspect progressif (être en train de + verbe à l’infinitif présent), ce dernier correspondant à la forme progressive de l’anglais (to be + verbe se terminant par -ing) pour indiquer le développement d’une action.


ASPIRATIONS SUPÉRIEURES

Fond. éduc. V curriculum humaniste.


ASSEMBLÉE DES GOUVERNEURS

Ens. sup. Instance administrative supérieure d’une institution __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Conseil d’administration d’une université ou d’un collège habituellement responsable des finances et des équipements, de l’approbation de tous les règlements ainsi que de l’embauche du personnel. Syn. conseil des gouverneurs.


ASSEMBLÉE PÉDAGOGIQUE

Adm. scol./Lég. scol. Assemblée générale des parents et du personnel d’une école ou d’un lieu de formation.


ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE

Did./Péd. Syn. réunion plénière.


ASSEMBLÉE UNIVERSITAIRE

Adm. éduc./Ens. sup. (QC). Forum de la communauté universitaire où toutes les composantes de l’Université s’expriment sur les questions qui concernent l’Université et son développement. VA conseil d’administration, A. EA comité exécutif; conseil de l’université.

A. Budget. L’Assemblée universitaire est également informée du budget de fonctionnement avant son adoption.

B. Juridiction. L’Assemblée a une compétence exclusive en matière de réglementation sur le statut des professeurs et sur la discipline universitaire.

C. Secrétaire. Le secrétaire général est secrétaire de l’Assemblée universitaire.


ASSENTIMENT

Did. VA taxonomie du domaine affectif, A : 2.10 et B : 2.10.


ASSIMILATION

n.f.

1. Ens. lang./Ling. Phénomène de la prononciation des mots qui a pour effet de modifier l’un des traits phonétiques d’un son (phone) en le rendant semblable à celui du son voisin. Ex. : C’est à cause de ce phénomène qu’on prononce abcès – apcès [apsε], médecin – metcin [metsɛ̃], cheval – chfal [fal] : c’est le trait de sonorité de b, d et v qui a été assimilé à la surdité de c (prononcé [s]) et de ch (prononcé []).

2. Éduc. cult./Pol./Soc. Processus par lequel les nouveaux arrivants ou les groupes minoritaires sont absorbés par leur société d’accueil. Ex. : La politique d’assimilation des émigrants polonais en Australie.V culture immigrée. VA multiculturalisme, A. TA acculturation; intégration.

3. Épist. gén. Avec l’accommodation, l’un des deux processus complémentaires par lesquels la psychologie génétique rend compte du développement cognitif; fait d’incorporer à des structures préalables (schèmes d’action, opérations) un ou des éléments de l’environnement, de « soumettre le milieu à l’organisme » __ PIAGET, J. (1937). VA adaptation, H, I et O; développement, B. TA accommodation.

4. Sc. Processus par lequel les êtres vivants transforment en leur propre substance les aliments qu’ils absorbent; organisation, synthèse résultant du processus précédent. VA analogie, G.

A. Acculturation/assimilation. On suggère souvent d’éviter le terme assimilation, particulièrement chargé de valeurs, qui semble impliquer l’idée que les individus et les groupes perdent toutes leurs spécificités d’origine, et de parler d’acculturation, concept neutre, pour désigner les processus de réinterprétation, au sens des anthropologues, par lesquels les populations issues de l’immigration adoptent (ou adoptent partiellement ou refusent d’adopter) les comportements et les attitudes explicitement ou implicitement exigés par la société d’installation __ SCHNAPPER, D. (1991). V acculturation, culture immigrée.

B. Immigration. Pour tous les immigrés dans un État-Nation (...) l’assimilation complète est un mythe. Toute politique d’intégration nationale comporte, dans son principe même, de manière indissoluble, la volonté de l’unité politique et culturelle, en même temps que le maintien de fait des particularismes dans la sphère du privé et parfois au-delà __ SCHNAPPER, D. (1991). V intégration, 7; politique d’immigration. VA acculturation, C.

C. CN __ assimilé : établissement *.


ASSIMILATION-ACCOMMODATION

Épist./Psych. Processus d’incorporation de données externes à l’intérieur d’une structure conceptuelle et modification de cette dernière. VA concept, F.


ASSIMILATIONNISME

Éduc. cult. Doctrine qui favorise l’apprentissage rapide, par les émigrés, de la culture majoritaire de la société d’accueil. V assimilation. VA acculturation, C; culture immigrée; intégration, B; multiculturalisme, A.


ASSISE

n.f.

1.Épist./Fond. éduc. (Gén.). Principe fondamental qui, avec d’autres éléments d’une axiomatique, concourt à la cohérence et à la solidité d’un domaine de savoirs et d’activités. Chacun des énoncés d’un réseau de présupposés qui favorise la pertinence, la cohérence et la solidité d’un système. VA fondement, C; théorie curriculaire, C. TA axiomatique; paradigme; prémices; prémisse. RN assises, B. = {fondement,s + base}.

2. Épist./Fond. éduc. (Spéc.). Objet fondamental d’études qui sert à la fois de délimitation et de fondation de départ à la construction d’un domaine de savoirs et d’activités. La situation pédagogique SOMA est lapierred’assise des savoirs et des activités de l’éducation. EA unité de base.


ASSISES

1. Épist./Fond. éduc. Ensemble formé des fondements et de la base d’un système, d’une institution, d’un domaine de savoirs et d’activités, d’une construction abstraite ou concrète. Les assises de l’éducation totale/de la pédagogie de la réussite. Syn. axiomatique; infrastructure. V soubassement; sous-œuvre. TA base; fondement,s; paradigme.

2. Rech./Sc. VAécologie éducationnelle, E/humaine, P/pédagogique, D; programme de programmes, C et E.

A. Précision des assises : détermination et explication des bases et fondements d’un curriculum (assises curriculaires) en s’inspirant des données de fondements et de théories curriculaires, de schémas et de design curriculaires ainsi que de l’éducation-discipline. RN cycle (général) du curriculum, A.

B. Réseau notionnel.


C. CN : précision des *.


ASSISES CURRICULAIRES

1. Cur. (Gén.). Assises qui résultent de l’opération : précision des assises (théorisation curriculaireorganisation/axiomatisation curriculaire), au départ du cycle du curriculum. VA assises, B. RN cycle (général) du curriculum, A.

2. Cur. (Spéc.). Ensemble des fondements, théories, schémas et design curriculaires qui ont été retenus lors de la théorisation et de l’organisation curriculaires, à titre de présupposés ou de prémisses en vue du développement éventuel d’un ou de quelques niveaux d’un système curriculaire particulier. VA assises, A et B. TA axiomatisation; base; fondement. EA schéma/théorie curriculaire. RN cycle (général) du curriculum, A.

A. Assise/théorie curriculaire. Les assises curriculaires sont décrites en fonction des différentes théorisations. Elles comprennent les valeurs, la culture (la société), la philosophie de l’éducation ainsi que les « théories » (études) de l’apprentissage. Ces différentes composantes se retrouvent dans les théories curriculaires __ DURAND, M.-J. (1996). V modèle éducationnel/pédagogique.

B. Théories éducationnelles. Chacun des présupposés curriculaires peut se retrouver dans l’une ou l’autre des théories éducationnelles : les visées, finalités, buts constituent le réseau axiologique (TA); les termes principaux et les modèles fondamentaux, le réseau formel (TF); les courants, approches et types d’enseignement, le réseau praxique (TP); et les pourquoi, raisons et justifications à l’appui des savoirs et des choix effectués, le réseau explicatif (TE). V théorie éducationnelle : théorie axiologique/explicative/formelle/praxique.

C. Assises/théories/schémas curriculaires __ DURAND, M.-J. (1996).


D. Assises curriculaires/ingénierie curriculaire. Les assises curriculaires constituent le réseau de présupposés, d’intentions et de contraintes dont devra tenir compte l’ingénierie curriculaire dans la construction d’un éventuel curriculum selon les orientations et les buts éducationnels proposés. Tenant compte des contraintes de la réalité, notamment des ressources disponibles et du niveau de développement d’un système d’éducation ou de l’une de ses composantes, l’ingénierie curriculaire, à son tour, influera les assises curriculaires dans le sens de la pertinence et de la faisabilité immédiates ainsi que des incidences prévisibles souhaitables. Grosso modo, les assises curriculaires sont à la recherche ce que l’ingénierie curriculaire est au développement, de la théorie à la pratique.


ASSISTANCE INDIVIDUELLE

Form. prof. VA formation permanente.


ASSISTANCE PROFESSIONNELLE

Form. prof. Méthode pédagogique qui consiste à augmenter systématiquement les capacités et l’expérience du stagiaire en lui faisant exécuter des tâches planifiées, en appréciant continuellement son travail et en lui donnant des conseils. Qsyn. tutorat.

CN __ assisté,e : alphabétisation * par ordinateur; apprentissage * par ordinateur; autodidactie *; autodidaxie *; autoévaluation *; autoformation *; autonomie *; communication *; communication non *; conception * par ordinateur; enseignement intelligemment * par ordinateur; formation * par ordinateur; mesure et évaluation * par ordinateur; réduction * des dépendances.


ASSISTANT,E

1. Did./Péd. VA prescription individuelle des activités d’apprentissage, E; système d’enseignement personnalisé, D.

2. Ens. sup. Professeur auxiliaire qui assiste temporairement un ou des professeurs titulaires. Un assistant chargé des travaux dirigés ou pratiques.

CN : élève *.


ASSISTANT,E À L'ENSEIGNEMENT

Ens. sup./Gest. ens./Péd. Personne qualifiée qui apporte son aide à un professeur régulier ou titulaire dans ses tâches d’enseignement universitaire.EA adjointàl’enseignement;auxiliaired’enseignement.

A. Qualifications. L’assistant est le plus souvent un étudiant avancé, inscrit à la maîtrise ou au doctorat, qui anime et supervise les travaux pratiques et les travaux dirigés effectués individuellement ou par petits groupes.

B. Belg./Fr. En Belgique, après quatre ans, le travail d’assistant est sanctionné par la titularisation au grade de premier assistant. En France, le cheminement est le suivant : assistant, maître-assistant, maître de conférence, après l’obtention d’un doctorat d’État.

C. Statut et fonctions. L’expression anglaise distingue entre le statut d’un assistant diplômé (graduate assistant) et les fonctions d’aide à l’enseignement (teaching assistant).


ASSISTANT,E À LA RECHERCHE

Ens. sup./Rech. Étudiant diplômé, embauché par un chercheur ou un groupe de recherche pour travailler à un projet. EA adjoint à la recherche; assistant à l’enseignement.


ASSISTANT,E SCOLAIRE

Org. scol. (Fr.). Personne dont les fonctions sont reliées au bien-être et à la santé des élèves et qui assure les relations entre les intervenants et la famille.


ASSOCIATION

n.f.

1. Gén. VA intégration, D.

2. Ens. lang. Tâche qui consiste à relier, par contiguïté ou analogie, deux séries d’items proposés __ PAMBIANCHI, G. (2003). TA discrimination.

A. Codes. Cette tâche fait parfois intervenir au moins deux codes de communication. Par exemple, dans une unité portant sur la météo, la tâche consiste à assortir un énoncé avec une illustration :

Il faut beau. [illustration de nuages]

Il neige. [illustration d’un ciel ensoleillé]

Le ciel est couvert. [illustration de flocons de neige]

B. Champ sémantique. L’étudiant peut être amené à compléter une activité en associant les items appartenant à un champ sémantique.

Tu prends rendez-vous chez le dentiste pour...

a) un traitement de canal

b) une extraction

c) une mammographie

d) un blanchiment

C. CN __ associative : démarche *.

D. CN __ associé,e : cours *; élève ayant des troubles graves de comportement * à une déficience psychosociale; grade d’*; institution *; troubles * à l’immaturité.


ASSOCIATION D'ÉLÈVES

n.f.

Org. scol. Regroupement d’élèves, constitué en organisme, ayant pour fonctions principales de les représenter, de défendre leurs droits et de promouvoir leurs intérêts __ OLF (1998).

A. Enseignement universitaire. Dans l’enseignement universitaire, on emploiera association d’étudiants et d’étudiantes ou association étudiante __ id.

B. Fonctions. Une association d’élèves s’acquitte de ses fonctions notamment en matière d’enseignement, de pédagogie, de services aux élèves et d’administration scolaire, auprès des autorités d’un établissement d’enseignement ou des pouvoirs politiques __ CTEQ (1988).

C. Association(s). Le plus souvent, une association d’élèves exerce ses activités à l’intérieur d’un établissement d’enseignement, mais il existe également, à l’intérieur d’un même établissement, notamment dans les universités, des associations qui sont des regroupements d’associations.

D. Gén. De façon générale, association d’élèves peut désigner tout regroupement d’élèves ou d’étudiants exerçant ses activités dans des domaines aussi variés que l’animation et l’organisation d’événements sociaux, les communications (radio, journal scolaire, etc.), les activités culturelles, les sports et la santé __ id.

E. Exemples d’emploi : Association des cégépiens et cégépiennes de Limoilou; Association des élèves du Petit Séminaire; Association des étudiants et des étudiantes de sciences sociales de l’Université Laval; Association des élèves du cégep de Trois-Rivières; Association des élèves de la polyvalente Pierre-Laporte __ id.


ASSOCIATION D'ÉTUDIANTS ET D'ÉTUDIANTES

Org. scol. VA association d’élèves, A.


ASSOCIATION DES UNIVERSITÉS ET COLLÈGES DU CANADA

Org. scol. (Can.). Association composée de quatre-vingt-neuf institutions universitaires à travers le Canada, fondée en 1965 pour promouvoir les intérêts de l’enseignement supérieur __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


ASSOCIATION ÉTUDIANTE

Org. scol. VA association d’élèves, A.


ASSOCIATION ÉTUDIANTE UNIVERSITAIRE

Org. scol. F.f. Pléonasme; dire plutôt association étudiante. VA association d’élèves, A.


ASSOCIATION VERBALE

Did./Péd. VA taxonomie de GAGNÉ, A/du domaine cognitif, F : 4.


ASSOCIATIONNISME

1. Écol./Soc. Doctrine sociale et économique du début du XIXe siècle prônant l’association libre de producteurs en fédérations autonomes (Jean Joseph Louis BLANC, 1811-1882, Robert OWEN, 1771-1898, Charles FOURIER, 1772-1837). TA socialisme.

2. Phi./Psych. Doctrine qui fait des idées nées de la sensation et de leur association (par contiguïté, par ressemblance, par contraste, etc.) le principe d’explication de la vie mentale. TA atomisme; béhaviorisme.

A. Historique. L’associationnisme a été créé par David HUME (1711-1776), puis a été défendu dans la philosophie empiriste (John STUART MILL, 1806-1873, Herbert SPENCER, 1820-1903). La doctrine a été ensuite reprise par le béhaviorisme qui s’en distingue toutefois par l’interdit qu’il jette sur toute référence au « mental ».

B. Associationnisme et atomisme. Parce qu’elle ramène la vie mentale à la combinaison d’états élémentaires, la doctrine associationniste est atomiste.


ASSURANCE DE LA QUALITÉ

Ing. L’une des fonctions de la gestion de la qualité qui consiste à évaluer et à planifier les activités visant à s’assurer que les objectifs seront atteints, et ceci de façon continue, à partir de l’expression des besoins __ PETITDEMANGE, C. (1985).


ASTRONOMIE

Sc. VA enseignement des sciences et technologie, B.


ATELIER

1. Did./Péd. Petit nombre d’étudiants (de trois à huit) réunis en vue de réaliser un objectif bien délimité et accepté par chacun des participants __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. Syn. travail d’équipe.

2. Form. prof./Org. scol. Salle équipée de machines et d’outils destinés à l’apprentissage de métiers ou de travaux pratiques.

3. Péd. Cours ou séminaire favorisant la libre discussion, le partage d’idées, la démonstration de méthodes, l’application pratique d’habiletés et de principes, principalement à des adultes déjà embauchés dans un champ de travail particulier; approche pédagogique où les enfants sont appelés à travailler seuls ou en équipe à des activités requérant de l’équipement et une organisation spécifiques __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

4. Rech. Réunion de scientifiques et de chercheurs où il est question, de manière pratique, de certains problèmes et de leurs solutions possibles. Syn. rencontre interprofessionnelle.VA cours, D; stratégie pédagogique, F. TA séminaire.

A.Étapes du déroulement. Préparation antérieure : 1. exposé par le professeur de l’objectif visé et du sujet ou thème de travail; 2. présentation des exigences quant à la préparation individuelle requise, s’il y a lieu : lectures, recherches, etc.; 3. exposé magistral possible, pour assurer la préparation scolaire requise. Préparation immédiate : 1. planification et organisation du travail; 2. définition claire des objectifs de l’atelier; 3. encadrement du travail. Regroupement des élèves en atelier et choix d’un leader : 1. supervision assurée par le professeur; 2. disponibilité du professeur en vue de l’aide à apporter aux équipes __ LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985).

B. Source d’information. La compétence préalable acquise par chaque membre de l’atelier constitue la principale source d’information et également la principale ressource quant aux processus de travail. En tant que personne-ressource, le professeur constitue une deuxième source d’information __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC.

C. Fréquence et nature des échanges. La collaboration entre les membres du groupe joue un rôle primordial : l’objectif est atteint grâce à la mise en commun des contributions de chacun. Le degré d’interaction entre les membres du groupe est normalement très élevé. Les échanges entre les membres du groupe et le professeur ne sont qu’occasionnels mais, étant donné la petite taille du groupe, la richesse de ces échanges peut probablement compenser leur courte durée __ id.

D. Partage de l’initiative. Une très large part d’initiative est réservée aux élèves, surtout au niveau de l’exécution de la tâche à accomplir. L’initiative dévolue au professeur se situe essentiellement au niveau de l’encadrement : il contribue (à un degré variable) à la planification et à l’organisation du travail, il supervise la démarche et joue le rôle de personne-ressource __ id.

E. Taille du groupe. L’atelier ne peut regrouper qu’un nombre très restreint d’élèves, soit de trois à huit. Il s’ensuit que, dans une certaine mesure, la relation qui s’établit entre l’enseignant et les élèves est « personnalisée » __ id.

F. Moyens de communication. Le moyen de communication est essentiellement la parole. En ce qui concerne l’acquisition proprement dite de l’apprentissage et les contacts des élèves avec le contenu, les divers moyens de communication audiovisuels utilisés dans le domaine de l’enseignement peuvent être mis à contribution __ id.

G. Conditions d’efficacité (α professeur) : 1. diagnostic des caractéristiques des étudiants; 2. pertinence du choix de la formule; 3. contenu de l’information : l’information transmise aux élèves devrait être : adaptée aux objectifs visés; adaptée à la compétence des étudiants; exacte; utile pour le travail à accomplir; suffisamment complète, détaillée et nuancée pour souligner les différentes « facettes » de la question traitée ou les divergences d’opinions qu’elle suscite; suffisamment structurée et cohérente pour que l’étudiant soit en mesure de discerner les aspects les plus importants, d’établir des liens entre les divers éléments, etc.; 4. définition des objectifs à atteindre et de la tâche à accomplir; 5. utilisation de matériel pédagogique concernant la préparation du travail en atelier, soit l’exécution des activités prévues, soit les deux à la fois; 6. constitution des équipes; 7. le professeur doit être disponible; il doit informer, aider, superviser, évaluer, accorder une attention aux commentaires, critiques et suggestions des étudiants __ id.

H. Conditions d’efficacité (αélèves) : 1. concernant les étudiants, capacité de participer utilement à un travail d’équipe; 2. contribution efficace au travail d’équipe __ id.

I. Conditions d’efficacité (αéquipe) : 1. taille de l’équipe (4 à 5 membres); 2. homogénéité de l’équipe __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC; 3. ne pas être limitée par des barrières inhibant les interactions entre les membres; 4. permettre à chaque membre une contribution équivalente à la réalisation des activités; 5. être composée de membres qui ont tous acquis la préparation préalable spécifique; 6. accepter que l’un des membres joue le rôle de leader et assume l’animation des rencontres du groupe; 7. être capable d’organiser elle-même son temps et son travail; 8. être capable d’exécuter les activités d’apprentissage de façon suffisamment autonome pour ne pas monopoliser l’attention du professeur; 9. posséder suffisamment de confiance en soi pour ne pas solliciter constamment le support du professeur __ LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985).

J. Conditions d’efficacité (α cadre matériel) : 1. concernant le cadre et les ressources physiques, dans le cas où le travail en atelier a lieu pendant une fraction des périodes de contact du groupe-classe, les exigences relatives à l’horaire sont à peu près les mêmes que dans le cas des exposés. Dans le cas où le travail en atelier se déroule pendant une assez longue période de temps et qu’il se substitue aux rencontres des groupes-classes, il importe que les horaires des membres de l’équipe soient suffisamment compatibles pour qu’ils aient un certain choix de périodes de rencontre et puissent ainsi tenir compte de leurs préférences à cet égard; 2. l’horaire du professeur doit être conçu pour lui permettre d’offrir à chaque équipe une disponibilité suffisante et adaptée aux heures de rencontre; 3. local assez spacieux pour que les équipes ne soient pas trop rapprochées les unes des autres; il est habituellement préférable de disposer d’un local par équipe; 4. réquisition préalable de services ou de locaux __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC.

K. Avantages : 1. le travail en atelier suppose une participation de la part de tous les élèves; 2. le travail en atelier permet un degré élevé d’individualisation de l’enseignement; 3. le travail en atelier permet de bénéficier des possibilités qu’offrent le travail d’équipe et l’enseignement mutuel; 4. le travail en atelier favorise le développement de relations interpersonnelles élève-élève et professeur-élève; 5. le travail en atelier favorise le développement du goût pour le travail d’équipe et de l’aptitude à y collaborer; 6. le travail en atelier permet de viser une gamme très variée d’objectifs pédagogiques, qu’ils soient d’ordre cognitif, affectif ou psychomoteur; 7. le travail en atelier favorise le développement de l’autonomie et de l’esprit d’initiative; 8. le travail en atelier permet éventuellement, d’intégrer une « évaluation sommative » de l’atteinte des objectifs; 9. le travail en atelier se prête bien aux réaménagements d’horaire __ id.

L. Limites : 1. la formule de l’atelier ne convient qu’à une certaine catégorie de professeurs; 2. la formule de l’atelier ne convient qu’à une certaine catégorie d’élèves; 3. la formule du travail en atelier est relativement incompatible avec la norme élèves/professeur qui prévaut actuellement;

4. dans l’ensemble, le travail en atelier est relativement difficile à organiser; 5. l’évaluation sommative d’un travail d’équipe est délicate __ id.

M. CN : activité en *; éducateur d’* protégé; formation en *-école; moniteur d’*.


ATELIER COOPÉRATIF

Péd. Lieu organisé où un groupe de sujets travaillent en collaboration à la réalisation d’un projet commun dans le cadre d’une situation pédagogique. Syn. chantier coopératif. EA activité en atelier.


ATELIER D'ALPHABÉTISATION

1. Alph./Did. Dispositif éducatif axé sur l’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) au moyen d’activités pratiques. EA centre/cours/programme d’alphabétisation.

2. Alph./Péd. Lieu d’enseignement ou d’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul).


ATELIER D'APPLICATION

Form. prof. Syn.atelier pratique;conférence pratique.


ATELIER D'APPRENTISSAGE

Did./Form. prof./Péd. Espace aménagé de manière à favoriser l’acquisition ou le développement des perceptions, des attitudes et des habiletés motrices plus directement nécessaires à l’exercice de tâches ou d’activités d’un métier ou d’une profession __ DGFPT, MEQ (1995).

Activités. Il peut se prêter à des activités de démonstrations et d’exercices permettant l’acquisition d’habiletés de base, l’entraînement à la tâche ou, encore, l’intégration des apprentissages de base. Il peut se prêter également à des activités pour améliorer la performance __ id.


ATELIER D'ÉCRITURE

1. Gén. Activité d’animation qui favorise l’expression et la création par l’écrit.

2. Alph./Did./Péd. Activité guidée par un animateur pour stimuler, de manière individuelle ou collective, la production d’écrits de nature créative __ PIMET, O. (1997). V atelier d’alphabétisation.

Atelier d’écriture/stages de formation (Fr.). Les « ateliers » ne prétendent pas remplacer le travail accompli dans les stages de formation; ils mettent en place, à travers une très grande variété d’activités, une dynamique particulière d’accès à l’écrit __ ANDRIEUX, F. (1997).


ATELIER D'EXPLORATION

Péd. V atelier de bric-à-brac.


ATELIER DE BRIC-À-BRAC

Péd. Atelier d’exploration où des objets usuels (grille-pain, radio, tourne-disque, réveille-matin, etc.) sont à la disposition des sujets pour être défaits en pièces, manipulés, observés, etc. Syn. chantier de bric-à-brac. EA activité en atelier.


ATELIER DE FORMATION

Form. prof. Partie d’une usine ou d’un centre de formation réservée à la formation pratique, spécialement équipée à cet effet et placée sous la responsabilité d’un personnel formé dans ce but __ BIT (1987).


ATELIER DE TRAVAIL

Péd. Lieu spécialement aménagé sur une base temporaire pour répondre aux besoins d’une activité pédagogique particulière. Syn. chantier de travail. EA activité en atelier.

ATELIER FORMATIF

Did./Péd. Situation d’enseignement/apprentissage pouvant varier de quelques minutes à plusieurs périodes de l’horaire scolaire, selon le contenu enseigné et le rythme des élèves __ DUMAIS, C. (2010). VA oral, B.

A. Étapes __ DUMAIS, C.(2011b).

Élément déclencheurÉtat des connaissancesEnseignementMise en pratiqueRetour en grand groupeActivité métacognitive.

B. Oral. Tous les objets de l’enseignement/apprentissage de l’oral peuvent être enseignés à l’aide de l’atelier formatif. Un seul objet à la fois doit cependant être enseigné lorsque l’atelier formatif est utilisé __ DUMAIS, C. (2010).


ATELIER PÉDAGOGIQUE

Adm. scol.F.f. Dire plutôt assemblée pédagogique.


ATELIER PRATIQUE

Form. prof. Exposé de la part d’un formateur, suivi d’une application immédiate des connaissances acquises, généralement sur un thème bien précis. Syn. atelier d’application.

F.f. Le terme clinique doit être évité dans ce sens __ MUNGER, M. (1983).


ATHÉNÉE

n.m.

Org. scol. (Belg.). Établissement secondaire d’enseignement public. (Belg.; Suis.). Établissement consacré à des leçons publiques.


ATLAS

Biblio. Recueil de cartes (géographiques, topographiques, historiques, etc.) présentées selon un ordre donné. Atlas mondial; atlas historique du Canada __ VERREAULT, L. et ROUSSEAU, D. (09,10.91).

Extension. On nomme également « atlas » un recueil de planches, de plans ou de graphiques joint à un ouvrage __ id.


ATOMISME

1.Épist./Rech./Sc. VA approche, J; globalisme, B.

2. Phi./Psych. VA associationnisme, B.

CN __ atomistique : approche *.


ATTENTE

n.f.

Éduc. VA typologie des démarches socioaffectives, 1 : 1.3.

CN : classe d’*.


ATTENTION

n.f.

1. Gén. Concentration spontanée ou volontaire de l’esprit sur une tâche ou un objet.

2. Diagn. VA approche béhaviorale, B et C; approche cognitivo-béhaviorale, A.

3. Psych. Concentration mentale élective qui a pour effet l’augmentation de l’efficience psychique sur une tâche ou un objet tout en la réduisant envers d’autres éléments.

A. Influences. Le degré d’attention peut varier selon la motivation, l’intérêt, la fatigue et le niveau de maturité.

B. Attention/intérêt. Pour certains auteurs, l’attention engendre l’intérêt alors que pour d’autres, l’attention découle de l’intérêt.

C. CN : déficit de l’*; déficit de l’* avec ou sans hyperactivité; désordre déficitaire de l’*; hyperactivité avec déficit de l’*; trouble déficitaire de l’*.


ATTENTION DIRIGÉE

Diagn./Did./Psych. Qsyn. attention sélective. VA taxonomie du domaine affectif, A : 1.30 et B : 1.30.


ATTENTION PRÉFÉRENTIELLE

Diagn./Did./Psych. Qsyn. attention sélective. VA taxonomie du domaine affectif, A : 1.30 et B : 1.30.


ATTENTION SÉLECTIVE

Diagn./Psych. Forme d’attention qui se traduit par la capacité de retenir les informations pertinentes aux exigences d’une situation en éliminant les sources de distraction. Qsyn. attention dirigée/préférentielle. V déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité;hyperactivité.

Modèle de LEVINE. Melvin D. LEVINE (1987) propose un modèle fondé sur l’attention sélective qui se divise en onze étapes : maintien de l’état d’éveil; prise de conscience des stimuli, de leur existence, de leurs attributs et de leur signification; sélection et rétention des stimuli utiles; filtration et élimination des stimuli inutiles; évaluation de leur pertinence; appréciation de relations subtiles entre les stimuli; rétroaction; vérification de la valeur des choix; décision de prendre en considération les stimuli qui étayent la connaissance ou appuient l’action; fin du processus; décision de maintenir ou non son intérêt pour les stimuli proposés __ DUBÉ, R. (1991).


ATTESTATION

n.f.

Gén. Déclaration, verbale ou écrite, par laquelle une personne ou un organisme témoigne de l’existence ou de la véracité d’un fait __ OLF (1998). Attestation d’assiduité/de capacité/d’inscription. TA agrément; certificat.

A. Attestation/certificat. L’attestation revêt un caractère moins officiel que le certificat __ id.

B. Types. On peut attester la présence, l’assiduité, la bonne conduite d’un élève ainsi que les résultats et les diplômes qu’il a obtenus __ CTEQ (1988).


ATTESTATION D'ÉQUIVALENCE

Adm. scol./Gest. app. Pièce officielle établissant la correspondance ou l’égalité de valeur entre les études faites par une personne à l’extérieur d’un système scolaire et une classe ou un programme d’études de ce système __ CTEQ : rec. (08.84). EA attestation d’études/de scolarité; reconnaissance des acquis; sanction des compétences.

A. Cours hors-programme. Une personne s’inscrivant à un programme d’études peut obtenir une attestation d’équivalence pour des cours suivis dans un autre programme __ CTEQ (1985).

B. Cours à l’étranger. Uneattestation d’équivalence peut être accordée pour des études faites à l’extérieur d’un pays __ id.


ATTESTATION D'ÉTUDES

Adm. scol./Gest. app. Document certifiant qu’un élève ou un étudiant a fait des études dans un domaine déterminé, et comportant généralement les résultats obtenus __ OLF (2002). EA attestation d’équivalence/de scolarité;reconnaissance des acquis; sanction des études.

A. Form. prof. Dans le domaine de la formation du personnel, l’attestation d’études peut également certifier la participation d’un employé ou d’une employée à une session ou à un cours de formation __ MUNGER, M. (1983).

B. Diplôme. Une attestation d’études est souvent remise à un sortant ou à une sortante pour certifier que les conditions requises pour l’obtention d’un diplôme ont été remplies et que celui-ci lui sera décerné à une date ultérieure __ CTEQ (1988).

C. Études de courte durée. Une attestation d’études peut être aussi un document qui fait foi qu’une personne a terminé avec succès un programme d’études de courte durée __ id.


ATTESTATION D'INSCRIPTION

Adm. scol./Gest. app. VAétudiant, F.


ATTESTATION DE SCOLARITÉ

Adm. scol./Gest. app. Pièce officielle faisant foi du nombre d’années d’études accomplies par une personne, ou du nombre d’années qui lui sont reconnues __ OLF (1998). EA attestation d’équivalence/d’études;bulletinscolaire; reconnaissance des acquis; relevé de notes; sanction des études.

Spéc. L’attestation de scolarité est délivrée notamment aux personnes se destinant à l’enseignement __ CTEQ (1985).


ATTESTATION DE SPÉCIALISATION PROFESSIONNELLE

Form. prof. (QC). VA formation professionnelle, E.


ATTESTATION DES QUALIFICATIONS

Form. prof. Reconnaissance officielle des compétences techniques d’un travailleur et de son habileté professionnelle que de telles compétences aient été développées par la seule pratique ou lors d’une formation spécialisée.


ATTITUDE

n.f.

1. Diagn.État d’esprit (sensation, perception, idée, conviction, sentiment, etc.), disposition intérieure acquise d’une personne à l’égard d’elle-même ou de tout élément de son environnement (personne, chose, situation, événement, idéologie, mode d’expression, etc.) qui incite à une manière d’être ou d’agir favorable ou défavorable. VA apprentissage, L et P; compréhension en lecture, B.

2. Did.État d’esprit, manière d’être dans un cheminement d’apprentissage ou de résolution de problèmes. VA absentéisme scolaire, A;taxonomie de ORLANDI, 3/de KLOPFER, A : H.0/de J. W. WILSON, A : E.1/de SCRIVEN, B/des habiletés en sciences humaines, 3/du domaine affectif, C : 4.1.

3. Physio. Position du corps qui exprime plus ou moins consciemment les sentiments d’une personne dans un contexte. Qsyn. affectation; allure; contenance; maintien; port; pose; posture.

4. Soc. Attribut constant du comportement ou de la personnalité. Manière organisée et cohérente de penser, de ressentir et de réagir à l’égard des individus et groupes, des problèmes sociaux ou, plus généralement, à l’égard de tout élément de l’environnement __ LEFEBVRE, Y. (1975). Ex. : optimisme, pessimisme, agressivité, douceur, ouverture, fermeture, sensualité, froideur, etc.

A. Étym. Ce terme fut introduit pour la première fois par les critiques d’art italien pour décrire les positions du corps (attitudine) que l’artiste donne à sa statue ou à la représentation graphique du corps humain pour évoquer une certaine disposition de l’âme __ PAILLARD, J. (1961).

B. Nature. L’attitude est une disposition à agir ou à réagir face à un certain objet psychologique. Elle s’exerce sous l’impulsion de certains sentiments et elle est généralement acquise et non fortuite. Comme les intérêts, les attitudes s’apprennent, leur forme n’est pas déterminée à la naissance, mais dépend de l’environnement dans lequel l’enfant grandit ainsi que de la manière dont il est traité. L’attitude peut être spécifique ou générale, verbale ou comportementale. Elle est de plus évolutive tout en conservant une stabilité relative (ex. : préjugés, stéréotypes, etc.) garante de la cohérence interne de la personnalité. L’attitude n’est pas directement observable, elle est inférée à partir de l’observation de comportements verbaux et non verbaux.

C. Changement. K. M. EVANS (1970) affirme que les enfants changent favorablement d’attitudes lorsqu’ils prennent plaisir à leur travail, lorsqu’ils participent aux activités d’un groupe ayant déjà une attitude favorable, lorsqu’ils sont plongés dans un nouvel environnement.

D. Performance. Le lien entre la performance et l’attitude est réel quoique faible; la perception de l’attitude de l’élève par le maître est contaminée par l’image scolaire projetée par l’élève. Les constatations relatives à l’effet que peut avoir une attitude constamment extrême (positive ou négative) sur la performance sont de deux ordres. Si l’on s’en tient à des moyennes, le lien entre attitude et performance se révèle extrêmement solide. Si l’on s’en rapporte à des sujets individuels, ce lien est nettement moins sûr. On parvient même à trouver des sujets constamment insatisfaits ayant une performance supérieure à celle de sujets constamment satisfaits __ VAN DROMME, H. et L. (1973).

E. École. (Selon BLOOM), dès la troisième année de scolarisation, les étudiants les plus exposés à l’échec se différencient nettement de ceux qui réussissent, mais la différence continue d’augmenter jusqu’à la fin de l’école primaire. Durant les années de l’école secondaire, l’attitude à l’égard de l’école semble s’être stabilisée et demeure ce qu’elle était à la fin du primaire __ BÉGIN, Y. (1978).

F. Préalables. Ceux d’entre nous que l’éducation concerne doivent connaître non seulement les attitudes que nous souhaitons enseigner aux enfants, mais aussi les attitudes qui sont déjà les leurs __ EVANS, K. M. (1970).

G. Attitude/valeur/concept. Une attitude est basée sur un système de valeurs qui se manifeste, chez l’individu, par un comportement constant (la même chose joue pour la compréhension d’un concept). Mais l’attitude n’est pas, comme le concept, dans l’esprit de l’individu. L’idée que le concept 7 est plus grand que le concept 2 n’est pas basée sur un système de valeurs. Mais si « 2 » a pour un individu une signification magique et qu’il lui fait peur, alors nous dirons que l’individu a une attitude de peur ou de crainte envers le nombre « 2 ». Les attitudes sont apprises, tout comme les concepts __ DE FLANDRE, D. (01.80).

H. Opinion. L’attitude est plus stable, plus profonde, plus complexe et plus irrationnelle que l’opinion. L’opinion est passagère et plus superficielle; elle ne conduit pas nécessairement à l’action. Selon EYSENCK dans C. JAVEAU (1974), on peut représenter les relations entre les opinions et les attitudes de la manière suivante :

Niveau I : opinions accidentelles, nullement caractéristiques de l’individu (X dit une chose aujourd’hui, dit le contraire le lendemain);

Niveau II : opinions stables, relativement constantes, caractéristiques de l’individu (une personne chauvine réagit en général toujours de la même manière lorsqu’on critique son pays);

Niveau III : attitudes : ensemble d’opinions stables, liées entre elles, et correspondant à une composante importante de la personnalité;

Niveau IV : type de personnalité (« Idéologie ») : traduit l’interdépendance des attitudes; un individu manifestant une attitude nationaliste sera également partisan de l’ordre social, de l’autorité dans la famille, etc. On pourra dire qu’il possède une personnalité de type conservateur.

I. Valeur. Pour R. M. GAGNÉ, les valeurs sont considérées plus générales alors que les attitudes s’orientent spécifiquement vers des préférences particulières __ BRIEN, R. et PAQUIN, R. (1976). Selon K. M. EVANS (1970), la valeur est un élément commun à une série de situations qui peut susciter une réaction cachée chez un individu, et cette réaction cachée est une attitude.

J. Dimensions (selon KLINEBERG) : 1. direction (pour, contre ou neutralité); 2. degré (étendue); 3. importance pour le sujet; 4. cohérence entre le degré d’influence réelle sur l’attitude et le comportement; 5. jaillissement.

K. Niveaux (selon KRATHWOHL) : 1. réception (la présence) ou être sensible à des phénomènes : avez-vous participé à des conférences sur les enfants en difficulté?; 2. réponse ou s’engager envers un phénomène : vous arrive-t-il d’acheter des livres sur les enfants en difficulté?; 3. valorisation ou être engagé envers une valeur et se comporter en conséquence : dans une réunion sociale, vous arrive-t-il de discuter favorablement des personnes handicapées, même si l’opposition à vos idées est forte?; 4. organisation ou inorganisation de ses valeurs en système de valeurs; 5. caractérisation ou organisation hiérarchique de ses valeurs en système de comportements __ GREC (1981).

L. CN : échelle d’*; système valeur-*; test d’*.


ATTITUDE CRÉATRICE

Créat./Péd. Attitude d’une personne qui rompt avec les façons habituelles de penser, de résoudre un problème ou de produire un objet inédit.


ATTITUDES

Diagn./Did./Péd. VA pensée critique, B1.2, C1.2 et C1.4; taxonomie de BURNS, IV.5/du domaine affectif, C : 4.1.


ATTRIBUT

n.m.

1. Gén. Caractéristique, propriété, qualité ou signe distinctif, observable ou mesurable, relié à un comportement, à un objet ou à un être.

2. Ens. lang./Ling. Fonction grammaticale occupée le plus souvent par un adjectif, mais aussi par un nom, un pronom, un groupe prépositionnel, un verbe à l’infinitif et même une phrase (proposition), qui sert à attribuer une propriété au sujet du verbe à travers des verbes comme être, paraître, semble, devenir, etc., ou au complément direct du verbe à travers des verbes comme appeler, choisir, juger, nommer, trouver, etc. V grammaire. fonction grammaticale.


ATTRIBUTION

n.f.

1. Did./Gén. VA taxonomie du domaine affectif, D : 1.2.

2. Psych. Processus par lequel un individu impute son comportement ou celui d’une autre personne à des causes internes et/ou externes __ MARTIN, B. L. et BRIGGS, L. J. (1986) dans LAFORTUNE, L. (1992).

3. Psych. cogn. Façon de s’expliquer les événements; perception des causes du succès ou de l’échec dans des situations de performance.


AUDIMUTITÉ

n.f.

1. Adapt. scol./Diagn. (QC). Dysfonction cérébrale congénitale dans le circuit auditif entraînant des limitations importantes notamment au plan de la discrimination des sons (liée à la longueur des sons plutôt qu’à leur intensité ou à leur tonalité), de l’orientation temporelle et du développement du langage et de la parole __ MEQ (10.92). Syn. alalie; aphasie congénitale; aphémie; dysphasie fonctionnelle. V mutité. VA retard du langage, C.∈ troubles sévères de développement.

2. Adapt. scol./Diagn. (Belg.). Déficit sévère du langage apparaissant avant vingt-quatre mois chez un enfant normalement intelligent, non sourd, non caractériel, mais ayant une incapacité fonctionnelle à s’exprimer, à comprendre et à intégrer les événements séquentiels auditifs indispensables à l’acquisition et à l’expression du langage __ GRENIER, B. (1983).

A. Terminologie et historique. En parcourant les ouvrages traitant de l’audimutité, on assiste à une véritable confusion terminologique. « Aphasie congénitale, aphasie développementale, aphasie infantile, oligophasie, atteinte aphasoïde, audimutité, dyslogie, trouble du langage » sont autant de termes référant probablement à des degrés divers d’une même réalité. Plusieurs définitions de l’audimutité ont été établies, toutes aussi différentes les unes des autres. Le manque de cohérence à travers les définitions a cependant entravé l’établissement d’un profil de la personne audimuette. Au début du siècle, Émil FRÖSCHELS (1918) parle d’enfants qui apparaissant être sourds sans l’être vraiment, ils manifestent plutôt ce qu’il désigne comme étant une inexcitabilité acoustique. Il les décrit comme étant amnésiques auditifs. Selon lui, il serait intéressant d’orienter les recherches sur la transformation de la pensée en langage. Helmer R. MYKLEBUST (1954) rapporte, qu’à l’exclusion de sa nature congénitale, l’aphasie chez l’enfant n’est aucunement différente de celle de l’adulte quant à la définition et aux classifications possibles. L’aphasie congénitale résulterait d’un dommage au cerveau et elle serait, par définition, un désordre au plan de l’utilisation des symboles constituant le langage. On noterait une inhabileté à comprendre le langage d’autrui, à parler et à utiliser le langage intérieur comme stratégie cognitive. En 1960, Jon EISENSON dénote l’existence d’un syndrome rare faisant penser à l’aphasie infantile et résultant d’une dysfonction cérébrale. Ce syndrome peut inclure, outre un trouble du langage, des comportements tels que : répétitivité, hyperactivité, labilité émotionnelle, réponses inconstantes, inefficacité auditive, déficience intellectuelle et trouble perceptuel. D’après Jon EISENSON (1972, 1985), les comportements déviants et les difficultés d’apprentissage chez les enfants n’ayant ni déficience intellectuelle, ni atteinte sévère des mécanismes sensoriels doivent être considérés comme les indicateurs d’une dysfonction du système nerveux central __ id.

B. Définition (QC). En 2000, le MEQ considère qu’« [un] élève ayant une déficience auditive est celui ou celle dont l’ouïe, évaluée à l’aide d’examens standardisés par un ou une spécialiste, révèle un seuil moyen d’acuité supérieur à 25 décibels pour des sons purs de 500, 1 000 et 2 000 hertz, perçus par la meilleure oreille ».

C. Particularités (QC). Troubles toujours présents : troubles langagiers, troubles de perception auditive, troubles d’abstraction, troubles de généralisation, troubles de perception du temps. Troubles qui peuvent s’ajouter aux précédents à des degrés variés : troubles praxiques, troubles de motricité fine ou grossière, troubles de parole, troubles de perception visuelle, troubles d’orientation spatiale, troubles du comportement __ id.

D. Éduc. (QC). Au Québec, les services éducatifs sont offerts dans une école spéciale ou dans une école ordinaire, en classe ordinaire ou spéciale; les enfants audimuets en classe spéciale sont regroupés avec des enfants ayant diverses déficiences; les services de réadaptation, lorsqu’ils sont disponibles, sont principalement donnés en orthophonie __ id.


AUDIOTUTORAT

1. Did./Péd. Stratégie pédagogique qui fait appel, de façon systématique et planifiée, à divers modes d’intervention pédagogique : les rencontres en grand groupe, les rencontres en petit groupe, l’étude individuelle et autres __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC.

2. Techno. éduc. Méthode d’enseignement individualisé dans laquelle le cours est programmé, enregistré et accompagné de documents écrits ou audiovisuels. Syn. méthode audiotutorielle __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).

A. Origine. L’audiotutorat a été créé au début des années 1960 par Samuel N. POSTLETHWAITE, à l’Université Purdue, pour un cours de botanique destiné à des étudiants de première année universitaire. (...) Vers la fin des années 1960, POSTLETHWAITE et quelques-uns de ses collègues ont notablement transformé leur méthode d’enseignement : ils ont remplacé l’audiotutorat par un système de « mini-cours », lequel possède les principales caractéristiques de la formule typique appelée « enseignement modulaire » __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC.

B. Modes d’apprentissage. Dans l’esprit de l’auteur, les trois modes d’apprentissage qui viennent d’être énumérés (V définition) ne sont pas exclusifs; au contraire, il recommande que soient intégrées diverses autres activités (travaux de recherche, visites ou randonnées, etc.) si elles s’avèrent utiles pour répondre aux besoins particuliers des cours auxquels la formule de l’audiotutorat est appliquée __ id. VA H.

C. Déroulement général. Au début de chaque semaine, les étudiants reçoivent une liste des objectifs à atteindre au cours de la semaine; ils sont énoncés en termes de comportement, c’est-à-dire qu’ils décrivent concrètement ce que l’étudiant devra être capable de faire pour démontrer qu’il a atteint les objectifs visés. Les activités d’une semaine commencent en général par l’étude individuelle pour laquelle l’étudiant a le loisir de progresser à son propre rythme; elles se terminent par une rencontre en grand groupe et une rencontre en petit groupe pour lesquelles l’étudiant est censé être à jour dans son travail; par conséquent, l’individualisation du rythme ne s’applique qu’à l’intérieur d’une période approximativement égale à une semaine __ id.

D. L’étude individuelle. L’étude individuelle est guidée par un enregistrement sonore grâce auquel le professeur peut diriger le travail de l’étudiant, étape par étape. Comme cet enregistrement, qui peut être reproduit à volonté, est utilisé individuellement et selon un rythme personnel par chaque étudiant, tout se passe un peu comme si le professeur jouait le rôle de tuteur vis-à-vis de l’étudiant. Même si l’audiotutorat, selon l’optique de son initiateur, est constitué d’un ensemble de modes d’intervention, c’est l’utilisation d’enregistrements sonores pour guider l’étude individuelle de l’étudiant qui paraît avoir la « vedette » et qui, d’ailleurs, est à l’origine du nom choisi pour désigner la formule. (...) Elle se déroule dans un centre d’apprentissage (learning center) réservé au groupe d’étudiants qui utilisent le même matériel pédagogique (c’est-à-dire, en général, ceux qui sont inscrits au même numéro de cours). Ce centre est équipé de cubicules conçus pour l’étude individuelle. (...) Il y a également une table centrale sur laquelle se trouve le matériel encombrant ou coûteux. En outre, l’étudiant a généralement à sa disposition un livre de référence et/ou un guide de travail rédigé par le professeur. Les heures d’ouverture de ce centre sont suffisamment étendues pour que les étudiants puissent choisir un moment qui leur convient pour s’y rendre. (...) De plus, il y a toujours un professeur disponible pendant les heures d’ouverture pour venir en aide aux étudiants qui en expriment le besoin. Le contenu de l’enregistrement sonore, que l’étudiant reçoit à l’aide d’écouteurs, ne se présente pas du tout sous la forme d’un exposé; il s’agit plutôt d’une succession de directives ou d’indications, énoncées à intervalles de temps adéquats, pour guider l’étudiant dans une série d’activités d’apprentissage variées et, en général, assez courte : par exemple, on demande à l’étudiant de lire un passage de texte dans son livre de référence, d’effectuer une expérience, d’en interpréter les résultats à l’aide des indications données dans son guide de travail, de faire certaines observations à l’aide du matériel se trouvant sur la table centrale, de visionner un passage de film, d’effectuer un exercice d’application, etc. Ces diverses activités sont censées être coordonnées de manière à former un ensemble cohérent et c’est ainsi que l’on peut qualifier la conception de ces enregistrements de programmation auditive. L’étudiant peut revenir sur certaines parties de l’enregistrement et effectuer les activités correspondantes autant de fois que cela lui apparaît nécessaire pour atteindre les objectifs préétablis __ id.

E. Les rencontres en grand groupe. Elles sont réservées aux activités pour lesquelles le groupe convient mieux : projection de films de longue durée, examens importants, conférencier invité, etc. De temps à autre, le professeur donne au cours de ces rencontres un exposé magistral traditionnel (consacré, par exemple, à la synthèse d’une partie du programme) __ id.

F. Les rencontres en petit groupe. Le professeur rencontre un groupe de huit étudiants pendant environ 45 minutes. L’auteur de la formule souligne que ces rencontres peuvent être utilisées à diverses fins, selon les besoins du cours concerné. (...) Ces rencontres sont presque exclusivement consacrées à l’évaluation du travail de la semaine __ id.

G. Locaux. Sur le plan des aménagements physiques, les trois principales exigences sont le centre d’apprentissage, la salle pour les rencontres en grand groupe, la salle pour les rencontres en petit groupe. En outre, une salle contiguë au centre d’apprentissage est prévue pour les utilisations suivantes : rangement du matériel pédagogique, préparation du matériel pour la semaine suivante, réalisation de certaines expériences de longue durée par les étudiants, pauses-café au cours desquelles étudiants et professeurs ont l’occasion de se rencontrer __ id.

H. Mini-cours. Après avoir mis en pratique la formule de l’audiotutorat pendant quelques années, POSTLETHWAITE et certains de ses collègues décidèrent de subdiviser le contenu de leurs cours en unités autonomes qu’ils appelèrent « mini-cours ». Les activités d’apprentissage proprement dites étaient très semblables à celles qui étaient organisées dans le cadre de l’audiotutorat : étude individuelle au centre d’apprentissage, rencontres hebdomadaires en grand groupe et rencontres hebdomadaires en petit groupe pour l’évaluation. Les enregistrements sonores qui caractérisent l’audiotutorat peuvent tout aussi bien être utilisés pour les mini-cours ou modules, mais ils ne constituent qu’un type particulier de matériel pédagogique qui peut être employé dans le cadre de l’enseignement modulaire; de même, la combinaison étude individuelle, rencontres en grand groupe, rencontres en petit groupe, n’est qu’un type particulier de stratégie. La subdivision du contenu en unités autonomes est l’une des différences importantes entre le système des mini-cours et celui de l’audiotutorat; la seconde différence importante se situe au niveau de la politique d’évaluation. Dans le cadre des mini-cours, l’évaluation est fondée sur des critères préétablis définissant à quel moment la maîtrise des objectifs est atteinte. (...) Sur le plan de l’organisation pratique, les auteurs ont adopté un mode de fonctionnement très semblable à celui de l’audiotutorat. Chaque semaine, les étudiants sont informés des mini-cours qu’ils sont censés compléter et pour lesquels le matériel pédagogique est disponible au centre d’apprentissage. En outre, l’horaire des rencontres hebdomadaires en petit groupe est planifié et chaque étudiant est informé de l’heure et de l’endroit où il devra se présenter pour l’évaluation relative aux mini-cours prévus pour la semaine. On suggère fortement aux étudiants de se conformer à cet horaire; cependant, le matériel pédagogique est encore disponible pendant la semaine suivante pour permettre aux plus lents de compléter les activités. L’étudiant qui reçoit la mention « I » lors du test oral en petit groupe pourra repasser plus tard, individuellement, un test oral portant sur le même contenu, après avoir recommencé les activités du mini-cours concerné. Le test écrit, pour lequel il faut obtenir environ 85 % à 90 %, peut être passé immédiatement après le test oral, ou encore deux semaines plus tard. Il y a donc un peu plus de flexibilité, sur le plan du rythme, que dans le cadre de l’audiotutorat __ id.

I. CN __ audiotutorielle : méthode *.


AUDIOVIDÉOTHÉCAIRE

Techno. éduc. Personne responsable de la gestion et du fonctionnement d’une audiovidéothèque __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUDIOVIDÉOTHÈQUE

Techno. éduc. Lieu où l’on range et conserve des documents audiovisuels que l’on met à la disposition du public grâce à un service de prêts __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUDIOVISIOTHÈQUE

Techno. éduc. Bibliothèque de disques vidéo.


AUDIOVISUALISER

v.

Techno. éduc. Transmettre une information, un enseignement par le son et l’image; rendre audiovisuel __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUDIOVISUALISTE

Techno. éduc. Spécialiste de la communication, de la pédagogie audiovisuelle __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUDIOVISUEL

n.m.

Techno. éduc. Alliance des images et des sons spécialement pour la formation et l’enseignement __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).

A. Origine et évolution. Terme créé vers 1930. Il s’appliquait d’abord au magnétoscope et au projecteur de diapositives sonorisé, mais il a été étendu à la télévision et au cinéma. Il vaudrait mieux parler pour plus de précision, des techniques auditives, visuelles et audiovisuelles __ id.

B. CN : aide *; auxiliaire *; enseignement *; instrument *; matériel *; méthode *; méthode * intégrée; montage *; moyen *; pédagogie *; test *.


AUDITEUR LIBRE

Ens. sup./Gest. app./Org. scol.F.f. Dire simplement auditeur, auditrice. VA étudiant, D.


AUDITEUR,TRICE

1. Com./Ling. Un des participants, avec le locuteur, de toute communication orale. Celui qui écoute ou celui à qui s’adresse le message que le locuteur énonce. V communication.

2. Ens. sup./Gest. app./Org. scol. Étudiant autorisé par un établissement à suivre un ou des cours sans être obligé d’effectuer des travaux, de passer les examens et par le fait même, sans avoir droit aux unités qui y sont rattachées ni à une attestation d’inscription. VA étudiant, F. EA étudiant libre/spécial.

Syn. On utilise également les termes de récepteur (ant.émetteur), interlocuteur (ant. locuteur), destinataire (ant. destinateur).


AUTEUR,E

Ens. lang./Litt. Personne qui crée et développe une œuvre dont il se porte le responsable absolu et par laquelle il tient autorité au sein du public. V narrateur.

A. Étym. Gabrielle CHAMARAT (1996) explique que le terme auteur est basé étymologiquement sur le mot auctor (dérivé de augere) qui veut dire deux choses : 1. « celui qui accroît »; 2. « celui qui se porte garant ». Auteur est aussi dérivé d’auctoritas qui veut dire autorité.

B. Histoire. La notion n’existait ni en Grèce classique ni au Moyen Âge, car, à ces époques, l’œuvre était considérée comme celle des dieux transmise par les muses. C’est seulement pendant les époques non théologiques que le terme auteur a pris une place prépondérante __ GOULET, A. (1996).

C. CN : cycle des *.


AUTHENTICITÉ

n.f.

1. Gén. Syn. certification; certitude; évidence; exactitude;incontestabilité; réalité; sincérité; véracité; vérité. Ant. fausseté; illusion; imitation; inauthenticité; tromperie.

2. Ens. lang./Ens. L2/Ling./Psycholing. VA approche neurolinguistique, A4 et C3.



AUTHENTICITÉ DE CONTENU

Ens. lang. Authenticité linguistique et culturelle [de l’objet d’enseignement] qui s’oppose à l’idéalisation, à la fabrication, la construction ou la simplification didactique, qui cependant sont forcément complémentaires __ BOYER, H. et al. (1990).


AUTHENTIQUE

adj.

1. Gén. Conforme à la réalité; sincère; véritable; vrai; vraisemblable.

2. Ens. lang. Non fabriqué spécifiquement à des fins pédagogiques. Ant. fabriqué. VA document authentique.

CN : communication * en situation pédagogique; conversation *; document *.


AUTISME (CARACTÉRISÉ)

Adapt. scol./Diagn./Psych. Ensemble de dysfonctions apparaissant dès le jeune âge, se caractérisant notamment par des difficultés d’assimilation de l’information auditive et visuelle et de symbolisation, entraînant des déficits majeurs dans l’ensemble du développement de la personne au plan cognitif, sensorimoteur, de la socialisation, de l’autonomie fonctionnelle, du langage et de la communication __ MEQ (10.92). V autostimulation. VA comportement de retrait; thérapie, F; troubles du comportement, A. ∈ troubles sévères de développement.


AUTO-INSTRUCTION

Péd. Acquisition de connaissances, d’habiletés et d’attitudes, en dehors de toute intervention de personnel enseignant, sans l’aide d’un maître ou d’un instructeur. V approche de l’autogestion pédagogique. TA autodidaxie.

Auto-instruction/autodidaxie. Toute auto-instruction doit en réalité être assistée, et cela la différencie de l’autodidaxie __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUTO-ORGANISATION

App. syst./Sc. Paradigme dont les contours émergent de la synthèse de concepts importants (...) et qui fournit une assise scientifique à une nouvelle vision planétaire qui met l’emphase sur les processus plutôt que sur les structures spatiales, sur le déséquilibre plutôt que sur l’équilibre, sur l’évolution plutôt que sur la permanence, sur la créativité individuelle plutôt que sur la stabilité collective __ JANTSCH, E. (1984). VA écosystème, D et G; paradigme écologique, A.

A. Concepts fondamentaux. Ce paradigme réfère aux concepts de structures dissipatives, d’autopoiesis, d’apparition d’ordre à travers les fluctuations, de coévolution.

B. Applications. On l’utilise pour interpréter des phénomènes du domaine de la physique, de la chimie, de la biologie, de l’économie, de la sociologie, de l’art et de la philosophie de l’éducation.


AUTOAPPRENTISSAGE

1. Did./Péd. V approche de l’autogestion pédagogique; autodidactisme.

2. Int. art. Apprentissage effectué par une machine IA à partir de ses propres faits établis __ PAVEL, S., SEC (1989).


AUTOBIOGRAPHIE

n.f.

Ens. lang./Litt. Récit par lequel un narrateur qui a réellement existé raconte sa propre vie. Objet de littérature narrative dont le narrateur ne présente pas une fiction, mais est fidèle aux événements vécus. ∈ genre littéraire.

Mémoires/confessions. L’autobiographie se distingue à la fois des mémoires, récits centrés sur une époque (Les mémoiresdu Général de Gaulle) et des confessions, récits accompagnés d’un but moral (Les confessionsde Saint Augustin).

AUTOCHTONE NATIVE

Gén. Syn. aborigène; congénital; indigène; inné; natif; naturel. Ant. acquis; allogène; étranger.

CN : langues *s.


AUTOCRATIE

n.f.

1. Adm. VA leadership, A.

2. Pol. VA démocratie, I.


AUTODÉTERMINATION

Gén. Attitudes et habiletés requises pour qu’un individu agisse en tant qu’instigateur de sa propre vie et fasse des choix quant à sa qualité de vie, libre de toute influence ou d’interférence __ WEHMEYER, M. L. (1992) : trad. Composante de la motivation intrinsèque avec la compétence perçue _ LIEURY, A. et FENOUILLET (2019) : 178. Syn. autonomie; indépendance; liberté; libre arbitre; souveraineté. Ant. asservissement; contrainte; dépendance; servitude; soumission; subordination; sujétion; tutelle. V autonomie de décision; motivation intrinsèque. VA motivation, H.

2. Éduc./Pol. VA autonomie, H; motivation, H.

A. Caractéristiques essentielles. Une action autodéterminée implique quatre caractéristiques essentielles : l’autonomie, l’autorégulation, l’appropriation ou empowerment et l’actualisation de soi __ WEHMEYER, M. L. (1992). Sentiment de choisir ou libre arbitre et s’oppose à la contrainte, la pession sociale, la situation d’évaluation _ id.

B. Préalables. Neuf composantes semblent préalables à l’autodétermination : 1. faire des choix; 2. prendre des décisions; 3. résoudre des problèmes; 4. établir des buts et performances à la tâche; 5. capacité d’auto-observation, d’autoévaluation et d’autorenforcement; 6. capacité de contrôle interne; 7. capacité d’attribution positive de l’efficacité des résultats anticipés; 8. conscience de soi et 9. connaissance de soi __ SANDS, D. J. et WEHMEYER, M. L. (1996).


AUTODÉVELOPPEMENT

Cur./Did./Péd. Processus de développement personnel qui est assumé entièrement par l’apprenant. V approche organique. TA autoapprentissage; autodidactisme.

CN : approche de la pédagogie sociale d’*; pédagogie sociale d’*.


AUTODIDACTE

n.

1. Did. Personne qui, de par sa propre motivation, assure elle-même son éducation sans avoir directement recours à un éducateur et sans fréquenter un établissement scolaire. TA autoapprentissage;didactique.

2. Did. Personne qui a appris ce qu’elle sait par elle-même, sans l’aide d’un professeur. TA didactique.

A. Étym. Du grec autodidaktos, qui s’instruit lui-même, sans maître.

B. Organisation. L’autodidaxie n’est pas pour autant un apprentissage anarchique. L’autodidacte définit ses priorités de développement, choisit les supports pédagogiques favorables à l’atteinte de ses objectifs, fixe le rythme, l’intensité et le moment des apprentissages et enfin détermine dans quel milieu se situeront ses moments d’évolution.


AUTODIDACTIE

n.f.

Did. Expression de Raymond BUYSE (1932) signifiant la réalisation personnelle de l’élève d’après les lois naturelles de sa psychologie. TA autodidaxie.


AUTODIDACTIE ASSISTÉE

Techno. éduc. V autodidaxie assistée.


AUTODIDACTIQUE

adj.

1. Did. Désigne l’ensemble des moyens (livres, méthodes, cédéroms, films, etc.) qui permettent à une personne d’apprendre seul ainsi que le type de démarche de ce dernier. Un matérielautodidactique; un cheminement autodidactique. TA didactique.

2. Péd. Ce qui est appris sans l’aide d’un professeur. Uneformation autodidactique. TA didactique.

CN : activité éducative *; auxiliaire(s) *; formation *; matériel *; moyen(s) *.


AUTODIDACTISME

n.m.

1. Car./Éduc./Form. prof. Fait de s’éduquer ou de s’instruire soi-même, d’apprendre un art, une science, une profession ou un métier sans l’aide de professeurs et à l’extérieur du cadre scolaire __ OLF (1998). Syn. autodidactie; autodidaxie. VA éducation permanente, E. TA autoéducation; auto-instruction. EA acquis expérientiels.

2. Did./Péd. Fait d’apprendre sans se faire diriger par un éducateur ou un enseignant.

A. Note. Il ne faut pas confondre autodidactisme et autoéducation __ OLF (1998). VA autoéducation.

B. Dérivé. Autodidactisme, tout comme autodidactique est un dérivé d’autodidacte __ CTEQ (1988).


AUTODIDAXIE

n.f.

Did./Péd. Fait d’être son propre éducateur en planifiant soi-même ses apprentissages. TA autodidactie; auto-instruction.

Autodidaxie assistée. Par cette expression, on entend que, selon les désirs de l’autodidacte, ce dernier peut faire appel aux services d’une personne-ressource.


AUTODIDAXIE ASSISTÉE

Techno. éduc. Apprentissage individuel et autonome, soutenu et renforcé par certains éléments de la technologie éducationnelle, tels les programmes, les didacticiels, Internet, etc.

v.o.autodidactie assistée.


AUTOÉCOLOGIE

Écol. Sous-discipline de l’écologie ayant pour objet l’étude des interrelations entre un organisme individuel, ou une espèce particulière, et son milieu. VA écologie, N et W. TA synécologie.

A. Origine. Terme proposé par Manfred SCHROETER en 1896.

B. Problèmes spécifiques. L’autoécologie s’intéresse aux problèmes de comportement et de fonctionnement d’un individu au sein d’un écosystème. Une étude autoécologique « privilégie un organisme (plante, animal, être humain) et cherche à cerner de près son métabolisme (échanges avec le milieu immédiat) et les influences (plus ou moins proches) qu’il subit ou qu’il exerce » __ DANSEREAU, P. (1989).

C. Autoécologie/démécologie. Alors que l’autoécologie se préoccupe du particulier ou de l’individualité, la démécologie s’intéresse au général ou à des ensembles. VAécosystème scolaire, B.

D. Réseau. VA écologie, N.


AUTOÉCOLOGIE DE L'ÉDUCATION

Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre un apprenant ou un Sujet et les diverses composantes d’un éducosystème en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). RN écologie de l’éducation.

A. Autoécologie de l’éducation/écologie. Par analogie à l’autoécologie (sous-discipline de l’écologie), l’autoécologie de l’éducation s’attarde à un individu particulier et cherche à cerner les influences plus ou moins directes qu’il entretient avec les éléments d’un éducosystème au regard de l’apprentissage __ id.

B. Sous-disciplines. L’autoécologie de l’éducation regroupe trois sous-disciplines particulières soit : 1. l’autoécologie pédagogique; 2. l’autoécologie scolaire et 3. l’autoécologie éducationnelle __ id.


AUTOÉCOLOGIE ÉDUCATIONNELLE

Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet-individu et les autres composantes d’un système éducationnel en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). VA écosystèmeéducationnel, B. RN écologie de l’éducation.> autoécologie pédagogique/scolaire.

Objet d’études. L’objet d’études de l’autoécologie éducationnelle est l’écosystème éducationnel __ id. V écosystème éducationnel.


AUTOÉCOLOGIE PÉDAGOGIQUE

Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet-individu et les autres composantes d’une situation pédagogique en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). VA écosystème pédagogique, B; environnement pédagogique, A. RN écologie de l’éducation.

Objet d’études. L’objet d’études de l’autoécologie pédagogique est l’écosystème pédagogique __ id. V écosystème pédagogique.


AUTOÉCOLOGIE SCOLAIRE

Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet-individu et les autres composantes d’un système scolaire en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). VA écosystème scolaire, B; environnement scolaire, A. RN écologie de l’éducation. < autoécologie éducationnelle. > autoécologie pédagogique.

Objet d’études. L’objet d’études de l’autoécologie scolaire est l’écosystème scolaire __ id. V écosystème scolaire.


AUTOÉDUCATIF

Éduc. VA autoéducation, B.


AUTOÉDUCATION

Éduc. Activité éducative qui est essentiellement le fait du sujet, les éducateurs ayant pour rôle principal de procurer à celui-ci un milieu favorable à cette activité __ CTEQ : rec. (07.87). VA approche cognitivo-béhaviorale, B. TA autodéveloppement; autodidactisme.

A. Autoéducation/autodidactisme. Contrairement à l’autodidactisme, l’autoéducation est une activité qui a lieu, mais non de manière exclusive, dans un contexte scolaire __ CTEQ (1988).

B. Dérivé. Autoéducatif,ive (matériel autoéducatif, contexte autoéducatif) __ id.


AUTOEFFICACITÉ

Psych. VA motivation, I.


AUTOENTRETIEN

App. syst. VA système auto-organisateur, B.


AUTOÉVALUATION

Adm. éduc./Diagn./Doc. Processus par lequel un sujetest amené à porter un jugement sur la qualité de son cheminement, de son travail ou de ses acquis au regard d’objectifs prédéfinis et tout en s’inspirant de critères précis d’appréciation. Résultat du processus précédent. VA portfolio, B et H; style cognitif, I. TA métacognition. EA évaluation formative.

A. Précision. Outre les références à des critères et à des objectifs prédéterminés, la qualité d’une autoévaluation dépend de la capacité du sujet à pouvoir porter un jugement le plus objectif possible sur lui-même.

B. Confusion. Le terme autoévaluation ne doit pas être pris dans le sens d’autotest ou d’autoexamen, termes qui désignent plus particulièrement du matériel docimologique ou des outils diagnostiques pouvant servir à l’autoévaluation.


AUTOÉVALUATION ASSISTÉE

Édum. Dispositif de contrôle fourni à l’apprenant pour lui permettre de mesurer sa progression par rapport aux objectifs tout au long de l’action de formation __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUTOEXAMEN

Doc. VA autoévaluation, B.


AUTOFORMATION ASSISTÉE

Techno. éduc. Formation hors stage où l’apprenant reçoit des outils, des indications, des conseils, des moyens de contrôle, participe à des séances de regroupement, pour prendre en charge sa formation __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUTOGESTION

1. Adm. éduc./Org. scol. Mode de gestion dans lequel les décisions sont prises par un groupe en respectant un cadre d’entente fixé à l’avance.

2. Péd. V pédagogie institutionnelle.

3. Pol./Soc. VA société, G.

A. CN : approche de l’* pédagogique; paradigme de l’* pédagogique.

B. CN __ autogérée : approche *; société *.


AUTOGESTION PÉDAGOGIQUE

Org. scol./Péd. Système d’organisation de la population et de la vie sociale dans lequel l’organisation et la gestion cessent d’être la propriété privée de quelques-uns (groupes minoritaires, castes ou classes dominantes) pour devenir propriété collective __ LAPASSADE, G. (1967). V approche de l’autogestion pédagogique/organique; pédagogie institutionnelle. VA paradigme de la dialectique sociale, F/sociointeractionnel, D.

A. Origine. La notion d’autogestion pédagogique a fait son apparition publique à Royaumont au début des années 1960. Puis quelques expériences ont été tentées à tous les niveaux du système français par le Groupe de pédagogie institutionnelle fondée en 1963 __ LAPASSADE, G. (1971). L’autogestion pédagogique était définie alors « comme un système d’éducation dans lequel le rapport de formation est, en principe, aboli. Ce sont les « enseignés » qui décident de ce qui doit être leur formation, et qui la gèrent »__ id. Cependant, l’autogestion pédagogique avait aussi au point de départ une autre visée, à savoir la contestation du système actuel des institutions sociales par la construction de contre-institutions qui doivent fonctionner « comme des analyseurs qui font apparaître les éléments cachés du système » __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1982).

B. Inspirations. Marquée par le marxisme, l’autogestion l’est aussi par les courants de la psychologie clinique (...). Dans le cadre de la pédagogie institutionnelle, il est vrai que les techniques d’intervention en groupe sont fortement utilisées et que l’influence de Carl ROGERS est omniprésente __ id.

C. Nature. La méthode non directive, telle que conçue par Carl ROGERS aux États-Unis et reprise par Michel LOBROT en France, consiste selon ce dernier à mettre une personne ou un groupe de personnes en situation de résoudre certains problèmes en facilitant la communication du groupe et, ultimement, celle de l’individu avec lui-même. La qualité de cette communication favorisera ou empêchera éventuellement la résolution des problèmes rencontrés. Les individus, ayant un besoin naturel de s’informer sur leur fonctionnement et une tendance vers le développement, formuleront des désirs et des demandes auxquels ils voudront répondre. Le principe de la demande constitue l’axe de la pédagogie non directive. L’individu est capable, en effet, d’initiative et de choix. (...) Nous retrouvons la même argumentation dans Pratique de l’autogestion éducative de Philippe KAEPPELIN. Ce dernier rappelle que le terme de « non-directivité », qui désigne l’attitude ou l’orientation pédagogique de l’éducateur, fut initialement explicitée par Carl ROGERS dans le contexte de l’entretien thérapeutique pour être ensuite appliquée au groupe de diagnostic et au groupe de travail. Cette attitude, selon KAEPPELIN, inaugure un nouveau type de relation entre l’enseigné et l’enseignant, remet en question leurs rôles respectifs et modifie la relation de pouvoir où l’un domine l’autre. Ainsi, le principe de la demande fonde l’orientation non directive de sorte que la relation éducative n’est pas centrée sur les désirs et les problèmes de l’éducateur. KAEPPELIN précise alors que « la fonction de l’éducateur consiste à se mettre à la disposition du groupe avec tous les moyens qu’il peut fournir » __ id.

D. Directives/directions. Il n’en demeure pas moins pour KAEPPELIN que le terme de non-directivité est « pourri » et qu’il ne faut pas confondre l’absence de directives avec l’absence de direction. Il distingue la non-directivité non coopérative où « l’animateur informe seulement le groupe en observateur de ses aléas, au long de sa progression » et la non-directivité coopérative où l’animateur répond « aux demandes du groupe par des interventions structurantes ». Cette dernière attitude débouche, selon KAEPPELIN, sur le chemin de l’autogestion éducative. Ce terme « postule une activité commune intégrale de la collectivité qui se prend elle-même en charge comme tout ». L’autogestion éducative dépasse donc la non-directivité individuelle ou sociale préconisée par Carl ROGERS parce qu’elle met « en question la directivité structurale d’un organisme social et de ses institutions ». KAEPPELIN conclut sur le thème de la non-directivité, que celle-ci implique un certain passage du niveau du groupe à celui des institutions __ id.

E. CN : paradigme de l’*.


AUTOMATISME

Did. VA taxonomie de BALDWIN, M.

A. CN __ automatique : apprentissage *; performance *.

B. CN __ automatisé,e : enseignement *; gestion *.


AUTONOME

adj.

1. Gén./Éduc. Qui est capable de se conduire et de se déterminer selon ses propres règles; qui est capable de satisfaire ses besoins particuliers. Une personne autonome.

2. Inf. Se dit d’appareils qui peuvent fonctionner indépendamment d’une connexion à un réseau, que ce soit de façon temporaire ou permanente __ OQLF (2004).

3. Pol. Qui s’administre et se gouverne lui-même par ses propres lois et ses propres moyens. Un État autonome.

CN : activité *; cégep *; objectif *.


AUTONOMIE

n.f.

1. Gén. Liberté et droit relatifs de décider, de choisir et d’agir d’une personne ou d’une collectivité, par elle-même, sans aucune sujétion externe. Qsyn. indépendance; liberté.Ant. asservissement; assujettissement; dépendance; servitude; soumission; subordination; sujétion.VA W.

2. Adm. éduc.État d’une organisation éducationnelle qui dispose d’une grande liberté d’action et de décision.

3. Diagn./Did./Péd./Psych. cogn. Liberté relative d’un sujet de déterminer ses objectifs, de choisir les moyens de les atteindre et d’évaluer ses apprentissages tout en faisant montre que cette prise en charge personnelle favorise sa réussite scolaire. VA R, S et T; atelier, K; compétence, V; curriculum cognitiviste, A/humaniste, B; enseignement modulaire, D; idéologie; lecteur, C; situation pédagogique, B; taxonomie de HUNT, A, B et F/de TERRISSE et DANSEREAU, B. EA niveau conceptuel.

4. Fond. éduc. Finalité éducationnelle qui vise et qui reconnaît un droit et une responsabilité, pour un individu ou une collectivité, à se prendre en charge pour fixer ses orientations, déterminer ses principes d’action, effectuer des choix, prendre des décisions et manifester une indépendance relative dans ses comportements. VA discours pédagogique, 4; écologie éducationnelle, F; finalité, E et I; paradigme de la dialectique sociale, F. EA niveau conceptuel.

5. Mor./Pol.État d’une nation qui se gouverne elle-même sans qu’une collectivité externe ou un pays étranger lui dicte ses choix et ses orientations. VA déterminisme, C.

6. Psych. Capacité d’une personne à décider, à mettre en œuvre ses décisions et à satisfaire ses aspirations propres et ses besoins particuliers sans une nécessaire dépendance envers autrui. Qsyn. autonomie globale. Ant. allonomie; hétéronomie. VA discipline, F; pensée critique, F.

7. Soc. Capacité d’une collectivité à décider par elle-même, à mettre en œuvre ses décisions et à satisfaire par elle-même ses besoins particuliers sans assujettissement à une autorité extérieure ou à une domination étrangère. Qsyn. autonomie globale. Ant. hétéronomie. VA discipline, F.

A. Étym. Du grec autos, soi-même, lui-même; nomos, ses propres lois et autonomos, qui se gouverne avec ses propres lois.

B. Valeurs. Dans la littérature pertinente, on associe clairement l’autonomie à un ensemble de valeurs et non à des besoins immédiats ou à des caprices __ GOUDREAU, R. et MATHIEU, J.-J. (1981). Consiste à se faire à soi-même sa loi, et à disposer de soi dans les diverses situations par une conduite en harmonie avec sa propre échelle de valeurs (...). Être autonome, c’est choisir entre les valeurs et courants d’opinion divers qui nous sont offerts et adhérer d’une manière lucide à telle ou telle de ces valeurs pour les faire siennes __ LAFON, R. (1973).

C. Personne autonome. La personne autonome opère un contrôle sur sa vie ou en a au moins l’impression __ KENT dans OSTERBIND, C. C. (1972).

D. Perception incomplète. Sur la base d’une étude réalisée par la fondation Personal Autonomy Initiative, B. F. HOFLAND (1990) souligne que près de 40 % des auteurs définissent l’autonomie seulement au regard de son acception minimale, c’est-à-dire l’autonomie physique.

E. Politique du tout ou rien. En dépit de la reconnaissance théorique d’un continuum de l’autonomie, certains auteurs persistent à y référer en termes de présence ou d’absence absolue. Ainsi, on dira d’une personne qu’elle est autonome et d’une autre, qu’elle ne l’est pas __ ROCQUE, S. et al. (1999). On ne peut caractériser une personne par un seul degré désignant l’état de développement de son autonomie. L’autonomie globale d’une personne se compose en effet de plusieurs facettes. Selon les circonstances, l’état physiologique et mental de la personne ainsi que les tâches à réaliser, l’autonomie d’une personne peut emprunter les divers points d’un continuum qui relierait la dépendance absolue à l’autonomie totale. VA J.

F. Autonomie/contexte de vie. La présence ou l’absence d’autonomie est également déterminée trop souvent sur la base exclusive du contexte de vie d’une personne. Ainsi, on dira d’une personne âgée qui réside dans la communauté qu’elle a une autonomie personnelle, contrairement à celle qui habite en résidence. L’autonomie, n’étant pas absolue mais relative, s’inscrit toujours dans un cadre d’influence. VA X et CC.

G. Finalité. Autonomie (...) phase terminale d’un processus __ LAENG, M. (1974). L’être humain ne naît pas autonome __ LEGENDRE, R. (1979). L’autonomie maximale est la fin de l’éducation, du moins en démocratie __ REBOUL, O. (1984). L’autonomie constitue un point d’arrivée et non un point de départ. VA S.

H. Autodétermination/indépendance/liberté. L’autodétermination concerne surtout le statut politique qu’assignent les citoyens à leur pays. L’indépendance exclut toute subordination ou toute soumission à une autorité extérieure. La liberté exclut la contrainte et l’esclavage. Autonomie ne saurait se confondre avec liberté absolue, ni isolement __ LAFON, R. (1973). La liberté implique pour l’individu ou la collectivité qu’ils évaluent les risques à consentir à l’exercice du droit à l’autonomie __ CMT, SEC (1984). VA T.

I. Autonomie/dépendance/indépendance. Apprendre pour l’élève, c’est changer, c’est réduire sa dépendance envers l’enseignant et abandonner certaines des satisfactions qu’elle lui apporte, c’est conquérir une autonomie plus grande et, de ce fait, s’exposer à des risques nouveaux __ PAGES, M. dans CSE (1974). L’autonomie est une forme d’équilibre volontaire entre l’acceptation d’une certaine dépendance à l’égard de l’autorité de la famille, du milieu environnant, de la société ou des pairs, d’une part, et la prise d’indépendance par rapport à ceux-ci, d’autre part __ SIROTA, A. (10.69). Le besoin d’autonomie se manifeste par le désir de se prendre en main, de se libérer des contraintes sociales et de passer outre les conventions sociales. Il s’oppose au besoin de dépendance qui se manifeste par la recherche d’un appui extérieur, moral ou instrumental __ ZAY, N. (1981). Pour un organisme, un individu, indépendance par rapport à un pouvoir central, à une hiérarchie, à une autorité; possibilité de décider sans ceux-ci __ MÉNARD, L. (2004). L’autonomie n’est pas le contraire de la dépendance ni le synonyme de l’indépendance. Selon Sylvie ROCQUE et al. (1999), l’autonomie concerne les capacités de la personne alors que le continuum dépendance/indépendance porte sur la relation établie entre la personne et un tiers au regard d’un élément particulier. Selon que cette relation est plus ou moins empreinte d’assujettissement, la personne est plus ou moins dépendante pour cet élément. L’autonomie n’exclut donc pas toute forme de dépendance. Elle suppose au contraire la liberté de choisir les personnes ou les éléments de sa dépendance au regard des contextes. VA F;interdépendance, B.

J. Axes. L’autonomie reposerait sur trois axes : 1. l’axe affectif et relationnel qui conduit à la socialisation; 2. l’axe intellectuel qui mène à la dialectique et permet la structuration de la personnalité de façon ordonnée en faisant coïncider les exigences de la liberté et de la loi; 3. l’axe psychologique qui amène à s’éprouver comme personne responsable __ HOFLAND, B. F. (1990).

K. Échelles d’évaluation. Selon G. ADANT (1994), presque toutes les échelles d’évaluation de l’autonomie sont, à vrai dire, des échelles de mesure de l’indépendance (ou de son contraire, la dépendance). VA E.

L. Critères d’évaluation. De façon générale, l’évaluation de l’autonomie d’une personne est opérée de façon implicite et arbitraire. Sans être clairement posés, les critères utilisés visent essentiellement deux grandes composantes : 1. le nombre d’éléments pour lesquels la personne semble être autonome et 2. le niveau d’autonomie supposé pour chacun de ces éléments. En l’absence de repères clairement identifiés, on comprendra facilement que l’autonomie puisse recouvrir une multitude de sens qui ne sont pas nécessairement congruents. Pour cette évaluation, la nature et le nombre d’éléments d’autonomie s’imposent implicitement par l’appartenance socioculturelle de l’évaluateur. Ainsi, les éléments d’autonomie seront différents selon que l’on habite un contexte urbain ou rural, un pays hautement industrialisé et technologique ou un pays en voie de développement, etc. En l’absence d’un consensus clair au sein d’une socioculture particulière sur les éléments d’autonomie, l’évaluation sera donc tributaire de ce qui semble s’imposer, sans pour autant être représentatifs de l’ensemble des éléments possibles au sein de cette socioculture. De plus, le niveau d’autonomie implicitement admis comme seuil minimal est fonction de ce que chaque évaluateur considère comme étant souhaitable ou acceptable et varie selon les éléments d’autonomie qui sont considérés __ ROCQUE, S. et al., 1999). Selon K. I. ZOLA (1983) dans LUDLOW, B. L. et al. (1988), ce ne sont pas tant les tâches physiques qui doivent faire l’élément d’évaluation mais bien les décisions personnelles et économiques que l’on peut prendre. Ce n’est également pas la quantité de tâches que l’on peut réaliser sans assistance qui compte, mais bien la qualité de vie qui y est associée. VA X, Z et GG.

M. Processus d’évaluation. De façon générale, l’appréciation de l’autonomie d’une personne s’opère de façon arbitraire en cumulant un certain nombre de jugements ponctuels. De façon plus ou moins consciente, l’évaluation se réalise sur chacun des éléments jugés pertinents. Il en va de même pour juger du niveau d’autonomie, et ce pour chacun des éléments déterminés. Les étapes du processus global d’évaluation de l’autonomie peuvent s’illustrer de la façon suivante : 1. Détermination d’un ensemble fini d’éléments parmi l’ensemble des éléments possibles d’une socioculture particulière. Cet ensemble de référence est exceptionnellement explicité et peut varier considérablement d’une personne à l’autre au sein d’une même socioculture. 2. Détermination d’un seuil minimal de dépendance acceptable pour chacun des éléments. 3. Évaluation de la personne réalisée en jugeant plus ou moins consciemment de sa dépendance pour chacun des éléments considérés pertinents. Ce jugement peut tenir compte des sphères de décision et d’exécution, ce qui est loin d’être toujours le cas. 4. La somme de ces évaluations ponctuelles permet ensuite une évaluation générale de l’autonomie de la personne __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA U, X, Z et GG.


N. Condition physique. L’acquisition de l’autonomie en matière de condition physique suppose avant tout que le participant soit capable : de choisir des activités physiques dont la pratique affecte significativement l’un ou l’autre des facteurs de la condition physique, de les pratiquer dans une forme convenable, de doser ses efforts en termes d’intensité, de durée et de fréquence, d’apprécier les effets aigus de l’exercice sur son organisme __ APAPQ (1976).

O. Autonomie/conscience de soi. L’autonomie suppose la conscience de soi. L’acte autonome est un acte réfléchi, décidé en toute connaissance de cause __ ADANT, G. (1994).

P. Régression. L’autonomie n’est pas un attribut qui se développe toujours nécessairement vers l’avant. Selon les circonstances de la vie, l’une ou l’autre ou certaines facettes de l’autonomie d’une personne peuvent régresser.

Q. Apprentissage graduel. On peut parler d’une acquisition graduelle d’autonomie aux différents niveaux du développement __ LAENG, M. (1974). L’autonomie, en éducation comme ailleurs, ne s’acquiert que progressivement __ LEGENDRE, R. (1979). Il existe des niveaux d’atteinte de l’autonomie __ FLYNN, J. D. (1980). L’apprentissage de l’autonomie est empreint de mouvement et de sens : ce n’est donc pas un état, c’est un processus __ PÔLET-MASSER, A. M. (1993). L’autonomie est constituée d’un ensemble hiérarchisé de degrés situés sur un continuum. VA G.

R. Péd. La tâche d’apprentissage doit être un défi possible à relever pour le sujet dans le cadre d’une situation pédagogique; cette tâche ne doit pas être en deçà ni au-dessus des possibilités d’un sujet. (...) Si l’on considère l’atteinte de l’autonomie, dans l’apprentissage d’un secteur particulier de connaissances, comme étant un cheminement progressif, on doit donc concevoir les stratégies d’apprentissage dans une optique de dirigisme dégressif __ LEGENDRE, R. (1979). Pour certains, l’autonomie désigne simplement le droit de l’enfant à ce qu’on respecte les lois de son évolution, en ne brûlant pas les étapes marquées par la nature à son développement physique et psychologique; pour d’autres, elle signifie que l’enfant a sa personnalité morale, tout comme l’adulte, et qu’il n’est pas permis de le brimer ni de le contraindre arbitrairement; pour d’autres enfin, il semble que l’autonomie ne soit pas autre chose que la licence accordée à l’enfant de « suivre nature » sans qu’il soit besoin de distinguer entre les suggestions de la nature corrompue de celles de la nature demeurée saine ou réparée __ JAOUEN dans KESSLER, A. (1964). L’autonomie consiste pour l’élève à se donner ses propres fins, ses propres méthodes, sa propre évaluation. (...) là encore l’autonomie ne peut être que relative, susceptible de degrés et de progrès. (...) deux dangers : la supposer trop tôt, ce qui ne peut que décourager l’élève, et ne pas l’admettre là où elle est possible, ce qui revient à l’entraver __ REBOUL, O. (1984). La surcharge d’informations issue de l’emploi abusif d’exercices et de répétitions, autant que la carence d’informations issue d’une permissivité excessive, peuvent plonger l’élève dans un même abîme de paralysie et d’ignorance __ KUBIE, L. S. dans DUMAS, J. Les liens entre l’autonomie et la liberté sont complexes. Être autonome signifie se libérer sans toutefois se libérer totalement. Être autonome fait progresser vers une expérience plus grande d’être soi-même, mais en demeurant lucide et responsable __ HOFLAND, B. F. (1990). VA H.

S. Stratégies d’intervention. Selon McCLUSKY, trois stratégies d’intervention peuvent concourir à l’atteinte d’un degré cible d’autonomie : 1. en réduisant le degré visé; 2. en accroissant les ressources personnelles, et 3. en combinant les deux stratégies précédentes __ LOWY, L. (1989). Pour une personne, un degré cible d’autonomie s’établit en fixant les exigences (objectifs) légèrement au-dessus de ses capacités __ id.

T. Situation pédagogique. L’autonomie d’un sujet s’apprécie en fonction de l’ensemble des composantes et des relations au sein d’une situation pédagogique. Le degré d’autonomie d’une personne peut varier d’un secteur d’études ou d’activités à l’autre : une personne peut être très autonome en arts (objet) mais très peu en mathématiques, ou vice versa. Une méthode d’enseignement (agent) peut nécessiter ou permettre plus ou moins d’autonomie chez le sujet.

U. Autonomie et socioculture. Dans une socioculture particulière, un ensemble fini d’éléments s’impose implicitement comme étant représentatif d’éléments incontournables pour juger de l’autonomie d’une personne. Sans pour autant faire consensus de façon explicite, il est généralement admis dans les sociétés industrialisées, que l’on soit d’une grande dépendance au regard des éléments suivants : réparation des produits électriques ou électroniques, réalisation du rapport d’impôt, confection des vêtements et des produits alimentaires fondamentaux tels le pain, la farine, etc. Le marché des biens et des services témoigne largement d’ailleurs de ces diverses dépendances. Par conséquent, le jugement porté sur l’autonomie d’une personne est toujours limité aux éléments d’un ensemble fini. Même si une personne manifeste de fortes dépendances pour des éléments qui ne sont pas inclus dans cet ensemble, elle conserve à ses yeux et à ceux d’autrui, son statut de personne autonome. Paradoxalement, lorsque l’on examine le sort des personnes vulnérables d’une socioculture particulière, l’évaluation devient impitoyable. D’une part, le statut de personne autonome semble soit inaccessible, étant donné le nombre important d’éléments à considérer (le cas des personnes présentant des incapacités intellectuelles en témoigne de façon éloquente) ou soit toujours menacé par un accroissement de dépendance au regard de quelques éléments, par exemple, pour les aînés. D’autre part, il semble bien que pour les personnes vulnérables, l’implicite qui prévaut pour juger de l’autonomie ait pour conséquence directe : 1. d’accroître indûment les attentes; 2. d’exiger le niveau « zéro dépendance » pour tous les éléments sur lesquels porte le jugement et 3. de masquer leurs capacités réelles en limitant le jugement à quelques éléments, qu’ils soient pertinents ou non. L’effet de halo semble jouer dans ces cas puisque ces éléments deviennent trop souvent ceux qui sont déterminants pour établir ou retirer le statut d’autonomie __ ROCQUE, S. et al., 1999).

V. Sphères impliquées. Le concept d’autonomie recouvre deux grandes sphères d’activités humaines : la sphère des décisions et la sphère de l’exécution __ id. VA BB.

W. Sujétion. Le concept de sujétion est fondamental pour saisir la nature de l’autonomie. Ce concept témoigne de la relation établie entre la personne et les éléments sur lesquels se porte sa capacité de décider ou d’agir. C’est le niveau de sujétion qui permettra de juger de l’autonomie d’une personne. Ce concept clé permet de dissiper l’une des confusions les plus fréquentes, soit celle de lier l’autonomie à la capacité d’agir seul, en l’absence de toute forme d’assistance de quelque nature que ce soit. L’autonomie n’exclut pas les relations à autrui, mais bien les relations empreintes de domination ou de subordination. Ce concept permet également de considérer simultanément l’autonomie et l’interdépendance __ id. V sujétion. VA DD; autonomie assistée, A.

X. Autonomie/nature écologique. L’autonomie est un concept de nature écologique. La liberté, le droit et la capacité de décider et d’agir de la personne sont tributaires, à maints égards, du milieu dans lequel vit la personne. Ces milieux sont d’envergure différente, allant de la socioculture aux contextes proximaux dans lesquels évolue la personne. Ces différents milieux ont des conséquences directes sur les paramètres impliqués dans l’autonomie. À l’échelle macrosystémique, c’est l’appartenance à une socioculture particulière qui détermine les éléments d’autonomie, c’est-à-dire ce sur quoi porte la liberté, le droit et la capacité de décider et d’agir de la personne. En effet, tant par les schèmes de valeurs que par le niveau de développement social, culturel, économique, technologique ou autre, la socioculture fournit l’ensemble des repères pour établir les éléments admissibles, acceptables et essentiels de l’autonomie. Cette socioculture représente donc la trame de fond qui détermine et limite à la fois l’univers de la liberté et du droit de la personne. Ce n’est donc pas la nature de l’autonomie qui peut varier d’une culture à l’autre, mais bien les éléments et les paramètres socioculturels sur la base desquels l’autonomie de la personne sera jugée. À l’échelle microsystémique, chacun des contextes proximaux de la personne est déterminant pour juger de l’autonomie de la personne. En fonction de l’existence ou de la disponibilité des ressources adaptées à ses caractéristiques, la personne est plus ou moins assujettie à un tiers dans sa capacité de décider et d’agir. Par exemple, une personne de petite taille se retrouve dans une situation de grande dépendance dans un milieu conçu par et pour des personnes de taille normale. Même si sa capacité de choisir n’est pas soumise à la sujétion à autrui, il n’en demeure pas moins que sa capacité d’agir en vue de la satisfaction de nombre de ses besoins est assujettie à toute personne de son entourage. Il en va de même pour les personnes mal voyantes. Si les habiletés de la personne n’ont pas été développées pour lire le braille, par exemple, elle est toujours en situation de dépendance pour toute activité portant sur du matériel écrit. Dans l’optique où cette personne maîtrise la lecture braille, elle se retrouve néanmoins dans une dépendance tout aussi grande en l’absence de tout matériel présenté sous cette forme. Ces deux exemples illustrent bien que l’autonomie s’évalue dans l’optique de la dynamique interactive Personne-Milieu. Par conséquent, juger de l’autonomie d’une personne sans égard au contexte n’a guère de sens __ id.

Y. Autonomie/personnes qui présentent des incapacités intellectuelles. Qu’elle concerne les personnes qui présentent des incapacités intellectuelles ou celles sans incapacités, l’autonomie demeure la même capacité. Cependant, les conduites autonomes peuvent varier dans leur forme d’expression. De plus, les éléments qui font l’objet de ces conduites sont à établir de façon explicite __ id.

Z. Autonomie/besoins des personnes présentant des incapacités intellectuelles. Le développement d’instruments d’évaluation de l’autonomie repose sur une définition claire et suppose l’identification des besoins des personnes présentant des incapacités intellectuelles __ id. VA K, L et M.

AA. Problématique. Bien que l’intention poursuivie dans l’éducation des personnes qui présentent des incapacités intellectuelles soit non équivoque et fasse l’objet d’un certain consensus social et éducationnel, il n’en demeure pas moins que l’autonomie demeure un concept évanescent depuis près d’un siècle. Par conséquent, les programmes et les interventions témoignent des conceptions personnelles de chacun des agents d’éducation, à titre de concepteurs de programmes ou d’intervenants directs. Selon M. FINE et A. ASCH (1988), l’autonomie des personnes qui présentent des incapacités intellectuelles se révèle un concept confus parce que les paramètres qui servent à circonscrire ce type d’incapacités sont nébuleux. Selon Sylvie ROCQUE et al. (1999), cette problématique serait davantage tributaire de la confusion qui prévaut quant au concept d’autonomie.

BB. Autonomie/« independence ». Dans le corpus analysé (domaine des déficiences et incapacités), le terme « independence » est utilisé comme synonyme de « autonomie ». Pour A. P. TURNBULL et H. R. TURNBULL (1985), entériné par M. L. WEHMEYER (1992) et R. LUKASSON (1988), le terme independence est défini de façon à inclure l’autonomie de décision et l’autonomie d’exécution. VA V et JJ.

CC. Autonomie/situations de handicap. Le développement ou le maintien de l’autonomie consiste à faciliter ou à permettre la réalisation d’actions dans un environnement spécifique en supprimant, réduisant ou contournant les obstacles impliqués dans le processus de production de situations de handicap __ ROCQUE, S. et al., 1999).

DD. Autonomie/aide. Selon HEUMAN dans L. FRIEDEN et J. A. COLE (1985), l’autonomie n’implique pas forcément une réalisation sans assistance. Comme le soulignent B. L. LUDLOW et al. (1988), l’autonomie est également la liberté de choisir les personnes susceptibles de nous aider. V autonomie déléguée. VA W.

EE. Autonomie tardive. Selon HÉMOND et TROTTIER (1985), dans le cas de la théorie du retard mental, pour les personnes qui présentent des incapacités intellectuelles, dont l’horloge personnelle et sociale tourne au ralenti ou selon un autre rythme, l’acquisition de l’autonomie s’effectue d’une façon plus tardive, mais la plupart des apprenants finissent quand même par y arriver.

FF. Nature propre. LELAND et al. (1968) dans B. L. LUDLOW et al. (1988), soulignent que le développement de l’autonomie des adolescents qui présentent des incapacités intellectuelles et celui des adolescents « normaux » sont semblables à plusieurs égards. C’est la nature de cette autonomie qui diverge. Pour les adolescents « normaux », le développement de l’autonomie de décision vise à accroître la distance avec la famille et les professionnels (éducateurs, etc.). Pour les adolescents qui présentent des incapacités intellectuelles, c’est plutôt l’exécution de tâches réalisées en conformité avec les attentes sociales et communautaires qui fait l’objet du développement de l’autonomie.

GG. Évaluation. Selon LELAND (1973) dans B. L. LUDLOW et al. (1988), l’évaluation de l’autonomie des personnes qui présentent des incapacités intellectuelles se résumerait à la simple question de tâches à réaliser sans la supervision de figures d’autorité.

HH. Finalité de l’éducation. Richard B. DEVER (1989) souligne qu’une fois le diagnostic posé, la priorité doit être accordée à l’éducation de la personne qui présente des incapacités intellectuelles afin de l’aider à devenir autonome et à s’intégrer dans la communauté. Cette finalité fait consensus tant dans les milieux professionnels qu’auprès des chercheurs. VA II.

II. Domaines spécifiques. Selon Richard B. DEVER (1989), la finalité de l’éducation des personnes présentant des incapacités intellectuelles doit être traduite par un ensemble de buts et d’objectifs centrés sur l’autonomie dans cinq domaines spécifiques : 1. soins personnels et développement; 2. vie résidentielle et communautaire; 3. travail; 4. loisirs et 5. déplacements. Ces cinq domaines font d’ailleurs l’élément d’une taxonomie développée par cet auteur.

JJ. Autonomie/expression pour les personnes présentant des incapacités intellectuelles. Sur la base de l’essai de définition du concept « independence » proposé par Richard B. DEVER (1983, 1988, 1989, 1990), l’autonomie peut s’exprimer sous des formes diverses et variées selon : 1. les caractéristiques des personnes; 2. le contexte qui prévaut lors de l’exécution et 3. les finalités, les buts et objectifs poursuivis par la personne ou par ceux qui en ont la responsabilité. Ayant appliqué cette définition au cas particulier des personnes présentant des incapacités intellectuelles, DEVER souligne que les comportements doivent faciliter l’intégration sociale, permettre d’éviter ou d’amenuiser les risques de discrimination ou de ségrégation ou encore une limitation à la seule intégration physique. À cette fin, l’auteur propose que l’expression de ces comportements soit représentative des comportements normatifs (établis sur la base d’individus d’âge et de statut social semblables à ceux de la personne présentant des incapacités intellectuelles). Ces comportements doivent s’exprimer de façon telle que la personne qui présente des incapacités intellectuelles ne soit pas perçue comme requérant de l’aide pour l’expression de son autonomie (independence). VA autonomiefonctionnelle, D.

KK. Typologie __ ROCQUE, S. et al. (1999).


Source : ROCQUE, S. et al. (1999)

AUTONOMIE ADMINISTRATIVE ET FINANCIèRE ADMINISTRATIVE AND FINANCIAL AUTONOMY

Adm. éduc./Lég. éduc. Situation statutaire des établissements d’enseignement dotés de la personnalité juridique, qui disposent de pouvoirs propres en matière d’organisation interne et de gestion financière, dans le cadre général des lois et règlements __ CMTE (Fr.) (1992).

A. Écoles maternelles et élémentaires (Fr.). Les écoles maternelles et les écoles élémentaires ne bénéficient pas de l’autonomie administrative et financière __ id.

B. Gestion (Fr.). Dans les établissements scolaires possédant l’autonomie administrative et financière, le conseil d’administration vote le budget et le compte financier et se prononce sur les actes importants de gestion interne. Le chef d’établissement, qui est de droit président du conseil d’administration, est également le représentant de l’État au sein de l’établissement. Il est notamment responsable de l’exécution du budget. Le gestionnaire qui l’assiste peut exercer les fonctions d’agent comptable; toutefois cette responsabilité est assez souvent assurée, dans le cadre d’un groupement comptable, par un fonctionnaire en poste dans un autre établissement __ id.


AUTONOMIE ASSISTÉE

Adapt./Réadapt. Forme d’autonomie qui s’exprime à l’aide d’un dispositif ou d’aménagements du milieu destinés à augmenter, amplifier, élargir, réguler ou répartir l’effort consenti par une personne __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK. EA autonomie déléguée/directe.

A. Autonomie assistée/sujétion. On peut donc comprendre ici qu’il est possible de réduire, voire d’annuler, la sujétion à autrui par le biais de dispositifs, comme une orthèse, une prothèse, une canne blanche, un fauteuil roulant, etc. ou d’aménagements du milieu adaptés aux caractéristiques des personnes, comme les rampes d’accès, les signaux visuels d’un système de téléphonie, etc. __ id.

B. Autonomie assistée/assistance humaine. Il est important de souligner que l’autonomie assistée ne réfère pas à une assistance humaine. Lorsqu’un intervenant effectue la tâche pour une personne, cette dernière n’a pas, pour cette tâche, une conduite autonome __ id.

C. Autonomie assistée/handicap. En plus de fournir des mots pour témoigner de pratiques courantes, nous croyons que le concept d’autonomie assistée participe aux efforts de l’Organisation Mondiale de la Santé et des Comités québécois et Société canadienne de la CIDIH en vue de réduire les confusions liées au concept de handicap __ id.

D. Autonomie assistée/habiletés standard/habiletés alternatives. L’autonomie assistée peut être mise en œuvre par le biais d’habiletés standard ou d’habiletés alternatives. Dans certains cas, l’autonomie assistée se fonde sur des habiletés alternatives, par exemple la lecture du braille __ id. V habileté alternative/standard.

E. Autonomie assistée/personnes présentant des incapacités intellectuelles. Pour les personnes présentant des incapacités intellectuelles, l’autonomie assistée peut être illustrée des façons suivantes : 1. autonomie de décision : aménagement de la penderie de façon telle que la personne puisse choisir des ensembles de vêtements coordonnés; présentation de pictogrammes représentant des magasins de vêtements intégrés à l’ordinateur de communication; 2. autonomie d’exécution : aménagement du poste de télévision (repères visuels, etc.); calendrier ergonomique __ ROCQUE, S. et al. (1999).


AUTONOMIE AU TRAVAIL

Gén. Liberté de choisir l’élément spécifique du travail, d’organiser l’horaire et l’échéancier, de déterminer le type d’interaction avec l’autorité, avec discrétion et professionnalisme __ GREENBERG, E. (1992).


AUTONOMIE COMPORTEMENTALE

Adapt./Réadapt. V autonomie d’exécution.


AUTONOMIE D'EXÉCUTION

Gén. Autonomie relative à la satisfaction personnelle de besoins particuliers qui se met en œuvre par la réalisation d’actions, d’activités ou de tâches __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK; autonomie déléguée, B.

A. Autonomie de décision/d’exécution. Les liens établis entre l’autonomie d’exécution et l’autonomie de décision sont très étroits. La nature de ces liens peut se qualifier de synergique, en ce sens que l’autonomie d’exécution doit offrir des possibilités d’accroître le champ de réalisation de l’autonomie de décision, lequel en retour permet d’accroître le champ de réalisation de l’autonomie d’exécution. Sans définir ces concepts, B. J. COLLOPY (1990) suggère néanmoins que cette distinction faciliterait l’usage du concept d’autonomie, pour les personnes âgées, en distinguant ce qui relève des capacités intellectuelles et des capacités physiques. Selon cet auteur, les personnes en perte d’autonomie d’exécution doivent être aidées dans une optique qui prolonge leur autonomie de décision, ce qui implique le respect de leurs préférences, leurs buts, leurs valeurs et leurs styles de vie __ ROCQUE, S. et al. (1999).

B. Réadaptation. La distinction entre autonomie de décision et autonomie d’exécution semble pouvoir être reconduite dans le domaine de la réadaptation. G. ADANT (1994) donne l’exemple suivant : « un client tétraplégique ou un autre au stade terminal d’une longue maladie peuvent être pleinement autonomes dans le sens où, en pleine conscience, ils ont la possibilité de juger ce qui est bon pour eux allant même jusqu’à refuser d’exister ».

C. Ambiguïté. En l’absence d’une distinction entre l’autonomie de décision et l’autonomie d’exécution, certaines situations apparaissent ambiguës notamment celle de parler de la perte d’autonomie des personnes âgées, supposant dans ce cas, que la perte d’autonomie d’exécution témoigne de la perte d’autonomie de décision. Ce qui est loin d’être toujours le cas __ ROCQUE, S. et al. (1999).

D. Personnes présentant des incapacités intellectuelles. D. J. SANDS et M. L. WEHMEYER (1996); M. L. WEHMEYER (1992), B. L. LUDLOW et al. (1988) et A. P. TURNBULL et H. R. TURNBULL (1985) mettent en évidence le fait que l’autonomie des personnes présentant des incapacités intellectuelles soit trop souvent limitée à la seule sphère de l’exécution, tant pour le développement que pour l’évaluation de leur autonomie. Celle-ci n’est donc pas le simple fait de la réalisation de tâches et d’activités physiques quotidiennes. Elle concerne aussi les choix quant aux activités à réaliser. Se portant à la défense des droits des personnes présentant des incapacités intellectuelles, M. L. WEHMEYER et M. LAWRENCE (1995) déplorent que pendant de nombreuses années, ces personnes n’ont guère eu la chance de développer leur capacité à faire des choix. Malgré quelques initiatives favorisant la sphère des décisions, dont la participation de la personne présentant des incapacités intellectuelles à l’élaboration de son plan de services individualisés PSI ou de son plan d’intervention personnalisé PIP ainsi que la création du Mouvement Personne d’Abord, force est de constater encore actuellement, des situations où toute éducation dans ce sens est trop souvent absente. Dans certains cas, c’est l’expression même des goûts et des préférences de ces personnes qui est réprimée. Dans cette optique, poser l’autonomie comme capacité recouvrant ces deux grandes sphères peut s’avérer pertinent tant pour ces personnes que pour celles qui ont un mandat d’éducation ou de formation à leur endroit __ ROCQUE, S. et al. (1999).


AUTONOMIE DE BASE

Adapt./Réadapt. Autonomie limitée aux actions et aux décisions essentielles au maintien de la vie __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK. EA autonomie fonctionnelle/générale.

A. Précision. Ici, les caractéristiques de l’autonomie de base sont aussi importantes l’une que l’autre. Ce type d’autonomie est une capacité qui se met en œuvre sans sujétion à autrui. Elle porte cependant sur un nombre très limité d’éléments, soit ceux qui sont jugés essentiels au maintien de la vie. L’adjectif essentiel implique des contraintes majeures. Être essentiel signifie être absolument nécessaire, ce qui limite de façon importante les éléments sur lesquels portent les décisions et les actions. Une nuance s’impose ici. Ces limitations ne visent pas la personne, mais bien l’ensemble des choses pour lesquelles on attend d’elle des conduites non assujetties à autrui. Ce qui peut être considéré comme essentiel au maintien de la vie se détermine assez facilement. Il est généralement admis que l’alimentation, l’habillement, l’hygiène corporelle, la mobilité et le sommeil soient primordiaux au maintien de la vie. Ces éléments correspondent à peu de chose près aux besoins fondamentaux identifiés par le psychologue A. H. MASLOW __ id.

B. Autonomie de base/code culturel. L’autonomie de base recouvre des conduites qui sont peu influencées par le code social ou culturel. Par exemple, il ne s’agit pas ici de choisir des vêtements adaptés à la sortie ou à l’activité à réaliser ou encore de choisir des vêtements coordonnés ou appropriés à l’âge. Relativement à l’autonomie de base, il s’agit de choisir des vêtements devant protéger le corps des conditions climatiques. Les mêmes limites s’appliquent en ce qui touche à l’alimentation. Choisir des aliments pour assurer le maintien de la vie n’implique pas des choix dictés par un guide alimentaire. Choisir un menu santé, adapté aux exigences du mode de vie relève davantage de l’autonomie fonctionnelle, tout comme l’exécution des activités liées à l’alimentation. Satisfaire ses besoins d’alimentation, quelle que soit la manière de s’y prendre, dépend de l’autonomie de base. Se servir d’ustensiles, les utiliser de façon adéquate et sans faire de dégâts, cela s’inscrit plutôt dans l’autonomie fonctionnelle __ id. VA C, D, E; autonomie fonctionnelle, C.

C. Autonomie de base/fonctionnelle. L’autonomie de base est la forme minimale et la plus concrète de l’autonomie. Elle concerne exclusivement les éléments essentiels au maintien de la vie. L’autonomie fonctionnelle est également limitée à un ensemble d’éléments particuliers. Cependant, ces éléments sont établis au regard de l’intégration sociale de la personne. Ces éléments visent donc des activités plus larges réalisées dans des contextes variés tels la famille, l’école, le travail, la communauté immédiate, etc. __ ROCQUE, S. et al., 1999).

D. Autonomie de base/fonctionnelle/personnes présentant des incapacités intellectuelles. La distinction entre l’autonomie de base et l’autonomie fonctionnelle peut ne paraître guère utile aux êtres autonomes. Sans doute, mais pour les personnes dont la vie est une longue et difficile quête d’autonomie, comme pour les personnes qui présentent des incapacités intellectuelles importantes, c’est tout à fait différent. Leur reconnaître une capacité d’agir et de choisir, même limitée à l’autonomie de base, peut être très libérateur. À défaut de nuances, ces personnes s’inscrivent, ou sont inscrites, dans une quête incessante d’un statut d’autonomie qu’on ne leur reconnaît jamais. Pour elles, comme pour nous, une montagne dont le sommet est inaccessible n’est guère engageante. Distinguer l’autonomie de base de l’autonomie fonctionnelle, c’est aussi essentiel pour les parents d’enfants présentant des incapacités intellectuelles. Sans balises et sans limites, leurs enfants risquent de ne jamais pouvoir prétendre à un quelconque statut d’êtres autonomes. Même les plus obstinés des parents et les plus optimistes d’entre eux finissent par perdre de vue les manifestations de conduites autonomes, si limitées soient-elles. Dans une longue quête semée de défis importants à relever, toute capacité est appréciable et déterminante pour le chemin qui reste à parcourir. Ces nuances peuvent également être importantes pour les personnes aînées, et pour toutes celles qui le deviendront tôt ou tard. La perte d’autonomie sans nuance risque fort de ternir la vision qu’elles ont d’elles-mêmes __ ROCQUE, S. et al. (1999).

E. Réseau.Autonomie de base < autonomie fonctionnelle < autonomie générale __ ROCQUE, S. et al. (1999).



AUTONOMIE DE DÉCISION

Gén. Autonomie relative à la prise de décision, basée sur les préférences, les croyances et les valeurs de la personne __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK; autonomie d’exécution, A.

A. Autonomie de décision/interdépendance. L’autonomie de décision admet et s’appuie sur l’interdépendance des êtres et des choses.

B. Habiletés essentielles. Selon A. P. et H. R. TURNBULL (1985), l’exercice de l’autonomie de décision suppose les capacités de choisir et de consentir, lesquelles impliquent : 1. des habiletés intellectuelles; 2. les habiletés à acquérir l’information pertinente au regard de la décision à prendre et 3. les habiletés permettant de juger des conséquences de ses actions.

C. Autonomisation pour les personnes présentant des incapacités intellectuelles. B. L. LUDLOW et al. (1988) suggèrent dix éléments susceptibles de favoriser le développement de ce que nous qualifions d’autonomie de décision : 1. Créer un large consensus au regard de la définition d’autonomie et déterminer si la finalité de l’éducation des personnes présentant des incapacités intellectuelles doit inclure le développement de l’autonomie de décision. 2. Étudier les programmes d’éducation qui ont favorisé le développement de l’autonomie de décision chez les personnes présentant des incapacités intellectuelles afin d’en identifier les facteurs facilitants. 3. Développer un modèle d’éducation favorisant le développement de l’autonomie de décision pour les personnes présentant des incapacités intellectuelles; modèle élaboré sur la base d’une vaste synthèse de travaux théoriques et empiriques de plusieurs disciplines. 4. Développer des instruments d’évaluation formative et sommative des habiletés inhérentes à l’autonomie de décision. 5. Développer des programmes axés sur le développement des habiletés inhérentes à l’autonomie de décision et ce, du préscolaire à l’âge adulte. 6. Fournir une formation continue pour les éducateurs, centrée sur le rôle et l’importance de l’autonomie de décision dans l’éducation spéciale. 7. Offrir des ateliers aux membres de la famille, centrés sur le rôle et l’importance de l’autonomie de décision ainsi que sur l’impact de la famille sur ce développement. 8. Au plan politique, s’assurer que chaque programme comprenne un volet axé sur le développement des habiletés inhérentes à l’autonomie de décision, incluant un processus d’évaluation de la participation des personnes présentant des incapacités intellectuelles au développement des programmes ainsi qu’aux décisions relatives à l’emploi, aux lieux de résidence, aux activités récréatives et aux relations sociales. 9. Susciter la participation des personnes présentant des incapacités intellectuelles pour l’élaboration des plans de services individualisés, en évitant que les parents et les professionnels puissent automatiquement les représenter dans ces situations. 10. Dans les échanges avec les personnes présentant des incapacités intellectuelles, favoriser les interrogations et les rétroactions susceptibles de leur faire exprimer, de façon verbale ou non verbale, leurs préférences, leurs besoins et leurs choix.

D. Autonomie de décision/autodétermination. Si l’on s’en tient à la définition proposée par M. L. WEHMEYER et al. (1995), l’autodétermination correspond à l’autonomie de décision telle que définie précédemment. Cependant, si l’on considère les composantes et les préalables à l’autodétermination, cette terminologie fait référence à un ensemble de décisions et d’actions visant l’actualisation de soi se rapprochant des propositions de A. H. MASLOW.


AUTONOMIE DÉLÉGUÉE

Adapt./Réadapt. Forme d’autonomie qui s’exprime en confiant librement à autrui les actions et les décisions __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK. EA autonomie assistée/directe.

A. Autonomie déléguée/dépendance. L’autonomie déléguée implique le choix conscient de ses dépendances. De plus, dans la plupart des situations où l’autonomie est déléguée, la personne a la capacité de prendre les décisions et de mettre en œuvre ses actions. Pour des éléments spécifiques, la personne choisit de s’en remettre à autrui __ ROCQUE, S. et al. (1999).

B. Autonomie déléguée/de décision/d’exécution. L’autonomie déléguée peut se manifester dans les sphères d’autonomie de décision ou d’autonomie d’exécution __ ROCQUE, S. et al. (1999).

C. Subordonné. Dans plusieurs cas, le tiers à qui est confiée la mise en œuvre de l’autonomie a un rôle de subordonné.

D. Limites. Certains éléments relevant de l’autonomie d’exécution ne peuvent cependant être délégués. Personne ne peut en effet confier à autrui le soin de dormir, de manger ou d’aller à la toilette. Il en va de même pour les activités de la vie sociale. On peut difficilement demander à autrui d’entretenir ses relations interpersonnelles avec les amis, la famille, les collègues, etc. __ ROCQUE, S. et al. (1999).

E. Considérations éthiques. L’autonomie déléguée renvoie inévitablement à des considérations éthiques et légales. Elle ne justifie en rien des pratiques visant à entraver l’exercice du droit et de la liberté des personnes à choisir ou à agir. Ces considérations éthiques s’imposent avec plus d’acuité pour les personnes vulnérables. L’autonomie déléguée se doit d’être une forme d’autonomie qui participe au plus grand respect du projet de vie des personnes, de leurs valeurs, attentes et aspirations. Dans cette optique, l’autonomie déléguée doit donc s’appuyer sur un ensemble de règles et de principes garantissant les droits et la liberté des personnes __ id.

F. Dilemme. Pour les personnes vulnérables, l’autonomie déléguée s’inscrit dans la problématique plus large du dilemme protection/surprotection située au cœur de l’intervention auprès de ces personnes. En plus des considérations éthiques, l’autonomie déléguée renvoie à un questionnement important sur les motivations qui inspirent l’intervention __ id.

G. Raisons. Nous avons recours à l’autonomie déléguée par manque de temps, par l’absence de compétence ou d’intérêt ou encore pour répartir équitablement les tâches au sein d’un groupe __ id.


AUTONOMIE DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

Adm. scol./Gest. ens./Lég. scol./Org. scol./Péd. (Fr.). Pouvoir reconnu à chaque école, collège ou lycée de déterminer eux-mêmes leurs activités, notamment en matière de pédagogie et de vie scolaire, dans le cadre des directives ministérielles et de la réglementation __ CMTE (Fr.) (1992).

Péd. (Fr.). L’autonomie ainsi définie, également appelée autonomie pédagogique, doit être bien distinguée de l’autonomie administrative et financière __ id.



AUTONOMIE DIRECTE

Adapt./Réadapt. Forme d’autonomie qui s’exprime sans intermédiaire, de nature humaine ou matérielle __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK. EA autonomie assistée/déléguée.

Précision. Cette définition, inspirée des travaux de B. J. COLLOPY (1990), nous renvoie à des conduites autonomes telles qu’elles s’expriment pour plusieurs personnes, dans de nombreuses situations. Compte tenu de sa fréquence, l’autonomie directe est sans doute la forme d’expression de conduites autonomes qui s’impose spontanément avec le plus de force. À un point tel que l’on finit par croire que toute conduite autonome doit nécessairement et uniquement s’exprimer d’une façon directe __ id.


AUTONOMIE FINANCIÈRE

1. Gén. Autonomie relative aux ressources pécuniaires, à l’argent.

2. Psych. Capacité d’une personne à pourvoir financièrement à la satisfaction de ses besoins particuliers ainsi qu’aux conséquences de ses décisions.


AUTONOMIE FONCTIONNELLE

1.  Gén./Adapt./Réadapt. Autonomie qui permet de prendre les décisions et d’exercer les activités nécessaires au déroulement adéquat de sa vie au sein d’un groupe ou d’une collectivité __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK. EA autonomie de base/générale.

2.  Psych. Principe de la psychologie personnaliste de G. W. ALLPORT, selon lequel l’individu, à chaque moment de son histoire, agit pour des motifs contemporains et non pas, comme le soutiennent les freudiens, en fonction de complexes enfouis dans la petite enfance __ GAUDREAU, J. (1980). VA taxonomie de TERRISSE et DANSEREAU, B.

A.  Autonomie fonctionnelle/habiletés fonctionnelles. L’autonomie fonctionnelle implique que l’individu maîtrise un certain nombre d’habiletés fonctionnelles.

B.  Limites. Les limites de l’autonomie fonctionnelle ne sont pas faciles à établir de façon non équivoque. Elles sont tributaires des exigences sociales relatives à ce qui est implicitement admis pour satisfaire à un certain nombre d’exigences pour l’exercice d’un rôle social. Puisque toute cette démarche est implicite, il va sans dire que de façon générale, les limites de l’autonomie fonctionnelle sont déterminées de façon arbitraire. Il convient donc de préciser les critères utilisés pour : 1. déterminer l’ensemble des éléments jugés nécessaires au déroulement adéquat de la vie au sein d’une socioculture spécifique et 2. déterminer le degré d’autonomie minimale, souhaitable ou acceptable au regard de ces divers éléments __ ROCQUE, S. et al. (1999).

C.  Inflation des exigences. Plus la socioculture se développe, plus les éléments relevant de l’autonomie fonctionnelle risquent de s’accroître. Cette situation est semblable à ce qui prévaut au regard du phénomène de l’alphabétisation __ DUCHESNE, J. (1999). Compte tenu d’une possible inflation des exigences, il convient alors de consentir des efforts importants pour ne pas accroître indûment les éléments de l’autonomie fonctionnelle.

D.  Buts. Les buts à viser s’inscrivant dans l’optique de l’autonomie fonctionnelle doivent être établis en fonction d’une socioculture particulière ainsi que des orientations auxquelles elle souscrit. Richard B. DEVER (1988) a fait une proposition des habiletés de vie communautaire auxquelles on peut associer les buts propres à l’autonomie fonctionnelle.

TAXONOMIE DES HABILETÉS DE VIE COMMUNAUTAIRE

(liste des principaux buts) DEVER

DOMAINE S : Soins personnels et développement

I.   L’apprenant suivra les procédures courantes relatives aux soins corporels

A.  Maintenir la propreté du corps.

B.  Soigner sa personne.

C.  Se vêtir convenablement.

D.  Prendre de saines habitudes de sommeil.

E.  Se nourrir convenablement.

F.  Faire de l’exercice régulièrement.

G.  Ne pas consommer de drogue et ne pas abuser d’alcool ni de tabac.

II.  L’apprenant se soignera en cas de maladie

A.  Utiliser les procédures de premiers soins et de traitement de la maladie.

B.  Obtenir un avis médical au besoin.

C.  Respecter l’horaire prescrit pour la prise de médicaments.

III. L’apprenant créera et entretiendra des relations personnelles

A.  Avoir des interactions appropriées avec la famille.

B.  Se faire des amis.

C.  Avoir des interactions appropriées avec les amis.

D.  Réagir adéquatement aux conduites non appropriées de la famille et des amis.

E.  Satisfaire ses besoins sexuels.

F.  Obtenir de l’aide pour entretenir des relations personnelles.

IV. L’apprenant fera face aux pépins dans sa vie personnelle

A.  S’adapter aux changements de l’horaire quotidien.

B.  Composer avec les bris et le manque d’un article nécessaire.

DOMAINE V : Vie résidentielle et communautaire

I.   L’apprenant obtiendra un lieu de résidence approprié

A.  Trouver un endroit convenable où loger.

B.  Louer ou acheter un logement.

C.  Aménager son logement.

II.  L’apprenant exécutera les routines relatives à la vie communautaire

A.  Garder son logement propre et en ordre.

B.  Garder la lingerie et ses vêtements propres et en ordre.

C.  Entretenir l’intérieur du logement.

D.  Entretenir l’extérieur du logement.

E.  S’adapter aux changements de saison.

F.  Respecter les règles de sécurité dans son domicile.

G.  Suivre les procédures appropriées en cas d’urgence ou d’accident.

H.  Faire des provisions de denrées alimentaires.

I.   Préparer et servir les repas.

J.   Établir et gérer son budget adéquatement.

K.  Payer les factures.

III. L’apprenant vivra en harmonie dans son voisinage et dans la communauté

A.  Avoir des interactions appropriées avec les membres de la communauté.

B.  Réagir adéquatement aux conduites non appropriées des autres personnes.

C.  Observer la loi.

D.  S’acquitter de ses devoirs de citoyen.

IV. L’apprenant fera face aux pépins dans son domicile

A.  Composer avec les bris d’équipement.

B.  Composer avec le manque de produits et d’articles ménagers.

C.  Composer avec un manque imprévu d’argent.

D.  S’adapter aux perturbations qui surviennent dans les routines.

E.  Composer avec les variations subites des conditions météorologiques.

DOMAINE P : Vie professionnelle

I.   L’apprenant trouvera un emploi

A.  Chercher un emploi.

B.  Accepter un emploi.

C.  Avoir recours à un service de placement.

II.  L’apprenant exécutera les tâches reliées au travail

A.  Exécuter les tâches reliées à son emploi.

B.  Suivre l’horaire quotidien relié au travail.

C.  Entretenir le poste de travail.

D.  Suivre les règles et les normes établies par l’employeur.

E.  Utiliser les installations de façon appropriée.

F.  Respecter les règles de sécurité au travail.

G.  Suivre les procédures en cas d’accident ou d’urgence.

III. L’apprenant vivra en harmonie avec ses collègues de travail

A.  Avoir des interactions appropriées avec ses collègues de travail.

B.  Réagir adéquatement aux conduites non appropriées des autres personnes au travail.

IV. L’apprenant fera face aux pépins au travail

A.  S’adapter aux changements dans les tâches routinières reliées au travail.

B.  Composer avec les problèmes reliés au travail.

C.  Composer avec le manque d’un article nécessaire ou les bris d’équipement.

DOMAINE L : Loisirs

I.   L’apprenant entreprendra des activités de loisir

A.  Découvrir de nouvelles activités de loisir.

B.  Acquérir des habiletés pour des activités de loisir.

II.  L’apprenant suivra des routines relatives aux activités de loisir

A.  Pratiquer des activités de loisir.

B.  Entretenir l’équipement de loisir.

C.  Respecter les règles de sécurité dans les loisirs.

D.  Suivre les procédures appropriées en cas d’accident ou d’urgence.

III. L’apprenant vivra en harmonie avec les autres dans les loisirs

A.  Avoir des interactions appropriées avec les autres dans le contexte des loisirs.

B.  Réagir adéquatement aux conduites non appropriées des autres personnes.

IV. L’apprenant fera face aux pépins pendant les activités de loisirs

A.  S’adapter aux changements dans les routines relatives aux loisirs.

B.  Composer avec les bris d’équipement ou le manque d’un article nécessaire.

DOMAINE D : Déplacements

I.   L’apprenant se déplacera dans la communauté

A.  Se représenter mentalement la disposition des immeubles qu’il fréquente.

B.  Se représenter mentalement différents endroits dans la communauté.

II.  L’apprenant utilisera des moyens de transport

A.  Suivre les procédures appropriées.

B.  Prendre des décisions en vue des déplacements.

C.  Suivre les procédures de sécurité relatives aux déplacements.

D.  Suivre les procédures appropriées en cas d’accidents ou d’urgence.

III. L’apprenant vivra en harmonie avec les autres lors des déplacements

A.  Avoir des interactions appropriées avec les autres lors des déplacements.

B.  Réagir adéquatement aux conduites non appropriées des autres personnes lors des déplacements.

IV. L’apprenant fera face aux pépins durant ses déplacements

A.  S’adapter aux changements d’horaire.

B.  Composer avec les bris d’équipement.

C.  Se débrouiller lorsqu’il s’égare.

E.  Éducation. L’autonomie fonctionnelle contraint les agents d’éducation et d’intervention concernés (parents, éducateurs, enseignants, etc.) à des discussions sérieuses pour déterminer ce qui est nécessaire, important, accessoire ou négligeable. À défaut de quoi, les interventions risquent fort de conduire à un véritable cul-de-sac. De plus, il faut également considérer le fait que certaines personnes ne pourront pas parvenir à maîtriser plusieurs habiletés de cette taxonomie. Comme le souligne Richard B. DEVER, identifier l’ensemble des habiletés nécessaires à la vie communautaire n’exclut pas l’obligation d’établir des priorités pour l’intervention auprès de chacune des personnes __ ROCQUE, S. et al. (1999).

F.  Autonomie fonctionnelle/contenus scolaires. Dès que l’on emploie l’expression « autonomie fonctionnelle », il semble d’emblée que les conduites autonomes y participant excluent les contenus de type scolaire comme la lecture, l’écriture et les mathématiques. Un peu comme si la dimension fonctionnelle se limitait à des activités pratiques telles que faire ses courses, préparer un repas, prendre l’autobus, etc. L’autonomie fonctionnelle n’exclut pas automatiquement les contenus de type scolaire. Savoir lire, savoir écrire et savoir compter, notamment, sont nécessaires et préalables à la vie communautaire dans les sociocultures hautement alphabétisées. Cependant, dans l’optique de l’autonomie fonctionnelle, ces contenus sont orientés et adaptés, c’est-à-dire que leurs composantes sont soigneusement choisies, identifiées et enseignées selon leur pertinence quant à l’ensemble des tâches et des activités qui délimitent ce type d’autonomie __ id.


AUTONOMIE GÉNÉRALE

Gén. Acception courante et habituelle du terme autonomie, qui s’adresse à l’ensemble des individus. Syn. autonomie. Ant. autonomie spécifique. VA autonomie, KK. EA autonomie de base/fonctionnelle.


AUTONOMIE INSTITUTIONNELLE

Adm. scol. Marge de liberté et d’initiative accordée à des établissements scolaires par un État qui leur reconnaît une identité juridique et qui assure le financement de leur fonctionnement.


AUTONOMIE PÉDAGOGIQUE

Adm. scol./Gest. ens./Lég. scol./Org. scol./Péd. VA autonomie des établissements scolaires.


AUTONOMIE SOCIALE

Gén. Autonomie dont les décisions et les actions sont reliées aux activités et aux interactions entre l’individu et les groupes auxquels il appartient __ DROUIN, C. (1999).


AUTONOMIE SPÉCIFIQUE

Gén. Autonomie d’une personne établie au regard d’un élément particulier. Ex. : autonomie en recherche, autonomie au travail, etc. Ant. autonomie générale.


AUTONOMIE TOTALE

Gén. Degré ultime d’autonomie combinant à la fois l’autonomie de décision et l’autonomie d’exécution __ ROCQUE, S. et al. (1999). Ant. hétéronomie totale. VA autonomie, KK.

Visée utopique. L’autonomie totale représente une visée utopique qui constitue le repère ultime de l’une des finalités majeures de l’éducation.


AUTONOMIE UNIVERSITAIRE

Ens. sup. Droit pour une institution universitaire de choisir son personnel, de sélectionner ses étudiants, de définir ses programmes, d’établir ses propres normes pour la qualification à ces programmes, et de décider de la façon qu’elle utilisera ses ressources dans le contexte de son mandat éducationnel __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


AUTONOMISATION

1. Adm./Dr./Gest. Fait de conférer à une personne ou à un groupe de personnes (collectivité ou organisation), le pouvoir et la respectabilité nécessaires pour agir avec autonomie dans une situation donnée. Syn.habilitation; renforcement des capacités __ MÉNARD, L. (2004).

2. Diagn./Psych. Acquisition d’une certaine autonomie au regard de tâches particulières et de comportements spécifiques. Résultante du processus. TA empowerment.

3. Did./Péd. Processus qui tend à rendre le sujet de plus en plus autonome. V réduction des dépendances.

A. Processus continu. On n’est jamais complètement autonome puisque le processus d’autonomisation est continu; il n’est jamais définitivement accompli. L’autonomisation est donc un projet sans borne et sans cesse inachevé __ ADANT, G. (1994).

B. Conditions. M. A. NOSEK et al. (1992) mentionnent que l’autonomisation est tributaire d’un ensemble de conditions dont : le support familial, la situation géographique du lieu de résidence, la situation financière, le climat politique, les ressources éducationnelles, l’accessibilité architecturale, les services disponibles et les valeurs culturelles.

C. Types. L’autonomisation peut être de deux types. Elle peut s’opérer de façon verticale, soit sur un élément (autonomisation verticale) ou encore de façon horizontale, soit au regard de plusieurs éléments (autonomisation horizontale).


AUTONOMISATION HORIZONTALE

Psych./Soc. Autonomisation qui vise la diversification des éléments ou des champs d’autonomie d’un individu.


AUTONOMISATION VERTICALE

Psych./Soc. Autonomisation qui vise l’accroissement de l’autonomie d’un individu au regard d’un seul élément.

Autonomisation verticale/horizontale. Dans le processus d’autonomisation horizontale, c’est le nombre et la variété des éléments d’autonomie qui s’accroissent pour l’individu, alors que c’est la complexité des tâches relatives à un seul élément qui s’accroît dans le processus d’autonomisation verticale. Ces deux types de processus sont complémentaires.


AUTOQUESTIONNEMENT

Doc. VA évaluation formative des apprentissages, E.


AUTORÉGÉNÉRATION

App. syst. VA système auto-organisateur, B.


AUTORÉGULATION

Adm./Bio./Did./Doc./Gest./Physio./Psych. VA constructivisme, C et N; écosystème, D; métacognition, B, C, H, J et K;régulation, B.


AUTORESPONSABILITÉ

Adm./Diagn./Did./Éduc. phys./Mor./Psych. Responsabilité que s’impose de lui-même un groupe ou un individu sans aucun conditionnement extérieur. V responsabilité. EA niveau conceptuel.


AUTORISATION D'ÉTUDES HORS CAMPUS

Gest. app. F.f. Dire plutôt autorisation d’études hors établissement.


AUTORISATION D'ÉTUDES HORS ÉTABLISSEMENT

Gest. app. (QC). Autorisation accordée à un élève ou à un étudiant de poursuivre une partie de ses études dans un autre établissement que son établissement d’attache, celui-ci s’engageant à reconnaître les unités acquises par l’élève ou l’étudiant dans l’établissement d’accueil __ OLF (1998). VA transfert d’élève, B.

A. F.f. Il ne faut pas employer commandite pour autorisationd’étudeshors établissement __ id.

B. F.f. Il ne faut pas employer établissementcommanditaire pour établissement d’attache ni établissement commandité pour établissement d’accueil __ id.

C. Programme/faculté. Sur le même modèle et suivant le contexte, on pourra dire autorisation d’études hors faculté (ou hors département)et autorisation d’études hors programme. Ces termes, de même qu’autorisation d’études hors établissement, indiquent que les études sont faites dans le cadre scolaire ou universitaire __ CTEQ (1988).

D. Attache et accueil. Les établissements parties à une autorisation d’études hors établissement sont l’établissement d’attache et l’établissement d’accueil; ces établissements sont subventionnés __ OLF (1998).


AUTORISATION D'ÉTUDES HORS FACULTÉ/PROGRAMME

Gest. app. VA autorisation d’études hors établissement, C.


AUTORITARISME

Adm. scol. VA climat organisationnel, D; leadership, A.


AUTORITÉ

1. Adm. éduc. Ensemble des droits détenus par un supérieur qui lui permet de commander et d’agir à l’intérieur d’un tout organisé à des fins éducatives. VA climat organisationnel, D; pouvoir, B.

2. Diagn./Did. VA angle, B : D.

A. Autorité/influence/pouvoir. L’influence est le processus par lequel une personne affecte le comportement d’autres personnes. Le pouvoir est la capacité d’influencer quelqu’un et l’autorité est le droit de le faire. L’autorité est le pouvoir légitime __ LÉGER, N. dans BERGERON, J.-L. et al. (1979).

B. CN : stratégie d’*.

C. CN __ autoritaire : approche *.


AUTOROUTE DE L'INFORMATION

Téléinf. Réseau étendu d’information à haut débit et à grande vitesse, capable de transmettre des données de toutes sortes, notamment des données multimédias, et destiné à jouer le rôle d’infrastructure globale de communication au service de l’ensemble des populations, sur les plans national et international __ OQLF (2004). Syn. autoroute électronique/informatique; inforoute. VA réseau, P.


AUTOSTIMULATION

Adapt. scol./Diagn./Psych. Répétition persistante de mouvements stéréotypés qui se manifestent chez les enfants atteints de troubles psychotiques, tel l’autisme. VA comportement psychotique, A.


AUTOTEST

Doc. VA autoévaluation, B.


AUTOTRANSCENDANCE

App. syst./Éduc. VA système auto-organisateur, B.


AUTOTRANSFORMATION

App. syst./Éduc. VA système auto-organisateur, B.


AUTOTUTORAT

Péd. Cheminement autonome d’un sujet dans ses apprentissages. VA enseignement modulaire, C.


AUXILIAIRE

Ens. lang./Ling. Verbe (généralement être ou avoir) qui, perdant son sens propre, sert à produire les formes composées des verbes : auxiliaire + participe passé. V conjugaison.

Typologie. Les différentes sortes d’auxiliaires sont : 1.être et avoir; 2. les auxiliaires d’aspect (ex. : aller, venir de + infinitif) qui servent à indiquer si l’action commence à s’accomplir, si elle est en train de se dérouler ou si elle est finie; 3. les auxiliaires de mode, modaux ou de modalité (devoir, pouvoœ“, vouloir, savoir, croire, paraître) qui servent à exprimer si l’action est possible, si elle est nécessaire, si elle est la suite logique ou le résultat d’une décision; et 4. les auxiliaires factitifs (faire, laisser + infinitif) qui indiquent que le sujet de la phrase cause ou permet l’action sans qu’il l’exécute lui-même.


AUXILIAIRE AUDIOVISUEL

Techno. éduc. Syn.aide audiovisuelle; instrument/moyen/outil audiovisuel.


AUXILIAIRE D'APPRENTISSAGE

Techno. éduc. Dispositif ou imprimé aidant et renforçant toute action d’acquisition et de développement des compétences des élèves, des étudiants ou des formés en situation collective ou individuelle __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUXILIAIRE D'ENSEIGNEMENT

1. Did./Péd.Syn. moyen d’enseignement; outil d’enseignement.

2. Ens. sup.Étudiant, généralement du 2e ou 3e cycle, qui collabore à certaines tâches d’appoint reliées à l’enseignement d’un professeur régulier. EA adjoint/assistant à l’enseignement.

A. Auxiliaire/assistant. Alors que l’auxiliaire d’enseignement s’occupe d’aspects logistiques ou préparatoires à l’enseignement (bibliographie, collecte de données, polycopie, préparation de matériels, etc.), l’assistant à l’enseignement participe à des tâches plus directement reliées à l’enseignement même (supervision des travaux pratiques ou dirigés, correction des travaux et examens, encadrement d’étudiants, etc.). Ce dernier peut même assumer certaines parties de cours.

B. Classification selon la diplomation __ Gestion académique, UQAM (03.92).

Auxiliaires d’enseignement
Classe I

étudiant dans la dernière année d’un baccalauréat ou ayant complété plus de la moitié d’un programme de certificat de premier cycle

Auxiliaires d’enseignement
Classe II

détenteur d’un diplôme du 1er cycle ou d’un diplôme jugé équivalent

Auxiliaires d’enseignement
Classe III

détenteur d’un diplôme de 2e cycle ou ayant une qualification équivalente

C. Classification selon la responsabilité __ id.

NIVEAU

COURS

LABORATOIRE

Correcteurs

Correction faite selon des directives précises

Correction des rapports selon des directives précises

Moniteurs

Correction avec une plus large autonomie

Exercices et travaux sous le contrôle d’un professeur

Correction des rapports avec une plus large autonomie

Surveillance et démonstration sous le contrôle d’un professeur

Démonstrateurs

Responsabilité plus grande d’un groupe d’étudiants dans une salle de cours y compris la direction d’autres auxiliaires

Responsabilité plus grande de travaux pratiques y compris la direction d’autres auxiliaires

Correction avec grande autonomie

Correction des rapports avec grande autonomie


AUXILIAIRE(S) AUTODIDACTIQUE(S)

Techno. éduc. Aide(s) imprimée(s) ou technologique(s) aidant et renforçant l’autoapprentissage, l’autoformation, le travail indépendant (fichier autocorrectif, livre programmé, etc.). Syn. moyen(s) autodidactique(s) __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AUXILIAIRES PÉDAGOGIQUES

n.m.pl.

Techno. éduc. Syn. aides pédagogiques; matériel pédagogique; moyens pédagogiques.


AVANCE

n.f.

Gén. VAévolution, F.


AVANCEMENT

n.f.

Gén. VA évolution, G.

CN : système d’*.


AVANT-PROJET

Cur./Rech. Plan préliminaire indiquant les lignes directrices éventuelles d’un cheminement, d’une entreprise, d’un processus dont la validité justifie l’élaboration d’un plan détaillé en vue de sa réalisation.


AVANT-STAGE

Form. prof. Ensemble des opérations qui précèdent le stage une fois qu’il est défini : l’information de la hiérarchie, l’information du stagiaire, la constitution du groupe, etc. __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


AVEUGLE

Diagn./Orthopéd. Enfant qui, avec la meilleure correction, a une acuité de 20/200 ou moins pour l’œil le plus fort ou dont le champ visuel est réduit à un angle de vingt degrés ou moins pour le diamètre le plus large. TA amblyope.

CN : recherche *.


AXE

n.f.

Gén. Direction prioritaire d’évolution d’une personne, d’une institution, d’une société ou d’une discipline. Au cours de la réalisation de son plan triennal, une université entenddévelopper un axe en sciences appliquées __ sous-axe 1 : l’informatique : ses phases physiques, ses applications et ses effets; sous-axe 2 : l’environnement; sous-axe 3: l’enseignement professionnelet technique. Un curriculum de formation fondamentale dont les axes sont les langues, les mathématiques, les sciences de la nature, les sciences humaines, la philosophie et la technologie. TA orientation. EA tendance lourde.

A. Étym. Du latin axis, essieu, et du grec axios, qui vaut, qui mérite.

B. Nature. La détermination des axes consiste à indiquer les voies concrètes à emprunter au plan des actes.

C. Axe/orientation. Une orientation s’inscrit dans le cadre des tendances lourdes d’une évolution prévisible à long terme. Plus immédiat, un axe détermine les voies plus concrètes à emprunter pour atteindre éventuellement les grandes caractéristiques d’un futur projeté. Une orientation est à un axe ce qu’une finalité est à un but. Le deuxième tente d’actualiser progressivement le premier.

D. Histoire/prospective. L’histoire et la prospective combinées favorisent l’identification des tendances, des orientations et des axes. L’histoire permet de dégager les tendances, de les analyser, de les pondérer et de les juger. La prospective, par des techniques de projection, permet d’anticiper les caractéristiques du futur et d’évaluer la pertinence et la validité des tendances et orientations.

E. CN __ axée : approche * sur la compréhension; éducation * sur l’environnement; théorie * sur les valeurs.


AXE DE DÉVELOPPEMENT

Épist. Direction particulière de l’évolution d’une personne, d’un domaine de savoirs, d’une institution ou d’une société en vue de parvenir à un modèle d’avenir dont on a précisé les grandes orientations. Les axesde développement de l’éducation totale, de l’être éduqué. EA axe éducationnel; tendance lourde. RN assises, B.

A. Axe de développement/tendance lourde. L’axe de développement est une des voies directrices au sein d’un processus global d’évolution reliant un état présent à un devenir. La tendance lourde est une des orientations fondamentales de ce devenir probable.

B. Axe de développement/plan d’action. Un axe de développement sous-tend habituellement un plan d’action en vue de l’atteinte de buts précis à court terme et de finalités à long terme.


AXE ÉDUCATIONNEL

Éduc. Direction particulière de l’évolution de l’éducation, autour de laquelle gravitent une pluralité de buts et d’objectifs spécifiques actualisant progressivement sa vision d’avenir dans des situations présentes. La démocratisation qualitative; l’éducation continue; le développement interdimensionnel de la personne. EA axe de développement.

A. Plan éducatif. L’axe éducationnel se situe dans un ensemble cohérent de voies parallèles et complémentaires devant conduire méthodiquement à une éducation future dont on a précisé les orientations fondamentales.

B. Axe éducationnel/orientation. Les orientations fondamentales précisées, les axes éducationnels doivent constituer autant de voies différentes et complémentaires qui s’insèrent dans un ensemble cohérent pluraliste.


AXE PARADIGMATIQUE

Ling./Sémio. Ensemble de paradigmes articulés entre eux, soit par des corrélations (des relations d’opposition du type « ou...ou », et pouvant se substituer à ceux qui ont été effectivement retenus), soit par des classes de substitution __ HJELMSLEV, L. (1968). V paradigme, 3. EA axe syntagmatique.

Axe paradigmatique/syntagmatique. L’axe paradigmatique est, par convention, vertical et perpendiculaire à l’axe syntagmatique. C’est un axe de sélections, de substitutions, de similarités, donc un axe métaphorique, alors que l’axe syntagmatique est l’axe des combinaisons, donc un axe métonymique __ JAKOBSON, R. (1963).


AXE SYNTAGMATIQUE

Ling./Sémio. Chaîne parlée constituée d’une succession d’unités linguistiques liées entre elles; réseau de relations qui sont des conjonctions logiques du type « et...et » __ HJELMSLEV, L. (1968). V paradigme, 3. VA syntagme, B. EA axe paradigmatique.


AXIOLOGIE

n.f.

1. Épist./Soc. Ensemble des valeurs et des orientations d’une personne, d’un domaine de savoir, d’une institution ou d’une collectivité. VA théorie curriculaire, G. TA finalité; fondement; valeur. RN assises, B.

2. Phi. Science et théorie des valeurs et des finalités, particulièrement dans les domaines moral et esthétique.

A. Étym. Du grec axios, qui vaut, qui mérite et logos, connaissance; depuis le début du XXe siècle désigne l’étude des valeurs dans leur portée universelle.

B. Objet. L’axiologie s’interroge sur la nature, l’origine et la formation des valeurs. Partie de la philosophie, l’axiologie se subdivise en éthique (morale) et en esthétique (beauté).

C. Éducation. Par l’étude générale et systématique qu’elle entreprend des valeurs, l’axiologie constitue les fondements philosophiques de tout système éducatif.

D. Réseau notionnel.


E. Perspectives : 1. philosophique (réflexion sur la nature, l’origine et l’évolution des valeurs); 2. sociologique (recension des valeurs et des orientations communes d’une collectivité).

F. CN __ axiologique : théorie *; théorie curriculaire *.


AXIOMATIQUE

1. Épist. (n.f.). Ensemble systématique des propositions qui constituent les assises d’une doctrine, d’un domaine de savoirs ou d’activités, d’une théorie. L’axiomatique est un processus et un système hypothético-déductifs, à l’opposé d’une optique inductive.Syn.prémisse, 4. V déduction; hypothèse; induction. VA fondements, B. TA axiome; corollaire; postulat. RN assises, B.

2. Épist. (adj.). Qui procède par déduction à partir d’un ensemble de propositions fondamentales. La méthode axiomatique. Qui se rapporte à des axiomes. Une théorie axiomatique; un raisonnement axiomatique. Syn. déductif; hypothético-déductif. TA assise; définition.

A. Étym. Du grec axiômatikos, art des valeurs, des règles.

B. Composantes. Une axiomatique se compose d’axiomes ou de postulats, de corollaires correspondants et de définitions fondamentales. Ces données doivent être complémentaires et leur ensemble doit constituer un système cohérent. RN assises, B.

C. CN : méthode *.


AXIOMATISATION

n.f.

Épist. Action d’établir méthodiquement les assises qui fondent le raisonnement à la base d’un domaine de savoirs et d’activités sous la forme d’un système d’axiomes, de postulats, de corollaires et de définitions fondamentales en vue de systématiser les développements ultérieurs.


AXIOMATISATION CURRICULAIRE

1. Cur. (Gén.). Suite à une théorisation curriculaire, transposition de théories et de fondements curriculaires en plans globaux d’éducation qui se caractérisent par des schémas, des approches, des design ainsi que des pratiques pédagogiques particulières et conséquentes à un ou des niveaux curriculaires spécifiques. Métamodèle, plan global structuré qui en résulte. Syn. organisation/structuration curriculaire. V niveau curriculaire; organisation, 1; théorie éducationnelle. RN assises, B.

2. Cur. (Spéc.). Structuration systémique des assises d’un éventuel curriculum en un tout cohérent, pouvant être formulées sous la forme de principes, d’axiomes, de postulats, de corollaires, eu égard à un ou des niveaux curriculaires concernés. Syn. structurationcurriculaire. Structure curriculaire qui en résulte. Syn.design/organisation/structuration curriculaire. V niveau curriculaire. RN cycle (général) du curriculum, A.

A. Nature. Dans le cycle (général) du curriculum, l’axiomatisation curriculaireest le processus de recherche, de réflexion, de conception, de précision, de sélection et de structuration, en un système cohérent d’assises, qui porte sur les paramètres fondamentaux qui guideront le développement éventuel d’un curriculum. À cette opération, on prédétermine et systématise les aspects jugés essentiels qui proviennent des opérations et des ensembles-ressources précédents : les données formelles (concepts, terminologie, vocabulaire, modèles, conventions, etc.); les données axiologiques (milieux, besoins, valeurs, finalités, buts, objectifs, principes, etc.); les données praxiques (paradigmes, approches, stratégies, méthodes, techniques, procédures, procédés, pratiques, etc.); les données explicatives (raisons à l’appui des choix précédents, problématique, historique, défis, orientations, axes, tendances, contextes, théories, données de disciplines limitrophes). V théorie éducationnelle.

B. Axiomatisation/organisation curriculaire. Par l’utilisation du cadre de référence des théories éducationnelles (VA A) dont les énoncés sont en outre précisés sous la forme d’axiomes, de postulats et de corollaires, l’axiomatisation curriculaire est un processus plus systématique que l’organisation curriculaire, laquelle pourrait être perçue telle une phase préalable de structuration curriculaire.


AXIOMATISER

v.

Épist. Établir, organiser et exprimer sous forme d’axiomatique les fondements logiques d’une construction intellectuelle.


AXIOME

n.m.

1.  Épist. Principe premier qui s’impose conventionnellement à l’esprit comme souhaitable, juste, logiquement essentiel et dont la vérité apparaît évidente sans nécessité de démonstration dans le cadre de l’édification d’un domaine de savoirs et d’activités. Ex. : La situation pédagogique SOMA est l’objet d’études du domaine des arts et sciences de l’éducation totale. VA doctrine; principe, F; théorie, F. TA assise; base; corollaire; définition; donnée; fondement,s; hypothèse; postulat; prémice; prémisse; présupposé; principe. RN assises, B.

2.  Int. art. Formule bien formée, proposée a priori, et à partir de laquelle on peut en obtenir une autre (théorème) par l’application d’un nombre donné de règles d’inférence. Énoncé de base, aussi appelé « postulat », et considéré « vrai » __ PAVEL, S., SEC (1989).

3.  Math. Proposition première dont on accepte la véracité sans démonstration et qui constitue, avec d’autres énoncés du même genre, les bases d’un domaine des mathématiques. Algèbre : deux quantités, en tout point égales à une troisième, sont égales entre elles. Géométrie plane : la droite est le plus court chemin entre deux points.

4.  Phi. Proposition fondamentale, indémontrable et immédiatement évidente par elle-même en vertu des principes logiques d’identité et de non-contradiction. Tout être capable de changement est composé de puissance et d’actes. VA doctrine. TA assise; base; corollaire; définition; donnée; fondement,s; hypothèse; paradigme; postulat; prémice; prémisse; présupposé; principe. RN assises, B.

A.  Étym. Du grec axiôma, ce qui paraît convenable, axios, qui vaut, qui mérite.

B.  Nature. L’axiome a pour caractéristique d’être soustrait à la discussion. L’axiome n’est pas tant indémontrable qu’indiscutable : il s’agit d’une vérité évidente pour qui en comprend le sens. « La droite est cette ligne qui relie deux points situés dans un même plan » et « le plus court chemin entre deux points est la droite » sont des axiomes de la géométrie euclidienne. Le second axiome n’est pas admis en géométrie non euclidienne où la droite n’existe pas dans la réalité. De plus, il faut reconnaître qu’en géométrie sphérique, la courbe représente le plus court chemin.

C.  Relativité et cadre de référence. L’acception contemporaine d’axiome nuance la définition classique qui lui attribuait un caractère absolu et universel. La qualité d’évidence de l’axiome est tributaire du cadre de référence que constitue son domaine particulier. Ainsi, si en géométrie plane, on admet que la droite est le plus court chemin entre deux points, par contre, c’est la courbe qui remplit cette condition en géométrie sphérique.

D.  Axiome/postulat. Bien que la signification d’axiome tende à s’élargir, on considère généralement l’axiome comme une composante évidente à la base d’un domaine entier de savoir, tandis que l’on réserve le terme postulat aux énoncés d’évidence moins grande servant d’assises à un sous-domaine. Les axiomes de l’éducation totale et les postulats de la didactique.



B

BABILLARD ÉLECTRONIQUE

Inf. Service informatisé d’échange d’information géré par un organisme ou une entreprise, auquel on accède par modem, et qui permet aux utilisateurs d’afficher des messages et d’y répondre, d’échanger des fichiers, de communiquer avec des groupes thématiques et parfois de se connecter à Internet __ OQLF (2003). Syn. BBS; tableau d’affichage électronique. TA télématique.


BACCALAURÉAT

1. Ens. sup. (Amér.). Premier grade universitaire obtenu après trois ou quatre années de formation initiale ou de perfectionnement en arts, en sciences, ou dans divers champs professionnels. VA certificat, D. EA premier cycle. (QC). Grade universitaire de premier cycle, décerné par les universités avant la maîtrise et le doctorat. Baccalauréat ès arts, ès sciences. V majeure; mineure. VA cycle, H; diplôme, G;grade universitaire, B, C et D.

2. Ens. sup. (Eur.). Grade obtenu suite à des études secondaires et qui permet à son détenteur de demander son admission à une université. (Fr.). Diplôme conféré à la suite d’examens qui terminent les études secondaires dans les lycées. Se dit des examens eux-mêmes, qui se passent en une seule partie et dont le programme est celui des classes terminales.

A. Étym. Du latin médiéval baccalaureatus, rapproché de bacca laurea : baie des lauriers.

B. France. Le baccalauréat comporte diverses séries d’enseignement général ou technique :

Série A - Philosophie, lettres Série F - Technicien industriel/Le FII est le baccalauréat de technicien

Série B - Économique et social en musique Série G - Technicien économique

Série C - Mathématiques et sciences physiques Série H - Technicien en sciences médicosociales

Série D - Mathématiques et sciences de la nature

Série E - Mathématiques et techniques

C. Baccalauréatinternational : grade conféré à la fin des études secondaires et reconnu par divers pays. L’idée de créer un programme international sanctionné par un examen, est née pour répondre aux problèmes des populations étudiantes mobiles (enfants de diplomates, etc.). L’Office du Baccalauréat international de Genève, créé en 1967, contrôle les programmes et les examens des différentes écoles qui offrent ce programme.

D. QC. Au Québec, le baccalauréat exige normalement quatre-vingt-dix (90) unités après l’obtention d’un diplôme d’études collégiales.


BACCALAURÉAT ENRICHI

Ens. sup. Baccalauréat qui correspond à une plus grande spécialisation dans la discipline ou le champ d’études choisi comparativement au programme requis pour l’obtention du baccalauréat ordinaire.

A. Public cible. Les étudiants admis sont ceux qui réussissent leurs études avec grand succès.

B. Usage. Le grade de baccalauréat enrichi n’existe pas dans les universités francophones. L’honours degree se retrouve surtout dans les universités du Royaume-Uni ou du Canada anglais. Il n’existe pas non plus aux États-Unis.


BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

Ens. sup. (Can.). Diplôme décerné, généralement après trois ou quatre années d’études universitaires, à un étudiant n’ayant pas satisfait aux exigences requises pour l’obtention d’un baccalauréat spécialisé.


BACCALAURÉAT INTERNATIONAL

Cur./Ens. sup. Qualification de fin d’études secondaires basée sur un curriculum commun et une batterie d’évaluation standardisée __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. VA baccalauréat, C.

Public cible. Le baccalauréat international est développé pour satisfaire les besoins d’étudiants inscrits dans des écoles internationales et multinationales à travers le monde, spécialement les besoins de diplômés prévoyant fréquenter des universités à l’extérieur de leur pays hôte. Ce diplôme est le résultat pratique de l’éducation internationale puisqu’il permet à ses détenteurs de poursuivre des études supérieures un peu partout dans le monde avec un minimum de lacunes, de répétitions. L’éducation internationale comme telle, quant à ses racines, et dans l’esprit de ses promoteurs, s’inscrit dans une certaine idéologie. Elle est définie dans International Education; A Documentary History (David G. SCANLON, Ed., 1960) : « (...) the promotion of mutual understanding among nations, educational assistance to underdeveloped regions, cross-cultural education, and international communications. »



BACCALAURÉAT SPÉCIALISÉ

Ens. sup. Diplôme de baccalauréat décerné à un étudiant qui a complété avec succès un programme universitaire focalisé sur une même discipline ou un même champ d’études.


BACHELIER,ÈRE

Ens. sup./Gest. app. Titulaire d’un baccalauréat. VA titulaire, B.



BACHOT

Ens. sup./Gest. app. (Fr.) (fam.). Baccalauréat. Passer le bachot.


BACHOTER

v.

Doc./Ens. sup./Gest. app. (Fr.) (fam.). Étudier le contenu d’un examen (notamment du baccalauréat), de manière superficielle, dans le seul but d’être reçu, d’obtenir la note de passage.


BAGAGE ÉDUCATIF

Cur./Diagn./Did. Somme des connaissances, des habiletés et des attitudes acquises dans un établissement d’enseignement ou individuellement. Syn. antécédents scolaires. TA acquis;formation; préalable.


BAIN LINGUISTIQUE

Ens. lang. (QC). Régime pédagogique de langue seconde qui se caractérise par l’abandon de l’enseignement régulier des matières scolaires et son remplacement par un enseignement intensif à plein temps de la langue seconde pour une période d’un trimestre ou plus. Premier nom donné au régime d’enseignement intensif de langue seconde. Syn.enseignement intensif. TA immersion. VA régime pédagogique, F.

A. Origine. Ce régime a été créé et d’abord expérimenté à la Commission scolaire des Mille-Îles (BILLY, L., 1976), puis à la Commission scolaire dissidente de Greenfield Park, près de Montréal.

B. Variante. À un niveau avancé, le bain linguistique peut consister en l’enseignement des matières scolaires en utilisant principalement une langue seconde.


BAL DE FIN D'ÉTUDES

Gest. app./Org. scol. VA collation des grades, A.


BALAYAGE

Diagn. VA style cognitif, B.


BANDE PASSANTE

Téléinf. VA réseau, Q.


BANDOTHÈQUE

Inf. Armoire ou local protégés se trouvant dans un centre informatique et où sont conservées les copies de sauvegarde __ OQLF (2002).


BANQUE D'ITEMS

Doc. Fichier contenant un ensemble d’items validés et dont on connaît les caractéristiques docimologiques : énoncé de l’item, leurres et réponse acceptée, objectif de contenu, niveau taxonomique, indices de difficulté et de discrimination. EA analyse d’items.

But. La banque d’items permet de préparer des instruments de mesure correspondant à des objectifs précis et possédant certaines caractéristiques particulières (difficulté, discrimination, moyenne, etc.).


BANQUE DE DONNÉES

Édum./Inf./Téléinf. Ensemble d’informations, de programmes et de renseignements divers répertoriés, classés, reliés logiquement et structurés en fichiers spécifiques selon des procédures déterminées, en fonction d’un système informatique particulier qui permet un repérage rapide par l’utilisateur. Ensemble de données relatif à un domaine défini des connaissances et organisé pour être offert en consultation aux utilisateurs __ CMTI (Fr.) (1989). Banque d’informations bibliographiques; banque de données numériques constituées de résultats de mesure ou d’expérience; banque des caractéristiques et des résultats scolaires de tous les élèves d’une école. V ÉMILE; ERIC; EUDISED. VA didacticiel, N.1; télématique, L. TA filtrage. = ∑ {base de données}.

A. Performance. La banque de données de chaque administration est un élément du système et sa mesure brute est le nombre de fois où elle répond correctement aux demandes qui lui sont faites par le système central d’information ou directement par l’utilisateur __ CHURCHMAN, C. W. (1974).

B. Accès. L’utilisateur accède à une banque de données par l’intermédiaire d’un terminal ou d’un microordinateur faisant partie d’un réseau.


BARÈME DE CORRECTION

Doc. Syn. barème de notation; clé de correction; système de notation.


BARÈME DESCRIPTIF

Diagn./Doc. Barème qui décrit chaque degré de progrès accompli sur le plan du comportement __ MEO (1976).


BARÈME GRAPHIQUE

Diagn./Doc. Ligne horizontale qui représente une échelle graduée sur laquelle on situe les résultats d’un élève ou d’un groupe.


BARÈME NUMÉRIQUE

Diagn./Doc. Barème qui attribue un chiffre à chaque niveau de progrès __ MEO (1976).


BASE

1. Gén. Partie inférieure visible d’un corps qui, s’appuyant sur son ou ses fondements, le soutient et lui assure sa solidité de départ. La base d’une montagne, d’une statue.Ant. cime; dessus; faite; pinacle; sommet; tête. Syn. socle. VA socle de compétences, A. Principe, objet fondamental sur quoi repose une construction, matérielle ou logique. La base d’un curriculum, d’un système d’éducation, d’un domaine de savoirs. VA programme de programmes, E. TA fondement,s. RN assises, B. Origine, source. Ces faits sont à la base du renouveau qui s’annonce.

2. Spéc. Composante principale d’un ensemble. La base d’un médicament, d’un parfum, d’un détersif. Les notions de base de l’éducation. Composé chimique qui peut neutraliser un acide. Ammoniac, potasse, soude. TA principe.

3. Cur./Did./Péd. Ensemble des objectifs pédagogiques qu’un élève doit avoir atteints avant d’entreprendre un prochain cheminement important de formation. Réussir des cours de base avant d’être admis à un programme d’études. V cycle de la didactique. TA préalable. RN assises, B.

4.Éduc. Acronyme signifiant Bureau africain des sciences de l’éducation. Formation réduite aux connaissances, aux habiletés et aux attitudes minimales requises dans une société particulière. Une éducation de base; un vocabulaire de base.

5. Épist./Rech./Sc. Objet fondamental sur quoi repose une construction, une structure, matérielle ou logique. Principe ou ensemble de principes dont sont tributaires la solidité et la cohérence initiales d’un système, d’une institution, d’un domaine de savoirs et d’activités, d’une construction abstraite ou concrète. Poser les bases d’un paradigme, d’un gouvernement, de l’éducation, d’un programme d’études. TA hypothèse; principe. RN assises, B.

6. Math. Droite ou surface à partir de laquelle on mesure perpendiculairement la hauteur d’une figure ou d’un solide. La base d’un triangle, d’une pyramide. Nombre d’unités qui compose une unité supérieure et qui sert ainsi à établir un système de numération. La base du système binaire est 2; celle du système décimal est 10.

7. Soc. Ensemble des membres généralement anonymesd’une organisation ou d’une collectivité, par opposition à ses dirigeants, à ses cadres et aux autres personnes qui participent plus manifestement et ouvertement à sa destinée, à son orientation, à son évolution. Consulter la base du corps enseignant.

A.Étym. Du grec et du latin basis, marche, point d’appui, socle, piédestal.

B. Base/construction. Tout comme le fondement sur lequel elle s’appuie, la base fait partie de la construction, de la structure. VA fondement, D.

C. Base/fondement. La base est généralement plus réduite, visible, concrète que le fondement. VA fondement, B et C.

D. Base/soubassement. Partie inférieure de la base, les soubassements en assurent la solidité et la stabilité ainsi que la jonction avec les fondements. VA fondements, D.

E. Basique (adj.) : de base. Les orientations fondamentales et basiques d’un curriculum.

F. CN : alphabétisation de *; alphabétisme de *; analphabète de *; analphabétisme de *; autonomie de *; école de *; éducation de *; éducation de * des adultes; éducation physique de *; enseignement de *; formation de *; formation de * des adultes; formation générale de *; formation professionnelle de *; groupe de *; liste orthographique de *; logiciel de *; matériel didactique de *; matière de *; matières de *; mouvements fondamentaux de *; qualifications communes de *; qualifications de *; système à * de connaissances; unité de *; utilitaire et logiciel de *; vitesse de *.


BASE DE CONNAISSANCES

Inf./Int. art. Somme des connaissances d’un ou plusieurs experts qui constituent la base d’un système expert et à partir desquelles le moteur d’inférence peut effectuer des déductions logiques et tirer des conclusions __ BOIVIN, G. et DUQUET-PICARD, D., OLF (1988). Selon H. FARRENY et M. GHALLAB, partie d’un système expert contenant des informations valides dans un domaine spécifique du savoir __ PAVEL, S., SEC (1989).Partie d’un système expert contenant l’ensemble des informations, en particulier des règles et des faits, qui constituent le domaine de compétence du système __ CMTI (Fr.) (1989). Données brutes et schèmes de structuration (classes, ensembles, relations, règles), en mémoire ou sur disque. VA système expert, G.

A. Abrév. : BC (KB).

B. CN : système à *.


BASE DE DONNÉES

1. Com. Ensemble d’informations organisées en vue de leur exploitation, c’est-à-dire de leur stockage, de leur classification, de leur repérage et de leur diffusion __ GAGNÉ, P. et GHERSI, C. (1989). Ex. : dictionnaire; encyclopédie; bibliothèque publique; dossiers des patients dans le cabinet d’un médecin.

2. Édum. Ensemble de données homogènes organisées en fichiers complémentaires auxquels l’élève ou l’éducateur accède par ordinateur. EA rechercheindexée/séquentielle. banque dedonnées.

3. Inf. Ensemble structuré de données pouvant intervenir dans différentes applications __ BOIVIN, G. et DUQUET-PICARD, D., OLF (1988). Ensemble de données organisé en vue de son utilisation par des programmes correspondant à des applications distinctes et de manière à faciliter l’évolution indépendante des données et des programmes __ CMTI (Fr.) (1989).

A. Base/banque de données. Pour être fonctionnelles, les banques de données doivent être supportées par une structure qui permette de les manipuler avec facilité. Cette structure est généralement nommée base de données. Une base de données permet de créer, d’archiver et de consulter une banque de données __BERTHELOT, S. et al. (1985). Plusieurs bases de données peuvent être organisées en une banque de données __ OCTOPUCE (1983). La banque est un contenu (ex. : nom des élèves + autres renseignements); la base est le contenant (structure + fichier de la banque). VA D.

B. Titre, données, modèle, structure. Le titre du champ identifie la rubrique et permet d’accéder à la donnée qui y est inscrite. La donnée est la valeur d’un champ, c’est-à-dire l’information ou l’unité d’information contenue dans une rubrique d’une fiche. Le modèle est la disposition des rubriques à l’intérieur d’une page-écran. Cette mise en page peut être modifiable à tout moment; elle peut représenter l’ensemble ou une partie des données à l’écran ou sur papier. L’organisation des données constitue la structure d’une fiche. Les données peuvent être reliées de diverses façons; ainsi la structure peut être relationnelle, plate ou linéaire.

C. Procédure d’entrée et de sortie. Les systèmes de gestion de bases de données (SGBD) sont des progiciels qui permettent de mémoriser, selon certaines procédures, de l’information sur support électromagnétique et de réutiliser cette information selon les besoins exprimés __ BERTHELOT, S. et al., MEQ : DGDP (1984).

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D. Système de gestion de bases de données (SGBD). Ensemble de programmes permettant l’organisation, le stockage, l’accès et la recherche dans une base de données. Dans la pratique, la distinction entre base et banque de données a tendance à disparaître. VA gestionnaire de fichiers.

E. Impacts pédagogiques : 1. Impacts sur la motivation : goût de la recherche; autonomie et sens des responsabilités. 2. Impacts cognitifs : acquisition des connaissances; développement d’habiletés intellectuelles __ GAGNÉ, P. et GHERSI, C. (1989).

F. Critères pédagogiques d’utilisation : 1. Les conditions relatives à la structure de l’activité d’enseignement : l’adaptation des activités au développement de l’enfant; l’aspect significatif des activités; les stratégies utilisées; la valeur informative de la base; l’organisation de la classe; la formation informatique de l’enseignant; le support du milieu scolaire et parental. 2. Les conditions relatives à la technologie : le potentiel pédagogique de la structure logique d’un logiciel de gestion de bases de données; la convivialité du logiciel; le degré d’intégration du logiciel __ id.

G. CN : système de gestion de *.


BÂTIMENT

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. VA campus, A, D et G.


BATTERIE DE TESTS

Doc. Ensemble de tests complémentaires qui a pour but de mesurer un large éventail des caractéristiques d’une personne. VA test, E; test d’aptitudes, B.


BATTERIE GÉNÉRALE DE TESTS D'APTITUDES

Doc. VA testd’aptitudes, B.


BÉGAIEMENT

Diagn./Orthopéd. Trouble de la parole caractérisé par un débit saccadé, la répétition de certains éléments ou l’interruption involontaire du débit d’allocution. VA troubles de la parole, D et G.

A. Interventions appropriées. Rappeler à l’élève qu’il peut recommencer à parler à la suite d’un blocage; lui suggérer de prendre de grandes respirations; placer l’élève dans des activités où il aura à parler beaucoup; féliciter l’élève quand il réussit à parler avec fluidité; éviter de regarder la bouche de l’élève en s’adressant à lui; punir l’élève lorsqu’il le mérite. Afin de mieux aider les enfants présentant un bégaiement, il faut s’adapter au problème de l’élève; réagir avec objectivité et sans trop d’émotions; créer une atmosphère de détente; se servir de travaux écrits dans le but d’évaluation; avertir toutes les personnes susceptibles de venir travailler dans la classe; écouter l’élève; favoriser un contact visuel; féliciter l’élève sur ses points forts tels son comportement, ses travaux, etc.; faire de la lecture de groupe à haute voix; formuler les questions afin d’obtenir seulement de courtes réponses; à la suite d’un blocage important, attirer l’attention de l’élève sur autre chose; permettre à l’élève de terminer ses phrases sans l’interrompre; donner des travaux qui ne nécessitent pas de réponses orales; permettre à l’élève de raconter de courtes histoires, de réciter des comptines, de lire à haute voix dans des situations de détente et encourager sa participation à des jeux de rôles __ WINZER, M. (1990). V troubles de la parole.

B. Attitudes à éviter. Il ne faut jamais démontrer de l’impatience ou de l’ennui face au problème de l’élève; utiliser un débit de parole trop rapide, crier des ordres ou être trop sévère; excuser les travaux mal faits ou les écarts de conduite à cause du trouble de la parole; qualifier un élève de bègue; parler à la place de l’élève; essayer de changer la latéralité de l’élève; montrer de la pitié ou de la sympathie __ id.


BÉHAVIORISME

1. Did./Ens. lang./Péd. VA approche neurolinguistique, B4; approches didactiques en langues, F; curriculum, J.

2. Psych. (Gén.). École de psychologie contemporaine qui conçoit cette discipline comme la science naturelle qui étudie le comportement à l’exclusion de tout autre objet et qui a recours à l’observation et à l’expérimentation à l’exclusion de toute autre méthode. V connexionnisme. VA curriculum, J; design pédagogique, C.4; psychologie, D; schéma curriculaire, D.2, D.4, D.7 et E. TA empirisme; positivisme.

3. Psych. (Spéc.). Position en psychologie qui, ou bien en niant l’existence du psychisme, ou bien en refusant que celui-ci soit un objet d’études possible et légitime, conçoit cette discipline comme l’étude des manifestations observables d’un organisme animal ou humain (ou comportements), envisagées comme le produit d’un apprentissage où le conditionnement joue un rôle clé. VA associationnisme, A; besoin, F; cartésianisme, B; cognitivisme, C; compétence, C; contrat de contingence; dépression, E; empirisme, I; mentalisme; motivation, B et D; phénoménologie, B; philosophie, D; positivisme, E et G; sensualisme, A; utilitarisme, B.

A. Historique. C’est par le manifeste de John B. WATSON (1878-1958), « La psychologie telle que le béhaviorisme la voit » (1913), que le béhaviorisme prend officiellement sa place parmi les théories psychologiques. WATSON y exclut tout appel aux processus mentaux et dénie leur accès par l’introspection pour n’admettre que les comportements observables, conditionnés, selon des principes scientifiques stricts, par des stimulations également observables. S’inspirant du positivisme, cette « science du comportement » remplace la « science de la conscience » des psychophysiciens (WUNDT, TITCHENER, FECHNER) et « la science de l’inconscient » des psychanalystes (FREUD). V positivisme. Initialement axé sur l’association entre les sensations du conditionnement classique (PAVLOV) et les connexions stimulus-réponse du conditionnement instrumental (THORNDIKE), l’apprentissage est défini par le béhaviorisme radical comme une modification des comportements grâce au conditionnement opérant (SKINNER). Le néobéhaviorisme contemporain réintroduit cependant des variables mentales sous la forme de conduites orientées vers des buts (TOLMAN), d’actions guidées par des hypothèses (HULL) ou de stratégies comportementales obéissant à des plans (MILLER, GALANTER et PRIBRAM). En insistant sur le comportement, le béhaviorisme s’avoue héritier du pragmatisme où l’action est primordiale; en prônant la dépendance active et adaptative envers le milieu, il s’inspire du darwinisme; en cherchant l’origine de tout comportement dans les conditions sensorielles stimulantes, il est phénoménaliste; mais, en encadrant les sensations dans des mesures spatiotemporelles qui les élèvent au rang de stimuli, il se fait physicaliste; enfin, en fondant tout lien entre les stimuli et les comportements sur des connexions neurophysiologiques, il s’affirme matérialiste et associationniste.

B. Psych. éduc. Le béhaviorisme réduit le développement à l’apprentissage en postulant l’acquisition associative de tout comportement. Il se distingue ainsi des autres écoles en psychologie (cognitivisme, humanisme). Insistant sur l’objectivité de ses recherches, le béhaviorisme réduit la science de l’homme à une observation de ses comportements qui, acquis par conditionnement, sont des attributs ontogéniques. D’ailleurs, pour SKINNER, seules les fluctuations de fréquence des types de comportements sont admissibles comme objets d’études sans qu’aucune explication ne soit introduite. Le béhaviorisme évacue ainsi toutes les entités inobservables telles que l’âme, l’esprit, la pensée, la conscience, les attitudes, etc. L’être humain et l’animal sont alors soumis aux mêmes investigations et obéissent aux mêmes lois gouvernant les apprentissages : lois de l’effet, de l’usage, de l’exercice (THORNDIKE). V cognitivisme; humanisme.

C. Éduc. Si à partir de WATSON, l’éducation est une préoccupation constante chez bon nombre de béhavioristes, ce n’est toutefois qu’avec les travaux de SKINNER que ce mouvement a un véritable impact sur ce secteur d’activités. SKINNER, comme ses prédécesseurs, promeut une thèse culturaliste selon laquelle la contribution de notre nature (innée) à notre être est minimale. Cela implique virtuellement, en droit, la totale éducabilité de l’être humain. Mais SKINNER propose en fait une conception de l’éducation calquée sur son modèle du conditionnement opérant. Tout apprentissage doit alors être défini en termes de comportements observables. Un comportement complexe est considéré comme la somme des comportements élémentaires qui le constituent. Chacune des étapes menant de comportement élémentaire en comportement élémentaire au comportement complexe doit faire l’objet d’un renforcement. L’organisation systématique d’un ensemble de contingences de renforcement permettant un apprentissage constitue un programme, et cette notion est à la base de l’enseignement programmé. De tels programmes pouvant être administrés par une machine, SKINNER propose l’introduction de machines à enseigner. L’influence de ces idées a été considérable et se fait encore sentir en particulier sur la question de la définition des objectifs en éducation et sur les apprentissages et l’enseignement assistés par ordinateur.

D. Critiques. De nombreuses critiques ont été adressées au béhaviorisme. En ce qui concerne sa conception de l’éducation, on lui a notamment reproché son empirisme strict et ses positions idéologiques. En n’accordant de réalité qu’aux faits observables, SKINNER est conduit à définir tout apprentissage en terme de comportements : certains y voient la négation de tout apprentissage intellectuel et donc de la dimension intellectuelle de l’éducation __ BARTHOLY, M. C. et DESPIN, J.-P. (1984). Les humanistes (MASLOW, A., 1908-1970; ROGERS, C., 1902-1987) et les rationalistes (CHOMSKY, N., 1928-) ont aussi dénoncé le scientisme, la dimension technocratique de contrôle et de domination et l’utilitarisme de l’idéologie béhavioriste.

E. CN __ béhavioral,e : approche *; approche cognitivo-*; approche structuro-*; écologie *; objectif *.

F. CN __ béhavioriste : approche *; approche néo*; curriculum *; paradigme *; psychologie *; tendance *.


BÉNÉFICES MARGINAUX

Adm. scol. F.f. De l’anglais fringe benefits; dire plutôt avantages sociaux.


BESOIN

1. Gén.Écart entre une réalité et une norme; exigence qui résulte d’une différence entre ce qui est et ce qui devrait être. VA S et W.

2. Spéc. Manifestation, intrinsèque ou extrinsèque, consciente ou inconsciente, d’une carence ou d’un impératif, naturel ou culturel, chez un sujet en particulier, relativement à un objet spécifique qui se caractérise par sa nécessité __ RODRIGUE, T. (1999).

3. Spéc. Sentiment de nécessité ou de désir qu’éprouve une personne dans une réalité présente particulière au regard d’une situation différente qu’elle juge davantage souhaitable ou indispensable.

4. Adm. éduc.État d’insatisfaction organisationnelle ou personnelle dû à un sentiment de manque ou à un écart perçu entre une situation actuelle et une situation souhaitée. V cycle (général) d’évolution.

5. Bio. État de tension du sujet créé par une rupture de l’équilibre homéostatique (manque ou déficit de l’organisme) engendrant une pulsion __ LAENG, M. (1974).

6. Did./Doc. Expression de manques ou d’exigences chez une population scolaire par rapport à un niveau de satisfaction de référence __ BIBEAU, J.-R. (06.87). EA évaluation de programme.

7. Éduc. Absence, carence, déficit, manque qu’un individu doit nécessairement combler chez lui pour assurer sa survie, son épanouissement ou son développement. Ex. : Pour un analphabète, apprendre à écrire et à lire est un besoin primaire dans une société lettrée où l’écriture est un fondement des communications __ BIBEAU, J.-R. (06.87). V curriculum humaniste.

8. Ing./Ing. éduc. L’exigence ou le désir fondamental qui nécessite (ou a nécessité) la création du produit __ PETITDEMANGE, C. (1985). VA analyse de la valeur, P; analyse de la valeur pédagogique, C; produit, C.

9. Psych. Force interne à la personne qui, partant de l’identification d’une carence, suscite la motivation et incite à l’atteinte d’objectifs ou à la modification, de contextes ou de conditions de vie.

A.Évolution de la notion. Dans la littérature, les écrits sur la notion de besoin reflètent l’importante évolution que ce concept a subie au cours du siècle dernier. Avant les années 1940, besoin ne faisait référence qu’au domaine « physique » : l’humain avait besoin de boire, de manger, de se reposer, etc.; ce qui correspond aujourd’hui à ce que Abraham H. MASLOW et Malcolm S. KNOWLES (1973) appellent des besoins physiologiques ou de survie. Ce n’est que vers le milieu du siècle qu’on découvrait que l’être humain pouvait avoir besoin d’attention, besoin de se surpasser, besoin d’être estimé, etc. Le domaine « psychique » venait de faire son entrée dans la conceptualisation de besoins. Depuis, de nombreux auteurs se sont penchés sur les significations [du terme]. En éducation, Marie Rolland-Barker (1981) les classifie en fonction des trois grands courants de pensée : dogmatiste, béhavioriste et humaniste __ TOUSIGNANT, R. et TREMBLAY, Y. (1992). VA C.

B. Caractéristiques essentielles. Liés à tout besoin, il existe un manque, un déséquilibre, une satisfaction éventuelle. (...) C’est en tant que membre de l’espèce humaine et non en tant que personne individuelle ayant des intentions que l’on est en droit de parler de besoins. En d’autres mots, il ne s’agit pas de « mes » besoins, mais de besoins me dominant. (...) Le besoin rejoint l’instinct __ BRIEF, J.-C. (1984). Un besoin est l’expression d’une fin et non du ou des moyens pour atteindre cette fin __ NADEAU, M.-A. (1981).

C. Classifications. En 1954, MASLOW regroupait les besoins individuels en cinq catégories hiérarchisées : l’individu cherche à satisfaire les besoins d’une catégorie supérieure lorsque les besoins de la catégorie précédente ont été comblés. Cette taxonomie de besoins est la suivante (VA taxonomie des besoins fondamentaux, A) :

1. besoins physiologiques; 4. besoins d’estime;

2. besoins de sécurité; 5. besoins d’actualisation de soi.

3. besoins sociaux;

En 1957, Leon FESTINGER ajoute la cohérence cognitive à la liste des besoins humains. Élève de Kurt LEWIN, FESTINGER affirme que l’être humain tente de conserver une harmonie, un équilibre, une consistance interne entre ses opinions, ses connaissances, ses valeurs et ses actions __ ROBIDAS, G. (1989). En 1966, W. C. SCHUTZ identifie trois besoins fondamentaux chez l’être humain, outre la nourriture et l’abri :

1. besoin d’identification personnelle et d’appartenance à un sous-groupe social;

2. besoin de contrôler son environnement immédiat;

3. besoin d’épanouissement de la vie affective.

En 1961, David C. McCLELLAND perçoit trois besoins fondamentaux à la base de toute personnalité :

1. besoin d’accomplissement (need for achievement);

2. besoin d’affiliation (need for affiliation);

3. besoin de pouvoir (need for power).

En 1973, Laurence J. PETER perçoit la classification des besoins de la façon suivante :

1. besoins essentiels de survie : bien-être physique et sécurité;

2. besoins sociaux : communication, amour, estime, relations fructueuses;

3. besoins supérieurs : accomplissement, autonomie, compétence consciente.

PETER (1973) ajoute : « Il est essentiel de comprendre cette hiérarchie, car lorsque les besoins de base sont satisfaits, ils perdent de leur importance et les autres en prennent davantage ».

D. Catégories (étudiant-animateur) : I. Les besoins qui sont conscients pour l’étudiant et qui sont conscients pour l’animateur. II. Les besoins qui sont inconscients pour l’étudiant et qui sont conscients pour l’animateur. III. Les besoins que l’étudiant a identifiés, mais que l’animateur n’a pas perçus, c’est-à-dire : conscients-inconscients. IV. Les besoins inconscients pour les deux et qu’un état de crise ou une situation critique pourrait faire ressortir, c’est-à-dire inconscients-inconscients __ LAUZON, P. et LEGAULT, J. (12.77). Par contre, il est important de souligner que le besoin ne se détermine pas sur la base de la conscience ou de l’inconscience, mais plutôt sur la présence objective d’un manque ou d’une exigence dans la relation du sujet à son environnement __ ARCHAMBAULT, R. D. (1957). VA U.

E. Dogmatisme ou besoin-devoir. Les partisans du dogmatisme associent le besoin à une notion de devoir, à une obligation, à un état final en soi : « [le courant dogmatiste]... définit le besoin en fonction d’une finalité posée en termes absolus et jugés désirables, et déterminés par une autorité quelconque » __ ROLLAND-BARKER, M. (1981) dans TOUSIGNANT, R. et TREMBLAY, Y. (1992).

F. Béhaviorisme ou besoin-carence. Ralph W. TYLER (1950) et Roger A. KAUFMAN (1972) furent les premiers à définir besoin en fonction d’un écart, d’une carence mesurable entre une situation actuelle et une situation souhaitée : « An educational need is a measurable outcome discrepancy between what is and what should be » (KAUFMAN, R. A., 1972). Dans cette perspective, le niveau de carence est déterminé par la mesure objective de l’écart; ce qui facilite l’opérationnalisation du concept. KAUFMAN (1972) utilise donc ce qui est (what is) pour désigner la situation actuelle et ce qui devrait être (what should be) pour la situation souhaitée. D’autres auteurs utilisent une terminologie différente de la sienne, sans toutefois déroger au sens profond du concept : avec R. B. WITKIN et K. G. STEPHEN (1973), il est question de statut et de standard; BEATTY (1976) réfère à l’état présent et à l’état désiré; Egon G. GUBA et Yvonnia S. LINCOLN (1982) les désignent comme l’état actuel et l’état cible, et TYLER, les définit en termes de condition actuelle et de norme acceptable __ id. V cycle (général) d’évolution.

G. Humanisme ou besoin-intérêt. Alors que le besoin-carence prend forme dans la mesure objective d’un écart, le besoin-intérêt est déterminé subjectivement : les humanistes définissent le concept besoin en termes d’intérêts, de désirs ou de préférences tels que perçus, ressentis ou exprimés par l’individu (ROLLAND-BARKER, M., 1981). Parmi ses adeptes, on retrouve aussi H. M. Atwood et J. ELLIS (1971), E. H. SCISSION (1982) et Peter H. ROSSI et al. (1982) __ id. VA M.

H. Futur. Comme on a besoin pour, afin de, en vue de... il y a relation étroite, consciemment ou inconsciemment, entre besoin et futur. Ce peut être sous forme de pulsion (drive) qui émane du plus profond de soi et qui est élémentaire et fondamental. Ce peut être sous forme de souhait (wish ou need) pour conserver et protéger l’acquis; enfin sous forme de désir (want) pour accéder à la réalisation de soi __ ALLARD, Y. (1981).

I. Enfant. Si l’enfant demande surtout une sécurité bioaffective jusqu’au jour où il est devenu élève, à l’école il tient à être aimé, approuvé, félicité. (...) l’essentiel de la vie pour le petit écolier c’est indiscutablement les rapports qui le lient aux autres. Et ces rapports sont sans arrêt marqués par un besoin de valorisation. C’est en eux que l’enfant puise la confiance en lui-même, la force de prendre son élan __ MEDICI, A. (1955).

J. Économie. Pour plusieurs de ces domaines : le réseau de la santé et des services sociaux, celui du marketing, de l’économie, de l’ingénierie et de l’éducation, les conquêtes économiques sont [d’ailleurs] grandement facilitées par la valeur justificative du besoin (KOMISAR, 1961; GRIFFITH, 1978). La seule mention du terme « besoin » à des fins d’aide subventionnelle justifie l’importance, le sérieux des études projetées et ajoute d’emblée un caractère crédible à la demande qui porte généralement ses fruits __ RODRIGUE, T. (1999).

K. Notion de besoin dans une optique de communication. La notion de besoin joue un rôle dans la manière de voir le langage, la langue et la communication, dans le choix des notions à retenir et dans ses applications. Elle contribue largement à la définition des objectifs d’apprentissage, à l’établissement de la progression de ces objectifs et à la réalisation des programmes. Elle favorise de plus le choix des régimes pédagogiques, des cours et des méthodes. Enfin, elle exerce une influence certaine dans l’élaboration du matériel didactique, dans le choix des moyens pour atteindre les objectifs fixés dans les programmes et dans leur évaluation __ BILLY, L. (1986).

L. Personnes qui présentent des incapacités intellectuelles. Pour les actions pédagogiques posées auprès de personnes qui présentent des incapacités intellectuelles, le besoin s’avère l’élément clé permettant de faire le point entre la finalité de l’éducation pour ces personnes et les buts et objectifs visés dans l’intervention. Des besoins non définis ou encore identifiés à l’aveuglette, sans fondement véritable, risquent de compromettre l’apprentissage d’habiletés indispensables au développement de l’autonomie des personnes et conséquemment, leur intégration scolaire et sociale __ RODRIGUE, T. (1999).

M. Besoin/intérêt. Le simple fait que le sujet ressente un intérêt ne justifie pas la présence d’un besoin. Un besoin peut être ressenti par un sujet, ou tout simplement conscient, sans qu’il y ait présence d’un intérêt envers l’objet de besoin. Un besoin peut engendrer un intérêt, mais pas nécessairement. Enfin, un intérêt peut facilement être présent sans qu’il existe un besoin __ id. V intérêt. VA G.

N. Besoin/désir. Un besoin peut être accompagné d’un désir, mais pas nécessairement. Lorsque le besoin cesse, le désir peut demeurer. Enfin, un désir peut facilement être présent sans qu’il n’existe un besoin __ id. V désir.

O. Besoin/motivation. Le besoin est susceptible de créer une motivation qui pousse l’individu à mobiliser l’énergie et les moyens nécessaires pour le satisfaire. Cependant, le besoin existe souvent sans être accompagné de la motivation. De plus, le besoin ne représente pas l’unique source de motivation. À titre d’exemple, l’intérêt et le désir peuvent également pousser l’individu à viser l’atteinte d’un objet quelconque. Finalement, lorsque le besoin se voit satisfait, il n’est plus susceptible d’agir en tant que motivateur __ id. Lorsque les deux concepts sont pris indifféremment l’un pour l’autre, le besoin est alors considéré comme étant la forme de motivation la plus élémentaire __ LAENG, M. (1974); RICHTERICH, R. (1974) dans ROLLAND-BARKER, M. (1981).

P. Besoin/objectif. Selon Tanya RODRIGUE (1999), l’objectif prend naissance et se caractérise au regard du besoin préalablement identifié. Or, l’objectif est souvent utilisé à tort pour justifier le besoin. V objectif.

Q. Besoin/force (drive). Le besoin est susceptible de créer une force interne motivante chez l’individu. Cependant, il n’entraîne pas toujours cette force. Par définition, la force est un principe d’action. Puisque le besoin n’est que susceptible d’entraîner une force, puis une motivation, cette logique se reconduit directement à ce principe d’action. L’action représente en fait la résultante de ces deux éléments (force ⇒ motivation ⇒ action). Considérer le besoin en tant que force impliquerait absolument la notion d’action chez l’individu, ce qui ne correspond pas totalement à la réalité __ RODRIGUE, T. (1999).

R. Besoin/état (state). Lorsque abordé en terme d’état, le besoin réfère généralement à l’organisme humain. Or, la signification de la notion de besoin dépasse aujourd’hui la simple référence à l’organisme. Le besoin pourrait correspondre à une manière d’être, mais il n’en est pas toujours ainsi. La manière d’être s’applique principalement à la personne. Le besoin, quant à lui, s’applique à plusieurs sujets; à l’individu, au groupe, à la population, à l’institution, à la communauté de même qu’à la société en général __ id.

S. Besoin/écart (discrepancy; gap). Le besoin est souvent posé comme étant l’écart, la différence, le résultat de la mesure de l’écart ou encore l’expression d’un écart mesurable, entre deux situations; une situation, un état ou un statut actuel(le) ou réel(le), qui correspond à la réalité, à ce qui existe, et une situation, condition, état ou statut idéal(e), recherché(e), désiré(e), désirable, souhaitable ou optimal(e), qui réfère à un objectif, à ce qui devrait être ou exister. Pourtant, l’acception objective et opérationnelle du besoin-écart ne représente qu’un aspect de l’évaluation de l’intensité du besoin __ id. VA W; cycle (général) d’évolution.

T. Besoin/manque/exigence. Lorsque le besoin se présente chez le sujet en tant que manifestation de manque, l’objet de besoin se caractérise par son absence ou son insuffisance, à un certain degré. Lorsqu’il se présente en tant que manifestation d’une exigence, l’objet de besoin se révèle requis, exigé, voire imposé. Le manque comme l’exigence sont susceptibles d’être créés soit par la nature ou la culture. Ex. : Dans le domaine de l’éducation, le manque est souvent désigné par la déficience, la carence et la lacune éducative, par rapport à un niveau de référence préalablement déterminé __ id.

U. Formes d’expression. Les différentes façons par lesquelles le besoin est susceptible de s’exprimer, indépendamment du fait qu’il puisse être ressenti ou déduit par le sujet, se résument en cinq principales formes d’expression : 1) interprété par le sujet et reconnu par l’extérieur; 2) interprété par le sujet, mais non reconnu de l’extérieur; 3) interprété par l’extérieur et reconnu par le sujet; 4) interprété par l’extérieur, mais non reconnu par le sujet, ou 5) non interprété de part et d’autres __ id. VA D.

V. Satisfaction éventuelle. La satisfaction dépend de l’application et du maintien de conditions spécifiques relatives à l’atteinte de l’objet qui détermine le besoin. La satisfaction qu’appelle le besoin peut alors se produire de façon immédiate, différée dans le temps, ou peut tout simplement ne jamais se produire __ id.

W. Intensité quantitative. La présence de l’objet nécessaire au sujet va de l’absence (0 %) à la quasi-satiété (99,9 %). Relativement à la notion d’écart, lorsque l’objet se caractérise par son absence, entre la situation actuelle et la situation optimale ou idéale existe un écart total. Allant jusqu’à la quasi-satiété, l’écart entre les deux situations diminue progressivement. L’ampleur de l’écart permet ainsi de déterminer le degré du besoin du sujet. Une fois l’écart comblé, le besoin n’existe plus __ id. VA S.

X. Intensité temporelle. Le besoin est dit immédiat lorsque l’objet est nécessaire maintenant. Le besoin est dit anticipé lorsque l’objet nécessaire est relativement urgent (bientôt), différé (plus tard) ou nécessaire dans un futur déterminé (dans 10 ans) __ id.

Y. Typologie du besoin en éducation. Selon Tanya RODRIGUE (1999), on peut identifier de manière hiérarchique les besoins éducationnels, éducatifs, pédagogiques, d’apprentissage, d’enseignement et didactiques.

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Z. Nature. Un besoin peut être exprimé ou implicite, avoué ou inavoué, latent ou potentiel. Dans tous les cas, il constitue le besoin à satisfaire, et pour lequel un utilisateur est prêt à faire un effort __ AFNOR (1990). Le besoin concerne « la nature des attentes de l’utilisateur et non le volume du marché » __ id.

AA. Besoin/objectivité/subjectivité. C’est, entre autres, à partir d’analyse de situations typiques de la vie que les besoins objectifs peuvent être analysés, définis et généralisés avec plus ou moins de précision. L’aspect objectif du besoin se doit cependant d’être complété subjectivement. La situation subjective ressentie par les individus doit effectivement être considérée. De fait, il semble que les valeurs et jugements des individus directement ou indirectement concernés permettent de faire un premier tri de façon à ce que les besoins objectivement identifiés correspondent bien à la réalité étudiée. En fait, la dimension subjective détient comme principale fonction de filtrer les besoins objectifs relativement aux valeurs et présupposés des gens directement concernés. Ils servent à attribuer une signification et une valeur sociale à ces besoins. Par exemple, les normes peuvent s’apparenter aux notions spécifiques qu’un individu doit acquérir, à un âge prédéterminé en fonction de comparaisons effectuées ou encore de finalités économiques ou socioculturelles poursuivies par une société spécifique __ RODRIGUE, T. (1999).

BB. Besoin/norme. Le besoin n’a pas de signification sans référence, plus ou moins directe, aux normes, naturelles ou culturelles, acceptées comme minimales par un système social particulier et au regard desquelles le besoin est évalué, mesuré. Les besoins ne sont pas des faits démontrables empiriquement. Sans références normatives, les besoins correspondent à une description personnelle des faits. Dans ce contexte, les normes font ainsi référence à des étalons de mesure, à des niveaux de satisfaction, des standards ou critères prédéterminés, teintés des valeurs véhiculées par une socioculture particulière et en fonction desquels, parmi un nombre important de besoins, de besoins conflictuels ou encore contradictoires, il devient possible d’effectuer des choix justifiés __ id.

CC. Besoin/socioculture. De façon générale, le manque et l’exigence naturels ou innés sont réservés aux besoins relatifs au physique, à la physiologie et à la psychologie. Dans cette situation, elle est intrinsèque au sujet. En théorie, les besoins dits naturels ne subissent pas, ou très peu, l’influence des valeurs d’une socioculture. Par exemple : les besoins fondamentaux d’ordre primaire tels que ceux de nourriture, de sommeil, de chaleur, etc. Le manque et l’exigence culturels ou acquis sont, quant à eux, reliés aux nombres et valeurs véhiculées par une socioculture; le besoin est alors extrinsèque au sujet. Dans cette perspective, les besoins peuvent même constituer des produits de l’environnement socioéconomique et culturel __ RODRIGUE, T. (1999). Le besoin d’origine culturel naît généralement d’obligation, de nécessité ou encore de forces extérieures __ LINDEMAN dans ROLLAND-BARKER, M. (1981).

DD. Déterministe. Le besoin est déterministe parce qu’il s’impose au sujet soit par l’entremise des nécessités naturelles ou des constructions complexes créées par une socioculture particulière. Les conditions de la présence du besoin échappent au contrôle du sujet qui n’a l’unique possibilité que de réagir à celui-ci __ RODRIGUE, T. (1999).

EE. Évolutif. Le besoin est évolutif, car il évolue et se modifie en fonction des contextes, des circonstances ou des conditions que ce soit sur les plans individuels ou socioculturels. Que ce soit dans une perspective psychologique ou proprement éducationnelle, les besoins se transforment à travers le temps et les événements __ id.

FF. Abstrait et hypothétique. Selon Tanya RODRIGUE (1999), la manifestation d’un manque ou d’une exigence représente le lien invisible, tissé de relations, entre le sujet et l’extérieur, et donc entre ce qui peut directement être observé ou non. Ceci explique que les diverses formes d’expression du besoin correspondent à l’interprétation, à la déduction de même qu’à la reconnaissance. Mais, le plus important, cette caractéristique oblige à appliquer des limitations de temps et d’espace au concept de besoin. Elle contraint également à considérer certains critères comme déterminants dans la validité du besoin. VA AA et BB.

GG. Objet. La nature de l’objet de besoin est fort variable. Elle dépend du sujet concerné, des dimensions du sujet étudié de même que du domaine abordé. L’objet peut tout aussi bien concerner une notion mathématique, un bien matériel qu’un aspect du développement affectif. Cependant, cet objet s’avère toujours nécessaire pour le sujet, soit au regard de sa survie, de son développement, de son actualisation ou de sa qualité de vie __ RODRIGUE, T. (1999). V objet.

HH. CN : analyse de * langagiers; analyse des * de formation; évaluation des *; gestion centrée sur les * humains; taxonomie des * fondamentaux.


BESOIN COMMUNAUTAIRE

Psych./Soc. Besoin se manifestant chez un individu, un groupe ou une population, relativement à un objet spécifique qui se caractérise par sa nécessité au regard du fonctionnement adéquat du sujet en ce qui concerne ses soins personnels et son développement, sa vie résidentielle et communautaire, sa vie professionnelle, ses loisirs et ses déplacements __ RODRIGUE, T. (1999).


BESOIN D'APPRENTISSAGE

Cur./Did./Péd. Besoin se manifestant chez un sujet, relativement à un objet de savoir spécifique au niveau scolaire (connaissances, habiletés, attitudes) et qui se caractérise par sa nécessité au regard du développement de l’ensemble de ses potentialités affectives, intellectuelles et morales, de son actualisation personnelle ou de sa qualité de vie et qui favorise l’atteinte des objectifs, buts et finalités du système éducationnel __ RODRIGUE, T. (1999). V situation pédagogique.


BESOIN D'ENSEIGNEMENT

Cur./Did./Péd. Besoin se manifestant chez le sujet ou l’agent, au niveau des conditions d’établissement d’une relation d’aide ou de soutien qui soit fonction des caractéristiques et du niveau de développement du sujet, relativement à un objet spécifique qui, dans le contexte de la situation pédagogique, se caractérise par sa nécessité au regard de l’atteinte de l’objet d’apprentissage visé __ RODRIGUE, T. (1999). V situation pédagogique.


BESOIN D'INTÉGRATION

Éduc. VA taxonomie des besoins fondamentaux, D.


BESOIN DE COMMUNICATION ÉCRITE

Alph. Besoin se manifestant chez un ou plusieurs individu(s), relativement à l’émission (acte d’écrire) ou la réception (acte de lire) d’un message (informations, idées, pensées, sentiments, etc.) au moyen du langage écrit qui, dans un contexte spécifique, représente un canal de communication nécessaire à l’actualisation d’une fonction linguistique particulière __ RODRIGUE, T. (1999). V alphabétisation.

Fonctions linguistiques. Le besoin de communication écrite répond à des fonctions linguistiques diverses telles des fonctions instrumentale, régulatrice ou directive, interactionnelle, heuristique, imaginative ou projective et informative __ id.


BESOIN DE CROISSANCE

Éduc. F.f. Dire plutôt besoin de développement.


BESOIN DE DÉVELOPPEMENT

Éduc. Selon MASLOW (1954), force positive, constructive qui, autant et même plus que le besoin-déficience, a le pouvoir de déclencher l’activité du sujet; expressions diverses de la tendance profonde de la personne à s’actualiser. Ensemble des motifs qui poussent l’enfant à s’actualiser toujours davantage dans un mouvement incessant de progression __ LÉTOURNEAU-BLANCHARD, M. (1975). VA taxonomie des besoins fondamentaux, A. EA besoin-déficience.besoins fondamentaux.

A. Provenance. Ces forces sont issues du dynamisme vital, de toutes les potentialités (tendances de caractères, talents multiformes, « vocation de l’individu ») __ LEGENDRE, R. (1979, 1981).

B. Éducation. Par la satisfaction de ces besoins, l’être croît; et l’être accru approuve encore mieux ces mêmes besoins. Le développement occasionne le développement. Pour avoir une valeur éducative, une expérience doit donc se rattacher aux besoins de croissance de l’organisme __ id.

C. Synthèse.

OPÉRATION DÉPART
(1971)

MASLOW
(1954)

FESTINGER
(1957)

SCHUTZ
(1966)

PETER
(1973)

amour

– besoins d’estime

– besoins sociaux

– vie affective

– appartenance à un groupe

– amour

– estime

– relations fructueuses

connaissance

– cohérence cognitive

– identification personnelle

– communication

– accomplissement

créativité

– besoins d’actualisation de soi

– contrôle de son environnement

– compétence

– autonomie


BESOIN DE SÉCURITÉ

Éduc. VA taxonomie des besoins fondamentaux, C.


BESOIN DE SURVIE

Psych. Pour PETER (1973), besoin qui concerne le bien-être physique et la sécurité d’une personne. Bonne santé et sécurité.besoins fondamentaux.


BESOIN DIDACTIQUE

Cur./Did. Besoin se manifestant chez l’agent, au niveau des ressources (moyens, méthodes, pratiques, matériel, procédés) à mobiliser, relativement à un objet spécifique qui, dans le contexte de la situation pédagogique, se caractérise par sa nécessité au regard de l’atteinte de l’objet d’apprentissage visé __ RODRIGUE, T. (1999). V situation pédagogique.


BESOIN ÉDUCATIF

Éduc. Besoin se manifestant chez un ou plusieurs individu(s), relativement à un objet de savoir spécifique [connaissances (valeurs, concepts), attitudes (manières, conduites) et habiletés (pratiques)], qui se caractérise par sa nécessité au regard du développement de ses potentialités affectives, intellectuelles et morales, de son actualisation personnelle ou de sa qualité de vie __ RODRIGUE, T. (1999). V droits de l’enfant; droits de l’homme : l’éducation pour tous.


BESOIN ÉDUCATIONNEL

1. Adm. éduc./Gest. ens. Besoin qui se manifeste au sein du système d’éducation, relativement à un objet spécifique, qui se caractérise par sa nécessité au regard du fonctionnement optimal du système, c’est-à-dire au niveau de ses structures (programmes, ressources et composantes matérielle, financière et humaine) et de son actualisation (fonctionnement, activités, stratégies, efficience) __ RODRIGUE, T. (1999). V cycle de l’éducation. VA écologie de l’éducation, B.

2. Cur. Différence entre l’état actuel d’un apprenant et un niveau supérieur de développement tel que défini par un individu, un organisme ou une société.

3. Did./Péd. Besoin qui peut être satisfait dans le cadre de situations pédagogiques, formelles ou informelles.


BESOIN FONDAMENTAL

Éduc. Besoin se manifestant chez un ou plusieurs individu(s), relativement à un objet spécifique d’ordres physiologique, physique, psychologique ou social et qui se caractérise par sa nécessité au regard de sa survie, son développement, son actualisation personnelle ou sa qualité de vie __ RODRIGUE, T. (1999).

Catégories. Les besoins fondamentaux se divisent en trois catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les besoins tertiaires __ id.


BESOIN INDIVIDUEL

Cur./Éduc. Besoin se manifestant chez un ou plusieurs individu(s), relativement à un objet spécifique d’ordres physiologique, physique, psychologique, social, ou situé plus spécifiquement au niveau des connaissances, attitudes et habiletés, et qui se caractérise par sa nécessité au regard de sa survie, de son développement, de son actualisation personnelle, ou de sa qualité de vie __ RODRIGUE, T. (1999). V besoin-déficience; besoin de croissance/développement; besoins fondamentaux. VA théorie curriculaire, C. RN assises, B.


BESOIN LANGAGIER

Ens. lang. Ce qui manque à une personne, à un apprenant pour faire telle ou telle chose avec la langue, étant entendu que les termes « ce », « faire » et « chose » restent ouverts à toutes les possibilités de contenu __ RICHTERICH, R. (1979). V analyse de besoins langagiers.

CN : analyse de *.


BESOIN MOTIVATEUR

Péd./Psych. Ensemble des sentiments d’accomplissement, de reconnaissance, de responsabilité, de promotion personnelle et de développement que procure un travail offrant suffisamment d’émulation et d’autonomie __ DAVIES, I. K. (1976).


BESOIN PÉDAGOGIQUE

Did./Péd. Besoin se manifestant chez le sujet ou l’agent, relativement à un objet spécifique au niveau des savoirs nécessaires au sujet, de la nature des relations d’aide à fournir ou des ressources à mobiliser par l’agent, et qui, dans le contexte de la situation pédagogique, se caractérise par sa nécessité au regard du développement du sujet et de l’atteinte des finalités visés par le système d’éducation __ RODRIGUE, T. (1999). V situation pédagogique.


BESOIN PHYSIOLOGIQUE

Éduc. VA taxonomie des besoins fondamentaux, A et B.


BESOIN PRÉALABLE

Éduc. V préalable. VA taxonomie des besoins fondamentaux, G.


BESOIN SOCIAL

Psych./Soc. Besoin qui concerne les rapports et les sentiments d’une personne envers les autres. Communication, amour, estime, relations fructueuses __ PETER, L. J. (1973). VA théorie curriculaire, C. EA besoin sociétal. RN assises, B.∈ besoinsfondamentaux.


BESOIN SOCIÉTAL

Éduc./Soc. Besoin qu’une société impose à ses citoyens. Qsyn. besoin socioculturel. EA besoinsocial.


BESOIN SOCIOCULTUREL

Éduc./Soc. Besoin se manifestant chez un individu, un groupe, une population ou une communauté, relativement à un objet spécifique que la socioculture considère comme nécessaire au regard du fonctionnement général de ses structures, tant au plan de l’efficience économique, politique, éducationnelle ou sociale que des responsabilités individuelles de chacun des citoyens __ RODRIGUE, T. (1999). Qsyn. besoin sociétal.


BESOIN SUPÉRIEUR

Psych. Selon PETER (1973), besoin relié à l’accomplissement, à l’autonomie, à la compétence consciente. ∈ besoins fondamentaux.


BESOIN-CARENCE

Éduc./Psych. VA besoin, F et T.


BESOIN-DÉFICIENCE

Éduc./Psych. Selon Abraham MASLOW (1954), besoin de base d’une personne : nourriture, sommeil, sécurité, contact avec d’autres êtres humains, stimulation sensorielle, exercice physique, ordre social, etc. VA taxonomie des besoins fondamentaux, A. EA besoin de développement.besoins fondamentaux.

A. Nature. Leur carence déclenche des actions qui cherchent à rétablir l’organisme dans un état de satisfaction. Mais de telles expériences ne font pas croître la personne. Elles s’achèvent en somme sur l’inaction lorsqu’un tel type de besoins est comblé __ LEGENDRE, R. (1979, 1981).

B. Éducation. Ces besoins-déficiences sont intimement associés aux besoins de croissance. Dans toute personnalité, la satisfaction des besoins-déficiences a un effet libérateur sur les besoins de croissance. Par exemple, une fois que ses besoins physiologiques, ses besoins de sécurité, d’ordre social et d’estime sont satisfaits, un individu peut s’attarder à rassasier son besoin de connaître __ id.


BESOIN-DEVOIR

Éduc./Psych. VA besoin, E.


BESOIN-INTÉRÊT

Éduc./Psych. VA besoin, G.


BESOINS DE FORMATION

Form. prof. Ensemble des demandes et des priorités nationales ou individuelles, dans un ou plusieurs secteurs, en matière de formation professionnelle, déterminées dans une large mesure par le marché de l’emploi __ BIT (1987). Formation nécessaire pour résoudre un problème posé, individuel ou professionnel __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). EA développement des ressources humaines.

A. Besoin(s) de formation/demande. Un besoin de formation peut correspondre ou non à une demande exprimée au départ __ id.

B. CN : analyse des *.


BESOINS ÉDUCATIFS FONDAMENTAUX

Cur. Connaissances, compétences, attitudes et valeurs nécessaires aux personnes pour survivre, améliorer leur qualité de vie et continuer leur apprentissage __ CMEPT (1990). V développement humain; taxonomie des besoins fondamentaux. VAéducation fondamentale, D.


BESOINS FONDAMENTAUX

Éduc./Psych. Ensemble des besoins universels propres à l’être humain. Besoin d’amour ou d’affection, besoin d’estime personnelle __ GLASSER, W. (1969). Besoin intense d’attention, d’acceptation, d’approbation, d’appréciation, d’affection __ BESSELL, H. (1979). Nourriture, stimulation sensorielle, exercice physique, sécurité, amour, estime, actualisation __ LEE, J. M. (1972). V taxonomie de MASLOW. VAéducation fondamentale, D; motivation, G; taxonomie, J. = {besoin-déficience +besoin decroissance; besoin de survie + besoin social + besoin supérieur}.

CN : taxonomie des *.


BIBLIOBUS

Did./Péd. Bibliothèque scolaire itinérante, logée dans une remorque ou un autobus.


BIBLIOGRAPHIE

Biblio. Liste de publications (volumes, articles de revues, rapports, etc.) sur un sujet donné, classées soit par ordre alphabétique des auteurs ou des titres, soit par ordre alphabétique des sujets __ VERREAULT, L. et ROUSSEAU, D. (09,10.91).

A. Types. Les bibliographies peuvent être soit signalétiques, c’est-à-dire ne fournir que la description physique des publications (auteur, titre, maison d’édition, etc.), soit analytiques (ou annotées), c’est-à-dire donner, pour chaque ouvrage mentionné, une description de son contenu __ id.

B. Formes. Les bibliographies sont soit des publications autonomes (monographies ou périodiques), soit des listes accompagnant un texte qui peut être un article de revue, une thèse, un volume, etc. Bibliographie du Québec (= périodique). Bibliographie annotée de l’enseignement supérieur au Québec (= monographie) __ id.

C. Biobibliographie. On parle aussi de biobibliographies, c’est-à-dire d’ouvrages contenant la biographie d’un auteur, suivie d’une liste de ses œuvres ou d’ouvrages critiques portant sur lui et ses œuvres __ id.

D. CN : bio *.

E. CN __ bibliographique : recherche *; référence *.


BIBLIOTHÈQUE

1. Gén. Ensemble organisé d’informations devant servir à l’étude et à la recherche. TA audiovisiothèque; bandothèque; logithèque.

2. Inf. Ensemble organisé de programmes et de procédures, catalogués sur disques ou sur bandes, en vue de leur exploitation sur un système informatique.

CN : alphabétisation dans les *; système de la * du congrès.


BIBLIOTHÈQUE-CENTRE DOCUMENTAIRE

Biblio./Did./Org. scol./Péd. (Fr.). Dans une école maternelle ou élémentaire, structure destinée à favoriser l’apprentissage et le goût de la lecture ainsi que la recherche de document __ CMTE (Fr.) (1992). EA centre de documentation et d’information.

Buts. La bibliothèque-centre documentaire est un moyen pédagogique qui facilite l’autonomie de l’enfant et l’ouverture de l’école sur son environnement __ id.


BIBLIOTHÉRAPIE

1. Gén. VA thérapie, C.

2. Ens. lang. Utilisation d’un corpus de textes, littéraires ou autres, afin d’aider l’enfant-lecteur à croître et à mieux se connaître. V lecture.


BIEN-ÊTRE

Éduc. phys. VA santé, C.


BIENNAL

adj.

Gén. Qui dure deux ans.Formation biennale.Qui a lieu tous les deux ans.Révision biennale des programmes d’études. Syn. bisannuel. VA semestriel, A.


BILAN

1. Adm. Résumé comptable détaillé des éléments (actifs et passifs) constituant la situation financière d’une organisation à une période précise de l’année.

2. Adm. éduc. Inventaire général de la situation organisationnelle ou financière d’un organisme d’éducation. VA évaluation sommative, G.


BILAN FONCTIONNEL

Diagn./Doc. Ensemble d’informations décrivant les forces et les faiblesses d’un élève qui éprouve des difficultés, ainsi que les conditions de son développement, le tout servant à préparer un plan d’action applicable dans le contexte scolaire le plus normal possible __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). V bulletin scolaire.


BILATÉRALITÉ

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.111.

CN __ bilatérale : communication *.


BILINGUE

adj.

Ling. Caractère des personnes, des communautés qui peuvent utiliser deux langues; caractère des documents, des services, des établissements ou des régions où deux langues sont ou peuvent être utilisées.

CN : alphabétisation *; classe *; éducation *; enseignement *.


BILINGUISME

Ens. lang./Ens. L2/Ling. État dans lequel se trouvent des personnes ou des communautés qui parlent deux langues; état des services, des régions ou des établissements dans lesquels deux langues sont ou peuvent être utilisées.

CN : théorie neurolinguistique du *.


BILITTÉRATIE

Alpha./Ens. lang./Ens. L2. Capacité à utiliser la langue et les images pour communiquer dans deux langues ». __ GERMAIN, C. et NETTEN, J. (2012b). V cercle de la littératie. VA approche neurolinguistique, A3.


BILL

Dr. F.f. Anglicisme dans le sens de projet de loi.


BINAIRE

adj.

1. Gén. Qui concerne tout ensemble à deux éléments. Correction binaire : vrai ou faux.

2. Inf./Math. Qui se rapporte au système de numération ne comportant que les deux chiffres : 0 et 1; numérotation à base 2. Code binaire; langage binaire. V bit;octet. TA décimal; hexadécimal.

A. Origine. Le système binaire qui a permis le développement de l’informatique a été élaboré par l’Allemand Gottfried Wilhelm LIEBNIZ (1646-1716).

B. CN : code *; langage *; système *.


BIOBIBLIOGRAPHIE

Biblio. VA bibliographie, C.


BIOCÉNOSE

Écol. Ensemble des organismes qui vivent dans les mêmes conditions de milieu et dans un espace déterminé de dimensions variables. Qsyn. communauté. VA diversité, D, H et I;écosystème, B.

A. Origine. Terme créé par Karl MÖBIUS (1877).

B.Étym. De bios, vie et de koinos, avoir quelque chose en commun.


BIOCÉNOTIQUE

Écol. Qsyn. synécologie.


BIOCENTRISME

ERE. VA environnement, Q.



BIOLOGIE

Sc. Science dont l’objet d’études est la vie des êtres humains, des animaux et des plantes. V taxonomie de KLINCKMANN. VA écologie, Q; écologie microbienne; écologie scolaire, E; enseignement des sciences et technologie, B; finalisme, B; holisme, A; philosophie, D; taxonomie, I; technologie, E.

A. Étym. Du grec bios, vie, et logos, discours, science.

B. Unité de base : la cellule qui est l’élément fondamental de tout être vivant, lequel individu appartient à une espèce.

C. CN : psycho*; taxonomie des habiletés en *.

D. CN __ biologique : cycle *.

E. Nomenclature.

acquis

aérobie

anaérobie

autorégulation

besoin

cerveau

contreréaction

contrôle

créationnisme

croissance

darwinisme

émergentisme

environnement

eugénisme

événement stressant

évolutionnisme

feedback

fixisme

génétique

habituation

hérédité

homéostasie

information en retour

inné

lamarckisme

maturation

maturité

mésologie

milieu

motricité

mutationnisme

myélinisation

ontogenèse

ontogénie

organicisme

philogénèse

proaction

psychophysiologie

régulation

rétroaction

sélection naturelle

stress

s. quotidien

stresseur

système nerveux

transformisme


BIOMASSE

Écol. Masse totale des êtres vivants pris dans leur ensemble (communauté) ou par groupe systématique (population) ou encore individuellement (organisme) par unité de surface d’un milieu déterminé à un moment particulier. Ex. : la biomasse des écureuils roux dans une forêt de conifères.

Biomasse/extensions non biologiques. Il est ainsi possible de dire qu’à côté de la véritable biomasse humaine, biologique, constituée par son propre corps, l’Homme bâtit des extensions non biologiques qui nécessitent, non seulement de l’énergie pour leur construction, mais aussi pour leur réparation et leur manutention, et que ces extensions non biologiques sont devenues aussi essentielles au fonctionnement des différents groupes d’hommes que ne l’est leur intégrité biologique. Elles consomment aussi, dans la majorité des groupes, considérablement plus d’énergie qu’il n’est nécessaire pour la seule biomasse humaine __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979). Ex. : construction et entretien des édifices d’une ville qui est une extension non biologique essentielle à l’humain.


BIOMÉCANIQUE

Éduc. phys./Kin./Phys. Discipline scientifique qui a pour objet l’étude et l’application des principes et des méthodes de la mécanique aux organismes vivants. TA cinésiologie.


BIOSPHÈRE

Écol./Sc. VA environnement, K.


BIOTIQUE

adj.

Écol. Relatif aux organismes vivants d’un écosystème. Ex. : facteurs biotiques tels que les êtres humains, les animaux, les plantes, les bactéries, les virus, etc. Ant. abiotique; non biotique.

CN : a*; facteur *; facteur non *.


BIOTOPE

Écol. VA diversité, G; écosystème, B.


BISANNUEL

Gén. Syn. biennal. VA semestriel, A.


BISOCIATION

Créat./Péd. Fait de percevoir une situation ou une idée sur deux plans de référence dont chacun a sa logique interne, mais qui sont habituellement incompatibles __ KOESTLER, A. (1964). VA créativité, N.

A. Nature. Cette bisociation provoque alors un déplacement abrupt du mouvement de la pensée, menant vers une solution au problème ou une idée nouvelle. RENOIR peignant à l’aide de pinceaux attachés à son avant-bras en raison de son arthrite, l’aviateur ayant utilisé pour la première fois un parachute dans le but de faire atterrir son avion sur une piste trop courte, voilà des exemples de gens exécutant des bisociations à partir d’habiletés ou de plans incompatibles en principe __ PROVENCHER, S. (1987).

B. Application. La bisociation est une des plus intéressantes théories de la créativité, qui peut également être appliquée aux mécanismes de l’humour et du rêve __ id.


BIT

Inf. Plus petit élément d’information pouvant être mémorisé par un ordinateur; unité de base de l’information correspondant à un choix entre 0 et 1. Information représentée par un symbole à deux valeurs généralement notées 0 et 1, associées aux deux états d’un dispositif __ CMTI (Fr.) (1989). TA octet.

A. Étym. Abréviation de l’expression anglaise BInary digiT.

B. Nature. Le bit est semblable à un interrupteur pouvant occuper deux positions : état de marche (1) ou d’arrêt (0). L’ordinateur ne peut comprendre que ce langage codé formé de combinaisons de 0 et de 1. Un caractère peut habituellement être codé par 1 bit de départ + 7 ou 8 bits de données + 1 bit de parité ou non + 1 bit d’arrêt, soit un total de 10 bits.

C. Microprocesseur. Les microprocesseurs de 8, 16, 32 ou 64 bits sont des dispositifs qui traitent des mots de 8, 16, 32 ou 64 bits.


BLOC DE COURS

Techno. éduc. Syn. mallette de formation; mallette/valise pédagogique; trousse d’apprentissage.


BLOC-SYSTÈME

1. Did./Péd. Référence à un ensemble prédéterminé, composé de notions précises, appartenant à deux ou à plusieurs matières, pour favoriser l’enseignement intégré d’un thème. EA enseignement intégré/par thème; intégration des matières.

2. Org. scol. Mode de répartition des élèves, des personnels, des activités scolaires et des locaux dans le cadre d’un horaire prédéterminé et arrêté pour un temps prolongé. Ant. système souple.


BLOCAGE CULTUREL

Éduc. cult. Attitude de fermeture relativement à l’apport possible des autres cultures à l’essor de la sienne ainsi qu’à son développement personnel; fait de se fermer aux autres cultures; résultante de l’attitude et du fait précédents. V culture. VA culture immigrée, A. TA ethnocentrisme; racisme.

Causes. Le blocage culturel est dû soit à une insécurité personnelle ou collective, soit à un sentiment de supériorité de sa propre culture, voire de rejet ou de mépris envers les autres cultures. Le déblocage culturel n’est possible que par une identification précise des préjugés et des stéréotypes, par la prise de conscience des faussetés de ces derniers et par l’apprentissage d’attitudes et de comportements plus ouverts. Dans la perspective du blocage culturel, l’interculturalisme se révèle illusoire.


BOGUE

n.m.

1. Did./Péd. VA approche de la recherche des erreurs, A et B.

2. Inf. Erreur, imperfection dans un programme. Défaut du logiciel ou du matériel se manifestant par des anomalies de fonctionnement __ OQLF (2004). TA déboguer.

A. Usage français. Le terme « bogue » a été recommandé dans le Journal officiel de la République française. C’est un cas d’emprunt sémantique et de remotivation d’un ancien mot français, le sens premier de « bogue » étant « enveloppe piquante de la châtaigne » __ PAVEL, S., SEC (1989).

B. Anglais. Bug signifie en français « insecte, punaise »... V bug.


BOUC ÉMISSAIRE

Gén. Souffre-douleur que l’on tient à tort responsable d’une situation déplorable. Syn. dindon de la farce; sacrifié; tête de Turc; victime. VA burnout, F2.


BOURSE D'ENTRETIEN

Ens. sup. Assistance financière accordée à des étudiants dans le besoin et qui réussissent bien leurs études.


BOURSE D'ÉTUDES

Ens. sup. Récompense financière faite à un étudiant en reconnaissance de sa performance scolaire __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.



BOURSE D'EXCELLENCE

Ens. sup. Traitement ou assistance financière attribuée à un étudiant remarquable, compte tenu de ses performances scolaires, artistiques ou athlétiques, ou à titre d’encouragement à poursuivre un développement personnel exceptionnel.


BOURSE DE RECHERCHE

Ens. sup. Forme d’aide financière accordée à un professeur ou à un étudiant qui poursuit une recherche jugée de grande qualité ou quelque développement opportun relié à son champ de spécialisation.


BRAINSTORMING

Créat./Péd. Méthode conçue et appliquée par Alexander Faickney OSBORN (1938) qui vise à développer les caractéristiques fondamentales de la création collective : ouverture à l’information, capacité de former des combinaisons à partir de schémas connus ou des combinaisons entièrement nouvelles, d’où l’importance du stockage et du choix des informations __ LAMBERT, M. (1987). Syn. remue-méninges. VA recherche de solutions, C.

A. Francisation. D’usage courant en français, le terme « brainstorming » se traduit parfois par « remue-méninges ».

B. Créat. La technique du brainstorming fut à l’origine des études contemporaines sur la créativité. Elle a pour but d’engendrer un grand nombre d’idées neuves en un temps restreint, et met l’accent sur l’aspect fondamental de la quantité et de l’originalité des solutions (caractéristiques qui imprègnent par la suite toutes les études expérimentales sur la créativité) __ LAMBERT, M. (1987).

C. Objets. Le brainstorming est une méthode qui a pour but de faciliter l’augmentation et l’accélération de la production d’idées sans garantir nécessairement leur qualité. Mais, ainsi que le rappelle OSBORN, cette méthode collective n’est pas un procédé complet pour résoudre les problèmes, elle ne constitue que l’une des nombreuses démarches vers la découverte des idées qui n’est, elle-même, qu’une étape dans la solution créative des problèmes __ id.

D. Processus. La séance se déroule suivant trois étapes : 1. La détermination du problème à résoudre qui, lorsqu’il est jugé complexe, est décomposé en une série de sous-problèmes qui sont soumis successivement au groupe; l’orientation précise vers l’objectif contribue au succès de la séance, d’où l’importance du rôle de meneur de jeu. 2. La découverte des idées qui sont inscrites et numérotées au fur et à mesure de leur apparition; les premières séances sont consacrées à la production intensive des idées (chaque séance dure environ quarante-cinq minutes), les suivantes, au perfectionnement des idées estimées les plus performantes (rappelons qu’aucune idée ne peut être « baptisée du nom de son auteur »). 3. La découverte des solutions ou la vérification de la valeur des suggestions s’effectue à partir d’une liste dont les idées sont passées au crible, par un groupe restreint de participants ou par une autre équipe de recherche qui entreprend l’évaluation et la remise en chantier des suggestions __ id.

E. Règles. Celles-ci se résument en quatre points : 1. Le jugement différé; il s’agit de séparer la production de l’évaluation; toute attitude critique, même non verbale, est proscrite ainsi que l’est l’autocritique. 2. L’imagination libre encouragée (ou imagination en « roue libre »); il est nécessaire d’exprimer toutes les idées qui viennent spontanément à l’esprit. Pour aider la production des idées du groupe, la prise de notes individuelle et collective (à l’aide d’un,e secrétaire) est importante, car elle facilite la concentration sur le problème étudié et empêche de sanctionner ce qui peut paraître absurde à prime abord. 3. La quantité des idées fournit la qualité; parmi la multitude d’idées produites, les idées performantes émergent de l’ensemble; il s’agit donc d’enchaîner sur les idées des autres et sur ses propres idées (processus de réaction en chaîne), en faisant appel, pour relancer et stimuler la production du groupe, à des procédés tels que la recherche d’autres usages, le changement de point de vue, l’adaptation, la modification, la substitution, l’addition, la multiplication, la diminution, le réarrangement, le renversement, la combinaison, auxquels s’ajoute la technique de l’association forcée. 4. Le rejet de la notion de propriété; les idées personnelles doivent pouvoir être reprises, exploitées, transformées par les autres membres du groupe et permettre de multiples analogies; c’est ainsi que le groupe déclenche l’idéation; il s’agit de se mettre à l’écoute de ce qui est dit et de chercher systématiquement à interconnecter le cours de ses associations avec celui des autres __ id.

F. Participants. Le groupe est constitué d’individus en nombre limité (5 à 12) appartenant au même rang social (afin d’éviter les blocages dus au complexe d’infériorité), au même service, au même laboratoire ou à la même entreprise (la nature du problème à résoudre déterminant les types de participants); il est placé sous la direction d’un « meneur de jeu » chargé de présenter le problème, les règles de la technique, d’orienter la séance vers un rendement maximum, et qui devra « posséder une aptitude à produire des suggestions, largement supérieure à la moyenne » __ id.


BRANCHE D'ÉTUDES

Did. Section cohérente et autonome d’un programme d’études. Ex. : Le domaine des sciences exactes se subdivise selon les branches de la biologie, de la chimie, de la physique, de l’écologie, etc. VA programme d’études, I. EA branche du savoir. domaine d’études. = ∑ {champ d’études}. = {habileté + matière}.

A. Contenu. Traditionnellement, une branche d’études correspond à une matière scolaire (français, mathématiques, histoire, etc.). Une telle perception se situe essentiellement dans une visée d’instruction où les objectifs de contenu ont nettement préséance sur les objectifs d’habileté. En outre, la branche d’études telle que conçue renforce le cloisonnement des matières scolaires. L’ensemble des objectifs qui constitue une branche d’études doit former un tout cohérent et autonome. Dans l’optique d’une éducation plus complète de la personne, une branche d’études comprend à la fois des contenus et des habiletés; de plus, les contenus peuvent être interdisciplinaires et les habiletés peuvent toucher divers domaines du développement.

B. Branche d’études/du savoir. Alors que la branche du savoir est un ensemble d’objectifs restreint à des contenus d’enseignement ou d’apprentissage, la branche d’études inclut à la fois des contenus (matières) et des habiletés.


BRANCHE DU SAVOIR

1. Épist. Partie, spécialité, secteur, section du savoir. Les sciences exactes, les sciences humaines, les mathématiques, etc.Qsyn. matière. VA programme d’études, I. EA branche d’études;champ de savoir.

2. Épist. Partie, ramification d’une discipline. EA branche d’études; champ de savoir. discipline.

A. Branche/champ de savoir. L’expression branche du savoir a une extension plus grande que celle de champ de savoir, plus particulière à la didactique. La branche d’un savoir comprend toutes les connaissances présentes à un moment de leur évolution; le champ de savoir ne retient que les notions plus ou moins approfondies qui seront objets d’apprentissage dans une situation pédagogique particulière.

B. Discipline. Une même discipline peut comprendre un certain nombre de branches. Ex. : On peut diviser la grammaire en grammaires normative, générative, transformationnelle, distributionnelle, etc.; la physique : en optique, mécanique, électricité, physique atomique, etc.


BRANCHE PROFESSIONNELLE

Form. prof. F.f. Dire plutôt secteurprofessionnel.


BRANCHEMENT

1. Did. Endroit d’un programme d’études où un choix doit être fait entre divers agencements d’objectifs ou divers cheminements du Sujet. VA programme d’études, H. TA cheminement.

2.Édum./Inf. Endroit d’un programme où un choix doit être fait entre diverses séquences d’instructions à exécuter. Connexion, liaison, raccordement de périphériques et d’appareils (hardware). Syn. aiguillage.


BRANCHEMENT CONDITIONNEL

1. Did./Péd. Approche qui permet de vérifier l’atteinte des objectifs antérieurs chez un sujet avant son cheminement ultérieur afin d’y apporter, si nécessaire, les correctifs appropriés, surtout si de tels objectifs se révèlent préalables à de prochains apprentissages. VA programme d’études, H.

2. Édum./Inf. VA cheminement.

Illustration.

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BRANCHEMENT LINÉAIRE

1. Did./Péd. Séquence continue d’entités d’enseignement-apprentissage qui ne prévoit aucune rétroaction. VA programme d’études, H. EA cheminement linéaire.

2. Édum./Inf. VA cheminement, D. EA cheminement linéaire.

Illustration.

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BRANCHEMENT OPTIONNEL

1. Did./Péd. Approche qui permet à un élève d’effectuer un choix d’objectifs et/ou d’activités d’apprentissage. VA programme d’études, H.

2. Édum./Inf. VA cheminement.

Illustration.

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BRANCHEMENT RÉSEAU

Téléinf. VA réseau, R.


BRAVAIS-PEARSON

Stat. VA coefficient de corrélation, C.

CN : corrélation de *.


BREDOUILLEMENT

Adapt. scol. VA troubles de la parole, D.


BREVET

Doc./Form. prof./Gest. app. (Fr.). Diplôme ou certificat délivré par l’État (après examen) attestant certaines aptitudes, donnant certains droits et permettant au titulaire d’exercer certaines fonctions. Se dit de l’examen lui-même. Le brevet sanctionne des études secondaires distinctes de celles qui conduisent au baccalauréat.

A. Étym. Diminutif de bref, du latin brevis, breve, qui, sous l’Ancien Régime, désigne un écrit, un billet officiel accordant un avantage ou nommant à une fonction.

B. France. On distingue plusieurs types de Brevets, notamment :

• le Brevet sportif scolaire (BSS), qui est exigé des candidats au certificat d’études primaires et qui comprend des épreuves d’athlétisme, de gymnastique et de natation (cette dernière étant facultative);

• le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), obtenu par les finissants du premier cycle de l’enseignement secondaire;

• le Brevet d’études professionnelles (BEP), qui sanctionne une formation de deux ans d’ouvrier ou d’employé qualifié;

• le Brevet de technicien (BT), qui se prépare en trois ans dans les lycées technologiques, après la classe de 3e;

• le Brevet de technicien supérieur, que les bacheliers ou les détenteurs du BT obtiennent dans les sections supérieures des lycées, après deux années d’études très spécialisées (métallurgie, arts appliqués, etc.);

• le Brevet de technicien agricole, qui sanctionne le cycle long des lycées agricoles.

C. Québec. Anciennement, le Brevet était décerné au terme des études pédagogiques dans une école normale et conférait le droit d’enseigner. EA enseignement technique; lycée d’enseignement général et technologique; lycée professionnel.

D. CN : délivrance des *; émission des *.


BREVET (DÉCERNER UN)

Gest. app./Lég. scol.F.f. Dire plutôt délivrer un brevet. EA délivrance des brevets.


BREVET D'ENSEIGNEMENT

1. Ens. sup. Certificat officiel décerné à une personne qui a complété avec succès un programme professionnel de préparation à une carrière en enseignement __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

2. Gest. app./Lég. scol. Acte, délivré par l’État, accordant l’autorisation permanente d’enseigner __ OLF (1998). TA diplôme. EA délivrance des brevets; permis d’enseigner; stage probatoire.

Brevet/diplôme. Il ne faut pas confondre un diplôme universitaire obtenu dans une faculté ou un département de sciences de l’éducation (ex. : baccalauréat en orthopédagogie) et un brevet d’enseignement. Le brevet d’enseignement n’est pas un diplôme __ CTEQ (1990).


BREVETÉ,E

1. Gest. app./Lég. scol. (n.). Enseignant ou enseignante titulaire d’un brevet d’enseignement __ OLF (1998).

2. Gest. app./Lég. scol.(adj.). Se dit d’un enseignant qui est titulaire d’un brevet d’enseignement __ id.

A. Breveté,e/agréé,e. Il ne faut pas employer agréé ou agréée ni certifié ou certifiée pour breveté ou brevetée __ id.

B. Breveté,e/diplômé,e. Il ne faut pas confondre diplômé, diplômée et breveté, brevetée __ id.


BRUIT

1. Com. Interférence qui nuit à la transmission d’un message; parasite, perturbation aléatoire dans un cycle de communication qui entrave la transmission d’un message par une perte ou un ajout d’informations. VA communication, C.

2. Sc. Complexe sonore apériodique qui provoque, consciemment ou non, des sensations auditives désagréables.

A. Localisation. Dans une communication, le bruit peut se situer à un ou plusieurs endroits du cycle : émetteur, codage, canal, décodage, récepteur. VA communication, C.

B. Bruit/son. Dans le bruit, les vibrations acoustiques ne s’harmonisent pas tandis que le son est un phénomène acoustique périodique (ex. : musique).

C. Effets néfastes. À partir d’environ 60 dB, le bruit peut devenir un agent d’agression causant des réactions négatives aux plans psychologique et physiologique : perte d’attention, retard d’apprentissage, concentration défectueuse, nervosité, fatigue, croissance ralentie, hypertension, spasmes, etc.


BRUNER, J.

Did./Péd. VA modèle d’enseignement, E; niveau conceptuel, E.


BUDGET

1. Adm. éduc. Estimation des recettes et des dépenses prévues par un organisme d’éducation pour une période de temps donnée.

2. Adm. éduc. Ensemble des crédits et des fonds accordés à une organisation d’éducation ou à l’une de ses unités par l’autorité compétente.

A. Budget programmé : budget planifié en fonction des activités, des buts et des programmes d’une unité administrative dans le but de lui allouer les fonds nécessaires à son fonctionnement. C’est le résultat du modèle de budgétisation RCB (rationalisation des choix budgétaires) connu en anglais sous le nom de PPBS (planning programming budgeting system).

B. Budget équilibré : budget dans lequel les recettes sont égales aux dépenses. Syn. budget balancé.


BUG

Inf. F.f. De l’anglais bug, cafard, insecte, vermine. Dans l’usage courant, on utilise fréquemment le terme bogue. V bogue. TA déverminage.

Origine. Au temps des premiers ordinateurs à lampes, celles-ci attiraient les insectes (bugs) qui s’introduisaient dans l’appareil et produisaient des courts-circuits, ce qui créait un arrêt de l’ordinateur. Ce phénomène a été découvert en 1945 par Grace Murray HOPPER sur le Harvard Mark I. De là vient l’expression anglaise « debug », c’est-à-dire trouver et enlever les « bugs » qui causent problème, qui occasionnent, par extension, le mauvais fonctionnement d’un programme.


BULLETIN

Gest. app. Communication écrite officielle de la part des enseignants aux parents, portant sur le développement de leur enfant à l’école en ce qui a trait à lui-même, à ses résultats scolaires, à ses comportements, à ses attitudes, à sa relation avec les autres et à son interaction avec l’environnement. VA cours à unité(s), E;cours hors compte, D; étape, A; relevé de notes, C.


BULLETIN CUMULATIF UNIFORME

Doc./Gest. app. F.f. VA relevé de notes, A et B.


BULLETIN D'ÉTABLISSEMENT

Doc./Gest. app. VA d’établissement, A.


BULLETIN DESCRIPTIF

Gest. app./Péd. Grille d’évaluation qui comprend l’ensemble des objectifs à atteindre et qui permet de représenter le cheminement détaillé de l’élève. VA bulletin scolaire, B; performance, C.


BULLETIN SCOLAIRE

Doc./Gest. app. Rapport établi périodiquement par l’administration d’un établissement d’enseignement et comportant un relevé des notes d’un élève, des remarques sur son travail et sur son comportement scolaires ainsi que, le cas échéant, un rapport d’assiduité __ OLF (1998). TA conservation;consignation;notation;transmission. EA attestation de scolarité;bilan fonctionnel; reconnaissance des acquis; relevé de notes.

A. Appellations. En contexte, on trouve aussi bulletin de l’élève et bulletin, employé absolument __ CTEQ (1988).

B. Bulletin descriptif. Quand un bulletin est personnalisé et comporte des annotations détaillées sur la progression des apprentissages ou le comportement de l’élève, il est appelé bulletin descriptif __ id.

C. Formes. Le bulletin peut prendre diverses formes : carnet de notes; document informatisé; etc. __ id.

D. Portée. Le bulletin peut porter sur une seule étape ou sur l’ensemble du travail accompli pendant l’année scolaire __ id.

E. Enseignement collégial et universitaire. Le bulletin prend la forme d’un simple relevé de notes __ id.

F. Informations (QC).Régime pédagogique de l’enseignement préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire (08-02-05). Le bulletin scolaire de l’élève doit contenir au moins les renseignements suivants : 1. l’année scolaire; 2. la classe; 3. le nom de la commission scolaire; 4. le nom de l’élève; 5. le code permanent de l’élève; 6. la date de naissance de l’élève; 7. les nom, adresse et numéro de téléphone des parents ou, si l’élève est majeur, son adresse et son numéro de téléphone; 8. le lien de parenté ou de responsabilité entre l’élève et le destinataire du bulletin; 9. le nom du directeur de l’école; 10. le nom des enseignants de l’élève; 11. les nom, adresse et numéro de téléphone de l’école; 12. le signe d’authentification de la commission scolaire ou la signature du directeur de l’école; 13. le titre de chacune des matières suivies par l’élève, s’il s’agit d’un élève de l’enseignement primaire; le code et le titre de chacun des cours suivis par l’élève, de même que le nom de l’enseignant responsable de chacun de ces cours, s’il s’agit d’un élève de l’enseignement secondaire; 14. les données relatives à l’assiduité de l’élève; 15. les résultats obtenus pour chaque matière ou, s’il s’agit d’un élève de l’éducation préscolaire, l’appréciation du développement de l’élève; 16. les unités rattachées à chacun des cours suivis par l’élève durant l’année scolaire ainsi que le nombre d’unités obtenues pour les cours qui ne font pas l’objet d’une épreuve imposée par le ministre, s’il s’agit d’un élève de l’enseignement secondaire.


BUMPING

Adm. scol./Gest. ens. F.f. Dire plutôt mutation forcée.


BUREAU DE L'AIDE FINANCIÈRE AUX ÉTUDIANTS

Ens. sup.Syn. service de l’aide financière aux étudiants.


BUREAU DES DÉLÉGUÉS

Adm. scol./Lég. scol. F.f. Dire plutôt comité des délégués.


BUREAUCRATIE

Adm./Gest. VA paradigme de la dialectique sociale, F.


BUREAUTIQUE

Inf. Ensemble de méthodes et de moyens dérivés de l’informatique permettant de préciser, d’automatiser, d’accélérer, d’opérationnaliser et d’intégrer les fonctions et tâches de bureau. ∈ informatique.

A. Étym. Introduit vers 1976, néologisme formé à partir des mots bureau et informatique.

B. Techniques. Analyse et synthèse de données en vue de la prise de décision, du traitement de textes, de la comptabilité, de la gestion des ressources et des opérations, du courrier électronique, de la collecte, de la mise en mémoire et de la transmission d’informations, etc.

C. Dérivés attestés : bureautisation, bureautisé.

D. Service bureau : entreprise fournissant les services d’un ordinateur et d’experts à des clients __ HOLLERBACH, L. (1982).

E. Fonctions et tâches : accès aux bases de données, accès simultané à un même support d’information par plusieurs usagers, calculs, communications téléphoniques, consultation de répertoires, création et acheminement de formulaires, gestion de dossiers électroniques (agendas, archivage, classement, impression), messagerie, traitement de textes.

F. Bureau : nom français du finder.


BUREAUTIQUE PÉDAGOGIQUE

Édum. Bureautique appliquée à la gestion de l’enseignement-apprentissage.


BUREAUTIQUE SCOLAIRE

Édum. Bureautique appliquée à l’ensemble des tâches de gestion dans une école.

Système de gestion intégré des ressources __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992).

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BURNOUT

1. Gén. État d’épuisement physique et psychique d’une personne qui a consumé son bagage d’énergies dans un contexte où elle n’a pu les renouveler, et qui se traduit par une attitude et une image négative envers soi, son travail et la vie en général. Qsyn. abattement; angoisse existentielle;épuisement; mal-être; surmenage.

2. Méd./Psych. Trouble adaptatif transitoire avec inhibition dans le travail; réaction à un trop grand stress prolongé relié au travail. Syn.épuisement professionnel. V stress.

A. Historique. De l’expression anglaise engine burn out, moteur usé, brûlé. Ce sont les psychologues industriels qui, les premiers, ont utilisé ce terme dans le sens où on l’emploie aujourd’hui __ LANGUIRAND, J. (11.89). Utilisé originellement dans l’industrie aérospatiale indiquant l’état d’une fusée qui a brûlé tout son carburant et qui retombe au sol. Il s’agit donc de ce que l’on pourrait appeler une autodestruction par brûlure interne, par combustion des ressources intérieures. Assez rapidement, au début des années 1970, l’expression burnout a été appliquée au monde du travail __ GRANTHAM, H. (11.89). Le terme burnout correspondant à l’idée d’épuisement professionnel a fait son apparition dans la littérature scientifique il y a plus d’une trentaine d’années. Deux chercheurs (GINSBERG et FREUDENBERGER), dont les études portaient sur les réactions au stress du travail, ont en effet utilisé en 1974 le terme burnout pour décrire le sentiment de vide et d’épuisement à la suite des exigences excessives du travail dans le secteur de l’administration et des entreprises de services. Le docteur FREUDENBERGER, ayant lui-même vécu une expérience d’épuisement professionnel dans les années 1960 (il travaillait alors avec un groupe de drogués à New York), se serait appuyé sur cette étape de sa vie pour mieux comprendre et observer cette réaction particulière au travail. Depuis 1976, une équipe de recherche californienne (MASLACH, PINES et JACKSON) a tracé la voie au champ d’études sur le burnout __ BOISVERT, J. (09.89).

A1. L’évolution du syndrome d’épuisement professionnel. Il faut parler des définitions, car le burnout est une pathologie dont la définition n’est pas figée dans le marbre. Elle est changeante et protéiforme, évolue avec les organisations du travail et leur impact sur notre santé. D’un auteur à l’autre, on l’a vu, la signification du terme burnout n’est pas nécessairement la même. D’une époque à l’autre, son contenu a évolué. Le burnout n’est pas une maladie, n’a pas de définition scientifique validée et est, en fait, un syndrome d’adaptation. Les spécialistes s’accordent aujourd’hui sur le fait qu’il prend sa source dans l’environnement de travail et qu’il est le résultat d’une interaction, d’une rencontre entre des facteurs organisationnels et des facteurs individuels. Le type de symptômes du syndrome d’épuisement professionnel peut changer si la nature des pressions qui s’exercent sur l’individu change aussi.

A1.1. Année 1970 : la maladie des soignants idéalistes. Le syndrome d’épuisement professionnel se déploie dans un contexte où le travail est un engagement dans la défense de causes collectives. Des soignants bénévoles et idéalistes se brûlent les ailes en soignant des toxicomanes dans des centres de soins gratuits. Le décalage entre le soin rêvé et la réalité du résultat épuise leurs ressources internes. Mais de nos jours, si la majorité des soignants continuent à investir le soin, on sait aussi que les jeunes médecins ont une approche plus pragmatique, veulent un meilleur équilibre horaire entre leur vie privée et leur vie professionnelle, choisissent des spécialités qui rapportent rapidement. VA B2 et F2.

A1.2. Année 1980 : la maladie du battant. Le syndrome du burnout est décrit chez des individus qui ont une image idéalisée d’eux-mêmes, se perçoivent comme dynamiques, charismatiques, particulièrement compétents. Cette vision de soi-même rencontre des demandes professionnelles exponentielles et se heure aux limites du corps humain. À cette époque, le burnout est la « maladie du battant ».

A1.3. Année 2000 : un épuisement professionnel généralisé. Parallèlement aux formes classiques, on voit s’étendre à l’ensemble du monde du travail des tableaux d’épuisement de travailleurs se heurtant à la résistance d’un environnement de travail contraignant, bardé d’obligations procédurales, d’exigences de productivité grandissante, de pressions externes croissantes avec une invisibilité grandissante du travail réel et une diminution de tous les ressorts de la reconnaissance. _PEZÉ, M. (2017) : 75.

B. Manifestations : 1. fatigue extrême, lassitude permanente au plan physique, émotionnel ou intellectuel; 2. affaiblissement physique, exténuation émotive; 3. sentiment d’inutilité, insatisfaction personnelle, diminution de la confiance en soi; 4. apathie, perte de motivation, d’enthousiasme, d’intérêt et d’énergie envers ses activités; 5. désintérêt et piètre rendement au travail; 6. sentiment d’impuissance, sensation de subir plutôt que de contrôler les événements; 7. attitude négative généralisée, désespoir.

B1. Épuisement professionnel : état d’une personne de métier dont les forces physiques et le tonus nerveux se trouvent réduits par suite d’une charge de travail excessive ou de conditions d’exercice éprouvantes _ SILLAMY, N. (2003).

B2. Domaine social. Nombre de professionnels engagés dans le domaine social voient leur enthousiasme se tarir avec le temps. Les auteurs anglo-saxons désignent sous le nom de burnout (éteint, consumé) ce sentiment de découragement qui s’empare de beaucoup de travailleurs sociaux à un moment de leur carrière, et dont l’expression symptomatique la plus répandue est le repli sur soi, le doute, l’absence d’engagement. Certains changent d’activité ou même de profession; d’autres se défendent en mettant la plus grande distance possible entre eux et les familles, sur lesquelles ils vont disserter à loisir, en tenant de grands discours théoriques; quelques-uns essaieront coûte que coûte de tenir malgré tout et feront de leur vie un véritable apostolat _ SILLAMY, N. (2003) : 102. VA A1.1 et F2.

B3. Classes de symptômes. Le psychologue André SAVOIE (1983 : 94-95) s’inspirant de FREUDENBERGER regroupe les symptômes selon trois classes : les symptômes psychophysiologiques (sensations d’épuisement et de fatigue, fréquents maux de tête, etc.), les symptômes psychologiques (ennui, découragement, sentiments de futilité et de solitude, paranoïa, rigidité, etc.) et les symptômes comportementaux (changements draconiens dans le comportement, promptitude à la colère, conduites à risques élevés, etc.). _BOISVERT, J. (1989) : 11.

C. Signes avant-coureurs : 1. fréquentes insomnies; 2. retrait émotionnel et physique; 3. perceptions négatives de soi et de ses activités; 4. difficulté de concentration et de mémoire; 5. malaises divers (dos, tête, estomac, insomnie, perte de poids, etc.); 6. tension croissante, anxiété jusqu’à la détresse et l’angoisse; 7. fréquents états dépressifs; 8. troubles d’adaptation; 9. cynisme; 10. modifications profondes des comportements.

D. Symptômes dans le domaine de l’éducation : 1. détérioration de la qualité de l’enseignement et de la planification de cours; 2. baisse du niveau de tolérance; 3. augmentation des attitudes autoritaires et de l’agressivité; 4. baisse de confiance envers ses pairs; 5. cynisme envers la profession.

E. Causes générales. Parmi les causes extérieures reliées au travail, mentionnons des conditions négatives comme une organisation déficiente du travail, une surcharge de travail, une demande constante de services ou de soins constituant un stress continu et prolongé, de même que l’absence de mesures positives comme le manque de soutien administratif, le manque de communication et l’absence d’un système de valorisation du travail. Parmi les causes intérieures reliées à la personne, mentionnons une certaine vulnérabilité personnelle au burnout (« vision idéaliste » du travail, besoin excessif d’être utile et valorisé au travail, exigences trop élevées) ainsi que l’absence de ressourcement affectif et personnel adéquat (manque de loisirs et de vacances, manque de vie sociale et familiale, etc.) __ BOISVERT, J. (09.89). Même si l’on reconnaît que « la perception joue un rôle primordial dans la conceptualisation du stress » et que « certains exagèrent le degré de menace en réagissant avec excès à une situation que la plupart jugeraient insignifiante », de même que « c’est la façon dont une personne perçoit son pouvoir d’adaptation, et non jusqu’à quel point elle peut bien s’adapter, qui provoque une réaction de stress (HIEBERT, B., 1985), il n’en demeure pas moins que certaines conditions de travail peuvent contribuer à ce qu’un ensemble de personnes en viennent à ne plus être capables d’investir dans ce qu’elles font, fonctionner au minimum et refuser de fournir tout extra à ce qui est minimalement prescrit de faire __ DUPUIS, J.-C. (1990).

E1. Causes organisationnelles. Les variables génératrices du syndrome d’épuisement professionnel se situent schématiquement à trois niveaux : l’organisation du travail; les relations entre ceux qui travaillent; les attentes personnelles par rapport au travail _ PEZÉ, M. (2017) : 58-59.

E1.1. Organisation du travail. La surcharge de travail, le rythme des tâches à effectuer, la pression du temps, les horaires longs, imprévisibles, un travail répétitif, peu stimulant, avec des procédures standardisées, sont des variables importantes. L’impossibilité de contrôler son rythme de travail, le fait d’être soumis au travail des autres, à des objectifs inatteignables y participent tout autant _ id.

E1.2. Relations personnelles. Des rôles mal définis, contradictoires, l’isolement et le manque de soutien social, l’insécurité y contribuent également _ id.

E1.3. Attentes élevées. Mais le rôle des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur la capture des corps et des esprits qui travaillent devient aussi totalitaire. Ces technologies de connexion constantes et instantanées sont parvenues à dissoudre complètement la frontière autrefois marquée, puis de plus en plus poreuse, entre la vie au travail et la vie privée _ id.

E2. Risques spécifiques pour la santé des femmes _ PEZÉ, M. (2017) : 224. Il existe bel et bien des risques spécifiques pour la santé des femmes, liés à l’organisation du travail. Parmi eux, on peut citer :

plus de troubles anxieux et dépressifs, car leurs postes sont moins qualifiés et leur travail moins reconnu (enquête SUMER);un comportement méprisant de la part des hommes et un déni de reconnaissance du travail;l’invisibilité complète de la double journée des femmes, une double peine psychologique avec des effets somatiques graves;les horaires de travail à rallonge qui accroissent le risque d’épuisement professionnel, d’affection coronaire, d’accident vasculaire cérébral, de diabète insulino-dépendant (voir publications Lancet et American Journal of Heart Society).

E3. Conditions d’exercice de la profession _ DROZ, N. et A. WAHLEN (2018) : 94.Depuis que le burnout est étudié, il est présent partout où des recherches ont été faites. Ce syndrome n’est donc pas lié à une activité particulière, bien que certains aspects d’un domaine professionnel ou l’autre augmentent les facteurs de risques (exposition à la souffrance d’autrui dans les métiers de la santé ou du social, pressions et enjeux financiers colossaux dans certains milieux bancaires, pharmaceutiques ou de trading, etc.). Surtout, aucune activité n’est a priori protectrice. Ce n’est pas la profession elle-même qui est vectrice d’épuisement, mais bien les conditions dans lesquelles elle est exercée.

E4. Technologies de l’information et de la communication _ DROZ, N. et A. WAHLEN (2018) : 113. Aujourd’hui, la pénibilité physique du travail a beaucoup diminué, du fait de la (re)connaissance de ces limitations, de l’automatisation des processus et des moyens auxiliaires. Si ce ne sont plus les limites physiques que nous dépassons aujourd’hui, les technologies de l’information et de la communication mettent à mal nos limites mentales et cognitives. En effet, nous sommes submergés d’informations via les e-mails, internet, smartphones et réseaux sociaux. Selon certains auteurs, cette surstimulation, ou « infobésité », engendrerait des troubles de l’attention, de la mémoire et du raisonnement, une augmentation de l’anxiété liée à la crainte de manquer l’information importante (le fameux FOMO – Fear Of Missing Out) ou au « syndrome d’immédiateté » (...) et une augmentation de notre tension intérieure, au sens propre comme au figuré. De plus, de nouvelles formes d’addictions sans substance en lien avec l’utilisation abusive de ces technologies sont apparues.

E5. Perspective globale _ DROZ, N. et A. WAHLEN (2018) : 73. Les causes du burnout sont à considérer dans une perspective globale. La prévention devrait inclure les facteurs de risques tant physiques (le bruit par exemple) que psychosociaux. Elle devrait porter tant sur le niveau individuel, que sur le niveau collectif (équipe) sur l’organisation dans son ensemble. Ceci, afin de limiter les déséquilibres importants entre risques et ressources, de diminuer les périodes de stress chronique et, ainsi, de réduire la probabilité d’entrer dans un processus de burnout.

F. Causes en éducation. Selon Bryan HIEBERT (1985) : en règle générale, l’organisation de l’emploi du temps, ou la surcharge de travail, l’interaction avec les élèves perturbateurs et les tensions que cela entraîne sont les stresseurs que les enseignants jugent, avec consistance des plus marquée, comme très forts. L’interaction avec les administrateurs et entre les parents et les enseignants, l’ambiguïté du travail et le sentiment que les exigences de la profession sont tellement variées, constituent d’autres stresseurs soulignés dans de nombreux rapports. D’autres auteurs ajoutent d’autres causes importantes : le sentiment d’être emprisonné dans une interminable routine; le peu de reconnaissance, voire l’hostilité des parents et de l’opinion publique; le peu d’emprise sur les décisions pédagogiques, lesquelles relèvent des administrateurs; les perspectives d’avancement absentes ou limitées; la violence entre les élèves et en provenance de ceux-ci envers les enseignants; attentes irréalistes de la population envers l’école; impuissance face aux échecs scolaires.

F1. Professions d’assistance. L’épuisement professionnel se manifestant plus particulièrement dans les professions « d’aide », les enseignants et enseignantes sont des victimes potentielles de burnout. Étant donné que les pressions constantes ou répétées associées à une implication intense avec les élèves sur une longue période décrivent bien le contexte d’enseigner, il n’est pas surprenant que cette occupation génère des cas de burnout. D’ailleurs comme le mentionnent PINES, A. et ses collaborateurs (1982), l’épuisement professionnel est un concept sociopsychologique et doit être distingué de la dépression : c’est une épreuve de nature sociale plutôt qu’individuelle et, par conséquent, il faut en chercher les causes dans l’environnement du travail. Ces auteurs veulent sensibiliser les travailleurs aux causes externes plutôt qu’internes et lutter contre ce que les psychologues appellent « le sophisme de l’unicité, d’ignorance pluraliste » (où l’individu présume, à tort, qu’il est le seul à avoir ces réactions). Dans le cadre d’ateliers sur le sujet, ils brisent l’isolement en donnant aux participants l’occasion de discuter. En réalisant qu’ils sont plusieurs à vivre l’épuisement professionnel, les participants se mettent alors à examiner leurs conditions de travail plutôt que leurs propres déficiences _BOISVERT, J. (1989) : 12. VA A1.1; B2.

F2. Le prof bouc émissaire. PINES, A. et ses collaborateurs (1982 : 69) soutiennent que dans l’enseignement on peut être victime de l’épuisement professionnel à n’importe quel niveau du système scolaire (de la maternelle à l’université). Une hypothèse non prouvée serait que si l’élève n’apprend pas, c’est parce que le ou la professeur,e n’a pas bien fait son travail. Cette croyance irréaliste serait partagée par les élèves, les parents, l’administration et le public, ainsi que par les éducateurs et éducatrices eux-mêmes, et provoquerait des sentiments de frustration, de culpabilité et d’échec _ BOISVERT, J. (1989) : 13.

G. Perspective écologique. L’épuisement du personnel doit être vu comme prenant sa source des interactions à la fois des individus affaiblis et des facteurs de l’environnement qui, ensemble, enlèvent les capacités des personnes à faire leur travail. Le traitement et la prévention doivent être approchés de plusieurs directions et à des niveaux différents, avec confiance et d’une manière coordonnée et bien intégrée. L’épuisement du personnel, exposé simplement, n’est pas un mal individuel. C’est une dysfonction écologique et doit être traitée comme tel __ CARROLL, J. dans BOISVERT, J. (09.89).

H. Phases. On distingue habituellement quatre phases successives, pour rendre compte des différents degrés d’intensité et de progression temporelle du burnout : 1. phase d’enthousiasme (on travaille alors beaucoup et on a de grands idéaux); 2. phase de stagnation (les choses ne se passent pas telles que prévues et on décide de consacrer plus de temps à son travail); 3. phase de désillusion, de frustration (on se questionne sur la valeur de son travail et sur ses capacités personnelles (...) certains problèmes de santé peuvent émerger); 4. phase d’apathie et de démoralisation (la personne peut détester son travail et se sentir incompétente); elle développe divers comportements d’évitement au travail et voudrait tout abandonner; cet état peut amener à une dépression majeure __ BOISVERT, J. (1989).

H1. Stades _ PÉZÉ, M. (2017) : 225. Les différents stades du syndrome d’épuisement :

Stade 1 : la réponse de l’organisme reste dans les limites physiologiques. Les fonctions respiratoire, circulatoire, le catabolisme* sont momentanément augmentés, mais la fatigue disparaît avec le repos.

[* Phase du métabolisme qui comprend les processus de dégradation des composés organiques, avec dégagement d’énergie sous forme de chaleur ou de réactions chimiques et élimination des déchets]

Stade 2 : la réponse oscillante s’installe lorsque l’effort se prolonge ou se répète à une cadence telle que les mécanismes de récupération ne peuvent que s’amorcer, suivis par une vague catabolique. Sommation de fatigues non compensées : évolution vers le surmenage.

Stade 3 :évolution pathologique : troubles digestifs, douleurs diffuses, amaigrissement, irritabilité, dépression, troubles du sommeil, lassitude au réveil, recours au coup de fouet des stimulants.

Stade 4 : au stade de l’épuisement, l’organisme capitule devant les facteurs d’agression : destruction des mécanismes régulateurs, dommages irréversibles.

H2. Étapes successives pouvant conduire au syndrome du burnout _ BAUMANN, F. (2006) : 37-38 :

Posséder un excès d’ambition

Vouloir à tout prix faire ses preuves peut se transformer en acharnement et en obsession.

Ne plus être suffisamment attentif à ses propres besoinsS’engager personnellement de façon trop entière

pour satisfaire aux exigences extrêmes que l’on s’est fixées (parfois inconsciemment).

Face à ces conflits internes, la prise de conscience se fait progressivement et les possibilités de refoulement sont déjà débordéesProgressivement tous les besoins non professionnels s’estompent et n’ont plus de place pour sauvegarder l’individu menacé.Cette lente disparition se fait généralement inconsciemment; le surmenage et la surcharge de travail sont de plus en plus niés

La personne perd son sens naturel de l’adaptation, sa flexibilité. Elle devient de plus en plus intolérante et rigide, dans son comportement comme dans sa pensée.

Une attitude cynique masquée par l’ironie, un sens de l’humour noir bien particulier marque le passage vers une désorientation

Mais là encore, le changement de personnalité n’est pas forcément perceptible, même pour les personnes extérieures…

On en arrive aux véritables changements comportementaux, marqués par une augmentation de la rigidité psychique, une attitude défensive imperméable à toute critique, une distance émotionnelle accrue, nommée ici déshumanisation.Puis une perte de conscience vis-à-vis de soi-même pouvant aller jusqu’à ignorer ses propres besoins antérieurs et raisons de vivre qui existaient au départ.

10- Arrivée à ce stade, la personne va se sentir inutile et incompétente, avec de forts sentiments de peur, qui sont à l’origine d’un désir de dépendance, comme un appel à l’aide, une recherche d’appui sur autrui…

11- Plus d’initiative ni de motivation à quoi que ce soit. Tous les aspects de l’état dépressif sont réunis ici, associés à une perte complète du sens de ce qui s’est produit et un désintérêt croissant pour l’environnement et pour soi-même.

Ce dernier stade est celui de l’épuisement total

Malheureusement, c’est aussi fréquemment celui où la personne est amenée à consulter. L’arrêt complet de toute activité est alors la seule solution; c’est paradoxalement aussi celle que craint le plus le patient, et cependant c’est elle qui lui est le plus nécessaire. Il est alors du rôle du médecin d’imposer à ce malade réticent un arrêt de travail, qui reste, à ce stade, le premier traitement véritablement utile.

I. Traitements.

I1. Problème important de santé. Le burnout n’est pas une atteinte à la santé simple, se soignant rapidement avec une bonne médication et éventuellement une thérapie. Des années seront nécessaires au rétablissement de l’équilibre des divers systèmes métaboliques concernés, ainsi que des équilibres psychique, mental, cognitif et émotionnel. Ce syndrome, comme ses prémisses (le stress chronique et l’épuisement), contribuent probablement à l’augmentation des risques pour la santé au sens large et constituent, à ce titre, un enjeu majeur de santé publique. _DROZ, N. et WAHLEN, A. (2018) : 149.

I2. Individus. Pour les individus qui traversent la fournaise du burnout, le plus important, à ce jour, est d’être entendus et accompagnés de manière adéquate _ id. : 181.

I3. Organisations. Pour les organisations, c’est de prendre conscience que ces personnes sont comme les disjoncteurs d’un système dont la tension expose l’ensemble à un risque de surchauffe. Prendre au sérieux ce qu’elles révèlent des dysfonctionnements est une attitude responsable. Faire participer l’ensemble des professionnels, qui composent l’organisation, à la transformation du contexte dans lequel ils évoluent le tiers de leur temps est une opportunité salutaire _ id.

I4. Société. Pour la société, c’est de s’interroger sur l’avenir et la place du travail, sur notre modèle économique, sur les valeurs que nous voulons promouvoir, dans une réflexion bien plus globale sur l’héritage que nous voulons transmettre, sur le monde que nous voulons créer et laisser aux générations futures _ id.

I5. Organisation du travail. Sur le plan organisationnel, plusieurs aspects reliés au travail peuvent être améliorés : la tâche elle-même (rotation, enrichissement), les récompenses, la formation et le perfectionnement, la reconnaissance, les promotions, les relations entre collègues et les périodes de retrait (pauses, congés, journées d’étude). _BOISVERT, J. (1989) : 12.

J. Traitement : 1. prévention et dépistage précoce; 2. ressourcement émotionnel par l’environnement; 3. repos, non oisif, consacré à se remettre en forme, à la relaxation, à une meilleure alimentation; 4. prise de conscience et remise en cause de ses valeurs et de son mode de vie; 5. redéfinition de ses attentes et des moyens de les réaliser; 6. climat de confiance, d’harmonie et de complicité; 7. autonomie plus grande et exercice libre du sens des responsabilités; 8. rupture avec la passivité en prenant en charge sa vie afin de faire du quotidien une constante occasion de développement. Pour éviter l’usure par le travail, David JOHNSON (1988), dans BOISVERT, J. (09.89), propose les dix antidotes suivants : 1. collaborez plus avec vos collègues; 2. lancez un projet qui compte vraiment pour vous; 3. changez votre façon de communiquer avec votre patron; 4. raccommodez-vous (avec certains collègues casse-pieds); 5. allégez votre charge de travail; 6. accordez-vous de temps à autre des moments de détente; 7. recherchez les collègues qui réagissent positivement et fuyez ceux qui réagissent négativement; 8. prenez soin de vous-même; 9. ayez quelque chose d’autre d’important à faire dans la vie; 10. améliorez vos relations personnelles en dehors du travail.

K. Prédispositions. (...) personnes qui font de la relation d’aide. (...) gens dévoués, idéalistes, qui veulent rendre les autres heureux, qui attachent de l’importance à ce qui n’est pas simplement matériel, dans leur vie comme dans celle des autres. (...) Ce sont des gens qui ont peu de contact avec la matière, qui se servent peu de leur corps au travail mais s’occupent plutôt des choses relevant de l’intelligence, de l’esprit, du psychosocial ou de l’organisation. (...) ces personnes recherchent une reconnaissance sociale. Et le burnout menace lorsque, du moins selon leur appréciation, cette reconnaissance commence à faire défaut __ GRANTHAM, H. (11.89). Tout individu qui, pour diverses raisons, refuse de franchir certaines étapes dans sa croissance personnelle. (...) les gens qui ont peine à trouver un sens à leur existence (...) à se consacrer corps et âme à leur profession (...) très critiques envers eux-mêmes (...) ils ont l’impression de devoir en faire toujours plus (...) les candidats au burnout ne réussissent pas à vivre de façon équilibrée (...) des personnes entreprenantes (...) individus qui entretiennent de trop grandes attentes à l’endroit de la vie __ LANGUIRAND, J. (11.89).

K1. Épuisement professionnel. L’exposition chronique à un stress prononcé et une faible emprise personnelle sur cette exposition peuvent engendrer un état de fatigue physique et psychologique appelé épuisement (SARAFINO, 2005). Si l’expression est maintenant employée à toutes les sauces, les spécialistes de la psychologie de la santé s’en servent pour désigner un syndrome spécifique apparaissant le plus souvent chez des personnes idéalistes qui occupent un emploi chroniquement stressant et émotivement exigeant (HÄTINEN et coll., 2004; LINZER et coll., 2002). Les personnes qui voient leur emploi comme une « vocation » éprouvent un vif sentiment de motivation et d’engagement lorsqu’elles amorcent leur carrière. À la longue, certaines d’entre elles se sentent cependant envahies par une fatigue émotive, deviennent désillusionnées et ne trouvent plus d’accomplissement personnel dans leur emploi : c’est l’épuisement professionnel. Il en résulte souvent un absentéisme accru, une forte baisse de productivité et un plus grand risque de problèmes physiques. Les policiers, les infirmières, les médecins, les travailleurs sociaux et les enseignants sont particulièrement exposés à l’épuisement professionnel. _HUFFMAN, K. (2007) : 385.

K2. Burnout/dépression. Pour ce qui a trait au burnout, certains indicateurs psychiques reflètent ceux de la dépression. Cependant, lorsqu’il s’agit d’évaluer l’épuisement professionnel, on interroge, en plus des composantes individuelles, des composantes liées à l’organisation du travail et des relations de travail. Le rétablissement de la personne qui vit un burnout dépend en effet de l’action qu’elle peut poser dans son milieu de travail pour modifier sa tâche, ses relations de travail en fonction de la réduction des facteurs de stress et de ses besoins d’aide __ PÉPIN, M. et al. (1983).

L. Gestion du stress. Nous pouvons déplorer le fait que toutes les solutions envisagées font appel à la logique et à la rationalisation et sont centrées principalement sur une gestion du stress. Si on en croit les travaux de Henri LABORIT (1976), cette orientation conduit à un cul-de-sac, à savoir l’inhibition (angoisse-suicide-destruction). Privé de la gratification positive qu’il cherche, l’humain lutte ou fuit puis, n’obtenant pas gain de cause, s’il reste dans l’axe dominant-dominé que lui commandent ses réactions, abdique. Même les techniques de distanciation privilégiées par la gestion du stress (se protéger, s’isoler des clients, se distancier) sont vues par Christina MASLACH (1976) comme source du détachement et de la déshumanisation du « burnout » au travail __ BESNER, M. et LA ROCQUE, G. (1992).


BUT

1. Gén. Résultat global que l’on se propose d’atteindre. Le but de tout éducateur est de permettre la réussite authentique des apprentissages de la grande majorité de ses élèves. Quand nous parvenons au but, nous croyons que le chemin a été le bon __ VALÉRY, P. Syn.fin, 1; mission. VA motivation, I; principe, J. RN assises, B; cycle de l’éducation, A et B; fin; finalité.

2. Did.Énoncé général d’intention et d’orientation qui explicite une ou quelques finalités. L’être éduqué est un être de développement, d’amour, de culture, de créativité, etc. __ LEGENDRE, R. (1983). Ex. : Former de bons citoyens, développer la créativité, favoriser l’expression orale, encourager l’initiative personnelle, développer l’esprit de participation, stimuler le goût de lire, etc. __ MASSON, J.-P. (1980). Syn. objectif général. VA théorie curriculaire, D. TA finalité; objectif. = ∑ objectifs généraux.

A. Fin d’un processus. Dans le sens l, le but est ce à quoi l’on tente de parvenir suite à un processus de moyenne durée.

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B. Étape préalable à un processus. Dans le sens 2, le but est l’étape intermédiaire d’explicitation des intentions (finalité but objectif) devant conduire à une suite d’activités et à la mise en œuvre de moyens en vue de l’atteindre. C’est en tentant de spécifier davantage les finalités que ces dernières se transforment en buts éducatifs, lesquels constituent la résultante d’un effort de concrétisation et de précision des diverses composantes d’une axiologie __ LEGENDRE, R. (1983). V cycle de l’éducation/de la didactique.

C. Caractères. Le concept de but implique : 1) une visée éloignée; 2) une concentration d’efforts et de ressources; 3) une difficulté de réalisation, et, de ce fait, 4) une possibilité d’échec et de retour sur un cheminement passé __ LEGENDRE, R. (1983).

D. But et programme. Sans des buts éducatifs clairs et rationnels, il devient impossible de décider quels programmes d’éducation réalisent des objectifs de portée générale et lesquels véhiculent des faits divers et des attitudes d’une valeur douteuse __ KOHLBERG, L. et MAYER, R. (1972). Un programme d’études est habituellement défini par un nombre restreint de buts pédagogiques __ BIBEAU, R., MEQ : DRD (1992).

E. But/intention. Le but marque un désir et une volonté d’atteinte; l’intention indique une moins grande fermeté et une formulation plus vague. Le but implique un dynamisme, une marche à l’avant, l’utilisation de moyens, le déploiement d’efforts; l’intention est statique, hésitante. L’intention peut conduire ou non à un but. « (...) les visées se rapprochent des intentions, mais celles-ci sont d’ordre mental, alors que les visées sont d’ordre pratique. Chronologiquement, les intentions précèdent la réalisation et elles en restent distinctes alors que les visées en constituent le premier moment : celui qui ajuste le processus à son but. Entre l’intention et le but, il y a le projet et le dessein » __ NOT, L. (1979).

F. Dessein. De l’italien designare, former un plan. Le dessein est un but intérieur, une image globale qu’une personne se trace mentalement. Il devient projet si la personne en planifie l’exécution méthodique pour un proche avenir.

G. Vues et visées. Si les vues sont des buts plus ou moins vagues, les visées impliquent une précision d’énoncé, une orientation volontaire, une attention constante et une implication soutenue vers l’atteinte. « (...) les visées se situent toujours dans le présent. Les visées sont à l’origine des processus qu’elles concernent, les fins et les buts sont à leur terme et restent au futur tant que le processus est en cours » __ NOT, L. (1979).

H. But/finalité. 1. Les finalités sont de l’ordre du désir ou du vœu; les buts comportent déjà des éléments d’analyse des besoins et des tâches. 2. Les buts sont circonscrits à un champ ou à un programme particulier, alors que les finalités s’imposent à une institution tout entière. 3. Il y a but quand apparaît déjà une certaine gestion du temps; on vise non plus un long terme sans échéances précises, mais un moyen terme susceptible de faire l’objet d’un certain calendrier. 4. Formulés en termes déjà plus opératoires, les buts peuvent provoquer un consentement circonstancié et négocié de la part des gens qui divergent sur les finalités __ FONTAINE, F. (1980).

I. But et pratique. Peu importe le système, peu importe le type de pédagogie, peu importe le niveau scolaire, tous les enseignants poursuivent des buts. Qu’il s’agisse d’une journée de classe, d’une étape ou d’une année scolaire, la pratique de l’enseignant est nécessairement commandée par ses intentions pédagogiques __ MASSON, J.-P. (1980). L’un des principes fondamentaux de l’approche de DEMING est que le personnel d’exécution est incapable de savoir ce qu’il doit faire pour contribuer au succès de l’entreprise s’il n’en comprend pas le but. De plus il faut que le but de l’entreprise soit constant, qu’il ne change pas tous les jours. Enfin, le but de l’entreprise doit remporter l’adhésion du personnel d’exécution, tant au plan de la raison qu’au plan des sentiments __ BAILLY, M. et al. (1998).

J. But et tâches. Nous avons tendance à nous préoccuper du moyen de transport avant de nous demander où nous voulons aller. Nous nous mettons à construire et à démolir, à faire de l’argent et à dépenser, à recevoir et à donner des informations, et à accomplir des tâches jour après jour sans prendre le temps de décider quels buts nous espérons atteindre par là __ HUGUES, C.

K. But de la lecture. VA lire, A. EA intention de lecture.

L. CN : corporation à * lucratif; corporation à * non lucratif; corporation sans * lucratif; éducation-*/objectif.


BUT CURRICULAIRE

Cur. Énoncé qui explicite la ou les finalités curriculaires ainsi que les objectifs généraux d’un système scolaire, d’un ordre, d’un cycle, d’une session, d’une année ou d’une moindre durée d’enseignement.


BUT PÉDAGOGIQUE

Édum. Énoncé qui définit l’orientation d’un didacticiel. Le but visé par un didacticiel pourrait consister à illustrer le mécanisme de fixation des prix sur le marché boursier et l’évolution des cours en bourse __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992).



C

CACIQUE

Doc./Ens. sup./Gest. app. (Fr.). Premier à un concours, et notamment au concours de l’École normale supérieure.


CACOPHONIE

n.f.

Ens. lang./Ling. Nom donné à un énoncé ou à une suite de mots contenant des sons désagréables à entendre à cause de la répétition des mêmes sons ou de leur caractère confus ou discordant. Ex. : Ton thé t’a-t-il ôté ta toux? Ant.euphonie.


CADRE

1. Gén. Bordure, contour, délimitation, limite; charpente, ossature, structure; contexte, ensemble de référence. VA environnement, C et J; paradigme, L.

2. Adm./Gest. Personne membre de l’appareil d’administration ou de gestion d’une entreprise.

3. Adm. scol. Personnel de l’administration scolaire. Le cadre d’un système scolaire.

4. Inf./Int. art. Structure de données permettant de décrire les connaissances relatives à une entité, sous forme d’un ensemble d’attributs et de procédures liées à ces attributs __ CMTI (Fr.) (1989). Syn. schéma.

A.Étym. De l’italien quadro, carré.

B. Recadrer : modifier le contexte conceptuel et/ou émotionnel d’une situation, ou le point de vue selon lequel elle est vécue, en la plaçant dans un autre cadre, qui correspond aussi bien, ou même mieux, aux « faits » de cette situation concrète dont le sens, par conséquent, change complètement __ WATZLAWICK, P. (1975).

C. CN : formation des *; personnel de *; plan *.


CADRE CONCEPTUEL

Rech./Sc. Ensemble des concepts clés qui constituent, délimitent et précisent une discipline, un domaine, une recherche ou un cadre théorique. Qsyn. réseau notionnel. VA planification curriculaire, A; qualité totale, J; schème conceptuel, J. TA théorie. EA cadre de référence.

A. Pertinence. Un cadre conceptuel favorise à la fois l’élaboration de théories et la recherche empirique __ FARRINGTON, K. (1977) : trad.

B. Cadre conceptuel/théorique. Le cadre conceptuel facilite le développement théorique, lequel contribue à clarifier et à préciser le cadre conceptuel __ id.

C. Cadre conceptuel/réseau notionnel. Le cadre conceptuel réfère avant tout à la délimitation d’un domaine ou du cadre théorique d’une recherche, tandis que le réseau notionnel fait plutôt référence aux interrelations entre les termes retenus.


CADRE D'ÉVALUATION

Doc. Document de référence intégrant des renseignements qui permettront aux personnes chargées de réaliser l’évaluation, de cibler les bons objets d’évaluation et d’effectuer la cueillette des données pertinentes, fiables et utiles pour produire des recommandations axées sur les préoccupations des gestionnaires et des effectifs d’élèves, et pour aider à la révision du programme ou de l’activité sous des aspects désignés __ BIBEAU, J.‑R. (06.87). TA critère; indicateur; norme; priorité. EA évaluation de programme.

Résultats attendus : a) une base de connaissances d’un programme ou d’une activité; b) les enjeux et les questions susceptibles d’orienter l’action future; c) les grilles de données requises pour l’analyse __ id.


CADRE DE RÉFÉRENCE

Rech./Sc. Matrice disciplinaire qui regroupe un ensemble de paradigmes, un ensemble de connaissances scientifiques __ DE BRUYNE, P. et al. (1974). TA théorie.


CADRE SCOLAIRE

1. Adm. scol. Personnel d’administration, d’animation, de direction et d’encadrement d’un système scolaire.

2. Org. scol./Péd. Contexte général ou spécifique propre aux activités, aux caractéristiques ou aux composantes d’une école formelle. Se développer dans un cadre scolaire. VA activité scolaire, A.


CADRE THÉORIQUE

1. Rech. (Gén.). Ensemble de référence dans lequel et à l’aide duquel on tentera de résoudre un problème ou d’enrichir un domaine de connaissances. VA recherche, K.

2. Rech. (Spéc.). Dans une approche globale et interdisciplinaire, contexte de la résolution d’un problème ou de l’enrichissement d’un savoir qui, tenant compte des données d’une problématique, délimite et précise la recherche par un réseau notionnel, enrichit le raisonnement par l’apport intégré d’une pluralité de disciplines devant conduire à l’énoncé d’hypothèses ou à de nouvelles connaissances. VA recherche, K.

Composantes. Centré sur la résolution d’un problème bien délimité, le cadre théorique se compose de trois strates successives : 1. le réseau notionnel, 2. le réseau théorique et 3. les hypothèses.

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CAHIER DES CHARGES

1. Cur. Document qui présente les attributs du public cible, les objectifs de contenu et d’habileté, les stratégies ainsi que les caractéristiques techniques dont il faudra tenir compte dans la conception d’un curriculum.

2. Ing. Ensemble des documents définissant les obligations à respecter par les contractants __ PETITDEMANGE, C. (1985).

A. Contenu. Il contient, en général : • les clauses techniques, • les éléments à caractères contractuels et économiques et • les éléments à caractères administratifs et juridiques __ id.

B. Cahier des charges/cahier des charges fonctionnel. Robert TASSINARI (1985) souligne que « le cahier des charges fonctionnel précède l’établissement du cahier des charges général, il exprime le besoin en termes de fonctions sans imposer de solution de façon à laisser la plus grande liberté aux ingénieurs d’études dont la tâche est précisément de trouver les solutions nécessaires à la satisfaction des fonctions au moindre coût ». C’est donc au terme de la recherche des solutions que s’élabore le cahier des charges qui intègre le cahier des charges fonctionnel. Le cahier des charges constitue un document plus complet que le cahier des charges fonctionnel en présentant le contenu détaillé de la spécification technique du produit. Selon Claude PETITDEMANGE (1985), le cahier des charges présente les « exigences relatives aux performances et à la conception du produit. Ces exigences répondent aux fonctions et contraintes de la description fonctionnelle ».


CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL

1. Ing. Document par lequel le demandeur (celui qui recherche un produit) exprime son besoin en terme de fonctions __ PETITDEMANGE, C. (1985). VA analyse fonctionnelle, G et J; fonction d’estime, C; prototype final.

2. Ing. cur. Document synthèse issu des deux premières phases de l’analyse de la valeur pédagogique dans lequel le concepteur d’un produit exprime l’ensemble des objectifs de développement en terme de fonctions __ ROCQUE, S. et al. (02.98).

A. Synthèse. Le cahier des charges fonctionnel constitue le document synthèse des premières phases de l’analyse de la valeur __ PETITDEMANGE, C. (1985).

B. Origine. Le cahier des charges fonctionnel doit son origine à la mouvance technologique qui caractérise notre époque (...). Alors que le cahier des charges, de par l’ensemble de ses spécifications techniques, impose un type de réalisation précise d’un produit, le cahier des charges fonctionnel permet de transcender les limites de la créativité en n’imposant pas des solutions confirmées (...) sur des produits similaires (...) qui risquent d’être dépassées à court terme __ TASSINARI, R. (1985).

C. Contenu. Le cahier des charges fonctionnel est constitué de deux parties. La première comprend la présentation générale du problème : 1. le produit et son marché et 2. le contexte et les objectifs de développement. La deuxième partie est consacrée à la description fonctionnelle du produit : 1. l’énoncé du besoin; 2. l’environnement du produit; 3. les fonctions du produit et 4. les contraintes. « Par ailleurs le document comportera l’indication de toutes les fonctions que le produit doit remplir, leurs critères d’appréciation, leurs niveaux et leur degré de flexibilité; (...) » __ id.

D. Utilité. Le cahier des charges fonctionnel présente aux concepteurs l’ensemble des données pertinentes à la recherche de solutions, c’est-à-dire le besoin auquel doit répondre le produit, les fonctions à satisfaire par le produit, les fonctions contraintes à être neutralisées, éliminées ou utilisées au mieux dans la satisfaction du besoin de l’utilisateur ou du consommateur. Selon Robert Tassinari (1985), le cahier des charges fonctionnel « incite à l’optimisation du produit par la liberté des choix de solutions » qu’il suscite.

E. Fonctions. Le cahier des charges fonctionnel remplit deux fonctions complémentaires dans la conception ou la reconception d’un produit. Il est d’abord prescriptif quant aux fonctions à être satisfaites par le produit et non quant aux solutions à retenir. Il constitue la référence au regard de laquelle les solutions seront jugées, évaluées et sélectionnées. Il est ensuite normatif puisqu’il sert de référence pour établir la validité théorique et empirique du produit __ ROCQUE, S. et al. (02.98).

F. Cahier des charges fonctionnel/fonctions. Dans un cahier des charges fonctionnel, des critères d’appréciation ainsi que leurs niveaux respectifs sont explicités pour chacune des fonctions __ PETITDEMANGE, C. (1985).

G. Cahier des charges fonctionnel/contexte. Suivant le contexte dans lequel le cahier des charges fonctionnel est employé, ses caractéristiques peuvent varier. Elles dépendent principalement de la ou des phases de la création du produit auxquelles le cahier des charges fonctionnel s’applique, mais aussi des catégories de produits concernés et du type de situation contractuelle __ AFNOR (1984).

H. Cahier des charges fonctionnel/types de produits. Le cahier des charges fonctionnel s’applique à tous les types de produits tels que les produits industriels, les travaux de génie civil, les bâtiments, les prestations intellectuelles, les fournitures diverses et services, etc. (...). En sus, des éléments complémentaires éventuels peuvent donner lieu à un cahier des charges fonctionnel : conditionnement, emballage, étiquetage, stockage, transport, etc. __ id.

I. Contenu éducationnel. Puisque le développement d’un produit pédagogique s’inscrit dans une démarche globale de recherche scientifique, la première partie du cahier des charges fonctionnel est remplacée par l’ensemble des textes qui présentent la problématique, le problème, les connaissances pertinentes à la recherche et les objectifs généraux de développement du produit. En éducation, le cahier des charges fonctionnel se limite donc à la deuxième partie soit la description fonctionnelle comprenant : 1. l’énoncé du besoin; 2. l’environnement du produit; 3. les contraintes et 4. les fonctions du produit. Le cahier des charges fonctionnel doit contenir toutes les fonctions que le produit doit remplir, leurs critères d’appréciation et leur degré de flexibilité __ ROCQUE, S. et al. (02.98).


CAISSE DES ÉCOLES

Adm. scol./Org. scol. (Fr.). Établissement public, alimenté par des dons et des subventions, qui favorise la fréquentation de l’école publique aux moyens de récompenses et d’aide financière.

Obligation communale. La loi du 28 mars 1882 oblige chaque commune à créer une caisse.


CALCUL

1. Inf. Ensemble des opérations mathématiques ou logiques effectuées sur des données selon des instructions précises.

2. Math. Exécution d’opérations arithmétiques, algébriques ou géométriques en s’appuyant sur les données des mathématiques. Un élève fort en calcul numérique/algébrique/intégral/différentiel/de surfaces/de volumes, etc.

3. Psych. (n.m.) (péj.). Attitudes sournoises et façons rusées de procéder secrètement pour parvenir à satisfaire d’une manière profitable ses désirs et ses intérêts. Agir par calcul. Déjouer les calculs de quelqu’un. Une personne calculatrice.Syn. manigance.


CALCULATEUR

Inf./Math. Appareil autonome qui peut traiter d’importantes quantités de données numériques et effectuer plusieurs opérations logiques et mathématiques. VA ordinateur, H. TA calculette.

Précision. Se dit surtout des « ancêtres » de l’ordinateur, lesquels étaient avant tout des machines à calculer, des calculateurs.


CALCULATEUR ANALOGIQUE

Inf. Calculateur dont le fonctionnement est analogue à celui d’un autre système et qui accepte, traite et produit des données représentées par une grandeur physique variant de façon continue __ OQLF (2002). Syn. ordinateur analogique. V modèle analogique.

Utilité. Le calculateur analogique est surtout utilisé pour effectuer des simulations ou l’étude de systèmes de contrôle dans les domaines industriels et scientifiques.


CALCULATRICE

Math. Calculateur électronique de petite dimension qui, en plus de pouvoir exécuter les fonctions de la calculette, comprend d’autres fonctions mathématiques et scientifiques complexes. Ex. : sinus, cosinus, logarithme, degré, radian, etc.


CALCULETTE

Inf./Math. Calculateur électronique qui peut habituellement exécuter les quatre fonctions arithmétiques de base.


CALENDRIER

Adm. scol./Gest. ens. Syn. horaire. VA cycle (général) d’évolution, B; projet scolaire, B.

A.  Préscolaire, primaire et secondaire (QC). Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire (08.02.05).

16. Le calendrier scolaire de l’élève comprend l’équivalent d’un maximum de 200 journées dont au moins 180 doivent être consacrées aux services éducatifs.

19. Les jours suivants sont des jours de congé pour l’élève :

     1.  les samedis et les dimanches;                                               6.  les 31 décembre, 1er et 2 janvier;

     2.  le 1er juillet;                                                                               7.  le Vendredi saint et le lundi de Pâques;

     3.  le 1er lundi de septembre;                                                      8.  le lundi qui précède le 25 mai;

     4.  le deuxième lundi d’octobre;                                                 9.  le 24 juin.

     5.  les 24, 25 et 26 décembre;

B.  F.f. Année/jour de calendrier, de l’anglais calendar year/day; dire plutôt année civile et jour civil.


CALLIGRAPHIE

Ens. lang. VA écriture, A.


CAMPAGNE D'ALPHABÉTISATION

Alph. Ensemble des efforts et moyens déployés sur une période de temps délimitée pour éliminer l’analphabétisme chez le plus grand nombre de personnes possible. EA mouvement/programme d’alphabétisation; promotion de l’alphabétisation. ∈ lutte contre l’analphabétisme/illettrisme.

A. Typologie. Il existe plusieurs types de campagnes d’alphabétisation que l’on classifie selon la population visée. En effet, ces campagnes peuvent être des campagnes d’alphabétisation de masse (ex. : Cuba, 1961) ou sélective (ex. : Algérie, 1972-1974). D’autre part, elles peuvent aussi se faire à différentes échelles : internationale (ex. : le mouvement Laubach), nationale, régionale, provinciale, municipale. V alphabétisation de masse/sélective.

B. Exemples de campagnes nationales d’alphabétisation : Chine (1950-1980), Cuba (1961), Éthiopie (1979-1987), Indonésie (1960-1964), Tanzanie (1971-1981), URSS (1919-1939), Vietnam (1945-1946, 1948-1950, 1956-1958).

C. Campagne/programme. Pour mériter son nom, une campagne doit être composée d’une série d’activités de grande ampleur, dûment organisées, et axées sur un certain nombre d’objectifs à atteindre dans un délai déterminé. Le terme de campagne évoque l’urgence et la combativité; il s’apparente à ceux d’expédition et de croisade. C’est en cela que la « campagne » d’alphabétisation se distingue radicalement du « programme » d’alphabétisation __ BOHLA, H. S. (1986). V programme d’alphabétisation.


CAMPAGNE DE POSTALPHABÉTISATION

Alph./Péd. Ensemble d’interventions organisées durant une période déterminée, qui visent la promotion de la pratique et le maintien des acquis en lecture, en écriture ou en calcul chez les néoalphabètes. Ex. : Tanzanie (1973). V campagne d’alphabétisation. EA postalphabétisation.


CAMPAGNE NATIONALE D'ALPHABÉTISATION

Alph. V campagne d’alphabétisation.


CAMPAGNE RÉGIONALE D'ALPHABÉTISATION

Alph. V campagne d’alphabétisation.


CAMPUS

1. Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. Ensemble scolaire constitué d’un vaste terrain comportant ordinairement des espaces verts, sur lequel sont regroupés les bâtiments d’un établissement d’enseignement collégial ou universitaire et formant ainsi une unité en soi par rapport au milieu dans lequel il s’insère __ OLF (1998). TA antenne; constituante; établissement.

2. Ens. sup. Terrains et immeubles appartenant à une université ou à un collège; regroupement sur un même territoire ou terrain de l’ensemble des bâtiments d’une université ou d’un collège __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

A. Sens abusif. « Campus » est un américanisme dont l’usage est fluctuant et donne lieu, selon les endroits, à des variations de sens. Sous l’influence de l’anglais, « campus » en est venu à désigner l’établissement d’enseignement lui-même, contribuant ainsi à certains usages abusifs; on évitera de parler du campus d’une université si les bâtiments de cet établissement sont disséminés dans une ville __ CTEQ (1988).

B. F.f. On n’emploiera pas des expressions telles que hors campus en parlant, par exemple, d’études faites à l’extérieur de l’établissement d’enseignement où un élève ou un étudiant est inscrit; il s’agit d’études hors établissement __ id.

C. Campus universitaire. F.f. Un campus étant nécessairement universitaire, l’expression en titre est pléonastique.

D. Sens strict. Campus est un terme descriptif. Il ne désigne que l’ensemble formé par les terrains et les bâtiments, et n’a pas l’extension de sens qui lui permettrait de désigner l’établissement d’enseignement lui-même (personne morale) __ CTEQ (1990).

E. Campus/cité universitaire. Dans l’enseignement universitaire, on appelle aussi cité universitaire l’ensemble qui comprend le terrain et les bâtiments __ OLF (1998). En français, le terme campus désigne la réalité du campus anglais tel que défini ci-haut. Dans le sens général, on dira qu’une cité est universitaire pour signifier qu’elle abrite une ou quelques universités. On parlera d’une ville universitaire dans le cas d’une agglomération importante. Dans le sens spécifique, une cité universitaire désigne l’ensemble des immeubles servant de résidences (logement, repas, loisirs et autres services) aux étudiants.

F. Constituante/antenne. Il ne faut pas confondre campus avec constituante ou antenne __ CTEQ (1988).

G. Ensemble scolaire. Un campus est un ensemble scolaire. Ensemble scolaire est un générique administratif qui désigne toute réunion de bâtiments scolaires (ou pavillons) construits sur une même étendue de terrain ou à proximité; aussi un ensemble scolaire n’est-il pas nécessairement un campus. Les bâtiments d’un établissement situés à l’extérieur d’un ensemble ne sauraient être appelés « pavillons »; on parlera plutôt de bâtiments extérieurs ou d’autres bâtiments __ CTEQ (1990).

H. Sous-ensembles extérieurs. Un campus est un ensemble scolaire d’un seul tenant. Un établissement d’enseignement peut posséder plusieurs domaines ou propriétés dispersés (forêts, fermes, écoles, etc.) qui ne sont pas des campus __ CTEQ (1988).

I. CN : autorisation d’études hors *; département de formation hors *; hors *; université multi*.


CAMPUS COLLÉGIAL

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. F.f. Dire plutôt antenne.


CAMPUS UNIVERSITAIRE

Ens. sup. F.f. VA campus, C.


CANAL DE COMMUNICATION

Com. Support du message (voix, imprimé, film, ruban, etc.). V communication.


CANAL DE TRANSMISSION

Inf. Syn. bus; canal de communication.


CANCELLER

Gén. F.f. Anglicisme, de to cancel, au sens d’annuler un cours, une session, un projet, un rendez-vous, etc.; de biffer, de raturer un mot, une phrase, etc.; de décommander ou de remettre une réunion, un séminaire, etc.


CANDIDAT ADULTE

Adm. scol./Gest. app. F.f. VA étudiant, D.


CANDIDAT VENANT D'UNE AUTRE UNIVERSITÉ

Ens. sup. Étudiant d’une université ou d’un collège qui fait une demande d’admission (ou a été admis) à une autre université ou un autre collège __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


CANDIDAT,E

Gest. app./Lég. scol. VA reçu.


CAPACITÉ

Diagn. Aptitude, acquise ou développée, permettant à une personne de réussir dans l’exercice d’une activité physique, intellectuelle ou professionnelle. Capacité physique; capacité intellectuelle; capacité professionnelle; etc. Ant. incapacité. VA efficacité, F; pensée critique, B1.1.; qualité, C; règle, B. TA aptitude; compétence; disposition; don; faculté; habileté; potentialité; talent.

A.  Actualisation. La capacité se traduit par le pouvoir d’exercer une activité, d’assumer une tâche. Elle n’est effective que si elle est démontrée. Dans le cas contraire, elle demeure présumée ou absente. Comme l’aptitude, la capacité peut être innée ou acquise. Elle se développe par l’expérience et par des apprentissages particuliers. B. S. BLOOM (1969) définit la capacité comme étant la compétence de l’individu, en face de nouveaux problèmes et de nouvelles situations, à faire appel à des renseignements et des techniques déjà utilisés lors d’expériences antérieures.

B.  Capacité/habileté. Capacité est un terme général, entendu dans un sens moins précis que habileté. La capacité a plus rapport à l’étendue des aptitudes et des connaissances; l’habileté à l’application, à la pratique. L’habileté est une capacité poussée à son degré de perfection, de maîtrise exceptionnelle dans l’exercice d’une tâche.

C.  « Capacity». En anglais, le terme capacity est employé comme synonyme de ability et de aptitude. Capacity traduit le pouvoir, la capacité effective et immédiate d’exécuter une tâche si toutes les conditions extérieures le permettent __ ENGLISH, H. B. et al. (1958).

D.  « Capability». Ce terme traduit la maîtrise optimale qui peut être offerte dans l’exécution d’une tâche (ENGLISH, H. B. et al., 1958; HARRIS, J. É., 1981). Le terme capability rejoint le sens du terme français habileté.

E.  « Skill ». Syn. savoir-faire; habileté. Le terme capacité (ability) se réfère à un trait général, stable, qui facilite la performance d’un individu dans une variété de tâches. Par exemple, posséder une bonne vision spatiale est important dans des activités aussi diverses que la navigation, la dentisterie, l’ingénierie. Le terme skill est plus spécifique : il est centré sur une tâche. Savoir piloter un avion est un skill tandis que la dextérité manuelle est une capacité générale __ PARKER et FLEISHMAN dans DE LANDSHEERE, G. (1979).

F.  Incapacité/déficience; handicap. Il ne faut pas confondre son antonyme incapacité, avec les termes déficience et handicap qui désignent les notions apparentées __ CTEQ (1988).

G.  Réseau notionnel. VA disposition, D.

H.  CN : évaluation de la * professionnelle; maro*; micro*; test de *.



CAPACITÉ D'ACCUEIL

Adm. scol./Org. scol. VA contingentement, C.


CAPACITÉ DE CHARGE

Écol. Nombre d’espèces ou de populations pouvant occuper un milieu sans l’affecter négativement.


CAPACITÉ DE REPRODUCTION DE STRUCTURES RYTHMIQUES

Adapt. scol./Psychopéd. VA dyslexie, A.


CAPACITÉ DE SUPPORT CARRYING CAPACITY

Écol. éduc. Nombre et diversité de Sujets pouvant être desservis favorablement dans un éducosystème spécifique __ ROCQUE, S. (1994). V facteur écologique/éducologique.

A. Rech. Si un ensemble de recherches descriptives rend éventuellement possible l’identification de facteurs écologiques pour chacun des types d’écosystèmes de l’écologie de l’éducation, nous croyons qu’il sera également possible de déterminer la capacité de support d’un écosystème pédagogique, scolaire ou éducationnel __ ROCQUE, S. (1999).

B. Pertinence. La détermination de la capacité de support d’un éducosystème spécifique permettrait ainsi 1) d’établir les probabilités théoriques de réussite de Sujets vulnérables aux contextes pédagogiques et 2) de faciliter ensuite la précision des modifications à apporter aux ressources de l’éducosystème afin d’accroître les chances de réussite du plus grand nombre de Sujets. Dans cette optique, la pertinence de l’identification de la capacité de support d’un éducosystème particulier s’inscrit dans l’optique de la démocratisation totale de l’éducation __ id. V démocratisation totale.

C. Intégration scolaire. La capacité de support d’un éducosystème particulier faciliterait l’intégration scolaire de tout élève dont les caractéristiques personnelles posent un défi éducationnel considérable. Il serait en effet possible d’éviter « l’intégration sauvage » en facilitant l’identification des capacités théoriques d’intégration et la précision des ressources à modifier afin d’accroître les chances de réussite du processus d’intégration scolaire ainsi que de l’apprentissage du Sujet intégré __ id.


CAPACITÉ DE TOLÉRANCE

Écol. Capacité maximale d’altéragène qu’un organisme vivant ou un milieu peut supporter sans compromettre son développement, sa survie ou son évolution. Qsyn. capacité d’acceptation.


CAPACITÉ MOTRICE

Éduc. phys./Kin. Aptitude, innée ou acquise, impliquant le système musculo-squelettique et permettant à une personne de réussir dans la réalisation d’une activité physique. Qsyn. capacité physique.


CAPACITÉ PERCEPTIVE

Diagn./Did. Modalité perceptive par laquelle les stimuli sont acheminés aux centres cérébraux supérieurs pour interprétation __ HARROW, A. J. (1977). VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.00.

Processus. Les données sont perçues, enregistrées puis utilisées par les centres cérébraux en vue de rendre une réponse appropriée __ id.


CAPACITÉ PHYSIQUE

Diagn./Did. Caractéristique fondamentale fonctionnelle dont le développement fournit à l’individu un instrument (un corps sain) qui lui servira à exécuter les habiletés motrices qui feront partie de son répertoire de mouvements __ HARROW, A. J. (1977). VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 4.00.


CAPACITÉ PROFESSIONNELLE

Form. prof. V qualification professionnelle.

CN : évaluation de la *.


CAPACITÉ RYTHMIQUE

Diagn./Did. Capacité d’un sujet à percevoir et à identifier sensoriellement (audition et/ou kinesthésie) des structures périodiques et cadencées, et de pouvoir les traduire graphiquement et/ou synchroniquement dans des actions corporelles descriptives.


CAPACITÉS PERCEPTIVES

Did. VA taxonomie de HARROW, 3.00/du domaine psychomoteur, A : 3.00.


CAPACITÉS PHYSIQUES

Did. VA taxonomie de HARROW, 4.00.


CAPITALISME

Écon./Pol./Soc. Régime politico-économique dans lequel des personnes possèdent des entreprises ou investissent des capitaux dans le but d’en tirer des profits et d’accroître leur avoir. VA paradigme socioculturel, C; société, D; système économique, B.


CARACTÈRE

1. Inf. Unité d’information constituée d’une lettre, d’un chiffre, d’un signe de ponctuation ou d’opération, d’un symbole graphique ou de commande, ou d’un espace. VA A, B et C. ∈ mnémonique.

2. Mor./Psych. Ensemble des prédispositions permanentes et particulières d’une personne, qui se manifestent par sa manière d’être et ses relations avec son entourage et son environnement. Syn. tempérament. V caractériel. VA D; troubles du comportement, B.

A. Octet. Un caractère équivaut généralement à un octet de mémoire.

B. Chaîne de caractères (Character string) : séquence linéaire de caractères.

C. Densité de caractères (Pitch) : nombre de caractères par unité de longueur d’une ligne de texte.

D. Caractère/personnalité. La majorité des auteurs préconisent la conception que René LE SENNE (1963) propose du caractère, à savoir qu’il s’agit d’un ensemble de traits distinctifs innés chez la personne. La personnalité est forgée grâce à l’éducation et à l’influence du milieu sur la personne; elle est en quelque sorte l’enrichissement du caractère.

E. CN : épreuve à * sommatif; reconnaissance de *; troubles du *.


CARACTÉRIEL

Adapt. scol./Adapt. soc./Psych. Qualifie les enfants qui présentent des troubles du comportement et qui se caractérisent par l’agressivité, l’opposition, le refus de l’autorité, etc. VA impulsion; mésadaptation socioaffective, B;troubles du comportement, B.


CARACTÉRISATION

1. Did. VA taxonomie du domaine affectif, A : 5.20 et B : 5.20.

2.Écol. VA complexe de données éducologiques, A.

A. CN __ caractérisé : autisme (*).

B. CN __ caractéristique : courbe * d’un item; espèce *.


CARACTÉRISATION PAR UNE VALEUR OU UN SYSTÈME DE VALEURS

Did. VA taxonomie du domaine affectif, A : 5.00 et B : 5.00.


CARACTÉRISTIQUE INDIVIDUELLE

Diagn./Did./Péd. VA enseignement modulaire, E; programme individualisé, A.

Types. Il existe trois types de caractéristique individuelle : • caractéristiques de type cognitif : les aptitudes intellectuelles et les connaissances préalables des apprenants; • caractéristiques de type conatif : les styles cognitifs et les styles d’apprentissage; • caractéristiques de type affectif : principalement la motivation et l’anxiété (COMO et SNOW, 1986; SNOW, 1987) __ FAWCETT, P. et SAUVÉ, L. (1989).


CARENCE

Gén. VA déficience, D.

CN : besoin-*.


CARRÉ MOYEN FACTORIEL

Stat. Syn. variance intergroupe.


CARREFOUR

Did./Péd./Rech./Techno. éduc. Lieu où se croisent plusieurs voies ou influences; réunion, rencontre faite en vue d’une confrontation d’idées, de points de vue, de branches de la connaissance, d’ensembles de spécialités ou d’expériences individuelles __ MARQUèS, M. E. R. (1991). TA atelier; colloque; séminaire.


CARRIÈRE

1. Gén. Ensemble des occupations professionnelles auxquelles s’adonne une personne au cours de sa vie. Syn. cheminement professionnel.

2. Spéc. Métier ou profession exercé par une personne.

CN : mobilité de * et d’emploi.


CARRIÉROLOGIE

Éduc. Science qui étudie l’individu dans un milieu éducatif qui le prépare à exercer une occupation, l’individu dans son milieu de travail et les interactions individu-école-travail __ BÉGIN, L. (1985); discipline qui a pour objet d’études l’être humain considéré comme une ressource potentielle qui doit être développée et exploitée en fonction de la relation dynamique qui se crée entre l’éducation, la formation professionnelle et le travail __ ROSS, D. (1986).

A. Objets. Dans cette optique, les carriérologues s’intéressent : 1. aux conditions psychologiques, éducatives, sociologiques, familiales et culturelles qui président au développement harmonieux et à l’orientation professionnelle réussie, à l’insertion et à l’adaptation à l’école et au travail de l’individu; 2. aux méthodes et au matériel éducatifs et aux conditions de travail susceptibles d’optimiser sa productivité et son évolution dans le milieu scolaire et professionnel; 3. aux techniques prophylactiques à mettre en œuvre pour remédier aux difficultés éprouvées par les individus à ces égards; 4. à l’organisation du travail (la personne dans l’organisation) qui favorise le rendement des organismes et des entreprises au sein desquelles œuvre l’individu; 5. à la structure et aux conditions des programmes scolaires et du marché du travail de façon, au besoin, à y guider l’individu ou à l’en informer __ id.

B. Nature. La carriérologie constitue un domaine d’études de l’être humain en tant que ressource potentielle à actualiser par des interventions de développement et d’exploitation. Dans cette optique : 1. le développement optimal des ressources humaines s’effectue par le recours à des activités éducatives, expérientielles et de formation professionnelle; 2. l’exploitation maximale des ressources humaines s’accomplit par l’insertion des gens au contexte socioéconomique, que ce soit par des activités dites actualisantes de travail, de loisir ou de bénévolat; 3. la réussite des activités développementales se manifeste par l’adaptabilité et l’employabilité des ressources humaines; 4. la réussite des activités actualisantes se manifeste par la productivité des ressources humaines __ ROSS, D. (1992).

C. Intervention. L’intervention privilégiée en carriérologie se qualifie de préventive et de curative, se fonde sur l’économie des ressources humaines et a pour objet la réussite d’une carrière qui s’initie généralement par la formation professionnelle et se réalise par des activités de travail successives, compte tenu des différences individuelles ainsi que des contingences économiques et sociales __ id.

D. Champ et dynamique __ LIMOGE, J. (1989).Parmi tous les champs de spécificité en sciences humaines, le propre, la raison d’être de la carriérologie, et en particulier de l’orientation, est la dynamique individu-étude-travail, dynamique constituée à la fois d’un champ de recherche, d’action, comme celle de s’orienter ou d’intervention telle celle d’orienter __ ROY, L. (1983); DODIER, P. (1987). (...) La dynamique individu-étude-travail gagne à être représentée par un triangle équilatéral dont chacun des angles représente l’un des volets de cette dynamique.

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La dynamique individu-étude-travail représente le champ spécifique de la carriérologie et de l’orientation.

E. Carriérologie/orientation. Étant donné que le terme carriérologie n’est pas encore normalisé, il nous arrivera, de façon bien consciente et avec complicité, de le confondre avec le terme orientation; plus précisément de confondre orientation avec carriérologie __ id.

F. Carriérologique. L’adjectif « carriérologique », lorsqu’il est substitué aux qualificatifs « scolaire et professionnelle » pour caractériser l’orientation, met en évidence le pourquoi de cette orientation. Il précise que cette orientation se justifie et se situe dans un contexte de choix, de développement, de maintien, bref de gestion d’une carrière, laquelle prend racine dans la dynamique individu-étude-travail, alors que les qualificatifs actuels ne mettaient en évidence que le quoi de l’orientation et, à certains moments, que le où de l’orientation __ id.

G. Nomenclature.

développement de carrière employabilité


CARTABLE

Gén./Péd. Sac d’un élève dans lequel il range et transporte ses cahiers, manuels et autres effets scolaires.

F.f. Le cartable est une serviette ou un porte-documents; il n’est pas le cahier ou une reliure à anneaux.


CARTE AUDIO/SONORE

Inf. Syn. carte son.


CARTE COGNITIVE

Psychophysio. Chez Mario BUNGE (1983), appellation de la structure cognitive. Syn. carte perceptuelle; structure cognitive; représentation interne. TA apprentissage.

A. Catégories. Certaines cartes cognitives sont des représentations de l’environnement de la personne (cartes environnementales), d’autres concernent nos propres états intérieurs (cartes intimes : body maps) __ BUNGE, M. (1983).

B. Dynamique carte-action-univers __ id. Les cartes (environnementales et intimes) sont continuellement mises à jour; elles synthétisent notre connaissance perceptuelle de notre milieu et de nous-mêmes; et en retour, elles nous aident à prendre soin de nous, à nous déplacer et à agir. Les objets externes stimulent la formation de cartes cognitives dans le cerveau. Ces dernières à leur tour dirigent la locomotion, l’exploration et les autres activités qui modifient l’environnement, dont les changements amènent des révisions des cartes cognitives, etc.

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Source : BUNGE, M. (1983) : trad.


CARTE D'IDENTIFICATION

Adm. scol./Gest. ens. F.f. De l’anglais ID card ou identification card; dire plutôt carte d’identité.


CARTE D'INTERACTIONS

Cur./Rech. Système, réseau d’assises, de problèmes, de composantes, de ressources, etc. qui illustrent la dynamique de l’ensemble. V réseau; structure; système.


CARTE DE COMPÉTENCE

Form. prof. (QC). F.f. Dire plutôt certificat de qualification.


CARTE DES CÉGEPS

Adm. scol./Gest. ens. VA carte scolaire, D.


CARTE DES ÉCOLES

Adm. scol./Gest. ens. Syn. carte des établissements; carte scolaire.


CARTE DES ENSEIGNEMENTS

Adm. scol./Gest. ens. VA carte scolaire, E.


CARTE DES ÉTABLISSEMENTS

Adm. scol./Gest. ens. Syn. carte des écoles; carte scolaire.


CARTE DES PROGRAMMES

Adm. scol./Gest. ens. VA carte scolaire, E.


CARTE DES UNIVERSITÉS

Adm. scol./Gest. ens. VA carte scolaire, D.


CARTE ENVIRONNEMENTALE

Psychophysio. Carte cognitive qui représente l’environnement dans lequel on vit __ BUNGE, M. (1983). VA carte cognitive, A.


CARTE INTIME

Psychophysio. Carte cognitive qui représente nos propres états intérieurs __ BUNGE, M. (1983). VA carte cognitive, A.


CARTE PERCEPTUELLE

Psychophysio.Syn.carte/structure cognitive; représentation interne.


CARTE SCOLAIRE

Adm. scol./Gest. ens. Inventaire des établissements d’enseignement ou des organismes scolaires d’un territoire, établi dans des buts de description ou de prévision __ OLF (1998). Syn. carte des écoles/des établissements.

A. F.f. La carte scolaire étant par définition un inventaire d’établissements, l’expression « carte scolaire des établissements » est redondante __ CTEQ (1988).

B. Opérations. Établir la carte scolaire, c’est fixer, en fonction des effectifs scolaires et de leur évolution prévisible, la répartition sur le territoire des établissements d’enseignement en définissant la structure administrative et pédagogique de chacun d’eux __ id.

C. Carte scolaire/géographique. Le plus souvent, la carte scolaire prend la forme d’une carte géographique sur laquelle sont indiqués les établissements faisant l’objet de l’inventaire. Cependant, tout inventaire géographique d’établissements d’enseignement, qu’il s’agisse d’une liste, d’un répertoire, etc., peut porter le nom de carte scolaire __ OLF (1998).

D. Contexte. Le terme carte scolaire est un générique. Selon les besoins d’un contexte donné, on précisera en parlant de la carte des cégeps, de la carte des universités ou carte universitaire __ id.

E. Extension. En adoptant un point de vue différent, on peut parler de carte des programmes ou de carte des enseignements. La carte devient alors un inventaire des établissements regroupés selon les programmes ou les enseignements qu’ils dispensent __ CTEQ (1988).


CARTE SON

Inf. Carte d’extension permettant à l’ordinateur de numériser, de reproduire ou même d’enregistrer des sons __ OLF (2002). Syn. carte audio/sonore.


CARTE UNIVERSITAIRE

Adm. scol./Gest. ens. VA carte scolaire, D.


CARTÉSIANISME

Phi. Doctrine ou ensemble des doctrines de René DESCARTES (1596-1650) et de ses disciples et continuateurs. VA dualisme, B; théorie de la connaissance, A. TA rationalisme.

A. Sens général/spécifique. Au sens général, cartésianisme renvoie à rationalisme (l’adjectif « cartésien » devient alors un synonyme de rationnel) et parfois même à rationalisme étroit (avec une connotation péjorative). Plus spécifiquement, cartésianisme renvoie à l’une ou à l’autre des thèses fondamentales de la pensée de DESCARTES : importance de la méthode, dualisme de l’âme et du corps, primauté du cogito, ergo sum (« je pense, donc je suis ») dans l’ordre des raisons, déterministe mécaniste, rationalisme épistémologique, unité du savoir humain.

B. Éducation. Contre l’empirisme des béhavioristes, contre le constructivisme de PIAGET, dans le cadre de sa théorie linguistique, Noam CHOMSKY (1928-) a défendu une position qu’il définit comme cartésienne parce qu’elle reconnaît l’existence d’idées innées (CHOMSKY, N., 1966). Ces idées intéressent l’éducation dans la mesure où elles impliquent une révision du concept traditionnel d’apprentissage qui postulait la tabula rasa.


CAS

Gén. Syn. circonstance; événement; fait; situation.

CN : étude de *; méthode des *.


CAS D'ABANDON

Adm. scol./Gest. ens. Syn. abandonnataire; abandonneur; décrocheur; défectionnaire.


CAS PÉDAGOGIQUE

Péd. Dans l’enseignement de matières essentiellement techniques et économiques, scénario qui expose un problème précis, en général représentatif du domaine concerné, et destiné à susciter chez les étudiants la découverte d’une solution concrète __ DON, D. (1988).


CAS PROBLÈME

Adapt. scol. Situation complexe d’un élève qui connaît l’échec scolaire répété, qui éprouve des difficultés constantes d’apprentissage et manifestant des troubles durables de comportement ou d’adaptation scolaire et sociale __ OLF (1999).

Solution. La résolution du cas problème doit porter en premier lieu sur la recherche et l’identification d’un réseau de causes en provenance de trois sous-ensembles interreliés : 1. au plan personnel (problèmes physiques, affectifs, psychologiques, perceptuels; motivation; moi scolaire; compréhension en lecture; préalables; discipline; sens des responsabilités; maturité; etc.); 2. au plan familial (instabilité financière, affective, sociale; valeurs; etc.); 3. au plan scolaire (inadaptation des situations pédagogiques aux développements de l’élève et de ses façons privilégiées d’apprendre; perceptions et agissements des autres élèves et du personnel; etc.) __ id. La résolution du cas problème doit ensuite s’attarder sur la recherche ainsi que sur l’identification des tâches et des moyens pour remédier aux causes précédemment analysées.


CATALYSEUR POUR L’ÉCRITURE

Ens. lang. Par analogie avec la chimie, ce qui déclenche une réaction, ce qui permet de démarrer l’écriture : une banque de mots, un objet, une musique, une odeur, une image, etc. Syn. déclencheur.


CATAPHORE

n.f.

Ens. lang./Ling. Terme qui renvoie à un concept ou à une expression précisés plus loin, dans le contexte linguistique. Ant. anaphore.


CATÉGORIE

Rech. Dans une analyse de contenu, sous-ensemble regroupant sans hiérarchie des segments d’information semblables en fonction d’un ou de quelques caractères communs. Les termes et les expressions du réseau notionnel d’une recherche sont des catégories d’analyse de la documentation pertinente. EA unité d’analyse.

A. Réseau notionnel. Les catégories sont de deux ordres : 1. les notions d’un réseau notionnel (les descripteurs d’une recherche); 2. les relations entre les notions. VA analyse de contenu, D.

B. CN : ampleur des *; connaissance des classifications et des *; échelle en *; étudiant de la * générale; système de *; système de * de BALES/de DE LANDSHEERE/de FLANDERS; variable continue/dichotomique/discrète/en *.


CATÉGORIE GRAMMATICALE

Ens. lang./Ling. Classe ou regroupement de mots, de phrases ou de groupes de phrases selon leur forme ou leur fonction grammaticale dans la structure d’une langue. Syn. classe de mots/grammaticale/syntaxique. V classe de mots.


CATÉGORIES DE BALES

Diagn./Doc./Rech. V système de catégories de BALES.


CATÉGORIES DE DE LANDSHEERE

Diagn./Doc./Rech. V système de catégories de DE LANDSHEERE.


CATÉGORIES DE FLANDERS

Diagn./Doc./Rech. V système de catégories de FLANDERS.


CATÉGORISATION

Did. VA classification, C.


CAUSALE

n.f. et adj.

Ens. lang./Ling. Nom ou qualité attribué à une proposition circonstancielle servant à exprimer une cause. Ex. : Je mange des bonbons parce que j’aime cela. V circonstancielle; proposition; proposition grammaticale; subordonnée.


CAUSALISME

Sc. Doctrine défendue par Émile MEYERSON (1859-1933) selon laquelle la science cherche des causes aux phénomènes qu’elle étudie. Ant. positivisme.

Positivisme. Le causalisme s’oppose au positivisme selon lequel les lois scientifiques n’expriment que la constance de la relation entre un antécédent et un conséquent.


CD-ROM

Inf. Disque optique de grande capacité, à usage habituellement documentaire, et qui peut également servir de support multiméDiagn. Syn. disque CD-ROM/optique compact.

A. Historique. CD-ROM vient de « CD » (compact disc), la norme audio-universelle et de « ROM » (read-only memory) qui rappelle qu’on peut lire seulement.

B. Accords. Les acronymes cd-rom et doc, écrits en minuscules, sont considérés comme des noms communs et s’accordent au pluriel. Lorsqu’ils s’écrivent en majuscules (CD-ROM et DOC), ils sont considérés comme des sigles et sont invariables. Le sigle francisé cédérom, devenu nom commun, prend un s au pluriel (cédéroms) __ OQLF (2003).

C. Variantes orthographiques. CD-Rom, cd-rom, cédérom __ id.


CE/CPE CONSEILLER D’ÉLÈVES

Org. scol. Enseignant ou enseignante, choisi parmi le personnel enseignant (ou le personnel assimilé) d’un établissement d’enseignement secondaire, dont le rôle consiste à se tenir à la disposition d’un groupe d’élèves pour les conseiller et les renseigner sur toutes matières d’ordre personnel, psychologique, scolaire ou familial __ OLF (2002). TA conseillance. EA agent d’aide scolaire; personnel enseignant.

A. Tuteur. Le terme tuteur a en français une connotation surtout juridique, c’est pourquoi son emploi en éducation fut critiqué. Malgré cela, sous l’influence du terme anglais tutor, tuteur s’est rapidement répandu dans le domaine et continue de concurrencer le terme conseiller d’un élève, d’élèves ou d’un groupe d’élèves dans l’usage __ id.

B. Mentor. Ce terme désigne un conseiller sage et expérimenté à l’exemple de Mentor, guide de Télémaque.

C. Spéc. Le conseiller d’élèves peut être appelé, s’il possède une connaissance approfondie d’une ou de plusieurs disciplines, à guider des élèves doués ou talentueux qui désirent mettre en œuvre, de manière autonome ou en groupe, divers types de projets __ CTEQ (1988).


CÉCITÉ VERBALE

Adapt. scol./Ens. lang./Psychopéd. V alexie; dyslexie, A.


CÉDULE

Gest. ens./Org. scol. F.f. Anglicisme (de schedule) dans le sens de calendrier, horaire, plan, programme, tableau.

Céduler. F.f. Anglicisme de to schedule, au sens d’inscrire un cours à l’horaire, au calendrier scolaire; programmer, planifier, prévoir une activité, une réunion, une rencontre.


CÉGEP

Ens. sup. (QC). Acronyme signifiant collège d’enseignement général et professionnel. VA école, F; établissement, F.

A. Origine.Cégep vient de l’acronyme tiré de collège d’enseignement général et professionnel __ CTEQ (1985).

B. Accentuation et nombre. Le substantif cégep prend l’accent aigu sur le premier e, ainsi que la marque du pluriel lorsque le contexte l’exige(ex. : un cégep, des cégeps). Le terme cégep prend la minuscule initiale dans une dénomination d’établissement(ex. : je suis inscrit au cégep de Lévis-Lauzon)__ CTEQ (1990).

C. F.f. L’expression cégep autonome est redondante; cégep, contrairement à antenne, désigne un établissement autonome __ CTEQ (1988).

D. Public/privé. Un établissement d’enseignement collégial privé n’est pas un cégep, la dénomination cégep étant réservée à un type d’établissement public. En effet, nul ne peut, s’il n’est un collège constitué en vertu de la Loi sur les collèges d’enseignement général et professionnel, utiliser les expressions collège d’enseignement général et professionnel, collège d’enseignement général, collège général, collège d’enseignement professionnel, collège professionnel, cégep, ni laisser croire qu’il exploite un collège régi par cette loi __ id.

E. Distinction. S’il y a lieu de distinguer entre un cégep et un autre type d’établissement d’enseignement collégial public (ex. : Institut de technologie agroalimentaire), il faut employer la tournure cégeps et établissements assimilés __ id.

F. Ensemble. Pour désigner un ensemble formé de cégeps, d’établissements assimilés ainsi que d’établissements privés, on emploiera le générique établissement d’enseignement collégial __ id.

G. CN : carte des *; étudiant de *; inter*.


CÉGEP AUTONOME

Org. scol.F.f. VA cégep, C.


CÉGEP I, II ou III

Org. scol. F.f. VA classe, D et E.


CÉGEP PRIVÉ

Org. scol. F.f. VA cégep, D.


CÉGEP PUBLIC

Org. scol.F.f. VA cégep, D.


CÉGÉPIEN ADULTE

Adm. scol. F.f. VA cégépien, B.


CÉGÉPIEN,NE

1. Adm. scol. (n.) (QC). Jeune ou adulte qui poursuit des études, à temps plein ou à temps partiel, dans un cégep __ OLF (1998). VA collégial, B; élève, B, H et I. TA étudiant.

A. F.f. Il ne faut pas employer études cégépiennes ni enseignement cégépien pour désigner les étudescollégiales ou l’enseignement collégial. On dira cependant correctement activités cégépiennes, presse cégépienne, vie cégépienne, etc. __ CTEQ (1985).

B. F.f. On n’emploiera pas cégépien adulte, le régime pédagogique ne distinguant plus entre les jeunes et les élèves adultes inscrits dans un cégep __ CTEQ (1988).

C. Cégépien/étudiant. Cégépien, cégépienne n’est pas synonyme d’étudiant, étudiante. Ces deux termes spécifiques désignent des réalités distinctes __ id.

D. Cégépien/élève. Si tous ceux qui fréquentent un établissement d’enseignement collégial sont des élèves, seuls ceux qui fréquentent un cégep sont des cégépiens; les élèves des établissements d’enseignement collégial privés sont des élèves et non des « collégiens », comme on désignait autrefois les élèves des collèges classiques __ id.

E. Origine. Cégépien est un dérivé de la forme substantivée (cégep) du sigle CEGEP __ id.

F. Exemples d’emploi (n.) : les cégépiens de Limoilou (et non les « cégépiens du cégep » de Limoilou); les élèves de Techniques administratives (et non les « cégépiens » de Techniques administratives). Cégépien désigne en propre un élève d’un cégep et non un élève considéré comme inscrit à un programme de l’enseignement collégial. Du point de vue de l’admission, on parlera d’élève d’un programme ou d’inscrit à un programme __ id.

2. Adm. scol. (adj.)(QC). Qui est propre aux cégeps et aux élèves qui le fréquentent __ CTEQ : rec. (05.82).

G. Cégépien/collégial. L’adjectif cégépien,ne est d’un emploi restreint. Il qualifie ce qui concerne la vie scolaire ou la vie cégépienne, et non l’enseignement proprement dit. Le terme collégial,e se rapporte à l’ordre d’enseignement; le terme cégépien,ienne se rapporte à la vie de l’établissement, qu’il s’agisse des élèves, des enseignants ou de l’administration __ id.

H. Cégépien/scolaire; étudiant. Cégépien occupe le créneau libre entre les adjectifs scolaire et étudiant. Scolaire joue le rôle de générique, mais il s’emploie surtout pour ce qui est relatif au primaire et au secondaire. Étudiant se dit de ce qui est relatif ou propre aux étudiants (enseignement universitaire) __ id.

I. Exemples d’emploi (adj.) : activités cégépiennes; journal cégépien; contestation cégépienne; culture cégépienne; festival cégépien; malaise cégépien; manifestation cégépienne; mentalité cégépienne; mouvement cégépien; opinion cégépienne; presse cégépienne; pouvoir cégépien; vie cégépienne. Pour tous ces exemples, l’emploi de l’adjectif collégial,e serait fautif __ id.

J. CN : affaires *; enseignement *; études *; services aux *; vie *.


CELLULE

1. Did. Emplacement des objectifs spécifiques dans un tableau de spécification à l’intersection d’une ligne et d’une colonne.

2. Inf. Case d’une mémoire possédant une adresse particulière et pouvant contenir un octet.

3. Inf. Élément d’un tableur délimité par l’intersection d’une ligne et d’une colonne et pouvant contenir des données.


CENSEUR,E

Adm. scol./Lég. scol./Org. scol. (Fr.). Personne responsable de la discipline et des affaires administratives dans un établissement d’enseignement. Syn. (Belg.) proviseur.


CENTILAGE

Doc./Stat.Étalonnage en centiles.


CENTILE

Doc./Stat. Indice de la performance relative d’un élève à un test ou à un examen par rapport au rendement d’un groupe de 100 élèves dont il ferait partie.

A. Interprétation. Plus le rang de l’élève s’approche de 100, meilleur est son résultat. Le centile est donc un score qui indique la proportion des personnes dans un groupe qui auraient un score plus faible ou égal.

B. Rang-centile. En anglais comme en français, centile n’est pas adjectif, mais nom (du genre masculin). Tel rang correspond à tel centile, c’est un rang-centile (le trait d’union est obligatoire).

C. CN : rang-*.


CENTRALISATION

Adm. éduc. Localisation en un lieu unique des responsabilités, des pouvoirs (incluant les moyens d’action) et des activités exercées au sein d’une entité sociale. Ant. décentralisation.


CENTRATION SUR L'ENFANT

Cur. VA design pédagogique, C.1; théorie curriculaire, J.


CENTRATION SUR SOI-MÊME

Psychia. Syn. narcissisme.


CENTRE

Adm. scol./Org. scol.(QC).Établissement d’enseignement sous l’autorité d’une directrice ou d’un directeur et destiné à assurer la formation de l’élève inscrit aux services éducatifs pour les adultes __ CEQ-CPNCC (1990).

A. CN : bibliothèque-* documentaire; sous-*.

B. CN __ centrale : culture *; tendance *; unité *.

C. CN __ centré,e(s) : curriculum * sur l’enfant; curriculum * sur les matières; gestion * sur les besoins humains; paradigme des sociétés * sur la personne; pédagogie * sur l’école; pédagogie * sur l’enfant; société * sur la personne; test * sur les objectifs; théorie curriculaire * sur l’enfant.


CENTRE D'AIDE PAR LE TRAVAIL

Adapt. scol. (Fr.). Établissement qui fournit du travail, un soutien médicosocial et des services éducatifs aux handicapés.


CENTRE D'ALPHABÉTISATION

Alph./Péd. Établissement ou organisme voué à l’enseignement ou à l’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul). V alphabétisation. EA atelier d’alphabétisation.


CENTRE D'APPRENTISSAGE

1. Did./Péd. (Gén.). Endroit spécialement aménagé et disposant du matériel pédagogique nécessaire aux apprentissages d’un groupe d’étudiants. Service qui met à la disposition des apprenants et des enseignants une variété de matériels pédagogiques. Service qui assume des formations spécifiques, généralement ponctuelles et de courtes durées. VA audiotutorat, D et G.

2. Did./Péd. (Spéc.). Dans un enseignement modulaire, aire d’étude et de travail où des étudiants peuvent venir effectuer des activités d’apprentissage au moment qui leur convient __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. Partie d’une classe, spécialement aménagée et munie de matériels pédagogiques particuliers, consacrée à des activités autonomes d’apprentissages spécifiques.

3. Ens. sup./Org. scol. Établissement recevant des apprentis.

4. Form. prof.École de formation théorique et pratique à certains métiers et à certaines techniques.

A. Centre d’apprentissage/ressources didactiques. Alors qu’un centre de ressources didactiques vise ordinairement l’ensemble des étudiants d’une institution scolaire, un centre d’apprentissage est mis sur pied à l’intention d’un groupe déterminé, plus ou moins restreint, d’étudiants de cette institution. Ce groupe est défini en fonction de certains critères d’homogénéité dont le plus fréquent est l’inscription à un cours ou à une séquence de cours __ id.

B. Agent. Les formules d’enseignement individualisé tendent à faire disparaître les rencontres formelles en classe, mais exigent, en contrepartie, un matériel pédagogique abondant et très diversifié et une disponibilité quasi constante du professeur. C’est pourquoi, les adeptes de l’enseignement individualisé et du team teaching demandent que l’on mette à la disposition des étudiants inscrits à un même cours, un centre d’apprentissage où ils pourraient venir effectuer les activités au moment qui leur convient et où le groupe de professeurs qui enseignent ce cours pourrait assurer une disponibilité permanente. En outre, le centre d’apprentissage est censé contenir l’ensemble des ressources didactiques pertinentes au cours concerné et être muni, le cas échéant, de l’équipement nécessité par les activités et les ressources. C’est aussi le lieu tout désigné pour la transmission des messages divers qui intéressent le groupe d’étudiants __ id.


CENTRE D'ÉDUCATION DES ADULTES

Org. scol. Ensemble de structures d’accueil dispensant des programmes d’éducation permanente ou de formation continue __ BIE-UNESCO (1979).


CENTRE D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

Org. scol. (Belg.). Entités qui, pour des raisons géographiques, démographiques, économiques, socioculturelles et infrastructurelles, se constituent en vue de répondre aux besoins de l’enseignement d’une zone déterminée et sont formées par un groupe d’établissements qui dispensent un enseignement de même caractère (non confessionnel, confessionnel ou pluraliste) __ MERF (Belg.) (1990).


CENTRE D'ÉTUDES UNIVERSITAIRES

Adm. scol./Org. scol.Établissement affilié à une université et dispensant une partie de l’enseignement supérieur.


CENTRE D'EXPRESSION ET DE CRÉATIVITÉ

Org. scol. (Belg.). Institution extrascolaire qui assure des activités diversifiées, adaptées aussi bien à des projets de création personnelle qu’à des entreprises collectives ouvertes à tous __ MERF (Belg.) (1990).

A. Objet. L’objet propre des centres d’expression et de créativité n’est pas tant de meubler le temps de loisirs que de développer les facultés créatives des participants et des animateurs, en vue de leur permettre de mieux agir sur leur milieu environnant __ id.

B. Fonctions. Trois axes se dégagent quant aux fonctions propres d’un centre d’expression et de créativité : 1. se référer davantage aux valeurs et objectifs culturels de la communauté d’appartenance (à l’échelon local, voire régional) qu’aux pratiques et modèles culturels dominants (ceux des publics privilégiés); 2. promouvoir, par l’apprentissage, des possibilités de communication très variées, considérées comme des supports à des projets d’actions; 3. tenter, en se situant comme personne ou groupe, de créer petit à petit les conditions d’écoute et de réponse aux multiples interpellations de notre société __ id.


CENTRE DE COURS

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. F.f. Dire plutôt antenne.


CENTRE DE DÉCOUVERTE DE LA NATURE

Did. sc. Centre d’information et d’animation sur certains phénomènes de la nature, sur la faune et la flore d’une région donnée __ OLF (1994). EA activité de découverte de la nature.


CENTRE DE DOCUMENTATION ET D'INFORMATION

1. Biblio./Did./Org. scol./Péd. (Fr.). Dans un établissement d’enseignement secondaire, lieu de ressources documentaires multimédias, d’accueil et d’animation pédagogique destiné aux élèves ainsi qu’aux professeurs, et placé sous la responsabilité d’un documentaliste __ CMTE (Fr.) (1992). VA bibliothèque-centre documentaire.

2. Techno. éduc. (QC). Syn. centre de ressources (éducatives); centre de ressources multimédia; centre multimédia d’autoformation. VA enseignement modulaire, K.


CENTRE DE FORMATION

1. Did./Péd. Tout établissement organisé, équipé et doté du personnel nécessaire pour assurer une fonction de formation __ UNESCO (1979).

2. Form. prof./Org. scol.Établissement spécialisé en formation professionnelle qualifiante et qui est habituellement composé de salles d’études et d’ateliers de formation __ BIT (1987).

Centre/système. Les centres de formation ne font pas en général partie du système d’éducation formelle et sont financés grâce à des fonds privés ou publics __ id.


CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Form. prof./Org. scol. Établissement de formation à vocation professionnelle où les jeunes et les adultes qui ont soit terminé le cycle de scolarité obligatoire, soit déjà travaillé, peuvent acquérir une formation pratique, de base ou complémentaire __ BIT (1987).


CENTRE DE RÉADAPTATION PROFESSIONNELLE

Adapt. scol./Form. prof./Org. scol. Établissement qui, par combinaison totale ou partielle des mesures d’assistance suivantes, permet aux personnes handicapées d’acquérir ou de recouvrer la capacité de travailler : conseils ou assistance pour surmonter les obstacles sociaux au reclassement; réadaptation physique; évaluation médicale, psychologique, sociale et professionnelle de la capacité de prendre part à un travail déterminé ou de l’exécuter; consolidation du moral et de la confiance en soi; préparation et formation professionnelles; placement dans un emploi convenable __ BIT (1987).

Additions possibles. Une section d’atelier protégé ou de travail à domicile peut être adjointe à un centre de réadaptation professionnelle __ id.


CENTRE DE RESSOURCES

Did./Péd./Techno. éduc. Aménagement d’un ou de plusieurs locaux dotés de documents et d’équipement qui offrent certains services et permettent la réalisation d’activités autour desquelles s’organisent les cours __ LA ROCHELLE, L. et M. (04.86).

A. Nature. (...) structure physique et organisationnelle avec un esprit qui l’anime. Il nécessite une organisation matérielle des ressources en vue de favoriser la découverte, la recherche, l’autoapprentissage et l’expression créatrice. Il est le service qui permet de réunir et de rendre disponibles différentes sources de documentation. (...) Il ne suffit pas de rassembler dans la bibliothèque de l’école de la documentation et de l’équipement audiovisuel pour avoir un centre de ressources. Ce n’est pas non plus seulement un centre d’entreposage et de prêts __ id.

B. Mission. 1. Centre de ressources (...) documentaires multimédia, vivantes et tenues à jour, tant pour la lecture, la consultation que la documentation, ainsi que l’équipement nécessaire pour la réalisation et la production de travaux reliés aux objectifs spécifiques des programmes d’études et aux activités éducatives dans leur ensemble. 2. Foyer d’animation pédagogique par des activités de promotion et de communication dont les enseignants, les élèves, les parents, le personnel non enseignant et les ressources de la communauté (tuteur, mentor, etc.) sont les conseillers __ id.

C. Fonctions.• Rassembler et organiser toute la documentation existante dans l’école pour la rendre accessible aux élèves et aux professeurs. • Offrir la possibilité de produire des documents tant imprimés qu’audiovisuels. • Offrir des services de consultation et rendre disponible une organisation matérielle et physique qui permet aux professeurs et autres ressources humaines de faire de l’animation __ id.


CENTRE DE RESSOURCES (ÉDUCATIVES)

Techno. éduc. Syn. centre de ressources multimédia; centre multimédia d’autoformation; centre de documentation et d’information.


CENTRE DE RESSOURCES DIDACTIQUES


Did./Péd./Techno. éduc.Établissement équipé de matériel de formation imprimé et audiovisuel qui peut être soit consulté sur place, soit emprunté __ BIT (1987). Centre qui réunit des documents imprimés ainsi que diverses ressources informatiques et technologiques permettant d’avoir accès à des banques d’informations. VA centre d’apprentissage, A. EA matériel didactique/multiméDiagn.

Centre intégré de ressources didactiques. Centre où l’étudiant peut, non seulement consulter des documents, mais où il peut également effectuer des activités d’apprentissage __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC.


CENTRE DE RESSOURCES MULTIMÉDIA

Techno. éduc. Centre de documentation multiple cumulant plusieurs fonctions (bibliothèque, cinémathèque, discothèque, magnétothèque, vidéothèque, photothèque) ouvert aux établissements scolaires et au public. Syn. centre multimédia d’autoformation; centre de ressources (éducatives); centre de documentation et d’information __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).

Équipement. On y trouve un équipement divers : auditorium, laboratoires photographiques, cellules de travail, cabines individuelles de réception, cabines informatiques, etc. __ id.


CENTRE MULTIMÉDIA D'AUTOFORMATION

Techno. éduc. Syn. centre de documentation et d’information/de ressources (éducatives); centre de ressources multiméDiagn.


CENTRE PSYCHO-MÉDICO-SOCIAL (CPMS)

Méd./Org. scol./Psych./Soc. (Belg.). Centre ayant pour mission d’assurer des tâches de guidance aux projets des élèves de l’enseignement maternel, primaire, secondaire de plein exercice et de l’enseignement spécial __ MERF (Belg.) (1990).

A. Fonctions (Belg.) : 1. les centres ont pour mission d’assurer les tâches de guidance au profit des élèves de l’enseignement maternel, primaire, secondaire de plein exercice et de l’enseignement spécial; 2. les centres ont également pour mission d’assurer les tâches de guidance psycho-médico-sociale au profit des élèves qui suivent une formation reconnue en vue de l’accomplissement de l’obligation scolaire à temps partiel; 3. les centres peuvent fournir à toutes les personnes qui en font la demande de l’information et des avis concernant les possibilités en matière d’études, de formation et de profession. Les centres psycho-médico-sociaux rassemblent, analysent et évaluent progressivement à partir de l’entrée à l’école maternelle jusqu’au seuil de l’enseignement supérieur, un ensemble de données psycho-médico-sociales qui sont régulièrement mises à jour et confrontées avec l’élève, avec les observations du corps enseignant, de la famille et de tout autre milieu que fréquente l’enfant ou le jeune __ id.

B. Personnel (Belg.). Pour remplir leur mission, les centres psycho-médico-sociaux disposent de plusieurs types de personnel : du personnel psychologique ou psychopédagogique (conseiller ou auxiliaire); du personnel médical et paramédical (infirmier,ère); du personnel social (assistant social) __ id.


CENTRE PUBLIC DE TRAITEMENT DE L'INFORMATION

Édum./Inf. Réseau régional ou national de communication reliant plusieurs systèmes informatiques et permettant à un grand nombre d’usagers de traiter des données ou d’utiliser des programmes.


CENTRE SPÉCIALISÉ

Adm. éduc./Org. scol.(QC). Organisme intégré administrativement à un cégep, ou à un établissement assimilé, dont le rôle, outre la formation des élèves, est de contribuer au développement technologique de certains secteurs clés de l’activité économique et d’assurer la formation technique des enseignants. Ex. : Centre spécialisé de la mode du Collège LaSalle; Centre spécialisé du meuble et du bois ouvré du cégep de Victoriaville; Centre spécialisé des pêches maritimes du Collège de la Gaspésie __ OLF (1998).

A. Syntaxe. Centre spécialisé est un syntagme; il doit être suivi d’un complément introduit par la préposition de (centre spécialisé de... et non « centre spécialisé en ... »). De plus, l’emploi de l’adjectif dans « centre spécialisé » n’est pas obligatoire en contexte __ CTEQ (1988).

B. Opérations. Les centres spécialisés atteignent leurs objectifs par leur regroupement d’enseignements spécialisés et l’accomplissement de fonctions d’enseignement, de recherche appliquée, d’aide aux entreprises, d’information technologique et d’animation du milieu __ OLF (1998).


CERCLE DE LA LITTÉRATIE

Alpha./Ens. lang./Ens. L2. VA approche neurolinguistique, B2; D; F2 et H1.


CERCLE DE QUALITÉ

Adm./Gest. Groupe d’employés se réunissant à l’instigation d’une entreprise pour donner leur avis sur l’amélioration éventuelle des méthodes de travail __ PEPERMANS, R., MASC (1990).


CÉRÉMONIE DE FIN D'ÉTUDES

Gest. app./Org. scol.Syn.collation des grades.


CÉRÉMONIE DE REMISE DES DIPLÔMES

Gest. app./Org. scol.Syn.collation des grades.


CERTIFICAT

1. Gén. Document officiel qui confirme un fait, une situation, une particularité. Un certificat d’admission, de participation à un stage, d’aptitude à l’enseignement/d’immatriculation (et non licences ou enregistrements d’une auto).

2. Doc./Form. prof./Gest. app. Attestation ou diplôme sanctionnant la réussite à un examen et conséquemment, l’aptitude à exercer certaines fonctions. Se dit de l’examen lui-même.

3. Ens. sup. Programme de formation initiale ou de perfectionnement qui conduit à l’obtention d’un diplôme d’une valeur équivalente à trente unités. Un certificat en pédagogie.

4. Gest. app./Lég. scol. Preuve écrite qu’un candidat a suivi un cours ou une série de cours et a réussi les contrôles reliés à cette formation __ MUNGER, M. (1983). VA attestation, A; diplôme, F et G; grade universitaire, C.

A. Certificat/attestation. Le certificat est approuvé et signé par les autorités compétentes et revêt un caractère plus officiel que l’attestation __ id.

B. France. On y distingue une multitude de certificats dont voici les principaux :

• le Certificat d’études primaires (CEP), supprimé en 1989 en France métropolitaine; fam. : certif.;

• le Certificat de fin d’études, délivré à ceux qui abandonnent leurs études avant terme;

• le Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP), requis pour enseigner dans les écoles primaires;

• le Certificat d’aptitudes professionnelles (CAP), décerné au terme des études de l’enseignement technique court (3 ans). Il existe des centaines de CAP correspondant à autant de qualifications professionnelles;

• le Certificat d’aptitudes au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES) que sanctionne l’examen du concours spécial organisé pour chaque discipline, dans le but de recruter des professeurs de l’enseignement secondaire. Les titulaires du CAPES sont nommés professeurs certifiés dans un collège, un lycée ou une école normale, après avoir subi des épreuves pratiques;

• le Certificat d’aptitudes au professorat de l’enseignement technique (CAPET) que sanctionne l’examen d’un concours spécial organisé pour les différentes sections (biochimie, mécanique, etc.), dans le but de recruter des enseignants au niveau de la licence. L’examen comporte des épreuves écrites, pratiques et orales;

• le Certificat d’aptitudes pédagogiques aux fonctions de conseiller d’éducation (CAPFCE) obtenu par les candidats aux postes de conseiller d’éducation (CE). Le conseiller principal d’éducation passe le CAPFCPE.

C. Public cible. Le certificat offre une formation qui convient davantage à des personnes en situation de travail __ UQ (1992).

D. Cumul de certificats (QC). L’obtention de trois certificats, dans un champ d’études, un domaine professionnel ou une discipline, peut conduire à l’obtention d’un baccalauréat.

E. Certificat/titre. Le certificat ne confère pas de titre.

F. CN : commission d’homologation des diplômes et * de l’enseignement secondaire; cumul de *.


CERTIFICAT D'ÉTUDES PROFESSIONNELLES

Form. prof. (QC). VA formation professionnelle, E.


CERTIFICAT DE NAISSANCE

Gén./Gest. F.f. Dire plutôt acte/extrait de naissance.


CERTIFICAT DE QUALIFICATION

Form. prof./Gest. app. Document délivré par un organisme autorisé attestant le niveau de compétence acquise dans un métier, une technique ou une profession selon les normes préétablies et généralement à la suite d’examens théoriques et pratiques __ MUNGER, M. (1983).

A. F.f.À utiliser au lieu de carte de compétence __ id.

B. Provenance. Au Québec, les certificats de qualification sont délivrés par les corporations professionnelles ou les comités paritaires.


CERTIFICAT DE SCOLARITÉ

Gest. app./Lég. scol. V scolarité.


CERTIFICAT SUR MESURE

Ens. sup. (QC). Programme approuvé par l’université dont les cours et les autres activités éducatives relèvent d’un principe intégrateur et d’objectifs qui sont proposés par un groupe d’individus ou par un organisme __ UQ (1992).

Principes et règles. Un certificat sur mesure répond à des besoins ponctuels, non récurrents, qui sont tels qu’il n’est pas utile de créer un programme permanent. Un tel programme ne peut être offert qu’à la population cible identifiée dans le projet initial. De plus, les admissions ne sont plus permises au programme au-delà de six sessions après son ouverture, à moins que le Conseil des études n’autorise une prolongation __ id.


CERTIFICATION

Gest. app./Lég. scol. F.f. Dire plutôt délivrance des brevets; délivrance des diplômes;reconnaissance de la compétence; sanction des études.

A. Certification/licensure.Aux États-Unis, certification désigne un mécanisme volontaire de reconnaissance de la compétence d’une personne pratiquant un métier ou une profession, alors que licensure réfère à un mécanisme obligatoire de reconnaissance de la compétence, qui est défini dans un texte de loi __ LANDRY, F. (1987).

B. CN : politique de *; régime de *.


CERTIFICATION DES ENSEIGNANTS

Lég. scol.F.f. Dire plutôt reconnaissance d’aptitude à l’enseignement.


CERTIFICATION DES MAÎTRES

Lég. scol. F.f. Dire plutôt reconnaissance d’aptitude à l’enseignement.


CERTIFICATION INSTITUTIONNELLE

Lég. scol.F.f. Dire plutôt délivrance des diplômes; sanction des études par l’établissement.


CERTIFICATION MINISTÉRIELLE

Lég. scol. F.f. Dire plutôt délivrance des diplômes; sanction des études par le ministère.


CERTIFIÉ,E

1. Ens. sup./Péd. (Fr.) (n.). Titulaire du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES).

2. Gest. app./Lég. scol. (n.). Personne qui a obtenu un certificat. F.f. VA breveté,e, A. TA diplômé.

3. Gest. app./Lég. scol. (adj.). Qui a obtenu un certificat. F.f. VA breveté,e, A. TA diplômé.


CERTITUDE

Gén. VA valeur, A.


CERVEAU

Bio./Épist./Neurosc./Physio./Rech./Sc. Situé à l’intérieur de la boîte crânienne, réseau de 100 milliards de neurones reliés par des dizaines de milliers de milliards de synapses qui forment la masse la plus importante (chez le nouveau-né : 300 gr.; chez l’adulte : 1 400 gr.) du système nerveux central humain (≥ 95 %), et qui est le siège de la pensée volontaire, des émotions, des comportements, du contrôle musculaire volontaire ainsi que de la régulation des fonctions de base, notamment la respiration et la circulation sanguine.V cerveau; connexionnisme; éducation holistique. VA approche systémique, B; approche neurolinguistique, A1.1 à A1.4; B3, B4 et C1; réalisme scientifique, A; sociologisme, C; théorie neurolinguistique du bilinguisme, C.

A. Hémisphère/attributs/éducation. Les recherches sur le cerveau ont révélé que pour chaque hémisphère cérébral, il y a des fonctions spécialisées spécifiques, mais complémentaires. Tandis que le cerveau droit saisit des relations, appréhende des structures, sent, imagine et intuitionne, le cerveau gauche d’une façon tout à fait différente analyse, teste, vérifie, construit et rationalise. Ainsi, la nécessité de dire, de verbaliser ce qui s’est produit, d’exprimer des sentiments même diffus ou encore des impressions plus ou moins complexes est maintenant démontrée. En effet, si le savoir intuitif du cerveau droit n’est pas nommé, étiqueté ou encore explicité dans l’énoncé d’un concept, d’un principe ou d’une règle, il s’évanouit en fumée, n’est jamais matérialisé et retourne pour ainsi dire dans le domaine de l’inconscient. Sans cette capacité du cerveau gauche à reconnaître, nommer et intégrer, nous en serions encore aux premiers balbutiements de notre développement intellectuel __ NOISEUX, G. (1995). V anasynthèse.

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B. Cerveau et pratique pédagogique. Si les enseignants ne développent pas une compréhension fonctionnelle du cerveau et de ses mécanismes, nous serons vulnérables aux modes pseudo-scientifiques, aux généralisations indues et aux programmes douteux. (...) Bien que la prudence soit de mise devant bon nombre de découvertes neuroscientifiques, quelques-unes d’entre elles sont bien établies. Certaines prouvent la justesse de ce qu’ont toujours fait les bons enseignants. D’autres nous amènent à examiner de plus près la pratique pédagogique. Première découverte : L’expérience modifie la physiologie du cerveau. L’environnement dans lequel évolue une personne détermine en grande partie les capacités fonctionnelles de son cerveau. (...) Cette recherche de Marian DIAMOND et J. HOPSON (1998) a établi le concept de plasticité neurale, c’est-à-dire « l’incroyable propriété du système nerveux d’être constamment modifié dans sa structure ou sa fonction à la suite de l’expérience. Une autre découverte qui ne manquera pas de nous plaire est que les dendrites, soit les connexions entre les cellules du cerveau, peuvent se développer à tout âge. C’est le cas aussi bien chez les êtres humains que chez les animaux. Contrairement à la croyance populaire, une personne âgée n’est donc pas nécessairement victime d’une perte progressive de cellules nerveuses et d’une diminution de ses capacités mémorielles et cognitives ». (...) Deuxième découverte : Le quotient intellectuel n’est pas fixé à la naissance. (...) Ses travaux impressionnants (RAMEY, C. T. et RAMEY, S. L., 1996) prouvent qu’un programme d’intervention destiné aux enfants de milieux défavorisés peut protéger ces jeunes contre un retard mental et un faible QI (...) Troisième découverte : Certaines capacités s’acquièrent plus facilement au cours d’une certaine période dite sensible. (...) Les années d’apprentissage les plus intenses chez l’enfant coïncident précisément avec celles où toutes les synapses se développent (1996). Selon H. T. CHUGANI (1996), non seulement le cerveau du jeune se surdéveloppe au cours des premières années, mais il a de plus une capacité remarquable à s’adapter et à se réorganiser. Il semble qu’il puisse acquérir différentes compétences plus facilement que dans les années qui suivent la puberté. Ces fenêtres d’apprentissage, longtemps dites périodes critiques, sont le plus souvent appelées périodes sensibles. (...) Quatrième découverte : Les émotions influent fortement sur l’apprentissage. (...) L’émotion joue un double rôle dans l’apprentissage chez l’être humain. Premièrement, elle est positive dans la mesure où plus elle est fortement liée à une expérience, plus le souvenir de cette expérience sera bien enraciné. En effet, les substances chimiques du cerveau lui envoient le message suivant : « Cette information est importante. » (...) Par contre, Joseph LeDOUX (1996) a mis en lumière le fait que, si une émotion est trop forte (par exemple, si l’élève perçoit la situation comme menaçante), l’apprentissage se fait moins bien __ WOLFE, P. et BRANDT, R. (1998) dans VIE PÉDAGOGIQUE (11.12.2000).

C. CN __ cérébrale : dysfonction * mineure.


CHAMP

1. Gén. Terrain; espace clos ou ouvert; étendue comprise dans certaines limites.

2. Gén. Espace idéal constitué par un ensemble de phénomènes d’après leurs positions relatives ou d’après les rapports qu’on peut établir entre leurs propriétés. Champ électromagnétique.

3. Spéc. Ensemble de phénomènes ou d’éléments dont l’existence sous-tend diverses relations ou dont les propriétés permettent une mise en rapport.

4. Épist. Ensemble des concepts, des définitions, des propositions qui forment une branche du savoir à une époque précise. Le champ del’éducation contemporaine. VA branche du savoir, A; domaine d’études, E.

5. Form. prof. Secteur professionnel auquel appartient une activité humaine. Le champ de l’enseignement.Syn.domaine. VA I.

6. Inf. Partie définie par l’utilisateur ou le concepteur d’un programme, qui est réservée à l’enregistrement d’informations spécifiques dans une base de données __ OLF (2002). Ex. : Une fiche d’élève peut contenir les champs suivants : nom, adresse, numéro de téléphone, code, âge, etc.Syn.champ de données.

7. Psych. Ensemble des phénomènes dont une personne est consciente à un moment bien déterminé. Champ de la conscience.

8. Rech./Sc. Ensemble des phénomènes entretenant des relations spécifiques ou admettant un rapport particulier. Le champ de la pédagogie.

9. Soc. Totalité des échanges et des interactions entre une personne et son milieu à un moment donné. V champ social. VAH. EA dépendance-indépendance duchamp.

10. Techno. éduc. Secteur dont les points sont vus simultanément dans la caméra __ CORMIER, F.-P., OLF (1983).

A. Préférence. Traduction littérale du terme anglais field; il est préférable d’employer les mots entrée, rubrique ou zone dans le domaine de l’informatique.

B. Sciences. La notion de champ constitue un modèle fréquemment utilisé dans les diverses sciences. On connaît généralement le concept de champ physique, sans doute constitué par analogie à partir du sens de champ en langue générale. Il relève d’abord de la topologie, sous-domaine des mathématiques. Le terme champ est plus spécifique que celui de domaine; le premier fait référence à des relations entre des personnes, des choses, des phénomènes; à ce titre, domaine est plus évasif sur les rapports possibles. On recense un grand nombre d’applications du concept de champ aux faits d’ordre abstrait dans diverses sciences. Un examen sommaire de la terminologie de diverses sciences permet d’établir le tableau suivant :



DISCIPLINES EXPRESSIONS RECENSÉES
Philosophie champ de conscience
champ de savoir
etc.
Mathématiques

champ défini par les variables

Linguistique champ associatif
champ conceptuel
champ d’application
champ de dispersion
champ dérivationnel
champ lexical
champ linguistique
champ morphologique
champ morphosémantique
champ notionnel
champ onomastique
champ sémantique
champ stylistique
champ thématique
Psychologie champ audible
champ auditif
champ d’attention
champ de conscience
champ de fixation
champ de mémoire
champ de perception
champ de regard
champ de relation
champ du groupe
champ mental
champ perceptif
champ phénoménologique
champ psychologique
champ psychosocial
champ récepteur
champ réceptif
champ sensoriel
champ sensoritonique
champ social
champ temporel intermédiaire
champ total
etc.
Sociologie champ d’historicité
champ de groupe
champ social
 Anthropologie  théorie du champ
 Politique  champ politique

C.  Did. Dans sa définition générale et dans certaines de ses définitions particulières, ce modèle contribue à la constitution de la didactique fondamentale : la réflexion sur les contenus passe largement, à titre d’exemple, par l’examen de la structuration des savoirs en champs. Dans ses formes particulières, le concept de champ joue un rôle important dans l’élaboration des didactiques propres à chacune des disciplines. Ainsi, en didactique de la langue maternelle, la notion de champ sémantique est un objet d’enseignement et donne naissance à diverses formules didactiques dont les exercices dictionnairiques fondés sur l’analyse sémique.

D.  Champ d’un objectif. Le champ est un critère destiné à juger de l’étendue des applications possibles d’un objectif : c’est l’ensemble des situations réelles possibles où le savoir-faire (ou le savoir-être) qu’il définit est utile (c’est-à-dire est susceptible de donner un avantage, au sens le plus large, à celui qui le maîtrise). Le champ d’un objectif comporte deux composantes : le domaine qui concerne l’étendue des cas où la compétence est pertinente et la transférabilité qui est relative à la mesure dans laquelle cette compétence peut être effectivement appliquée à ces différents cas. Le domaine d’un objectif constitue son champ potentiel; si on tient compte en outre de la transférabilité, on circonscrit, dans ce champ potentiel, le champ effectif. Bien entendu, ce champ effectif varie selon les individus et on ne peut, en cette matière, que parler en termes de moyennes. Le champ d’un objectif comporte une troisième dimension, la permanence de la maîtrise acquise : certains savoir-faire se maintiennent longtemps après l’apprentissage, d’autres au contraire se perdent rapidement s’ils ne sont pas entretenus par l’exercice __ D’HAINAUT, L. (1980).
E.  Champ de concentration. Matières choisies en option par l’élève et qui le préparent spécifiquement aux études universitaires ou à l’activité professionnelle vers lesquelles il se dirige. Le secteur de concentration du futur médecin, par exemple, se compose surtout de la biologie et de la chimie; celui du futur ingénieur, des mathématiques et de la physique __ MEQ (1968).

F.  Champ auditif (habileté perceptivo-motrice auditive). L’acuité auditive, ou habileté de l’oreille à détecter les sons, varie selon les individus. (...) La distance auditive, l’étendue du champ auditif fait partie de l’étude des ondes sonores __ SCHONING, F. (1979).

G.  Champ visuel (habileté perceptivo-motrice visuelle). Ensemble total des stimuli agissant sur l’œil à un moment donné, considéré comme étant projeté sur une sphère dont l’œil est le centre (aspect spatial) __ id.

H.  Champ social. Kurt LEWIN a développé une explication de la conduite par la théorie du champ social. Il résume la dynamique de l’action dans l’équation suivante : B = f (PE), dans laquelle B représente la conduite (behavio(u)r), P représente la personnalité et E, l’environnement. La conduite est donc fonction à la fois de la personnalité et de son environnement. Mais, selon LEWIN, P et E ne varient pas indépendamment l’un de l’autre __ ROCHER, G. (1968).

I.   Champ professionnel. Regroupement à l’intérieur d’un secteur, de professions ayant des affinités entre elles. Ex. : mécanique du bâtiment __ MEQ (1977).

J.   Champ de force. Activité qui consiste à découvrir et à compiler de façon systématique les arguments « pour ou contre » en vue d’une prise de position __ COULOMBE, P.-P. et al. (10.76).

K.  Champ d’historicité. Ensemble par lequel l’historicité ou le paradigme socioculturel se transforme en orientations de l’activité sociale et définit ainsi la zone de création des significations et des orientations __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (1980).

L.  CN : cours du * d’études; dépendance du *; dimension dépendance/indépendance du *; indépendance du *; théorie du * de force.



CHAMP AUDITIF

Diagn./Physio. VA champ, F.


CHAMP CONCEPTUEL

1. Ling. Ensemble des mots désignant un concept. Ex. : les mots désignant laconnaissance dans telle langue.

2. Ling. Ensemble des concepts associés à un concept étiquette. Ex. : lesconcepts associés à celui de beauté à telle époque.

3. Ling. Espace idéal occupé par un ensemble de concepts. Ex. : lesrelations de parenté.

4. Ling. Aire des concepts dessinée par un mot, par un groupe de mots. Ex. : les rapports de parenté donnés par le vocabulaire des relations de parenté.

A. Imprécision. Il n’y a pas de définition universellement acceptée du champ conceptuel en linguistique où ce concept s’est formé. On confond souvent champ conceptuel et champ sémantique. On identifie trop rapidement champ conceptuel, champ notionnel et champ thématique. VA champ linguistique, E;champ sémantique, A.

B. Origine. Le concept de champ conceptuel est introduit par le linguiste allemand Jost TRIER dans un ouvrage publié en 1931. TRIER part de l’hypothèse que les structures des langues imposent des structures de pensée, d’où l’existence de visions du monde particulières à chacune des langues. Cet exercice le conduit à étudier les champs linguistiques (ensemble de mots) relatifs à la notion de connaissance, en langue allemande, en vue de reconstruire les schèmes conceptuels et les champs conceptuels correspondants.

C. Nature. Les diverses procédures d’élaboration des champs conceptuels ont pour caractéristique principale de partir des données linguistiques. On étudie, par exemple : les vocabulaires de la parenté, les vocabulaires des animaux domestiques, les classifications botaniques populaires. Ces exercices sont courants en anthropologie et permettent, à tout le moins, d’identifier les schèmes conceptuels propres à une société. Certains linguistes voient dans les champs conceptuels des espèces de la notion de champs associatifs. Le champ conceptuel, relatif aux signifiés, donc fondé sur les rapports sémantiques, constitue alors l’autre face du champ lexical, fondé sur les rapports formels. Les notions de champ sémantique et de champ conceptuel tendent alors à s’identifier. D’autres linguistes s’opposent à cette conception. On peut, en effet, signaler que le champ conceptuel rend compte des relations entre les objets signifiés (relations de parenté, par exemple) et non de celles entre les signifiés (relations entre les unités de sens, relations entre les formes des éléments de vocabulaire de la parenté) : les éléments du champ conceptuel seraient ainsi des unités non linguistiques. On note ensuite que les structures de la pensée et les structures de l’expression ne sont pas identiques. En effet, le champ conceptuel n’est d’aucune utilité pour rendre compte des expressions œil de chat (agate), toilette de chat (toilette sommaire) et langue de chat (biscuit); pourtant il y a champ associatif et il n’est pas que formé par la récurrence formelle de l’élément chat. Ensuite, l’élaboration de champs conceptuels rend compte assez adéquatement de microsystèmes de vocabulaire, mais non pas de la polysémie essentielle à la langue générale : l’étude du mot chat gagne à s’éclairer de l’établissement du champ conceptuel des animaux domestiques, mais cette technique est inutile pour rendre compte de la diversité des acceptions du mot qui signifie à la fois divers animaux, divers personnages, un instrument de guerre, un fouet, etc. Enfin, il faut constater que les phénomènes sémantiques ne sont pas réductibles à des oppositions ou à des ressemblances entre concepts que rendrait l’étude de champs de mots. Par exemple, dans la série père, mère, frère, il est frappant de noter la présence de finales semblables. VA champ linguistique, E; champ sémantique, A.

D. Did. Les techniques d’élaboration des champs conceptuels trouvent de nombreuses applications possibles ou actuelles en didactique fondamentale et dans les didactiques des disciplines. Le champ conceptuel est un inventaire synchrone et qualitatif des notions propres à un domaine. À ce titre, le champ conceptuel rend compte des structures de pensée, des concepts fondamentaux et des concepts instrumentaux. Le champ conceptuel peut être inséré dans un ensemble de champs conceptuels plus étendu : bien que difficile, cet exercice constitue un puissant révélateur de la complexité et de l’inachèvement des discours en tant que démarche de l’esprit. L’élaboration des champs conceptuels s’apparente à l’analyse de contenu, à l’analyse componentielle et à l’analyse sémique. La technique se révèle cependant supérieure à ces autres démarches par le biais de relations signalées permettant même d’identifier les absences significatives. L’élaboration de champs conceptuels permet donc une analyse multidimensionnelle, transdisciplinaire et protocritique des contenus de la science de l’enseignement et des enseignements. Au-delà de la taxonomie, le champ conceptuel indique déjà des marques de valeur à attacher aux concepts et, indirectement, aux termes. La didactique fondamentale revêt nécessairement un caractère inachevé à cette étape de son développement. Il devient intéressant de tenter d’en fonder le champ conceptuel, du moins de comparer les champs conceptuels inhérents à la pensée de divers auteurs. Cette façon de faire est d’autant plus importante qu’elle permet la transdisciplinarité. L’élaboration des champs conceptuels a d’abord été faite dans le contexte de préoccupations historiques. Le modèle des champs conceptuels permet de dépasser l’histoire événementielle pour établir des synthèses thématiques. Dans cette optique, l’élaboration des champs conceptuels peut s’utiliser sous tous les aspects des enseignements qui supposent une perspective synchrone et diachronique : enseignement des faits de culture, comparaison des univers littéraires, histoire des idées, des goûts, etc. C’est évidemment dans les domaines d’enseignement qui font appel à la linguistique appliquée que la procédure des champs conceptuels trouve ses applications les plus convaincantes. Élaborer un champ conceptuel est d’une grande utilité pour établir des vocabulaires fondamentaux dans les didactiques de l’enseignement des langues, car il est possible de sensibiliser l’élève à la diversité des structurations du réel entre les langues dans l’enseignement des langues vivantes. L’arbre conceptuel permet encore une approche systématique dans l’enseignement du vocabulaire, particulièrement dans celui des terminologies.


CHAMP D'APPLICATION

Ling. VA champ linguistique, C.


CHAMP D'ENSEIGNEMENT

Did. Champ de savoir faisant l’objet d’un enseignement à un ordre scolaire.


CHAMP D'ÉTUDES

1. Cur./Did. Partie d’un programme d’études composée de cours conduisant à des études plus poussées dans une ou plusieurs disciplines ou à l’exercice d’une activité professionnelle __ OLF (1998). Ensemble des objets (contenus et habiletés) qui forment la section ou l’option choisie par un sujet. Champ littéraire; champ scientifique; champ social; champ des communications. VA matière, A;programme d’études, I. TA spécialité. EA tronc commun. = {champ d’habileté + champ de savoir}.

2. Ens. sup. Ensemble cohérent et structuré de connaissances relevant de plusieurs disciplines et unifiées dans un objet spécifique __ UQ (1992).

3. Rech. Secteur de savoir, de recherche et de développement. VA domaine d’études, E.

A. Spécialisation ou spécialité sont impropres pour désigner cette notion; dans ce contexte, spécialisation désigne l’action de se consacrer à l’étude d’un domaine déterminé et spécialité, le domaine proprement dit __ CTEQ (1988).

B. Champ d’études/de spécialisation. Le champ de spécialisation constitue un sous-ensemble particulier d’un champ d’études. Le champ de spécialisation précise le champ de savoir et/ou le champ d’habiletés compris dans le champ d’études d’une personne. VA programme d’études, H.

C. Cours. Un cours faisant partie de l’ensemble des cours constituant un champ d’études est dit cours du champ d’études, par opposition aux cours obligatoires et aux cours complémentaires __ CTEQ (1988).

D. F.f. Concentration, champ de concentration, concentration préuniversitaire, champ professionnel, spécialisation, spécialité __ OLF (1998).


CHAMP D'HABILETÉS

Did. Ensemble des habiletés dont le développement est préconisé par un plan ou un programme d’études. VA domaine d’études, A et E;programme d’études, I. EA champ de savoir.

Champ/domaine d’habiletés. Alors que le domaine réfère à l’ensemble des habiletés pouvant être développées, le champ ne retient que les habiletés qui seront objets d’apprentissage dans une situation pédagogique particulière.


CHAMP D'UN OBJECTIF

Did. VA champ, D.


CHAMP DE CONCENTRATION

Cur.F.f. Traduction littérale de field of concentration. Utiliser plutôt matière(s) principale(s); option(s) principale(s); secteur de concentration. VA champ, E; champ d’études, D.


CHAMP DE DISPERSION

Ling. VA champ linguistique, A.


CHAMP DE FORCE

Ens. lang./Péd. VA champ, J.

CN : théorie du *.


CHAMP DE RECHERCHE

Rech. Ensemble d’objets interreliés d’études et d’investigations dans un domaine de connaissances, d’activités.

A. Champ/domaine de recherche. On utilise l’expression champ de recherche si l’on désire faire ressortir les relations entre les divers objets ou intérêts; sinon on emploie simplement l’expression domaine de recherche. Ex. : Le champ de la didactique au sein du domaine de l’éducation.

B. Champ formel/factuel. Un champ de recherche est formel si ses objets sont concepuels; il est factuel si au moins l’un de ses objets est concret ou matériel. La dichotomie formel/factuel provient de la typologie classique de LEIBNIZ qui distinguait les propositions de raison des propositions de fait __ BUNGE, M. (1985) : trad.


CHAMP DE SAVOIR

Did. Ensemble des contenus relatifs à un plan ou à un programme d’études. VA programme d’études, I. EA branche du savoir; champ d’enseignement. = ∑ {objectif de contenu}. < champ d’études.

A. Perspective monodisciplinaire. Dans ce contexte, le champ de savoir se subdivise en autant de matières scolaires : chimie, physique, écologie, biologie, histoire, géographie, économique, algèbre, géométrie, trigonométrie, etc. V approche inter/intra/mono/multi/pluri/trans/unidisciplinaire.

B. Perspective d’intégration. Dans ce contexte, le champ de savoir se subdivise en fonction de regroupements de disciplines connexes. On compte généralement deux façons de regrouper les disciplines : A) quatre subdivisions : 1. sciences exactes; 2. sciences humaines; 3. mathématiques; 4. langues, ou encore B) huit subdivisions obtenues en allégeant les quatre subdivisions initiales et en ajoutant : 5. sciences techniques; 6. commerce; 7. arts; 8. éducation physique.

C. Perspective de la durée d’apprentissage. Le champ de savoir peut, en outre, être subdivisé en regroupements d’objectifs de contenu, auxquels regroupements l’on associe des temps moyens d’apprentissage en fonction de sujets particuliers. On obtient ainsi un champ de savoir qui se subdivise en disciplines, qui à leur tour, se subdivisent en regroupements de contenus tels que les étapes, les modules et les unités. Il est entendu que ces divers regroupements doivent tenir compte du temps nécessaire au développement des habiletés associées à chacun des sous-ensembles de contenus. VA dissection de contenu, C;étape, B.

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CHAMP DE SPÉCIALISATION

Cur./Did./Ens. sup. Domaine d’études ou de recherche à l’intérieur d’un champ d’études, d’une discipline ou d’une profession __ UQ (1988). VA champ d’études, B. TA concentration.


CHAMP DÉRIVATIONNEL

Ling. VA champ linguistique, D.


CHAMP LEXICAL

Ling. Ensemble des termes dont dispose une langue pour circonscrire tous les aspects d’une technique, d’une science, d’une notion. Ex. : champ lexical del’habitation : palais, maison, château, pavillon, case, tente, etc.; champ lexical de l’examen scolaire : concours, test, interrogation,composition, etc. VA champ linguistique, B; champ sémantique, C; lexicologie, A.


CHAMP LINGUISTIQUE

Ling. Ensemble de signes linguistiques pouvant être représentés comme formant un espace idéal en vertu des rapports qu’ils entretiennent entre eux.

A. Champ/modèle. La notion de champ a valeur de modèle en linguistique. C’est principalement dans l’étude du lexique que l’on utilise ce modèle, bien que certains utilisent, en phonologie, l’expression champ de dispersion pour désigner les ensembles de variations dans la réalisation d’un phonème.

B. Champ lexical. Les champs lexicaux sont d’abord des champs associatifs, c’est-à-dire qu’ils comprennent des éléments qui forment diverses séries en raison de rapports formels (ex. : instruire, instructeur, instruction, instruit; père, mère, frère), sémantiques (ex. : formation, éducation, initiation, enseignement) ou morphosémantiques (ex. : en anglais, la série glow, glower, glitter, gleam, etc.).

C. Champ d’application. L’expression champ d’application désigne un domaine dans lequel un mot prend une acception particulière (ex. : martinet : oiseau, marteau, chandelier, fouet, soit quatre champs d’application pour quatre acceptions).

D. Champ dérivationnel. L’expressionchamp dérivationnel désigne les ensembles de mots : 1. formés par un mot et ses dérivés (ex. : instruire, instruction, ...); 2. formés par un mot et des formes issues de la combinaison de ce mot et d’opérateurs (ex. : père, grand-père, beau-père, etc.).

E. Champ conceptuel/sémantique. On distingue encore le champ conceptuel (ou champ notionnel) et le champ sémantique. La notion de champ conceptuel désigne l’ensemble des signifiés se rattachant à un même concept (ex. : l’ensemble des concepts relatifs à la beauté, décelables par l’ensemble des mots du vocabulaire de la beauté). L’analyse de contenu et l’analyse componentielle permettent d’établir les champs conceptuels qui sont, à strictement parler, extralinguistiques. Les champs sémantiques sont constitués par des ensembles de traits de sens attachés à des séries de mots. Les procédures d’analyse sémique permettent de constituer les champs sémantiques.


CHAMP MORPHOLOGIQUE

Ling. VA lexicologie, A.


CHAMP NOTIONNEL

Did./Ling./Rech. Ensemble des termes, plus ou moins reliés, qui permettent de décrire les éléments principaux d’une recherche, d’un enseignement, d’une activité. Qsyn. champ conceptuel. VA lexicologie, A. EA réseau notionnel.


CHAMP PARADIGMATIQUE

Soc. Syn. champ d’historicité. VA champ, K.


CHAMP PROFESSIONNEL

1. Gén. VA champ, I.

2. Form. prof. F.f. Utiliser plutôt l’expression secteur professionnel. VA champ d’études, D.


CHAMP SÉMANTIQUE

1. Ling. Ensemble des acceptions, ou emplois d’un mot, ou d’une expression. Ex. : champ sémantique du verbe prendre : prendre le train, prendre un bain, prendre la fuite, prendre une pomme, etc.

2. Ling. Ensemble des traits de sens qui sous-tendent les associations notionnelles entre les unités lexicales ou termes formant un champ linguistique.VA lexicologie, A. TA linguistique. EA champconceptuel.

A. Champ sémantique/notionnel/conceptuel. La notion de champ sémantique et celles de champ notionnel et de champ conceptuel sont souvent assimilées. Rigoureusement, le champ conceptuel et le champ notionnel sont des ensembles d’unités lexicales comportant des traits de sens communs : le champ sémantique est plutôt un ensemble de traits de sens. Strictement, les champs sémantiques sont établis par les procédures d’analyse sémique, qui consistent à regrouper les unités linguistiques selon que les premiers comportent ou non des traits constituant des unités minimales de sens. Ainsi, la définition de lundi, premier jour de la semaine, donne le champ sémantique de la semaine. Lundi appartient au champ sémantique de semaine, subdivision du champ conceptuel du temps.

B. Analyse componentielle/sémique. Il faut distinguer deux techniques : l’analyse sémique et l’analyse componentielle. Cette dernière, mise au point en anthropologie, permet de reconstituer par l’analyse linguistique __ au sens large __ les structures de la réalité extralinguistique : l’analyse du vocabulaire de la parenté dans une langue vise à reconstituer une partie de la structure sociale. Rien ne garantit pour autant qu’il y ait coïncidence absolue entre le signifié social et le signifié linguistique : papa et père renvoient à une même réalité, les traits de sens, du point de vue linguistique, n’étant pas absolument les mêmes.

C. Champ linguistique/lexical. Le dégagement des champs linguistiques et des champs lexicaux est supposé dans la constitution des taxonomies et constitue en soi un objectif cognitif majeur ainsi qu’une méthode privilégiée de tout enseignement. La comparaison des champs lexicaux et des champs sémantiques constitue un exercice fécond dans l’enseignement, particulièrement dans l’enseignement des langues. Nombre d’auteurs signalent cependant que ce type d’exercice devient rapidement un obstacle à l’autonomie et à la créativité parce que lié trop étroitement à l’analyse et à la reproduction.


CHAMP SOCIAL

Psych./Soc. Réseau de relations existant entre divers groupes sociaux, lesquelles relations sont solidement régies par les différentes positions sociales occupées par chacun et par les formes d’échange et de dépendance privilégiées par l’ensemble de la collectivité. VA champ, H.


CHAMP THÉORIQUE

Rech. Ensemble des données théoriques (concepts, assises, postulats, connaissances fondamentales et appliquées, etc.) constituant le contexte d’une recherche. EA cadre/réseau théorique.


CHAMP VISUEL

Diagn./Physio. VA champ, G.


CHANCELIER,IÈRE

Adm. éduc./Ens. sup. (QC). Titre désignant le président ou un membre ex officio du Conseil dans certaines universités. TA recteur.

Fonctions. Le titre de chancelier comporte des fonctions honorifiques officielles assumées pour l’Université et en son nom : présidence de la collation des grades, de certaines réunions dont l’objectif est particulier, des comités ad hoc, etc.


CHANGEMENT

1. Rech. (Gén.). Modification entre deux situations. Passage d’un état à un autre. Processus par lequel une réalité est modifiée. Résultat de la modification, du passage ou du processus précédent. VA approche systémique, Q;évolution, H; homéostasie, C; innovation, D; paradigme, K.

2. Rech. (Spéc.). Rupture avec l’habitude et la routine, obligation de penser de façon neuve à des sujets familiers et de remettre en question les anciens postulats __ HUBERMAN, A. M., UNESCO : BIE (1973). Processus par lequel une modification, une altération profonde et durable se produit dans un système spécifique __ SAVOIE-ZAJC, L. (1993). Résultante de la rupture ou du processus précédents.

A. Postulat fondamental de l’existence.« Rappelez-vous bien, mes enfants, qu’il n’existe rien de constant si ce n’est le changement » __ Le BOUDDHA (≈ 556 ≈ 480) dans LEGENDRE, R. (1995).

B. Corollaires : 1. une omniprésente incertitude imprègne à demeure l’existence de chaque être humain; (...) 2. la souffrance constitue le deuxième corollaire qui affecte toute existence humaine; (...) 3. l’angoisse [est] inhérente à toute existence humaine __ id.

C. Types au plan de la quantité des changements : 1. Changement dans les dimensions et la portée des opérations— nécessitant des investissements en espace et en équipements et des dépenses de main-d’œuvre. 2. Acquisition de nouvelles compétences— dans le cas notamment de recyclage des enseignants en vue de la mise en vigueur de nouveaux programmes, de l’enseignement par équipe ou de l’utilisation de laboratoires de langues. 3. Changement dans les objectifs— lorsqu’il s’agit, par exemple des moyens d’auto-instruction, où le maître cesse de transmettre de façon autoritaire les informations pour devenir un assistant non directif. 4. Changement dans les valeurs et l’orientation— lorsque sont en jeu de nombreux principes observés de longue date par les adoptants, par exemple à l’occasion de la suppression des examens, de la déségrégation scolaire ou de l’abandon de l’instruction religieuse __ HUBERMAN, A. M., UNESCO : BIE (1973).

D. Types au plan de la nature des changements : 1. Substitution (...) consiste à remplacer un élément du système d’enseignement (un manuel, un équipement d’un laboratoire de sciences, ou (...) un enseignant ou un administrateur). 2. Remaniement (...) consiste en un changement des structures existantes plutôt qu’en une substitution de parties ou d’éléments. 3. Adjonctions sans changement d’éléments ou de structures (...) celles qui peuvent compléter un programme existant sans en perturber sérieusement les parties constituantes (auxiliaires audiovisuels, travaux pratiques, tests de diagnostic). 4. Restructuration — considérée soit comme une réorganisation matérielle de l’espace de travail (changement de la composition et de l’effectif des classes), soit comme des modifications du programme d’enseignement (introduction des mathématiques modernes ou d’une nouvelle langue étrangère) ou encore comme une révision des relations interpersonnelles (enseignement par équipe, moyens d’enseignement paraprofessionnels, écoles sans niveaux). 5. Élimination de l’ancien comportement— par exemple, l’abandon de l’utilisation d’un seul manuel ou d’une méthode de discussion en classe, ou la formation dans le domaine des relations humaines visant à résoudre la suspicion ou l’hostilité mutuelle. 6. Renforcement de l’ancien comportement— lorsqu’il s’agit de transmettre ou d’adopter des connaissances qui renforcent ce qui est déjà pratiqué, comme dans la plupart des cours de recyclage pour le personnel enseignant __ id. Pour Paul WATZLAWICK, John H. WEAKLAND et Richard FISCH (1975), il existe deux niveaux de changement : changement de premier niveau : changement au sein d’un système, lequel conserve sa nature intacte, dont le but est de préserver la cohérence de l’ensemble; changement de deuxième niveau : changement qui transforme la nature et la dynamique d’un système.

E. Facteurs exogènes de résistance : 1. Résistance de l’environnement aux changements. 2. « Incompétence » des agents extérieurs. 3. Défiance des enseignants. 4. Absence d’« agent du changement » ou de « courroie de transmission ». 5. Liaison incomplète entre la théorie et la pratique. 6. Base scientifique insuffisamment développée. 7. Conservatisme. 8. Invisibilité professionnelle __ HUBERMAN, A. M., UNESCO : BIE (1973).

F. Facteurs endogènes de résistance : 1. Confusion des objectifs. 2. Pas de récompenses pour les novateurs. 3. Uniformité d’approche. 4. L’école : un monopole. 5. Faiblesse de l’élément constitué par les connaissances — faible investissement en R & D. 6. Faible investissement technologique et financier. 7. Difficulté de diagnostiquer les faiblesses. 8. Problèmes de mesure des résultats. 9. Priorité aux engagements courants. 10. Faible investissement dans la formation du personnel. 11. Manque de modèles. 12. Passivité __ id.

G. Types de résistance. Le comportement de type exploratoire est celui qui est adopté par la personne qui se sent menacée par le changement, mais qui cherche à conserver un esprit ouvert. (...) Le comportement de type ségrégatif est celui adopté par la personne qui se sent suffisamment menacée par le changement pour qu’elle décide de limiter sa participation au processus à un strict minimum. (...) Le comportement de type défensif est celui adopté par la personne qui se croit menacée par le changement au point de vouloir le contrecarrer. Pour elle, le changement est une source de stress importante. Elle réagira soit par la fuite (...) soit par le combat __ MONETTE, M. et CHARETTE, M. (1996). La résistance de bonne foi : jugement critique qui permet de bonifier le changement et la résistance butée : qui naît du confort et de l’indifférence, des corporatismes et des conservatismes hostiles à toute évolution (...) un élément positif dont il faut apprendre à se servir (certaines stratégies suggèrent même de la provoquer) pour bonifier les changements à mettre en place __ CSE (QC) (1995).

H. Facteurs de limitation : 1. Cloisonnement du personnel et des services. 2. Hiérarchie et différences de statut. 3. Absence de procédures et de formation en vue du changement __ HUBERMAN, A. M., UNESCO : BIE (1973).

I. Variables inhérentes ou intrinsèques : 1. Qualité éprouvée de l’innovation. 2. Coût. 3. Divisibilité. 4. Complexité. 5. Communicabilité __ id.
J. Variables dépendant de la situation : 1. Structure du système d’enseignement. 2. Direction et initiative. 3. Environnement scolaire. 4. Normes du groupe. 5. Caractéristiques de la personnalité de ceux qui adoptent l’innovation. 6. Récompenses et sanctions __ id.

K. Variables dépendant de l’environnement : 1. Compatibilité entre l’innovation et le système. 2. Disponibilité __ id.

L. Différentes formes de refus __ id.

FORMES DE REFUS

CAUSES DE REFUS

CONDITIONS OU ÉTAT D’ESPRIT DU SUJET

RÉACTIONS ATTENDUES

1. Ignorance

Absence de diffusion

Non informé

« Il n’est pas facile d’avoir des informations à ce sujet. »

2. Jugement différé

Données non logiquement contraignantes

Hésitant

« Je veux attendre pour voir ce que cela vaut avant d’essayer. »

3. Liée à la situation

Données non matériellement contraignantes

1. Comparateur

« Il y a d’autres choses qui sont aussi bonnes. »

2. Défiant

« Les réglements de l’école ne le permettront pas. »

3. Défavorisé

« Cela coûte trop cher et/ou prend trop de temps. »

4. Personnelle

Données non psychologiquement contraignantes

1. Inquiet

« Je ne sais pas si je pourrai faire fonctionner ce matériel. »

2. Coupable

« Je sais que je devrais m’en servir, mais le temps me manque. »

3. Isolé (ou hostile)

« Ces gadgets ne remplaceront jamais un enseignant. »

(« Si nous utilisons ces gadgets, ils finiraient par nous remplacer. »)

5. Liée à l’expérience

Essais présents ou passés

Convaincu

« J’en ai fait l’essai et cela ne vaut rien. »

M. Trois modèles de processus de changement __ id.

ECHERCHE ET
DÉVELOPPEMENT (R & D)

RÉSOLUTION DES
PROBLÈMES

INTERACTION SOCIALE

1. Invention ou découverte de l’innovation

2. Développement (élaboration des solutions aux problèmes)

3. Production et conditionnement de l’innovation

4. Diffusionà un large public

1. Traduction du besoin en problème

2. Diagnostic du problème

3. Recherche et localisation des informations

4. Adaptation de l’innovation

5. Essai

6. Évaluation de l’essai du point de vue de la satisfaction du besoin

1. Prise de conscience de l’innovation

2. Intérêt manifesté pour l’innovation

3. Évaluation du bien-fondé de l’innovation

4. Essai

5. Adoption pour utilisation permanente

N. Obstacles en éducation. A. M. HUBERMAN (1973) identifie vingt obstacles principaux au changement en éducation : 1. absence d’« agent de changement » ou de « courroie de transmission » (...); 2. « incompétence » des agents extérieurs (parents, responsables) (...); 3. base scientifique insuffisamment développée (...); 4. invisibilité professionnelle (...); 5. conservatisme (...); 6. résistance de l’environnement (...); 7. défiance des enseignants (...); 8. faible investissement technologique et financier (...); 9. pas de récompenses pour les novateurs (...); 10. uniformité d’approche (...); 11. problèmes de mesure des résultats (...); 12. difficulté de diagnostiquer les faiblesses (...); 13. passivité (...); 14. faible investissement dans la formation du personnel (...); 15. priorité aux engagements courants (...); 16. faiblesse dans l’acquisition et la diffusion des connaissances (...); 17. liaison incomplète entre la théorie et la pratique (...); 18. refus par ignorance, par défaut ou par maintien du statu quo (...); 19. refus par conformité avec le groupe social ou en s’appuyant sur les relations interpersonnelles (...); 20. refus par substitution, par défaut d’utilité ou motivé par l’expérience (...) __ LEGENDRE, R. (1979, 2001).

O. Manifestations. La dimension observable du changement coïncide avec une modification des fonctions accomplies par ce système ou une nouvelle orientation de ce système dans l’environnement avec lequel il est en interaction __ SAVOIE-ZAJC, L. (1993).

P. Unités de base : 1. personne; 2. groupe; 3. institution; 4. culture __ id.

Q. Niveaux : 1. changement par substitution; 2. changement par altération; 3. changement par perturbation et variation; 4. changement par restructuration; 5. changement des valeurs __ CHIN, R. (1973) dans id.

R. Attitudes. La réponse que les acteurs offrent à une proposition de changement, c’est-à-dire le discours qu’ils tiennent et les autres comportements qu’ils adoptent, se révèle souvent difficile à interpréter. Plusieurs raisons expliquent cette difficulté. D’abord, la réponse véhicule tout ensemble des motifs d’ordre organisationnel et des motifs d’ordre socioaffectif qui ne se laissent pas isoler les uns des autres. Ensuite, (...) il existe souvent une différence entre le comportement observable adopté par les acteurs et ce qu’ils vivent sur le plan de leur intériorité. Pour ces deux types de raisons, il arrive qu’en certaines occasions, la réponse soit ambiguë ou confuse. En d’autres occasions, le comportement adopté cache ce qu’il signifie réellement. Ou encore il s’établit une contradiction entre le discours comme réponse et les actes qui suivent. L’indifférence, voire l’acceptation, correspond parfois à une forme déguisée de refus du changement quand les motifs invoqués n’en cachent pas de plus difficilement avouables parce qu’ils risquent de ne pas être socialement acceptables. D’autres fois, l’expression d’un assentiment contient l’intention du répondeur d’appliquer le changement d’une façon telle qu’il sera détourné des intentions du promoteur, ce qui, encore là, d’une façon plus large, est une forme de résistance __ BRASSARD, A. et BRUNET, J.-P. (1997).

S. Stratégies. Il existe deux stratégies principales d’implantation : la stratégie d’autorité (top-down) versus la stratégie participative (bottom-up) (CUNNINGHAM, 1993; FULLAN, 1994; SAVOIE-ZAJC, L., 1999). Il semble que ces deux stratégies utilisées isolément ne permettent pas d’arriver à des résultats intéressants. Lorraine SAVOIE-ZAJC (1999) nous rapporte : « À la suite d’une importante revue de la littérature, FULLAN (1994) conclut que les études sur l’implantation de changements selon une stratégie d’autorité (du sommet vers la base) ont démontré que cette stratégie était vouée à l’échec. (...) FULLAN (1993) formule d’ailleurs un premier principe qui dit que “les voies et les décrets ne garantissent pas le changement” dans les directives offertes pour guider l’implantation du changement ». Plus loin, elle rappelle que FULLAN (1994) souligne d’autres types de difficultés liées aux stratégies qui vont « de la base au sommet » : « Une telle approche n’est pas susceptible de supporter avec succès les efforts des personnes impliquées. Elles conduisent à l’inertie, à un sentiment de laissez-faire ou à l’étroitesse de perspectives. Elles produisent aussi des situations où il est difficile de discerner ou de maintenir le contrôle de qualité sur l’intervention » __ SAVOIE-ZAJC, L. (1999).

T. CN : acteur du *; agent de *; modèle de *; modèle de * planifié; modèle formel de *; résistance au *; situation de * multiples et continuels; stratégie de *.


CHANGEMENT CONCEPTUEL

1. Gén. Modification qui se produit dans la représentation et l’organisation de la connaissance chez un individu.

2. Did./Péd. Processus par lequel un sujet évolue dans son entendement, dans son intelligence des choses, des situations et des gens. Dans le cadre d’une situation pédagogique, un enseignant tente de faire évoluer la conception primitive d’un sujet à une conception performante.En enseignement des sciences, le changement conceptuel vise, par le biais de stratégies pédagogiques tel le conflit cognitif, à faire passer l’élève d’une conception scientifique à efficacité restreinte à une conception scientifique à efficacité élargie __ POTVIN, P. (1998). V accommodation; assimilation. EA conception performante/primitive;conflit cognitif; primitive phénoménologique.

A. Origine. L’origine de l’idée du changement conceptuel se trouve dans les processus piagétiens telles l’assimilation et l’accommodation.

B. Perspective constructiviste. Barbara J. GUZETTI et al. (1993) décrivent ainsi le changement conceptuel : « ...à l’intérieur de ce réseau, l’apprentissage des sciences est perçu comme un processus complexe dans lequel les préconceptions de l’apprenant interagissent avec les nouvelles informations pour produire un changement conceptuel ».


CHANGEMENT CURRICULAIRE

Cur. Modification, transformation ou substitution intentionnelle de l’ensemble ou d’une partie d’un système d’éducation, d’une région administrative scolaire ou d’une école en vue de résoudre des problèmes persistants et importants, d’améliorer le fonctionnement et d’obtenir de meilleurs résultats. Syn. réforme/renouveau curriculaire. Vévolution/révision du curriculum. VA implantation du curriculum, C. EA développement curriculaire. RN cycle (général) du curriculum, A.

A. Possibilités. Ou bien un changement curriculaire améliore une situation, ou bien la situation régresse davantage. Dans ce dernier cas, les praticiens, en particulier, souhaiteront et tenteront de revenir à l’ancien curriculum. Il arrive fréquemment qu’un changement curriculaire — qu’il s’agisse d’un renouvellement ou d’une substitution — n’améliore en rien la situation comme ce fut le cas des nombreuses réformes curriculaires dans le monde au cours du XXe siècle.

B. Critères d’évaluation. Les indicateurs et critères d’évaluation d’un changement curriculaire ne sont habituellement presque jamais précisés avant son implantation. De même, rarement on aura effectué un diagnostic adéquat (éléments positifs, négatifs et absents) d’une situation à bonifier avant d’entreprendre la conception, la planification et la réalisation d’un changement curriculaire. Dans un tel contexte, bien malin pourrait saisir la pertinence, le sens et les mérites ou lacunes d’un changement curriculaire.

C. Principaux modèles (BARROW, R. et MILBURN, G., 1990) : 1. le modèle recherche-développement-diffusion s’appuie sur les intentions et plans d’une autorité supérieure (ex. : ministre, ministère de l’éducation ou direction scolaire); 2. le modèle de résolution de problèmes, comme son nom l’indique, se focalise sur la résolution de problèmes spécifiques à une région, une école, un groupe d’élèves, un programme d’études, une politique d’évaluation, au renouvellement ou à la formation du personnel, etc.; 3. le modèle d’interaction sociale s’appuie sur les discussions, échanges et réflexions d’un groupe de personnes concernées par une problématique et qui désirent que des modifications soient apportées.

D. Changement/développement curriculaire. Bien que les deux termes revêtent souvent la même signification, le changement curriculaire réfère davantage à des modifications planifiées et structurées que le développement curriculaire, lequel consiste parfois à un processus formel ou informel de conception, de création, de renouvellement ou de substitution d’un curriculum existant.

E. Développement itératif, cumulatif et incrémentiel. Le développement s’effectue progressivement du centre (niveau 1) vers la périphérie (niveau 2 → 3 → 4 → 5 : ultimement l’évolution d’une société éducative). Ainsi, le changement curriculaire débute par le renouveau du niveau 1; lorsque ce dernier a atteint un niveau de développement jugé satisfaisant, on y ajoute le niveau 2. Alors, le renouveau porte à la fois sur les niveaux 1 et 2 qui s’interinfluencent : les besoins du niveau 1, tel que développé initialement, nécessite le développement d’un niveau 2 qui puisse permettre de répondre aux nécessités du premier niveau. De même, les nouvelles possibilités que permet d’entrevoir le développement de niveau 2 suscite, en retour, un renouveau encore plus important du niveau 1. Ainsi en est-il du renouveau continu de chaque niveau par rapport au(x) précédent(s). De la sorte, le processus global et méthodique de changement de chacune des composantes systémiques s’inscrit, en lieu et place, des traditionnels changements brusques, périodiques, vains et temporaires des réformes scolaires. On y préconise plutôt l’optique d’un renouveau scolaire, progressif, continu, utile et durable. À une plus grande échelle, on fera référence à une évolution éducationnelle ou pédagogique, graduelle, suivie, profitable et permanente __ LEGENDRE, R. (2002).


CHANGEMENT DE DIRECTION

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 4.41.


CHANGEMENT MANDATÉ

Rech. Changement qui est imposé ou suscité de l’extérieur d’une organisation, donc celui qui soulève habituellement la plus grande résistance (ex. : du Ministère vers les écoles).


CHANGEMENT ORGANISATIONNEL

Adm. Processus par lequel un ensemble organisé est modifié.


CHANGEMENT PLANIFIÉ

Rech. Tout effort de changement qui s’exerce de façon consciente et délibérée, en ayant recours au savoir accumulé sur le processus même du changement __ SAVOIE-ZAJC, L. (1993).

A. Nature. Pour qu’il y ait changement planifié, il faut une intention, une volonté d’imprimer une direction à une démarche __ id.

B. Origine et postulat. Concept relativement nouveau et typiquement occidental, le changement planifié tire son origine de la croyance que l’être humain est capable de prendre en main sa destinée. Découlant de l’image d’ordre et de désordre avancée par PLATON et les stoïciens selon laquelle on considère que chaque élément de l’univers possède sa place et qu’il est possible d’en connaître objectivement la nature et la trajectoire évolutive, on postule que l’être humain est en contrôle de son environnement, dès lors, qu’il peut comprendre celui-ci. C’est donc par l’intermédiaire de la connaissance des lois naturelles que la personne prend en charge sa destinée et celle de ses semblables __ id.

C. Vision systémique/systématique. Dans la vision systémique du changement, l’innovation est de plus, considérée comme adaptable, modifiable, manipulable, selon les besoins des gens, alors que, dans la vision systématique, l’innovation est une composante finie, face à laquelle la personne doit s’ajuster __ id. V approche systématique/systémique.

D. Processus. Au sens plus général, [il] englobe à la fois les processus de diffusion et d’adoption, mais aussi celui de l’implantation avec sa dynamique particulière ainsi que les facteurs contribuant à en faciliter l’atteinte. En outre, le concept de changement planifié a pris une coloration particulière en incluant l’idée de négociation des enjeux du changement et de participation des différents acteurs engagés dans son processus, perspective que les théories de diffusion et d’adoption de l’innovation n’avaient pas intégrées __ id.

E. Résolution des problèmes : 1. traduction du besoin en problème; 2. diagnostic du problème; 3. recherche et localisation des informations; 4. adaptation de l’innovation; 5. essai; 6. évaluation de l’essai du point de vue de la satisfaction du besoin __ HUBERMAN, A. M., UNESCO, BIE (1973).

F. Interaction sociale : 1. prise de conscience de l’innovation; 2. intérêt manifesté pour l’innovation; 3. évaluation du bien-fondé de l’innovation; 4. essai; 5. adoption pour utilisation permanente __ id.

G. Recherche et développement : 1. invention ou découverte de l’innovation; 2. développement (élaboration des solutions aux problèmes); 3. production et conditionnement de l’innovation; 4. diffusion à un large public __ id.


CHANTIER COOPÉRATIF

Péd. Syn. atelier coopératif.


CHANTIER DE BRIC-À-BRAC

Péd. Syn. atelier de bric-à-brac.


CHANTIER DE TRAVAIL

Péd. Syn. atelier de travail.


CHANTIER PÉDAGOGIQUE

Techno. éduc. Syn. laboratoire pédagogique.


CHAOS

Gén./Rech./Sc. Confusion; désordre; incohérence. VA écologie, U.


CHARGE (EN)

Gén. F.f. Anglicisme de in charge of dans le sens de chargé,e de cours/d’enseignement (et non en charge d’un cours); responsable d’un cours, d’une expédition, d’un groupe, d’un projet.

Charge additionnelle. F.f. De l’anglais additional charge, dire plutôt coût supplémentaire, supplément à payer.


CHARGE D'ENSEIGNEMENT

Adm. scol./Ens. sup./Gest. ens. Temps consacré par un éducateur aux activités reliées à l’enseignement telles que l’enseignement en classe, la préparation de cours, la correction des travaux et des examens, l’encadrement des élèves.


CHARGE DE TRAVAIL

1. Adm. scol./Gest. ens. Ensemble des tâches octroyées à un enseignant ou à toute autre personne des secteurs pédagogiques ou administratifs.

2. Gest. app. Ensemble des tâches requises d’un élève dans le cadre d’un programme d’études spécifiques.

Nature. La charge de travail est d’ordinaire exprimée en unités de travail, en heures ou en cours et comprend l’enseignement proprement dit, la préparation des cours, la direction des activités des élèves, la correction des examens, etc. Pour un élève, la charge de travail s’exprime généralement en nombre de cours et en heures consacrées aux travaux et à l’étude, pour un temps déterminé.


CHARGE PROFESSORALE

Adm. scol./Gest. ens.F.f. De l’anglais work load qui se traduit en français par charge de travail du maître, de l’enseignant, du directeur, etc.


CHARGÉ,E D'ENSEIGNEMENT

Ens. sup. Membre du corps professoral régulier d’une université, situé au palier inférieur de la classification pour une période limitée avant sa promotion au statut de professeur adjoint.


CHARGÉ,E DE CLASSE

Gest. ens./Péd. (QC). Enseignant ou enseignante ayant la responsabilité d’assurer la communication entre les élèves et les autres enseignants d’une classe donnée, la direction de l’école et la famille, et de soutenir et guider les élèves dans la recherche d’une solution aux problèmes qu’ils rencontrent __ OLF (1998). ∈ agent.

A. F.f. Il ne faut pas employer enseignant titulaire,professeur titulaire ni titulaire pour chargé declasse ou chargée de classe __ id.

B. Chargé de classe/instituteur. Le chargé de classe est, dans l’enseignement secondaire, le professeur responsable d’une classe comme l’instituteur l’est dans l’enseignement primaire __ CTEQ (1988).

C. Professeur titulaire. Le chargé de classe n’est pas un « professeur titulaire », puisqu’il n’est pas nommé en vertu d’un titre __ id.

D. Autres expressions. Sur le même modèle, on trouve chargé de surveillance, chargé de mission __ id.


CHARGÉ,E DE COURS

Ens. sup./Gest. ens./Péd. Membre du personnel enseignant d’un collège ou d’une université, habituellement sans statut professoral, embauché pour une période limitée afin de dispenser des enseignements __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. VA enseignant, E; professeur, B.

A. Origine. à l’origine, le terme désignait un professeur non titulaire de la chaire où il enseignait. Il tend plus simplement à désigner le statut d’une personne donnant un enseignement à temps partiel ou temporaire.

B. Chargé de recherche (Fr.). En France, le chargé de recherche est attaché au CNRS Ce grade suit celui d’attaché de recherche et précède ceux de maître de recherche et de directeur de recherche.


CHARGEMENT

Inf. Opération qui consiste à acheminer des informations, soit un fichier ou un programme, vers la mémoire vive de l’ordinateur à partir d’une mémoire auxiliaire telle que le disque dur et la disquette __ OQLF (2002).


CHARTE DES DROITS DES PERSONNES ÂGÉES

Dr./Pol. Élaborée en 1965, charte des droits des personnes âgées promulguée conjointement par l’Association internationale des personnes âgées et la Fédération européenne pour les personnes âgées. VA droits des personnes âgées, B.


CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DES PERSONNES ÂGÉES DÉPENDANTES

Dr./Pol. (Fr.). Charte établie en 1996 par la Commission des Droits et Libertés de la Fondation nationale de gérontologie et par le ministère du Travail et des Affaires sociales de France. VA droits des personnes âgées, A.


CHARTE DU JEUNE CITOYEN DE L'AN 2000

Dr./Pol. (Fr.). Adoptée le 8 mars 1997 dans le cadre du concours sénateurs juniors, charte des enfants et des jeunes adultes promulguée sous l’autorité du Sénat et du ministère de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie de la France. VA droits de l’enfant, C.


CHECK-LIST

Diagn./Doc./Rech. F.f. Forme fautive dans le sens d’aide-mémoire (n.m. invariable), de liste de contrôle/de pointage/de vérification/des opérations/des tâches.


CHEF D'ÉQUIPE

Gest. ens. VA enseignement par équipe, D.


CHEF D'ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE

Adm. éduc. (Eur.). Syn. directeur d’école.


CHEF DE DÉPARTEMENT

Gest. ens. VA département, B.


CHEF DE FILE

Org. scol./Péd. Enseignant responsable d’un groupe d’enseignants œuvrant dans le cadre d’une équipe d’enseignement, d’un projet éducatif, d’une même matière, d’un même ordre d’enseignement.


CHEF DE GROUPE

Gest. ens./Org. scol./Péd. (QC). Enseignante ou enseignant qui, en plus de ses fonctions d’enseignante ou d’enseignant au niveau d’une école, d’un centre, ou d’un groupe d’écoles ou de centres, s’acquitte de ses fonctions de chef de groupe proprement dites auprès d’un groupe d’enseignantes ou d’enseignants du secondaire, de l’éducation des adultes ou de la formation professionnelle, selon le cas __ CEQ-CPNCC (1990). VA département, C.


CHEF DE PROJET

Édum. Spécialiste en informatique qui effectue l’étude préalable d’un projet d’informatique, en assure le suivi technique et en assume la responsabilité financière __ OLF (2001).


CHEF DU SERVICE DE LA FORMATION

Form. prof. VA responsable de la formation, B.


CHEMIN CRITIQUE

Adm. scol./Rech. Succession des activités qui conditionnent le délai minimal de réalisation d’un projet complexe __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). EA méthode du chemin critique;ordonnancement par chemin critique.

CN : méthode du *; ordonnancement par *.


CHEMINEMENT

1. Gén. Avance, marche progressive et orientée en vue de l’atteinte d’un but. VA encadrement des élèves, H.

2. Did./Péd. Démarche progressive et orientée d’un sujet dans l’ensemble des objectifs et des activités d’une méthode d’apprentissage. VA constructivisme, J; enseignement programmé, C et G; module, F; prescription individuelle des activités d’apprentissage, B et D; programme d’études, G; réseau, D. TA branchement; structurogramme.

Types de cheminement d’un sujet ou approches de programmation.

A. Structure arborescente.

Chaque page-écran est enchaînée, d’avant et d’arrière, à quelques autres pages-écrans. L’utilisateur peut avancer à sa guise ou revenir sur ses pas. Ces structures sont couramment utilisées dans les systèmes d’aide informatisés et dans les grandes banques de données (ex. : iNET 2000). Elles sont encadrées par des menus en cascade (« menu-driven »). Le chemin parcouru est inversable __ CAMIRAND, C., MESS : DGEC (1992).


B. Structure en étoile.

Dans ces logiciels, il existe un point central auquel on est toujours ramené et à partir duquel on peut activer des modes différents qui nous ramèneront à ce point central. Abstraction faite du contenu, la plupart des logiciels-outils possèdent cette structure. On active un mode (outil, fonction, etc.) et on agit un certain temps, puis on revient à l’état fondamental et on active un autre mode __ CAMIRAND, C., MESS : DGEC (1992).


C. Structure en réseau.

Chaque page-écran est reliée, d’avant et d’arrière la plupart du temps, mais quelquefois dans un sens seulement, à plusieurs autres pages, selon les choix du concepteur. Certaines pages peuvent être accessibles en tout temps, etc. (ex. : HYPERCARD, LINKWAY). Il est généralement difficile de garder la trace du cheminement effectué afin de pouvoir l’inverser __ CAMIRAND, C., MESS : DGEC (1992).


D. Structure linéaire.

Les pages-écrans se succèdent au rythme où l’élève les demande. Il est quelquefois possible de revenir en arrière d’un pas, mais en général on part d’un point pour s’en aller vers un autre. Certains programmes présentant des exercices ou des contenus utilisent cette structure qui correspond à l’enseignement programmé « à la SKINNER » __ CAMIRAND, C., MESS : DGEC (1992). VA démarche pédagogique, A.


E. Structure ramifiée.

Les pages-écrans sont enchaînées principalement vers l’avant selon quelques trajectoires distinctes. À certains stades, toutefois, l’utilisateur peut parfois prendre plusieurs directions et même, revenir sur ses pas s’il le désire, mais ses choix sont presque toujours limités. Cette structure correspond à l’enseignement programmé « à la CROWDER » __ CAMIRAND, C., MESS : DGEC (1992).



CHEMINEMENT LINÉAIRE

Did. Mode de progression d’un sujet dans un plan ou un programme d’études au sein duquel les objectifs sont agencés selon une séquence unique et graduée. VA cheminement; programme d’études, G.


CHEMINEMENT PARTICULIER DE FORMATION

Adapt. scol./Péd. (QC). Mode d’organisation de l’enseignement mis en place au premier et au second cycle du secondaire destiné aux élèves du secondaire qui, en raison de difficultés d’adaptation ou d’apprentissage, présentent un retard de plus d’un an en langue maternelle et en mathématique __ MEQ (2003).

Type (QC). Deux types de cheminements particuliers de formation sont offerts selon l’importance du retard et la nature des besoins de chaque élève touché, soit les cheminements particuliers de formation de type temporaire ou les cheminements particuliers de formation de type continu. Le cheminement particulier de formation de type temporaire est essentiellement une mesure transitoire qui a pour objet l’intégration de l’élève à la classe ordinaire en vue de l’obtention d’un diplôme d’études secondaires (DES), d’un certificat d’études professionnelles (CEP) ou d’un diplôme d’études professionnelles (DEP). Cette mesure s’adresse à l’élève, de 12 à 16 ans, du premier cycle du secondaire. Le cheminementparticulier de formation de type continus’adresse à l’élève qui, dès son entrée au secondaire ou au cours de sa formation, présente un retard scolaire trop important pour pouvoir être réintégré dans une classe ordinaire. Il s’agit généralement d’un retard de plus de deux ans en langue maternelle et en mathématique. Au second cycle du secondaire, un cheminement particulier de formation de type continu est conçu pour permettre l’insertion sociale et professionnelle de l’élève; il porte le nom de cheminement particulier de formation visant l’insertion sociale et professionnelle des jeunes (ISPJ) et s’adresse à des élèves de 16 à 18 ans. Cette formation de deux ans est basée sur la formule de l’alternance travail-études, ce qui permet aux jeunes d’effectuer des stages dans des fonctions simples de travail (métiers non spécialisés). L’élève qui emprunte ce cheminement particulier doit être âgé d’au moins 16 ans au 30 septembre de l’année scolaire en cours. Depuis quelques années, un Certificat de formation en insertion sociale et professionnelle des jeunes, signé par le ministre de l’Éducation et par le président ou la présidente de la commission scolaire dont relève l’établissement fréquenté, peut être délivré aux élèves qui ont réussi cette formation de deux ans __ id.


CHEMINEMENT RAMIFIÉ

Did. Mode de progression d’un sujet dans un plan ou un programme d’études au sein duquel les objectifs sont agencés selon les séquences diverses incluant des séquences linéaires ainsi que des branchements optionnels et conditionnels. VA cheminement; programme d’études, G.


CHEMINEMENT RÉGULIER

Gest. ens./Péd. (QC). Mode d’organisation de l’enseignement pour les élèves qui évoluent de façon continue vers l’obtention d’un diplôme d’études secondaires __ TROTTIER, D. (06.87).


CHERCHEUR SOUS OCTROI

Ens. sup. V professeur sous octroi.


CHI(-)CARRÉ

Stat. F.f. Traduction littérale de l’anglais chi(-)square; dire plutôt khi-deux. V épreuve du khi-deux.


CHIASME

n.m.

Ens. lang./Ling./Litt. Croisement de termes par répétition et inversion. Ex. : Il faut mangerpour vivre et non vivre pour manger.figure de rhétorique.


CHIMIE

Sc. VA enseignement des sciences et technologie, B; technologie, E.


CHOIX D'UNE PROFESSION

Form. prof. Décision qui dépend en général de l’intérêt, de l’habileté et des qualifications propres à chacun tout en étant également soumise aux vacances de poste sur le marché de l’emploi, aux perspectives de carrière et aux conditions de travail dans leur ensemble __ BIT (1987). Disponibilité d’emploi en regard d’une activité spécifique. EA initiation professionnelle pratique.


CIBLE

1. Gén. Syn. but; objectif; visée. Le public cible d’un curriculum.

2. Gén. Syn. objet; point de mire. La langue cible d’une traduction. Être la cible de plaisanteries.

A. Orthographe. Associé à un autre nom, ne prend pas de trait d’union et s’accorde, s’il y a lieu, au pluriel. Des objectifs/publics cibles.

B. CN : langue *; population *; public *.


CINÉSIOLOGIE

Éduc. phys./Kin./Phys. Discipline ayant pour objet l’étude qualitative des mouvements et des activités physiques humaines, considérant tout particulièrement les actions musculaires dans leur synergie fonctionnelle et leur impact sur les structures articulaires, à la lumière des principes de physique qui en régissent l’exécution __ AVON, G. (1995). TA biomécanique.

CINQUIèME

Cur./Org. scol. (Fr.). Classe qui constitue la deuxième année du premier cycle de l’enseignement secondaire. Ensemble des élèves d’une telle classe.


CIRCONSTANCIELLE

1. Ens. lang./Ling. (n.f.). Catégorie de propositions subordonnées qui servent à exprimer l’une ou l’autre des circonstances dans lesquelles l’action ou l’état de la proposition principale d’une phrase complexe se situe. Qsyn. adverbiale. V proposition; proposition grammaticale;subordonnée.

2. Ens. lang./Ling. (adj.). Qualité correspondant à la proposition définie précédemment.

Types. Le Bon Usage de GREVISSE identifie sept propositions circonstancielles : temporelles (temps), locatives (lieux), causales (causes), finales (buts), consécutives (conséquences), concessives (oppositions), conditionnelles (hypothèses, conditions). D’autres grammairiens considèrent également la comparaison et la supposition comme des circonstancielles.


CITATION

Rech. Extrait d’un texte, passage d’un auteur que l’on rapporte intégralement et en indiquant, oralement ou par écrit, la référence.


CITÉ ÉDUCATIVE

Soc. éduc. Société dans laquelle toute entité économique, politique, sociale, culturelle et religieuse qui, en plus d’assurer son rôle propre, assume des fonctions éducatives en collaboration, en complément ou à la place de l’école __ NADEAU, J.-R. (1982). V communauté d’apprentissage; société éducative.


CITÉ UNIVERSITAIRE

Ens. sup./Org. scol. VA campus, E.


CIVILISATION

Gén./Éduc. cult./Soc. VA culture, G et H.


CLASSE

1. Cur./Gest. app./Org. scol. (Gén. n.f.pl.). Ensemble des élèves d’une école. La rentrée des classes.

2. Cur./Gest. app./Org. scol. (Spéc.).Échelon d’un programme d’études ou d’un ordre d’enseignement __ OLF (1998). Être admis; passer dans la classe supérieure; redoubler une classe; sauter une classe __ CTEQ (1988). En général, chacune des années de formation qui constituent le déroulement d’une scolarité __ CMTE (Fr.) (1992). TA division. EA ordre d’enseignement.

A. Niveau. Le mot niveau, qui désignait dans les milieux de l’éducation tantôt la classe, tantôt l’ordre d’enseignement, appartient à la langue générale et fait concurrence à des termes plus précis. Le mot désigne avant tout une valeur comparative dans le domaine intellectuel (ex. : classe de faible niveau, élèves de même niveau, etc.)__ CTEQ (1988). VA F.

B. Classe/année/ordre. En répondant « Je suis en 4eannée du secondaire » ou « Je suis en 4e année », l’élève interrogé répond à la question « Dans quelle classe es-tu? » Dans ce contexte, classe et année sont synonymes; classe est cependant le terme générique qui doit se trouver dans les documents officiels (ex. : bulletins et formulaires)__ CTEQ (1990). La classe se trouve donc à être un sous-ensemble d’un ordre d’enseignement.

C. Abrév. Il n’est généralement pas nécessaire de préciser l’ordre d’enseignement auquel appartient une classe. Cette précision n’a jamais eu cours dans l’enseignement primaire; aussi un écolier dit-il spontanément « Je suis en 3e année » (et non « Je suis en 3e année du primaire ») __ CTEQ (1988).

D. Nom officiel des classes (QC). Enseignement primaire : première année, deuxième année, troisième année, quatrième année, cinquième année, sixième année du primaire. Les expressions première année du primaire, première primaire, etc. peuvent tenir lieu, dans certains contextes, du nom officiel de la classe, de même que les abréviations 1re, 2e, etc. Enseignement secondaire : première année, deuxième année, troisième année, quatrième année, cinquième année du secondaire. Les expressions première année du secondaire, première secondaire, etc., peuvent tenir lieu, dans certains contextes, du nom officiel de la classe, de même que les abréviations lre, 2e, 3e, etc. Enseignement collégial : première année, deuxième année, troisième année du collégial. Les expressions première année du collégial et première collégiale, etc., tiennent lieu, dans certains contextes, du nom officiel de la classe, de même que les abréviations lre, 2e, 3e __ OLF (1998).

E. F.f. Il ne faut pas employer secondaire I, secondaire II, ni collégial I, II ou III, ni collège I, II ou III, ni cégep I, II ou III, pour nommer les classes du secondaire ou du collégial __ id.

F. F.f. Il ne faut pas employer niveau ni degré pour désigner une classe __ id.

G. Adj. Il faut noter que dans les expressions classe primaire, 4e secondaire, les adjectifs primaire et secondaire sont des adjectifs de relation, c’est-à-dire qu’ils jouent le rôle d’un complément déterminatif. Cela explique que les adjectifs primaire, secondaire et collégial soient d’un usage restreint. Ainsi on a enseignement primaire, études primaires, mais activités scolaires __ CTEQ (1988).

3. Cur./Did. Durée de l’enseignement dispensé à un groupe. Classe de français/de géographie __ OLF (1998). Syn.heure. V leçon.

H. F.f. En ce qui concerne la durée de l’enseignement exprimée ou calculée en minutes, il convient — dans la préparation des horaires — de parler d’heure et non de « période », peu importe la durée exacte de l’heure d’enseignement déterminée par le régime pédagogique ou les autorités scolaires. En effet, le terme heure désigne une unité de compte qui n’est pas toujours équivalente à soixante minutes __ CTEQ (1988).

4. Cur./Péd. Enseignement dispensé à un groupe __ OLF (1998). Cours ou leçon d’enseignement. Faire la classe. La classe d’éducation physique se tient le jeudi matin. V leçon. TA cours.

I. Cours. Dans l’enseignement secondaire, on emploie généralement cours __ CTEQ (1990).

J. Classe/cours. La classe comporte une vie communautaire et des activités et exercices collectifs qui la différencient des coursà proprement parler. C’est cette nuance qui motivera le choix de classe (dans les expressions classe-promenade, classe de neige, classe rouge, classe verte qui sont autant de classes transplantées) ou de cours (dans des expressions comme cours magistral, cours intensif) __ CTEQ (1988).

5. Did. Chacun des neuf niveaux dans la taxonomie de BURNS. V taxonomie de BURNS.

6. Did./Form. prof./Péd. Salle aménagée pour l’enseignement à un groupe d’élèves __ OLF (1998). Lieu ou espace temporel où se déroulent des activités d’enseignement __ CMTE (Fr.) (1992). Espace aménagé de manière à faciliter l’acquisition de notions abstraites ou le développement de perceptions ou d’attitudes __ DGFPT, MEQ (1995). Syn. salle de classe. VA classe à divisions, A. TA division. EA classe adaptée.

K. F.f. Les termes classe et salle de classe sont retenus de préférence à local-classe, local-discipline, local de cours et local éducatif __ OLF (1998).

L. Extension : classe peut aussi désigner l’école elle-même (ex. : il sera en classe à 8 heures, aller en classe) __ id.

M. Classe/salle. Les termes classe et salle, accompagnés du déterminatif approprié, servent à désigner toute salle spécialement affectée à une activité (ex. : classe de musique ou salle de musique, classe de géographie ou salle de géographie). Si le contexte exige l’utilisation d’un générique devant permettre de désigner une telle classe, par opposition à une classe à usage général, on emploiera salle spécialisée ou classe spécialisée __ id. EA classe spéciale.

N. Extension. Avec le sens que lui donne la définition, les gymnases, les laboratoires (de langues, de sciences ou d’informatique), les salles de conférences, les amphithéâtres sont des classes __ id. Au sens de la définition 6, on peut par exemple parler de salle de classe, de classe de neige, de classe verte, etc. __ CMTE (Fr.) (1992).

7. Org. scol. Ensemble d’élèves d’un établissement d’enseignement réunis à partir d’une ou de plusieurs caractéristiques communes __ OLF (1998). Dans un établissement scolaire, ensemble d’élèves répartis selon leur degré d’études et le plus souvent leur âge __ CMTE (Fr.) (1992). TA cohorte; division; promotion. EA ordre d’enseignement.

O. Regroupement. Les élèves d’un établissement d’enseignement peuvent être réunis en fonction : a) de leur âge (ex. : la classe des six ans); b) de l’échelon du programme qu’ils ont atteint (ex. : la classe de cinquième secondaire); c) de la nature du cours qu’ils suivent (ex. : la classe de mathématique); d) du fait qu’ils reçoivent habituellement l’enseignement ensemble (ex. : une classe turbulente, donner congé à une classe). C’est le degré de précision exigé par le contexte qui déterminera le choix de l’un ou l’autre terme (classe ou division) __ OLF (1998).

P. Aménagement d’une classe. Dans l’optique d’une écologie scolaire, Sylvie ROCQUE (1989) a identifié les principes généraux suivants dans une anasynthèse de la documentation pertinente : 1. Il doit exister une division explicite des différentes aires disponibles pour la réalisation des différentes tâches et activités se déroulant dans une classe. 2. Les voies aménagées entre ces différentes aires doivent être clairement définies pour permettre aisément les déplacements des Sujets. 3. Un local adéquat doit être constitué de certains espaces privés, accessibles au Sujet afin de s’isoler pour l’exécution de certaines tâches. 4. L’aménagement de l’espace est fonction du type de tâches et d’activités qui s’y déroulent.

Q. Densité des élèves __ ROCQUE, S. (1989) : 1. Il semble exister des seuils minimal et maximal quant à la densité des Sujets dans un espace donné, au-delà desquels les modifications de comportement des Sujets ne sont plus significatives. Cependant les conclusions des différentes recherches à ce niveau sont variées et ne permettent pas d’identifier de façon non équivoque ces seuils. 2. Il semble qu’il soit possible d’affirmer qu’il existe une relation entre la densité des sujets dans une classe et leurs comportements.

R. Classe/société. Une classe (...) est une petite société, et il ne faut pas la conduire comme si elle n’était qu’une simple agglomération de sujets indépendants les uns des autres. Les enfants en classe pensent, sentent et agissent autrement que quand ils sont isolés. Il se produit dans une classe des phénomènes de contagion, de démoralisation collective, de surexcitation mutuelle, d’effervescence salutaire, qu’il faut savoir discerner afin de prévenir ou de combattre les uns, d’utiliser les autres __ DURKHEIM, E. (1966).

8. Rech./Stat. Subdivision du domaine de variation d’une variable ou d’un caractère. Chacune des subdivisions de l’échelle de valeurs d’une variable. Si le caractère est mesurable, chaque classe peut être définie, soit par ses deux limites (limites de classes), soit par une seule de ses limites, soit par une valeur caractéristique (ex. : centre de classe) __ OLF (1989).

9. Sc. Grande division d’une science. La classe des mammifères.

10. Soc. Sous-ensemble de personnes dont le revenu, la scolarité, le lieu de résidence, les conditions d’existence, les fonctions ou autres caractéristiques sociales sont similaires. La classe sociale d’un éducateur/d’un élève n’indique pas nécessairement sa valeur, ses dispositions et ses potentialités.

S. Étym. Du latin classis, division de citoyens, du peuple.

T. Classe/classification. Une « famille d’emplois caractérisée par une parenté étroite dans la nature du travail à accomplir » constitue une classe et non une classification __ OLF (1989).

U. CN : chargé de *; conseil de *; dédoubler une *; école à * unique; effectif d’une *; gestion de *; groupe à * multiples; inter*; journal de *; journée de * intégrée; local-*; micro*; passage d’une * à une autre; salle de *; société sans *; système de * à maître unique; vie de *.


CLASSE (DÉDOUBLER UNE)

Gest. ens./Org. scol. VA division, B.


CLASSE À ÂGES MULTIPLES/À DEGRÉS MULTIPLES

Org. scol. F.f. Dire plutôt classe multiprogramme.


CLASSE À DIVISIONS

Org. scol.(QC). Classe dont l’effectif total est divisé en groupes appelés divisions __ OLF (1998). EA classe multiprogramme; école à classe unique.

A. Pléonasme. Il est pléonastique de dire « classe à divisions multiples », car une classe qui ne compte qu’une division est une classe, sans autre précision __ CTEQ (1988).

B. Classe unique/multiprogramme. Il ne s’agit pas ici de la classe unique de l’école de rang dont l’institutrice disait qu’elle enseignait à toutes les « divisions ». Ce dernier type de classe porte plutôt le nom de classe multiprogramme __ id.

C. Exemple : Dans une école qui compte cent élèves de troisième secondaire, la classe de troisième secondaire est une classe à divisions __ OLF (1998).


CLASSE À DIVISIONS MULTIPLES/À GROUPES MULTIPLES

Org. scol. F.f. Dire plutôt classe multiprogramme.


CLASSE À EFFECTIF RESTREINT

Adapt. scol./Org. scol./Orthopéd. VA soutien orthopédagogique, B.


CLASSE À PLUSIEURS COURS

Cur./Org. scol. (Fr). Organisation dans laquelle des élèves d’âges différents, mais d’un même cycle, sont confiés, pour une année scolaire, au même maître __ MEN (1991).


CLASSE ADAPTÉE

Adapt. scol.(QC). Classe spéciale dont l’aménagement ou l’équipement a été conçu pour un enseignement adapté aux caractéristiques ou aux besoins particuliers d’élèves en difficulté grave d’adaptation ou d’apprentissage __ OLF (1998). TA douance; talent. EA adaptation scolaire; classe d’appoint/-ressource/spéciale.

A. Élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. Les élèves nécessitant une attention particulière en raison d’une déficience sensorielle (auditive ou visuelle), d’une déficience physique (motrice ou organique), d’une déficience mentale, de troubles du comportement ou de difficultés d’apprentissage ou, encore, de déviations multiples __ CTEQ (1985).

B. Nature. La classe adaptée est définie du point de vue de l’aménagement matériel; les élèves qui fréquentent une classe adaptée peuvent suivre certains cours dans la classe ordinaire __ id.


CLASSE BILINGUE

Ens. lang./Péd. V enseignement bilingue.


CLASSE CLINIQUE

Adapt. scol. F.f. Utiliser plutôt classe de soutien pédagogique. EA classe spéciale.


CLASSE COMMUNE

Péd. VA classe ordinaire, B.


CLASSE D'ACCUEIL

Gest. ens./Org. scol./Péd. (QC). Classe qui a pour but de faciliter l’insertion à l’école française et l’intégration à la collectivité québécoise d’élèves non francophones dont le séjour au Québec n’excède pas cinq ans et qui fréquentent l’école française pour la première fois __ Québec-français (03.84). Classe spéciale destinée aux élèves non francophones qui n’ont pas une connaissance suffisante du français pour fréquenter la classe ordinaire __ OLF (1998). EA classe d’immersion/de francisation/spéciale; enseignement intensif.

Objectifs. Ces classes visent à développer chez les élèves une connaissance suffisante du français et à leur assurer le complément d’une formation générale qui tienne compte de leur âge et de leur niveau de scolarisation antérieure à leur arrivée au Québec __ Québec-français (03.84).


CLASSE D'ADAPTATION

Adapt. scol. (Fr.). Terme générique regroupant les classes d’attente, les classes de rattrapage, les classes de récupération et les classes-ressources. VA classe d’appoint, E.


CLASSE D'APPOINT

Adapt. scol./Gest. ens./Org. scol./Péd.(QC). Classe spéciale ayant pour objet de favoriser la réinsertion, en classe ordinaire, d’élèves en situation d’échec ou présentant des retards scolaires __ OLF (1998). EA adaptation scolaire; classe adaptée/d’attente/-ressource/spéciale.

A. Termes rejetés : classe de maturation; classe de récupération __ CTEQ (1988). VA E.

B. Nature. La classe d’appoint se situe généralement à la fin d’un cycle d’études. Les élèves qui la fréquentent peuvent suivre certains cours dans la classe ordinaire __ id.

C. But. La raison d’être de la classe d’appoint étant la réinsertion de l’élève dans la classe ordinaire, tout placement dans cette classe ne peut être que temporaire __ id.

D. Population cible. Les élèves placés en classe d’appoint le sont en raison de troubles mineurs causés, entre autres, par un retard de maturation, un blocage affectif, une déficience physique, intellectuelle ou sensorielle __ id.

E. Réseau.



CLASSE D'ATTENTE

Adapt. scol. Classe destinée aux enfants des écoles maternelles ou de première année primaire pour aider ceux qui sont défavorisés par leur milieu sans être nécessairement handicapés __ BIE-UNESCO (1983). VA classe d’appoint, E. EA classe d’adaptation.

Utilisation. Au Québec, ce mode d’organisation qui était très répandu dans les années 1970-1980 a presque disparu; il consistait en une classe de transition entre la maternelle et la première année. En France, le terme « classe d’attente » est associé aux termes « classe d’appoint » et « classe d’adaptation ».


CLASSE D'IMMERSION

1. Ens. lang. V immersion.

2. Gest. ens./Org. scol./Péd. (QC). Classe dans laquelle les élèves suivent une partie ou la totalité de leurs cours dans la langue seconde __ CTEQ : rec. (07.86). EA classe d’accueil.

Enseignement. L’enseignement donné dans les classes d’immersion est dit enseignement par immersion __ CTEQ (1988).


CLASSE DE FRANCISATION

Gest. ens./Org. scol./Péd. (QC). Classe dont les objectifs sont identiques à ceux de la classe d’accueil, mais qui s’adresse aux élèves non francophones qui vivent au Québec depuis plus de cinq ans et qui fréquentent l’école française pour la première fois __ Québec-français (03.84).


CLASSE DE MATURATION

Adapt. scol./Gest. ens./Org. scol./Péd. F.f. Dire plutôt classe d’appoint.


CLASSE DE MOTS

Ens. lang./Ling. Ensemble de mots qui a plusieurs propriétés communes __ RIEGEL, M. et al. (1994). Syn. catégorie grammaticale; classe grammaticale/syntaxique.

A. Grammaire traditionnelle. V partie du discours.

B. Grammaire nouvelle. La grammaire nouvelle utilise l’expression classe de mots pour désigner les diverses sortes de mots de la langue. Certaines grammaires utilisent aussi les expressions classe grammaticale ou catégorie grammaticale pour désigner la même réalité. Cette classification repose essentiellement sur des propriétés sémantiques, morphologiques et syntaxiques communes.

C. Classes de mots/propriétés.

Propriétés

Classes

Sémantiques

Morphologiques

Syntaxiques

Adjectif

Exprime la propriété désignée par le nom ou le pronom avec lequel il est en relation (GOBBE, R. et TORDOIR, M., 1986)

Variabilité selon le genre et le nombre du mot avec lequel il est en relation

En relation de dépendance avec le nom ou le pronom

Adverbe

Exprime une valeur sémantique selon son sens propre ou, à l’occasion, selon la relation qu’il entretient avec le groupe de mots

Invariabilité

En relation de dépendance avec l’adjectif, le verbe, un autre adverbe, la phrase, etc.

Conjonction

Exprime occasionnellement une valeur sémantique (selon son sens propre ou le rapport qu’elle établit entre les unités syntaxiques)

Invariabilité

Marqueur de lien entre différentes unités syntaxiques (coordonnées ou subordonnées)

Déterminant

Amène des précisions sur ce que désigne le nom

Variabilité selon le genre et le nombre du nom avec lequel il est en relation

Introduit le nom

Nom

- « Désigne tout ce qui possède, réellement ou par abstraction, une existence distincte » (DESSAINTES, M. dans GREVISSE, M., 1986)

- Divisé en deux catégories : les noms communs et les noms propres

- Porteur d’un genre (fém. ou masc.) et d’une personne grammaticale (3e pers.)

- Variabilité selon le nombre en contexte

- Généralement précédé par un déterminant

- Noyau du groupe du nom

Préposition

Peut exprimer une valeur sémantique qui relève de son sens propre ou du contexte d’énonciation

Invariabilité

- Introduit un groupe du nom, un infinitif, etc.

- Établit un lien entre un groupe du nom et ce dont il est un complément

- Noyau du groupe prépositionnel

Pronom

Exprime le sens de son antécédent (pronom de reprise) ou de son référent (pronom nominal)

Variabilité selon le genre, le nombre, la personne ou selon la fonction syntaxique qu’il occupe

Peut occuper la fonction de différents groupes dont il est un substitut ou du groupe du nom

Verbe

Indique ce que l’on dit du sujet de la phrase

Variabilité (conjugaison) selon le mode, le temps, la personne, le nombre ou l’aspect

- Noyau du groupe du verbe

- Détermine le nombre et le type de suite qu’il commande (verbe transitif, verbe intransitif, verbe attributif, etc.)

D. Forme simple/complexe. Toutes les classes peuvent avoir une forme simple, avec un seul élément (ex. : les chats : déterminant simple), ou complexe, avec plusieurs éléments (ex. : tous les chats : déterminant complexe). Dans le cas des adverbes, des conjonctions, des prépositions et des verbes, le terme « locution » est employé (ex. : une locution adverbiale, une locution prépositive). V locution.

E. Adjectif déterminatif/déterminant. Bien que les grammaires traditionnelles les regroupent sous la même étiquette, les adjectifs et les déterminants, appelés parfois adjectifs déterminatifs (adjectifs démonstratifs, possessifs, indéfinis, numéraux, interrogatifs, exclamatifs et relatifs), constituent deux classes de mots aux propriétés différentes __ RIEGEL, M. et al. (1994).

F. Article/déterminant. Dans la grammaire nouvelle, les articles se retrouvent dans la classe des déterminants.

G. Interjection. Dans les grammaires traditionnelles, l’interjection est considérée comme une partie du discours. Cependant, l’interjection peut appartenir à différentes classes de mots comme le nom (Attention!), le verbe (Écoute!) ou l’adjectif (Excellent!).


CLASSE DE NEIGE

Cur./Did./Org. scol./Péd. VA classe, J.


CLASSE DE PERFECTIONNEMENT

Adapt. scol./Org. scol./Orthopéd. (Fr.). L’une des classes regroupant les élèves qui ont de sérieuses difficultés à l’école élémentaire __ FELL, M. et al. (1991).

Abrév. : perf.


CLASSE DE RATTRAPAGE

Adapt. scol./Org. scol./Orthopéd. V classe d’adaptation/-ressource.


CLASSE DE RÉADAPTATION

Adapt. scol. F.f. Dire plutôt classe d’adaptation.


CLASSE DE RÉCUPÉRATION

Adapt. scol./Gest. ens./Org. scol./Péd. F.f. Dire plutôt classe d’appoint.


CLASSE DE SOUTIEN PÉDAGOGIQUE

Adapt. scol. Type de classe spéciale, fréquent aux États-Unis, où les enfants posant des problèmes particuliers peuvent recevoir un enseignement spécialisé tout en fréquentant une classe ordinaire __ BIE-UNESCO (1983). Syn.classe-ressource.

A. Population cible. Ce genre d’assistance s’adresse aux élèves présentant une déficience visuelle ou auditive, aux enfants affectivement perturbés et aux enfants qui présentent des difficultés d’adaptation et d’apprentissage scolaire __ id.

B. Type d’aide. L’enfant qui a besoin d’une aide ponctuelle, soit sur une courte période, est toujours sûr de pouvoir trouver l’appui d’un enseignant __ id.


CLASSE DÉCLOISONNÉE

Gest. ens./Org. scol. (Fr.). Classe dont l’effectif peut être réparti en petits groupes selon les besoins ou la répartition de la tâche entre enseignants __ FELL, M. et al. (1991).


CLASSE DIALOGUÉE

Péd. VA méthode inductive, C.


CLASSE HÉTÉROGÈNE

Adapt. scol./Org. scol./Péd. VA classe spéciale, C.


CLASSE HOMOGÈNE

Adapt. scol./Org. scol./Péd. VA classe spéciale, B.


CLASSE INTÉGRÉE

Péd. VA intégration, E.

CN : journée de *.


CLASSE MATERNELLE

1.Éduc. présc./Gest. ens./Org. scol. (QC). Regroupement d’enfants de quatre ans et cinq ans inscrits à l’éducation préscolaire. VA maternelle, C et E. Classe où les enfants reçoivent une éducation préscolaire __ OLF (1998).

2.Éduc. présc. (QC). Lieu aménagé pour ces effectifs scolaires. V maternelle.

Usage contextuel. Maternelle est la forme elliptique de classe maternelle __ OLF (1998).


CLASSE MULTI-ÂGES

1. Org. scol. F.f. VA classe multiprogramme, B.

2. Org. scol. Classe composée d’élèves d’âges différents qui sont regroupés intentionnellement à des fins d’apprentissage __ POLITANO, C. et DAVIES, A. (1999). EA regroupement multi-âges.


CLASSE MULTIPROGRAMME

1. Org. scol. (QC). Classe réunissant sous l’autorité d’un seul enseignant, dans les mêmes conditions de lieu et d’horaire, des élèves inscrits à des programmes d’études correspondant à des classes (échelons du programme) différentes __ MEQ (2004). VA classe à divisions, B.

2. Org. scol. Classe où un enseignant est entièrement responsable de l’enseignement à des élèves de deux années d’études ou plus __ ASSOCIATION CANADIENNE D’ÉDUCATION (1992).

A. Nature. Ce type de classe, courant dans les écoles de rang d’autrefois, est réapparu à la suite de la diminution des effectifs dans de nombreuses écoles, notamment en région, et ce, même en milieu urbain où, pour conserver l’école de quartier, on a introduit des classes multiprogrammes. Lorsque le nombre restreint d’élèves dans une classe ne justifie pas l’engagement de plus d’un enseignant ou l’aménagement de plus d’une salle de classe, on réunira, par exemple, les élèves des première et deuxième années d’un cycle, qui recevront l’enseignement ensemble __ MEQ (2004).

B. F.f. Le terme classemultiprogramme est retenu de préférence aux termes classe à âges multiples, classe à degrés multiples, classe à divisions multiples, classe à groupes multiples, classe multi-âges, classe tous niveaux __ CTEQ (1988). La littérature anglaise parle aussi de vertical, vertical-age, cross-age et family groupings __ ASSOCIATION CANADIENNE D’ÉDUCATION (1992).

C. Terme officiel. L’expression « classe multiprogramme » est maintenant le terme officiel au Québec, mais l’usage a consacré, au fil des années, la « classe unique » de l’école de rang, la classe à « degrés », « divisions » ou « niveaux » multiples de la « petite école » de village ou de quartier, appelée aussi, à l’occasion, « classe combinée », enfin, la « classe multi-âges » ou « centri-âge » de l’école alternative __ id.

D. Changement en éducation. Au plan des idéologies pédagogiques, les classes multiprogrammes ont le mérite de remettre en débat, par la force de leur existence, des questions aussi centrales que l’importance des programmes d’enseignement dans la formation des élèves, les mérites respectifs de l’homogénéité des groupes d’enfants scolarisés, la valeur à accorder aux valeurs socioaffectives et aux rapports entre pairs dans l’apprentissage, l’implication des enseignants dans les changements pédagogiques, ainsi que celle des parents. Plus largement, elles posent les conditions du changement en éducation __ id.


CLASSE NORMALE

Péd. VA classe ordinaire, B.


CLASSE ORDINAIRE

Péd.(QC). Classe où l’enseignement est dispensé selon les méthodes pédagogiques conçues pour la majorité des élèves __ CTEQ : norm. (05.82).

A. F.f. Il ne faut pas employer classe régulière (anglicisme) pour désigner la classe ordinaire __ CTEQ (1985). Afin d’éviter la connotation péjorative associée parfois au terme « ordinaire », on peut tout aussi bien parler de la classe habituelle.

B. Classe ordinaire/normale ou commune. Le terme classe ordinaire a été retenu de préférence à « classe normale » et à « classe commune » parce que l’adjectif ordinaire est moins connoté que les deux autres __ CTEQ (1988).

C. Nature. La classe ordinaire est une classe sans conditions particulières. Le terme classe ordinaire ne s’emploiera donc que dans des contextes où il faut marquer l’opposition entre ce type de classe et les classes spéciales ou toute autre forme particulière de classe, telles les classes multiprogrammes et les classes d’immersion. Autrement, le seul terme classe suffit __ id.

D. Classe ordinaire/spécialisée. Les classes-promenades et les classes transplantées ne doivent pas être considérées comme des classes spéciales; il s’agit plutôt d’activités particulières dans le cadre de la classe ordinaire __ id.


CLASSE ORDINAIRE AVEC SOUTIEN ORTHOPÉDAGOGIQUE

Adapt. scol./Org. scol./Orthopéd. V soutien orthopédagogique.


CLASSE POUR DÉCROCHEURS

Adapt. scol./Org. scol./Orthopéd. VA classe spéciale, A.


CLASSE POUR ÉLÈVES DOUÉS OU TALENTUEUX

Adapt. scol./Dou./Org. scol. VA classe spéciale, A.


CLASSE PRÉPARATOIRE

Did. V préparatoire.


CLASSE PRÉPARATOIRE AUX GRANDES ÉCOLES

Cur./Gest. ens./Org. scol. (Fr.). Formation postérieure au baccalauréat, d’une ou de deux années, dispensée le plus souvent au lycée, et destinée à la préparation aux concours d’entrée dans les grandes écoles __ CMTE (Fr.) (1992).


CLASSE RÉGULIÈRE

Org. scol. F.f. Dire plutôt classe ordinaire, classe habituelle, classe normale, lesquelles expressions désignent la classe à laquelle un ou des élèves appartiennent; elles diffèrent d’une classe d’immersion, d’une classe-promenade, d’une classe spéciale, d’une classe verte, etc.


CLASSE ROUGE

Cur./Did./Org. scol./Péd. VA classe, J.


CLASSE SPÉCIALE

Adapt. scol./Org. scol./Orthopéd. Classe destinée à des élèves qui, en raison de certaines caractéristiques, sont regroupés afin de recevoir un enseignement plus adapté à leurs intérêts ou à leurs besoins particuliers __ OLF (1998). VA classe ordinaire, D. TA décrocheur; douance. EA adaptation scolaire; classe ordinaire; élève en difficulté. = {classe adaptée/d’accueil/d’appoint/-ressource}.

A. Terme générique. Classe spéciale est un terme générique : il n’est donc pas réservé aux seules classes pour élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. Outre cette catégorie d’élèves, on compte entre autres, parmi les classes spéciales, les classes de rattrapage, d’adaptation, d’accueil, les classes pour décrocheurs ou encore pour élèves doués ou talentueux __ id.

B. Classe spéciale/homogène. Une classespéciale est dite homogène lorsqu’elle est destinée à une catégorie d’élèves, par exemple des élèves présentant le même type de difficultés ou possédant des caractéristiques communes __ id.

C. Classe spéciale/hétérogène. Une classe spéciale est dite hétérogène lorsqu’elle regroupe des élèves ayant des difficultés ou des handicaps différents __ id.

D. École spéciale. Les classes spéciales sont le plus souvent intégrées dans des écoles ordinaires. Si une école est composée en majorité de classes spéciales, elle prend le nom d’école spéciale __ id.


CLASSE SPÉCIALISÉE

Adapt. scol./Org. scol. Regroupement d’élèves qui nécessitent des mesures particulières pour réaliser les apprentissages de base. VA classe, O. EA classe de soutien pédagogique; retard scolaire.


CLASSE TERMINALE

Did. VA sortant, C.


CLASSE TOUS NIVEAUX

Org. scol. F.f. VA classe multiprogramme, B.


CLASSE TRANSPLANTÉE

Cur./Did./Org. scol. Classe qui se déplace avec son instituteur pour un certain nombre de jours __ FELL, M. et al. (1991). VA classe, J; classe ordinaire, D.

Thème. L’enseignement se poursuit, mais la classe est axée sur un thème précis : classe neige, mer, nature, etc. __ id.


CLASSE UNIQUE

Gest. ens./Org. scol. (Fr.). Classe, généralement à trois divisions, qui regroupe tous les élèves d’une petite communale. Syn. école à classe unique. VA classe à divisions, B.

CN : école à *.


CLASSE VERTE

Cur./Did./Org. scol./Péd. VA classe, J.


CLASSE-DEGRÉ

Cur./Did. F.f. Dire plutôt classe du programme. VA classe, F.


CLASSE-PROMENADE

Péd. VA classe, J; classe ordinaire, D.


CLASSE-RESSOURCE

Gest. ens./Org. scol./Péd. Classe spéciale destinée à des élèves qui, intégrés la majorité du temps à la classe ordinaire, sont regroupés pour participer à des activités ou suivre des cours de rattrapage ou d’enrichissement dans une ou plusieurs matières __ OLF (1998). Syn. classe de soutien pédagogique/spéciale. V dénombrement flottant. EA adaptation scolaire; classe adaptée/d’adaptation/ d’appoint/spéciale.

A. Classe-ressource/d’appoint. Il ne faut pas confondre classe-ressource et classe d’appoint. La classe-ressource regroupe, dans le cadre d’activités de rattrapage ou d’enrichissement, des élèves autrement intégrés à la classe ordinaire; la classe d’appoint réunit, à temps plein, des élèves qui éprouvent des difficultés d’ordre scolaire dans le but de leur permettre de retourner éventuellement dans la classe ordinaire __ CTEQ (1988).

B. Pluriel : classes-ressources __ id.


CLASSE-SYSTÈME

Péd. Processus d’enseignement-apprentissage, résultant de la mise en œuvre d’un système, composé d’éléments divers interreliés, constituant ainsi la situation pédagogique où l’enseignant agit à titre d’agent de traitement de l’information __ BLAIS, P. (04.84).


CLASSEMENT

1. Gén. Action de ranger ou de répartir par catégories un ensemble de personnes, d’institutions ou de choses en vertu de certaines caractéristiques précises qui indique généralement un aperçu de sa valeur ou de son mérite. Leclassement des élèves, des écoles, des manuels scolaires.

2. Diagn./Doc. (Gén.). Résultat des actions précédentes; rang attribué par les actions précédentes. Obtenir un bon classement(être au nombre des meilleurs). TA classification;place;taxonomie; typologie.

3. Diagn./Doc. (Spéc.). Action d’attribuer un rang ou d’assigner à un sous-groupe chacun des élèves d’un ensemble selon certains critères (réussite à un examen, résultats scolaires, âge, lieu de résidence, intérêts, ordre alphabétique, troubles d’apprentissage, etc.); répartition des élèves dans les groupes-classes selon des critères préétablis. Ce quiest nuisible dans les classements scolaires, c’est la mauvaise place, non labonne__ ALAIN.

4. Gest. ens./Org. scol. Action de répartir des élèves en fonction de critères tels que les aptitudes, les capacités, les connaissances ou les notes obtenues dans un exercice scolaire, à une épreuve ou pour l’ensemble des épreuves d’un examen. Résultat de cette action __ OLF (1998).

A. Sortes. On compte deux principales sortes de classement : le classementpar rangs et le classement par catégories (larges ou restreintes).

B. Classement/rangement/ordonnancement. Alors que le classement signifie « mettre des choses en ordre selon des classes arbitraires », le rangement est l’action de placer en ordre ou de remettre les choses à leur place. Terme plus général, l’ordonnancement réfère à une organisation méthodique.

C. CN : évaluation de *; test de *.


CLASSEMENT CROISÉ

Doc. Classement à partir de deux ou de plusieurs critères d’ordonnance.


CLASSER

v.

Gén. Regrouper des choses, des animaux, des gens, selon leurs ressemblances et leurs différences.


CLASSES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, D : 3.2.


CLASSES COMBINÉES

Org. scol.Syn.classe multiprogramme.


CLASSES D'ACCUEIL ET DE FRANCISATION

Éduc. cult. (QC). Classes qui prennent en charge l’intégration linguistique et sociale de tout élève non francophone ayant une connaissance insuffisante de la langue française __ MEQ (10.91).

Classes d’accueil/de francisation. Alors que les classes d’accueil sont réservées à des enfants qui ne sont pas admissibles à l’enseignement en anglais et dont les parents sont établis au Québec depuis moins de cinq ans, les classes de francisation, quant à elles, regroupent les élèves non admissibles aux classes d’accueil __ id.


CLASSES JUMELÉES

Org. scol. Syn. classe multiprogramme.


CLASSIFICATION

1. Gén. Action de distribuer systématiquement par classes, par catégories, un ensemble d’objets, de choses ou d’êtres vivants selon un ordre logique ou naturel. Laclassification des tâches, des salaires, des mots, des chevaux de compétition, des plantes, etc. Résultat de l’action précédente. VA théorie, E.

2. Adm. scol. Détermination des catégories ou des groupes entre lesquels doivent être distribués des êtres, des objets matériels, des éléments dont on veut faciliter ou régulariser l’étude __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). Résultante de cette détermination.

3. Ens. lang. Habileté à situer, classer ou grouper les mots selon un qualificatif commun (nécessite l’association et la dissociation phonétiques) __ SCHONING, F. (1979).

4. Math./Phi. Distribution des éléments d’un ensemble en sous-ensembles distincts, les éléments d’un même sous-ensemble ayant une certaine similitude ou possédant certains caractères en commun __ OLF (1979).

5. Rech./Sc. Opération qui consiste à répartir des êtres, des objets, des phénomènes, des éléments, des lois en classes hiérarchisées (espèces, genres, familles, ordres, en système de classes ou de catégories, etc.). La classification est l’une des premières conditions d’existence d’une science. Résultat de l’action précédente. VA système conceptuel, E. TA classement; taxonomie; typologie.

A. Sortes. On compte deux principales sortes de classification : la classification naturelle ou scientifique (classification selon des critères objectifs; ex. : les classifications en biologie) et la classification logique ou artificielle (classification selon des critères arbitraires de commodité; ex. : dans les bibliothèques, la classification décimale internationale, la classification de Dewey, la classification de la Library of Congress).

B. Classification/classement.Classement s’adresse aux personnes et aux institutions;classification, aux choses et aux animaux. D’un autre point de vue, classement revêt une connotation concrète (ex. : classement de fiches) et classification, une visée abstraite (ex. : classification d’idéologies, d’approches, d’idées, des sciences, etc.). Règle générale, une classification présuppose un processus de distribution par classes plus rigoureux et méthodique qu’un classement, lequel vise principalement à ranger ou à répartir dans un certain ordre. Le classement d’équipes sportives ou de concurrents à une compétition; la classification périodique des éléments/des oiseaux/des poissons/des animaux, etc.

C. Classification/catégorisation. En toute rigueur, la classification est opérée selon les critères quantitatifs et la catégorisation selon les critères qualitatifs __ DE LANDSHEERE, G. (1979).

D. Science. La classification est l’une des premières conditions d’existence d’une science. Elle reflète les connaissances du moment, un panorama d’ensemble, un moyen de découverte.

E. CN : connaissance des *; système de *.

F. CN __ classificatrice : définition *.


CLASSIFICATION ARTIFICIELLE

Gén. VA classification, A.


CLASSIFICATION CROISÉE

Doc. (Gén.). Classification à partir de deux ou de plusieurs critères d’ordonnance.


CLASSIFICATION DES EMPLOIS

Form. prof. Description et spécification structurées et détaillées des emplois __ BIT (1987).

Regroupement. Ce processus comprend également le regroupement, par titre professionnel, des emplois dont les tâches principales sont comparativement identiques __ id.


CLASSIFICATION LOGIQUE

Gén. VA classification, A.


CLASSIFICATION NATURELLE

Sc. VA classification, A.


CLASSIFICATION Q

Diagn./Doc. Technique descriptive qui consiste à demander à un sujet de classer des propositions en un certain nombre de catégories suivant qu’elles s’appliquent ou non à son cas, ou à un juge, de classer les réponses d’un sujet dans ces catégories __ ZAY, N. (1981).


CLASSIFICATION SCIENTIFIQUE

Rech. VA classification, A.


CLAVARDAGE

Téléinf. Activité permettant à un internaute d’avoir une conversation écrite, interactive et en temps réel avec d’autres internautes, par clavier interposé __ OQLF (2003). Syn. bavardage; bavardage-clavier; bavardage en ligne; cyberbavardage. TA forum.

A. F.f. Les termes causette,tchate et tchatche n’ont pas été retenus pour désigner cette notion __ id.

B. Formation. Le terme clavardage est un mot-valise formé à partir des mots clavier et bavardage __ id.


CLAVIER NUMÉRIQUE

Inf. Ensemble des touches à droite ou à la partie supérieure du clavier d’un ordinateur et qui comporte habituellement les chiffres de 0 à 9, les signes des quatre opérations mathématiques de base et certaines touches utilitaires.


CLÉ DE CORRECTION

Doc. Ensemble des réponses attendues ou admises au regard des questions d’un examen ou d’un instrument d’évaluation. Syn. barème de correction. TA notation.

Nature. Préparée avant la correction, cette liste peut indiquer aussi la pondération accordée à chacun des éléments d’une réponse admise, ce qui favorise une notation uniforme.


CLÉRICAL,E

adj.

Gén. F.f. Au lieu de tâche cléricale, travail clérical, il faut dire tâche ou travail de bureau. Le terme clérical n’est relatif qu’à ce qui est propre au clergé.


CLIENT

1. Adm. scol./Cur. Toute personne susceptible d’être affectée par les procédés, les produits et les services d’une organisation __ JURAN, J. M. (1988) dans BARNABÉ, C. (1995). VA qualité totale, E, F et G.

2. Téléinf. VA réseau, S.


CLIENTÈLE

Adm. scol./Org. scol. F.f. Dire plutôt effectif(s), élèves, groupe, sous-groupe.


CLIENTÈLE ÉTUDIANTE

Adm. scol./Org. scol. F.f. VA effectif étudiant, B;population étudiante, B; population scolaire, A.


CLIENTÈLE RÉGULIÈRE

Adm. scol./Org. scol.F.f. VA effectif scolaire, B.


CLIENTÈLE SCOLAIRE

Adm. scol./Org. scol.F.f. L’école n’étant pas un magasin, une boutique ou un centre d’achats, il faudrait bannir cette expression au profit des trois appellations qui suivent : V cohorte. VA effectif scolaire, B; population scolaire, A.


CLIMAT

Écol. Ensemble des conditions environnementales auxquelles sont soumis des organismes vivants, des processus ou des objets. VA écologie éducationnelle, F; environnement, B et J.


CLIMAT D'ÉCOLE

Adm. scol. Perception entretenue par les élèves, les personnels enseignant et non-enseignant, les parents, etc. de la manière dont la situation scolaire les affecte. EA climat organisationnel.


CLIMAT ORGANISATIONNEL

Adm. scol. Perception entretenue par les personnes de la manière dont la situation organisationnelle les affecte. EA climat d’école; culture organisationnelle.

A. Causes. Il y a trois grandes variables qui agissent comme déterminants : la structure qui se réfère aux caractéristiques physiques d’une organisation telles que sa dimension, son nombre de niveaux hiérarchiques, les descriptions de tâches, etc.; le processus organisationnel qui porte sur la façon dont sont gérées les ressources humaines, comme le style de gestion de la direction, les modes de communication, les modèles de résolution de conflits, etc.; la variable comportementale qui inclut les fonctionnements individuels et les fonctionnements des groupes qui jouent une part active dans la composition même du climat __ BRUNET, L. (1987).

B. Dimensions. Il n’y a pas toujours de consensus entre les différents chercheurs quant au nombre de dimensions qui composent le climat organisationnel et que l’on peut inclure dans un questionnaire qui est l’instrument de mesure par excellence pour l’analyse du climat d’une école ou d’une organisation quelconque. Selon J. P. CAMPBELL et al. (1970), la plupart des questionnaires se caractérisent par certaines dimensions communes qui sont : l’autonomie individuelle; le degré de structure imposé par le poste occupé par un employé; le type de récompense offerte aux membres de l’organisation; la considération, la chaleur et le support reçus par un employé __ BRUNET, L. (1987).

C. Caractéristiques. Le concept de climat comporte des caractéristiques spécifiques qui peuvent être considérées comme des postulats et dont il faut tenir compte lorsqu’on veut identifier le climat d’une école, d’une commission scolaire, d’un service ou d’un département. Ces caractéristiques sont : 1. Les attributs d’une organisation constituent les unités d’analyse; les actions et les comportements de la direction sont les déterminants majeurs du climat d’une organisation. 2. Les perceptions ont des conséquences importantes sur le comportement des employés. 3. Le climat est un concept molaire et synthétique. Tout comme la personnalité, on ne peut se faire une idée exacte du climat d’une institution, simplement à partir d’une de ses dimensions; c’est la somme de toutes les composantes qui est représentative. Par conséquent, ses composantes peuvent varier quoique le climat peut demeurer le même. 4. Il peut exister des microclimats à l’intérieur d’une organisation. Ainsi, un groupe de travail particulier, un groupe occupationnel, un département fonctionnel et l’organisation totale peuvent produire quatre catégories de climats différents. Cependant, il existe généralement un certain partage des perceptions du climat organisationnel entre les employés, peu importe le niveau d’analyse qui est utilisé. 5. Le climat est un élément stable dans le temps et il évolue très lentement. En effet, comme ce dernier est basé sur des variables relativement permanentes, telle la structure, il s’avère que, pour le modifier, des changements assez importants doivent être effectués dans les fondements mêmes de l’institution __ BRUNET, L. (1987).

D. Catégories de climat __ LIKERT, R. (1961), adaptation de BRUNET, L. (1987).

TYPE AUTORITAIRE

TYPE PARTICIPATIF

Autoritarisme
exploiteur

Autoritarisme
bienveillant

Participation
consultative

Participation
collective

Direction

Aucune confiance aux employés

Confiance condescendante

Confiance aux employés

Confiance totale

Prise de décision

Par la direction

Par la direction mais quelquefois par des échelons inférieurs

Par la direction au niveau supérieur et par les subordonnés à des niveaux inférieurs

Disséminée dans toute l’organisation

Récompenses et punitions

Occasionnelles

Occasionnelles

Utilisées pour motiver les employés

Atmosphère

Atmosphère de crainte, de punition, de menace

Condescendance

Méfiance

Sentiment de responsabilité

Possibilité d’organisation informelle favorable

Amicale et confiante

Interaction

Aucune

Méfiance de la part des employés et de la direction

Quantité modérée

Communication descendante, ascendante et latérale


CLINIQUE

Did./Péd. F.f. Au sens de cours pratiques d’astronomie, de bridge, de golf, de hockey, etc.

CN : classe *; psychologie *.


CLÔTURE

n.f.

Ling. Procédé discursif qui signale l’achèvement d’un texte ou d’un discours. V discours, 3.


CLUB DU LIVRE

Ens. lang. Organisation commerciale de diffusion de livres pour encourager les élèves à lire des ouvrages présélectionnés.


CODAGE

1. Com./Did./Péd. V communication; décodage.

2. Inf. Transformation d’informations au moyen d’un code, ce qui permet leur représentation sous une forme différente et offre la possibilité de revenir à leur forme d’origine __ OQLF (2002). Syn.codification; encodage.

3. Rech. Opération de classement des réponses à une enquête. Association d’un descripteur et d’une ou de quelques théories éducationnelles à une unité d’analyse d’un document.

4. Stat. Opération qui consiste à transformer, selon un plan déterminé, une information ou un résultat brut en un signe conventionnel (code); application d’un code déjà créé par l’action de codifier. Syn. codification. Ant.décodage. TA encodage.

But. Le but recherché est généralement de résumer l’information afin de pouvoir en faire l’analyse. Ex. : Lors de la codification, il peut être décidé que l’information relative au sexe des répondants sera transcrite selon le plan de codage suivant : 1 = féminin; 2 = masculin;lors du codage, toute information relative au sexe est transcrite en utilisant ce code.


CODE

1. Com. (Gén.). Signe ou système de signes alphanumériques ou analogiques, conventionnels et abstraits qui, soumis à un ensemble de règles combinatoires (syntaxe), établissent les unités de sens nécessaires à la communication et à la transposition d’un langage à un autre. Le code est le dictionnaire deséquivalences entre deux langages __ JAVEAU, C. (1971). Code morse; code dela route. V modèle.

2. Com. (Spéc.). Ensemble de signes utilisés dans la préparation et la transmission d’un message. Syn. alphabet. VA communication, B; sémiologie, B.

3. Diagn. Ensemble des principes et des règles qui gouvernent les classifications relatives aux éduqués. Code des surdoués; code des handicapset des troubles d’apprentissage.

4. Ens. lang./Ling. Signe ou système de signes vocaux ou graphiques, conventionnels et abstraits, comprenant un ensemble de règles combinatoires (syntaxe) et utilisés comme instrument de communication, de réflexion et de création. Le code oral etle code écrit. V langage;langue. VA compréhension en lecture, A.1.

5. Épist. Instrument d’organisation et de transformation des informations, qui permet de substituer à la représentation concrète (ensemble figuratif) une assimilation schématisante, qui est corrélative du niveau de développement intellectuel __ PIAGET, J. dans DAYAN, M. (1971-1972).

6. Éth. Ensemble de principes, de règles et de prescriptions régissant les conduites admissibles dans l’exercice d’une activité particulière. Le codedéontologique de la profession d’éducateur, d’éducatrice, de la recherche en éducation, d’une école.

7. Inf./Stat. Signe conventionnel que l’on substitue à une information afin d’en tenir compte lors du traitement des données. Ex. : ASCII.V codage.

8. Lég. scol. Recueil de lois et de règlements dans le domaine éducationnel. Le code scolaire; un code de délibérations.

A. Étym. Du latin codex, codicis, recueil de lois.

B. Didactique de la lecture. Les méthodes d’apprentissage de la lecture se regroupent en : 1. méthodes centrées sur le code (code emphasis approach), et 2. méthodes centrées sur la signification (meaning emphasis approach).

C. Codifier. Verbe utilisé particulièrement dans les domaines du diagnostic, de l’éthique, de la législation et de la statistique.

D. Encoder. Verbe propre aux domaines de la communication, de l’épistémologie, de l’informatique et de la linguistique.

E. CN : conversion de *.


CODE BINAIRE

Inf. Système de codage des informations, en vue de leur traitement informatique, qui utilise des bits, c’est-à-dire des 0 et des 1. VA octet, A.


CODE CONCEPTUEL

Épist. Ensemble des attributs distinctifs qui constituent la signification précise d’un concept.


CODE CULTUREL

Ens. lang./Ethno./Soc. Ensemble des règles habituelles de comportements culturels. V culture, 9 et G.


CODE D'ÉTHIQUE

1. Gén. Code de morale. V éthique.

2. Mor. F.f. Anglicisme si utilisé dans le sens de code de déontologie.


CODE DE DÉONTOLOGIE

1. Gén. Ensemble des droits, des devoirs et des règles qui régissent la conduite de personnes dans la pratique d’une activité. Syn. code déontologique. EA code d’éthique.

2. Spéc. Recueil de règles de conduite que doivent observer les membres d’une profession __ PEPERMANS, R., MASC (1990).


CODE DÉONTOLOGIQUE

Gén. Syn. code de déontologie.


CODE ÉCRIT

Gén./Ling. V écriture, 1 et 4. VA grammaire, L.


CODE GRAMMATICAL

Ens. lang./Ling. V grammaire, 1 et 3.


CODE LINGUISTIQUE

Ens. lang./Ling. V grammaire, 3.


CODE ORAL

Ens. lang. VA grammaire, L.


CODE ORTHOGRAPHIQUE

Ens. lang. V orthographe.


CODE SOCIAL

Ens. lang./Soc. Ensemble des règles habituelles de comportement social d’une communauté : règles de politesse, de tenue, de respect, de rapports sociaux, etc. VA compétence communicative, D.3.

Effet sur la communication. Ces règles influencent la communication et le choix des éléments linguistiques.


CODE SYNTAXIQUE

Ens. lang./Ling. Ensemble des règles par lesquelles on combine en phrases les unités significatives. V syntaxe, 1 et 3.


CODIFICATION

1. Gén. Action de codifier.

2. Com./Inf./Stat. Action de créer un code.Résultante de cette action. Syn. codage.

3. Dr./Éth./Lég. scol. Action de réunir des lois et des règlements en un code. Résultat de l’action précédente.


CODISCIPLINARITÉ

Did./Péd./Rech. Transdisciplinarité au sens large. VA approche monodisciplinaire, D.


COÉDUCATION

1. Org. scol. (Gén.). Mode d’organisation scolaire qui préconise une éducation semblable, tant au regard des objectifs, des moyens, des lieux d’apprentissage que des autres modalités administratives et pédagogiques, pour une population scolaire indépendamment des sexes, des cultures et des autres attributs des élèves.

2. Org. scol. (Spéc.). Éducation aux caractéristiques identiques aussi bien pour les filles que pour les garçons.


COEFFICIENT

Stat. Nombre qui indique le degré de relation entre des variables ou des paramètres.



COEFFICIENT ALPHA (α) DE CRONBACH

Doc. VA coefficient de fidélité, B;fidélité, G.


COEFFICIENT DE CONSISTANCE INTERNE

Doc. VA fidélité, E et F. EA coefficient de fidélité.


COEFFICIENT DE CONTINGENCE

Stat. VA coefficient de corrélation, L.


COEFFICIENT DE CORRÉLATION

Rech./Stat. Statistique indiquant le degré d’association ou de relation entre deux ou plusieurs variables au sein d’un même groupe de sujets. EA recherche corrélationnelle.

A. Signification. Une absence de relation ou d’association est indiquée par un coefficient de valeur 0. Une corrélation parfaite est indiquée par un coefficient de valeur 1 (ce maximum est moindre lorsque les variables mises en relation sont dichotomiques ou lorsque au moins l’une des variables est nominalement dichotomique). Un coefficient de corrélation peut être négatif lorsque les variables concernées sont en relation inverse (les valeurs de l’une décroissent pendant que croissent les valeurs de l’autre). Toutefois, les coefficients sont toujours positifs lorsqu’ils sont calculés comme résultant d’une extraction de racine carrée au numérateur de la formule utilisée. L’échelle suivante (GUILFORD, J. P., 1965) est souvent utilisée pour interpréter l’intensité de la corrélation selon la valeur absolue du coefficient.

| coefficient | ≥ 0,90 → corrélation très forte

0,70 ≤ | coefficient | ≤ 0,89 → corrélation forte

0,40 ≤ | coefficient | ≤ 0,69 → corrélation modérée

0,20 ≤ | coefficient | ≤ 0,39 → corrélation faible

| coefficient | ≤ 0,19 → corrélation presque négligeable

Toutefois, une corrélation peut être forte, mais non significative si elle a été obtenue avec un très petit nombre de sujets; ou elle peut être faible, mais statistiquement significative si elle a été obtenue au sein d’un très grand nombre de sujets.

B. Pluralité. Il existe différents coefficients de corrélation simple entre deux variables mises en corrélation, dépendant des types d’échelles de mesure utilisées pour décrire ces deux variables :

Échelle pour variable Y

Échelle pour variable X

nominalement dichotomique

artificiellement dichotomique (sous-jacente continue normale)

continue,
ordinale

continue, à intervalles
égaux ou de rapport

dichotomique nominale

H, L, M

dichotomique artificielle

G

continue, ordinale

F

continue, à intervalles égaux ou de rapport

E

D

C

Selon le tableau précédent, une dizaine de coefficients de corrélation simple peuvent exister (car rxy = ryx) dont huit sont présentés et discutés ci-après parce qu’ils représentent les cas les plus courants dans le domaine de l’éducation. Les quatre cas non discutés peuvent être étudiés en utilisant des ouvrages spécialisés. En outre, lorsque plus de deux variables sont mises en corrélation, d’autres coefficients doivent alors être calculés (VA I, J et K).

C. Coefficient de Bravais-Pearson : méthode classique de calcul du degré de relation linéaire entre deux variables continues.


où : x : écart entre les scores de la variable X et leur moyenne

y : écart entre les scores de la variable Y et leur moyenne

n : nombre de sujets

Sx : écart type de x pour les n sujets

Sy : écart type de y pour les n sujets

2. Exemple : Un enseignant veut savoir s’il existe une corrélation significative entre le nombre d’heures que les élèves de 4e année de son école consacrent à l’étude personnelle et leur rendement scolaire. Il choisit un échantillon aléatoire de trente-deux élèves de 4e année et pour chaque élève, il associe le nombre d’heures moyen alloué par semaine à l’étude et le score moyen obtenu pour l’ensemble des cours. En utilisant la formule de Bravais-Pearson, il obtient :

r = + 0,40 (corrélation positive)

3. Interprétation : L’enseignant doit vérifier si cette valeur de « r », indiquant une corrélation modérée, est statistiquement significative ou si elle n’est pas tout simplement le fruit du hasard. En consultant la table des valeurs critiques de r, il constate que pour n = 32 et α = 0,05 (seuil de signification), le « r critique » vaut 0,30, pour un test unilatéral. Puisque (r calculé = 0,40) > (r critique = 0,30), l’enseignant est amené à conclure qu’il existe une corrélation statistiquement significative au seuil de 0,05 entre le nombre d’heures d’étude de ses élèves et leur rendement scolaire. Plus le nombre d’heures d’étude est élevé, meilleur est le rendement scolaire. L’enseignant doit admettre que cette corrélation est modérée en regard de l’échelle (GUILFORD, J. P., 1965) pour interpréter l’intensité de la corrélation selon la valeur absolue du coefficient. VA A.

D. Coefficient de corrélation bisériale : coefficient qui mesure le degré de relation linéaire entre une variable continue (Y) et une variable artificiellement dichotomique (X).


où : Y1 = moyenne à Y de ceux qui ont obtenu le score 1 à X

Y0 = moyenne à Y de ceux qui ont obtenu le score 0 à X

Sy = écart type de Y pour les n sujets

n1 = nombre de sujets qui ont obtenu 1 à la variable X

n0 = nombre de sujets qui ont obtenu 0 à la variable X

n = nombre total de sujets = n1 + n 0

u = ordonnée de la distribution normale centrée réduite à p (selon table appropriée)

p = proportion de personnes ayant obtenu 1 à la variable X (p = n1/n)

2. Exemple : Considérer l’exemple donné en C. Ici, l’enseignant veut savoir s’il existe une corrélation significative entre le rendement scolaire (variable continue) et la performance à un item de mathématique bien particulier, corrigé 0 (échec) et 1 (réussite) (variable artificiellement dichotomique), des trente-deux élèves. En utilisant la formule ci-dessus, il obtient :

rbis = + 0,60

3. Interprétation : Selon l’échelle de GUILFORD (VA A), il semble exister une relation positive et modérée entre les deux variables. Pour tester la signification de ce coefficient, le lecteur est invité à consulter des ouvrages spécialisés, notamment Gene V. GLASS et Kenneth D. HOPKINS (1984).

E. Coefficient de corrélation point bisérial : coefficient qui mesure le degré de relation entre une variable continue (Y) et une variable vraiment dichotomique (X).

1. Expression mathématique : On peut appliquer directement la formule du coefficient « r » de Bravais-Pearson (VA C) ou la formule équivalente suivante :


où : Y1 = moyenne à Y de ceux qui ont obtenu le score 1 à X

Y0 = moyenne à Y de ceux qui ont obtenu le score 0 à X

Sy = écart type de Y pour les n sujets

n1 = nombre de sujets qui ont obtenu 1 à la variable X

n0 = nombre de sujets qui ont obtenu 0 à la variable X

n = nombre total de sujets = n1 + n 0

2. Exemple : Considérer l’exemple donné en C. Ici, l’enseignant veut savoir s’il existe une corrélation entre le rendement scolaire (variable continue) et le sexe (variable dichotomique, féminin = 0; masculin = 1) des trente-deux élèves. Après calcul, il obtient : rpb = + 0,16

3. Interprétation : L’enseignant vérifie la signification statistique de cette valeur en utilisant la table des valeurs critiques de r, toujours pour n = 32 et α = 0,05. Puisque (rpb calculé = 0,16) < (r critique = 0,30, pour un test unilatéral), il n’existe donc pas de corrélation statistiquement significative au seuil de 0,05 entre le rendement scolaire et le sexe. Les garçons ont un aussi bon rendement scolaire que les filles et vice versa.

F. Coefficient de corrélation de rangs de Spearman : coefficient qui mesure le degré de relation entre deux variables constituées de rangs.


où :

di = RXi - RYi (différence entre le rang à la variable X et le rang à la variable Y pour le même sujet i)

n = nombre total de sujets

2. Exemple : Considérons l’exemple donné en C. Ici, l’enseignant décide de classer en ordre décroissant les élèves selon, dans un premier temps, leur rendement scolaire et, dans un deuxième temps, leur nombre d’heures d’étude par semaine. Il attribue ainsi pour chacun des trente-deux élèves un rang pour le rendement scolaire et un rang pour le nombre d’heures d’étude par semaine. En utilisant la formule ci-dessus, il obtient : rs = + 0,5

3. Interprétation : L’enseignant consulte la table des valeurs critiques de r puisque le nombre de sujets est plus grand que 30. (Pour un nombre de sujets égal ou inférieur à 30, on consulte la table des valeurs critiques de rs). Il constate que pour n = 32 et α = 0,05, le r critique vaut 0,30, pour un test unilatéral. La conclusion est donc similaire à celle obtenue en C.

G. Coefficient de corrélation tétrachorique : coefficient quimesure le degré de relation entre deux variables artificiellement dichotomiques.


où : a = nombre de sujets ayant la valeur 1 à la variable Y et 0 à la variable X

b = nombre de sujets ayant la valeur 1 aux deux variables

c = nombre de sujets ayant la valeur 0 aux deux variables

d = nombre de sujets ayant la valeur 0 à la variable Y et 1 à la variable X

uX = ordonnée de la distribution normale centrée réduite à pX (selon table appropriée)

uY = ordonnée de la distribution normale centrée réduite à pY (selon table appropriée)

pX = proportion de ceux qui ont la valeur 1 à la variable X = (b + d)/n

pY = proportion de ceux qui ont la valeur 1 à la variable Y = (b + a)/n

n = nombre total de sujets

Les données (scores et fréquences) sont habituellement entrées dans un tableau de contingence 2 X 2 :

Y

X

1

0

ou

Y

X

1

0

1

b

d

1

b

a

0

a

c

0

d

c


2. Exemple : Considérons les exemples donnés en C et D. Ici, l’enseignant veut savoir s’il existe une relation entre la performance des trente-deux élèves à deux items, un item de mathématique et un item de français, corrigés 1 (réussite) et 0 autrement (échec ou omission). En utilisant l’expression ci-dessus, l’enseignant obtient : rtet = + 0,75.

     3. Interprétation : Il semble exister une relation positive (forte selon l’échelle de GUILFORD) entre les scores obtenus aux deux items. Dans l’ensemble, les élèves qui ont réussi l’item de mathématique ont aussi réussi l’item de français et vice versa. Pour tester la signification statistique de ce coefficient, le lecteur est invité à consulter des ouvrages spécialisés, notamment G. V. GLASS et K. D. HOPKINS (1984).

H.  Coefficient phi : coefficient qui mesure le degré de relation entre deux variables vraiment dichotomiques.

     1. Expression mathématique : On peut appliquer la formule du coefficient « r » de Bravais-Pearson (VA C) aux scores dichotomiques des deux variables mises en relation. On peut aussi disposer ces scores dichotomiques dans un tableau de contingence de 2 X 2 (VA G) et procéder comme suit :



           où :

                    a = nombre de sujets ayant la valeur 1 à la variable Y et 0 à la variable X

                    b = nombre de sujets ayant la valeur 1 aux deux variables

                    c = nombre de sujets ayant la valeur 0 aux deux variables

                    d = nombre de sujets ayant la valeur 0 à la variable Y et 1 à la variable X

2. Exemple : Considérons l’exemple donné en C. Ici, l’enseignant désire savoir s’il existe un lien entre le sexe et le fait de prendre ou non un petit déjeuner. Les garçons sont classés (0) et les filles (1). De même, la prise d’un petit déjeuner est notée (1) et l’absence d’un petit déjeuner (0).

     Après calcul, l’enseignant obtient : rΦ = + 0,11

     3. Interprétation : La signification statistique de cette valeur est vérifiée grâce au test du χ2 (khi-deux) où la valeur critique du χ2, pour un seuil de signification de 0,05 et 1 degré de liberté, est de 3,8414. Si le χ2 calculé est inférieur ou égal au χ2 critique alors la valeur de rΦ ne sera pas statistiquement significative, l’enseignant conclura qu’il n’y a pas de lien ou de relation entre le sexe et la prise ou non d’un petit déjeuner. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si le χ2 calculé est supérieur au χ2 critique, on dira qu’il existe un lien entre ces deux variables. V épreuve du khi-deux.

I.   Coefficient de corrélation multiple : coefficient qui mesure le degré de relation entre une variable dépendante et deux ou plusieurs variables indépendantes. VA K.

     1.  Expression mathématique :

           a)      pour le modèle à deux variables indépendantes :



où :  Y est la variable dépendante

         1 et 2 sont les variables indépendantes

     b)  pour le modèle à n variables indépendantes :

          le symbole du coefficient est RY,12...n; l’expression étant très complexe, le lecteur est invité à consulter des ouvrages spécialisés de statistiques.

     2. Exemple avec deux variables indépendantes : Un enseignant désire savoir si la performance en français et l’intelligence (variables indépendantes) de ses élèves sont deux variables qui influencent leur rendement en mathématique (variable dépendante). Après avoir recueilli les résultats des trente élèves pour les trois variables étudiées, l’enseignant calcule le coefficient de corrélation multiple et obtient : RY,12 = 0,60.

     3. Interprétation : Le test de signification statistique de ce coefficient étant assez complexe, là encore le lecteur est invité à consulter des ouvrages spécialisés de statistiques. Si le coefficient est statistiquement significatif, on peut dire que les deux variables indépendantes permettent de prédire la variable dépendante.

J.   Coefficient de corrélation partielle : coefficient qui mesure le degré de relation linéaire entre deux variables quand l’effet d’une ou de plusieurs autres variables est maintenu constant ou annulé. Les coefficients de corrélation partielle les plus souvent utilisés sont les coefficients de corrélation partielle d’ordre un et d’ordre deux.

     1.  Expression mathématique :

           a)  pour le coefficient de corrélation partielle d’ordre un (l’effet d’une variable est maintenu constant ou annulé)


           où :1       : première variable

                2       : deuxième variable

                0,3    : troisième variable (dont l’effet sur chacune des variables 1 et 2 est ici annulé)

                r12     : coefficient de corrélation de Bravais-Pearson entre les première et deuxième variables

 

                r13     : coefficient de corrélation de Bravais-Pearson entre les première et troisième variables

                r23     : coefficient de corrélation de Bravais-Pearson entre les deuxième et troisième variables

          b)  pour le coefficient de corrélation partielle d’ordre deux (l’effet de deux variables est maintenu constant ou annulé)


     où :1   :        première variable

                2       :  deuxième variable

                0,34  :  troisième et quatrième variables (dont l’effet sur chacune des variables 1 et 2 est ici annulé)

                r12,3   :  coefficient de corrélation partielle entre les première et deuxième variables quand l’effet de la troisième variable est ici annulé

                r14,3   :  coefficient de corrélation partielle entre les première et quatrième variables quand l’effet de la troisième variable est ici annulé

                r24,3   :  coefficient de corrélation partielle entre les deuxième et quatrième variables quand l’effet de la troisième variable est ici annulé

     2. Exemple : Le directeur d’une école primaire veut déterminer s’il existe une corrélation entre l’intelligence et le rendement scolaire de ses élèves du second cycle. Mais, puisqu’il soupçonne une corrélation possible entre l’âge et ces deux variables (corrélation qui pourrait influencer le degré de relation réel entre l’intelligence et le rendement scolaire), il utilisera le coefficient de corrélation partielle. Après calcul, le directeur obtient les valeurs suivantes :


3. Interprétation : Même interprétation que pour le coefficient de corrélation de Bravais-Pearson. De plus, le directeur peut comparer r12 et r12,3 pour voir l’influence de l’âge sur la corrélation entre l’intelligence et le rendement scolaire.

     4. Remarque : Le directeur pourrait également stabiliser la variable âge en ne prenant que des élèves du même âge pour son étude. Toutefois, cela demeure difficile à réaliser, car rares sont les enfants qui ont exactement le même âge.

K.  Corrélation simple/multiple/partielle. Lorsque plusieurs variables semblent intervenir sur une variable cible dépendante dans le cadre d’un phénomène, il peut être utile de calculer les trois types de coefficient de corrélation en titre. C’est ce que firent Benjamin S. BLOOM et ses collaborateurs qui ont maintes fois calculé les diverses relations qui pouvaient exister entre le quotient intellectuel (QI) d’un élève, ses préalables (P) ainsi que son rendement scolaire (RS). Le tableau suivant donne la valeur moyenne des coefficients obtenus en tenant compte des données de milliers d’élèves à tous les ordres d’enseignement et dans une diversité d’objectifs d’apprentissage.

SIMPLE

PARTIELLE

MULTIPLE

QI et RS → r = 0,50

corrélation modérée

(QI et RS) - P → r = 0,30

baisse de 0,20 : corrélation faible

 

P   et RS → r = 0,80

corrélation forte

(P   et RS) - QI → r = 0,70

baisse de 0,10 : corrélation forte

(P et RS) + QI → r = 0,85

hausse de 0,05 : corrélation forte

Par une telle analyse, BLOOM a démontré le faible impact du QI sur le rendement scolaire. Par les corrélations partielles et multiples, il s’est aperçu que le fait de soustraire ou d’ajouter le QI aux préalables ne fait pas varier significativement la corrélation déjà forte qui existe entre les préalables d’un élève et son rendement scolaire. Ainsi, lorsque l’on soustrait l’effet des préalables (P) des variables quotient intellectuel (QI) et rendement scolaire (RS), la corrélation simple de 0,50 qui existe entre ces deux variables chute alors à 0,30 (corrélation partielle), ce qui est une corrélation faible. Par contre, si l’on soustrait l’effet du quotient intellectuel (QI) des variables préalables (P) et rendement scolaire (RS), la corrélation partielle est de 0,70 alors que la corrélation simple entre les variables préalables (P) et rendement scolaire (RS) est de 0,80. La corrélation chute de 0,80 à 0,70 mais elle se maintient néanmoins forte si on enlève l’effet du QI Si, à la corrélation simple, on ajoute l’impact du QI, le coefficient déjà significativement élevé de 0,80 indiquant la forte relation des préalables P sur le rendement scolaire RS, ne s’élève alors que de 0,05 à une valeur de 0,85 en corrélation multiple.

L.  Coefficient de contingence : coefficient qui mesure le degré de relation ou d’association entre deux variables possédant deux ou plusieurs catégories. À cause de ses limites, ce coefficient est maintenant peu utilisé en faveur du coefficient V de CRAMER (VA M).

                Expression mathématique : 


où :         χ2  :   la valeur du χ2 calculée à partir des fréquences observées et théoriques de chaque catégorie. V épreuve du khi-deux.

               n   :   nombre total de sujets

M. Coefficient de CRAMER : coefficient qui mesure le degré de relation ou d’association entre deux variables possédant deux ou plusieurs catégories.

1. Expression mathématique : 


χ2          :    la valeur du χ2 calculée à partir des fréquences observées et théoriques de chaque catégorie. V épreuve du khi-deux.

               n   :   nombre total de sujets

               L   :   nombre minimal de rangées ou de colonnes dans le tableau de contingence

     2. Interprétation et limites : La valeur de V est 0 lorsqu’il y a absence de toute relation entre les variables, mais la valeur de V peut être égale à 1 même s’il n’existe pas une relation parfaite entre les deux variables concernées. Cette situation peut se produire lorsqu’on a un tableau de contingence pour lequel le nombre de rangées est différent du nombre de colonnes. Le coefficient de CRAMER possède toutefois un avantage par rapport au coefficient de contingence. En effet, on peut comparer les coefficients de CRAMER obtenus de tableaux de contingence de différentes dimensions, ce qu’on ne peut pas faire avec le coefficient de contingence. On notera aussi que V ne peut être calculé que pour des données pour lesquelles χ2 peut l’être, c’est-à-dire seulement si moins de 20 % des cases du tableau de contingence ont une fréquence théorique inférieure à 5 et qu’aucune case n’a une fréquence théorique inférieure à 1.

     3. Exemple : Pour l’épreuve du khi-deux où χ2 = 1,90 avec L = 2 et n= 100, on a V = 0,14. Ce coefficient indique une association faible. C’est l’épreuve du khi-deux qui indique la signification statistique de cette relation. Selon cet exemple, l’épreuve du khi-deux (test du χ2) démontre que cette association n’est pas statistiquement significative au seuil de 0,05.



COEFFICIENT DE CORRÉLATION MULTIPLE

Stat. Mesure du degré de relation entre une variable dépendante et deux variables indépendantes ou plus. VA corrélation, I.


COEFFICIENT DE CORRÉLATION PARTIELLE

Stat. Coefficient qui mesure le degré de lien linéaire entre deux variables lorsque l’effet d’une ou de plusieurs autres variables est supprimé. VA corrélation, J.


COEFFICIENT DE CRAMER

Stat. VA coefficient de corrélation, M.


COEFFICIENT DE FIDÉLITÉ

Doc. Indicateur de la fidélité d’un test; valeur calculée pour estimer l’indicateur précédent. EA erreur de mesure; indice defidélité.

A. Nature. Le coefficient de fidélité consiste en un coefficient de corrélationthéorique défini de l’une ou l’autre des deux façons suivantes : a) le carré d’un coefficient de corrélation entre les scores observés et les scores « vrais » ou réels que l’on obtiendrait s’il n’y avait pas d’erreur de mesure; b) le coefficient de corrélation entre les scores obtenus de deux instruments de mesure « parfaitement parallèles », c’est-à-dire qui mesurent exactement la même chose, administrés aux mêmes sujets.

B. Mesure. Les aspects constance ou stabilité des scores etéquivalence des instruments sont appréciés en calculant un coefficient de corrélation. VA fidélité, C et D. D’autres méthodes sont utilisées pour apprécier les aspects d’homogénéité ou de consistance interitems. Les résultats de ces méthodes sont considérés comme des estimations du coefficient de fidélité : ils sont donc interprétés comme des coefficients de corrélation. La méthode dite des deux moitiés, les formules 20 de KUDER-RICHARDSON et le coefficient alpha de CRONBACH en sont des exemples. VA fidélité, E, F, et G.

C. Item. L’item à réponse choisie a généralement un coefficient de fidélité plus élevé que l’item à réponse construite.

Formule 20 de Kuder-Richardson.


k :  nombre d’items dans le test

p :  proportion de sujets ayant la réponse acceptée

q :  proportion de sujets ayant échoué à l’item

σ2 :    écart type au carré


Formule 21 de Kuder-Richardson.



x:  moyenne de l’ensemble des scores des sujets qui devaient répondre à l’item


COEFFICIENT DE FIDÉLITÉ ALPHA DE CRONBACH

Doc. VA fidélité, G.


COEFFICIENT DE FIDÉLITÉ DE KUDER-RICHARDSON

Doc. Indice de la cohérence interne d’un instrument de mesure, calculé à l’aide des formules de Kuder-Richardson. VA coefficient de fidélité, B et C;fidélité, F.


COEFFICIENT DE STABILITÉ

Doc. VA coefficient de fidélité, B;fidélité, C.


COEFFICIENT DE VALIDITÉ

Doc. Coefficient de corrélation entre les scores obtenus à un instrument dont on veut apprécier la crédibilité et les scores obtenus par les mêmes sujets à d’autres critères d’appréciation, notamment à un autre instrument pris comme témoin. = {validité concomitante/concourante/de construit/de contenu/externe/liée à un critère/prédictive}.

Nature. De par sa définition, le coefficient de validité se rapporte à la validité interne et aux autres types de validité qui s’y rattachent.


COEFFICIENT D’ÉQUIVALENCE

Doc. VA coefficient defidélité, B;fidélité, D.


COEFFICIENT PHI

Stat. VA coefficient de corrélation, H.


COÉVALUATION

Doc. VA évaluation formative des apprentissages, E.


COGNITIF,IVE

1. Éduc./Psych. Relatif à la connaissance; qui concerne le domaine intellectuel.

2. Int. art. Qui concerne la dénomination, la classification et la faculté de conceptualisation, ou leur description formelle par une machine IA __ PAVEL, S., SEC (1989). Ex. : science cognitive; simulation cognitive.

A. CN : activité *; activité méta *; approche *; approche sociale *; carte *; cohérence *; complexité *; conflit *; décision méta *; démarche méta *; développement *; dimension *; domaine *; environnement *; facteur méta * de compétence; faculté *; génie *; habileté *; habiletés méta *; jugement méta *; logique *; modèle *; neurosciences *; niveau *; objectif *; opération * en lecture; processus *; processus méta *; psychologie *; question de niveau * inférieur/supérieur; relativisme *; représentation *; savoir méta *; schéma *; science *; sciences *; simplicité *; stades du développement *; stratégie *; structuration *; structure *; style *; surcharge *; taxonomie du domaine *.

B. CN __ cognitivo : approche *-béhaviorale.


COGNITION

1. Éduc./Psych. Connaissance par perception, mémorisation, raisonnement, conceptualisation __ PAVEL, S., SEC (1989). Processus par lequel un organisme ou un dispositif acquiert des informations sur l’environnement et les interprète pour régler son comportement. VA écologie humaine, E.

2. Épist. gén./Psych. cogn. Ensemble des activités et des processus internes inhérents à l’acquisition de connaissances, à l’information, à la mémoire, à la pensée, à la créativité, à la perception ainsi qu’à la compréhension et à la résolution de problèmes.VA connaissance, S; taxonomie de GUILFORD, A/dudomainecognitif, D : 1.1.

3. Psychophysio. Processus neural qui interagit vigoureusement avec les autres processus biologiques aussi bien qu’avec son environnement naturel et social __ BUNGE, M. (1983) : trad. Syn. activité cognitive. V processus cognitif.

A. Psych. cogn. La psychologie cognitive, orientée vers le traitement de l’information, perçoit la cognition comme une séquence du processus suivant : 1. collecte d’informations; 2. stockage; 3. interprétation; 4. compréhension. D’une façon plus générale, la cognition réfère à tout ensemble d’activités visant l’acquisition et l’organisation des connaissances.

B. Représentation. La cognition correspond à l’interprétation, ou à la représentation, de l’état du monde __ PAVEL, S., SEC (1989).

C. Cognition/affectivité. La cognition et l’affectivité sont indissociables. (...) La recherche fondamentale s’intéresse à la nature des rapports entre la cognition et l’affectivité, ainsi qu’aux caractéristiques de la compétence et de l’incompétence intellectuelles. (...) Ces études conduites auprès d’étudiants en difficulté d’apprentissage révèlent l’importance des attitudes comme facteurs explicatifs de la qualité des performances. (...) Pour remédier véritablement à des problèmes d’apprentissage et pour faciliter le développement cognitif, il faut tenir compte de l’affectivité __ CARON, J. et al. (1991).

D. Habiletés cognitives : 1. Questionner. L’aptitude à poser des questions est la clé de la réflexion, c’est la première condition à remplir pour être intellectuellement actif. Se questionner permet de s’orienter dans un discours (écrit ou oral), d’en construire le sens en jetant des ponts, pour ainsi dire, entre le connu (ce qu’on sait déjà) et l’inconnu à découvrir. Comprendre, ce n’est pas attendre que le sens du discours s’impose sans effort; comprendre est une activité constructive et novatrice qui exige des opérations heuristiques. Apprendre à se questionner en lisant un texte ou en écoutant un professeur, c’est s’outiller pour comprendre et découvrir. 2. Synthétiser. (...) Il faut aussi pouvoir décoder fidèlement un discours, il faut pouvoir discriminer l’essentiel et l’accessoire, être capable de repérer les éléments importants, les ramasser et les intégrer en une trame directrice pertinente et cohérente. Pour comprendre un discours, il faut pouvoir l’appréhender globalement, en percevoir la structure et le voir comme un tout. Quant aux opérations d’analyse, elles sont là implicites, dans toutes les activités d’apprentissage. (...) 3. Juger. (...) Cette notion revêt deux sens : a) se prononcer sur la valeur d’un discours (écrit ou oral), le critiquer, en évaluer la pertinence, les forces et les faiblesses; et b) établir ce qu’on retient d’un discours, que l’on estime important pour soi. Il est entendu que cette opération intellectuelle a pour fonction de rapporter à soi l’objet d’études; elle contribue à la compréhension qu’on se forme de l’objet, à la réceptivité et à l’appropriation des idées d’autrui, ainsi qu’à la validation (et l’invalidation) de ses propres opinions __ CARON, J. et al. (1991). V enseignement interactif.

E. Approche interdisciplinaire. Il y a — inévitablement et heureusement — un certain chevauchement entre les diverses sciences de la cognition et de la connaissance. Une référence commune n’est cependant pas une assurance d’identité, ainsi un même objet peut être étudié de différents points de vue — c’est-à-dire que l’on peut poser différentes questions concernant une seule et même entité __ BUNGE, M. (1983) : trad.

F. Science/philosophie. La science et la philosophie sont deux approches nécessaires à l’étude de la cognition et de la connaissance. Le scientifique ne pourrait même pas commencer à étudier, par exemple, le processus de la formation d’hypothèses (dans un cerveau et dans certaines circonstances sociales) à moins qu’il ait eu une idée raisonnablement précise et exacte de la nature d’une hypothèse — laquelle idée il appartient aux philosophes de préciser. Et le philosophe devrait être heureux d’apprendre que quelqu’un étudie la genèse, l’évolution et la fin d’hypothèses, non seulement chez des adultes très éduqués, mais également chez des enfants, chez l’homme primitif, et même chez des espèces inférieures à l’être humain. La cognition et la connaissance peuvent alors, sinon doivent, être étudiées à la fois scientifiquement et philosophiquement. Les deux approches sont nécessaires parce qu’elles sont mutuellement complémentaires et qu’elles se stimulent et se vérifient l’une l’autre __ id.

G. CN : méta*.

H. CN _ cognitif,tive : engagement *; psychologie *; science *; stratégie *.


COGNITION SOCIALE

Psych. cogn. Domaine interdisciplinaire d’études et de recherches, à l’intersection des psychologies cognitive, développementale, personnelle et sociale, qui s’intéresse à la façon dont un enfant produit des inférences de plus en plus complexes au regard des attributs psychologiques d’autrui (pensées, émotions, intentions et points de vue).


COGNITIQUE

Sc. VA science cognitive, A.


COGNITIVISME

1. Cur. VA curriculum, J; schéma curriculaire, D.7 et E.

2. Épist./Psych. cogn. Théorie de la connaissance soutenue par la psychologie cognitive, qui conçoit la pensée comme un centre de traitement des informations capable de se représenter la réalité et de prendre des décisions. V compétence. VA approches didactiques en langues, B; béhaviorisme, B; connaissance déclarative, C; constructivisme, L et P; écriture, D; motivation, B. TA connexionnisme.

3. Int. art. Courant de pensée majoritaire en intelligence artificielle qui interprète les processus cognitifs tels que le raisonnement, en termes de calcul et de traitement de l’information __ PAVEL, S., SEC (1989).

A. Origines. 1.La position cognitiviste renoue avec l’idée de catégories de l’esprit humain capables d’organiser et de synthétiser les données perceptuelles, comme les concevait ARISTOTE, et tenues pour les facultés constitutives de l’intellect par exemple par saint THOMAS d’Aquin : volonté, perception, mémoire, imagination, intelligence, sensibilité et raison. 2. Il développe les idées de HOBBES (1775) (« raisonner c’est calculer »), de G. BOOLE (1854) (« les lois de la pensée sont des règles formelles pour la manipulation des propositions »), et de A. BARR et H. SIMON (1980) (« l’intelligence artificielle fournit le modèle informatique de la cognition ») __ id.

B. Nature actuelle. De nos jours, le cognitivisme présente une vision unifiante ou une vue diversifiée selon qu’il envisage un seul ensemble de principes sous-jacents à toutes les manifestations intellectuelles (ANDERSON, J., 1983) ou qu’il propose des « organes mentaux » séparés selon les fonctions identifiables de l’intellect (CHOMSKY, N., 1980). Pour traiter les informations, la pensée est tenue pour réductible à des fonctions intellectuelles aptes à accomplir certaines tâches spécifiques : discrimination sensorielle, décodage perceptuel, entreposage, compilation, hiérarchisation, rappel, codage, symbolisation, etc. En s’appuyant sur les neurosciences, la cybernétique, le développement des ordinateurs et les sciences de l’informatique et de la computation, le cognitivisme contemporain essaie de simuler les activités intelligentes (intelligence artificielle) et de modéliser les fonctions mentales (reconnaissance des formes, pattern recognition).

C. Cognitivisme/béhaviorisme. Le cognitivisme est un concept issu de la psychologie qui désigne à la fois, un courant de recherche théorique et expérimental, et un paradigme affirmant la légitimité du recours à la conscience pour établir une science du comportement; par opposition à cet autre paradigme, le béhaviorisme, qui rejette l’intervention de la conscience __ CARON, J. et al. (1991). Le cognitivisme se donne pour objet une explication scientifique de la connaissance sans se cantonner dans une pure description du comportement (verbal et non verbal) et sans se priver de faire intervenir, par inférence à partir de ce comportement, des processus internes qui en contrôlent et en modulent l’expression __ PINARD, A. (1989).

D. Démarche métacognitive __ LEFEBVRE-PINARD, M. et PINARD, A. (1985) : trad. par CARON, J. et al. (1991).


Schéma de la démarche métacognitive.
Source : LEFEBVRE-PINARD, M. et PINARD, A. (1985) traduit par CARON, J. et al. (1991)

E. Pédagogie cognitiviste. Une pédagogie cognitiviste mise sur la conscience de l’apprenant pour favoriser l’apprentissage __ CARON, J. et al. (1991).

F. Principes de base : i) La cognition est un processus de calcul et, comme telle, n’est pas le privilège exclusif des cervaux humains : elle peut tout aussi bien être accomplie par des ordinateurs. ii) Les processus arithmétiques se déroulent dans l’esprit, lequel est une sorte d’ordinateurs. iii) Toute théorie pertinente de la cognition est fondamentalement une théorie relative aux machines de Turing. iv) La connaissance que l’on a du cerveau est sans rapport avec la compréhension de la cognition et, en général, l’esprit ne se préoccupe pas de la matière. v) L’intelligence artificielle est la base adéquate de la psychologie cognitive, non l’inverse __ BUNGE, M. (1983) : trad.


COGNITIVISTE

1. Gén. (adj.). Qui se rapporte au cognitivisme.

2.Éduc./Int. art./Psych. (n.). Adepte du cognitivisme. Théoricien ou spécialiste de la science cognitive ayant une formation dans des domaines tels l’informatique, la psychologie du comportement, la biologie, la linguistique et la logique __ PAVEL, S., SEC (1989). VA curriculum, J.

CN : curriculum *.


COHÉRENCE (DISCURSIVE/TEXTUELLE)

1. Ens. lang./Ling. Caractéristique d’un discours définie par la nature logique des liens, souvent implicites, entre les arguments ou les éléments du discours; liens propositionnels implicites pouvant être déduits à partir d’une interprétation des actes illocutionnaires __ WIDDOWSON, H. G. (1981). Logique de la construction d’un discours. TA cohésion.

2. Psycholing. VA indice, A.

A. Cohérence globale/macrostructurelle. Au lieu de parler de cohérence seulement, certains auteurs utilisent les expressions cohérence globale (VAN DIJK, T. A., 1984) et cohérence macrostructurelle (CHAROLLES, M., 1976; COMBETTES, B., 1985) pour exprimer le même concept.

B. Métarègles. PourMichel CHAROLLES (1976), la cohérence et la cohésion sont intimement liées (cohérence macrostructurelle et cohérence microstructurelle). Il a cerné quatre métarègles qui assurent au discours sa cohérence : 1. la métarègle de répétition : « Pour qu’un texte soit microstructurellement ou macrostructurellement cohérent, il faut qu’il comporte dans son développement linéaire des éléments à récurrence stricte »; 2. la métarègle de progression : « Pour qu’un texte soit microstructurellement ou macrostructurellement cohérent, il faut que son développement s’accompagne d’un apport sémantique constamment renouvelé »; 3. la métarègle de non-contradiction : « Pour qu’un texte soit microstructurellement ou macrostructurellement cohérent, il faut que son développement n’introduise aucun élément sémantique contredisant un contenu posé ou présupposé par une occurrence antérieure ou déductible de celle-ci par inférence »; 4. la métarègle de relation : « Pour qu’une séquence ou qu’un texte soit cohérent, il faut que les faits qu’ils dénotent dans le monde représenté soient reliés ».

C. CN __ cohérentiste : théorie * de la vérité.


COHÉRENCE COGNITIVE

Éduc./Psych. VA besoin, C.


COHÉRENCE INTERNE

Doc. Degré avec lequel les items ou les parties d’un instrument mesurent effectivement la même caractéristique ou le même objectif. Syn.homogénéité. V fidélité.


COHÉRENCE SÉMANTIQUE

Com./Ens. lang. VA compétence discursive.


COHÉSION

Ens. lang./Ling. Caractéristique d’un discours définie par l’interdépendance des faits ou des éléments de ce dernier et qui en assure l’unité, ces liens étant souvent marqués linguistiquement. TA cohérence.

Cohérence locale/microstructurelle. Au lieu de parler de cohésion, certains auteurs utilisent les expressions cohérencelocale (VAN DIJK, T. A., 1984) et cohérence microstructurelle (CHAROLLES, M., 1976; COMBETTES, B., 1985) pour exprimer le même concept.


COHÉSION FORMELLE

Com./Ens. lang. VA compétence discursive.


COHORTE

n.f.

Adm. scol. Ensemble des élèves fréquentant ou ayant fréquenté la même classe (échelon du programme d’études) au cours du même intervalle de temps __ OLF (1998). TA classe.

A. Cohorte/génération. Il ne faut pas confondre cohorte et génération. La génération comprend l’ensemble des personnes nées la même année __ id.

B. Cohorte/promotion. Il ne faut pas confondre cohorte et promotion. La promotion comprend l’ensemble des diplômés d’un établissement d’enseignement, ayant terminé, la même année, un programme d’études sanctionné par un même diplôme __ id.


COIN DE LECTURE

Ens. lang. Espace physique aménagé dans la salle de classe pour promouvoir la lecture et pour lire.


COLLATION DES DIPLÔMES

Ens. sup./Gest. app. Syn. collation des grades; remise des diplômes.


COLLATION DES GRADES

Ens. sup./Gest. app. Action de conférer des grades universitaires __ OLF (1998).Cérémonie protocolaire réunissant des étudiants, des parents et amis, des professeurs, du personnel d’une université, des dignitaires et des anciens dans le but de décerner des diplômes aux personnes qui ont terminé avec succès un programme d’études. Syn. collation des diplômes. VA diplôme, E. TA promotion. EA délivrance des diplômes; grade universitaire.

A. F.f. Il ne faut pas employer graduation pour désigner la collation des grades. Dans l’enseignement secondaire et collégial, on dit cérémonie de remise des diplômes, cérémonie de fin d’études ou même, selon le cas, bal ou fête de fin d’études. En anglais, graduation désigne soit l’action de recevoir (par l’élève) ou de décerner (par l’établissement ou l’État) un diplôme, soit la cérémonie au cours de laquelle des grades sont conférés (à l’université) ou des diplômes sont remis. En français, l’action de conférer des diplômes, dans l’enseignement universitaire, se dit collation (collation des diplômes universitaires; cérémonie de collation des grades) __ OLF (1998). Le terme graduation est utilisé, en français, dans le sens de la division en degrés d’égale valeur d’un instrument de mesure. Ainsi, on parlera de la graduation d’un thermomètre et non d’un étudiant.

B. Syn. Dans certains contextes, collation des diplômes (ou remise des diplômes) est synonyme de collation des grades. Le grade universitaire est attesté par un diplôme, mais certains diplômes universitaires (au sens général du terme) ne donnent pas lieu à l’obtention d’un grade (ex. : le certificat) __ CTEQ (1988).


COLLECTE DE DONNÉES

Inf./Rech./Sc. Action d’obtenir et d’assembler des données provenant de diverses sources. VA science, AA.


COLLECTICIEL

Édum./Inf. Logiciel qui permet à des utilisateurs reliés par un réseau de travailler en collaboration sur un même projet __ OLF (2001). Syn. groupiciel; synergiciel.

Appellation. Les termes logiciel de groupe, logiciel de groupe de travail, logiciel de productivité de groupe, progiciel de groupe, logiciel de travail en groupe, logiciel participatif, logiciel de travail collaboratif et logiciel de travail coopératif ont été proposés pour traduire groupware. Même s’ils présentent l’intérêt d’être précis, ils sont un peu longs. Les termes français formés grâce au suffixe -ciel (-ware, en anglais) ont plus de chances de concurrencer les formes anglaises __ id.


COLLECTION DE RÉFÉRENCE

Biblio. Section de la bibliothèque où sont regroupés des documents tels les dictionnaires, les encyclopédies, les index, etc. __ ROUSSEAU, D. (03,04.91).

Spécificité. Ces documents se consultent sur place seulement. On dit couramment qu’un document est « en référence », c’est-à-dire qu’il est placé dans la collection de référence __ id.


COLLECTIVISME

Écon./Pol./Soc. Doctrine politique et économique des socialistes et des communistes prônant la propriété collective des moyens de production pour ainsi assurer l’abolition de la plus-value et la répartition équitable des biens. Ant.capitalisme;libéralisme. TA communisme; socialisme.


COLLÈGE

1. Ens. sup./Org. scol. Établissement d’enseignement secondaire ou collégial dans certains pays. Le Collège français; le collège Jean-Eudes. V cégep. VAécole, E et F; établissement, F; polyvalente, A.

2. Ens. sup./Org. scol. (Can.). Institution équivalente au premier cycle universitaire; institution offrant des cours postsecondaires techniques ou professionnels sans viser l’obtention d’un grade universitaire __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

3. Ens. sup./Org. scol. (Can.). Partie d’une plus grande université; immeuble de résidence universitaire ou unité spécialisée d’enseignement au sein d’une université __ id.

A. Collège unique (Fr.). En France, depuis 1976, l’appellation collège désigne différentes catégories d’écoles secondaires dispensant à la fois l’enseignement général et certaines disciplines ou activités « optionnelles » de l’enseignement technique, au cours des deux dernières années du cycle. Le collège unique comprend ainsi les anciens collèges d’enseignement général (CEG), les collèges d’enseignement secondaires (CES) et les collèges d’enseignement techniques (CET).

B. Collège de France (Fr.). Établissement d’enseignement supérieur fondé par François 1er en 1530, qui prit ce nom sous la Restauration. Le collège comporte maintenant une cinquantaine de chaires, dont l’affectation peut varier lors des changements de titulaires, choisis parmi les plus illustres représentants des différentes disciplines, anciennes et modernes. Les cours sont publics et ne préparent à aucun examen.

C. Collège/cégep (QC). Au Québec, le collège d’enseignement général et professionnel (cégep) dispense un enseignement soit préuniversitaire de deux années, soit technique, de trois années. L’enseignement collégial suit normalement la cinquième année de l’ordre secondaire.

D. Sens britannique (U.K.). Division des universités de Grande-Bretagne qui favorise la solidarité et évite l’isolement scientifique ou littéraire des membres. Chaque college est dirigé par un représentant du corps professoral élu par ses pairs. Les étudiants et leurs professeurs y mènent une vie sociale très active. Certaines universités (Cambridge, Oxford) comprennent jusqu’à vingt collèges.

E. Sens américain (É.-U.). Aux États-Unis, un college est une institution de premier cycle englobant les quatre premières années au-delà de l’école secondaire (High School).

F. CN : association des universités et * du Canada.


COLLÈGE AFFILIÉ

Ens. sup./Org. scol. Syn. établissement affilié.


COLLÈGE CLASSIQUE

Org. scol. (QC). Nom donné à divers établissements québécois (petits séminaires diocésains, collèges et juvénats dirigés par des communautés religieuses d’hommes ou de femmes) lesquels avaient tous les mêmes programmes axés sur l’enseignement des langues (français, latin, grec) et de la philosophie. VAélève, I.

A. Supervision. Tous ces établissements étaient sous la supervision pédagogique des facultés des arts des universités francophones existantes, soit l’Université Laval (à partir de 1852), l’Université de Montréal (à partir de 1920) et l’Université de Sherbrooke (à partir de 1954).

B. Durée et contenus. Le programme d’études était de huit années; les six premières (éléments latins, syntaxe, méthode, versification, belles-lettres, rhétorique) correspondaient aux six premières années du lycée français et les manuels utilisés étaient pour la plupart des manuels français. Les deux dernières années, appelées Philosophie I et Philosophie II, se distinguaient de la terminale française tant par le thomisme imposé comme philosophie à enseigner que par les programmes de mathématiques, de physique et de chimie qui s’inspiraient plus des enseignements nord-américains.

C. Évaluation. Les examens communs étaient préparés et administrés par l’Université.

D. Disparition. Au Québec, au moment de la réforme scolaire des années soixante, le programme des collèges classiques a été intégré aux programmes officiels de l’enseignement secondaire pour une part, et de l’enseignement collégial d’autre part. Les établissements se sont transformés, soit en établissements secondaires ou collégiaux privés et régis par la Loi de l’enseignement privé, ou ils ont cessé d’exister, leur personnel s’intégrant aux écoles secondaires polyvalentes ou aux collèges d’enseignement général et professionnel entre les années 1967 et 1970.


COLLÈGE COMMUNAUTAIRE

Ens. sup./Org. scol. Institution d’études postsecondaires d’une durée de deux ou trois années, offrant des cours pouvant être reconnus en vue de l’obtention d’un diplôme d’études collégiales ou universitaires __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


COLLÈGE D'ARTS APPLIQUÉS ET DE TECHNOLOGIE

Ens. sup./Org. scol. (Ont.). Institution d’études postsecondaires qui offre une formation professionnelle, qui est administrée par un bureau des gouverneurs et qui est entièrement financée par la province __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

A. Abrév. : CAAT.

B. Objectifs. Les principaux objectifs de ces collèges sont : le développement des habiletés professionnelles et de résolution de problèmes, l’adoption d’une attitude positive envers les études, la compréhension de principes théoriques, le développement de responsabilités sociales et de la langue maternelle.

C. QC. Il n’existe pas de telles institutions au Québec; les cégeps jouent ce rôle.


COLLÈGE D'ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL

Ens. sup./Org. scol. Syn. cégep. VA collégial, G.



COLLÈGE D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

Org. scol. (Fr.). F.f. Dire plutôt lycée professionnel.



COLLÈGE DES ARTS LIBÉRAUX

Ens. sup./Org. scol. Institution d’études postsecondaires offrant un curriculum général de quatre ans conduisant à un baccalauréat __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


COLLÈGE FÉDÉRÉ

Ens. sup./Org. scol. Collège ou université associé à une institution parente, mais disposant d’un haut degré d’indépendance et assumant la responsabilité de sa propre administration __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. université fédérée.

QC. L’expression n’a pas cours au Québec.



COLLÈGE I, II ou III

Org. scol. F.f. VA classe, D et E.


COLLÈGE POLYVALENT

Ens. sup. Collège offrant en parallèle des programmes préparatoires à l’université et des programmes de formation technique ou professionnelle __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.



COLLÈGE POSTSECONDAIRE

Ens. sup. (É.-U.). Établissement qui ne dispense que la première et la deuxième années du premier cycle universitaire, lesquelles peuvent être terminées à l’université __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

Can. Structure peu répandue au Canada, sauf pour quelques institutions privées.


COLLÈGE TECHNIQUE

1. Form. prof./Org. scol. Établissement d’enseignement qui dispense une éducation supérieure, notamment dans les disciplines techniques et administratives (mécanique, secrétariat de direction, etc.).

2. Form. prof./Org. scol. (Fr.). Établissement d’enseignement secondaire orienté vers la formation technique et industrielle. EAécole nationale professionnelle.


COLLÈGE UNIVERSITAIRE

Ens. sup./Org. scol. Établissement affilié à une université qui en supervise l’administration et la formation qu’il dispense __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn.collège constituant.


COLLÉGIAL,E

adj.

Org. scol. (QC). Qui se rapporte à l’enseignement dispensé dans les collèges d’enseignement général et professionnel et dans les établissements assimilés __ OLF (1998). TA cégépien; classe; interscolaire; postscolaire; postsecondaire; scolaire. EA vie scolaire.

A.  Usage. L’adjectif collégial s’utilise surtout avec les termes études et enseignement __ OLF (1998).

B.  Cégépien. Collégial et cégépien n’étant pas synonymes, on n’emploiera pas « études cégépiennes » ni « enseignement cégépien » pour désigner les études collégiales ou l’enseignement collégial. On dira cependant correctement activités cégépiennes, presse cégépienne, vie cégépienne, etc. __ id.

C.  Usage. On n’emploiera donc pas « effectif collégial », « pédagogie collégiale », « population collégiale » ni « vie collégiale », pas plus qu’on n’emploie « effectif primaire », « pédagogie primaire », « population primaire » ou « vie primaire » pour effectif scolaire, pédagogie (employé de façon absolue), population scolaire et vie scolaire. Cet usage restreint empêche, par conséquent, la création de dérivés tels « intercollégial », « postcollégial » et « précollégial » __ CTEQ : norm. (01.86).

D.  Intercollégial doit être remplacé par interétablissements (peu importe le type d’enseignement dispensé dans les établissements), par intercégeps (si l’on veut insister sur le fait que tous les établissements participant à une activité sont des cégeps) ou encore, par interscolaire __ id.

E.  « Postcollégial » doit être remplacé par collégial (par exemple dans le cas d’un programme d’études qui s’inscrit dans le cadre d’un diplôme de perfectionnement de l’enseignement collégial) ou par postsecondaire (si l’enseignement dispensé n’appartient en propre ni à l’enseignement collégial ni à l’enseignement universitaire); une formation postsecondaire signifie que les personnes qui s’y inscrivent doivent avoir achevé leurs études secondaires __ id.

F.  « Précollégial » n’est pas un ordre d’enseignement; il doit être remplacé, selon le contexte, par secondaire ou par postsecondaire __ id.

G.  Établissement assimilé. Les collèges d’enseignement général et professionnel ne pouvant être que des établissements publics, l’expression établissement assimilé désigne aussi bien un établissement d’enseignement collégial privé qu’un établissement d’enseignement public ne portant pas le nom de collège d’enseignement général et professionnel (cégep) __ OLF (1998).

H.  QC/Fr. Étant donné le sens qu’a l’adjectif collégial,e au Québec, ce terme ainsi que le substantif collège ne doivent jamais être utilisés dans le contexte de l’enseignement secondaire, contrairement au système scolaire français où un collège est un établissement d’enseignement secondaire __ CTEQ : norm. (01.86).

I.   Études collégiales/supérieures. Il est abusif de considérer les études collégiales comme des « études supérieures », l’adjectif supérieur étant plutôt synonyme d’universitaire __ id.

J.   Diplômes. Les études collégiales conduisent à l’un des diplômes suivants : le diplôme d’études collégiales (DEC), le certificat d’études collégiales (CEC) et le diplôme de perfectionnement de l’enseignement collégial (DPEC) __ CTEQ (1990).

K.  CN : administration *; campus *; cours *; desserte *; diplôme d’études *; effectif *; effectif primaire, secondaire, *; enseignement *; établissement d’enseignement *; études *; études * (faire ses (des)); examens *; inter*; module d’enseignement *; niveau *; post*; programme *; service *; site d’enseignement *; vie *.



COLLÉGIEN,NE

Adm. scol. F.f. VA cégépien, D; élève, I.


COLLOQUE

Péd./Rech. Réunion de spécialistes invités, en nombre généralement limité, pour exposer, discuter et confronter leurs idées et leurs opinions sur un thème donné __ OLF (2000). TA congrès; séminaire. EA table ronde.

A. F.f. Séminaire ne doit pas s’employer dans ce sens. Symposium est à rejeter __ id.

B. Autre but. Le colloque est aussi une formule utilisée pour recueillir des informations afin d’alimenter une analyse de situation __ MUNGER, M. (1983).

C. Colloque/congrès. Contrairement à un colloque, un congrès réunit un grand nombre de personnes pour discuter d’un thème spécifique.


COMBINAISON CULTURELLE

Éduc. cult. VA culture immigrée, A.



COMÉDIE

Ens. lang./Litt. Pièce de théâtre, film, vidéo, spectacle ou émission de télévision ou de radio qui cherche à faire rire. ∈ genre littéraire.


COMITÉ DE(S) SUBVENTIONS

Ens. sup. Comité créé pour examiner les demandes d’assistance financière faites à un gouvernement par les institutions postsecondaires __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

A. Mandat. Le comité de subventions propose des avis et des recommandations, souvent après discussion avec les institutions concernées __ id.

B. QC. Un tel comité fait partie du Conseil des Universités au Québec.


COMITÉ EXÉCUTIF

Adm. éduc./Ens. sup. (QC). Organisme universitaire qui assure l’exécution des décisions du Conseil de l’université et en exerce tous les pouvoirs sauf ceux que les statuts attribuent exclusivement au Conseil ou que celui-ci se réserve __ U. de M. EA conseil de l’université.

A. Composition. Le Comité exécutif se compose du recteur ainsi que d’au moins quatre et d’au plus huit personnes que le Conseil nomme parmi les membres __ id.

B. Fonctions. Le Comité exécutif fait les nominations autres que celles relevant de la compétence exclusive du Conseil, prépare le budget et en surveille et contrôle l’exécution, établit les états financiers et adopte, en cas d’urgence, toute mesure nécessaire à l’administration de l’Université __ id.

C. Secrétaire. Le secrétaire général est secrétaire du Conseil et du Comité exécutif __ id.


COMMANDE

Inf. Ordre (primitive ou procédure) dont l’exécution entraîne une action concrète immédiate et exécutée en mode direct. Ex. : ECRIS, VIDECRAN, GAUCHE, etc. dans le langage LOGO; LOAD et RUNdans le langage BASIC. Signal électronique ou ordre transmis à l’ordinateur qui déclenche l’exécution d’une action déterminée par le logiciel. Ex. : commande d’imprimer, d’effacer, etc. TA énoncé; fonction; instruction.

A. Commande/instruction.Commande(ex. : PRINT 10; la commande est exécutée immédiatement dès que l’on inscrit INPUT).Instruction (ex. : FOR X = 1 TO 10 : PRINT X : NEXT X; l’instruction se retrouve dans un langage de programmation et doit être interprétée avant d’être exécutée). En somme, la commande est un signal primaire et direct qui contrôle un système ou l’une de ses parties; l’instruction est une expression d’un langage de programmation qui est exécutée après son interprétation par l’UCT

B. CN : invite de *; unité de *.


COMMANDITE

Gest. app.F.f. VA autorisation d’études hors établissement, A.

A. CN __ commanditaire : établissement *.

B. CN __ commandité,e : établissement *; recherche *.


COMMISSAIRE D'ÉCOLE

Adm. éduc. (QC). Personne désignée au scrutin en vertu de la disposition de la loi sur les élections scolaires pour siéger au conseil des commissaires d’une commission scolaire et exercer les droits, pouvoirs et obligations dévolus à celle-ci par la loi. VA administration scolaire, B.


COMMISSION D'APPEL

Adm. scol./Gest. app. (Fr.). Commission devant laquelle la famille (ou l’élève majeur) introduit, si elle le souhaite, un recours à l’encontre d’une décision administrative (concernant le redoublement d’un élève par exemple) __ FELL, M. et al. (1991).



COMMISSION D'HOMOLOGATION DES DIPLÔMES ET CERTIFICATS DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (CHDCES)

Adm. éduc./Doc./Gest. app. (Belg.). Commission composée tous les deux ans par le Ministre et ayant pour mission de vérifier si les études ont été accomplies conformément aux prescriptions prévues par les lois, décrets et arrêtés d’exécution et si les programmes des études effectivement suivis sont des programmes fixés ou approuvés par le Ministre susmentionné ou des programmes équivalents __ MERF (Belg.) (1990).

Mission. Elle est chargée d’homologuer les certificats d’enseignement secondaire inférieur, les certificats d’enseignement secondaire supérieur et les diplômes d’aptitude à accéder à l’enseignement supérieur __ id.



COMMISSION DE CONCERTATION ET DE PERFECTIONNEMENT DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (CCPES)

Adm. éduc./Cur./Org. scol./Péd. (Belg.). Commission ayant pour mission de suivre et de stimuler la rénovation de l’enseignement secondaire __ MERF (Belg.) (1990).

Mission. La commission favorise l’échange de tous documents utiles ainsi que de l’expérience acquise dans chaque réseau d’enseignement afin d’assurer la convergence des objectifs poursuivis et de donner, d’initiative ou à la demande du Ministre, des avis sur toutes les questions relatives à l’enseignement secondaire et notamment sur les horaires et les programmes __ id.


COMMISSION DE RECONNAISSANCE DES FORMATIONS (CRF)

Adm. éduc./Gest. app. (Belg.). Commission ayant pour mission d’émettre un avis relatif à la reconnaissance éventuelle d’une formation comme répondant aux exigences de l’obligation scolaire à temps partiel __ MERF (Belg.) (1990).


COMMISSION DES ÉTUDES

Adm. éduc./Ens. sup. Organisme qui exerce, dans certaines universités, les pouvoirs dans le domaine pédagogique : coordination de l’enseignement, approbation des règlements nécessaires à l’organisation pédagogique de l’Université, et approbation des programmes d’études. V conseil/commission des études.

Secrétaire. Le secrétaire général est secrétaire de la Commission des études.


COMMISSION SCOLAIRE

Adm. scol./Lég. scol.(QC). Groupe de personnes élues par la population et ayant pour mandat l’administration d’un ensemble d’écoles sur un territoire. Syn.corporation scolaire. VA décentralisation, A et B. EA conseil scolaire.

A. Historique. La commission scolaire comme organisation a été créée par les lois québécoises de 1845 et 1846 qui lui ont donné la structure essentielle, c’est-à-dire un corps administratif légalement constitué dont les membres appelés commissaires ou syndics, selon le cas, étaient élus pour organiser et régir les écoles publiques d’un territoire donné (BARNABÉ, C. et TOUSSAINT, P., 2002). La Commission des États généraux sur l’éducation, tenue en 1995 et 1996, avait réclamé la déconfessionnalisation du réseau scolaire (...) En conséquence, l’État québécois demanda un amendement à la Loi constitutionnelle de 1867 afin de pouvoir abolir le caractère catholique ou protestant des commissions scolaires à Montréal et à Québec et de mettre fin au droit de dissidence dans le reste de la province. (...) Une fois l’amendement obtenu en 1997, l’État québécois supprima les commissions scolaires confessionnelles avec le projet de loi 109, adopté sous le nom de « Loi modifiant la Loi sur l’Instruction publique ». Le premier juillet 1998, des commissions scolaires linguistiques, francophones et anglophones, voyaient le jour sur tout le territoire de la province. Cependant, les écoles elles-mêmes demeuraient catholiques ou protestantes __ CHARLAND, J.-P. (2005).

B. Commission/conseil scolaire. Dans les expressions précédentes, les termes commission et conseil revêtent le même sens : corps de personnes élues en vue d’assurer l’administration des écoles sur un même territoire. Le syntagme commission scolaire prévaut surtout au Québec.


COMMISSION SCOLAIRE INTÉGRÉE

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Corporation scolaire qui, sous une même administration, dispense les services des ordres primaire et secondaire.


COMMISSION SCOLAIRE LOCALE

Adm. scol./Lég. scol. F.f. Dire plutôt conseil scolaire de localité.


COMMISSION SCOLAIRE LOCALE DISSIDENTE

Adm. scol./Lég. scol. F.f. Dire plutôt conseil scolaire minoritaire de localité.


COMMISSION SCOLAIRE LOCALE POLARISANTE

Adm. scol./Lég. scol. F.f. Dire plutôt conseil scolaire de localité principale.


COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Corporation scolaire qui regroupe deux ou plusieurs municipalités scolaires et dont l’autorité vise l’ordre secondaire.

Membres. Ses membres sont élus par l’ensemble des délégués des conseils scolaires participants.


COMMISSION SCOLAIRE UNIFIÉE

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Commission scolaire qui, sous une même administration, offre les services aux francophones et aux anglophones.


COMMUNAUTÉ

1. Gén. État, caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes. Ex. : Une communauté de biens/de pensées/d’intérêts.

2. Gén. Grand public.

3. Spéc. Ensemble des résidents d’une région, d’un secteur, d’une ville.

4. Spéc. Groupe de personnes qui vivent ensemble sur le même territoire et qui partagent des intérêts, des biens, des valeurs en commun.

5.Écol. Ensemble des populations en interaction dans un écosystème spécifique. Qsyn. communauté biotique. VA écologie, C; environnement, I. > population; > individu.

6. Éduc. cult./Soc. Groupe d’individus qui partagent des caractères, des habitudes, des croyances ou des idées. Ex. : Une communauté religieuse, ethnique, linguistique ou culturelle. communauté culturelle/ethnique. VA approche (par) projet, D. TA société.

A. Communauté/société. Le sociologue allemand Ferdinand TÖNNIES (1855-1936) a imposé une distinction maintenant classique entre la communauté et la société, en fonction des formes de sociabilité et de solidarité. Dans la communauté, les êtres humains constituent les parties d’un tout qui préexiste, forment un ensemble homogène, une unité harmonieuse qui s’organise en fonction de la tradition. Dans la société, le tout est la résultante des parties, des individus autonomes qui ne peuvent constituer une unité qu’en acceptant un contrat social, un accord réfléchi. On peut dire que, grosso modo, la communauté est le type social traditionnel; la société, le type social moderne. V modernisation.

B. Précision. Une communauté peut être constituée d’espèces animales ou végétales diverses.

C. Désignation. Une communauté peut être désignée par le type d’habitat ou de milieu occupé ou encore par la composition des organismes qui la constituent. Ex. : la communauté d’un marais, la communauté des vertébrés, etc.

D. CN : conseil interuniversitaire de la * française; éco*; paradigme des nouvelles * démocratiques.

E. CN __ communautaire : alphabétisation *; alphabétisation en milieu *; besoin *; collège *; école *; éducation *.


COMMUNAUTÉ CULTURELLE

Éduc. cult./Soc. Groupe d’individus qui partagent des caractères culturels (origine, langue, etc.) à l’intérieur d’une société plus large qui possède des caractères culturels différents. Ex. : la communauté culturelle juive de New York; la communauté culturelle haïtienne de Montréal.Qsyn. communauté ethnique. culture.

A. États-Unis et Canada. L’expression vient des États-Unis, où elle désigne des groupes d’individus partageant une même culture, souvent organisée autour d’institutions communes (synagogues, églises, centres culturels, etc.). Comme le note Dominique SCHNAPPER (1991), cette culture est non pas transportée, mais reconstituée en une entité nouvelle à partir de bribes ou de souvenirs, pour créer, par exemple, une nouvelle société polono-américaine à partir des fragments séparés de la société polonaise encastrés dans la société américaine. Ces communautés culturelles interviennent dans la vie sociale et politique en tant que « groupes ethniques » officiellement reconnus, comme celui des Noirs ou des Chicanos qui bénéficient de programmes gouvernementaux spéciaux, ou celui des Vietnamiens et des Juifs américains, qui défendent les intérêts de leur pays d’origine (ou perçu comme tel) auprès du Congrès. Cette habitude est caractéristique d’un pays fondé autour d’un projet d’immigration, dans le but d’édifier une nouvelle nation. Le Canada et l’Argentine offrent d’autres exemples du genre. Il n’est pas évident que cette notion de communauté culturelle puisse être transposée pour rendre compte de la réalité française ou allemande par exemple, où les traditions diffèrent.

B. Ghetto. Ce n’est pas un hasard s’il ne s’est pas constitué en France de véritables ghettos de populations immigrées issues d’un même pays, sur le modèle des quartiers noirs, italiens ou « hispaniques » aux États-Unis. La promotion des Français d’origine étrangère s’est faite individuellement et non collectivement par des groupes organisés en collectivité __ SCHNAPPER, D. (1990).


COMMUNAUTÉ D’APPRENTISSAGE

1. Did./Péd. (Gén.). Forme d’apprentissage collectif au sein d’un groupe de personnes qui, en complémentarité et en synergie, mettent en œuvre un processus commun contextuellement significatif et pertinent de développement de compétences, de formation, de résolution de problèmes ou de développement local __ ORELLANA, I. (2002); GRÉGOIRE, R. (1997).

2. Did./Péd. (Spéc.). Stratégie cadre qui intègre un ensemble de stratégies spécifiques ou complémentaires, et qui met en œuvre et relie, à travers une dynamique interactive, les approches pédagogiques dialogique, interdisciplinaire, collaborative, coopérative, praxique, expérientielle, holistique, systémique et critique au sein d’un groupe de personnes de manière à recréer des conditions optimales afin de coconstruire des apprentissages riches, pertinents, signifiants et contextuellement appropriés __ ORELLANA, I. (2002).

A. Stratégie pédagogique.


La stratégie pédagogique cadre de la communauté d’apprentissage.
Source : ORELLANA, I. (2002)

B. Didactique. La mise en œuvre d’une telle stratégie cadre requiert : 1. une structure organisationnelle dont les membres s’associent autour d’intérêts communs; 2. le développement d’un processus de coapprentissage centré sur un objet commun particulier (ORELLANA, I., 2002; GRÉGOIRE, R., 1997); 3. une dynamique interactive facilitant le coapprentissage et des valeurs qui favorisent l’intégration optimale des approches pédagogiques; et 4. du temps pour l’appropriation et la maturation collective. Le cheminement partagé est abordé comme un processus de changement dans une perspective d’émancipation __ ORELLANA, I. (2002).


La dynamique de la communauté d’apprentissage.
Source : ORELLANA, I. (2002)

C. Nature. Les différentes acceptions des termes communauté et apprentissage permettent de clarifier le sens que peut prendre l’expression communauté d’apprentissage. S’inspirant des travaux de Ferdinand TÖNNIES (1977) et de Jürgen HABERMAS (1975) sur la notion de communauté, qui est au cœur de la proposition de communauté d’apprentissage avec les valeurs associées à son essence même, Isabel ORELLANA (2002) propose la catégorisation suivante : • Communauté comme contexte : la communauté d’apprentissage est perçue comme un lieu de convergence qui se dote d’une structure et d’une culture organisationnelle en vue de favoriser la complémentarité et la synergie autour d’un intérêt commun. • Communauté comme relation : la communauté d’apprentissage est révélée ici par le réseau complexe de relations sur lequel elle est fondée : des liens cognitifs, affectifs, moraux, éthiques, etc. L’accent est mis sur l’interactivité. • Communauté comme pouvoir : la communauté d’apprentissage est envisagée dans sa perspective de changement (McCALEB, S. P., 1994). Fruit de la synergie et de la complémentarité, elle devient un creuset de transformation et d’émancipation personnelle et collective. Elle est abordée également comme une niche de vie démocratique (négociation collective, prise de décision à partir des convergences et divergences). • Communauté comme sens : la communauté d’apprentissage apparaît comme une possibilité d’enrichissement mutuel, de développement d’une pertinence et d’une signification professionnelle, personnelle, éducative, socioenvironnementale et culturelle, associées à la réalité complexe en changement continuel. Ces perspectives contribuent à un développement humain intégral et responsable. Le concept d’apprentissage est abordé comme un processus social, dialogique et dialectique de construction de sens, enraciné dans une réalité partagée (CLARK, D., 1996; LIPMAN, M., 1996; McCALEB, S. P., 1994; ORELLANA, I., 2002; VISSER, J. et MANISH, J., 1996; WENGER, E., 1999) et de développement de liens identitaires (ORELLANA, I., 2002); learning as belonging,learning as becoming (WENGER, E., 1999). L’apprentissage est le fruit d’un cheminement critique de construction, déconstruction et reconstruction collective, de raisonnement collectif, d’argumentation et de réflexion critique (ORELLANA, I., 2002). Il est envisagé comme un processus qui se tisse au fil de multiples et complexes vicissitudes du parcours partagé __ id. Le concept de communauté d’apprentissage apparaît comme porteur d’un culture et d’une éthique __ GRÉGOIRE, R. (1997).

D. Réseau notionnel. La notion de communauté d’apprentissage fait partie d’un réseau intégrant la notion de société éducative et de communauté éducative (ORELLANA, I., 2002). D’après Ari ANTIKAINEN et al. (1996), Asher DELEON (1996), Stewart RANSON (1994), Édgar FAURE (1972) et Donald SCHÖN (1971), le concept de société éducative constitue une stratégie visant à engager la société entière dans un processus éducatif global. Ceci implique la participation active de tous les intervenants de la vie sociale, de l’état et ses institutions, de l’entreprise, des organismes communautaires et les individus, dans un processus d’apprentissage permanent. Cette proposition repose sur l’idée d’une osmose entre l’éducation et la société où « l’apprentissage est l’affaire de toute une vie à la fois dans sa durée et dans sa diversité » (FAURE, É., 1972). La communauté éducative se développe par la concrétisation de liens de proximité entre les institutions éducationnelles et leur environnement local, ou de proximité par intérêt ou par activité (CLARK, D., 1996; CSE, 1998; DUBÉ, S., 1997; ORELLANA, I., 2002; SAUVÉ, L., 1997; SERGIOVANNI, T., 1994; SPIES-BONG, G., 1989).


Éléments centraux du réseau notionnel de la communauté d’apprentissage.
Source : ORELLANA, I. (2002)

E. Buts et objectifs. Les pratiques reliées à la notion de communauté d’apprentissage convergent, de façon explicite ou implicite, autour d’une préoccupation de répondre aux enjeux éducatifs et sociaux contemporains, afin de produire des changements et de contribuer à construire une nouvelle vision de société; une intention de promouvoir des valeurs fondamentales d’humanité s’en dégage (ORELLANA, I., 2002). La reconstruction du rapport aux autres, à la société et au milieu de vie, est poursuivie à travers le vécu d’un processus collectif de construction de savoirs pertinents et signifiants; il s’agit d’ouvrir un horizon d’espoir pour faire contrepoids aux tendances lourdes des sociétés actuelles axées sur la croissance économique qui entraînent un individualisme accru, une démotivation, un désengagement et une perte de sens (BUTTNER, P., 1999; FULLAN, M., 1993; ORELLANA, I., 2002). Les fondements de la communauté d’apprentissage, en tant que stratégie pédagogique, apparaissent enracinés dans des principes issus notamment de la philosophie et de la sociologie, tout en s’associant à une dialectique socioculturelle de la connaissance (BERTRAND, Y. et VALOIS, P., 1992) et en mettant l’accent sur les interactions entre la sphère de l’éducation et les sphères sociales (ORELLANA, I., 2002). Les auteurs mettent l’accent sur la nécessité d’accroître la qualité des processus d’apprentissage, de développer, de mettre en valeur l’éducation et de mettre à profit les dynamiques éducationnelles et sociales basées sur la participation, la collaboration, l’entraide, la solidarité afin de créer des conditions appropriées de dialogue vers une synergie et une complémentarité (ANDERSEN, A. et TIESSEN, D., 1999; BENOÎT, J., 2002; CLARK, D., 1996; DESJARDINS, C., 1995; FOREST, I., 1998; GABELNICK, F. et al., 1990; LEARNING WITHOUT FRONTIERS, 1999; McCALEB, S. P., 1994; ORELLANA, I., 2002; VISSER, J., 1999; WELLS, G., 1995) dans une perspective de développer les capacités de produire des changements et de changer; d’apprendre, d’apprendre à agir et à vivre ensemble dans une réalité partagée __ ORELLANA, I. (2002).

F. Situation pédagogique. La vision de l’apprentissage adoptée met l’accent sur le potentiel d’une situation pédagogique axée sur le coapprentissage expérientiel, intégrant les dimensions contextuelle et culturelle aussi bien que la praxis. Il s’agit là de mettre à profit au maximum le bagage professionnel, personnel et culturel de chacun, ainsi que les compétences, les habiletés, les talents et les valeurs des membres d’un groupe __ ORELLANA, I. (2002). V situation pédagogique.


La situation pédagogique dans un contexte de communauté d’apprentissage.
Source : ORELLANA, I. (2002)

G. Rôles. En contexte de communauté d’apprentissage, les Sujets, conjointement avec les Agents, assument collectivement leur propre apprentissage, orientant les objectifs, les contenus et les méthodologies. Chacun des membres participe dans le processus d’apprentissage de façon active et engagée. Les Agents éducatifs jouent cependant un rôle essentiel et déterminant en exerçant un leadership pédagogique et un leadership transformatif par l’accomplissement d’une diversité de rôles plus spécifiques ou complémentaires __ ORELLANA, I. (2002).


Les rôles de l’agent éducationnel au sein de la communauté d’apprentissage.
Source : ORELLANA, I. (2002)

H. Diversité d’appellations, polysémie. Les pratiques de communauté d’apprentissage se retrouvent sous diverses appellations faisant référence à la même notion et qui, d’un point de vue axiologique, évoquent essentiellement les mêmes fondements, c’est-à-dire la dialectique socioéducative et plus spécifiquement, le paradigme socioculturel symbiosynergique et le paradigme inventif de l’éducation __ id. Chacune de ces appellations a cependant une spécificité et correspond à une signification particulière de la communauté d’apprentissage. Une systématisation des pratiques de communauté d’apprentissage dont les appellations sont les suivantes a été développée par Isabel ORELLANA (2002) : community of learners (KENNETH, I. H., 1997; McCALEB, S. P., 1994), learning communities (CHAMBERS, P., 1998; CLARK, D., 1996; GABELNICK, F. et al., 1990; LENNING, O. et EBBERS, L., 1999; SERGIOVANNI, T. J., 1994); collaborative community (POTAPCHUK, R. W. et POLK, C., 1994), communauté d’apprentissage (DESJARDINS, C., 1995; GRÉGOIRE, R., 1997), community of practice (BROWN, J. S. et DUGUID, P., 1991; HUBERMAN, B. A. et HOGG, T., 1994; HUBERMAN, B. et KAMINSKY, M., 1994; SHARP, M., 1997; WENGER, E., 1999), communauté de pratique (BENOÎT, J., 2000); open learning communities (LEARNING WITHOUT FRONTIERS, 1999; MANISH, J., 1997; SCHNÜTTGEN, S., 1997; UNESCO, 1999; VISSER, J., 1999; VISSER, J. et MANISH, J., 1996; ZIMMER, J. et al., 1998), community of inquiry (WELLS, G. et al., 1994), community of research (LIPMAN, M., 1992; SHARP, M. et al., 1992), communauté de recherche (LIPMAN, M., 1996; POIRIER, G., 1993), communidade de investigação (LIPMAN, M., 1990; SHARP, M., 1994; STROBEL, M., 1998), comunidad de indagación (VICUÑA NAVARRO, A. M., 1994), dynamic learning community (WILSON, B. et RYDER, M., 1999), transforming learning communities (ANDERSEN, A. et TIESSEN, D., 1999), evolutionary learning community (LASZLO, K. C. et LASZLO, A., 2000), learning organization (ARGYRIS, C. et SCHÖN, D. A., 1978; GARRATT, R., 1994; HANDY, C., 1986; SENGE, P., 1990).

I. Perspectives. D’après Isabel ORELLANA (2002), il est possible de distinguer trois principales perspectives sous-jacentes aux pratiques de communauté d’apprentissage : • Perspective philosophico-éducative : elle est liée aux préoccupations relatives à la qualité d’être d’un être humain qui cherche à construire des relations authentiques avec les autres. Selon cette perspective, la communauté d’apprentissage s’inscrit dans un processus de recherche d’une nouvelle éthique. La notion de communauté qui s’y associe est celle de communauté comme sens. • Perspective sociocommunautaire : elle est associée aux préoccupations relatives au développement de l’esprit communautaire en vue d’une amélioration de la qualité du milieu de vie. La notion dominante de communauté qui s’y associe est celle de communauté comme pouvoir. • Perspective pédagogique : elle est associée aux préoccupations relatives au développement d’un processus d’apprentissage collectif optimal, riche, significatif, contextuellement pertinent. La notion de communauté qui s’y associe est la communauté comme contexte.


Perspectives d’éducation relative à l’environnement de la communauté d’apprentissage.
Source : ORELLANA, I. (2002)

J. Pertinence en éducation relative à l’environnement. La communauté d’apprentissage en ERE apparaît comme un contexte dans lequel se situe la problématique de la relation entre l’être humain, son groupe social d’appartenance et l’environnement; le processus d’apprentissage qui s’y développe crée des conditions optimales de développement de la conscience de la réalité sociale et environnementale. La mise en œuvre du projet commun et la réalisation du changement planifié conjointement favorisent l’approfondissement de cette conscience, ainsi que le passage à une nouvelle condition, se caractérisant par la construction de nouvelles connaissances au cœur de l’action __ ORELLANA, I. (2002). D’après cette auteure, ceci correspond à une appropriation de la position qu’occupe chacun des membres de la communauté d’apprentissage dans leur ici-et-maintenant. Il s’agit d’un cheminement de maturation et d’apprentissage collectif qui permet de pénétrer chaque fois davantage et plus lucidement la réalité, ou selon les termes de Paulo FREIRE (1999), de l’admirer, c’est-à-dire de l’appréhender, d’en faire une nouvelle lecture, de découvrir ses interrelations, de la comprendre, de se l’approprier, de l’objectiver comme lieu où l’agir et la réflexion se déroulent __ id.


COMMUNAUTÉ ETHNIQUE

Gén./Éduc. cult./Soc. Groupe d’individus qui ont des origines ethniques communes à l’intérieur d’une société plus large, aux caractères ethniques différents. Ex. : la communauté ethnique chinoise de Montréal.Qsyn. communauté culturelle; minorité ethnique. TA ethnie. EA culture immigrée.

ou l’autre sans distinction. Aux États-Unis, on parle parfois indistinctement de « communautés culturelles » ou de « communautés ethniques ». Comme les termes ethnie et culture recoupent des réalités similaires (la culture distinguant l’ethnie par exemple), cette habitude à considérer les deux notions de communautés ethnique et culturelle comme des quasisynonymes semble acceptable.


COMMUNAUTÉ LINGUISTIQUE

Ling. Ensemble de locuteurs qui utilisent une même langue de référence ou une même variété de langue.


COMMUNAUTÉ SYMBIOSYNERGIQUE

Pol./Soc. Syn.écocommunauté. VA société, H.


COMMUNICATION

1. Gén. Fait de manifester sa pensée ou ses sentiments, par la parole, l’écriture, le geste, la mimique, dans le but de se faire comprendre. VA besoin, K; exposé, B; finalité, I; langue, D.

2. Spéc. Intervention orale devant un auditoire. Syn. causerie; conférence;discours.

3. Spéc. Message qui est transmis.

4. Did./Ens. L2/Péd. Relation bidirectionnelle entre le Sujet et l’Agent dans une situation pédagogique. VA approche de l’autogestion pédagogique, A et B; approche de la pédagogie sociale d’autodéveloppement, A et B; approche mécaniste, A et B; approche neurolinguistique, E4 et E5; approche organique, B et C; approche technosystémique, A, B et H; approches didactiques en langues, C; paradigme existentiel, J; paradigme humaniste, G.

5. Psych. Moyen par lequel les individus échappent à la solitude, en échangeant avec leurs semblables. VA empathie, L.

6. Sc. Processus par lequel une source d’informations A tend à agir sur un récepteur d’informations B de manière à provoquer chez celui-ci l’apparition d’actes ou de sentiments permettant une régulation des activités de B ou du groupe auquel appartiennent A et B __ HENRIQUEZ, E. (1971). Ensemble des dimensions de notre monde réel qui résultent du fait que des « entités » en général — avant tout, bien évidemment, des hommes — entrent en relation les unes avec les autres et se mettent à agir les unes sur les autres __ WATZLAWICK, P. (1991). VA approche systémique, A; écriture, F; éducation physique, A; information, H; sémiologie, E; typologie des démarches socioaffectives, 3.2/transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B : 3. TA codage; décodage; émetteur; langage; message; récepteur. EA canal de communication.

7. Téléinf.Échange d’informations entre deux correspondants par l’intermédiaire d’un canal de transmission. TA cybernétique.

A. Étym. Du latin communicare, mettre en commun.

B Éléments. Toute communication met en présence six éléments indispensables :


Il est à noter que, quel que soit le sens donné au message par l’émetteur, c’est au récepteur qu’il appartient, en dernier lieu, de le doter de la signification qu’il y perçoit.

C. Cycle.


D. Taxonomie des fonctions. VA langage, B.


Source : BRITTON, J. (1977), adaptée par VALIQUETTE, J. (1979)

E. Descriptions __ BRITTON, J. (1977) adaptée par VALIQUETTE, J. (1979).

MODALITÉ →

FONCTION

ÉMISSION

RÉCEPTION

SITUATION
BIDIRECTIONNELLE

1. EXPRESSIVE

S’exprimer

Écouter ou lire l’expression d’autrui

Échanger

2. INFORMATIVE

Informer

S’informer

Participer à une interview, un sondage

3. PERSUASIVE

Persuader

Se faire persuader

Discuter

4. RÉGULATOIRE

Dicter une conduite

Se faire dicter une conduite

5. LUDIQUE

Amuser

S’amuser individuellement

S’amuser collectivement

Source : BRITTON, J. (1977), adaptée par VALIQUETTE, J. (1979)

F. Niveaux. Tout message (segment de communication) porte à la fois sur le contenu (compte rendu) et sur la relation (ordre); le premier niveau rend compte de la transmission d’une information sur des faits, des opinions, des sentiments, des expériences, etc.; le second définit la nature de la relation entre les informateurs. C’est le niveau relationnel (...) __ JACKSON, D. D. (1977).

G. Conditions. Pour qu’il y ait communication, s’imposent des conditions minimales sine qua non (BIBEAU, G., 1989) : une intention, un interlocuteur, une situation (spatiotemporelle), un contexte (linguistique), un code (une langue), un message et un interaction verbale explicite ou implicite.

H.Éduc. Le rôle de la communication éducative est de mettre tous les agents d’éducation d’un milieu en relation dynamique de façon que chacun puisse remplir les fonctions qui lui sont propres __ PALKIEWICZ, J. (1975).

I. Péd. Il est toujours nécessaire de savoir communiquer pour se faire comprendre, pour éviter les équivoques et les quiproquos; d’où le rôle primordial de l’école au regard de ce but. Celle-ci est tenue de créer le climat et les situations pédagogiques favorables à l’apprentissage de la communication.

J. Problèmes. Tout ce qui peut empêcher ou retarder la perception, la compréhension, ou l’expression du langage ou en d’autres termes, tout trouble de langage ou d’audition empêchant un enfant d’apprendre, de communiquer ou de vivre en société __ MEO (1979). TA bruit.

K. Non-communication. Toute rencontre dans laquelle les partenaires ou l’un au moins d’entre eux veulent a priori avoir raison, emporter sans conteste l’adhésion de l’autre, est une situation de « non-communication » en puissance __ ROUSSEAU, G. dans SINNINGER, C. et al. (01.74).

L. Éléments d’un protocole de communication en téléinformatique : 1. définition de la vitesse de transmission en bauds; 2. définition du type de parité (paire, impaire ou nulle); 3. définition du nombre de bits d’arrêt.

M. Attributs de la communication langagière __ BIBEAU, G. (1989). VA N.

1
Modalités

2
Fonctions

3
Formes

4
Conditions
(sine qua non)

5
Facteurs

6
Corrélatifs
individuels
Compétences

Savoirs

1. écouter et lire

Habiletés

a) découper

b) décoder

c) analyser

d) comprendre

1. expressive

2. conative

3. référentielle

4. poétique

1. discours expressif

2. discours incitatif, argumentatif

3. discours informatif, analytique

1. intention(s)

2. interlocuteur(s)

3. situation/ contexte

4. message/ information contenu

5. code (langue

1. personnels

a) cognitifs

b) affectifs

c) comportementaux

1. cybernétique (savoirs : lois de la communication)

2. linguistique (savoirs : langue comme code)

3. psychologique (savoirs : êtres humains)

2. parler et écrire

a) intentions

b) mots

c) phrases

d) orthographe énonciation

5. ludique

6. phatique

7. métalinguistique

4. discours littéraire, narratif

5. discours ludique

6. discours stylistique, paraverbal

7. discours normatif, descriptif, scientifique, analytique

6. interactivité

a) silencieuse

b) paraverbale

c) verbale

d) actionnelle

2. interpersonnels

a) langue

b) culture

c) société

3. objectifs

a) situation

b) contexte

4. culturelle (savoirs : schèmes, valeurs)

5. sociale (savoirs : règles de comportements sociaux)

6. intellectuelle (savoirs : habiletés, méthodes)

7. discursive (savoirs : discours)

8. paraverbale (savoirs : gestes, mimiques)

9. situative (savoirs : situations)

10. informatique (savoirs : traitement de l’information

Source : BIBEAU, G. (1989)

N. Modalités de la communication langagière __ BIBEAU, G. (1992). La communication verbale se fait dans quatre formes ou modes possibles : deux modes passifs (écouter et lire); deux modes actifs (écrire et parler).

Écouter
ou
lire


et comprendre,

c’est...

Parler ou écrire,

c’est...

1. Transmettre les ondes sonores de l’énoncé ou les caractères écrits au cerveau en les transformant en pulsions nerveuses (électrochimiques).

1. Avoir une intention de communication.

2. Mémoriser l’énoncé en MC (mémoire courte).

2. Trouver les éléments de sens d’une proposition verbale apte à traduire l’intention en ML.

3. Découper l’énoncé de MC en unités syntaxiques en appliquant les règles syntaxiques de ML (mémoire longue) à l’énoncé.

3. Fabriquer la proposition ou coder :

a) syntaxiquement;

b) lexicalement;

c) morphologiquement.

4. Décomposer les unités syntaxiques obtenues en unités morphologiques et lexicales (mots, morphèmes) en appliquant les règles morphologiques et lexicales de ML aux unités.

4. Disposer les éléments de la proposition (ou de l’énoncé) linéairement (mentalement) en MC.

5. Identifier le sens des unités obtenues en comparant MC et ML (syntaxiques et morphologiques).

5. Coder (ou raffiner le codage de) la proposition phonologiquement en MC.

6. Trouver le sens total de l’énoncé en joignant tous les résultats obtenus (structures profondes).

6. Émettre l’énoncé phonétiquement, c’est-à-dire transformer les pulsions nerveuses en ondes sonores ou en formes écrites...

7. Évaluer ou juger le sens de l’énoncé : vrai/faux; bon/mauvais; fait/opinion; favorable/défavorable,...

8. Trouver l’intention de l’auteur de l’énoncé.

... en tenant compte des fonctions, des formes, des conditions, des facteurs et des implications de la communication langagière.

9. Décider du traitement de l’information contenue dans l’énoncé : agir, mémoriser, combiner,...

Source : BIBEAU, G. (1989)

O. Structure des facteurs de la communication __ BIBEAU, G. (1982).

A. Facteurs personnels

1. cognitifs

- connaissances générales

- connaissances particulières sur sujet, interlocuteur, situation*, contexte*

- aptitudes générales

intelligence, mémoire

- niveau de développement intellectuel, instruction

- niveau de maîtrise

du code linguistique, du code culturel

- intentions conscientes et inconscientes

2. affectifs

- attitudes générales

- attitudes particulières devant sujet, interlocuteur, situation, contexte

- sentiments personnels à l’égard de sujet, interlocuteur, situation, contexte

- motivation* à l’égard sujet, interlocuteur, situation, contexte

- goûts personnels, intérêts

3. comportementaux

- personnalité

- caractère

- expérience générale

- expérience verbale, orale, écrite, audiovisuelle

- caractéristiques

(taille, tenue, voix, vêtements, âge, apparence, etc.)

B. Facteurs interpersonnels (sociaux)

4. linguistiques

- code (langue)

- registres

- normes

- contextes*

5. sociaux

- statut social

- rôle général, distance actuelle

- code culturel

- bagage commun

C. Facteurs objectifs

6. situationnel

- lieu physique

- temps, époque

- espace, distance

- nombre d’interlocuteurs

- disposition des interlocuteurs

- comportements personnels

- bruits matériels

- durée, rythme

- canal (réseau)

7. contextuels

- sujet de communication

- contenu de communication (information)

- distance formelle dans le code (registres)

- forme de présentation (style)

- bruits de communication (redondance, intelligibilité)

- enchaînement des énoncés

* situation : environnement physique et spatiotemporel

* contexte : environnement linguistique et langagier

* motivation : raisons personnelles qui font naître l’intention et l’action de communiquer

Source : BIBEAU, G. (1982)

P. CN : aide technique à la *; besoin de * écrite; canal de *; compétence de *; contre-* motrice; ethnographie de la *; événement de *; fonctions de la *; intention de *; logiciel de télé*; modes de *; moyens de * de masse; non-*; paramètres de *; processus de * de connaissances; projet de *; simulation de situation de * de la « vie réelle »; situation de *; système de *; système de * adaptée et alternative; système de * augmentative et alternative; taxonomie de la *; taxonomie des fonctions de la *; technologie de l’information et de la *; théorie des *; troubles sévères de *.

Q. CN __ communicatif,ive : approche *; compétence *; méthode *.

R. CN __ communicationnel,le : approche * mixte; approche * stricte; objectif *.

S. CN __ communiquer : aisance à *; aptitudes à *.

T. Nomenclature.

alphabet

analyse

aptitudes à communiquer

art

article

ASCII

auditeur

base de données

bruit

canal de communication

codage

code

codification

cohérence sémantique

cohésion formelle

communication bilatérale

c. de la connaissance

c. de masse

c. directe

c. indirecte

c. pathologique

c. unilatérale

compétence communicative

c. contextuelle

c. cybernétique

c. discursive

c. idéologique

c. informationnelle

c. intellectuelle

c. paralinguistique

c. paraverbale

c. pragmatique

c. psycholinguistique

c. psychologique

c. sémiotico-sémantique

c. situationnelle

c. sociale c. socioculturelle

c. sociolinguistique

conférence

congrès

culture

décodage

définition fonctionnelle

développement

développeur de systèmes éducatifs

discours

d. conatif

d. expressif

d. incitatif

d. informatif

d. ludique

d. poétique

d. signifiant

échange verbal

émetteur

encodage

énoncé

entropie

environnement

ethnographie de la communication

fonction conative

f. émotive/expressive

fonctions de la communication

information

i. dynamique

interactivité

interlocuteur

langage

langagier

langue véhiculaire

l. vernaculaire

locuteur mass media

média

m. de masse

message

non-communication

population cible

présupposé

présupposition

proaction

public cible

récepteur

réseau

rétroaction

rhétorique

science

scripteur

sémiologie

signe

situation de communication

système de communication

théorie de l’information

t. des communications

traduction

véhiculaire

vernaculaire


COMMUNICATION ALTERNATIVE

Adapt. Type de communication servant à remplacer la parole lorsque celle-ci est inexistante __ CONTARDO, R. et al. (1999). VA communication augmentative et alternative, D.

A. Bénéficiaire. La personne qui peut bénéficier d’une communication alternative est considérée comme aphone parce qu’elle est incapable de produire des vocalisations, des sons ou des mots __ id.

B. Communication alternative/augmentative. La communication alternative est souvent associée, voire confondue, avec la communication augmentative. La communication alternative implique qu’une personne ait le choix entre au moins deux modalités d’expression. Par exemple, un moyen alternatif à la parole peut être l’écriture ou le fait de pointer sur un tableau. La communication augmentative implique quant à elle l’utilisation de moyens pour supporter et amplifier les capacités du langage __ VAN TATENHOVE, G. M. (1993) dans CONTARDO, R. et al. (1999).

C. Langage réceptif. Cette expression est également utilisée en référence aux stratégies employées pour accroître la compréhension des individus ayant des difficultés sur le plan du langage réceptif __ CONTARDO, R. et al. (1999).


COMMUNICATION ASSISTÉE

Adapt. Approche qui utilise des aides techniques pour communiquer __ CONTARDO, R. et al. (2000). VA communication augmentative et alternative, D.


COMMUNICATION AUGMENTATIVE ET ALTERNATIVE

1. Adapt. (Gén.). Ensemble d’approches utilisées pour répondre aux besoins des personnes qui présentent des troubles sévères de communication __ CONTARDO, R. et al. (1999).

2. Adapt. (Spéc.). Domaine de pratique clinique et pédagogique qui tente de pallier et de faciliter, de façon temporaire ou permanente, les troubles sévères de communication des personnes présentant des troubles de la parole ou du langage __ id.

A. Abrév. : CAA (AAC).

B. État de développement. Selon la littérature, ce domaine est dans un état embryonnaire de développement __ id.

C. Milieu francophone. Contrairement à ce que l’on constate dans le milieu anglophone, il y a peu d’évolution de la terminologie dans le milieu francophone. La littérature nous fournit une multitude de termes ou d’expressions inventés ou créés par des auteurs sans que ceux-ci définissent clairement les limites de leurs expressions __ id.

D. Réseau en communication augmentative et alternative, inspiré par le travail de classification de GLENNEN, S. L. (1992) dans LEWIS, R. B. (1993) dans CONTARDO, R. (2000).


Classification de GLENNEN (1992) dans LEWIS, R. B. (1993) dans CONTARDO, R. (2000)


COMMUNICATION AUGMENTATIVE

Adapt. Type de communication servant à augmenter, à élargir ou à supporter le processus de communication chez les personnes qui présentent des troubles sévères de communication et qui possèdent encore quelques capacités sur le plan de la parole __ CONTARDO, R. et al. (2000). VA communication alternative, B; communication augmentative et alternative, D.


COMMUNICATION AUTHENTIQUE EN SITUATION PÉDAGOGIQUE

Ens. lang. Communication où l’on exploite au maximum la réalité de la classe en tant que microcosme social, c’est-à-dire un milieu où se développent des échanges interactifs et des stratégies de négociation de sens __ PAMBIANCHI, G. (2003).

A. Communication authentique/simulation de communication. Il s’agit de créer des situations de communication authentique sans modifier les caractéristiques de la situation pédagogique : les apprenants ne doivent ni altérer leur identité ni imaginer un environnement extérieur à la salle de classe. Alors que les simulations projettent de manière fictive l’apprenant en dehors de la réalité de la classe, les expériences de communication de classe s’appuient, pour la plupart, sur le ego hic et nunc __ id.

B. Types : interaction orale; écoute; lecture; écriture.


COMMUNICATION BILATÉRALE

Com. Communication qui permet le dialogue, l’échange, l’entretien. Syn. communication directe.


COMMUNICATION DE LA CONNAISSANCE

Com./Did./Péd./Techno. éduc. Habileté à causer et/ou supporter l’acquisition des connaissances d’un expert, par un étudiant, en utilisant un ensemble restreint d’opérations de communication __ WENGER, E. (1987) dans GAULIN, H. (1992).


COMMUNICATION DE MASSE

Com. Communication qui fait intervenir les mass media : télévision, radio,journal.

CN : moyens de *.


COMMUNICATION DIRECTE

Com. Syn. communication bilatérale.


COMMUNICATION EXOLINGUE

Ens. lang./Ling. Communication entre un locuteur natif et un locuteur non natif ou entre plusieurs locuteurs non natifs.


COMMUNICATION GESTUELLE

Did./Péd. VA taxonomie de HARROW, 6.00/du domaine psychomoteur, A : 6.00.


COMMUNICATION INDIRECTE

Com. Communication à sens unique, de l’émetteur au récepteur : lettre,discours.Syn. communication unilatérale.


COMMUNICATION MOTRICE

Éduc. phys./Kin. Interaction entre deux ou plusieurs individus fondée sur des gestes ou des actes moteurs.

A. Importance.Étant donné que les différents participants dans une équipe contribuent à un but commun, la communication motrice qui résulte de leur interaction leur permet de se comprendre. Par un signe, par exemple, un joueur dans un jeu d’équipe peut faire comprendre à son partenaire qu’il est en bonne position pour recevoir le ballon.

B. Communication/contre-communication motrice. La communication motrice peut être utilisée soit dans un but de coopération avec ses partenaires, ex. : lever la main pour signifier à un partenaire de lui envoyer le ballon, ou soit dans un but d’opposition, ex. : faire semblant de partir dans une direction puis brusquement aller dans la direction opposée.


COMMUNICATION MULTIMODALE

Adapt. Communication qui recourt, de façon complémentaire, à diverses formes et à différents modes pour la transmission d’un message __ CONTARDO, R. et al. (1999). V modes de communication.

Personne qui présente des troubles sévères de communication. La personne présentant des troubles sévères de communication utilise une multitude de modes de communication. Le mode ou la combinaison de modes de communication qui sera sélectionné par cette personne variera selon les exigences du milieu, le degré de familiarité avec l’interlocuteur et les buts visés dans l’interaction __ LIGHT, J. (1988) dans CONTARDO, R. et al. (2000).


COMMUNICATION NON ASSISTÉE

Adapt. Approche qui utilise le corps ou une partie du corps pour communiquer. Ex. : l’expression faciale, les gestes, le pointage, les signes, etc. __ CONTARDO, R. et al. (2000). VA communication augmentative et alternative, D.


COMMUNICATION NON VERBALE

Did./Péd. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 6.00 et I : 3.00.


COMMUNICATION ORALE

Com./Ens. lang./Ens. L2. Moyen de communication, particulièrement distinctif de l’être humain, qui consiste à produire un message par l’appareil phonatoire. V approche neurolinguistique. VA théorie neurolinguistique du bilinguisme, E. EA communication verbale;expression/production orale.

Exigences. La communication orale consiste principalement à produire des paroles, mais elle implique aussi d’autres composantes. La communication orale exige de la personne une connaissance préalable, même inconsciente, de la rhétorique (trouver des arguments, les organiser, leur trouver un style de présentation, etc.) et de l’éloquence. Ensuite, elle présuppose la présence de certains traits personnels tels l’estime de soi, la présence mentale, la respiration adéquate, le charisme, etc. Enfin, la communication orale nécessite l’adaptation du discours à des circonstances particulières (par ex. : le choix du registre de la langue, du vocabulaire, des structures, etc.).


COMMUNICATION PATHOLOGIQUE

Com. Communication qui, au lieu de remplir sa fonction de lien positif entre les individus, contribue au contraire à les éloigner ou à dresser entre eux un écran d’incompréhension et de ressentiment __ MARC, E. et PICARD, D. (1984).

Nature. Plus les individus communiquent, plus se développent entre eux des sentiments négatifs et moins ils se comprennent. Cela peut aller de la simple dispute jusqu’au conflit le plus aigu, et risque d’entraîner chez les interactants des perturbations plus ou moins graves __ id.


COMMUNICATION UNILATÉRALE

Com. Syn. communication indirecte.


COMMUNICATION VERBALE

1. Did./Ens. lang./Péd. V communication.

2. Did./Péd. VA taxonomie du domaine psychomoteur, I : 4.00.


COMMUNICATIONS

Inf./Sc./Techno. Domaine d’études dont l’objet est le transfert d’informations entre les êtres humains ainsi que les divers modes et moyens d’expression de ces informations. TA communication.


COMMUNISME

1. Gén. Organisation économique, politique ou sociale prônant le remplacement de la propriété privée par la collectivisation des biens. Syn. collectivisme; égalitarisme; socialisme. TA marxisme.

2. Pol. Doctrine observée par un parti communiste.

3. Soc. Ensemble des organisations communistes et de leurs adhérants.

A. Origines. Dans l’histoire de l’humanité, on retrouve de nombreux exemples de ce que nous appelons aujourd’hui le communisme. La tradition chrétienne, tout d’abord, comporte un caractère égalitaire incontestable. Citons simplement l’égalitarisme du christianisme primitif. L’Antiquité gréco-latine est également une source de pensée communisante. L’exemple le plus célèbre est celui de la République de PLATON (~ 428 - ~ 348), dans laquelle le philosophe propose l’idée d’une société égalitaire (mais basée cependant sur l’esclavage). Hippodamos de Milet (Ve s. av. J.-C.) reprendra cette idée tandis que d’autres comme NABIS de Sparte (~ 207 - ~ 192) et Aristonicos de Pergame (- ~ 129) tenteront de concrétiser cet idéal en accomplissant une révolution égalitaire et en libérant des esclaves. ARISTONICOS projettera de fonder une cité nouvelle, Héliopolis, où les préceptes égalitaristes devront être observés. Mentionnons finalement que, du côté des Grecs, les récits d’HÉSIODE faisaient allusion à un âge d’or de l’humanité où l’abondance des ressources dispensait l’Homme du travail et de la guerre. La tradition islamique est aussi fortement marquée par l’égalitarisme. MAHOMET, tout comme JÉSUS, fut un grand critique de la richesse matérielle. Un de ses disciples initia même une mystique musulmane qui fait la promotion de la communauté de biens (soufisme). Par ailleurs, plusieurs expériences positives de la mise en application des idées communistes sont rapportées au fil des époques, dans les différentes régions du monde islamique. Il semble cependant que ce soit l’Orient qui bénéficie d’un des héritages communistes les plus riches. La Chine, par exemple, fortement influencée par l’égalitarisme du taoïsme et du bouddhisme, connaîtra de multiples expériences de type communiste. Que cela se manifeste par MENCIUS (IVe s. av. J.-C.) prônant la culture collective des terres ou encore par les taoïstes ZHUANGRI et YANGZHOU qui rappèlent l’âge d’or où les Hommes vivaient en commun, il est évident que les idées communisantes y furent fortement représentées. En outre, l’histoire chinoise est jalonnée de révoltes paysannes visant à instaurer des pratiques communistes. On retrouvera également des phénomènes semblables en Birmanie, au Viêtnam ainsi qu’en Iran.

B. Communisme moderne. Ce n’est que tout récemment qu’ont été formées les idées communistes telles que nous les connaissons aujourd’hui. En Occident, quelques précurseurs notoires avaient, dès le XVIe s. émis des idées « modernes » en rapport avec la pensée socialiste. C’est le cas de Thomas MORE (1478-1535) et de sa célèbre « Utopie » dans laquelle il avance le principe de la communauté des biens. Notons aussi Tommaso CAMPANELLA (1568-1639) qui fera paraître sa « Citée du Soleil » en 1602 où il est question d’un communisme aux accents déistes. Durant la période des Lumières, le communisme se sépare de la religion et devient plus rationaliste. À la fin du XVIIe s. commence à prendre forme, chez les penseurs européens, une critique de la propriété privée et une promotion de l’égalitarisme. Cette pensée connaîtra ses lettres de noblesse au XVIIIe s. en s’exprimant surtout par le moyen des utopies (MESLIER, le marquis d’ARGENSON, MORELLY, MABLY, dom DESCHAMPS, COLLIGNON, etc.). Influencé par les écrits de COLLIGNON, BABEUF (1760-1797) procède, en 1796, à la « Conjuration des Égaux ». Pour MARX (1818-1883), ce révolutionnaire restera dans l’histoire comme le fondateur du « premier parti communiste agissant ».

C. Marxisme. Au XIXe s., les théoriciens socialistes poursuivent dans la veine inaugurée par les utopistes du XVIIIe s. et continuent de suggérer des idées relatives à l’émergence d’une société égalitaire idéale. ENGELS (1820-1895) parlera de ces théories en les désignant par le terme de « socialisme utopique ». Karl MARX constitue un point tournant dans l’histoire des idées socialistes en ceci qu’il est le premier à suggérer une analyse « scientifique » du phénomène. En portant son attention sur l’économique et la politique, il fonde ce qu’on appelle le « socialisme scientifique ». MARX prône non seulement la collectivisation des biens, mais aussi, et plus spécifiquement, la prise de contrôle des moyens de production par le prolétariat. Cette doctrine influencera profondément l’idéologie communiste au XXe s. D’une manière générale, le marxisme énonce que les contradictions patentes qui déchirent le capitalisme (et que font ressortir l’analyse marxiste) présideront à sa destruction. Ainsi, le marxisme fait confiance au « sens de l’histoire » qui entraînera inévitablement la venue du communisme. Le marxisme accorde le primat à l’économique sur la politique dans la lutte pour la venue du communisme. Il prône l’appropriation des leviers économiques par les masses populaires. Il croit également que la lutte doit se faire à l’intérieur des structures mises en place par les classes possédantes. De cette manière, les mouvements communistes, afin de mieux travailler à renverser l’ordre capitaliste, devront se former en partis politiques. En s’appropriant les mécanismes d’État, le prolétariat rendra possibles les luttes qui mèneront à l’abolition des classes sociales. Le marxisme fait également la promotion d’une « Internationale » forte et centralisée, favorisant l’expansion mondiale du communisme. Karl MARX se distingue par sa pensée des leaders idéologiques communistes qui l’ont précédés en ceci qu’il prône une lutte méthodique, mesurée et progressive du prolétariat par les moyens de l’économie et de la politique.

D. Communisme/intellectuels. Le communisme est souvent perçu comme un ensemble de conceptions intellectuelles transcendant l’organisation sociale capitaliste. En accord avec cette conception, un groupe d’initiés croit être en mesure d’anticiper le sens de l’histoire et ainsi de servir de guide aux autres dans l’accomplissement du communisme. Ces gens, les intellectuels, sont investis d’une sorte de mission sociale. Ce point de vue entraîne la prolifération au sein du communisme des vues particularistes.

E. Variantes. Il existe un nombre important de variations doctrinales dans l’interprétation que les multiples auteurs ont fait du communisme. Depuis l’avènement du communisme moderne, d’innombrables particularismes furent proposés par les penseurs, les hommes politiques et les organismes associés au communisme. Le marxisme est une variante du communisme qui s’est imposée vers la fin du XIXe s., notamment grâce aux efforts de son fondateur Karl MARX. Avant d’imposer son idéologie comme ligne officielle de l’Internationale, MARX devait notamment vaincre la solide opposition des anarchistes, dont le théoricien principal était Mikhaïl Alexandrovith BAKOUNINE (1814-1876). Les anarchistes prônaient une abolition de l’État, une Internationale décentralisée, ainsi qu’un recours à la violence pour prendre le pouvoir. C’est à la Conférence de Londres de 1871 que BAKOUNINE et les anarchistes sont discrédités et que MARX impose ses conceptions.

F. Marxisme/science. Certains intellectuels conçoivent la science comme une expression de l’idéologie qui la guide. En sciences de la nature, cette conception fut discréditée lors de l’affaire LYSSENKO en URSS en 1948. (On prétendait avoir inventé un « blé communiste », mais un examen plus approfondi de la méthodologie et des résultats de l’expérience infirma vite cette proposition). En sciences dites humaines, cependant, les perspectives marxistes semblent rencontrer davantage de sympathisants. Certains chercheurs en sciences humaines appliquent à leur domaine des concepts politiques inventés par MARX et souvent réinterprétés en fonction de leurs nouvelles applications. En Occident, d’une manière générale, cette tendance connut une grande vague au cours des années soixante-dix, mais il semble qu’elle tende actuellement à se résorber, sans doute du fait du discrédit général dont a récemment souffert en politique l’idéologie marxiste.

G. Critiques. Dans son application politique, le communisme (souvent à tendance marxiste) a entraîné plusieurs contradictions. À l’heure actuelle, il semble que le marxisme, en politique, ne soit plus une tendance idéologique majeure. Plusieurs ont souligné qu’une société marxiste était souvent victime d’un fort conservatisme. En effet, lors de l’instauration de l’ordre marxiste survient une sorte de « révolution culturelle » fortement axée sur l’acquisition de compétences techniques, la valorisation de la production industrielle et l’imposition d’un patrimoine littéraire et artistique dit classique. Un autre facteur interprété négativement par certains est le fait que le communisme soit inéluctablement poussé à s’enliser dans l’inefficacité économique. En effet, la morale égalitaire prévalant dans ce genre de système entraînerait un inévitable relâchement des volontés d’aspiration individuelles et ainsi un déclin général et inévitable du système. De manière générale, le communisme est souvent accusé d’occulter la complexité des processus de changement au sein d’une société. Il risque d’entraîner une fixation sur le « paradigme de la production », c’est-à-dire qu’il surestimera le prolétariat en tant qu’entité productrice et négligera les systèmes de pouvoir, de communication et les réalités ponctuelles de la vie d’un État. Finalement, mentionnons que l’application dogmatique de la doctrine marxiste a souvent entraîné la violation des droits et libertés individuelles des citoyens dans les États de cette allégeance. En effet, il apparaît qu’un régime marxiste soit souvent contraint de répondre aux contestations internes par le recours à des mesures fermes, voire violentes, qui nient les droits de l’homme tel que définis par la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) de l’ONU.


COMMUTATION

Ens. lang. Opération qui consiste à extraire un élément de la chaîne parlée et à lui substituer un autre élément de même nature, sans modifier le contexte général (autrement que pour des contraintes d’accord en genre et en nombre) __ GALISSON, R. et COSTE, D. (1976). Ex. : dans Le petit chat est mort, on peut remplacer chat par chatte (Le petit chat est mort) devient(La petite chatte est morte). TA permutation.

CN __ commutative : justice *.


COMMUTATION DE PAQUETS

Téléinf. Processus de transmission par lequel les données sont transférées en bloc. Syn. commutation par paquets.


COMMUTATION PAR PAQUETS

Téléinf. Syn. commutation de paquets.


COMPAGNON

Form. prof. Ouvrier qui a terminé son apprentissage __ MEO (1980); ouvrier qualifié qui a terminé son apprentissage et qui possède un certificat de qualification __ MUNGER, M. (1983). TA maître. EA travailleur qualifié.

F.f.À utiliser au lieu de(compagnon) sénior __ id.


COMPAGNON DÉBUTANT

Form. prof. Compagnon qui vient de terminer son apprentissage __ MUNGER, M. (1983).

F.f.À utiliser au lieu de (compagnon) junior __ id.


COMPAGNONNAGE

Péd. VA formation sur le tas.

CN : méthode du *.


COMPARAISON

Ens. lang./Ling./Litt. Mise en parallèle de deux mots, de deux formes ou de deux sens, par l’intermédiaire de comme ou de l’un de ses substituts. Ex. : Elle était belle comme le jour.VA allégorie; métaphore, E. TA allégorie; métaphore.figure de rhétorique.

CN : méthode de * par facteurs.


COMPARATIF

Ens. lang. Forme prise par l’adjectif ou par l’adverbe pour exprimer la comparaison. TA superlatif.

A. Formation. Le comparatif consiste le plus souvent en l’ajout d’un adverbe de quantité : assez, trop, moins, plus, aussi, devant l’adjectif ou l’adverbe (assez grand, moins grand, plus grand, aussi grand, trop grand; assez bien, moins rapidement, plus vite, aussi bien, trop bien).

B. Types. On distingue les comparatifs d’égalité (aussi), de supériorité (plus), d’infériorité (moins), de relativité (assez, trop).


COMPARATIVE

Ens. lang./Ling. Nom ou qualité attribué à une proposition circonstancielle servant à exprimer une comparaison. Ex. : Il parle comme il pense. V circonstancielle; proposition; proposition grammaticale; subordonnée.


COMPATIBILITÉ

Inf. Qualité d’un matériel ou d’un logiciel conforme aux règles d’interface d’un système informatique défini, et dont l’introduction n’altère pas les conditions de fonctionnement de ce système __ CMTI (Fr.) (1989). Propriété d’un matériel ou d’un système conforme à des règles de connexion définies, à s’adapter à un autre sans en altérer les conditions de fonctionnement __ CMTE (Fr.) (1992). Aptitude de deux ou plusieurs appareils à pouvoir fonctionner ensemble dans les mêmes conditions d’utilisation. Deux ordinateurs sont compatibles lorsqu’ils peuvent recevoir les mêmes logiciels. V émulation.


COMPENSATIONS MULTIPLICATIVES

Sc. Concept qui est à la base du postulat voulant que, lorsqu’il y a deux dimensions ou plus à considérer dans un problème, les gains et les pertes dans une dimension sont compensés par des gains et pertes dans les autres dimensions __ LALIBERTÉ, C. (1991).

Exemple. Un exemple pouvant illustrer ceci est le concept de conservation du volume. Puisque les problèmes de volume impliquent trois dimensions (longueur, hauteur et largeur), la solution exacte à un problème de conservation du volume exige une compensation en termes de ces trois dimensions. En plus des problèmes de volume, le concept de compensations multiplicatives est nécessaire pour comprendre les problèmes de densité en sciences, pour analyser des systèmes fermés en économie ou en sciences sociales, des problèmes de cycle de vie en écologie __ id.


COMPÉTENCE

1. Gén. Capacité, habileté qui permet de réussir dans l’exercice d’une fonction ou dans l’exécution d’une tâche __ CSMQ (1985). Capacité d’une personne à exercer une responsabilité ou à exécuter une tâche __ LANDRY, F. (1987). Capacité d’accomplir une tâche donnée de façon satisfaisante __ DE LANDSHEERE, V. (1988). Capacités d’affronter et de maîtriser le monde, de formuler des buts et de les atteindre __ TRUDELLE, D. (1991). Capacité qu’a une personne d’accomplir une tâche __ BRIEN, R. (1997). Qualité que l’on attribue à une personne jugée apte à exercer efficacement une fonction. Capacité à produire une conduite ou des comportements observables dans un domaine __ DOLZ, J. et OLLAGNIER, E. (2000). VA programme d’études, I. TA capacité; disposition; performance. EA objectif général.

2. Spéc. Ensemble de connaissances et de savoir-faire permettant d’accomplir de façon adaptée une tâche ou un ensemble de tâches __ CMTE (Fr.) (1992). Aptitude à mettre en œuvre un ensemble organisé de savoirs, de savoir-faire et d’attitudes permettant d’accomplir un certain nombre de tâches __ MERF (Belg.) (1997, 2000). Ensemble de connaissances déclaratives, de connaissances procédurales et d’attitudes qui sont activées lors de l’accomplissement d’une tâche __ BRIEN, R. (1997). Ensemble des dispositions (connaissances, habiletés et attitudes) qui permettent à une personne d’accomplir d’une façon adéquate une tâche ou un ensemble de tâches. EA objectif comportemental/opératoire/pédagogique/spécifique.

3. Cur./Diagn./Did./Péd. (Gén.). Possibilité, pour un individu, de mobiliser de manière intériorisée un ensemble intégré de ressources en vue de résoudre une famille de situations-problèmes __ ROEGIERS, X. (2000) dans SCALLON, G. (2004).

4. Cur./Diagn./Did./Péd. (Spéc.). Capacité à mobiliser un ensemble intégré de connaissances, d’habiletés, et d’attitudes en vue d’accomplir une opération, d’exécuter un mouvement, de pratiquer une activité, d’exercer une fonction, de s’acquitter d’une tâche ou de réaliser un travail à un niveau de performance prédéterminé en fonction d’attentes fixées et de résultats désirés ou en vue de l’accès à des études ultérieures. V cycle de la didactique; instrumentalisme; objectif comportemental/opératoire/pédagogique/spécifique; tâche. VA approche technosystémique, A et D; essentialisme, B; objectif pédagogique, A; savoir-faire, B; science cognitive, C; situation pédagogique, B; socle de compétences, C. TA performance.

5. Dr. Pouvoir reconnu à poser des actes, à effectuer une tâche, à assumer une responsabilité.

6. Form. prof. Capacité qu’a un individu d’accomplir des tâches complexes dont l’accomplissement exige l’exécution d’un grand nombre d’opérations, ou des tâches du type de celles que l’on rencontre généralement dans l’exercice d’un métier, d’un art ou d’une profession. Ex. : compétence du plombier qui effectue une soudure à l’étain, du comptable qui rédige une déclaration de revenu ou encore de l’artiste qui peint un tableau __ BRIEN, R. (1989). Ensemble de comportements socioaffectifs ainsi que d’habiletés cognitives ou psycho-sensorimotrices permettant d’exercer une fonction, une activité ou une tâche à un degré de performance correspondant aux exigences minimales du marché du travail __ DGEC, MEQ (1991). Possession de caractéristiques personnelles (connaissances, habiletés, attitudes) qui conduisent à une réalisation par l’adaptation à une situation dans un environnement professionnel __ LEMOINE, C. (2002). V cycle de la didactique; objectif comportemental/opératoire/pédagogique/spécifique. VA savoir-faire, B. TA performance.

7. Gest. Caractéristique inhérente de l’employé — motivation, trait de caractère, qualité, aspect de l’image de soi, rôle social ou ensemble de croyances — qui permet un rendement professionnel efficace ou supérieur __ BOYATZIS, R. E. (1982).

8. Ling. Système intériorisé de la grammaire d’une langue qui facilite la compréhension et la production d’un nombre infini d’énoncés, conférant une dimension créatrice à la langue __ CHOMSKY, N. (1969).Connaissance implicite (innée) que tout sujet possède de sa langue. VA langue, L. TA performance.

A. Mouvement d’éducation à la compétence. Courant de pensée qui a pris beaucoup de vigueur depuis le début des années soixante, particulièrement aux États-Unis : celui de centrer le curriculum [sens restreint], en tout ou en partie, sur le développement de la compétence (competence-based movement). Dans cette optique, la formation à assurer aux étudiants doit être fonctionnelle : l’accent doit être mis sur l’utilité de l’éducation reçue pour la vie qu’on sera par la suite appelé à mener. Sous-jacent à ce genre de curriculum, on trouve le postulat suivant : les résultats anticipés d’un processus éducatif peuvent être définis en termes de compétences précises et observables et tous les étudiants peuvent être tenus responsables de l’atteinte de ces compétences __ LALIBERTÉ, J. (1989) dans GOULET, J.-P. (1995). Au collégial, les programmes de formation professionnelle et technique ont (...) adopté la compétence comme référentiel, critère de réussite scolaire et de performance au travail. Cherchant à réussir l’adéquation école/travail, la compétence s’est révélée un vecteur essentiel à l’apprentissage permettant de répondre à des exigences non seulement scolaires, mais également reliées à une industrie impatiente d’accueillir une main-d’œuvre adaptée à ses besoins __ VEER, B. (2002). V curriculum; utilitarisme. VA approche par compétences, A.

B. Nature. La compétence comporte à la fois une partie potentielle, soit l’ensemble des connaissances, habiletés et attitudes de divers domaines et une partie opérationnelle correspondant à la réalisation de la tâche ou de l’activité. Puisqu’une compétence se rapporte à un contexte particulier, des éléments de réalisations auxquels s’appliquent les connaissances, habiletés et attitudes mises en œuvre, caractérisent la compétence __ DUSSAULT, J. (1997).


Source : DUSSAULT, J. (1997)

C. Potentialité interne/comportement observable. Deux grandes conceptions du concept de compétence se dégagent de la littérature. D’une part, on présente une compétence comme une potentialité interne; d’autre part, comme un comportement observable (REY, B., 1995). La première conception du concept de compétence, en tant que potentialité interne, insiste sur l’ensemble de ressources cognitives mises en œuvre par une personne pour exercer une tâche ou une fonction particulière. La deuxième conception du concept de compétence, en tant que comportement observable, met l’emphase sur le fait qu’un individu compétent doit démontrer un savoir-faire à effectuer une tâche ou une fonction spécifique dans des conditions spécifiques. Souvent, on évalue d’ailleurs cette compétence en termes de performance. Selon cette perspective, une personne est dite compétente si elle s’avère capable de mobiliser les ressources cognitives pertinentes pour accomplir une action prédéterminée. Les deux perspectives dominantes du concept de compétence apparaissent rattachées aux deux grandes approches ayant tenté d’expliquer le fonctionnement de l’esprit et du comportement en psychologie, soit l’approche cognitiviste et l’approche béhavioriste (DOLZ, J. et OLLAGNIER, E. (2000; REY, B., 1995). Pour être dit compétent ou incompétent, un individu doit avoir fait quelque chose : avoir emprunté une démarche, suivi un processus ou réalisé une production __ SCALLON, G. (2004).

D. Compétence/composantes. La compétence (...) englobe des « savoirs, savoir-faire et savoir-être » intimement liés. Ou si l’on préfère, dans une terminologie cognitiviste, une compétence implique à la fois des connaissances déclaratives, des connaissances procédurales et des attitudes __ RAYNAL, F. et RIEUNIER, A. (1998). Selon Philippe JONNAERT (2002), en éducation les composantes peuvent être d’ordre cognitif (ex. : des connaissances), d’ordre affectif (ex. : l’inscription de cette situation dans un projet personnel), d’ordre social (ex. : l’aide sollicitée de l’enseignant ou d’un condisciple), d’ordre contextuel (ex. : l’utilisation de l’ordinateur ou d’un référentiel, tel un dictionnaire ou un fichier)ou autres. Dans la francophonie, la compétence se décline en savoir (compétences théoriques), savoir-faire (compétences pratiques) et savoir-être (compétences sociales et comportementales). Chez les Anglo-saxons, elle est davantage une combinaison d’habilities, de behaviors, de knowledges, de skills, de personality variables et de motives __ AUBRET, J. et al. (2002).

E. Compétence/connaissance/habileté.Écartons d’emblée une idée fausse, selon laquelle, pour développer des compétences, il faudrait renoncer aux connaissances. Ces dernières, au sens classique de l’expression, sont des représentations organisées du réel ou de l’action sur le réel. À ce titre, elles sont des ressources cognitives souvent essentielles dans la constitution d’une compétence __ PERRENOUD, P. (1995). Nous pouvons différencier connaissance, compétence et comportement observable de la façon suivante : les connaissances sont des informations emmagasinées en mémoire à long terme qui permettent à l’individu de se représenter des objets et des faits et d’agir sur ces objets et ces faits. Une compétence, c’est la capacité qu’a un individu d’exploiter les connaissances de son répertoire pour accomplir des tâches. Un comportement observable est la manifestation externe d’une compétence __ BRIEN, R. (1997). Les compétences se retrouvent à deux niveaux cognitifs : 1. une compétence en puissance (compétence), c’est-à-dire un ensemble de connaissances déclaratives, procédurales et d’attitudes emmagasinées dans la mémoire à long terme; 2. une compétence en acte (performance), lorsque ces connaissances sont activées et permettent la représentation des situations de même que la génération de plans et le contrôle de l’exécution de ces plans __ id. La compétence ne se réduit pas à un corpus de connaissances ou de savoir-faire. Posséder de vastes connaissances sur un sujet donné et pouvoir les restituer sur demande ne sont pas des indices de compétence. Selon de nombreux auteurs, la notion de compétence implique l’utilisation de savoirs et de savoir-faire dans des situations données, mais selon des modalités beaucoup plus exigeantes que dans le cas des habiletés, telles que interpréter, appliquer ou analyser. LE BOTERF (1994) a insisté sur le fait que savoir-faire n’est pas synonyme de savoir-agir, ce dernier terme étant utilisé pour définir la compétence. On ne peut donc confondre les notions de compétence et d’habileté : appliquer de façon routinière ou répétée des principes ou des règles dans des situations familières est une habileté, mais pas une compétence __ SCALLON, G. (2004). Apprendre l’histoire du pays, sa géographie ou ses traditions, ce sont des connaissances, pas des compétences __ PERRENOUD, P. (La Presse, 13.03.05). VA compétence transversale, E.

F. Compétence/mobilisation. La compétence ne réside pas dans les ressources (connaissances, capacités, ...) à mobiliser mais dans la mobilisation même de ces ressources. La compétence est de l’ordre du « savoir mobiliser ». Pour qu’il y ait compétence, il faut qu’il y ait mise en jeu d’un répertoire de ressources (connaissance, capacités cognitives, capacités relationnelles...). Cet équipement est la condition de la compétence. (...) Elle n’est pas de l’ordre de la simple application, mais de celui de la construction __ LE BOTERF, G. (1995). La mobilisation pertinente des savoirs et des savoir-faire s’apprend progressivement __ id. La construction de compétences est donc inséparable de la formation de schèmes de mobilisation des connaissances à bon escient, en temps réel, au service d’une action efficace. Or, les schèmes de mobilisation de diverses ressources cognitives en situation d’action complexe se développent et se stabilisent au gré de la pratique. (...) Les schèmes se construisent au gré d’un entraînement, d’expériences renouvelées, à la fois redondantes et structurantes, entraînement d’autant plus efficace qu’il est associé à une posture réflexive __ PERRENOUD, P. (1997). Toute compétence peut, selon les moments, mobiliser des ressources ou fonctionner elle-même comme ressource au profit d’une compétence plus vaste __ PERRENOUD, P. (1998). La compétence réside dans l’enchaînement, la combinaison, la réalisation d’une séquence d’actions. Elle fait appel à une ingéniosité renouvelée chez la personne et non pas des recettes surconsommées ou encore à des applications conformes d’une situation à l’autre. Ce qui renforce l’idée qu’il n’y a pas une seule façon d’être compétent dans une situation et que cela dépend largement de l’agencement qu’on fait de ses ressources internes et externes __ LE BOTERF, G. (1999). Certains auteurs perçoivent davantage la compétence comme une prédisposition à l’action, c’est-à-dire qu’elle doit exister d’abord dans le sujet avant d’exister hors du sujet. Si la compétence n’est saisissable que dans l’action, elle lui est préexistante et exige à la fois des ressources et des moyens de les mobiliser : si les ressources à mobiliser font défaut, il n’y a pas de compétence; si les ressources sont présentes, mais ne sont pas mobilisables à temps de façon judicieuse, tout se passe tout comme si elle n’existait pas __ PERRENOUD, P. (2001). Au-delà de cette mobilisation de ressources, cette personne doit aussi sélectionner celles qui lui permettront d’être, à ses yeux, la plus efficace possible dans la situation; elle devra aussi coordonner entre elles les ressources retenues; même si, au départ, une personne mobilise beaucoup de ressources, elle ne devra utiliser que celles qui sont pertinentes pour la situation et non redondantes entre elles; au-delà de la mobilisation, les activités de sélection et de coordination des ressources sont tout aussi importantes. Plus qu’une somme de ressources, il s’agit d’une mise en réseau opératoire des ressources sélectionnées __ JONNAERT, P. (2002). La mobilisation évoquée dans la définition d’une compétence n’est pas une forme routinière d’utilisation de connaissances comportant une part de répétition. À ce titre, la mobilisation des ressources serait un acte distinct de leur application ou de leur utilisation, qui relèvent du domaine des habiletés ou des savoir-faire. Mobiliser ne signifie pas non plus se rappeler ou évoquer une à une des ressources pertinentes. Rien de comparable avec une addition d’éléments considérés isolément : les savoirs et les savoir-faire mobilisés sont transformés __ SCALLON, G. (2004). On doit respecter deux exigences lorsqu’on conçoit des tâches, des projets ou des situations dans le but de solliciter la mobilisation de ressources par les élèves : il faut fournir à ces derniers non seulement des occasions d’exercer leur capacité à mobiliser savoirs et savoir-faire ou de construire leurs compétences, mais aussi des informations permettant de suivre et, au besoin, d’orienter leur progression individuelle. C’est à cette double condition qu’on peut dire que l’évaluation s’intègre à l’apprentissage __ id. V schème. VA I; tâche, C.

G. Compétence/phases de développement. Premièrement : étape cognitive (compréhension des exigences, mémorisation des procédures et des stratégies), deuxièmement : étape d’acquisition de la rapidité d’exécution et de diminution des erreurs; troisièmement : étape d’automatisation des processus. Lorsqu’il s’agit de tâches complexes présentant constamment des aspects nouveaux, les qualités intellectuelles sont constamment sollicitées __ LÉVY-LEBOYER, C. (1993). Pour qu’il y ait acquisition d’une compétence, il faut qu’il y ait motivation, montage et rodage. Puisqu’une compétence s’apparente à une connaissance procédurale, son acquisition suit, dans ses grandes lignes, les étapes de l’acquisition de celles-ci : il doit y avoir encodage déclaratif, encodage procédural et rodage de la compétence __ BRIEN, R. (1997).

H. Catégories de compétences. Pour des fins de commodité, on peut classer les compétences en deux grandes catégories : les compétences du type reproduction et les compétences du type production, et s’intéresser ensuite à des sous-catégories de ces catégories principales. En effet, si l’on considère l’accomplissement d’une tâche comme supposant la recherche d’un ordre d’exécution d’un ensemble de procédures et de sous-procédures, il nous faut convenir de l’existence de modalités de planification différentes lorsque le solutionneur connaît la séquence des sous-procédures à utiliser et lorsqu’il doit lui-même rechercher une telle séquence. Nous dirons que, dans le premier cas, le solutionneur possède une compétence du type reproduction. Il utilise alors dans l’accomplissement d’une tâche, un agencement connu de sous-procédures. Dans l’autre cas, le solutionneur possède une compétence du type production : il doit découvrir l’ordre dans lequel des sous-procédures doivent être exécutées pour accomplir la tâche. La recherche d’un ordre des sous-procédures doit être exécutée pour accomplir la tâche. La recherche d’un ordre d’exécution suppose alors la maîtrise de procédures d’un autre type, des heuristiques, que l’on peut considérer comme des règles de production d’un ordre supérieur dont le rôle principal est, entre autres, d’élaborer les plans pour la solution de problèmes. Que les compétences soient du type reproduction ou de type production, les opérations qui les constituent peuvent être abstraites (ex. : les opérations nécessaires pour résoudre une équation linéaire ou pour concevoir le plan d’un exposé), verbales (les opérations nécessaires pour transformer en phrases les idées que l’on veut communiquer), motrices (les opérations dont l’exécution suppose l’emploi de la musculature)ou consister en des agencements particuliers de ces trois types d’opérations __ BRIEN, R. (1989). Guy LE BOTERF (2001) établit une distinction entre savoir d’exécution, qu’il associe à l’idée de prescrit fermé, et savoir-agir et interagir, qu’il associe à un prescrit ouvert. Il situe par ailleurs les compétences dans un continuum entre ces deux extrêmes.

I. Compétence/transversalité. Toute compétence est par essence limitée et attachée à un objet ou à un domaine __ REY, B. (1996). Ce n’est pas la situation qui, par ses caractères supposés préétablis, détermine le sens qu’elle a pour le sujet et donc la mise en œuvre de telle ou telle compétence. C’est l’inverse. Par suite, la transversalité, la similitude qu’on établit entre plusieurs situations, dépend du sens que le sujet donne à chacune. Une similitude ne peut être révélée que par une intention __ id. Les résultats actuels de la recherche (en psychologie cognitive notamment) démontrent que les transferts d’opérations cognitives sont loin d’être aussi automatiques qu’on l’a cru jusqu’à présent __ RAYNAL, F. et RIEUNIER, A. (1997). Une compétence ou une capacité ne s’applique qu’au domaine au sein duquel elle a été apprise (...) l’école n’a pas à fonctionner en référence aux capacités transversales, mais elle se doit de s’articuler sur des intentions pédagogiques transversales (REY, B. dans HOUSSAYE, J., 1997). La compétence n’est pas une capacité abstraite isolée de tout contexte : on ne peut ni exercer ni observer une compétence « à vide ». Si la compétence est souvent considérée comme une potentialité, ou un agir en puissance, nombre d’auteurs, dont LE BOTERF (1994), précisent qu’elle doit être finalisée et contextualisée, c’est-à-dire qu’elle doit se rapporter à des situations précises. Selon ce point de vue, des termes tels que « analyser », « comparer » ou « déduire » ne peuvent donc pas être employés seuls, abstraction faite d’une situation ou d’un contenu particuliers. Cette distinction est au cœur du débat portant sur l’existence de compétences transversales, qui, par définition, ne sont associées à aucun contexte particulier (REY, B., 1996) __ SCALLON, G. (2004). Enfin, la mobilisation exige plus qu’un simple déplacement de savoirs et de savoir-faire d’une situation familière à une situation nouvelle. On a souvent utilisé le terme transfert pour désigner cette forme de transposition, et ce concept s’est révélé très utile pour se référer au passage d’une situation à une autre présentant, jusqu’à un certain point, des similitudes ou des analogies. Mais pour inférer une mobilisation, qui dépasse en exigence un simple transfert, il faudrait recourir à des situations structurées (ou non structurées!) de telle sorte que ce serait à l’individu observé de déterminer le problème ou la tâche à accomplir. Tout porte à croire que c’est sur ce point qu’une situation de compétence se distingue d’une situation d’habileté __ id. VA F; compétence transversale, A.

J. Cible de formation. Lorsque le terme compétence est utilisé comme une sorte d’objectif à atteindre durant les études, il est lié à un standard adapté au niveau de formation visé et non au niveau de la compétence d’un expert dans la vie réelle. Cela suppose qu’on se soit entendu sur les conditions de réalisation, sur les critères et sur un niveau d’exigence adapté au niveau de formation. En fait, la compétence définit ce que le diplômé sera devenu une fois ses apprentissages complétés. C’est donc la cible vers laquelle s’oriente l’ensemble des activités d’un programme. On n’atteint pas une compétence, mais on la développe. Ce que l’on peut atteindre ce sont des niveaux de développement de la compétence. (...) En tant que cible de formation, une compétence tire sa pertinence de son lien réel avec l’après-formation (la vie personnelle et sociale, le monde du travail, l’université) __ DESHAIES, P. et al. (1996). Cible de formation renvoie à ce que certains, dont Guy LE BOTERF (1995), désignent par compétence requise et qu’il distingue de la compétence réelle, davantage singulière, car liée à l’acteur en situation et à la façon dont il traite la situation à l’aide de ressources tant internes qu’externes. VA M et Z.

K. Compétence/taxonomies. Le concept de compétence peut être associé à chacun des niveaux des diverses taxonomies du développement humain (affectif, cognitif, conceptuel, culturel, expérientiel, moral, perceptuel, psychomoteur, social) pour désigner les comportements appropriés qui manifestent chez un individu l’atteinte d’un palier supérieur de développement. Dans l’optique du développement d’un être éduqué, chacun des contenus scolaires s’avère un moyen, un support, un prétexte pour développer une ou quelques habiletés. À l’inverse, chaque habileté de différents domaines peut être développée par le biais d’une diversité de connaissances. Ex. : le développement de l’esprit de synthèse (domaine cognitif), d’un système de valeurs et d’attitudes (domaine affectif), de principes éthiques (domaine moral), de l’autonomie et de l’interdépendance (domaines conceptuel et social), en littérature, en histoire, en éducation physique, en mathématiques, en sciences, etc. V être éduqué; objectif d’habileté/opératoire; prétexte; taxonomie.

L. Formation générale/professionnelle. Le concept de compétence ne s’inscrit pas uniquement dans la visée utilitariste de la formation professionnelle. Dans ce cas-ci, les compétences réfèrent aux habiletés réunies dans des taxonomies ou des typologies spécifiques du développement. On peut tout aussi bien parler de compétences au regard de la formation générale. On réfère alors aux taxonomies ou aux typologies générales d’habiletés, simples ou composées. VA taxonomie, G et H. Lorsqu’une ou des habiletés doivent être développées au regard d’un contenu particulier, on réfère alors aux taxonomies spécifiques simples. Ex. : développement du psychosocial en relation avec l’amitié; développement de l’affectif et du cognitif en arts; etc. VA taxonomie, I. Lorsque ces dernières taxonomies spécifiques s’appliquent à un ordre scolaire particulier, on parle alors de taxonomies spécifiques composées. Ex. : développement de l’affectif et du cognitif dans le contexte de l’apprentissage du langage au préscolaire. VA taxonomie, J. Enfin, lorsque l’on intègre des contenus et des habiletés, on se réfère à des taxonomies générales unifiées. VA taxonomie, K.

M. Objectifs spécifiques/généraux. Habituellement la question des compétences est souvent liée à la définition de capacités évaluables et renvoie donc à la définition d’objectifs pédagogiques précis, tels les objectifs opératoires __ ROPÉ, F. et TANGUY, L. (1994). Une compétence simple se situe habituellement au niveau des objectifs spécifiques. Une compétence complexe est habituellement formulée au niveau des buts éducationnels ou des objectifs généraux. Quoiqu’il en soit, on ne peut dissocier les termes compétence et objectif. V cycle de la didactique. VA M, Y et EE.

N. Manifestation d’une compétence. L’indicateur du niveau de développement d’une compétence c’est la réussite d’un problème complexe, non familier qui oblige l’individu à mobiliser des ressources particulières (connaissances, habiletés, valeurs, attitudes, schèmes, stratégies) et qui exige une action adaptée dans un temps raisonnable. Le concept de compétence repose sur l’identification de comportements observables et de situations (contextes) dans lesquelles l’individu doit démontrer une telle disposition. La compétence est directement associée à une performance spécifique exprimée en termes de résultats ou de capacités dans un contexte particulier. Elle réfère à la description d’une action, d’un comportement ou d’un résultat dans un format critérié qui en facilite la description, l’observation et l’évaluation. On réfère généralement à des compétences composées d’un ensemble de savoirs (i.e. savoir-faire, savoirs procéduraux, etc.) qu’un individu doit acquérir et maîtriser __ MARCELIN, O. (1996); NORRIS, N. (1991); WATERS, E. et SROUFE, L. A. (1983) dans GIRARD, J. (1999).

O. Compétence/évaluation. Toute compétence, pour exister, suppose l’intervention du jugement d’autrui __ LE BOTERF, G. (1999). Évaluer les compétences des élèves consiste à mesurer les performances réalisées sous-tendant ces compétences, soit par un diagnostic en cours de parcours (évaluation formative), soit par une vérification en un verdict final (évaluation sommative) __ ARÉNILLA et al. (1996). [Dans cette optique, les performances sont des manifestations observables de la compétence, laquelle renvoie plutôt aux processus inobservables qui la sous-tendent.] Une compétence suppose en effet un traitement de l’information (pendant l’accomplissement de la tâche), traitement qui repose sur l’existence d’une base de connaissances contenant des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être appropriés et dont la manifestation externe est, dans ce cas, un comportement observable. Dès lors, une condition apparaît essentielle à la validité des instruments d’évaluation que nous construirons : l’instrument particulier devra être conçu de sorte à inciter l’adoption du comportement que la maîtrise d’une compétence donnée rend possible. Autrement dit, il devra y avoir congruence entre instrument d’évaluation, comportement observable et compétence. Ainsi, si la compétence visée consiste à utiliser un logiciel de traitement de texte particulier, l’instrument d’évaluation de cette compétence devra inciter l’apprenant à utiliser les diverses fonctions de ce logiciel de traitement de texte et non pas, par exemple, à décrire ces fonctions __ BRIEN, R. (1997). L’enjeu est double lorsqu’on veut inférer une compétence : il faut, d’une part, concevoir des situations et, d’autre part, élaborer des outils de jugement __ SCALLON, G. (2004). D’un point de vue purement éthique, on doit se référer à des réalités qui ont été objets d’apprentissage ou qui présentent des analogies avec ce qui a été appris. (...) Dans une optique d’évaluation, les situations à présenter aux élèves doivent avoir certaines caractéristiques : une production attendue, un problème mal défini, des données insuffisantes ou superflues, le réalisme, la complexité et la possibilité de bien préciser les ressources à mobiliser et, enfin, l’autonomie de l’élève. (...) Dans le domaine des apprentissages, qu’il s’agisse d’habiletés complexes ou de compétences, les jugements sont exprimés au moyen d’échelles d’appréciation. Celles-ci remontent aux premiers questionnaires d’attitudes ou aux inventaires d’intérêts, et leur utilisation s’est étendue au domaine des productions complexes. (...) L’examen des nouvelles pratiques d’évaluation montre que les outils de jugement ont deux débouchés importants : 1. décrire de la façon la plus complète possible ce dont un individu est capable (afin de guider sa progression); 2. exprimer un jugement global sous la forme d’une note chiffrée (pour certaines décisions de certification) __ id.

P. Compétence/contexte d’évaluation. L’attestation de la capacité de réaliser une tâche (la qualification) serait différente du développement d’une compétence selon François CAUCHY (1995), car lorsqu’il s’agit de compétence, il faut que la performance ait lieu dans une situation problème plutôt que dans une situation prédéterminée.

Q. Niveaux de complexité. À un niveau inférieur de complexité, une compétence peut se rapporter à un ou quelques comportements reliés à des tâches simples (peler un oignon, préparer une salade, composer une vinaigrette). À un niveau supérieur de complexité, une compétence fait référence à un important réseau de comportements reliés à des tâches complexes (préparer un repas; devenir cuisinier). VA W.

R. Définition opérationnelle. Dans une approche quantitative pour vérifier certaines compétences, Fredrick L. FINCH (1980) définit la compétence selon quatre facettes : le contexte d’application, les comportements requis, la description des moyens pour mesurer la compétence et la méthode d’établissement du score de césure __ AUGER, R. (1986). Le score de césure réfère ici au niveau de maîtrise suffisant. Quatre types de variables doivent être prises en compte pour élaborer une définition opératoire de la compétence : a) le degré de complexité des problèmes à traiter (simple, complexe, de haute complexité); b) le type de combinatoire (si la compétence est un savoir combinatoire pour agir ou réagir, la question de l’axe d’intégration des savoirs devient essentielle. C’est en fonction de cet axe (ou de quelques-uns) que s’organisera l’architecture de la compétence. Les types de combinatoire sont largement fonction de types de problèmesà traiter. Il s’agit donc de rechercher ce qui caractérise la spécificité de l’architecture de la compétence); c) le champ d’application (par exemple : l’agriculture, l’éducation,...); d) le niveau de compétence (débutant, maîtrise professionnelle, expertise) (LE BOTERF, G., 1995). Comme le tableau ci-après l’indique, ce n’est qu’après une certaine période d’apprentissage qu’un individu pourra être reconnu comme compétent dans son contexte de travail. VA V.

S. Compétence/expert. Les experts (...) découpent le monde de façon optimale, en formant des familles [de situations] assez restreintes là où ils disposent d’un capital spécifique de savoirs et de savoir-faire, des familles assez larges lorsque leur capacité de poser et de résoudre des problèmes quelconques est leur ressource principale __ PERRENOUD, P. (1996). La compétence de l’expert, au-delà de l’intelligence opératoire, se fonde sur des schèmes heuristiques ou analogiques propres à son domaine, des démarches intuitives, des procédures d’identification et de résolution d’un certain type de problèmes, qui accélèrent la mobilisation des connaissances pertinentes et leur transposition et sous-tendent la recherche et l’élaboration de stratégies d’action adéquates. Ajoutons que l’expertise suppose aussi des attitudes et des postures mentales, une curiosité, une passion, une quête de sens, l’envie de tisser des liens, un rapport au temps, une façon de marier intuition et raison, prudence et audace, qui sont issus à la fois de la formation et de l’expérience __ PERRENOUD, P. (1997). Un expert est avant tout un individu qui dispose d’un réseau fortement articulé de connaissances disciplinaires __ CRAHAY, M. (1997). VA compétence transversale, F.

T. Compétence/excellence. Le terme de compétence désigne la capacité d’accomplir une tâche donnée de façon satisfaisante... L’excellence est à la fois un état d’accomplissement qui approche de l’absolu et un niveau de performance d’ordre supérieur qui n’est le plus souvent atteint que par une petite minorité __ DE LANDSHEERE, V. (1988). Et l’excellence n’est pas la perfection __ LEGENDRE, R. (1995).

U. Compétence minimale. L’expression « compétence minimale » est employée, mais il semble préférable de la remplacer par « maîtrise minimale » et de réserver le terme « compétence » pour l’état caractérisé par ce niveau de maîtrise et par des niveaux plus élevés. Dans un autre contexte, celui de l’élaboration d’un curriculum [sens restreint], Françoise RAYNAL et Alain RIEUNIER (1997) présentent la compétence minimale comme étant le « bagage minimal » qu’un individu scolarisé peut acquérir dans les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être, sans que ce niveau de « compétence » compromette ses chances de vivre une honnête vie de citoyen ou de poursuivre des études supérieures.

V. Niveaux de compétence. Voir tableau page suivante de Guy LE BOTERF (1995).

Image

de soi

• très congruente

• connaît points forts et limites de l'expertise

• confiance en soi, aisance, aplomb

• sait gérer son image

• confiance en ses capacités et ses connaissances acquises

incertitudes

Trois niveax de compétence __ LE BOTERF, G. (1995)

Méta-

connaissance

• difficulté à expliciter et à verbaliser

• pratiques incorporées

explicitation des pratiques non totalement incorporées

règles et méthodes faciles à expliciter

Mode

d'intervention

• capacité à courtcircuiter les étapes d'une procédure

• forts automatismes incorporés

• stratégie globale plutôt qu'analytique

• sait faire des impasses

• stratégie d'étude et de résolution de problèmes

• sait décider ce qu'il doit faire pour atteindre un objectif

• sait prendre des décisions raisonnées en fonction d'un diagnostic et d'un objectif

• tâtonnement, essais et erreurs

• progression pas à pas et très analytique

Contextuali-sation

des savoirs

• très contextualisés

• très rapidement mobilisables

contextualisés

généraux et peu contextualisés

Autonomie

• totale : peut en fixer les limites

• sait donner de nouvelles interprétations aux règles

• capacité à créer ses propres règles

• abandon des règles d'entraînement

• autonomie

• sait interpréter les règles

• simplification ou abandon progressif des règles d'entraînement

• faible autonomie

• application des règles formelles

• forte utilisation des règles d'entraînement

Intuition

Insight

• forte capacité d'intuition et d'insight

• confiance limitée en l'intuition

• se fie aux méthodes d'analyse

• peu ou pas de recours à l'intuition

Fiabilité

• très grande régularité de la compétence

fiabilité

peu fiable mais réussites ponctuelles

Gestion

du temps

• peut agir très vite mais sait choisir les rythmes adéquats

• non seulement réagit mais anticipe

• immédiatement opératoire

• réagit en temps opportun

• respect rigoureux du temps des procédures

maîtrise peu les contraintes de temps

Intelligibilité

des

situations

• vision synthétique

• sépare l'essentiel de l'accessoire

• saisie rapide des signaux faibles

• économie des informations

• vision globale et cohérence des situations

• vision partielle

• difficulté à distinguer l'essentiel de l'accessoire

• faible tri des informations

Expertise

Maîtrise
profes-
sionnelle

Débutant

W. Mono/interdisciplinarité. Une compétence simple s’inscrit habituellement dans une approche monodisciplinaire; une compétence complexe, dans une approche interdisciplinaire.

X. Méthodes d’enseignement. Nous avons classifié ces méthodes selon : a) qu’elles étaient susceptibles de faciliter l’acquisition de connaissances déclaratives et de connaissances procédurales; b) qu’elles étaient susceptibles de faciliter le montage et/ou le rodage de connaissances déclaratives et de connaissances procédurales; c) qu’elles pouvaient être utilisées sur une base individuelle, avec des petits groupes (deux à cinq élèves) ou avec des grands groupes. Cette classification est présentée dans le tableau suivant de Robert BRIEN (1997) : VA Z; technique d’enseignement, B.

Classification de méthodes pour l’acquisition de connaissances déclaratives et procédurales __ BRIEN, R. (1997)

Connaissances déclaratives

Connaissances procédurales

Habiletés

Stratégies cognitives

INDIVIDUALISÉ

Montage
(élaboration d’une
compétence)

a-a assisté

ens. programmé

exercices

inf. structurée

jeux

lectures dirigées

modules a-v

prog. télévisuelle

protocoles

tutorat

a-a assisté (d,p)

ens. programmé (d,p)

exercices (p)

inf. structurée (d,p)

jeux (p)

lectures dirigées (d)

modules a-v (d,p)

prog. télévisuelle (d,p)

protocoles (p)

simulation (p)

tutorat (d,p)

a-a assisté (d)

ens. programmé (d)

exercices (p)

inf. structurée (d)

jeux (p)

lectures dirigées (d)

méth. des cas (p)

méth. des projets (p)

modules a-v (d)

prog. télévisuelle (d)

simulation (p)

tutorat (d,p)

Rodage
(raffinement de la
compétence)

exercices

jeux

tutorat

ens. par les pairs

exercices

jeux

simulation

tutorat

jeux

méthode des cas

méthode des projets

simulation

tutorat

PETITS GROUPES

Montage
(élaboration d’une
compétence)

démonstration

discussion

ens. par les pairs

exercices

jeux

ens. par les pairs (d,p)

exercices (p)

démonstration (d)

jeux (p)

jeux de rôles (d,p)

protocoles (p)

simulation (p)

démonstration (d)

discussion (p)

ens. par les pairs (d,p)

exercices (p)

jeux (p)

jeux de rôles (d,p)

méth. des cas (p)

méth. des projets (p)

protocoles (p)

simulation (p)

tutorat (d,p)

Rodage
(raffinement de la
compétence)

jeux

discussion

ens. par les pairs

tutorat

ens. par les pairs

jeux

simulation

tournois

discussion

jeux

jeux de rôles

méth. des cas

méth. des projets

simulation

tutorat

GRANDS GROUPES

Montage
(élaboration d’une
compétence)

démonstration

ens. par les pairs

exercices

exposé

jeux

tournois

démonstration (d)

ens. par les pairs (d,p)

exercices (p)

exposé (d)

jeux (p)

tournois (p)

démonstration (d)

ens. par les pairs (d,p)

exposé (d)

jeux (p)

tournois (p)

Rodage
(raffinement de la
compétence)

exercices

jeux

tournois

exercices

jeux

tournois

jeux

tournois

Légende :

d : déclaratif ens. : enseignement

p : procédural inf. : information

a-a : autoapprentissage méth. : méthode

a-v : audiovisuel progr. : programmation

Y. Compétence/qualification/valeur. La qualification suppose que la reconnaissance des compétences fasse référence à un système de valeurs. Qualifier, c’est attribuer une valeur __ LE BOTERF, G. (1995). La compétence, même en éducation, réside dans une certaine efficience, un rendement dans l’action. C’est comme si le terme de compétence se situait à un niveau tel de complexité qu’il permet de dépasser les notions de capacité, qualification, savoir-faire, etc. __ DOLZ, J. et OLLAGNIER, E. (2000). La compétence est toujours finalisée, orientée vers l’atteinte d’un objectif. Les actions du sujet doivent mener au traitement de la situation __ JONNAERT, P. (2002). La mise en œuvre du traitement d’une situation-problème suppose que cette personne mobilise efficacement une série de ressources pertinentes pour la situation. Enfin, une compétence suppose que l’ensemble de ces résultats a non seulement permis le traitement de la situation avec succès, mais aussi que ces résultats soient socialement acceptables; cette double caractérisation du résultat (succès vs acceptation sociale), nécessite d’intégrer une dimension éthique à l’évaluation des résultats __ id.

Z. Compétence/conceptions de l’enseignement et de l’apprentissage. La notion de compétence, notion à la limite du scientifique et du sens commun, revêt donc des usages sociaux divers. Elle désigne (...) de nouvelles conceptions de l’enseignement et de l’apprentissage et, en même temps elle les légifère __ TANGUY, L. (1996). Ce que nous entendons par compétence varie selon le cadre de référence, l’approche théorique ou l’angle sous lequel nous l’analysons. En effet, les critères d’évaluation varieront selon l’idéal privilégié par l’analyste. À titre d’exemple, en admettant qu’une approche pédagogique favorise l’acquisition d’un type spécifique de savoir ou de manière d’appréhender le réel et en associant la notion de compétence à celle de savoir, nous pouvons construire le tableau suivant __ JUTRAS, F. (1984) :


Approche pédagogique compétence/savoir
Mécaniste savoir-avoir
Techno-systémique savoir-avoir
savoir-faire
Organique savoir-être
Autogérée savoir se situer
Pédagogie sociale d’autodéveloppement progressif

savoir-savoir

 savoir-créer

savoir-devenir

savoir-inventer



Le sens que revêt la notion de compétence peut différer de manière importante selon la conception de l’apprentissage privilégiée et le cadre de référence (constructiviste, cognitiviste, béhavioriste) qui la sous-tend. Dans une perspective constructiviste ou socioconstructiviste, le sens donné à la compétence et la manière de l’aborder (de façon plus globale et systémique) diffèrent du sens donné au concept d’objectif, dans la tradition taxonomique davantage inscrite dans une approche analytique. VA paradigme éducationnel, G.

AA. Compétence/école/vie quotidienne. Le terme compétence tend progressivement à supplanter, dans le discours pédagogique, celui de connaissance. Ceci n’est pas anodin. Il faut y voir une volonté de s’écarter de la tendance qu’a l’école à faire acquérir des savoirs morts. Nombreuses sont, en effet, les recherches qui attestent que l’esprit des élèves est meublé de connaissances inertes. Ainsi, beaucoup d’élèves font la preuve qu’ils maîtrisent des connaissances mathématiques et/ou scientifiques pour réussir les épreuves scolaires, mais ne les mobilisent pas pour résoudre un problème de la vie quotidienne. Plus grave, il semble que la plupart des adolescents développent leurs réflexions personnelles en rupture avec la formation qu’ils reçoivent à l’école. Au moment d’aborder la vie active, la plupart des jeunes seraient ainsi dotés d’un double répertoire de connaissances et/ou de compétences : celles qui sont acquises à l’école et celles qui sont construites de façon autonome ou en interaction avec des condisciples. Ce second répertoire de connaissances constituerait un savoir plus solide et plus profondément assimilé par les élèves. C’est ce savoir qu’ils utiliseraient pour rendre significatifs les événements qui composent leur quotidien. En revanche, ces connaissances seraient d’un niveau de validité moindre que celles diffusées par l’école; elles correspondraient à des conceptions abandonnées par le monde scientifique __ CRAHAY, M. (1997).

BB. Utilitarisme/culture. (...) limiter la formation des élèves et des étudiants à l’acquisition de savoirs utiles à l’accomplissement de tâches, c’est faire preuve d’un réductionnisme dangereux : on risque de faire des élèves les agents serviles d’un système économique. (...) En définitive, il s’agit moins de rendre le savoir utile que de faire en sorte que l’élève se l’approprie. L’enjeu est — pensons-nous — de repérer et/ou d’inventer les pratiques pédagogiques qui suscitent chez chacun une véritable dynamique d’apprentissage et de réflexion. Il faut que les élèves fassent l’expérience de connaissances propres à résoudre des problèmes, mais aussi qu’ils découvrent que les savoirs sont des objets culturels faits pour penser. Sans nul doute, il faut encourager l’enfant à agir sur le réel, mais il faut aussi l’inciter à s’interroger sur la portée de ses actes et à questionner le monde social dans lequel il est né. Ce faisant, il ira nécessairement à la rencontre du patrimoine culturel que l’humanité a progressivement accumulé. (...) Dans le courant américain « minimum competence », la compétence générale qui doit être développée chez l’élève lors de son passage dans le système d’éducation peut se traduire par ce niveau de performance dont a besoin un citoyen pour fonctionner dans la société dans laquelle il vit. « Fonctionner » signifie ici appliquer les habiletés acquises à d’autres situations qui requièrent la communication, l’étude des solutions possibles et la décision __ BRITELL, J. K. (1980) : trad. V culture; éducation; être éduqué.

CC. Responsabilité. Le développement de la compétence n’est pas de la responsabilité exclusive de l’école. Nous devons cependant faire en sorte que l’école développe les capacités nécessaires pour y accéder __ CAUCHY, F. (1995).

DD. Concept en mouvance. Certains auteurs pensent que la compétence est une question de degré, d’autres croient plutôt de façon dichotomique qu’on est compétent ou non. Comme le dit Guy LE BOTERF (1995), « c’est un concept en voie de fabrication... certains y associent les qualifications, d’autres le réduisent au savoir-faire... le lient à un niveau du diplôme ». On le définit aussi comme une capacité de remplir des rôles __ DGEC (1991), des capacités de niveau supérieur liées à des tâches complexes et globales __ DÉSILETS, M. et TARDIF, J. (1991) ou un « savoir-agir » __ REBOUL, O. (1980). Pour Guy LE BOTERF (1994), c’est « savoir-transférer », ce ne serait pas un état, mais un processus. Certains auteurs lient la compétence à des tâches près de la vie courante, d’autres n’en parlent pas. On présente la compétence soit dans un contexte de planification de formation comme P. DESHAIES ou encore comme G. LE BOTERF dans un contexte de travail. D’après les auteurs consultés, ce concept est traité selon des préoccupations sociales, scolaires ou éducatives.

EE. Compétence/objectif. Beaucoup d’auteurs insistent pour que la notion de compétence soit bien distinguée de celle d’objectif, bien que ce soit là deux façons d’exprimer des attentes, des résultats ou encore des intentions de formation. Le monde des objectifs serait associé à une approche scolaire de la formation : les tâches et les contenus y ont une connotation scolaire; les connaissances, les habiletés et les attitudes ont une portée restreinte dans le temps. En revanche, les compétences correspondraient plutôt à des caractéristiques recherchées chez les personnes qui ont quitté l’école et qui entrent dans la vie active (SAINT-ONGE, 1995b). Autre point de vue à mentionner : si les objectifs peuvent se rapporter à des cours, les compétences peuvent être vues comme des objectifs de programmes lorsqu’il y a intégration de plusieurs cours (DÉSILETS, M. et BRASSARD, C., 1994) __ SCALLON, G. (2004). Certains auteurs opposent les termes « compétence » et « objectif ». La compétence serait davantage abordée du point de vue du sujet et du caractère singulier de ce dernier; la notion d’objectif renvoie à quelque chose d’objectivable et par conséquence d’extérieur au sujet. VA J et M.

FF. Compétences et ressources. Il est fréquent de définir une compétence comme une combinatoire de ressources tant internes qu’externes.

GG. CN : approche par *; carte de *; facteur métacognitif de *; formation fondée sur la * professionnelle; objectif de *; reconnaissance de la *; sanction des *; socle de *; test de *.

HH. CN __ compétent : enseignant *.


COMPÉTENCE ASSURÉE

Péd. Traduction de l’expression anglaise mastery learning __ HUBERMAN, M. (1984). Syn. apprentissage assuré/réussi. V pédagogie de la réussite.


COMPÉTENCE COMMUNICATIVE

Com./Ens. lang. Ensemble des savoirs individuels (savoirs, savoir-faire, savoir-être) impliqués dans la communication verbale. VA approches didactiques en langues, C. EA compétence langagière.

A. Compétence linguistique/langagière. En didactique des langues, on oppose souvent compétence linguistique (sur le code ou la langue proprement dite) à compétence langagière (à la fois sur le code et les autres aspects de la communication). VA compétence discursive.

B. Compétences sous-jacentes. La compétence à communiquer est constituée d’une bonne dizaine de compétences sous-jacentes, distinctes les unes des autres, mais imbriquées à divers niveaux dans l’opération de communication. On peut les répartir en deux blocs : les compétences sous-jacentes immédiates les plus directement impliquées, et les compétences médiates susceptibles d’avoir des effets importants sur la communication __ BIBEAU, G. (notes de cours).

C. Compétences sous-jacentes immédiates : 1. La compétence cybernétique ou le savoir relatif aux lois de la communication et aux contraintes auxquelles elle est soumise. 2. La compétence linguistique ou le savoir relatif à la langue, comme code dans le sens strict du terme : structures phoniques, grammaticales, lexicales, sémantiques, stylistiques, y compris leurs variations sociolinguistiques. V grammaire; parole.À la compétence linguistique, on peut associer la compétence contextuelle, c’est-à-dire le savoir qui permet à un locuteur de reconnaître le sujet de conversation, son contenu, le registre utilisé, le style de l’interlocuteur, les phénomènes de redondance, l’intelligibilité, l’enchaînement des énoncés, etc. La notion de contexte se réfère ici à l’environnement proprement linguistique. 3. La compétence discursive ou le savoir relatif aux types de discours et à leurs fonctions, ainsi qu’aux règles d’utilisation des structures linguistiques dans la communication. 4. La compétence situationnelle ou le savoir relatif à l’interprétation de la situation dans laquelle les interlocuteurs se trouvent au moment où ils communiquent ou à laquelle leur discours fait référence, ainsi qu’à l’appréhension des rapports à faire entre la situation et le discours tenu durant la communication. La notion de situation se réfère ici à l’environnement physique et spatiotemporel, comprenant les interlocuteurs eux-mêmes comme êtres physiques. V pragmatique. 5. La compétence paraverbale (abusivement appelée non verbale) ou le savoir relatif à ce qui accompagne l’énonciation verbale et qui lui est associé, à l’oral (mimiques, gestes ou attitudes physiques) et à l’écrit (signes conventionnels qui entourent et accompagnent les textes).

D. Compétences sous-jacentes médiates : 1.La compétence psychologique et psycholinguistique ou le savoir relatif aux êtres humains en général et à leurs comportements langagiers, y compris ceux du locuteur. 2. La compétence intellectuelle : degré de maîtrise des opérations formelles de l’intelligence (au sens piagétien), telles que les habiletés dans la conception et la formulation des idées, la mémoire et le bagage de connaissances générales et spécifiques. 3. La compétence sociale ou le savoir relatif aux règles de comportement social dans la communauté linguistique. 4. La compétence culturelle ou socioculturelle ou le savoir relatif aux modes de vie, aux schèmes, aux valeurs et aux croyances diverses de la communauté linguistique. 5. La compétence informationnelle ou le savoir relatif à l’information et au traitement de l’information véhiculés dans la communication. V information.

E. Intégration des compétences. Le modèle de Catherine Kerbrat-Orecchioni (1980) distingue compétence linguistique, compétence paralinguistique et compétence idéologique et culturelle, tant en production qu’en interprétation de discours. Si la première est explicite, la dernière est largement implicite. Quant à Patrick CHARAUDEAU (1983), il se base sur la dichotomie sujet-communicant et sujet-interprétant. Le type de compétence langagière le plus vaste est pour lui la compétence situationnelle, qui ressemble à la compétence sociolinguistique de Dell Hymes. Celle-ci inclut la compétence discursive (ex. : les genres publicitaire, politique, scolaire, scientifique, etc.), qui elle-même inclut la compétence linguistique. Le modèle de Monique LEBRUN (1987) est un modèle aux compétences emboîtées qui reprend, en les situant, les diverses notions de compétences mentionnées plus haut. Dans ce dernier modèle, la compétence discursive devient le niveau le plus élevé de la compétence langagière, puisqu’il inclut la compétence textuelle, qui résulte elle-même d’une combinaison des compétences sémiotico-sémantique et linguistique, et la compétence pragmatique, qui tient compte à la fois de la situation et de l’idéologie.


Modèle de compétences emboîtées __ LEBRUN, M. (1987)


COMPÉTENCE CONTEXTUELLE

Com./Ens. lang. V compétence communicative.


COMPÉTENCE CULTURELLE

Ens. lang./Éduc. cult. VA compétence communicative, D.4 et E.

A. Profil culturel. D’après le Conseil supérieur de l’Éducation du Québec (1989), le profil culturel des enfants du primaire se caractérise par : 1. une grande quantité de connaissances dans divers domaines, éveillant les goûts et les intérêts des enfants; 2. une expression de soi favorisée surtout par le monde des loisirs; 3. un horizon social élargi allant de pair avec leur degré d’ouverture sur le monde, principalement grâce à la télévision, et avec leur communication avec les autres, en utilisant aisément la langue comme outil d’expression de leurs pensées et de leurs sentiments; 4. une sensibilité et une imagination accrues, grâce à la quantité et à la variété des stimuli; 5. des normes de conduite diversifiées, caractérisées par une pluralité des codes et des modèles de comportement, et par des échelles de valeurs, s’intégrant elles-mêmes dans une pluralité socioculturelle. Cette pluralité influence l’intériorité des enfants, ainsi que leur conscience éthique.

B. Profil éthique. Le profil éthique des enfants d’aujourd’hui aurait les traits suivants : 1. l’autonomie dans le choix des règles de conduite (le contexte actuel effaçant la convergence des codes, bien que la télévision impose les modèles dominants); 2. la distance et la tolérance grâce à la diversité des points de références; 3. le désarroi et la confusion dans le monde des valeurs devant une multiplicité de modèles, pouvant conduire à l’anomie, c’est-à-dire à l’incapacité de se fixer des normes de conduite; 4. l’absence de point de repère, de référentiel nuisant à l’affirmation d’une identité éthique __ CSE (1989).


COMPÉTENCE CYBERNÉTIQUE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, C.1.


COMPÉTENCE DE COMMUNICATION

Ens. lang. VA didactique de l’oral.


COMPÉTENCE DISCURSIVE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, C.3 et E.

Compétence discursive/communicative. Dans les fondements théoriques de la méthode communicative proposés par Michael CANALE et Merrill SWAIN (1980), la compétence discursiveétait incluse dans la compétence sociolinguistique. Ce n’est qu’en 1981 que CANALE en fait une compétence à part. Elle comprend alors « la cohésion formelle et la cohérence sémantique des énoncés » __ GERMAIN, C. (1991). Pour Sophie MOIRAND (1982), la composante discursive de la compétence communicative est « la connaissance et l’appropriation des différents types de discours et de leur organisation en fonction des paramètres de la situation de communication dans laquelle ils sont produits et interprétés ».


COMPÉTENCE ÉTHIQUE

Did./Péd. VAéducation relative à l’environnement, X.


COMPÉTENCE EXPLICITE

Ens. lang./Ens. L2. Compétence qui constitue la grammaire externe consciente. V grammaire externe; savoir explicite. EA compétence implicite.


COMPÉTENCE GÉNÉRIQUE

Ens. lang./Ling. VA discours, A.


COMPÉTENCE IDÉOLOGIQUE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, E.



COMPÉTENCE IMPLICITE

Ens. lang./Ens. L2. Selon ELLIS, N. (2011) et PARADIS, M. (2004, 2009), compétence qui constitue lagrammaire interne, non consciente. V grammaire interne. VA approche neurolinguistique, A1, A2, A4, B1, C.2.2, F2; théorie neurolinguistique du bilinguisme, B et D. EA compétence explicite; savoir explicite.


COMPÉTENCE INFORMATIONNELLE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, D.5.


COMPÉTENCE INTELLECTUELLE

Com./Did./Ens. lang./Péd. Habileté d’application, de compréhension, d’expression-communication et de résolution de problèmes __ VALDEVELDE, L. (1982) dans BASQUE, J. (1989). VA compétence communicative, D.2.


COMPÉTENCE INTERCULTURELLE

Fond. éduc./Péd. Capacité d’interpréter les actes de communication intentionnels (paroles, signes, gestes) et inconscients et les coutumes d’une personne issue d’une culture différente de la nôtre __ BENNETT, C. I. (1999) dans TOUSSAINT, P. et al. (2002).

Emphase. L’accent est mis sur l’empathie et la communication __ id.


COMPÉTENCE LANGAGIÈRE

Ens. lang. Connaissance qu’a un individu d’une langue ou son habileté à l’utiliser en contexte. VA communication, M et N; compétence communicative, AEA compétence linguistique.


COMPÉTENCE LINGUISTIQUE

Ens. lang./Ling. VA compétence communicative, A, C.2 et E; didactique de l’oral. EA compétence langagière.


COMPÉTENCE MINIMALE

Cur./Diagn./Did./Péd. Il vaut mieux dire maîtrise minimale. VA compétence, U.


COMPÉTENCE PARALINGUISTIQUE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, E.


COMPÉTENCE PARAVERBALE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, C.5.


COMPÉTENCE PARENTALE

Éduc. Capacité réelle d’un parent à répondre aux besoins de son enfant __ TRUDELLE, D. (1991).

A. Aspects. La compétence parentale peut être définie en tenant compte de deux aspects : la condition de parent et le fait d’agir en tant que parent. « La condition de parent implique une étape du développement de la personne qui lui confère une dimension élargie de soi, dans une perspective altruiste renouvelée. » Agir en tant que parent « introduit la notion d’apprentissage, de connaissance, d’attitude et de comportement dans le but d’influencer le développement et le fonctionnement de l’enfant » (CSMQ, 1985) __ id.

B. Nature. Selon Réjean TESSIER et al. (1988), nous ne pouvons concevoir la compétence de l’enfant sans évoquer la compétence parentale. Elle est plus ou moins présente chez chaque individu, plus ou moins apprise et développée selon les circonstances et aussi, plus ou moins stimulée ou inhibée par l’enfant lui-même. Elle s’exerce et se confirme dans le cadre d’un système interactif des relations « parents-enfants » __ id.

C. Modèles. Plusieurs auteurs (BELSKY, J., 1984; McGILLICUDDY-DELISI, A. V., 1985; SIGEL, I. E., 1985) ont défini la compétence parentale à partir de différents modèles. Ceux de McGILLICUDDY-DELISI (1985) et de SIGEL (1985) accordent tous deux une grande importance aux conceptions qu’ont les parents de l’éducation de leurs enfants. Pour SIGEL (1985), ces conceptions sont des constructions de la réalité et sont considérées comme des vérités, bien que l’évidence de leur véracité n’existe pas nécessairement. Le modèle de SIGEL (1985) est plus complexe et de nature interactionnelle. Il veut expliquer le lien entre les croyances, les comportements des parents et le développement de l’enfant. De son côté, McGILLICUDDY-DELISI (1985) s’intéresse à l’impact des croyances des parents et de leur niveau d’éducation sur leurs comportements. Bien qu’ils tentent tous d’expliquer l’origine des croyances à travers une dimension culturelle, ces modèles semblent négliger l’aspect écologique de la compétence parentale. Comme le soulignent Jean-Pierre POURTOIS et al. (1984), la famille doit être considérée comme un écosystème d’éducation. À partir du modèle écologique de Urie BRONFENBRENNER (1979), il est possible de distinguer quatre sous-systèmes : le microsystème, le mésosystème, l’exosystème, le macrosystème __ id.


COMPÉTENCE PRAGMATIQUE

Com./Ens. lang. V pragmatique.


COMPÉTENCE PROFESSIONNELLE

Form. prof. Connaissances théoriques et pratiques qu’un employé a acquises dans son champ professionnel __ MUNGER, M. (1983). Aptitude à exercer efficacement un métier, une fonction ou certaines tâches spécifiques, avec toutes les qualifications requises à cet effet __ BIT (1987). V qualification professionnelle. EA connaissances professionnelles.

A. F.f.À utiliser au lieu de qualifications __ MUNGER, M. (1983).

B. CN : formation fondée sur la *.


COMPÉTENCE PSYCHOLINGUISTIQUE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, D.1.


COMPÉTENCE PSYCHOLOGIQUE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, D.1.


COMPÉTENCE RÉDACTIONNELLE

Ens. lang. Ensemble de savoirs et de savoir-faire permettant de rédiger des écrits. Syn.compétence scripturale; savoir-écrire. TA littératie.

Compétence textuelle/discursive. La compétence rédactionnelle inclurait une compétence textuelle relative à la capacité de fabriquer des textes et une compétence discursive relative à la capacité d’adapter le discours aux conditions exigées par la situation de communication __ Groupe EVA (1991).


COMPÉTENCE SCRIPTURALE

Ens. lang. Ensemble de savoirs, de savoir-faire et de représentations concernant la spécificité dans le processus d’écriture et permettant l’exercice d’une activité langagière (extra)ordinaire __ DABÈNE, M. (1991). Syn.compétence rédactionnelle; savoir-écrire.

A. Spécificités. Les spécificités d’ordre scriptural peuvent être analysées à deux niveaux : 1. au niveau des propriétés intrinsèques qui correspondent à une série de propriétés matérielles, linguistiques, sociologiques, anthropologiques et psychologiques; 2. au niveau des activités communicatives __ DABèNE, M. (1991).

B. Composantes. Les diverses composantes de la compétence scripturale constituent autant d’objectifs d’enseignement. D’après Michel DABèNE (1991), elles peuvent être regroupées en : 1. savoirs, qui incluent les savoirs linguistiques, sémiotiques et sociopragmatiques. Ces derniers « renvoient aux fonctions sociales de l’écrit dans une société donnée, à la diversité apparente des discours écrits et à la relative uniformité des représentations qui lui sont attachées »; 2. savoir-faire, qui englobent les connaissances procédurales et la gestion des activités d’écriture. Un des savoir-faire particuliers permet de traiter l’écrit dans une perspective esthétique; 3. représentation : cette composante de la compétence scripturale, qui est présente même chez le scripteur expert, « se caractérise par un degré variable d’insécurité scripturale mesurable aux contradictions qui apparaissent entre discours explicatifs sur l’écrit, discours sur les pratiques, discours évaluatifs et pratiques réelles ».


COMPÉTENCE SÉMIOTICO-SÉMANTIQUE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, E.


COMPÉTENCE SITUATIONNELLE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, C.4 et E.


COMPÉTENCE SOCIALE

Com./Ens. lang. VA compétence communicative, D.3.


COMPÉTENCE SOCIOCULTURELLE

Com./Ens. lang. V compétence culturelle. VA compétence communicative, D.4.


COMPÉTENCE SOCIOLINGUISTIQUE

Com./Ens. lang. V sociolinguistique. VA compétence communicative, C.2 et E; compétence discursive.


COMPÉTENCE TEXTUELLE

Ens. lang. VA compétence communicative, E/rédactionnelle.


COMPÉTENCE TRANSVERSALE

Cur./Did./Péd. Attitude, démarches mentales et démarches méthodologiques communes aux différentes disciplines à acquérir et à mettre en œuvre au cours de l’élaboration des différents savoirs et savoir-faire en vue d’une autonomie croissante d’apprentissage des élèves __ MERF (Belg.) (1997). Compétence qui permet d’agir efficacement dans une large variété de situations ayant des composantes disciplinaires et thématiques __ MEQ (1999). Outils de divers ordres que l’école juge essentiels pour permettre à l’élève de s’adapter à des situations variées et de poursuivre ses apprentissages sa vie durant __ MEQ (2004). Exploiter l’information; résoudre des problèmes; exercer son jugement critique; mettre en œuvre sa pensée critique __ id. Dans cette optique, chacun des niveaux taxonomiques des différents domaines complémentaires de développement de l’être éduqué (affectif, cognitif, conceptuel, moral, perceptuel, psychomoteur, social) est une compétence transversale. V cycle de la didactique; objectif d’habileté; taxonomie. VA compétence, I; programme d’études, I.

A. Transdisciplinarité. Les compétences transversales sont de caractère générique et ont une portée plus large que les compétences disciplinaires. Elles n’ont pas de frontières disciplinaires; elles sont l’expression des buts communs aux disciplines et aux domaines de vie. Elles sont d’ailleurs l’objet d’interventions dans toutes les activités scolaires et disciplinaires. Elles sont complémentaires les unes aux autres et s’inscrivent dans la logique de décloisonnement horizontal (à travers les disciplines) et vertical (processus de développement tout au long de la vie) __ MEQ (2001, 2004). Dans cette optique, chacun des niveaux taxonomiques des différents domaines complémentaires de développement de l’être éduqué (affectif, cognitif, conceptuel, moral, perceptuel, psychomoteur, social) est une compétence transversale. V taxonomie.

B. Compétence/transversalité. L’expression « compétence transversale » peut laisser supposer qu’une même compétence est transférable à tous les contextes, dans toutes les disciplines. Or, la compétence est peu transférable, car elle est attachée à des contenus et à des contextes particuliers. Ainsi, même lorsque l’on possède les connaissances qui permettent sa mise en œuvre dans des contextes divers, il faut savoir repérer dans des situations complexes, les éléments qui correspondent aux compétences que l’on possède __ BERNAERDT, G. et al. (2000). Bernard REY (1995) recommande ainsi de substituer à la notion de « compétence transversale » celle « d’intention transversale ». VA compétence, I.

C.Évaluation. M. ROMAINVILLE (2000) souligne l’illusion que représente l’évaluation certificative et interdisciplinaire des compétences transversales. Considérant leur développement progressif et leur forte adhérence aux contenus et aux contextes, il affirme qu’il serait plus à propos de parler de régulation des compétences transversales.

D. Compétences méthodologiques/transversalité. Contrairement à un discours fréquent qui les présente comme des compétences transversales par excellence, les compétences méthodologiques ne seraient nullement transférables automatiquement. Les recherches modernes révèlent une adhérence très forte des méthodes de travail aux contenus __ TARDIF, J. (1999).

E. Compétences générales/spécifiques. Le souci de rendre l’école vivante peut conduire à une dérive que nous qualifierons d’instrumentale ou de fonctionnaliste. La volonté de cibler l’action éducative sur des compétences transversales, c’est-à-dire « des attitudes, démarches mentales et démarches méthodologiques communes aux différentes disciplines » (article 5 du décret de juillet 1997) court le risque de participer à cette dérive. Certes, il est tentant de vouloir doter l’individu d’instruments intellectuels qui lui permettent « de réaliser des performances dans toutes les situations où il est plongé » (Socles de compétences dans l’enseignement fondamental et au premier degré de l’enseignement secondaire, 1994). Cependant, il faut craindre que certains enseignants, bien intentionnés, ne cherchent à développer des savoir-faire méthodologiques indépendamment de compétences spécifiques ou de compétences disciplinaires. Pareille entreprise est vouée à l’échec. Les recherches récentes en psychologie cognitive ont montré qu’il convient de refuser le dilemme dans lequel nous enferme l’interrogation de MONTAIGNE : une tête bien pleine n’est pas l’opposé d’une tête bien faite. Bien plus, une démarche de pensée efficace ne peut se concevoir sans une solide architecture de connaissances spécifiques. (...) Pour la réflexion pédagogique, l’enjeu de l’avenir consiste probablement à articuler ce que l’on a pris l’habitude d’opposer. Il n’est pas admissible d’abandonner la construction de connaissances pour faire acquérir des compétences transversales; l’une ne va pas sans l’autre __ CRAHAY, M. (1997). Quant aux compétences transversales présentes dans notre réforme, par exemple « communiquer, de façon appropriée » ou « mettre en œuvre sa pensée créatrice », c’est un concept plus que douteux. Ce qui est intéressant, ce sont des compétences reliées à des savoirs disciplinaires, ce n’est pas de savoir argumenter dans le vide sans savoir pourquoi __ PERRENOUD, P. (La Presse, 13.03.05). VA compétence, E.

F. Développement d’attitudes et d’aptitudes générales. Deux ensembles de faits doivent nous prémunir contre la tentation de renouer avec la pédagogie formaliste qui se donne pour objectif le développement d’une aptitude générale à réfléchir, à juger et à raisonner : • Des programmes et des manuels scolaires ont été conçus aux États-Unis pour encourager la réflexion, la résolution de problèmes et l’aptitude à apprendre. Le principe de base est de focaliser l’action éducative sur l’enseignement de processus généraux : principes heuristiques, méthodes de raisonnement et de résolution de problèmes transférables. Les activités proposées portent sur un matériau dont le contenu importe peu. Sont privilégiées les situations-problèmes combinant des données multiples ou des tâches abstraites comme des énigmes à résoudre. Les effets de ces programmes sont décevants. • Les études contrastant les démarches de pensée de novices et d’experts montrent que ce qui les distingue le plus, c’est l’organisation de leurs connaissances spécifiques. Autrement dit, un expert est avant tout un individu qui dispose d’un réseau fortement articulé de connaissances disciplinaires. La difficulté qu’éprouvent les débutants à résoudre des problèmes doit être attribuée avant tout à l’insuffisance de leurs connaissances de base et non aux limites de leurs capacités intellectuelles. (...) ce sont les connaissances spécifiques de l’élève qui lui permettent de traiter de façon significative ou non toute information nouvelle qui lui est présentée et ceci, que ce soit en lecture, en mathématiques ou en sciences. Les implications pédagogiques sont claires : plutôt que de chercher à susciter le développement d’hypothétiques compétences transversales désincarnées, il conviendrait de promouvoir des recherches en didactique visant à élaborer des dispositifs d’apprentissage au sein desquels les élèves mobilisent leurs connaissances actuelles, les confrontent à la réalité ou à des points de vue opposés et s’attachent à restructurer ces connaissances en fonction de l’expérience nouvelle __ id.


COMPÉTITION

Gén. VA démécologie de l’éducation, A; écosystème, E et R; paradigme industriel, D.


COMPLAISANCE

Gén. Syn. flatterie; compromission; laisser-aller; laxisme; permissivité; servilité.VA pensée critique, C1.4.1.


COMPLÉMENT

Ens. lang./Ling. Fonction grammaticale d’un mot ou groupe de mots qui est sous la dépendance syntaxique d’un autre et qui en précise le sens. ∈ fonction grammaticale.

A. Exemples : Cette fille est sensible à la musique(complément de l’adjectif). Le programme de cette école vient d’être amélioré (complément du nom). Les résultats de cette année sont bons, mais ceux de l’année passée ne l’étaient pas (complément du pronom).

B. CN : émission de *.


COMPLÉMENTARITÉ

Gén./Éduc./Rech./Sc. État, caractère d’idées, de données, de choses, etc. qui se complètent, qui s’intègrent les unes les autres. V méthodologie mixte. VA constructivisme, K; écologie, R; méthodologie mixte, C; modèle, G; modèle éducationnel, C; recherche quantitative, E; système, D.

CN __ complémentaire : activité *; activité * corrective; contenu *; cours *; cours * au choix; enseignement *; fonction *; formation *; formation professionnelle *; interdisciplinarité *; matériel *; matière *; objectif *; services * aux élèves; services (éducatifs) *.


COMPLEXE DE DONNÉES ÉCOLOGIQUES

Écol. Ensemble de données relatives à un écosystème échantillonné au regard de plusieurs facteurs de l’environnement.
Caractéristique. Les complexes de données écologiques sont multidimensionnels.


COMPLEXE DE DONNÉES ÉDUCOLOGIQUES

Écol. éduc. Ensemble de données relatives à chacune des composantes d’un éducosystème particulier __ ROCQUE, S. (1994).

A. Système de caractérisation. Un complexe de données éducologiques suppose un système de caractérisation des composantes d’un éducosystème. Les systèmes de caractérisation assument deux fonctions complémentaires. D’une part, ils permettent d’identifier le plus clairement possible les attributs ou les caractères au moyen desquels il est possible de décrire les éducosystèmes de même nature. D’autre part, ils permettent d’établir une base commune essentielle à la comparaison et à la synthèse d’études réalisées dans des éducosystèmes semblables __ id.

B. Problèmes. Les systèmes de caractérisation d’éducosystèmes impliquent un nombre de problèmes à résoudre. D’abord, il est essentiel de tenir compte de la nature de l’organisme vivant propre à l’écologie de l’éducation. L’être humain en général ou dans son rôle particulier de Sujet apprenant, ne se laisse pas circonscrire aisément par un ensemble de dimensions à caractériser. De plus, comme le souligne la majorité des chercheurs de l’écologie humaine, la dimension subjective de tout être humain ne peut absolument pas être exclue des études, ce qui accroît les problèmes à résoudre pour parvenir à un ensemble de caractéristiques significatives pour l’écologie de l’éducation. Les éducosystèmes sont également constitués d’autres humains qui interagissent entre eux et avec les éléments non vivants. Cette composante humaine de l’éducosystème multiplie les problèmes liés au processus de caractérisation des composantes. À cette situation s’ajoute également le problème de la caractérisation des éléments non vivants. Ces éléments sont en nombre considérable. Par conséquent, l’identification et la caractérisation de ces éléments supposent un choix éclairé qui doit se réaliser dans une optique écologique et éducationnelle. En écologie, le choix des éléments et leur caractérisation se réalisent au regard des facteurs écologiques. L’identification de ces facteurs suppose un ensemble de connaissances quant à la dynamique des écosystèmes. Des connaissances de même nature font actuellement défaut dans toutes les sous-disciplines de l’écologie humaine et a fortiori en écologie de l’éducation __ id. V facteur écologique/éducologique.


COMPLEXIFICATION

App. syst. Action d’accroître la complexité d’un réseau, d’une structure, d’un système.

A. Critère. La complexité se mesure habituellement par le nombre d’opérations à effectuer pour résoudre un problème de taille __ PAVEL, S., SEC (1989).

B. Complexe/compliqué. Certains auteurs distinguent le complexe du compliqué : un système est dit complexe s’il présente une grande variété. La complexité implique le hasard et le bruit. À l’opposé, un système est dit compliqué (lourdeur combinatoire) lorsqu’il est déterministe et sans variété ni complexité. Ainsi, un gros programme tournant sur ordinateur classique, peut être compliqué sans être complexe __ id.


COMPLEXITÉ

n.f.

Gén./Éduc./Rech./Sc. Caractère, nature de ce qui comprend un grand nombre d’éléments et de relations entre ces derniers. L’éducation est un domaine d’une grande complexité; il n’est pas simple comme on désire souvent le croire, ni simpliste tel qu’on s’imagine parfois le voir.Ant. simplicité.VA analyse de la valeur, N; analyse de la valeur pédagogique, J; approche systémique, C; compétence, Q; écosystème, G et O; modèle conceptuel, B; paradigme écologique, A; performance, F.

CN __ complexe : habileté d’adaptation *; habileté motrice *; habileté physique *; réponse explicite *; réponse manifeste *; skill adaptatif *; système *.


COMPLEXITÉ COGNITIVE

Diagn. VA style cognitif, B.


COMPORTEMENT

1. Gén. Manière plus ou moins volontaire d’agir, de vivre. VA écologie humaine, E. TA attitude; conduite; procédé.

2. Cur./Did./Péd. VA discours pédagogique, 3.

3. Éduc. phys. VA taxonomie du domaine psychomoteur, I : 3.00 et I : 4.00.

4. Psych. (Gén.). Manifestation observable et mesurable de l’activité d’une personne ou d’un animal. V approche béhaviorale. VA déficience du psychisme, B; manipulation des conditions de renforcement, A; motivation, D; psychologie, D.

5. Psych. (Spéc.). En psychologie humaniste, activité d’une personne composée d’un aspect externe observable et mesurable et d’un aspect interne accessible par introspection.

A. Comportement répondant. En psychologie béhavioriste, le comportement répondant est celui que manifeste une personne ou un animal en réponse à un stimulus provenant de son environnement.

B. Comportement opérant. En psychologie béhavioriste, le comportement opérant est celui qui sera adopté par une personne ou un animal pour agir sur son environnement afin de modifier celui-ci.

C. Populaire. Au sens populaire, le « comportement » est constitué d’un ensemble de conduites que l’on juge par rapport à des critères plus ou moins explicites, par exemple, dans l’expression le « comportement de l’élève en classe ».

D. CN : désordre majeur de *; échelle de *(s); écologie du *; élève ayant des troubles de *; élève ayant des troubles graves de * associés à une déficience psychosociale; modification des *; modification du *; normes de *; objectif de *; objectif de * intermédiaire; objectif de * terminal; taxonomie des * d’apprentissage; troubles du *.

E. CN __ comportemental,e, taux : approche *; autonomie *; contenus *; élève ayant des difficultés d’ordre *; objectif *; objectif * intermédiaire; objectif * terminal; théorie *; transdisciplinarité *; variable *.


COMPORTEMENT ADAPTATIF

1. Gén. Comportement qui facilite l’adaptation d’une personne à son milieu.

2. Adapt. scol./Diagn. Réponse attendue qui satisfait aux demandes du milieu en terme de responsabilité sociale et personnelle.

3. Écol. Comportement qui s’adapte, s’accorde, convient aux facteurs environnementaux en présence.

A. Psychologie cognitive. La notion d’équilibration de Jean PIAGET pourrait être apparentée au concept de comportement adaptatif. V adaptation, 3.

B. Déficience intellectuelle. Dans les années 1930, Edgar DOLL exprimait son désaccord avec l’utilisation du quotient intellectuel comme moyen de diagnostiquer la déficience intellectuelle. Selon lui, le comportement adaptatif constituait un meilleur critère d’évaluation de la déficience intellectuelle. Le comportement adaptatif et l’intelligence comptent plusieurs différences significatives. Le comportement adaptatif fait référence aux comportements de tous les jours tandis que l’intelligence fait référence aux processus de la pensée __ REYNOLDS, C. R. (1990). Compte tenu des avantages qu’offrent les échelles de mesure du comportement adaptatif au regard des activités sur lesquels on peut intervenir, le milieu scolaire tend de plus en plus à évaluer le potentiel intellectuel en utilisant conjointement les résultats des tests psychométriques traditionnels et ceux des échelles de mesure du comportement adaptatif.

C. EHDAA. Dans la définition d’élève handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (MEQ, 1992), l’expression comportement social est synonyme de comportement adaptatif.

D. Facteurs environnementaux. Les comportements adaptatifs sont tributaires à la fois du répertoire comportemental de l’organisme vivant et des caractéristiques du milieu de vie de cet organisme. Ainsi, « des comportements variés » d’espèces distinctes « peuvent avoir une même valeur adaptative » __ TESSIER, R. (1989).


COMPORTEMENT ADAPTÉ

Adapt. scol. Comportement reconnu acceptable par l’école ou, plus globalement, par la société.

Acquis. Cette adaptation est basée sur les acquis de la personne selon son âge et le milieu dans lequel elle vit.


COMPORTEMENT ALPHABÈTE

1. Gén. Recours usuel aux activités de lecture, d’écriture et de calcul.

2. Alph. Ensemble d’attitudes et de savoir-faire liés à la communication écrite, qu’une personne en processus d’alphabétisation ou néoalphabétisée intègre, développe et utilise dans la vie courante.


COMPORTEMENT ANTISOCIAL

Adapt. scol./Psych. Comportement qui va à l’encontre des normes sociales et qui est généralement nuisible à l’entourage et à la personne même. Syn. troubles de la conduite.


COMPORTEMENT DE RETRAIT

Adapt. scol./Diagn./Psychopéd. Comportement associé à des sentiments d’infériorité, de timidité, de peur de l’échec, etc. qui se traduit par un évitement de la relation. V autisme; mutisme; phobie. VA troubles du comportement, J.

Interventions éducatives. L’ampleur du comportement de retrait peut aller de la timidité jusqu’aux pathologies, tel l’autisme ou autre forme de psychose. Les enfants qui manifestent des comportements de retrait doivent être invités à participer aux activités de groupe, à exprimer leurs sentiments. La thérapie par le jeu est appropriée dans de telles circonstances. Les intervenants doivent se montrer chaleureux et compréhensifs sans brusquer l’enfant. Les salles de classe peuvent aussi être organisées de manière à encourager l’interaction entre ces enfants et leurs compagnons __ KAUFFMAN, J. M. (1993). Les cas plus graves requièrent des interventions psychologiques et psychiatriques plus poussées. VA thérapie, E.


COMPORTEMENT DÉLINQUANT

Adapt. scol. VA délinquance, D.


COMPORTEMENT DÉPRESSIF

Adapt. scol./Psychopéd. V dépression.


COMPORTEMENT GÉNÉRALISÉ

Did. VA objectif terminal, C.


COMPORTEMENT INNÉ

Écol. Comportement déjà acquis à la naissance, qui ne résulte d’aucun apprentissage ultérieur ou d’aucune expérience de vie.


COMPORTEMENT MOTEUR

Éduc. phys./Kin. V acte moteur.


COMPORTEMENT OBSERVABLE

Diagn./Doc. Comportement externe d’une personne, pouvant être suffisamment manifeste pour que deux ou plusieurs observateurs s’entendent sur la présence ou l’absence de ce comportement. V grille/technique d’observation. VA compétence, C.


COMPORTEMENT ORGANISATIONNEL

Adm. Expression utilisée pour faire référence au comportement d’une personne ou d’un groupe à l’intérieur d’une organisation et, parfois même, du fonctionnement organisationnel.

Stratégie. Les régularités décelées dans ses comportements prennent leur sens lorsqu’elles sont examinées sous l’angle d’une stratégie par laquelle il [acteur] cherche à obtenir des décisions qui lui sont favorables. Même si ses objectifs ne sont pas toujours clairs et ses projets cohérents, son comportement a toujours un sens s’il est analysé à la lumière de ses objectifs et situé par rapport aux opportunités qui s’offrent à lui et par rapport au comportement des autres acteurs. Ainsi, le concept de stratégie permet de dépasser l’explication individuelle des comportements en situant au niveau de l’organisation la rationalité de l’acteur __ TURCOTTE, D. (1991).


COMPORTEMENT PSYCHOTIQUE

Adapt. scol./Psych. Trouble sévère du comportement émotionnel caractérisé principalement par une conception de soi et de son environnement, éloignée ou sans aucun rapport avec la réalité, par le morcellement de la personnalité, par le sentiment de dépersonnalisation, etc.

A. Exemples. Le retrait autistique, l’autostimulation et l’automutilation sont considérés comme des comportements psychotiques. V autisme; autostimulation.

B. Maladie. Le comportement psychotique est considéré comme une maladie mentale.

C. Diagnostic. Le diagnostic et le traitement des enfants qui présentent des troubles psychotiques doivent se réaliser par une équipe d’experts en médecine, en psychologie, en psychiatrie, en travail social, en éducation, etc. Ce diagnostic s’effectue à l’aide de tests, d’entrevues, d’observations dans différents contextes.


COMPORTEMENT SOCIAL

Adapt. scol. VA comportement adaptatif, C.


COMPORTEMENT SUICIDAIRE

Adapt. scol./Diagn. VA troubles du comportement, J.


COMPOSITION

1. Ens. lang./Ling. Procédé, action ou résultat de création de mots ou d’expressions, en assemblant deux ou plus de deux mots ou parties de mots déjà existants dans la langue, pour exprimer une nouvelle unité de signification. Qsyn. rédaction. Ant.dérivation. VA écriture, D; lexicologie, B.

2. Doc. VA épreuve, E.

A. Lexicologie. Avec le mot garde, on a composé en français toute une série de mots nouveaux en lui adjoignant différents autres mots et en utilisant le trait d’union : garde-boue, garde-chasse, garde-côte, garde-feu, garde-fou, garde-malade, garde-manger, garde-robe; on a aussi composé des mots sans utiliser le trait d’union, comme malheureux, narcomane, télévision, etc. On peut parler également de composition dans des cas comme chemin de fer, tour d’ivoire, machine à coudre, etc. Ce sont là des mots qu’on dit « composés ».

B. Composition savante/populaire. Si la composition se fait à la base des racines grecques et latines, elle est une compositionsavante; sinon elle est une composition populaire.

C. CN __ composé : skill adaptatif *.

D. CN __ composite : système *.


COMPRÉHENSIBILITÉ

Ens. lang. VA lisibilité, B.


COMPRÉHENSION

1. Gén. Intelligence d’une situation, d’un problème, d’un savoir, etc. L’élève possède une bonne compréhension des mathématiques.

2. Spéc. Bienveillance, compassion, sympathie, indulgence, tolérance d’une personne envers une autre ou un groupe. Faire montre de compréhension envers les élèves en difficultés d’apprentissage.

3. Spéc. Qualité, nature de ce qui peut être perçu, assimilé, interprété, connu, entendu, saisi. Un livre, un film, un discours de compréhension facile.

4. Diagn./Did./Péd.Élaboration par le sujet d’un ensemble cohérent de concepts en vue de se constituer une représentation adéquate d’un objet, laquelle représentation favorise l’atteinte d’objectifs d’apprentissage variés et quelquefois nouveaux (FELTOVICH, P. J. et al., 1993), guide le développement et le transfert d’habiletés (HALFORD, G. S., 1993) et se traduit par l’élaboration d’explications satisfaisantes (HATANO, G. et INAGAKI, K., 1991) __ TRUDEL, L. (2004).

5. Ens. lang./Ling. Suite d’opérations intellectuelles ou cognitives par lesquelles un interlocuteur ou un lecteur parvient à donner une signification aux énoncés entendus ou lus. Résultat des opérations qui précèdent. VA approches didactiques en langues, A.

6. Mor. Dans le domaine du jugement moral, capacité d’accepter intellectuellement la valeur de certains arguments, sans nécessairement adhérer moralement à ces arguments. Ainsi, l’individu de stade 3 (modèle de KOHLBERG), qui préfère les arguments des stades 5 ou 6, parce qu’ils « sonnent » bien, ne comprend réellement que les arguments des stades 1, 2, 3 et 4. Pourtant, dans ses jugements moraux, il ne fera usage, principalement, sinon exclusivement, qued’arguments de stade 3 __ SAMSON, J.-M. (1976). V niveau du discours moral; taxonomie de BURNS/de KOHLBERG/du développementdu jugement moral. VA absentéisme scolaire, A; enseignement interactif, B; savoir, A;taxonomie de BALDWIN, BetD/de J. W. WILSON, A : B.0/de SCRIVEN, B.2/des habiletés en sciences humaines, 1/du domaine cognitif, B : 2.00, C : 2.00etE : 1.2.

A. Qualités. La compréhension est : a) générale, en ce qu’elle doit tenir compte des contextes variés où se manifeste l’objet; b) générique, car elle va souvent au-delà de l’information demandée; c) interactive, en ce qu’elle résulte de l’activité du sujet qui interagit avec l’objet; d) dynamique, parce qu’elle est en perpétuelle évolution; e) flexible, parce qu’elle permet l’appropriation de nouveaux objets __ TRUDEL, L. (2004).

B. Épistémologie. Selon le paradigme de recherche utilisé (rapport au savoir), la compréhension est décrite par des structures mentales différentes : représentation, conception, modèle mental, schéma cognitif, etc. __ id. a) La représentation procède d’un rapport au savoir où la structure mentale et l’objet sont mis en correspondance par le sujet selon certains critères (HALFORD, G. S., 1993). b) La conception est associée à une grille d’interprétation du monde. Élaborée de façon progressive, sur une période prolongée, par l’interaction avec des objets quotidiens, elle n’est pas facilement modifiée par des interventions de nature pédagogique (DE VECCHI, G. et GIORDON, A., 1988). c) Le modèle mental est élaboré par le sujet lors de l’interaction avec un objet. Le modèle mental retient certains éléments constitutifs de l’objet et inclut certaines relations entre ces éléments de sorte qu’il est possible de l’opérer pour effectuer des prédictions et proposer des explications. Le modèle mental est dynamique et interactif, mais reste associé au contexte qui lui a donné naissance, ce qui lui procure des capacités limitées et une existence transitoire (CAVAZZA, M., 1993). d) Le schéma cognitif n’appartient en propre ni au sujet, ni à l’objet, mais résulte plutôt de l’interaction entre les deux. À cause de ce rôle d’intermédiaire entre le sujet et l’objet, le schéma est en mesure de représenter à la fois les structures de l’objet (contenus de matière) et celles du sujet (organisation des connaissances), facilitant la planification des interventions pédagogiques destinées à soutenir chez l’élève le développement de sa compréhension __ TRUDEL, L. (2004).

C. Démarche de la compréhension des concepts en sciences. La démarche de compréhension des concepts se déroule en trois étapes : les conditions, le processus et le produit de la compréhension (voir figure suivante). Les conditions décrivent les préalables concernant l’état initial de compréhension du sujet et les caractéristiques de l’objet étudié. Le processus décrit la façon dont l’interaction entre le sujet et l’objet se déroule. Le produit spécifie les caractéristiques de l’état final de compréhension (TRUDEL, L., 2004). Ces étapes sont reliées ensemble par diverses boucles de rétroaction de sorte que la démarche de compréhension possède un caractère systémique __ LUFFIEGO, M. et al. (1994).

Schéma de la démarche de compréhension des concepts en sciences __ TRUDEL, L. (2004)


D. Niveaux. La plus ou moins grande habileté du sujet à différencier et à intégrer les divers aspects de l’objet étudié se traduira par une compréhension plus ou moins grande de cet objet (voir figure ci-haut). À chaque niveau de compréhension est associée une structure — représentation, conception, modèle mental, schéma cognitif, etc. — plus ou moins efficace permettant de prédire et d’expliquer un phénomène (FORBUS, K. D. et GENTNER, D., 1986). L’utilisation du produit de la démarche de compréhension en tant que nouvelle « entrée » dans le système lance un nouveau cycle de compréhension (TRUDEL, L., 2004). L’application répétée de la démarche de compréhension permet à l’apprenant d’occuper provisoirement une série d’états de compréhension de complexité croissante __ MIYAKE, N. (1986).

E. CN : approche axée sur la *; simulation en * écrite; test de * en lecture.


COMPRÉHENSION DU TEXTE

Doc./Péd. Exercice où l’on propose à l’élève de lire ou d’écouter un texte plus ou moins long et on lui demande ensuite de répondre à une série de questions visant à vérifier sa compréhension du message, compte tenu du type de discours retenu et des objectifs dont on veut mesurer l’atteinte __ MEQ, DGDP (09.81).

A. Habiletés. La compréhension d’un texte implique un grand nombre d’habiletés complémentaires, qu’il est impossible de mesurer isolément. Si elles sont formulées avec soin et ne se limitent pas à une simple paraphrase du texte, les questions à correction objective, plus particulièrement la question à choix multiple, permettent de couvrir les aspects essentiels de la compréhension du texte : compréhension du message dans son ensemble ou de faits particuliers, capacité de déceler l’intention de l’auteur, de saisir la structure du texte, de distinguer les idées principales des idées secondaires, de reconnaître les idées sous-jacentes ou implicites, etc. __ id.

B. Recommandations :

• Choisir un texte adapté au niveau de développement des élèves (intérêt, longueur, niveau de lisibilité).

• S’assurer que le texte forme un tout cohérent, c’est-à-dire que l’élève sera capable d’en saisir le sens même s’il ne connaît pas le contexte. Lorsqu’il est nécessaire de connaître le contexte, on doit faire précéder le texte d’une courte présentation.

• Poser des questions qui vérifient la compréhension globale du texte et non seulement la compréhension de faits particuliers.

• Lorsqu’on vérifie la compréhension de détails (termes spécifiques, expressions, etc.), éviter de reprendre les termes exacts du texte : recourir à des paraphrases __ id.


COMPRÉHENSION EN LECTURE

Ens. lang./Psycholing. Composante essentielle de la lecture déterminée par la découverte de la signification d’un texte, grâce à la compétence et aux structures cognitives et affectives du lecteur; résultat de cette découverte. Ensemble d’habiletés hiérarchisées, allant de la compréhension littérale à l’interprétation. Opération dont les composantes principales sont le lecteur, le texte et le contexte, et dans lequel le lecteur crée du sens en interprétant le texte à partir de ses connaissances, de ses opinions, de ses sentiments, de sa personnalité et de son intention de lecture. VA situation pédagogique, B.

A. Modèles traditionnels/contemporains de compréhension en lecture. Les influences des recherches en psycholinguistique et en psychologie cognitive ont fait évoluer la conception de la compréhension en lecture. D’une part, en ce qui concerne la hiérarchisation des habiletés, on s’éloigne d’un modèle centré sur des niveaux linéaires d’habiletés pour s’intéresser à un modèle global d’intégration des habiletés. D’autre part, les modèles contemporains confèrent au lecteur un rôle actif en interaction [en relation] avec le texte et le contexte __ IRWIN, J. W. (1986); LANGER, J. (1986); DESCHÊNES, A.-J. (1988); GIASSON, J. (1990). La compréhension devient alors une opération dans laquelle un lecteur utilise les informations syntaxiques, sémantiques, rhétoriques et pragmatiques contenues dans un texte, pour appréhender le message proposé par l’auteur et, au-delà des faits et de l’information, pour construire ses propres significations, dans un contexte.


Modèle contemporain de compréhension en lecture __ GIASSON, J. (1990)

1. Les modèles d’un fonctionnement dirigé par les données. Le modèle bottom-up (JONASSEN, D. H., 1982; STERNBERG, R. J. et POWELL, J. S., 1983) et le modèle text driven (FREDERIKSEN, C. H., 1985) sont fondés sur le postulat que la signification se construit à partir de la perception et du décodage des unités de base que sont les lettres, les syllabes, les mots et les phrases, avant d’arriver aux unités plus grandes. Le lecteur doit donc procéder aux opérations de niveaux inférieurs (décodage, identification des mots, etc.) avant de pouvoir découvrir les principales idées et la macrostructure du texte, à partir des informations fournies par le texte uniquement. Au niveau de l’enseignement, un tel modèle suggère de familiariser d’abord les élèves avec le code (lettres, syllabes) par l’application des méthodes alphabétiques, phonétiques et syllabiques.

2. Les modèles d’un fonctionnement dirigé par les concepts. Le modèle top-down ou knowledge-based (STERNBERG, R. J. et POWELL, J. S., 1983) et le modèle knowledge-driven (FREDERIKSEN, C. H., 1985) mettent de l’avant le principe selon lequel le lecteur procède à la construction de la signification globale du texte, dès qu’il entame la lecture, grâce à ses expériences personnelles, ses connaissances préalables, les schémas et les macrostructures qui lui sont propres. La compréhension procède alors d’une suite d’opérations comme l’émission d’hypothèses, l’anticipation, les inférences, les prédictions, etc. Les démarches didactiques issues de ces modèles font travailler le lecteur apprenti sur des unités comme le texte ou la phrase, et mettent l’accent sur les hypothèses à travers des méthodes dites analytiques.

3. Les modèles de fonctionnement « interactif » proposent une conception mixte de la lecture qui serait une utilisation de synthèse de l’information émise à différents niveaux, ces niveaux s’influençant réciproquement. Les notions de microstructure (pour les phrases et leurs constituants) et de macrostructure (pour les paragraphes, les sections et les textes complets) reflètent ici les deux niveaux de traitement. Le lecteur applique alors différents modèles de lecture : le modèle bottom-up lorsque l’information contextuelle est faible et le modèle top-down pour la lecture en contexte. Le modèle de Walter KINTSCH et Teun A. VAN DIJK (1984) est probablement le plus utilisé des modèles « interactifs ».

B. Facteurs de compréhension. Pour qu’il y ait compréhension, il faut que le lecteur possède un minimum de compétence linguistique, d’habiletés langagières et de savoirs préalables lui permettant de relier la nouvelle information aux données déjà accumulées dans sa mémoire à long terme. La compréhension implique à la fois la mise en mémoire et la capacité de rappel. Le lecteur fait également appel à des opérations cognitives telles qu’inférer, prédire, tirer des conclusions, faire des hypothèses, raisonner logiquement et résoudre des problèmes. Des facteurs affectifs entrent également en jeu (attitudes, états d’âme, sentiments, émotions), ainsi que des facteurs liés aux intentions de lecture et aux conditions matérielles ou physiques dans lesquelles elle se réalise. L’attitude de l’enfant envers la lecture est influencée par son milieu scolaire et son milieu familial. Ainsi, un enfant pourra adopter une attitude positive face à la lecture, s’il a eu des expériences positives de lecture. Enfin, dans la compréhension, interviennent des facteurs tributaires des caractéristiques textuelles telles que le type de texte, la structure du texte, sa complexité et sa lisibilité.

C. Habiletés de compréhension. Les habiletés de lecture réfèrent à des capacités d’ordre sensoriel, perceptuel, moteur et cognitif et facilitent l’apprentissage de la lecture en mettant en œuvre un ensemble de mécanismes affectifs et cognitifs. Les principales habiletés sont les suivantes : la discrimination visuelle et auditive, la correspondance graphème-phonème, l’analyse-synthèse des mots, l’identification et la reconnaissance des mots, etc. Les habiletés mises en œuvre lors de la compréhension ont fait l’objet de nombreuses typologies américaines de 1968 à 1980. Citons les principaux auteurs concernés : DAVIS, F. B. (1968); SPEARRITT, D. (1972); AARON, I. V. et ARTLEY, A. (1980); HARRIS, L. A. et SMITH, C. B. (1980); OTTO, W., McMENEMY, R. A. et SMITH, R. J. (1980); SHUB, A. et FRIEMAN, R. (1980). Les habiletés de compréhension se regroupent essentiellement : a) en habiletés linguistiques touchant au lexique, à la morphosyntaxe, à la stylistique; b) en habiletés sémantiques s’apparentant à la macrostructure des textes; c) en habiletés pragmatiques assurant la relation entre le contexte et le lecteur.

D. Processus psychologiques. D’après Walter KINTSCH et Teun A. VAN DIJK (1975), la macrostructure jouerait un rôle primordial dans la compréhension et la mémorisation de texte. Ce que l’on retiendrait en mémoire correspondrait à la macrostructure, rehaussée de quelques propositions appartenant à la microstructure qui lui seraient subordonnées. On établirait les macrostructures lors de la lecture et non au moment du rappel. Le lecteur s’appuie aussi sur les superstructures. Par exemple, pour comprendre un récit, il se construit un schéma narratif, sorte de structure canonique basée sur ses connaissances générales. Actuellement, on parle de processus psychologiques qui activent des habiletés nécessaires à la compréhension pendant l’acte de lecture. Ces processus, qui appartiennent pourtant à différents niveaux de la structure, ne sont pas séquentiels, mais concomitants. Le modèle psycholinguistique de Judith W. IRWIN (1986) (inspiré des psychologues cognitivistes Marcel Adam JUST et Patricia Ann CARPENTER, 1980; Walter KINTSCH et Teun A. VAN DIJK, 1978; David E. RUMELHART, 1976; ainsi que des recherches en éducation) propose cinq démarches, appelées souvent processus, impliquées dans la lecture : les microprocessus, utiles à la compréhension des éléments de la phrase et qui permettent la reconnaissance des mots, la lecture par groupe de mots, etc.; les processus d’intégration, qui aident à la recherche de cohésion entre les propositions ou les phrases grâce à l’utilisation des référents, des connecteurs et qui favorisent les inférences; les macroprocessus, orientés vers la compréhension globale du texte, vu comme un tout cohérent, grâce à l’utilisation de la structure du texte, à l’identification des idées principales et à la possibilité de résumer le texte; les processus d’élaboration, qui permettent au lecteur d’aller au-delà du texte, d’effectuer des inférences personnelles grâce aux hypothèses, à l’imagerie mentale, au raisonnement, à des réponses affectives et à l’intégration du contenu du texte à ses connaissances antérieures; les processus métacognitifs, qui servent à gérer la compréhension. V macrostructure; microstructure; superstructure. VA lecture, A.

E. Niveaux de compréhension. Ceux-ci se réfèrent aux différents échelons d’habiletés à lire que peut atteindre un lecteur selon son développement cognitif et affectif ou selon son évolution scolaire. Souvent le matériel scolaire est adapté à ces niveaux de lecture. On a, en plus de la lecture courante et de la lecture rapide, la lecture fonctionnelle (niveau de lecture minimum permettant à un individu de lire du matériel pratique tel un mode d’emploi, des panneaux indicateurs, des horaires de trains, des formulaires, etc.) et la lecture mot à mot (cette expression décrit la façon dont lisent des individus en prononçant un mot à la fois, sans tenir compte des relations qu’entretiennent les mots entre eux dans une phrase). Cette lecture mot à mot peut être le résultat d’une faiblesse au niveau du vocabulaire visuel et de la reconnaissance des mots, mais aussi une mauvaise habitude contractée lors des tout premiers apprentissages en lecture. Selon une conception récurrente des habiletés propres à la compréhension, ces habiletés sont organisées selon une hiérarchie de niveaux de compréhension, inspirée de la taxonomie des objectifs d’éducation élaborée par Benjamin S. BLOOM (1956). Cette hiérarchie distingue : la compréhension littérale ou la simple compréhension des informations et des idées explicitement fournies par le texte; la compréhension inférentielle ou interprétative, qui permet d’induire à partir des informations et des idées implicitement fournies par le texte; la compréhension critique, qui permet d’évaluer l’exactitude du texte lu grâce aux connaissances préalables du lecteur; la compréhension créative, qui correspond à l’habileté à appliquer les significations à sa propre vie. V déchiffrement; décodage. VA inférence, G.

F. Schémas et compréhension. La recherche actuelle, inspirée de la psychologie cognitive, propose que la plupart de nos connaissances sont organisées en schémas. D’après cette théorie élaborée par Frederic BARTLETT (1932, 1964), la compréhension se fait en recourant à des schémas, sortes de structures d’accueil élaborées à travers les expériences antérieures du lecteur, que celui-ci va se rappeler, c’est-à-dire « actualiser », pour y situer la nouvelle expérience qu’il est en train de vivre __ RUMELHART, D. E. (1977). La théorie des « schémas » se révèle par essence structurale. La connaissance s’organise selon des patrons hiérarchiques relativement indépendants des contenus qui emplissent les « cases » __ FAYOL, M. (1985). V schéma cognitif. La compréhension correspond alors à la capacité de sélectionner et d’activer mentalement le schéma ou la structure de connaissance qui serait la plus susceptible de donner du sens à la situation décrite dans le texte. Cependant, lorsque les cases ne sont pas toutes comblées par le texte, le lecteur peut contribuer lui-même à les remplir. V connaissances antérieures; mémoire.

G. Évaluation de la compréhension. Les résultats de la compréhension, le produit, peuvent être observés, analysés et évalués par des activités (ex. : répondre à des questions, faire un résumé, reproduire un texte), tandis que les opérations mentales sont encore impossibles à observer et à décrire. De même, certains résultats ne sont guère mesurables, comme le fait de changer d’opinion après la lecture. Dans la pratique actuelle, le produit de la compréhension est surtout évalué par des questions. La plupart du temps, elles sont inspirées de la taxonomie de Benjamin S. BLOOM et touchent les trois niveaux de compréhension : la compréhension littérale, la plus explorée, la compréhension interprétative et la compréhension critique. La classification de SMITH et BARRETT (1974) est largement utilisée et englobe quatre catégories : la reconnaissance littérale ou rappel, l’inférence, l’évaluation et l’appréciation. Il existe cependant une taxonomie des questions, non plus seulement sur le produit, mais aussi sur les opérations intellectuelles, questions susceptibles d’aider les enseignants à varier leurs démarches. Les questions portant sur le produit servent à des fins d’évaluation, tandis que celles portant sur les opérations intellectuelles, qui habilitent l’élève à réfléchir sur sa démarche pour arriver à la réponse, servent à des fins d’enseignement. Il existe d’autres procédés pour juger de la compréhension du lecteur : la réflexion parlée (thinking aloud); le questionnement réciproque où les objectifs communs aux élèves et à l’enseignant sont de faire des prédictions, poser des questions, résumer et clarifier le texte __ MANZO, A. (1969, 1985); FORTIER, G. (1983); PALINSCAR, A. et BROWN, A. (1985); le journal de bord; le test de closure __ TAYLOR, W. L. (1953); plus récemment, le portfolio; etc. V test de closure. VA inférence, G.

H. CN : test de *.


COMPRÉHENSION ORALE

Ens. lang./Ens. L2. Suite d’opérations par lesquelles l’interlocuteur parvient généralement à associer une signification aux énoncés entendus. L’une des habiletés à développer par les élèves en classe au moyen d’une série d’activités conçues pour les amener à saisir le ou les sens d’un message verbal. VA approche neurolinguistique, B4 etD5; enseignement de l’oral, D. EA communication verbale; expression/production orale.

A. Modèle général. Gilles BIBEAU (notes de cours) décrit les opérations de compréhension orale, en langue maternelle ou en langue seconde, en huit étapes à l’aide du modèle reproduit ci-dessous. Le caractère linéaire et succinct du modèle laisse entrevoir la série d’opérations mentales minimales pouvant conduire à la compréhension orale (ou à l’abandon de la compréhension). De plus, il ne faut pas oublier la présence d’opérations complexes dans la mémoire à long terme et la nécessité d’une gestion cognitive qui veille à mettre en marche et à réaliser ces opérations. V mémoire. (Voir figure page suivante)


Modèle général de la compréhension d’énoncés oraux __ BIBEAU, G. (notes de cours)

B.Étapes __ LAFONTAINE, L. (2003) dans DEFAYS, J. M. et al. (Éd.).

ÉTAPES DU PROJET D’ÉCOUTE

STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE

EXEMPLES DE STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE POUVANT ÊTRE ENSEIGNÉES AUX ÉLÈVES

Préécoute (préparation à l’écoute)

Stratégies métacognitives (qui permettent de faire le point sur ce que l’auditeur va apprendre ou vient d’apprendre)

• Anticipation

• Reformulation

• Formulation d’hypothèses

• Etc.

Écoute

Stratégies cognitives (qui favorisent l’interaction entre l’auditeur et le matériel didactique)

• Traitement de l’information

• Reformulation

• Vérification d’hypothèses

• Etc.

Après l’écoute (réalisation d’un projet connu, réel et authentique)

Stratégies socioaffectives (qui favorisent l’interaction avec les autres pour aider l’apprentissage)

• Questionnement

• Réaction

• Encouragement

• Etc.

Source : LAFONTAINE, L. (2003) dans DEFAYS, J. M. et al. (Éd.)


COMPTINE

n.f.

Ens. lang./Litt. Poème ludique comprenant des rimes fondées sur le plaisir sonore et servant à enseigner les nombres ou à illustrer certains phénomènes sonores de la langue, comme, par exemple, la méthode Le Sablier __ PRÉFONTAINE, R. et G. (1964, 1967). Œ genre littéraire.

Exemple. Utilisée en début de scolarisation (Un, deux, trois, quatre, ma petite vache a mal aux pattes, tirons-la par la queue, elle ira bien mieux).


COMTÉ

Lég. scol. Territoire érigé en district électoral. Subdivision territoriale administrative d’un système scolaire.

CN : conseil fusionné d’écoles séparées de *.


CONCASSAGE

Créat./Péd. Technique de créativité mise au point par William J. J. GORDON (1971) qui consiste à triturer un produit (ou une idée) en vue de le diversifier pour explorer des pistes opposées __ RAVENNE, C. (1985).


CONCENTRATEUR

Téléinf. VA télématique, D.


CONCENTRATION

1. Cur./Did./Ens. sup. Partie d’un programme d’études, regroupant plusieurs objectifs ou un certain nombre de cours, qui réfère à un champ de spécialisation dans le cadre d’une formation particulière ou d’un champ d’études. VA champ d’études, D. EA champ de spécialisation.

2. Psych. Fait de diriger son attention de façon soutenue et pendant un certain temps sur un objet, un but ou une tâche à accomplir.

A. Valeur (sens 1). Une concentration comporte des cours totalisant au moins quinze unités __ UQ (1992).

B. Concentration/maturation (sens 2). La capacité de concentration augmente avec la maturation de la personne.

C. CN : champ de *; secteur de *.


CONCEPT

1. Did./Péd. Grille expérientielle permettant à une personne d’évaluer des situations et, si nécessaire, d’anticiper et d’agir. VA éducation, E;taxonomie des habiletés en sciences humaines, 1.B/du domaine cognitif, F : 6.

2. Ens. lang. VA compréhension en lecture, A.2.

3 Ling./Phi. Représentation mentale et générale des traits stables et communs à une classe d’objets directement observables, et qui est généralisable à tous les objets présentant les mêmes caractéristiques. RN assises, B.

4. Phi. Unité de construction mentale; la plus petite composante d’une proposition __ BUNGE, M. (1983) : trad. V réflexion.

5. Psych. Relation qui s’établit chez une personne entre son moi et le monde; lien qui unit le sujet et l’objet __ BORDELEAU, L. (1983). Processus mental qui sert à la formation d’une idée __ BUNGE, M. (1983) : trad. V réflexion.

A. Gén.Concept est couramment employé comme synonyme deidée, de notion.

B. Concept/idée. Idée relève du langage commun, présente un caractère vague, alors que concept est plus technique et plus précis. Selon Mario BUNGE (1983), « les concepts sont les blocs de construction de toutes les autres idées ».

C. Distinction. Concept est plus objectif que idée et notion; chacun peut avoir sa notion, son idée de la justice, de la paix, etc., tandis que les concepts de didactique, de curriculum, d’évaluation, de pédagogie, etc. devraient se présenter comme indépendants de l’esprit de celui qui les énonce.

D. Concept/terme. Le concept est désigné par un terme.

E. Sciences. Dans les sciences, les concepts doivent être rigoureusement définis. Pour André OUELLET (1982) : « Si un concept est une idée abstraite ou un symbole qui n’est pas directement observable ou mesurable, le chercheur doit inventer ou créer des moyens qui lui permettent d’adapter un concept à des fins d’investigation scientifique : pour ce faire, il ajoute de nouvelles dimensions à son concept que l’on désigne sous le nom de concept opératoire, qui implique l’idée d’une opération concrète. »

F. Nature. Issu des processus de différenciation et d’intégration de l’objet par le sujet, le concept en est l’épiphénomène. (...) Pour emprunter l’idée de PIAGET, il représente l’équilibre entre l’assimilation et l’accommodation __ id.

G. Psychon. Chaque concept s’identifie à l’activité spécifique d’un psychon, ou d’un système neuronal malléable __ BUNGE, M. (1983) : trad.

H. CN : apprentissage d’un *; système de *.

I. CN __ conceptuel,le : analogie *; cadre *; champ *; changement *; code *; définition *; développement *; domaine *; enseignement *; modèle *; niveau *; recherche *; réseau *; schème *; structure *; style *; système *; taxonomie du domaine *; taxonomie des niveaux *; théorie *; théorie des niveaux *; théorie des systèmes *.


CONCEPT DE SOI

1. Diagn. Ensemble des perceptions et des croyances qu’une personne a d’elle-même, ainsi que des attitudes qui en découlent. VAéducation physique, A; moi scolaire, E. EA estime de soi; moi scolaire;personne signifiante.

2.Éduc. VA taxonomie de J. W. WILSON, A : E.5.

A. Image multidimensionnelle. Selon ALLPORT (1961), le concept de soi comprend : 1. le soicorporel : image du corps vu par les autres; 2. l’identité de soi : soi en rapport avec les autres; 3. l’extension du soi : soi agissant, apprenant et connaissant; 4. l’estime de soi : valeur globale que l’on s’accorde; 5. l’image de soi : représentation que l’on se fait de soi.

B. Organisation interne. Selon René L’ÉCUYER (1990), l’organisation interne des éléments constitutifs du concept de soi se représente comme suit :


C. Théories : 1. phénoménale (sociale ou humaniste); 2. béhaviorale; 3. psychanalytique.

D. Concept de soi et vie. Selon la synthèse de GERGEN et ANDERSON (1981), une grande partie de nos habitudes, de nos réactions et de nos actes sont relatifs à notre concept de soi. D’après DAVIDSON et LANG (1969), le suicide et la drogue ont une emprise chez les personnes ayant un concept de soi peu élevé ou négatif. Pour GORDON (1976), le problème des personnes âgées tient à l’affaissement du concept de soi.

E. Concept de soi et éducation. Selon BLOOM (1979, 1983), l’enseignant peut construire ou détruire le concept de soi (moi scolaire) du sujet. Personne significative pour le sujet, le professeur doit être équilibré et conscient de son impact sur ses élèves. Rosella LINSKIE (1977) explique l’échec scolaire par le concept de soi négatif des élèves. Le concept de soi de l’agent doit être élevé, sinon il sera constamment sur la défensive. Il doit avoir une bonne connaissance de soi et de sa valeur. FULLER (1978) et COMBS (1981) affirment que le comportement de l’enseignant,e en classe dépend directement de son concept de soi. Un concept de soi élevé du professeur suscite la motivation chez les élèves. HAMACHEK (1965) relie aussi le mauvais rendement scolaire à un concept de soi peu élevé. En contrepartie, un concept de soi positif se distingue par le peu d’agressivité, l’originalité, l’acceptation des pairs, l’estime des autres, l’estime par les autres, la confiance en soi, la bonne évaluation de soi, la reconnaissance de ses limites et un esprit optimiste __ AZROUR, H. (1982).

F. Motivation.À l’origine de la motivation se trouve le concept de soi : il existe une haute corrélation entre la motivation et le concept de soi. Pour accroître la motivation, il faut commencer par améliorer le concept de soi __ id. V motivation.


CONCEPT EXACT

Ling./Phi. Concept dont la fonction d’existence est tributaire d’un ensemble précis de propriétés nécessaires et essentielles dont l’absence ou la négation invalide sa nature. Cercle : courbe fermée dont tous les points sont à égale distance de son centre. EA concept relatif.

Concept exact/relatif. Dans le cas d’un concept exact, il ne peut exister de zone grise ou de marge d’erreur : ou bien le concept existe, ou bien il n’existe pas. Quant au concept relatif, sa condition d’existence se situe sur un continuum d’intensité ou dans un cadre plus ou moins étendu de propriétés.


CONCEPT RELATIF

Ling./Phi. Concept dont les traits distinctifs sont approximatifs et sont fonction de contextes, de circonstances, de perceptions. Passion : puissante attirance d’une personne envers un objet de désir intense. EA concept exact.


CONCEPTEUR MÉDIATIQUE

Édum./Inf. Personne capable de concevoir, de produire, de gérer et de diffuser de l’information grâce à des systèmes informatiques __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992).

Fonctions. Cette personne produit des contenus, des services ou des applications, selon les règles médiatiques __ id.


CONCEPTION

1. Ing. Processus de création d’un produit, d’un service, d’un procédé ou d’un système nouveau. Syn. design. VA analyse de la valeur, X; analyse de la valeur pédagogique, H et L; contrainte, D; fonction contrainte, C.

2. Ing. cur. Processus de création d’un nouveau produit pédagogique, d’un curriculum. EA design curriculaire.

3. Péd. Représentation interne d’idées coordonnées et d’images explicatives utilisées par l’apprenant pour sélectionner, organiser, structurer de nouvelles informations, et ainsi s’approprier le réel __ SCHMIDT, S. (1989). EA image mentale.

4. Psych. cogn. Organisation de la connaissance dans le système mental humain ou dans la mémoire à long terme, développée la plupart du temps à l’extérieur de théories organisées __ JANVIER, C. (1987). Mode d’explication qui détermine la manière dont l’élève organise les données de la perception, dont il comprend les informations et dont il oriente son action __ Giordan, A. et Martinand, L. (1988) dans Poirier, L. (1991). TA modèle. RN assises, B.

5. Rech. VA modèle de changement planifié, A.

A. Processus. La conception est un véritable processus personnel, qui mobilise la structure conceptuelle du sujet pour raisonner face à certaines situations ou problèmes __ id.

B. Perspective béhavioriste. La conception selon la perspective béhavioriste « permet aux individus d’enregistrer des messages et de réagir aux stimulations extérieures » __ Giordan, A. et Martinand, L. (1988) dans POIRIER, L. (1991).

C. Préconception. David P. Ausubel utilisera le terme de préconception pour désigner les conceptions formées par un élève avant qu’il n’ait reçu un enseignement formel. Toutefois, ce terme revêt chez lui une connotation négative __ POIRIER, L. (1991).

D. Apprentissage. La notion de conception joue, dans ce processus d’apprentissage, un rôle central puisque la construction d’une connaissance nouvelle prend en fait appui sur les conceptions dont le sujet dispose. Plusieurs expressions différentes se retrouvent dans les divers écrits des didacticiens et psychologues pour exprimer ces connaissances et raisonnements développés par l’élève; c’est ainsi que nous retrouvons des expressions telles que conception, raisonnement spontané, modèle mental, modèle implicite, (...) La conception d’un élève prend naissance de l’expérience qu’a ce dernier des phénomènes. Il essaie alors de les interpréter, de les comprendre. Toutefois, ces conceptions jouent un rôle d’interférence lorsqu’elles ne sont pas en accord avec la conception standard __ id.

E. Conception/modèle. Parallèlement aux travaux de Jean Piaget, un autre courant s’est intéressé aux conceptions en tant qu’obstacles. S’appuyant sur les idées du philosophe français Gaston Bachelard, il voit les conceptions comme « autant de modèles spontanés qui peuvent faire obstacle à l’assimilation des modèles constitués par les sciences » (Giordan, A. et Martinand, L., 1988). Nous voyons ici un certain rapprochement qui est fait entre la conception et le modèle. La conception dénote alors une façon de penser qui produit une série d’erreurs systématiques qui ne sont pas le fruit du hasard, mais le reflet de la connaissance du sujet __ id.

F. Entraves. Lawrence D. MILES (1966) identifie trois grandes entraves à la création d’un nouveau produit. La première entrave réside dans notre tendance spontanée à laisser un jugement interférer avec les explorations mentales. (...) des impressions telles que c’est impossible, ça ne marche pas, risquent de nuire, voire d’empêcher l’expression créatrice. La seconde est la tendance à associer l’imagination créatrice à l’idée de problèmes complexes et tortueux. La troisième est la difficulté qu’éprouvent la plupart des gens à faire surgir continuellement des idées pour les abandonner immédiatement.

G. Conditions facilitantes. Pour surmonter les entraves à la création, Lawrence D. MILES (1966) suggère les conditions suivantes : 1. (...) d’écarter (dans le déroulement de l’analyse de la valeur) toute velléité d’appréciation immédiate et 2. de soumettre les participants d’un projet de développement à des séances collectives de « brainstorming ».

H. Conception/choix de solutions. Robert Tassinari (1981) souligne que le choix de solutions dans la conception d’un nouveau produit implique une évaluation rigoureuse permettant de juger et de limiter les risques potentiels. Une solution inédite peut en effet constituer l’origine d’une situation d’insatisfaction ou en d’autres termes être génératrice de nouveaux problèmes. Aussi suggère-t-il de recourir à des matrices de décision permettant d’identifier le meilleur compromis.

I. Conception/premier prototype. Claude PETITDEMANGE (1985) souligne que l’élaboration du premier prototype d’un produit, lors de sa conception, est réalisée de façon « artisanale », c’est-à-dire en l’absence d’un « dossier industriel », « de procédures de fabrication » et « de plan de contrôle ». Cet auteur précise qu’il « faut néanmoins conserver la « traçabilité » de cette fabrication pour justifier, a posteriori, les méthodes, procédures et moyens utilisés. Ceux-ci serviront, éventuellement, au stade suivant de fabrication des prototypes définitifs de qualification, avant d’entrer dans la production proprement dite ».

J. Conception/analyse fonctionnelle. Selon Claude JOUINEAU (1968), la conception d’un nouveau produit limite l’analyse fonctionnelle aux niveaux de l’ensemble et des sous-ensembles du produit, alors que la reconception d’un produit exige que soient identifiées toutes les fonctions du produit.

K. Éléments constitutifs de la phase de conception ou de reconception d’un produit pédagogique. VA analyse fonctionnelle, N; préconception, D.

PHASE

ÉTAPES

COMPOSANTES

PHASE III
CONCEPTION & MISES À L'ESSAI

6
RECHERCHE
DE
SOLUTIONS

Techniques de créativité
Création du prototype initial

7
ÉVALUATIONS
ET
MODIFICATIONS

Mises à l’essai des prototypes (1 à n)
Essais d’environnement (1 à n)

8
VALIDATION
ET
DIFFUSION

Validation du prototype final

Diffusion

Source : ROCQUE, S. et al. (02.98)

L. CN : pré*; re*.


CONCEPTION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR

Inf. Ensemble des activités, des techniques, des logiciels et des équipements informatiques qui, grâce aux applications graphiques et aux capacités de calculs rapides de l’ordinateur, contribuent à la création et à la mise au point de projets, de plans, de prototypes, etc.

A. Abrév. : CAO (CAD).

B. CAO-FAO Dans le secteur professionnel, on fait souvent référence à la dyade CAO-FAO : conception assistée par ordinateur et fabrication assistée par ordinateur, ce qui se traduit par CAM-CAD : computer(-)assisted manufacturing et computer(-)assisted design.


CONCEPTION DE COURS

Did. Syn. élaboration de cours.


CONCEPTION DE SYSTÈME(S) DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Form. prof./Org. scol.Élaboration du cadre de la politique de formation professionnelle, comprenant les dispositions législatives et le financement __ BIT (1987).

Autres composantes. Le terme englobe également la définition des objectifs et des méthodes à appliquer pour les atteindre, l’organisation de mécanismes de planification, la détermination de l’emplacement des centres de formation, les dispositions en matière d’évaluation, etc. __ id.


CONCEPTION DES TÂCHES

Form. prof. Définition des caractéristiques d’un emploi en fonction de l’organisation du travail et des impératifs de la productivité __ BIT (1987).


CONCEPTION EXISTENTIELLE

Fond. éduc. Conception de l’éducation où la réalité vécue par la personne est à la fois le contexte, la source, l’orientation et le moteur de son développement.


CONCEPTION FONCTIONNELLE

Édum./Inf. Première étape de la conception d’un système, qui consiste à définir les fonctions des composantes d’un système et leurs relations fonctionnelles __ OLF (2000). Syn. conception architecturale/de haut niveau/globale; étude fonctionnelle.

Conception/étude/analyse fonctionnelle. Le termeétude fonctionnelle est considéré comme synonyme de conception fonctionnelle par plusieurs organismes de normalisation (CSA, ISO). Cependant, l’utilisation du mot étude peut créer une confusion entre les notions d’« analyse fonctionnelle » et de « conception fonctionnelle » __ id.


CONCEPTION HUMANISTE

Fond. éduc. Conception de l’éducation dont la fin est le développement autonome et intégral de l’être humain dans le sens de la satisfaction personnelle de ses besoins et de la réalisation originale de ses aspirations supérieures. V être éduqué.


CONCEPTION PERFORMANTE

Did. sc. ex. Dans une perspective constructiviste, conception dont le pouvoir explicatif et prédictif est élargi par rapport à la conception primitive et qui correspond davantage au savoir admis au sein d’une communauté scientifique. Syn. conception scientifique. V changement conceptuel; conception primitive; conflit cognitif.

Conception performante/primitive. La conception performante s’oppose à la conception primitive comme l’universel s’oppose au particulier __ POTVIN, P. (1998).


CONCEPTION PRÉSCIENTIFIQUE

Did. sc. ex. Syn. conception primitive/spontanée. Ant. conception performante.


CONCEPTION PRIMITIVE

Did. sc. ex. Conception d’un phénomène scientifique dont le pouvoir explicatif et prédictif se révèle restreint par rapport à la conception performante __ POTVIN, P. (1998). Syn. conception préscientifique/spontanée (LAROCHELLE, M. et DÉSAUTELS, J., 1991); misconception (GUZETTI, B. J. et al., 1993); croyance naïve (BARAMAZZA, G., 1981). V changement conceptuel; conception performante; conflit cognitif; primitive phénoménologique.

A. Table rase. Des éléments de réponse à plusieurs questions, qui se posent dans le secteur de l’éducation aux sciences, sont apportés par l’étude de la théorie du changement conceptuel. L’idée prêchée initialement par ARISTOTE (tabula rasa) et reprise par la suite par LEIBNIZ et LOCKE selon laquelle l’esprit de l’apprenant est vierge au départ, qu’il ne possède aucune idée préconçue, est rejetée depuis longtemps __ SHEMESH, M. et ECKSTEIN, S. G. (1993). La présence de nombreuses conceptions préscientifiques a été largement démontrée : par exemple, à propos de la Terre comme entité cosmique (NUSSBAUM, J. et SHARONI-DAGAN, N., 1983), de notions écologiques (LAWSON, E. A., 1988), du mouvement et de la gravité (BERG, T. et BROUWER, W., 1991), de la combustion (BOUJOUADE, B. S., 1991), de la lumière (FETHERSTONAUGH, T. et TREAGUST, D. F., 1992), de la flottaison (SELLEY, N., 1993), de l’accélération (DALL’ALBA, G. et al., 1993), des concentrations des solutions (HWANG, B. T. et LIU, Y. S., 1994), de la chute libre (VARDA BAR, B. Z. et al., 1994), de l’électricité (KOUMARAS, P. et al., 1996) et des centaines d’autres conceptions primitives de la part de plusieurs auteurs des quatre coins du monde. Des répertoires entiers de conceptions préscientifiques (primitives) ont été élaborés (THOUIN, M., 1989).

B. Origines. Quand il se présente à la culture scientifique, l’esprit n’est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l’âge de ses préjugés __ BACHELARD, G. (1986). Les conceptions primitives ne se construisent pas sur demande. Peut-être peut-on en construire l’expression spontanément, mais les mécanismes qui sous-tendent le « fond » de la pensée sont bien réels; ils sont basés sur quelques organisations conceptuelles. « ... les élèves ont une riche « accumulation d’idées interreliées » qui constituent un système personnel de croyances à propos du mouvement » __ CHAMPAGNE, D. et al. (1980). Les conceptions primitives (...) ont une certaine pertinence du point de vue de l’élève et elles sont construites par des mécanismes dont il faut présumer l’existence : « VERGNAUD (1983) a décrit une série d’expériences dans lesquelles les structures multiplicatives furent analysées de points de vue mathématique et psychologique. Parmi les résultats se trouvait la révélation que la plupart des procédures utilisées par les élèves, incluant les erreurs, avaient une signification physique » __ FARREL, M. A. et FARMER, W. A. (1985). Ainsi, on identifie comme conceptions primitives les conceptions issues de la vie courante, celles qui dérivent de l’instruction formelle et celles qui viennent des interactions physiques avec l’environnement et les pairs.

C. Propriétés. Les propriétés habituelles des conceptions primitives existent en grand nombre. Bien qu’elles ne soient pas en conformité avec les conceptions scientifiques admises, elles sont généralement pertinentes du point de vue de celui qui les utilise. Les conceptions primitives souffrent d’un excès ou d’un manque de différenciation, perdurent au contact de conceptions scientifiques, sont extrêmement tenaces et difficiles à déraciner. Souvent exprimées en termes absolus, les conceptions primitives se justifient par elles-mêmes et ne permettent que difficilement une analyse plus approfondie de la compréhension, portent l’illusion de scientificité et tiennent souvent du raisonnement circulaire. Elles sont issues des réalités usuelles, sont souvent automatisées depuis longtemps et sont liées à l’âge des individus qui les détiennent __ POTVIN, P. (1998).


CONCEPTION SCIENTIFIQUE

Did. sc. ex. Syn. conception performante.


CONCEPTION SPONTANÉE

Did. sc. ex. Syn. conception primitive/préscientifique; croyance naïve.


CONCEPTUALISATION

Gén. Identification d’un objet par rapport à une classe __ D’HAINAULT, L. (1983). Processus visant à identifier ou à définir des objets, des personnes ou des phénomènes par la discrimination, la classification, la généralisation et la mémorisation de leurs attributs. VA langue, G; taxonomie du domaine cognitif, J.2.

Modalités. La conceptualisation a deux modalités : la conceptualisation synthétique qui s’effectue par agglomération dans une classe (souvent mal définie) d’expériences sensorimotrices ou cognitives ayant des caractères communs, et la conceptualisation analytique qui s’effectue par découpage d’une classe plus étroite ou plus précise dans un concept plus large déjà acquis par application d’un critère de définition __ D’HAINAULT, L. (1971).


CONCEPTUALISATION ABSTRAITE

Diagn./Did. VA apprentissage expérientiel, G; modèle de KOLB, D.


CONCEPTUALISATION D'UNE VALEUR

Did. VA taxonomie du domaine affectif, A : 4.10 et B : 4.10.


CONCEPTUALISME

Phi. VA nominalisme, A.


CONCEPTUALISME MODERNE

Cur. VA théorie curriculaire, F.


CONCEPTUALISME-EMPIRISME

Cur. VA théorie curriculaire, F.


CONCESSIVE

Ens. lang./Ling. Nom ou qualité attribué à une proposition circonstancielle qui sert à exprimer la concession ou l’opposition. Ex. : Même s’il fait mauvais, je me rendrai au rendez-vous. Malgré que je ne le connaisse pas, je veux bien le rencontrer. V circonstancielle; proposition; proposition grammaticale; subordonnée.


CONCOURS

1. Gén.Épreuve ou ensemble d’épreuves où des candidats se disputent une ou quelques places, privilèges, récompenses. Concours de piste et pelouse; concours de sélection pour combler un poste ou pour décerner un prix; concours d’avancement.

2. Doc.Épreuve ou ensemble d’épreuves mettant en concurrence des candidats à l’admission à un programme d’études ou à un cours, ou à l’obtention d’une place dans un établissement d’enseignement, d’un prix, d’un titre, d’une bourse, etc., attribués ou décernés à un nombre limité d’entre eux, en fonction de leur classement __ OLF (1998). Concours d’admission, d’agrégation, d’entrée; candidat à un concours; se présenter à un concours; admission sur concours à un programme d’études. TA épreuve; examen; test. EA instrument de mesure.

Concours/examen. Le concours vise la sélection d’un nombre déterminé de candidats. L’examen ordinaire fonde son jugement sur le critère d’une note minimale, tandis que l’objectif de l’examen purement descriptif est une connaissance plus précise du sujet, de ses qualités, de ses faiblesses __ id.


CONCOURS D'ADMISSION

Adm. scol./Doc. Ensemble d’épreuves auquel on soumet les candidats à l’entrée de certains établissements afin de déterminer un contingent limité d’élèves pouvant y avoir accès. Un concours d’admission aux études supérieures.Syn. concours d’entrée.


CONCOURS GÉNÉRAL

Doc./Gest. app. (Fr.). Ensemble d’épreuves annuelles entre les élèves les plus performants des classes supérieures des lycées en vue de déterminer un classement des meilleurs participants et de récompenser un nombre limité de lauréats.


CONDENSATION

Créat./Péd. Technique de créativité conçue par William J. J. GORDON (1961) qui vise à énoncer des paradoxes et des antinomies, pour ensuite réfléchir à partir d’eux.


CONDITION D'ACCEPTATION DE LA PERFORMANCE

Doc. Critère qualitatif, exprimé généralement en fonction de la précision ou du temps, à partir duquel on considère une performance comme réussie. Ex. : à unedécimale près; en moins de deux minutes. EA seuil de réussite.


CONDITION PÉDAGOGIQUE

Did./Péd. Circonstance de lieu, de temps, d’espace, ou toute autre circonstance (nombre d’élèves, âge, composition des groupes, équipement, matériel, facteurs environnementaux, etc.) dans laquelle se trouvent les enseignants et les apprenants dans une école ou dans une classe. VA facteur.


CONDITION PHYSIQUE

Éduc. phys. (Gén.). État de l’organisme reflétant le degré d’efficacité fonctionnelle de l’ensemble de ses systèmes et directement déterminé par les facteurs de la valeur physique intimement reliés à la santé, au bien-être et à la qualité de la vie __ BOUCHARD, C. (1974). Capacité du corps à réagir et à s’adapter aux exigences et au stress résultant d’un effort physique __ FAHEY, T. D. et al. (1999). Qsyn. forme physique. VA autonomie, N. EA valeur physique.

A. Définition. Plusieurs organismes dont, Condition physiqueet sport amateur Canada (1994) et National Association for Sport and Physical Education (É.-U.) (1994) définissent la condition physique comme la capacité à accomplir les tâches quotidiennes avec vigueur et promptitude, sans fatigue excessive et avec suffisamment d’énergie en réserve pour jouir pleinement du temps consacré aux loisirs et rencontrer les situations d’urgence.

B. Facteurs. L’évaluation de la condition physique se fait traditionnellement à l’aide des facteurs suivants : la mesure du pourcentage de tissus adipeux, la puissance aérobie, la force musculaire, la flexibilité et l’endurance musculaire.


CONDITIONNEL

n.m. et adj.

Ens. lang./Ling. Mode des verbes qui sert à exprimer ou bien la condition à laquelle l’action ou l’état est soumis (ex. : si j’avais su, je ne serais pas venu)ou bien le caractère peu engagé du sujet par rapport à l’action ou l’état (ex. : j’aimerais bien faire de la musique).


CONDITIONNELLE

n.f. et adj.

Ens. lang./Ling. Nom ou qualité attribué à une proposition circonstancielle qui exprime une condition ou une supposition. Ex. : si je pouvais, j’irais; je vous accompagnerai pourvu que j’arrive à me libérer. V circonstancielle; proposition; proposition grammaticale; subordonnée.


CONDITIONNEMENT

Did./Péd./Psych. Processus par lequel on peut modeler un comportement, une attitude, à travers la répétition d’effets positifs ou négatifs __ TÉLÉ-UNIVERSITÉ (1980). V racisme; sexisme. VA enseignement programmé, R.

CN : programme de * physique.


CONDITIONNEMENT PHYSIQUE

1.Éduc. phys./Kin. Processus qui vise l’amélioration de la condition physique.

2. Éduc. phys./Kin. Pratique régulière d’exercices physiques visant le maintien ou l’amélioration de la condition physique. V condition physique.

Programme de conditionnement physique. Le programme de conditionnement physique consiste à la planification d’exercices adaptés aux besoins physiques d’une personne en particulier selon ses caractéristiques individuelles.


CONDITIONS D'ADMISSION

1. Adm. scol./Ens. sup. Spécifications des études antérieures et des autres expériences éducationnelles, exigées des étudiants postulant l’admission dans un collège ou dans une université__ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. conditions d’admissibilité. EA examen/test d’entrée; reconnaissance des acquis.

2. Adm. scol./Form. prof. Formalités que doivent remplir les candidats désireux d’entreprendre ou de poursuivre des études, une formation professionnelle, un stage de perfectionnement (statut, niveau d’éducation atteint, etc.) et/ou d’obtenir des qualifications exigées (diplômes, certificats, preuves d’aptitude, etc.) __ BIT (1987).

Critères. Habituellement établies en nombre d’unités, notes d’examens standardisés, âge, et parfois durée de résidence dans une ville ou un pays, expérience de travail, etc.


CONDITIONS D'APPRENTISSAGE DE LA LECTURE

Ens. lang. VA apprentissage de la lecture, A; disposition à la lecture, B.


CONDITIONS DE FORMATION

Péd. Caractéristiques à respecter pour garantir la pertinence et la réussite des programmes ou des cours de formation (méthodes d’enseignement et de formation appliquées, nombre de stagiaires-participants, moyens utilisés, durée, contenu, etc.) __ BIT (1987).


CONDITIONS DE LECTURE

Ens. lang. VA apprentissage de la lecture, C; compréhension en lecture, E.


CONDITIONS PRÉALABLES

Cur./Diagn./Did. VA préalable, B.


CONDUITE

1. Gén. Manière consciente et volontaire d’agir se traduisant par un ensemble de comportements. TA attitude; comportement; procédé.

2. Adapt. scol./Diagn./Psychopéd. VA déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, A; dépression, B.

A. Inconscient. La conduite est volontaire. Par contre, ce qui détermine la conduite peut être de l’ordre de l’inconscient.

B. CN : troubles de la *.


CONFÉRENCE

1. Com. Discours formel d’une durée importante qu’une personne prononce devant un auditoire particulier sur un objet spécifique qui concerne les auditeurs.

2. Did./Péd. (Gén.). Approche magistrale de l’enseignement où le professeur ou l’enseignant s’adresse à un groupe, habituellement nombreux, et lui transmet des savoirs. Syn. enseignement magistral. VA stratégie pédagogique, F.

3. Did./Péd. (Spéc.). Interaction personne à personne entre l’enseignant et l’élève afin de traiter des besoins et des problèmes de ce dernier. Syn. conversation;dialogue. VA congrès, B.

4. Rech. Réunion de personnes qui échangent sur un thème, un problème, une recherche, etc. Syn. colloque; séminaire; table ronde.

5. Téléinf. Ensemble d’usagers d’un service télématique possédant des affinités professionnelles, culturelles ou géographiques, par exemple, et qui définissent un espace de communication différé dans lequel ils peuvent s’échanger des messages __ VAILLANCOURT, J.-C. (03.92).

A. Processus habituel : diagnostic, évaluation, avis et assistance.

B. Conférence/causerie/exposé. Alors que la conférence est habituellement planifiée, préparée et livrée d’une manière formelle, la causerie est plus spontanée, parfois imprévue et informelle. Tout en étant généralement organisé, l’exposé est plus bref qu’une conférence ou une causerie.

C. CN : maître de *; maîtrise de *.


CONFESSIONNALITÉ

Adm. scol. Caractère d’une école, d’un enseignement, d’un système scolaire qui se réclame d’une dénomination religieuse.

CN __ confessionnel,le : école *; école non *; enseignement *; enseignement non *; institution *.


CONFIANCE EN SOI

Éduc. VA taxonomie des besoins fondamentaux, E.


CONFIGURATION

1. Gén. Arrangement, disposition des éléments dans le cadre d’un système.

2. Édum. Ensemble des options permettant l’adaptation d’un logiciel éducatif à l’usager.

3. Inf.(Gén.). Ensemble des éléments et des particularités d’un système informatique (type de microprocesseur, capacité de mémoire, périphériques compatibles, logiciels, etc.).

4. Inf. (Spéc.). Disposition des éléments d’un système informatique qui précise les caractéristiques et les fonctions des organes périphériques et centraux, ainsi que leurs interconnexions, et qui donne aussi les caractéristiques principales du système d’exploitation adapté à l’ensemble du système de traitement de l’information __ BOIVIN, G. et DUQUET-PICARD, D., OLF (1988).

Verbe : configurer.


CONFLIT

Gén. Opposition qui se manifeste dans des gestes hostiles et qui résulte d’une divergence d’opinion, d’intérêt ou d’état affectif entre deux ou plusieurs personnes, groupes ou collectivités. Syn. antagonisme; désaccord; opposition; tiraillement. VA écologie, R.


CONFLIT COGNITIF

Did. sc. ex. Stratégie pédagogique qui consiste à induire un doute chez le sujet à propos de ses conceptions personnelles par le biais de démonstrations, textes, etc., dont l’objectif est de susciter le changement d’une conception primitive vers une conception performante, dans l’espoir que le sujet pourra résoudre le conflit par l’adoption d’une conception au pouvoir prédictif et explicatif élargi. VA constructivisme, N.

Conditions d’efficacité du conflit cognitif. Pour réussir le changement conceptuel par le biais du conflit cognitif, il est nécessaire de respecter certaines conditions. En premier lieu, le sujet doit percevoir une ou des anomalies au sein de sa propre conception. En contrepartie, la conception performante présentée doit également paraître intelligible, plausible et fructueuse (POSNER, G. J. et al., 1982). Il semble également qu’une certaine période d’incubation (...) soit nécessaire pour que le changement conceptuel puisse s’effectuer. Les renforcements positifs pour souligner le progrès accompli et une compréhension quantitative autant que qualitative sont des atouts importants. Il semble également que des engagements épistémologiques favorables à la compréhension des notions favorisent le respect des conditions ci-haut mentionnées __ POTVIN, P. (1998).


CONFLIT LINGUISTIQUE

Ling. Confrontation entre des groupes de locuteurs de langues différentes sur un même territoire, fondée sur des volontés sociales ou politiques divergentes ou contraires, sur des référents ou sur des sentiments opposés. V aménagement linguistique.


CONGÉ DE FORMATION

Form. prof. Octroi de congé à des fins éducatives, pendant les heures de travail, avec maintien de rémunération ou versement d’une rémunération de substitution __ MEQ (1977); libération accordée au salarié pour lui permettre de parfaire ses connaissances et ses habiletés dans un métier spécifique ou une tâche particulière. EA congé-éducation payé.

Nature. Une telle politique protège également l’emploi des personnes bénéficiant de cette aide __ MEQ (1977). Il peut s’agir d’un congé de formation générale, d’un congé de formation professionnelle ou d’un congé de formation syndicale. Le congé peut être sans solde ou avec solde __ MUNGER, M. (1983).


CONGÉ D’ÉTUDE(S)

Form. prof. Congé, payé ou non, accordé par l’employeur à des employés à des fins de formation. Syn. congé-éducation; congé-formation. EA formation d’adaptation/de reclassement/en alternance.


CONGÉ D’ÉTUDE(S) HEBDOMADAIRE

Form. prof. Système où la personne qui suit une formation est autorisée à s’absenter, en conservant ou non sa rémunération, pour suivre des cours d’enseignement complémentaire, pendant un nombre déterminé d’heures par semaine __ BIT (1987). VA congé-éducation payé. EA congés d’étude(s) groupés; formation en alternance.


CONGÉ-ÉDUCATION

Form. prof.Syn. congé d’étude(s). V congé-éducation payé.


CONGÉ-ÉDUCATION PAYÉ

Form. prof. Congé accordé à un travailleur à des fins éducatives (soit de formation à tous les niveaux, soit d’éducation générale, sociale ou civique, soit encore d’éducation syndicale) pour une période déterminée, pendant les heures de travail, et donnant droit à des prestations financières adéquates __ BIT (1987). EA congé d’étude(s) hebdomadaire; congés d’étude(s) groupés; formation en alternance.

Sortes : Congé d’études hebdomadaire : en général, 1 jour par semaine

Congés d’études groupés : total d’au plus 18 semaines par année

Formation en alternance : plus de 18 semaines par année


CONGÉNÈRE

n.m.

Ens. lang. Ensemble de deux termes du lexique qui se ressemblent au plan formel dans deux langues différentes et qui ont le même sens. Ex. : entre l’anglais et le français : address/adresse; apartment/appartement. Ant.faux amis.


CONGÉS D’ÉTUDE(S) GROUPÉS

Form. prof. Système où la personne qui suit une formation est autorisée à s’absenter, en conservant ou non sa rémunération, pour suivre des cours d’enseignement complémentaire et/ou d’enseignement général dans le cadre d’un programme de formation __ BIT (1987). VA congé-éducation payé. EA congé d’étude(s) hebdomadaire; formation en alternance.

Modalités. Ces cours peuvent être concentrés sur plusieurs semaines ou plusieurs mois chaque année __ id.


CONGRÈS

Com./Péd. Assemblée regroupant un nombre important de personnes réunies pour recueillir de l’information et échanger sur des thèmes d’intérêts communs dans un domaine de savoirs ou une sphère d’activités. TA colloque; conférence;séminaire. EA table ronde.

A. Nature. Ce type de manifestation s’accompagne souvent d’activités socioculturelles __ OLF (2000).

B. F.f. Les termes conférence et convention ne doivent pas s’utiliser dans ce sens __ id.

C. Congrès/symposium. Alors qu’un congrès peut réunir divers groupes de personnes sur une pluralité de thèmes ou de propos, le symposium s’adresse à des scientifiques ou spécialistes sur des objets précis et particuliers.

D. CN : système de la bibliothèque du *.


CONGRUENCE

Doc./Éduc. Correspondance entre un attribut et la partie d’un instrument qui prétend mesurer cet attribut (qualité, attitude, connaissance, habileté, comportement, etc.). VA éducateur, A. TA validité.

CN __ congruente : validité *.


CONJONCTION

1. Ens. lang. (Gram. nouv.). V classe de mots.

2. Ens. lang./Ling. Classe de mots invariables dont la fonction principale est de relier des mots, des groupes de mots ou des phrases. Ex. : et, ou, ni, mais, car, or, donc, parce que, si, quand, lorsque, comme, etc. V coordination;coordonnée; subordonnée.

A. Types de conjonction. On classe les conjonctions en deux catégories : les conjonctions de coordination, appelées aussi coordonnants, qui servent à unir et à mettre en rapport syntaxique deux unités syntaxiques de même fonction; des conjonctions de subordination, appelées aussi subordonnants, qui servent à unir et à mettre en rapport deux unités syntaxiques de fonctions différentes.

B. Sens second des conjonctions. Les conjonctions expriment, en plus d’un rapport de coordination ou de subordination, la nature ou le sens du rapport : ex. : et = l’addition; ou = l’exclusion ou l’équivalence; ni = l’addition négative; quand = le temps; si = la condition, etc.


CONJUGAISON

n.f.

Ens. lang./Ling. Ensemble des variations de formes dont les verbes sont affectés (ou « affectables ») pour exprimer leur appartenance à des catégories comme le temps, le mode, l’aspect, la voix, la personne, le nombre, ou pour exprimer la fonction verbale, nominale ou adjective des verbes. TA déclinaison; désinence; flexion; verbe; voix.

Typologie des conjugaisons. Les grammaires et les dictionnaires fournissent des tableaux des conjugaisons qui regroupent les suffixes en catégories, dans une distribution généralement fondée sur la forme de l’infinitif : 1re conjugaison : -er; 2e conjugaison : -ir; 3e conjugaison : les autres. Jean DUBOIS (1967) propose de son côté une typologie en sept conjugaisons selon les caractéristiques des radicaux ou des bases des verbes français. Suzanne-G. CHARTRAND et al. (1999) identifient deux types de conjugaisons écrites : la première regroupe les verbes dont l’infinitif se termine par -er et la seconde comprend tous les autres verbes.


CONJUGUEUR

Édum./Inf. Logiciel permettant de conjuguer les verbes aux personnes et aux temps demandés.


CONNAISSANCE

1. Gén. Faits, informations, notions, principes qu’on acquiert grâce à l’étude, à l’observation ou à l’expérience. Avoir des connaissances en littérature, eninformatique, en didactique. Totalité ou partie des données acquises à une époque, par une société ou par une personne. La connaissance (scientifique) de l’Antiquité, de l’Europe des Temps modernes, du collégien actuel. VA conscience, C; liberté, C. TA information; notion; paradigme; savoir.

2. Spéc. (plur.). Ensemble de données qui appartiennent ou forment un savoir. Les connaissances de l’éducation.

3. Did./Épist./Péd./Psych. Opération intellectuelle par laquelle un objet est rendu présent aux sens ou à l’esprit; fait ou manière de connaître; son résultat. V taxonomie de PALKIEWICZ. VA compétence, E et AA; cybernétique, D; discipline, B et C;éducation-discipline, A et C; empirisme, F et O; motivation intrinsèque, A;paradigme, O; paradigme de la dialectique sociale, A; paradigme existentiel, E et J; paradigme humaniste, B et F; paradigme industriel, B; paradigme inventif, E; paradigme sociointeractionnel, B; paradigme symbiosynergique, A; paradigme technologique, B; philosophie, I; positivisme, C; rationalisme, E, F et L; relativisme, D; situation pédagogique, B; taxonomie de BALDWIN, A et C/de BURNS/de PALKIEWICZ/de SCRIVEN, B.1/des habiletés en sciences humaines, 1/dudomaine cognitif, B : 1.00, C : 1.00et E : 1.1; théorie curriculaire, G. EA enseignement stratégique; relativisme cognitif.

4. Int. art. Collection d’informations interconnectées, confirmées par l’expérience des experts dans un domaine d’activité et représentées symboliquement dans une mémoire d’ordinateur __ PAVEL, S., SEC (1989). VA technologie, D. TA savoir. EA structuration cognitive.

5. Psychophysio. Résultante de la cognition en tant que processus biologique; résultante d’opérations cognitives telles que la perception et l’inférence __ BUNGE, M. (1983) : trad.

A. Didactique. On distingue trois sortes de connaissances : a) des connaissances générales dont la somme constitue la culture, b) des connaissances clés, jugées indispensables dans un milieu spécifique, c) des connaissances dites prétextes qui servent au développement d’habiletés chez le sujet. V objectif clé/prétexte.

B. Épistémologie génétique. Toute discipline est constituée de concepts interreliés. Grâce à une hiérarchisation de ces derniers, l’éducateur déterminera les étapes à couvrir, en harmonie avec les états et les voies de développement de l’apprenant. V concept;développement; savoir.

C. Docimologie. Pour vérifier l’acquisition des connaissances d’un sujet, on fait appel aux tests de connaissance. Ceux-ci portent sur la matière elle-même, sur les travaux pratiques et sur les exercices qui s’y rattachent.

D. Épistémologie. Les connaissances ne sont pas données seules; elles sont issues d’une interaction entre le sujet continuellement confronté aux résistances que présente l’objet. Cette interaction produit deux genres de connaissances : a) des connaissances physiques ou empiriques, qui résultent de l’élimination de résistances présentées par l’objet, donc de la conquête de ce dernier, b) des connaissances logicomathématiques, issues de la prise de conscience par le sujet des opérations effectuées pour venir à bout des obstacles dressés par le milieu.

E. Organisation. Pour être fructueuses, les connaissances ne doivent pas former des agrégats, mais un tout organisé, structuré, c’est-à-dire un savoir. V savoir; structuration cognitive.

F. Acquisition. Il n’y a que trois façons d’obtenir l’information dont nous avons besoin pour élaborer ou modifier la connaissance du monde qui est dans notre structure cognitive : par l’expérience (en agissant), par l’observation (en regardant quelqu’un agir) ou en se faisant transmettre cette information __ SMITH, F. (1975).

G. Connaissance/habileté. Chacune de ces trois façons d’acquérir la connaissance exige des habiletés; jamais la connaissance ne peut être acquise directement et spontanément. L’expérience, à elle seule, ne nous donne pas la connaissance; nous devons interpréter, analyser et comprendre cette expérience. Donner du sens au monde en rapprochant ce qui n’est pas connu de ce qui est connu est une habileté. (...) La connaissance est ordinairement évaluée en fonction de la vérité, tandis que les habiletés sont évaluées en fonction de la qualité d’exécution. (...) La connaissance et les habiletés, les unités de connaissances et les actes, sont intimement liés. En effet, un très grand nombre d’habiletés peuvent être décrites selon la façon dont on acquiert, organise, utilise et transmet la connaissance __ BLOOM, B. S. (1969). Les connaissances qui servent aux habiletés et à leur développement sont celles que l’écolier tire de son expérience (avec l’aide du maître) ou celles que le maître lui donne pour mieux réussir à formuler ou à comprendre un message __ MILOT, J.-G. (03.79).

H. Connaissance (justifications pédagogiques). Le fait de considérer la connaissance ou l’information comme un objectif ou un résultat important de l’apprentissage peut se justifier de plusieurs façons. La raison la plus souvent invoquée est qu’un accroissement des connaissances va de pair avec une meilleure perception de la réalité (...) Nous présumons qu’à mesure que s’accroît le nombre de choses connues de l’individu, sa perception du monde contemporain augmente aussi. (...) La transmission des connaissances se justifie encore par le fait qu’elles sont souvent considérées comme préalables à tous les autres buts que se propose l’enseignement. (...) La connaissance devient soit le matériel utilisé pour la résolution des problèmes, soit le moyen d’apprécier s’il est pertinent. Une autre justification du choix de la connaissance comme objectif pédagogique découle de la place qu’elle occupe dans notre culture. (...) De fait, on juge du plein développement de la personnalité, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un groupe, d’après la connaissance de plus en plus grande qu’il a de lui-même ou du monde dans lequel il vit. Souvent aussi, on considère la connaissance comme un important critère de l’intelligence __ BLOOM, B. S. (1969).

I. Connaissance objective/subjective et action. Une combinaison judicieuse des connaissances objectives et subjectives résulte en une valeur maximale de la connaissance pour l’action __ LEROUX, R. (09.88). V objectivité; subjectivité.


J. Compréhension intellectuelle/expérience directe (LEROUX, R., 09.88) : deux processus complémentaires et nécessaires à une connaissance complète. Voir aussi page suivante.


Compréhension intellectuelle Expérience directe
Compréhension Perception
Indirecte Directe
Médiate Immédiate
Théorique Pratique
Abstraite Concrète
Rationnelle Intuitive
Discursive Non discursive
Communicable Incommunicable
Lu Vécu
Raison « Cœur »
 « La carte »  « Le territoire »




Source : LEROUX, R. (09.88)

K. Information/description/explication. Les trois termes précédents indiquent les niveaux de connaissance selon un ordre croissant. La seule information répond au quoi; la description, au comment; l’explication, au pourquoi __ BUNGE, M. (1983) : trad.

L. Types de connaissances. Selon leur contenu épistémique, les connaissances peuvent être formelles (deux plus deux égale quatre), vagues (les vieux ont la santé fragile), évolutives (Alain est le directeur de l’école) ou incertaines (un étudiant est une personne adulte). La pédagogie de la connaissance experte est très différente de celle de la connaissance banale __ PAVEL, S., SEC (1989). Selon l’approche cognitiviste, il y aurait trois types de connaissance : 1. connaissances déclaratives (quoi?, qui?), 2. connaissances procédurales (comment?), 3. connaissances conditionnelles (quand et pourquoi?) (TARDIF, J., 1992, 1993; BRIEN, R., 1997).

M. Typologie d’approches. L’homme peut aborder les objets ou les questions qui se posent à lui de plusieurs façons et en poursuivant différents objectifs. Les méthodes utilisées successivement ou de façon concommitante dans l’histoire pourraient être regroupées en six grandes catégories : « L’appel au surnaturel; L’appel à des autorités humaines; L’intuition; Le bon sens; La logique pure; La méthode scientifique (JOHNSON, R. A., 1970). Nous pouvons remarquer que les six grandes catégories d’approches sont mentionnées dans un ordre croissant d’exigence de raison et de recherche __ NADEAU, J.-R. (1982).

N. Processus d’acquisition. Une façon d’acquérir des connaissances est d’observer et de mesurer, une autre de former et vérifier des conjectures, et une troisième de fouiller dans les connaissances disponibles, c’est-à-dire par inférence __ BUNGE, M. (1983) : trad.

O. Expérience/raisonnement. Aucun raisonnement ne peut remplacer l’expérience : il n’y a pas de substitut pour les données empiriques. Et aucune expérience ne peut remplacer le raisonnement : chaque expérience est conçue et évaluée rationnellement. Par conséquent, le raisonnement et l’expérience sont mutuellement complémentaires, non interchangeables __ id.

P. Induction/déduction; empirisme/rationalisme. Une induction hâtive a conduit les philosophes empiristes à proclamer la thèse inductiviste que toute généralisation, ou à tout le moins la vraie généralisation (ou validée ou crédible) est inductive : que nous commencions toute recherche sur les faits réels en étudiant les cas individuels et que nous la concluions en résumant nos découvertes en synthèses inductives, en ne procédant jamais de l’hypothèse vers l’observation. Au contraire, les rationalistes, séduits par le succès des mathématiques pures, maintiennent la thèse déductiviste que l’induction est sans importance ou accessoire : que nous commencions toute recherche avec une hypothèse quelconque et que nous trouvions par déduction à quoi elle nous engage; l’expérience viendrait, s’il y a lieu, à la toute fin, et son impact serait négatif plutôt que positif : il réfuterait, mais ne vérifierait pas. Nous ne sanctionnons ni l’inductivisme ni le déductivisme, mais nous empruntons des éléments aux deux. D’après nous, la recherche est déclenchée par des problèmes, non pas par l’observation ni par l’hypothèse. L’observation pose des problèmes ou vérifie des hypothèses, mais elle n’est pas la seule source de problèmes ni la seule façon de vérifier des hypothèses. Toute recherche, sauf les plus triviales, implique un entrelacement de déductions et d’inférences vraisemblables, et cette dernière comporte de l’induction bien que sans s’y limiter. La confirmation et la réfutation sont rarement définitives — sauf, encore, pour les questions triviales. Et l’induction génère seulement des hypothèses relativement modérées et aucune théorie. Toutefois, l’induction intervient dans la vérification de toute généralisation. La valeur empirique d’une hypothèse ou théorie est appréciée non seulement pour sa résistance aux tentatives de réfutation, mais aussi pour sa confirmation ou poids inductif (l’ensemble de données qu’elle implique) de même que pour son support théorique (l’ensemble de théories auquel elle se rattache) __ id.

Q. Possibilité de la connaissance. Les réponses classiques à cette question sont : i) réalisme naïf : l’esprit a un accès direct aux choses sans l’intermédiaire ni des sens ni de la raison; ii) empirisme : l’esprit reçoit des impressions en provenance des sens, ainsi il ne peut connaître que le phénomène (empirisme radical); l’esprit connaît le phénomène à travers la perception, et il construit des idées abstraites (empirisme logique); iii) idéalisme : l’esprit saisit des idées qui ont une existence indépendante et autonome (PLATON) ou des essences (HUSSERL); il existe une harmonie préétablie entre l’esprit et l’univers (LEIBNIZ); l’esprit construit l’objet, et certaines idées sont des préalables pour quelque expérience que ce soit (KANT) __ id. V scepticisme.

R. Connaissance quantitative/qualitative.Évidemment, la connaissance quantitative, lorsqu’elle est disponible, implique la connaissance qualitative, mais non l’inverse. Ainsi, la « distance » subsume la séparation, le « taux de change », l’échange, la « probabilité », la possibilité. Si un pattern quantitatif a été trouvé, on peut en tirer ses caractéristiques qualitatives. Ainsi, on peut trouver théoriquement si l’évolution d’un système est stable ou instable seulement après avoir établi et vérifié son équation d’évolution, laquelle comporte des fonctions numériques. (C’est comme ça que POINCARÉ a prouvé la stabilité du système solaire). Par conséquent, il est faux de dire que l’étude des qualités précède toujours celle des quantités. La connaissance qualitative la plus profonde est dérivée de quelque connaissance quantitative. Toutes les sciences humaines pourraient bénéficier de cette maxime; certaines, particulièrement l’économique et l’histoire socioéconomique, la mettent déjà en pratique __ id.

S. Connaissance/cognition. Aucune résultante ne peut être dissociée du processus qui l’a produite : la première n’est que la phase finale d’une séquence d’événements. De même, la connaissance ne résulte pas nécessairement de tout processus cognitif : la recherche conduit parfois à l’ignorance, au mieux à la résolution de poursuivre la recherche. Lorsqu’elle est acquise, la connaissance est un ensemble de composantes apprises : un ensemble de processus mentaux ou une disposition à pouvoir les réactiver. La connaissance est la résultante de processus mentaux que l’on désigne sous le vocable de cognition __ BUNGE, M. (1983) : trad.

T. Code moral. La quête de la connaissance nécessite (...) le respect d’un code moral. Au fait, elle en implique un : rappeler les commandements de préférer la vérité à l’erreur, de vérifier les conjectures, de ne pas fabriquer de données, de rechercher la critique, de savoir reconnaître la vérité chez un rival et la fausseté chez un ami, de partager l’information, etc. __ id.

U. CN : acquisition de *; approfondissement des *; base de *; communication de la *; contrôle continu des *; entretien des (*); ingénierie de la *; méta*; méthodes d’enseignement et d’acquisition de *; mise à jour (des *); modèle de *; prise de conscience des *; processus de communication de *; pseudo *; regroupement de *; représentation des *; rythme d’acquisition des *; système à base de *; taxonomie de la *; taxonomie du développement de la * de soi; test de *; théorie de la *.


CONNAISSANCE A PRIORI

Épist. Connaissance qui ne se fonde sur aucun fait d’expérience ou d’observation, qui est plutôt déduite d’autres connaissances, de définitions ou de principes, qui provient de données révélées, innées ou évidentes par elles-mêmes. Ex. : la logique, les mathématiques, les dogmes religieux, la justice, l’axiome.


CONNAISSANCE CONDITIONNELLE

Did./Péd./Psych. cogn. Connaissance des dispositions (cadre, conditions, contexte, modèles, précautions, préparatifs, etc.) nécessaires ou favorables à l’utilisation d’approches, de stratégies, de méthodes, de connaissances particulières. Ex. : préalables des élèves, exemples et contre-exemples d’utilisation; conditions essentielles de la réussite; raisons et explications à l’appui des énoncés précédents. VA connaissance, L; connaissance déclarative, A et C. EA connaissance déclarative/procédurale.

Connaissance conditionnelle/transfert des apprentissages. Les connaissances conditionnelles sont les connaissances responsables du transfert des apprentissages. Elles sont également les connaissances qui créent l’expertise chez l’apprenant comme chez le professionnel. En effet, qu’un enseignant connaisse un ensemble de théories, de lois etde procédures ne garantit pas qu’il soit reconnu comme un enseignant expert. Il est considéré ainsi dans la mesure où il peut, dans différents contextes, appliquer ces diverses connaissances déclaratives et procédurales. Les connaissances conditionnelles sont également un support à la flexibilité autant personnelle que professionnelle. Quant aux élèves, il importe, par exemple, qu’ils connaissent les différentes stratégies pour comprendre des textes. Cette connaissance est fondamentale. Cependant, elle n’a que peu de valeur dans la mesure où elle n’est pas associée à des connaissances conditionnelles. Les élèves doivent pouvoir retenir avec le maximum de certitude telle stratégie pour traiter l’information d’un texte narratif alors qu’ils privilégieront telle autre pour une lettre personnelle et telle autre encore pour la lecture de consignes d’une expérience en sciences de la nature. C’est le même type de connaissances qui entre en jeu lorsque, devant un ensemble de problèmes mathématiques, les élèves optent soit pour l’addition, soit pour la soustraction. La compréhension des données du problème crée les conditions de sélection de l’opération à effectuer __ TARDIF, J. (1992).


CONNAISSANCE DE LA TERMINOLOGIE

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.11 et C : 1.11.


CONNAISSANCE DE SOI

Diagn. V taxonomie de ALSCHULER, PHILLIPS et WEINSTEIN. VA taxonomie, J.


CONNAISSANCE DE SURFACE

Épist./Int. art./Péd./Psych. cogn. Connaissance courante et concrète __ PAVEL, S., SEC (1989). Ant. connaissance profonde. EA structure de surface.


CONNAISSANCE DÉCLARATIVE

1. Did./Péd./Physio./Psych. cogn./Psycholing. (Gén.). Connaissance d’une personne qui, associée à d’autres connaissances du même type, forme un schéma cognitif. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.10 et C : 1.10. EA connaissance conditionnelle/procédurale.

2. Did./Péd./Psych. cogn. (Spéc.). Connaissance relative à l’existence, au caractère ou à la nature des termes, de définitions, de faits, d’informations factuelles, de propriétés, de phénomènes, de données particulières, de règles, de conventions, de symboles, de représentations, de principes, de lois, de théories, de structures. VA connaissance, L.

3. Ens. lang./Ens. L2. Connaissance acquise sur de nombreuses années de fréquentation scolaire, colligée par le cerveau sous la forme d’un langage interne, grand nombre de savoirs, de principes, de préceptes, de règles dites de grammaire et de syntaxe __ PARADIS, P. (2006). Cela représente une grande quantité d’information et, en fonction de notre activité d’écriture, nous devons sélectivement activer les connaissances qui lui sont pertinentes __ id.VA langue, N.

A. Origine. La distinction entre les connaissances déclaratives et procédurales tire son origine du domaine de l’intelligence artificielle (WINOGRAD, T. W., 1975), inspiré lui-même de la philosophie avec l’anglais G. RYLE (1949). Inspirée aussi par le développement de la représentation des connaissances en intelligence articificielle, la psychologie cognitive, plus précisément John Robert ANDERSON (1980, 1983, 1993) propose une structure du système cognitif, appelé aussi système ACT (...). « Depuis le milieu des années quatre-vingt, le discours pédagogique a enrichi son répertoire de concepts, ou du moins sa terminologie, en faisant quelques emprunts aux sciences cognitives, [dont les concepts de connaissances déclaratives et procédurales] __ DÉSILETS, M. (1997). Ce sont MARZANO, R. J. et al. (1988) qui amènent le concept de connaissances conditionnelles au côté des deux autres.

B. Caractéristique. Il est à noter dès maintenant que les connaissances déclaratives sont fondamentalement des connaissances plutôt statiques que dynamiques et qu’elles doivent, pour permettre l’action, être traduites en procédures ou en conditions, en connaissances procédurales ou conditionnelles. Ce n’est pas parce qu’un élève connaît de manière déclarative les étapes pour lire un texte informatif qu’il peut effectivement extraire les informations de textes de ce genre; le même phénomène se produit quand l’élève ne connaît que de façon déclarative comment résoudre un problème écrit en mathématique. Cette connaissance statique lui permettrait de répondre à un questionnaire qui demanderait d’énoncer, théoriquement, les étapes pour apporter une solution à un tel problème, mais il est loin d’être garanti qu’il puisse appliquer avec justesse et assurance ces étapes. Dans le même sens, ce n’est pas parce qu’un enseignant connaît de manière déclarative les principes et les conceptions de la psychologie cognitive au regard de l’enseignement et de l’apprentissage qu’il peut en faire une application judicieuse et rigoureuse en classe. Ses connaissances déclaratives doivent être traduites en connaissances procédurales et conditionnelles pour permettre les actions pédagogiques __ TARDIF, J. (1992).

C. Cognitivisme. Les catégories de connaissances (déclaratives, procédurales, conditionnelles) sont extrêmement importantes dans la conception cognitive de l’enseignement et de l’apprentissage puisqu’elles commandent des stratégies d’enseignement fort différentes et qu’elles sont (...) représentées différemment dans la mémoire à long terme. (...) Dans la mémoire, elles sont interreliées et, dans la vie de l’enseignement et de l’apprentissage, elles devraient être étroitement reliées entre elles __ id.

D. Confusion. Le passage de la psychologie cognitive à l’éducation des types de connaissances a pu créer certaines confusions à propos de ces concepts. En effet, il arrive que les connaissances déclaratives soient décrites comme des faits (ex. : la langue officielle du Québec est le français) et que les connaissances procédurales telle une description de procédures (ex. : pour accorder le groupe du verbe, il faut d’abord identifier le groupe du nom sujet qui donne sa personne et son nombre au verbe avec lequel il est lié). Cependant, le fait de connaître la description de la procédure, comme dans l’exemple précédent, n’implique pas la connaissance de comment l’exécuter.

D1. Apprentissage de règles/apprentissage de procédure. Comme enseignant, il est important de comprendre que l’apprentissage de règles de façon déclarative n’entraîne pas automatiquement l’apprentissage de procédures et inversement, que l’apprentissage de procédures n’entraîne pas l’acquisition des connaissances déclaratives sous-jacentes (DÉSILETS, M., 1997). Comme l’indique Robert BRIEN (1994), « ce ne sont pas toujours toutes les connaissances déclaratives de l’individu qui seront transformées en connaissances procédurales. Les définitions, les lois, les principes de la discipline demeureront sous forme déclarative, même s’ils sont à l’origine de l’élaboration de procédures. On a trop souvent tendance, lorsqu’on conçoit des activités de formation, à ne privilégier que l’apprentissage de procédures en laissant pour compte les connaissances sur lesquelles se fondent ces procédures. Malheureusement, tôt ou tard, l’étudiant se retrouve devant une situation nouvelle dont la solution ne pourra être trouvée que par un retour aux concepts de base de la discipline (HOC, J.-M., 1987) ».

E. Connaissances déclaratives/procédurales. Selon certains cognitivistes (ANDERSON, J. R., 1983, par exemple), la connaissance d’une procédure s’acquiert d’abord sous forme déclarative et se transforme ensuite en une connaissance procédurale exécutable. Ainsi, les connaissances requises pour la conduite d’une automobile à embrayage manuel seraient d’abord encodées sous forme déclarative. Avec la pratique, il y aurait « procéduralisation » des connaissances déclaratives.

E1. Théorie/pratique. Ce phénomène se rencontre régulièrement dans l’enseignement de certaines matières comme la physique, la chimie, la biologie ou la grammaire d’une langue étrangère, par exemple, où l’on propose d’abord à l’étudiant la théorie pour l’amener peu à peu à la pratique __ BRIEN, R. (1994). C’est souvent le cas également en éducation physique.

F. Mémoire. Selon J. R. ANDERSON (1983, 1993), pour qu’il y ait action ou production d’un comportement, il faut que des connaissances se trouvent en mémoire de travail. La capacité de la mémoire de travail étant limitée, les connaissances qui s’y trouvent sont celles qui activent le traitement de l’information. C’est à ce moment qu’interviendrait la mémoire déclarative, mémoire contenant toutes les connaissances d’une personne organisées en schéma cognitif. La mémoire de travail a accès à cette mémoire déclarative pour compléter le traitement de l’information.


CONNAISSANCE DES CLASSIFICATIONS ET DES CATÉGORIES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.23 et C : 1.23.


CONNAISSANCE DES CONVENTIONS

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.21 et C : 1.21.


CONNAISSANCE DES CRITÈRES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.24 et C : 1.24.


CONNAISSANCE DES DONNÉES PARTICULIÈRES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.10 et C : 1.10.


CONNAISSANCE DES FAITS PARTICULIERS

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.12 et C : 1.12.


CONNAISSANCE DES MÉTHODES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.25 et C : 1.25.


CONNAISSANCE DES MOYENS PERMETTANT L'UTILISATION DES DONNÉES PARTICULIÈRES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.20 et C : 1.20.



CONNAISSANCE DES PRINCIPES ET DES LOIS

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.31 et C : 1.31.


CONNAISSANCE DES REPRÉSENTATIONS ABSTRAITES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.30 et C : 1.30.


CONNAISSANCE DES TENDANCES ET DES SÉQUENCES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.22 et C : 1.22.


CONNAISSANCE DES THÉORIES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.32 et C : 1.32.


CONNAISSANCE DISCURSIVE

Ling. VA compétence communicative, C.3; discours, A.


CONNAISSANCE EMPIRIQUE

Épist. VA connaissance, F.


CONNAISSANCE EXPLICITE

Péd. Connaissance que le sujet peut formuler ou expliquer au moyen du langage __ MEQ (1979).


CONNAISSANCE HEURISTIQUE

Épist./Int. art./Péd./Psych. cogn. Connaissance de bon sens, implicite, difficile à verbaliser. Le savoir-comment de l’expert __ PAVEL, S., SEC (1989).


CONNAISSANCE IMPLICITE

Péd. Connaissance que le sujet utilise sans être capable de l’identifier __ MEQ (1979). L’enfant apprend quelque chose, mais ne peut pas dire ce qu’il aappris au juste. Sa connaissance est implicite __ SMITH, F. (1975).

Implicite/explicite. C’est par des activités portant sur des faits de langue ou par une incitation à la verbalisation ou par un contact avec des connaissances verbalisées que les connaissances implicites peuvent devenir explicites __ MEQ (1979).


CONNAISSANCE INTERDISCIPLINAIRE

Rech. VA approche interdisciplinaire, G.


CONNAISSANCE LOGICOMATHÉMATIQUE

Épist. VA connaissance, D.


CONNAISSANCE OBJECTIVE

Sc. Connaissance contrôlable et vérifiable par une pluralité d’observations et d’observateurs, qui s’inscrit dans une recherche constante de vérités factuelles, lesquelles doivent rendre compte des composantes et des relations d’un phénomène de la réalité. Ant. connaissance subjective. VA connaissance, I. EA connaissance rationnelle/scientifique.


CONNAISSANCE PHYSIQUE

Épist. VA connaissance, D.


CONNAISSANCE PROCÉDURALE

1. Did./Ens. L2/Péd./Physio./Psych. cogn./Psycholing. (Gén.). Connaissance de moyens permettant l’utilisation de données particulières. Ex. : règle d’action, procédures, stratégies cognitives et métacognitives. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 1.20 et C : 1.20. EA connaissance conditionnelle/déclarative.

2. Did./Péd./Psych. cogn. (Spéc.). Connaissance d’approches, d’habiletés, de méthodes, de modèles, de moyens, de procédés, de stratégies, de techniques, etc. pour traiter des informations particulières acquises. VA approche, H; connaissance, L; connaissance déclarative, A, C et D.

3. Ens. lang. VA langue, N. Autre type de savoirs que les connaissances déclaratives qui consistent en un ensemble de règles qui nous disent essentiellement ce que nous devons faire, étant donné nos buts (ici l’écriture) __ PARADIS, P. (2006). Ensemble de règles, chacune d’elles représentant un comportement spécifique et éventuel __ id. Ex. : Dans l’activité d’écrire,situation particulière sur laquelle nous portons notre attention et l’ensemble des informations que nous avons activé dans notre mémoire déclarative __ id.

A. Habiletés. C’est le développement d’habiletés qu’il faut viser par l’acquisition de connaissances procédurales. V habileté, 2.

B. Mémoire. Selon John Robert ANDERSON (1983, 1993), les connaissances procédurales sont conservées dans une mémoire dite procédurale. Cette mémoire contiendrait un ensemble de règles d’actions, appelé système de production, représenté par la formule « si... alors ». Si dans la mémoire de travail se retrouve un ensemble de connaissances déclaratives décrivant une action, alors se déclenche la procédure menant à la production d’une action. Ainsi, si toutes les conditions nécessaires à l’action qu’est la lecture se retrouvent dans la mémoire de travail, la lecture devrait s’effectuer de soi.

C. Règles. Les règles servent à accomplir nos différentes actions. Elles peuvent contrôler l’exécution d’actions motrices particulières. (...) Les règles représentent des expériences acquises à l’occasion de la résolution de problèmes et de l’accomplissement de tâches __ PARADIS, P. (2006).

C1. Actionnement d’une règle. Pour être déclenchée, une règle dépend de trois types de circonstance; le but du moment, l’information qui est activée dans notre mémoire déclarative et les objets auxquels nous prêtons attention, [par exemple], dans notre projet d’écriture

C2. Écriture. Ainsi, lorsque nous décidons d’écrire, nous exécutons une séquence d’actions telle que commencer en haut à gauche, mettre une majuscule sur le premier mot, séparer les mots entre eux, ponctuer les phrases, les paragraphes, etc.__ id.

C3. Enseignement. Ces actions sont apprises de nos enseignants qui nous les expliquent verbalement et nous donnent des exercices pour apprendre à les appliquer correctement __ id.

C4. Application. Quand vient le temps de les appliquer de façon autonome, ces règles surgissent à notre esprit pour guider notre projet d’écriture. Les situations d’écriture elles-mêmes nous obligent à respecter certaines règles selon le type de contenu envisagé __ id.

C5. But atteint. Une autre chose que les règles peuvent accomplir et de nous aider à reconnaître si nos buts sont atteints. Ainsi, lorsque nous arrivons à la fin de notre message, une règle se déclenche qui reconnaît que note but a été réalisé et qui, dans le langage des sciences cognitives, fait « sauter »l’objectif « écrire ». Nous devons alors accomplir le but suivant, qui est par exemple d’imprimer notre texte __ id.


CONNAISSANCE PROFONDE

Épist./Int. art./Péd./Psych. cogn. Connaissance abstraite, concernant les structures, les fonctions et les comportements de leurs objets __ PAVEL, S., SEC (1989). Ant. connaissance de surface. EA structure profonde.


CONNAISSANCE RATIONNELLE

Sc. Connaissance qui est produite avec méthode, à base de raisonnements et de processus précis d’investigations, qui se compose de données éprouvées plutôt que d’opinions, d’intuitions ou de sensations et qui se situe dans un cadre cohérent d’idées et de concepts explicites. Ant. connaissance absurde/illogique/naïve; pseudoscience. TA rationalisme. EA connaissance objective/scientifique.


CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE

Sc. Connaissance objective et rationnelle d’une réalité. V connaissance objective/rationnelle. VA animisme, D.


CONNAISSANCE SUBJECTIVE

Sc. Connaissance issue de perceptions et de réflexions toutes personnelles de la part d’un ou de quelques individus. Ant. connaissance objective. VA connaissance, I.


CONNAISSANCES ANTÉRIEURES

Ens. lang. Ensemble des informations, idées, perceptions, concepts et images, ainsi que l’impact d’expériences émotionnelles, contenus dans la mémoire de tout usager de la langue au moment d’entreprendre une activité langagière. Syn. connaissances (initiales/préalables); préalable; savoir préconstruit. VA lecture, A. TA inférence.

A. Structures de connaissances. Les connaissances antérieures recouvrent les connaissances sur le monde, concrètes ou abstraites, et les connaissances langagières. Ces connaissances vont déterminer la construction du sens aussi bien lors de la lecture et de l’écoute que lors de l’écriture et de l’expression orale. Les connaissances sur le monde réfèrent à la fois à la nature des informations et à leur organisation dans la mémoire à long terme, probablement dans des structures ou schémas __ SCHANK, R. et ABELSON, R. (1977). Les connaissances langagières font référence aux formes linguistiques (mots, marques morphologiques, etc.) et à leurs règles d’utilisation. La compréhension et l’expression verbales sont fortement tributaires à des connaissances et à leur mode d’organisation.

B. Types de connaissances. Les connaissances d’un individu peuvent s’analyser en trois types généraux : a) des connaissances déclaratives (conceptuelles et linguistiques), c’est le quoi; b) des connaissances conditionnelles (contextuelles), c’est le quand et le pourquoi; c) des connaissances procédurales (stratégies), c’est le comment __ FLAVEL, J. H. (1981); PARIS, S. G. et LINDAUER, B. K. (1982).

C. Mémoire à long terme. Les connaissances antérieures s’inscrivent dans ce qu’on appelle la mémoire à long terme qui peut se diviser en deux types de mémoires distinctes, toutes deux ayant un rôle à jouer dans la compréhension : la mémoire sémantique ou la connaissance des relations conceptuelles sur le monde et la mémoire épisodique ou l’enregistrement des expériences personnelles __ BARTLETT, F. (1932).

D. Usage de l’expression. Strictement parlant, toute connaissance est « antérieure » : l’expression possède donc un côté pléonasmique. Son usage s’est d’abord répandu en référence à des connaissances plutôt spécifiques, jugées nécessaires pour réaliser une activité particulière.


CONNAISSANCES INITIALES

Did./Péd. Préalables spécifiques aux contenus d’apprentissage déjà acquis par un sujet __ PAVEL, S., SEC (1989). Syn. connaissances antérieures/préalables; préalable; savoir préconstruit.


CONNAISSANCES MÉTALINGUISTIQUES

Ens. lang. VA métalangage, B.


CONNAISSANCES PRÉALABLES

Did. Syn. connaissances antérieures/initiales; préalable; savoir préconstruit.


CONNAISSANCES PROFESSIONNELLES

Form. prof. Ensemble des connaissances requises en vue d’une qualification professionnelle ou de l’exercice d’une profession déterminée __ UNESCO dans BIT (1987). EA qualification professionnelle.


CONNAÎTRE

v.

1. Gén. Action d’acquérir des notions, des informations, grâce à l’expérience, à l’étude ou à l’écoute. TA apprendre.

2. Spéc. Fait d’avoir acquis des habiletés et des compétences par l’exercice d’une profession ou par la pratique d’un métier. Bien connaître les données de la planification d’une situationpédagogique.

3. Log. Comprendre les rapports de causalité qui régissent les éléments d’une problématique, d’un phénomène, d’une situation. VA apprendre, E.

A. Structure cognitive. Comprendre comment une chose est liée à une autre ou à un contexte plus large __ ANGERS, P. et al. (1983). Opérer ou construire une structure correspondant à une demande, mettant en jeu des systèmes de relations, d’opérations qui se structurent et s’équilibrent progressivement __ GIORDAN, A. (1977). Assimiler le réel à des structures de transformations élaborées par l’intelligence à la suite de l’action ou pendant l’action __ PIAGET, J. (1969).

B. Posséder : savoir parfaitement.

C. Savoir : connaître d’une façon plus approfondie et méthodique.

D. Sentir : connaître intuitivement.


CONNECTÉ

adj.

Inf. Attribut d’un organe périphérique rattaché en direct à une unité centrale de traitement. Une tablette graphique connectée à un microordinateur.Syn. en ligne.


CONNECTEUR

Ens. lang. Mot ou expression de liaison entre deux propositions, deux phrases ou deux événements racontés, qui permet d’établir des rapports entre les divers éléments du texte. V indice. TA déictique; embrayeur. EA marqueur de relation.

A. Classification des connecteurs. Les connecteurs peuvent se classer selon le type de relation ou de rapport qu’ils signalent dans la phrase ou dans le texte :

- conjonction : et, aussi, en plus... - contraste : contrairement à, en contraste avec...

- disjonction : ou, en séparant... - opposition : malgré, bien que, par opposition...

- exclusion : sauf, excepté que, en excluant... - concession : bien que, quoique...

- temps : avant, lorsque, plus tard... - conséquence : de manière à, à tel point que, de sorte que...

- lieu : devant, au-dessus de, dans ce lieu... - but : pour, afin que, dans ce but...

- cause : parce que, en raison de, c’est la raison de... - condition : si, à moins que...

- comparaison : comme, ainsi que, en comparaison... - manière : comme, de cette manière...

On peut aussi procéder à un regroupement morphologique des connecteurs : on a alors des conjonctions, des adverbes, des locutions adverbiales, des propositions entières, etc. On peut aussi recourir à un regroupement syntaxique; on s’intéresse alors à la fonction que remplissent les connecteurs.

B. Connecteur/organisateur textuel. Les connecteurs marquent des liens entre des unités, à l’intérieur des grands constituants du texte. Les organisateurs textuels délimitent les grands blocs d’informations relativement au type de texte proposé __ FAYOL, M. (1986); TURCO, G. et COLTIER, D. (1988).


CONNEXION

Psych.Syn.agent discriminant; réponse instrumentale.


CONNEXIONNISME

1. Épist./Int. art. École de pensée rivale du cognitivisme, qui prend le réseau neuronal pour modèle de système cognitif __ PAVEL, S., SEC (1989). V cerveau. TA cognitivisme.

2. Psych. éduc. Se dit de certaines théories béhavioristes de l’apprentissage (en particulier celle de THORNDIKE et de ses successeurs) selon lesquelles tout comportement s’explique par les liens ou connexions établis entre stimuli (S) et réponses (R), et soumis aux lois de l’effet et de l’exercice. V béhaviorisme.

A. Orthographe. Éviter la graphie « connectionnisme » __ PAVEL, S., SEC (1989).

B. Nature. Elle développe les notions avancées en 1969 par F. ROSENBLATT, créateur des perceptrons, et abandonne la notion de système formel au profit des valeurs numériques (physique statistique) __ id.

C. Réseau. Les modèles en réseau sont constitués d’unités très simples, interconnectées, où se propagent des activations et qui évoluent sous l’influence de l’environnement. Ces unités mettent à jour leur niveau d’activité en fonction des influx excitateurs ou inhibiteurs provenant des autres unités interconnectées. Les nouvelles valeurs appellent de nouvelles mises à jour et cette suite de calculs parallèles conduit le système à un état stable, lequel est une réponse à l’excitation du milieu __ id.


CONNEXIONNISTE

adj. et n.

Épist./Int. art. Dont l’organisation copie la structure neurosynaptique du cerveau humain __ PAVEL, S., SEC (1989). Adepte du connexionnisme __ id.


CONNEXIONS NEURONALES

Ens. lang./Ens. L2/Neurosc./Physio./Psycholing. cerveau. VA approche neurolinguistique, A1, A1.2, B1 et G; théorie neurolinguistique du bilinguisme, C.


CONNOTATION

Ling. Valeur ou sens qu’on associe aux mots ou expressions, au-delà de leur sens premier; chacune des acceptions que peut évoquer un terme. Ex. : connaissance : fait de connaître; ce que l’on sait; personne que l’on connaît; domaine de savoirs, de sciences, de données, etc. Discipline : ensemble de règles de conduite; domaine d’études, d’enseignement et de recherches; branche de savoir faisant l’objet d’enseignement, etc. Ant. dénotation.

A. Nature. Ces valeurs peuvent être individuelles et exprimer la compréhension que l’individu se fait actuellement ou de façon plus habituelle, mais elles peuvent être également collectives et ajouter aux signes linguistiques des dimensions figurées, évocatrices.

B. Connotation/référence. La connotation constitue un des aspects de la référence recouvrant des phénomènes iconiques, phoniques, stylistiques, sociopolitiques et idéologiques, et illustre la complexité du signe linguistique __ KERBRAT-ORECCHIONI, C. (1977).

C. Types. Le signe linguistique présente trois types de connotations : 1. les connotations sémantiques (phonétiques, syntaxiques, valeurs associées ou implicites); 2. les connotations stylistiques, qui signalent que le message procède d’une utilisation particulière du code linguistique; 3. les connotations énonciatives, qui renseignent, non sur le référent du message, mais sur l’énonciateur, sur ses caractéristiques sociales, géographiques et affectives.


CONSCIENCE

1. Gén. Intuition, sentiment intime de percevoir lucidement une réalité extérieure ou intérieure à soi. Fait immédiat ou sensation spontanée de prendre connaissance d’une situation. Résultante de ce qui précède. La conscience des problèmes et défis de l’éducation. Une prise de conscience de ses capacités.

2. Spéc. Convictions, croyances, principes, valeurs d’une personne ou d’un groupe. La conscience individuelle/collective. VA B.

3. Diagn./Did. VA angle, B.

4. Did. VA approche globale, F;taxonomie du domaine affectif, A : 1.10 et B : 1.10.

5. Mor. Action ou capacité d’évaluer la nature et la portée morales de sa situation, de ses actes et de ses pensées. Une conscience intègre/élastique. Avoir bonne/mauvaise conscience.

6. Phi. Acte ou état d’une personne qui distingue clairement entre un objet de connaissance et elle-même qui est le sujet en situation d’apprendre. La conscience du sujet et de l’objet dans une situation pédagogique.

7. Psych. Faculté d’une personne qui lui permet d’entrer en contact avec ses propres expériences intérieures et avec celles de sa réalité extérieure. La conscience de soi.

A. Étym. Du latin conscientia, connaissance.

B. Conscience individuelle/collective.


L’accroissement de la conscience individuelle contribue à l’élévation de la conscience collective. En retour, l’élévation de la conscience collective a le même effet sur la conscience individuelle, effet réciproque qui favorise l’accélération dans l’évolution de la conscience __ LEROUX, R. (09.88).

C. Conscience/connaissance __ id. Il est assez évident que l’action est fondée sur la connaissance. (...) Ce qui est moins apparent, au premier abord, c’est que la connaissance est fondée sur la conscience. Si la connaissance n’apporte pas nécessairement la conscience, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir des connaissances. Il faut aussi les interpréter. Il faut voir les relations entre elles, percevoir comment elles forment un tout, découvrir leur sens profond. En un mot, il faut structurer ces connaissances. Or, c’est dans la conscience que la connaissance est structurée. Une personne plus consciente de son environnement, plus sensible à cette question, saura mieux détecter, dans les multiples informations qui lui parviennent de toutes parts, celles qui sont vraies et utiles et saura mieux les organiser entre elles, les structurer en un tout significatif et porteur d’action. La conscience est plus fondamentale que la connaissance pour une autre raison très simple : c’est que connaître, c’est être conscient de quelque chose. Il faut d’abord la conscience avant toute connaissance. Ce n’est donc pas la connaissance qui produit la conscience, mais la conscience qui produit une connaissance valable. La connaissance peut cependant consolider la conscience déjà acquise et ainsi favoriser sa croissance. La connaissance intellectuelle joue un rôle important dans le développement de la conscience. Elle vient stabiliser au plan logique ce qui a déjà été perçu au niveau intuitif, tout comme en recherche, par exemple, la démarche logique stabilise les intuitions du chercheur. La connaissance et la conscience se retrouvent donc en causalité circulaire dans leur influence mutuelle : la connaissance est structurée dans la conscience et la conscience est stabilisée par la connaissance.


D. CN : prise de *; prise de * des connaissances.

E. CN __ conscientisante : alphabétisation *.


CONSCIENCE DU CORPS

Éduc. phys./Kin. Perception consciente qu’une personne a de son corps. Syn. somesthésie. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.11.

Nature. Cette conscience du corps à l’instant présent est fondée principalement sur des sensations d’origine musculaire, articulaire et labyrinthique.


CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE

Écol. Perception et compréhension de l’interdépendance des êtres vivants et de leur milieu, de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes, et par conséquent de la responsabilité humaine à l’égard de la richesse et de l’équilibre des écosystèmes __ SAUVÉ, L. (1992). VA écologie, D.


CONSCIENT,E

adj.

Gén. Syn. clairvoyant;lucide; perspicace. Ant. automatique;confus;inconscient; impulsif; irréfléchi;machinal.

CN : non *; grammaire *e.



CONSCIENTISATION

Alph. Qsyn. alphabétisation conscientisante.


CONSÉCUTIVE

n.f. et adj.

Ens. lang./Ling. Nom ou qualité attribué à une proposition circonstancielle exprimant une conséquence par rapport à la proposition principale. Ex. : Il a travaillé de telle manière que le succès a suivi. Il a marché tellement qu’il était mort de fatigue. V circonstancielle; proposition; proposition grammaticale; subordonnée.


CONSEIL

1. Gén. Avis, opinion, recommandation, suggestion que l’on formule entre personnes au regard d’une décision à prendre ou d’une chose à faire. Un bon/mauvais conseil.

2. Adm./Dr./Gest. Assemblée de personnes désignées en vertu d’une décision officielle en vue de délibérer sur les affaires d’une entreprise, de déterminer ses orientations et d’assurer sa bonne gestion.

CN : président du *; siège d’un *.


CONSEIL D'ADMINISTRATION

Adm. scol./Ens. sup. Organisme qui exerce la personnalité juridique de la personne morale que constitue l’université. EA conseil de l’Université.

A. QC. Au Québec, dans certaines universités, cette expression peut désigner l’assemblée universitaire.

B. Fonctions. Le Conseil d’administration administre les fonds, le personnel, les installations matérielles.


CONSEIL D'ÉCOLE

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Corps constitué de membres élus, cooptés ou désignés par la loi, de la communauté locale, qui assument et exercent les pouvoirs et responsabilités de la corporation scolaire.


CONSEIL D'ÉTABLISSEMENT

1. Adm. scol./Lég. scol./Org. scol. (Fr.). Dans les lycées et collèges, organisme chargé d’assister le chef d’établissement, lequel préside ce conseil. VA administration scolaire, C.

2. Adm. scol./Lég. scol./Org. scol. (QC). Organisme décisionnel qui, par l’instauration d’une dynamique de gestion entre l’établissement et la commission scolaire, donne à l’école ou aux centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes les leviers nécessaires pour répondre aux besoins éducatifs de tous les élèves __ Loi sur l’instruction publique, MEQ (2001).

A. Composition. Il est composé d’administrateurs, d’enseignants, de citoyens, de parents d’élèves et d’élèves.

B. Rôle. Le conseil vote le budget et certains règlements internes de l’établissement.

C. Objectif. Le conseil d’établissement exerce ses responsabilités dans la collégialité et le respect des compétences de chacune et chacun. Telle est la condition pour que l’action éducative des uns et des autres soit orientée vers un objectif commun, soit la réussite du plus grand nombre d’élèves __ Loi sur l’instruction publique, MEQ (2001).


CONSEIL D'ORIENTATION

1. Adm. scol./Lég. scol. (QC). Organisme de concertation de tous les agents au sein d’une école.

2. Form. prof. Aide apportée par un spécialiste à une ou plusieurs personnes pour décider du choix d’un métier, d’une technique, d’une profession ou d’un programme de formation répondant à leurs besoins __ BIT (1987).

A. Fonctions : favoriser l’information, les échanges et la coordination entre tous les agents concernés par l’école; élaborer, réaliser et évaluer le projet éducatif.

B. Autre public cible. S’adresse également aux personnes déjà engagées dans la vie professionnelle pour résoudre des problèmes propres à leur travail __ BIT (1987).


CONSEIL D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE

Form. prof. Assistance apportée à une personne en vue de l’aider à établir un projet professionnel ou un plan de carrière. EA orientation professionnelle.

Autres composantes et buts. Il comprend également des activités destinées à aider cette personne à prendre plus clairement conscience de sa valeur, à définir ses objectifs professionnels, à découvrir les diverses possibilités, à établir et à réaliser un plan de carrière et à le réviser périodiquement à la lumière de nouveaux renseignements et des progrès effectués __ BIT (1987).


CONSEIL DE CLASSE

Adm. scol./Lég. scol./Org. scol. (Fr.). Réunion trimestrielle du chef d’établissement, des professeurs de la classe, des délégués des parents et des délégués des élèves, dans les lycées et les collèges. VAévaluation, P.

Rôle. Le conseil formule des propositions relatives à la scolarité des élèves, en plus de favoriser le dialogue entre ses membres.


CONSEIL DE DISCIPLINE

Lég. scol./Org. scol. Conseil d’établissement chargé de définir, de diffuser, de réviser, d’assurer le respect de la réglementation scolaire et, si nécessaire, de décider de sanctions envers les contrevenants. EA règlement disciplinaire.


CONSEIL DE DIVISION SCOLAIRE

Adm. scol./Lég. scol. (Ont.). Conseil de l’éducation pour une division scolaire __ MEO (1980).


CONSEIL DE FACULTÉ

Ens. sup. Instance chargée de la gestion pédagogique d’une faculté.


CONSEIL DE L'ÉDUCATION

Adm. scol./Lég. scol.(Ont.). Conseil de division scolaire __ MEO (1980).


CONSEIL DE L'ENSEIGNEMENT PLURALISTE

Adm. éduc. (Belg.). Conseil ayant pour mission de rédiger et, le cas échéant, de modifier la Charte de l’enseignement pluraliste, de fixer les critères de reconnaissance des écoles pluralistes, de prendre toute initiative tendant à promouvoir l’enseignement pluraliste, de fixer la procédure d’appel aux candidats membres du Conseil __ MERF (Belg.) (1990).


CONSEIL DE L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL

Adm. éduc./Form. prof. (Belg.). Conseil qui a pour mission de donner, soit de sa propre initiative, soit à la demande du Ministre, des avis sur tous les problèmes relatifs à l’enseignement technique et professionnel organisé aux niveaux : 1. de l’enseignement secondaire ordinaire de plein exercice; 2. de l’enseignement spécial; 3. de l’enseignement secondaire à horaire réduit; 4. de l’enseignement secondaire de promotion sociale __ MERF (Belg.) (1990).

A. Nature des travaux. Les travaux du Conseil portent sur les points suivants : 1. présentation de propositions relatives à l’organisation d’un enseignement à temps partiel; 2. rénovation à apporter dans l’enseignement technique et professionnel dans le cadre de la prolongation de l’obligation scolaire et de la rénovation technologique; 3. définition des profils professionnels; 4. mise au point de modalités de collaboration entre les établissements scolaires et les milieux de l’emploi; 5. présentation de propositions relatives à la formation continuée des enseignants __ id.

B. Objet. Cet organe a donc comme objectif principal de créer et de favoriser toute initiative permettant à l’enseignement et à l’entreprise de mieux intégrer le jeune dans le monde du travail (formation technique, professionnelle et sociale en alternance) __ id.


CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ

Adm. éduc./Ens. sup. (QC). Organisme qui exerce les droits et les pouvoirs nécessaires à l’administration de l’Université. EA assemblée universitaire; comité exécutif.

Fonctions. Plus particulièrement, le Conseil modifie ou abroge les statuts de l’Université, adopte le budget et approuve les états financiers, nomme les officiers de l’Université, décide de la nomination des professeurs lorsqu’elle comporte la permanence, crée, fusionne ou abolit les facultés, écoles, départements et autres organismes universitaires et en détermine les structures; enfin décide de toute intégration, affiliation ou désaffiliation d’institutions __ U. de M. Selon les établissements, cette instance joue le même rôle que le Conseil d’administration.


CONSEIL DE LA LANGUE FRANÇAISE (CLF)

Ens. lang./Péd. (QC). Organisme québécois créé par la Loi 101 et ayant pour mission de donner des avis au Ministre responsable et d’informer la population et le gouvernement sur toute question concernant le statut, la qualité et le développement du français au Québec. V aménagement linguistique.


CONSEIL DES GOUVERNEURS

Ens. sup. (QC). Syn. assemblée des gouverneurs.


CONSEIL FUSIONNÉ D'ÉCOLES SÉPARÉES DE COMTÉ

Adm. scol./Lég. scol.(Ont.). Conseil d’écoles séparées créé pour une zone fusionnée d’écoles séparées de comté __ MEO (1980).


CONSEIL FUSIONNÉ D'ÉCOLES SÉPARÉES DE DISTRICT

Adm. scol./Lég. scol.(Ont.). Conseil d’écoles séparées créé pour une zone fusionnée d’écoles séparées de district __ MEO (1980).


CONSEIL INTERUNIVERSITAIRE DE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE

Adm. éduc./Ens. sup. (Belg.). Conseil qui a pour mission d’organiser la concertation entre les institutions universitaires __ MERF (Belg.) (1990).

Fonctions. Le Conseil adresse aux Ministres qui ont l’enseignement universitaire et la politique scientifique dans leurs attributions, des avis et propositions se rapportant à toutes les questions intéressant la collaboration entre les institutions universitaires de langue française. Le Conseil est habilité à prendre des initiatives visant à assurer une plus grande coopération entre les facultés et départements universitaires. À cette fin, il peut créer des commissions ou des groupes de travail spécialisés et encourager des manifestations à caractère scientifique __ id.


CONSEIL NATIONAL DES PARENTS

Adm. éduc. (Belg.). Conseil ayant pour mission de donner son avis sur tous les problèmes généraux concernant l’enseignement et l’éducation, soit d’initiative, soit à la demande du Ministre; de faire au Ministre toute suggestion qu’il juge utile à la promotion de l’enseignement et de l’éducation de la jeunesse __ MERF (Belg.) (1990).


CONSEIL SCOLAIRE

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Corps public électif qui administre la ou les écoles publiques d’un territoire __ MEQ (1968). EA commission/corporation scolaire.


CONSEIL SCOLAIRE DE LOCALITÉ

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Conseil scolaire dont le territoire, normalement, est à l’échelle d’une localité plutôt que d’une région __ MEQ (1968).


CONSEIL SCOLAIRE RÉGIONAL

Adm. scol./Lég. scol.(QC). Corps public électif qui administre l’enseignement secondaire dans une région __ MEQ (1968). EA commission scolaire régionale.


CONSEIL SUPÉRIEUR

Adm./Pol. Organisme consultatif auprès du gouvernement et, dans le cas du Conseil supérieur de l’éducation, auprès du ministre de l’Éducation.


CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'ÉDUCATION

Adm. éduc.(QC). Organisme institué en 1964 dont le mandat est de couvrir l’ensemble de la mission éducative gouvernementale __ CSE (2002).

A. Comités. Il est doté d’un Comité consultatif chargé de conseiller le ministre de l’Éducation sur l’accessibilité financière aux études __ id.

B. Commissions. Le Conseil supérieur a cinq commissions d’études, celles de l’enseignement primaire, de l’enseignement secondaire, de l’enseignement collégial, de l’enseignement et de la recherche universitaires et de l’éducation des adultes __ id.


CONSEIL SUPÉRIEUR DES ALLOCATIONS D'ÉTUDES

Adm. éduc. (Belg.). Conseil qui donne soit à la demande du Ministre, soit d’initiative, son avis sur toutes les questions intéressant le régime des allocations d’études __ MERF (Belg.) (1990).

Fonctions. Sa consultation est obligatoire : 1. sur la politique générale en matière d’allocations et de prêts d’études; 2. sur les crédits qui sont requis annuellement et leur répartition; 3. sur les projets de règlements à prendre en exécution de la loi. Le conseil comprend deux sections : une section pour l’enseignement secondaire et une section pour l’enseignement supérieur __ id.


CONSEIL/COMMISSION DES ÉTUDES

Adm. éduc./Ens. sup. (Can.; QC). Appellation de l’assemblée universitaire dans certaines universités anglophones et dans certaines universités québécoises francophones.

A. Pouvoirs. Le senate détient des pouvoirs décisionnels exclusifs en matière d’enseignement et de recherche; la compétence de cet organisme est très étendue puisqu’elle s’exerce sur toute question relative à l’enseignement et à la recherche. Les décisions du Sénat sont finales; elles n’ont pas à êtres soumises à l’approbation du Conseil d’administration pour être valides et exécutoires __ U. McGill. Dans certaines autres universités, les décisions du Sénat doivent être ratifiées par le Conseil d’administration, même si ce dernier n’assume pas d’initiatives en matière d’enseignement et de recherche.

B. QC. Le mot sénat n’est pas utilisé dans l’enseignement supérieur francophone.


CONSEILLANCE

Adm. scol./Cur./Org. scol. (QC). Acte éducatif consistant à conseiller ou à renseigner un élève sur toute matière d’ordre personnel, administratif, scolaire ou familial __ OLF (1998). EA agent d’aide scolaire; aide scolaire; conseiller d’élèves.

A. Termes rejetés : mentoring; tutorat __ CTEQ (1988).

B. Nature. La conseillance est un moyen d’établir une relation d’aide entre un enseignant et un élève. Dans l’enseignement secondaire, la conseillance peut être inscrite à l’intérieur d’activités libres de la vie scolaire ou être intégrée à une activité d’enseignement proprement dit __ id.

C. Conseillance/consultation. La conseillance se distingue de la consultation du fait qu’elle n’est pas un acte professionnel spécifique comme l’est celui du psychologue scolaire ou du conseiller d’orientation, qui sont des spécialistes. Aussi le psychologue et le conseiller d’orientation font de la consultation, alors que le conseiller d’élèves et l’enseignant peuvent faire de l’enseignement, de la surveillance et de la conseillance __ OLF (1998).


CONSEILLER D'ORIENTATION

Adm. scol./Cur./Form. prof./Org. scol./Orient. scol. prof. Professionnel qui exerce un rôle conseil pour toute question traitant du développement de carrière des individus, de l’enfance jusqu’à la retraite __ OCCOPPQ (2005). VA agent d’aide scolaire, A. TA counseling.

A. Exercice de l’orientation. L’exercice de l’orientation comprend notamment la consultation d’orientation, l’évaluation scientifique des dispositions personnelles et l’analyse des autres fonctions incidentes, l’information scolaire et professionnelle, le conseil d’ordre professionnel à portée immédiate et lointaine __ id.

B. Actes particuliers. Parmi les actes particuliers compris dans l’intervention professionnelle du conseiller et de la conseillère d’orientation, nous pouvons noter : • la consultation individuelle ou de groupe dans un contexte d’orientation; • l’évaluation et le diagnostic des aptitudes, des intérêts, des motivations, des traits de personnalité; • l’analyse, la synthèse et l’interprétation des données personnelles se dégageant des évaluations; • le conseil d’orientation ou l’avis professionnel relatif au développement professionnel de l’individu, à ses choix scolaires et plans de carrière; • la référence nécessaire à un centre professionnel; • la surveillance et le contrôle des informations recueillies auprès du client par des méthodes d’évaluation et des confidences reçues sous la garantie du secret professionnel dans le cadre d’une relation d’orientation; • la responsabilité de la relance des cas de consultation d’orientation; • la responsabilité du maintien et de la diffusion d’une documentation scolaire et professionnelle à point; • la responsabilité du maintien et de l’utilisation d’un matériel psychométrique pour fins d’orientation; • son perfectionnement professionnel __ id.

C. Fonctions. Sa pratique l’amènera à exercer les fonctions qui découlent de ces actes : • aider l’individu à prendre conscience de ses ressources personnelles et à les développer de telle façon qu’il puisse les traduire en termes scolaires et professionnels en tenant compte de ses intérêts, de ses aptitudes et de sa personnalité et en conformité avec ses valeurs et ses buts; • aider l’individu à prendre conscience des ressources de son milieu et à les utiliser; • ainsi favoriser chez l’individu les décisions lui permettant de s’adapter à son milieu de vie et les meilleurs choix d’ordre professionnel et scolaire __ id.

D. Visées et contexte. Le conseiller et la conseillère d’orientation font appel à des techniques adaptées aux différents besoins et aux différentes clientèles pour atteindre les objectifs poursuivis. Leurs fonctions sont ainsi bien diversifiées, mais il importe en dernier ressort que ces fonctions ou tâches respectent au plus haut point le droit à l’autodétermination des individus et qu’elles ne soient en aucun cas confondues à des responsabilités administratives __ id.

E. Compétences. Les compétences du conseiller d’orientation se regroupent sous les six catégories suivantes : 1. le contexte social et l’orientation; 2. la capacité d’aide et ses stratégies; 3. la consultation et ses spécificités; 4. l’évaluation de l’individu et son utilisation fonctionnelle; 5. la recherche; 6. l’éthique professionnelle __ id.

F. Contexte social et orientation. Connaître les forces et les influences qui déterminent l’orientation de tout individu, jeune ou adulte, en situation scolaire ou non, ce qui implique la capacité de dégager la contribution des facteurs d’ordre social tout autant que personnel qui jouent dans l’orientation de l’individu. Cette compétence porte précisément sur : 1. une familiarisation suffisante avec la nature de la société contemporaine et des changements qui lui sont inhérents; 2. le processus de l’éducation et du développement psychosocial dans notre culture; 3. les ressources et les avantages qui s’offrent à l’individu dans le présent et, selon des prévisions possibles, dans l’avenir; 4. les moyens requis pour distinguer et sélectionner lesdites ressources dont pourrait profiter avantageusement l’individu; 5. la capacité de participer, en milieu scolaire, à l’évolution de la dimension orientante de l’école et d’aider les autres éducateurs, notamment les professeurs, à saisir et à interpréter correctement les diverses variables qui contribuent au développement de l’individu; 6. la capacité de renouveler ses procédés et d’adapter ses méthodes afin de faire face aux différents besoins des individus en matière d’orientation, de développement personnel et de développement professionnel __ id.

G. Capacité d’aide et ses stratégies. Trouver et appliquer des stratégies d’aide directe ou indirecte aux individus de façon à favoriser leur développement personnel et professionnel. Cette compétence porte précisément sur : 1. la capacité d’établir une relation d’aide significative; 2. la capacité d’organiser des programmes d’orientation et d’y contribuer efficacement dans le milieu scolaire ou dans d’autres milieux selon le cas; 3. la capacité d’aide individuelle et ses stratégies dans le processus éducatif; 4. la capacité d’animer des activités de groupe susceptibles d’éveiller les individus d’un milieu donné à la problématique de leur orientation; 5. l’établissement ou la consolidation des réseaux de collaboration effective avec les différents spécialistes des services personnels aux étudiants, c’est-à-dire trouver des formes acceptables de partage de l’information avec les collègues, les professeurs, les administrateurs scolaires ou d’autres professionnels du milieu dans lequel l’orientation s’effectue, en vue de participer au développement général et à l’orientation des individus, ce qui suppose la capacité de travailler avec une équipe inter et multidisciplinaire; 6. la maîtrise des techniques et des habiletés appropriées à des interventions fructueuses auprès des individus en ce qui concerne leur développement personnel, professionnel et leur orientation; 7. la capacité d’assumer de nouveaux rôles professionnels, s’il le faut, et d’évoluer selon les besoins __ id.

H. Consultation et ses spécificités. Offrir des services de consultation aux individus : élèves, parents, professeurs, employeurs, etc., dans la mesure où cela est requis pour favoriser le développement personnel, professionnel et l’orientation des clients. Cette compétence porte précisément sur : 1. une utilisation efficace des expériences d’ordre scolaire, d’ordre communautaire de l’individu; 2. la capacité d’établir le degré de réceptivité que manifeste la clientèle face à l’utilisation des ressources scolaires et communautaires et des modalités de référence; 3. la compréhension des besoins des individus en ce qui concerne leur développement personnel, professionnel et leur orientation; 4. la capacité d’explorer systématiquement les diverses expériences de vie de l’individu et d’en préciser la signification pour des fins d’orientation et de développement; 5. la capacité de faire des références opportunes à des spécialistes; 6. la capacité d’aider l’individu qui consulte à définir son ou ses problèmes d’adaptation personnelle, de développement ou d’orientation, à établir les niveaux de signification, à explorer des possibilités de solution et, le cas échéant, de l’aider à planifier sa carrière __ id.

I. Évaluation de l’individu et son utilisation fonctionnelle. Évaluer les caractéristiques individuelles (aptitudes, intérêts, personnalité) et établir des liens entre ces caractéristiques et les besoins de l’individu relativement à son développement personnel, professionnel et à son orientation. Cette compétence porte précisément sur : 1. l’organisation et l’adaptation de l’information nécessaire à l’individu en vue des décisions d’orientation qu’il doit prendre ou, dans le cas d’un élève, en vue des décisions d’ordre scolaire qui auront une ou des implications pour son orientation professionnelle ultérieure; 2. la collecte des données requises pour constituer le canevas de base pour l’ensemble des interventions; 3. le traitement de l’information se rapportant à l’individu sous une forme accessible à ce dernier pour son développement et son orientation ainsi que l’information concernant l’organisation des programmes d’études; 4. l’évaluation et l’amélioration des connaissances et des méthodes utilisées et le développement de nouvelles stratégies, non seulement pour utiliser en consultation des données d’évaluation, mais aussi pour aider au placement d’individus, élèves ou non, dans des programmes spéciaux ou dans des programmes de références; 5. l’analyse et l’évaluation du marché du travail et la connaissance des principales politiques nationales et régionales de main-d’œuvre; 6. la capacité de reconnaître les forces, les faiblesses et les possibilités de la prédiction en matière de développement personnel, professionnel et d’orientation __ id.

J. Recherche. S’adonner autant que possible à de la recherche appliquée pertinente au domaine de l’orientation. Cette compétence porte précisément sur : 1. l’utilisation des données de recherche de façon à mettre en place des dispositifs propres à favoriser le développement professionnel des individus; 2. l’évaluation scientifique des programmes d’orientation; 3. le « follow-up » __ id.

K. Éthique professionnelle. Être un professionnel conscient de soi et des autres, clairement identifié à ses propres yeux en tant que professionnel de l’orientation. Cette compétence porte précisément sur : 1. la capacité de développer son propre répertoire d’objectifs personnels et professionnels; 2. la capacité de développer et de renouveler les objectifs en question, soit de les préciser, de les sélectionner, et d’en tenir compte dans la poursuite de sa vie professionnelle; 3. la capacité de juger ses propres actes professionnels en fonction de leurs aspects éthiques et non de leur seule valeur technique; 4. la conviction d’être un professionnel authentique et consciencieux, dont l’action se situe à la charnière du monde du travail et du monde des institutions scolaires __ id.


CONSEILLER D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE

Form. prof. Personne spécifiquement formée pour aider d’autres personnes à choisir un métier, une profession ou une carrière en fonction de leurs aptitudes, de leurs capacités, de leurs qualifications professionnelles et de leur personnalité, ainsi que pour rassembler et fournir la documentation et les informations susceptibles de guider les choix qu’elles auront à faire __ BIT (1987).


CONSEILLER EN INSERTION ET PROBATION DE L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE

Adapt. soc. (Fr.). Personne qui œuvre dans le milieu carcéral auprès de délinquants et de détenus ou en milieu ouvert dans le cadre de comités de probation __ ONISEP (1993).

A. Éducateurs. L’expression conseiller en insertion et probation de l’administration pénitentiaire remplace celle d’éducateur de l’administration pénitentiaire __ id.

B. Rôle. Son rôle tourne autour de trois points essentiels : éviter aux détenus l’effet désocialisant de la prison, favoriser le maintien des liens sociaux et familiaux, préparer la réadaptation sociale. Il s’implique à la fois dans des relations d’individu à individu au cours de nombreux entretiens et dans des relations de groupes (équipe éducative-détenus) lors des activités (théâtre, musique, photo, ateliers divers) __ ONISEP (1987).


CONSEILLER PÉDAGOGIQUE

1. Ens. sup./Péd. Membre d’une faculté qui assiste les étudiants dans leurs cheminements et la sélection de leurs cours __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. EA agent de développement pédagogique.

2. Péd. Personne chargée, dans une commission scolaire, de conseiller le personnel-cadre des services d’enseignement et celui des établissements d’enseignement, et d’assurer l’animation pédagogique auprès des enseignants, notamment en matière d’innovation pédagogique, d’implantation et d’évaluation des programmes et des méthodes pédagogiques ainsi que du matériel didactique __ OLF (1998). Enseignant qui conseille des collègues sur les programmes d’études, sur les stratégies d’apprentissage et d’enseignement ainsi que sur la nature et les modalités d’évaluation. EA agent d’aide scolaire; chargé de classe; conseiller d’élèves; soutien à l’enseignement.

3. Techno. éduc. En télévision éducative, spécialiste qui veille à la qualité pédagogique des émissions __ OLF (1983). EA conseiller technique.

A. En/de. Conseiller pédagogique est suivi de la préposition de introduisant le complément déterminatif (ex. : conseiller pédagogique d’anglais, de français) sur le modèle de professeur de français, enseignant d’histoire __ CTEQ (1988).

B. Domaines. Le conseiller pédagogique exerce ses fonctions notamment dans les domaines suivants : l’enseignement d’une discipline ou d’un groupe de disciplines; l’enseignement professionnel; l’enseignement aux élèves en difficulté; les moyens d’enseignement; la formation continue __ id.

C. Animation pédagogique. On appelle animation pédagogique les activités ou fonctions que le conseiller pédagogique exerce auprès d’enseignants dans un champ d’études donné. L’animation pédagogique est une de ses tâches principales __ id.

D. Conseiller pédagogique/d’élèves. Il ne faut pas confondre conseiller pédagogique et conseiller d’élèves. Le premier conseille le personnel de l’enseignement; le second conseille les élèves __ id.


CONSEILLER SCOLAIRE

Adm. scol./Lég. scol.(QC). Membre d’un conseil scolaire.


CONSEILLER TECHNIQUE

Péd./Techno. éduc. En télévision éducative, spécialiste qui veille à la qualité technique des émissions __ OLF (1983). EA conseiller pédagogique.


CONSEILLER,ÈRE D'ÉDUCATION

Org. scol./Péd. (Fr.). Fonctionnaire exerçant des tâches d’animation de la vie scolaire et de supervision du personnel de surveillance, dans un collège ou un institut technique.

CE/CPE Le conseiller principal d’éducation (CPE) exerce ses fonctions dans un lycée. Les CE sont recrutés après l’obtention de leur diplôme d’études universitaires générales. Ils doivent passer le certificat d’aptitudes pédagogiques aux fonctions de conseiller d’éducation (CAPFCE) après une année de formation. Les CPE passent le CAPFCE après le même temps de formation, mais sont recrutés après une licence ou une maîtrise en sciences de l’éducation. VA certificat.



CONSERVATION

1. Doc./Gest. app. Action de garder les résultats scolaires d’un élève dans un endroit assurant la sécurité et le respect du caractère confidentiel __ MEQ : DGE (07.85).

2. Sc. VA énergie, D.

A. Principe. L’organisme scolaire doit conserver un relevé (original ou microfilm) des résultats scolaires de chacun des élèves __ id.

B. CN : éducation (relative) à la *.


CONSERVATISME

Phi./Pol./Soc. VA discours pédagogique, 1 et 4; égalité des chances, C.


CONSERVATOIRE

Org. scol. VA établissement, F; étudiant, C.


CONSIGNATION

Doc./Gest. app. Action d’enregistrer un jugement, une décision, ou l’un et l’autre, sur les apprentissages scolaires et le développement général de l’élève __ MEQ : DGE (07.85). TA note; score.

Principes : 1. en évaluation sommative, le résultat d’évaluation consigné au bulletin scolaire n’est pas le cumul des données de l’évaluation formative; 2. les données relatives au rendement et au comportement sont consignées séparément sur le bulletin scolaire __ MEQ : DGE (07.85).


CONSIGNE

1. Gén. Directive précisant une ou des composantes d’une tâche à accomplir.V tâche.

2. Ens. lang. Énoncé oral ou écrit qui amène l’élève à exécuter une tâche et qui précise, entre autres, les caractéristiques de l’écrit à produire. V tâche d’écriture.


CONSISTANCE INTERNE

Doc. Degré avec lequel les items ou les parties d’un instrument mesurent effectivement la même caractéristique ou le même objectif. Syn. homogénéité. VA coefficient de fidélité, B;fidélité, E, F et G.

CN : coefficient de *.


CONSOLIDATION

1. Adm. scol./Lég. scol. (QC). Guérison ou stabilisation d’une lésion professionnelle à la suite de laquelle aucune amélioration de l’état de santé de l’enseignante ou de l’enseignant victime de cette lésion n’est prévisible __ CEQ-CPNCC (1990).

2. Did./Péd. Raffermissement, renforcement des apprentissages d’un élève ou d’un groupe d’élèves par des activités particulières.


CONSONNE

n.f.

Ens. lang./Ling. L’un des deux groupes de sons (avec les voyelles) qu’on trouve dans toutes les langues et qui est caractérisé par l’obstruction plus ou moins grande du passage de l’air dans la bouche, que l’air soit accompagné ou non de vibrations des cordes vocales. V voyelle.

Types de consonnes. L’obstruction du passage de l’air vibrant ou non vibrant est faite par l’une ou l’autre des composantes de l’appareil articulatoire. La fermeture totale et l’ouverture soudaine du passage engendrent, lorsque ce sont les lèvres qui obstruent, les occlusives bilabiales /p, b, m/, lorsque c’est la langue sur les dents qui obstrue, les occlusives dentales /t, d/ et lorsque la langue obstrue le passage de l’air sur le palais, les occlusives palatales /k, /; lorsque la langue obstrue partiellement le passage de l’air en créant une pression sur le palais, ce sont les fricatives ou chuintantes /s, ʃ , , z/; lorsque la langue obstrue totalement le centre du palais, mais laisse passer l’air de chaque côté, ce sont les latérales ou liquides /l, n/, toujours sonores; lorsque le bout de la langue ou l’arrière de la langue fait un ou plus d’un battement sur le palais, ce sont les vibrantes /r/ (apical) ou /r/ (grasseyé); lorsque la lèvre inférieure se rapproche des dents supérieures, ce sont les fricatives labio-dentales /f, v/; trois consonnes françaises /j, w , h/ correspondent aux trois voyelles fermées /i, u , y/. Il s’agit ici des consonnes du français parlé : elles sont au nombre de 17. Le français écrit comporte 21 consonnes qui peuvent se prononcer de différentes manières et même ne pas se prononcer du tout dans certaines positions. Les rapports entre les phonèmes oraux et les lettres se nomment correspondances graphophonétiques. VA alphabet phonétique, A.


CONSPIRATION

Gén. Aspiration commune exercée par une espérance __ DE CHARDIN, T. dans FERGUSON, M. (1981).


CONSTANCE

1. Doc. VA coefficient de fidélité, B;fidélité, A et C.

2.Écol. VA stabilité, B.


CONSTANTE

n.f.

1. Inf. Nombre ou caractère dont la nature et la valeur ne varient pas lors de l’exécution d’un programme. Ant. variable.

2. Math./Rech./Stat. Facteur qui ne varie pas et auquel on attribue la même valeur dans une équation ou une expérimentation. Ant. variable.

CN : erreur *.



CONSTELLATION

Lexic./Term. Ensemble qui réfère à une expression à partir d’un ou de quelques termes différents du premier terme inducteur. V SYSTÈME DE RENVOIS au début du dictionnaire.

A. Abrév. : CN.

B. Exemple : enseignement remplacé par *. CN : acte d’*; adaptation de l’*; adjoint à l’*; approche de l’*; auxiliaire d’*; besoin d’*; brevet d’*; carte des *; centre d * secondaire; etc.



CONSTITUANT IMMÉDIAT

Ens. lang./Ling. VA phrase, D.


CONSTITUANTE

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. (QC).Établissement d’enseignement ou de recherche intégré à un réseau d’établissements assimilés ayant un siège social commun où sont établies les grandes orientations __ OLF (1998). Syn. unité constituante. TA antenne; campus;établissement.

A. Enseignement universitaire. On peut aussi employer université constituante __ id.

B. Exemples d’emploi.Les constituantes de l’Université du Québec; le Champlain Regional College compte trois constituantes : Saint-Lambert - Longueuil, St. Lawrence et Lennoxville __ id.

C. CN : unité *; université *.


CONSTITUTION

Épist. Structure relativement fixe et inhérente à l’individu, telle qu’elle est déterminée par ses aptitudes innées et sa carrière de développement __ GESELL, A. (1965).

A. CN __ constituant : collège *.

B. CN __ constitutif,ive : objectif *; règle *.


CONSTRUCTION CONVERGENTE

Ens. lang. Exercice où l’apprenant est amené à construire, à partir d’indices, des énoncés qui illustrent un contenu d’apprentissage cible __ PAMBIANCHI, G. (2003).

Exemple __ id. L’enseignant invite les apprenants à se servir d’indices pour formuler des demandes devant comporter le verbe « pouvoir » ou « vouloir » à l’indicatif présent ou au conditionnel présent.

Exemple : du sucre Est-ce que je peux avoir du sucre?

Je voudrais avoir du sucre, s’il vous plaît.

1. un verre d’eau _________________________________________

2. des allumettes _________________________________________

En guise de réponse pour l’item 1, par exemple, l’enseignant accepte les énoncés suivants :

Est-ce que je peux / pourrais avoir un verre d’eau?

Je peux / pourrais avoir un verre d’eau, s’il vous plaît?

Je veux / voudrais avoir un verre d’eau, s’il vous plaît.


CONSTRUCTION MENTALE

Épist. Syn. construit.


CONSTRUCTIVISME

1. Arts. Mouvement artistique d’origine russe qui propose de remplacer les compositions plastiques traditionnelles inspirées de la nature par des constructions d’éléments inventés par l’être humain. VA A.

2. Did./Péd./Psych. Théorie de l’apprentissage qui insiste sur le rôle actif du sujet dans le développement de sa connaissance sur le monde. VA J et M à O. EA pédagogie active.

3. Épist. gén. Position épistémologique qui conçoit la science comme une activité de construction de modèles rendant compte de phénomènes (observables ou non) et mettant l’accent sur le rôle de la raison, des théories et des langages formels dans ce processus. Ant.réalisme. VA E, F, G; accommodation, A; adaptation, O; cartésianisme, B; globalisme, B; modèle d’enseignement, E : 2.1; réalisme critique, D. TA rationalisme; structuralisme.

4. Éth. Doctrine qui soutient que les idées, les faits et les vérités éthiques ne sont pas des caractéristiques du monde mais plutôt des construits humains dépendants de nos attitudes, de nos réactions et de nos croyances morales __ AUDI, R. (1999). Ant. conventionnalisme. VA I.

5. Log./Math. Ensemble d’attitudes et de pensées qui fondent les mathématiques sur l’hypothèse de constructibilité selon laquelle tout objet est considéré mathématiquement existant en autant qu’il est possible de le construire de façon déterminée dans le réel.

6. Phi. Doctrine qui soutient que ce qui est donné à la conscience, ce qui est l’objet de l’expérience sensible ou plus généralement ce qui est connu est une construction qui dépend directement de la constitution (physique, conceptuelle, etc.) du sujet connaissant. VA B.

A. Origine. Le mouvement constructiviste en art est fondé en 1919 par les plasticiens Vladimir Ievgrafovitch TATLINE et Alexandre RODCHENKO. Au XXe siècle, il influence l’art européen dans divers domaines (dont la peinture et la sculpture). L’esprit du constructivisme est perceptible dans plusieurs mouvements artistiques dont le néoplasticisme en Hollande, le Bauhaus en Allemagne, l’unisme en Pologne, l’abstraction-création et l’art-concret en France __ BLUMENKRANZ, N. dans LECOURT, D. (1999).

B. Typologie. Pour BUNGE (1996), il y a deux sortes de constructivisme : le constructivisme épistémologique et le constructivisme ontologique. Le constructivisme épistémologique soutient que les concepts et les théories sont des constructions humaines. ARISTOTE, ENGELS, EINSTEIN, POPPER ont proposé des thèses sous-tendues d’une épistémologie constructiviste. L’épistémologie génétique de PIAGET en psychologie est constructiviste dans ce sens. Le constructivisme ontologique est une doctrine plus radicale que le constructivisme épistémologique. Elle soutient que les faits, les connaissances sont des constructions humaines. Pour les tenants d’un constructivisme ontologique, la réalité n’est pas indépendante du sujet connaissant mais son produit. Le constructivisme ontologique tel qu’explicité par BUNGE renvoie au socioconstructivisme tel que développé par les sociologues des sciences membres du Cercle d’Édimbourg. V socioconstructivisme.

C. Origine. En éducation, la référence au constructivisme trouve son origine dans les travaux de Jean PIAGET. Celui-ci a élaboré une épistémologie constructiviste en l’opposant à l’épistémologie préformiste. En reconstruisant la macrogénèse des catégories fondamentales de la connaissance scientifique et des normes logico-mathématiques, PIAGET a dégagé la constitution progressive d’une architecture de la connaissance organisée autour de grandes structures qui apparaissent séquentiellement dans le développement. À titre d’explication, il a fait appel, dans un modèle d’équilibration des structures cognitives, à un mécanisme d’autorégulation et d’autoconstruction majorante dont les origines remontent aux mécanismes régulateurs biologiques. C’est en ce sens que l’on peut comprendre le caractère constructiviste de l’épistémologie de PIAGET __ INHELDER, B. et De CAPRONA, D. (1985). Les travaux de Lev Vygotsky (1896-1934) inspirent également les travaux actuels des constructivistes. Ce chercheur a insisté sur le fait que la connaissance est le fruit du rapport d’une collectivité à différents objets, tant concrets qu’abstraits, tant physiques que métaphysiques. La connaissance est marquée par les traditions et les valeurs de cette collectivité de même que par les mécanismes que celle-ci met en place pour assurer la transmission. Dans cette perspective, l’activité cognitive d’un individu est indissociable de l’activité cognitive de sa collectivité __ LEGENDRE, M.-F. (2002). V socioconstructivisme. VA L.

D. Variantes. Le constructivisme représente un ensemble d’approches relatives à l’étude des sciences. VA constructivisme moderne. Toutes ces approches ont en commun de privilégier une étude empirique des sciences qui met l’emphase sur le caractère social de la pratique scientifique. VA F.

E. Épist. gén./Psych. Les positions de PIAGET — et de certains cognitivistes — peuvent être dites constructivistes dans la mesure où elles insistent sur le rôle actif et structurant du sujet et de ses schèmes conceptuels dans la constitution du savoir et de la réalité.

F. Comportements, perception et communication. Le constructivisme moderne étudie les comportements et les processus de perception et de communication à travers lesquels nous inventons à proprement parler nos réalités individuelles, sociales, scientifiques et idéologiques, plutôt que nous ne les trouvons, comme nous le supposons tous naïvement __ WATZLAWICK, P. (1991).

G. Critiques. D’une manière générale, s’opposent au constructivisme la plupart des philosophes des sciences d’allégeance réaliste. La première opposition au constructivisme vient du fait qu’il s’apparente nécessairement au relativisme. Puisque, pour les réalistes et les rationalistes, le relativisme est insatisfaisant, il en va de même pour le constructivisme. V relativisme cognitif. De plus, sur le plan de la méthode, les constructivistes et leurs idées sur la multiplicité des démarches possibles pour arriver à la connaissance sont grandement critiqués. Bien que la plupart des réalistes ne croient pas en une seule et unique méthode rigide pour connaître le monde, ils s’entendent tout de même sur les grandes lignes méthodologiques que doit suivre le chercheur dans sa quête du savoir. V méthode scientifique; science.

H. Constructivisme/subjectivisme. Le constructivisme, bien qu’il puisse l’être, n’est pas nécessairement un subjectivisme. Un subjectiviste croit que toute connaissance scientifique s’établit par la seule volonté d’un individu, d’un chercheur. Une telle idée pourrait aussi être qualifiée de constructiviste. Cependant, on peut concevoir que la connaissance s’établit en fonction des ententes sociales au sein de la communauté scientifique et ainsi défendre un constructivisme qui échappe au subjectivisme.

I. Constructivisme en éthique. La pensée constructiviste a beaucoup influencé les problématiques entourant la morale. En effet, dans ce domaine, un courant de pensée constructiviste propose que les normes éthiques ne soient en fait que des constructions sociales élaborées par les différentes sociétés. Cette théorie fait partie d’une conception appelée « constructivisme social » qui admet d’une manière radicale la construction sociale de la réalité (identité sociale, attitudes politiques, éthique). Le but du contructivisme en éthique est davantage d’expliquer l’apparition ou l’évolution de certains principes moraux plutôt que de les justifier. Cette approche intéresse ainsi plus les sociologues que les philosophes. Plusieurs penseurs ont adopté une vision constructiviste des institutions sociales. Citons simplement Thomas HOBBES (1588-1679) pour qui l’État et la justice sont un Dieu mortel fabriqué par l’être humain, ou encore David HUME (1711-1776), qui considérait la justice comme une vertu artificielle. Emmanuel KANT (1724-1804) a également orienté sa pensée morale dans cette voie. En opposition avec les réalistes, les constructivistes nient l’existence de faits moraux absolus, naturels ou artificiels, sur lesquels on puisse faire reposer les fondements de l’éthique. En revanche, certains constructivistes croient qu’il est possible de construire des principes éthiques universels basés sur une prise en considération minimum de l’action et de la raison. John RAWLS est un des héritiers du constructivisme éthique kantien. Ce penseur propose, dans son livre A theory of justice (1971), une théorie constructiviste du droit et de la justice. Pour lui, il n’existe aucune manière rationnelle de choisir parmi plusieurs conceptions du bien. Ceci s’expliquerait par le fait que les membres d’un groupe social seraient des « agents de construction » qui se réfèrent à certains idéaux (comme l’idéal kantien de l’homme raisonnable) pour justifier leurs principes de justice. Ces mêmes principes de justice sont ainsi justifiés s’ils se trouvent en état « d’équilibre réflexif » (reflective equilibrium) avec les jugements moraux communément admis. VA P; relativisme moral, C.

J. Modèle pédagogique. De cette théorie du sujet créateur de connaissances devrait naître un modèle pédagogique qui valorise de façon indissociable l’acquisition de connaissances et le développement de démarches de pensée. De façon précise, ceci correspond à un idéal pédagogique au sein duquel l’acquisition de connaissances par l’enfant et l’adolescent est le fruit d’un processus d’élaboration active de sa pensée. Il importe donc que l’enfant soit confronté à des problèmes qui soient à sa portée ou, pour reprendre l’expression de L. VYGOTSKY, qui se situent dans sa zone de proche développement. Ceci suppose que l’enseignant soit attentif au développement et qu’il apprenne à en analyser le cheminement. Cela suppose aussi qu’il évite de placer l’enfant dans des situations trop complexes où, submergé par la multiplicité des paramètres dont il faut tenir compte, celui-ci fasse régulièrement l’expérience de l’échec et en conçoive un sentiment d’incompétence. (...) Le principe général peut être formulé comme suit : mettre régulièrement l’enfant en situation de mobiliser ses connaissances antérieures, de les confronter à la réalité ou à la critique des autres pour enfin l’amener à dépasser le déséquilibre intellectuel qui en résulte. De façon complémentaire, il convient de prévoir la possibilité d’aider les élèves pour éviter les impasses de la pensée et permettre à chacun d’eux de structurer et d’élargir son champ de connaissances et de compétences. Deux dangers doivent être évités : proposer régulièrement des problèmes trop simples aux élèves, c’est à coup sûr susciter leur ennui et leur démotivation; les confronter fréquemment à des défis trop complexes pour eux, c’est courir le risque de les placer dans des situations où ils feront l’apprentissage de la résignation __ CRAHAY, M. (1997). VA pédagogie, H.

K. Complémentarité des approches et des ressources. (...) Pour la réflexion pédagogique, l’enjeu de l’avenir consiste probablement à articuler ce que l’on a pris l’habitude d’opposer. (...) De même, la controverse entre les tenants de l’éducation traditionnelle et les adeptes de l’éducation nouvelle est dépassée. Opposer les mots et les choses n’a pas de sens. L’école doit confronter l’enfant au réel et le mettre en contact avec le livre. Elle doit l’inciter à faire ses propres expériences, mais aussi le rendre curieux de découvrir la pensée des autres et, partant, d’aller à la rencontre des savoirs construits et standardisés par ses aînés, ces savoirs qui sont constitutifs de la culture dans laquelle il est né. (...) Qu’il s’agisse des livres ou des choses, c’est la même attitude qu’il faut stimuler chez l’élève : poser des questions et chercher à comprendre __ id.

L. Constructivisme/socioconstructivisme. En éducation, on tend à dissocier deux conceptions du constructivisme : le constructivisme cognitif et le socioconstructivisme. Le premier insiste sur la structuration cognitive de l’individu, le second sur les effets de facteurs socioculturels sur l’apprentissage (FOSNOT, C. T., 1993; COBB, P., 1996). Les théoriciens cognitivistes analysent la pensée selon le développement conceptuel de l’individu, tandis que les théoriciens socioculturels prennent, comme unité d’analyse, l’individu dans son activité sociale. Le constructiviste cognitif apparaît inspiré des travaux de PIAGET et le socioconstructivisme des travaux de VYGOTSKY __ COBB, P. (1996) : trad. V socioconstructivisme.

M. Nature. Le constructivisme n’est ni une méthode ni un modèle d’enseignement bien qu’il puisse contribuer à la problématisation des pratiques pédagogiques. Le constructivisme correspond plutôt à un modèle « rationnel » de l’activité cognitive. __ LAROCHELLE, M. et BERNARZ, N. (1994).

N. Vision de l’apprentissage. De cette perspective, l’apprentissage serait un processus d’autorégulation qui consiste en un combat avec un certain conflit entre les modèles actuels développés par l’individu par rapport à la réalité et qui représentent une tentative humaine de construction de sens et les outils et les symboles développés culturellement. Il consiste aussi en une négociation de ce type de sens par des activités sociales de coopération, par des discours et par des débats __ FOSNOT, C. T. (1996) : trad.

O. Implications pédagogiques. Les trois implications générales qui émanent du constructivisme sont : a) la priorité doit être accordée au développement du sens et à la compréhension plutôt qu’à l’entraînement comportemental; b) les chercheurs et les enseignants doivent présumer que les actions des élèves sont rationnelles considérant la manière actuelle dont ces élèves tirent du sens des choses et c) les erreurs des apprenants et leurs réponses inattendues doivent être vues comme des occasions pour savoir l’état de compréhension des élèves __ VON GLASERFELD, E. dans COOB, P. (1995) : trad. Une vision constructiviste de l’apprentissage suggère une approche de l’enseignement qui donne aux apprenants l’opportunité de vivre des expériences concrètes, contextualisées et signifiantes dans le cadre desquelles ils peuvent chercher des « patterns », se poser des questions et construire leurs propres modèles, concepts et stratégies __ FOSNOT, C. T. (1996) : trad. Le modèle constructiviste supporte aussi l’idée que la connaissance traduit un état d’équilibre cognitif. Ce qu’une personne comprend d’un univers de connaissances à un moment donné est le reflet d’un équilibre entre ce qu’elle est en mesure d’appréhender, les actions cognitives dont elle est capable au regard de cet univers, et les limites de ces actions. D’où certaines lacunes à sa compréhension, dont l’école devrait favoriser, voire provoquer, la prise de conscience pour en permettre le dépassement. C’est de cette explication du fonctionnement de l’intelligence qu’est issu le concept de conflit cognitif, concept qui a donné naissance à des stratégies pédagogiques dont l’essentiel se résume à mettre l’élève en contact avec le caractère limité de sa compréhension de sorte qu’il développe curiosité et motivation pour apprendre davantage __ CARBONNEAU, M. et LEGENDRE, M.-F. (03.04.02).

P. Épist. gén./Psych. Les positions de PIAGET — et de certains cognitivistes — peuvent être dites constructivistes dans la mesure où elles insistent sur le rôle actif et structurant du sujet et de ses schèmes conceptuels dans la constitution du savoir et de la réalité.

Q. CN __ constructiviste : apprentissage *.


CONSTRUIT

1. Doc. VA validité de construit, A.

2. Épist. Selon PIAGET, objet de pensée constitué par la systématisation d’éléments expérientiels, de termes et de relations __ PAVEL, S., SEC (1989). Syn. construction mentale. V structure cognitive.

A. Nature et objet. Les construits sont bipolaires et servent à distinguer les connaissances individuelles __ id.

B. Théorie. La théorie des construits selon PIAGET est connue sous le nom de « constructivisme » __ id.

C. CN : item à réponse *; validité de *.


CONSULTANT PÉDAGOGIQUE

Cur./Péd./Techno. éduc. Personne qui fournit des services aux « clients » en ce qui concerne l’analyse des besoins, les objectifs, la prescription des activités pédagogiques, le choix du matériel didactique, l’évaluation des ressources éducatives et des résultats __ SAUVÉ, L. et al. (1989).


CONSULTATION

Adm. scol./Cur./Org. scol. V conseillance.


CONTE

n.m.

Ens. lang./Litt. Récit court, issu de la tradition orale, mêlant le réalisme au merveilleux. V littérature de jeunesse; nouvelle. Œ genre littéraire.

Formes. Il se présente sous diverses formes, du conte de fées (Cendrillon) au conte philosophique (Candide de VOLTAIRE) en passant par le fantastique. Il se distingue de la nouvelle par des personnages plus stéréotypés (ogres, sorcières, lutins, gnômes, elfes). Vladimir Iakovlerich PROPP, formaliste russe, a dégagé de l’analyse de plusieurs contes populaires des « fonctions », c’est-à-dire une typologie des actions du récit suivant leur place dans le déroulement de l’histoire.


CONTENU

1. Gén. Ce qui est renfermé dans quelque chose. Le contenu d’une bouteille.

2. Spéc. Sens. Le contenu d’une lettre, d’un livre, d’un message.

3. Cur./Did./Péd. (Gén.). Ensemble des connaissances et des habiletés composant un objet d’apprentissage. Le contenu d’un plan d’études. VA approche ascendante, C; discours pédagogique, 4; objectif spécifique, D; taxonomie de BURNS/du domaine cognitif, : 1; théorie curriculaire, C et D.

4. Cur./Did./Péd. (Spéc.). Ensemble des notions constituant la matière scolaire à acquérir dans un objet d’apprentissage. VA cycle de la didactique.champ de savoir.

5. Ling. Référent d’un mot. Le mot « homme » réfère à un être vivant, raisonnable, omnivore, social, etc.

A. Nature didactique spécifique. Ce qui est appelé contenu dans un objectif d’apprentissage, c’est un élément ou encore un sous-élément de connaissance qui est objet d’études pour un groupe donné d’élèves. Ainsi, le français langue maternelle, la physique sont des disciplines inscrites aux programmes d’études. Ces disciplines contiennent des éléments essentiels à la poursuite du travail dans chacun de ces domaines. Il en est de même de chaque programme d’études, que ce soit dans le domaine des langues, des arts ou des sciences. Les éléments essentiels d’un programme doivent, dans certains cas, selon leur niveau de complexité, être subdivisés en sous-éléments. Dans un programme de grammaire en français langue maternelle, le participe passé employé avec avoir peut être un élément de ce programme. Les concepts « avant » et « après », le genre, le nombre, le complément d’objet direct seraient alors des sous-éléments du participe passé employé avec avoir __ MEQ, DGDP : DMEA (1978).

B. Contenus clés/prétextes. C’est dans le sens didactique spécifique de contenu que l’on distingue entre les contenus clés et les contenus prétextes. Les premiers servent à l’acquisition des connaissances indispensables, à ce qu’on appelle communément la transmission de la culture, tandis que les seconds ont pour but le développement d’habiletés chez le sujet, l’utilisation et l’évolution de la culture.

C. CN : aire du *; analyse de *; authenticité de *; dissection de *; objectif à * général; objectif à * particulier; objectif de *; validité de *.


CONTENU CLÉ

Did. VA connaissance, A; contenu, B. EA objectif clé.


CONTENU COMPLÉMENTAIRE

Did. V objectif complémentaire.


CONTENU CURRICULAIRE

Cur. Dans le sens restreint de curriculum, ensemble des connaissances, des habiletés et des attitudes que l’élève doit développer aux divers ordres d’enseignement, à une étape spécifique de son cheminement ou dans le cadre d’une situation pédagogique particulière. EA objectif curriculaire.


CONTENU DE LA TÂCHE

Did./Form. prof.Éléments constitutifs d’une activité, d’un apprentissage, d’un emploi, d’un métier, d’une profession. EA description des tâches.


CONTENU LATENT

Rech. Dans une analyse de contenu, dévoilement d’une détermination, d’une signification ou d’une structure cachée, non évidente, ou inconsciente __ VAN DER MAREN, J.-M. (1995).


CONTENU MANIFESTE

Rech. Dans une analyse de contenu, matériel brut faisant l’objet de l’analyse, laquelle porte alors directement et exclusivement sur ce qui a été ouvertement dit ou écrit __ L’ÉCUYER, R. (1987).


CONTENU PRÉALABLE

Did. V préalable, 4.


CONTENU PRÉTEXTE

Did. VA connaissance, A; contenu, B. EA objectif prétexte.


CONTENUS

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, D : 2.


CONTENUS COMPORTEMENTAUX

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, D : 2.4.


CONTENUS FIGURATIFS

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, D : 2.1.


CONTENUS SÉMANTIQUES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, D : 2.3.


CONTENUS SYMBOLIQUES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, D : 2.2.


CONTESTATION

Péd. VA discours pédagogique, 1.


CONTEXTE

1. Gén. Ensemble des circonstances entourant un fait et qui lui confère une valeur et une signification. Replacer une situation dans son contexte. Syn. circonstance; climat; condition; situation.VA environnement, D, J et L. RN assises, B.

2. Did./Péd. Partie d’un énoncé d’objectif dans laquelle sont annoncés les informations, les procédés ou l’instrumentation qui seront disponibles ou non disponibles et dont l’élève devra tenir compte en réalisant le comportement attendu __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). VA A.

3. Ens. lang. Conditions dans lesquelles se trouve le sujet au moment de l’activité et qui peuvent influencer sa compréhension et sa production. Syn.situation. VA B; communication, O.

4. Ling. Entourage linguistique immédiat qui situe et précise le sens d’un élément du discours (mot, phrase, énoncé, expression, etc.); ensemble des éléments présents dans le texte jouxtant l’unité linguistique considérée.

5. Psych. Ensemble des aspects spatiotemporels dans lesquels baigne un sujet et qui sont susceptibles d’influencer ses comportements. TA environnement;milieu.

A. Sens didactique. Quelques exemples pourront aider à mieux saisir le sens didactique du contexte inclus dans la formulation d’un objectif : « à partir d’un graphique ... », « dans un diagramme ... », « parmi plusieurs énoncés ... », « en se servant de ... », « sans l’aide d’outils ... », « sans référence ... », « en s’abstenant de ... » (...). Exemple d’un objectif avec contexte : Étant donné un contrat où sont soulignées certaines expressions légales, l’étudiant définira dans ses propres termes chacune de ces expressions.Exemple d’un objectif sans contexte : L’étudiant définira certaines expressions légales données __ id.

B. Contexte situationnel. Le contexte situationnel est de trois ordres : 1. le contexte psychologique qui concerne les conditions propres au locuteur lui-même, son intention, son intérêt pour le sujet, sa motivation, etc.; 2. le contexte social que constituent les interactions entre l’enseignant, le locuteur et les autres élèves intervenant pendant l’activité; 3. le contexte physique qui réfère aux conditions matérielles dans lesquelles l’activité a lieu : le bruit, la température ambiante, la qualité du matériel où est imprimé le texte, la lumière, le temps disponible, etc. __ GIASSON, J. (1990).

C. Contexte/situation. Alors que généralement les théoriciens anglo-saxons ne distinguent pas contexte et situation, les théoriciens français réservent le concept de situation au contexte non verbal. Ainsi, pour Claude GERMAIN (1973), la situation et le contexte sont différents. Pour lui, la situation est spatiotemporelle alors que le contexte est linguistique ou verbal. V situation.

D. CN : évaluation de *; unité de *.

E. CN __ contextuelle : compétence *; définition *.


CONTEXTE DE FORMATION

Form. prof. Syn. milieu de formation.


CONTEXTE LINGUISTIQUE

Ling. V contexte, 5.


CONTEXTE SITUATIONNEL

Did./Péd. VA contexte, B.


CONTEXTUALISATION

Gén./Ens. lang./Ens. L2. Placé sciemment dans une situation particulière aux caractéristiques prédéterminées. Phase de contextualisation.

CN : phase de *.



CONTEXTUEL,LE

adj.

Gén. Relatif à une circonstance, à une conjoncture, à un événement, à un milieu, à une situation. Syn. circonstanciel; conditionnel; événementiel;situationnel. Ant. absolu; événementiel; formel; inconditionnel; intrinsèque.

CN : grammaire *.



CONTINGENCE

Stat. Caractère de cooccurrence, en termes de fréquence, dans les cases définies par les coordonnées de deux variables en catégories; ces fréquences peuvent être observées ou attendues (théoriques). Ex. : Le nombre de disciplines sportives qu’offre une école dans le cadre de ses activités parascolaires constitue une variable en catégories. Le nombre d’élèves par sexe et par discipline représente la fréquence associée ou contingence. V tableau de contingence.

A. Sens. La contingence signifie cooccurrence fortuite, casuelle, dépendant du hasard, donc absente de dépendance statistique et se traduisant par un coefficient de contingence nul; un coefficient de contingence significativement positif indique un degré d’association non contingente, c’est-à-dire non dépendante du seul hasard. V coefficient de contingence. VA coefficient de corrélation, L.

B. CN : coefficient de *; contrat de *; tableau de *.


CONTINGENT

Adm. scol./Org. scol. Nombre maximal de places, fixé par une mesure administrative, dans un établissement d’enseignement, pour un programme d’études ou pour un cours __ OLF (1998). VA place, D. EA effectif de formation/étudiant/scolaire.

A. Terme rejeté : effectif maximal __ CTEQ (1988).

B. Confusion. Il ne faut pas confondre effectif et contingent __ id.

C. Exemple d’emploi : Le contingent fixé pour le programme de robotique est de douze places; douze élèves pourront donc s’y inscrire __ id.


CONTINGENTEMENT

Adm. scol./Org. scol. Action de limiter, par une mesure administrative, le nombre de places disponibles dans un établissement d’enseignement, pour un programme d’études ou pour un cours; résultat de cette action __ OLF (1998). Décréter le contingentement de l’admission dans un établissement à un programme, à un cours. Ant. décontingentement. VA place, E.

A. Terme rejeté :numerus clausus __ CTEQ (1988).

B. F.f. Il est pléonastique de dire « décréter le contingentement du nombre de places » ou, par ellipse, « le contingentement des places ». On dira plutôt décréter le contingentement de l’admission dans un établissement, à un programme ou à un cours __ id.

C. Contingentement/capacité d’accueil. Il n’y a pas de rapport direct entre les notions de « contingentement » et de « capacité d’accueil ». Alors que contingentement renvoie implicitement à la notion de « sélection », capacité d’accueil fait référence à quelque chose de matériel et évoque plutôt un nombre de places compte tenu des ressources matérielles disponibles __ id.


CONTINGENTER

v.

Adm. scol./Org. scol. Limiter, par une mesure administrative, le nombre de places disponibles dans un établissement d’enseignement, pour un programme d’études ou pour un cours __ OLF (1998).

A. F.f. Il est pléonastique de dire contingenter le nombre de places ou, par ellipse, contingenter les places. On dira, par exemple, contingenter l’admission dans un établissement, contingenter l’admission à un programme, à un cours, ou contingenter, employé absolument __ id.

B. F.f. L’emploi du participe passé ou de l’adjectif contingenté, contingentée répond aux mêmes règles que le verbe, et il est pléonastique de dire un nombre de places contingentées. On dira, par exemple, « l’admission dans un établissement, l’admission à un programme ou l’admission à un cours est contingentée » __ OLF (1998).


CONTINUITÉ

1. Did./Péd. Qualité d’un enseignement non morcelé, dans lequel les parties s’enchaînent et progressent sans interruption.

2. Ens. lang./Litt. Enchaînement des parties du texte assuré par les différents substituts qui reprennent un antécédent déjà mentionné dans le texte. ∈ cohérence; cohésion.


CONTRAINTE

1. Gén. Restriction que l’on doit prendre en considération lors du choix des moyens nécessaires pour réaliser les enjeux d’une tâche. V autodétermination;tâche. VA motivation intrinsèque.

2. Erg./Ing./Ing. Éduc. (Gén.). Ensemble des exigences du milieu (physiologiques, psychologiques, cognitives, sociales, économiques, etc.) imposées à l’être humain.

3. Erg./Ing./Ing. Éduc. (Spéc.). Ensemble des exigences induites par une tâche ainsi que par les conditions de sa réalisation.

4. Ing. cur. (Spéc.). Ensemble des exigences du milieu imposées au Sujet, induites par les tâches d’apprentissage ainsi que par les conditions de réalisation de cette tâche.

A. Sources. Selon Claude PETITDEMANGE (1985), les sources des contraintes peuvent être variées et provenir de facteurs ou de contextes d’ordres financiers, temporels, technologiques, humains, politiques, réglementaires ou autres. En éducation, ces contraintes peuvent être tributaires des finalités éducationnelles, des valeurs sociales ou culturelles, des défis éducationnels, des contextes scolaires ou pédagogiques, des caractéristiques des utilisateurs Sujet et Agent, etc.

B. Caractère relatif. Les contraintes n’ont pas de caractère absolu. « Elles dépendent du lieu et évoluent au cours du temps; il y a lieu d’identifier les contraintes qui n’ont pas ou plus cours, et de s’en libérer » __ AFNOR (1990).

C. Types. Il existe différents types de contraintes. Elles peuvent être d’ordre temporel (normes, délais, synchronisation des tâches, etc.); elles peuvent également être tributaires des dispositifs externes mis en place (cadence, séquence d’actions, etc.). En éducation, on peut distinguer deux grands types de contraintes, soit les contraintes intrinsèques et les contraintes extrinsèques. Les premières sont tributaires des caractéristiques des Sujets qui ne peuvent pas être modifiées, par exemple : des déficiences motrices, visuelles ou auditives, des incapacités d’ordre intellectuel ou moteur, etc. Les contraintes extrinsèques sont liées à l’une ou l’autre des composantes de la situation pédagogique, par exemple : le contexte d’intégration scolaire, les connaissances et les habiletés de l’Agent, le temps disponible, etc.

D. Conséquence. Dans la conception ou la reconception d’un produit, une contrainte a pour conséquence première de limiter la liberté des concepteurs, accroissant ainsi la complexité de la conception __ PETITDEMANGE, C. (1985).

E. Contrainte/utilisateur. Les contraintes sous-tendent les stratégies mises en œuvre par l’utilisateur dans le but de s’acquitter de la tâche selon les conditions de réalisation qui prévalent ou qui sont proposées.

F. CN : fonction *.


CONTRAT

1. Did./Dr./Lég. scol. Convention juridique par laquelle deux ou plusieurs personnes, physiques ou morales, s’obligent entre elles à faire ou à ne pas faire quelque chose __ OLF (2001).

2. Soc. VA taxonomie du domaine moral, 5.

A. CN : enseignement par *; hors *; sous *.

B. CN __ contractuelle : formation *.


CONTRAT D'APPRENTISSAGE

Form. prof./Péd. Engagement verbal ou écrit liant une personne à former et une personne responsable de cette formation dans une entreprise __ BIT (1987). Syn. contrat pédagogique. EA convention de formation;enseignement par contrat.

A. Spécifications. Le contrat d’apprentissage définit les conditions selon lesquelles s’effectue la formation et, notamment, les droits et les obligations des parties, à savoir l’apprenti et, généralement, l’employeur à qui incombe la responsabilité de dispenser la formation initiale à un métier accessible par l’apprentissage __ id.

B. Étapes. En général, l’utilisation des contrats d’apprentissage implique les étapes suivantes : l’étudiant, avec l’aide du professeur, formule ses attentes et les traduit en objectifs opérationnels; il s’attarde à faire l’inventaire des ressources disponibles, à déterminer des activités d’apprentissage réalisables et pertinentes, à identifier des critères pouvant montrer si les objectifs sont atteints et à choisir le mode d’évaluation approprié. Tous ces éléments : objectifs, ressources, activités, délais, critères et modes d’évaluation sont consignés par écrit sur un contrat dont des copies sont conservées par l’étudiant, le professeur et l’institution scolaire (DONALD, J. G., 03.77) __ CHARBONNEAU, C. et al. (09.80); LANDRY, C. (1986).

C. Éléments habituels d’un contrat d’apprentissage : 1. identification de l’étudiant; 2. identification de l’activité (sigle et titre); 3. objectifs visés (objectifs généraux et spécifiques); 4. liens entre le sujet choisi et les objectifs du programme ou du cours; 5. description de la situation problématique qui est à l’origine du projet (important pour les programmes professionnels et de perfectionnement); 6. connaissances ou expériences acquises en relation avec le sujet choisi (l’étudiant doit démontrer qu’il possède les connaissances préalables requises); 7. activités d’apprentissage pour atteindre les objectifs (lecture, entrevue, séminaire, enquête, recherche, etc.); 8. ressources nécessaires (ressources humaines et matérielles); 9. nature du produit final de l’activité (rapport de lecture, essai, document audiovisuel, questionnaire, instrument didactique, rapport de recherche, etc.); 10. échéancier et étapes du projet (début et fin de l’activité, planification des rencontres avec les ressources); 11. critère(s) et mode(s) d’évaluation (évaluation mixte, autoévaluation, choix de la note, etc.); 12. bibliographie (la plus complète possible); 13. signature de l’étudiant et du professeur; 14. modifications apportées au contrat initial (ajoutées à l’endos du contrat pour permettre aux deux parties d’identifier les changements apportés au cours de l’activité); 15. évaluation conjointe de l’activité __ LANDRY, C. (1986). Pour un certain nombre de cas, le contrat indique la compétence dont devra faire preuve l’étudiant pour se mériter une note prédéterminée. Généralement les dates de remise des travaux ou de passation d’examens figurent également dans le contrat. Bref, tous les éléments pédagogiques jugés importants y sont consignés. Le principe qui sous-tend le fait de dresser un contrat serait que l’étudiant est plus efficace et plus motivé face à son apprentissage lorsqu’une entente mutuelle (entre enseignant et étudiant) précise le quoi et le comment de l’apprentissage (KLINGSTEDT, J. L., 1983). Mais surtout, la signature de l’étudiant fait foi de son engagement et de sa responsabilité. Pourtant le professeur conserve un rôle excessivement important, quoique différent. Aux dires de Richard PRÉGENT et de Roland VIAU (1978), cette méthode permet au professeur de « se libérer de la matière et de mettre l’emphase sur l’amélioration pédagogique, sur la relation interpersonnelle ». Il est important de remarquer que le contrat établi pour circonscrire l’apprentissage de l’étudiant est bel et bien un contrat d’obligation bilatérale par lequel le professeur lui aussi s’engage formellement à fournir assistance, direction, disponibilité et parfois ressources à l’étudiant __ SCHÖLER, M. (1992).

D. Contrat/convention. Le terme contrat convient parfaitement lorsqu’il s’agit d’une personne ou d’un petit groupe en formation. Dans le cas d’un ensemble plus grand de sujets, il serait plus exact d’utiliser le terme convention.


CONTRAT DE CONTINGENCE

Adapt. scol. Entente écrite, entre un élève et un enseignant, précisant les conséquences aux comportements inadéquats présentés par cet élève.

Caractéristiques. Le contrat de contingence s’inspire de l’approche béhaviorale. Ce contrat est axé sur les conséquences positives des comportements que l’élève doit développer et sur les répercussions des comportements qu’il doit éviter. Il doit être rédigé dans un langage clair et adapté à l’élève. Les deux partis doivent être d’accord sur les clauses avant la signature du contrat.


CONTRAT EMPLOI-FORMATION

Form. prof. Dispositif destiné à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes ou de certaines catégories de demandeurs d’emploi en incitant les entreprises (moyennant une aide de l’État) à accorder à la population visée des contrats de travail couvrant la formation en emploi et offrant des possibilités d’emploi à l’issue de la formation __ BIT (1987). VA formation en alternance, C.


CONTRAT PÉDAGOGIQUE

Form. prof./Péd. Syn. contrat d’apprentissage.


CONTRE-COMMUNICATION MOTRICE

Éduc. phys./Kin. VA communication motrice, B.


CONTRE-PARADIGME

Éduc./Sc./Soc. VA paradigme socioculturel, D. Qsyn. paradigme émergent. EA paradigme dominant.


CONTRE-VÉRIFICATION

Rech. Contrôle de l’exactitude d’une donnée, d’une mesure, d’une observation, d’un processus, d’un résultat par comparaison à différentes autres façons de procéder.


CONTRERÉACTION

App. syst./Bio./Cur./Cyb./Diagn./Doc./Éduc./Inf./Péd./Psych./Techno. éduc. Rétroaction négative.


CONTRÔLE

1. Gén. Fait de maîtriser une situation.

2. Adm./Gest. Sous-fonction de la gestion qui regroupe l’ensemble des activités visant à évaluer si ce qui est réalisé est conforme à ce qui est attendu ou à ce qui vise une amélioration. VA administration, F.

3. Bio./Did./Doc./Péd./Physio./Psych. Ensemble des activités d’observation et d’analyse visant à s’assurer de la conformité des opérations par rapport aux attentes planifiées, aux conditions de réalisation prescrites, et aux exigences législatives, réglementaires et procédurielles, et permettant d’apporter des correctifs en cours d’opération __ BIBEAU, J.-R. (06.87). Moyen d’évaluation constitué d’épreuves théoriques ou pratiques visant à vérifier le progrès accompli durant la formation __ MUNGER, M. (1983). VA style cognitif, I; système éducatif, H; théorie curriculaire, D et E. TA régulation. EA cycle de gestion.

A. Utilité. Le contrôle permet de déterminer l’utilité de la formation et de vérifier dans quelle mesure l’objectif a été atteint __ id. VA efficacité.

B. Monitoring. On associe souvent le « monitoring » opérationnel à la fonction contrôle __ BIBEAU, J.-R. (06.87).

C. Résultats généraux attendus :

- des jugements de conformité des opérations par rapport aux lois, règlements et procédures;

- des jugements sur l’économie dans l’utilisation des ressources;

- des jugements de conformité des opérations par rapport aux objectifs poursuivis;

- des recommandations d’ajustements aux opérations __ id.

D. Contrôler.F.f. Anglicisme : to control, dans le sens de contraindre, de diriger, de maîtriser un groupe, une classe, une situation.

E. CN : groupe *; liste de *; théorie curriculaire de *; unité de *.

F. CN __ contrôlé,e : système auto*; variance non *.


CONTRÔLE CONTINU DES CONNAISSANCES

Doc. VA examen, H.


CONTRÔLE DE LA QUALITÉ

Adm. scol./Cur./Gest. F.f. Traduction littérale de l’expression anglaise quality control. Dire plutôt gestion/supervision de la qualité.


CONTRÔLE DE PROJET ET DE TRAVAUX

Adm. scol. Suivi du déroulement des activités constitutives d’un projet __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981).


CONTRÔLE DE TUTELLE

Adm. scol./Lég. scol. Contrôle qu’exerce une autorité centrale sur une autorité décentralisée.


CONTRÔLE DES COÛTS

Adm. scol. Technique visant à assurer l’adéquation entre le coût final d’un produit ou d’un service et le coût prédéterminé de ce même produit ou service __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981).


CONTRÔLE FLEXIBLE

Diagn./Did. VA style cognitif, B.


CONTRÔLE RESSERRÉ

Diagn./Did. VA style cognitif, B.


CONTRÔLEUR DES FINANCES

Ens. sup. Personne responsable de la surveillance et de la vérification des comptes, et de la limitation des dépenses due aux restrictions budgétaires __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


CONVENTION

1.  Gén. Accord, entente entre des partis ou entre des personnes. Convention collective.

2.  Éduc. F.f. VA congrès, B.

3.  Soc. Syn. convenances; règle; usage. VA taxonomie du domaine moral.

A.  CN : connaissance des *.

B.  CN __ conventionnel,le : enseignement *; formation non *; règle *; testing *; université *.



CONVENTION COLLECTIVE

Adm. éduc. Entente écrite, relative aux conditions de travail, conclue entre une ou plusieurs associations de salariés et une ou plusieurs associations d’employeurs. VA négociation, D. TA règlement.


CONVENTION DE FORMATION

Form. prof. Contrat signé entre une ou plusieurs entreprises et un établissement de formation par lequel ce dernier s’engage à réaliser et à conduire, pendant une durée déterminée, une action de formation spécifique (cours ou programme) __ BIT (1987). EA contrat d’apprentissage.

Autres dispositions. Ce contrat stipule également les modalités que chacune des parties engagées devra respecter __ id.


CONVENTION RELATIVE SUR LES DROITS DE L'ENFANT

Dr./Pol. VA droits de l’enfant, A.


CONVENTIONNALISME

Phi. Ant. constructivisme. VA philosophie, I.


CONVERGENCE

1. Gén. Fait de se diriger vers un point, un résultat, un processus commun.

2. Créat./Log./Psych. V pensée convergente.

A. CN : validité de *.

B. CN __ convergente : construction *; pensée *; production *; validité *.


CONVERSATION

1. Gén. Dialogue, échange, propos, entretien entre deux ou quelques personnes.

2. Ens. lang. V enseignement de l’oral.

Analyse conversationnelle. On parle chez plusieurs auteurs d’analyse conversationnelle ou d’analyse de la conversation comme d’une branche de la pragmatique, selon Amr Helmy IBRAHIM (1986), et la branche la plus développée et la plus riche de l’ethnométhodologie (COULON, A., 1987). L’analyse conversationnelle traite la conversation comme une activité quotidienne, une entreprise collective qui se trouve soumise à des contraintes socioculturelles (GUMPERZ, J. J., 1977). Les conversations, contrairement à ce qu’on pourrait croire, sont organisées, elles respectent un ordre que l’on n’éprouve pas le besoin d’expliciter au cours des échanges. En analyse conversationnelle, on essaie de dégager, sans a priori, des structures et des propriétés du langage (COULON, A., 1987); les locuteurs démontrent leur compétence sociale à échanger avec les autres.


CONVERSATION AUTHENTIQUE

Ens. lang./Ens. L2. VA approche neurolinguistique, B4.


CONVERSATIONNEL

Inf.Syn. dialogué; interactif.

Sens restreint. Conversationnel se limite parfois à une conversation utilisateur-machine dirigée par l’ordinateur.


CONVERSION

1. Doc. (Gén.). Méthode statistique qui permet de représenter une série de valeurs sur une échelle autre que celle sur laquelle ces valeurs ont été originalement obtenues, en vue d’en faciliter l’interprétation. TA modération; normalisation.

2. Doc. (Spéc.). Révision, généralement à la hausse, des notes à un examen commun en fonction d’une analyse des résultats obtenus par l’ensemble des élèves et des données des années antérieures.

A. Exemple : convertir les scores bruts (nombres d’items réussis) à un test sur une échelle en pourcentages, ou encore sur une échelle centrée réduite, dite de cote Z. Dans une telle conversion linéaire, la distribution des scores n’est pas modifiée, car la position relative de chaque score par rapport aux autres scores n’est pas modifiée.

B. But. La conversion a pour but d’éviter que les élèves ne soient désavantagés par un examen dont l’indice de difficulté moyen est anormalement élevé __ id.

C. Postulat. Les degrés de difficulté moyens des examens devraient être équivalents d’une année à l’autre chez des groupes semblables d’élèves.


CONVERSION (PROFESSIONNELLE)

Form. prof. V reconversion (professionnelle).


CONVERSION DE CODE(S)

Inf. Opération qui consiste à convertir des données représentées dans un code ou un jeu de caractères codés par un autre code ou un autre jeu de caractères codés __ OQLF (2002). Syn. transcodage.


CONVICTION

Gén. VA taxonomie du domaine affectif, D : 1.0; typologie des démarches socioaffectives, 1.1.


CONVIVIAL,E

Édum./Inf. Qualité d’un logiciel ou d’un système d’exploitation facile à comprendre et à utiliser par un usager __ BOIVIN, G. et DUQUET-PICARD, D., OLF (1988).


CONVIVIALITÉ

1.Édum./Techno. éduc. Adéquation entre les attributs d’un didacticiel, les objectifs à atteindre et les caractéristiques significatives d’un groupe d’élèves dans une situation pédagogique particulière. VA environnement technologique d’apprentissage approprié.

2. Inf. Facilité d’utilisation d’un service, d’un appareil, d’un programme ou d’un langage __ VAILLANCOURT, J.-C. (03.92). Qualité d’un système de traitement de l’information qui comporte des éléments destinés à rendre aisé et vivant le dialogue avec l’utilisateur __ CMTE (Fr.) (1992).

3. Pol./Soc. Capacité de l’individu d’entretenir des rapports autonomes et créateurs avec autrui et avec l’environnement __ ILLICH, I. (1971). VA discours pédagogique, 1.

Origine. Concept créé par Ivan ILLICH pour désigner un modèle de société où l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité et non au service d’un corps de spécialistes. Conviviale est la société où l’homme contrôle l’outil __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991).


COOKIE

Téléinf. F.f. Dire plutôt témoin (de connexion). V témoin.

Fr. En France, on utilise aussi mouchard.


COOPÉRATIF,IVE

adj.

Adm. VA administration, J; administation de l’éducation, A.

CN : apprentissage *; atelier *; chantier *; école *; éducation *; enseignement *; enseignement professionnel *; programme * travail-études; régime *; secteur *; système scolaire *.


COOPÉRATION

1. Gén. Collaboration et participation de personnes, d’organismes ou de processus à une action commune en vue de l’atteinte d’un même but. VA démécologie de l’éducation, A; écologie, R; écosystème, F et R; partenariat, D; style cognitif, I.

2. Gén. Modalité d’action concertée d’un ou de plusieurs partenaires en fonction d’un but commun. VA éducation physique, A.

A. Manifestation. La coopération se traduit par des actions qui visent à aider, à faciliter ou à compléter la tâche de partenaires __ MEQ (1981).

B. Programme d’éducation physique (QC). Ce thème fait partie du champ d’intervention « conscience, ajustement, maîtrise du corps dans les déplacements et dans la manipulation d’objets et l’exploitation des possibilités de communication ». Ce champ d’intervention concerne les actions pour l’exécution desquelles la personne est en relation avec l’environnement social. Les objets d’études retenus plus particulièrement pour ce thème sont : l’assistance à l’action de l’autre, la collaboration avec un ou plusieurs partenaires, la synchronisation de ses actions avec celles des autres. Ce thème est exploité au moyen d’activités de groupe, d’activités de déplacement ou de manipulation d’objet à deux ou à plusieurs __ id.

CN : programme de * avec les entreprises.


COOPTATION

Adm. scol./Lég. scol. Nomination ou élection d’un nouveau membre d’une assemblée, d’un conseil, d’un groupe ou d’un corps constitué, par ceux qui en sont déjà membres.


COORDINATION

n.f.

1. Gén./Did. Harmonisation des actions de deux ou plusieurs individus dans l’exécution d’une tâche commune.

2. Did./Éduc. phys. VA éducation physique, A; intégration, D; partenariat, D; taxonomie de HARROW, 3.50/de GUILFORD, B : 6 et C : 6/du domaine psychomoteur, A : 3.50 et D : 6.

3. Ens. lang./Ling. Qualité ou état d’une partie d’un énoncé qui est coordonnée à une autre, c’est-à-dire ordonnée ou placée à côté d’une autre partie et possédant des caractéristiques linguistiques semblables (même nature, même fonction). V conjonction; coordonnée; proposition.

Conjonctions de coordination. La coordination s’exprime par l’utilisation de mots appelés, dans la grammaire traditionnelle, conjonctions de coordination : et, ou, ni, mais, car, or, donc. La coordination se fait entre des mots, des groupes de mots ou des propositions grammaticales. VA proposition grammaticale, C.


COORDINATION DES POLITIQUES DE FORMATION

Form. prof. Ensemble des dispositions destinées à harmoniser les activités et les pratiques de formation professionnelle entreprises dans un pays, entre les différents ministères concernés, les régions ou les autorités locales, de même qu’entre les différents secteurs d’activité économique __ BIT (1987).


COORDINATION MANUELLE

Éduc. phys. Organisation séquentielle des activités musculaires statiques et dynamiquesconcourant à l’exécution d’actions bimanuelles __ PAOLETTI, R. (1999).

Coordination/habileté manuelle. La coordination manuelle est l’un des principaux facteurs de la dextérité dans l’exécution d’actions de manipulation, comme enfiler une aiguille, lacer ses chaussures ou découper aux ciseaux.


COORDINATION MOTRICE

Éduc. phys. Mise en jeu ordonnée et enchaînement harmonieux des mouvements constitutifs d’une action __ PAOLETTI, R. (1999). Ex. : coordination des mouvements des bras et des jambes dans la course ou dans le ski de fond. VA éducation physique, A; intégration, D; taxonomie de HARROW, 3.50/de GUILFORD, B : 6 et C : 6/du domaine psychomoteur, D : 6.


COORDINATION OCULOMANUELLE

Éduc. phys. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.51.


COORDINATION OCULOPÉDESTRE

Éduc. phys. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.52.


COORDONNATEUR DE LA FORMATION

Form. prof. V responsable de la formation.


COORDONNÉE

n.f.

1. Gén. Information qui permet de situer, de décrire. Les coordonnées d’une personne, d’une position sur un graphique ou une carte géographique.

2. Ens. lang./Ling. Proposition reliée à une autre proposition de même nature à l’aide d’une conjonction de coordination (et, mais, car, or, donc, ni, ou). V coordination. VA proposition grammaticale, C.

CN : aptitudes *.


COPIE

Ens. lang. Procédé où l’apprenant reproduit par écrit des unités langagières qui apparaissent au tableau ou sur un support similaire __ PAMBIANCHI, G. (2003). V reproduction.

Tâche accessoire. La copie, telle qu’observée dans les classes, sert de préparation en vue de la réalisation d’une autre tâche. Par exemple, l’apprenant copie un texte, écrit au tableau, qui fera l’objet d’une dictée. Dans une autre phase préparatoire, l’apprenant copie plusieurs items lexicaux que l’enseignant écrit au tableau au cours de ses explications. Tout comme la lecture oralisée, il semble que la copie ne peut pas constituer la tâche principale d’une exécution __ id.


COPIE ANONYME

Doc. VAépreuve, D.


COPIE DE SAUVEGARDE

Inf. Copie d’un fichier ou d’un ensemble de fichiers, mise à jour à intervalles réguliers, en vue d’assurer la restauration des données en cas de perte __ OLF (2001). Syn. copie de secours/sécurité. TA sauvegarde.


COPIE DE SECOURS

Inf. Syn. copie de sauvegarde.


COPIE DE SÉCURITÉ

Inf. Syn. copie de sauvegarde.


COPYRIGHT

Biblio. Droit exclusif que détient un auteur ou un éditeur de publier, de reproduire ou de vendre une œuvre, pendant une durée déterminée __ ROUSSEAU, D. (09,10.92).

Indication. L’identification de ce droit de propriété d’une œuvre est représentée par le signe © placé généralement au verso de la page de titre d’un ouvrage, en bas de page __ id.


COREQUIS

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app.F.f. Anglicisme; dire plutôt cours associé.


COROLLAIRE

Math./Phi. Proposition qui dérive directement d’une autre par voie de conséquence logique. La société vous reconnaît des droits; vous devez, comme corollaire, assumer vos devoirs et responsabilités envers elle. TA axiome; postulat. RN assises, B.

Étym. Du latin corollarium, petite couronne.


CORPORATION À BUT LUCRATIF

Dr.F.f. Dire plutôt société commerciale.


CORPORATION À BUT NON LUCRATIF

Dr. F.f. Dire plutôt société civile.


CORPORATION PROFESSIONNELLE

Dr. F.f. Dire plutôt ordre professionnel.


CORPORATION PUBLIQUE

Dr. F.f. Dire plutôt organisme public, personne morale, corps constitué.


CORPORATION SANS BUT LUCRATIF

Dr. F.f. Dire plutôt société civile.


CORPORATION SCOLAIRE

Adm. scol./Lég. scol. (QC).Syn. commission scolaire. EA conseil scolaire.


CORPORATION-ÉCOLE

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Personne morale, entité juridique créée par une loi ou en vertu d’une loi, titulaire de droits et d’obligations et de capacités diverses telles celles de contracter, d’ester en justice (de plaider), d’avoir un nom, un patrimoine __ FCPPQ (1983).


CORPS ENSEIGNANT

Adm. scol./Gest. ens. VA personnel enseignant, A.


CORPS PROFESSORAL

Gest. ens./Org. scol. Ensemble du personnel enseignant d’un collège, d’une université ou d’une école.


CORPS SONORE

Éduc. mus./Péd. arts (mus.). VA pédagogie d’éveil-créativité, E.


CORPUS

1. Ling. V texte. VA syntaxe, B et D.

2. Rech. Ensemble des documents (volumes, articles, thèses, mémoires, conférences, enregistrements sonores ou magnétoscopiques, etc.) sur lesquels va porter l’analyse de contenu. Syn. données pertinentes. VA revue de la littérature, D.

A. Attributs : l. pertinence : les documents doivent contenir l’information recherchée; 2. qualité : les documents doivent respecter certains critères méthodologiques jugés essentiels par l’analyste; 3. représentativité : les documents retenus doivent constituer un sous-ensemble représentatif de l’ensemble de la documentation traitant de l’objet de recherche.

B. Échantillonnage. L’échantillonnage des documents est effectué, soit au hasard, soit plus généralement par stratification.

C. Saturation : état de l’analyse de contenu où l’ajout de documents ne modifie pas ou n’ajoute rien aux données résultantes.


CORRECTEUR

Ens. sup. VA auxiliaire d’enseignement, C.


CORRECTEUR GRAMMATICAL

Édum./Int. art. Application intégrant une grammaire pour effectuer l’analyse syntaxique d’un texte et suggérer des corrections __ OLF (1999).


CORRECTEUR ORTHOGRAPHIQUE

Édum. Application utilisant un dictionnaire électronique pour vérifier l’orthographe des mots dans un document __ OQLF (2002). Syn. vérificateur orthographique.


CORRECTIF

Adm. scol./Péd.Syn. action corrective; mesure corrective.

CN : action *; activité complémentaire *; enseignement *; feedback *; justice *; lecture *; pédagogie *; stratégie *.


CORRECTION

1. Doc. Fait d’apprécier la qualité d’un cheminement ou d’un produit (production, devoir, examen, travail, etc.) en fonction de critères, d’attentes et de résultats escomptés. Résultante de l’activité précédente. VA enseignement, J.

2. Ens. lang. VAécriture, E.

3. Péd. Fait d’améliorer ou de rectifier la manière dont un élève s’y prend pour effectuer des apprentissages ou, suite à des difficultés, à des erreurs ou à des résultats non satisfaisants, rétroaction et réajustement de sa façon de procéder. Résultante des actions précédentes.

CN : barème de *; clé de *; épreuve écrite à * objective; examen à * objective; question à * objective; question à * subjective.


CORRECTION LINGUISTIQUE

Ens. lang. Action de signaler ou de corriger ce qui, dans une production écrite ou orale, n’est pas conforme à la norme linguistique de référence. Résultat de cette action. V grammaire, 3.


CORRÉLATION

1. Psych. cogn. Concept impliquant la capacité d’un étudiant à conclure à l’existence d’un lien, positif ou négatif, entre deux éléments et à expliquer les cas d’exception par l’inférence de variables extérieures __ LALIBERTÉ, C. (1991).

2. Stat. Rapport entre deux ou quelques phénomènes qui varient en relation les uns avec les autres; relation ou association entre deux ou plusieurs variables. RN analyse factorielle.

A. Signification. Une corrélation élevée signifie que les variables ou les phénomènes sont fortement interreliés, c’est-à-dire que l’on peut prédire le comportement de l’un à partir de l’évolution de l’autre. Une faible corrélation signifie que les phénomènes ou les caractéristiques évoluent d’une manière indépendante. VA coefficient de corrélation, A. Si les variables varient dans le même sens, on dit alors que la corrélation est positive; si une variable augmente pendant que l’autre diminue, la corrélation est négative. Si aucune relation n’existe entre les variables, la corrélation est nulle.

B. CN : coefficient de *; coefficient de * multiple; coefficient de * partielle; graphique de *.

C. CN __ corrélationnelle : recherche *; validité *.


CORRÉLATION BISÉRIALE

Stat. Relation entre une variable continue et une variable artificiellement dichotomique. VA coefficient de corrélation, D.


CORRÉLATION DE BRAVAIS-PEARSON

Stat. Relation linéaire entre deux variables continues. VA coefficient de corrélation, C.


CORRÉLATION DE RANGS DE SPEARMAN

Stat. Relation entre deux variables constituées de rangs. VA coefficient de corrélation, F.


CORRÉLATION DES PRODUITS CROISÉS DE PEARSON

Stat. V corrélation de Bravais-Pearson. VA coefficient de corrélation, C.


CORRÉLATION DU MOMENT DES PRODUITS

Stat. V corrélation de Bravais-Pearson. VA coefficient de corrélation, C.


CORRÉLATION MULTIPLE

Stat. Relation entre une variable dépendante et deux variables indépendantes ou plus. VA coefficient de corrélation, I et K.


CORRÉLATION PARTIELLE

Stat. Relation entre deux variables quand l’effet d’une ou de plusieurs autres variables est maintenu constant. VA coefficient de corrélation, J et K.

CN : coefficient de *.


CORRÉLATION PHI

Stat. Relation entre deux variables nominalement dichotomiques. VA coefficient de corrélation, H.


CORRÉLATION POINT BISÉRIAL

Stat. Relation entre une variable continue et une variable nominalement dichotomique. VA coefficient de corrélation, E.


CORRÉLATION SIMPLE

Stat. Relation entre deux variables. V coefficient de corrélation.


CORRÉLATION TÉTRACHORIQUE

Stat. Relation entre deux variables artificiellement dichotomiques. VA coefficient de corrélation, G.


CORRESPONDANCE SCOLAIRE

Ens. lang. Échange de documents écrits entre des élèves de différentes classes ou écoles.


CORRESPONDANCES GRAPHOPHONÉTIQUES

Ens. lang./Ling. Manières diverses d’écrire les phonèmes (consonnes, voyelles et semi-voyelles orales) et de prononcer les lettres écrites.V consonne; phonème. VA voyelle. EA évaluation en lecture.

Correspondances françaises. Les voyelles et les consonnes du français parlé (les phonèmes) ne correspondent pas une à une avec les voyelles et les consonnes du français écrit (les graphèmes). Lorsqu’on consulte une liste des correspondances graphophonétiques (ou phonographiques), on constate qu’il existe plusieurs façons différentes d’écrire le même phonème (jusqu’à 25 façons pour le phonème /ε/), et que, à l’inverse, plusieurs lettres ou groupes de lettres se prononcent chacune de diverses manières et parfois ne se prononcent pas du tout dans certaines positions (-aient se prononce /ε/, soit avec une seule voyelle orale : les autres lettres ne se prononcent pas). À cause de cette situation, l’orthographe française constitue, à n’en pas douter, l’une des grandes difficultés dans l’apprentissage de la langue. VA alphabet phonétique, A et B.


COTE

Doc. Symbole alphabétique (A, B, C, D, E, F, ...), numérique (l, 2, 3, 4, 5, ...) ou autre (figures, dessins, etc.) qui traduit le résultat de l’appréciation d’une performance __ MEQ : DGE (07.85). TA note; score.


COTE TAXONOMIQUE

Did. Cote numérique associée à chacune des catégories et des sous-catégories d’une classification hiérarchisée d’objectifs éducationnels. V tableau de spécification; taxonomie.


COTE Z

Stat. V échelle des scores Z. VA écart type, H.


COUNSELING

Car./Orient. scol. prof. Ensemble des diverses pratiques qui s’inscrivent à l’intérieur d’une relation duelle où une personne tente d’en aider une autre, soit en l’orientant ou en l’informant, soit en la soutenant ou en la traitant __ TOURETTE-TURGIS, C. (1996). EA conseiller d’orientation.

A. Origines. Le counseling s’est développé aux États-Unis au début du XXe siècle, suite aux conditions difficiles créées par une industrialisation effrénée qui faisait fi des valeurs de dignité, de liberté et d’éthique énoncées dans la Constitution américaine en exploitant les travailleurs __ id. La pauvreté et la délinquance augmentant, au point de provoquer une véritable crise sociale, plusieurs réformes surgirent pour contrer, par exemple, l’exploitation des enfants au travail. C’est dans ce contexte qu’est né le counseling. Ont largement contribué à sa création : 1. Frank PARSONS qui ouvre le premier service d’orientation à Boston en 1908; l’innovation de PARSONS aura été de faire reposer le counseling en orientation sur un dispositif psychologique complexe requérant des aptitudes telles que l’écoute, la capacité de résoudre des problèmes, la créativité, une solide information sur les programmes, métiers et professions, l’aide au développement personnel et la recherche d’une congruence entre la personnalité et le choix d’un travail. 2. Stanley HALL, psychologue et chercheur, milita pour l’amélioration des conditions de vie des enfants et son respect des différences individuelles (différences dans les rythmes de développement ou d’apprentissage des enfants) servit de modèle dans l’enseignement de la psychologie. 3. La psychométrie eut un impact sur le développement du counseling en permettant d’évaluer intérêts, aptitudes et types de personnalité en vue d’orienter. Puis Carl ROGERS va permettre que s’opère le tournant conduisant de la psychométrie à la psychothérapie. En fait, ROGERS est le théoricien qui a le plus influencé le domaine du counseling. C’est lui qui a d’ailleurs créé le terme pour éviter que les psychiatres américains n’accusent les psychologues de malpractice dès que ceux-ci s’identifiaient comme psychothérapeutes ou posaient des diagnostics alors que le terme est dit « réservé » __ BRUNEL, M.-L. et MARTINY, C. (2004). Son approche existentielle, sa conception optimiste de la personne (PAGÈS, M., 1965) ont exercé une influence en profondeur sur les pratiques et les conceptualisations de la thérapie, de l’éducation et de l’apprentissage. Mais selon André DE PERETTI (2003) bien des concepts de ROGERS ont été absorbés par la psychologie courante sans qu’il ne soit fait mention de leur origine de sorte que son influence a été plus souvent indirecte.

B. Ce que n’est pas le counseling : a) cela ne consiste pas seulement à fournir de l’information, même si cette dernière est présente; b) il ne s’agit pas surtout d’offrir des conseils même si le caractère professionnel des activités le laisse croire; c) ce n’est ni endoctriner, ni décider à la place d’un autre; d) ce n’est pas la simple assignation des personnes aux différents métiers ou professions; e) ce n’est pas interviewer, bien que l’entrevue soit intégrée au processus; f) ce n’est pas limité au testing, bien que celui-ci fasse souvent partie de la démarche en counseling de carrière; g) enfin, ce n’est pas de la psychothérapie, même brève.

C. Principes et valeurs.À titre de processus d’aide psychosociale individualisée dont les valeurs s’accordent avec les principes démocratiques (respect de l’individu, croyance en son potentiel d’autodétermination ainsi qu’en sa capacité de résoudre ses problèmes), le counseling mise sur l’écoute, le dialogue et la qualité de la relation comme instruments majeurs de l’aide __ TOURETTE-TURGIS, J. (1996).

D. Objectifs. Sous sa forme sociale et militante, le counseling a pour objectifs la fin des inégalités entre les groupes ainsi que la promotion des droits sociaux. Étant donné sa vocation communautaire, le counseling peut souscrire aux mouvements de dénonciation des souffrances de groupes de personnes racisées (gens de couleurs), ostracisées (personnes avec le VIH, toxicomanes), des malades mentaux désinstitutionnalisés et/ou des sans-abri __ TOURETTE-TURGIS, J. (1996). Ces deux spécificités du counseling (individuel et de groupe) permettent de distinguer ce champ de pratique de la psychothérapie, bien qu’ils soient parfois confondus abusivement, surtout aux États-Unis où les deux termes sont souvent perçus comme les deux polarités d’un même continuum.

E. Règles de base : a) le counseling suppose une participation volontaire; il ne peut donc pas être exigé, le conseiller ne devant utiliser aucune contrainte pour convaincre une client de participer; b) ses devoirs de réserve, de discrétion et de mesure interdisent au conseiller d’étaler ou d’invoquer sa vie privée; c) les informations recueillies doivent être gardées confidentielles et respecter le caractère intime de la relation, l’environnement physique devant être conçu à cet effet.

F. Caractéristiques des bons conseillers. Selon Gérard EGAN (1987) et J. V. PEDERSON et B. NISENHOLZ (1987) : a) les bons conseillers ont la volonté d’aider, la motivation et le sentiment d’être capables de le faire; b) ils jouissent d’un niveau intellectuel élevé et accordent de l’importance aux idées; c) ils respectent les théories et les recherches pertinentes dans leur domaine parce que celles-ci alimentent leur pratique; d) ils sont dotés d’un bon sens commun et d’une conscience sociale développée; e) ils sont attentifs, au-delà des variables intrapsychiques et contextuelles, car ils tiennent aussi compte des conditions socioéconomiques pour aider les personnes à s’insérer socialement; f) ils sont conscients de l’énormité de leur tâche et y consacrent l’énergie nécessaire; g) ils ne jugent pas, respectent leurs clients et sont spécifiques; h) ils ne sont pas centrés sur un modèle, mais sur les besoins de leurs clients; enfin, i) ils s’appliquent eux-mêmes à leur propre croissance physique, intellectuelle, psychique et morale.

G. CN : service de *.


COUPOLE (LA)

Adm. éduc./Org. scol. (Fr.). Institut de France qui regroupe plusieurs académies, dont l’Académie française.


COURANT PÉDAGOGIQUE

1.Éduc. Mouvement, groupe de personnes qui partagent une même idéologie, des finalités, des buts et des valeurs similaires ainsi que des pratiques idoines, le tout constituant une vision éducationnelle globale, cohérente et particulière. EA modèle d’enseignement/pédagogique; paradigme éducationnel.

2. Péd. Orientation pédagogique globale, appuyée sur des assises et des principes, qui prône des valeurs, des finalités et des buts spécifiques et qui s’inscrit dans une approche particulière du développement de l’être humain. Qsyn. approche pédagogique. RN assises, B.


COURANT PHILOSOPHIQUE

Phi. VA philosophie, D et I.


COURANT PSYCHOLOGIQUE

Psych. VA philosophie, D.


COURBE CARACTÉRISTIQUE D’UN ITEM

Doc. Courbe qui exprime la probabilité de répondre correctement à un item d’un test comme une fonction d’une habileté θ d’un individu __ AUGER, R. (1989).

A. Théorie des réponses aux items. La courbe caractéristique d’un item constitue donc le premier concept utilisé par la théorie des réponses aux items comme postulat, à savoir qu’il existe une relation fonctionnelle mathématique entre la probabilité de réussir l’item et l’habileté θ __ id.

B. Paramètre. Le nombre de paramètres requis pour décrire une courbe caractéristique d’un item dépend du modèle choisi. La forme de la courbe peut être obtenue soit en utilisant la fonction de distribution normale cumulée, développée par Frédéric M. LORD et Melvin R. NOVICK (1968), soit la fonction de distribution logistique cumulée, proposée par Allen BIRNBAUM (1968). La loi logistique étant relativement plus simple à appliquer que la loi normale, BIRNBAUM a recommandé son utilisation comme fonction caractéristique. La fonction de distribution normale cumulée, pour une application en théorie du trait latent (ancienne appellation de la théorie des réponses aux items), donne lieu à un ensemble d’éléments périphériques et appartenant au domaine de la mathématique formelle __ id.


COURBE DE CROISSANCE

Stat. Expression graphique de la variation d’un ou de quelques paramètres d’une personne, d’une population ou d’un organisme (nombre, poids, taille, âge, périmètre crânien ou thoracique, dentition, production, etc.) en fonction du temps.


COURBE NORMALE

Stat. VA milieu pédagogique; normalisation, E; qualité totale, C.3.

A. Courbe normale et correspondances mathématiques.


Courbe de discrimination __ LEGENDRE, R. (2001)

B. Réussite scolaire. La courbe normale ne doit pas sanctionner la réussite scolaire d’un ensemble d’élèves. Elle est plutôt une courbe de discrimination souhaitable et utile en vue de la plus grande individualisation possible de la situation pédagogique. Dans l’optique d’une démocratisation qualitative, les élèves doivent atteindre la majorité de leurs objectifs d’apprentissage. Une telle réussite scolaire ne peut être représentée par une courbe normale, mais plutôt par une courbe biaisée vers la droite. Dans ce contexte, Yves BÉGIN (1980), suite aux travaux de Benjamin S. BLOOM et de ses nombreux collaborateurs, écrit : « Il nous faudrait apprendre à nous scandaliser du spectacle de l’inégalité des performances scolaires atteintes par nos enfants, au lieu de fuir nos responsabilités en attribuant cette inégalité à l’action des lois du hasard qui commanderaient la distribution des talents entre les êtres humains. (...) Ne pourrait-on pas plutôt dire que l’action du hasard se manifeste partout où triomphe le désordre? S’il en était ainsi, constater l’action du hasard sur les résultats obtenus par une population scolaire serait un signe certain du désarroi de l’action pédagogique dans cette population. Cela pourrait constituer une raison sérieuse pour nous inciter à entreprendre une action corrective vigoureuse et éclairée. »


COURRIEL

Téléinf.(QC). Message transmis par un utilisateur vers un ou plusieurs destinataires, d’ordinateur à ordinateur, par l’intermédiaire d’un réseau informatique, favorisant entre eux un échange rapide et sans frontières __ OQLF (2004). Syn. courrier électronique; message (électronique).


COURRIER ÉLECTRONIQUE

1. Téléinf. Service qui permet la préparation, la consultation, le stockage et la transmission à distance de messages ou de documents informatisés entre des ordinateurs. Ex. : Eudora; Pegasus. Syn.courriel; messagerie électronique.

2. Téléinf. Syn.courriel; message (électronique).

A. Extension. Par extension, on utilise aussi les termes courrier électronique et courriel pour désigner le message lui-même __ OQLF (2004).

B. CN : adresse de *.


COURS

1. Cur./Gest. app. Ensemble organisé d’activités d’apprentissage défini par un programme d’études et comptant un nombre d’heures réparties sur l’année scolaire ou une partie de l’année, et sanctionné pour les fins de la promotion ou de la certification __ MEQ (1981). Partie d’un programme d’études à laquelle est associé un nombre d’unités. V classe, 2. VA champ d’études, C; classe, Iet J. TA classe; études; heure; leçon; préalable; séance; session.

2. Cur./Gest. ens. Enseignement suivi qui porte sur une matière donnée. Cours de mathématique 501 __ OLF (1998).

3. Did./Péd. Traité, manuel scolaire, textes polycopiés, etc., présentant l’enseignement d’une matière donnée. Cours de géographie à l’usage des élèves du second cycle de l’enseignement secondaire __ id.

4. Ens. sup. Ensemble d’activités reconnues d’enseignement et d’apprentissage devant favoriser l’atteinte d’objectifs de formation précis dans le cadre d’un ou de quelques programmes d’études.

5. Form. prof./Péd. Partie d’un programme se rapportant à une matière ou à une discipline déterminée et agencée de manière à comporter un temps donné d’enseignement théorique ou pratique pour atteindre un niveau donné de connaissance ou de qualification __ UNESCO (1978); MUNGER, M. (1983). Cours d’électricité, de mécanique, etc. EA séquence d’enseignement.

A. Exemples d’emploi : annulation de cours; dispense de cours; équivalence de cours; substitution de cours; cours de perfectionnement; cours de rattrapage; cours du jour; cours du soir; cours d’été; cours hors programme; cours par correspondance; cours de mathématique 501 __ CTEQ (1988).

B. Extension. Cours désigne aussi chacune des leçons, des conférences, etc., considérée du point de vue de la durée ou du contenu (ex. : le cours de français du jeudi; un cours dure quarante-huit minutes). Dans ce dernier exemple, cours est synonyme d’heure __ id.

C. Titre. Le mot cours peut se trouver dans le titre ou le sous-titre d’une publication ou d’un document (ex. : cours de biologie à l’usage des élèves de 5e secondaire; géographie générale — cours destiné aux élèves de 5e année)__ id.

D. Cours/atelier, séminaire. Atelier et séminaire désignent des modalités particulières que peuvent prendre des cours __ id.

E. F.f. :cours académique; dire plutôt cours ou enseignement magistral, par opposition à cours pratique __ id.

F. F.f. :cours primaire, secondaire, collégial, universitaire; dire plutôt enseignement primaire ou études primaires, etc. __ id.

G. Cours/études. On préférera études secondaires, collégiales ou universitaires à cours secondaire, collégial ou universitaire. On préférera faire ses études de droit, de médecine, etc., à faire son cours de droit, de médecine, etc. __ OLF (1998). V ordre d’enseignement.

H. Cours/études. On préférera faire ses études de droit, de médecine, etc., à faire soncours de droit, de médecine, etc. __ CTEQ (1985).

I. F.f. Il ne faut pas dire faire son cours de droit, de médecine, etc., mais plutôt faire son droit, faire sa médecine, etc. __ CTEQ (1988).

J. F.f.Prendre un cours, traduction littérale de to take a course, au lieu de suivre un cours, est un anglicisme; les élèves font des études, suivent des cours ou s’inscrivent à un cours __ CTEQ (1985).

K. F.f. Il ne faut pas employer session pour désigner une heure de cours ou une succession d’heures portant sur une même matière __ CTEQ (1988).

L. F.f. Il ne faut pas employer cours régulier pour désigner un cours qui appartient à un programme d’études ou au régime pédagogique. S’il y a lieu de distinguer les cours appartenant à un programme d’études des cours créés à l’intention de catégories particulières d’élèves, on distinguera les cours ordinaires des cours destinés aux élèves doués, aux élèves handicapés, etc. __ id.

M. Cours ordinaire. Le syntagme cours ordinaire est un terme descriptif; aussi, il ne se trouvera pas dans l’intitulé d’un cours. Dans tout autre contexte, cours ordinaire désigne un enseignement d’une qualité qui ne dépasse pas la moyenne, qui n’a rien d’original ni d’innovateur __ id.

N. Système. Un ensemble de cours coordonnés constitue un programme d’enseignement __ MUNGER, M. (1983).

O. CN : abandon en * d’études; bloc de *; centre de *; chargé de *; classe à plusieurs *; conception de *; demi-*; document de *; éducation en * d’emploi; élaboration de *; évaluation du *; formation en * d’emploi; groupe-*; local de *; mini-*; période de *; plan de *; schéma de *; sommaire de *.


COURS (PRENDRE UN)

Gén. F.f. VA cours, J.


COURS À OPTION

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours que doit choisir l’élève parmi un certain nombre qui lui sont proposés à ce titre dans le programme d’études __ OQLF (2004). Cours qui n’est pas nécessairement requis pour compléter un programme d’études spécifique, mais qui peut être choisi par un étudiant compte tenu de l’intérêt qu’il présente et de sa reconnaissance possible dans le cadre d’un diplôme __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. cours au choix. VA cours à unité(s), D. EA cours complémentaire/obligatoire.

A. Exemple d’emploi : le cours de flûte 104 est un cours à option __ CTEQ (1988).

B. Termes rejetés :cours d’option; cours optionnel; option facultative __ id.

C. Cours à option/facultatif. Il ne faut pas confondre les termescours facultatif et cours à option qui ne sont pas synonymes. En effet, un cours facultatif est un cours que l’élève peut suivre en plus du programme d’études obligatoire, alors qu’un cours à option fait partie intégrante du programme d’études __ OQLF (2004).

D. Matière à option; option. Selon le contexte, on dira aussi matière à option ou option. Toutefois, l’emploi de la forme abrégée option pour parler d’une matière en particulier, aussi générale qu’elle soit comme les arts ou les mathématiques, est abusif lorsqu’il s’agit de désigner un programme d’études __ id.

E. Nature. Les cours à option, comme les cours obligatoires, sont des cours au sens général du terme. Aussi on ne parlera de cours à option que pour les distinguer, dans un programme d’études, des cours obligatoires ou des cours complémentaires __ CTEQ (1988).


COURS À UNITÉ(S)

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours auquel est associée une valeur numérique reconnaissant la charge de travail requise d’un étudiant pour en atteindre les objectifs spécifiques. Ant. cours sans unité(s). VA cours hors compte, C et D. TA unité. EA unité capitalisable.

A. F.f. Cours à unité est préféré à cours crédité car, emprunté à la langue comptable, crédité signifierait alors « qui a déjà été porté au dossier de l’élève » __ OLF (1998).

B. Nature. Les cours à unité(s) sont des cours au sens général du terme __ CTEQ (1988).

C. Cours à unité(s)/sans unité(s)/hors compte.Cours à unité(s) s’oppose à cours sans unité(s) et non à cours hors compte. En effet, les cours hors compte sont des cours à unité(s), mais dont les unités ne sont pas comptées à l’intérieur du programme d’un élève. La distinction ne porte pas sur la nature du cours, mais sur le fait que l’on compte ou non les unités rattachées normalement à un cours. Il faut donc noter que ce sont les unités attribuées à un cours qui sont comptées dans le cas d’un cours à unité(s) et non le cours lui-même. Si un élève suit un cours qui n’est pas reconnu en vue de la sanction des études, ce cours est porté à son dossier, mais les unités qui y sont rattachées ne lui sont pas comptées. Ce cours à unité(s) est alors dit hors compte. C’est notamment le cas des cours hors programme __ id.

D. Types. Dans un programme d’études, les cours obligatoires et les cours à option ou, le cas échéant, les cours complémentaires sont des cours à unité(s) __ id.

E. Usage. Le terme cours à unité(s) ne s’emploie que dans le domaine de la sanction des études, plus particulièrement pour la préparation des bulletins. Il ne fait donc pas partie du titre d’un cours __ id.

F. Contexte. On peut dire cours à une unité, cours à deux unités, etc. On n’emploiera le syntagme que lorsque le contexte l’exige __ OLF (1998).

G. Séquences; unités. Il ne faut pas confondre un cours à unité(s) avec un cours dont la matière (ou le contenu) a été divisée en chapitres appelés unités ou séquences __ CTEQ (1988).


COURS À ZÉRO UNITÉ

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. F.f. Dire plutôt cours sans unité(s).


COURS ACADÉMIQUE

Cur./Did. F.f. VA cours, E.


COURS ALTERNÉ

Form. prof. Cours organisé de telle façon que des périodes d’enseignement à plein temps alternent avec des périodes de travail professionnel continu __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). Période d’études à plein temps entrecoupées de sessions de travaux pratiques à plein temps dans un milieu de travail, les deux volets étant concertés de façon à assurer une formation professionnelle complète. Syn. cours en alternance. V formation en alternance.

Enseignement coopératif. Dans certains pays (Allemagne, États-Unis, Suède), des programmes scolaires combinent études et travail en entreprise (cooperative education). Cet « enseignement coopératif » prévoit que les élèves d’une classe ou d’une section s’absentent pendant une partie de la semaine pour suivre une formation pratique en entreprise. L’élève conserve son statut d’écolier. Le contrat de formation est conclu entre les autorités scolaires et l’employeur.


COURS ASSOCIÉ

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours dont le contenu est lié à celui d’un autre et qui doit obligatoirement être suivi concurremment, ou avant cet autre cours __ OLF (1998). TA préalable.

A. Termes rejetés :corequis; préalable relatif __ CTEQ (1988).

B. Cours associé/préalable. Un cours associé n’est pas un préalable __ id.

C. F.f.Préalable relatif est fautif, puisqu’un préalable auquel on aurait accolé un adjectif d’atténuation ne serait plus un préalable __ id.


COURS AU CHOIX

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours non obligatoire qu’un élève peut choisir parmi un ensemble limité de cours offerts dans le cadre d’un programme d’études. Syn. cours à option. EA cours facultif/supplémentaire.

Unités et moyenne. Des unités sont rattachées au cours au choix et la note obtenue entre dans le calcul de la moyenne cumulative de l’élève.


COURS AVEC CRÉDIT

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. F.f. Dire plutôt cours à unité(s).


COURS COLLÉGIAL

Org. scol. F.f. VA cours, F et G.


COURS COMMUNS ET OBLIGATOIRES

Diagn./Did.F.f. VA cours obligatoire, C.


COURS COMPLÉMENTAIRE

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours que choisit l’élève pour compléter son programme d’études __ OLF (1998). VA cours à option, E; cours à unité(s), D. EA champ d’études; cours à option/obligatoire.

A. Sortes de cours. Les programmes d’études supérieures et les programmes d’études collégiales comprennent généralement trois types de cours : les cours obligatoires, les cours du champ d’études et les cours complémentaires __ CTEQ : rec. (08.84).

B. F.f. Le cours complémentaire étant, par définition, un cours que doit choisir l’élève parmi les cours proposés par un établissement, mais à l’extérieur de son champ d’études, il est pléonastique de dire cours complémentaire au choix __ CTEQ (1988).


COURS COMPLÉMENTAIRE AU CHOIX

Cur./Did. F.f. VA cours complémentaire, B.


COURS COMPLET

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours collégial ou universitaire qui se poursuit généralement de septembre à avril ou mai, par opposition à un demi-cours qui se poursuit de septembre jusqu’en décembre ou de janvier à avril ou mai __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

Fr.; QC. Dans les universités francophones, cette expression n’est pas utilisée.


COURS CRÉDITÉ

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. F.f. Dire plutôt cours à unité(s).


COURS D'ADAPTATION SPÉCIFIQUE

Cur./Did./Éduc. cult./Org. scol. (Belg.). Cours organisé à raison de trois périodes par semaine dans les écoles comptant au moins dix élèves de nationalités étrangères et ne connaissant pas suffisamment la langue d’enseignement __ MERF (Belg.) (1990).


COURS D'APPOINT

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours offert aux étudiants pour leur permettre d’améliorer leur performance dans certaines matières __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. EA programme d’appoint. Cours de mise à niveau que suit l’élève ou l’étudiant, souvent en même temps que les cours d’un programme auquel il a été admis conditionnellement __ MEQ (2004). TA préparatoire; propédeutique.

A. Enseignement secondaire (QC). À l’enseignement secondaire, les cours d’appoint servent uniquement à améliorer une performance dans une matière ou à réduire un retard dans l’apprentissage. On ne doit pas confondre un cours d’appoint et une classe d’appoint, cette dernière visant plutôt la réinsertion dans la classe ordinaire des élèves qui manifestent des difficultés d’apprentissage __ id.

B. Cours d’appoint/propédeutique. À l’enseignement universitaire, on ne doit pas confondre le cours d’appoint et la propédeutique. Un candidat à un programme de deuxième ou de troisième cycle à qui il ne manque, de l’avis du comité d’admission, que quelques unités pour satisfaire aux conditions d’admission, se verra imposer un certain nombre de cours d’appoint et sera admis conditionnellement à ce programme d’études. Cependant, s’il lui manque un nombre d’unités supérieur au nombre fixé par les autorités de l’établissement, il devra s’inscrire à une propédeutique, qui est un programme préparatoire à l’inscription à des études universitaires de deuxième ou de troisième cycle __ id.

C. Enseignement collégial/universitaire (QC). À l’enseignement collégial ou universitaire, les cours d’appoint ne sont pas considérés comme des cours faisant partie d’un programme, mais plutôt comme une préparation à l’admission définitive à un programme __ id.

D. Cours d’appoint/de rattrapage. Les termes cours d’appoint et cours de rattrapage sont souvent employés comme synonymes, mais certains établissements d’enseignement peuvent leur accorder des sens légèrement différents selon le contexte d’application __ id.


COURS D'ÉDUCATION POPULAIRE

Cur./Did. Cours de formation personnelle et de développement sans aucun lien nécessaire avec un emploi. VA cours sans unité(s), B.


COURS D'ÉTÉ

Adapt. scol./Péd. Cours offerts pendant les vacances d’été afin de permettre à certains élèves d’éviter la reprise complète d’une année scolaire, d’améliorer leurs résultats scolaires même s’ils ont obtenu la note de passage, de reprendre un cours échoué, etc. V mesure d’appui pédagogique.

Ordre d’enseignement. Les cours d’été sont plus souvent offerts aux élèves de l’ordre secondaire.


COURS D'EXTENSION SCOLAIRE

Gest. ens. F.f. Dire plutôt enseignement postscolaire.


COURS D'OPTION

Cur./Did. F.f. Dire plutôt cours à option.


COURS DE FORMATION

Form. prof. L’un des composants d’un programme de formation destiné à fournir les connaissances théoriques et les qualifications pratiques nécessaires à un sujet précis, et dont la formulation et la présentation dépendent de la méthode pédagogique choisie __ BIT (1987).


COURS DE PERFECTIONNEMENT

Cur./Did./Ens. sup./Form. prof./Gest. app. Cours visant à améliorer les connaissances, les compétences, les habiletés, les attitudes d’une personne. EA programme de perfectionnement.

Cours/programme de perfectionnement. L’expression cours de perfectionnement peut parfois signifier programme de perfectionnement.


COURS DE SPÉCIALISATION

Cur./Did./Form. prof. F.f. Ne pas utiliser cours de spécialisation pour cours du champ d’études.


COURS DE SPÉCIALITÉ

Cur./Did./Form. prof. Cours qui s’inscrit obligatoirement dans le programme d’un élève, en fonction de son orientation professionnelle __ MUNGER, M. (1983).


COURS DU CHAMP D’ÉTUDES

Did./Gest. app. Cours spécifique à un domaine particulier de formation. VA champ d’études, C;cours complémentaire, A.


COURS DU SAMEDI

Adapt. scol./Péd. Cours offerts le samedi qui s’adressent à l’élève de classe ordinaire qui éprouve des difficultés mineures dans l’une ou l’autre de ses matières de base __ MEQ (1995). V mesure d’appui pédagogique.

A. Ordre d’enseignement. Les cours du samedi sont plus souvent offerts aux élèves de l’ordre secondaire.

B. Objectif. Le principal objectif des cours du samedi est d’apporter une réponse aux besoins de certains élèves. Ces besoins sont : l’amélioration des résultats scolaires afin d’éviter la reprise d’un cours; la révision des notions déjà abordées, mais non maîtrisées; de retrouver confiance en ses possibilités pour se présenter aux examens avec plus d’assurance; etc. __ MEQ (1995).


COURS DU SOIR

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app./Gest. ens. Cours offert en soirée, en dehors des heures habituelles de travail dans les entreprises et dans les bureaux, de façon à permettre à une personne engagée professionnellement d’y participer __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


COURS ÉLÉMENTAIRE

Cur./Did./Org. scol. (Fr.). à l’école primaire, cours réparti sur deux ans, chevauchant à la fois le cycle des apprentissages fondamentaux (grande section, cours préparatoire et cours élémentaire 1) et celui des approfondissements (cours élémentaire 2, cours moyen 1 et cours moyen 2).

A. Cours élémentaire/école primaire (Fr.). Le cours élémentaire est une période de l’école primaire.

B. Population cible (Fr.). Le cours élémentaire est généralement destiné aux enfants de sept à neuf ans.


COURS EN ALTERNANCE



Cur./Did./Ens. sup./Form. prof./Gest. app./Gest. ens. Cours où des périodes d’études en institution et des périodes d’expériences pratiques en situation réelle de travail se succèdent dans un cheminement de formation. Syn.cours alterné. EA enseignement/ formation en alternance.

COURS EXPÉRIMENTAL

Cur./Did./Péd. Cours qui innove par rapport aux programmes officiels d’un ministère ou d’une institution et qui est progressivement mis à l’essai auprès d’effectifs étudiants réduits et représentatifs afin d’évaluer méthodiquement sa valeur pédagogique et de corriger ses imperfections. EA évaluation de programme.

Nature. Le cours expérimental peut ou non s’inspirer d’un programme d’études officiel d’une institution ou d’un ministère. Comme le cours expérimental se distingue significativement d’un programme officiel, il doit généralement être approuvé au préalable par les autorités concernées.


COURS EXTRASCOLAIRE

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app./Gest. ens. Cours suivi à l’extérieur des locaux d’une institution d’enseignement supérieur à laquelle une personne est inscrite. EA éducation extrascolaire.


COURS FACULTATIF

Cur./Did./Gest. app. Cours que l’élève peut choisir et suivre dans le cadre de son programme d’études. VA cours à option, C. EA cours au choix/supplémentaire.

Unités et moyenne. Des unités sont rattachées au cours facultatif, mais la note obtenue n’entre pas dans le calcul du score moyen de l’élève.


COURS FINAL

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours faisant partie d’un programme d’études à l’intention des étudiants qui ne prévoient pas poursuivre des études formelles subséquentes dans le même domaine, couvert par un tel programme __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. cours terminal.

Fr.; QC. Il n’existe pas de tels cours dans les universités francophones; toutefois, certains programmes peuvent être ainsi aménagés.


COURS HORS COMPTE

Did./Gest. app. Cours dont les unités ne sont pas prises en compte pour la sanction des études __ OLF (1998). VA cours à unité(s), C. TA unité. EA cours à option/à unité(s)/d’appoint/sans unité(s).

A. Cours (non) crédité.Cours hors compte remplace cours non crédité de la même manière que cours à unité(s) a remplacé cours crédité __ id.

B. Cours sans unité(s). Il ne faut pas confondre cours hors compte et cours sans unité(s) __ id.

C. Cours hors compte/à unité(s). Le cours hors compte est par définition un cours à unité(s), mais pour un programme autre que celui auquel un élève donné s’est inscrit; cela signifie qu’il pourrait lui être ultérieurement compté s’il s’inscrivait à un programme d’études où ce cours serait compté comme cours obligatoire, cours à option ou cours complémentaire. Un cours hors compte est toujours porté au dossier de l’élève __ OLF (1997).

D. Contexte. Un cours hors compte est un cours au sens général du terme. On n’emploiera le syntagme que lorsque le contexte l’exige, par exemple dans les formulaires et les bulletins, où il faut distinguer les cours à unité(s) des cours hors compte __ CTEQ (1988).


COURS INTENSIF

Cur./Did./Gest. ens./Péd. Enseignement dont la durée habituelle est réduite pour répondre à certains impératifs pédagogiques ou pour tenir compte de la disponibilité des personnes intéressées et des autres ressources nécessaires. VA classe, J.


COURS LIBRE

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours non spécifiquement requis dans le cadre d’un programme donné __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


COURS MAGISTRAL

1. Gest. ens./Péd. Méthode selon laquelle l’enseignement se fait par présentation orale de faits ou de principes __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

2. Péd./Techno. éduc. En télévision éducative, cours donné par un maître seul à l’écran ou au micro __ OLF (1990). Ant.émission dramatisée. VA classe, J; cours, E.

Nature. C’est une expérience d’apprentissage passive (par opposition à une expérience d’apprentissage active) où les étudiants ne participent pas ou peu à leurs apprentissages sauf par le fait de prendre des notes __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


COURS NON CRÉDITÉ

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. F.f. Dire plutôt cours hors compte ou cours sans unité(s).


COURS OBLIGATOIRE

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours que tous les élèves d’une même classe doivent inscrire à leur programme, quelle que soit leur orientation ou leur spécialisation __ MUNGER, M. (1983). Cours que doit suivre avec succès, en vue de la sanction des études, tout élève inscrit à un programme d’études __ OLF (1998). Tout cours ou thème d’études exigé de l’ensemble des étudiants inscrits à un programme. VA cours à option, E;cours à unité(s), D. EA cours commun/complémentaire.

A. Termes rejetés.Cours obligatoire est retenu de préférence à option obligatoire. L’expression cours communet obligatoire est redondante __ id.

B. Contexte. Selon le contexte, on dira aussi matière obligatoire __ id.


COURS OPTIONNEL

Cur./Did.F.f. Dire plutôt cours à option.


COURS ORDINAIRE

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Qsyn. programme de formation générale. VA cours, L et M.


COURS PAR CORRESPONDANCE

Form. prof./Gest. ens./Péd. Cours, généralement de type modulaire, dans lequel l’élève reçoit des leçons progressives, des exercices correspondants, du matériel et des tests qu’un établissement d’enseignement lui fait parvenir périodiquement par la poste afin de poursuivre des études et d’effectuer des travaux qu’il retournera par la même voie à un responsable pour correction et rétroaction. Syn. enseignement par correspondance. V formation à distance.

A. Approches pluralistes. Le cours par correspondance prévoit la plupart du temps la combinaison d’une pluralité d’approches pédagogiques : séminaires, fins de semaine d’études en groupes, enseignements préenregistrés et télévisés sur bandes vidéo; il peut s’agir d’études au travail et à la maison __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

B. Évaluation. L’enseignement par correspondance peut prévoir un ou des examens périodiques, hors du cadre habituel d’études (c’est-à-dire local d’une école, d’une université, etc.), dans le but d’évaluer formellement les apprentissages et d’accorder les unités de valeur correspondantes.


COURS PRATIQUE

Cur./Did. VA cours, E.


COURS PRÉALABLE

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours dont la réussite est absolument indispensable à la réussite d’un autre cours; cours qu’un élève doit absolument avoir suivi avec succès pour entreprendre un autre cours spécifique avec les meilleures chances de réussite. V préalable.


COURS PRÉPARATOIRE

Cur./Did./Org. scol. (Fr.). Première année de l’école primaire qui précède le cycle élémentaire.


COURS PRIMAIRE

Org. scol. F.f. VA cours, F;enseignement primaire, A;ordre d’enseignement, B.


COURS PRIVÉ

Org. scol. F.f. VA leçon particulière, A.


COURS PROFESSIONNEL

Cur./Did./Form. prof./Org. scol. Cours de formation générale, technique ou de métier, suivi par des apprentis ou des employés, en complément de leur travail.


COURS RÉGULIER

Cur./Did. F.f. VA cours, L; études, C.


COURS SANS CRÉDIT

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. F.f. Dire plutôt cours sans unité(s).


COURS SANS UNITÉ(S)

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours auquel n’est associée aucune reconnaissance numérique officielle dans le cadre d’un programme d’études particulier. Syn. cours hors compte.

A. F.f. Éviter les expressionscours à zéro unité, cours sans crédit, cours non crédité __ CTEQ (1985).

B. Types. Appartiennent à la catégorie des cours sans unité(s) les activités de formation (séminaire, journée d’études, stage, cours d’éducation populaire, activité socioculturelle) pour lesquelles aucune unité n’est attribuée __ id.

C. Comptabilisation. Les cours sans unité(s) ne sont pas comptés à un élève en vue de la sanction des études. Ils sont cependant inscrits à son dossier __ id.


COURS SECONDAIRE

Org. scol. F.f. VA cours, F et G; ordre d’enseignement, C.


COURS SECONDAIRE (FAIRE SON)

Org. scol. F.f. VA cours, G et H;études, E.


COURS SUPPLÉMENTAIRE

Cur./Did./Gest. app. Cours qui peut être suivi par l’élève bien que ne faisant pas partie de son programme d’études; cours que l’élève peut choisir librement selon ses intérêts, ses aptitudes et ses besoins.

A. But. Ce type de cours est orienté vers l’acquisition d’un complément de culture ou de formation.

B. Unités et moyenne. Des unités sont rattachées au cours supplémentaire, mais la note obtenue n’entre pas dans le calcul du score moyen de l’élève.


COURS TECHNIQUE INTÉGRÉ

Cur./Did./Form. prof./Péd. Formation professionnelle conjuguant la réunion d’au moins deux disciplines ayant un tronc commun et dont la combinaison constitue une technologie __ MEO (1968).


COURS TERMINAL

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Syn. cours final.


COURS UNIVERSITAIRE

Org. scol. F.f. VA cours, F et G; ordre d’enseignement, C.


COURS UNIVERSITAIRE (FAIRE SON)

Org. scol. F.f. VA cours, G et H;études, E.


COURTIER

Inf. Personne ou organisme agissant à titre d’intermédiaire entre serveurs et utilisateurs pour aider ces derniers à choisir et consulter des banques de données __ OLF (1999).


COÛT

Ing. Charge ou dépense supportée par un intervenant économique par suite de la production ou de l’utilisation d’un produit ou de l’ensemble des deux __ AFNOR (1990). VA analyse de la valeur, U; analyse de la valeur pédagogique, D; analyse fonctionnelle, I.

A. Coût/prix. Le concept de coût est plus global que le prix. Le prix n’est que la dimension monétaire du coût __ id.

B. Coût/fonction. Les coûts attribués à une fonction représentent l’ensemble des dépenses nécessaires ou consenties pour l’obtention d’une fonction __ id.

C. Coût/but. Il convient de définir le but poursuivi et le rôle assigné au coût dans l’analyse considérée avant de choisir le type de coût utilisé et les méthodes permettant de le déterminer __ AFNOR (1985).

D. Coût direct. Le coût à considérer dépend de la nature et du contexte de la démarche d’analyse de la valeur considérée. Souvent on prend le coût direct. Par extension, lorsque l’on veut ménager une ressource (énergie, matière première, etc.), l’engagement de cette ressource peut être assimilé à un coût __ AFNOR (1990).

E. Coût d’acquisition. Dans le cas d’un achat, le coût d’acquisition ne doit pas omettre les autres frais supportés par l’acheteur tels que frais administratifs d’achat, douane, contrôle, réception, etc. __ id.

F. Objectif de coût. Quelquefois, l’objectif de coût peut être remplacé ou complété dans certains projets par des objectifs portant sur d’autres caractéristiques impératives comme la masse, la fiabilité, etc. __ id.

G. Coûts/méthode de l’analyse de la valeur. Les coûts sont indispensables dans la méthode, ne serait-ce que pour obtenir les coûts attribués à une fonction ou pour valoriser les solutions __ id.

H. Coût/recherche de solutions. Le coût est un critère d’optimisation dans la recherche de solutions nouvelles. Il permet la comparaison des différentes solutions en cours d’étude; il doit pour cela être rapidement accessible. Ceci est rarement le cas lorsqu’il résulte d’un chiffrage analytique basé sur une séquence d’opérations de fabrication (tel que le pratiquent couramment les agents de méthodes et de devis) même si les temps, les débits de matière, le coût des outillages et des matières spécifiques ne sont qu’estimés. C’est pourquoi il convient d’avoir recours à des méthodes analogiques ou paramétriques, où le coût est estimé par comparaison intuitive ou déductive à des données recueillies antérieurement. Le chiffrage analytique peut et doit cependant être utilisé dans le cas d’amélioration de détail de produits ou sur le processus de fabrication, c’est-à-dire dans le cas où l’erreur d’estimation risque d’être supérieur au gain recherché __ AFNOR (1985).

I. Coûts inutiles. Plusieurs causes peuvent engendrer des coûts inutiles dans le développement d’un produit. Les causes les plus fréquentes sont : 1. le manque d’informations; 2. une mauvaise exploitation des idées; 3. l’élaboration hâtive des solutions; 4. les habitudes; 5. le manque d’idées; 6. l’absence de liberté de décision et 7. le manque de motivation __ LACHNITT, J. (1980).

J. CN : valeur de *.


COÛT JUSTE NÉCESSAIRE

Ing. Coût de la solution idéale la plus économique satisfaisant au plus juste (strict minimum) la fonction __ AFNOR (1985).

A. Rôle. Ce coût fixe les limites théoriques de l’espérance de gain __ id.

B. Coût juste nécessaire/coût total d’un produit __ id. Le coût juste nécessaire est l’une des composantes du coût total d’un produit. Ainsi, on obtient :

coût total du produit = coût juste nécessaire + coûts théoriquement inutiles


COÛT PÉDAGOGIQUE

Ing. cur. Charges supportées par les utilisateurs Sujet et Agent ainsi que par l’intervenant économique par suite de la production ou de l’utilisation d’un produit pédagogique. V analyse de la valeur pédagogique.


COÛT PÉDAGOGIQUE GLOBAL

Ing. cur. Ensemble des coûts inhérents à la vie d’un produit pédagogique spécifique au regard d’utilisateurs particuliers.


COÛT PÉDAGOGIQUE JUSTE NÉCESSAIRE

Ing. cur. Coût de la solution optimale la plus économique satisfaisant au strict minimum la fonction principale.


COÛTS ET BÉNÉFICES

Adm. scol. VA efficacité scolaire, A.


COVARIANCE

Stat. Mesure statistique qui permet de déterminer si des différences significatives existent entre des ensembles de scores obtenus au post-test lorsque les ensembles de scores obtenus au prétest n’étaient pas équivalents. VA échantillon stratifié, B.

A. Abrév. : Cov (X,Y) ou Pxy. De l’expression anglaise, common variance; degré avec lequel des ensembles de scores « covarient » ou évoluent d’une façon semblable à la suite d’un traitement expérimental.

B. Mesure. La covariance est égale à la moyenne des produits des différences individuelles de chacune des variables à leurs moyennes respectives : ∑xy/n.

C. Utilité. Alors que l’analyse de la variance présuppose que les individus ou les groupes expérimentaux sont comparables au point de départ, l’analyse de la covariance s’assure de cette équivalence initiale afin que les écarts possibles au post-test soient principalement dus à la différence des traitements expérimentaux.

Sujets

X

Y

x

y

xy

A

10

14

0

+1

0

B

8

10

-2

-3

+6

C

12

15

+2

+2

+4

D

11

13

+1

0

0

E

9

13

-1

0

0

Somme

50

65

0

0

10

Moyenne

10

13

Covariance

10/5 = 2

D. CN : analyse de la *.


CRÉATEUR,TRICE

Créat./Péd. Personne qui tire quelque chose du néant; par extension, celle qui produit une chose nouvelle. Syn. personne créatrice.VA créativité, P.

A. Caractéristiques. Pour Michèle LAMBERT (1987), le créateur se distingue par sa faculté de concentration, son obstination, sa persévérance, son aptitude à focaliser son esprit sur l’incident rare. De cet affût long et fastidieux, destiné à traquer le phénomène ou la solution exceptionnelle qui devrait surgir de la banalité des phénomènes courants, naît l’intuition; seule la volonté permet cette tension continuelle de l’esprit intuitif qui va détecter l’incident de rupture qui fait déboucher sur l’inconnu : c’est à partir d’un travail ardu que peut s’élaborer la solution nouvelle, voire exceptionnelle. VA création, A.

B. CN __ créatrice : activité *; attitude *; définition *; imagination *; pédagogie *; pensée *; personne *.


CRÉATION

1. Gén. Résultat d’un état d’étroite interaction entre pulsion et pression, entre imagination et raison, et se situant sur un continuum d’une situation initiale à une situation finale __ KOESTLER, A. (1965) dans LAMBERT, M. (1987).

2. Créat./Spéc. Activité d’association et de combinaison permettant de constituer des assemblages originaux à partir d’éléments préexistants __ JAOUI, H. (1975). VA analyse de la valeur, E, G, R et T; analyse de la valeur pédagogique, F; éducation physique, C; taxonomie du domaine psychomoteur, A : 6.22; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.8.

A. Acte créateur. Pour Arthur KOESTLER (1965), « l’acte créateur n’est pas un acte de création au sens de l’Ancien Testament. Il ne crée pas quelque chose à partir de rien; il découvre, mélange, combine, synthétise des faits, des idées, des facultés qui existaient déjà : le tout inventé sera d’autant plus étonnant que les parties seront plus familières ». (...) L’acte créateur est, dans ces notions, synonyme de création conçue comme un processus dynamique dont la finalité est l’œuvre ou l’objet caractérisés par la nouveauté, l’innovation, et qui correspond à ce que TAYLOR appelle « créativité innovante » ou « émergence créative » __ LAMBERT, M. (1987).

B. Créations virtuelles. Elles désignent « les mouvements et actes psychiques de la puissance créatrice en chacun de nous », ce qui suppose que chaque individu possède en lui cette puissance. Ces mouvements et actes sont provoqués par ce que l’auteur appelle « commotions », qui constituent notre première expérience de la création : « l’admiration intense d’une œuvre a valeur de création psychique et d’explosif et met en face d’une nécessité intérieure de créer », sans pour autant que l’on devienne créateur. Pour être commotionnelle, l’œuvre de création doit « participer de l’art et, par là, enfermer une découverte, une vision nouvelle, un style propre » __ AUBRAL, F. (1982) dans LAMBERT, M. (1987).

C. Créations ordinaires positives. Ce sont celles qui répondent immédiatement au désir de faire quelque chose et qui procèdent d’actes presque instinctifs ne requérant ni pratique, ni connaissance des règles de l’art; à ces créations dénuées de toute prétention (qui peuvent être assimilées à des dessins d’enfants ou à des graffiti), il manque un travail d’élaboration, une pensée matérialisante, une conception, une vision nouvelle __ LAMBERT, M. (1987).

D. Créations ordinaires négatives. Aux créations ordinaires positives s’opposent « les créations ordinaires négatives », dont la finalité (le profit), la nature (l’anticommotionalité) et le moyen d’action privilégient la démagogie en nourrissant toutes sortes de préjugés : « œuvres confortables, inertes, elles bloquent les subjectivités dans un état de fixité qui ne met rien en mouvement » __ AUBRAL, F. (1982) dans LAMBERT, M. (1987).

E. Créations-actions. Les créations-actions provoquées par la commotion ou « créations commotionnelles » se répartissent en deux groupes : les créations « de plaisir » qui adopteront « un style défini et inscrit dans une tradition établie au moment où on l’aborde, qui ne choqueront pas ou pas plus par l’audace de leurs moyens d’expression », et les créations « de jouissance » qui « devront nous ébranler pas seulement dans notre registre d’images et d’imagination, mais au niveau de la langue même » __ id.

F. Création artistique/scientifique. Bien que la création artistique et la création scientifique mettent en jeu des processus analogues (notamment à l’intérieur de la pensée intuitive), des différences existent.Pour la plupart des artistes contemporains, c’est le processus même par lequel ils aboutissent à telle réalisation qui compte, et non l’objet fini duquel ils se détachent, même sur le plan affectif, le plus souvent. En outre, la création artistique met l’accent sur une autre perception du monde ou d’un objet, ou sur l’expression, alors que l’invention et la découverte se veulent objectives, orientées vers le concret, vers l’efficacité et vers une action possible sur la matière. L’art est personnel, la science impersonnelle : si la création artistique et la création scientifique résultent toutes deux de rapprochements originaux, inattendus, pour la première, l’idée féconde est un jugement esthétique subjectif, pour la seconde, le jugement réside dans la sanction expérimentale, objective; la science, soumise à l’objet, esclave de la recherche de l’objectivité, est prisonnière des règles qu’elle s’est données, alors que l’art réduit davantage les complexes appels de la condition humaine et répond aux enjeux de l’irrationnel et de l’irréel. La notion de progrès différencie également ces deux formes de création : les notions de créations scientifiques ou technologiques et de progrès sont indissociablement liées; la découverte ou l’innovation complètent l’acquis du passé et se substituent à lui. En art, on ne peut parler de progrès que dans les techniques employées; l’art contribue à faire découvrir des possibilités inattendues qui se révélaient concorder avec certaines expériences. Comme disait Oscar WILDE, il n’y avait pas de brouillard à Londres avant que WHISTLER ne l’ait peint __ GOMBRICH, E. (1970). La création artistique n’efface pas le passé, mais elle apporte de nouvelles visions qui s’ajoutent aux précédentes : « À vrai dire, l’expérience artistique de création de formes est, chaque fois, une « nouvelle donne » qui s’empare sans doute des éléments constitutifs du « paysage humain » qui habite l’artiste (que ce paysage soit mental ou anecdotique), mais qui suggère un arrangement nouveau, inédit, propose une redistribution du système constitué » __ AUBRAL, F. (1982) dans LAMBERT, M. (1987).

G. Création/créativité. Compte tenu de ce qui a été étudié précédemment, il ne peut y avoir création sans créativité; le passage de la créativité à la création implique un développement personnel, un épanouissement optimum des capacités individuelles et l’élan vital que représente l’acte créateur : les activités de création n’ont de réalité que dans les capacités personnelles de créativité qu’ont les découvreurs, inventeurs ou artistes __ LAMBERT, M. (1987).

H. Création et société. La création en tant que produit du processus créateur — découverte, invention, création artistique — est nécessairement dépassement de ce qui existe, modification de schèmes existants ou élaboration de schèmes ou d’objets entièrement nouveaux. En ce sens, les « créateurs » (ceux qui conçoivent et/ou réalisent des idées, objets, concepts, schèmes qui n’existaient pas auparavant, les artistes, découvreurs, inventeurs) sont toujours des « intrus » ou des « perturbateurs » d’une société qui aspire à sa propre conservation et à la stabilité __ LAMBERT, M. (1987).

I. CN : activité de * verbale; interdisciplinarité de *.


CRÉATIONNISME

1. Bio./Phi./Sc. Doctrine attribuant à l’intervention d’un dieu créateur l’origine des espèces vivantes. Ant. évolutionnisme.

2. Théo. Théorie selon laquelle les espèces vivantes sont apparues subitement et n’ont subi aucune évolution depuis leur création. Ant. évolutionnisme. VAévolution, B.

Fixisme/évolutionnisme. Les théories créationnistes considèrent que les espèces ont été créées telles qu’elles sont actuellement. On les dit donc fixistes pour les distinguer des théories évolutionnistes postulant la transformation des espèces. V darwinisme; évolutionnisme.


CRÉATIQUE

Disc. paraéduc. Néologisme créé en 1967 par Michel DEMAREST et Michel DRUEL pour signifier « science de la créativité », d’une part, et, d’autre part, pour désigner une méthode globale de développement de la créativité chez les individus et les groupes.


CRÉATIVITÉ

1. Gén. Attitude que quelqu’un manifeste lorsqu’il rompt avec la façon habituelle de penser __ LAMBERT, M. (1987).

2. Spéc. Capacité de l’individu à faire quelque chose, à créer, à produire des idées neuves et réalisables, à combiner et à réorganiser des éléments __ DEMORY, B. (1978). VA analyse de la valeur, A et I; recherche de solutions, C.

3. Créat. (Gén.). Processus de pensée dont le résultat est un produit créatif que l’on peut définir comme original __ PROVENCHER, S. (1987).

4. Créat./Ens. lang. (Spéc.). Combinaison intégrée de six facteurs primaires : une sensibilité générale aux problèmes, la fluidité de la pensée, la flexibilité ou la capacité à changer de point de vue, l’originalité ou la tendance à des réponses idiosyncrasiques, la capacité de redéfinition du matériel, l’élaboration sémantique __ GUILFORD, J. P. (1967). Base de la création; manifestation de l’imagination créative lors de situations conflictuelles et expression de l’imagination créatrice dans la résolution du problème-obstacle ou dans la ou les réponses face à une insatisfaction, et ce, à tous les niveaux de l’approche de la réalité extérieure __ LAMBERT, M. (1987). VA analogie, C, R et X; écologie éducationnelle, F; langue, I; motivation intrinsèque, B; paradigme existentiel, J; paradigme humaniste, C; paradigme inventif, F; paradigme sociointeractionnel, C; paradigme technologique, C; système auto-organisateur, B; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, 8.

5. Éduc. présc. V activité créatrice.

6. Psychophysio. Habileté à pouvoir former de nouvelles configurations neuronales __ BUNGE, M. (1983) : trad.

A. Créativité : processus rationnel. Pour la grande majorité des penseurs, il est maintenant certain que la créativité est d’abord un processus rationnel, c’est-à-dire un processus se déroulant dans le temps et correspondant à quatre phases bien distinctes : la préparation, l’incubation, l’illumination et l’élaboration.

B. Préparation. La préparation est la phase où le sujet prend contact avec la réalité pour y puiser des informations qui se présentent, la plupart du temps, sous la forme d’un fouillis indescriptible. Cette opération n’est pas simple, il va sans dire, puisque bon nombre de ces données en vrac sont confuses, vagues et imprécises — sans parler des multiples interrelations qui se dégagent, là encore, avec plus ou moins de clarté. Celles-ci sont alors traitées et manipulées selon leur nature et leur importance dans un tri qui est capital, vu qu’il permet, selon André PARÉ (1977), de percevoir les difficultés, de dégager une problématique et de formuler les problèmes de façon à pouvoir diriger l’esprit vers une solution éventuelle. C’est pourquoi, à ce stade, l’individu n’a d’autre choix que de faire appel à toutes les ressources possibles susceptibles de l’éclairer. Cela n’inclut rien de moins que tout le savoir accumulé au cours des siècles par l’espèce humaine, selon Graham WALLAS (1926), de même que ce qui se trouve dans la mémoire de la personne en cause (mots, faits, observations, associations, etc.). Ces ressources seront organisées pour être facilement utilisables, tout comme elles pourront être complétées ou explorées par l’entremise de démarches particulières. Bref, à partir du moment où l’on a le sentiment qu’une idée doit être mise en œuvre, qu’un problème doit être réglé ou simplement que quelque chose doit être fait, débute le travail relatif à l’investigation du projet qui a germé. L’individu lit, note, discute, questionne, explore, se documente. Il avance également un certain nombre de solutions qui se présentent à lui, en pesant aussi bien leurs points forts que leurs faiblesses. Celles-là seront cependant conformistes et traditionnelles, en général, tout comme la façon de poser les problèmes. Il n’est pas encore question d’incubation, en effet, et c’est dire que, pour la majorité des gens, le processus de résolution de problèmes se terminera ici.

C. Incubation. Si la très grande majorité des chercheurs s’entendent pour reconnaître que la préparation s’effectue consciemment, l’unanimité est loin d’être faite sur la nature exacte de l’incubation. Fait-elle appel à l’inconscient, au préconscient, à la pensée latérale ou au cerveau droit, pour ne mentionner que les hypothèses le plus souvent envisagées? Nul ne peut le déterminer avec certitude. Tout ce qui est sûr, c’est que la période de préparation consciente doit faire place tôt ou tard à une période d’activité non consciente pendant laquelle fermentent les idées de la personne créatrice, et que la durée de l’incubation peut correspondre à quelques minutes comme à plusieurs années. À l’origine, l’incubation recoupe, pour Graham WALLAS (1926), deux phénomènes. Elle équivaut à une suspension de la réflexion volontaire ou consciente en rapport avec le problème à résoudre, et à une série d’opérations mentales involontaires ou inconscientes. Ce retrait momentané de la réflexion consciente peut prendre deux visages : dans le premier cas, on peut y arriver en reportant sa pensée sur d’autres problèmes, ou, encore, en essayant d’y parvenir au moyen d’une forme quelconque de relaxation mentale. Aujourd’hui, on parle encore de l’incubation de la même manière : c’est une sortie psychologique et une sorte de renoncement temporaire au problème, qui permet l’émergence de facteurs inconscients ou irrationnels. Dans les faits, l’individu se retrouve dans une situation qui le dépasse et où le problème a presque toujours un petit côté inextricable. Plusieurs croient qu’il y a réorganisation de la pensée en fonction de données nouvelles, mais en désordre. Bref, l’on ne saurait traverser l’incubation sans éprouver ce sentiment qu’il n’y a pas d’issue et que toute solution valable semble inaccessible. C’est à ce moment qu’il faut absolument compter avec le temps. Favoriser l’incubation, estime André PARÉ (1977), c’est en définitive permettre à des processus inconscients de se manifester et d’apporter du matériel nouveau à organiser, et il est certain que si tout est parfaitement organisé à l’avance, ces processus risquent de ne jamais voir le jour et de ne pas influencer la production d’un individu.

D. Illumination. Quand, au terme de l’incubation, survient cette période que l’on a baptisée l’illumination, il s’agit d’un événement aussi euphorisant que soudain. L’individu a le sentiment d’avoir brusquement découvert une solution lui procurant une joie indicible. D’un seul coup, on revit le légendaire eurêka d’ARCHIMÈDE. Aucun doute n’est possible. La réponse tant désirée s’impose avec une force brutale. Elle a émergé de tout ce qui flottait pêle-mêle, comme par miracle, portée par les remous inhérents à l’incubation. Tout se règle d’une manière inespérée et inattendue, d’autant plus que cette illumination prend toujours place dans les moments où l’on s’y attend le moins. En réalité, le phénomène auquel on assiste alors n’est que le couronnement de la maturation dont le problème a été l’objet, et le caractère inopiné de la réponse qui surgit est en bonne partie illusoire, car rien de tout ceci ne s’est fait du jour au lendemain. L’inconscient vient plutôt de livrer la marchandise réclamée, en quelque sorte, dont la confection a nécessité les délais plus ou moins longs que l’on sait. Le temps a fait son œuvre en permettant que s’accomplisse un cheminement qui pourrait à la rigueur passer inaperçu. Par ailleurs, si l’illumination ne se produit jamais sur commande, il reste que des conditions favorables peuvent être ménagées en vue de lui préparer le terrain. Concrètement, c’est ici qu’interviendront les manies, rites et cérémoniaux quelquefois étranges auxquels nous ont habitués les créateurs. Bien sûr, il va de soi qu’un environnement idéal ou qu’un verre d’absinthe n’ont aucun lien direct avec la créativité, mais ils peuvent constituer des ingrédients indispensables au bien-être de la personne engagée dans le processus. C’est pourquoi ce ne sont jamais des quantités négligeables, parce que si un individu se sent à l’aise, comme le souligne Serge PROVENCHER (1987), il entrebâille par le fait même une porte : celle que le vent de l’illumination se chargera éventuellement de faire tourner sur ses gonds.

E. Élaboration. Après l’illumination se dresse le stade de l’élaboration (que plusieurs préfèrent appeler le stade de la vérification). C’est le passage à la réalisation. L’idée qui a germé doit maintenant être prise en charge afin qu’elle se retrouve inscrite dans le réel. Ce qui a été conçu doit se traduire par des résultats concrets, mais l’on n’ignore pas que la distance entre l’ébauche et l’accomplissement proprement dit représente souvent un énorme pas à franchir. Ce dernier peut parfois nécessiter plusieurs années de travail avec des exigences qui en rebuteront plus d’un. Entre concevoir et exécuter, il y a une marge qui tient quasiment du gouffre, et c’est ici que l’on différenciera le créateur authentique du simple rêveur. Toutefois, avant de se lancer à fond de train dans cette élaboration, le créateur doit procéder à un examen sérieux des idées qui ont jailli. Il lui faut faire intervenir son intelligence et son jugement pour parachever le travail que l’imagination a commencé. C’est le temps de prendre du recul et, dans la même veine, de solliciter des critiques permettant de passer au crible les objectifs éventuels. Discipline, persévérance, rigueur, telles seront donc les trois principales exigences auxquelles seront soumis les individus parvenus au stade de l’élaboration. Il faut travailler, réviser, corriger, élaguer, modifier, transformer, extrapoler, pour ensuite se retrousser les manches en vue d’aller jusqu’au bout de l’exécution. Le créateur est à ce moment dans une phase consciente, et il n’en tient qu’à lui pour que ses idées se matérialisent. Il sait aussi qu’il existe encore de nombreux écueils entre lesquels il devra louvoyer, à commencer par la routine, la fatigue, l’exaspération et les désappointements. Les sacrifices de toutes sortes seront d’ailleurs parfois très lourds à porter, on le sait, sauf que l’œuvre finie ne semble accessible qu’à ce prix.

F. Processus irrationnel. Autant ramène-t-on la créativité à un processus de durée indéterminée reposant sur les phases que l’on vient de voir, autant s’accorde-t-on pour dire que l’incubation et l’illumination relèvent de l’irrationnel, d’où la présence de quelques théories visant à jeter de la lumière sur cette zone grise de la créativité.

G. Gestalt. Pour les chercheurs de la gestalt, le processus créatif consiste essentiellement à reconstruire un certain nombre d’ensembles plus ou moins complexes, déficients quant à leur organisation ou leur structuration. Autrement dit, on ne cherche plus à traiter d’éléments séparés. L’esprit essaie plutôt de mettre en place des formes nouvelles qui lui conviendront mieux que les précédentes. Créer, en gestalt, c’est par conséquent se lancer à la recherche de relations inédites, ou, si l’on préfère, de réorganisations. D’ordinaire, le processus s’enclenche au contact d’une situation problématique nouvelle, à la fois ouverte et imprévue, en face de laquelle l’organisme réagit mal, à cause de structures rendues caduques et insatisfaisantes par l’apparition de cette réalité inconnue. Aussi, durant la résolution, va-t-il tenter de passer d’une structure ouverte et incomplète à une structure fermée et plus adéquate, par l’entremise d’un réarrangement des ensembles défini surtout par Max WERTHEIMER (1952).

H. Psychanalyse. Jacob W. GETZELS et Philip W. JACKSON (1962) ont résumé l’approche freudienne de la créativité au moyen de cinq grandes lignes directrices. Premièrement, soulignent-ils, la créativité a son origine dans des conflits intérieurs de la personnalité, et les forces inconscientes suscitant la solution dite créatrice sont du même ordre que celles qui conduisent à une solution névrotique. Deuxièmement, la fonction psychique et l’effet du comportement créateur sont la décharge d’émotions résultant d’un conflit qui a contribué à en accumuler une quantité dépassant un niveau acceptable. Troisièmement, la pensée créatrice provient de l’élaboration gratuite de fantaisies et d’idées rattachées au rêve éveillé ou au jeu enfantin. De plus, la personne créatrice est de celles qui acceptent ces idées qui montent librement, tandis que la personne qui l’est moins est de celles qui les refoulent ou les suppriment. Enfin, c’est lorsque les processus inconscients deviennent en quelque sorte synchronisés avec le moi que nous avons l’occasion d’accéder à des résultats relativement parfaits, alors que le rôle de l’expérience enfantine en créativité est capital, étant donné que le comportement créateur est la continuation et le substitut du jeu d’enfant.

I. Préconscient. L’apport principal d’un néofreudien comme L. S. KUBIE (1961) réside surtout dans son hypothèse voulant que la créativité soit le produit du préconscient et non de l’inconscient, c’est-à-dire de cette zone regroupant tout ce qui est capable de devenir conscient facilement et selon des conditions qui se présentent souvent. La nuance est importante, car le préconscient renferme un matériel qui est aisément accessible, pour autant que l’individu y fasse appel dans un climat de détente. On parle alors de pensée créatrice quand le moi se retire volontairement et pour un temps de ce préconscient qu’il vient de parcourir, en attendant de le contrôler plus efficacement plus tard. Dès lors, la créativité constitue une régression du moi dans son propre intérêt, et la personne créative est celle qui peut accéder à ces fonctions préconscientes beaucoup plus souvent que les autres.

J. Allocentrisme.À l’inverse des tenants de la psychanalyse et de la néopsychanalyse, pour qui la créativité est l’aboutissement de cheminements intérieurs inhérents à la lutte opposant des processus primaires inconscients et des processus secondaires conscients, E. G. SCHACHTEL (1959) considère qu’elle relève d’une conception tenant davantage de la dimension sociale et du champ perceptuel. Le tout se résume à la question de l’ouverture au monde et à une plus grande disponibilité pour l’expérience, et la lutte n’est plus au centre de l’individu, mais entre l’univers intérieur et l’univers extérieur. Il distingue deux modes de perception principaux entre le sujet et l’objet. Le premier est autocentrique, c’est-à-dire centré sur le sujet, et le second allocentrique, ou axé sur l’objet. En temps normal, précise-t-il, il y a chez tout individu prédominance du mode autocentrique pendant l’enfance, suivie d’une augmentation graduelle du mode allocentrique au cours de l’adolescence et l’âge adulte.

K. Pensée latérale. Edward DE BONO (1971) distingue chez l’être humain deux types de raisonnement. Ils correspondraient respectivement aux hémisphères gauche et droit du cerveau : la pensée verticale et la pensée latérale. La première se nourrit de logique et de rationalisme, affirme-t-il, tandis que la seconde se colore d’irrationnel. La créativité émane de l’utilisation de la pensée latérale, mais à l’intérieur d’un processus d’ensemble synergique où il y a encore place pour la pensée verticale. Car c’est celle-ci qui fournira à l’autre le matériel, les données et les informations destinées à être manipulées, dont on ne peut évidemment pas se passer. Si l’on veut, la pensée verticale procède de la continuité. L’on passe d’une information à l’autre. La pensée latérale, elle, produit la discontinuité et des possibles qui sont loin d’être démontrés au départ. Elle cherche davantage des idées inconnues ou originales, tout en tentant d’échapper aux limitations propres au premier système de pensée.

L. Pensées convergente et divergente. La créativité implique une pensée divergente, mais elle ne s’y substitue pas si l’on admet que la créativité est un processus conduisant à la création ou à la découverte de solutions nouvelles répondant à des situations problématiques, processus comprenant des étapes successives décrites par OSBORN, WALLAS, KOESTLER, où alternent la pensée divergente (nécessaire à la production non sélective des idées) et la pensée convergente (sorte de resserrement du champ des possibilités ou de dépouillement pour aboutir à une cohérence quintessenciée).

M. Synectique. La synectique, créée par William J. J. GORDON (1947), consiste à rendre l’étrange familier et le familier étrange, en vue d’en arriver à une utilisation maximale du matériel préconscient présent dans chaque acte créateur. La synectique est fondée sur d’importants postulats de base : le processus créatif n’est pas mystérieux; la créativité dans les arts et dans les sciences est déterminée par les mêmes processus intellectuels; le processus par lequel un individu invente est analogue au processus sous-jacent à l’invention en groupe; un processus davantage conscient permet d’augmenter l’efficacité créatrice; la composante émotionnelle y est plus importante que l’intellectuelle, et l’irrationnelle, plus importante que la rationnelle; ce sont les éléments émotionnels et irrationnels qui doivent être compris de manière à accentuer les chances de succès dans une situation de résolution de problèmes. Cette approche prend quatre formes principales : l’analogie personnelle, l’analogie directe, l’analogie symbolique, l’analogie fantastique.

N. Bisociation. Dans l’esprit de Arthur KOESTLER (1965), chaque fois que la vie nous apporte un problème, nous l’abordons conformément à un ensemble de règles utilisées dans le passé pour des questions semblables, y compris lorsque des caractéristiques nouvelles interdisent de le résoudre au moyen de ces règles appliquées naguère. Dès lors, les réponses deviennent stéréotypées et les aptitudes individuelles dégénèrent en structures rigides. C’est l’heure de l’éparpillement, des essais à l’aveuglette, des crises de désespoir, alors qu’il faut recourir à la bisociation. Cette bisociation équivaut à penser à côté, c’est-à-dire à trouver une matrice (le terme désigne alors toute structure d’activité régie par un ensemble de règles) auxiliaire qui débloquera la situation en accomplissant une tâche qu’on ne lui avait jamais demandée auparavant. Un oiseau mâle nourrissant ses oisillons suite au décès de la femelle (même si c’est contraire à ses habitudes), des chimpanzés joignant deux morceaux de bois pour attirer une banane dans leur cage, un peintre peignant à l’aide de pinceaux attachés à son avant-bras à cause de son arthrite, l’aviateur utilisant pour la première fois un parachute pour faire atterrir son avion dont les freins refusent de coopérer, tous exécutent une bisociation à partir d’habiletés ou de plans jusque-là incompatibles.

O. Théories diverses. Du côté des autres théories, on retrouve celle de l’inspiration divine, mise de l’avant par PLATON, et celle du génie intuitif, la position de KANT. Il y a ensuite celle qui veut que la créativité humaine ne soit qu’une manifestation de la force créative inhérente à la vie, et celle qui prétend que cette créativité humaine est l’expression de celle que l’on retrouve dans tout ce qui existe. Quant à celle de Carl R. ROGERS (1972), disons qu’elle prête au terme « créativité » deux sens. Le premier renvoie à un certain type de comportement surtout caractérisé par l’intuition et la spontanéité, tandis que le second, beaucoup plus large, correspond à la réalisation de soi et à la possibilité de devenir ce qu’on est capable d’être. Néanmoins, le plus souvent, il définira le processus comme étant l’émergence dans l’action d’un produit relationnel nouveau se détachant de la nature de l’individu et des événements ou circonstances de sa vie, tout en reconnaissant qu’il est impossible de donner une définition précise de l’acte créateur, car il serait indescriptible par nature. Selon lui, il serait l’inconnu que nous devons accepter comme méconnaissable jusqu’à ce qu’il se présente. En fait, il serait l’improbable qui devient probable.

P. Personne créatrice. Au fil des ans, les différentes études sur la personne créatrice ont démontré qu’elle était en santé, peu défensive, ouverte à l’expérience, dotée d’une image de soi positive, motivée, autonome, digne de confiance, honnête, équitable, amicale, civilisée et coopérative. D’un point de vue cognitif, elle est intelligente, ouverte, curieuse, flexible, imaginative et travailleuse __ PARÉ, A. (1977). La créativité est la manifestation de cette imagination créative dans une situation qui présente des insatisfactions ou pose problème aux yeux ou à l’esprit de l’individu « créatif » : on n’est dans un rapport créatif qu’à partir d’un problème symptôme, d’un problème obstacle, d’une interrogation.(...) Pour la plupart des auteurs, les définitions de la créativité sont inspirées des travaux américains et ont pour but de fournir un éclairage sur la nature de la créativité en vue d’un objectif pédagogique. Elles comprennent des notions qui constituent les postulats mêmes de toutes techniques et méthodes visant à développer la créativité : • tout individu créatif possède une aptitude ou une faculté à créer; • la créativité est le préalable à un processus appelé « création »; • la créativité implique la notion de combinaison et de réorganisation d’éléments existants; • la créativité suppose une idée de nouveauté et d’originalité __ LAMBERT, M. (1987).

Q. Déséquilibre. La créativité ne commence pas par des faits, mais par une appréhension de déséquilibre née d’une situation; elle s’exerce lorsqu’une situation présente des contraintes ou engendre des insatisfactions; elle naît de conflits entre le monde extérieur et l’individu placé en état de dissonance.

R. Condition. Si l’on admet que la créativité en tant que processus est motivée par la tendance que l’homme a « à s’actualiser et à devenir ce qui est potentiel à lui », la première condition de la créativité est que « la source ou le centre de jugement de valeur soit interne... Cela ne veut pas dire que le créateur oublie les jugements d’autrui ou refuse d’en prendre conscience, mais simplement que la base d’évaluation du produit créé se trouve en lui » __ ROGERS, C. R. (1979) dans LAMBERT, M. (1987).

S. Développement. Pour développer la créativité, écrivait A. F. OSBORN (1976), l’esprit n’a pas seulement besoin d’exercice, mais doit être pourvu de matériaux dont il peut le plus facilement tirer des idées __ id.

T. Anasynthèse. Si l’imagination créative et le rejet des routines semblent des conditions sine qua nonà toute manifestation de la créativité, ils ne sont pas suffisants pour qu’il y ait réponses créatives : la perception globale d’une situation doit être suivie d’un processus d’analyse, de comparaison des composants. (...) C’est dans l’aptitude à déterminer, analyser les composantes de la problématique ou de la situation conflictuelle, à sélectionner la ou les solutions possibles et nouvelles parmi la multitude des données ou des réponses, que réside la différence entre l’imagination et la créativité, cette dernière consistant à pénétrer l’essence du problème et non pas à exprimer uniquement une abondance d’idées __ LAMBERT, M. (1987).

U. Talent/potentialité. (...) non pas l’attribut de talents exceptionnels, mais plutôt un potentiel que chacun peut exploiter : la possibilité d’apprendre par soi-même, le désir d’ouverture à de nouvelles expériences, à de nouvelles réalités, l’expérimentation des différences, l’empathie aux autres, la curiosité pour les questions nouvelles, le goût d’explorer des idées divergentes, l’aptitude à formuler individuellement et en groupe les problèmes et à les résoudre, en bref la capacité de faire tout cela de façon réflexive et d’y trouver un plaisir __ BÉLANGER, P. dans DELORS, J. (1998).

V. CN : centre d’expression et de *; enseignement visant la *; objectif de *; pédagogie d’éveil-*; pédagogie de la *; test de *.

W. CN __ créatif,ive : émergence *; évaluation *; imagination *; lecture *; mouvement *; pédagogie *; processus *.

X. Nomenclature.

activité de création verbale

alter ego

altruisme

analogie

a. conceptuelle

a. d’ensemble

a. directe

a. discursive

a. fantaisiste

a. fantastique

a. méthodologique

a. naturelle

a. personnelle

a. spontanée

a. symbolique

a. théorique

analyse morphologique

approche réductrice

attitude créatrice

bisociation

brainstorming

concassage

condensation

convergence

créateur

création

créativité

c. innovante

définition paradoxale

démarche associative

d. exploratrice

divergence

élaboration

émergence créative

enseignement visant la créativité

flexibilité

force-fit

heuridrame

illumination

imagerie visuelle

imagination

i. créative

i. créatrice

incubation

inspiration

invention

journal de bord

langage novateur

liste inductrice

paradoxe

p. logicomathématique

p. pragmatique

pédagogie créative

p. créatrice

p. de la créativité

pensée convergente

p. créatrice

p. divergente

p. latérale

p. verticale

personne créatrice

préparation

processus créatif

question provocatrice

raisonnement par l’absurde

r. stratégique

recadrage

relation forcée

remue-meninges

réversion

synectique

test de créativité

vérification

visualisation

v. structurale


CRÉATIVITÉ FONCTIONNELLE

Péd. Aptitude à produire, dans une situation, des compositions, des idées, des produits qui sont essentiellement nouveaux, et que leur auteur ne connaissait pas auparavant __ WEISBERG, P. S. dans LAMBERT, M. (1987).

Manifestation. Il peut s’agir d’activité imaginative ou de synthèse mentale, lorsque ce qui est produit est plus qu’un simple condensé. Cette activité peut consister, soit à former de nouvelles structures et de nouvelles combinaisons à partir de l’information provenant de l’expérience passée, soit à appliquer des relations nouvelles. Elle peut avoir une fin ou être dirigée vers un but, mais il n’est pas nécessaire que des applications immédiates en découlent ni que le produit soit parfait et complet __ id.


CRÉATIVITÉ INNOVANTE

Créat. VA création, A.


CRÉATIVITÉ LINGUISTIQUE

Ens. lang./Ling. Caractéristique de l’utilisation normale de la langue qui se manifeste par la production spontanée et constante, de la part des usagers, de phrases originales (qu’ils n’ont jamais entendues ou produites auparavant).

A. Deux types de créativité. Les usagers manifestent leur créativité en produisant des phrases originales tout en suivant les règles structurales, mais ils peuvent également produire des phrases en modifiant même les règles.

B. Intervention de N. CHOMSKY. En réaction à la position béhaviorale qui définissait l’utilisation de la langue comme une réaction apprise par conditionnements, Noam CHOMSKY (1959), dans une conférence célèbre, rappelle le caractère doublement créatif de l’utilisation des structures de la langue. VA approches didactiques en langues, F.


CRÉDIT

Cur./Gest. app.F.f. Dans la sanction des études, crédit est un anglicisme; dire plutôt unité __ CTEQ : rec. (05.82).

A. CN : cours avec *; cours sans *; régime de *.

B. CN __ crédité : cours *; cours non *.


CRÉER

1. Gén. Production d’une œuvre personnelle acceptée comme utile ou satisfaisante par un groupe social à un moment de son histoire __ PROVENCHER, S. (1987).

2. Spéc. Voir autrement; se saisir autrement de la nature des choses; donner de la réalité brute des choses une autre version, une autre théorie __ id.


CRÉOLE

Ens. lang./Ling. Langue dont l’origine est souvent encore en partie identifiable : elle comporte des éléments de deux ou plusieurs langues dont l’une est généralement une langue européenne (origine du colonisateur). VA pidgin, C.

A. Langue/créole. On a longtemps considéré (et certains le considèrent encore à tort) que le créole n’était pas une langue de plein titre. Pour la linguistique et la didactique des langues, le créole est une langue qui joue le rôle normal d’une langue et en possède toutes les caractéristiques. V langue.

B. Types de créole. Il existe différents créoles, habituellement identifiables par les réminiscences encore visibles de la langue des colonisateurs : créoles français, créoles anglais, créoles espagnols.


CRIMINALITÉ

Adapt. scol. Ensemble des infractions commises par certains membres d’un groupe social sur un territoire déterminé pendant une période précise. Ex. : Pour réduire la criminalité chez les adolescents, des programmes de prévention du taxage et de l’intimidation ont été mis sur pied.Qsyn. délinquance. VA délinquance, E.

Incidence. Parmi les phénomènes qui ont une incidence sur la criminalité, nous retrouvons les difficultés économiques, scolaires et familiales, les discriminations de toutes sortes, l’alcoolisme et la toxicomanie ainsi que les troubles psychiques.


CRISE

Gén. Difficulté, trouble, problème aigü en une phase critique ou en une impasse perturbatrice qui nécessite d’importantes interventions ou des changements majeurs de perception et d’agir. VA paradigme, L.

A. Étym. Du grec krisis, le mot crise signifie action de distinguer, de juger; moment décisif de prise de décision. Dans une perspective complémentaire, Jacques GRAND’MAISON (2000) écrit : « Le mot crise provient du grec krinein, qui signifie séparer, choisir, décider. D’où le terme kritikos qui veut dire capable de juger, de discerner, et krisis choix, action de séparer. Les moments de crises comportent en eux-mêmes leurs potentialités de dépassement, dans ce sens précis du kritikos et de la krisis. Mais la dynamique des crises ne peut se jouer quand on en nie la réalité, les causes et les effets, et les appels de révision, de renouvellement » __ LEGENDRE, R. (2002).

B. Résolution de problèmes. La prise de conscience d’une situation de crise constitue la première et essentielle étape du cycle de la résolution des problèmes de l’éducation présente. On n’accélère nullement le processus en s’arrêtant aux symptômes et en les assimilant aux causes du malaise. Il en est de même pour la santé des personnes que pour celle des institutions. L’identification des lacunes est déterminante, car elle permet d’apprécier l’existence, la nature et l’ampleur d’une situation de crise. Le « Ça va pas! » est-il sérieux et persistant, ou superficiel et passager? L’identification des symptômes permet en outre de planifier un réseau d’opérations conséquentes, lesquelles ne doivent pas viser à camoufler bêtement les manifestations du malaise __ id.

C. Changement profond et inéluctable. Le deuxième type ou niveau de changement se réfère plus spécifiquement à des problèmes, c’est-à-dire à «des impasses, des situations inextricables, des dilemmes insupportables, etc., que l’on a créés et fait durer en aggravant des difficultés ». Ce n’est qu’en toute dernière alternative que l’on se résoudra à procéder tout autrement lorsqu’on se trouve dans une situation qui paraît de plus en plus embrouillée quand on persiste à y intervenir par simples retouches. Françoise KOURILSKY-BELLIARD (1995) décrit bien cet instant déterminant de l’évolution : « Quand des mesures d’ajustement ne parviennent plus à corriger les dysfonctionnements d’un système et même produisent des effets pervers, alors il est en crise. Par exemple l’école, qui met en échec un trop grand nombre d’élèves favorisant paradoxalement leur exclusion, va à l’encontre de sa finalité ultime, celle de leur développement personnel et de leur intégration sociale. Un changement “de type 2”, visant à faire évoluer le système, devient alors un impératif. » Pour Lorraine SAVOIE-ZAJC (1993), ce changement est un « processus par lequel (...) une altération profonde et durable se produit dans un système spécifique » __ id.

D. Optique positive. Dans une situation de crise, il est normal de vouloir fuir, d’espérer que la page se tournera d’elle-même et que des jours nouveaux surgiront rapidement, par enchantement. Tout humains que nous sommes, nous n’apprécions guère l’inconfort, la souffrance, l’angoisse et la dévalorisation. Une crise, personnelle ou sociale, nous confronte douloureusement. Une alternative se présente alors : l’omniprésente tentation de la fuite ou la prise de conscience lucide de la situation chaotique. Dans ce dernier cas, l’engagement actif est possible; il implique nécessairement effort, détermination, persévérance, mais tout autant peur, doute et déséquilibre. La fuite ne résout rien. Tôt ou tard les problèmes reviennent, complexifiant davantage l’affligeante conjoncture. La dérobade comme les palliatifs, au mieux, retardent l’échéance inévitable du cul-de-sac. En contrepartie, l’engagement actif dans la résolution d’une crise s’avère une occasion privilégiée d’évolution, de développement et d’éducation. Mauro LAENG (1974) fait remarquer : « Les réalités d’une crise se rattachent toujours à un mouvement évolutif. » Erik H. ERIKSON (1972) parle de « tournant nécessaire, de moment crucial dans le développement ». La crise peut être un important facteur d’éducation __ id.

E. Recadrage. Il s’agit surtout a priori d’effectuer un recadrage, c’est-à-dire d’apporter « un nouvel éclairage de la réalité », selon la définition de Françoise KOURILSKY-BELLIARD (1995). L’auteure prévient les partisans des simples retouches, corrections et remaniements apportés à un système obsolète : « Toute adaptation correctrice à l’intérieur d’un système participe paradoxalement à son maintien en l’état. L’éducation nationale illustre bien cette boutade fort répandue dans notre pays (“plus ça change ici et plus c’est la même chose”)... L’École de Palo Alto a montré comment des solutions linéaires, correctrices, dites “de bon sens”, maintiennent et même peuvent aggraver certaines situations problématiques » __ id.


CRITÈRE

1. Gén. Indice, caractère, propriété, signe objectif qui permet de distinguer entre des personnes, des choses ou des concepts. Le critère fondamental qui caractérise un être éduqué est le fait de s’insérer volontairement dans un cheminement continuel de développement conscient et orienté. Une liste est une suite ordonnée selon des critères d’agencement. VA autonomie, L.

2. Spéc. Norme, référence qui permet de distinguer le vrai du faux, le bien du mal, le réel du virtuel, le savoir du pseudosavoir, etc. dans le but d’effectuer un choix ou de porter un jugement de valeur. La critériologie est cette partie de la philosophie qui traite des critères de la vérité. Syn. standard.

3. Cur./Doc./Éval. prog./Rech. (Gén.). Système de référence à partir duquel un jugement peut être formulé sur les qualités ou les caractéristiques que « l’objet » doit idéalement posséder __ DESROSIERS, H. et al. (1998). Point de repère auquel on se réfère pour porter un jugement ou décider de la valeur de l’objet évalué __ MIDY, F. et al. (1998). Critère esthétique ou moral : règle, canon, norme.

4. Cur./Doc./Éval. prog./Rech. (Spéc.). Attribut, caractéristique, construit, propriété, qualité de l’objet sur lequel porte l’évaluation et le jugement subséquent. Norme, règle, signe, standard de référence qui permet de porter une appréciation sur une personne, un objet, une situation ou une variable. Critères de promotion : qualité et pertinence des réalisations d’enseignement, de recherche, de création et de service à la collectivié, la persistance et la continuité de l’effort ainsi que le volume des activités __ SPUQ-UQAM. Standard ou niveau prédéterminé auquel on peut estimer l’atteinte d’une compétence, la performance d’un élève au regard d’objectifs précis en vue d’une prise de décision (rétroaction, renforcement, cheminement postérieur, promotion, etc.). Critère de mesure : étalon. L’application de critères de validité, de pertinence, de valeur, de justesse dans une lecture critique. V seuil de maîtrise/de réussite. VA approche par compétences, F; évaluation du curriculum, E. EA cadre d’évaluation; critère de rendement.

5. Cur./Doc./Éval. prog./Rech. Seuil de performance; condition d’acceptation d’une performance __ LAVEAULT, D. et GRÉGOIRE, J. (1997). Des critères de réussite d’un cours pourraient être le degré de succès, d’intérêt, d’appréciation des élèves durant et à la fin de la session.

A.Étym. Du grec kritêrion, ce qui sert à juger, à distinguer le vrai du faux.

B. Critère/indicateur. Un indicateur est une manifestation concrète d’une réalité, tandis qu’un critère sert de lunette d’approche pour orienter le jugement à poser sur la valeur des choses. L’indicateur signale la réalité, tandis que le critère permet de la signifier, de lui accorder un sens ou une valeur particulière __ GAUDREAU, L. (2001). Alors que l’indicateur signale la présence d’une chose, d’un objet, d’une situation, le critère permet d’en estimer la nature, les attributs quantitatifs et qualitatifs. En d’autres mots, le critère est un élément de preuve pour juger la présence et le caractère d’un indicateur. VA C.

C. Exemple : les domaines affectif, cognitif, conceptuel, moral, etc. (voir taxonomie) sont autant d’indicateurs manifestant la présence ou l’absence d’un développement humain particulier ou global chez un individu; les critères pourraient être ici les niveaux taxonomiques qui explicitent chacun des domaines. À leurs tours, ces niveaux taxonomiques pourraient être perçus tels des indicateurs de la situation du développement d’un élève dans un domaine spécifique. Dans ce cas, les sous-niveaux taxonomiques seraient des critères. À un niveau plus délimité, les sous-niveaux taxonomiques pourraient être des indicateurs du niveau précédent, chacun associé à des critères d’appréciation particuliers.

D. Pertinence. Dans une évaluation systématique, la présence et la façon d’utiliser ces critères doivent être clairement indiquées. En plus d’être nommé et utilisé consciemment, une des principales qualités d’un « bon » critère est sa pertinence : il doit être relié au type de données contenues dans les indicateurs, aux objectifs et aux questions d’évaluation. Ce n’est malheureusement pas souvent le cas en éducation, comme peuvent le montrer les innombrables discours sur la valeur de l’école ou l’analyse de beaucoup de rapports d’évaluation en éducation __ GAUDREAU, L. (2001).

E. Norme. Enfin, un critère ne vient jamais seul : il est toujours accompagné de sa norme [le terme anglais « standard » fait également référence à cette norme]. La norme associée à tout critère est le degré souhaité de réalisation du critère, le niveau d’exigence minimum fixé comme seuil de réussite. C’est ce qui permettra de dire que le critère est satisfait ou non et à quel point __ id.

F. CN : connaissance des *; validité liée à un *.

G. CN __ critérié,e : évaluation *; interprétation *; mesure *; score *; test *.

H. CN __ critériel,le : évaluation *; interprétation *; test *; validité *.


CRITÈRE D'ÉVALUATION

1. Doc. (Gén.). Qualité ou norme qui sert à porter un jugement. VA style cognitif, I.

2. Doc. (Spéc.). Repère observable tant pour soutenir le développement de la compétence que pour en juger __ MEQ (2001).


CRITÈRE DE PERFORMANCE

1. Did./Doc. Seuil minimal à partir duquel on considère qu’un objectif est atteint. Syn. critère de réussite; degré de succès; seuil de réussite. VA concours; prescription individuelle des activités d’apprentissage, B. EA condition d’acceptation de la performance.

2. Éval. prog. Seuil d’acceptabilité en référence auquel on juge de la réussite d’un programme.

A. Expressions. Le critère de performance peut s’exprimer de diverses façons : par des unités de temps (4 minutes), des pourcentages (10 %), des proportions (1 sur 5), des normes de précisions (à 4 décimales près), des quantités (5 ou moins), des adverbes (correctement), sans erreur __ NADEAU, M.-A. (1980).

B. Qualité. Les critères de performance indiquent la qualité du travail attendu, c’est-à-dire le seuil d’acceptabilité ou de réussite d’une performance : limites de temps ou d’espace; proportion d’exercices à réussir; nature d’une production, d’un comportement, d’un acte moteur. V objectif de performance/opératoire.


CRITÈRE DE RENDEMENT

Éval. prog./Gest. Critère qui sert à préciser et à expliciter le succès d’une intervention, d’une opération, d’une organisation, d’un projet, d’un programme au regard de ses productions, de ses résultats et de ses retombées en vue d’une prise de décision et d’un jugement de valeur. Le degré de satisfaction des bénéficiaires/des acteurs et intervenants/des administrateurs/des organismes subventionnaires en cours et au terme d’un projet.


CRITÈRE DE RÉUSSITE

Did./Doc. Syn. critère de performance; degré de succès.


CRITÈRE DE VALIDITÉ

Doc. Standard objectif que l’on croit être la mesure réelle d’une variable et qui sert d’indice extérieur pour juger de la validité d’un item ou d’un test. V validité liée à un critère. VA pensée scientifique, E.

Nature. Le critère de validité peut être un ensemble de scores, de rangs, de classes, etc. qu’un test est censé mesurer ou avec lesquels il doit être en corrélation significative. Il arrive fréquemment que lecritère de validité d’un test soit tout simplement un autre test que l’on considère valide.


CRITICISME

Phi. Désigne la doctrine de Emmanuel KANT (1724-1804) qui, dans la Critique de la raison pure (1781), propose un examen du pouvoir de la raison destiné à déterminer à quelles connaissances celle-ci peut légitimement aspirer. Également, les résultats auxquels KANT aboutit au terme de cet examen, en particulier en affirmant que notre connaissance « dérive dans l’esprit de la sensibilité et de l’entendement » (KANT, E., 1781) et en niant qu’une connaissance métaphysique soit possible. Ant. dogmatisme. VA déterminisme, E;heuristique, B.

A. Étym. Du grec krinein, juger, discerner, passer au crible; kritikê, art de juger et kritikos, qui juge des ouvrages de l’esprit; du latin criticus, qui exerce la critique.

B. Criticisme/métaphysique. Le criticisme nie que la métaphysique soit possible et montre la relativité du savoir et, particulièrement, du savoir scientifique, au pouvoir de connaître.


CRITIQUE

1. Gén. (adj.) Syn. analytique;appréciatif;crucial; décisif; évaluatif; inquiétant.

2. Gén. (n.f.) Syn. analyse;appréciation; avis; compréhension;évaluation; étude; exploration; examen; impression; jugement;opinion; perception;point de vue; position; prise de position.

A. Aspects. La critique d’un texte, d’un travail, d’une situation, d’une personne ne doit pas porter uniquement sur les données négatives, comme c’est souvent le cas. Tout ce qui est humain étant perfectible (excellence n’est pas perfection...), une critique doit plutôt apprécier l’un ou l’autre des aspects d’un objet d’étude ou d’examen, ou mieux sur les trois perspectives possibles : 1. les éléments positifs (+); 2. les négatifs (-) et les absences ou carences (0). On référera aux présences (+), aux déficiences (-) et aux absences (0) au regard de critères d’appréciation.

B. CN : alphabétisation *; esprit * ; littératie *; méthode du chemin *; pensée *; pensée * équitable; pensée * sophistique; penseur * ; réalisme *; sens * ; théorie curriculaire de la *.



CRITIQUE EXTERNE

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 6.20 et C : 6.20.


CRITIQUE INTERNE

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 6.10 et C : 6.10.


CRITIQUE PROFESSIONNELLE

Doc./Péd.Évaluation personnelle que fait l’éducateur de son intervention éducative, de la forme qu’elle prend et de l’effet qu’elle a par rapport à l’objectif poursuivi __ MEQ (1981).


CROISSANCE

1. Gén. Variation soudaine et discontinue des parties d’un tout jusqu’à un seuil maximal d’augmentation. Croissance d’un cristal, de la dentition, de l’anatomie, etc. V développement, 1; évolution, 1.

2. Bio. Modification progressive d’un organisme vivant jusqu’à pleine maturité de ses structures physiques. Croissance physique d’un adolescent. V évolution, 7.

3. Bio.Étape déterminée pendant laquelle s’effectue le processus précédent. L’âge de croissance; on parlera cependant des phases du développement de l’être humain : bébé, nourrisson, petite enfance, enfance, adolescence, adulte, âge avancé. V évolution. 7.

4. Bot. Pousse naturelle d’un organisme végétal jusqu’à une forme et une dimension propres à son espèce. Croissance d’une fleur, d’un arbre; mais développement d’un bourgeon.

5. Did. Augmentation, enrichissement quantitatif d’une habileté rendant apte à accomplir un plus grand nombre de tâches. Croissance en lecture : possibilité de décoder un plus grand nombre de mots. V développement, 4 et 5.

6. Éduc. Progression due à l’épanouissement de prédispositions permettant à l’être humain de se réaliser vers l’état ultime de l’être éduqué. V développement, 6; évolution, 3 et 4. VA développement, Dà I.

7. Psych. Processus d’évolution des virtualités sous-jacentes d’un être humain caractérisant une maturation du psychisme. Les gradients de croissance psychologique de l’adolescence. V développement, 9; évolution, 6. VA intégration, I.

A. Étym. Du latin crescere, naître, grandir.

B. Nature. Processus morphogénétique d’individuation progressive et d’intégration qui mène à des fins spécifiques. Ces fins sont pour la plupart inhérentes à l’organisme. (...) Processus structurant par lequel l’adaptation réciproque de l’organisme et du milieu est amenée à sa réalisation progressive. (...) Processus de rénovation de soi, de perpétuation de soi et d’expansion de soi __ GESELL, A. (1952, 1959, 1971).

C. Métaphore enfant/plante. Fondateur du premier « jardin d’enfants » en 1837, Friedrich FRÖBEL utilisait l’analogie de la croissance d’une plante pour insister sur le fait que l’éducation d’un enfant doit connaître le meilleur des départs, car le début de ses apprentissages se révèle déterminant pour son cheminement ultérieur. Dans le cas de la croissance d’une plante comme dans celle de tout apprenant, on reconnaît également l’importance déterminante de l’environnement sur la nature et la réussite des apprentissages. Pour GESELL (1945), la croissance s’effectue grâce à l’interaction dynamique des milieux interne et externe de l’organisme. Le milieu externe agit à titre de catalyseur envers la maturation interne de l’organisme.

D. CN : besoin de *; courbe de *; facteur de *; stade de *.


CROYANCE

Gén. VA implantation du curriculum, A et G; matrice disciplinaire, A et B; paradigme, G; philosophie, J; valeur, A.


CROYANCE NAÏVE

1. Gén. Croyance immédiate, généralement fausse, qui se caractérise habituellement par un excès d’affectivité, de crédulité, de confiance, de simplicité et de spontanéité en l’absence d’analyse, de réflexion et d’esprit critique. Syn. connaissance absurde/illogique/naïve; pseudoconnaissance.

2. Did. sc. ex. Syn. conception préscientifique/primitive/spontanée; pseudoscience.


CUBICULE

Did./Péd. VA audiotutorat, D.


CULPABILITÉ

Psychia. VA rationalisation.


CULTURALISME

Anthr./Éduc. cult. VA culture, I; design pédagogique, C.2.

A. CN : inter/intra/mono/multi/pluri/trans*.

B. CN __ culturaliste : approche *.


CULTURE

1. Gén. Terre cultivée ou action de cultiver la terre pour produire des végétaux. Ex. : culture des pommes de terre.

2. Spéc. Ensemble des connaissances acquises par une personne, soit de manière générale (ex. : culture des qualités intellectuelles et morales, culture de base, culture générale), soit de manière particulière, dans un domaine précis (ex. : culture scientifique, culture artistique, culture philosophique).Ant. inculture.

3. Com./Gest. Ensemble sélectif des rapports symboliques expliquant les relations qui existent entre les êtres humains et leurs environnements; guide de comportement avant tout fondé sur le symbolisme de la communication __ CARTIER, M. (1987). VA culture organisationnelle, A.

4. Diagn./Psych. Ensemble des traits distinctifs d’une personne au regard de tous les aspects de son développement intellectuel, cognitif, affectif, sensorimoteur, matériel, perceptuel, moral, spirituel, social, artistique, esthétique, etc. Dans ce sens, l’être cultivé est le contraire d’une personne inculte, ignare ou fruste. V être éduqué. VA F; compétence culturelle, A.

5. Did./Péd. VA constructivisme, K; discours pédagogique, 4; éducation nouvelle, F; éducation traditionnelle, C; enseignement de l’histoire et de la géographie; taxonomie de FRENCH, 1.2; 2.2/de HUNT, B.

6. Éduc. cult. Action de cultiver l’être humain, de développer certaines facultés du corps (culture physique), de l’esprit (culture intellectuelle) ou de l’âme (culture spirituelle), par des exercices et des cheminements appropriés. VA F; connaissance, H; égalisation des chances en éducation, G.

7. Éduc. cult. Vie de l’esprit, fruit des efforts individuels, [qui] finit par constituer l’ensemble des conquêtes intellectuelles et spirituelles qu’une communauté considère comme son patrimoine __ Gouvernement du Québec (1965). Accomplissement intellectuel et spirituel de la personne, son accès à la prise de conscience de soi et du monde, sa faculté créatrice __ MAC, QC (1978). Expression de la vie intellectuelle, et notamment scientifique et/ou artistique d’une communauté ou d’une société humaine. Ex. : la culture populaire du Québec, la culture de masse, le ministère de l’Éducation nationale et de la Culture. V valeur. VA autonomie, L, M et X.

8. Soc. (Gén.). Expression de la vie humaine; ensemble des éléments spirituels, intellectuels, institutionnels et matériels qui caractérise l’humain et les sociétés humaines par opposition à l’ensemble des éléments qui caractérise la nature, l’animal et les sociétés animales. Ant. nature.

9. Soc. (Spéc.). Expression de la vie sociale; ensemble des phénomènes sociaux (religieux, moraux, esthétiques, scientifiques, techniques, etc.) propres à une communauté, à une société humaine (ex. : la culture belge/française/québécoise/suisse) ou à une civilisation (ex. : la culture occidentale, la culture gréco-romaine). Ensemble des manières de voir, de sentir, de percevoir, de penser, de s’exprimer et de réagir; ensemble des modes de vie, des croyances, des connaissances, des réalisations, des us et coutumes, des traditions, des institutions, des normes, des valeurs, des mœurs, des loisirs et des aspirations qui distingue les membres d’une collectivité et qui cimente son unité à une époque. La culture est la masse des comportements que les êtres humains de toute société apprennent de leurs ancêtres et transmettent à la génération plus jeune __ LINTON, R. (1977). La culture, c’est d’abord l’ouverture à des valeurs universelles __ TENZER, N. (1989).Ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social __ DÉCLARATION UNIVERSELLE DE L’UNESCO (2002).VA autonomie, U; besoin, CC; empirisme, I; macrosystème, D; modèle éducationnel, D; pratique, D; système, D; théorie curriculaire, D. TA acculturation;société.

A. Étym. Du latin cultura, dérivé de colere, cultiver : culture au sens propre et au sens figuré. Philippe BENETON (1975) note que dans le latin classique, ce sens s’est étendu par métaphore, de la culture de la terre à la culture de l’esprit. Cicéron (106-43 av. J.-C.) écrivait d’ailleurs que l’esprit est comme un champ qui ne peut produire sans être convenablement cultivé. Le terme français a reproduit cette évolution, de sa naissance médiévale au sens propre, à la fin du XVIIIe s., à la reconnaissance intellectuelle de son sens figuré, au XVIIIe s. On est ainsi passé de la culture comme état (la terre cultivée), puis, par métonymie, à la culture comme action (le fait de cultiver la terre), et finalement, par métaphore, à la culture des lettres, des sciences, de l’esprit, de l’individu, etc. VA E.

B. Conception traditionnelle. Longtemps le terme de culture n’a été employé que de manière exclusive pour désigner le développement intellectuel, la production artistique ou les bonnes manières d’un individu ou d’une certaine élite bourgeoise et urbaine d’une société. Il s’agit là d’un paralogisme, d’une vision étriquée et discriminatoire de la culture. Il est par exemple que ce qu’on appelle histoire de la littérature française soit en fait l’histoire de l’activité littéraire parisienne __ SAPIR, E. dans BERTHOLY, M. C. (1976). VA J.

C. Culture/Kultur/Bildung. En allemand, Kultur correspond au terme français civilisation, alors que Bildung (formation) correspond à culture. Un allemand cultivé dira qu’il est gebildet (formé).

D. Polysémie. Le terme culture est riche de sens en français comme dans beaucoup d’autres langues européennes. Sa polysémie traverse aussi bien le langage populaire que le vocabulaire savant et, après des siècles d’évolution, en plus de la culture inuit, scientifique, ou ouvrière, on entend maintenant parler de culture de bactéries, de culture de moules, de culture physique, de culture rock ou de culture permanente. Il est clair que dans une discipline, il faut s’efforcer de clarifier l’usage des termes. Cependant, dans ce cas précis, il est tout aussi évident que la diversité des significations est elle-même signifiante : l’étendue et la complexité des usages rappellent le cheminement millénaire du concept, sa popularité multidisciplinaire et sa faveur intellectuelle, la diversité des points de vue, des pratiques et des idéologies en jeu, tout en n’excluant pas un certain chevauchement et une confusion certaine des sens du terme. Bref, le terme est pris dans tant de sens divers qu’il importe toujours de bien préciser le sens qu’on accole à son usage.

E. Culture/société. Les éléments interreliés d’une culture façonnent une collectivité en une entité cohérente et distincte. On ne peut cependant utiliser indifféremment les termes société et culture : le premier fait référence à un groupe d’individus tandis que le second rassemble les traits communs à une collectivité. Pour Gregory BATESON (1977, 1980), les humains, comme les animaux, s’adaptent à leur environnement changeant : leur culture est cette faculté d’adaptation. Pour Erwin GOFFMAN (1973, 2000), la culture n’a pas de réalité matérielle ni permanente; elle est une mise en scène renouvelée dans l’interaction des personnes et des groupes selon leur milieu. VA L.

F. Critères culturels d’une société. Le véritable développement culturel d’une société se mesure donc à la qualité de ses rapports avec ses membres et des relations mutuelles entre ces derniers. Ses critères sont le degré d’autonomie de la personne, sa capacité de se situer dans le monde, de communiquer avec les autres, et de mieux participer à la société tout en pouvant s’en libérer __ EMMANUEL, P. dans DE LANDSHEERE, G. (1979). La culture toute entière est un milieu de vie. Elle ne se réduit pas à des objets de musées ou à des œuvres de création solitaire. Si le patrimoine rassemble des signes qui rappellent un héritage d’humanité, si les œuvres des artistes ou des intellectuels expriment la plus haute conscience de l’homme, l’ensemble de l’existence est produit de culture. Celle-ci appartient à tous les citoyens. Par leur vie, ils la renouvellent ou s’y enlisent. Au fil du quotidien, dans leur travail et leurs loisirs, dans les échanges qu’ils entretiennent entre eux, ils élaborent des façons de concevoir leur existence, de l’interpréter, de lui donner un avenir. La culture doit être une création commune. À quoi servirait-il de construire un magnifique musée au milieu des taudis? Quel sens aurait la poésie pour des hommes condamnés à un travail dégradant? __ MAC, QC (1978).

G. Ethnologie et sociologie. À la fin du XIXe s., les ethnologues et les sociologues tentent de circonscrire l’usage du terme culture. En 1871, Edward Burnett Tylor (1832-1917) propose une des premières définitions scientifiques, en la désignant comme ce tout complexe comprenant à la fois les sciences, les croyances, les arts, la morale, les lois, les coutumes et les autres facultés et habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société. Il distingue en même temps trois degrés d’évolution sociale : l’état sauvage, l’état barbare et l’état de civilisation. Karl MARX (1818-1883) et les théoriciens marxistes proposent ensuite de relier ce tout complexeet ses transformations historiques successives à la mutation des infrastructures socio-économiques, jugées déterminantes. Depuis lors, dans les sciences sociales, le mot culture renvoie à cette question centrale de la relation dialectique et historique entre la réalité et la symbolisation qui l’accompagne, entre le monde de la pratique et celui de la théorie, entre la culture comme système de productions matérielles et techniques, et la culture comme système de valeurs, de croyances et de symboles __ WILLIAMS, R. (1981). Les variantes proposées sont innombrables et toujours fortement influencées par la volonté de comprendre la diversité des cultures, et notamment de situer les sociétés dites modernes par rapport aux sociétés dites traditionnelles, sauvages ou primitives. Certains, comme Franz BOAS (1858-1942), rejettent la primauté de l’infrastructure matérielle et se concentrent sur l’étude de la diversité des aires culturelles et sur l’originalité des différentes cultures. D’autres, comme Bronislaw Kaspar MALINOWSKI (1884-1942) ou Alfred Reginald RADCLIFFE-BROWN (1881‑1955), s’efforcent de décrire les structures sociales propres à chaque culture, afin d’en comprendre la logique. D’autres encore, comme Max WEBER (1864-1920), tentent de comprendre comment chaque culture façonne les individus qui la composent et la reproduisent. Au début des années 1950, deux anthropologues américains, Alfred Louis KROEBER (1876-1960) et Clyde KLUCKHOHN (1905-1960), répertorient pas moins de 160 définitions différentes du mot et les classent en sept catégories, les unes étant dites descriptives, les autres historiques, normatives, psychologiques, structurelles, génétiques ou tout simplement incomplètes. Depuis, la polysémie scientifique s’est encore enrichie, avec l’ajout de considérations sur les diverses formes de comportements et de pensées à l’intérieur même des sociétés, comme celles qui se rapportent à la culture de masse, à la culture populaire ou à la culture des jeunes.

H. Culture/civilisation/barbarie. PhilippeBENETON (1975) note que civilisation est nettement le cadet de culture. Le terme forgé par le marquis de MIRABEAU en 1757, évoque d’abord l’affinement des attitudes, de la politesse et des mœurs. Mais, rapidement, pour les philosophes des Lumières, civilisation en vient à désigner le mouvement collectif et individuel qui fait sortir l’humanité de la barbarie puis, de l’action au résultat, l’état de la société civilisée. Le terme témoigne donc d’une nouvelle vision optimiste de l’histoire qui s’enchante de l’idée de progrès. Il est aussi le pivot d’une idéologie impérialiste et ethnocentrique qui justifie la nécessaire civilisation des sauvages, pour les intégrer progressivement dans l’univers des peuples civilisés. Mais, dès le XVIIIe s., des voix discordantes se font déjà entendre, notamment celle de ROUSSEAU, favorable au « bon sauvage ». Au siècle suivant, et plus encore au XXe s., l’ethnologie et la sociologie questionnent cette discrimination entre la sauvagerie et la civilisation au nom du relativisme culturel : si toutes les sociétés ont une culture, pourquoi certaines seraient-elles plus civilisées que d’autres? De nos jours, le terme civilisation est employé pour désigner une culture à dimension supranationale, un mouvement culturel suivi par différentes sociétés, surtout lorsqu’il s’agit d’un mouvement du passé. Ainsi, on parle toujours de la civilisation Maya ou de la civilisation romaine et certains sociologues parlent même de la civilisation occidentale, industrielle, technique ou urbaine. Mais, si le vocable culture a eu une abondante postérité, surtout dans les sciences sociales, le procès de l’ethnocentrisme et de l’évolutionnisme, et la défaillance de l’idée de progrès ont passablement éclaboussé le terme civilisation, parfois jusqu’à l’entacher d’une connotation péjorative.

I. Culturalisme. Courant de l’anthropologie sociale développé en réaction au structuralisme et au fonctionnalisme, le culturalisme considère comme essentiels les phénomènes de contacts, d’échanges et d’interprétation des cultures dans la formation d’une société et des individus qui la composent. Le culturalisme cherche l’articulation du psychologique et du social. Le culturalisme a cependant tendance à « naturaliser » un groupe ou une société à partir d’un héritage culturel qui lui serait propre, ou génétique, soit à partir d’un fondement unique. À ce type d’interprétation dite idéaliste ou fondamentaliste, on oppose les faits culturels comme résultant d’échanges et de rencontres avec d’autres groupes sociaux, en changement et non pas permanents. Les processus d’acculturation et les innovations seraient les signes d’une culture vivante et dynamique.

J. Culture et éducation. L’éducation est le moyen privilégié de transmission et d’épanouissement de la culture d’une personne, d’une communauté ou d’une société. Plusieurs auteurs se sont intéressés aux relations entre la culture et l’éducation. Hannah ARENDT (1906-1975) a, par exemple, développé une théorie qui assigne à l’éducation la tâche de conserver et de transmettre l’héritage de savoir et d’expérience reçu du passé aux nouvelles générations, afin que sur cet héritage culturel, elles commencent à leur tour quelque chose de neuf. Pour ARENDT, l’éducation est donc par essence conservatrice, non pas au sens sociopolitique, en ce sens que l’éducation doit enseigner aux enfants ce qu’est le monde, faire le bilan de la culture, afin qu’ils la transforment à leur tour : « Toute éducation qui n’est pas conservatrice est réactionnaire ». L’éducation est l’agent privilégié de transmission et d’épanouissement de la culture d’un peuple comme d’un individu. Une culture privilégie souvent, dans certains de ses aspects, des modes de pensée et cette question, liée à celle de la conception de la connaissance, est fondamentale du point de vue de l’éducation, car elle détermine de manière immédiate une conception du curriculum __ D’HAINAULT, L. (1980).VA B et P; éducation, M.
K. Culture et formation des éducateurs. Suite à des documents ministériels, le Conseil supérieur de l’éducation du Québec (08.84) prône un haut niveau de culture dans le cadre de la formation professionnelle d’un éducateur. Il tient à préciser que ce haut niveau de culture doit reposer d’abord sur un savoir suffisamment riche. Mais cette culture doit s’accompagner d’une capacité de réflexion personnelle articulée sur l’habileté à établir des rapports entre les réalités, à analyser ces réalités, à affiner ses perceptions, à pouvoir accéder à des principes et à les utiliser concrètement. (...) Appliquée à l’éducation, cette culture professionnelle suppose l’habitude de l’analyse des phénomènes culturels, socio-économiques, affectifs et pédagogiques reliés à l’acte professionnel, par exemple, tout ce qui constitue les nouveaux développements en éducation : culture technologique, interdisciplinarité, adaptation scolaire, etc. VA profession, B.

L. Cultures. On parle des « cultures » pour désigner des ensembles plus ou moins vastes de façons de parler, de penser, de vivre, et, en corollaire, des langages, des croyances, des institutions. Culture française, culture anglaise, culture américaine, culture québécoise : ce sont là des expressions habituelles. Ces ensembles particuliers ont leurs traits spécifiques sans que pourtant ils soient clos sur eux-mêmes __ MAC, QC (1978).

M. Diversité et pluralisme culturels. Toute culture est marquée par la diversité : diversité des classes, des générations, des minorités, des régions. Toute culture comporte aussi des contradictions : conflits des traditions et des utopies, tensions des croyances et des techniques, oppositions des idéologies, ... Une culture est une réalité mouvante, historique, parfois déchirée, à l’image de l’homme qui l’habite __ id. Article 1 : la diversité culturelle, patrimoine commun de l’humanité. La culture prend des formes diverses à travers le temps et l’espace. Cette diversité s’incarne dans l’originalité et la pluralité des identités qui caractérisent les groupes et les sociétés composant l’humanité. Source d’échanges, d’innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures. Article 2 : de la diversité culturelle au pluralisme culturel. Dans nos sociétés de plus en plus diversifiées, il est indispensable d’assurer une interaction harmonieuse et un vouloir vivre ensemble de personnes et de groupes aux identités culturelles à la fois plurielles, variées et dynamiques. Des politiques favorisant l’inclusion et la participation de tous les citoyens sont garantes de la cohésion sociale, de la vitalité de la société civile et de la paix. Ainsi défini, le pluralisme culturel constitue la réponse politique au fait de la diversité culturelle. Indissociable d’un cadre démocratique, le pluralisme culturel est propice aux échanges culturels et à l’épanouissement des capacités créatrices qui nourrissent la vie publique. (...) Article 6 : vers une diversité culturelle accessible à tous. Tout en assurant la libre circulation des idées par le mot et l’image, il faut veiller à ce que toutes les cultures puissent s’exprimer et se faire connaître. La liberté d’expression, le pluralisme des médias, le multilinguisme, l’égalité d’accès aux expressions artistiques, au savoir scientifique et technologique — y compris sous la forme numérique — et la possibilité, pour toutes les cultures, d’être présentes dans les moyens d’expression et de diffusion, sont les garants de la diversité culturelle __ UNESCO (2002).

N. Indices du développement culturel. Depuis bien longtemps déjà, nos sociétés occidentales ont mis sur pied des systèmes d’éducation. Elles ont pensé que l’héritage de traditions, de savoir, d’art, de techniques accumulé par les générations devait être transmis un peu systématiquement aux générations plus jeunes. C’était déjà se soucier du « développement culturel » ... Plus tard sont venues les politiques du loisir, des « affaires » dites « culturelles ». Les moyens de communication (radio, cinéma, télévision, ...) ont accéléré la prise de conscience de ce que l’on appelle la « culture de masse ». Aussi voit-on un peu partout les États s’appliquer moins à dresser des barrages (les populations occidentales les toléreraient mal) qu’à disposer des filtres, souvent au moyen d’accords culturels, devant le flot international de la culture de masse, en même temps qu’ils se préoccupent de protéger les sources de fécondité et d’expression de leurs propres cultures __ id. Depuis, il y a la mondialisation, le risque de la marchandisation universelle des produits culturels, et les résistances diverses : au plan international, les négociations pour l’exception culturelle dans les règles internationales du commerce; au plan de la francophonie, l’affirmation de la langue française et des autres langues contre l’hégomonie de l’anglais; à l’UNESCO, l’institution du patrimoine commun de l’humanité pour protéger la diversité culturelle et les chefs-d’œuvre de l’humanité; au plan de la société civile mondiale, les résistances multiples contre la globalisation économique, la « brevetisation » des patrimoines culturels nationaux ou de groupes minoritaires, etc. Par ailleurs, la révolution informatique gagne la planète en accentuant les inégalités d’accès au mode de communication et d’information numérique.

O. Composantes. Comme toute culture, la culture moderne est un système complexe composé d’éléments en interaction, et qui est à son tour en interaction avec les deux autres sous-systèmes de la société : l’économie et la politique. Certains de ces éléments de la culture moderne ont déjà dépassé l’époque de création, et d’autres commencent à produire, mais ils sont tous là, certains déployant leur ombre, d’autres leur lumière.


Source : BUNGE, M. (1983)

Les principaux éléments qui composent la culture moderne sont représentés sous forme schématique. À la base de l’édifice figurent les composantes les plus « solides » (bien que ce ne soit pas celles qui changent le moins), à savoir la science et la mathématique. Au premier étage se trouvent la technologie et les humanités, qui sont légèrement plus « molles », mais pas autant que les secteurs du deuxième étage que sont l’art et l’idéologie. La philosophie est, selon nous, un secteur hybride qui vient en partie se superposer à la science, la mathématique, la technologie et les humanités __ BUNGE, M. (1983). La culture, outre les arts et les lettres, englobe les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances __ DÉCLARATION UNIVERSELLE DE L’UNESCO (2002).

P. Culture/éducation. La culture transmise par l’éducation est double : • La culture commune. Au sens large, il s’agit de l’ensemble des connaissances que les membres d’une communauté partagent avec les autres sociétés. Ainsi, à chaque époque de l’histoire, les sociétés élaborent diverses conceptions du monde, de l’être humain et d’elles-mêmes (mythes, religions, philosophies, sciences, idéologies), qu’elles s’efforcent de transmettre aux générations suivantes et de partager entre elles. Il en va de même, d’une part, pour certains cadres symboliques généraux (le langage, le système perceptif, etc.) à la base de la communication sociale et, d’autre part, pour les systèmes de normes et de règles régissant l’ordre social (éthique, droit, coutumes) qui sont aussi transmis par l’éducation. Cependant, la culture commune doit toujours composer, dans son processus de transmission, avec certaines différenciations sociales produisant, selon les époques et les sociétés, des sous-cultures. C’est ainsi que les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, les nobles et les roturiers, les jeunes et les vieux, possèdent une culture à la fois commune et différenciée. • La culture technique. Il s’agit d’un ensemble de connaissances plus particulières qui est la propriété des groupes sociaux (artisans, techniciens, savants, sorciers, chamans, professionnels, ouvriers, etc.). Plus spécialisée, la culture technique est évidemment liée directement au système productif de la société, mais aussi à diverses autres fonctions (contrôle social, production symbolique particulière, etc.) variables selon les époques et les sociétés, fonctions qui exigent des savoirs particuliers __ TARDIF, M. dans GAUTHIER, C. et TARDIF, M. (1996).

Q. CN : curriculum de * générale; école de * générale; enseignement de * personnelle; sous-* organisationnelle; sub*.

R. CN __ culturel,le : activité *; alphabétisation *; alphabétisation inter*; animation *; approche *; approche inter/intra/mono/multi/pluri/trans*; blocage *; code *; combinaison *; communauté *; compétence *; compétence socio*; curriculum *; développement *; écologie *; éducation *; éducation inter/intra/mono/multi/pluri/trans*; fonction *; identité socio*; milieu *; modèle *; paradigme *; paradigme socio*; patrimoine *; profil *; promotion *; relativisme *; services d’animation des activités sportives, * et sociales; système*; taxonomie du domaine *.


CULTURE CENTRALE

Éduc. cult. VA interculturalisme, C et E.


CULTURE D'ÉMIGRÉ

Éduc. cult./Soc. Syn. culture immigrée.


CULTURE D'ENTREPRISE

Adm. scol.Syn. culture organisationnelle.


CULTURE D'ORIGINE

Éduc. cult./Soc. Pour un émigré, culture propre à son pays d’origine. V culture immigrée.


CULTURE DE L'ÉCOLE

Adm. scol. Expression pour désigner la culture organisationnelle d’un établissement scolaire. V culture organisationnelle.


CULTURE DE LA RÉUSSITE SCOLAIRE

Adm. scol./Éduc. Expression pour désigner, dans le milieu scolaire, la culture d’un établissement qui favorise le meilleur taux de succès des apprentissages pour chacun des élèves.


CULTURE GÉNÉRALE

1. Fond. éduc. (All.). Tous les processus d’apprentissage et les qualifications qui ne préparent pas à l’exercice d’une profession ou d’une activité [et] qui ne sont pas directement utilisables sur le marché du travail __ GIIT; CEDEFOP (1987). (Belg.). Idéal d’éducation consistant, pour les apprenants, à acquérir une culture aussi générale que possible, c’est-à-dire des contenus culturels (connaissances, savoir-faire et attitudes) transférables au maximum (applicables à des domaines nombreux et variés) __ id. (Fr.). Ensemble des connaissances à acquérir, dans un but éducatif, sans établir de relation systématique et utilitaire entre celles-ci et le métier ou la fonction exercé ou futur (FAIST, R. et NOËL, M.) dans id. (It.). Programme de formation tendant à l’enrichissement de l’horizon culturel et de la personnalité de l’individu à former __ GIIT; CEDEFOP (1987). (Lux.). Type d’éducation que chacun acquiert, indépendamment de sa profession spécifique, avant et après la formation professionnelle __ id. VA design pédagogique, C.2; éducation traditionnelle, C.

2. Soc. éduc. Ensemble des connaissances et des habiletés de base nécessaire pour qu’une personne puisse s’adapter, se situer et évoluer utilement dans sa société; développement résultant de cette information et de cette formation chez une personne. (Angl). Éducation préparant l’étudiant à occuper une place responsable dans la société et à évaluer son propre travail en fonction des besoins de la société __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA B. (Dan.). Compétence concernant la vie de famille, les loisirs et la vie sociale __ id. (Holl.).Éducation qui a pour but l’apprentissage des connaissances et du savoir-faire utiles à chaque adulte en tant que membre de la société __ id. VA C. EA identité socioculturelle.

A. École. L’éducation scolaire doit viser prioritairement cette culture générale chez tous les individus. Considérant l’essor des sociétés, des connaissances et des moyens de communication, la culture générale tend à s’accroître de plus en plus.

B. (Angl.). Entre general education et liberal education, il existe un certain chevauchement. Le terme est peu usité; on préfère utiliser les expressions adult education et lifelong education __ GIIT, CEDEFOP (1987).

C. (Holl.). L’enseignement général s’oppose donc à la formation professionnelle (beroepsopleiding) ainsi qu’à l’enseignement spécialisé __ id.

D. (It.). L’enseignement comprend en général des connaissances relatives à l’éducation civique, économique, sociale et culturelle et est toujours présent dans l’enseignement de base ainsi que dans la formation dispensée aux jeunes qui ont satisfait à la scolarité obligatoire __ id.

E. CN : école de *.


CULTURE IMMIGRÉE

Éduc. cult./Soc. Culture spécifique aux émigrés, faite pour une part d’éléments de la culture d’origine et d’autre part, d’éléments empruntés à la culture d’accueil. V communauté culturelle; intégration. VA acculturation, C. TA modernisation.

A. Combinaison culturelle/blocage culturel. La culture immigrée est une culture de transition. La distinction entre la périphérie du système culturel et le noyau dur de cette culture de transition permet de rendre compte des deux attitudes qu’on peut observer parmi la population migrante : la combinaisonculturelle ou le blocageculturel (...). La première attitude, la plus fréquente, instaure une sorte de « dichotomie stabilisatrice », un bricolage entre le noyau dur culturel de sa vie privée et l’acculturation aux normes de la société globale, notamment par la participation à l’activité économique. La seconde attitude renvoie à un traditionalisme exacerbé, décontextualisé, forme pathologique de retour à soi dans une situation vécue comme une menace à sa propre identité __ SCHNAPPER, D. (1991).

B. Culture immigrée/d’origine. On appelle culture immigrée, non pas les cultures d’origine en pays d’accueil, mais plutôt les expériences communes aux immigrants ainsi que les similitudes entre les immigrants et la population du pays hôte __ MEQ (1991).

C. Aspects. La culture immigrée présente les trois aspects suivants : 1. expérience de vie dans le pays d’origine; 2. le processus de l’émigration-immigration; 3. l’expérience de vie en pays d’accueil __ id.


CULTURE INFORMATIQUE

Édum. Compétence relative à la compréhension de la nature, des possibilités, des limites et des implications scientifiques et sociales des ordinateurs ainsi qu’à leur utilisation dans les diverses sphères d’activités.

F.f. En français, on parle de culture informatique plutôt que de littératie informatique qui est un calque de l’expression anglaise.


CULTURE ORGANISATIONNELLE

Adm. Ensemble des traits (valeurs, idéologies, informations, perceptions, etc.) partagés à des degrés divers par les membres d’une organisation. Système d’idéation d’une organisation. Syn. culture d’entreprise. EA climat organisationnel. sous-culture organisationnelle.

A. Organisation/environnement. La grande difficulté qui se pose relativement à la culture organisationnelle est premièrement de la définir. D’une façon complémentaire à cette première difficulté se pose aussi celle de savoir où la culture se situe à l’intérieur d’un schéma situationnel de représentation de l’organisation. Enfin, il n’est pas facile de distinguer la culture d’une organisation de la culture de son environnement __ BRASSARD, A. (1996).

B. Gestion. Dans le monde de la gestion, le terme de culture est assimilé au discours officiel des dirigeants sur la mission, les orientations, les principes de fonctionnement et la philosophie d’une organisation.

C. Climat organisationnel/culture organisationnelle. Il n’y a pas nécessairement de corrélation entre culture organisationnelle et climat organisationnel.

D. Projet éducatif. Le projet éducatif peut être un élément qui influence la culture scolaire ou qui en résulte.

E. Caractéristiques. La culture organisationnelle ne peut pas être considérée simplement comme un outil de gestion, c’est-à-dire comme un moyen que les dirigeants utilisent pour mieux intégrer les personnes à l’organisation et aux objectifs qu’elle poursuit, mais plutôt comme un concept intégrateur de recherche, un cadre de référence. Elle est caractérisée par la façon de vivre d’un groupe distinct, marquée par l’environnement temporel et social. Dans son accomplissement, elle favorise non seulement la résolution de problèmes complexes et la réduction de l’anxiété, elle aide aussi à comprendre et à apprendre ce qui se passe réellement dans l’organisation __ TOUSSAINT, P. (1997).

F. Approche mécaniste. Selon l’approche mécaniste, la culture se gère. Cette position amène directement à une forme de pragmatisme culturel très populaire chez les gestionnaires qui doivent régler rapidement les problèmes. Elle est régie par cinq principes : le principe de l’arrangement vertical (hiérarchie); le principe de l’unité de commandement; le principe d’exception; le principe de la surface de contrôle; le principe de la décision du travail. Cette approche oublie des dimensions telles les besoins de satisfaction personnelle, les conflits de pouvoir, le fonctionnement irrationnel des personnes, le désir d’être un gagnant __ id.

G. Approche humaniste. L’approche humaniste propose une culture centrée sur les personnes plutôt que sur les processus de gestion. Elle se caractérise par deux principes fondamentaux : l’insistance sur les besoins de la personne et l’insistance sur l’appartenance de la personne à un groupe __ id.

H. Approche systémique. La fonction principale de la vision systémique est celle de l’adaptation de l’organisation à son environnement. L’approche systémique consiste en une analyse des réalités en fonction d’une prise de position fondamentale : tout peut se découper en systèmes et en sous-systèmes. L’approche systémique peut être considérée comme pouvant être la source d’une façon particulière de gérer les organisations __ id.

I. Approche politique. Les tenants de cette tendance définissent la culture organisationnelle en fonction des relations de pouvoir et des intérêts des groupes dominants dans une organisation. Dans cette perspective, la culture organisationnelle sert les besoins des dirigeants. La culture devient donc un instrument de manipulation entre les mains des dirigeants identifiés au groupe dominant __ id.

J. Approche culturelle. Thomas J.PETERS et Robert H. WATERMAN (1982) sont à l’origine de cette approche. Ils ont proposé une nouvelle loi organisationnelle à savoir que ce sont les valeurs partagées par les membres d’une organisation, c’est-à-dire sa culture, qui font la force de cette organisation __ id.

K. Approche cognitive. Selon cette approche, l’organisation est l’ensemble des connaissances et des processus cognitifs d’un groupe qui se considère comme tel. Le thème majeur de l’approche cognitive est le suivant : l’organisation traite de l’information et apprend. Elle a donc une structure d’apprentissage complexe qu’il faut décrire avec une théorie complexe de la connaissance. Selon cette approche, la culture est l’ensemble des connaissances d’une organisation et une organisation est fondamentalement un ensemble « vivant » de connaissances. Il existe deux courants dans l’approche cognitive. Le premier serait le mouvement béhavioriste pour qui les actions déterminent les connaissances. Le deuxième courant cognitif serait la connaissance : un mécanisme d’adaptation. Chris ARGYRIS et Donald A. SCHÖN (1978) soutiennent qu’une organisation est une théorie de l’action, une entreprise cognitive conduite par des personnes, un produit cognitif composé d’images individuelles et de cartes publiques __ id.


CULTURE SPÉCIALISÉE

Soc. Ensemble des éléments particuliers à un domaine de connaissance ou d’action, à une époque ou à un peuple. Développement spécifique résultant de cet apprentissage. Culture musicale; culture technologique; culture gréco-romaine; culture québécoise.

Culture spécialisée/générale. Dans le cheminement vers l’être éduqué, la culture générale doit précéder la culture spécialisée, la première étant les assises de la deuxième.


CUMUL DE CERTIFICATS

Ens. sup. VA certificat, D.


CURIOSITÉ

1. Gén. Réceptivité et attrait envers l’inconnu ou le non évident.

2. Psych. Appétit de connaître se manifestant par le questionnement, par la lecture, par des investigations sur du matériel.

Personne créative. Si la personne créative manifeste de la curiosité intellectuelle et s’intéresse à la communication avec les autres, elle porte relativement peu d’intérêt aux détails mineurs et aux faits par eux-mêmes, se préoccupant plus de leurs significations que de leurs implications. VA créateur, A; création, A; créativité, P.


CURRICULUM

1. Did./Péd. (Gén.). Ensemble, plan ou programme d’activités d’un apprenant à l’école __ DURAND, M.-J. (1996). Pluralité des expériences, planifiées ou non, susceptibles d’être réalisées par un apprenant dans un cadre scolaire, en vue d’atteindre les buts et les objectifs d’un programme d’études. Ensemble des processus et des moyens d’apprentissage prévus pour atteindre des finalités et des buts éducationnels ainsi que des objectifs scolaires. V apprentissage; didactique; pédagogie. RN assises, B.

2. Did./Péd. (Spéc. étroit). Contenu de l’enseignement [qui] se réfère à la traditionnelle transmission des connaissances __ DURAND, M.-J. (1996). Ensemble de cours qui composent un programme ou un plan d’études __ id. Ensemble de séquences d’unités de savoirs __ LEGENDRE, R. (1983). Système de contenus scolaires axés principalement sur l’instruction __ id. V objectif de contenu; unité, 4.

3. Éduc. (Gén. extensif). Infrastructure économique, humaine, matérielle, pédagogique et administrative qui permet à une communauté, une région ou un pays de devenir une société sans cesse plus éducative conformément à des options politiques et des orientations axiologiques particulières concernant le développement des personnes et de leur milieu de vie. V société éducative.

4. Éduc. (Gén.). Ensemble ou subdivision d’un système d’éducation dont la nature, la structure, les infrastructures, les ressources, les composantes, les opérations et les interrelations visent à favoriser les meilleurs apprentissages chez l’ensemble des personnes impliquées. V cycle de l’éducation; système d’éducation/éducatif. RN éducation-discipline, B.

5. Éduc. (Spéc.). Ensemble structuré de l’infrastructure pédagogique, des situations pédagogiques et des interrelations entre les diverses composantes de celles-ci, d’une école, d’un collège ou d’une université. V développement curriculaire; infrastructure/situation pédagogique.

6. Éduc. (Spéc. particulier). Ensemble organisé de l’infrastructure pédagogique, des situations pédagogiques et des interrelations entre les diverses composantes de celles-ci, planifiées pour un type d’études, un ordre d’enseignement et/ou pour des sous-groupes particuliers de sujets dans une école, un collège ou une université. Le curriculum de français pour les élèves anglophones de la 5e année du primaire. Le curriculum de mathématique pour les étudiants en sciences de la santé. Le curriculum de la formation aux études avancées des éducateurs en exercice, à l’Université ABC. V développement curriculaire; infrastructure/situation pédagogique.

7. Éduc. (Spéc. courant et partiel). Depuis l’Époque médiévale, répartition des matières dans le cadre d’un cursus et d’un calendrier scolaire. Formal and informal content and process by which learners gain knowledge and understanding, develop skills, and alter attitudes, appreciations and values under the auspices of that school __ DOLL, R. C. (1982). Publié par le ministère de l’Éducation, les autorités locales, un conseil d’établissement ou des spécialistes-chercheurs dans le cadre de projets d’innovation, document écrit officiel qui concerne une ou plusieurs disciplines à un ou plusieurs ordres d’enseignement et qui est constitué d’un ensemble structuré et organisé d’objectifs et d’indications sur les approches pédagogiques __ DURAND, M.-J. (1996). Programme d’études qui indique les connaissances, les habiletés et les attitudes qu’un élève doit acquérir. Le curriculum d’un baccalauréat spécialisé en éducation. V cursus; didactique. EA programme d’études.

8.Éduc. (Rech.). Domaine de recherches éducationnelles dont l’objet est l’étude des réformes scolaires et des projets de renouveau pédagogique qui ont cours ou qui ont eu lieu dans un ou plusieurs pays afin de connaître leurs origines, leurs natures diverses, leurs problématiques, leurs particularités et les résultats obtenus, de déduire les tendances lourdes ainsi que les axes de développement à court, moyen et long termes de l’évolution scolaire. V cycle (général) du curriculum.

9. Éduc. (Savoir) (Gén.). Discipline éducationnelle de savoirs et d’activités dont l’objet est le développement cohérent, pertinent et actuel de l’éducation-système et de ses composantes __ LEGENDRE, R. (2002). Ensemble de savoirs et d’activités qui a pour objet pratique la construction méthodique d’un plan éducatif, global ou spécifique, reflétant les valeurs et les orientations d’un milieu et devant permettre l’atteinte des finalités et des buts d’un système d’éducation. V assises curriculaires; cycle de l’éducation; ingénierie curriculaire; projet éducatif. VAéducation-discipline, B.

10. Éduc. (Savoir) (Spéc.). Domaine de savoirs et d’activités dont l’objet est l’évolution des systèmes d’éducation, l’amélioration des infrastructures et des situations pédagogiques ainsi que la réussite croissante des apprentissages et du développement multidimensionnel de toutes les personnes impliquées. V cycle (général) du curriculum; développement curriculaire; infrastructure/situation pédagogique. VAéducation-discipline, B.

11. Éduc. (Savoir) (Sens restreint). Ensemble structuré des opérations permettant l’élaboration, l’implantation, l’évaluation et la régulation de cursus, de programmes et de plans d’études en vue d’une formation, globale ou particulière, offerte dans des écoles ou d’autres entités éducationnelles. V cursus; didactique; évaluation de programme.

12. Éduc. (Term.). Réseau de termes qui délimite et particularise le domaine de recherches éducationnelles et l’ensemble des savoirs et des activités tel qu’explicité ci-haut.

13. Fond. éduc. Ensemble des assises (présupposés, prémisses : valeurs, mission, fin, finalités, buts, concepts, orientations, approches, principes) qui consolide la construction pertinente et cohérente d’un système d’éducation ou de l’une de ses composantes, et qui guide les éducateurs dans leurs activités. V assises curriculaires.

A. Étym. Du latin currere, courir, et curriculum, terrain ou champ de courses, hippodrome, ou la course elle-même; par métaphore d’un voyage : le cheminement d’éducation à emprunter et à suivre.

B. Genèse. Selon le Shorter Oxford Dictionary, le terme curriculum est apparu au XVIIe siècle dans le vocabulaire de l’éducation. Jusqu’à la moitié du XXe siècle, le curriculum désignait, chez les anglo-saxons, le cursus ou chacun des programmes d’études (séquences d’objectifs de contenus et ensemble du matériel pédagogique) d’un système d’éducation ou d’une institution scolaire, et plus spécifiquement d’un objet d’études à un ordre d’enseignement déterminé. Dans le monde francophone, l’expression programme et méthodeétait d’usage plus courant et avait le même sens que le terme curriculum. Progressivement, le curriculum est également devenu un champ d’études spécialisées dans la structuration pédagogique du milieu scolaire. Une importante littérature étatsunienne, traitant de tous les aspects du développement curriculaire, s’est imposée, infiltrant également la francophonie. Vers les années 1960, le terme curriculum s’est peu à peu distingué de son acception traditionnelle de programme scolaire. Sa signification s’est élargie pour comprendre dorénavant l’ensemble structuré des expériences d’enseignement et d’apprentissage (objectifs de contenu, d’habileté et spécifiques, cheminements ramifiés et règles de progression, matériel didactique, activités d’enseignement et d’apprentissage, relations d’aide, mesures, évaluations et critères de réussite, environnement éducatif, ressources humaines, horaires, etc.) planifiées et offertes sous la direction d’une institution scolaire en vue d’atteindre des buts éducationnels prédéterminés.

C. Évolution du concept __ DURAND, M.-J. (1996). À l’Époque médiévale, le terme représentait l’arrangement, la répartition des matières. On parle aussi à cette époque de séquences structurées de cours, liste de cours. Associé aux programmes, le contenu demeure la façon usuelle d’organiser la connaissance. Avant 1920, le curriculum était perçu, par plusieurs personnes, comme étant un programme d’études. Depuis les années 1930, le curriculum est souvent défini en fonction d’expériences, d’activités d’apprentissage. Cette approche a dominé de 1930 à 1970. Au début des années soixante, le curriculum a été défini en termes de plan et la définition du curriculum, sous le regroupement « ensemble », date de 1970. Dans les années 1980, on parle de système, de champ d’études, de domaine qui embrasse une pléiade de processus interreliés dans une structure dite curriculaire. Ces différentes acceptions que l’on donne au curriculum reflètent bien les divers courants pédagogiques qui gouvernaient et gouvernent encore les décisions de type curriculaire. Semblables à un balancier, les idéologies passent et réapparaissent sous des aspects différents. C’est ainsi que l’on retrouve, dans les préoccupations contemporaines, des idées datant de plus de cent ans et apprêtées à la mode d’aujourd’hui. Le tableau suivant illustre cette évolution. On pourra remarquer la prédominance du concept programme pour définir le curriculum. Depuis plus de trois siècles, l’on s’intéresse plus particulièrement au contenu (l’organisation des connaissances dans une perspective d’instruction) structuré et progressif, enseigné dans les différents cours. Il ne faut pas non plus oublier que, dans cette optique, les connaissances sont transmises de l’agent au sujet et que ce dernier est perçu tel un élément passif qui reçoit l’enseignement. Ce n’est que plus tard qu’apparaîtront les différentes théories de l’apprentissage, basées notamment sur la psychologie et l’épistémologie, lesquelles théories accorderont une importance déterminante et un rôle beaucoup plus actif au sujet apprenant. L’approche systémique, issue de la théorie générale des systèmes, expérimentée depuis le début des années soixante, confère une nouvelle dimension au curriculum. L’approche systémique permet en effet d’intégrer les différents processus constitutifs du curriculum.

Époque

Type de curriculum

Partisans

Moyen Âge

Ve - XVe siècles

arrangement/répartition des matières; centration sur les visées de l’agent (maîtres et membres du clergé) et l’exposé magistral
curriculum encyclopédique inspiré de l’Antiquité et de la culture gréco-romaine; séquence structurée de cours

institutions religieuses

Renaissance

XVIe siècle

disciplines : curriculum centré sur la connaissance « Ratio Studiorum » : programme d’études, enseignement livresque

les Calvinistes
les Jésuites

XVIIe siècle

programme : centré sur la formation religieuse, l’éducation classique et humaniste
diversité de procédés pédagogiques (exposés, jeux, échanges, etc.)

COMÉNIUS

Temps modernes

XVIIIe siècle

programme : centration classique et humaniste : accent sur l’instruction

ROUSSEAU et PESTALOZZI

XIXe siècle

programme par séquences

formation de masse

HERBART

Époque contemporaine

XIXe - XXe siècles

...-1920

programme d’études

1920-1950

développement naturel vs programme basé sur les matières scolaires

J. DEWEY et M. MONTESSORI
l’École progressiste

1930-1970

expériences, activités d’apprentissage
ensemble des expériences d’enseignement-apprentissage

1960-1970

centré sur la non-directivité vs structure des disciplines

C. ROGERS et J. BRUNER

1970-...

éducation-système de plus ou moins grande dimension
ensemble des composantes interreliées d’une structure et de sous-structures

1980-...

domaine particulier d’études, de savoirs et d’activités au sein de l’éducation-discipline

D. Continuum des acceptions __ id. Du Moyen Âge à aujourd’hui, l’acception du terme curriculum, fort étroite à ses débuts, s’est peu à peu élargie jusqu’à pratiquement devenir synonyme des termes « vie » et « éducation ».

... au plus large

« toute la vie »

« toute l’éducation »

« l’ensemble des expériences vécues par l’enfant »

« système scolaire/éducatif »

« processus scolaire »

« un ensemble »

« un plan »

« un cursus »

« tout ce qui se passe à l’école »

« l’ensemble des expériences scolaires »

« interactions entre les élèves et l’enseignant »

« tout ce qui est offert [et planifié] »

« l’ensemble des expériences d’apprentissage offertes »

« l’ensemble des expériences d’apprentissage offertes sous les auspices de l’école »

« programme d’études »

« l’ensemble des cours offerts par un établissement scolaire »

« le programme d’un établissement »

« plan d’études »

« regroupement, arrangement de certains cours »

« les cours d’un domaine spécifique »

« le contenu des cours »

Du plus étroit...

« l’ensemble des cours suivis par un élève »

« syllabus : sommaire de cours »

« plan de cours »

« un cours, une leçon »

Les auteurs s’entendent pour dire que ni une définition trop large, ni une définition trop étroite ne favorisent la cause du curriculum. On suggère alors de choisir, au nombre des définitions au centre du tableau ci-haut, celle qui convient le mieux aux besoins spécifiques d’une situation particulière.

E. Fonctions. Le curriculum joue plusieurs rôles importants dans le système scolaire : • Il favorise les expériences d’apprentissage des élèves, il leur permet de cheminer vers l’atteinte des objectifs et des buts énoncés en vue de l’acquisition d’une qualification qui sera reconnue par l’obtention d’un diplôme ou d’une attestation à la fin de leurs études. • Il guide l’enseignant dans la planification et l’évaluation des apprentissages ainsi que dans la réalisation des situations pédagogiques tout en respectant les besoins des élèves eu égard à ses préalables et aux résultats souhaités dans le cadre des finalités de l’éducation. • Il propose, contribue à l’implantation et l’actualisation des programmes d’études, permet le choix et l’organisation des contenus et des expériences d’apprentissage permettant l’atteinte des objectifs à l’aune des options et des valeurs éducationnelles d’un milieu __ id.

F. Typologie de définitions __ id. Définition formelle : Subdivision de l’éducation qui se rapporte à la structuration des interactions entre les différents processus permettant la création d’un modèle global dans un système scolaire. Définition conceptuelle : Domaine de recherche et d’études qui concerne la situation actuelle et prospective d’un système scolaire afin d’en analyser les tendances lourdes et d’en définir les axes de développement. Définition opérationnelle : Ensemble structuré des opérations permettant l’élaboration de plans et de programmes d’études pour les écoles d’un système scolaire. Définition génétique : Infrastructure pédagogique résultante d’une volonté politique d’une région ou d’un pays de redéfinir le système scolaire selon de nouvelles orientations éducationnelles. Définition structurale : Ensemble d’éléments interactifs organisés et structurés, de processus menant à l’élaboration, à l’implantation et à l’évaluation des programmes d’études. Définition fonctionnelle : Ensemble de savoirs, d’activités et de ressources qui favorise les conditions nécessaires à la continuité de l’expérience éducative. Il met en œuvre les programmes d’études spécifiques en déterminant les valeurs et les finalités de l’éducation. Il régit et modèle la vie scolaire des élèves et modifie ou privilégie tout aspect de l’école jugé opportun. Définition étymologique : Du latin « currere » qui signifie un terrain ou un champ de courses, un hippodrome, ou la course elle-même.

G. Types (dans le sens restreint de programme d’études ou d’objet d’enseignement-apprentissage). Le curriculum officiel : le programme d’études formel décrit dans les documents officiels. Le curriculum opératoire : ce qui est effectivement enseigné et évalué dans la classe, toutes les interactions entre l’enseignant et les élèves. Le curriculum caché : ensemble des valeurs et des normes qui structurent et orientent la vie scolaire : système d’émulation, projet éducatif d’une école, vocation spécifique, réglementation, etc. Le curriculum ignoré : ce qui n’est pas enseigné. Les matières ou problématiques d’actualité qui ne sont pas comprises dans le curriculum. Le curriculum informel : toutes les activités offertes aux jeunes à l’extérieur des cours réguliers en classe et dont la participation est volontaire __ POSNER, G. J. (1992) dans id.

H. Centration. Selon la pondération relative accordée à l’une ou l’autre des cinq composantes d’une infrastructure pédagogique, le curriculum pourrait être centré sur : 1. les besoins de l’apprenant, 2. les objectifs d’apprentissage, 3. les méthodes d’enseignement, 4. la mesure et l’évaluation, ou 5. la gestion des apprentissages. Dans le cadre de la situation pédagogique, le curriculum pourrait être centré sur le Sujet, l’Objet, l’Agent ou le Milieu; ou également, sur la relation d’apprentissage S-O, sur la relation d’enseignement S-A, ou la situation didactique O-A. Plus la planification curriculaire tiendra compte de composantes et de relations de l’infrastructure pédagogique et de la situation pédagogique, meilleure sera la qualité et la validité du curriculum eu égard au milieu scolaire concerné. Une telle perspective est dite éclectique __ LEGENDRE, R. (1983). V infrastructure/situation pédagogique.

I. École de la réussite pour tous. Dans l’optique de l’individualisation et de la personnalisation des apprentissages, le curriculum doit nécessairement être pluraliste, diversifié et enrichi. Il doit en outre être précisé de façon à satisfaire les besoins multiples des apprenants et à présenter aux éducateurs une image claire de sa structure et de ses composantes interreliées. Nécessitant la participation compétente d’un grand nombre d’éducateurs, un développement curriculaire permanent ne peut se faire que dans la concertation des efforts de chacun __ id.

J. Cinq perspectives curriculaires : questions centrales __ POSNER, G. J. (1992) : trad. et adapt. VA H; évaluation du curriculum, J.

1. Traditionnelle : Quels aspects les plus importants de notre héritage culturel devraient être préservés et transmis? (...) Les écoles doivent effectuer un retour aux matières de base, c’est-à-dire viser une formation de base en alphabétisation et en calcul élémentaire, une connaissance des faits essentiels et des terminologies qui sont nécessaires à toute personne instruite, ainsi que l’ensemble des valeurs collectives qui devrait être l’apanage de tout bon citoyen.

2. Béhavioriste :À la fin du programme d’études, qu’est-ce que les élèves devraient être en mesure de faire? (...) Les objectifs sont trop souvent traités de manière vague et ambiguë. De même, trop d’approches qui président au développement de curriculum sont peu méthodiques. Il faut nécessairement préciser en termes quantifiables ce que les élèves devront être en mesure d’accomplir pour démontrer leur atteinte des objectifs, d’analyser les comportements attendus afin d’identifier les préalables essentiels, de fournir aux élèves la possibilité d’appliquer ces apprentissages, de les encadrer jusqu’à la maîtrise des nouvelles acquisitions, et d’évaluer de manière continue les rendements des élèves. Les outils technologiques nécessaires existent pour permettre aux élèves la meilleure maîtrise de ce qu’ils doivent apprendre. Il s’agit simplement que les éducateurs soient convaincus de leurs croyances et de leurs connaissances pédagogiques et qu’ils les appliquent systématiquement dans les situations pédagogiques réelles.

3. Structuro-disciplinaire : Quelle est la structure de chacune des disciplines qui constituent le savoir? (...) Il existe un écart considérable entre les matières scolaires et les disciplines d’origine. Il faut abolir cette pernicieuse différence en impliquant les élèves de tous les âges dans de véritables recherches qui s’appuient sur les quelques idées vraiment fondamentales des disciplines du savoir. Les élèves développeront alors une confiance en leurs capacités intellectuelles ainsi qu’une meilleure compréhension d’un grand nombre de phénomènes.

4. Cognitiviste : Comment les gens peuvent-ils apprendre à comprendre le monde et à penser d’une façon plus féconde et créative? (...) Les écoles mettent une insistance démesurée sur la mémorisation et pas suffisamment sur la réflexion et la compréhension. Les curriculums doivent permettre aux élèves de construire leur propre savoir en fonction de ce qu’ils connaissent déjà et d’utiliser ce bagage dans des activités orientées qui exigent de prendre des décisions, de résoudre des problèmes et d’agir avec discernement.

5. Expérientielle : Quelles expériences favoriseront le sain développement de l’élève? (...) L’éducation est trop détachée des intérêts polyvalents et des problèmes véritables des élèves, en d’autres mots de leurs expériences réelles de la vie. Il faut rendre l’éducation plus fonctionnellement liée à l’expérience des élèves, c’est-à-dire que l’éducation doit être moins factice, moins artificielle, plus authentique. De cette façon, les élèves se développeront davantage et deviendront de meilleurs citoyens.

K. Réseau notionnel.


L. Propriétés. Les propriétés d’un curriculum se situent sur deux continuums qui s’entrecoupent : d’une part, le curriculum est idéalement concerté ou bien, à l’autre extrême, il est disjoint. D’autre part, le curriculum est, au mieux, équilibré ou, au pire, il est monovalent.


Ainsi, on peut apprécier la valeur d’un curriculum sur les axes précédents. Les extrêmes de chaque axe représentent l’idéal ou le pire, lesquelles situations ne se retrouvent habituellement pas dans la réalité scolaire d’aujourd’hui. Dans le quadrant I, le curriculum est plus ou moins concerté et équilibré; II : plus ou moins concerté et monovalent; III : monovalent et disjoint (ce qui constituerait le jugement le plus défavorable); et IV : plus ou moins disjoint et équilibré.

M. CN : application du *; cycle (général) du *; design de *; diffusion du *; dissémination du *; élaboration d’un *; élaboration de *; évaluation du *; évolution du *; expérimentation du *; finalité du *; implantation du *; individualisation du *; ingénierie du *; intégration du *; mise en place du *; modification du *; para*; personnalisation du *; planification du *; révision du *; schéma de *; structure de *; théorie du *; type de *.

N. CN __ curriculaire : activité *; activité co/extra/para/péri*; approche *; assises *; axiomatisation *; but *; changement *; contenu *; démarche *; design *; développement *; élaboration *; évaluation *; finalité *; fondations *; fondements *; ingénierie *; mise à l’essai *; modèle *; niveau *; objectif *; organisation *; planification *; politique *; préexpérimentation *; présupposés *; prototype *; renouveau *; schéma *; schématisation *; simulation *; structuration *; structure *; système *; théorie *; théorie * axiologique; théorie * centrée sur l’enfant; théorie * de contrôle; théorie * de l’efficience sociale; théorie * de la critique; théorie * de substance/substantielle; théorie * en rétrospective; théorie * épistémologique; théorie * exhaustive; théorie * herméneutique; théorie * humaniste; théorie * humaniste classique; théorie * ontologique; théorie * socioconstructionniste; théorie * structurale; théorisation *; théorisation * générique; théorisation * substantielle; validation *; validité *.

O. Nomenclature.

accréditation

acquisition de connaissances

action didactique

activité cocurriculaire

a. complémentaire

a. curriculaire

a. d’éducation continue

a. extracurriculaire

a. extrascolaire

a. interscolaire

a. intrascolaire

a. paracurriculaire

a. parascolaire

a. péricurriculaire

a. périscolaire

activités d’éveil

actualisation du moi

analyste de tâches

année

a. de scolarité

a.-degré

antécédents scolaires

application du curriculum

appoint

apprentissage secondaire

approche ascendante

a. autogérée

a. cognitive

a. comportementale

a. curriculaire

a. de l’autogestion pédagogique

a. de la pédagogie sociale d’autodéveloppement

a. descendante

a. développementale

a. disciplinaire

a. empirique

a. expérientielle

a. hélicoïdale

a. holistique

a. humaniste

a. instrumentale

a. linéaire

a. mécaniste

a. organique

a. par compétences

a. (par) projet

a.-programme

a. sociale

a. sociocentrique

a. technologique

a. technosystémique

a. traditionnelle

a. transpersonnelle

assises curriculaires

autodéveloppement

avant-projet

axiomatisation curriculaire

baccalauréat international

bagage éducatif

base

besoin d’apprentissage

b. d’enseignement

b. didactique

b. éducationnel

b. individuel

besoins éducatifs fondamentaux

but curriculaire

cahier des charges

carte d’interactions

centration sur l’enfant

champ d’études

c. de concentration

c. de spécialisation

changement curriculaire

cinquième

classe

c. à plusieurs cours

c. de neige

c.-degré

c. préparatoire aux grandes écoles

c. rouge

c. transplantée

c. verte

client

cognitivisme

commission de concertation et de perfectionnement de l’enseignement secondaire

compétence

c. transversale

comportement

concentration

conceptualisme-empirisme

c. moderne

conditions préalables

conseillance

conseiller d’orientation

consultant pédagogique

consultation

contenu

c. curriculaire

contreréaction

contrôle de la qualité

corequis

cours

c. à option

c. à unité(s)

c. à zéro unité

c. académique

c. associé

c. au choix

c. avec crédit

c. complémentaire

c. c. au choix

c. complet

c. crédité

c. d’adaptation spécifique

c. d’appoint

c. d’éducation populaire

c. d’option

c. de perfectionnement

c. de spécialisation

c. de spécialité

c. du soir

c. élémentaire

c. en alternance

c. expérimental

c. extrascolaire

c. facultatif

c. final

c. intensif

c. libre

c. non crédité

c. obligatoire

c. optionnel

c. ordinaire

c. pratique

c. préalable

c. préparatoire

c. professionnel

c. régulier

c. sans crédit

c. sans unité(s)

c. supplémentaire

c. technique intégré

c. terminal

crédit

critère

curriculum

c. actuel

c. approuvé

c. béhavioriste

c. caché

c. centré sur l’enfant

c. c. sur les matières

c. cognitiviste

c. concerté

c. culturel

c. de culture générale

c. développemental

c. disciplinaire

c. disjoint

c. écrit

c. effectif

c. empirique

c. en spirale

c. équilibré

c. expérientiel

c. explicite

c. formel

c. hélicoïdale

c. holistique

c. humaniste

c. ignoré

c. implanté

c. implicite

c. inexistant

c. informel

c. intégré

c. intentionnel

c. interdisciplinaire

c. latent

c. manifeste

c. monovalent

c. officiel

c. opérationnel

c. opératoire

c. orienté vers le sens

c. planifié

c. prescrit

c. projeté

c. psychosocial

c. réalisé

c. reconnu

c. sociocentrique

c. structuro-disciplinaire

c. techno-instrumental

c. technologique

c. traditionnel

cycle

c. (deuxième et troisième)

c. (premier, second)

c. d’enseignement

c. d’études

c. de détermination

c. de d. de la voie professionnelle

c. de d. des voies générale et technologique

c. de formation

c. des apprentissages fondamentaux

c. des approfondissements

c. du projet scolaire

c. du renouveau pédagogique

c. (général) du curriculum

c. terminal

démarche circulaire

d. curriculaire

demi-cours

déperdition d’éducation

d. de formation

description

design

d. curriculaire

d. de curriculum

d. pédagogique

développement

d. curriculaire

d. expérientiel

développeur de systèmes éducatifs

devis

didacticien

différenciation pédagogique

diffusion du curriculum

directeur,trice (d’école)

dirigisme dégressif

disciplinaire

discours contestataire

d. fonctionnel

d. humaniste

d. novateur

d. officiel

d. pédagogique

discrimination négative

d. positive

dispense

dissémination du curriculum

division

durée de la formation

dynamique de groupe

école communautaire

é. de base

é. de la qualité

é. de la réussite

é. de spécialisation

é. humaine

é. progressive

é. secondaire

é. sur mesure

éducation à la sexualité

é. aux adultes

é. communautaire

é. coopérative

é. Globale

é. physique de base

éduquant (s’)

efficacité

efficience sociale

égalité de rendement

é. de réussite

é. de traitement

é. des acquis

é. des moyens et des interventions

é. des résultats

élaboration curriculaire

é. d’un curriculum

é. de curriculum

é. de programmes

é. de p. d’études

é. des p. d’enseignement

endosystème

enrichissement d’un programme d’études

enseignement

e. à horaire réduit

e. académique

e. combiné avec l’emploi

e. complémentaire

e. de base

e. de culture personnelle

e. de l’histoire et de la géographie

e. de masse

e. de promotion sociale

e. des mathématiques

e. des sciences et technologie

e. en alternance

e. fondamental

e. général

e. maternel

e. professionnel

e. ramifié selon différentes voies

e. technique

e. t. et professionnel

e. t. et p. à plein temps

e. t. et p. à temps partiel

e. t. et p. en tant que formation continue

e. t. et p. en tant que préparation à l’exercice d’une profession

e. technologique

e. vocationnel

environnement éducationnel

e. technologique d’apprentissage approprié

équivalence

étude du milieu

études

é. à temps partiel

é. à t. plein

é. cégépiennes

é. classiques

é. collégiales

é. c. (faire ses (des))

é. générales

é. graduées

é. hors établissement

é. postdoctorales

é. postgraduées

é. postuniversitaires

é. préparatoires

é. primaires

é. professionnelles

é. régulières

é. secondaires (faire ses (des))

é. techniques

évaluation

é. curriculaire

é. d’un programme (d’études)

- d’un programme (éducatif)

- des programmes d’études

é. de programme

é. des besoins

é. du curriculum

évolution du curriculum

excellence

exemption

exigences préalables

exosystème

expérimentation du curriculum

explication

extrascolaire

facteur du milieu

feedback

filières

finalité curriculaire

f. du curriculum

fondations curriculaires

fondements

f. curriculaires

formation

f. à temps partiel

f. académique

f. alternée

f. continue

f. c. des enseignants

f. continuée

f. de base

f. de groupe T

f. de la sensibilité

f. de laboratoire

f. des adultes

f. des éducateurs

f. des maîtres

f. en alternance

f. générale

f. g. continue

f. g. de base

f. g. polyvalente

f. initiale

f. modulaire

f. morale

f. pédagogique

f. permanente

f. postscolaire

f. postsecondaire

f. préprofessionnelle

f. professionnelle

f. p. continue

f. récurrente

f. sur le tas

f. sur mesure

f. technique

f. universitaire

gestion de la qualité

herméneutique

hiérarchie d’apprentissage

humanisme classique

impact

implantation du curriculum

indicateur

i. d’impact

i. d’opération

i. de l’objet

i. de résultats

i. de réussite

information générale

infrastructure pédagogique

i. p. individualisée

i. p. personnalisée

ingénierie curriculaire

i. du curriculum

i. éducationnelle

initiation technique et professionnelle

i. technologique

intégration

i. du curriculum

i. fonctionnelle

i. horizontale

i. intradisciplinaire

i. sociale

i. verticale

interscolaire

intervention

i. éducative

intrascolaire

intra-universitaire

itinéraire d’apprentissage

justice commutative

j. distributive

j. égalitaire

j. méritocratique

j. naturelle

j. sociale

leçon

logigramme

loi

lycée

macrosystème

maître

maîtrise totale de la qualité

majeur

majeure

mandat

matière

m. principale

matières de base

mégasystème

mésosystème

métaprogramme d’études

méthode

microsystème

mineur

mineure

mise à l’essai curriculaire

m. à niveau

m. en place du curriculum

mission

modèle curriculaire

m. de design pédagogique

m. de l’étudiant

m. formel de changement

modification du curriculum

module

mouvement de protestation estudiantine

nanosystème

niveau

n. collégial/primaire/secondaire/ universitaire

n. curriculaire

n. de maturité

norme

objectif curriculaire

o. de contenu

o. de formation

option

o. facultative

o. obligatoire

o. principale

ordre d’enseignement

organisation curriculaire

outils d’apprentissage essentiels

paracurriculum

paradigme béhavioriste

p. de l’autogestion pédagogique

p. de l’éducation totale

p. de la situation pédagogique

p. de la symbiosynergie

p. des nouvelles communautés

démocratiques

p. des sociétés centrées sur la personne

p. des s. industrielles

p. des s. ouvrières

p. humaniste

p. institutionnel

p. inventif

p. rationnel

p. sociointeractionnel

p. technologique

p. technosystémique

parascolaire

partenariat

pédagogie de/du/par projet

perfectionnement (professionnel)

perfectionner (se)

période d’essai

p. de probation

périscolaire

personne instruite et éduquée

phase d’études préalables

plan cadre

p. d’études

p. de cours

p. de répartition des élèves

planification

p. curriculaire

p. de la formation

p. du curriculum

politique curriculaire

postdoctoral

postdoctorat

postscolaire

pratique scolaire

préalable

p. absolu

p. relatif

précision des assises

prédiction

préexpérimentation curriculaire

première

p. supérieure

préparatoire

préscolaire

prescription

présupposés curriculaires

prétest

primaire

proaction

processus cognitif

profil

programme

p. collégial

p. court

p. d’enseignement

p. d’e. général

p. d’e. professionnel

p. d’établissement

p. d’études

p. d’é. d’un établissement

p. d’é. officiel

p. d’é. ordinaire

p. d’immersion

p. de coopération avec les entreprises

p. de formation générale

p. de f. professionnelle

p. de perfectionnement

p. de préparation à un emploi

p. de programmes

p. enrichi

p. expérimental

p. général

p. institutionnel

p. local

p.-maison

p. primaire

p. professionnel

p. régulier

p. secondaire

progression hélicoïdale

p. linéaire

projet d’apprentissage

p. éducationnel

p. pédagogique

p. scolaire

promotion par activité

prospectus

prototype curriculaire

qualité

q. totale

quantité

quatrième

rattrapage

reconnaissance des acquis

récupération

recyclage

redoublement

référentiel de diplôme

régime d’enseignement en alternance

r. d’unités

r. de crédits

r. professionnel

r. technique

règle

renforcement d’un programme d’études

renouveau curriculaire

réorientation professionnelle

responsable de la formation

ressources

résultat

rétroaction

révision du curriculum

rythmes scolaires

s’éduquant

savoir explicite

schéma curriculaire

s. de curriculum

schématisation curriculaire

scolarisation

s. préprimaire

scolarisé,e

scolariser

scolarité

seconde

secteur de concentration

s. de l’enseignement

s. professionnel

séquence d’enseignement

services complémentaires aux élèves

s. personnels aux élèves

simulation curriculaire sixième

société éducative

s. éducentrique

socioconstructionnisme

socle de compétences

spécialisation

spécialité

stratégie de changement

structuration curriculaire

structure curriculaire

s. de curriculum

s. des disciplines

sujet (d’études) principal/spécial

supervision de la qualité

symbiosynergie de l’hétérogénéité

système curriculaire

s. d’enseignement

s. de formation

terminale

théorie axée sur les valeurs

t. curriculaire

t. c. axiologique

t. c. centrée sur l’enfant

t. c. de contrôle

t. c. de l’efficience sociale

t. c. de la critique

t. c. de substance/substantielle

t. c. en rétrospective

t. c. épistémologique

t. c. exhaustive

t. c. herméneutique t. c. humaniste

t. c. h. classique

t. c. ontologique

t. c. socioconstructionniste

t. c. structurale

t. des programmes

t. du curriculum

t. du design pédagogique

théorisation curriculaire

t. c. générique

t. c. substantielle

traditionalisme

transdisciplinarité comportementale

t. instrumentale

tronc commun

t. c. d’enseignement

type de curriculum

unité capitalisable

u. d’enseignement et d’apprentissage

valeur

validation

v. curriculaire

validation d’un programme de formation

validité curriculaire

voie


CURRICULUM ACTUEL

Cur. Syn. curriculum effectif/opératoire/réalisé. VA curriculum, K.


CURRICULUM APPROUVÉ

Cur. Syn. curriculum écrit/intentionnel/officiel/planifié/prescrit/projeté. Ant.curriculum caché/ignoré/implicite/inexistant/ informel/latent. VA curriculum, K.


CURRICULUM BÉHAVIORISTE

Cur./Did./Péd. S’inspirant d’une psychologie dont l’objet est l’étude de manifestations observables chez l’être humain, curriculum où les situations de conditionnement ou de stimulation, également observables, constituent le catalyseur de l’apprentissage qui est essentiellement perçu comme une modification de comportement. V objectif de comportement/opératoire. VA curriculum, J; curriculum orienté vers le sens, A; évaluation du curriculum, J; schéma curriculaire, E. EA paradigme béhavioriste.

A. But. Les partisans de ce courant mettent l’accent sur le développement des habiletés plutôt que sur l’acquisition des contenus scolaires; ils préconisent en outre que tous les élèves maîtrisent le plus grand nombre d’objectifs prescrits en vue de la sanction des études __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. Les éducateurs tiennent compte de la façon dont les élèves apprennent [les styles d’apprentissage]. Les objectifs sont formulés en fonction d’habiletés requises et de critères d’évaluation. On prévoit les conditions nécessaires à l’exercice de ces habiletés et les performances de l’élève sont évaluées. Si l’un ou plusieurs de ces objectifs ne sont pas atteints, il y a possibilité de rétroaction afin d’identifier et de corriger les difficultés de l’élève __ id.


CURRICULUM CACHÉ

Cur. Curriculum occulte, dissimulé, informel, qui imprègne, colore et conditionne implicitement le curriculum officiel selon des valeurs et des normes, habituellement dominantes, sous-entendues, inconscientes ou implicites, habituellement relatives à un groupe particulier de personnes, auxquelles l’école adhère et qu’elle reflète dans son fonctionnement et ses activités. Ex. : La culture bourgeoise/capitaliste/démocratique/égalitariste/élitiste/humaniste/libérale/méritocratique/socialiste/technologique d’une école; les valeurs desautorités, des enseignants, des parents quant à la réussite personnelle, professionnelle et sociale. Qsyn. curriculum implicite/latent.Ant. curriculum implanté/officiel/réalisé. VA curriculum, G et K; curriculum ignoré, C; curriculum réalisé.

A. Curriculum caché/officiel/implanté/réalisé. Contrairement au curriculum officiel, implanté ou réalisé, le curriculum caché inclut des objectifs et des façons de faire qui ne sont pas planifiés, enseignés ou évalués réellement, ni habituellement formulés explicitement. Le curriculum caché constitue la culture occulte et tacite d’un milieu scolaire. Alors qu’il est courant de faire une appréciation critique du curriculum officiel, implanté ou réalisé, rarement s’attarde-t-on et remet-on en cause les données du curriculum caché dont les valeurs sont dominantes et solidement ancrées dans un milieu. Ces dernières sont au nombre des fondements inexprimés, mais acceptés de l’institution scolaire. Selon Robin BARROW et Geoffrey MILBURN (1990), il est possible que le curriculum caché ait des effets nettement plus durables sur l’apprentissage et les attitudes de l’élève que le curriculum officiel. V assises.

B. Curriculum caché/inexistant. Le curriculum caché inclut les valeurs dominantes implicites qui influent grandement et quotidiennement sur tous les aspects de la vie scolaire. Les données du curriculum caché peuvent donc déterminer implicitement les objets du curriculum inexistant, c’est-à-dire ceux qui ne feront pas partie du cursus scolaire pour des raisons davantage idéologiques que logistiques ou pédagogiques.

C. Importance, influence et contenu. Bien que le curriculum caché ne soit habituellement pas reconnu comme tel par les autorités scolaires, son influence est parfois plus grande et plus durable sur l’élève que le curriculum officiel ou réalisé. Les établissements scolaires véhiculent un ensemble de normes et de valeurs. Les messages que livre le curriculum caché se rapportent aux notions de genre, de classes sociales et raciales, d’autorité, et de connaissances dispensées par l’école, parmi tant d’autres. Les leçons qu’enseigne le curriculum caché en sous-tendent d’autres quant au rôle sexuel, au comportement approprié des jeunes, à la distinction à faire entre le travail et le plaisir, aux types de jeunes susceptibles de réussir dans telles professions, aux personnes qui sont autorisées à prendre des décisions au nom de telle ou telle personne en telles circonstances et aux genres de connaissances jugées admissibles __ GIROUX, H. et PURPEL, D. (1983) dans POSNER, G. J. (1992) : trad.

D. Apprentissages secondaires. Ces apprentissages relèvent du curriculum caché et non du curriculum officiel ou du curriculum réalisé. Par analogie aux effets secondaires d’un traitement ou d’une médication, ils consistent en des résultats non prévus ni planifiés de la situation scolaire. Ces apprentissages peuvent revêtir une connotation négative (ex. : détester l’école, une matière scolaire, les enseignants, etc.; apprendre à manipuler les gens, à tricher, à faire bonne impression, etc.) ou être associés à des valeurs jugées habituellement positives (ex. : apprendre à collaborer, à réaliser un travail bien fait, à respecter les autres, à accepter une autre autorité que celle de ses parents, à planifier ses travaux, etc.). George J. POSNER (1992) se souvient des enseignements implicites que les écoles qu’il a fréquentées lui ont appris : que promouvoir la compétition individuelle est la façon la plus juste et efficace de gérer un établissement tel une école; que l’on réussisse ou échoue à l’école, on obtient ce qui nous revient — c’est-à-dire que l’école est foncièrement méritocratique; que les garçons sont par nature meilleurs en sciences et en mathématiques que les filles; que la ponctualité, la propreté et l’effort sont souvent plus importants que les réalisations scolaires; que le fait de suivre les consignes et directives à la lettre est souvent plus important que l’apprentissage; et que les habiletés intellectuelles, telle l’habileté de manipuler des symboles, importent davantage que d’autres dispositions telles le sens des affaires, le leadership et la créativité.


CURRICULUM CENTRÉ SUR L'ENFANT

Cur. VA intégration du curriculum, G.


CURRICULUM CENTRÉ SUR LES MATIÈRES

Cur./Did./Péd. Curriculum axé prioritairement sur des visées d’instruction, où l’enseignement-apprentissage de contenus scolaires est la préoccupation principale. Syn. curriculum disciplinaire. V approche ascendante/descendante. VA intégration du curriculum, E à G. EA curriculum structuro-disciplinaire.


CURRICULUM COGNITIVISTE

Cur./Did./Péd. S’inspirant de la psychologie éducationnelle, curriculum qui se focalise sur le développement de structures internes et de processus mentaux chez l’élève, en mettant l’accent sur la recherche de sens, de signification et de compréhension. V carte conceptuelle; opérations cognitives; organigramme de processus mentaux. VA curriculum, J; curriculum orienté vers le sens, A; évaluation du curriculum, J; schéma curriculaire, E.

A. But. Cette approche insiste sur le développement d’habiletés cognitives, les apprentissages significatifs et les façons dont l’élève va construire ses propres connaissances afin de pouvoir les transposer dans la réalité exigeant une résolution de problèmes, une décision et un jugement. Le développement de l’autonomie intellectuelle est le but principal de cette orientation __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. Les processus cognitifs favorisés sont : l’observation, l’analyse, la synthèse et l’évaluation. Les habiletés ne sont pas développées par rapport à une matière scolaire spécifique, mais à travers l’ensemble des activités nécessaires à la réalisation d’une tâche __ id.


CURRICULUM CONCERTÉ

Cur. Curriculum global qui assure une suite logique et cohérente entre le préscolaire, le primaire, le secondaire, le collégial et les études supérieures dans le but d’assurer les préalables à tous les élèves, d’éviter les reprises inutiles, de promouvoir la collaboration entre les intervenants et de favoriser la meilleure réussite des apprentissages. Ant. curriculum disjoint. VA curriculum, L.


CURRICULUM CULTUREL

Cur./Péd. V paradigme culturel. VA design pédagogique, C.2. EA curriculum sociocentrique; paradigme culturel/ socioculturel/sociointeractionnel.


CURRICULUM DE CULTURE GÉNÉRALE

Cur. Enseignement centré sur l’héritage culturel constituant la formation commune minimale à acquérir; enseignement centré sur la formation générale; enseignement axé sur les valeurs communautaires __ DURAND, M.-J. (1996). VA design pédagogique, C.2.

A. Objets. Un common culture curriculum repose sur cinq matières essentielles : les mathématiques, les sciences physiques et biologiques, les études sociales et humaines, les arts et la morale __ LAWTON, D. (1975) dans DURAND, M.-J. (1996).

B. Écoles de pensée. La définition de la notion de common culture varie selon les écoles de pensée. L’expression a déjà servi à désigner un but de l’éducation relié à des préoccupations progressistes de communauté d’intérêts et de besoins, dans une perspective de méthodes actives __ BÉLANGER, C. (1984) dans DURAND, M.-J. (1966).


CURRICULUM DÉVELOPPEMENTAL

Cur./Did./Péd. S’inspirant principalement des travaux de Jean PIAGET sur la petite enfance, d’Erik ERIKSON sur l’adolescence et de Lawrence KOHLBERG sur le développement moral, curriculum dont l’orientation porte sur les différents processus de transformation, d’adaptation, d’organisation et d’actualisation d’un être humain selon l’ensemble des composantes de sa personnalité : affectif, cognitif, conceptuel, expérientiel, moral, perceptuel, psychomoteur, social, amitié, connaissance de soi, pensée critique, etc. VA évaluation, T; schéma curriculaire, E. EA approche développementale; pédagogie sociale d’autodéveloppement.

A. But. On ne cherche pas ici à accélérer le développement de l’élève, mais plutôt à réaliser l’intégration des diverses composantes de sa personnalité et à prévenir tout retard dans le développement __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. VA développement général; taxonomie, G, H et I.


CURRICULUM DISCIPLINAIRE

Cur./Did./Péd. Syn. curriculum centré sur les matières. V approche ascendante/descendante; paradigme disciplinaire. VA curriculum, J; intégration du curriculum, G; schéma curriculaire, E. EA approche disciplinaire.


CURRICULUM DISJOINT

Cur. Ant. curriculum concerté. VA curriculum, L.


CURRICULUM ÉCRIT

Cur.Syn. curriculum approuvé/intentionnel/officiel/planifié/prescrit/projeté. Ant.curriculum caché/ignoré/implicite/inexistant/ informel/latent. VA curriculum, K.


CURRICULUM EFFECTIF

Cur. Partie explicite ou implicite d’un curriculum qui est vraiment appliquée dans la réalité d’un système d’éducation, d’une école, d’une classe, d’une entité de formation. Presque toutes les actions en direction de l’élève passent par la médiation du maître. C’est lui qui transforme ultimement le curriculum officiel en curriculum effectif __ CSE (QC) (1990-1991).Syn. curriculum actuel/opératoire/réalisé. VA curriculum, J et K; curriculum implanté, B.

Curriculum effectif/officiel. Un écart significatif, souvent très important, sépare les visées formulées dans le curriculum officiel de ce qui se déroule réellement dans les classes, c’est-à-dire dans le cadre du curriculum effectif.


CURRICULUM EMPIRIQUE

Cur./Did./Péd. Syn. curriculum expérientiel. VA schéma curriculaire, E. EA approche empirique.


CURRICULUM EN SPIRALE

Cur. Syn. curriculum spiralaire. VA approche ascendante, C.


CURRICULUM ÉQUILIBRÉ

Cur. Curriculum global qui offre une variété harmonieuse de buts et d’objectifs pertinents ainsi qu’un choix judicieux d’activités et d’expériences d’apprentissage conséquentes dans l’optique du développement cohérent de l’ensemble des potentialités de chacun des élèves ou d’une formation spécifique à acquérir.Ant. curriculum monovalent. VA curriculum, L.


CURRICULUM EXPÉRIENTIEL

Cur./Did./Péd. Curriculum centré sur le vécu et l’expérience pratique des élèves, seuls ou en petits groupes, habituellement dans le cadre de la réalisation de projets réalisés en coopération. Syn. curriculum empirique. V expérientiel; taxonomie de KOLB/de STEINAKER et BELL. VA curriculum, J; curriculum orienté vers le sens, A; évaluation du curriculum, J; implantation du curriculum, F; intégration du curriculum, G; schéma curriculaire, E. EA approche ascendante; paradigme expérientiel.

A. But. Comme l’école est trop déconnectée des intérêts et des problèmes que les élèves vivent quotidiennement, il faut donc réconcilier l’école et les expériences de vie des élèves de façon à favoriser le meilleur développement possible des futurs citoyens __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. Le curriculum est perçu non seulement comme tout ce qui est planifié à l’école, mais intègre également tout ce qui se passe à l’extérieur de l’école. Trois critères sont à la base de cette perspective éducative : le développement du raisonnement associé aux matières scolaires, le développement de l’empirisme lié aux habiletés sociales pratiques et le sain développement de l’expérience humaine __ id.


CURRICULUM EXPLICITE

Cur. Syn. curriculum formel/implanté/manifeste/reconnu. Ant.curriculum implicite. VA curriculum, K.

Curriculum explicite/manifeste. Le curriculum explicite, selon l’expression de FLINDERS (1986), se réfère simplement aux programmes d’études publicisés; il présente en outre le rôle de l’école. Certains de ces programmes comprennent notamment les cours de mathématiques, de sciences, d’études sociales, d’anglais, d’art et d’éducation physique. On rejoint ainsi l’idée du curriculum manifeste (BLOOM, B. S., 1979) qui précise ce que l’élève doit apprendre : la lecture, les mathématiques, les sciences et les autres matières scolaires __ DURAND, M.-J. (1996).


CURRICULUM FORMEL

Cur. Partie du curriculum officiel qui, implantée, est effectivement mise en pratique dans le milieu scolaire. Syn. curriculum explicite/implanté/manifeste/reconnu. Ant. curriculum informel. VA curriculum, F et K; curriculum caché, A; curriculum officiel; design pédagogique, C.2. EA tronc commun.

Curriculum formel/informel. Contrairement au curriculum informel, le curriculum formel se compose de toutes les activités organisées à l’école et comprises dans l’horaire __ PAGE, G. T. et THOMAS, J. B. (1977).


CURRICULUM HÉLICOÏDALE

Cur. Syn. curriculum en spirale; curriculum spiralaire. VA approche ascendante, C.


CURRICULUM HOLISTIQUE

Cur./Did./Péd. Semblable au curriculum humaniste, curriculum qui se focalise sur l’accomplissement global de l’être humain dans une vision unitaire de la réalité où chaque partie est définie et se situe par rapport à un tout. V approche holistique. VA discours pédagogique, 4; schéma curriculaire, E.

A. But. Développer de nouveaux modèles cognitifs et de nouvelles attitudes pour accéder à une conscience critique de la situation et du rôle de l’être humain dans l’univers. L’approche transpersonnelle ou holistique traite prioritairement du développement et du maintien d’une haute estime de soi chez les élèves __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. On souhaite que les expériences individuelles soient en harmonie et en relation avec d’autres formes d’exploration de soi. Plusieurs méthodes de centration sont donc favorisées : la visualisation, la méditation et le mouvement. Cette approche privilégie la pensée intuitive. L’intuition s’insère dans la visée d’une compréhension holistique de la réalité. On privilégie aussi le développement d’une vie intérieure par l’acquisition de connaissances appropriées __ id.


CURRICULUM HUMANISTE

Cur./Did./Péd. S’inspirant des travaux de Carl ROGERS et de Abraham MASLOW, curriculum qui se focalise sur la satisfaction des besoins de l’être humain, son évolution personnelle ainsi que la réalisation de ses aspirations supérieures. V besoin de développement/-déficience; paradigme humaniste; taxonomie des besoins fondamentaux. VA design pédagogique, C.1; discours pédagogique, 4; schéma curriculaire, E.

A. But. L’épanouissement personnel est le but principal des programmes scolaires __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. Cette orientation est centrée sur les aspirations personnelles : l’autonomie et le développement de l’élève. L’éducation indique la voie de la libération personnelle. On insiste sur la vie du moment de l’élève et les expériences d’apprentissage tiennent compte tant des aspects cognitifs qu’affectifs. Le développement et l’exploration des valeurs personnelles et sociales sont favorisés __ id.


CURRICULUM IGNORÉ

Cur. Ce qu’intentionnellement l’école n’enseigne pas. Ex. : Certaines problématiques d’actualité ou certaines critiques sociales qui vont à l’encontre d’une pensée dominante, d’une rectitude culturellle ou d’orientations politiques d’un gouvernement. Ant. curriculum implanté/officiel/réalisé. VA curriculum, G et K. EA curriculum caché/inexistant.

A. Nature. Elliot EISNER (1985) a introduit la notion paradoxale du « null curriculum » : ce que l’école n’enseigne pas ou passe sous silence. En effet, EISNER prétend que le curriculum inexistant est, s’il est reconnu et assumé, une option éducative de premier ordre. Il considère que les élèves n’ont pas les ressources nécessaires pour choisir les options qui leur sont offertes. Ils n’ont pas non plus les connaissances nécessaires pour envisager les diverses perspectives et ils ne sont donc pas capables de les utiliser, ces concepts et habiletés ne faisant pas partie de leur répertoire intellectuel. [EISNER précise] : « Le curriculum ignoré se compose des matières qu’on n’enseigne pas et le fait d’y réfléchir nous amène forcément à nous concentrer sur les motifs pour lesquels ces matières sont précisément rejetées. Ainsi, pourquoi la psychologie, la danse, le droit, les sciencesparentales ne sont-elles pas enseignées? » __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Dimensions. Le curriculum inexistant est un concept à facettes multiples. EISNER identifie deux dimensions majeures : les processus intellectuels [les modes de pensée visuels, auditifs, métaphoriques, synoptiques qui sont des modes non verbaux et analogiques] et les matières [l’économie, le droit, la psychologie, l’anthropologie]. Ces deux dimensions peuvent être enrichies par une troisième, qui est la dimension affective [les valeurs, les attitudes et les émotions] __ id.

C. Curriculum ignoré/caché/inexistant/officiel. Ce qui le distingue du curriculum caché se situe au niveau intentionnel. Le curriculum officiel ne tient pas compte des facettes précisées par EISNER, lesquelles devraient être inscrites dans le curriculum. Par contre, le curriculum caché ne peut justement pas être précisé à l’intérieur du curriculum, car ces données, une fois livrées, n’appartiendraient plus au curriculum caché. Le curriculum inexistantévolue avec la société; ce qui n’était pas enseigné hier l’est aujourd’hui ou le sera demain et de nouvelles facettes seront, à leur tour, mises de côté __ id. Tout comme les données du curriculum caché et du curriculum officiel, celles du curriculum ignoré réfèrent à des fondements, habituellement tacites et non formulés, du curriculum inexistant.


CURRICULUM IMPLANTÉ

Cur. Curriculum officiel qui est mis en application dans un milieu scolaire, une école ou une classe. Syn.curriculum explicite/formel/manifeste/reconnu. VA curriculum réalisé. RN cycle (général) du curriculum, A.

A. Curriculum implanté/officiel. Le curriculum implanté est l’adaptation du curriculum officiel aux conditions et contraintes (types d’élèves, ressources humaines, pédagogiques, matérielles et financières, formation du personnel, etc.) d’un milieu scolaire, d’une école ou d’une classe. Il existe donc une différence plus ou moins grande entre les intentions du curriculum officiel et le curriculum qui prévaudra manifestement et formellement dans la réalité.

B. Curriculum implanté/effectif. Entre les possibilités et les visées du curriculum implanté et le curriculum effectif tel que perçu, compris et réalisé par les enseignants et les élèves, il existe toujours une marge variable qui est fonction des personnes concernées. Cette variation est d’autant plus changeante et importante si l’on prend en compte les diverses réussites d’apprentissage des élèves.


CURRICULUM IMPLICITE

Cur. Ensemble des valeurs et des orientations qui sont généralement non comprises dans le curriculum formel, mais qu’apprennent pourtant les élèves dans leurs expériences scolaires. Ex. : les élèves apprennent que les connaissances se divisent en matières et s’appellent « math », « français », « sciences », « arts », « histoire », etc. __ FLINDERS, D. J. et al. (1986) dans DURAND, M.-J. (1986). Qsyn. curriculum caché/latent. Ant. curriculum explicite. VA curriculum, K.


CURRICULUM INDIVIDUALISÉ

1. Péd. (Gén.). Infrastructure pédagogique qui assure la plus parfaite harmonie des relations Sujet-Objet-Agent dans l’ensemble des situations pédagogiques. Syn. milieu scolaire individualisé. EA curriculum personnalisé.

2. Péd. (Spéc.). Programme d’études qui assure la plus parfaite harmonie de la relation Sujet-Objet dans un ensemble de situations pédagogiques. Syn. programme d’études individualisé.

Précision. Dans le sens de la deuxième acception, il est préférable d’utiliser l’expression programme d’études individualisé que celle de curriculum individualisé.


CURRICULUM INEXISTANT

Cur. Pluralité des objets qui se situent hors des curriculums formel et informel. VA curriculum, K; curriculum caché, B. EA curriculum ignoré.

A. Curriculum inexistant/ignoré. Le curriculum inexistant est beaucoup plus vaste que le curriculum ignoré, car il comprend la multitude d’objets qui sont exclus de l’enseignement-apprentissage en milieu scolaire, soit délibérément, soit involontairement, soit par manque de temps ou de ressources, soit par absence de pertinence compte tenu de visées éducationnelles particulières ou du développement spécifique d’un élève à un moment de son cheminement.

B.École formelle/parallèle. Le curriculum est dit inexistant par rapport aux contenus et activités scolaires et extrascolaires de l’école formelle. Ses contenus d’enseignement-apprentissage sont transmis, pour le meilleur et pour le pire, par l’école parallèle qu’est la société hors de l’école formelle (les médias; les groupes politiques, idéologiques, religieux, etc.; les traditions et contraintes sociales; publicités; bibliothèques; etc.).


CURRICULUM INFORMEL

1. Cur. (Gén.). Ensemble des activités offertes à l’extérieur des cours habituels (sports, clubs, associations, journées scolaires, etc.) qui sont entreprises habituellement sur une base volontaire, à l’heure du dîner, après les heures de classe, durant les fins de semaine ou les congés scolaires __ DURAND, M.-J. (1996). Syn. activité extracurriculaire/extrascolaire. Ant. curriculumformel. VA curriculum, G et K.

2. Cur. (Spéc.). Ensemble des processus spontanés d’apprentissage qui se développe chez un groupe d’élèves __ PAGE, G. T. et THOMAS, J. B. (1978).


CURRICULUM INTÉGRÉ

Cur. V intégration du curriculum.


CURRICULUM INTENTIONNEL

Cur. Syn. curriculum approuvé/écrit/officiel/planifié/prescrit/projeté.VA curriculum, K.


CURRICULUM INTERDISCIPLINAIRE

Cur. VA design pédagogique, C.2; intégration du curriculum, G.


CURRICULUM LATENT

Cur. Selon l’expression de Benjamin S. BLOOM (1979), curriculum qui révèle implicitement à chacun ce qu’il est par rapport aux autres et quelle est sa place dans le monde des êtres humains, des idées et des activités __ DURAND, M.-J. (1986). Qsyn. curriculum caché/implicite. VA curriculum, K.

Nature et importance. Vécu et appris d’une manière différente par chaque élève, le curriculum latent s’apprend probablement plus lentement, mais s’oublie moins facilement que les détails de l’histoire, les règles de grammaire ou le contenu d’autres branches d’enseignement __ id.


CURRICULUM MANIFESTE

Cur. Syn. curriculum explicite/formel/implanté/reconnu.VA curriculum, K; curriculum explicite.


CURRICULUM MONOVALENT

Cur. Curriculum étriqué au regard des buts et des objectifs, lesquels se restreignent généralement à des contenus d’instruction, et monotone compte tenu que la pédagogie vécue se cantonne dans la répétition des mêmes activités et expériences d’apprentissage, quelles qu’elles soient. Ant. curriculum équilibré. VA curriculum, L.


CURRICULUM OFFICIEL

Cur. Curriculum formel obligatoire d’un établissement scolaire ou d’un système d’éducation qui comprend notamment l’ensemble des programmes d’études prescrits par les autorités désignées. Syn. curriculum approuvé/écrit/intentionnel/planifié/prescrit/projeté. Ant. curriculum caché/ignoré/inexistant/informel. VA curriculum, F, G et K; curriculum caché, A, C et D; curriculum effectif; curriculum ignoré, C; curriculum implanté, A; curriculum opératoire, B; curriculum réalisé.

Nature et contenu. Le curriculum officiel est un curriculum formel. Il inclut (...) les énoncés qui sont approuvés par l’État ou la commission scolaire [ou une administration scolaire]. Certains curriculums peuvent comporter une collection de programmes, une adaptation des idéaux professionnels, les politiques curriculaires, les guides, les sommaires de cours, les textes prescrits indiquant les contenus à enseigner et les buts à atteindre. (...) il comprend les activités formelles qui sont inscrites à l’horaire et auxquelles on consacre des périodes spécifiques d’enseignement __ DURAND, M.-J. (1996).


CURRICULUM OPÉRATIONNEL

Cur. Curriculum dont la validité a été suffisamment confirmée dans la réalité scolaire concernée au regard de visées préétablies, ce qui justifie son maintien ou sa généralisation à un grand nombre de classes, d’écoles ou à l’ensemble du système d’éducation. V validation curriculaire. VA curriculum, F; évaluation du curriculum, A; objectif opérationnel, A.


CURRICULUM OPÉRATOIRE

Cur. Curriculum en vigueur, qui indique la nature et le contenu de ce qui est effectivement vécu, enseigné, appris et évalué dans une réalité scolaire ou dans un système d’éducation. Syn. curriculum actuel/effectif/réalisé. VA curriculum, G et K.

A. Nature et contenu. Le curriculum opératoire comprend ce qui est réellement enseigné par l’enseignant et en quoi son importance est communiquée à l’élève, c’est-à-dire comment les élèves savent que ça « compte ». Le curriculum opératoire revêt donc deux aspects : 1. le contenu lui-même que met en valeur l’enseignant en classe, ce qu’il enseigne, et 2. les résultats d’apprentissage dont l’élève est réellement responsable, ce qui compte (...) __ POSNER, G. J. (1992) : trad.

B. Curriculum opératoire/officiel. Le curriculum opératoire est le curriculum actualisé qui désigne ce qui se déroule effectivement dans la classe, dans l’école ou dans le système éducationnel, c’est-à-dire la réalité des pratiques pédagogiques et éducationnelles qui se distinguent parfois nettement des visées du curriculum officiel. Contrairement au curriculum officiel ou intentionnel, le curriculum opératoire est souple et adaptatif : il s’actualise dans le contexte des interactions enseignants-élèves, lesquels se l’approprient et l’adaptent en fonction des besoins et des circonstances, tout en respectant sa nature et ses visées.


CURRICULUM ORIENTÉ VERS LE SENS

Cur. Curriculum qui vise principalement à ce que l’élève améliore sans cesse la signification qu’il associe à son monde ainsi que la compréhension qu’il a de ses actions. EA curriculum latent.

A. Perspectives comparatives. Les perspectives curriculaires expérientielle, structuro-disciplinaire et cognitiviste favorisent davantage la recherche de signification et de compréhension que les perspectives traditionnelle et béhavioriste __ POSNER, G. J. (1992) : trad. VA curriculum, J.

B. Avantages et inconvénients. Le curriculum orienté sur la signification, la recherche de sens et la compréhension consacre un temps appréciable à l’étude en profondeur — plutôt qu’en largeur — des thèmes, savoirs et phénomènes. De cette façon, l’élève peut plus facilement établir des relations avec d’autres connaissances ainsi qu’avec ses propres expériences et croyances. Ainsi donc, un tel curriculum ne se soucie habituellement pas de « couvrir le programme » ou de se conformer aux évaluations standardisées. En outre, la gestion curriculaire est plus exigeante compte tenu que les tâches de l’enseignant relèvent de la responsabilité des élèves. La situation devient particulièrement problématique lorsque l’enseignant et les élèves ne possèdent pas la formation ou l’expérience requise __ POSNER, G. J. (1992).


CURRICULUM PERSONNALISÉ

1. Péd. (Gén.). Infrastructure pédagogique respectant les caractéristiques significatives de la réussite de chacun des apprenants dans l’ensemble des situations pédagogiques. Syn. infrastructure pédagogique personnalisée; milieu scolaire personnalisé. EA curriculum individualisé.

2. Péd. (Spéc.). Programme d’études convenant aux préalables, aux facteurs de motivation et aux besoins particuliers d’un sujet dans un ensemble de situations pédagogiques. Syn. programme d’études personnalisé.

Précision. Dans le sens de la deuxième acception, il est préférable d’utiliser l’expression programme d’études personnalisé que celle de curriculum personnalisé.


CURRICULUM PLANIFIÉ

Cur. Syn. curriculum approuvé/écrit/intentionnel/officiel/prescrit/projeté. VA curriculum, K; évaluation du curriculum, A.


CURRICULUM PRESCRIT

Cur. Syn. curriculum approuvé/écrit/intentionnel/officiel/planifié/projeté. VA curriculum, K.


CURRICULUM PROJETÉ

Cur. Syn. curriculum approuvé/écrit/intentionnel/officiel/planifié/prescrit. VA curriculum, K.


CURRICULUM PSYCHOSOCIAL

Cur. VA intégration du curriculum, G.


CURRICULUM RÉALISÉ

Cur. Curriculum tel que perçu, interprété et appliqué de diverses façons par les enseignants. Syn. curriculum actuel/effectif/ opératoire. VA curriculum, K; curriculum caché, A et C.

Curriculum réalisé/implanté/caché. Le curriculum réalisé se révèle habituellement différent du curriculum implanté (à plus forte raison du curriculum officiel) compte tenu de la médiation humaine ainsi que des composantes importantes du curriculumcaché qui peuvent y être introduites variablement selon les personnes et les milieux concernés.


CURRICULUM RECONNU

Cur. Syn. curriculum explicite/formel/implanté/manifeste. VA curriculum, K.


CURRICULUM SOCIOCENTRIQUE

Cur./Did./Péd. S’inspirant notamment de Fred NEWMAN, curriculum qui vise à favoriser la participation des élèves dans l’évolution sociale de leur communauté. V paradigme socioculturel. VA approche (par) projet, C; design pédagogique, C.2; intégration du curriculum, G; schéma curriculaire, E. EA mouvement de protestation estudiantine; paradigme de la dialectique sociale.

A. But. Cette approche est centrée sur la réforme sociale. Elle vise à développer la responsabilité de l’individu en regard de l’évolution de sa société. Une telle approche privilégie les besoins sociaux plutôt qu’individuels __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. Les écoles servent d’agent de promotion sociale. Dans ce contexte, le développement individuel et la qualité du milieu social sont interdépendants. Les enseignants favorisent le développement de la pensée critique, le travail d’équipe et d’autres habiletés qui facilitent une meilleure participation à la société démocratique __ id.


CURRICULUM STRUCTURO-DISCIPLINAIRE

Cur./Did./Péd. Curriculum dont les cadres didactique et pédagogique s’inspirent des thèmes fondamentaux à la base de la construction d’une discipline ou de l’intersection d’études interdisciplinaires. VA curriculum, J; curriculum orienté vers le sens, A; évaluation du curriculum, J; intégration du curriculum, E; schéma curriculaire, E. EA approche descendante/disciplinaire.

A. But. On vise à réduire le trop grand écart entre les disciplines (corps du savoir) et les matières scolaires enseignées dans les écoles. On propose alors d’initier les enfants, dès leur entrée en classe, à la démarche scientifique afin de développer leurs capacités intellectuelles ainsi qu’une meilleure compréhension des phénomènes de la nature __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. On propose que chaque matière soit dynamique, plutôt évolutive que statique et qu’elle possède sa propre démarche d’investigation. On perçoit l’élève comme un scientifique débutant, qui participe activement à la démarche de recherche. Les scientifiques universitaires jouent un rôle prépondérant dans la sensibilisation des élèves aux divers concepts fondamentaux __ id.


CURRICULUM TECHNO-INSTRUMENTAL

Cur. VA intégration du curriculum, G.


CURRICULUM TECHNOLOGIQUE

Cur./Did./Péd. Curriculum qui tente de mettre à profit l’ensemble des ressources technologiques afin de faciliter et d’optimiser l’apprentissage. V paradigme technologique. VA intégration du curriculum, G; schéma curriculaire, E. EA approche technologique.

Nature. Cette approche est prioritairement axée sur des processus éducationnels, le « comment » l’éducation d’un être humain se réalise. Elle tente de mettre à profit l’ensemble des ressources technologiques afin de faciliter et d’optimiser la dyade enseignement-apprentissage. Elle vise le développement d’une technologie éducationnelle __ DURAND, M.-J. (1996).


CURRICULUM TRADITIONNEL

Cur./Did./Péd. Curriculum dont la nature et les caractéristiques proviennent d’une longue expérience du passé et dans lequel l’enseignant joue un rôle central en tant que dispensateur et contrôleur du savoir à des classes d’élèves. V enseignement magistral/traditionnel. VA curriculum, J; curriculum orienté vers le sens, A; évaluation du curriculum, J; schéma curriculaire, E. EA approche ascendante.

A. But. L’approche traditionnelle vise la transmission de l’héritage culturel aux nouvelles générations. L’école doit retourner aux bases mêmes de l’éducation : la maîtrise de la littérature, les habiletés à compter, une connaissance basée sur les faits, un vocabulaire connu par toutes les personnes instruites ainsi qu’un ensemble de valeurs communes pour faire de l’élève un bon citoyen __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Composantes. Le manuel de l’élève comprend tous les objets étudiés en classe et est accessible à tous les enfants. L’enseignant utilise la méthode de la récitation pour diriger la pensée critique des enfants. L’évaluation classe les élèves aux différents niveaux de scolarisation du système éducatif __ id.


CURRICULUM VITÆ

Gén. Document qui contient les données personnelles d’un individu, ses années, lieux, types et reconnaissances de formation, ses emplois passés, ses réalisations. L’obsession de l’hypertrophie du curriculum vitæ. VA portfolio, D.

A. Étym. Début XXe siècle, du latin « course de la vie ».

B. Abrév. : CV.

C. Distinction. Ne pas confondre curriculum vitæ et curriculum.

D. F.f. Ne pas utiliser la traduction anglaise résumé pour désigner un curriculum vitæ.


CURSUS

Did. Ensemble organisé des programmes d’études d’un ordre d’enseignement ou d’une institution, sanctionnés par des unités de valeur et conduisant à l’obtention d’un diplôme. Le cursus collégial; le cursus d’une université. V programme de programmes.

Réseau notionnel.



CYBERESPACE

Téléinf. VA Internet, B.


CYBERJARGON

Téléinf. VA Internet, C.


CYBERNÉTIQUE

1. Gén. (adj.). Relatif à la cybernétique. Moyens cybernétiques; art cybernétique. TA informatique.

2. Psych. cogn. (n.f.). Réalité psychique opérant dans un univers où l’action est engendrée par l’information plutôt que par des forces et des impacts __ COUSINEAU, F. et al. (1982) dans LALIBERTÉ, C. (1991).

3. Sc. (n.f.). Domaine transdisciplinaire constitué par l’ensemble des théories relatives à l’étude du contrôle de l’information dans les systèmes de communication et ainsi que des mécanismes de régulation chez les êtres vivants, les machines et les sociétés. VA approche systémique, A et H; approche transdisciplinaire, B; écosystème, L.

4. Techno. (n.f.). L’art d’assurer l’efficacité de l’action __ COUFFIGNAL, L. (1958). Science des organismes, indépendamment de la nature physique des organes qui les constituent __ MOLES, A. A. (1968). Science des relations dynamiques (...); étude de la dynamique des structures __ LABORIT, H. (1970). L’art de gérer et de conduire des systèmes de très haute complexité __ DE ROSNAY, J. (1975).Techniques pour assurer l’autorégulation d’un système ou d’une opération par une constante rétroaction d’informations permettant de réajuster au besoin les sous-systèmes ou les sous-opérations en vue d’atteindre des objectifs.

A. Étym. Vers 1945; du grec kubernêtikê, art de gouverner, de kubernetes, gouvernail, pilote et de kubernan, conduire, diriger, guider. L’étatsunien Norbert WIENER (Cybernetics, 1948) a été l’un des pionniers de la cybernétique en œuvrant sur la théorie des messages. Il la définissait comme une « science de la circulation des informations dans un système autocontrôlé ». Déjà en 1834, AMPÈRE utilisait ce terme pour désigner l’étude des moyens de gouvernement. Et même PLATON l’employait au sens « d’art du pilotage », ou « d’art de conduire les hommes ».

B. Étude comparative. La cybernétique étudie d’une façon analogique les phénomènes du système nerveux et ceux des machines électroniques sur le double plan des mécanismes et des structures.

C. Éducation __ BERTRAND, Y. (02.79).


D. Développement. L’essor de la psychologie cognitive bénéficie largement du développement accéléré de l’informatique. Par ce mouvement, la notion de système de traitement de l’information est assimilée par la psychologie, et le concept d’information se généralise à tous les domaines de l’investigation. Le concept de connaissance devient un concept fondamental et son analyse conduit les chercheurs à distinguer de plus en plus clairement les connaissances procédurales déclaratives (fonctionnement des systèmes) des connaissances sémantiques et épisodiques (structure des systèmes). Ce mode de formalisation permet de décrire des activités psychologiques de plus en plus complexes comme la résolution de problèmes et la compréhension du langage __ LALIBERTÉ, C. (1991).

E. Hypothèse. Prenant comme hypothèse que les opérations de perception, de compréhension, plus généralement celles de la pensée humaine sont de nature algorithmique, les chercheurs ont pensé pouvoir reproduire sur ordinateur ces opérations, jusqu’alors du domaine réservé à l’homme. Ce fait est important, car il introduit une nouvelle démarche expérimentale concrète dans l’étude de la pensée humaine __ id.

F. Application. Il y a divers types de problèmes auxquels ont été appliquées ces méthodes : jeux, résolution de problèmes, diagnostic, reconnaissance de formes, analyse d’images, reconnaissance de la parole et compréhension du langage, programmation de l’action (ARSAC, J., 1987; FISCHLER, M. A. et FIRSCHEIN, D., 1987; HART, A., 1986; KODRATOFF, A., 1986; REIKING, D., 1987; ROSE, F., 1987) __ id.

G. Répercussions. La façon dont ces conduites, indiscutablement intelligentes, sont analysées et représentées dans le langage de la machine, a nécessairement des répercussions sur la façon de concevoir et d’analyser l’intelligence humaine. La première de ces répercussions est que, dans bien des domaines, la mise au point de programmes intelligents repose sur l’observation de la façon dont procèdent les humains et nécessite une analyse plus fine des connaissances et procédures utilisées. La seconde est que les techniques de simulation sont des outils très efficaces pour mettre à l’épreuve les hypothèses avancées par les psychologues sur les mécanismes du raisonnement __ id.

H. CN : approche *; compétence *; logique *; modèle *; pédagogie *; système *.

I. Nomenclature.

contreréaction

feedback

information

i. en retour

proaction

rétroaction

système autocontrôlé

s. autoréglable

s. autorégulateur

s. cybernétique

s. d’autorégulation

s. homéostatique


CYBERNOVICE

Téléinf. VA internaute.


CYCLE

1. Gén. Série de phénomènes ou d’opérations qui se succèdent dans un ordre déterminé et parfois immuable de telle façon que le système revient à un état ou à un point de départ. Cycle des saisons, cycle solaire de vingt-huit ans, cycle du jour et de la nuit, cycle de la vie, cycle de l’eau, de l’azote, du carbone.

2. Cur./Did. Division de l’enseignement __ OLF (2002). Les cycles du primaire, du secondaire, du collégial, de l’enseignement universitaire. Qsyn. cycle d’études. TA classe; degré.

3. Cur./Org. scol. Phase du parcours scolaire qui comporte quelques années d’études formant un ensemble cohérent et homogène. EA cycles supérieurs; ordre d’enseignement.

4. Éduc. Série d’opérations et de ressources interreliées qui s’agencent en une boucle continuelle reconsidérant sans cesse la nature, la pertinence, la situation ou la fonction de chacune des composantes du système. Les cycles de l’éducation, (général) d’évolution, (général) du curriculum, de la didactique, de la recherche.

5. Ens. sup. Chacun des trois niveaux d’études universitaires. Premier, deuxième, troisième cycles.

6. Sc. Mouvement oscillatoire dont l’amplitude (indicatrice de l’intensité du phénomène) et la période (la durée d’un cycle complet ou d’une oscillation) sont constantes ou variables. Le cycle thermodynamique de CARNOT. Le cycle constant d’un moteur à explosion. Un cycle continu de fluctuations économiques : séquence variable de croissances et de déclins.

A. Étym. Du grec kuklos, cercle.

B. Emploi. Alors qu’en Europe, l’emploi du terme cycle d’études est généralisé à tous les ordres d’enseignement, au Québec, il est réservé à l’ordre d’enseignement universitaire __ OLF (2002).

C. Ens. primaire/secondaire/universitaire (QC). Au Québec, les ordres d’enseignement primaire, secondaire et universitaire sont divisés en cycles qui comprennent un nombre variable d’années d’études au cours desquelles certains apprentissages doivent être faits __ id.

D. Ens. primaire (Belg.). L’enseignement primaire est divisé en trois degrés (cycles); le degré inférieur qui comprend la première et deuxième années; le degré moyen qui comprend la troisième et quatrième années; le degré supérieur qui comprend la cinquième et sixième années __ OCDE (1991). (Fr.) Au primaire, le premier cycle ou cycle des apprentissages fondamentaux comprend la dernière année du préscolaire (cours préparatoire) et les cours élémentaires 1 et 2. Le deuxième cycle ou cycle d’approfondissement comprend les cours moyens 1 et 2. (QC). Au primaire, le premier cycle comprend les classes de première et de deuxième années; le deuxième cycle comprend les classes de troisième et de quatrième années; et le troisième cycle comprend les classes de cinquième et de sixième années.

E. Ens. secondaire (Belg.) (type I) L’enseignement secondaire de type I se compose de trois degrés comprenant deux années chacun. Le premier degré (degré d’observation) comprend la première et la deuxième années; le second degré (degré d’orientation) comprend la troisième et la quatrième années; le troisième degré (degré de détermination) comprend la cinquième et la sixième années. (type II) L’enseignement secondaire belge du type II est divisé en deux cycles. Le premier cycle (cycle inférieur) est d’une durée de trois ans; le deuxième cycle (cycle supérieur) est divisé en sept sections : latin-grec, latin-mathématique, latin-science, scientifique A, scientifique B, économique et sciences humaines __ OCDE (1991). (Fr.) L’enseignement secondaire est divisé en deux ordres : le collège et le lycée. Pour sa part, le collège comprend trois cycles : le premier cycle ou cycle d’adaptation (sixième année), le deuxième cycle ou cycle central (cinquième et quatrième années) et le cycle d’orientation (troisième année). Le lycée comprend un seul cycle qui varie selon l’option choisie (baccalauréat général, technologique ou professionnel). (QC) Au secondaire, le premier cycle comprend les classes de première et de deuxième années. Le second cycle comprend les classes de troisième, quatrième et cinquième années. L’enseignement professionnel peut comporter des classes supplémentaires __ CTEQ (1985). (Suis.) L’enseignement secondaire se divise en deux cycles. Selon les cantons, le premier cycle s’étend sur une période allant de trois à cinq ans. Ce cycle comprend trois filières. La première conduit aux classes de préparation à la maturité; la deuxième mène aux apprentissages ou aux classes de deuxième cycle ne décernant pas de certificat de maturité; la troisième conduit essentiellement à l’apprentissage ou aux écoles de formation professionnelle. Le deuxième cycle comprend les études menant au certificat de maturité (gymnase, collège), au baccalauréat (écoles de culture générale), au brevet (écoles normales, collèges), au certificat de capacité professionnelle (diplôme de fin d’apprentissage).

F. Ens. supérieur (Belg.) (Type court) L’enseignement supérieur de type court est organisé en un seul cycle de deux ou trois années. Cet enseignement comporte un programme d’études assurant une formation scientifique et technique en vue d’acquérir une qualification professionnelle dans un domaine donné. (Type long) L’enseignement supérieur de type long est organisé en deux cycles d’études de deux ans tout en étant de caractère et de niveau universitaire. Le premier cycle de formation générale théorique et scientifique prépare à un second cycle d’enseignement spécialisé à l’issue duquel l’étudiant est tenu de présenter et de défendre un travail personnel (mémoire, projet ou travail de fin d’études) __ OCDE (1991).

G. Ens. technique (Belg.). À l’intérieur d’un établissement d’enseignement technique, les élèves font une première année dite d’orientation, pour ensuite entreprendre le premier cycle d’une durée de trois ans débouchant sur une première qualification. Par la suite les élèves qui en sont jugés capables peuvent entamer le cycle supérieur d’une durée de trois ans __ OCDE (1991).

H. Ens. universitaire (Belg.). Chaque cycle (période) d’études universitaires est sanctionné par l’octroi d’un grade. Ce grade est requis pour l’admission au cycle suivant. Le premier cycle (deux ans) comprend les études conduisant au titre de candidat; le deuxième cycle (quatre ans) comprend les études conduisant au titre de licencié; le troisième cycle (un à trois ans) comprend les études conduisant au titre de docteur __ OCDE (1991). (Fr.) L’enseignement universitaire est divisé en trois cycles : le premier cycle (un an) comprend les études conduisant au diplôme d’études universitaires générales (DEUG); le deuxième cycle (deux à trois ans) comprend les études conduisant à la licence et à la maîtrise; le troisième cycle comprend les études conduisant au doctorat. (QC) Au Québec, l’enseignement universitaire est divisé en trois cycles : le premier cycle (trois à quatre ans) comprend les études conduisant au baccalauréat; le deuxième cycle comprend les études conduisant à la maîtrise; le troisième cycle comprend les études conduisant au doctorat __ CTEQ (1985). (Suis.) L’enseignement universitaire est divisé en deux cycles. Le premier cycle comprend les études conduisant à la licence; le deuxième cycle comprend les études conduisant au doctorat.

I. Période. Certains cycles ne se déroulent pas selon un ordre immuable. Ils peuvent avoir lieu à des moments indéterminés, voire imprévus. Ex. : Le cycle de l’économie. Cette dernière peut connaître des périodes plus ou moins longues de prospérité, puis des périodes de régression ou de crise. Aucun de ces états ne s’amorce à un moment prédéterminé; beaucoup de facteurs interviennent rendant les prévisions fort risquées. Le cycle de l’apprentissage est un autre exemple. Il comporte l’angoisse, le déséquilibre de la structure de base du sujet, l’assimilation du nouvel objet d’apprentissage, puis la constitution d’une nouvelle synthèse et enfin l’équilibre temporaire... Le même phénomène se reproduit chaque fois que l’on aborde un nouvel apprentissage. Toutefois, les diverses phases n’ont aucune intensité constante ni de durée fixe.

J. CN : diplôme universitaire de premier *; épreuve de fin de *; études de deuxième */de premier */de troisième *; étudiant de deuxième */de premier */de troisième *; étudiant des * supérieurs; passage d’un * à un autre; premier *.

K. CN __ cyclique : évaluation *; vitesse a*; vitesse *.


CYCLE (DEUXIÈME; TROISIÈME)

Cur./Did. V cycles supérieurs; grade universitaire. VA cycle, H.


CYCLE (GÉNÉRAL) D'ÉVOLUTION

1. Doc. VA indicateur, C.

2. Fond. éduc. (Gén.). Processus global de changement continu qui permet à une situation de progresser en direction d’un état idéal de développement. EA développement curriculaire; projet éducatif.

3. Fond. éduc. (Spéc.). Système de changement systématique et continuel qui comprend : 1. la précision de la situation actuelle (éléments positifs, négatifs ou absents); 2. la détermination de la situation projetée (le produit désiré); 3. le processus de changement qui relie les situations présente et éventuelle (la mise en œuvre, le calendrier, les ressources); ainsi que 4. la rétroaction qui permet à la situation obtenue de devenir une nouvelle situation de départ à l’origine d’un prochain processus de changement. V besoin.

4. Rech. Cycle de changement méthodique dont le but est de combler l’écart existant entre une situation actuelle que l’on désire améliorer et une situation projetée que l’on juge souhaitable. VA cycle (général) du curriculum,

C; élaboration curriculaire, B; niveau curriculaire, C; projet scolaire, C; résolution de problèmes, P; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, 19.

A. Présupposé. Toute évolution se situe entre deux pôles : une situation présente (1) que l’on désire améliorer, et une situation future (2) que l’on juge souhaitable. Entre les deux, s’interpose un processus de changement (3) qui assure la progression d’une situation à l’autre. Lorsque, à court ou à moyen terme, la situation projetée a été atteinte, une boucle de rétroaction (4) la resitue à une nouvelle situation de départ. La situation idéale ne sera évidemment jamais atteinte. Le cycle général d’évolution permet cependant de s’y diriger et de s’y approcher progressivement. VA projet, E et F.

B. Modèle.


C. Retour à l’arrière. Dans tout processus de changement, la tentation du retour à l’arrière est omniprésent. Il peut être un réflexe de conservation ou de nostalgie face au changement. Il est possible cependant qu’un retour à l’arrière représente une amélioration par rapport à la situation actuelle. Prenons pour exemple une prétendue innovation qui, non seulement n’a pas produit les bénéfices escomptés, mais a plutôt détérioré davantage la situation. (On pourrait citer des approches et méthodes d’enseignement, notamment de la langue maternelle, qui ont produit des résultats d’apprentissage moindres que ce que l’on obtenait auparavant.) Dans ce contexte, la situation d’hier était préférable à la situation actuelle. Ou encore, ce retour à l’arrière pourrait être une situation projetée, laquelle serait souhaitable dans les circonstances, faute de mieux.

D. Cycles apparentés. Le cycle général d’évolution peut servir de cadre conceptuel aux cycles de l’éducation, à l’une ou à quelques-unes de ses composantes, et de la même façon dans le cas de l’apprentissage, d’un projet éducatif, d’une réforme curriculaire, d’une recherche, etc. À titre d’exemple, à partir d’idées, de réflexions et d’observations, un groupe de didacticiens et de pédagogues en viennent à vouloir améliorer la situation actuelle(1) de programmes d’études (ensemble éducation but/objectif du cycle de l’éducation). On procède alors à des études préliminaires dans le but de déterminer les aspects positifs (+) à conserver, les aspects négatifs (-) à corriger ainsi que les carences ou absences (0) à combler. On déterminera alors la situation projetée(2), c’est-à-dire la nature et les caractéristiques des programmes d’études que l’on souhaite dans le cadre d’un plan d’ensemble. Après la confection de plans et devis, la détermination des ressources nécessaires et la planification d’un calendrier de réalisation arrive alors la mise en œuvre du projet : le processus(3) d’élaboration des nouveaux programmes d’études. Des mises à l’essai et des premières validations dans la réalité scolaire (situation projetée) conduiront les programmes d’études expérimentaux à être analysés (+, -, 0) dans une nouvelle situation actuelle suite à la rétroaction(4). Fort de ces informations, les concepteurs-réalisateurs effectueront les ajustements qui s’avéreront nécessaires. Ainsi, le cycle d’évolution se poursuit jusqu’à l’atteinte d’un taux de validité que l’on désire associer aux programmes d’études. Comme la perfection n’est jamais atteinte, les praticiens pourront poursuivre par eux-mêmes l’amélioration de leurs programmes d’études en fonction de leurs sous-groupes d’élèves, de leurs milieux respectifs, des ressources disponibles, etc.


CYCLE (GÉNÉRAL) DU CURRICULUM

1. Cur. (Gén.). Opérationnalisation d’un renouveau éducationnel/pédagogique/scolaire progressif, continu, utile et durable au sein d’un système d’éducation ou de l’une de ses composantes. VA démarche curriculaire. RN assises, B.

2. Cur. (Spéc.). Processus itératif, comprenant une séquence d’activités, d’ensembles-ressources et de boucles de rétroaction, nécessaires à l’amélioration constante de la qualité de chacune des opérations et de leurs résultantes, servant à la conception et à la mise en œuvre d’un système éducationnel ou de l’une de ses composantes, en vue de l’atteinte, de plus en plus et de mieux en mieux, de la mission de l’entité concernée. VA démarche curriculaire; didactique, G.

A. Réseau notionnel (V illustration ci-dessous). Le cycle du curriculum s’appuie, en un premier temps, sur des assises curriculaires (V assises), lesquelles précisent notamment les orientations fondamentales et basiques d’un système scolaire, à construire ou à modifier, en vue de l’améliorer, l’amender, le bonifier ou le perfectionner. Ces axiomes, postulats, corollaires ou directions idéologiques résultent de la précision des assises, c’est-à-dire de la théorisation curriculaire, cette dernière s’inspirant de divers théories/fondements curriculaires, et vice versa, et se concrétisant lors de l’axiomatisation curriculaire qui s’effectue en s’inspirant de divers schémas/design curriculaires, et vice versa, ainsi que de l’éducation-discipline, sous-ensemble au cœur du cycle de l’éducation (V ce terme) et dont le curriculum est partie intégrante (VA éducation-discipline, B). Les assises curriculaires sont en interrelation avec l’ingénierie curriculaire dont la fonction est de construire ou de rénover un système d’éducation, ou une partie de celui-ci, de façon à concrétiser davantage les orientations fondamentales et basiques déterminées. Le développement curriculaire comprend alors la planification curriculaire qui sert de cadre de référence préalable à l’élaboration curriculaire. Il en résulte un prototype curriculaire qui matérialise et incorpore la précision des assises et le développement curriculaire. Par la suite, on introduit prudemment et progressivement le prototype curriculaire dans le milieu scolaire ou au sein du système d’éducation concerné : opération que l’on désigne par le terme dissémination du curriculum. Elle a pour but premier de soumettre à l’épreuve de la réalité et d’apprécier les pertinences, les déficiences et les carences ou absences du prototype curriculaire. Ainsi l’opération simulation/validation consiste d’abord en une mise à l’essai du prototype et, par la suite, en sa préexpérimentation. Si des améliorations immédiates s’avèrent souhaitables, une boucle de retour prévoit la reprise de l’opération dissémination du curriculum; si les modifications à apporter se révèlent majeures, il faudra reprendre, en tout ou en partie, l’opération développement curriculaire. Lorsque le prototype curriculaire passe avec succès la phase de sa simulation/validation, il est alors soumis, sur une plus grande échelle, à l’évaluation du curriculum. Des indicateurs et des critères permettent d’identifier, s’il y a lieu, les changementsà apporter. Dans l’affirmative, une boucle ramène vers les mêmes deux opérations que précédemment en vue de réajustements ou d’une nouvelle construction globale ou partielle. De la sorte, on en vient éventuellement, par analogie à une approche cybernétique, à obtenir un modèle curriculaire. Tout en concrétisant dans la réalité les assises curriculaires, ce modèle doit alors posséder toutes les qualités requises pour être diffusé (diffusion du curriculum), implanté (implantation du curriculum) et expérimenté (expérimentation du curriculum). Cette dernière opération, loin d’être une phase momentanée ou transitoire, est plutôt un processus continu et permanent de diagnostic des pertinences (éléments positifs), des déficiences (éléments négatifs) ainsi que des carences ou absences à combler ou des insuffisances à remédier. Après un certain temps, voire quelques années d’utilisation dans la réalité scolaire, il s’imposera que le curriculum soit amélioré (révision/évolution du curriculum). Si les assises ne doivent pas nécessairement être revues (doit-on revoir les assises?), on procède alors directement à un nouveau développement curriculaire. Dans le cas contraire, le cycle (général) du curriculum reprend complètement par la reprécision des assises.


Source : LEGENDRE, R. (2005), adaptation de DURAND, M.-J. (1996)

B. Évolution. En constante évolution, le cycle (général) du curriculum permet d’intégrer, selon les besoins et les orientations, les nouvelles idées et connaissances qui apparaissent dans le domaine. Lorsqu’un désir de changement survient dans un milieu scolaire, on doit parfois procéder à des modifications aux plans philosophique et pédagogique du curriculum. Doté des attributs d’un système, le cycle du curriculum est dynamique. Toute modification de l’une de ses composantes entraîne des répercussions plus ou moins importantes sur l’une, l’autre ou l’ensemble des composantes. L’homéostasie qui caractérise un tel système ouvert, en communication bilatérale avec son environnement, assure au curriculum une évolution au fil du temps sans qu’il ne perde pour autant la forme et la structure qui lui sont propres. Tout cycle comporte des boucles de rétroaction qui permettent la régulation permanente de l’ensemble et de réajuster en tout temps la nature et les attributs de chacune des composantes.

C. Cycle (général) du curriculum/d’évolution/de l’anasynthèse. S’inscrivant dans l’optique d’un plan de changement méthodique, chacune des opérations du cycle (général) ducurriculum s’insère dans le cadre du cycle général d’évolution. En se servant de l’anasynthèse, la situation actuelle de l’opération concernée, doit être précisée (VA cycle (général) d’évolution, B); de même, la situation projetée qui devrait être celle éventuellement de la même opération; et, de la même façon, le processus d’évolution et la rétroaction. Exemple : à partir de la connaissance des assises curriculaires, explicites et implicites, d’un milieu scolaire (situation actuelle), un groupe parvient à préciser quelles assises curriculaires devraient, à court et moyen termes, orienter les réflexions, décisions et actions entreprises dans ce même milieu (situation projetée). On appréciera et on mettra alors en œuvre les ressources et les moyens pour permettre à l’ensemble des assises curriculaires d’évoluer, non seulement sur papier, mais tout autant dans les faits, pédagogiques et administratifs, quotidiens. De même, on indiquera les indicateurs et critères qui permettront d’évaluer l’écart entre la situation projetée obtenue et celle que l’on souhaite obtenir. V anasynthèse.


CYCLE (PREMIER; SECOND)

Cur./Did. V grade universitaire.


CYCLE BIOLOGIQUE

Écol. Cycle des transformations par lesquelles passe un organisme vivant, depuis l’œuf fécondé jusqu’à la mort. Syn.ontogénie.

Comportement inné/génétique. Le comportement inné comporte une base génétique.


CYCLE D'ENSEIGNEMENT

Cur./Did./Org. scol. (Fr.). Période spécifique de la formation de l’élève ou de l’étudiant définie par une durée spécifique des objectifs à atteindre et des compétences à acquérir en relation avec les programmes d’enseignement __ CMTE (Fr.) (1992).

Syn. Il arrive que dans l’usage, cycle de formation soit utilisé en équivalence à cycle d’enseignement __ id.


CYCLE D'ÉTUDES

Cur./Did. Qsyn. cycle.


CYCLE DE DÉTERMINATION

Cur./Org. scol. (Fr.). Premier cycle de la scolarité au lycée, d’une ou de deux années, à l’issue duquel les élèves ont à faire un choix entre différentes voies de formation ou entre l’insertion professionnelle et la poursuite d’études __ CMTE (Fr.) (1992).

A. Voies générale et technologique. La classe de seconde générale et technologique et les classes de seconde à régime spécifique constituent le cycle de détermination des voies générale et technologique. À l’issue de ce cycle, les élèves choisissent l’une des séries conduisant soit à un baccalauréat technologique, soit à un baccalauréat général __ id.

B. Voie professionnelle. Le cycle de deux ans conduisant au brevet d’études professionnelles constitue le cycle de détermination de la voie professionnelle. Il en va de même du certificat d’aptitude professionnelle lorsqu’il est préparé en deux ans. Les titulaires d’un diplôme obtenu à l’issue de ce cycle ont la possibilité d’accéder au cycle terminal de la voie professionnelle ou au cycle terminal de la voie technologique selon des modalités adaptées __ id.


CYCLE DE DÉTERMINATION DE LA VOIE PROFESSIONNELLE

Cur./Org. scol. (Fr.). VA cycle de détermination, B.


CYCLE DE DÉTERMINATION DES VOIES GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE

Cur./Org. scol. (Fr.). VA cycle de détermination, A.


CYCLE DE FORMATION

Cur./Did./Org. scol. (Fr.). Syn.cycle d’enseignement.


CYCLE DE GESTION

Adm./Doc./Gest. Séquence des activités suivie par un gestionnaire pour remplir son mandat, lesquelles activités sont regroupées sous cinq grandes fonctions : la planification, l’organisation, la réalisation, le contrôle et l’évaluation __ BIBEAU, J.-R. (06.87).

Cycle __ id.



CYCLE DE L'ÉDUCATION

Éduc. Système éducationnel qui se compose d’un ensemble de ressources (finalités, buts, élèves, enseignants, disciplines éducationnelles, matériel pédagogique, produits, etc.), d’activités (transposition des finalités en buts, activités multiples au sein du système d’éducation, notamment d’enseignement-apprentissage, comparaison entre les buts, les visées et les produits obtenus, modifications de chacune des composantes et des sous-composantes en vue de l’atteinte sans cesse améliorée des finalités, etc.) et des caractéristiques particulières à chacune des nombreuses ressources et à chacune des innombrables activités. VA approche cybernétique, J; éducation-finalité, D.

A. Réseau notionnel (modèle global).


B. Réseau notionnel (modèle détaillé).


C. Complémentarité. Si l’on examine les nombreuses définitions de l’éducation, on s’aperçoit qu’au-delà de leurs divergences, elles constituent, dans les faits, des pièces complémentaires d’un même domaine de savoirs et d’activités. Mais aucune d’elles prise isolément ne peut décrire la globalité de l’éducation. VA éducation, A, B et E.

D. Description générale. Le cycle de l’éducation baigne dans un environnement social avec lequel il doit être en constante interaction. Le cycle de l’éducation se compose des quatre ensembles-ressources : finalité, but/objectif, produit et discipline. En outre, les apprentissages se situent au cœur même d’un processus où les ressources humaines, matérielles et financières doivent concourir à favoriser le développement optimal de toutes les personnes impliquées. Une opération est implicite : il s’agit de l’évaluation du rapport produit/finalité afin de faire le point régulièrement sur la qualité de l’ensemble et d’y apporter les développements qui s’imposent. V développement curriculaire; éducation; évaluation du curriculum. Les figures A et B indiquent les contenus essentiels d’information et de formation pour exercer la profession.

E. Cycle. À l’instar d’un grand nombre de phénomènes naturels (cycles lunaire, économique, thermodynamique, biologique, solaire, climatique, atmosphérique, des jours, de l’eau, de l’azote, etc.), l’éducation se situe dans le cadre d’un ensemble d’éléments interreliés dans un cycle sans fin.

F. Système ouvert. Située dans un milieu avec lequel elle doit nécessairement échanger et composer, l’éducation revêt donc l’aspect d’un système ouvert en recherche d’harmonisation avec les aspirations d’un environnement évolutif.

G. Entropie. Comme dans le cycle thermodynamique, on pourrait apprécier le degré de désordre de l’éducation par le calcul de l’entropie. Il serait précieux de connaître de telles valeurs pour qu’à l’exemple de l’économique on dispose d’indices pour évaluer la pertinence et la qualité d’un système éducatif. Véduconomie.

H. Éducation-discipline. Pour accroître sans cesse la qualité ainsi que la pertinence au regard de l’environnement, chacune des composantes du cycle doit tenir compte de l’important coffre à outils que constitue l’éducation-discipline. Composée des données théoriques et appliquées, tirées de la recherche et de la pratique, l’éducation-discipline se situe au centre du cycle de l’éducation. En plus d’être sensible aux données de l’environnement, le cycle de l’éducation doit être ouvert au domaine des savoirs éducationnels (connaissances, vocabulaire, recherches). Dans une perspective interdisciplinaire, l’éducation-discipline tire profit de données en provenance de disciplines limitrophes contributives lorsqu’elles se révèlent pertinentes à la compréhension et à l’évolution de l’ensemble de l’éducation ou de l’une de ses composantes ou de ses relations. VA éducation, I.

I. Éducation-profession. La plus récente acception de l’éducation est celle qui la décrit telle une profession distincte et particulière dont la mission est le développement continu des êtres humains. Le cœur de la formation d’un éducateur est donc principalement l’éducation-discipline (connaissances, vocabulaire, données de la recherche) et accessoirement, certaines données pertinentes de disciplines limitrophes contributives. Son champ d’application et d’expertise est principalement la situation pédagogique dans le cadre de l’éducation-processus en vue de permettre les meilleurs apprentissages possibles chez tous les élèves. La formation nécessaire inclut également des données de l’éducation-finalité (mission éducative), de l’éducation-but/objectif (programmes d’études), de l’éducation-processus (situation pédagogique) et de l’éducation-produit (résultante). V situation pédagogique. VAéducation, J.


CYCLE DE LA DIDACTIQUE

Did. Processus, comprenant des boucles de rétroaction, formé d’un ensemble d’éléments interreliés illustrant les principales opérations, ensembles-ressources et centres de décisions binaires nécessaires à la planification, au contrôle et à la régulation d’une situation pédagogique. TA didactique (n.f.). VA approche, E; formation, E.

Réseau notionnel.



CYCLE DE RECHERCHE

Rech. Partie d’une recherche qui fait l’objet de rétroactions et de répétitions.


CYCLE DES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX

Cur./Org. scol. (Fr). Cycle, qui s’étend de la grande section de l’école maternelle à la fin du cours élémentaire première année, ayant une fonction essentielle : assurer la structuration des apprentissages fondamentaux et instrumentaux __ MEN (1991).

Nature. Ce cycle, où sont notamment installés des automatismes de base, constitue une unité cohérente et bien cernable sur le plan des apprentissages fondamentaux. Ceux-ci sont appelés à se développer et à se stabiliser à l’occasion des étapes ultérieures qui les renforcent en leur donnant un sens plus large. Ces apprentissages fondamentaux amènent à privilégier lecture, production d’écrits et calcul, mais les compétences dans ces domaines sont également acquises à l’occasion d’activités relevant des autres champs disciplinaires définis par les instructions officielles. Il s’agit là d’une importante condition d’efficacité pédagogique : l’élève identifiera ainsi les différents autres domaines disciplinaires dans lesquels il trouvera à exercer ses compétences instrumentales __ id.


CYCLE DES APPROFONDISSEMENTS

Cur./Org. scol. (Fr). Cycle qui recouvre les actuels cours élémentaires deuxième année, cours moyens première et deuxième années, caractérisé par un double aspect : renforcement et consolidation des apprentissages du cycle précédent d’une part, élargissement des notions abordées et souci de rigueur plus grand dans le domaine des méthodes de travail et d’investigation d’autre part __ MEN (1991).

Nature. Il est nécessaire dans ce cycle de parfaire la maîtrise des compétences essentielles, en particulier par l’emploi de méthodes diversifiées qui exerceront l’élève à des démarches personnelles, conduisant à la construction de connaissances nouvelles et de compétences élargies. Cet élargissement de leurs compétences aura pour conséquence d’amener les élèves à une identification plus précise des domaines disciplinaires et des méthodes propres à chaque discipline. Une place particulière doit être accordée à l’appropriation des méthodes de travail qui permettent à l’élève d’acquérir l’autonomie suffisante pour entrer au collège. Les acquis des élèves portent à la fois sur des compétences transversales (relevant en particulier des méthodes de travail) et des compétences disciplinaires (savoirs, méthodes propres à chacun des grands domaines disciplinaires) __ id.


CYCLE DES AUTEURS

Ens. lang. Modèle d’organisation particulier des activités d’écriture en classe de français __ HARSTE, J. C. (1988).

Modèle. Ce modèle comprend, à partir du savoir d’expérience, de lectures-écritures ininterrompues, un dossier d’écriture, un cercle des auteurs-lecteurs, une réécriture, une table des éditeurs, un lancement des publications, une leçon stratégique; avec, à chaque étape, et, surtout pour la dernière, les interventions du maître comme modèle __ id.


CYCLE DIDACTIQUE

Did.Syn. cycle de la didactique.

Nature. Le cycle didactique consiste à décider ce qu’il y a lieu d’enseigner et comment l’enseigner, à se préparer à l’enseigner, à essayer la méthode choisie, puis à l’évaluer. Lorsque tous les objectifs visés ne sont pas atteints, il faut soit les modifier, soit changer la méthode, soit en reprendre la préparation en veillant particulièrement aux améliorations marginales qu’on peut y apporter __ SCHÖLER, M. (1974).


CYCLE DU PROJET SCOLAIRE

Cur. VA projet scolaire, A.


CYCLE DU RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE

Adm. scol./Cur. VA projet scolaire, A.


CYCLE ÉLÉMENTAIRE

Org. scol.(Ont.). Division du programme d’enseignement d’une école primaire comprenant la prématernelle, la maternelle et les trois premières années du programme d’études qui suivent immédiatement la maternelle. cycle élémentaire cycle moyen cycle intermédiaire cycle supérieur.


CYCLE INTERMÉDIAIRE

Org. scol.(Ont.). Division du programme d’enseignement d’une école comprenant les quatre premières années du programme d’études qui suivent immédiatement le cycle moyen.


CYCLE MOYEN

Org. scol.(Ont.). Division du programme d’enseignement d’une école primaire comprenant les trois premières années du programme d’études qui suivent immédiatement le cycle élémentaire.


CYCLE SUPÉRIEUR

Org. scol.(Ont.). Division du programme d’enseignement d’une école secondaire comprenant les trois années du programme d’études qui suivent le cycle intermédiaire.


CYCLE TERMINAL

Cur./Org. scol. (Fr.). Deuxième cycle de la scolarité au lycée, de deux années conduisant aux baccalauréats général, technologique ou professionnel __ CMTE (Fr.) (1992).

Classes. Le cycle terminal est constitué par : les classes de première et terminale de la voie générale; les classes de première et terminale de la voie technologique; les classes de première et terminale professionnelles de la voie professionnelle __ id.


CYCLES AVANCÉS

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. F.f. Dire plutôt cycles supérieurs.


CYCLES SUPÉRIEURS

n.m.pl.

Adm. éduc./Ens. sup./Lég. éduc./Org. scol. Cycles d’études et de recherche de l’enseignement universitaire postérieurs au baccalauréat __ OLF (1998). EA grade universitaire; ordre d’enseignement.

A.  Termes rejetés. On n’emploiera pas études graduées, ni études avancées, ni cycles avancés, ni études supérieures pour cycles supérieurs __ id.

B.  Études supérieures. Les études universitaires, quel que soit le cycle, sont des études supérieures. L’expression études supérieures ne peut donc pas désigner seulement les 2e et 3e cycles de l’enseignement universitaire. Le terme cycle, quant à lui, permet de marquer les étapes d’une progression des études universitaires, et l’adjectif supérieur, un rang dans la hiérarchie des cycles __ id.

C.  École des gradués. Calqué sur l’anglais graduate school, il s’agit en réalité d’un service administratif chargé de l’organisation des études de deuxième et troisième cycles de l’enseignement universitaire __ id.

D.  Études postuniversitaires. Le syntagme études postuniversitaires (et non études postdoctorales ou postdoctorat) désigne les études postérieures au doctorat __ CTEQ (1988).

E.  CN : étudiant des *.



D

D'ÉTABLISSEMENT

Adm. scol./Gest. ens. Qui émane d’un ou de plusieurs établissements d’enseignement __ OLF (1998). TA officiel.

A. Exemples. On dira correctement programme d’établissement, diplôme d’établissement, bulletin d’établissement. Pour des raisons d’ordre syntaxique, en parlant d’actes administratifs (comme la reconnaissance des acquis et la sanction des études), on dira correctement reconnaissance par l’établissement,sanction par l’établissement ou reconnaissance interne ou sanction interne __ id.

B. D’établissement/officiel. Il ne faut pas confondre d’établissement et officiel. Par exemple, un diplôme d’établissement est reconnu par le ministre de l’Éducation, mais n’émane pas du ministère comme le diplôme officiel __ id.

C. D’établissement/interne. Dans plusieurs contextes, l’adjectif interne peut remplacer d’établissement (ex. : épreuve interne; responsabilité interne pour désigner la responsabilité d’une commission scolaire par opposition à celle du ministère) __ CTEQ : norm. (01.86).

D. Institutionnel,le/local,e.F.f. Il ne faut pas employer institutionnel, institutionnelle ou local, locale pour d’établissement ou par l’établissement __ OLF (1998).

E. CN : épreuve *.


DALTONISME

n.m.

Orthopéd. Anomalie de la vue, d’origine héréditaire, se caractérisant par l’impossibilité de distinguer les couleurs et plus particulièrement le vert et le rouge. TA dyschromatopsie.

Étym. Du chimiste physicien anglais John DALTON (1766-1844) qui, lui-même atteint de cette anomalie, fut le premier à étudier les troubles de la perception des couleurs.


DARWINISME

Bio. Doctrine évolutionniste et transformiste proposée par Charles DARWIN (1809-1882) selon laquelle la sanction positive ou négative par le milieu (ou sélection naturelle) des variations héréditaires des individus, dans un contexte de lutte pour la survie, est le moteur et le principe d’explication de l’évolution des espèces. Ant. fixisme. VA eugénisme, A; holisme, A. TA évolutionnisme; lamarckisme; mutationnisme; transformisme.


DARWINISME ÉDUCATIONNEL

Écol. éduc. Doctrine socioéducationnelle qui considère la réussite ou l’échec de l’apprentissage comme étant la résultante du processus naturel de sélection d’êtres humains intellectuellement et culturellement inégaux __ ROCQUE, S. (1994).


DE LANDSHEERE (1976)

6. commanditée 7. lourde 8. opérationnelle 9. pure


DE LANDSHEERE, G.

1. Diagn./Did./Doc. V système de catégories de DE LANDSHEERE.

2. Rech. VA recherche, M.


DÉBAT

1. Gén. Type de discussion qui implique non seulement un échange d’informations, mais aussi une confrontation d’opinions entre deux ou plusieurs personnes, ou entre des groupes, à propos d’un thème particulier afin que chacun justifie ses positions, ses engagements, ses perceptions, ses projets et qu’une certaine clarté des points de vue transcende les distorsions, les oppositions et les présuppositions. VA style cognitif, I.

2. Ens. lang. Activité qui engage deux ou quelques élèves à défendre leurs positions divergentes à l’égard d’un objet spécifique à l’aide d’arguments et de contre-arguments bien appuyés et qui sert à développer, entre autres, les compétences de communication et de résolution de problèmes. V communication orale.

Types de débat __ LAFONTAINE, L. dans Québec français, printemps 2004).

TYPES DE DÉBAT

FONCTIONS

PARTICULARITÉS

DÉBAT PARLEMENTAIRE

Forme de débat gouvernemental où siègent un président, un huissier (chronométreur), des participants des deux partis (gouvernement et opposition) et un auditoire.

Exploiter des thèmes courants ou traités dans des romans, etc.

Les participants peuvent avoir recours à des points d’ordre (signaler une infraction aux règles), à des questions de privilège (signaler une mauvaise citation de ses paroles ou une diffamation) ainsi qu’au chahut (introduire un mot d’esprit ajoutant de l’humour au débat ou soulignant une faiblesse dans les faits/ argumentation des adversaires).

DÉBAT CONTRE-INTERROGATOIRE

Forme de débat qui rappelle le fonctionnement d’une cour de justice.

Travailler en interdisciplinarité avec, entre autres, les cours d’enseignement religieux et moral. Il est également possible d’exploiter des thèmes sociaux traités dans des romans lus en classe de français et de donner ainsi un autre sens à la lecture des élèves.

Ce type de débat présente une question de valeur (par exemple, la légalisation des drogues douces est-elle néfaste pour la société?). Les équipes doivent surtout faire état d’arguments logiques pour ou contre la question.

DÉBAT SCOLAIRE

Forme de débat qui se déroule sans contre-interrogatoire et sans interruptions d’adversaires.

Pour orateurs débutants. Ce dernier se prête très bien à des activités formatives sur la structure du débat, les éléments prosodiques, les registres de langue, etc.

Il est plus facile à organiser pour l’enseignant qui n’a jamais expérimenté cette activité.

DÉBAT FORMEL

Forme de débat présentant des thèmes farfelus afin de permettre aux locuteurs de développer des stratégies argumentatives, peu importe le thème traité.

Travailler l’écoute de l’autre ainsi que les stratégies argumentatives telles que l’intonation, le non-verbal, la gestuelle, l’opinion, la narration et le questionnement.

Ce débat est de style scolaire et présente la structure suivante : reformulation de l’argumentation de l’adversaire, réfutation et nouvelle idée.

PLAIDOYER

Forme de débat de style juridique dans lequel deux élèves s’affrontent pour défendre un thème. Les élèves jouent le rôle des avocats de la défense et de la Couronne, l’enseignant est le juge et l’auditoire devient le jury.

Travailler l’écoute de l’autre ainsi que les stratégies argumentatives telles que l’intonation, le non-verbal, la gestuelle, l’opinion, la narration et le questionnement.

Cette forme de débat est de style scolaire. Ici aussi, l’auditoire est appelé à jouer un rôle actif. Le théâtre est de mise et les élèves se prêtent facilement au jeu.

Source : LAFONTAINE, L. dans Québec français (printemps 2004)


DÉBILITÉ

Adapt. scol./Diagn./Psych. VA débilité mentale, D.


DÉBILITÉ MENTALE

Adapt. scol./Diagn./Psych. Retard global et permanent du développement de l’intelligence se caractérisant par un trouble de l’ensemble de la personnalité (affectif, physique, psychologique), une absence de jugement, de suggestibilité et de raisonnement.

A. Causes. La débilité mentale ne peut être attribuable à une seule et unique cause. Ses origines peuvent être endogènes (traumatisme de naissance, mutations ou aberrations chromosomiques, ...) ou exogènes (origine psychoaffective, sociale, ...).

B. Conséquences. Les individus débiles mentaux éprouvent des difficultés d’intégration et d’adaptation sociale et ont de la difficulté à assumer leurs responsabilités.

C. Catégories. Les auteurs ont établi deux grandes catégories de débilité mentale : la débilité éducable et semi-éducable; la débilité légère, moyenne, sévère et profonde.

D. Arriération/débilité/imbécillité/idiotie. Selon les auteurs européens, ces appellations marquent différents degrés d’un même phénomène. Arriération désigne un retard mental dont l’importance peut être légère (débilité), moyenne (imbécillité) ou lourde (idiotie). Au Québec, ces appellations ne sont plus utilisées; elles sont remplacées par les termes « déficience intellectuelle légère, moyenne, profonde ».


DÉBOGAGE

Inf. Action d’éliminer les bogues. Syn. épuration d’un programme.


DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR L’ALPHABÉTISATION (de 2003 à 2012)

Alph. Période de dix ans dédiée, à l’échelle internationale, à la promotion de l’alphabétisation pour tous. V alphabétisation/éducation pour tous. EA Année/Journée internationale de l’alphabétisation.

A. Historique. La Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation est une initiative reliée au cadre international d’action en faveur de l’éducation pour tous, vaste projet international mis en place en 1990 à Jomtien (Thaïlande) lors de l’Année internationale de l’alphabétisation. Le bilan de la mise en œuvre du projet Éducation pour tous, présenté au Forum mondial sur l’éducation (Dakar, 2000), révèle que les objectifs de Jomtien n’ont pas été atteints à l’échelle mondiale et conclut à la nécessité d’une vision renouvelée de l’alphabétisation. VA alphabétisation pour tous, C.

B. Visées. Ayant comme finalité l’alphabétisation pour tous, les partenaires de la Décennie doivent mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les six objectifs énoncés pendant le Forum : 1. développer et améliorer dans tous leurs aspects la protection et l’éducation de la petite enfance, particulièrement des enfants les plus vulnérables et défavorisés; 2. faire en sorte que, d’ici 2015, tous les enfants, en particulier les filles et les enfants en difficulté ou issus de minorités ethniques, aient accès à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et puissent le suivre jusqu’à son terme; 3. répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes en leur assurant un accès équitable à des programmes favorisant l’acquisition des connaissances ainsi que des compétences nécessaires à la vie courante; 4. améliorer de 50 % les niveaux d’alphabétisme chez les adultes, en particulier chez les femmes, d’ici 2015, et assurer à tous les adultes un accès équitable aux programmes d’éducation de base et d’éducation permanente; 5. éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire, d’ici 2005, et instaurer l’égalité en cette matière, d’ici 2015, en veillant notamment à assurer aux filles l’accès équitable et sans restriction à une éducation de base de qualité avec les mêmes chances de réussite; 6. améliorer la qualité de l’éducation dans tous ses aspects et garantir son excellence de façon à obtenir pour tous des résultats d’apprentissage reconnus et quantifiables — particulièrement en ce qui concerne la lecture, l’écriture, le calcul et les compétences indispensables dans la vie courante __ Nations Unies (2002).


DÉCENTRALISATION

Adm. Attribution de responsabilités, de pouvoirs (incluant les moyens d’action) et d’activités spécifiques à des unités membres d’une entité sociale. Résultat de ce processus. TA déconcentration.

A. Éducation. La décentralisation au sens strict signifie que l’unité se voit confier des attributions et acquiert une existence juridique autonome. Les commissions scolaires [QC] sont des unités décentralisées au sens strict __ BRASSARD, A. et OUELLET, M. (1983).

B. Exemples (QC). Les inscriptions des nouveaux élèves se font dans les écoles de la commission scolaire (décentralisation d’une opération); la commission scolaire charge le directeur de chaque école de s’occuper des inscriptions des nouveaux élèves (décentralisation d’une responsabilité); la commission scolaire donne au directeur de l’école la capacité de choisir le temps et les modalités d’inscription des nouveaux élèves (décentralisation de pouvoirs). La décentralisation d’opérations est appelée décentralisation opérationnelle alors que la décentralisation des responsabilités et de pouvoirs sera dite décentralisation administrative __ id.

C. Décentralisation/participation. Le terme participation réfère à l’implication plus ou moins grande d’acteurs à une prise de décision (ou à une autre activité) et au pouvoir, alors que la décentralisation réfère à la dispersion des lieux de prise de décision et de pouvoir __ id.

D. Niveaux. Il existe plusieurs niveaux de décentralisation administrative. Les combinaisons d’au moins cinq facteurs permettent de différencier ces niveaux. Ces facteurs sont : la nature des attributions décentralisées; la quantité des responsabilités décentralisées et leur extension; l’extension des pouvoirs accompagnant les responsabilités décentralisées; les modalités de contrôle de l’unité décentralisée par l’organisme central ou par un intermédiaire de celui-ci; la possession ou non par l’unité décentralisée du statut d’entité juridique autonome et sa capacité d’agir en dehors de l’unité centrale __ id.

E. Avantages : 1. En accélérant le processus décisionnel, la décentralisation permet de prendre les décisions et de solutionner les problèmes au moment opportun. 2. La décentralisation permet aux décideurs de disposer d’informations plus factuelles et peu diluées ou déformées par les multiples acteurs qui, dans une organisation centralisée, les véhiculent de bas en haut. 3. La décentralisation favorise la pertinence des décisions et des solutions trouvées aux problèmes qui se posent. 4. La décentralisation allège le processus décisionnel d’une organisation. 5. La décentralisation permet à l’autorité centrale d’une organisation de se centrer sur l’ensemble de l’organisation et sur les dimensions stratégiques du devenir de l’organisation. 6. La décentralisation permet d’atténuer les tensions entre les services administratifs centraux et les unités responsables des opérations. 7. La décentralisation contribue à une meilleure utilisation des ressources humaines disponibles. 8. En faisant pleinement appel aux capacités des acteurs qui œuvrent dans les unités décentralisées, la décentralisation leur permet de développer leur compétence et leur esprit d’initiative, suscite chez chacun le sentiment d’être utile et renforce chez chacun le sens des responsabilités. 9. La décentralisation diminue les revendications des acteurs des unités de base vis-à-vis de l’autorité centrale. 10. La décentralisation favorise une plus grande implication des acteurs œuvrant dans les unités de base ou impliqués par rapport à celle-ci. 11. La décentralisation empêche les responsables des unités décentralisées de s’en remettre aux autorités supérieures dans les situations difficiles et d’éviter de se compromettre. 12. Pour plusieurs des raisons énumérées précédemment, la décentralisation devrait augmenter la satisfaction des acteurs qui œuvrent au niveau des unités de base. 13. En principe, la décentralisation situe les responsabilités au lieu organisationnel le plus approprié à la nature des activités exécutées __ id.

F. Désavantages : 1. La décentralisation rendrait plus difficiles l’uniformité et la conformité qui sont parfois utiles ou nécessaires dans une même organisation. 2. La décentralisation rendrait plus difficile, plus complexe ou plus longue la coordination entre les unités ou entre les acteurs; il en irait de même pour la concertation. 3. La décentralisation alourdirait et rendrait plus complexe le processus de planification. 4. La décentralisation entraînerait une diminution ou une certaine dilution du contrôle de l’autorité centrale sur l’organisation et ses unités et le rendrait plus complexe. 5. La décentralisation de l’application de certaines politiques risquerait de provoquer une variété d’interprétations de ces politiques. 6. La décentralisation favoriserait un mouvement centrifuge des unités de l’organisation. 7. La décentralisation entraînerait une perte d’expertises ou l’éparpillement des ressources. 8. La décentralisation pourrait générer des coûts plus grands en faisant faire à chaque unité de base des processus qui auraient été exécutés plus rapidement par l’unité centrale ou en provoquant la perte de certaines économies d’échelle. 9. La décentralisation pourrait occasionner une diminution du rendement si des mécanismes appropriés de contrôle ne sont pas mis en place. 10. La décentralisation pourrait résulter en une opposition entre l’unité centrale et les unités décentralisées et générer des conflits __ id.

G. Conditions : 1. Ce qui est décentralisé devra correspondre aux capacités de l’unité en faveur de laquelle se produit la décentralisation. 2. En plus, l’unité qui reçoit de nouvelles attributions devra développer de nouvelles habiletés de fonctionnement. 3. La décentralisation doit s’accompagner d’une redéfinition des rôles des acteurs et des unités organisationnelles. 4. La décentralisation de responsabilités doit être accompagnée des moyens qui permettront à l’unité décentralisée de s’acquitter de ses responsabilités. 5. La décentralisation doit être accompagnée d’une définition des mécanismes de contrôle que l’organisme central exercera sur l’unité décentralisée. 6. Les mécanismes de coordination, de concertation et de règlement de conflit doivent être réévalués et réaménagés concurremment au processus de décentralisation __ id.

H. CN __ décentralisée : unité *.


DÉCENTRALISATION ADMINISTRATIVE

Adm. scol. VA décentralisation, B et D.


DÉCENTRALISATION OPÉRATIONNELLE

Adm. scol. VA décentralisation, B.


DÉCENTRATION

Psych. Capacité de prendre en considération plusieurs dimensions d’une situation ou d’un problème. V résolution de problèmes.


DÉCERNEMENT DES DIPLÔMES

Adm. éduc./Gest. app. VA diplôme, C; sanction des études, C.


DÉCHIFFRAGE

Ens. lang. Opération par laquelle le lecteur tente d’identifier les lettres et de les relier aux sons correspondants sans parvenir nécessairement à une perception d’ensembles signifiants ni à une compréhension du texte; premier stade du décodage. Syn. déchiffrement.VA lecture, A. TA décodage.

A. Méthode synthétique. Le déchiffrage est surtout utilisé dans les méthodes synthétiques d’apprentissage de la lecture. Dans l’optique actuelle de la lecture comme processus de construction de sens, le déchiffrage présente quelques inconvénients puisqu’il s’attache au code uniquement.

B. Décodage. On utilise parfois à tort le mot décodage pour parler de l’opération de déchiffrage. V décodage.


DÉCHIFFREMENT

Ens. lang. Syn.déchiffrage.


DÉCIMAL

adj.

1. Gén. Qui concerne tout ensemble comprenant dix éléments; qui procède en dix.

2. Math. Numérotation en base 10. Nombre décimal; calcul décimal.

CN : système de notation *; système *.


DÉCISION

1. Gén. Action d’arrêter un choix. Résultat de cette action. V processus décisionnel.

2. Doc. Dernière étape de la démarche d’évaluation pédagogique qui consiste à faire un choix entre diverses actions à entreprendre concernant soit la progression de l’apprentissage, soit la reconnaissance des apprentissages réalisés __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). V passage d’une classe à une autre; regroupement. VAévaluation pédagogique, B; jugement, C.

3. Éduc./Rech. VA typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.17.

A.Évaluation pédagogique. Au terme de la démarche, lors de la décision, il faut étudier diverses actions possibles et en choisir une qui donne suite au jugement. La décision peut porter sur : • le matériel pédagogique : utiliser ou non tel manuel, telle série de fiches; entreprendre ou non tel projet, etc.; • les stratégies d’enseignement : recourir à l’exposé, à l’illustration, au renforcement, à l’interrogation; utiliser telle ou telle technique d’animation de groupe, etc.; • les ressources humaines : demander l’aide de telle ou telle personne de l’école; former telle équipe de travail pour un temps, etc.; • l’organisation du temps : consacrer deux jours à telle activité; réserver une heure par semaine à tel projet, etc.; • le cheminement scolaire; inscrire tel élève dans un groupe donné; organiser tel groupe de récupération; appuyer tel projet d’enrichissement, etc. Cette liste incomplète illustre quelques-unes des décisions pédagogiques qui peuvent être influencées par les résultats des apprentissages. C’est précisément au moment de la décision que l’impact de l’évaluation pédagogique sur l’enseignement et l’apprentissage apparaît. Bien que la décision se trouve ici au terme de la démarche d’évaluation pédagogique, le type de décision à prendre doit être prévu au départ. En effet, le type de décision relève de l’intention formative ou sommative avec laquelle on entreprend la démarche d’évaluation pédagogique __ MEQ, DGERD (1989).

B. Types de décisions éducationnelles __ STUFFLEBEAM, D. L. et al. (1980) dans MOISSET, J. et al. (1987).

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C. CN : arbre de *; autonomie de *; grille de *; modèle de *; prise de *; processus de *; recherche orientée vers des *.

D. CN __ décideur : élève *.

E. CN __ décisionnel,le : approche systémique *; interdisciplinarité *; processus *; recherche *.


DÉCISION DE REDOUBLEMENT

Adm. scol./Lég. scol. V commission d’appel.


DÉCISION MÉTACOGNITIVE

Psych. cogn. VA métacognition, E.


DÉCISION OPTIMUM

Adm./Gest./Rech. VA recherche opérationnelle, C.


DÉCISION STATISTIQUE

Rech./Stat. Décision que l’on prend au regard d’une population ou d’un nombre important d’individus, à partir de données qui ont été obtenues auprès d’un échantillon représentatif. V extrapolation; hypothèse nulle; signification statistique; test d’hypothèse.


DÉCISION SUBOPTIMUM

Adm./Gest./Rech. VA recherche opérationnelle, D.



DÉCLARATIF,IVE

adj.

1. Gén. Qui exprime, qui révèle quelque chose. Une évaluation déclarative.

2. Did./Péd. Qualifiedes données acquisespar l’élève quipourront éventuellementservir à leur utilisationdans une résolution de problèmes. Ant. procédural,e.

CN : connaissance *; mémoire *.



DÉCLARATION

Gén. Syn. communication; formulation; instruction; promulgation; proposition; stipulation.


DÉCLARATION DES DROITS DE L'ENFANT

Dr./Pol. Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1959, déclaration de principes, de règles, de normes et de lois qu’une société doit respecter au regard de ses enfants. VA droits de l’enfant, B.


DÉCLINAISON

n.f.

Ens. lang./Ling. Ensemble des suffixes grammaticaux accolés à certains mots d’une langue (les noms et leurs déterminants, les adjectifs, les pronoms à l’exclusion des verbes) et qui servent à en indiquer la fonction syntaxique (ou le cas) : sujet (nominatif), objet (accusatif), objet indirect (datif), complément du nom (génitif), complément particulier du verbe (ablatif), apposition nominale ou appellative (vocatif). TA conjugaison; désinence; flexion.

Langues déclinées. L’allemand, le grec, le latin, le russe se caractérisent plus particulièrement par leurs déclinaisons contrairement au français, à l’anglais, à l’italien et à l’espagnol.


DÉCLOISONNEMENT DES APPRENTISSAGES

1. Did. Opération qui consiste à éliminer les barrières internes et externes entre les diverses matières et habiletés qui constituent l’éducation d’un sujet; situation pédagogique qui résulte de l’opération précédente. TA interdisciplinarité. EA intégration des matières. = {décloisonnement des matières + décloisonnement des habiletés}.

2. Péd. Approche pédagogique qui s’inscrit dans l’optique précédente.

Décloisonnement/intégration. VA décloisonnement des habiletés/des matières.


DÉCLOISONNEMENT DES HABILETÉS

1. Did. Opération qui consiste à éliminer les barrières entre les divers développements (cognitif, affectif, moral, moteur, perceptuel, etc.) de l’être humain; situation pédagogique qui résulte de l’opération précédente. TA interdisciplinarité. EA décloisonnement des matières; intégration des matières.Î décloisonnement des apprentissages.

2. Péd. Approche pédagogique qui s’inscrit dans l’optique précédente.

Décloisonnement/intégration. L’être humain est un tout complexe. Son développement touche à de multiples aspects qui viennent en interaction. Bien qu’il soit utile de percevoir et d’agencer en diverses taxonomies l’ensemble des habiletés qui peuvent faire l’objet d’apprentissage, il est difficile d’isoler le développement d’un domaine d’habiletés des autres développements possibles qui peuvent l’accompagner et même, le conditionner. Le décloisonnement est un préalable à l’intégration des habiletés. Cette dernière correspond à une perception plus conforme de la nature même de l’être humain. Dans cette perspective globale, l’intégration respecte la nature même de l’apprentissage; elle s’inscrit en outre dans le cadre nécessaire au développement, non seulement d’un être instruit, mais encore d’un être éduqué.


DÉCLOISONNEMENT DES MATIÈRES

1. Did. Opération qui consiste à éliminer les barrières traditionnelles qui fragmentent et divisent artificiellement et arbitrairement les contenus scolaires; situation pédagogique qui résulte de l’opération précédente. TA interdisciplinarité. EA décloisonnement des habiletés; intégration des matières. Î décloisonnement des apprentissages.

2. Péd. Approche pédagogique qui s’inscrit dans l’optique précédente.

Décloisonnement/intégration. Dans le décloisonnement, éliminer les barrières ne signifie cependant pas que l’on favorise l’interaction des matières. L’intégration va plus loin que le décloisonnement et s’inscrit dans une approche interdisciplinaire, dans une optique de complémentarité et de convergence des matières scolaires. Le décloisonnement est donc une condition préalable à l’intégration.


DÉCODAGE

Com./Ens. lang./Inf./Ling./Stat. Opération consciente ou inconsciente qui se produit tant à l’oral qu’à l’écrit et par laquelle le récepteur traite le message reçu à partir d’un certain code, de façon à en comprendre la signification. Ant. encodage. V codage; communication; reconnaissance des mots. VA compréhension en lecture, A.1; déchiffrage, B; lecture, A et D; psycholinguistique, A. EA préalable à la lecture.

A. Décodage écrit. Le lecteur peut s’appuyer sur plusieurs sources d’information pour décoder un mot écrit : 1. utilisation du contexte qui lui permet de combiner à la fois l’information contextuelle qu’il tire du texte environnant et des illustrations ainsi que de ses propres connaissances; 2. utilisation de l’analyse graphophonétique : action d’associer les lettres et les sons correspondants; 3. utilisation de la structure des mots : assemblage des lettres et des sons correspondants, comme des morphèmes et des syllabes; 4. utilisation du dictionnaire pour déterminer la prononciation et le sens d’un mot; 5. utilisation du déchiffrage des mots : reconnaissance immédiate de la prononciation d’un mot; 6. utilisation du code syntaxique : ordre des mots; etc.

B. Décodage/reconnaissance des mots. Le décodage fait partie de l’acte d’identification des mots. Ce n’est qu’un moyen intermédiaire utilisé pour parvenir à la reconnaissance des mots. V identification des mots; reconnaissance des mots.

C. Codage-décodage. En situation de lecture, le processus de codage-décodage est une opération qui permet de passer de la structure de surface à la structure profonde d’un texte, processus précédant toute compréhension textuelle __ LA BORDERIE, R. (1979).


DÉCONCENTRATION

Adm. Délégation à des unités locales ou régionales, qui demeurent sous l’autorité de l’administration centrale, de responsabilités, de pouvoirs (incluant les moyens d’action) et d’activités. V décentralisation.

Exemple (QC). Les directions régionales du ministère de l’Éducation du Québec sont des organismes déconcentrés. Ce sont des unités du ministère de l’Éducation, mais qui sont dispersées régionalement sur le territoire __ BRASSARD, A. et OUELLET, M. (1983).


DÉCONTINGENTEMENT

Adm. scol./Org. scol. Ant. contingentement.


DÉCOUVERTE

1. Gén. Reconnaissance ou observation première d’un objet ou d’un phénomène naturel __ KRANSBERG, M. (1983) dans LAMBERT, M. (1987).

2. Spéc. Action de découvrir ou d’inventer. Objet ou résultat de l’action précédente. TA invention.

3. Did./Péd. Processus commun à plusieurs variétés d’apprentissage qui s’inscrit alors dans les méthodes pédagogiques où la curiosité et l’activité exploratoire sont fondamentales __ LAMBERT, M. (1987). VA modèle d’enseignement, E.3.4; règle, C.

4. Épist. gén. Pour Jean PIAGET, rencontre entre un sujet et un objet préexistant, mais jusque-là inconnu du sujet.

A. Acception. La notion de découverte paraît plus complexe compte tenu des divers sens qui lui sont attribués. Pour certains auteurs, elle est le résultat d’une opération mentale qui comprend une part d’intuition (par exemple, dans la brusque découverte d’une solution mathématique); pour d’autres, elle est « un événement cognitif hypothétique » (WITTROCK, M. C., 1973); pour d’autres encore, c’est un concept qui semble correspondre, suivant le cas, « à une motivation, à un renforcement et à une heuristique ou à une médiation dont les effets appartiennent à certaines séquences de comportement », le processus de la découverte pouvant mobiliser « toutes les facultés et développer un comportement correspondant au problème étudié. Il est clair qu’une découverte peut aussi apporter une satisfaction personnelle et rendre plus probable le retour d’un comportement identique » __ WITTROCK, M. C. (1973) dans LAMBERT, M. (1987).

B. Péd. En pédagogie, la méthode dite « de découverte » consiste à livrer l’individu à lui-même pour trouver la solution d’une situation problématique pour laquelle ni les méthodes ni les résultats ne sont connus d’avance __ BAZIN, R. (1983).

C. CN : activité de * de la nature; centre de * de la nature; méthode de la re*; sentier de * de la nature.


DÉCOUVERTE GUIDÉE

Ens. lang. Technique pédagogique qui consiste à construire en langue (ou dans n’importe quelle matière) un corpus contraignant pour le soumettre aux élèves, avec pour objectif qu’ils découvrent, par induction, la régularité ou la règle qui s’y trouve appliquée en suivant une consigne définie (comparez, observez, opposez, ... et tirez la conclusion ...). V induction.

Application. La découverte guidée peut s’appliquer aussi bien au lexique qu’à la grammaire __ BARRET, V. M. C. (1994).


DÉCRET

Adm. scol./Lég. scol. Décision écrite émanant du pouvoir exécutif dans le cadre tracé par la constitution et soumis au contreseing (contresignature) présidentiel ou du conseil des Ministres.


DÉCROCHAGE

Adm. scol./Gest. ens. VA abandon scolaire, B; écologie éducationnelle, F.


DÉCROCHER

v.

Adm. scol./Gest. ens. VA abandon scolaire, C.


DÉCROCHEUR,CHEUSE

Adm. scol./Gest. ens. Personne qui quitte en cours d’études, sans terminer le cycle commencé. Syn. défectionnaire. Élève qui quitte l’école avant l’obtention de son diplôme __ CTEQ : norm. (05.82). Syn.abandonnataire; abandonneur; cas d’abandon. VA formation initiale, B. EA abandon/âge/obligation/population scolaire; classe spéciale; scolarité obligatoire.

A. F.f. Il ne faut pas employer drop-out, ni drop out, ni dropout pour désigner le décrocheur, la décrocheuse __ id.

B. Autres termes. Les termes décrochage et décrocher existent également __ id.

C. Syn.Abandonneur et abandonnataire sont aussi attestés dans la francophonie __ id.

D. Spéc. On parle généralement de décrocheur, décrocheuse pour désigner l’élève qui quitte l’école avant l’obtention du diplôme d’études secondaires, qu’il soit d’âge scolaire ou non. Le décrochage n’est pas toujours définitif : en effet, de nombreux décrocheurs retournent à l’école dans une classe spéciale ou, plus tard, dans le cadre de la formation continue __ id.

E. Gén. De plus, au sens large du terme, on parle aussi de décrocheur pour désigner l’élève qui abandonne ses études collégiales ou universitaires avant l’obtention de son diplôme __ id.

F. Exemples d’emploi : services destinés aux décrocheurs; école pour décrocheurs et décrocheuses; les décrocheurs retournent à l’école __ id.

G. CN : classe pour *.


DÉCULTURATION

n.f.

Éduc. cult./Soc. Processus de déperdition partielle ou totale de la culture propre à un individu ou à un groupe d’individus au profit d’une culture nouvelle (par exemple, chez les immigrés ou leurs enfants); résultat de cette modification. V acculturation; culture immigrée. TA acculturation; transculturation.


DÉDOUBLER UNE CLASSE

v.

Gest. ens./Org. scol. V division.


DÉDUCTIF,IVE

adj.

Phi. Syn. axiomatique.

CN : approche *; approche hypothético-*; démarche *; hypothético-*; méthode *; méthode hypothético-*; raisonnement *; validité hypothético-*.


DÉDUCTION

1. Int. art. Séquence de formules logiques telles les axiomes, les théorèmes déjà prouvés, les hypothèses ou les formules dérivées d’autres formules par l’application de règles d’inférence __ PAVEL, S., SEC (1989).

2. Phi. Opération mentale, processus logique de raisonnement qui consiste à dégager des données particulières à partir d’une ou de quelques propositions générales explicites, de tirer des conclusions à partir de prémisses. Conclusion qui résulte du processus précédent. Ant. induction. TA globalisme;inférence; raisonnement; rationalisme.

3. Psycholing. VA inférence, B.

4. Rech./Sc. Processus d’exploration qui consiste à inférer l’existence de phénomènes particuliers découlant, à titre de conséquences logiques, de conclusions générales préalablement établies __ LEGENDRE, R. (1983). Ant. induction. VA approche inductive, B; connaissance, P; paradigme humaniste, F; théorie, H et I; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.14. TA globalisme; inférence; raisonnement. EA méthode scientifique.

A. Étym. Du latin deductio, action de conduire ou de mener à partir de.

B. Sortes. Il existe deux sortes de déduction. L’une est simplement inclusive et syllogistique et n’est fondée que sur les rapports du « tous » et du « quelques » (...); en ce cas nous ne sortons pas du domaine des lois, et la déduction n’est qu’une généralisation, qui nous rapproche de l’explication, mais en reculant sans plus le problème. L’autre forme de déduction, qui seule est explicative, peut être appelée constructive et consiste à insérer les lois dans une structure mathématique comportant ses normes propres de composition, non plus par emboîtement simple comme le syllogisme, mais selon des transformations plus ou moins complexes __ PIAGET, J. (1970).

C. Acquisitions. Il existe (...) des acquisitions qui ne sont pas dues à l’expérience, du moins à l’état achevé des mécanismes en question : ce sont les acquisitions dues à un processus éducatif. Même si, par exemple, la transitivité s’apprend (ce qui revient donc à dire en fonction de l’expérience), son emploi, une fois le mécanisme constitué, donne lieu à des acquisitions nouvelles qui comme telles ne sont plus dues à l’expérience. C’est à partir du niveau opératoire (7-8 ans) que la déduction constitue ainsi une source d’acquisitions indépendantes de l’expérience __ PIAGET, J. (1959).

D. Déduction/induction. Plusieurs auteurs considèrent la déduction comme un cas limite de l’induction __ PIAGET, J. (1970). Si l’induction peut s’appuyer sur des faits, des observations, des données implicites en somme, la déduction par ailleurs, table sur des données explicites. De celles-ci, le sujet dégagera (par inférence) une conséquence, une conclusion, qui ne peut être autre que nécessairement vraie en vertu des lois logiques impliquées. Ainsi, la déduction engage des réponses dichotomiques : ou elles sont justes, ou elles sont erronées. À titre d’exemple : le syllogisme. Celui-ci est la forme la plus brève et la plus traditionnelle pour rendre compte de l’inférence logique impliquée dans la déduction.

E. Raisonnement et conclusion. Le raisonnement déductif est un processus logique dans lequel une conclusion découle nécessairement des prémisses énoncées. La conclusion ne peut être fausse si les prémisses sont vraies, et elle ne peut contenir plus d’information que l’ensemble des prémisses dont elle est dérivée __ HILL, J. E. (1972). VA induction, C.

F. Log. En logique classique, la déduction infère du vrai au vrai, et l’induction, du vrai au vraisemblable __ PAVEL, S., SEC (1989).

G. Validité. Pour qu’une déduction soit vraie, il faut que les données générales ou les prémisses (axiomes, postulats, présupposés, principes, règles, assises, etc.) soient vraies.

H. Types. Jean PIAGET (1970) distingue trois types de déduction : • la déduction inclusive ou syllogisme qui se produit par emboîtement et n’apporte rien de nouveau aux faits connus; • la déduction explicative ou analytique qui s’opère par voie de structuration ou de transformation et démontre une dépendance logique entre les propositions successives; • la déduction constructive ou synthétisante qui s’opère également par structuration ou transformation, mais qui amène à tirer des conséquences complexes de prémisses simples par combinaison de schèmes.

I. CN __ déductive : approche *; théorie *.


DÉFAILLANCE SCOLAIRE

Adm. scol./Gest. app. Syn. abandon en cours d’études. TA absentéisme.


DÉFAITISME

Phi./Psychopéd. VA apprentissage de la lecture, B; discours pédagogique, 1.


DÉFECTIF

adj.

Ens. lang. VA verbe, B.


DÉFECTIONNAIRE

Adm. scol./Gest. ens. Syn. abandonnataire; abandonneur; cas d’abandon; décrocheur.


DÉFI

Diagn./Did. Obstacle pédagogique perçu par le sujet comme un écart stimulant entre l’état de ses connaissances et le nouvel objet à atteindre. Ant.entrave. VA obstacle pédagogique, B. RN assises, B.

Défis sociaux : 1. insertion et participation à une société en évolution; 2. collectivité pluraliste; 3. accessibilité à un savoir et à un travail en changement continuel; 4. globalisation des marchés et des économies.


DÉFICIENCE

Adapt. scol./Diagn. Perte, insuffisance ou anomalie, transitoire ou définitive, des structures de fonctionnement physiologiques, psychologiques ou mentales d’une personne. VA capacité, F; débilité mentale, D; handicap, E. TA à risque; incapacité.

A. Causes. (...) une déficience est le résultat d’un état pathologique objectif, observable, mesurable et pouvant faire l’objet d’un diagnostic ___ OPHQ (1984). Même si la cause peut être une maladie, la déficience n’en est pas une. Ex. : maladie congénitale; toxicomanie; traumatisme.

B. Classification des déficiences __ INSERM, OMS (1988).

DÉFICIENCES INTELLECTUELLES

- Déficiences de l’intelligence

• retard mental profond

• retard mental sévère

• retard mental modéré

• autres types de retard mental

• autres déficiences de l’intelligence

- Déficiences de la pensée

• déficience du déroulement et de la forme de la pensée

• déficience du contenu de la pensée

- Déficiences de la mémoire

• amnésie

• autres déficiences de la mémoire

- Autres déficiences intellectuelles

• autres déficiences intellectuelles



DÉFICIENCES DU PSYCHISME

- Déficiences de la conscience et de l’état de veille

• déficience de la clarté de la conscience et de la qualité de l’expérience consciente

• déficience intermittente de la conscience

• autres déficiences de la conscience et de l’état de veille

- Déficiences de la perception et de l’attention

• déficience de la perception

• déficience de l’attention

- Déficiences des fonctions émotives et volitives

• déficience des pulsions

• déficience de l’émotion, de l’affect et de l’humeur

• déficience de la volition

• déficience des fonctions psychomotrices

- Déficiences du comportement

• déficience du comportement


DÉFICIENCES DU LANGAGE ET DE LA PAROLE

- Déficiences du langage (troubles du langage)

• déficience sévère de la communication

• déficience de la compréhension et de l’utilisation du langage

• déficience des fonctions extralinguistiques et sublinguistiques

• déficience des autres fonctions linguistiques

• autres déficiences du langage

- Déficiences de la parole (troubles de la parole)

• déficience vocale

• autres déficiences de la fonction vocale

• déficience de la parole dans la forme

• déficience du contenu de la parole

• autres déficiences de la parole



DÉFICIENCES AUDITIVES

- Déficiences de l’acuité auditive

• déficience totale ou profonde du développement de l’ouïe

• perte auditive bilatérale profonde

• perte auditive profonde d’une oreille avec déficience sévère de l’autre oreille

• déficience auditive bilatérale sévère

• déficience auditive profonde d’une oreille avec déficience moyenne, légère ou nulle de l’autre oreille

• autres déficiences de l’acuité auditive

- Autres déficiences de l’audition ou de l’appareil auditif

• déficience de la discrimination vocale

• autres déficiences de la fonction auditive

• déficience de la fonction vestibulaire et de l’équilibration

• autres déficiences de l’appareil auditif


DÉFICIENCES DE L’APPAREIL OCULAIRE

- Déficiences de l’acuité visuelle

• abscence d’œil

• déficience visuelle profonde des deux yeux

• déficience visuelle profonde d’un œil avec vision basse de l’autre œil

• déficience visuelle moyenne des deux yeux

• déficience visuelle profonde d’un œil

• autres déficiences de l’acuité visuelle

- Autres déficiences de la fonction visuelle et de l’appareil oculaire

• déficience du champ visuel

• autres déficiences visuelles

• autres déficiences oculaires


DÉFICIENCES DES AUTRES ORGANES

- Déficiences des organes internes

• déficience mécanique et motrice des organes internes

• déficience de la fonction cardiorespiratoire

• déficience de la fonction gastro-intestinale

• déficience de la fonction urinaire

• déficience de la fonction reproductrice

• anomalie des organes internes

• autres déficiences des organes internes

- Déficiences d’autres fonctions particulières

• déficience des organes sexuels

• déficience de la mastication et de la déglutition

• déficience liée à l’olfaction et aux autres fonctions particulières


DÉFICIENCES ESTHÉTIQUES

- Déficiences esthétiques de la tête et du tronc

• altération au niveau de la tête

• difformité de la tête et du tronc

• autres déficiences esthétiques de la tête

• autres déficiences esthétiques du tronc

- Déficiences esthétiques des membres

• défaut de différenciation de certaines parties du corps

• autres malformations congénitales

• autres déficiences esthétiques des parties du corps

• autres déficiences esthétiques

- Autres déficiences esthétiques

• orifice anormal

• autres déficiences esthétiques


DÉFICIENCES DE FONCTIONS GÉNÉRALES,
SENSITIVES OU AUTRES

- Déficiences fonctionnelles

• déficiences multiples

• déficience sévère de la continence

• susceptibilité aux traumatismes

• déficience du métabolisme

• autres déficiences des fonctions générales

- Déficiences sensitives

• déficience sensitive au niveau de la tête

• déficience au niveau du tronc

• déficience au niveau du membre supérieur

• autres déficiences

- Autres déficiences

• autres déficiences


DÉFICIENCES DU SQUELETTE ET DE L’APPAREIL DE SOUTIEN

- Déficiences des régions de la tête et du tronc

• Déficience des régions de la tête et du tronc

- Déficiences mécaniques et motrices des membres

• déficience mécanique d’un ou des membres

• paralysie spasmodique de plus d’un membre

• autres paralysies des membres

• autres déficiences motrices des membres

- Altération de membres

• altération de l’axe transversal des parties proximales d’un membre

• altération de l’axe transversal des parties distales d’un membre

• altération de l’axe longitudinal des parties proximales du membre supérieur

• altération de l’axe longitudinal des parties proximales du membre inférieur

• altération de l’axe longitudinal des parties distales d’un membre



C. Déficience/absence. Le terme absence définit plus le manque total d’une chose. Utiliser la nomenclature absence au lieu de déficience impliquerait qu’une personne n’aurait aucune structure de fonctionnement.

D. Déficience/carence. Terminologie plus utilisée dans le domaine médical, qui indique le manque ou l’insuffisance de quelque chose externe à l’organisme.

E. Déficience/déficit. Déficit a une connotation plus quantitative que déficience et, de ce fait, plus concrète : il désigne ce qui manque par rapport à une norme, plus que le fait qu’il y a insuffisance __ UNESCO (1977).

F. CN : alphabétisation des personnes ayant une * auditive/visuelle; besoin-*; élève ayant des troubles graves de comportement associés à une * psychosociale; élève ayant une * intellectuelle légère; élève handicapé en raison d’une * auditive/intellectuelle/motrice/organique/physique/sensorielle/ visuelle; élève handicapé en raison de multiples * ou difficultés; élève handicapé par une * intellectuelle profonde.


DÉFICIENCE AUDITIVE

Adapt. scol./Diagn./Méd. Déficience de l’oreille, de ses structures annexes et de leurs fonctions __ INSERM, OMS (1988).VA classe de soutien pédagogique, A; déficience, B.

A. CN : alphabétisation des personnes ayant une *; élève handicapé en raison d’une *.

B. CN __ déficients auditifs : professeur d’école pour *.


DÉFICIENCE DE LA PAROLE

Adapt. scol./Diagn./Méd. Déficience liée à la compréhension et à l’utilisation de la parole et à ses fonctions associées, y compris l’apprentissage __ INSERM, OMS (1988). EA déficience du langage.

Diagnostics possibles. Parmi les diagnostics possibles, on trouve la dysarthrie, le bégaiement, l’apraxie.


DÉFICIENCE DES ORGANES INTERNES

Adapt. scol./Diagn./Méd. Perte, insuffisance ou anomalie du fonctionnement des différents organes internes (cœur, poumons et autres) du corps humain dont les causes peuvent être diverses. VA déficience, B.


DÉFICIENCE DÉVELOPPEMENTALE

Adapt. scol./Diagn. VA apprentissage de la lecture, B.


DÉFICIENCE DU LANGAGE

Adapt. scol./Diagn./Ling. Déficience liée à la compréhension et à l’utilisation du langage et à ses fonctions associées, y compris l’apprentissage __ INSERM, OMS (1988). VA déficience, B. EA déficience de la parole.

A. Diagnostic possible. Parmi les conclusions diagnostiques possibles, on trouve l’aphasie.

B. Dyslexie. Il ne faut pas classer la dyslexie dans les déficiences du langage et de la parole. Aucune preuve scientifique n’a encore été apportée et les travaux antérieurs sont actuellement très contestés.


DÉFICIENCE DU PSYCHISME

Adapt. scol./Diagn./Psych. Perte, insuffisance ou anomalie venant interférer avec les éléments de base de la vie mentale __ INSERM, OMS (1988). VA déficience, B.

A. Symptômes. Habituellement, les symptômes comme les hallucinations et les délires sont considérés comme très proches de ce qui a été défini ici comme déficience; ils peuvent être considérés comme le résultat d’une déficience de certains processus psychologiques essentiels qui doivent normalement exister, même si nous ignorons souvent leur nature. Par exemple, des symptômes graves d’anxiété peuvent être perçus comme une déficience des mécanismes de contrôle du système nerveux autonome. On peut dire la même chose des sentiments morbides dépressifs et des sentiments hypomaniaques. De même, on peut supposer que les hallucinations sont la conséquence d’une déficience des mécanismes permettant de différencier le « moi » du « non-moi », alors que les délires témoignent d’une déficience comparable bien qu’elle vise plutôt l’épreuve de réalité __ id.

B. Incapacités. On considérera les altérations du comportement comme des incapacités plutôt que comme des déficiences, lorsqu’il s’agit de perturbation des séquences d’interactions complexes, intentionnelles et complètes avec l’environnement ou avec d’autres personnes __ id.


DÉFICIENCE ESTHÉTIQUE

Adapt. scol./Diagn./Méd./Soc. Terme générique qui comprend les troubles physiques pouvant avoir des conséquences sur les relations sociales __ INSERM, OMS (1988). VA déficience, B.

Nature. Le concept a été interprété de façon large, de manière à inclure des problèmes qui peuvent ne pas être la conséquence de maladies particulières (déformations ou troubles pouvant altérer le contrôle socialement acceptable des fonctions corporelles) __ id.


DÉFICIENCE INTELLECTUELLE

Adapt. scol./Diagn./Psych. Perte, insuffisance ou anomalie du degré de développement des fonctions cognitives (perception, attention, mémoire). V handicap intellectuel. VA autonomie, X, Z, EE à JJ; autonomie assistée, E; autonomie d’exécution, D; autonomie de base, D; autonomie de décision, C; besoin, L; classe d’appoint, D;déficience, B; échec scolaire, A; quotient intellectuel, B. EA déficience intellectuelle profonde/mentale; retard mental.

A. Causes. Les causes de la déficience intellectuelle sont nombreuses et souvent inconnues. La déficience peut être attribuable à un problème génétique, à un traumatisme de naissance, à un problème développemental, à un manque de stimulation, à des habitudes de vie nocives, etc. __ FOUGEYROLLAS, P. (1985).

B. Diagnostic. Il est possible de dépister la déficience intellectuelle en observant les limitations d’une personne, ses performances, sa manière de réaliser des activités en fonction de la moyenne des individus et des normes socioculturelles.

C. Conséquences. Une personne atteinte de déficience intellectuelle manifeste habituellement des retards du développement moteur, de la communication, de l’autonomie personnelle et sociale. Elle a souvent des difficultés d’adaptation.

D. Catégories. En Amérique du Nord, on fait référence à quatre niveaux de déficiences intellectuelles : légère, moyenne, sévère et profonde.

E. Déficience intellectuelle/retard mental. Dans la classification de l’Organisation mondiale de la santé, le retard mentalfait partie de la catégorie des « déficiences de l’intelligence », elle-même sous-catégorie des « déficiences intellectuelles » qui a donné lieu au vocable québécois. D’autre part, dans de nombreux écrits scientifiques francophones, l’utilisation de « retard mental » est aussi fréquent __ MAURICE, P. (1994). V retard mental.

F. CN : élève ayant une * légère; élève handicapé en raison d’une *.


DÉFICIENCE INTELLECTUELLE MOYENNE À SÉVÈRE

Orthopéd. VA élève handicapé en raison d’une déficience intellectuelle, A.



DÉFICIENCE MENTALE

Adapt. scol./Diagn./Psych. F.f. Le terme déficience intellectuelle est maintenant préféré à celui de déficience mentale. V déficience intellectuelle. VA déficience, B. EA débilité mentale.


DÉFICIENCE MOTRICE GRAVE

Adapt. scol./Diagn./Méd. VAélève handicapé en raison d’une déficience motrice, B.


DÉFICIENCE MOTRICE LÉGÈRE

Adapt. scol./Diagn./Méd. VAélève handicapé en raison d’une déficience motrice, A.


DÉFICIENCE ORGANIQUE

Adapt. scol./Diagn./Méd. V élève handicapé en raison d’une déficience organique.

CN : élève handicapé en raison d’une *.


DÉFICIENCE PHYSIQUE

Adapt. scol./Diagn. VA apprentissage de la lecture, B.


DÉFICIENCE PSYCHOLOGIQUE

Adapt. scol./Diagn. VA apprentissage de la lecture, B.


DÉFICIENCE SENSORIELLE

Adapt. scol./Diagn./Méd. Vélève handicapé en raison d’une déficience sensorielle. VA classe d’appoint, D.

CN : élève handicapé en raison d’une *.


DÉFICIENCE SENSORIMOTRICE

Adapt. scol. VAéchec scolaire, A.


DÉFICIENCE VISUELLE

Adapt. scol./Diagn./Méd. Vélève handicapé en raison d’une déficience visuelle. VA classe de soutien pédagogique, A.

A. CN : alphabétisation des personnes ayant une *; élève handicapé en raison d’une *.

B. CN __ déficients visuels : professeur d’école pour *.


DÉFICIENT MENTAL

Diagn./Orthopéd. V enfant déficient mental.

CN : enfant *; enfant * moyen.


DÉFICIT

Gén. VA déficience, E;handicap, E.

A. CN : hyperactivité et * de l’attention.

B. CN __ déficitaire : désordre * de l’attention; trouble * de l’attention.


DÉFICIT DE L'ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACTIVITÉ

Adapt. scol./Diagn./Psychopéd. Désordre du comportement se caractérisant par la difficulté pour une personne à fixer son attention, accompagnée ou non d’une hyperactivité. VA approche cognitivo-béhaviorale, A;dépression, A. TA hyperactivité. EA hyperactivité et déficit de l’attention; trouble déficitaire de l’attention.

A. Déficit de l’attention/hyperactivité. Dans la littérature, ces deux termes sont souvent interchangés. James M. KAUFFMAN (1993) souligne que les deux concepts sont différents. L’hyperactivité peut accompagner un déficitde l’attention, mais ce n’est pas toujours le cas. Benjamin B. LAHEY et C. C. CARLSON (1991) mentionnent que les enfants qui présentent un déficit de l’attention avec hyperactivité sont plus enclins à développer des troubles de la conduite. Ceux qui ne présentent pas d’hyperactivité ont tendance à être amorphes, retirés, anxieux ou dépressifs.

B. Déficience de l’attention. Selon l’Organisation mondiale de la santé (1988), l’attention se définit comme une réponse différenciée à un stimulus spécifique. La déficience de l’attention comprend les troubles de l’intensité, la distraction, la durée et la mobilité de l’attention. Elle comprend également la déficience de la concentration, la diminution de la durée de l’attention, l’impossibilité de déplacer son attention, l’arrêt brutal ou l’inattention dans le cours de la conversation, la déficience de l’état de vigilance.


DÉFINITION

1. Gén. Détermination des limites de la signification d’un mot, d’une expression ou de tout autre symbole linguistique dans un ensemble de termes interreliés; énoncé affirmatif résultant d’une telle délimitation et précisant la signification exacte d’un objet de pensée à l’aide d’autres termes supposés connus du lecteur cible ou précisés à d’autres articles du dictionnaire. VA objectif opératoire, N; savoir, D.

2. Épist./Sc. Convention logique a priori, principe à la base de l’édification d’un domaine de savoir (ex. : les axiomes et postulats en mathématiques). VA pensée critique, B1.1(9), K et L. TA axiome; paradigme; postulat. EA unité de base.

3. Ing. Étape de l’analyse de la valeur qui permet de déterminer la conception par la fixation sur des plans (ou dessins), de toutes les qualités propres du produit __ PETITDEMANGE, C. (1985).

4. Ling. Formule explicative, présentée comme synonyme du terme à définir, en vue de suggérer le sens d’un mot ou d’une expression; partie d’article de dictionnaire énonçant l’acception d’un terme. VA essentialisme, A.

5. Phi. Opération consistant à préciser le sens d’un concept; proposition affirmative qui consiste à énoncer la nature et les caractères essentiels d’un concept de façon à en faire connaître exactement l’extension et la signification à l’exclusion de tout autre.

6. Techno. éduc. Nombre fixé de lignes, formées de pixels, qui constituent l’image sur un écran __ CMTE (Fr.) (1992). Produit du nombre de lignes et du nombre de colonnes dans l’image d’un écran.

A. Étym. Du latin definitio (XIIe s.), definitionem et definitivus, dér. de definire, marquer les limites (fines), délimiter, démarquer, déterminer, préciser, spécifier; VIIe s. définissement; XVIIe s. difinition.

B. Nature. Pour la logique ancienne, la définition : a) vise à faire connaître son objet; b) exprime un jugement; c) sert d’appui au raisonnement. L’étude de la définition permet donc d’éclairer la logique du concept, la logique du jugement, la logique du raisonnement. La question centrale est de déterminer en quoi la définition répond aux exigences des conditions formelles de la pensée valide. Les logiciens distinguent les sortes de définitions selon qu’elles expriment l’essence ou les accidents d’un être réel ou non puisque la connaissance et la vérité dépendent de l’adéquation à la réalité. Les logiciens tentent ensuite de circonscrire quel type de jugements est véhiculé par la définition et quelles définitions correspondent à des jugements valides. Les logiciens s’interrogent ensuite sur l’effet des définitions quant à l’élaboration d’un raisonnement.

C. Structure d’une définition classique. Dans une approche globale, un vocabulaire spécifique, comme celui de l’éducation, est la somme de mots et d’expressions réunis en des sous-ensembles intersectés. Chacun des sous-ensembles se compose à son tour d’un certain nombre de termes interreliés; un tel sous-ensemble s’appelle la classe d’un groupe de termes (animal : rongeurs, carnivores, insectivores ...; rongeur : rat, écureuil, lapin, castor, ...). On distingue les termes appartenant à un même sous-ensemble générique en spécifiant les caractères particuliers de chacun. Ainsi, la définition classique d’un terme indique-t-elle le sous-ensemble auquel le terme appartient __ la classe __ ainsi que les attributs propres qui le distinguent des autres termes de sa parenté linguistique __ les caractères particuliers. Définition de castor = rongeur (classe) + au corps massif + à tête large et museau court + à large queue plate + à pattes postérieures palmées (caractères particuliers). La définition classique doit donc se plier à trois règles : 1. elle doit exprimer l’essence de son objet (par l’analyse de la compréhension) c’est-à-dire exprimer __ seulement __ ce que la chose ne peut pas ne pas être; 2. elle doit être caractéristique c’est-à-dire convenir à tout le défini et au seul défini; 3. elle doit s’effectuer par l’indication du genre (prochain ou éloigné) et de la différence spécifique.

D. Critique de la définition classique. Pour la logique classique, seule la définition de choses, essentialiste, remplit pleinement le programme de la définition. La logique moderne a voulu plutôt élaborer une logique du raisonnement qui évite le problème de la réalité. La logique classique néglige l’ensemble des énoncés de type générique qui constituent souvent des définitions complètes ou partielles. Enfin, la logique classique a peu poursuivi les efforts de situation de la définition dans l’élaboration du raisonnement et n’a pas perçu que des épistémologies particulières étaient possibles à partir de conceptions différentes de la définition.

E. Qualités d’une bonne définition. En regard du lecteur, une bonne définition doit être explicite, éclairante, évocatrice et compréhensible. En ce qui a trait au terme défini, la définition doit être précise, rigoureuse, exhaustive et spécifique; elle doit comprendre les caractères essentiels et non accidentels du terme; elle doit éviter la circularité et la tautologie. V définition tautologique.

F. Synthèse et critique. Résultante d’observations de la réalité, de réflexions portant sur des perceptions parfois divergentes d’un même terme, situé ou non à l’intérieur d’un sous-domaine terminologique, et fruit de l’analyse de rédacteurs, d’experts et d’utilisateurs, une définition doit forcément être issue de l’évaluation d’une variété de renseignements terminologiques qu’on a, par la suite, intégrés en un tout distinctif. La définition d’un terme dépend nécessairement du cadre particulier dans lequel elle se situe. À ce double titre, une définition, loin d’être un agrégat, doit être une synthèse dont la cohérence est à la fois interne et externe, et dont la formulation est issue d’une appréciation critique de diverses perceptions.

G. Types de définition. Un même mot ou une même expression peut être défini selon des modes différents. Les divers types de définitions sont autant d’éclairages complémentaires pouvant s’appliquer à un même terme. On compte deux types principaux de définitions : 1. la définition analytique qui caractérise la définition classique ou formelle, et 2. la définition tautologique ou nominale.

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H. Définition et linguistique. La philosophie du langage aborde le problème de la définition à la lueur de l’ensemble des approches possibles pour tenter une synthèse. La théorie et la méthodologie de la définition occupent une place centrale tant en lexicographie qu’en terminologie. Essentiellement, on tend à démontrer que la définition lexicographique s’apparente à l’analyse sémantique, à l’analyse sémiologique et à l’analyse scientifique, tout en puisant ses modèles principaux dans la logique, sans s’identifier ni à une partie, ni à l’ensemble de ces techniques. La définition terminologique se distinguerait nettement de la définition lexicographique dans la mesure où un vocabulaire de spécialité se distingue du vocabulaire d’une langue naturelle et où les définis sont des notions relevant de systèmes notionnels clos, la référence étant univoque.

I. Définition et épistémologie. Les aspects épistémologiques mis en jeu par une définition peuvent s’étendre sur trois réseaux de compréhension différents. Le premier touche à la théorie de la connaissance en cherchant à valider toute prétention à un savoir donné. Le second réseau recouvre les méthodes et notions cruciales articulant les sciences. Quant au troisième, il se bâtit à partir d’une analyse conceptuelle des termes essentiels constituant la connaissance. L’évolution historique de la notion de définition est passée par trois étapes. Dans un premier temps, les définitions étaient vues par PLATON et ARISTOTE, ainsi que par certains auteurs plus contemporains, comme des assertions. Celles-ci expriment des vérités ou des faussetés sur une réalité pour laquelle l’intuition est l’ultime critère. La deuxième position se retrouve chez PASCAL, RUSSELL et en général chez les logiciens modernes. On insiste sur le fait que par une définition, on légifère le nom à donner aux objets ou l’abréviation à utiliser pour les phrases complexes. Enfin, la troisième option voit la définition comme une expression des usages linguistiques où les règles fonctionnelles permettent de juger si elle est bonne ou mauvaise. Dans une optique plus moderne, la connaissance vue à travers une définition se révèle par des concepts dont les significations opèrent à trois niveaux juxtaposés. L’un est le mode logique où ces significations ne doivent pas entraîner de contradictions. Le second, ou mode physique, s’assure qu’aucune loi naturelle n’est enfreinte. Quant au troisième, baptisé mode technique, son rôle est de s’assurer qu’il y a possibilité de réalisations effectives. L’esprit fondamental est que si la définition introduit des concepts, ils se doivent, pour être signifiants, d’exprimer une quelconque réalité. Dans ce sens, la signification est sémantique lorsqu’elle répond à des questions telles que : comment le savez-vous?, que voulez-vous dire?; elle est pragmatique quand elle fait allusion à des actes délibérés ou à des domaines non cognitifs tels que celui des émotions; et finalement, elle est syntactique lorsque les constantes logiques sont mises en cause telles que : « et », « non », « équivalent », « parce que », etc. Une vue moderne plus étroite exige que tout terme significatif doive ultimement dépendre d’un test empirique. Ce test peut prendre la forme de phrases qui introduisent des observations, des sensations, des opérations ou des situations précises. La forme logique choisie peut être postulée, réductrice ou interprétative : a) le postulat légifère que X est Q lorsque X a la propriété A et B. Par exemple, un chien est un animal aboyant, ou (Qx = Ax + Bx); b) la réduction établit que sous les conditions P, l’objet X est Q si et seulement si X est R. Par exemple, si X est un homme, alors X est un père équivaut à X a des enfants, ou (Px ® (Qx = Rx)); c) une interprétation maintient que sous certaines conditions S, si X fait R alors X a la propriété C, et sous certaines conditions T, si X fait U, alors il n’a pas la propriété recherchée et définie. Cela impose les conditions empiriques que S, T, R et U ne peuvent coexister pour C. Par exemple, si X bouge, alors si X aboie, il est un chien; mais si X ne bouge pas, alors si X glapit, il n’est pas un chien, ou (Sx ® (Rx ® Cx)) et (Tx ® (Ux ® pas Cx)). Il est indéniable que cet appel constant à une théorie de la vérification soutient que la signification propre à une définition doit contenir des prédicats liés aux observations, des références à des objets singuliers et des constantes logiques. Le lien entre les diverses affirmations se fait par réduction ou déduction. Appliquée à l’éducation, cette position exige de la définition qu’elle contienne des éléments relatifs à l’usage, à la procédure, au contexte, à la théorie, aux qualités senties, aux observations réelles ou à celles rendues possibles par des opérations spécifiées. Par souci épistémologique, une définition peut s’inquiéter des conditions dans lesquelles on obtient et maintient une connaissance; ou on peut s’interroger sur les lois, hypothèses et principes d’inférence soutenant les savoirs; ou encore on peut examiner les liens unissant les diverses notions gouvernant un champ d’études particulier.

J. Définition et didactique. Une conception systémique de la didactique se prête à l’axiomatisation. La didactique, en tant que discours et en tant que pratique, repose alors sur un certain nombre de définitions. La validité des définitions engage alors la validité du discours et de la pratique didactique. L’activité de définition joue un rôle central dans l’élaboration des taxonomies d’objectifs. La définition, en tant que processus et en tant qu’opération mentale, infléchit et inspire l’élaboration des stratégies d’apprentissage. Enfin, une remarque banale s’impose : la définition est par nature un discours didactique.

K. Télévision. Les définitions normalisées sont de 625 lignes et de 819 lignes; la télévision haute définition (TVHD) commence à 1 125 lignes __ CMTE (Fr.) (1992).

L. Rôle (Ing.). La définition du produit permet de juger économiquement des décisions techniques retenues à la phase de conception.

M. CN __ définitoire : validité *.


DÉFINITION ANALYTIQUE

Ling. Définition d’un mot ou d’une expression à l’aide d’autres termes (antonyme, proposition, synonyme) déjà définis. Éducation : action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale __ DURKHEIM, E. (1911).


DÉFINITION CLASSIFICATRICE

Ling. Définition d’un terme par son insertion sous le générique auquel il peut appartenir. Compréhension : deuxième catégorie de la taxonomie du domaine cognitif de Benjamin S. BLOOM.


DÉFINITION CLASSIQUE

Ling. Syn. définition formelle.


DÉFINITION COMPARÉE

1. Ling. Définition d’un terme selon diverses acceptions qu’il peut revêtir. V définition, 1 à 4.

2. Ling. Définition d’un terme par l’énonciation des similitudes ou des différences appartenant à d’autres termes de sa classe. Objectif : fin d’un processus de précision des finalités éducationnelles en passant par l’étape intermédiaire des buts éducatifs; résultant d’un effort de concrétisation des finalités, les buts se concrétisent à leur tour en objectifs éducatifs. EA définition contextuelle.


DÉFINITION CONCEPTUELLE

Ling. Définition d’un terme par le biais d’un ou de plusieurs autres termes abstraits plutôt qu’en référence à l’observation de la réalité. Éducation : autodétermination de chaque homme en tant qu’être libre, moral et raisonnable __ PALKIEWICZ, J. (1972). Syn. définition essentielle/théorique.Ant. définition empirique/opérationnelle.


DÉFINITION CONTEXTUELLE

1. Ling. Définition d’un terme situé dans un cadre spécifique (idéologie, environnement linguistique, pays, culture, époque, théorie). Pédagogue : dans la Grèce antique, vieil esclave qui conduisait les enfants à l’aller et au retour de l’école. Éducation : pour KANT (XVIIIe s.), développement dans l’homme de toute la perfection que sa nature comporte.

2. Ling. Définition d’un terme comme résultante d’une ou de plusieurs relations entre d’autres termes. Densité : rapport de la masse d’un corps sur son volume. V définition opérationnelle, 2. EA définition comparée.


DÉFINITION CRÉATRICE

Ling. V définition génétique.


DÉFINITION DESCRIPTIVE

Ling. Définition d’un objet ou d’un phénomène au moyen d’une illustration. Syn. définition empirique/opérationnelle/structurale.


DÉFINITION EMPIRIQUE

Ling. Détermination des caractères particuliers d’un objet de pensée en s’appuyant sur des données issues d’observations multiples de la réalité. Mouton : ruminant à tête allongée, au nez busqué, à la toison de laine, (...).Syn. définition réelle. Ant. définition mathématique. V définition opérationnelle, 5.


DÉFINITION ENCYCLOPÉDIQUE

Ling. Panorama de l’ensemble des connaissances relatives à un terme; d’une façon plus restrictive, définition qui présente un développement (axiologique, praxique, explicatif, historique, etc.) d’une notion en plus de l’aspect formel. EA dictionnaire encyclopédique.


DÉFINITION ESSENTIELLE

1. Ling. Définition spécifiant la nature intrinsèque d’un concept par l’énoncé de son genre prochain, ses éléments constitutifs et invariables, par différences spécifiques. Compréhension : ensemble des idées dont une idée se compose __ JOLIVET, R. (1942). Syn. définition conceptuelle. Ant. définition empirique/opérationnelle.

2. Math.Énoncé des propriétés d’un objet mathématique. Circonférence : courbe dont tous les points sont à égale distance d’un point appelé centre. EA définition mathématique.


DÉFINITION ÉTYMOLOGIQUE

Ling. V définition nominale.


DÉFINITION FONCTIONNELLE

1. Gén. Définition d’un objet par son utilité pratique. V définitionopérationnelle, 7. EA définition par l’usage; réseau fonctionnel.

2. Com. Définition dont l’énoncé assure une compréhension efficiente de la part du destinataire ou du lecteur cible.


DÉFINITION FORMELLE

Ling. Définition d’un terme par l’énoncé de son générique et des caractères particuliers qui le distinguent des autres termes de sa classe. Homme : animal raisonnable.Syn. définition classique/essentielle. VA définition, B.

Étym. La définition classique ou formelle tire ses origines de la pensée d’ARISTOTE.


DÉFINITION GÉNÉTIQUE

Ling. Définition opérationnelle spécifiant le mode de construction d’un objet. Sphère : volume engendré par un demi-cercle tournant autour de son diamètre.Syn. définition génératrice. V définition opérationnelle, 2.

Math. La définition génétique caractérise le domaine des mathématiques. Elle s’intéresse à l’origine de l’objet défini. Elle donne naissance à un objet en spécifiant ses propriétés, c’est-à-dire en déterminant à la fois l’essence et l’existence d’un objet. Pour cette raison, la définition génétique est aussi appelée définition créatrice.


DÉFINITION GÉOMÉTRIQUE

Math. Cas particulier d’une définition mathématique appliquée au domaine de la géométrie. EA définition mathématique.


DÉFINITION GRAPHIQUE

Techno. éduc. Finesse des lignes et des dessins sur un écran. Graphique à faible ou à haute définition.


DÉFINITION MANIFESTE

Ling. Illustration ou désignation d’un objet de pensée. Ainsi, lorsque pour définir un chat, on présente une photo d’un chat, ou l’on montre du doigt un exemplaire réel caractérisant l’objet à définir. EA définitionempirique/pratique/réelle.


DÉFINITION MATHÉMATIQUE

1. Épist. V définition conceptuelle/essentielle/théorique.

2. Math.Énoncé de propriétés essentielles qui crée a priori un objet mathématique sans référence aux données de l’expérience. Courbe : suite de points allant d’un point à un autre.Syn. définition géométrique.Ant.définition empirique.


DÉFINITION NOMINALE

Ling.Énoncé de la signification d’un nom, d’un mot ou d’une expression en indiquant un terme équivalent et/ou de par son origine et son évolution sémantique. Définir : du latin definire, « délimiter ».Syn. définitionétymologique. Ant. définition réelle. VA définition, G. EA définition tautologique.


DÉFINITION NORMATIVE

Ling. Définition qui exprime ce que devrait être un objet ou une situation plutôt que ce qui est. L’éducation est le processus de développement de toutes les potentialités d’une personne.


DÉFINITION OPÉRATIONNELLE

1. Ling.(Gén.). Définition d’un mot ou d’une expression en des termes qui permettent de reconnaître explicitement le concept par l’énoncé de ses caractéristiques observables, soit directement par les sens, soit d’une façon plus objective par l’observation instrumentale; définition d’un concept par l’énoncé des opérations de mesure ou de repérage qui conduisent à son identification. Une définition opérationnelle doit saisir un concept en décrivant ou précisant soit les moyens qui peuvent être utilisés pour sa mesure ou son identification, soit les opérations par lesquelles le chercheur étudie ce concept. C’est ainsi qu’un test d’intelligence constitue une définition opérationnelle de l’intelligence __ MASSON, J.-P. (1980). La définition opératoire donne une signification à un concept ou à une variable en spécifiant les activités ou les actions nécessaires pour les mesurer ou les observer __ OUELLET, A. (1981). Syn. définition empirique/opératoire. Ant. définitionessentielle. EA objectif opérationnel.

2. Ling.(genèse). Définition d’un concept, d’un état ou d’une situation par la somme d’opérations à effectuer pour produire le terme à définir. Eau : liquide obtenu par la combinaison chimique de deux atomes d’hydrogène et d’un atome d’oxygène. Quotient intellectuel : évaluation obtenue par l’administration d’un test d’intelligence et par le calcul du rapport entre le score d’une personne et celui d’un individu du même âge au même test.Syn.définition génétique.

3. Ling.(composition). Définition d’un objet ou d’un phénomène par l’énoncé de ses composantes et de leurs agencements. Microphone à réflecteur : type de microphone constitué par un transducteur placé au foyer d’un réflecteur parabolique __ RENAUD, A. (1981). Syn.définition structurale.

4. Ling.(critères d’existence). Définition d’un terme ou d’une expression à partir de critères arbitraires statuant son existence. Intelligence supérieure : quotient intellectuel égal ou supérieur à 130.

5. Ling. (manifestations extérieures). Définition d’un terme ou d’une expression par l’énoncé de ses caractéristiques observables. Eau : liquide inodore, incolore et transparent. Par exemple, si nous parlons du concept de motivation, nous devons indiquer quels sont les gestes que nous pouvons observer et qui infèrent que l’individu est motivé __ OUELLET, A. (1981). Syn.définition empirique. VA compétence, R.

6. Ling. (fonctionnement). Définition d’un tout par son mode de fonctionnement. Cœur : pompe aspirante et refoulante.

7. Ling. (utilité). Définition d’un objet ou d’une chose par l’usage que l’on en fait. Mètre : règle graduée servant à mesurer. Éducation : processus qui permet à l’homme de chercher des significations __ HILL, J. E. (1972). Syn. définition fonctionnelle, 1.

A. Acceptions. L’examen du concept peut se faire selon divers aspects : son sens général, sa genèse, sa composition, ses critères d’existence, ses manifestations extérieures, son fonctionnement et son utilité; ces facettes complémentaires donnent lieu aux sept acceptions qui précèdent.

B. Observation et mesure. Dans une définition opérationnelle, la notion d’observable et le protocole de mesure sont toujours inhérents à la signification du terme.

C. Sciences exactes/humaines. Les définitions opérationnelles sont apparues au début des années 1930 à la suite des travaux du physicien Percy W. BRIDGMAN. En réaction à un grand nombre de définitions imprécises et subjectives qui infiltraient les sciences exactes, il s’agissait d’élaborer un langage plus rigoureux et plus objectif. Suite aux succès de l’approche opérationnelle en sciences exactes, on a cru pouvoir transposer une telle méthodologie aux définitions des sciences humaines. Si certains des termes propres à ce domaine peuvent être définis d’une manière opératoire, il reste que beaucoup d’autres concepts ne peuvent se prêter à une formulation relatant des opérations observables, car les phénomènes humains ne peuvent être répétés avec la même rigueur que dans les sciences exactes.


DÉFINITION OPÉRATOIRE

Ling. Syn. définition opérationnelle.


DÉFINITION PAR L'USAGE

Ling. Genre de définition formulée par les jeunes enfants reliant un objet à ses diverses utilisations possibles. Scie : c’est pour couper une planche. Pomme : c’est pour manger. V définition fonctionnelle, 1/opérationnelle, 7.


DÉFINITION PARADOXALE

Créat./Ling. Type de paradoxe quelquefois appelé « paradoxe sémantique » ou « antinomie sémantique ». Du point de vue logique, énoncé qui n’est vrai que s’il n’est pas vrai __ PROVENCHER, S. (1987). Ex. : La définition paradoxale la plus célèbre est celle de l’homme qui dit de lui-même « Je suis menteur ».


DÉFINITION PRATIQUE

Ling. Spécification partielle d’un terme par l’énoncé d’un minimum de caractéristiques permettant de savoir de quoi l’on parle. Mouton : animal à toison de laine. VA définition tautologique, A.


DÉFINITION PRÉALABLE

Ling. Définition d’un terme premier dont la définition d’un ou de plusieurs autres termes est tributaire. EA définition spécifique.

Exemple : La définition des termes champ notionnel, concept, définition, dépouillement terminologique, langage, langue, nomenclature, réseau notionnel, terminologie, vocabulaire,etc. est préalable à la définition de tous les autres mots et expressions propres à un domaine particulier; tous ces termes premiers constituent l’ensemble des notions préalables à l’élaboration du présent dictionnaire de l’éducation.


DÉFINITION RÉELLE

Ling. Définition qui indique la réalité objective de l’objet défini. Syn. définition empirique. Ant. définition nominale. V définition opérationnelle, 5.

Définition réelle/nominale. Si la définition nominale est conventionnelle, une définition réelle, par contre, peut être vraie ou fausse selon l’exactitude des caractéristiques attribuées à un objet.


DÉFINITION SCIENTIFIQUE

1. Ling. Définition d’un terme par l’étude objective de ses caractéristiques, basée sur l’observation et l’expérimentation. Mammifère : vertébré dont la femelle allaite ses petits. Syn.définition empirique/opérationnelle/réelle.

2. Sc. Définition conventionnelle créant a priori un objet scientifique par l’utilisation d’autres termes premiers spécifiant sa classe et ses caractères essentiels. Atome : plus petite particule élémentaire pouvant participer à une réaction chimique.Syn. définition préalable. V définition, 2. EA définition essentielle/mathématique.

A. Volets. Une science se compose d’un ensemble de définitions préalables d’une part, et d’un ensemble de définitions opérationnelles ou réelles, d’autre part.

B. Validité. La validité d’une définition scientifique est tributaire de l’approbation de spécialistes reconnus au sein du cadre spécifique d’étude ou de la vérification expérimentale par des chercheurs indépendants les uns des autres.


DÉFINITION SPÉCIFIQUE

Ling. Définition qui précise expressément le sens que revêtira un terme dans un ouvrage, dans un document juridique, dans un rapport de recherche, dans une convention collective, dans une présentation verbale ou dans une discussion. Apprentissage : résultat d’un cheminement de formation (plutôt que le processus même). Dans le présent document, le terme université désignera l’Université du Québec à Montréal. EA définition préalable.


DÉFINITION STRUCTURALE

Ling. Définition d’un objet de pensée par l’énonciation de ses composantes ou de ses éléments constitutifs et de leurs relations particulières. EA définition opérationnelle, 3; réseau structural.


DÉFINITION TAUTOLOGIQUE

Ling. Définition d’un mot ou d’une expression au moyen d’un terme équivalent ou d’un synonyme. Définition : action de définir; définir : délimiter. EA définition nominale.

A. Synonymie. Aucun terme n’est parfaitement l’équivalent d’un autre. Les synonymes possèdent entre eux une analogie de sens, mais avec des nuances d’acception particulières à chacun d’eux. En ce sens, la définition tautologique est unedéfinition pratique réduite à sa plus simple formulation. Au contraire des termes, on note plus facilement l’équivalence d’expressions; ex. : tirer le diable par la queue : avoir des difficultés à joindre les deux bouts.

B. Circularité. Les définitions d’un dictionnaire peuvent être circulaires, car la définition d’un mot conduit à un deuxième mot, lequel fait référence à un troisième, puis à un quatrième, etc. pour finalement revenir au terme initial. Un dictionnaire spécialisé ne peut être plus explicite que les termes premiers du domaine. Pour éviter la circularité ou la tautologie internes, chaque terme doit être défini à l’intérieur d’un cadre de référence, au moyen de termes usuels connus du lecteur cible ou d’observations sensorielles facilement identifiables par ce dernier, et encore par rapport à des cadres de référence appartenant à d’autres domaines spécialisés (dans le cas du vocabulaire de l’éducation : philosophie, sociologie, psychologie, mathématique, linguistique, biologie, etc.).


DÉFINITION TÉLÉOLOGIQUE

Ling. Définition d’un terme en fonction d’une finalité, d’un but ou d’un objectif auxquel on le relie. École : institution dont la mission est la réussite des apprentissages de tous. Éducation : domaine de savoirs et d’activités qui vise le développement optionnel des potentialités de chaque personne.


DÉFINITION THÉORIQUE

Ling. Définition d’un terme au moyen de termes abstraits ou de concepts. Syn. définition conceptuelle/essentielle.


DÉGRADATION

Sc. VA énergie, E.


DEGRÉ

Gest. ens. Subdivision d’un ordre d’enseignement qui regroupe plus d’une année d’études. VA cycle, Bet C; enseignement primaire, C.

A. F.f. Ne pas utiliser dans le sens de classe ni de diplôme. V ordre d’enseignement. VA classe, F;enseignement primaire.

B. Degré/cycle. Les termes degré et cycle sont habituellement synonymes dans l’enseignement primaire et secondaire.

C. CN : année-*; classe à * multiples; classe-*; échantillon à plusieurs *; école du * diplôme; école sans *; enseignement du premier/second/troisième *.


DEGRÉ D'AJUSTEMENT

Doc./Stat. Degré de comparaison, de conformité, de rapprochement, de similitude entre une distribution de scores réels et une distribution théorique apparentée. Qsyn. qualité de l’ajustement.

Méthode. On utilise généralement l’épreuve du khi-deux pour apprécier le degré d’ajustement. Si la qualité de l’ajustement est suffisamment élevée, on peut alors substituer la courbe théorique à la courbe réelle. Ainsi, l’équation qui exprime la distribution théorique peut rendre compte de la distribution des scores qui décrivent une situation réelle. Ainsi, le modèle théorique peut servir à traiter les données empiriques.


DEGRÉ D'ALPHABÉTISME

1. Alph. Sur une échelle graduée, unité de mesure de la maîtrise du code écrit. Qsyn. niveau d’alphabétisme. VA alphabétisation, E; analphabète, D. EA niveau de littératie.

2. Alph. Rang ou position de l’individu sur une échelle graduée de mesure de la maîtrise du code écrit.

Exemples d’échelles. Selon le sens commun, le degré d’alphabétisme se mesure en référence à un continuum qui inclut des notions comme alphabétisme de base, alphabétisme fonctionnel et alphabétisme complet. Le niveau d’alphabétisme se mesure aussi par la durée de la scolarisation. L’enquête Southam (1987) sur l’analphabétisme au Canada, s’inspirant d’une enquête antérieure du National Assessment of Educational Progress (NAEP) aux États-Unis (KIRSCH, I. S. et JUNGEBLUT, A., 1986), a retenu quatre niveaux (que l’on peut mesurer) pour graduer ce continuum qui va de l’analphabétisme complet à l’alphabétisme complet __ WAGNER, S. (1990). L’EIAA retient cinq niveaux, qui reflètent la progression empirique des compétences et des stratégies de traitement de l’information, en rapport avec trois dimensions : 1) la compréhension de textes suivis; 2) la compréhension de textes schématiques; 3) la compréhension de textes au contenu quantitatif __ OCDE et DRHC (1997). V EIAA VA alphabétisation, E; analphabète, D; analphabète fonctionnel, C.


DEGRÉ DE RÉUSSITE/DE SUCCÈS

Did./Doc. Syn. critère de performance.


DÉGRESSIF,IVE

adj.

Gén. Qui décroît progressivement. V dirigisme dégressif.


DÉICTIQUE

n.m.

1. Ens. lang. Mot ou expression qui renvoie à la situation de production de l’énoncé et qui ne peut être interprété que par rapport à elle. (Ex. : Je = celui qui produit l’énoncé; tu = celui à qui s’adresse l’énoncé; ici = le lieu où est produit l’énoncé; aujourd’hui, maintenant = le moment où est produit l’énoncé) __ Groupe EVA (1991). V énonciation. TA embrayeur. EA marqueur de relation.

2. Ling. Mot ou expression dont le référent ne peut être défini que par rapport aux interlocuteurs et aux circonstances de l’acte d’énonciation. V énonciation, 2. TA embrayeur;indicateur.

A. Embrayeur/indicateur. Certains auteurs, comme Roman JAKOBSON, utilisent le terme embrayeur (ou shifter), d’autres, comme Émile Benveniste, utilisent le terme indicateur (ex. : les pronoms personnels, les démonstratifs, etc.).

B. Déixis : ensemble des déictiques.


DÉISME

Phi. Doctrine qui, tout en rejetant l’idée de révélation et les dogmes révélés des religions, admet néanmoins l’existence d’un Dieu, cause du monde, et prétend même établir cette connaissance à l’aide de la raison seule. TA créationnisme.

A. Étym. Du latin deus, Dieu.

B. Dieu et religion. Les déistes laissent le plus souvent ouverte la question de la nature de cet être supérieur; ils défendent en outre l’idée d’une religion naturelle. VA animisme, B.


DÉLÉGUÉ,E

Adm. scol./Lég. scol. (QC). Membre du comité d’école, élu par ce dernier pour faire partie du comité de parents.

A. CN : bureau des *.

B. CN __ déléguée : autonomie *; réduction * des dépendances.


DÉLINQUANCE

1. Gén. Ensemble d’actes allant à l’encontre des lois, des règles et des règlements.

2. Adapt. scol. Comportement de nature antisociale dont l’augmentation de la fréquence et de l’intensité crée un plus grand besoin d’intervention directe et préventive. V réhabilitation, 2. VA absentéisme scolaire, A; troubles du comportement, C et J.

A. Délinquance juvénile. Terme utilisé pour désigner le phénomène de la délinquance chez les personnes mineures.

B. Délinquance socialisée. Terme utilisé pour désigner la délinquance reliée à des phénomènes sociaux, tels les ghettos et les gangs.

C. Contexte. Au Québec, selon le MEQ (2000), lorsqu’un élève reçoit des services en vertu des dispositions de la Loi sur la protection de la jeunesse ou de la Loi sur les jeunes contrevenants, conformément à une entente conclue entre le MEQ et le MSSS, on considère que c’est un élève ayant des troubles graves du comportement.

D. Facteurs. Les facteurs associés à la délinquance sont : les problèmes scolaires, l’hostilité ou l’indifférence de la part des membres de la famille, l’alcoolisme et la criminalité des parents, la faiblesse du milieu socioculturel, le dysfonctionnement ou la dispersion de la famille, le manque de supervision ou de discipline de la part des parents, la consommation de drogues ou d’alcool.

E. Personnalité délinquante/acte délinquant. Chez les personnes présentant une personnalité délinquante, on retrouve un haut taux d’actes criminels, et par le fait même, une récidive importante. Les actes délinquants peuvent être commis par des gens qui n’ont pas une personnalité délinquante.

F. Incidence. La délinquance est plus souvent observée parmi les adolescents de sexe masculin. Cependant, l’âge des délinquants semble à la baisse et les statistiques démontrent une remontée du phénomène chez les filles.


DÉLINQUANCE JUVÉNILE

Adapt. scol. VA délinquance, A.


DÉLINQUANCE SOCIALISÉE

Adapt. scol. VA délinquance, B; troubles du comportement, J.


DÉLINQUANT,E

1. Gén. Personne qui a transgressé ou violé les règles prescrites par une institution.

2. Adapt. scol./Psych. Personne qui a de la difficulté à se conformer à des règles. V délinquance. VA troubles du comportement, J.

CN __ délinquant,e : acte *; comportement *; personnalité *.


DÉLIRE

Psych. VA déficience du psychisme, A.


DÉLIVRANCE DES BREVETS

Gest. app./Lég. scol. Acte administratif par lequel les brevets d’enseignement sont remis __ CTEQ : rec. (02.83). EA reconnaissance d’aptitude à l’enseignement.

A. F.f. Il ne faut pas employer émission des brevets pour délivrance des brevets __ CTEQ (1985).

B. Termes rejetés : certification __ CTEQ (1988).

C. Délivrer/décerner. On délivre un brevet à quelqu’un; on ne le lui décerne pas __ CTEQ (1985).

D. Attestation. Les brevets sont signés par le ou la ministre et délivrés par le service administratif compétent __ CTEQ (1988).


DÉLIVRANCE DES DIPLÔMES

Gest. app./Lég. scol. Acte administratif par lequel une autorité légalement reconnue délivre des diplômes et atteste ainsi l’atteinte des exigences des différents programmes d’études __ MEQ (2004). VA diplôme, D. EA collation des grades; sanction des études.

A. F.f. Il ne faut pas employer certification ministérielle pour désigner la délivrance des diplômes par le Ministère __ OLF (1997).

B. F.f. Il ne faut pas employer certification institutionnelle pour désigner la délivrance des diplômes par l’établissement __ id.

C. F.f. L’expression émission des diplômes est fautive. En effet, le terme émission signifie « mise en circulation » et non délivrance__ MEQ (2004).

D. Délivrance des diplômes/diplomation. Il ne faut pas employer diplomation pour délivrance des diplômes. Diplomation contient l’idée d’être diplômé, et non de diplômer, verbe qui signifie décerner un diplôme; pour désigner cette action, c’est, selon le contexte, sanction des études ou délivrance des diplômes qu’il convient d’employer, et non diplomation __ CTEQ (1988).

E. Délivrance/remise des diplômes. La délivrance des diplômes est un acte administratif et diffère en cela de la remise des diplômes (ou collation des grades, dans l’enseignement universitaire) qui peut avoir lieu au cours d’une cérémonie __ MEQ (2004). Remise des diplômes est un syntagme moins précis que délivrance des diplômes __ CTEQ (1988).


DÉMARCHE

1. Gén. Manière générale de percevoir, de penser, de raisonner, d’agir, d’intervenir, de procéder, de progresser, de se développer. La démarche d’apprentissage spécifique à une personne. La démarche pédagogique personnelle d’un enseignant. La démarche de l’intellect, des divers développements d’une personne.Qsyn. méthode. VA approche, K.

2. Spéc. Action par laquelle on tente d’obtenir, auprès d’une personne autorisée ou d’une instance influente, un résultat habituellement difficile ou impossible à atteindre autrement. Faire des démarches auprès d’une autorité, d’un ministère, etc.Syn. demande; intervention; sollicitation.

CN : typologie des * socioaffectives; typologie transdisciplinaire des * intellectuelles.


DÉMARCHE ASSOCIATIVE

Créat. Nom d’une famille de techniques de créativité (brainstorming, listes, relations forcées, etc.) favorisant la production d’idées à partir de l’association __ PROVENCHER, S. (1987).


DÉMARCHE CIRCULAIRE

Cur./Péd./Rech. Ant. démarche linéaire. VA résolution de problèmes, W.


DÉMARCHE CURRICULAIRE

Cur. Expression générale qui désigne un ensemble d’opérations conduites en vue de l’amélioration d’un système d’éducation ou de l’une de ses composantes.

Démarche curriculaire/cycle (général) du curriculum. Le cycle (général) du curriculum, comme chacune de ses opérations, est une démarche curriculaire.


DÉMARCHE D'APPRENTISSAGE

Péd. Manière utilisée par l’élève pour apprendre, qui implique l’utilisation de ses ressources internes en interaction avec son environnement.

A. Préparation __ MEQ, DGDP : DFG (10.84).

Tableau 1
1er temps : Préparation de la situation pédagogique

DÉMARCHE D'APPRENTISSAGE

DÉMARCHE PÉDAGOGIQUE

L’élève :

L’enseignant :

L’enseignant :

Rappel du passé

• se rappelle la situation pédagogique précédente

• facilite le retour sur la situation pédagogique précédente

• observe les significations que l’élève dégage de la situation pédagogique précédente

Rappel du passé

• se rappelle les résultats de la situation pédagogique vécue : attitudes, habiletés, connaissances

• fait expliciter les résultats de la situation pédagogique vécue : attitudes, habiletés, connaissances

• vérifie la formulation et l’expression des résultats de la situation vécue : attitudes, habiletés, connaissances

Précision et signification des objectifs d'apprentissage

• formule ses propres objectifs d’apprentissage

• présente les objectifs d’apprentissage

• vérifie la compréhension des objectifs d’apprentissage

Précision et signification des objectifs d'apprentissage

• s’approprie les objectifs proposés

• rend les objectifs d’apprentissage significatifs et accessibles

• vérifie le degré de signification des objectifs d’apprentissage

• relie les objectifs d’apprentissage à son vécu et anticipe en tirer profit et avantage d’où sa participation et son intérêt

• relie les objectifs d’apprentissage au vécu des élèves en facilitant et soutenant la découverte de significations

• vérifie la pertinence des objectifs d’apprentissage proposés en observant l’expression de significations personnelles

• considère ses acquis (habiletés, connaissances…) en rapport avec les objectifs d’apprentissage proposés

• facilite la relation entre les acquis (habiletés, connaissances…) et les objectifs d’apprentissage proposés

• vérifie les acquis nécessaires à la poursuite des objectifs d’apprentissage proposés

Précision du contexte d'apprentissage

• propose ou choisit une ou des situations pédagogiques en rapport avec les objectifs d’apprentissage proposés

• propose une ou des situations pédagogiques en rapport avec les objectifs d’apprentissage explicités

• vérifie la compréhension des situations pédagogiques à vivre

Précision du contexte d'apprentissage

• dégage des significations en rapport avec les situations pédagogiques proposées

• propose des situations signifiantes à l’élève

• observe ce que l’élève dégage comme significations des situations pédagogiques proposées

• fait le choix d’une situation pédagogique

• propose un choix parmi les situations pédagogiques

• observe le choix effectué par l’élève

• formule ses propres questions, ses réactions, ses hésitations à l’égard de la situation pédagogique

• sécurise l’élève en lui annonçant ce qui est attendu de lui

• vérifie si l’élève est à l’aise dans la situation pédagogique

• établit les contacts avec l’environnement (ressources humaines, matérielles...)

• facilite l’organisation de l’environnement (ressources humaines et matérielles, espace, temps, groupe)

• observe les modalités de contact avec l’environnement utilisées par l’élève

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

• ...

Source : MEQ, DGDP : DFG (10.84)

B. Réalisation __ id.

Tableau 2
2e temps : Réalisation de la situation pédagogique

DÉMARCHE D'APPRENTISSAGE

DÉMARCHE PÉDAGOGIQUE

L’élève :

L’enseignant :

L’enseignant :

Traitement du contenu d'apprentissage

• recherche et explore les informations ou les sources de données rattachées à la situation pédagogique (sujet traité, centre d’intérêt, question...)

- il observe et interroge l’environnement

- il répertorie, inventorie

- il analyse

- il décrit, imagine, nomme

- il formule des hypothèses

- il anticipe une ou plusieurs solutions

• ...

• organise les informations ou les sources de données rattachées à la situation pédagogique

- il trouve des ressemblances

- il établit des rapports

- il dégage des caractères communs

- il résume

- il établit des liens, fait des synthèses

- ...

• choisit les informations ou les sources de données rattachées à la situation pédagogique

- il ordonne, hiérarchise

- il vérifie, estime, évalue, compare

- il critique, précise

- il choisit, privilégie une solution parmi les hypothèses formulées

• procède à la présentation des résultats

- il généralise, extrapole

- il démontre, déduit

- il réalise une production

- il élabore une solution, un produit

- il applique ou met en œuvre les éléments d’une solution

• ...

• ...

• ...

• guide la recherche de l’information ou des sources de données

• propose des éléments d’information ou des sources de données

• fournit les éléments d’information ou les sources de données

• fait prendre conscience de la démarche utilisée dans la recherche de l’information ou des sources de données

• ...

• guide dans l’organisation des éléments d’information ou des sources de données

• propose des pistes d’organisation de l’information ou des sources de données

• fournit des pistes d’organisation de l’information ou des sources de données

• fait prendre conscience de la démarche utilisée dans l’organisation de l’information ou des sources de données

• ...

• guide dans l’évaluation et le choix de l’information ou des sources de données

• propose des pistes d’évaluation de l’information ou des sources de données

• fournit des pistes d’évaluation de l’information ou des sources de données

• fait prendre conscience de la démarche utilisée dans l’évaluation de l’information ou des sources de données

• ...

• guide dans la présentation des résultats

• propose des pistes de présentation des résultats

• fournit des pistes de présentation des résultats

• fait prendre conscience de la démarche utilisée dans la présentation des résultats

• ...

• ...

• observe la démarche de l’élève dans la recherche de l’information ou des sources de données

• observe les stratégies utilisées par l’élève dans sa démarche de recherche et d’exploration de l’information ou des sources de données

• vérifie l’intérêt de l’élève dans sa recherche de l’information ou des sources de données

• ...

• observe la démarche de l’élève dans l’organisation de l’information ou des sources de données

• observe les stratégies utilisées par l’élève dans sa démarche d’organisation de l’information ou des sources de données

• vérifie l’intérêt de l’élève dans son organisation des éléments d’information ou des sources de données

• ...

• observe la démarche de l’élève dans l’évaluation et le choix des éléments d’information ou des sources de données

• observe les stratégies utilisées par l’élève dans sa démarche d’évaluation de l’information ou des sources de données

• vérifie l’intérêt de l’élève dans son évaluation de l’information ou des sources de données

• ...

• ...

• ...

• observe la démarche de l’élève dans la présentation des résultats

• observe les stratégies utilisées par l’élève dans sa démarche de présentation des résultats

• vérifie l’intérêt de l’élève dans sa présentation des résultats

• ...

• ...

Traitement du contenu d'apprentissage

Source : MEQ, DGDP : DFG (10.84)

C. Intégration __ id.

Tableau 3
3e temps : Intégration de la situation pédagogique

DÉMARCHE D'APPRENTISSAGE

DÉMARCHE PÉDAGOGIQUE

L’élève :

L’enseignant :

L’enseignant :

Objectivation de l'apprentissage

• effectue un retour sur la situation pédagogique

• facilite le retour sur la situation pédagogique

• observe la participation de l’élève dans le retour sur la situation pédagogique

• observe l’élève dans son objectivation de la situation pédagogique

• observe la démarche de l’élève pour en arriver à tirer des conclusions

• observe la démarche de l’élève pour en arriver à dégager des règles et des principes

• observe la démarche de l’élève pour en arriver à appliquer le résultat dans une situation analogue

• vérifie la pertinence des significations personnelles reliées à la situation pédagogique

• évalue la démarche suivie et les apprentissages réalisés par l’élève

• observe l’image que l’élève a de lui-même

• vérifie le degré de participation de l’élève dans les situations de réinvestissement

• ...

• ...

Rétroaction et renforcement de l'apprentissage

• objective le processus et le produit de la situation pédagogique

• guide l’élève dans l’objectivation de la situation pédagogique

• tire des conclusions

• aide l’élève à tirer des conclusions

• dégage des règles et des principes

• aide l’élève à dégager des règles et des principes

• applique le résultat à une situation pédagogique analogue

• aide l’élève à appliquer le résultat dans une situation pédagogique analogue

Réinvestissement et signification de l'apprentissage

• intègre la situation pédagogique en y dégageant des significations personnelles

• aide l’élève à dégager les significations personnelles reliées à la situation pédagogique

• agrandit son répertoire d’attitudes, d’habiletés et de connaissances

• fournit de la rétroaction sur les résultats de la situation pédagogique

• prend confiance en lui-même

• facilite l’expression et la manifestation de la confiance que l’élève a en lui-même

• devient disponible pour réinvestir dans une autre situation pédagogique

• propose des situations de réinvestissement

• ...

• ...

• ...

• ...

N.B. Il y a interdépendance entre les différents éléments du processus; leur déroulement n’est pas linéaire et varie d’un élève à l’autre.

Source : MEQ, DGDP : DFG (10.84)


DÉMARCHE DÉDUCTIVE

Did./Péd. Méthode d’enseignement qui consiste à présenter au sujet une connaissance générale, un principe, une règle avant d’en étudier des applications particulières ou des exemples spécifiques. Ant.démarche inductive.


DÉMARCHE DISCIPLINAIRE

Did./Péd. Cheminement d’un sujet dans l’ensemble des objectifs de contenu d’une matière scolaire ou d’un ensemble de matières intégrées.


DÉMARCHE EN LECTURE

Ens. lang./Psycholing. V méthodes de lecture.


DÉMARCHE ÉVALUATIVE

Doc. VA évaluation pédagogique, B.


DÉMARCHE EXPLORATRICE

Créat. Nom d’une famille de techniques de créativité (approche multisensorielle, observation et analyse des personnes créatrices, etc.) favorisant des activités qui accompagnent presque naturellement les différentes phases d’une résolution du problème __ PARÉ, A. (1977).


DÉMARCHE INDUCTIVE

Did./Péd. Méthode d’enseignement qui consiste à présenter au sujet une pluralité d’exemples particuliers, lesquels lui permettront d’inférer une connaissance plus générale et englobante. Ant. démarche déductive.


DÉMARCHE LINÉAIRE

Did./Péd. Ant. démarche circulaire/spiralaire. VA démarche pédagogique, A; résolution de problèmes, W.


DÉMARCHE MÉTACOGNITIVE

Psych. cogn. VA métacognition, F et H.


DÉMARCHE PÉDAGOGIQUE

1. Ens. lang. Une ou plusieurs séquences d’activités pédagogiques articulées et ordonnées autour d’une unité (ou d’une sous-unité) curriculaire __ PAMBIANCHI, G. (2003). V activité/unité pédagogique.

2. Péd. Intervention éducative de l’enseignant dirigée sur le processus d’apprentissage __ LENOIR, Y. et al. (1987). Ensemble des interventions de l’agent dans le but de favoriser la relation d’apprentissage entre le sujet et l’objet d’études. Qsyn. approche pédagogique. VA démarche d’apprentissage, tableaux l, 2 et 3; style cognitif, I.

A. Démarche linéaire/spiralaire. La démarche pédagogique choisie par l’enseignant peut être : • linéaire, et progresser de proche en proche par juxtapositions successives d’études de plus en plus complexes; • spiralaire, et procéder par modules solidaires comportant chacun trois phases : exploration, organisation, réinvestissement. La dernière permettant l’exploration d’une nouvelle situation, enclenchant un nouveau processus modulaire (démarche d’éveil) __ ROSSINI, M. (1986).

B. Démarche/stratégie pédagogique. L’ensemble des stratégies d’enseignement, des stratégies d’apprentissage et des stratégies didactiques sont intégrées dans une démarche pédagogique globale, soit une séquence d’activités plus ou moins structurées selon l’approche pédagogique adoptée. JOYCE et WEIL (1986) parlent d’une syntaxe __ SAUVÉ, L. (1992).

C. Démarche/séquence pédagogique. La séquence pédagogique représente un constituant de niveau intermédiaire qui se situe entre l’unité minimale qu’est l’activité pédagogique, et l’unité la plus grande qu’est l’unité pédagogique qui (...) se traduit par une démarche pédagogique globale __ PAMBIANCHI, G. (2003).


DÉMARCHE SCIENTIFIQUE

Did./Péd./Rech./Sc. VA curriculum structuro-disciplinaire, A.


DÉMARCHE SPIRALAIRE

Did./Péd. VA démarche pédagogique, A.


DÉMÉCOLOGIE

Écol. Sous-discipline de l’écologie ayant pour objet l’étude de l’évolution de la structure et de la dynamique d’une population dans un écosystème particulier. Syn. écologie des populations. VA autoécologie, C.

A. Problèmes spécifiques. La démécologie s’intéresse à la dynamique des populations d’un écosystème particulier quant à la variation, la répartition spatiale, la productivité et les relations sociales.

B. Réseau. VA écologie, N.


DÉMÉCOLOGIE DE L’ÉDUCATION

1. Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des rapports établis dans un groupe de sujets ainsi que des relations que ce groupe entretient avec les composantes d’un éducosystème en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). RN écologie de l’éducation.

2. Écol. éduc.Étude de la dynamique et de l’évolution d’une population cible dans un éducosystème particulier __ id.

A. Relations sociales. Dans l’optique de la première acception, la démécologie de l’éducation s’attarde de façon spécifique aux phénomènes des relations sociales dans un écosystème au regard de l’apprentissage. Ainsi, les phénomènes de compétition, de coopération et de « territoire » intéressent particulièrement cette sous-discipline de l’écologie de l’éducation __ id.

B. Synécologie. La seconde acception s’inspire de la synécologie (écologie). En écologie générale, l’intérêt de la synécologie repose sur la nature hétérogène d’une communauté dans un écosystème puisque plusieurs espèces différentes occupent un même milieu. En éducation, bien que certaines populations puissent être distinctes quant à certaines caractéristiques significatives pour l’apprentissage, il n’en demeure pas moins que ces distinctions ne sont en aucun cas comparables à ce qui distingue deux espèces. Cependant, l’identification de populations cibles et leur étude dans une perspective écologique pourraient servir à mieux comprendre des processus complexes comme la démocratisation ou l’intégration scolaire notamment. Les études menées dans cette perspective doivent être longitudinales et comparatives __ id.

C. Sous-disciplines. La démécologie de l’éducation regroupe trois sous-disciplines spécifiques, soit : 1. la démécologie pédagogique; 2. la démécologie scolaire et 3. la démécologie éducationnelle __ id.


DÉMÉCOLOGIE ÉDUCATIONNELLE

1. Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des rapports établis dans un groupe de sujets ainsi que des relations que ce groupe entretient avec les autres composantes d’un système éducationnel en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999).

2. Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude de la dynamique et de l’évolution d’une population cible dans un système éducationnel particulier __ id. V démécologie de l’éducation. VA écosystème éducationnel, B; environnement éducationnel, A. RN écologie de l’éducation. > démécologie pédagogique/scolaire.

Objet d’études. L’objet d’études de la démécologie éducationnelle est l’écosystème éducationnel __ id. Vécosystème éducationnel.


DÉMÉCOLOGIE PÉDAGOGIQUE

Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation ayant pour objet l’étude des rapports établis dans un groupe de sujets ainsi que des relations que ce groupe entretient avec les autres composantes d’une situation pédagogique au regard de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). V démécologie de l’éducation. VAécosystème pédagogique, B; environnement pédagogique, B. RN écologie de l’éducation.

Objet d’études. L’objet d’études de la démécologie pédagogique est l’écosystème pédagogique __ id. V écosystème pédagogique.


DÉMÉCOLOGIE SCOLAIRE

1. Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des rapports établis dans un groupe de sujets ainsi que des relations que ce groupe entretient avec les autres composantes d’un système scolaire en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999).

2. Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude de la dynamique et de l’évolution d’une population scolaire cible dans un système scolaire particulier __ id. V démécologie de l’éducation. VA écosystème scolaire, B; environnement scolaire, B. RN écologie de l’éducation.

Objet d’études. L’objet d’études de la démécologie scolaire est l’écosystème scolaire __ id. V écosystème scolaire.


DEMI-COURS

Cur./Did./Ens. sup./Gest. app. Cours collégial ou universitaire qui traite d’un objet particulier et qui exige une présence régulière en classe ne représentant que la moitié de la durée d’un cours complet et n’offrant conséquemment que la moitié des unités __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. EA cours complet.


DÉMOCRATIQUE

1. Gén. Favorable aux libertés individuelles d’expression, d’organisation et de développement; un procédé démocratique. Qui représente la volonté du plus grand nombre; une classe démocratique. Conforme aux intérêts du peuple; une loi démocratique. Ant. aristocratique; autocratique; despotique; dictatorial; fasciste; impérialiste; monarchique; oligarchique; paternaliste.

2. Éduc./Soc. Qui respecte l’égalité des droits et des privilèges du plus grand nombre de personnes d’une société; qui n’est pas strictement réservé à une classe privilégiée. V éducation démocratique.

3. Pol. Conforme à la doctrine politique de la démocratie; qui ne relève pas de l’aristocratie. Institution démocratique.

CN : éducation *; modèle *; paradigme des nouvelles communautés *.


DÉMOCRATISATION

1. Gén. Fait de rendre populaire; résultat du processus ou du fait précédents. Dans ce pays, la démocratisation de l’enseignement est une chose acquise.

2. Fond. éduc./Pol./Soc. Processus qui vise à rendre disponibles et accessibles des ressources, des services, des institutions à l’ensemble des citoyens d’une société. La démocratisation de l’école. VA alphabétisme, B; démécologie de l’éducation, B; égalité des chances, L.

A. Origine du terme : XVIIIe siècle.

B. Démocratisation/élitisme. Démocratiser l’éducation n’a jamais signifié que tous les jeunes devraient, même idéalement, se rendre jusqu’à l’université. L’objectif visé de l’accessibilité a toujours été défini en fonction des aptitudes et des motivations des jeunes eux-mêmes. J’irais jusqu’à dire qu’une sorte d’élitisme a été au cœur même de la réforme. Élitisme des aptitudes et des motivations par opposition à l’élitisme des origines sociales et des revenus, voilà ce que signifiait pour nous la démocratisation et l’accessibilité de l’école à tous les paliers __ TREMBLAY, A. (1978). V égalisation des chances en éducation; égalité des chances.

C. Éducation des adultes. Pour l’éducation des adultes, elle [la démocratisation] peut se concevoir sous deux formes, d’un côté par la possibilité donnée aux individus de compenser, à l’âge adulte, les inégalités d’accès aux différents niveaux et formes des systèmes scolaires existants — ici on rejoint l’égalité des chances — d’un autre côté, sur un plan différent, par la culture, en tenant compte, dans la mise en œuvre du processus éducatif, des problèmes réels des individus dans leur vie quotidienne __ Conseil de l’Europe dans Rapport JEAN (1982).

D. Buts visés. Par la démocratisation scolaire, les sociétés visaient deux buts concrets : 1. par la généralisation d’une formation de base uniforme aux plans des savoirs et des valeurs, l’école devient un instrument de cohésion sociale; 2. par les formations de base et de spécialisation, l’école fournit à la société les ressources humaines compétentes pour assurer le fonctionnement et le développement des sous-systèmes politique, économique, culturel, démographique, social, etc.

E. Fondements éthiques. On trouve les fondements éthiques de notre système éducatif dans le texte célèbre de Nicolas DE CONDORCET, Rapport et projet de décret sur l’organisation générale de l’instruction publique (1792). Le philosophe français y écrit : « ... notre premier soin devrait être de rendre, d’un côté, l’éducation aussi égale, aussi universelle, de l’autre, aussi complète que les circonstances pouvaient le permettre; qu’il fallait donner à tous également l’instruction qu’il est possible d’étendre sur tous; mais ne refuser à aucune portion des citoyens l’instruction plus élevée qu’il est impossible de faire partager à la masse entière de tous les individus » __ CRAHAY, M. (1997). V égalité des chances; justice distributive/égalitaire.


DÉMOCRATISATION DE L'APPRENTISSAGE

Fond. éduc. Processus qui vise à rendre disponibles et accessibles à un milieu scolaire les ressources humaines, matérielles et financières dans le but de permettre le développement optimal du plus grand nombre d’éduqués; résultante du processus évoqué; politique éducationnelle qui préconise ce processus et sa résultante. EA démocratisation qualitative. Individualisation. La démocratisation de l’apprentissage est indissociable de l’individualisation de l’enseignement.


DÉMOCRATISATION DE L'ENSEIGNEMENT

Fond. éduc. Processus qui vise à rendre disponibles et accessibles à un milieu scolaire les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à la transmission des savoirs au plus grand nombre de personnes; résultante du processus évoqué; politique éducationnelle qui préconise ce processus et sa résultante. VA égalité des chances, A. EA démocratisation quantitative.

A. Massification. Dans le cadre d’une massification de l’enseignement, la démocratisation de l’enseignement est associée à la démocratisation quantitative.

B. Individualisation. Dans le cadre de l’individualisation, la démocratisation de l’enseignement est associée à la démocratisation qualitative.


DÉMOCRATISATION QUALITATIVE

Fond. éduc. Processus collectif, fondé sur le droit inaliénable pour tout individu d’actualiser au mieux toutes ses potentialités, visant non seulement l’égalité d’accès aux institutions scolaires, mais tout autant l’égalisation des chances de réussite eu égard aux dispositions, intérêts et aspirations de la personne. Résultat du processus précédent. Syn. démocratisation de l’apprentissage. VA écologie pédagogique, C.

A. Stade. La démocratisation qualitative se situe au deuxième stade du processus global de démocratisation de l’éducation (V démocratisation quantitative). Elle vise l’évolution d’une société par l’accroissement de la réussite authentique des apprentissages du plus grand nombre d’élèves. La démocratisation qualitative est en outre caractérisée par une pédagogie axée, non seulement sur l’acquisition des savoirs, mais prioritairement sur le développement de toutes les composantes de la personnalité (aspects cognitif, affectif, sensorimoteur, moral, perceptuel, etc.). En accord avec l’épistémologie, elle préconise des cheminements ramifiés des élèves au sein des programmes d’études ainsi qu’une pluralité de méthodes d’enseignement élaborées tout aussi bien en fonction des caractéristiques estudiantines qu’en fonction des objectifs. Dans cette optique, la démocratisation qualitative vise l’accroissement de la réussite d’une majorité croissante d’entrants __ LEGENDRE, R. (1983).

B. Situation pédagogique. Sur le plan pédagogique, la démocratisation qualitative se fonde sur le postulat de l’indispensable harmonie devant exister entre les composantes d’une situation pédagogique.

C. Éducation et société. La démocratisation qualitative s’inscrit dans le cadre d’une plus grande justice sociale et du respect accru des droits individuels. Dans cette optique, il faut diversifier les finalités de l’éducation afin qu’après l’être instruit (démocratisation quantitative), on en vienne progressivement à l’être éduqué. L’être économique est une personne amputée de ses aspirations fondamentales. Pour parvenir à les satisfaire, il faut qu’il puisse aspirer au développement optimal de toutes ses potentialités, c’est-à-dire qu’il s’insère dans un cheminement d’éducation permanente où l’instruction n’est que le premier échelon vers d’autres sommets possibles et nécessaires. L’être véritablement éduqué saura, plus que la seule économie, assurer l’évolution de sa société en conformité avec les aspirations humaines fondamentales __ LEGENDRE, R. (1983).


DÉMOCRATISATION QUANTITATIVE

1. Éduc. VA égalité des chances, G.

2. Fond. éduc. Processus collectif, fondé sur le principe de l’égalité des droits et des privilèges, visant l’accessibilité du plus grand nombre aux établissements scolaires indépendamment du sexe, de l’ethnie et des statuts socioéconomique et culturel. Résultat du processus précédent. EA démocratisation de l’enseignement.

A. Stade. La démocratisation quantitative se situe au premier stade du processus global de démocratisation de l’éducation. Elle vise l’essor d’une société par l’instauration d’infrastructures scolaires et administratives devant permettre une instruction de masse susceptible de produire des citoyens capables d’assumer les fonctions inhérentes aux diverses sphères de la société. La démocratisation quantitative est en outre caractérisée par une pédagogie fondée sur des cheminements linéaires et communs des élèves, sur l’utilisation de méthodes uniques élaborées en fonction des matières scolaires ainsi que sur la réussite partielle d’une minorité au sein d’une majorité d’entrants __ LEGENDRE, R. (1983).

B. Genèse. La démocratisation quantitative est une mesure de justice sociale qui, bien qu’élémentaire, n’a guère plus d’un siècle d’existence. Sous l’impulsion industrielle, le machinisme permettait plus de temps de loisir et retardait l’entrée des jeunes gens sur le marché du travail. Il fallait les occuper tout en les instruisant, car l’évolution des industries réclamait des travailleurs spécialisés. Les états finirent par comprendre que l’éducation pouvait être le ferment du développement de l’économie et de la société. L’ignorance généralisée devenait une entrave au progrès. Il faut noter que l’accent était surtout mis sur l’aspect utilitariste de l’éducation; on valorisait avant tout les arts mécaniques et l’instruction manuelle ou professionnelle __ id.

C. Instruction/économie.À partir d’un certain seuil, la proportionnalité des deux variables ne se vérifie plus aussi aisément qu’autrefois. La courbe s’infléchit et atteint un point de plafonnement. Les budgets accordés à l’éducation ont atteint des seuils maxima qu’on ne peut plus se permettre de dépasser indûment sous peine de grever d’autres secteurs essentiels. Après une courte période d’ascension, la courbe investissement-instruction a plafonné très rapidement, aucun budget supplémentaire ne pouvant permettre la moindre relance. Il est alors temps d’entreprendre le deuxième stade du processus global de démocratisation de l’éducation : ladémocratisation qualitative __ id.


DÉMOCRATISATION TOTALE

Fond. éduc. Stade ultime du processus d’accessibilité à une éducation personnalisée et de la réussite des apprentissages pour tous. V droits de l’enfant; droits de l’homme : l’éducation pour tous; personnalisation. VA capacité de support, B; égalité des chances, G. EA éducation démocratique.

Nature. La démocratisation totale vise l’actualisation de soi de la totalité des citoyens œuvrant à la création d’une société nouvelle. Sa pédagogie s’inscrit dans le cadre d’une éducation de masse, de cheminements ramifiés et personnalisés des élèves au sein des programmes d’études et d’une pluralité de méthodes d’enseignement élaborées tout aussi bien en fonction des caractéristiques estudiantines qu’en fonction d’une grande variété d’objectifs de développement personnel __ LEGENDRE, R. (1983).


DÉMOCRATISER

v.

Gén. Rendre à la portée de tous les membres d’une société. « Conscientiser », « responsabiliser » et « outiller » adéquatement l’adulte face au développement et aux changements de la société dans laquelle il vit __ Rapport JEAN (1982). VA démocratisation, B.


DÉMODULATION

Téléinf. Reconstitution d’un message après sa réception suite à la modification qu’il a dû subir pour être transmis à longue distance; modification de signaux sonores ou analogiques en signaux binaires ou numériques. V modem.


DÉMONSTRATEUR

1. Édum. VA didacticiel, N.2.

2. Ens. sup. VA auxiliaire d’enseignement, C.


DÉMONSTRATIF

n.m. et adj.

Ens. lang./Ling. Nom donné à certains adjectifs et pronoms parfois accompagnés de particules adverbiales (-ci, -là) pour désigner que l’objet, la personne ou le concept impliqué est connu, a déjà été identifié, est montré ou indiqué : ce, cet, cette, ces, celui, ceux, celle, celles, cela, ça, celui-là, celle-là, ceux-là, celui-ci, celle-ci, ceux-ci. VA classe de mots, E.


DÉMONSTRATION

1. Did./Péd. Activité dans laquelle le professeur ou une autre personne utilise des exemples, des expériences ou une autre performance réelle pour illustrer un principe ou indiquer comment faire quelque chose __ JOHNSON, S. R. et R. B. (1972) : trad. dansLAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985). Présentation bien préparée, accompagnée ou non d’illustrations, en vue de la réalisation, par un enseignant devant un groupe d’étudiants, d’une expérience ou d’un certain nombre de tests aboutissant à une certaine habileté technique ou connaissance intellectuelle __ LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985). VA stratégie pédagogique, F.

2. Rech. VA typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.13.

A. Agents. Le professeur : source d’information ayant seul l’initiative. Les étudiants : situation d’observation où ils prennent des notes; après l’observation, ils peuvent poursuivre l’expérience __ id.

B.Étapes du déroulement : La démonstration est un bon moyen de concrétiser des explications et des descriptions écrites. 1. présentation des objectifs de la démonstration; 2. présentation des étapes; 3. explication de chaque étape en détail avant la présentation entière; 4. questions et discussions une fois la démonstration terminée; 5. poursuite de l’expérience par les participants __ id.

C. Quand l’utiliser : 1. pour confirmer et fixer certains faits; 2. pour soulever la curiosité et la motivation; 3. pour suppléer aux expériences ou travaux pratiques individuels; 4. lorsqu’on dispose de tout le matériel et l’appareillage nécessaire et qu’on a assez de temps __ id.

D. Conditions d’efficacité (a professeur) : 1. déterminer l’objectif de la démonstration; 2. s’adresser à un groupe restreint (6 à 10 personnes); 3. vérifier les préalables chez les participants; 4. bien sélectionner l’équipement et le matériel; 5. préparer une bonne introduction verbale et le texte accompagnant la démonstration __ id.

E. Conditions d’efficacité (a étudiants) : 1. motivation et sens de l’observation; 2. savoir prendre des notes et faire des schémas __ id.

F. Conditions d’efficacité (a groupe) : 1. certaine homogénéité quant aux aptitudes préalables; 2. taille adéquate (6 à 10 membres) __ id.

G. Avantages : 1. explications très graduées; 2. concrétisation par l’usage du tableau et de schémas; 3. formule qui suscite et maintient l’attention __ id.

H. Limites : 1. présence et attention des participants; 2. formule qui favorise les « observateurs » et les élèves qui préfèrent avant tout un enseignement concret __ id.


DÉNOMBREMENT FLOTTANT

Adapt. scol./Adm. scol./Orthopéd. (QC). Service éducatif particulier dispensé par un enseignant spécialisé en adaptation scolaire, selon des modalités souples d’intervention : intervention en classe-ressource ou en classe ordinaire. V classe-ressource;GAPP; orthopédagogie; orthopédagogue; soutien orthopédagogique; système en cascade.

Caractéristiques. La technique administrative de dénombrement flottant s’adresse principalement aux élèves de l’ordre primaire et permet un service particulier offert aux élèves présentant des difficultés d’apprentissage.


DÉNOTATION

Ling. Sens arrêté ou convenu d’un mot, qui relève de la désignation de l’objet auquel renvoie le signe. Ant. connotation.

A. Fonction dénotative. La relation entre signifié et référent est dite de référence ou de dénotation. La fonction dénotative ou fonction référentielle est une des six fonctions linguistiques __ JAKOBSON, R. (1970).

B. CN __ dénotative : fonction *.


DÉPARTEMENT

Adm. scol./Ens. sup./Org. scol. Regroupement, au sein d’un établissement d’enseignement, d’enseignants et d’enseignantes d’une même discipline, ou de disciplines ou de programmes apparentés, à des fins pédagogiques et administratives __ OLF (1998). Unité de base de regroupement de professeurs, identifiés à une discipline, à des disciplines regroupées ou à un champ d’études __ UQ (1988). Unité chargée de donner des enseignements requis par les programmes, de développer la recherche dans son domaine et de rendre des services à la collectivité __ UQ (1992). Subdivision administrative d’un établissement d’enseignement supérieur regroupant les professeurs d’un même domaine, champ d’études ou discipline. Département des sciences de l’éducation. TA faculté; module. EA champ d’études; secteur professionnel.

A. Département/module (QC). Dans l’enseignement universitaire, il ne faut pas confondre département et module. En effet, module désigne, dans le réseau de l’Université du Québec, une unité de gestion de programme qui est différente d’un département. Le module correspond à la fois au programme d’études, au groupe d’étudiants inscrits à ce programme d’études et au groupe de professeurs (et assimilés) qui y enseignent __ CTEQ (1988).

B. Département/section (QC). Le terme section désigne une division d’un département. Par exemple, dans un département des littératures, on pourrait trouver une section de littérature anglaise, une section de littérature espagnole, etc. Le responsable d’un département est, selon le cas, le chef ou le directeur du département __ id.

C. Enseignement secondaire. Dans l’enseignement secondaire, la gestion de l’enseignement est différente : il n’existe pas de département. Le responsable (dans une école secondaire ou dans une polyvalente) du groupe de professeurs d’une discipline ou d’un ensemble de disciplines est le chef de groupe __ id.

D. Dérivés : autonomie départementale; activités intradépartementales; interdépartementales __ id.

E. CN : chef de *; directeur de *.

F. CN __ départemental : inter*; intra*.


DÉPARTEMENT DE FORMATION HORS CAMPUS

Ens. sup. Unité administrative d’un collège ou d’une université chargée d’étendre les services de l’institution à la communauté environnante __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


DÉPENDANCE

Gén. Relation de servitude, d’asservissement entre deux personnes, ou entre une personne et un objet ou une situation. VA autonomie, I, K, M, U et X; autonomie déléguée, A; écosystème, E; taxonomie de HUNT, A et B.

CN : in*; inter*; réduction des *; réduction assistée des *; réduction déléguée des *; réduction directe des *.


DÉPENDANCE CONDITIONNELLE

Diagn./Did. VA autonomie, H;taxonomie de HARVEY, A : III, B : III et C : III.


DÉPENDANCE DU CHAMP

Diagn. Mode de réaction perceptuelle selon lequel le sujet perçoit globalement plutôt qu’analytiquement la dynamique d’une situation d’ensemble. VA style cognitif, I; taxonomie de HARVEY, B et C. EA indépendance du champ. Î stylecognitif.

A. Caractéristiques. En présence d’une situation problème, le dépendant du champ— parce qu’il perçoit globalement — fait une lecture plus uniforme, moins discriminante des éléments et par ricochet, sous-évalue les quelques éléments qui pourraient être plus significatifs dans le contexte. Le dépendant du champ se laisse ainsi plus facilement influencer par les composantes d’une dynamique, prenant plus difficilement le recul nécessaire pour discriminer les éléments qui peuvent se révéler plus significatifs d’information. Il lui est plus difficile que l’indépendant du champ de distinguer les parties du tout. Le dépendant du champ étant plus intéressé par les relations sociales, est plus sensible aux indices fournis par les personnes dans son environnement et est plus facilement capable de s’exprimer affectivement que l’indépendant du champ __ HUTEAU, M. (1987).

B. Tests. Herman WITKIN et ses collaborateurs ont élaboré quelques tests pour mesurer le degré de dépendance du champ d’un sujet. Le test des figures intriquées (Children’s Embedded Figures Test) est le plus couramment utilisé auprès des enfants. Une version adolescent-adulte (Embedded Figures Test) est également disponible pour les onze ans et plus. Il est à noter qu’il s’agit d’un test non verbal; des planches de couleur sont présentées une à une aux sujets, desquelles ils doivent extraire une forme demandée — forme dont les contours ont été préalablement bien identifiés avec le sujet. Celui-ci doit repérer cette forme qui conserve, par-delà les planches, ses coordonnées (sens, dimension). Toutefois, une diagonale, un changement de couleur peuvent se présenter, confondant les plus influençables — à savoir les dépendants du champ —qui arrivent mal à échapper à la perception globale de la figure présentée. La médiane du groupe déterminera si le sujet se classe parmi les sujets dépendants ou indépendants du champ.

C. CN : dimension *-indépendance du *.


DÉPENDANCE UNILATÉRALE

Diagn./Did. VA taxonomie de HARVEY, A : I, B : I et C : I.


DÉPENSES COURANTES CURRENT EXPENDITURES

Adm./Gest. (Ont.). Dépenses aux fins de fonctionnement ou dépenses engagées pour des améliorations permanentes à partir de fonds hormis ceux qui sont obtenus par la vente de débentures, par un emprunt de capital ou par un emprunt souscrit en prévision de la vente de débentures __ MEO (1980).


DÉPERDITION D'ÉDUCATION

Cur./Did./Gest. app. Gaspillage de matériel et de temps pour les systèmes éducatifs et de formation ainsi que pour la société dans son ensemble, occasionné par les problèmes de redoublement et/ou d’abandon en cours d’études __ BIT (1987). EA abandon en cours d’études; statistiques de la formation; taux de participation à la formation.


DÉPERDITION DE FORMATION

Cur./Did./Gest. app. V déperdition d’éducation.


DÉPERDITION DES EFFECTIFS (SCOLAIRES)

Adm. scol. Sortie prématurée d’une partie des effectifs scolaires engagés dans un cycle ou dans un programme d’études. Ex. : taux de déperdition des effectifs (scolaires) __ OLF (1998). Syn. déperdition d’effectifs (scolaires); déperdition scolaire. EA abandon/ effectif/persévérance scolaire; scolarité obligatoire.

A. Contexte. Dans des contextes suffisamment clairs, déperdition, employé absolument, peut suffire __ CTEQ (1988).

B. Déperdition/abandon. Il ne faut pas confondre déperdition des effectifs et abandon scolaire, ce dernier terme se limitant à désigner tout départ de l’école avant la fin de la période de l’obligation scolaire __ CTEQ (1985).

C. Causes. Les causes de la déperdition scolaire sont multiples : abandons scolaires, exclusions disciplinaires, difficultés financières, etc. Dans l’enseignement collégial et universitaire, la déperdition s’explique aussi par les réorientations et, dans les cycles supérieurs de l’enseignement universitaire, par l’obtention d’un emploi en cours d’études __ CTEQ (1988).

D. Réorientation. Dans les cas de réorientation, la sortie d’un programme d’études est compensée par l’entrée dans un autre programme. L’effectif scolaire ne diminue donc pas __ id.


DÉPISTAGE

Diagn. Action de déceler d’une façon systématique des caractéristiques particulières chez les élèves. Ex. : dépistage des difficultés d’apprentissage, des talents exceptionnels, etc.


DÉPRESSION

Adapt. scol./Psych.État émotionnel d’une personne qui éprouve de la tristesse, de la morosité, de la mélancolie, et parfois des idées suicidaires, etc. VA burnout, F1 etH ; déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, A; stress, B; troubles du comportement, J.

A. Types. On distingue la dépression réactionnelle (facteurs externes) et la dépression constitutionnelle ou endogène (facteurs internes).

B. Enfants. L’existence de la dépression chez les enfants n’est pas reconnue par tous les chercheurs. Il est, par conséquent, difficile d’arriver à une définition juste en ce qui concerne la dépression enfantine. Certains auteurs, tels Herbert QUAY et Annette M. LA GRECA (1986), estiment que ce syndrome n’existe pas avant la puberté. James M. KAUFFMAN (1993) croit que la dépression chez les enfants peut être accompagnée de différents autres problèmes tels que l’échec scolaire, les troubles de la conduite, l’hyperactivité, la phobie scolaire, etc. Certaines formes d’hyperactivité (réactionnelles et hypomaniaques) sont tenues pour l’expression de la dépression chez l’enfant. V phobie scolaire.

C. Causes. Dans la plupart des cas, il est difficile d’identifier les causes exactes de la dépression. Les conflits familiaux, les troubles mentaux des parents ou les mauvais traitements peuvent être des causes de dépression des enfants. Les causes biologiques ou biochimiques ne sont pas exclues. V mauvais traitements envers les jeunes.

D.École. KAUFFMAN (1993) souligne l’importance pour les enseignants d’identifier et de tenir compte des symptômes dépressifs chez leurs élèves. Cet état dépressif influence négativement leur performance scolaire, et l’échec scolaire a pour effet de rendre ces enfants encore plus dépressifs.

E. Traitement. La prescription de drogues antidépressives est le plus souvent un des premiers traitements administrés aux personnes dépressives. Les enseignants peuvent être appelés à jouer un rôle de soutien auprès des enfants dépressifs. L’approche cognitivo-béhaviorale est également utilisée. V approche béhaviorale/ cognitivo-béhaviorale.

F. CN __ dépressif : comportement *.


DÉRIVATION

Ens. lang./Ling. Procédé, action ou résultat de création de mots nouveaux par l’ajout d’un affixe (plus généralement un préfixe ou un suffixe) de type lexical (par opposition à grammatical) à des mots ou à la racine de mots déjà existants dans la langue sans en modifier le sens principal. Ant. composition.

Préfixes/suffixes. Les préfixes a-, ad-, co-, dé-, dis-, in-, ob-, re-, etc. se trouvent dans beaucoup de mots français; de même les suffixes -able, -al, -ation, -ette, -eur, -eux, -ique, -isme, -ment, etc. V composition.


DÉRIVATION D’UN ENSEMBLE DE RELATIONS ABSTRAITES

Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 5.30 et C : 5.30.


DÉROGATION

Adm. éduc./Lég. scol. (Fr.). Autorisation qui permet d’échapper à la règle courante. Ex. : On peut demander une dérogation à la carte scolaire, pour permettre l’entrée en cours préparatoire d’un enfant qui n’a pas encore les 6 ans requis __ FELL, M. et al. (1991).


DÉSALPHABÉTISATION

Alph. Processus par lequel une personne ou une collectivité perd graduellement ses repères culturels et ses compétences en communication écrite en raison des effets de l’isolement, de la migration, des changements technologiques, des stratégies néocapitalistes, etc. V analphabétisme de retour.

Exemple (QC). Dans le collectif Alpha 94 (Hautecœur, J.-P., 1994), Hugues DIONNE et Raynald HORTH expliquent le processus de désalphabétisation pour les populations rurales de la région du Bas-Saint-Laurent : « Les collectivités rurales sont de plus en plus affaiblies par la méconnaissance des mécanismes économiques et la perte de contrôle de leur environnement social et culturel; elles sont devenues dépendantes des choix politiques et technocratiques en matière de développement. C’est cette perte, par l’individu, de ses références sociales et culturelles qui explique le mieux le processus de désalphabétisation qui touche les populations rurales. Cet analphabétisme est un phénomène collectif résultant de facteurs structurels d’ordre social, culturel, politique et économique. Le sentiment de dévalorisation s’insinue progressivement dans les consciences et décourage les volontés de livrer bataille pour résister à la marginalisation des milieux ruraux ».


DÉSAVANTAGE

Gén. VA handicap, F.


DÉSAVANTAGE PHYSIQUE

Adapt. scol./Diagn./Méd. V élève handicapé en raison d’une déficience motrice; handicap physique. VA classe d’appoint, D.


DÉSCOLARISER

v.

Péd. V scolariser.


DESCRIPTEUR

1. Inf. Mot ou locution contribuant à caractériser l’information contenue dans un document et à en faciliter la recherche __ CMTI (Fr.) (1989).

2. Rech. Mot clé utilisé pour définir, classer et obtenir une information lors d’une recherche documentaire. Î thésaurus.

Caractéristiques des descripteurs. Les descripteurs ne doivent pas avoir comme unique fonction de décrire le contenu des unités d’analyse. Afin de mieux repérer et traiter l’information pertinente à la recherche, les descripteurs doivent : 1) être énoncés de la façon la plus générale possible en mettant l’accent sur les ressemblances plutôt que sur les différences; 2) être suffisamment spécifiques pour pouvoir accéder à l’information; 3) se rapporter à l’information pertinente aux questions de recherche. Pour satisfaire à ces contraintes, les descripteurs doivent être conçus selon les règles suivantes : • Les descripteurs sont choisis en fonction des objectifs de recherche (garde le processus d’anasynthèse en ligne avec les objectifs de recherche). • Les descripteurs sont énoncés de la façon la plus générale possible afin d’identifier les « super-catégories » pertinentes au projet de recherche (facilite l’élaboration du réseau notionnel; facilite le traitement de l’information). • L’unité d’analyse est décrite par un maximum de trois descripteurs et si possible moins (évitel’éparpillement; facilite l’élaboration du réseau notionnel; facilite le traitement de l’information). • Les descripteurs sont ordonnés selon une échelle décroissante de généralité (facilite l’élaboration du réseau notionnel). • Les descripteurs sont exprimés au singulier (évite l’éparpillement).


DESCRIPTEUR ÉCOLOGIQUE

1. Écol. Attribut, variable ou caractère au moyen duquel sont décrits et sont comparés les différents échantillons prélevés dans un écosystème __ LEGENDRE, L. et LEGENDRE, P. (1979). VA population, A et B.

2.Écol. num. Règle de correspondance, établie par l’écologue, pour décrire et comparer tous les objets de l’étude sur une même base __ id.

Propriété fondamentale. Les descripteurs écologiques permettent de « répartir les objets en des groupes qui ne se recouvrent pas les uns les autres. Tout descripteur doit donc être structuré comme une règle qui associe, à tout objet dans le groupe sous étude, un et un seul élément d’un ensemble de descriptions discernables appartenant au descripteur » __ id.


DESCRIPTION

1. Cur./Did. VA théorie curriculaire, K.

2. Ens. lang. Procédé linguistique qui consiste en l’énumération des aspects caractéristiques d’un lieu naturel ou artificiel et qui s’appuie sur la mobilisation de la vue et de l’ouïe __ SUBERVILLE, J. (1967).

3. Litt./Sémio. Représentation figurée d’objets ou de personnages __ GENETTE, G. (1966). V narration. VA récit, C.

4. Rech./Sc. VA théorie, J.

A. Processus. Selon Jean-Michel ADAM (1992-1993) et Jean-Paul Bronkart (1996), le processus de description passe par trois phases : 1. la phase d’ancrage (le thème de la description est énoncé); 2. la phase d’aspectualisation (énumération des différentes caractéristiques du thème); 3. la phase de mise en relation (relier les éléments décrits à d’autres éléments et situer le thème dans le temps et dans l’espace).

B. CN __ descriptif,ive : barème *; bulletin *; définition *; échelle *; grammaire *; hypothèse *; modèle *; recherche *; statistique *; théorie *; verbes * d’action.


DESCRIPTION D'UN POSTE DE TRAVAIL

Adm. éduc. (Fr.). Syn. description d’emploi.


DESCRIPTION DE CARRIÈRE

Form. prof. Monographie consacrée à une profession donnée où sont rassemblées toutes les informations disponibles sur les possibilités de formation offertes, sur les examens requis ainsi que sur les conditions de travail et sur les perspectives de promotion dans la profession __ BIT (1987).


DESCRIPTION DE POSTE

Did./Form. prof. Syn. description de fonctions.


DESCRIPTION DE TÂCHES

Did./Form. prof./Info. scol. prof. Description systématique de la nature des composantes d’un emploi, de leurs interrelations entre elles ainsi qu’avec les autres emplois, des niveaux de performance associés, des conditions de travail ainsi que des compétences requises. Document écrit résultant d’une analyse des professions ou des tâches. Syn. description de fonctions. EA analyse des tâches.

Utilités : sélection du personnel; formation; relations de travail; évaluation des emplois.


DESCRIPTION DE(S) FONCTIONS

1. Adm. éduc. Syn.description d’emploi.

2. Did./Form. prof.État objectif des fonctions et des tâches, des responsabilités et des relations d’autorité propres à un emploi __ MUNGER, M. (1983). Syn.description d’emploi/de poste/de tâches. EA analyse de fonctions/de postes.

Nature. Il s’agit de l’énumération de toutes les fonctions reliées à un poste. La description contient les conditions et les exigences du poste, les connaissances et la compétence qu’exige le poste, ainsi que les risques inhérents et les mesures préventives __ id.


DESCRIPTION D’EMPLOI

1. Adm. éduc. Identification plus ou moins détaillée des fonctions et des tâches reliées à un emploi. Syn. description d’un poste de travail; description de(s) fonctions. EA analyse d’emplois/de postes/des professions/des qualifications/des tâches/du travail; description de carrière/de fonctions/de poste/de tâches.

2. Form. prof. Liste admise des fonctions et tâches correspondant à un emploi __ EUDISED (1973).


DESIGN

1. Gén. Dessin, modèle, représentation, type. Conception, création, idée générale, invention.

2. Spéc. Architecture, construction. Avant-projet, dessein, intention, plan, projet.

3. Cur./Did. (Gén.). Planification systématique du déroulement concret d’un apprentissage/enseignement. Design pédagogique. VA formation, E.

4. Cur./Did. (Spéc.). Présentation de visées éducationnelles en un plan général qui traduit les choix fondamentaux en éléments de programme. Syn. devis. RN assises, B.

5. Édum. Conception de l’interface utilisateur-machine dans ses aspects logiciel et matériel __ MATAIGNE, B., MESS (1991). Scénarisation du logiciel éducatif et conception de l’interface-utilisateur __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992).

A. Édum. Cette conception portera donc sur les apparences du logiciel, sur ses fonctionnalités et sur son déroulement. Elle s’étendra aussi aux aspects matériels touchant à l’interface __ MATAIGNE, B., MESS (1991).

B. Design/dessin. En anglais « design » qui contient aussi dessin, mot français d’origine qui n’a perdu son « e » qu’au XVIIIe siècle. Terme générique : image formée dans l’esprit — à la manière d’un tracé — si ce tracé est jeté en avant, projeté dans l’avenir, il devient projet. Cet avenir imaginé détermine des actions qui le précèdent dans le temps, mais qui ne peuvent se réaliser que par la force de l’intention __ ALLARD, Y. (1981).

C. Design/schéma. Ces deux termes sont fréquemment utilisés l’un pour l’autre dans le domaine curriculaire. Ils peuvent cependant être distingués, bien que les particularités de chacun soient assez semblables. Ainsi, un schéma est une symbolisation simplifiée, un cadre de référence esquissé à grands traits, des tendances et courants, tandis que le design est une représentation plus explicite, un modèle plus détaillé. Un schéma pourrait comprendre ou impliquer un certain nombre de design apparentés. VA design curriculaire, C.


DESIGN CURRICULAIRE

1. Cur. (Gén.). Phase de conception d’un curriculum qui peut comprendre un ou quelques niveaux curriculaires. V conception;préconception; reconception. VA analyse de la valeur, O; niveau curriculaire, A et B.

2. Cur. (Spéc.). Issu de réflexions philosophiques et de théories épistémologiques, psychologiques, sociologiques ou autres, ensemble-ressource qui précise l’optique, le contexte, l’environnement des pratiques pédagogiques ainsi que certaines prescriptions, normes, lois, règles et hypothèses de base dont devra tenir compte un éventuel développement curriculaire en respectant certains paramètres (finalités, valeurs, buts, ressources, niveau(x), etc.) avant que le curriculum soit planifié, élaboré, disséminé, évalué et implanté. Syn. axiomatisation/organisation curriculaire; design de curriculum. V développement curriculaire; précision des assises; théorie de l’éducation. VA assises curriculaire, C; éducateur, B; essentialisme, B; existentialisme, C; progressisme, A; schéma curriculaire, O;théorie curriculaire, B et L; traditionalisme, A. EA design pédagogique. RN cycle (général) du curriculum, A; éducation-discipline, B.

A. Design curriculaire/éducationnel. Lorsque l’infrastructure éducationnelle prend l’envergure d’un système d’éducation, les expressions design curriculaire et design éducationnel sont synonymes. VA éducation-discipline, B.

B. Design curriculaire/pédagogique. Selon l’extension large que peut revêtir le terme curriculum, le sous-ensemble design curriculaire revêt un sens plus étendu que l’expression design pédagogique, ce dernier explicitant et concrétisant le premier en termes de types d’enseignement. Lorsque la résultante du processus est cependant une infrastructure pédagogique, une situation pédagogique ou un programme d’études, les expressions design curriculaire et design pédagogique sont souvent prises comme synonymes. V design pédagogique. VA éducation-discipline, B.

C. Design/schéma curriculaire. Le schéma curriculaire concerne principalement les divers niveaux curriculaires et les approches éducationnelles alors que le design curriculaire tient compte davantage des différents courants pédagogiques qui inspireront un éventuel développement curriculaire. Dans le documentation, les deux expressions sont souvent confondues. VA schéma curriculaire, O.

D. Design/schéma/organisation curriculaire. Si le design curriculaire présente déjà une sélection de termes, de modèles et d’un ou quelques design pédagogiques qui s’inscrivent dans l’un ou l’autre des schémas curriculaires, l’expression est alors synonyme d’organisation curriculaire.

E. Design/développement curriculaire. Le design curriculaire présente et explicite en outre les différents courants pédagogiques possibles (approches, stratégies, méthodes, techniques d’enseignement) qui privilégient un ou quelques aspects de la situation pédagogique (ex. : modèle de la redécouverte; modèle du développement cognitif; modèle centré sur l’apprenant, modèle de l’enseignement-apprentissage par objectif), tandis que le développement curriculaire consiste en la construction d’un curriculum qui opérationnalise les assises curriculaires prédéterminées.

F. Design/planification curriculaire. Le design curriculaire n’est pas une opération aussi précise et formelle que la planification curriculaire qui survient par la suite dans le cycle (général) du curriculum. Il s’agit de déterminer les grands traits d’un éventuel curriculum et de la façon générale de le développer en vue d’expliciter le ou les schémas curriculaires (catégories et typologies) retenus, lesquels actualisent les fondements et théories curriculaires. VA schéma curriculaire, C, D et E.

G. Nature conceptuelle/programme d’études. La question fondamentale dans le design curriculaire, comme dans toutes les sphères de la pensée éducationnelle, est de nature conceptuelle plutôt que technique et scientifique : comment départager ce qui est vraiment important dans les diverses matières scolaires et l’inclure dans les programmes scolaires de manières significatives pour les élèves __ BARROW, R. et MILBURN, G. (1990) : trad. Il peut s’agir également de déterminer ce qui, en contexte, est vraiment pertinent eu égard aux différents courants pédagogiques. V schéma curriculaire.

H. Confusion terminologique. Dans la documentation, design curriculaire est souvent confondu avec les termes schéma/construction curriculaire/d’un (du) curriculum, ingénierie curriculaire/du curriculum, planification curriculaire/d’un (du) curriculum; organisation curriculaire/d’un (du) curriculum. Il est souhaitable et possible de distinguer ces expressions afin de favoriser la cohérence d’ensemble et d’agencer les multiples opérations dans le cadre du cycle (général) du curriculum.

I. Signification des termes et modèles plus importante que la mécanique d’élaboration d’un design curriculaire. Aucune façon particulière ne s’est avérée préférable à une autre pour effectuer le design d’un éventuel curriculum. Bien que les métaphores suivantes aient été souvent utilisées, le design curriculaire ne concerne que peu les procédures habituelles d’effectuer le design d’une maison, d’un appareil, d’un objet. Plutôt que de chercher un processus idéal ou des règles à suivre mécaniquement, il vaut mieux s’interroger en tout premier lieu sur le sens et l’extension à accorder aux termes éducation et scolarisation. Par la suite, il s’agit de concevoir et d’expérimenter une séquence d’opérations qui devraient permettre de concrétiser l’atteinte des finalités et de la mission scolaire dans la réalité. C’est par essais, rétroactions et réajustements que l’on en viendra habituellement à préciser le design d’un curriculum en tenant compte des particularités d’un milieu scolaire. Il ne faut donc pas s’attendre à trouver un algorithme, une démarche précise ou une recette pour élaborer un design curriculaire __ BARROW, R. (1984). V théorie curriculaire; fondements curriculaires.

J. Processus général. Bien qu’il n’existe aucun cheminement standard pour effectuer un design curriculaire, on retrouve souvent quelques-unes des étapes suivantes chez certains auteurs : 1. évaluation des besoins éducationnels des élèves en relation avec les finalités éducationnelles, retenues ou préconisées, et en tenant compte des objectifs généraux de l’école ainsi que les besoins d’évolution de la société; 2. appréciation des contraintes (temps, ressources humaines, matérielles et financières, etc.) dont on doit tenir compte; 3. détermination des besoins éducationnels qui seront jugés prioritaires compte tenu de la mission, de la nature et des contraintes d’un milieu scolaire; 4. précision des buts et des objectifs d’enseignement-apprentissage qui permettent de concrétiser les finalités et de satisfaire les besoins éducationnels prioritaires de l’élève; 5. précision des préalables (connaissances et habiletés) que l’élève doit posséder pour aborder un tel curriculum; 6. énoncer les indicateurs et critères de réussite et d’échec; 7. détermination des approches pédagogiques à privilégier; 8. moyens et modalités d’évaluation. V cycle (général) du curriculum.


DESIGN DE CURRICULUM

Cur. Syn. design/organisation curriculaire; type de curriculum. Qsyn. schéma/structure curriculaire; schéma/structure de curriculum.


DESIGN ÉDUCATIONNEL

Éduc. Discipline éducationnelle dont le but est la conception, l’élaboration, l’implantation, la validation et l’évolution de systèmes d’éducation. Résultante du processus de développement. VA design curriculaire, A.


DESIGN PÉDAGOGIQUE

1. Cur./Did./Péd. Discipline éducationnelle appliquée, à l’intersection des domaines de la didactique et de la pédagogie, qui permet de concevoir, d’élaborer et de prescrire des devis pédagogiques qui tiennent compte des paramètres spécifiques de situations pédagogiques particulières. VA design curriculaire, B; didactique, G; pédagogie, F; schéma curriculaire, H. RN éducation-discipline, B.

2. Cur./Did./Péd. Type d’organisation de la situation pédagogique dans un milieu déterminé.

A. Acceptions diverses. Il existe plusieurs acceptions du terme design pédagogique (selon les divers aspects de l’action didactique) auxquelles les différents auteurs font correspondre ce processus : 1. Selon GAGNÉ et BRIGGS (1979) : le design pédagogique (instructional design) concerne l’ensemble de l’action didactique (instructional system) : l’évaluation des besoins, des ressources, des contraintes; l’élaboration d’un curriculum, c’est-à-dire d’un ensemble d’objectifs terminaux en fonction des buts identifiés; l’identification des performances attendues chez l’apprenant, des capacités de l’apprenant et des conditions pour atteindre ces performances; la planification de séquence(s) d’enseignement; le choix des conditions du milieu, des médias; l’identification des critères de réussite; l’évaluation. 2. Selon Tiemann et Markle (1985) : le design pédagogique concerne l’élaboration du matériel et des procédures visant à favoriser l’apprentissage en fonction des résultats attendus et de la population concernée. La définition des résultats attendus et la détermination des objectifs d’apprentissage relèvent de l’analyste de tâches (task analyst); c’est la planification des activités d’apprentissage dans un ordre logique qui relève du designer (instructional designer). Contrairement à Gagné et Briggs, ces auteurs n’incluent pas l’évaluation des besoins et la détermination des objectifs dans le design pédagogique. 3. Selon RICHEY (1986) : le design pédagogique est une science et un processus qui ont pour but de générer des indications précises pour le développement, l’évaluation et le maintien de situations qui facilitent l’apprentissage. Contrairement à TIEMANN et MARKLE (1985), cette auteure exclut toutefois certains aspects du développement du matériel : le design planifie le développement du matériel, mais n’inclut pas ce développement. 4. Selon Reigeluth (1983) : le design pédagogique est une activité professionnelle et une discipline qui concernent un aspect particulier du processus de la structuration didactique (process of instruction) : la prescription des stratégies pédagogiques optimales (que l’auteur appelle modèles) susceptibles de favoriser l’apprentissage chez une population étudiante, en fonction des résultats attendus et des conditions particulières de chaque situation pédagogique. Le design est l’une des cinq disciplines interreliées de la didactique : le design, le développement, l’implantation, la gestion et l’évaluation de stratégies pédagogiques. Il concerne uniquement la prescription de stratégies pédagogiques, ensemble harmonieux de stratégies spécifiques d’organisation du message, de transmission du message et de gestion de la situation pédagogique (et non pas gestion de la mise en œuvre d’une stratégie, champ d’intervention de la discipline gestion). Le design pédagogique concerne le développement de connaissances sur les diverses stratégies et méthodes pédagogiques et sur les conditions d’utilisation de ces dernières de façon à planifier des situations pédagogiques optimales. Contrairement à RICHEY (1986), REIGELUTH (1987) n’inclut pas le développement, l’implantation, l’évaluation et le maintien de la situation pédagogique dans le champ d’intervention du design pédagogique; il reconnaît toutefois que ces disciplines sont étroitement interreliées __ SAUVÉ, L. (1992).

B. Design pédagogique/schéma curriculaire. Comme cadre conceptuel utilisé à l’échelle d’un pays ou d’une nation, le schéma curriculaire peut s’actualiser en une variété de design pédagogiques au niveau d’une institution, d’un groupe d’élèves, d’une situation pédagogique particulière.

C. Typologie __ DURAND, M.-J. (1996), inspirée de Ronald T. HYMAN (1973) et de sa propre analyse de la documentation. Chaque type de design pédagogique représente une centration particulière sur l’une des quatre composantes de la situation pédagogique, sur l’une des six relations possibles entre elles ainsi que sur l’ensemble.

C.1 Centration sur le Sujet. Empreinte d’une vision humaniste, cette catégorie rejoint la définition du curriculum associée aux expériences et aux besoins de l’élève. Le rôle de l’Agent est celui d’un facilitateur ou d’une personne-ressource s’orientant vers l’actualisation du potentiel de l’élève. L’élève est le principal agent de son développement. V enseignement autodirigé/personnalisé.

     Enseignement adapté à l’âge chronologique de l’élève (Age-appropriate curriculum). Programme d’éducation spécialisée qui consiste en un ensemble d’activités correspondant tant à l’âge chronologique qu’au stade de développement des élèves __ REYNOLDS, C. R. (1990).

     -  Enseignement alternatif (Differentiated curriculum). Programme éducatif offert pour répondre aux besoins et aux intérêts spécifiques de certains élèves [bilingues, défavorisés, doués, handicapés, immigrants, etc.] __ DEJNOZKA, E. (1982); PAGE, G. T. (1977); SHAFRITZ, J. M. (1988) dans DURAND, M.-J. (1996). EA paradigme inventif.

     Enseignement centré sur l’apprenant (Learner-cent(e)red approach). Approche où l’enseignant met plutôt l’accent sur les besoins et les intérêts des enfants que sur le plan de cours prescrit. Note : Largement répandu dans l’éducation dite progressive, cet enseignement possède son propre slogan : « Je n’enseigne pas les matières scolaires; j’enseigne aux enfants! » __ ROWNTREE, D. (1981).

     -  Enseignement centré sur l’élève (Student-cent(e)red curriculum). Enseignement basé sur les besoins, les intérêts, les styles d’apprentissage et les expériences des élèves __ PAGE, G. T. (1977); ROWNTREE, D. (1982).

     -   Enseignement centré sur l’enfant (Child-cent(e)red curriculum). Enseignement où la totalité du programme scolaire est subordonnée à l’enfant. Dans certains programmes, les besoins et les intérêts des parents, des enseignants et des administrateurs sont liés directement aux besoins et aux intérêts des élèves. Le contenu est vu comme un moyen et non comme une fin en soi. L’accent est mis sur les expériences et les activités de l’enfant plutôt que sur un comportement passif ou factuel de l’élève. On y développe des concepts, notamment la croissance, la réalisation de soi et l’expression. Cette approche de l’école progressive s’est développée avec John DEWEY, Francis PARKER, Granville HALL, Harold RUGG et Arthur JERSILD __ COLLINS, K. T. (1973); DEJNOZKA, E. (1982); WHITFIELD, R. (1971). VA schéma curriculaire, E.

     Ensemble des expériences vécues par l’élève (Life curriculum). 1. La totalité des expériences réalisées par les élèves tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’école. 2. Il se distingue du programme scolaire traditionnel par l’accent mis sur l’ensemble des besoins, des expériences sociales et des apprentissages individuels qu’un élève juge significatifs pour lui et qui le guide dans le développement de son éducation __ GOOD, C. (1973). EA curriculum/paradigme expérientiel; enseignement centré sur les activités; enseignement organisé autour du vécu de l’élève.

     C.2   Centration sur l’Objet. Les design pédagogiques centrés sur l’objet d’études mettent l’accent sur les matières scolaires en général ou sur un programme d’études en particulier. On retrouve ici une définition du curriculum associée au contenu notionnel où les matières scolaires sont cloisonnées et dont le but est souvent la transmission de connaissances. Le rôle de l’enseignant, détenteur de l’information, est de transmettre les connaissances aux élèves qui tentent de les assimiler. Ce design pédagogique est la version traditionnelle et classique que l’on retrouve depuis longtemps dans notre système scolaire. Il rejoint la vision culturaliste de l’éducation centrée sur la transmission d’un objet d’apprentissage. V enseignement à horaire réduit/magistral/professionnel/technique/technique et professionnel/traditionnel.

     Culture générale (Common culture curriculum). Enseignement centré sur l’héritage culturel constituant la formation commune minimale à acquérir; enseignement centré sur la formation générale; enseignement axé sur les valeurs communautaires. Un common culture curriculum repose sur cinq matières essentielles : les mathématiques, les sciences physiques et biologiques, les études sociales et humaines, les arts et la morale (LAWTON, D., 1975). Note : La définition de la notion de common culture varie selon les écoles de pensée. L’expression a déjà servi à désigner un but de l’éducation relié à des préoccupations progressistes de communauté d’intérêts et de besoins, dans une perspective de méthodes actives __ BÉLANGER, C. (1984).

     Enseignement aérospatial (Aerospace curriculum). Série de cours se rapportant spécifiquement aux connaissances et à l’exploration des sciences reliées à l’aviation et à la conquête de l’espace __ GOOD, C. (1973).

     -  Enseignement axé sur les époques de l’histoire (Cultural-epoch-approach; culture-epoch curriculum). Plan où l’enseignement est organisé à l’intérieur d’une série d’époques telles que l’époque coloniale, la révolution industrielle, la conquête de l’Ouest, etc. et qui s’applique aux études sociales, littéraires, etc. Cette approche facilite la compréhension et l’étude des aspects économiques, sociaux, politiques et culturels d’une époque particulière __ GOOD, C. (1973); PAGE, G. T. (1977).

     Enseignement basé sur la compétence (Competency-based curriculum). Enseignement qui vise le développement d’habiletés spécifiques chez l’élève, principalement dans les domaines cognitif et psychomoteur, dans un but de qualification pour occuper un emploi ou assumer une fonction, évoluer et participer utilement au sein d’une société. VA schéma curriculaire, E. EA paradigme industriel.

     -  Enseignement centré sur la communication. Enseignement axé aussi bien sur la communication verbale que non verbale, les comportements cognitifs, psychomoteurs et affectifs de même que les modes d’enseignement appropriés à ces types de communication. Importance d’intégrer le processus de communication dans la planification curriculaire parce qu’il est utilisé tout au long de la vie __ AMMONS, M. dans DURAND, M.-J. (1996). VA schéma curriculaire, E.

     -  Enseignement centré sur la formation commune. Selon l’expression de Harold C. HAND (1958) : un enseignement centré sur la formation commune à l’école secondaire devrait transmettre les bases de la vie en société et fournir à la jeunesse les références utiles à un développement harmonieux __ DURAND, M.-J. (1996). Syn. enseignement centré sur les savoirs communs. VA schéma curriculaire, : approche traditionnelle.

     -  Enseignement centré sur la vision des jeunes concernant la société (Youth’s view of society). En opposition à la culture adulte dominante, enseignement qui incorpore les orientations, valeurs, normes et codes d’un important courant social émergent qui se révèle davantage signifiant dans la perception des jeunes. VA schéma curriculaire, E : approche culturelle ou sociocentrique. EA curriculum sociocentrique; enseignement organisé autour du vécu des élèves; mouvement de protestation estudiantine; paradigme de la dialectique sociale.

     -  Enseignement centré sur le transfert des apprentissages (Existential integration approach). D’abord méthodologique, éducation qui vise essentiellement à former une pensée critique et indépendante en vue de préparer les élèves à la vie postscolaire __ WISE, G. dans DURAND, M.-J. (1996). VA schéma curriculaire, E.

     -  Enseignement centré sur les problèmes sociaux et les modes de pensée (Broad fields, Social problems and modes of thought). Enseignement centré sur les problèmes sociaux, les modes de pensée, et l’agencement de quelques disciplines. Le but de l’éducation est de mettre à profit les ressources intellectuelles et culturelles des élèves de façon à les guider dans leurs actions et de les aider à créer un monde où ils pourraient se réaliser __ BELLACK, A. dans DURAND, M.-J. (1996). VA schéma curriculaire, E : approche culturelle ou sociocentrique. EA paradigme socioculturel.

     Enseignement centré sur les savoirs communs (Common learnings). Syn. enseignement centré sur la formation commune.

     -  Enseignement classique (Classical curriculum). 1. Enseignement des arts libéraux du Moyen Âge comprenant le quadrivium de l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique ainsi que le trivium de la grammaire, la rhétorique et la logique. 2. Enseignement scolaire ou universitaire dit traditionnel et axé sur l’étude du grec et du latin en plus d’inclure la littérature, les arts, la philosophie, l’histoire, la musique et les langues étrangères __ GOOD, C. (1983); PAGE, G. T. (1977); ROWNTREE, D. (1982); SHAFRITZ, J. M. (1988). VA schéma curriculaire, E : approche traditionnelle.

     Enseignement des sciences agricoles (Agricultural curriculum). Programme destiné à préparer les élèves ou à perfectionner les travailleurs dans le domaine de l’agriculture : chaque activité liée à ce domaine peut faire l’objet d’un cheminement scolaire spécifique __ GOOD, C. (1973).

     -  Enseignement global (Fused curriculum; unified studies curriculum). Enseignement qui met l’accent sur l’unification et l’intégration des connaissances en éliminant les barrières traditionnelles qui existent entre les domaines d’études. Les matières ainsi fusionnées soulignent le caractère interdisciplinaire de ce programme __ HAWES, G. (1982); KNOWLES, A. S. (1978); PAGE, G. T. (1977).

     -  Enseignement intégré (Curriculum integration). Approche interdisciplinaire de l’enseignement dans le but de rendre le programme socialement pertinent et personnellement signifiant __ McNEIL, J. (1985).

     Enseignement interdisciplinaire (Interdisciplinary curriculum). Syn. enseignement organisé par disciplines associées/groupées/par matières associées/groupées.

     -  Enseignement obligatoire (Compulsory curriculum). Selon James EATON (1975), il n’y a que l’enseignement religieux qui puisse être légalement obligatoire; d’autres auteurs préconisent les matières de base [dans the three R’s, reading, writing, arithmetic, and the four aces’, literacy, numeracy, oracy and graphicacy] __ DURAND, M.-J. (1996). V programme à tronc commun; tronc commun.

     -  Enseignement organisé par disciplines (Academic disciplines curriculum). Enseignement où existent peu ou prou de relations entre les matières scolaires dont l’enseignement-apprentissage se fait d’une façon cloisonnée. Syn. enseignement interdisciplinaire/organisé par disciplines groupées/par matières associées/groupées. VA schéma curriculaire, E : structure des disciplines. EA curriculum interdisciplinaire.

     -  Enseignement organisé par disciplines associées (Correlated/correlated-subject curriculum). Enseignement s’applique à faire ressortir les points communs, les différences et les autres relations possibles entre deux ou quelques domaines d’études, au-delà des barrières traditionnelles et de l’ignorance mutuelle entre les matières scolaires. Ex. : l’étude de l’histoire, des arts et des sciences d’une époque dans un pays. Syn. enseignement interdisciplinaire/organisé par disciplines groupées/par matières associées/groupées. V approche interdisciplinaire. VA schéma curriculaire, E : structure des disciplines. EA curriculum interdisciplinaire.

     Enseignement organisé par disciplines associées/disciplines groupées/matières associées/matières groupées (Correlated/-subjects curriculum). Approche positive similaire au broad-fields curriculum et au fused curriculum, qui regroupe et interrelie les matières traditionnellement cloisonnées. Deux ou plusieurs matières peuvent ainsi s’articuler et dépasser les limites des disciplines respectives __ GOOD, C. (1973); PAGE, G. T. (1977).

     -  Enseignement organisé par disciplines et par matières (Subject/-based/cent(e)red/matter curriculum). S’oppose à broadfields/fused curriculum. Programme, de nature traditionnelle, dans lequel les activités d’apprentissage et le contenu sont planifiés à l’intérieur des champs de connaissances propres aux disciplines ou aux matières scolaires : l’histoire, les sciences, les mathématiques, la lecture, etc. Caractérisées par l’assimilation des contenus, les matières sont extrêmement compartimentées en plusieurs cours offerts par divers spécialistes. L’école secondaire est généralement organisée de cette façon, ce qui facilite son implantation et son administration __ DEJNOZKA, E. (1982); EATON, J. (1975); GOOD, C. (1973); PAGE, G. T. (1977); SHAFRITZ, J. M. (1986).

     Enseignement organisé par séries ou familles de disciplines (Broadfield/broad(-)fields curriculum). Approche de l’enseignement où l’on intègre un nombre restreint de disciplines, mais n’allant pas jusqu’à l’interdisciplinarité. Quelques disciplines peuvent être combinées à l’intérieur d’un objet plus vaste comme par exemple, les problèmes de la vie __ EATON, J. (1975); GOOD, C. (1973), PAGE, G. T. (1977).

     Enseignement professionnel (Technical/training/vocational curriculum). Programme d’études dont les cours, soigneusement sélectionnés, offrent les habiletés et les connaissances nécessaires à l’obtention d’un diplôme ou d’une reconnaissance officielle dans un champ d’études semi-spécialisé ou spécialisé. Les contenus, le matériel didactique et plusieurs conférences sont organisés afin de préparer les élèves à un ou plusieurs métiers __ ECNCC (1982); GOOD, C. (1973); KNOWLES, A. S. (1978).

     Enseignement ramifié selon différentes voies (Multiple-track curriculum). Enseignement qui prévoit deux ou quelques cheminements possibles de la part des élèves en fonction de divers niveaux de difficultés ainsi que de possibilités d’enrichissement et d’orientations différentes au sein du cursus. EA enseignement individualisé.

     -  Enseignement traditionnel (Traditional curriculum). Terme fréquemment utilisé pour décrire un enseignement scolaire ayant une structure (contenus et stratégies d’enseignement) qui remonte au passé __ ENTWISTLE, H. (1970); GOOD, C. (1973).

     -  Enseignement unifié (Unified curriculum). Programme éducatif dans lequel toutes les parties sont systématiquement sélectionnées et organisées dans le but de donner une formation équilibrée __ GOOD, C. (1973) dans DURAND, M.-J. (1996).

     Programme de préparation à un emploi (Occupational program(me)). Programme terminal destiné aux élèves ou aux adultes fréquentant l’école secondaire ou le collège afin de les préparer à un emploi immédiat dans un métier semi-professionnel, à une promotion dans leur occupation actuelle ou au perfectionnement de leurs connaissances dans un domaine technique spécifique __ KNOWLES, A. S. (1978); PAGE, G. T. (1977); ROWNTREE, D. (1982); SHAFRITZ, J. M. (1988).

     Programmes fusionnés (Broad-fields/correlated/fused curriculum). Combinaison de deux programmes mettant en relief les interrelations à l’intérieur d’un domaine plus vaste __ GOOD, C. (1973); HAWES, G. (1982); PAGE, G. T. (1977).

     C.3   Centration sur l’Agent. Ces design pédagogiques émergent des catégories traditionnelles en proposant différentes façons d’organiser et de structurer le contenu. Déjà connue depuis quelques années, la pédagogie par résolution de problèmes n’est plus la seule stratégie que développe le corps enseignant pour améliorer les relations d’apprentissage. De nos jours, nous retrouvons en effet plusieurs pédagogies qui privilégient l’harmonisation des différentes composantes de la situation pédagogique afin de faciliter l’apprentissage. La pédagogie par projets, la pédagogie de la réussite, le décloisonnement des matières ne sont que quelques-uns des exemples à noter. Un élément figure dans tous les types répertoriés : la planification d’une démarche pédagogique privilégiant certaines stratégies et méthodes spécifiques d’enseignement-apprentissage. V enseignement automatisé/collectif/géré par ordinateur/par problèmes/par projet.

     Enseignement assisté par ordinateur (Computer curriculum). Plan éducatif concernant l’enseignement et l’utilisation des ordinateurs en classe; par exemple : les connaissances de base au premier cycle du primaire, le traitement de texte au deuxième cycle et la programmation à l’école secondaire et au collégial __ SHAFRITZ, J. M. (1988).

     Enseignement centré sur la résolution de problèmes (Problem-cent(e)red curriculum). Programme d’enseignement conçu autour d’un problème qui exige l’apport de plusieurs matières scolaires afin de trouver une solution adéquate. Les élèves sont stimulés par la recherche de solutions et apprennent davantage par manipulations et découvertes que par assimilation de l’enseignement. Les apprentissages semblent de ce fait plus significatifs pour eux __ EATON, J. (1975); GOOD, C. (1973); PAGE, G. T. (1977); ROWNTREE, D. (1981).

     Enseignement centré sur les activités (Activity movement approach). Enseignement qui mise principalement sur l’implication dynamique et effective de l’élève par des manipulations, recherches, tâches, rôles, constructions, échanges, laboratoires, travail individuel ou collectif, etc. Syn. enseignement centré sur les expériences de l’élève. VA schéma curriculaire,: approche empirique. EA curriculum/paradigme expérientiel.

     Enseignement centré sur les activités de la classe (Classroom activities curriculum; experience curriculum). Un programme dans lequel le contenu, les activités et les structures d’enseignement proposent une série d’expériences intentionnelles pour stimuler les intérêts et les besoins des élèves. Caractérisés par l’exploration, le questionnement critique, la planification élèves-enseignant, la résolution de problèmes, les intérêts sont développés à l’intérieur de projets, d’activités individuelles ou de groupes __ GOOD, C. (1973); HASS, G. (1980); PAGE, G. T. (1977). EA enseignement centré sur les activités.

     Enseignement centré sur les expériences de l’élève (Activity curriculum). Programme que l’on adopte souvent au préscolaire et au primaire. Planifié conjointement par les élèves et les enseignants, le contenu de ce programme d’études se réfère largement aux priorités éducationnelles ou aux intérêts et motivations des élèves : c’est la pédagogie par les centres d’intérêt. Sa principale caractéristique est l’accent mis sur l’apprentissage actif notamment, grâce au travail en équipe et aux activités de découverte. Les activités sont organisées autour des problèmes et des activités de la vie courante des élèves. On retrouve un tel type d’enseignement dans l’éducation dite progressive __ EATON, J. (1975); HAWES, G. (1982); KLIEBARD, H. (1979); PAGE, G. T. (1977); PULLAM, J. (1987). Syn. enseignement centré sur les activités. EA curriculum/paradigme expérientiel; enseignement centré sur le vécu de l’élève.

     -  Enseignement commun (Common curriculum). Modèle obligatoire d’apprentissage pour tous les élèves, lequel comprend un plan de cours qui établit la répartition du temps pour chaque matière __ HILLS, P. J. (1982) dans DURAND, M.-J. (1996). Syn. formation générale. VA schéma curriculaire, : approche traditionnelle. EA tronc commun d’enseignement.

     Enseignement en spirale (Spiral curriculum). Terme utilisé par Jerome S. BRUNER, appelé parfois méthode concentrique, pour décrire un programme scolaire longitudinal où les concepts sont d’abord introduits de façon partielle et intuitive et, de façon formelle et abstraite dans un deuxième temps. Les concepts, principes et généralisations représentés de façon progressive permettent un meilleur approfondissement et une maîtrise accrue de la matière scolaire. Les élèves peuvent ainsi assimiler les éléments essentiels dès les premières années et y revenir de façon plus sophistiquée par la suite __ DEJNOZKA, E. (1982); DOLL (1977); EATON, J. (1975); GOOD, C. (1973); KINDRED, L. W. (1981); PAGE, G. T. (1977); ROWNTREE, D. (1982); SHAFRITZ, J. M. (1988).

     -  Enseignement individualisé (Individual/individualized curriculum). Organisation des matières scolaires et des activités en fonction des besoins et intérêts d’un élève particulier, d’un groupe particulier __ GOOD, C. (1973); MILES GORDON, A. (1989) dans DURAND, M.-J. (1996). Organisation de matières scolaires et d’activités proposées afin d’atteindre un but ou un objectif particulier __ GOOD, C. (1973) dans DURAND, M.-J. (1996). V enseignement individualisé. EA individualisation de l’enseignement.

     -  Enseignement organisé autour du vécu des élèves (The modern living [persistent life situations]). Enseignement qui se base principalement sur les situations et expériences que l’élève vit et observe dans son milieu immédiat et dans la société ainsi que les valeurs, savoirs, activités et organisations qui s’y trouvent. VA schéma curriculaire, E : approche empirique/culturelle et sociocentrique. EA curriculum/paradigme expérientiel; enseignement centré sur la vision des jeunes concernant la société.

     Enseignement organisé par activités (Classroom activity curriculum). Organisation qui favorise l’apprentissage par des activités en groupes coopératifs et le développement d’habitudes et d’habiletés sociales à travers les interactions du groupe. Les enseignants et les élèves participent à la planification et à l’exercice des activités d’apprentissage permettant l’exercice des principes de base de la vie démocratique __ GOOD, C. (1973). EA enseignement centré sur les activités.

     -  Enseignement pratique et manuel (Compensatory curriculum). Approche de l’enseignement qui se réfère uniquement aux habiletés pratiques [habiletés sociales et techniques] afin de faciliter l’adaptation d’un élève à la société __ HARDMAN, M. L. (1990).

     Modèle de performance. Utilisé à profusion, il est similaire aux modèles traditionnels axés sur la transmission des connaissances et des valeurs __ BUTLER, H. (1975).

     C.4   Centration Objet-Agent. Les design pédagogiques sont centrés sur la relation didactique de la situation pédagogique. V enseignement intégré.

     -  Enseignement basé sur la compétence (Competency-based curriculum). Type d’enseignement expérimental introduit dans certains collèges dans les années 1970 où la sanction des études ne dépendait pas du nombre de cours ou de crédits accumulés, mais de la démonstration par l’élève de ses compétences. Les élèves étaient libres de développer les compétences requises de n’importe quelle façon et selon un horaire choisi individuellement __ HAWES, G. (1982).

     -  Enseignement centré sur les relations entre certaines matières (Subjects correlation). Modèle dans lequel deux ou plusieurs matières scolaires sont enseignées ensemble ou analysées par les élèves afin de déterminer leurs relations naturelles. Par exemple, le cours d’éducation au choix de carrières peut être enseigné en anglais, en sciences sociales ou en mathématiques. Ce modèle désire aider l’élève à découvrir les relations qui existent entre les matières scolaires __ DEJNOZKA, E. (1982).

     -  Enseignement intégré - intégration des matières - décloisonnement des matières (Integrated curriculum/studies; integration). 1. Organisation d’un ensemble de matières scolaires de façon à coordonner les différents objets d’études en dehors des limites actuelles des disciplines, afin d’assurer la continuité et l’harmonisation des apprentissages __ BARROW, R. (1986); GOOD, C. (1973); MILES GORDON, A. (1989). 2. Note : L’intégration peut se réaliser de différentes façons selon les cloisons que l’on désire éliminer. a) Décloisonnement des matières : intégration des contenus; b) décloisonnement des cours : intégration des périodes de la journée; c) décloisonnement entre les enfants : intégration de plus d’un degré scolaire; d) décloisonnement de l’enseignant : planification par équipe d’enseignants; e) décloisonnement des enseignants et des élèves : perte de l’autorité traditionnelle et régime démocratique; f) décloisonnement des structures de la classe : enseignement à aires ouvertes; g) décloisonnement des groupes d’élèves : groupes flexibles, horaires individuels __ EATON, J. (1975). 3. Note : Le terme intégration peut avoir la même connotation dans le discours éducatif que les termes « co-ordinated curriculum », « fused curriculum », « interdisciplinary studies », « cross-disciplinary studies » et « multidisciplinary studies ». L’intégration peut se réaliser de façon occasionnelle à partir des événements de la journée [pour régler un problème immédiat] ou être le résultat d’une réflexion de nature épistémologique dans la planification des contenus d’enseignement __ BARROW, R. (1986).

     Enseignement pratique (Functional academic curriculum). Programme d’études adapté aux élèves ayant des besoins spécifiques [handicap] et mettant l’accent sur la préparation à la vie adulte [comment acheter la nourriture à l’épicerie, comment utiliser une calculatrice, etc.] plutôt que sur les matières scolaires __ GOOD, C. (1973); HARDMAN, M. L. (1990); KLIEBARD, H. (1979); SHAFRITZ, J. M. (1988).

     Enseignement selon les comportements adaptatifs (Adaptive behavio(u)r curriculum). Ce programme s’adresse aux enseignants travaillant auprès des enfants ayant de graves difficultés d’apprentissage. Il n’est pas prescriptif : l’enseignant sélectionne, parmi plus de trois mille objectifs comportementaux d’enseignement, les comportements appropriés aux besoins et au stade de développement de ses élèves. On se réfère ici à une approche béhavioriste __ WILLIAMS, P. (1991).

     Projet d’enseignement des concepts mécaniques (Engineering concepts curriculum project). Programme centré sur la résolution de problèmes, expérimental et interdisciplinaire, offert aux élèves du secondaire. Lancé en 1963 par la Commission on Engineering Education, ce projet (ECCP) veut aider les élèves à comprendre et à apprécier la façon dont les outils ont été inventés par l’être humain et leur influence à l’amélioration de la race humaine __ DEJNOZKA, E. (1982).

     -  Recherche interdisciplinaire (Fourfold curriculum; interdisciplinary enquiry). Fondé par Charity JAMES au début des années soixante-dix, ce programme est destiné à l’école secondaire et porte sur quatre domaines : la recherche interdisciplinaire, l’autonomie dans les études, l’éducation curative et les études sur des intérêts particuliers __ EATON, J. (1975); WHITFIELD, R. (1971).

     Renforcement/enrichissement du programme d’études (Curriculum enrichment). Modification d’un programme par l’ajout d’un matériel additionnel, d’un intérêt spécial, (1) pour faire approfondir des connaissances aux élèves qui sont capables de progresser plus rapidement que la majorité du groupe, (2) pour permettre de nouvelles expériences d’apprentissage telles que les présentations audiovisuelles, les conférenciers, une excursion scolaire, etc. __ GOOD, C. (1983); HAWES, G. (1982); KNOWLES, A. S. (1978); SHAFRITZ, J. M. (1988).

     C.5   Centration Objet-Milieu. La société est définie ici comme le milieu, soit une communauté distincte et organisée de personnes qui possèdent des institutions communes et qui favorisent certains comportements. Ce design pédagogique correspond aux pédagogies qui veulent améliorer ou transformer l’école en accentuant les liens entre l’école et la société. Ce design pédagogique rejoint un schéma curriculaire sociocentrique et une vision symbiosynergique axée sur l’interrelation sujet-milieu. Le rôle de l’agent consiste à faire prendre conscience aux élèves des réalités sociales environnantes. V enseignement de l’écologie/de l’histoire et de la géographie/de la science de l’environnement.

     Enseignement communautaire/centré sur la communauté (Community-cent(e)red curriculum). Programme éducatif basé sur la vie, la culture, les ressources, les activités et les intérêts d’une communauté particulière en vue de préparer les élèves en conformité avec les modèles sociaux établis. L’autorité ultime est la communauté elle-même __ GOOD, C. (1993); WHITFIELD, R. (1971).

     Enseignement organisé par centres d’intérêt/de vie (Areas-of-living curriculum). Enseignement organisé autour des activités et des centres de vie, à titre d’exemple : la prévention (sécurité, violence, santé), l’amélioration de la qualité de vie, etc.; en général, les contenus se rapportent aux activités de la vie sociale sans référence aux besoins individuels __ GOOD, C. (1973).

     C.6   Centration Objet-Milieu-Agent

     Enseignement civique (Conduct curriculum). Programme social visant à développer chez les élèves les attitudes et les connaissances nécessaires pour qu’ils deviennent de bons citoyens. Par le biais de la participation à des activités démocratiques et de situations vécues en classe, les élèves apprennent progressivement à établir leurs propres règles, à discuter des problèmes et à trouver des solutions aux difficultés éprouvées __ GOOD, C. (1973).

     C.7   Centration SOMA. V enseignement individualisé/systématique.

     Modèle de la communauté expérimentale. Le processus d’apprentissage émerge de l’interaction communautaire. Opposé au comportement des autres modèles, à savoir la résolution de problèmes, ce modèle propose « l’improvisation par scénarios » et essaie de relier la théorie et l’action. Note : Ce modèle correspond aux étapes d’autonomies de LOEVINGER et de conscience ou d’orientation normative de KOHLBERG __ BUTLER, H. (1975).

D.  Plan de cours/infrastructure pédagogique. Dans le sens 2, le design pédagogique peut revêtir le sens restreint d’élaboration d’un plan de cours ou le sens plus global de construction d’une infrastructure pédagogique. À titre de résultante, il peut aussi signifier le plan de cours obtenu ou l’infrastructure pédagogique produite.

E.  Réseau notionnel. VA didactique, G.


Source : SAUVÉ, L. (1992)

F.  Processus et phases.


G.  Analyses ascendante et descendante. Le design pédagogique traditionnel doit être inversé pour ne pas imposer une analyse ascendante qui va du plus élémentaire au plus global, mais permettre un modèle descendant qui va du général au particulier __ NONNON, P. (05.87). V approche ascendante/descendante. VA schéma curriculaire, F.

H.  Design/devis pédagogique/projet éducatif. Toute planification d’un design pédagogique comprend trois phases, dont la dernière consiste en la préparation du devis pédagogique. Le design pédagogique fait surtout référence au stade 1 de la planification d’un projet éducatif. V développement/planification curriculaire. VA projet scolaire, A et B.



I.   CN : modèle de *; théorie du *.




DÉSINENCE

n.f.

Ens. lang./Ling. Nom donné à l’ensemble ou à chacun des suffixes grammaticaux de la langue. V affixe. TA conjugaison; déclinaison; flexion.

Étymologiquement : ce qui termine.


DÉSINSTITUTIONNALISATION

Adapt. scol./Méd./Psych./Soc. Conception du traitement des maladies mentales basée sur un changement des rapports entre les personnes handicapées et la société, et sa mise en pratique par l’abandon du recours à l’hospitalisation traditionnelle dans tous les cas possibles et par l’utilisation de services communautaires de soins et de réadaptation, soit pour remplacer le traitement hospitalier, soit pour en assurer le suivi __ OLF (1998).

A. Ext. (Did.). Le terme « désinstitutionnalisation » est utilisé aussi, depuis quelques années, pour désigner des nouvelles conceptions de programmes élaborés pour venir en aide aux détenus, aux délinquants, aux handicapés physiques et aux personnes âgées __ id.

B. Réinsertion sociale. Dans certains contextes, il est possible d’utiliser le terme « réinsertion sociale », bien que celui-ci ne couvre pas entièrement la notion plus complexe de « désinstitutionnalisation » __ id.


DÉSIR

Psych. Prise de conscience d’une tendance par un individu, vers un objet connu ou imaginé, reconnu comme étant non essentiel à l’actualisation de soi ou à l’amélioration de la qualité de vie __ RODRIGUE, T. (1999) V but; projet. VA besoin, N et O.

A. Ambition : désir élevé qui semble hors d’atteinte.

B. Aspiration : vif désir d’un but à long terme.

C. Intention : désir vague sans réelle volonté de le réaliser.

D. Résolution : désir précis, conscient, réfléchi et volontaire au regard d’un but ainsi que des moyens et des façons d’y parvenir.


DÉSORDRE DÉFICITAIRE DE L'ATTENTION

Adapt. scol./Diagn./Psychopéd. VA hyperactivité et déficit de l’attention, A.


DÉSORDRE MAJEUR DE COMPORTEMENT

Adapt. scol./Diagn. Comportements répétitifs et persistants qui violent significativement les droits des autres élèves ou les normes sociales appropriées à un groupe d’âge et qui prennent la forme d’agressions verbales ou physiques, d’irresponsabilité et de défi constant de l’autorité __ MEQ (10.92).

A. Péd. L’intensité et la fréquence de ces comportements sont telles qu’un enseignement en groupe restreint et un encadrement systématique sont nécessaires __ id.

B. Évaluation. Cette ou cet élève, lors d’une évaluation sur une échelle de comportement standardisé, s’écarte d’au moins deux écarts types de la moyenne des jeunes de son groupe d’âge __ id.

C. Sévérité. Les troubles de comportement en cause sont majeurs au point d’empêcher l’accomplissement des activités normales de cette ou cet élève et de rendre obligatoire, aux fins de services éducatifs, la présence de personnel d’encadrement ou de réadaptation lors de la majeure partie de sa présence à l’école __ id.


DÉSORDRE PSYCHOMOTEUR

Adapt. scol./Éduc. phys./Orthopéd. Syn. trouble psychomoteur. VA rééducation psychomotrice, A. EA difficulté psychomotrice.


DESPOTISME

Pol./Soc. VA démocratie, J.


DESSEIN

Did. VA but, F; projet, B.


DESSERTE COLLÉGIALE

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. F.f. Dire plutôt antenne.


DESTINATAIRE

Ens. lang. Personne à qui s’adresse un discours et dont on a parfois identifié et prévu les réactions potentielles. VA approche de l’autogestion pédagogique, C à E; approche de la pédagogie sociale d’autodéveloppement, C à E; approche mécaniste, C à E; approche organique, D à F; approche technosystémique, C à E. TA énonciataire;interlocuteur; narrataire; récepteur.


DESTINATEUR

Ens. lang. Auteur d’un discours adressé à un destinataire.TAémetteur; énonciateur; interlocuteur; locuteur; narrateur.


DESTINATION

Ens. lang. But ou intention que vise un discours afin de créer un effet spécifique sur le destinataire.


DESTRUCTION

Adapt. scol./Diagn. VA troubles du comportement, J.


DÉTENTE

Éduc. phys. Syn. force explosive;puissance musculaire.


DÉTENTEUR D'UN DIPLÔME

Adm. éduc./Gest. app. F.f. Dire plutôt titulaire d’un diplôme.


DÉTERMINANT

n.m.

1. Doc./Éval. prog./Gest./Rech. Facteur, information, paramètre, variable qui permet d’apprécier la nature d’une situation. VA motivation, J.1.1 et L5 à L5.2.2. EA indicateur.

2. Ens. lang./Ling. Classe de mots variables dont la fonction est de donner des précisions sur ce que désigne le nom qu’ils introduisent. Constituant ou ensemble de constituants du groupe du nom qui accompagne toujours le nom. V classe de mots; déterminatif; syntagme.

A. Types. Les déterminants peuvent être définis (le), indéfinis (un), partitifs (du), numéraux (trois), démonstratifs (cet), possessifs (mon), quantitatifs ou indéfinis (aucun, plusieurs) ou interrogatifs (quel).

B. Déterminant/groupe du nom. Le déterminant fait partie du groupe du nom. Il est presque toujours obligatoire. Ex. : dans lequel le déterminant est absent du groupe du nom : Justice a enfin été rendue.


DÉTERMINATIF

n.m.

Ens. lang./Ling. Catégorie d’adjectifs dont la fonction est celle de déterminants. V adjectif.

Applications. Sont rangés dans cette catégorie les adjectifs numéraux, les possessifs, les démonstratifs, les relatifs, les interrogatifs, les exclamatifs et les indéfinis.



DÉTERMINATION

Gén. Syn. acharnement; assiduité; constance; fermeté; opiniâtreté; persévérance;persistance; ténacité.

CN : auto * .



DÉTERMINISME

1. Gén. Ensemble des causalités qui engendrent un phénomène.

2. Épist. Théorie à la base de la science moderne qui soutient que tout phénomène est déterminé par une cause qui le précède et lui est étrangère et que les mêmes causes entraînent les mêmes effets.

3. Phi./Psych. VA finalisme, A; vitalisme, F.

4. Phi./Théo. Doctrine qui veut que tout événement du monde matériel soit déterminé par une intelligence transcendante, par Dieu.

A. Historique. Très présente en Orient, dans la philosophie grecque ancienne ainsi qu’au cœur de la théologie occidentale, la pensée déterministe soutient qu’un ordre existe dans l’univers. Le déterminisme causal est foncièrement demeuré le même depuis la Grèce antique jusqu’aux théories de EINSTEIN au XXe siècle. En fait, le déterminisme de la science moderne, bien que plus complexe qu’à l’origine, tente toujours d’expliquer la diversité des phénomènes par l’action des quelques substances de base et des quelques principes élémentaires qui régissent l’univers. Cette idée est bien résumée par la thèse mécaniste qui joint le matérialisme à son déterminisme causal radical. La thèse mécaniste trouve son origine chez DEMOCRITE. Elle sera réactualisée plus tard par Thomas HOBBES (1588-1679), Julien Offroy de LA METTRIE (1709-1751) et Pierre Simon de LA PLACE (1749-1827). Ce dernier proposera la vision utopique d’un déterminisme total lorsqu’il imaginera un esprit surhumain qui serait capable d’embrasser la totalité des causes passées et présentes et qui pourrait ainsi connaître exactement le déroulement futur du monde. À l’origine teintée par l’influence religieuse, le déterminisme soutenait que la cause « nécessaire » qui détermine le monde est invisible et inconnaissable. En effet, on a souvent mis la fatalité du monde sur le compte de la volonté divine. L’illustration de cette pensée culmine avec la philosophie fataliste de Wilhelm Gottfried LEIBNIZ (1646-1716) qui avance l’existence de « Monades », entités qui déterminent le monde et qui émanent directement de Dieu. Celui-ci, dans son infinie bonté, présiderait au meilleur des mondes possibles dans lequel le bien l’emporte sur le mal. Pour un tel fatalisme, il paraissait donc inconcevable que le monde puisse être intelligible et contrôlable par l’homme. Avec le développement de la philosophie (surtout les Lumières) et avec celui de la science, on croira de plus en plus en la capacité qu’a l’être humain de contrôler les causes qui déterminent le monde. Dès lors, l’argument central du déterminisme sera celui de la « raison suffisante » qui stipule que pour tout ce qui existe dans l’univers, il doit y avoir une cause, une explication, une raison suffisante. Ce principe prétend également que les mêmes causes entraînent les mêmes effets. Le rôle de l’être humain, du scientifique, du chercheur devient alors celui de découvreur des déterminations causales de l’univers. En accord avec cette démarche, le chercheur visera sans cesse à mieux connaître les causalités afin de mieux provoquer et contrer les phénomènes de la nature qui l’entoure. Jusqu’au XIXe siècle, le déterminisme est une doctrine surtout liée au domaine de la métaphysique. C’est le physiologiste français Claude BERNARD (1813-1878) qui fut le premier à transposer explicitement le déterminisme dans le cadre des sciences physiques. Dans son « Introduction à l’étude de la médecine expérimentale » (1865), alors qu’il dote la physiologie des paradigmes qui en feront une science, il énonce le principe du déterminisme des phénomènes biologiques : « Il faut croire à la science, c’est-à-dire au déterminisme. » Très vite, le déterminisme envahit toute la sphère des sciences physiques. C’est ainsi qu’au XIXe siècle s’instaurera cette vision « mécanique » de la science expérimentale qui porte nécessairement allégeance au principe de déterminisme. Le lien sera si effectif que, jusqu’au début du XXe siècle, la science occidentale sera presque littéralement synonyme de déterminisme. Avec la révolution scientifique entraînée par les découvertes d’Albert EINSTEIN (1879-1955), l’apparente solidité absolue du déterminisme devait être ébranlée. C’est précisément l’observation de la dualité des comportements corpusculaires et ondulatoires en microphysique qui déclencha la remise en question. Louis DE BROGLIE (1892-1987) sera le premier à parler d’indéterminisme dans le cadre de la microphysique. Selon lui, il n’existe plus, en physique quantique, de notion de déterminisme bien que celle de causalité subsiste encore. DE BROGLIE souligne quand même le péril qui accompagne l’adoption de la notion d’indéterminisme. Ceci pousserait la science à abandonner carrément le principe de déterminisme. EINSTEIN, pour sa part, refuse de renoncer au principe central de la science. Il croit qu’un phénomène matériel ne pourrait a prioriêtre déclaré inacessible à l’analyse scientifique. Autour de la même époque, on s’aperçoit que les manifestations du déterminisme en microphysique échappent à l’observation et à l’expérimentation. Le physicien allemand Werner HEISENBERG (1901-1976) énoncera clairement, en 1927 dans Relation d’incertitude, cette nouvelle réalité : « Chaque processus d’observation provoque des perturbations considérables dans les particules élémentaires de la matière. On ne peut plus parler du comportement de la particule sans tenir compte du processus d’observation. » C’est de cette époque que date l’emploi des statistiques comme moyen de connaître mathématiquement, « en aveugle », les phénomènes de la microphysique. Puisque l’observation compromet les chances d’accéder à la réalité de l’atome, il convient d’élaborer des modèles théoriques qui seront des sortes d’approximations probabilistes des faits. Cette méthode rejette ainsi toute connaissance du déterminisme affectant les corps infiniment petits de l’univers. Certains croient qu’un tel problème justifie le recours au concept d’indéterminisme. Il serait ainsi impossible d’extrapoler les paramètres de l’infiniment petit en se servant comme point de départ de la conception macroscopique du monde. D’autres restent fidèles à la mécanique classique en arguant que l’apparente impossibilité de percevoir le déterminisme en microphysique n’implique aucunement que ce dernier n’existe pas. Le recours à l’indéterminisme serait dû à un problème méthodologique et non à une absence de déterminisme.

B. Ordre. Le déterminisme admet que l’univers est ordonné et que nous pouvons prédire les faits à partir de la connaissance des lois qui régissent cet ordre __ OUELLET, A. (1994).

C. Déterminisme/liberté. Sur le plan moral, la question de l’opposition entre le déterminisme et la liberté est depuis longtemps au cœur de nombreux débats. En effet, comment concilier la liberté de l’individu avec le déterminisme qui agit sur son univers? Affirmer le déterminisme, cet enchaînement causal inéluctable, semble, à première vue, pousser à devoir nier le concept de liberté humaine. Emmanuel KANT (1724-1804) voit dans cette problématique un obstacle dialectique qui se veut un thème de réflexion légitime, mais qui ne serait qu’une contradiction factice. Pour le philosophe, l’individu se divise en deux entités distinctes, soit le sujet empirique et le sujet suprasensible. Le premier sujet est physiquement soumis aux lois du déterminisme naturel alors que le second est moralement libre, il contrôle sa volonté. Alors que certains voient dans cette dualité une contradiction insurmontable, KANT y perçoit une harmonieuse combinaison. La position de Wilhelm Gottfried LEIBNIZ (1646-1716) à ce sujet se compare aisément à celle de KANT. Pour LEIBNIZ, le monde est conçu sur le plan d’une harmonie préétablie existant entre le « local » et le « global ». Ainsi, l’autonomie spontanée de l’individu (local) s’actualiserait au sein du projet divin de création et de préservation du meilleur monde possible (global). La liberté humaine, à qui le philosophe attribue la responsabilité du mal, dans l’univers verrait ses effets néfastes être compensés par son inclusion dans un bilan global et final positif. Le stoïcisme quant à lui adopte une position déterministe qui relègue au second plan la liberté individuelle. Pour un stoïque, les événements passés, présents et futurs sont partie intégrante d’une trame indéflectible, contrôlée par une entité qui échappe au contrôle de l’homme. Nous pourrions résumer la vision du monde du stoïcisme par une sentence comme : « Ce qui doit arriver arrivera. » Pour cette philosophie, l’être humain n’a plus qu’à assumer son sort avec courage, à supporter la souffrance et à rester en tout temps de tempérament égal et tempéré.

D. Déterminisme/morale. La doctrine déterministe peut sembler s’opposer à la morale. Des penseurs d’allégeance déterministe que l’on pourrait dire « radicaux » jugent que ce conflit entre les concepts n’autorise pas une infirmation de l’idée de déterminisme. En effet, des philosophes comme HOBBES, LOCKE, HUME, SCHOPENHAUER et MILL croient que l’opposition déterminisme-morale nécessite l’abandon du concept de morale et non celui de déterminisme. Certains déterministes que nous appellerons « modérés », où l’on compte SPINOZA, les néohégéliens, les stoïques et les idéalistes, croient que le déterminisme est nécessaire à la morale puisqu’il garantirait l’efficacité des enseignements et des sanctions.

E. Déterminisme/histoire. En histoire et dans les sciences sociales, la problématique du déterminisme alimente plusieurs débats. Dans « La phisosophie de l’Histoire », Georg Wilhelm Friedrich HEGEL (1770-1831) émet l’hypothèse selon laquelle l’histoire serait gouvernée par des lois qui échappent à la volonté des individus. Ainsi, chaque portrait de la culture d’un peuple illustrerait ponctuellement l’Esprit de ce peuple à un moment de son devenir. Karl MARX s’inspirera de HEGEL dans l’élaboration de son matérialisme historique. Pour MARX, les lois implicites de l’histoire entraîneront tôt ou tard la chute du capitalisme par une révolution venant de la classe ouvrière. D’autres philosophes, comme Oswald SPENGLER (1880-1936) ou Thomas MALTHUS (1766-1834), se serviront du déterminisme historique en tant que prolégomènes de leurs théories sociales respectives. Opposé à l’idée de progrès, SPENGLER entretient une conception cyclique de l’histoire. Influencé par la théorie de l’évolution de DARWIN, il établit un lien entre les cultures et les organismes vivants qui sont soumis aux lois biologiques. Ainsi, le cycle historique d’une civilisation, tout comme celui d’un organisme serait soumis à un déterminisme qui le ferait passer par quatre phases successives, soit la croissance, la maturité, la décadence et la mort. L’économiste Thomas MALTHUS, quant à lui, croit que l’accroissement démographique des sociétés sera naturellement « régularisé » par les catastrophes (épidémies, famines, guerres) provoquées par les inévitables déséquilibres qui doivent survenir (malthusianisme). Pour le philosophe des sciences Karl POPPER (1902-1994), le déterminisme historique est indéfendable. Selon lui, chaque événement historique est unique et contingent, ce qui interdirait toute extrapolation de ces événements vers des supposées « lois » de l’histoire. V historicisme.

F. CN __ déterministe : modèle *.


DÉTERMINISME RÉCIPROQUE

Diagn./Did./Péd./Psych. Dans le modèle de Roland VIAU (1994), ensemble des relations biunivoques qui relient les déterminants de la motivation aux indicateurs de celle-ci, et vice versa. VA motivation, J à J1.3.


DÉVELOPPEMENT

1. Gén. Changement graduel et continu d’un tout ou de ses parties vers un stade supérieur de progrès, de croissance ou d’évolution. Développement de la mémoire, de l’imagination, de la voix, etc. Pays en voie de développement.Ant. déclin; diminution; recul. V croissance, 1; évolution, 1.

2. Spéc. Explicitation d’un thème, d’une idée, d’un système, d’une situation, d’une visée, par une présentation détaillée ou une formulation précise. Développement d’un curriculum, de présupposés, d’une théorie.Syn. amplification;démonstration; déploiement; exposé;extension. Ant. design; résumé; sommaire; schéma; synthèse.

3. Com. Communication descriptive, explicative et détaillée. Développer une argumentation : élargir, faire ressortir, préciser une argumentation.

4. Cur./Did./Péd. Amélioration, perfectionnement d’une habileté dans le sens d’une plus grande qualité, de l’excellence de la tâche à accomplir. Développement en lecture : ex. : approfondissement de la capacité de compréhension; GLASSER croit que les années comprises entre cinq et dix ans sont critiques pour le développement du concept de soi. V croissance, 5. VA constructivisme, J; curriculum humaniste, B; paradigme existentiel, J; paradigme humaniste, A; théorie curriculaire, D.

5. Cur./Did./Péd. Évolution, progrès dans une séquence hiérarchisée d’habiletés. Développement cognitif : passage de l’acquisition des connaissances à la compréhension, à l’application, à l’analyse, à la synthèse, à l’évaluation (taxonomie de BLOOM). V croissance, 5. VA constructivisme, J; théorie curriculaire, D.

6.Éduc. Finalité éducationnelle qui désigne l’ensemble des changements durables, amenant un progrès globalisant et structurant, atteint par une personne ainsi que le processus d’évolution de cette dernière à travers une séquence de stades particuliers et en interaction avec son milieu. S’éduquer, c’est développer toutes ses virtualités __ GIRARD, M. (1973). V croissance, 6; éducateur, B; évolution, 3 et 4. VA béhaviorisme, B; éducation permanente, E; famille, H; système auto-organisateur, B.

7. Épist.Évolution continue des domaines de la pensée et des connaissances vers l’organisation progressive et la structuration graduelle. Processus de changement bénéfique, global et graduel, orienté vers une finalité, respectant une succession d’étapes de structuration et d’organisation progressives, chacune d’elles récapitulant les étapes antérieures. Structuration progressive; organisation dont les étapes qualitatives sont subordonnées à une intégration croissante __ PIAGET, J. (1970). VA domaine cognitif, B; estime de soi, D.

8. Inf. Création, réalisation et mise au point d’un programme, d’un logiciel, d’une application ou d’un système __ OLF (2001). Syn. élaboration.

9. Psych. Degré de maturité atteint par une personne. La personnalité se développe sous l’influence du milieu __ BINOIS, R. (1968). Processus de changements progressifs, ordonnés, orientés et cumulatifs vers une structuration et une organisation de plus en plus complexes de l’être humain selon une séquence de phases s’appuyant nécessairement l’une sur l’autre; résultante du processus précédent. Synthèse des facteurs sociaux et différentiels __ LEFEBVRE-PINARD, M. (1979). V croissance, 7; évolution, 2. VA béhaviorisme, B.

A.Étym. Du latin volvere, rouler; par ext. dérouler, étendre; se déployer.

B. Invariants.

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C. Rythme. Le rythme du développement varie selon les individus; il peut connaître des accélérations et des ralentissements. Mais, de toute façon, l’enfant passe par un certain nombre de phases ou de stades qui se succèdent dans un ordre à peu près immuable et qui peuvent servir de points de repère pour apprécier le retard ou l’avance __ GAUQUELIN, M. et al. (1971).

D. Éducation. Un regard explorateur et descriptif peut admirer la croissance; mais pour choisir et décider, l’éducateur doit s’insérer dans l’étoffe théorique du développement __ BRIEF, J.-C. (1986).

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Se développer introduit la puissance mentale et affective au-dessus de ou parallèlement à la croissance physique. L. KOHLBERG et R. MAYER (1972) affirment que le but des écoles devrait être de stimuler le développement humain. De plus, une telle conception se révèle viable en pratique ainsi qu’aux plans éthique et scientifique. Elle propose en outre un cadre pour une nouvelle forme de psychologie éducative.

E. Protection de la jeunesse. La sécurité ou le développement d’un enfant est considéré comme compromis : si ses parents ne vivent plus ou n’en assument pas de fait le soin, l’entretien ou l’éducation; si son développement mental ou affectif est menacé par l’absence de soins appropriés ou par l’isolement dans lequel il est maintenu ou par un rejet affectif grave et continu de la part des parents; si sa santé physique est menacée par l’absence de soins appropriés; s’il est privé de conditions matérielles d’existence appropriées à ses besoins et aux ressources de ses parents ou de ceux qui on ont la garde; s’il est gardé par une personne dont le comportement ou le mode de vie risque de créer pour lui un danger moral ou physique; s’il est forcé ou incité à mendier, à faire un travail disproportionné à ses capacités ou à se produire en spectacle de façon inacceptable eu égard à son âge; s’il est victime d’abus sexuels ou est soumis à de mauvais traitements physiques par suite d’excès ou de négligence; s’il manifeste des troubles de comportement sérieux et que ses parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation qui compromet la sécurité ou le développement de leur enfant ou n’y parviennent pas __ Loi, art. 38, QUÉBEC (2005).

F. Théories : 1. maturation; 2. béhaviorisme; 3. adaptation; 4. psychodynamisme.

G. Facteurs.

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CROISSANCE
facteurs internes
facteur de cohérence ÉDUCATION
facteurs externes
maturation neuropsychique équilibration exercices et expériences
maturation affective interactions et transmissions sociales





H.  Pseudosynonymes.

CROISSANCE INTERSECTION DÉVELOPPEMENT
accumulation accroissement bénéfice
acquisition agrandissement plus-value
élévation amélioration - - - - - - - - - -
épaississement amplification annotation
inflation augmentation commentaire
multiplication avancement éclaircissement
prolifération déploiement explication
- - - - - - - - - - déroulement interprétation
bourgeonnement dilatation justification
éclosion éclatement - - - - - - - - - -
fleuraison élargissement création
floraison épanouissement élaboration
germination essor enchaînement
jaillissement évolution exploitation
mûrissement exaltation introduction
pullulement expansion mise au point
- - - - - - - - - - exposition production
ascension extension progression
crue formation projection
élévation gonflement succession
hausse grossissement suite
montée intensification - - - - - - - - - -
- - - - - - - - - - marche en avant affermissement
composition maturation agencement
conception maturité aménagement
organisation ouverture approfondissement
préparation perfectionnement arrangement
plénitude consolidation
progrès constitution
promotion construction
rayonnement cristallisation
disposition
établissement
ordonnancement
planning
prolongement
réalisation
renforcement
structuration

I.   Caractères distinctifs __ note inspirée des travaux de BRIEF, J.-C. (1986).

CROISSANCE DÉVELOPPEMENT
sens de quantité, de dimensions, de formes sens de qualité, d’approfondissement, d’attributs
évolution innée, unidirectionnelle et linéaire évolution acquise, pluridimensionnelle et concentrique
variation soudaine, inexorable et discontinue changement graduel, volontaire et continu
chronologie fixe empruntée à l’espèce cheminement particulier à chacun
similitude de résultats; naturalisme; neutralité infinité de possibilités; résultats personnels, temporaires et outils d’un plus grand développement circulaire; valeur; orientation
période fixe : point terminal période illimitée : finalité, évolution maximale et continuité intégrative
préoccupation : maximum standard selon des normes, des tables comparatives, etc. préoccupation : le meilleur, le plus personnalisé et le plus harmonieux possible
fermeture; rigidité ouverture; flexibilité
caractère imposé, dirigé, impersonnel, immuable, partiel, parcellaire, réversible caractère orienté, personnel, fluide, changeant, global, irréversible
phase; série d’états stade; enchaînement de maillons, d’étapes
dynamisme et potentiel internes; actualisation selon un plan prédéterminé indépendant de la volonté dynamisme et potentiel internes et externes; maîtrise individuelle vers des états successifs
cause : maturation cause : mutation + maturation : motivation; intervention de l’environnement
émotions, réactions et instinct expérience, connaissances et raison
dirigisme préétabli et commun dirigisme dégressif et individuel
attente; laisser-faire; loi de la nature défi : implication dynamique; planification; effort

J.   Développement/croissance. Le mot développement exprime l’idée de croissance (des microbes, des embryons, des plantes, de l’enfant, de l’intelligence) et non celle de création, de mise à profit ou de mise en valeur. Il exprime aussi l’idée de progrès, en extension ou en qualité (économique, du commerce, des sciences, de l’esprit) et celle de déploiement ou d’explication (thème musical, raisonnement, expression algébrique) __ PÂQUET, C. (10.91).

K.  CN : agent de * de l’éducation; agent de * pédagogique; approche de la pédagogie sociale d’auto*; auto*; axe de *; besoin de *; éco*; écologie du * humain; éducation au * durable; éducation pour le *; éducation pour le * durable; élève handicapé par des troubles sévères de *; épreuve écrite à *; examen à *; pédagogie sociale d’auto*; phase de *; quotient de * intellectuel; recherche (de) *; retard du *; score du * du jugement moral; stade de *; stades du * cognitif; taxonomie du * de la conception de l’amitié/de la connaissance de soi/moral/psychosocial/scientifique/social; troubles du *; troubles sévères de *.

L.  CN __ développemental,e : approche *; curriculum *; déficience *; dyslexie *; étape *; évaluation *; psychologie *; tâche *.




DÉVELOPPEMENT AFFECTIF

Diagn./Did./Péd. Développement personnel qui concerne les apprentissages relatifs aux sentiments, aux émotions, aux intérêts, aux valeurs, aux appréciations, au jugement, à la sensibilité, à la capacité d’adaptation aux gens et aux événements ainsi qu’aux choix délibérés et autonomes d’entrer ou non en relation avec d’autres personnes.V système de catégories de BALES. VAéducation physique, A; taxonomie, G à K/de KOHLBERG, B; typologie des démarches socioaffectives, 1.


DÉVELOPPEMENT COGNITIF

1. Diagn./Did./Péd. Transformation et organisation des structures intellectuelles d’une personne. VA approche neurolinguistique, A2, A4 et B5; cognition, C; taxonomie, G à K. EA structuration cognitive.

2.Éduc. Degré de maturité intellectuelle atteint par une personne __ MEQ, DGDP : DFG (10.84). EA structure cognitive.

A. Nature. Le développement cognitif a trait aux modes de fonctionnement intellectuel caractéristiques d’un stade déterminé du développement.

B. CN : stades du *.


DÉVELOPPEMENT CONCEPTUEL

Diagn./Did./Péd. RN taxonomie, G.


DÉVELOPPEMENT CORPOREL

Éduc. phys. Syn. développement physique. V développement physique; éducation corporelle.

Développement structural et développement fonctionnel. Au sens strict, le développement corporel peut être considéré comme l’ensemble des changements morphologiques des diverses parties du corps sous l’effet de la croissance et de l’entraînement physique. Prise dans un sens plus large, l’expression de développement corporel désigne, en outre, l’accroissement des qualités organiques, musculaires et perceptivocinétiques, telles que la force, la résistance, la vitesse, la souplesse, la coordination, etc., nécessaires à l’adaptation motrice de la personne aux conditions de son environnement. V valeur physique.


DÉVELOPPEMENT CULTUREL

Éduc./Soc. VA culture, N.


DÉVELOPPEMENT CURRICULAIRE

1. Cur. (Gén.). Infrastructure conceptuelle qui établit les différentes opérations propres à l’élaboration d’un plan global d’éducation; processus qui actualise la construction d’un curriculum __ DURAND, M.-J. (1996). V système curriculaire. VA approche ascendante, A, C et D; changement curriculaire, D et E; cycle (général) d’évolution, B; design curriculaire, E; expérimentation du curriculum, B et D; niveau curriculaire, B et C; précision des assises; révision du curriculum; schéma curriculaire, I; théorie curriculaire, L. EA axiomatisation/organisation curriculaire.

2. Cur. (Spéc.). Partie de l’ingénierie curriculaire, processus cyclique de planification et d’élaboration d’un système curriculaire (programme d’études, matériel pédagogique, instrument d’évaluation, apprentissage, situation pédagogique, infrastructure scolaire, système d’éducation, etc.) qui concrétise les assises curriculaires prédéterminées (présupposés curriculaires, buts, nature et propriétés attendus du système curriculaire) et qui satisfait les besoins d’un milieu scolaire ou d’un système d’éducation, c’est-à-dire les données de la situation présente (éléments + à conserver, éléments - à éliminer, et éléments nuls 0 à combler) d’un niveau curriculaire spécifique, de la situation curriculaire désirée ainsi que du processus, des façons et des ressources pour y parvenir. Syn. développement de curriculum. Qsyn.élaboration de (d’un) curriculum; élaboration curriculaire (sens restreint) : élaboration de programmes. V assises curriculaires; cycle (général) d’évolution; ingénierie curriculaire; niveau curriculaire; système curriculaire. RN cycle (général) du curriculum, A.

3. Éduc. (Gén.). Processus d’enrichissement de nouvelles connaissances dans le domaine des études du curriculum. Syn. développement de curriculum. Qsyn.élaboration de (d’un) curriculum; élaboration curriculaire (sens restreint) : élaboration de programmes. RN cycle (général) du curriculum, A.

4. Éduc. (Spéc). Discipline éducationnelle dont le but est la conception, l’élaboration, l’implantation et l’évolution d’infrastructures éducationnelles, de situations pédagogiques, ou, d’une façon plus restrictive, de programmes d’études qui permettront d’optimiser les apprentissages dans l’optique de visées éducationnelles spécifiques. V cycle de l’éducation; éducation-discipline. TA didactique.

A. Nature. Le développement d’une infrastructure conceptuelle et opérationnelle est ce qui caractérise le mieux le développement curriculaire. (...) Le développement curriculaire est un terme générique qui regroupe les différentes sortes d’activités relatives aux modifications planifiées du curriculum. Plus que la production de matériel, c’est une vaste étendue d’activités inhérentes aux situations pédagogiques (CERI, 1975); c’est une activité pratique qui se retrouve à tous les niveaux de l’école (KLIEBARD, 1979); le développement curriculaire touche tout ce qui se passe actuellement en classe entre les enseignants et les enfants (CERI, 1975). (...) Le développement curriculaire concerne les questions relatives à la planification et à la création de curriculums novateurs (TAYLOR et RICHARDS, 1979); c’est la planification des expériences d’apprentissage qui amèneront certains changements désirés chez l’élève (NICHOLLS, 1978). (...) C’est aussi un programme d’action qui produit un ensemble structuré d’expériences d’apprentissage (PAGE, 1977); un ensemble de procédures définies pour accomplir les tâches inhérentes au développement de curriculum (SHORT, 1983). Le développement curriculaire peut se définir par les recherches, les études et les expérimentations qui favorisent l’actualisation du curriculum. Celui-ci doit répondre aux besoins sociaux et bénéficier des nouveaux développements dans le domaine de l’éducation (WALKER, 1973). C’est aussi ce que les concepteurs de curriculums élaborent en se fondant sur les pratiques éducatives (KLIEBARD, 1989). Le développement curriculaire implique un travail de recherche, d’analyse et d’évaluation du curriculum afin de l’améliorer constamment (HAWES, 1982) __ id.

B. Processus. Le développement curriculaire consiste initialement en un processus de planification du curriculum qui s’établit en plusieurs étapes. Ce processus est dynamique de sorte qu’il peut répondre aux besoins de la société en constante évolution et incorporer les innovations pédagogiques et technologiques dans le domaine de l’éducation. Ce processus exige aussi des recherches et des études sur une base interdisciplinaire afin d’évaluer la pertinence du curriculum et de produire un nouvel ensemble d’expériences et de matériel d’apprentissage dans toutes les matières scolaires __ id. V cycle de l’éducation.

C. Niveaux curriculaires/projets. Le développement curriculaire s’effectue en se focalisant sans cesse sur l’unité de base de l’éducation qu’est l’apprentissage. Il procède par strates successives et cumulatives, chacune d’elles étant désignée par l’expression niveau curriculaire (VA ce terme, A et B). Ainsi un développement curriculaire débute par un projet d’apprentissage (niveau 1), suivi d’un projet pédagogique qui intègre les niveaux 1 et 2, s’ensuit un projet scolaire (niveaux 1, 2 et 3) et enfin, un projet éducationnel (niveaux 1, 2, 3 et 4). Ultimement, le développement curriculaire concerne l’évolution vers une société éducative (niveau 5) qui intègre les quatre premiers niveaux. Ainsi les niveaux curriculaires, agencés en niveaux d’organisation, constituent le schème conceptuel et opérationnel qui indique la nature des différents projets à planifier (V planification curriculaire) et à élaborer (V élaboration curriculaire) dans une séquence cumulative. De la sorte, on instaure un processus global et méthodique de changements curriculaires qui prend la forme d’un renouveau scolaire progressif, continu, utile et durable, ou encore, d’une évolution éducationnelle/pédagogique graduelle, suivie, profitable et permanente.

D. Développement curriculaire/construction de curriculum. Le développement curriculaire fait aussi référence aux expressions suivantes : construction de curriculum, édification de curriculum (curriculum making et curriculum building). Le terme « curriculum building », note Claude BÉLANGER (1984), est rendu désuet et il est préférable d’employer le terme « curriculum development ». Pour Carter V. GOOD (1973), le « curriculum building » est une procédure systématique visant à développer un curriculum souhaitable pour une école ou un système scolaire particulier. Il englobe l’organisation de comités de travail sous la direction d’experts, le choix des finalités générales et spécifiques de l’enseignement, la sélection du matériel didactique, des méthodes d’enseignement et des moyens d’évaluation appropriés, la préparation des programmes d’études officiels, l’essai et l’adoption des programmes d’études et des mesures qui en assurent la continuité, l’évaluation et l’amélioration du programme éducationnel existant. Cette description se relie facilement au concept de « curriculum development » défini précédemment __ id.

E. Développement curriculaire/élaboration de programmes. La distinction que l’on peut désormais entrevoir entre le développement de curriculum et l’élaboration de programmes d’études se situe en regard de la portée de ces deux termes. Le développement curriculaire se rattache davantage à un processus de recherches constantes qui établit les différentes opérations propres à l’élaboration d’un plan global d’éducation, d’infrastructures pédagogiques et de situations pédagogiques apportées à chaque étape menant à la production d’un programme d’études spécifique __ id. V élaboration de programmes.

F. Composantes. Quelques auteurs définissent les composantes du développement curriculaire. Pour G. Terry PAGE (1977), le produit du développement curriculaire doit inclure les ressources matérielles des élèves, les guides de l’enseignement, les guides d’études, le programme des expériences d’apprentissage, un ensemble structuré d’objectifs et un ensemble de techniques et d’instruments d’évaluation. Le processus de développement curriculaire poursuit théoriquement une séquence logique de planification et de développement, une évaluation formative par « essais et erreurs », une révision, une évaluation sommative, la production et la dissémination. Mais, dans la pratique, ce processus n’est guère suivi (CERI, 1975). Selon John MILLER (1985), les différentes composantes se résument ainsi : les orientations, le développement, l’implantation et l’évaluation. De son côté, GOOD (1973) inclut l’élaboration des indications spécifiques à ce qui est enseigné : par qui?, quand?, où?, dans quel ordre? selon quel modèle? Le développement curriculaire doit englober la discussion du contexte social, les innovations, l’utilisation actuelle en classe. Cette conception du développement curriculaire est très large parce qu’elle comprend le contenu curriculaire et l’enseignement (CERI, 1975). Derek ROWNTREE (1981) mentionne les fonctions du développement curriculaire par ses étapes : le développement curriculaire est un processus qui identifie les finalités et les objectifs éducationnels pour des apprenants spécifiques, ébauche un curriculum approprié [incluant le choix du contenu, des méthodes d’enseignement, les techniques d’évaluation, etc.], voit à l’implantation du curriculum auprès des apprenants et à son amélioration à la lumière de l’évaluation. En bref, on peut dire que les composantes du développement curriculaire sont souvent confondues avec les principales étapes d’édification d’un curriculum. Ces étapes sont souvent décrites à l’intérieur de modèles, théoriques ou pratiques, qui tirent leurs fondements d’une théorie curriculaire spécifique __ id. V cycle de la didactique.

G. Modèle de la « Thirty-School Experiment » (1942) __ GILES, H. H. et al. (1942) dans EMANS, R. (1966). Ce modèle décrit quatre éléments interreliés : les objectifs, les matières, les méthodes et l’organisation, ainsi que les évaluations. Il suggère quatre questions : Qu’est-ce qui est bon? Quelles matières seront sélectionnées? Quelles méthodes seront employées? Comment les résultats seront-ils évalués?

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Source : GILES, H. H. et al. (1942) dans EMANS, R. (1966)

H. Modèle du « General College at the University of Minnesota » (1943) __ SPAFFORD, I. et al. (1943) dans EMANS, R. (1966).Ce modèle illustre une représentation sous forme triangulaire. Le sommet du triangle indique les énoncés traduits en termes de produits à obtenir (buts ou extrants) alors que la base explicite la philosophie de la vie et de l’éducation des responsables des programmes d’études. D’un côté, apparaissent les besoins et les intérêts des élèves et de l’autre, les besoins de la société et les ressources de l’école. Ce modèle souligne que le curriculum est influencé par les croyances, que les présupposés philosophiques conditionnent l’identification des besoins des élèves, lesquels font partie d’une société qui, elle-même, a ses propres besoins.

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Source : SPAFFORD, I. et al. (1943) dans EMANS, R. (1966)

I. Modèle de TYLER (1949) __ TYLER, R. W. (1949) dans DURAND, M.-J. (1996). Ralph TYLER (1949) propose que les objectifs éducationnels émanent de trois sources : l’analyse de la société, l’étude des besoins de l’élève et les contenus des matières tels que proposés par des spécialistes de diverses disciplines du savoir. Les objectifs provisoires qui résultent de ces trois sources doivent passer au crible de deux filtres qui écarteront les objectifs peu importants ou non pertinents : la philosophie de l’éducation et les théories de l’apprentissage.

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Source : TYLER, R. (1949) dans DURAND, M.-J. (1996)

J. Modèle de HERRICK et TYLER (1950) __ HERRICK, V. E. et TYLER, R. W. (1950) dans EMANS, R. (1966).Le modèle illustre la toute première importance que l’on doit accorder aux valeurs ainsi que la place centrale attribuée à la sélection des objectifs et des activités d’apprentissage dans l’évaluation des enseignements. L’univers des valeurs se situe au cœur du modèle. La précision des valeurs s’avère indispensable; ce sont elles qui assurent la cohérence de l’ensemble. Non seulement l’univers des valeurs conditionne-t-il toutes les prises de décision curriculaires, mais le choix des valeurs influe directement sur l’énonciation des objectifs, sur la sélection des activités d’apprentissage ainsi que les critères et les moyens d’évaluation. Ces valeurs guident les comportements en harmonie avec l’environnement physique, l’apprenant, le contenu, les objectifs d’apprentissage et les procédures d’évaluation. Les valeurs sont transposées et apparaissent sous diverses formes à travers le modèle. Les valeurs se transforment en objectifs, qui guident la sélection des activités d’apprentissage et qui conduisent par la suite à l’énoncé de critères selon lesquels l’apprenant sera évalué. Le modèle indique que différents curriculums peuvent préconiser des objectifs similaires, mais conduire à des ensembles différents de comportements et de contenus spécifiques qui s’actualiseront au sein de différentes activités d’apprentissage.


Source : HERRICK, V. E. et TYLER, R. W. (1950) dans EMANS, R. (1966)

K.  Modèle conceptuel de TABA (1962) __ TABA, H. (1962) dans DURAND, M.-J. (1996). Suite à Virgil E. HERRICK (1950), Hilda TABA développe un modèle dont les paramètres déterminants sont : les données majeures sur lesquelles s’appuient les prises de décision, l’importance et la pertinence de ces données, les relations entre elles ainsi que les critères d’appréciation et d’évaluation. TABA propose les étapes suivantes pour l’élaboration d’un curriculum : 1. identification des besoins éducationnels; 2. définition des objectifs; 3. mise au point des contenus; 4. sélection des expériences d’apprentissage; 5. organisation des expériences d’enseignement-apprentissage; 6. détermination des méthodes d’évaluation. (Voir figure à la page suivante)


Source : TABA, H. (1962) dans DURAND, M.-J. (1996)

L.  Modèle de JOHNSON Jr (1967) __ JOHNSON, M. Jr (04.67) dans DURAND, M.-J. (1996). Le curriculum apparaît comme le produit d’un processus (système de développement d’un curriculum), produit qui s’intègre ensuite au système d’instruction avec les autres éléments interactifs que sont : le répertoire des comportements d’enseignement, le répertoire des styles d’apprentissage et le contenu instrumental (environnement et média). Le modèle de Mauritz JOHNSON Jr propose un développement qui s’inscrit dans un processus cybernétique, qui facilite l’analyse des différents curriculums. Il permet d’établir une distinction entre curriculum et développement curriculaire, d’une part, et entre curriculum et instruction, d’autre part.


Source : JOHNSON, M. Jr (04.67) dans DURAND, M.-J. (1996)

M. Modèle de FRAENKEL (1969) __ FRAENKEL, J. A. (01.69) dans DURAND, M.-J. (1996). Jack A. FRAENKEL présente un modèle de développement curriculaire fondé sur le projet social de TABA. Ce modèle comprend une organisation et des interactions entre cinq composantes : le contenu, les stratégies d’enseignement, les objectifs, l’évaluation et les expériences d’apprentissage.


Source : FRAENKEL, J. A. (01.69) dans DURAND, M.-J. (1996)

Les facteurs externes sont inclus dans le modèle, car ils influencent les composantes internes. On y retrouve : 1. l’environnement social et culturel : ses valeurs, ses attentes et ses ressources; 2. les politiques favorisées par l’administration scolaire; 3. le projet éducatif spécifique à l’école; 4. le style et les caractéristiques du personnel enseignant; 5. les caractéristiques de la population d’élèves.

N.  Modèle de LEWY (1979) __ LEWY, A. (1979) dans DE LANDSHEERE, G. (1979) dans DURAND, M.-J. (1996). Arieh LEWY associe les six étapes à la construction d’un curriculum : 1. la détermination des buts; 2. la planification, y compris la première rédaction des programmes d’études, le choix des méthodes d’enseignement et la préparation du matériel d’enseignement et d’apprentissage; 3. le premier essai (prétest, généralement dans cinq à dix écoles); 4. l’expérimentation sur le terrain (généralement dans 40 à 50 écoles); 5. l’introduction dans la pratique scolaire; 6. le contrôle de la qualité.



Source : LEWY, A. (1979) dans DE LANDSHEERE, G. (1979) dans DURAND, M.-J. (1996)

O.  Modèle de D’HAINAUT (1980) __ D’HAINAUT, L. (1980) dans DURAND, M.-J. (1996). Louis D’Hainaut (1980) trace un plan d’élaboration des curriculums, lequel comprend quatorze démarches qui peuvent se regrouper en trois niveaux : 1. l’analyse des fins et la mise au point des objectifs; 2. la recherche des méthodes et des moyens d’enseignement; 3. la mise au point des méthodes et la détermination des moyens d’évaluation, y compris éventuellement la réalisation de ses instruments.


Source : D’HAINAUT, L. (1980) dans DURAND, M.-J. (1996)

P.  Modèle de SAYLOR, ALEXANDER et LEWIS (1981) __ SAYLOR, J. G. et al. (1981) dans DURAND, M.-J. (1996). Pour ces auteurs, le développement curriculaire repose sur l’étude du milieu. Eu égard à la planification, il faut se poser une question clé : Quelles possibilités d’apprentissage ces personnes ont-elles besoin? Désirent-elles? Les réponses obtenues deviendront les indices à partir desquels les buts et les objectifs seront énoncés. Les buts et les objectifs personnels de l’apprenant doivent être congruents aux buts et aux objectifs du système curriculaire. Pour ce faire, on propose que les objectifs soient organisés en quatre domaines : 1. le développement personnel; 2. la compétence sociale; 3. la formation en cours d’emploi; 4. la spécialisation. Les programmes, les matières, les méthodes et les exercices d’apprentissage sont organisés en tenant compte des valeurs et des besoins, des possibilités et des disponibilités des enseignants et des élèves. La dernière phase du développement du curriculum est réservée à l’évaluation qui se fait à tous les niveaux : axiologie, objectifs, contenus, organisation, stratégies et situation pédagogique. En évaluation, il importe de définir au tout début lors de la construction du curriculum, ce qui sera évalué et comment se fera cette évaluation. (Voir page suivante)



Source : SAYLOR, J. G. et al. (1981) dans DURAND, M.-J. (1996)







DÉVELOPPEMENT DE CARRIÈRE

Car./Form. prof. Organisation et planification d’une carrière où l’expérience acquise ainsi qu’une formation appropriée de perfectionnement ou d’adaptation contribuent à une progression professionnelle régulière __ BIT (1987). V carriérologie.


DÉVELOPPEMENT DE LA PERSONNE

Did./Péd. VA modèle d’enseignement, D et E.


DÉVELOPPEMENT DES QUALIFICATIONS

Form. prof. Action d’accroître ses capacités et ses connaissances professionnelles au moyen de cours de formation d’adaptation, de formation complémentaire, de perfectionnement, ou encore, selon le cas, de formation sur le tas __ BIT (1987). Syn. développement des habiletés.


DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES

1. Adm. éduc. Processus qui vise à fournir aux individus les possibilités de développer leurs compétences et leurs connaissances dans leur milieu de travail.

2. Form. prof. Ensemble des possibilités offertes aux jeunes et aux adultes tout au long de leur vie d’acquérir des connaissances, des qualifications et une compétence, cela à des fins de production ou pour satisfaire leurs aspirations personnelles __ BIT (1987). Processus qui vise à fournir les ressources humaines nécessaires au développement économique d’une industrie, d’une organisation, d’une nation, d’un pays.

A. Planification : 1. analyse des besoins, à court et à moyen terme, de main-d’œuvre aux plans de la quantité et des qualités requises; 2. analyse du personnel disponible au sein de l’organisation ainsi qu’à l’extérieur (autres organisations, sortants des écoles, collèges et universités, immigration); 3. élaboration d’un plan conjoint de recrutement, de réorientation et de formation.

B. Déséquilibre besoins-disponibilités :


qualifications supérieures

qualifications inférieures

- certaines personnes trop qualifiées pour assumer des tâches ordinaires;

- absence de personnes qualifiées à certains postes;

- départ de personnel en vue de fonctions plus à la mesure de leurs qualifications.

- stress démesuré;
promotion de personnes inaptes à la fonction.


C. Développement des ressources humaines/développement humain. Notion plus étroite [que celle de développement humain] qui se réfère au développement et à la conservation des capacités des individus en vue de la croissance sociale et économique __ CMEPT (1990). EA développement humain.


DÉVELOPPEMENT DURABLE

Éduc./ERE. VAéducation (relative) à la conservation, B.


DÉVELOPPEMENT ÉDUCATIONNEL

Éduc. Ensemble des procédures et des actions visant à adapter les données de la recherche appliquée ou des connaissances empiriques, à la pratique courante de l’éducation, en particulier, au niveau des établissements : entre autres, mise au point des méthodes et techniques, construction des instruments, étude des coûts, élaboration des dispositions légales, réglementaires d’application, formation, recyclage des personnels, information de tous les milieux et groupements ayant des responsabilités en matière d’éducation __ COLLOQUE D’AMIENS (1968) dans COPIE (1979).


DÉVELOPPEMENT EXPÉRIENTIEL

1. Cur. VA approche (par) projet, A.

2. Diagn./Did./Péd. V taxonomie de STEINAKER et BELL. RN taxonomie, G.


DÉVELOPPEMENT GÉNÉRAL

Éduc. Développement qui recouvre le fonctionnement intellectuel, les aptitudes, les intérêts, les habiletés, la personnalité, les styles d’apprentissage ainsi que les développements affectif, moral, perceptuel, psychomoteur et social.

Âge d’apparition de divers développements (synthèse de LAMARCHE, A. et MBONDI, E., 1982).


* Âge possible d’apparition d’un stade. Dans tous les aspects du développement humain, le ou les derniers stades peuvent apparaître à des âges très différents; ils peuvent n’être atteints que partiellement, ou même pas du tout, au cours de la vie des individus.

Âge d’apparition de divers développements __ LAMARCHE, A. et MBONDI, E. (1982)


DÉVELOPPEMENT HUMAIN

Éduc. Développement qui se réfère à l’idée que toute action de développement doit avoir pour objet essentiel et pour finalité le bien-être général des êtres humains __ CMEPT (1990). EA développement des ressources humaines.

A. Objectifs et incidences. Le développement humain (...) voit dans le bien-être de tous les hommes l’objectif et la raison d’être des efforts de développement de la société. (...) Dans nombre de pays, un développement humain efficace peut contribuer à limiter, voire même à inverser, la menace actuelle de stagnation ou de déclin économique. Les preuves scientifiques montrant que l’éducation contribue au développement social et économique abondent __ id.

B. Implications. Le développement humain implique l’application des apprentissages à l’amélioration de la qualité de la vie. (...) [Il] implique un processus interactif qui fait intervenir la maturation psychologique et biologique et l’apprentissage, et qui permet aux individus d’améliorer leurs conditions de vie ainsi que celles de la communauté et de la nation dont ils font partie. (...) doit être au cœur de tout processus de développement. (...) implique, au niveau de l’individu un processus consistant à apprendre et à appliquer ce qu’on a appris pour améliorer la qualité de vie. (...) il est possible de faire progresser le développement humain, même avec les contraintes financières et autres liées aux défis mondiaux actuels __ id.


DÉVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL

Adm. scol./Gest. éduc. Processus et modalités par lesquels le personnel d’une institution réussit à consolider ses acquis positifs, à corriger ses lacunes et à assurer son évolution continue; résultante du processus précédent. EA développement pédagogique.

Composantes : 1. vie scolaire (vie étudiante et services personnels); 2. enseignement (pédagogie et services connexes); 3. administration (ressources humaines, matérielles et financières) __ AIES (1986).


DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL

n.m.

Éduc. Processus continu et progressif de changements ordonnés, orientés, cumulatifs et durables qui amène un progrès intégral et structurant dans toutes les dimensions de la personne pendant toute sa vie __ DUMAIS, C. (2014).

A. Spécificités. Cela sous-entend l’acquisition de connaissances, la maitrise d’habiletés et le développement d’attitudes dans les domaines affectif, cognitif, conceptuel, expérientiel, moral, perceptuel, psychomoteur (appelé aussi physique) et social du développement humain (D’HAINAUT, 1990; LEGENDRE, 1995, 2005; PELLETIER, 2001; NAVEL, 2011) __ id.

B. Développement continu. Nous considérons le développement intégral comme un développement qui se produit tout au long de la vie, et ce, dans une perspective développementale (THIBAUT et RONDAL, 1996), c’est-à-dire selon des étapes de développement, ce qui est en opposition avec une approche par objectifs __ id.



DÉVELOPPEMENT INTELLECTUEL

Éduc. Cheminement vers la pensée abstraite. VA niveau conceptuel, G.

CN : quotient de *.


DÉVELOPPEMENT MÉTALINGUISTIQUE

Ling./Psych. cogn. Développement de la conscience de la nature du langage __ DESJARLAIS, L. et al. (1976).


DÉVELOPPEMENT MORAL

Diagn./Did./Péd. V taxonomie de KOHLBERG/du domaine moral. RN taxonomie, G.

CN : taxonomie du *.


DÉVELOPPEMENT MOTEUR

Éduc. phys./Kin. Évolution des capacités physiques et des fonctions motrices de l’enfant sous l’effet conjugué de la maturation et de l’entraînement. Syn. développement psychomoteur. V éducation corporelle/motrice/physique/psychomotrice; motricité. VA psychomoteur, C; psychomotricité, E; rééducation psychomotrice, D.

Maturation et entraînement. L’acquisition de tout comportement moteur nouveau chez l’enfant est fondée sur l’interaction de deux conditions : les structures neuromusculaires, responsables de l’exécution et du contrôle de ce comportement, doivent avoir atteint un niveau de maturité suffisant et l’enfant doit s’exercer à produire ce comportement. Chez le nourrisson, la maturation détermine le moment d’apparition des fonctions motrices fondamentales comme la préhension ou la marche; sans elle, l’entraînement n’a que peu ou pas d’effet sur l’émergence des nouveaux comportements moteurs. Toutefois, la maturation seule n’est pas suffisante pour assurer le développement moteur : plus les fonctions motrices sont complexes et spécialisées, comme le patinage ou la gymnastique par exemple, plus l’entraînement est important. Le répertoire moteur de l’enfant et le niveau de maîtrise de ses actions corporelles peuvent être grandement accrus par une action éducative structurée, comme l’éducation motrice ou l’éducation physique de base.


DÉVELOPPEMENT ORGANISATIONNEL

1. Adm. Processus de changement qui met à contribution les sciences humaines et qui vise à rendre l’organisation plus apte à solutionner ses problèmes, à s’adapter à son environnement et à fonctionner efficacement.

2. Adm. scol. VA efficacité scolaire, B.


DÉVELOPPEMENT PÉDAGOGIQUE

Adm. scol./Gest. ens./Péd. Processus et modalités par lesquels le personnel d’une institution définit et implante des politiques et des pratiques éducationnelles qui suscitent une meilleure réussite des apprentissages; résultante du processus précédent. Î développement institutionnel.

CN : agent de *.


DÉVELOPPEMENT PERCEPTUEL

Diagn./Did./Péd. RN taxonomie, G.


DÉVELOPPEMENT PHYSIQUE

Éduc. phys. Développement des attributs, des capacités, des comportements, des fonctions et des habiletés du corps. Syn. croissance; développement corporel.

Développement structural et développement fonctionnel. Au sens strict, le développement corporel peut être considéré comme l’ensemble des changements morphologiques des diverses parties du corps sous l’effet de la croissance et de l’entraînement physique. Prise dans un sens plus large, l’expression de développement corporel désigne, en outre, l’accroissement des qualités organiques, musculaires et perceptivocinétiques, telles que la force, la résistance, la vitesse, la souplesse, la coordination, etc., nécessaires à l’adaptation motrice de la personne aux conditions de son environnement. V valeur physique.


DÉVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR

Éduc. phys./Kin. Progrès du nourrisson dans la maîtrise de ses actions, que ce soit pour se mouvoir ou pour explorer son environnement. Syn. développement moteur. VA psychomotricité, B. RN taxonomie, G.


DÉVELOPPEMENT SOCIAL

1. Diagn./Did./Péd. Développement personnel qui concerne la perception de soi-même et d’autrui au sein d’un groupe, les habiletés à établir des relations adéquates avec ses semblables ainsi qu’à assumer un rôle valorisant et pertinent au sein de la collectivité. Syn. évolution sociale. V système de catégories de BALES. VAéducation physique, A; taxonomie de KOHLBERG, B/de SELMAN, B; typologie des démarches socioaffectives, 3. RN taxonomie, G.

2. Soc. Transformation intentionnelle des conditions de vie d’une population dans la perspective de l’évolution orientée d’une société.

CN : taxonomie du *.


DÉVELOPPEUR DE SYSTÈMES ÉDUCATIFS

Com./Cur./Did./Péd./Techno. éduc. Personne qui œuvre à la planification, au design, à la construction et à l’évaluation de systèmes d’enseignement, d’information ou de communication __ SAUVÉ, L. et al. (1989).


DEVENIR

Gén. VA évolution, K.


DÉVERMINAGE

Inf. Opération qui consiste à soumettre, pendant un certain temps, un élément électronique à des contraintes de fonctionnement défavorables, de manière à éliminer les défaillances de jeunesse et à stabiliser les caractéristiques de fonctionnement du dispositif traité __ OQLF (2003). Syn. rodage; vieillissement artificiel.


DÉVERSOIR

Péd. Activité simple que l’enfant peut faire seul, sans aide, ni supervision et qui lui permet d’attendre activement que les autres aient fini; activité qui régularise le rythme de la routine __ MEQ (1981).


DÉVIANCE

Diagn./Psych. soc. Comportement d’une personne évoluant dans un milieu particulier, qui s’écarte d’une manière significative d’une norme sociale généralement admise. TA déviation.


DÉVIATION

Stat. Différence entre un score brut et une valeur de référence, telle la moyenne, la norme ou le score obtenu à un autre test. Syn. écart. V écarttype. TA déviance.

A. Morale. Dans le domaine des comportements, déviation fait référence à un éloignement d’une certaine moralité admise, à une action de s’éloigner d’une certaine « ligne droite » de conduite.

B. Déviation/écart. Dans le vocabulaire français des statistiques, on préfère écartà déviation, le premier ayant une connotation plus objective.


DÉVIATION ÉTALON/STANDARD/TYPE

Stat. Syn. écart type.


DEVIS

1. Gén. Évaluation détaillée d’un projet et des opérations à exécuter ainsi que des ressources humaines, matérielles et financières requises dans le cadre d’un calendrier déterminé.

2. Cur./Did. Syn. design. VA cycle (général) d’évolution, B; design pédagogique, H; projet, C; projet scolaire, A et B. RN assises, B.


DEVIS APRÈS-SEULEMENT

Rech. Plan expérimental qui ne prévoit aucun prétest, seulement l’utilisation d’un ou de quelques post-tests. Syn. plan après-seulement. V plan expérimental.


DEVIS AVANT-APRÈS

Rech. Plan expérimental qui prévoit l’utilisation de prétests et de post-tests. Syn. plan avant-après. V plan expérimental.


DEVIS D'ÉQUIVALENCE

Doc. VA opération d’équilibre, B.


DEVIS EXPÉRIMENTAL

Rech. VA recherche expérimentale, B.


DEVIS FACTORIEL

Rech. Plan expérimental qui cherche à trouver l’effet d’une pluralité de facteurs, considérés à des degrés divers, sur une ou des variables dépendantes. Syn. plan factoriel. V plan expérimental.


DEVIS PÉDAGOGIQUE

Adm. scol. Ensemble de données, relatives aux effectifs et aux activités d’un établissement scolaire projeté, qui permettent de préciser les aménagements à prévoir __ MEQ (1968); document officiel que la commission scolaire adresse au ministère de l’Éducation et qui contient l’ensemble des exigences retenues dans le cadre d’un projet de construction d’école __ MEQ (1980). RN éducation-discipline, B.$$\epsilon$$ design pédagogique.


DEVOIR

1. Gén./Mor. Ce dont on doit absolument s’acquitter selon les diktats d’une loi morale, naturelle ou positive, ou selon les données de sa conscience. VA justice, G et K. TA impératif; obligation.

2. Péd. Travaux que l’élève doit exécuter en dehors de l’horaire régulier de l’école, habituellement à la maison, dans le but d’approfondir et de consolider des apprentissages récents.


DÉVOLUTION

Adm./Éduc./Psych. VA empowerment, B.


DEWEY, J.

Did./Péd. VA modèle d’enseignement, E; niveau conceptuel, E.


DEXTÉRITÉ

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 4.44.

CN : mouvements de *.


DIACHRONIE

Ling. Ant. synchronie. VA langue, E.


DIAGNOSTIC

1. Adapt. scol. VA système expert, H.

2. Éduc. RN éducation-discipline, B.

3. Inf.Syn.fonction de diagnostic.

4. Rech. Processus d’identification des déficiences, des faiblesses, des lacunes d’une situation jugée indésirable pour qu’au-delà de symptômes, l’on puisse déterminer les causes les plus déterminantes et établir une façon d’améliorer efficacement l’ensemble. Bilan qui résulte du processus précédent. Qsyn. problématique. TA étiologie. RN éducation-discipline, B.

A. Étym. Du grec diagnôstikos, apte à reconnaître.

B. Orthographe : diagnostic (n.m.); diagnostique (adj.).

C. Méd./Psych. En accord avec son sens original, on attribue généralement au terme diagnostic une connotation médicale. Encore aujourd’hui, l’ensemble des gens lui associent un caractère pathologique, de nature médicale ou psychologique. Le diagnostic est soit l’action d’identifier un dysfonctionnement physique ou mental, soit la détermination de la nature d’une anomalie qui résulte de l’étude de ses signes et de ses autres manifestations. Dans cette optique, le diagnostic implique une pathologie, laquelle nécessite une thérapeutique ou une prescription curative, à laquelle on associe habituellement un pronostic, c’est-à-dire une évolution probable de la pathologie sous l’effet de la thérapeutique. Ainsi, on parlera d’un diagnostic clinique, instrumental, de laboratoire, etc.

D. Adapt. scol. Le paradigme longtemps dominant de l’adaptation scolaire (jadis de l’enfance inadaptée) s’inscrit dans une perspective psychomédicale des troubles d’apprentissage et des autres mésadaptations scolaires des élèves. Dans cette optique, le diagnostic revêt une connotation négative de celle de dysfonctionnement de l’élève qui serait les causes de ses insuccès scolaires et de ses comportements inappropriés. Christiane BENOÎT (2000, 2005) a démontré que le paradigme psychomédical avait échoué et ne présentait aucune voie de solution aux difficultés, troubles et mésadaptations scolaires. Elle préconise plutôt un changement de paradigme : du psychomédical au pédagogique.

E. CN : évaluation-*; fonction de *; groupe *; module de *.

F. Nomenclature.

accomplissement

acquis

a. expérientiels

a. extrascolaires

a. non scolaires

a. scolaires

action diagnostique

acuité

a. auditive

a. visuelle

adaptabilité

adultes peu ou pas à l’aise avec l’écrit

agressivité

alalie

alexie

alphabète

alphabétisation

alphabétis

Alzheimer (maladie d’)

amblyope

amotivation

ampleur des catégories

analphabète

a. complet

a. de base

a. de retour

a. fonctionnel

analphabétisme

a. de minorité

a. de retour

analyse de fonctions

a. de la tâche

a. de postes

a. de tâches

a. des besoins de formation

a. des tâches

a. structurale

angle

a. relationnel

anomie

antécédents expérientiels

a. scolaires

anxiété

aphasie

a. congénitale

aphémie

aphonie

apraxie

a. bucco-linguo-faciale

aptitude

a. professionnelle

arriération

attention

a. dirigée

a. préférentielle

a. sélective

attitude

attitudes

audimutité

autisme (caractérisé)

autodétermination

autoévaluation

autonomie

autonomisation

autoresponsabilité

autorité

autostimulation

aveugle

bagage éducatif

balayage

barème descriptif

b. graphique

b. numérique

bégaiement

bilan fonctionnel

capacité

c. perceptive

c. physique

c. rythmique

caractéristique individuelle

catégories de BALES

c. de DE LANDSHEERE

c. de FLANDERS

champ auditif

c. visuel

check-list

classement

classification Q

code

compétence

complexité cognitive

comportement adaptatif

c. de retrait

c. observable

c. suicidaire

compréhension

concept de soi

conceptualisation abstraite

conditions préalables

conduite

connaissance de soi

conscience

contreréaction

contrôle flexible

c. resserré

cours communs et obligatoires

culture

débilité

d. mentale

défi

déficience

d. auditive

d. de la parole

d. des organes internes

d. développementale

d. du langage

d. du psychisme

d. esthétique

d. intellectuelle

d. mentale

d. motrice grave

d. m. légère

d. organique

d. physique

d. psychologique

d. sensorielle

d. visuelle

déficient mental

déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

dépendance conditionnelle

d. du champ

d. unilatérale

dépistage

désavantage physique

désordre déficitaire de l’attention

d. majeur de comportement

destruction

déterminisme réciproque

développement affectif

d. cognitif

d. conceptuel

d. expérientiel

d. moral

d. perceptuel

d. social

déviance

diagnostic différentiel

d. éducatif

d. éducationnel

d. étiologique

d. pédagogique

d. scolaire

diagnosticien

diagnostique

difficulté d’apprentissage

d. grave d’apprentissage

dimension dépendance/indépendance du champ

d. impulsivité/réflexivité

discrimination

d. multiple

disposition

don

douance

doué

dynamique motivationnelle

dysarthrie

dysfonction cérébrale mineure

dyslogie

dysnomie

dysphasie

dysphonie

échec scolaire

échelle continue

é. d’appréciation

é. d’attitude(s)

é. d’évaluation

é. de comportement(s)

é. de LIKERT

é. de notation

é. de pourcentages

é. de proportions

é. de quotients intellectuels

é. de rapport

é. de stanines

é. descriptive

é. dichotomique

é. discrète

é. en catégories

é. nominale

é. ordinale

é. ordonnée

é. proportionnelle

é. qualitative

é. quantitative

é. unidimensionnelle

é. verbale

élève à risque

é. ayant des difficultés d’ordre comportemental

é. ayant des d. graves d’apprentissage

é. ayant des troubles de comportement

é. ayant des t. graves de comportement associés à une déficience psychosociale

é. ayant une déficience intellectuelle légère

é. en difficulté d’adaptation et d’apprentissage

é. en d. d’apprentissage

é. exceptionnel

é. handicapé

é. h. en raison d’une déficience auditive

é. h. en r. d’une d. intellectuelle

é. h. en r. d’une d. motrice

é. h. en r. d’une d. organique

é. h. en r. d’une d. physique

é. h. en r. d’une d. sensorielle

é. h. en r. d’une d. visuelle

é. h. en r. de multiples déficiences ou difficultés

é. h. par des troubles sévères de développement

é. h. par une déficience intellectuelle profonde

é. inadapté

empathie

enfant déficient mental

e. d. m. moyen

e. handicapé

e. hyperactif

engagement cognitif

enseignement collégial

entrave

entrevue

épreuve pour évaluer les facteurs de la valeur physique

estime de soi

évaluateur externe

é. interne

évaluation

évaluation de classement

é. de contexte

é. de placement

é. des besoins

é. des intrants

é.-diagnostic

é. formative

é. formatrice

é. systématique

évaluer

exactitude

examen d’entrée

exceptionnel

exigences préalables

expérience concrète

expérimentation active

extension du soi

facteur prédictif

faculté

faculté cognitive

faible lecteur

feedback

f. correctif

fiche d’appréciation

follow-up

fonctionnement social

franchise

grille de BALES

g. de DE LANDSHEERE

g. de FLANDERS

groupe hétérogène

g. homogène

habileté

h. perceptivo-motrice auditive

h. p.-m. visuelle

h. physique complexe

h. p. simple

habilité

handicap

honnêteté

hyperactivité

h. et déficit de l’attention

hyperkinésie

idée fausse

i. préconçue

identité de soi

i. socioculturelle

idiotie

illettré

illettrisme

image de soi

imbécillité

impropriété

impulsivité

inattention

incapacité

i. apprise à se venir en aide

incidence

indépendance du champ

i. négative

inhibition proactive

instrument d’évaluation

i. d’observation

i. standardisé

instrumentation diagnostique

interdépendance

intérêt

interférence

i. proactive

intuition

inventaire d’intérêts

isolement

jugement affectif

j. appréciatif

j. évaluatif

j. moral

jugement

justice

langage au préscolaire

libertés civiles

loi

maladie pédogénique

mathophobie

mesure

m. critériée

m. directe

m. globale

m. indirecte

m. normative

m. ponctuelle

m. spécifique

mesurer

méthode du paragraphe à compléter

méthodes d’évaluation

milieu alphabète

MMS

modèle de KOHLBERG

m. de KOLB

m. de l’étudiant

moi scolaire

motivation

m. extrinsèque

m. instrumentale

m. intégrative

m. intrinsèque

mouvements

néoalphabète

n.-lettré

niveau cognitif

n. conceptuel

n. de maturité

n. du discours moral

nivellement

non-lecteur

nouveaux illettrés

observation

o. analytique

o. diagnostique

o. discrète

o. non structurée

o. réfléchie

obstacle pédagogique

oligophasie

ouverture

ouverture d’esprit

pathologie du langage

perception

performance scolaire

personnalité

personne faiblement alphabétisée

p. signifiante

phase du discours moral

pollution éducationnelle

p. pédagogique

p. scolaire

population analphabète

p. illettrée

p. lettrée

postcure

potentialité

potentiel humain

préalable

précision

préconception

prérequis

prévalence

proaction

processus de communication de connaissances

profil motivationnel

propriété

public illettré

punition

qualification

quotient de développement intellectuel

reconnaissance des acquis

réflexivité

rendement scolaire

représentation cognitive

résignation apprise

résistance

responsabilité

résultat

retard du langage

r. scolaire important

retrait

rétroaction

réussite d’apprentissage

savoir explicite

science

scolarisable

score du développement du jugement moral

sélection de l’information

semi-alphabète

s.-alphabétisme

s.-analphabète

sentiment d’efficacité personnelle

sentiment d’incompétence acquis

sexualité

signe

simplicité cognitive

situation d’illettrisme

soi adaptatif/corporel/matériel/personnel/social

sous-performant scolaire

spécificité

stade de développement

s. prédominant

stades du développement cognitif

stratégie d’intervention

structure conceptuelle

style affectif

s. cognitif

s. conceptuel

s. d’apprentissage

s. d’enseignement

suicide

syndrome hyperkinétique

synthèse

système conceptuel

s. de catégories

s. de c. de BALES

s. de c. de DE LANDSHEERE

s. de c. de FLANDERS

s. de signes

tâche

talent

taxonomie de ALSCHULER, PHILLIPS et WEINSTEIN

t. de BALDWIN

t. de BLOOM

t. de CAZDEN

t. de D’HAINAUT

t. de DE BLOCK

t. de DRESSEL et MAYHEW

t. de ERIKSON

t. de FOLEY

t. de FRENCH

t. de GAGNÉ

t. de GERLACH et SULLIVAN

t. de GUILFORD

t. de harvey

t. de HUNT

t. de KOHLBERG

t. de LEGENDRE

t. du développement social

t. du domaine conceptuel

t. du d. culturel

technique d’observation

test d’alphabétisation

t. d’aptitudes

t. d’a. spécifiques

t. d’attitudes

t. d’entrée

t. d’intelligence

t. d’opinions

t. de capacité

t. de classement

t. de fonctionnement intellectuel

t. de f. social

t. de performance

t. de personnalité

t. de préalables

t. de rendement normalisé

t. de sortie

t. diagnostique

théorie de HARVEY

t. de KOHLBERG

timidité

tolérance de l’incongruité

transfert inhibiteur

t. interférent

t. négatif d’apprentissage

trouble affectif

t. d’élaboration des processus perceptuels

t. de la pensée

t. déficitaire de l’attention

t. psychopathologique

troubles associés à l’immaturité

t. de l’affectivité

t. de l’écriture

t. de la conduite

t. de la perception

t. de la personnalité

t. de la phonation

t. de la voix

t. du caractère

t. du langage

t. du l. expressif oral

t. émotionnels

t. du comportement

typologie de GOODSON et HESS

t. de KOLB

valeur diagnostique

v. physique

v. pronostique

vap

variable continue/dichotomique/discrète/ en catégories

vie


DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

Éduc./Méd./Psych. Diagnostic qui permet d’identifier une anomalie, une déficience, un dysfonctionnement, une maladie, etc. au nombre de quelques autres affections qui présentent des symptômes semblables. EA diagnostic étiologique.


DIAGNOSTIC ÉDUCATIF

1. Gén. Diagnostic qui fournit d’importantes données au regard d’une situation concernée.

2. Éduc. (Gén.). Diagnostic qui permet l’apprentissage d’informations importantes concernant une situation.

3.Éduc. (Spéc.). Diagnostic dont les données obtenues permettent la planification et le déroulement d’activités scolaires qui favoriseront au mieux la réussite des apprentissages. EA diagnostic éducationnel.


DIAGNOSTIC ÉDUCATIONNEL

Éduc. Discipline éducationnelle dont l’objet est l’analyse des composantes et des interrelations au sein du cycle de l’éducation. VA écologie éducationnelle, D. > diagnostic éducatif/pédagogique/scolaire.


DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE

Éduc./Méd./Psych. Diagnostic qui permet de reconnaître la ou les causes d’une anomalie, d’une déficience, d’un dysfonctionnement, d’une maladie, etc. EA diagnostic différentiel.


DIAGNOSTIC PÉDAGOGIQUE

Éduc. Discipline éducationnelle dont l’objet est l’analyse des composantes et des interrelations au sein d’une situation pédagogique. VA écologie pédagogique, C; pédagogie corrective, B; prescription individuelle des activités d’apprentissage, D; processus de communication de connaissances, B et D. EA diagnostic éducationnel/scolaire.


DIAGNOSTIC SCOLAIRE

Éduc. Discipline éducationnelle dont l’objet est l’analyse des composantes et des interrelations au sein des infrastructures pédagogique et de gestion d’une école. VA écologie pédagogique, D; écologie scolaire, D. EA diagnostic éducationnel/pédagogique.


DIAGNOSTICIEN,NE

1. Diagn. Personne spécialisée qui est habilitée à poser un diagnostic.

2. Int. art. Module d’un système expert qui peut prévoir et détecter les pannes ou analyser le fonctionnement d’un équipement quelconque __ PAVEL, S., SEC (1989). Syn. module de diagnostic.


DIAGNOSTIQUE

adj.

Diagn. Qui sert à préciser un état, une situation par l’identification de paramètres significatifs. Une évaluation diagnostique.

A. Orthographe. Même forme au masculin et au féminin : diagnostique.

B. CN : action *; évaluation *; instrumentation *; observation *; simulation méthodologique et *; test *; valeur *.


DIAGRAMME

Inf./Math./Sc. Représentation graphique et schématique d’informations interdépendantes ou encore, des opérations interreliées de la résolution d’un problème. TA organigramme.

Diagramme/organigramme. L’organigramme est plus détaillé et plus précis que le diagramme.


DIAGRAMME D'ACTIVITÉ

Adm. scol. Représentation graphique des événements simultanés ou successifs dans l’accomplissement d’un travail, comportant une échelle des temps écoulés __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). Syn. graphique d’activité.


DIAGRAMME DE DISPERSION

Stat. Outil ou méthode permettant de représenter et d’analyser la relation qui existe entre deux caractéristiques ou variables __ BARNABÉ, C. (1995). Syn. graphique de corrélation; nuage de points.

A. Représentation. Dans ce genre de diagramme, les mesures d’une caractéristique ou d’une variable sont placées sur un axe horizontal tandis que les mesures de l’autre apparaissent sur un axe vertical. Visuellement, selon l’endroit où sont placés les points sur le diagramme, on peut observer si les deux caractéristiques ou variables sont reliées. Si c’est le cas, les points auront tendance à former une ligne allant du coin gauche du diagramme vers le haut du diagramme au coin droit __ id.

B. Exemple. La figure suivante présente un diagramme de dispersion montrant la relation possible entre les heures d’étude et les résultats à un examen. Dans cet exemple, on peut constater que la façon dont les points sont situés indique qu’il y a aurait une relation entre les deux variables __ id.



DIAGRAMME DE GANTT

Adm. scol./Rech. Graphique qui permet de visualiser la charge de travail à réaliser par rapport à des prévisions et en fonction du temps opératoire __ OQLF (2004). Syn. graphique (de) GANTT.


DIALECTE

Ens. lang./Ling. Terme qui désignait l’usage régional d’une langue plus ou moins éloignée de l’usage normatif ou standard de la langue, ou encore langue particulière d’une communauté linguistique ayant eu des rapports plus ou moins étroits avec une autre langue. VA langue standard, B.

Usage. Avait généralement un sens péjoratif. Ce terme n’est plus employé en linguistique, sinon pour rappeler des façons normatives antérieures de parler des langues.


DIALECTIQUE

n et adj.

Épist./Phi. Approche de la pensée, méthode de raisonnement qui consiste à opposer les termes et les idées de façon à transcender les contradictions apparentes en une troisième voie, supérieure aux deux autres, qui relie l’essentiel de chacune d’elles. VA société, G.

A. Stades selon HEGEL : {thèse « antithèse} ® synthèse.

B. CN : paradigme de la * sociale.


DIALOGUE

1. Édum. Séquence pédagogique d’interactions entre l’élève et l’ordinateur __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992). Plus petite unité pédagogique cohérente présentable à un apprenant dans le but d’atteindre un objectif pédagogique ponctuel; sous-ensemble insécable d’un logiciel __ BESTOUGEFF, H. (1982). Dans une interface page-écran, fenêtre se superposant sur l’environnement pour exiger une action immédiate de l’usager. V didacticiel; module. $$\epsilon$$ didacticiel.

2. Inf. Échange d’informations entre le programme et l’utilisateur __ HOLLERBACH, L. (1982). Se dit du mode conversationnel.

3. Péd. Processus bidirectionnel de communication entre l’élève et l’agent, entre les élèves ou entre les enseignants.

4. Téléinf. Échange d’informations entre, d’une part, l’usager qui intervient au terminal en effectuant des choix dans les menus ou en utilisant des mnémoniques préétablies et, d’autre part, une banque de données ou de services __ BELL (1989).

A. Caractéristiques. Le dialogue : 1. favorise la discussion, l’échange de vues, la confrontation; 2. suscite des réactions et favorise l’expression des sentiments et des émotions; 3. aide à clarifier sa pensée et à formuler ses idées; 4. favorise l’activité intellectuelle __ MEQ, DGDP : DFG (10.84).

B. Dialogue/didacticiel/module. Il s’agit donc pour l’auteur de composer des dialogues et de les organiser en modules pour constituer une forme de didacticiel. Un dialogue est composé de situations pédagogiques liées entre elles __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1989).


DIALOGUÉ  

adj.

Inf. Syn. conversationnel; interactif.

CN : classe *.



DIAPORAMA

Techno. éduc. Montage ou projection de diapositives généralement synchronisées avec une bande sonore.


DICTATURE

Pol./Soc. VA démocratie, K.


DICTÉE

Ens. lang. Exercice qui consiste à reproduire, par écrit, des données langagières au fur et à mesure que l’apprenant les entend : il doit transposer à l’écrit un intrant oral qui peut être un (extrait de) texte, une phrase, un lexème __ PAMBIANCHI, G. (2003). Exercice orthographique au cours duquel, généralement, l’enseignant lit à haute voix un texte à ses élèves. V reproduction.

A. Conditions. Comme le mentionne Monique LEBRUN (1983) : « De la part du maître, il doit y avoir netteté d’articulation et d’intonation. Quant à l’élève auditeur, il doit reconnaître les éléments de la chaîne parlée et cette reconnaissance ne s’effectue correctement que si elle est fondée sur le sens ».

B. Utilité. Pour certains, la dictée constitue un moyen d’évaluation de l’orthographe plus qu’un moyen d’apprentissage.

C. Types. Bernard TORESSE (1975) mentionne différents types de dictées : dictée préparée, dictée collective au tableau, dictée commentée à l’aide de règles et autodictée avec un magnétophone où se déroule une bande préenregistrée par l’enseignant.

D. Étapes. L’exécution de la dictée comporte trois étapes de base : a) une lecture continue à débit normal par l’enseignant, b) une lecture où le texte est divisé en segments répétés plusieurs fois par l’enseignant, c) une lecture continue à débit normal par l’enseignant. Cette procédure standard peut être suivie d’un autoguidage ou par une phase de rétroaction débutant avec une correction par un pair __ PAMBIANCHI, G. (2003).

E. Texte lacunaire. Au lieu de porter sur l’ensemble des éléments d’un texte, la dictée peut cibler certaines données linguistiques d’un texte lacunaire. L’apprenant écoute, par exemple, un dialogue en vue de compléter les « trous » qui apparaissent dans la transcription de la conversation __ id.


DICTIONNAIRE

1.  Biblio./Ling. Répertoire d’unités lexicales qui contient des informations de nature sémantique, notionnelle, référentielle, grammaticale ou phonétique __ BOUTIN-QUESNEL, R. et al., OLF (1985). Recueil des mots d’une langue, disposés selon un ordre alphabétique ou autre et suivis d’un certain nombre d’informations (définition, prononciation, étymologie, synonyme, exemples d’emplois, notes explicatives, etc.). Qsyn. terminologie; vocabulaire. TA lexique; thésaurus.

2.  Inf. Programme inclus dans certains logiciels de traitement de textes et qui permet de vérifier l’orthographe des mots.

A.  Spécialisations.

     a) Dictionnaires de langue. Syn. dictionnaires généraux/language dictionary; general dictionary. Ils abordent tous les mots du vocabulaire commun, leurs diverses significations et fournissent des exemples de leurs emplois. Ils excluent les noms propres et se limitent aux sens des mots retenus, à leur nature, à leur genre grammatical, à leurs formes graphiques, à leur prononciation. Le Petit Robert 1; Lexis; Hachette; Larousse; etc.

     b) Dictionnaires linguistiques. Ils donnent des informations sur tous les aspects des mots à l’exclusion de leurs définitions.

     c) Dictionnaires spécialisés/specialized dictionary. Leur objet d’études porte sur un champ limité du savoir humain, sur une technique, une science, un art, une discipline. Les termes sont définis dans une acception particulière n’appartenant pas au domaine de la langue commune. Dictionnaire de l’éducation; dictionnaire de la philosophie; dictionnaire de l’électricité. Les dictionnaires spécialisés doivent répondre aux questions qu’un lecteur se pose relativement à des termes qui ont des acceptions particulières ou qui ne font pas partie de la langue commune. Il existe des dictionnaires spécialisés centrés sur la langue commune : dictionnaire d’antonymes, de synonymes, d’homonymes, de rimes, d’analogies; dictionnaires d’étymologie, d’orthographe, de prononciation, des difficultés d’une langue, etc. V lexique; terminologie.

     d) Dictionnaires conceptuels. Ils abordent les termes sous l’angle des idées qu’ils traduisent.

     e) Dictionnaires thématiques visuels/illustrated thematic dictionary. Dictionnaires qui présentent la technologie d’abord en thèmes généraux, découpés en sous-thèmes, eux-mêmes répartis en éléments où sont représentées les notions. Ils se composent d’un ensemble d’illustrations détaillées qui permettent de reconnaître les parties essentielles d’un tout complexe. CORBEIL; DUDEN.

     f)  Dictionnaires encyclopédiques. Aux informations données sur les mots eux-mêmes, ils ajoutent de longs développements scientifiques, historiques, philosophiques, géographiques, etc. aussi bien sur les êtres humains que sur les choses. Encyclopedia of Educational Research; Encyclopédie 360; Le Petit Robert 2.

     g) Dictionnaires unilingues/monolingual dictionary; unilingual dictionary. Ils portent sur une seule langue et les mots sont désignés et décrits dans la langue à laquelle ils appartiennent.

     h) Dictionnaires multilingues/multilingual dictionary; interlingual dictionary. Ils portent sur plusieurs langues et les mots sont désignés et décrits dans deux ou plusieurs langues.

     i)  Trésors/scholarly dictionary. Ils décrivent la totalité des mots appartenant à une langue ou à un domaine important, fournissent de nombreuses informations à leur sujet, et les replacent dans leurs contextes-sources. On considère l’ensemble des mots, leur origine et leur évolution comme un bien précieux, d’où le nom associé à ce type de répertoires. Le Trésor de la langue française.

B.  Organisation. Le dictionnaire est formé d’entrées ou d’adresses, qui constituent les termes à définir ou à étudier.

C.  Entrée/article. L’ensemble des informations fournies sur une entrée constitue l’article.

D.  Entrée/nomenclature. L’ensemble des entrées ou des adresses constitue la nomenclature du dictionnaire.

E.  Ce qu’est le dictionnaire. On distingue généralement le dictionnaire de langue (Syn. dictionnaire général), donnant les mots de la langue commune et décrivant leur emploi, et le dictionnaire encyclopédique, donnant, en plus, les idées, les choses et les noms propres. Les dictionnaires sont monolingues ou plurilingues. La liste des mots figurant au dictionnaire en constitue la nomenclature. Les mots sont traités dans des articles, coiffés par l’entrée, présentés selon un classement alphabétique ou un classement conceptuel. L’article contient un certain nombre de renseignements usuels présentés selon un ordre prédéterminé. L’article du dictionnaire de langue comprendra souvent : l’entrée, les indications grammaticales (catégorie, genre, nombre), la prononciation, l’étymologie, la définition (s’il y en a plusieurs, chacune désigne une acception présentée selon un certain ordre), les exemples ou contextes, les renvois (indication de relations associatives entre les mots). Les dictionnaires contemporains tiennent souvent à la fois du dictionnaire de langue et du dictionnaire encyclopédique. Ces ouvrages font, par ailleurs, une part croissante aux vocabulaires de spécialité, voire aux terminologies. La rédaction d’un dictionnaire constitue tout autant une entreprise économique qu’une démarche scientifique. La rédaction des dictionnaires est soumise aux conclusions de la lexicographie. Elle n’en demeure pas moins la production d’un objet d’une très grande valeur sociale et économique, soumise à des règles et contraintes autres que scientifiques : le dictionnaire est conçu en fonction des destinataires-consommateurs pour servir dans le cadre d’activités socioéconomiques très précises.

F.  Ce que le dictionnaire n’est pas. Aucun dictionnaire n’est le dépôt de l’ensemble du lexique et des terminologies ou de l’ensemble des données du savoir. Les personnes qui consultent le dictionnaire oublient généralement ce fait. Le dictionnaire n’est pas la source d’une norme linguistique absolue. Nombre de dictionnaires ne se veulent que descriptifs d’un état de langue et comportent le moins possible d’indications normatives. Il est clair toutefois que le dictionnaire est centré sur la langue écrite, sur certains registres de langue, sur certaines utilisations de la langue. Le dictionnaire est une norme déjà à un niveau préconscient par le jeu de l’inclusion ou de l’omission dans la nomenclature, par les indications grammaticales et orthographiques, par le choix des exemples qui invitent essentiellement à l’imitation des bons auteurs. Le dictionnaire, description scientifique, est un produit de la généralisation, de l’abstraction, de la théorie. Le dictionnaire est soumis à une pragmatique particulière. Le dictionnaire n’est pas la somme transparente du lexique et du sens.

G.  Discours pédagogique. Le dictionnaire est un discours pédagogique en ce qu’il contient et constitue une doctrine de l’éducation. Le dictionnaire véhicule intentionnellement — assez souvent, aussi, inconsciemment — un ensemble de valeurs de connaissances et d’agir qui sont essentiellement celles des programmes d’études. Diverses analyses ont illustré ce fait. Par exemple, le Petit Robert (1976) contient une mention dont on sait qu’elle constitue une tradition pédagogique : « homme, être appartenant à l’espèce animale la plus évoluée de la terre... ». Par exemple, le Petit Robert (1976), dans le traitement des mots relatifs à la sexualité, prend quelquefois l’allure d’un discours destiné aux enfants : comparer « appendice : diverticule creux en doigt de gant attaché au cæcum » et « pénis : organe de la copulation chez l’homme » et « vagin : conduit qui s’étend de l’utérus à la vulve ».

H.  Discours didactique. Le dictionnaire est un discours didactique par le contenu, par la forme et par le ton. Il est un système d’instruction relatif à une somme de connaissances, codes et discours d’une discipline. Le dictionnaire est finalisé, organisé et planifié en fonction de la transmission et suppose des acquis préalables. Il n’est pas indifférent que le dictionnaire de langue ne soit pas le produit de la simple application de méthodes linguistiques pures, l’analyse sémique et l’analyse morphologique, par exemple.

I.   Acception particulière. Un programme peut référer à un dictionnaire interne sans pour autant servir à vérifier l’orthographe, par exemple le dictionnaire GOUGENHEIM dans la formule de lisibilité de Georges HENRY.


DIDACTHÈQUE

Did. Bibliothèque de ressources éducatives (programmes d’études, manuels scolaires, livres complémentaires pour les élèves, matériels didactiques et pédagogiques, références pour les enseignants, etc.).


DIDACTICIEL

Édum. Logiciel spécialisé pour l’enseignement __ CMTI (Fr.) (1989). Logiciel didactique utilisé pour l’enseignement assisté par ordinateur __ CMTE (Fr.) (1992). Logiciel utilisé à des fins éducatives et dont le contenu, l’approche, l’interface-utilisateur et la documentation tiennent compte des besoins d’étudiants en formation __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992). Logiciel spécialisé dans l’enseignement d’une discipline, d’une méthode ou de certaines connaissances __ OQLF (2002). Logiciel, conçu et utilisé à des fins pédagogiques, pour enseigner ou apprendre à l’aide de l’ordinateur. Syn. logiciel d’apprentissage/d’enseignement/éducatif/pédagogique. VA évaluation, N;évaluation sommative, D; logiciel-outil, B; ordinateur, L. TA dialogue; leçon. EA cahier des charges; chef de projet. Î enseignement assistépar ordinateur. = ∑ {module}.

A. Origine. Néologisme québécois formé à partir des mots didactique et logiciel.

B. F.f. Il est redondant de dire didacticiel pédagogique pour désigner un didacticiel __ CTEQ (1985).

C. Syn. « Logiciel d’enseignement » est un élément définitoire, c’est-à-dire une périphrase pour désigner un didacticiel __ CTEQ (1988).

D. Nature. Généralement, le didacticiel consiste en un enseignement programmé sur ordinateur sous forme d’un ensemble structuré, linéaire ou ramifié de dialogues. Le didacticiel se compose donc d’un ensemble de modules intégrés.

E. Caractère pédagogique. Un didacticiel, c’est un logiciel qui permet à l’étudiant de surmonter les difficultés d’apprentissage auxquelles il est confronté; (...) c’est un logiciel qui permet au professeur d’étudier les difficultés d’apprentissage de l’étudiant aux fins d’y remédier __ LAVOIE, R. (04.84). Un didacticiel est un matériel didactique informatisé, souvent complémentaire à d’autres matériels didactiques, et ayant un contenu visant la réalisation d’objectifs pédagogiques ou des caractéristiques techniques correspondant aux besoins d’un groupe d’élèves. Un didacticiel n’est pas un logiciel d’application bureautique ou industriel utilisé en pédagogie. Mais ce peut être un logiciel de traitement de textes, un système de gestion de bases de données créé à des fins pédagogiques __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992).

F. Générations : 1. apprentissage des langages de programmation à l’aide de l’ordinateur; 2. naissance de l’enseignement assisté par ordinateur; 3. utilisation de l’intelligence artificielle; 4. adaptation de l’ordinateur au mode de fonctionnement humain.

G. Qualités attendues : 1. interactivité du processus d’apprentissage; 2. initiative laissée à l’apprenant; 3. individualisation des contenus et des cheminements. Selon René CANTIN, MEQ : DGDP (1984), un didacticiel doit être utile pédagogiquement. Il doit de plus être utilisable, c’est-à-dire correct aux plans informatique et linguistique, facile et agréable à opérer, documenté, souple et malléable.

H. Caractéristiques du fonctionnement __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1989) : 1. Contrôle. Le logiciel devrait offrir à l’élève la possibilité de contrôler le rythme de déroulement et de présentation de l’information. 2. Facilité d’utilisation. L’élève ne doit pas rencontrer de difficulté pour communiquer avec l’ordinateur et entrer ses données. 3. Polyvalence. Le logiciel devrait offrir la plus grande transférabilité possible des fichiers créés afin de permettre une meilleure intégration technique et pédagogique dans d’autres logiciels.

I. Intérêt et motivation. Les activités éducatives intéressantes sont celles qui proposent un défi à l’élève, apportent des éléments fantaisistes en faisant appel à l’imagination et enfin, celles qui stimulent la curiosité des enfants tout en la satisfaisant __ MALONE, T. W. (1980) dans PINET, N., MEQ : DGDP (1984).

J. Utilisations différentes : 1. unité d’apprentissage complète; 2. unité complémentaire; 3. élément déclencheur; 4. instrument d’évaluation; 5. élément répétiteur ou exerciseur; 6. outil de renforcement; 7. instrument diagnostique; 8. introduction à un apprentissage __ LAMER, C. et MAURICE, P.-Y., MEQ : DGDP (1984).

K. Évaluation/validation. L’évaluation d’un didacticiel est une opération différente de sa validation. Évaluer un didacticiel ne consiste pas en l’étude de ses effets, mais plutôt de ses qualités intrinsèques. L’évaluation d’un didacticiel doit porter sur ses aspects pédagogiques et techniques __ CANTIN, R., MEQ : DGDP (1984). On parle alors d’évaluation sommative par opposition à l’évaluation formative (mise à l’essai, validation) d’un logiciel en production.

L. Phases de création __ BASQUE, J. et MAHY, I. (1983).


Phases de création d’un didacticiel __ BASQUE, J. et MAHY, I. (1983)

M. Modèle de développement et d’évaluation formative d’un logiciel éducatif __ GUIDOTTI, J., MEQ : DRTF (1992).


Modèle de développement et d’évaluation formative d’un logiciel éducatif __ GUIDOTTI, J., MEQ : DRTF (1992)

N. Typologie __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992).

1. Banque de données : ensemble de fichiers et de programmes contenant des données (informations) sur un sujet et permettant une consultation rapide de ces données. Nous appelons aussi ces logiciels « bases de données dédiées ».

     2.   Démonstrateur ou imagiciel : logiciel qui permet de visualiser à l’écran une séquence de mouvements ou d’opérations. Didacticiel utilisable en groupe afin de démontrer de façon interactive une notion ou un concept. L’imagiciel ou le démonstrateur est en général intégré à une activité d’apprentissage.

     3.   Éditeur de cartes : éditeur graphique qui permet de tracer des fonds de cartes à l’écran et d’y superposer des symboles, des trames ou des couleurs représentant la répartition spatiale de phénomènes. Ces cartes peuvent ensuite être imprimées. Des fichiers contiennent les coordonnées des unités spatiales et les données à cartographier.

     4.   Éditeur de livres d’images : logiciel permettant de composer des histoires. L’élève peut insérer des images ou du texte sur une page-écran ou en arrière-plan de manière à composer des scènes qui, une fois assemblées, formeront une histoire qu’il pourra visualiser à l’écran ou imprimer.

     5.   Éditeur de musique : logiciel de création musicale permettant la saisie, le traitement et la présentation de sons et de mélodies par divers périphériques (synthétiseur de son, carte vocale, haut-parleur, etc.).

     6.   Éditeur de questionnaires et de banques d’items : collection structurée et codifiée de questions auxquelles on attribue un coefficient de difficulté et une cote taxonomique. Ce logiciel permet la préparation de questionnaires et d’épreuves et peut permettre la correction automatisée.

     7.   Éditeur de rapports : logiciel réalisant un ensemble d’opérations de gestion de fichiers et de présentations d’écrans permettant la production de rapports (rapports de laboratoires, par exemple) que l’on peut imprimer ou présenter à l’écran.

     8.   Éditeur graphique : logiciel permettant de tracer des dessins, des pictogrammes ou des graphiques à l’écran ou de modifier des images numérisées, de les disposer à l’écran et de les imprimer.

     9.   Édition électronique (éditique) : logiciel permettant de saisir du texte, des données numériques ou du graphisme, d’organiser la mise en page et d’imprimer selon les normes de l’édition.

     10. Exerciseur : logiciel qui présente une série de questions ou d’exercices à l’élève, attend des réponses et lui donne une rétroaction.

           10.1  Exercices d’imitation : l’élève doit reproduire fidèlement ce qui lui a été présenté.

           10.2  Exercices de construction : l’élève doit construire une liste de solutions possibles à un problème donné.

           10.3  Exercices de discrimination : l’élève approfondit une notion en établissant la différence avec d’autres notions moins connues ou nouvelles.

           10.4  Exercices de transfert : après avoir acquis des connaissances, l’élève doit en appliquer les principes à des situations nouvelles. L’exercice de résolution de problèmes est une forme d’exercice de transfert qui présente à l’élève une démarche ou un processus lui permettant, par des moyens intuitifs ou heuristiques, de découvrir la solution à un problème.

     11. Gestion de l’enseignement : logiciel qui permet la gestion du déroulement des activités pédagogiques des élèves par la collecte de données. Il permet de constituer le dossier de l’élève et de prescrire des apprentissages à la suite de tests mesurant la réalisation d’objectifs. La réunion des résultats permettra l’impression d’un relevé de notes ou d’une prescription.

     12. Gestionnaire documentaire : logiciel servant à la gestion d’une bibliothèque, d’un centre de documentation ou de ressources technologiques de formation. Il permet la saisie des documents selon certains descripteurs, la mise à jour des notices, ainsi que leur impression selon différentes classifications.

     13. Idéateur ou gestionnaire d’idées : logiciel servant à la création et à la manipulation d’algorithmes. Outil de base pour la conception et la mise à jour du plan structuré d’un exposé ou d’une composition écrite.

     14. Jeu éducatif (ludiciel) : l’élève doit appliquer avec habileté un ensemble de règles pour atteindre un but fixé au préalable. Un jeu sur ordinateur est éducatif lorsqu’il est conçu à des fins éducatives et lorsqu’il correspond à des objectifs d’apprentissage. Les jeux peuvent être de type coopératif ou compétitif. Il y a les jeux d’adresse, d’aventure et de stratégie.

     15. Langage-auteur ou logiciel d’EAO : langage de programmation spécifiquement conçu pour la mise au point de didacticiels. Un langage-auteur comprend des macrocommandes qui simplifient la programmation.

     16. Langage de programmation : langage ou système de signes permettant la communication entre l’utilisateur et l’ordinateur. Logiciel de base permettant la création d’autres logiciels.

     17. Logiciel de robotique : logiciel de maîtrise d’interfaces permettant de commander des appareils, des robots ou des jouets directement à partir de l’ordinateur.

     18. Logiciel de télécommunication : logiciel de télématique permettant l’échange, le stockage et la récupération de données (textes, graphiques, etc.) par réseau de communication. Ce logiciel pourrait offrir des fonctions de babillards électroniques, de banque de données, de messagerie électronique, de logithèque à distance et permettre parfois le téléchargement par ligne téléphonique ou par un autre moyen de transmission.

     19. Logiciel intégré ou progiciel : logiciel comprenant plusieurs logiciels tels qu’un traitement de textes, une base de données, un dictionnaire, un tableur et un logiciel de télécommunication. Chacune de ces applications peut importer ou exporter des fichiers faits à partir des autres applications.

     20. Outils d’aide à l’écriture : logiciel offrant un soutien à l’écriture sous la forme d’un éditeur de textes, d’un bloc-notes, d’un correcteur orthographique, d’un gestionnaire d’idées ou d’aide à la structuration du récit, de fichiers de mots utiles, de fonctions de substitution de mots ou de fonction de mise en pages-écrans (séparation de l’écran permettant la comparaison entre deux textes), etc.

     21. Présentateur (logiciel de présentation) : ensemble de programmes permettant la réalisation d’un exposé à l’aide de divers médias tels l’ordinateur, le transparent électronique, le rétroprojecteur, etc.

     22. Simulateur : logiciel qui présente à l’utilisateur une représentation d’un phénomène appartenant au monde réel. Les simulations permettent d’acquérir des habiletés et des connaissances par des expériences de substitution. Le simulateur propose une représentation simplifiée et dynamique d’un système réel à partir d’un modèle.

           22.1 Simulation expérimentale : elle présente à l’élève des expériences inhabituelles ou dangereuses, comme une explosion nucléaire ou une réaction chimique hasardeuse.

           22.2 Simulation instrumentale : elle permet l’acquisition d’habiletés se rapportant à une tâche.

           22.3 Simulation méthodologique et diagnostique : elle permet de comprendre des renseignements au sujet de méthodes de travail ou de modes de fonctionnement.

     23. Système-auteur : logiciel intégré, comprenant divers éditeurs : éditeur de textes, éditeur graphique, éditeur de musique, éditeur de séquences audiovisuelles, éditeur de dialogues et un analyseur de réponses. Ce progiciel permet de produire facilement des didacticiels plus ou moins complexes à l’aide d’écrans de composition.

     24. Système de gestion de bases de données : progiciel qui sert à classer, à trier, à manipuler et à traiter de grandes quantités de données organisées en fichiers (fichiers : ensemble de données organisées en enregistrements élémentaires et traitées comme une unité).

     25. Système expert ou progiciel générateur de systèmes experts (PGSE) : logiciel qu’un utilisateur peut consulter pour obtenir une « expertise », à propos de situations ou de problèmes dans un domaine du savoir. Un système expert comporte une base de connaissances (informations et règles) et un moteur d’inférences (ou de relations) qui associe en unités cognitives ces différentes connaissances de base pour en déduire de nouvelles selon une certaine structuration.

     26. Tableur-grapheur : logiciel permettant de manipuler des tableaux de cellules organisées en lignes et en colonnes et d’effectuer de multiples opérations (calculs, tris, etc.) sur les données inscrites dans ces cellules, puis d’en présenter le résultat sous forme graphique.

     27. Traducteur : logiciel réalisant automatiquement (sans intervention humaine) la conversion d’un texte d’un langage à un autre (ex. : du français au braille).

     28. Traitement de textes : logiciel permettant l’entrée, l’édition et l’impression de textes. C’est à la fois une machine à écrire électronique, dotée de fonctions permettant de réviser et de modifier un texte, et un classeur grâce à ses fonctions de gestion de fichiers. Un correcteur de l’orthographe d’usage est parfois intégré au traitement de textes.

     29. Tutoriel : logiciel d’enseignement. La matière découpée en notions élémentaires est présentée par tranches. On tentera, en utilisant toutes les ressources de l’appareil (vitesse de traitement, couleur, son, animation, graphisme), de rendre cette présentation attrayante. La leçon tutoriale pourra être à branchement linéaire ou arborescent. Le tutoriel « intelligent » simule la démarche de l’enseignant et réagit en tenant compte des réponses et des requêtes de l’élève.

     30. Utilitaire et logiciel de base : logiciel permettant à l’ordinateur de communiquer avec les différents périphériques. Ce logiciel rend l’ordinateur opérationnel ou facilite son utilisation.



DIDACTICIEL PÉDAGOGIQUE

Did./Édum. F.f. VA didacticiel, B.


DIDACTICIEN,NE

Cur./Did. Spécialiste dont la tâche est de planifier les stratégies d’enseignement et les activités d’apprentissage à l’intention d’un sous-groupe déterminé d’élèves ainsi que les moyens et mécanismes d’évaluation, de contrôle et de régulation des situations pédagogiques de façon que les objectifs soient effectivement atteints par les élèves.

A. Compétences utiles, mais insuffisantes. Contrairement aux croyances traditionnelles, un véritable didacticien n’est pas uniquement un spécialiste d’une ou de quelques matières scolaires, de la psychologie, de la philosophie, de l’épistémologie ou de la sociologie.

B. Compétences essentielles. Six ensembles de compétences complémentaires caractérisent un véritable didacticien : 1. en éducation : ses finalités et son contexte socioculturel; 2. en curriculum; 3. en pédagogie, en design pédagogique, en approches, modèles et matériels pédagogiques; 4. en didactiques fondamentale, appliquée, empirique, expérimentale, générale, interdisciplinaire, transdisciplinaire, scientifique et spécifique; 5. dans le réseau et chacun des domaines du développement de l’être humain (affectif, cognitif, conceptuel, expérientiel, moral, perceptuel, physique, social); 6. dans une ou quelques disciplines transposées en matières scolaires reliées aux buts et aux objectifs généraux d’un ordre d’enseignement, lesquels concrétisent les finalités de l’éducation.


DIDACTIQUE

adj.

1. Gén. Dans un sens péjoratif, communication verbale ou écrite qui apparaît comme un enseignement trop scolaire pour le groupe auquel on s’adresse. Un exposé didactique; un volume didactique.

2. Did. Qui concerne ou qui a pour but la planification d’un enseignement. Un processus didactique.

3. Éduc. Qui est propre à assister l’enseignement-apprentissage. Qui concerne les méthodes et les pratiques de l’enseignement, ou l’enseignement à proprement parler __ OLF (1998). Un matériel didactique; un procédé didactique.

4. Péd. Qui est susceptible de faciliter l’enseignement-apprentissage. Une démonstration didactique; une émission didactique.

CN : action *; activité éducative auto*; adaptation du matériel *; approche * en langues; auto*; auxiliaire(s) auto*; besoin *; centre de ressources *; cycle *; élément *; instrumentation *; intervention *; maquette *; matériel */pédagogique; matériel * complémentaire; matériel * de base; médias *; modèle *; module *; moyen(s) auto*; moyens *; pratique *; producteur de matériel *; recherche *; relation *; stratégie *; structuration *; structure *; théorie *; transposition *.


DIDACTIQUE ANALYTIQUE

1. Did. Titre d’un ouvrage célèbre de Jan Amos COMÉNIUS, qui était à l’origine le chapitre X Fondement de la nouvelle méthode des langues,lequel faisait partie de la Nouvelle méthode pour les langues (1648) où il reformule sa théorie didactique sur des bases « scientifiques » et où la didactique est l’« art de bien enseigner » __ CARAVOLAS, J. (1984).

2. Ens. lang. Expression utilisée par MACKEY (1961) pour désigner l’étude scientifique de l’enseignement des langues sous les trois aspects de la langue, de la méthode et de l’enseignement. EA didactique des langues.

Note. La didactique étant une discipline de synthèse, il est pour le moins étrange de retrouver réunis les termes didactique et analytique.


DIDACTIQUE APPLIQUÉE

Did. Partie de la didactique qui comprend l’ensemble des connaissances utilitaires orienté vers la planification pratique d’un ensemble de situations pédagogiques réelles. EA didactique fondamentale.

Complémentarité. Les didactiques appliquée et fondamentale s’interinfluencent et se complètent mutuellement.


DIDACTIQUE DE L'ÉCRITURE

Ens. lang. Partie de la didactique des langues qui s’intéresse à l’enseignement et à l’apprentissage de la langue maternelle ou des langues secondes, du point de vue de la production écrite. V didactique; écriture.


DIDACTIQUE DE L'ÉDUCATION PHYSIQUE

Éduc. phys./Kin. V didactique spécifique.


DIDACTIQUE DE L'ORAL

Ens. lang. Partie de la didactique des langues qui s’intéresse à l’enseignement et à l’apprentissage de la langue maternelle et des langues secondes, du point de vue de la compréhension et de la production verbales. V didactique.

État de la question des approches. Roger LAZURE (1991) fait un état de la question sur les recherches en didactique de l’oral des années 1970 à 1990. L’auteur dégage cinq approches pédagogiques regroupées sous deux finalités : le développement de la compétence linguistique et le développement de la compétence de communication. Le développement de la compétence linguistique passe par deux approches : la première, l’approche d’imprégnation, vise l’appropriation d’un registre de langue soutenu à l’oral par différents exercices de conditionnement linguistique, et la seconde, l’approche d’analyse, a la même intention que la précédente, mais l’apprentissage est réalisé par une prise de conscience des apprenants à propos des différentes propriétés linguistiques du code oral soutenu et de ses variations. Pour ce qui est du développement de la compétence de communication, trois approches se dégagent des travaux de LAZURE : l’approche fonctionnelle qui consiste à placer les élèves dans diverses activités de communication centrées sur l’intention de communication, l’approche communicationnelle stricte qui met l’accent sur quatre aspects de la communication : l’intention de communication, la situation de communication, l’interaction verbale et les habiletés liées à celle-ci, et l’approche communicationnelle mixte qui essaie de concilier l’aspect communication et l’aspect langagier __ MESSIER, G. (2004). V approche didactique des langues.


DIDACTIQUE DE LA LECTURE

Ens. lang. Partie de la didactique des langues qui s’intéresse à l’enseignement et à l’apprentissage de la lecture en langue maternelle et en langues secondes. V didactique; lecture.


DIDACTIQUE DES LANGUES

Did. spéc. Partie de la didactique qui s’intéresse à la planification de l’enseignement-apprentissage des langues maternelles, secondes et étrangères.

Évolution terminologique. Durant les années 1950 et 1960, la linguistique s’est intéressée de façon scientifique et technique à l’enseignement et à l’apprentissage des langues sous l’appellation de linguistique appliquée. Puis, progressivement, la pédagogie a repris le domaine de ce qu’elle appelait la méthodologie ou la pédagogie des langues sous le chapeau de la didactique. On parle parfois aujourd’hui de didactologie (GALISSON, R., 1988). La didactique, et plus particulièrement la didactique des langues, est en voie d’autonomisation par rapport aux autres disciplines. Depuis 1970, les termes « didactique » et « linguistique appliquée » sont de moins en moins synonymes. Comme l’explique Jean‑François HALTÉ (1990), on tente aujourd’hui de réduire l’important décalage entre les sciences humaines (linguistique, littérature, sémiotique, etc.) et les contenus et procédés d’enseignement. Des disciplines appliquées, on passe aux disciplines impliquées, pour rendre enseignables d’autres savoirs élaborés ailleurs et pour d’autres buts. Les travaux de la Fédération de didactique de la langue maternelle de même que les recherches de Gilles Gagné et al. (1989, 1990) ne sont pas sans contribuer de manière importante à ce développement.


DIDACTIQUE EMPIRIQUE

Did. Didactique qui s’appuie sur l’expérience et le bon sens sans référence à aucun cadre théorique. Syn. didactique expériencée. EA didactique expérimentale.

Précarité. Faite de coutumes respectables, utilisant des procédés traditionnels, elle évolue tant soit peu, sous l’influence des doctrines psychologiques nouvelles (...). Son rouage essentiel, c’est l’imitation des bons maîtres; sa forme évoluée, c’est l’expérience professionnelle des praticiens ... mais, c’est malheureusement aussi trop souvent leur routine __ BUYSE, R. (1932). Tous les bons sens ne correspondant pas, n’étant pas d’accord entre eux, comment savoir lequel est le plus bon? __ CLAPARÈDE, E. (1953).


DIDACTIQUE EXPÉRIENCÉE

Did. Syn. didactique empirique. VA pratique, B.


DIDACTIQUE EXPÉRIMENTALE

Did. Didactique dont les données proviennent d’expérimentations rigoureuses conduites dans une pluralité de situations pédagogiques réelles dans le but de déterminer le rendement relatif d’un ensemble de planifications différentes dont les paramètres ont été définis avec grande précision. Qsyn.didactique scientifique. EA didactique empirique.


DIDACTIQUE FONDAMENTALE

Did. Partie de la didactique qui comprend l’ensemble des données théoriques et des principes généraux, relatifs à la planification des situations pédagogiques sans égard nécessaire à des applications pratiques particulières. Syn. didactique théorique. VA champ conceptuel, D. EA didactique appliquée.didactique générale.


DIDACTIQUE GÉNÉRALE

Did. Didactique dont les principes et les pratiques sont applicables à tous les contenus, à toutes les habiletés scolaires et à tous les ordres d’enseignement. La didactique générale (...) s’intéresse à la conduite de la classe (cours magistraux, leçons dialoguées, travaux pratiques individuels ou collectifs, utilisation de manuels, etc.) __ CTEQ (1988). Syn. didactique transversale. TA andragogie; enseignement; pédagogie. EA didactique spéciale/spécifique.didactique fondamentale.

A. Situation pédagogique. La didactique générale fournit des données de base nécessaires à la planification de tout objet et de tout moyen d’enseignement pour l’ensemble des sujets d’une situation pédagogique.

B. Recherches didactiques en URSS. La didactique élabore la théorie de l’éducation et de l’enseignement (...). La didactique étudie les lois générales de l’enseignement, indépendamment du contenu des différentes disciplines. Elle a pour objet l’activité d’enseignement et l’apprentissage dans leur interdépendance et les lois du processus même de l’enseignement __ PERSPECTIVES (1978).


DIDACTIQUE INTERDISCIPLINAIRE

Did. Didactique qui se focalise sur les intersections entre les matières scolaires. EA didactique monodisciplinaire/ transdisciplinaire.


DIDACTIQUE MONODISCIPLINAIRE

Did. Didactique spéciale portant sur une seule matière scolaire. EA didactique interdisciplinaire/transdisciplinaire


DIDACTIQUE SCIENTIFIQUE

1. Did. (Gén.). Didactique au domaine bien circonscrit, reposant sur des assises théoriques cohérentes et disposant d’un vocabulaire précis, de pratiques validées ainsi que de modèles fonctionnels, explicatifs et logiques de ses savoirs et de ses activités.

2. Did. (Spéc.). Qsyn. didactique expérimentale.


DIDACTIQUE SPÉCIALE

Did. Syn. didactique spécifique.


DIDACTIQUE SPÉCIFIQUE

Did. Didactique qui s’intéresse à la planification de l’enseignement-apprentissage d’une discipline particulière, d’habiletés particulières, de moyens particuliers à l’intention d’élèves particuliers. Analyse et organisation rationnelle des contenus spécifiques à acquérir dans différentes disciplines __ LINARD, M. (1974-1975). La didactique spéciale s’intéresse à l’enseignement d’une discipline particulière pour une classe, un cycle d’études ou un ordre d’enseignement (ex. : didactique du français au primaire) __ CTEQ (1988). Didactique des sciences humaines, du développement social, de l’enseignement aux adolescents, etc. Syn. didactique spéciale. EA didactique générale; orthodidactique.

A. Situation pédagogique. Les didactiques spéciales ou spécifiques s’inscrivent dans le cadre global de la didactique générale. Elles tiennent compte des principes et des conclusions de cette dernière. Dans l’optique de l’individualisation et de la personnalisation, les didactiques spéciales ou spécifiques s’intéressent à une planification plus méticuleuse de la situation pédagogique en tenant compte d’une manière toute particulière des caractéristiques des sujets (caractéristiques estudiantines), des spécificités de l’objet (structure et logique de la matière, hiérarchie des concepts, méthodologie) ainsi que des attributs des moyens préconisés (modèles et techniques d’enseignement).

B. Double compétence. Le didacticien doit posséder à tout le moins une double compétence dans l’exercice de ses fonctions. Il doit avoir acquis une formation approfondie, théorique et pratique, de l’ensemble du domaine de l’éducation, et plus particulièrement en ce qui a trait à la planification de l’enseignement-apprentissage. Il doit également faire montre d’une solide compétence dans au moins une des disciplines scolaires qui fera l’objet de ses activités.


DIDACTIQUE THÉORIQUE

Did. Syn. didactique fondamentale.


DIDACTIQUE TRANSDISCIPLINAIRE

Did. Didactique générale ou spécifique qui se préoccupe avant tout des habiletés pédagogiques en faisant servir les matières scolaires comme prétextes à l’enseignement-apprentissage. EA didactique interdisciplinaire/monodisciplinaire.


DIDACTIQUE TRANSVERSALE

Did. Syn. didactique générale.


DIDACTIQUE 

n.f

1.  Éduc. (Gén.). Discipline éducationnelle dont l’objet est la synthèse des composantes et des relations SOMA au sein d’une situation pédagogique. Discipline éducationnelle dont l’objet est la planification, le contrôle et la régulation de la situation pédagogique. When we speak of what we know about how teaching is to be conducted we refer to didactics __ SMITH, O. B. (1962). Ensemble des méthodes, techniques et procédés pour l’enseignement __ MIALARET, G. (1979). L’objet principal de la didactique est justement d’étudier les conditions que doivent remplir les situations ou les problèmes proposés à l’élève pour favoriser l’apparition, le fonctionnement et le rejet de ces conceptions successives __ BROUSSEAU, G. (1983). Étude scientifique de l’organisation des situations d’apprentissage que vit un étudiant pour atteindre un objectif cognitif, affectif ou moteur __ GAUTHIER, B. (1984). Organisation des apprentissages d’autrui __ BROUSSEAU, G. (1988). VA cycle de gestion; design pédagogique, A; discipline, K. EA design pédagogique. RN éducation-discipline, B.

2.  Éduc. (Spéc.). Discipline éducationnelle appliquée qui consiste à élaborer, expérimenter, évaluer et assurer la rétroaction continuelle d’un agencement d’objectifs et de stratégies pédagogiques devant permettre à des sous-groupes de sujets d’atteindre les buts d’un système éducatif. La didactique élabore les principes théoriques indispensables à la résolution effective des problèmes de contenu, de méthodes et d’organisation de l’enseignement __ PERSPECTIVES (1978), no 8. V cycle de la didactique; processus de communication de connaissances. VA définition, J; formation des enseignants, D.

A.  Étym. Du grec didaktikos, propre à instruire.

B.  La Grande Didactique. Titre de l’ouvrage du tchèque Jan Amos COMÉNIUS (1592-1670). L’un des plus grands pédagogues du XVIIe siècle, COMÉNIUS consacra quarante ans de sa vie à tenter de rénover l’éducation européenne. Promoteur d’une éducation universelle, globale, pratique et centrée sur « le livre vivant de la nature », il s’éleva contre une instruction qui se limite à la seule acquisition de connaissances pour y substituer une formation intégrale de l’être. Une telle éducation globale devait constituer un droit pour chaque individu. Suivi par les Oratoriens et les Jansénistes, COMÉNIUS recommanda que l’éducation se déroule dans la langue maternelle des élèves et non plus uniquement en latin, langue morte qui présentait un obstacle pédagogique important. Dans Didactica Magna, « La Grande Didactique » (1649), il posa les jalons d’une nouvelle pédagogie axée sur le vécu, les exemples concrets, la méthode intuitive et le respect des étapes préalables dans le développement des potentialités __ LEGENDRE, R. (1983).

C.  Acceptions erronées. Dans les divers cours de didactique, il existe trois sous-ensembles de conceptions fausses et tendancieuses de la didactique : 1. matières scolaires. Le genre « cours de matières scolaires » repose sur la croyance séculaire que le maître est d’autant plus compétent dans l’exercice de ses fonctions s’il possède un haut niveau de compréhension dans la matière où il a charge de susciter des apprentissages. (...) « La compréhension de la matière à enseigner » n’est pas suffisante pour pouvoir y susciter efficacement des apprentissages. (...) Si de tels cours sont jugés nécessaires, ils ne devraient pas relever des départements des sciences de l’éducation dont les préoccupations doivent être beaucoup plus du domaine des apprentissages que des contenus disciplinaires. 2. méthode unique. Généralement, le genre « méthode unique » s’inscrit dans la croyance mythologique en l’existence d’une méthode-miracle universelle d’apprentissage. (...) Le cours du genre « méthode unique » comprend une ou plusieurs des caractéristiques suivantes. À sa plus simple expression pédagogique, le cours consiste surtout en l’étude minutieuse des « manuels du maître ». (...) Il arrive également que l’étudiant-maître ait à simuler l’apprentissage de données scolaires en suivant les mêmes prescriptions de la méthode, comme devraient le faire éventuellement ses élèves. Lorsque le maître a peu de formation didactique et disciplinaire, ce genre de cours prend vite l’aspect du cours « matières scolaires » dont nous parlions précédemment. L’étudiant-maître perçoit l’apprentissage dans une optique très restreinte, pour ne pas dire sous l’angle de « recettes pédagogiques ». (...) De tels cours ne dépassent guère l’information et rendent le maître prisonnier d’une méthodologie spécifique. Quelle que soit la méthode, elle ne peut être valable pour tous les élèves si l’on comprend quelque peu l’individualisation. Comme on a pu le constater depuis plusieurs années, de tels cours techniques condamnent les enseignants à la course lancinante du recyclage selon l’arrivée sur le marché des nouvelles « méthodes-miracles ». Aucune formation en vue de l’autonomie de l’éducateur ne peut être assurée par de tels cours. (...) Non seulement le genre « méthode unique » présente des cours de didactique sous de fausses représentations, mais il arrive que ce genre se confonde avec une campagne de publicité. (...) Pourtant, il y a sûrement certaines de ces méthodes qui pourraient se révéler fort utiles pour les élèves et les enseignants. Le malheur, c’est qu’on ne sait pas souvent à quel type d’élèves elles pourraient être utiles. 3. disciplines connexes à l’éducation. Quelques disciplines limitrophes à l’éducation se déguisent sous l’allure de la didactique. Ainsi, arborant le titre « didactique », certains cours seront dans les faits des sessions de psychologie de l’enfant ou de l’adolescent, d’épistémologie, de docimologie, de français, d’histoire, de langues secondes, de linguistique, de mathématiques, de philosophie, de sciences de la nature, et même de sexologie. Il n’est pas question de juger ici de la pertinence de tels cours pour la formation des maîtres. S’ils devaient être jugés souhaitables, qu’on les annonce alors franchement et sans détours avec des titres plus représentatifs __ LEGENDRE, R. (1979, 1981). VA H.

D.  Relations didactique/d’enseignement et d’apprentissage. La didactique se focalise sur la planification, le contrôle et la régulation de la relation didactique (composantes Objet et Agent ainsi que leurs interrelations). De façon à planifier l’Objet et l’Agent en accord avec les caractéristiques du Sujet, la didactique doit également tenir compte de la relation d’enseignement et de la relation d’apprentissage. V situation pédagogique.

E.  Infrastructure pédagogique. La planification de la situation pédagogique vise aussi (VA D) le développement de l’infrastructure pédagogique, c’est-à-dire des cinq composantes (besoins, objectifs, méthodes, évaluation, gestion) ainsi que des dix relations biunivoques qui en assurent la dynamique et la cohérence d’ensemble. La didactique est donc l’ensemble des connaissances et des activités auxquelles on a recours pour concevoir, élaborer, évaluer et améliorer sans cesse la logistique pédagogique d’une école, ce qui peut être associé à l’infrastructure pédagogique. V infrastructure pédagogique.

F.  Didactique/pédagogie. Alors que la didactique vise le développement et la validation des relations Objet-Agent pour un sous-groupe de Sujets dans un Milieu scolaire, la pédagogie est centrée sur l’harmonisation des relations SOMA en vue de favoriser au mieux la réussite des apprentissages chez tous les Sujets. La didactique se préoccupe donc de la planification, du contrôle et de la régulation des objectifs et des moyens de les atteindre par un sous-groupe d’élèves. Quant à elle, la pédagogie utilise les données fournies notamment par la didactique pour susciter les meilleurs apprentissages chez tous les Sujets par la mise en œuvre des meilleures situations pédagogiques possibles. En retour, la didactique tient compte notamment des données issues de la pratique pédagogique pour concevoir des planifications qui répondent plus adéquatement aux besoins. Dans une optique didactique, l’évaluation porte sur la planification de la situation pédagogique afin d’en déterminer la validité et, si nécessaire, de l’améliorer. Dans une optique pédagogique, c’est le rendement des élèves qui est évalué afin de connaître le degré de réussite de leurs apprentissages respectifs dans un but sommatif ou dans une visée formative. VA I; design pédagogique, C.

G.            Didactique/design pédagogique. Les produits de la didactique constituent l’ensemble des éléments validés à partir duquel il est possible de construire la planification systématique et immédiate d’un design pédagogique global ou ponctuel. Le design pédagogique sert donc d’interface entre la didactique et la pédagogie. V cycle de l’éducation. VA design pédagogique, C; pédagogie, D.



H.  Interdisciplinarité. Sans pourtant se confondre aux disciplines limitrophes à l’éducation, la didactique peut également s’inspirer de plusieurs domaines de connaissances et d’activités dans l’exercice de sa mission préparatoire à l’enseignement-apprentissage. Ainsi, la didactique peut profiter d’intersections avec l’administration, l’approche systémique, l’économique, l’épistémologie, l’informatique, l’intelligence artificielle, la communication, la cybernétique, la gestion, la linguistique, la philosophie, la psychologie, la psychologie cognitive, les sciences humaines, la sociologie, les technologies, etc. De même, les autres disciplines peuvent apprendre des données issues de l’action didactique; la didactique peut également assister les autres domaines, dans les relations d’enseignement et d’apprentissage de leurs savoirs, par la planification et la validation des objectifs et des moyens d’y parvenir. Ces autres domaines n’en sont pas pour autant des disciplines-mères de la didactique, laquelle relève plutôt du domaine de l’éducation. V didactique des langues; enseignement des langues.

I.   Didacticien/pédagogue. Le pédagogue doit posséder certaines compétences du didacticien afin de pouvoir adapter des planifications globales (programme d’études, modèle d’enseignement, etc.) à des situations pédagogiques réelles et particulières aux attributs différents des élèves ainsi qu’aux contextes divers des milieux scolaires. Alors que le pédagogue intervient au sein même du déroulement des situations pédagogiques réelles, le rôle du didacticien se situe d’une part, en amont de la situation pédagogique en vue de laquelle il prépare des agencements d’objectifs et de moyens, et d’autre part, en aval de la situation pédagogique pour en retirer les rétroactions qui lui seront utiles dans ses prochaines planifications. VA F.

J.   Typologie.


K.  Grande Didactique. Nous avons l’audace, nous de promettre une « Grande Didactique », je veux dire un traité de l’art complet d’enseigner tout à tous. Et de l’enseigner de telle sorte que le résultat soit infaillible. Et de l’enseigner vite, c’est-à-dire sans aucun dégoût et sans aucune peine pour les élèves et pour les maîtres, mais plutôt avec un extrême plaisir pour les uns et les autres. Et de l’enseigner solidement, et non superficiellement et en paroles, mais en promouvant les élèves à la vraie culture scientifique, littéraire et artistique, aux bonnes mœurs, à la piété __ COMÉNIUS, J. A. (1657) : trad. PIOBETTA, J.-B. (1952).

L.  CN : cycle de la *; inter*; La Grande *.

M. Nomenclature.

abrégé

abstraction

accomplissement

acquis

a. expérientiels

a. extrascolaires

a. non scolaires

a. scolaires

acquisition

a. de connaissances

action didactique

activité cocurriculaire

a. complémentaire

a. c. corrective

a. culturelle

a. curriculaire

a. d’apprentissage

a. d’éducation continue

a. de manipulation

a. éducative autodidactique

a. extracurriculaire

a. extrascolaire

a. fermée

a. interscolaire

a. intrascolaire

a. libre

a. ouverte

a. paracurriculaire

a. parascolaire

a. péricurriculaire

a. périscolaire

a. sociale

activités d’éveil

actualisation du moi

acuité auditive

a. visuelle

adaptation de l’enseignement

a. du matériel didactique

a. scolaire

agent

a. de formation

agilité

aire

a. de la résolution des problèmes

a. des opérations

a. du contenu

a. émotive

a. motrice

alphabétiseur

amitié

amotivation

analyse

a. comparative

a. de la tâche

a. de prévision

a. de tâches

a. des tâches

a. descendante des objectifs

analyste de tâches

angle

a. relationnel

animation pastorale

a. religieuse

a. sociale

a. sportive

année de scolarité

antécédents expérientiels

a. scolaires

anxiété

appariement

application

appréciations

apprenant

apprendre

apprentissage coopératif

a. d’un concept

a. de règles

a. de signaux

a. perceptuel

a. secondaire

a. stimulus-réponse

approche affective

a. anticipative

a. ascendante

a. autogérée

a. axée sur la compréhension

a. béhavioriste

a. cognitive

a. comportementale

a. crowdérienne

a. de l’autogestion pédagogique

a. de l’expertise articulée

a. de la pédagogie sociale

     d’autodéveloppement

a. de la recherche des erreurs

a. descendante

a. développementale

a. disciplinaire

a. écologique

a. écopédagogique

a. éducative

a. empirique

a. en entonnoir

a. en réseau

a. expérientielle

a. globale

a. hélicoïdale

a. holistique

a. humaniste

a. instrumentale

a. interculturelle

a. interdisciplinaire

a. intraculturelle

a. intradisciplinaire

a. linéaire

a. mécaniste

a. monoculturelle

a. monodisciplinaire

a. morale

a. multiculturelle

a. multidisciplinaire

a. naturelle

a. néobéhavioriste

a. organique

a. par compétences

a. par entraînement

a. (par) projet

a. pédagogique

a. pluriculturelle

a. pluridisciplinaire

a. pragmatique

a. séquentielle

a. skinnérienne

a. sociale

a. sociocentrique

a. socratique

a. spiritualiste

a. structuro-béhaviorale

a. suggestopédique

a. systémique

a. technologique

a. technosystémique

a. traditionnelle

a. transculturelle

a. transdisciplinaire

a. transpersonnelle

a. unidisciplinaire

aptitude

aptitudes coordonnées

a. perceptives

arborescence

arrêts et départs

arts

assemblée plénière

assentiment

assistant

association verbale

atelier

a. d’alphabétisation

a. d’apprentissage

a. d’écriture

attention dirigée

a. préférentielle

attitude

attitudes

attribution

audiotutorat

autoapprentissage

autodéveloppement

autodidacte

autodidactie

autodidactisme

autodidaxie

automatisme

autonomie

autonomisation

autorégulation

autoresponsabilité

autorité

auxiliaire d’enseignement

bagage éducatif

banque d’éléments didactiques

base

béhaviorisme

besoin

b. d’apprentissage

b. d’enseignement

b. didactique

b. éducationnel

b. pédagogique

bibliobus

bibliothèque-centre documentaire

bilatéralité

bloc-système

bogue

branche d’études

branchement

b. conditionnel

b. linéaire

b. optionnel

but

capacité perceptive

c. physique

c. rythmique

capacités perceptives

c. physiques

caractérisation

c. par une valeur ou un système de valeurs

caractéristique individuelle

carrefour

catégorisation

cellule

centre d’apprentissage

c. de documentation et d’information

c. de formation

c. de ressources

c. de r. didactiques

champ d’enseignement

c. d’études

c. d’habiletés

c. d’un objectif

c. de savoir

c. de spécialisation

c. notionnel

changement conceptuel

c. de direction

cheminement

c. linéaire

c. ramifié

classe

c. de neige

c. -degré

c. préparatoire

c. rouge

c. terminale

c. transplantée

c. verte

classes

classification

clinique

codage

codisciplinarité

communication

c. de la connaissance

c. gestuelle

c. non verbale

c. verbale

compétence

c. éthique

c. intellectuelle

c. transversale

comportement

c. généralisé

compréhension

concentration

concept

conception de cours

conceptualisation abstraite

c. d’une valeur

condition pédagogique

conditionnement

conditions préalables

conférence

connaissance

c. conditionnelle

c. de la terminologie

c. déclarative

c. des classifications

c. des conventions

c. des critères

c. des données particulières

c. des faits particuliers

c. des méthodes

c. des moyens permettant l’utilisation des      données particulières

c. des principes et des lois

c. des représentations abstraites

c. des tendances et des séquences

c. des théories

c. procédurale

connaissances initiales

c. préalables

conscience

consolidation

constructivisme

contenu

c. clé

c. complémentaire

c. de la tâche

c. préalable

c. prétexte

contenus

c. comportementaux

c. figuratifs

c. sémantiques

c. symboliques

contexte

c. situationnel

continuité

contrat

contrôle

c. flexible

c. resserré

coordination

corequis

cote taxonomique

cours

c. à option

c. à unité(s)

c. à zéro unité

c. académique

c. associé

c. au choix

c. avec crédit

c. communs et obligatoires

c. complémentaire

c. c. au choix

c. complet

c. crédité

c. d’adaptation spécifique

c. d’appoint

c. d’éducation populaire

c. d’option

c. de perfectionnement

c. de spécialisation

c. de spécialité

c. du champ d’études

c. du soir

c. élémentaire

c. en alternance

c. expérimental

c. extrascolaire

c. facultatif

c. final

c. hors compte

c. intensif

c. libre

c. non crédité

c. obligatoire

c. optionnel

c. ordinaire

c. pratique

c. préalable

c. préparatoire

c. professionnel

c. régulier

c. sans crédit

c. s. unité(s)

c. supplémentaire

c. technique intégré

c. terminal

critère de performance

c. de réussite

critique externe

c. interne

croissance

cubicule

culture

curriculum

c. béhavioriste

c. centré sur les matières

c. cognitiviste

c. développemental

c. disciplinaire

c. empirique

c. expérientiel

c. holistique

c. humaniste

c. sociocentrique

c. structuro-disciplinaire

c. technologique

c. traditionnel

cursus

cycle

c. (deuxième et troisième)

c. (premier, second)

c. d’enseignement

c. d’études

c. de formation

c. de la didactique

c. didactique

déclaratif

décloisonnement des apprentissages

d. des habiletés

d. des matières

découverte

défi

degré de réussite/de succès

démarche

d. déductive

d. disciplinaire

d. inductive

d. linéaire

d. spiralaire

d. scientifique

demi-cours

démonstration

dépendance conditionnelle

d. unilatérale

déperdition d’éducation

d. de formation

dérivation d’un ensemble de relations abstraites

description

d. de(s) fonctions

d. de poste

d. de tâches

design

d. pédagogique

dessein

déterminisme réciproque

développement

d. affectif

d. cognitif

d. conceptuel

d. de la personne

d. expérientiel

d. moral

d. perceptuel

d. social

développeur de systèmes éducatifs

devis

dextérité

didacthèque

d. pédagogique

didacticien

didactique (adj.)

d. analytique

d. appliquée

d. des langues

d. empirique

d. expériencée

d. expérimentale

d. fondamentale

d. générale

d. interdisciplinaire

d. monodisciplinaire

d. scientifique

d. spéciale

d. spécifique

d. théorique

d. transdisciplinaire

d. transversale

différenciation figure-fond

d. pédagogique

difficulté

directeur,trice (d’école)

d. de la formation

dirigisme dégressif

disciplinaire

disciplinarité croisée

discipline

discours contestataire

d. fonctionnel

d. humaniste

d. novateur

d. officiel

d. pédagogique

discrimination

d. auditive

d. kinesthésique

d. tactile

d. visuelle

discussion

disposition

d. émotive

d. généralisée

d. mentale

d. physique

dissection de contenu

document de cours

d. de formation

domaine d’études

d. de recherche

d. instrumental

dominance gauche-droite

don

doute méthodique

drill

dyade

dynamique de groupe

école communautaire

é. progressive

éducation à la sexualité

é. artistique

é. aux droits et aux responsabilités

é. civique

é. communautaire

é. coopérative

é. globale

é. intellectuelle

é. morale

é. préscolaire

é. sexuelle

éducologique

efficacité

e. externe

e. interne

efficience

élaboration d’un plan d’action

é. de cours

é. de programmes d’études

é. des p. d’enseignement

enchaînement

engagement

e. cognitif

enrichissement

e. d’un programme d’études

enseignement

e. à domicile

e. académique

e. artistique

e. collégial

e. combiné avec l’emploi

e. complémentaire

e. coopératif

e. couplé

e. de base

e. de l’écologie

e. des langues

e. en alternance

e. en équipe

e. en milieu hospitalier

e. formel

e. global

e. industriel

e. intégré

e. magistral

e. modulaire

e. ordinaire

e. par équipe

e. par les pairs

e. préscolaire

e. professionnel

e. programmé

e. régulier

e. stratégique

e. systématique

e. technique

e. t. et professionnel

e. t. et p. à plein temps

e. t. et p. à temps partiel

e. t. et p. en tant que formation continue

e. t. et p. en tant que préparation à l’exercice     d’une profession

e. technologique

e. traditionnel

e. vocationnel

environnement technologique d’apprentissage     approprié

équilibre

erreur

esprit critique

essai et erreur

esthétisme

estimation

étape

étude de problème

é. individuelle

études

é. à temps partiel

é. à temps plein

é. cégépiennes

é. collégiales

é. c. (faire ses (des))

é. générales

é. graduées

é. hors établissement

é. postdoctorales

é. postgraduées

é. postuniversitaires

é. prédoctorales

é. préparatoires

é. primaires

é. professionnelles

é. régulières

é. secondaires (faire ses (des))

é. techniques

étudier

évaluation

é. des besoins

excursion d’études

exemple

exercice d’entraînement

e. d’imitation

e. de construction

e. de discrimination

e. de répétition

e. de transfert

e. répété

e. répétitif

exigences préalables

expérience concrète

e. sur le terrain

expérimentation active

explication

exposé formel

e. informel

e. magistral

e. multimédia

extrapolation

extrascolaire

facteur

faculté cognitive

filières

flexibilité

fondements

formalisme

formation

f. à temps partiel

f. académique

f. alternée

f. artistique

f. complémentaire

f. continue

f. c. des enseignants

f. de base

f. de groupe T

f. de la sensibilité

f. de laboratoire

f. de reclassement

f. de reconversion professionnelle

f. des adultes

f. documentaire

f. générale

f. g. continue

f. g. de base

f. g. polyvalente

f. initiale

f. modulaire

f. morale

f. par projet

f. pédagogique

f. permanente

f. postsecondaire

f. pratique

f. préprofessionnelle

f. professionnelle

f. p. continue

f. récurrente

f. spéciale

f. sur le tas

f. sur mesure

f. technique

fournitures scolaires

franchise

généralisation

générativité

genre d’apprentissage

géographie

globalisme

groupe de discussion

guide

g. pédagogique

habileté

h. cognitive

h. d’adaptation complexe

h. d’a. composite

h. d’a. simple

h. généralisée

h. intellectuelle

h. motrice

h. m. complexe

h. physique complexe

h. p. simple

h. préalable

habiletés motrices

habilité

herméneutique

heure-personne

heuristique

hiérarchie d’apprentissage

histoire

h. naturelle

honnêteté

idée préconçue

identité

image

i. corporelle

imitation

implications

imprégnation

incapacité apprise à se venir en aide

indépendance négative

individualisation

i. de l’enseignement

i. du curriculum

individualiser

induction

information

i. générale

i. verbale

initiation

i. technique et professionnelle

i. technologique

initiative

instruction civique

instrumentation didactique

intégration

i. des apprentissages

i. des élèves en difficulté d’adaptation et     d’apprentissage

i. des enseignements

i. des habiletés

i. des matières

i. des savoirs

i. du curriculum

i. fonctionnelle

i. horizontale

i. intradisciplinaire

i. sociale

i. verticale

intention pédagogique

intentionalité

interaction sociale

interdépendance

interdidactique

interdisciplinarité

i. auxiliaire

i. centrifuge

i. centripète

i. complémentaire

i. d’emboîtement

i. de création

i. instrumentale

i. pédagogique

i. structurale

i. transversale

intérêt

intérêts

interprétation

interrogation

interscolaire

intervention didactique

intimité

intradisciplinarité

intrascolaire

intra-universitaire

itinéraire d’apprentissage

jeu de rôle(s)

j. éducatif

jugement

justice

laboratoire

la Grande Didactique

langage au préscolaire

latéralité

leçon

libertés civiles

logigramme

logique cognitive

l. cybernétique

l. systémique

loi

macrocapacité

majeur

majeure

manipulation

m. des conditions de renforcement

manuel de formation

maquette didactique/pédagogique

massifier

matériel

m. autodidactique

m. d’apprentissage

m. d’enseignement

m. d’e. et d’apprentissage

m. didactique

m. d. complémentaire

m. d. de base

m. éducatif

m. multigradué

m. multimédia

m. ouvert

m. pédagogique

m. polyvalent

m. scolaire

mathématique

matière

m. à option

m. académique

m. commune

m. complémentaire

m. de base

m. de spécialisation secondaire

m. facultative

m. inscrite au programme

m. instrumentale

m. obligatoire

m. optionnelle

m. préalable

m. prétexte

m. principale

matrice de base

mécanisme

mémoire

m. auditive

m. visuelle

métaméthode

métastratégie

méthode

m. de formation intégrée

m. du compagnonnage

m. éclectique

m. éducative

m. élective

m. KELLER

m. non directive

m. pédagogique

méthodologie

m. de la formation

microcapacité

milieu

m. d’apprentissage

mineur

mineure

mini-cours

mobilisation

modelage

m. verbal

modèle d’apprentissage

m. d’enseignement

m. de design pédagogique

m. de KOHLBERG

m. de KOLB

m. de l’intelligence de GUILFORD

m. didactique

m. mental

modélisation

modification des comportements

module

m. d’enseignement individualisé

m. didactique

monodisciplinaire

monodisciplinarité

motivation

m. extrinsèque

m. intrinsèque

mouvements

multidisciplinaire

multidisciplinarité

multiple

neurodidactique

neurosciences cognitives

neurosciences éducatives

niveau conceptuel

n. taxonomique

non-directivité

norme

notion clé

n. prétexte

objectif

o. à contenu général

o. à c. particulier

o. accessible

o. affectif

o. atteint

o. autonome

o. béhavioral

o. béhavioriste

o. clé

o. cognitif

o. communicationnel

o. complémentaire

o. comportemental

o. c. intermédiaire

o. c. terminal

o. composant

o. concret

o. constitutif

o. d’apprentissage

o. d’éducation

o. d’enrichissement

o. d’enseignement

o. d’ensemble

o. d’études

o. d’expression

o. d’habileté

o. d’information

o. d’instruction

o. de compétence

o. de comportement

o. de c. intermédiaire

o. de c. terminal

o. de contenu

o. de créativité

o. de formation

o. de l’éducation

o. de maîtrise

o. de médiation

o. de mesure

o. de performance

o. de situation d’apprentissage

o. de s. d’enseignement

o. de s. d’évaluation

o. de s. de mesure

o. de s. éducationnelle

o. de s. pédagogique

o. de testing

o. de transfert

o. de transition

o. éducatif

o. éducationnel

o. expressif

o. fermé

o. final

o. général

o. global

o. inaccessible

o. instrumental

o. intellectuel

o. intermédiaire

o. isolé

o. médiateur

o. minimal

o. opérationnalisé

o. opérationnel

o. opératoire

o. ouvert

o. particulier

o. partiel

o. pédagogique

o. planifié

o. préalable

o. préparatoire

o. prérequis

o. prétexte

o. psychomoteur

o. sensorimoteur

o. spécifique

o. spontané

o. synthétique

o. terminal

o. transitoire

objet

observation

o. réfléchie

obstacle pédagogique

opération

o. concrète

o. formelle

opérations

option facultative

o. obligatoire

o. principale

oral

ordonnancement

ordonnateur supérieur

ordre d’enseignement

organisation

o. d’un système de valeurs

orientation auditive

orthodidactie

orthodidactique

outil d’enseignement

outils d’apprentissage essentiels

ouverture d’esprit

panel

paquet-formation

paradigme béhavioriste

p. de la situation pédagogique

parascolaire

partenariat

pédagogie de/du/par projet

p. fonctionnelle

p. non directive

pensée critique

p. divergente

p. préopératoire

perception

p. d’un symbole

p. d’une figure

p. de la signification

perfectionnement (professionnel)

performance

p. automatique

p. perceptive

p. scolaire

périscolaire

persistance perceptive

personnalisation

p. de l’apprentissage

p. de l’enseignement

p. du curriculum

personnaliser

personne signifiante

philosophie pour enfants

PILOE

plan

p. cadre

p. d’action

p. d’activités

p. (d’ensemble) de formation

p. d’études

p. de cours

p. individuel de progression

plan KELLER

planification

p. de la formation

p. pédagogique

pluridisciplinaire

pluridisciplinarité

pondération

population cible

portabilité

portfolio

postdoctoral

postdoctorat

poste de travail

poussée

pouvoir suivre des yeux

pratique pédagogique

préalable

p. relatif

p. absolu

précision dynamique

p. statique

préconception

prédiction

préférence pour une valeur

prémisse

préparatoire

prérequis

prescription

p. individuelle des activités d’apprentissage

prescriptivité

présence

prétest

prévention

prise de conscience

p. de c. des connaissances

p. de décision

p. en charge

proaction

procédural

processus

p. cognitif

p. de communication de connaissances

p. mentaux supérieurs

production convergente

p. d’une œuvre personnelle

p. divergente

produits

profil

p. motivationnel

programmation auditive

p. crowdérienne

p. intermédiaire

p. ramifiée

programme

p. académique

p. collégial

p. court

p. d’enseignement

p. d’e. général

p. d’e. professionnel

p. d’établissement

p. d’études

p. d’é. d’un établissement

p. d’é. officiel

p. d’é. ordinaire

p. d’éveil

p. d’immersion

p. de coopération avec les entreprises

p. de formation

p. de f. générale

p. de f. professionnelle

p. de perfectionnement

p. de programmes

p. enrichi

p. expérimental

p. général

p. individualisé

p. institutionnel

p. interne

p. local

p. maison

p. officiel

p. préparatoire

p. primaire

p. professionnel

p. régulier

p. secondaire

progression

p. hélicoïdale

p. linéaire

p. par accumulation

p. spiralaire

projet

propédeutique préparatoire

propriété

prospectus

prototype

public cible

punition

qualités physiques

réception

recherche

r. des éléments

r. des principes d’organisation

r. des relations

réductionnisme

rééducation professionnelle

réflexes intersegmentaires

r. médullaires

r. plurisegmentaires

r. segmentaires

r. suprasegmentaires

régime d’enseignement en alternance

r. d’unités

r. de crédits

r. des études

r. pédagogique

r. professionnel

r. technique

règle

régulation

relations

r. entre le corps et les objets environnant      dans l’espace

remédiation

rencontre

r. en grand groupe

r. en petit groupe

rendement

renforcement d’un programme d’études

réponse

r. explicite complexe

r. guidée

r. manifeste complexe

représentation cognitive

réseau conceptuel

r. notionnel

résignation apprise

résistance

résolution de l’incertitude

r. de problèmes

responsabilité

responsable de la formation

ressources

réunion plénière

réussite d’apprentissage

rêverie

rodage (période de...)

ruche

s’éduquant

satisfaction à répondre

savoir explicite

savoir préconstruit

scénarisation

schéma de cours

science

sciences sociales

scolarité

séance de formation

secteur de concentration

s. de l’enseignement

s. professionnel

sélection d’indices

séminaire

sens critique

sensation

sensibilisation

sentiment d’efficacité personnelle

séquence

s. d’enseignement

s. linéaire

services complémentaires aux élèves

s. d’animation des activités sportives, culturelles     et sociales

s. d’animation pastorale catholique

s. d’animation religieuse protestante

s. d’éducation aux droits et aux responsabilités

s. d’encadrement et de surveillance

s. d’enseignement à domicile ou en milieu      hospitalier

s. de promotion de la participation de l’élève     à l’éducation

s. de soutien linguistique

s. (éducatifs) particuliers

s. personnels aux élèves

session de formation

s. de pratique d’habiletés

sexualité

simulation

s.-jeu

situation-problème

situation d’apprentissage

s. d’enseignement

s. de départ

s. préparatoire à l’apprentissage

skill adaptatif complexe

s. a. composé

s. a. simple

socialisation

socle de compétences

sommaire de cours

sortie éducative

sous-2 unité

s.-objectif

s.-programme

s.-unité

soutien linguistique

spécialisation

s. principale

s. secondaire

spécialité

spécification

spécificité

stade de développement

s. prédominant

stades du développement cognitif

standard de performance

stimulation

s. auditive

s. gustative

s. kinesthésique

s. olfactive

s. sensorielle

s. tactile

s. visuelle

stratégie

s. cognitive

s. d’apprentissage

s. d’enseignement

s. d’intervention

s. didactique

s. formelle

s. pédagogique

structuration cognitive

s. curriculaire

s. didactique

structure affective

s. curriculaire

s. cognitive

s. conceptuelle

s. de l’intelligence

s. de l’i. de GUILFORD

s. des disciplines

s. didactique

structurogramme

style d’enseignement

sujet

s. (d’études) principal/spécial

surveillance de l’élève

syllabus

synthèse

système abstrait

s. concret

s. d’apprentissage

s. d’enseignement

s. d’e. personnalisé

s. de catégories de DE LANDSHEERE

s. de référence

s. de valeurs

s. KELLER

s. ouvert d’apprentissage

systèmes

table

t. ronde

tableau

t. de spécification

t. de s. pondéré

tâche

t. développementale

t. spécifique

taxilogie

taxinomie

taxonomie

t. de ALSCHULER, PHILLIPS et      WEINSTEIN

t. de B. G. WILSON

t. de BALDWIN

t. de BLOOM

t. de CAZDEN

t. de D’HAINAUT

t. de DE BLOCK

t. de DRESSEL et MAYHEW

t. de ERIKSON

t. de FOLEV

t. de FRENCH

t. de GAGNÉ

t. de GERLACH et SULLIVAN

t. de GUILFORD

t. de HARVEY

t. de HUNT

t. de J. W. WILSON

t. de KAMII

t. de KLINCKMANN

t. de KLOPFER

t. de KOHLBERG

t. de la connaissance de soi

t. de la pensée critique

t. de LEGENDRE

t. de MOORE et KENNEDY

t. de NIELSEN

t. de ORLANDI

t. de PURVES

t. de TERRISSE et DANSEREAU

t. de VALETTE

t. des fonctions de la communication

t. des habiletés en biologie

t. des h. en écriture

t. des h. en éducation artistique

t. des h. en é. linguistique

t. des h. en é. préscolaire

t. des h. en enseignement industriel

t. des h. en langue seconde

t. des h. en littérature

t. des h. en mathématiques

t. des h. en sciences exactes

t. des h. en s. humaines

t. du développement de la conception de l’amitié

t. du d. de la connaissance de soi

t. du d. psychosocial

t. du d. scientifique

t. du d. social

t. du domaine conceptuel

t. du d. culturel

t. du d. psychosocial

t. du d. scientifique

t. du d. social

team()teaching

technique de la ruche

télé-enseignement

temps d’apprentissage

théâtre

thème

théorie de HARVEY

t. de KOHLBERG

t. de l’accomplissement

t. du champ de force

t. des programmes

t. des systèmes conceptuels

t. didactique

t. du design pédagogique

t. mécanique

t. organique

tiers-temps pédagogique

traitement de l’information

transdisciplinaire

transdisciplinarité

transformation

translation

transposition

t. didactique

travail d’équipe

triade

truc

tuteur

tutorat

type

t. d’apprentissage

typologie de GOODSON et HESS

t. des démarches socioaffectives

t. des modes et styles d’apprentissage

t. des styles d’enseignement

t. transdisciplinaire des démarches intellectuelles

unidisciplinaire

unidisciplinarité

unité

u. capitalisable

u. d’apprentissage

u. d’enseignement et d’apprentissage

u. d’e. programmé

u. naturelle

unités

utilitarisme

valence

valeur

validation

v. d’un programme de formation

validité-accord

v. convergente

valorisation

verbes descriptifs d’action

vie

volonté de recevoir

v. de répondre




DIDACTISME

1. Péd. Conception pédagogique selon laquelle l’agent (enseignant, procédé, volume, matériel) est la source principale des apprentissages du sujet. L’enseignement magistral s’inscrit dans la perception du didactisme.

2. Péj. Attitude exagérée de l’enseignant ou d’un conférencier à faire preuve de sa supériorité ou à fournir des explications superflues compte tenu des besoins des sujets ou des auditeurs.

A. Avantages. L’éducation ne peut s’abstraire de tout didactisme (sens 1), car l’agent représente souvent l’intermédiaire facilitateur de l’apprentissage de contenus et d’habiletés chez un sujet qui n’a pas atteint une autonomie suffisante au regard de certains objets. Le didactisme permet en outre d’épargner parfois du temps dans l’acquisition des savoirs en évitant les égarements futiles ou les entraves et en mettant à la disposition du sujet toutes les ressources nécessaires au succès de ses apprentissages. Pour ne pas être nuisible, le didactisme doit s’inscrire dans l’optique d’un dirigisme dégressif.

B. Inconvénients. Dans le deuxième sens, le didactisme peut avoir un impact négatif sur la perception qu’a un sujet de sa capacité personnelle d’apprendre. La supériorité écrasante de l’agent peut compromettre le développement du sujet au regard de son autonomie à apprendre.

C. CN : auto*.


DIDACTOLOGIE

Ens. lang. Mot proposé par Robert GALISSON (1990) pour désigner les aspects théoriques de la didactique et pour établir le caractère à la fois scientifique et autonome de la didactique dans les sciences de l’éducation. V didactique.


DIFFÉRENCIATION FIGURE-FOND

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.24.


DIFFÉRENCIATION PÉDAGOGIQUE

1. Cur./Did./Fond. éduc./Péd. Principe et pratique qui préconisent que les planifications et les interventions pédagogiques respectent les diverses caractéristiques des élèves qui sont significatives de la réussite de leurs apprentissages. VAégalité de traitement, C; égalité des acquis; égalité des chances, K. EA individualisation de l’enseignement; personnalisation de l’apprentissage.

2. Did./Péd. Action, fait de tenir compte des différences individuelles des élèves dans la planification et le déroulement de situations pédagogiques. VA égalité de traitement, C. EA pédagogie différenciée.


DIFFÉRENCIATION-INTÉGRATION

Psych. Processus d’évolution d’un système conceptuel; processus par lequel un individu décompose une situation et l’organise de manière à la rendre concordante avec sa manière d’être et ses besoins __ BORDELEAU, L. (1983). VA concept, F; système conceptuel, C.


DIFFICULTÉ

1. Gén. Complication; contrariété; embarras; ennui; gêne; mal; peine.

2. Did./Péd. VA stratégie, C.

3. Doc. Caractère d’un item ou d’un instrument de mesure perçu sous l’aspect de l’effort, des capacités nécessaires, de l’importance du défi à relever pour obtenir la ou les réponses acceptées. TA discrimination.

A. Difficulté/problème. Nous signifierons par difficultés des conditions gênantes que l’on surmonte par quelque action de bon sens (...) sans avoir nécessairement recours à une technique spéciale de résolution des problèmes. Plus souvent, cette situation vécue, déplaisante mais généralement très répandue, n’admettra aucune solution : il s’agira pour la personne aux prises avec elle de s’en accommoder, au moins pendant un certain temps. Nous parlerons de problèmes pour désigner des impasses, des situations inextricables, des dilemmes insupportables, etc.; que l’on a créés et fait durer en aggravant des difficultés. Il y a trois façons fondamentales de provoquer une telle aggravation : a) (...) une intervention qui s’impose n’est pas faite; b) (...) on intervient quand on ne devrait pas; c) (...) l’intervention a lieu au mauvais niveau __ WATZLAWICK, P. et al. (1975).

B. CN : élève ayant des * d’ordre comportemental; élève ayant des * graves d’apprentissage; élève en *; élève en * d’adaptation et d’apprentissage; élève en * d’apprentissage; élève handicapé en raison de multiples déficiences ou *; en *; enfance en *; enfant en *; indice de *; intégration des élèves en * d’adaptation et d’apprentissage.


DIFFICULTÉ D'ADAPTATION

Adapt. scol./Orthopéd. Vélève en difficulté. VA absentéisme scolaire, A.

CN : élève en * et d’apprentissage; intégration des élèves en * et d’apprentissage.


DIFFICULTÉ D'APPRENTISSAGE

Adapt. scol./Diagn./Orthopéd. Retard d’acquisition dans l’une ou l’autre des matières scolaires ou dans leur ensemble. V à risque; en difficulté; retard scolaire. VA absentéisme scolaire, A; classe de soutien pédagogique, A; élève ayant des troubles de comportement, C; troubles d’apprentissage, A.

A. Nature. Lorsqu’un élève présente de faibles performances scolaires malgré un potentiel intellectuel normal, on le considère en difficulté d’apprentissage. Un élève peut connaître des difficultés d’apprentissage pour une matière scolaire tout en réussissant dans les autres ou connaître des retards d’acquisition pour l’ensemble des matières scolaires __ HAMMILL, D. D. (1990); KIRK, S. A. et CHALFANT, J. C. (1984).

B. Difficultés d’apprentissage/troubles spécifiques d’apprentissage. En raison du manque de critères pour déterminer avec exactitude l’écart entre le potentiel intellectuel et les performances scolaires, en raison également des critères fluctuants qui servent à déterminer un ou des retards scolaires, le terme difficulté d’apprentissage demeure peu précis et est souvent confondu avec les troubles spécifiques d’apprentissage pour lequel la définition pose aussi problème. Barbara KEOGH (1988), James D. McKINNEY (1988), Margret WINZER (1990) établissent que la très grande majorité des élèves considérés comme ayant des troubles spécifiques d’apprentissage seraient plutôt en difficulté d’apprentissage. La distinction théorique entre les termes « difficultés d’apprentissage » et « troubles spécifiques d’apprentissage » demeure encore très imprécise. KEOGH (1988) soulève le problème du manque de critères pour mieux définir l’un et l’autre de ces concepts : « Devant le nombre croissant des élèves identifiés comme ayant des troubles spécifiques d’apprentissage et nécessitant une intervention particulière et compte tenu de la confusion existant entre les élèves identifiés en troubles spécifiques d’apprentissage malgré un développement normal et ceux qui sous-performent, il apparaît clairement que le consensus relatif aux critères de classification tant conceptuels qu’opérationnels, n’est pas encore fait aujourd’hui » __ KEOGH, B. (1988).

C. Acceptions. Faute de détenir plus de précision quant aux différentes composantes des difficultés d’apprentissage, les institutions scolaires nord-américaines se sont dotées de définitions opérationnelles pour, d’une part, répondre à des besoins de classement des élèves et, d’autre part, pour intervenir de manière adaptée auprès des élèves en difficulté. Le ministère de l’Éducation du Québec (1988) propose la définition qui suit : « Cette catégorie recouvre des jeunes ayant des difficultés apparemment diverses. Toutes et tous ont cependant les caractéristiques communes suivantes : • ils ne présentent pas de déficience persistante et significative au plan intellectuel, physique ou sensoriel; • ils éprouvent des difficultés au plan des apprentissages scolaires ou préscolaires ». Les élèves requérant des services éducatifs particuliers en raison de difficultés d’apprentissage sont déclarés dans l’une ou l’autre des sous-catégories suivantes : difficultés légères d’apprentissage (retard scolaire mineur) ou difficultés graves d’apprentissage. VA élève en difficulté d’apprentissage, B et C.

D. Classification. WINZER (1990) établit une classification qui découle de l’étude des diverses politiques des institutions scolaires du Canada. Elle reconnaît d’abord trois niveaux de difficultés d’apprentissage : léger, modéré et sévère. Dans le premier cas, les élèves peuvent être intégrés en classe ordinaire à la condition que la pédagogie soit adaptée à leur situation; dans le deuxième cas, les élèves demeurent en classe ordinaire et sont ponctuellement retirés aux fins d’intervention spécialisée dans l’une ou l’autre des matières scolaires; dans le dernier cas, les élèves requièrent une intervention spéciale à plein temps. Les difficultés d’apprentissage peuvent aussi être considérées sous deux angles. Elles peuvent être généralisées à toutes les matières scolaires ou ne viser qu’une matière en particulier. Les difficultés d’apprentissage peuvent inclure des troubles de l’attention, de la mémoire, de la perception et de la perceptivo-motricité. Elles peuvent aussi comprendre des troubles de la pensée et du langage.


DIFFICULTÉ GRAVE D'APPRENTISSAGE

Adapt. scol./Diagn./Doc. Syn. retard scolaire important.VA élève en difficulté d’apprentissage, C. EA classe spécialisée. CN : élève ayant des *.


DIFFICULTÉ LÉGÈRE D'APPRENTISSAGE

Adapt. scol. VA classe d’appoint, D; élève en difficulté d’apprentissage, B.


DIFFICULTÉ PSYCHOMOTRICE

Adapt. scol./Éduc. phys./Orthopéd. VA rééducation psychomotrice, C. EA trouble psychomoteur.


DIFFICULTÉ SCOLAIRE

Adapt. scol./Orthopéd. Vélève en difficulté. VA égalité des chances, P.


DIFFUSION DU CURRICULUM

Cur. Processus de communication d’un nouveau système curriculaire (développement, élaboration, validation) à l’ensemble des personnels d’un milieu scolaire ou d’un système d’éducation, et formation des personnes concernées à la nature du changement ainsi qu’aux modalités d’application et d’implantation du curriculum. EA dissémination du curriculum. RN cycle (général) du curriculum, A.


DIGITAL

Inf. F.f. De l’anglais digital; dire plutôt numérique. Horloge numérique. V binaire.

CN : modèle *.


DIGLOSSIE

n.f.

Ens. lang./Ling. Situation ou état dans lequel se trouve(nt) une (ou plusieurs) personne(s) qui utilise(nt) régulièrement deux langues, chacune dans un contexte social différent, par exemple une langue au travail, l’autre à la maison. V bilinguisme.


DIGRAMME

Ling. Ensemble de deux lettres représentant un seul phonème. Ex. : photo, chne.


DIMENSION AFFECTIVE

Éduc. phys. VAéducation physique, A.


DIMENSION BIOMOTRICE

Éduc. phys. VAéducation physique, A.


DIMENSION COGNITIVE

Éduc. phys. VAéducation physique, A.


DIMENSION DÉPENDANCE-INDÉPENDANCE DU CHAMP

Diagn. Dimension étudiée par Herman A. WITKIN et al. (1959) et Michel HUTEAU (1987) pour rendre compte des différences cognitivo-perceptuelles entre les Sujets en situation pédagogique. Î style cognitif. = {dépendance du champ « indépendance du champ}.


DIMENSION IMPULSIVITÉ-RÉFLEXIVITÉ

Diagn. Dimension du style cognitif étudiée par Jérôme KAGAN et al. pour rendre compte des différences interpersonnelles entre les Sujets en situation pédagogique.Î style cognitif. = {impulsivité « réflexivité}.


DIMENSION SOCIALE

Éduc. phys. VAéducation physique, A.


DIPHTONGUE

n.f.

Ens. lang./Ling. Voyelle soumise à un changement de timbre (configuration articulatoire et acoustique) durant son émission. Glissement d’une voyelle à une autre durant l’énonciation à cause du déplacement d’une ou de plusieurs partie(s) de l’appareil articulatoire.

Diphtongue/voyelle allongée. La diphtongaison est souvent produite dans la prononciation de voyelles longues. Presque toutes les voyelles de l’anglais sont diphtonguées lorsqu’elles sont longues, mais ne le sont pas lorsqu’elles sont brèves. Ex. : he/here [i/iə]; bit/beat [i/ij]; head/hair [ε/εə]. À cause de l’allongement de certaines voyelles, des francophones québécois produisent des diphtongues : Ex. : père [pεr] [pεr] [pεer] [pεir]; garage [garaʓ] [garɔʓ] [garouʓ].


DIPLOMATION

Ens. sup./Gest. app./Lég. scol. VA délivrance des diplômes, D et E; diplôme, H et I; promotion, A; sanction des études, B.

A. F.f. (QC). Ne pas utiliser diplomation dans le sens de régime de sanction des études nidans celui de sanction des études.

B. Diplomation. Le terme diplomation ne s’emploie correctement que dans des contextes de comparaison. De même, on évitera de lui rattacher directement des nombres, et on n’emploiera pas non plus des expressions comme taux de diplomation ou pourcentage de diplomation; on parlera plutôt de taux de réussite, que ces deux expressions désignent la plupart du temps (ex. : le taux de réussite en agronomie est de 68 p. 100) __ id.

C. Orthographe. On notera que diplomation ne revêt aucun accent circonflexe.

D. CN : pourcentage de *; taux de *.


DIPLÔME

1. Ens. sup. Acte ou pièce écrite par lequel l’Université atteste que les exigences reliées à l’obtention d’un grade ont été satisfaites par un étudiant. VA collation des grades, B.

2. Gest. app. Acte par lequel une autorité compétente atteste qu’un élève ou qu’un étudiant a achevé avec succès un programme d’études __ OLF (1998). VA collégial, J; scolarité, E. TA attestation; bulletin; certificat; majeure; mineure; titulaire. EA brevet d’enseignement; collation des grades; délivrance des diplômes; grade universitaire; programme d’études; relevé de notes.

A. Terme rejeté : degré universitaire, grade __ id.

B. Exemples d’emploi : diplôme d’études collégiales (DEC); diplôme d’études secondaires (DES); diplôme d’établissement; diplôme officiel; diplôme universitaire; titulaire d’un diplôme (et non « détenteur »); comparabilité des diplômes; décerner un diplôme; falsifier un diplôme __ CTEQ (1988).

C. Décernement des diplômes : relève de l’autorité compétente, par exemple le ou la ministre pour ce qui est des diplômes officiels (diplôme d’études collégiales, diplôme d’études secondaires) __ id.

D. Délivrance des diplômes : (et non l’émission) relève du service administratif compétent __ id.

E. Collation des grades : relève de l’établissement d’enseignement universitaire __ id.

F. Titre. Le document peut porter un autre titre que diplôme (ex. : certificat d’études françaises) __ id.

G. Certificat. Le terme certificat a au moins deux acceptions. Il peut désigner : 1. l’acte attestant la réussite à un programme d’études universitaires dont la durée correspond généralement à une année à temps plein. En ce sens, les diplômes (au sens général du terme) de premier cycle comprennent : le certificat (une année d’études à temps plein), le diplôme (deux années d’études) et le baccalauréat (généralement trois années d’études); 2. l’acte délivré par l’autorité compétente attestant le succès d’un élève dans un programme d’études d’une durée moindre que celle du programme d’études conduisant au diplôme (ex. : certificat d’études collégiales) __ id.

H. Dérivés : diplomation (et non « diplômation »); diplômer, qui signifie « décerner un diplôme à une personne » (ex. : cet établissement a diplômé 150 élèves en 1987); diplômé, diplômée __ id.

I. Diplomation est très souvent employé abusivement. Ce terme a trait au nombre et à la qualité des diplômes décernés dans une population donnée par comparaison au nombre et à la qualité des diplômes décernés dans une autre population (ex. : au Québec, la diplomation a augmenté en 1985 par rapport à 1984; la diplomation a été meilleure en Ontario qu’au Québec). Les statistiques font voir des disparités importantes en ce qui concerne la diplomation : certains établissements mettent l’accent sur la création de programmes courts en vue d’accroître leurs effectifs; d’autres mettent l’accent sur la recherche et ouvrent de nouveaux programmes de troisième cycle __ id.

J. Contenu. Généralement, les aspects suivants se retrouvent sur un diplôme : 1. la nature du diplôme; 2. le nom officiel du programme d’études complété; 3. l’identification de l’élève; 4. le numéro d’enregistrement du diplôme; 5. la mention obtenue ou les résultats obtenus; 6. la ou les signature(s) de l’autorité (ou des autorités) compétente(s) __ MUNGER, M. (1983).

K. CN : cérémonie de remise des *; collation des *; commission d’homologation des * et certificats de l’enseignement secondaire; décernement des *; délivrance des *; détenteur d’un *; école du degré *; émission des *; équivalence des *; référentiel de *; remise des *.


DIPLÔME D'ÉTABLISSEMENT

Gest. app. VA d’établissement, A.


DIPLÔME D'ÉTUDES COLLÉGIALES

Ens sup. (Qc). Diplôme décerné à un étudiant qui a complété avec succès un programme d’études dans un cégep permettant à son détenteur d’accéder à l’université ou au marché du travail __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

Abrév. : DEC (DCS).


DIPLÔME D'ÉTUDES PROFESSIONNELLES

Form. prof. (QC). VA formation professionnelle, E.


DIPLÔME D'ÉTUDES SECONDAIRES

Gest. app. Attestation décernée à un étudiant suite à la réussite d’un programme d’études secondaires __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

Abrév. : DES.


DIPLÔME HONORIFIQUE

Ens. sup. V grade honorifique.


DIPLÔME SUPÉRIEUR

Ens. sup. V grade supérieur.


DIPLÔMÉ UNIVERSITAIRE

Ens. sup. Personne qui a complété un programme d’études universitaires et qui a reçu un diplôme attestant de sa réussite.


DIPLÔME UNIVERSITAIRE DE PREMIER CYCLE

Ens. sup. Document décerné par une université attestant la réussite complète d’un programme d’études sanctionnée par un baccalauréat.


DIPLÔMÉ,E

1. Gest. app./Lég. scol. (n.). Personne qui a obtenu un diplôme __ OLF (1998). Développer l’esprit d’entreprise chez les jeunes diplômés. V breveté; certifié. VA finissant, B. TA reçu.

2. Gest. app./Lég. scol. (adj.). Qui a obtenu un diplôme __ id. Élève, étudiant diplômé. TA reçu.

A. F.f. Il ne faut pas employer gradué ou graduée pour désigner un diplômé ou une diplômée du secondaire ou du collégial. C’est un terme vieilli lorsqu’il est employé pour désigner un diplômé ou une diplômée d’un établissement universitaire __ id.

B. CN : étudiant *; pré*.


DIRECTEUR,TRICE (D'ÉCOLE)

1. Adm. scol./Org. scol. Celle ou celui que la commission nomme dans une école ou un centre pour y exercer l’autorité, conformément à la loi et aux pouvoirs que la commission peut lui déléguer __ CEQ-CPNCC (1990). Personne responsable de la gestion d’un établissement d’enseignement de l’ordre primaire ou secondaire. VA principal, A.

2. Cur./Did. Personne responsable du développement, de l’implantation et de l’évaluation du curriculum d’un établissement d’enseignement.V curriculum; école; établissement.

A. F.f. Il ne faut pas employer principal ou principale (principal teacher) pour désigner le directeur ou la directrice d’une école.

B. Rôle. Le rôle du directeur ou de la directrice d’un établissement d’enseignement comporte deux volets : premièrement, l’aspect pédagogique et, deuxièmement, l’aspect administratif.

C. Importance. De la personnalité, de la compétence, du dynamisme et du leadership du directeur ou de la directrice dépend directement la qualité d’un établissement d’enseignement __ Projet Head Start (É.-U.).

D. Europe : on emploie l’expression chef d’établissement scolaire.


DIRECTEUR,TRICE ADJOINT,E

Adm. scol./Org. scol. (QC). Celle ou celui que la commission scolaire peut nommer pour assister la directrice ou le directeur dans l’exercice de ses fonctions et pouvoirs __ CEQ-CPNCC (1990).


DIRECTEUR,TRICE DE DÉPARTEMENT

Adm. scol./Ens. sup./Gest. ens./Org. scol. Membre d’un département qui, en plus de ses tâches régulières d’enseignement et de recherche au sein d’un département, préside les réunions du personnel et assume certaines responsabilités propres à la gestion __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. VA département, B.


DIRECTEUR,TRICE DE LA FORMATION

1. Adm. scol. V responsable de la formation.

2. Did./Form. prof./Péd. Personne assumant les principales responsabilités en matière de planification et d’organisation de la formation dans l’entreprise __ UNESCO (1978). EA responsable de la formation.

Autre fonction. Remplit souvent également le rôle de conseiller auprès des cadres et des agents de maîtrise __ id.


DIRECTION

Adm. éduc. VA administration, G.

A. CN __ direct,e : analogie *; autonomie *; discours *; méthode de sélection *; méthode de sélection in*; réduction * des dépendances.

B. CN __ dirigée : production *.


DIRECTION ADMINISTRATIVE DES ÉTUDES AVANCÉES

Ens. sup. Direction administrative des études et des travaux qui se font à l’université au-delà de la licence. Syn. direction administrative des hautes études/du second cycle des études supérieures.


DIRECTION D'ÉCOLE

Adm. éduc. Ensemble des personnes qui gèrent une école.


DIRECTION DE PERSONNEL

Adm. éduc. F.f. Traduction littérale de l’expression personnel directorship, maintenant remplacée par celle de direction des ressources humaines.


DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES

Adm. éduc. Fonction qui consiste à diriger les activités qui concernent les ressources humaines.


DIRECTION GÉNÉRALE

Adm. éduc. La plus haute fonction exécutive au sein d’une organisation. Ensemble des personnes qui forment l’équipe de direction. Lieu où s’exerce cette fonction.


DIRECTION RÉGIONALE

Adm. scol./Lég. éduc. Unité administrative du Secteur des réseaux qui assume des responsabilités de soutien et de supervision auprès des commissions scolaires d’une région donnée __ MEQ : DGR (1986).


DIRECTION SCIENTIFIQUE

Adm. éduc. (Fr.).Syn. gestion scientifique.


DIRIGISME DÉGRESSIF

Cur./Did./Péd. Principe fondamental de la didactique et de la pédagogie qui consiste à diminuer progressivement l’apport externe de directives et d’assistance envers l’élève au fur et à mesure que ce dernier démontre sa capacité à prendre lui-même en charge la réussite de ses apprentissages, lui permettant ainsi d’accroître son autonomie en minimisant le risque d’échecs. V autonomie. VA constructivisme, J; pédagogie active, B.

Rétroactions. Le dirigisme dégressif s’applique, non seulement au regard de l’assistance apportée à l’élève en cours d’apprentissage, mais tout autant dans la nature et la fréquence des rétroactions (autre principe fondamental de la pédagogie) fournies par l’agent (enseignant, pairs) envers le sujet tout au long du processus d’apprentissage. V rétroaction, 8. VA pédagogie, H.


DISCIPLE

Gén. VA adepte.


DISCIPLINAIRE

adj.

1. Adm. scol. Relatif au comportement et à la conduite d’une personne. V discipline, 1 et 4.

2. Cur./Did. Relatif à une branche du savoir. V discipline, 2 et 3.

CN : approche *; approche inter/intra/mono/multi/pluri/trans/uni*; connaissance inter*; curriculum *; curriculum inter*; curriculum structuro-*; démarche *; didactique inter/mono/trans*; espace inter*; inter*; intra*; matrice *; mono*; multi*; paradigme *; pluri*; règlement *; uni*.


DISCIPLINARITÉ CROISÉE

Did./Péd./Rech. VA approche monodisciplinaire, D.


DISCIPLINE

1. Adm. scol./Org. scol. Ensemble de règles de conduite, établies en vue de maintenir l’ordre et le déroulement normal des activités dans une classe ou dans un établissement d’enseignement. Le code de discipline d’une école. VA 7. TA motivation.

2. Did. Branche du savoir pouvant faire l’objet d’un enseignement __ OLF (1998). Discipline artistique/littéraire/scientifique. VA approche descendante, D; curriculum, J; cycle de l’éducation, H; éducation-discipline, A; schéma curriculaire, E; taxonomie de HUNT, B. TA matière. RN cycle de l’éducation, A et B.

3. Did./Épist. Domaine d’études organisant, d’une façon spécifique, une portion d’un domaine de connaissances, laquelle, diffusée par une communauté éducative, permet à un individu d’ordonner et de contribuer à l’ordonnancement des connaissances et des activités sur un objet d’études __ GUAY, M.-H. (2004). VA C.

4. Épist. (Gén.). Système social et intellectuel qui structure des connaissances et des activités sur le monde naturel, social ou humain __ id. VAéducation, I.

5. Épist. (Gén.). Domaine structuré du savoir qui possède un objet d’études propre, un schème conceptuel, un vocabulaire spécialisé, ainsi qu’un ensemble de postulats, de concepts, de phénomènes particuliers, de méthodes et de lois. Ensemble spécifique de connaissances qui a ses caractéristiques propres sur le plan de l’enseignement, de la formulation, des mécanismes, des méthodes et des matières __ UNESCO (1972). L’éducation, la philosophie, la psychologie, la littérature, l’histoire, l’art, la science, etc. sont des disciplines. Qsyn.contenu de connaissance. V inter/mono/multi/pluri/transdisciplinarité. V éducation-discipline. VA champ, B; domaine d’études, E. TA matière. = {branche du savoir}.

6. Épist. (Spéc.). Domaine cohérent et ordonné de connaissances sur un objet d’études qui correspond à une synthèse de solutions, de méthodes et de concepts particuliers laquelle, teintée de présupposés spécifiques, contribue à l’ordonnancement des connaissances sur cet objet d’études et sur le monde __ GUAY, M.-H. (2004).

7. Mor. Ensemble de règles de conduite que s’impose un individu conformément à ses valeurs et à ses objectifs de vie. La pratique d’un art exige de la discipline __ FROMM, E. (1956). V 1.

8. Soc. (Gén.). Communauté d’individus, socialement identifiée, dont les membres possèdent une formation et des présupposés communs et entretiennent des liens étroits de communication leur permettant d’ordonner et de promouvoir leurs activités de recherche sur un objet ou un phénomène particulier du monde naturel, social ou humain instaurant et perpétuant ainsi une tradition particulière d’investigation __ GUAY, M.-H. (2004).

9. Soc. (Gén.). Communauté éducative, socialement institutionnalisée sous une forme spécifique, qui diffuse, d’une façon qui lui est propre, les connaissances d’un domaine d’études assurant ainsi la socialisation de nouveaux membres et la permanence de la communauté sociale et du domaine de connaissances lui étant associés __ id.

A. Étym. Du latin discere, apprendre et de son dérivé discipulus, celui qui apprend.

B. Spécialité. Les disciplines sont spécifiques : elles sont des systèmes de pensée dont les composantes sont un objet déterminé et reconnu, des connaissances et savoirs relatifs à cet objet, des méthodes propres. La puissance de connaissance et les connaissances qui caractérisent les disciplines paraissent limitées par leur spécificité.

C. Discipline/connaissance. La notion de discipline est liée à celle de connaissance. La connaissance réside dans ce qu’un sujet entretient, dans la conscience, un ensemble de rapports avec un objet qui est ainsi représenté, compris, etc. La discipline est un ensemble de connaissances établies par une méthode, c’est-à-dire notamment par un ensemble d’actes cognitifs propres à un objet déterminé et reconnu. La notion de discipline tend ainsi à se confondre avec celles d’art et de science qui répondent à cette définition. V 3.

D. Discipline/savoir. La notion de discipline recoupe encore celles de savoir, de savoir-être et de savoir-faire. Les taxonomies d’objectifs pédagogiques reflètent ces liens conceptuels, l’enseignement d’une discipline supposant un agencement particulier de la relation finale entre l’agent, le sujet et l’objet selon les caractéristiques particulières de la discipline.

E. Spécialisation. Une discipline peut être constituée à partir de la subdivision d’un domaine étendu de connaissances : ex. : médecine qui se subdivise en anatomie, biologie, physiologie, bactériologie, hématologie, pharmacologie, etc. Une discipline peut également résulter d’un domaine de spécialisation faisant appel à deux ou à plusieurs disciplines mères : ex. : biochimie provenant de l’intersection de la biologie et de la chimie. L’une des diverses branches de la connaissance, une discipline peut se subdiviser en sous-disciplines : ex. : la pédagogie et la didactique en éducation; la morale et l’épistémologie en philosophie; l’optique et la mécanique en physique; etc.

F. Autonomie. Une discipline atteint l’autonomie lorsqu’elle réussit à s’affranchir des autres branches du savoir en développant un vocabulaire et une méthodologie qui lui appartiennent en propre. VA C.

G. Interdépendance. Traditionnellement, les disciplines sont arbitrairement cloisonnées, contrairement à la réalité où tout est interrelié. Les disciplines ne sont pas des amalgames de données ni des encyclopédies de faits isolés. Chaque discipline est un cadre distinct formant un système de savoirs interreliés. Dans cette perspective, une discipline scolaire ne doit pas se limiter à un catalogue ou à une simple liste de notions à assimiler isolément les unes des autres. Dans ce cas, on ne peut guère faire référence au terme « discipline » ni à celui d’« apprentissage », car ces deux expressions impliquent nécessairement interrelations et synthèses. À l’intérieur d’un curriculum, des « ponts », des « passerelles » devraient relier les disciplines afin que l’on puisse parler d’interdisciplinarité, d’intégration des matières, etc. À titre d’exemple, le corps humain pourrait être étudié, d’une façon concertée et planifiée, par l’anatomiste, par le biologiste, par le psychanalyste, par le physicien, par le sociologue, etc. Ceci est valable pour d’autres objets d’études. Dépendantes aussi des habiletés que l’on désire développer chez l’élève, les interpénétrations de disciplines peuvent être bénéfiques. Ex. : Pour développer le raisonnement de l’élève, on fera appel aux mathématiques, à la philosophie, à la logique, à la littérature, etc.

H. Discipline appliquée (Applied discipline/field). Système de significations composé d’ensembles de connaissances formés principalement de catégories et de types de classifications logiques, tirées des disciplines fondamentales, afin d’aider les praticiens à expliquer les phénomènes et à résoudre les problèmes de certains aspects biologiques, techniques, sociaux, politiques et économiques de la situation humaine. La connaissance associée à ces systèmes de signification (la médecine et le génie, par exemple) provient de considérations pratiques de la condition humaine, et, par conséquent, tente d’obtenir une information, sans égard à la pureté ou à la distinction de la logique __ HILL, J. E. (1972). Syn. discipline dérivée.

I. Discipline fondamentale (Fundamental discipline/field). Système composé d’ensembles de connaissances produits par des académiciens. Ce système de significations assure une certaine stabilité dans une société en perpétuel changement. Les disciplines fondamentales sont axées sur le développement de formes de connaissances pures et distinctes concernant le phénomène ou les phénomènes auxquels elles se rapportent. Par exemple, dans la discipline fondamentale de la psychologie, les termes « ego » et « schizophrénie » sont des catégories pures et distinctes décrivant des phénomènes particuliers __ HILL, J. E. (1972).

J. Épistémologie. Il faut noter que deux conceptions principales de la structure des disciplines ont cours. On croit, d’une part, au principe d’unité de la science, d’autre part, à celui de la diversité des connaissances. Dans le premier cas, la discipline est à la fois un moyen nécessaire, intermédiaire et provisoire ainsi qu’un obstacle à la connaissance universelle (« une tête bien faite »). Dans le second, les disciplines paraissent des modes de connaissance exigés par la diversité des objets, d’un même objet. Les notions de pluridisciplinarité, d’interdisciplinarité et de transdisciplinarité connaissent des définitions diverses en fonction de ce débat épistémologique.

K. Didactique. La notion de discipline est au centre de nombreux débats en didactique. Un premier débat porte sur une éventuelle valeur éducative intrinsèque de l’enseignement des disciplines : l’enseignement classique reposait sur la croyance que l’enseignement de disciplines classiques produisait nécessairement l’éducation. Un autre débat fondamental consiste à concevoir la didactique (didactique des disciplines) en vertu d’une focalisation sur la discipline : il s’ensuit une détermination d’approche qui marque tout le cycle de la didactique, le curriculum, par exemple, étant soumis à des techniques de design, le produit disciplinaire devenant le critère de conception et d’organisation des contenus d’instruction. V didacticien,ne.

L. Discipline/matière. Le français, l’histoire, la géographie, la physique sont des disciplines. La tranche de chaque discipline que l’élève inscrit à son programme d’une année est une matière : l’histoire est une discipline; l’histoire de troisième année est une matière __ OLF (1998).

M. Facteurs de structuration. Les trois facteurs généraux qui influent sur le processus de structuration d’une discipline sont : 1. sa propre structuration en tant que discipline; 2. la structuration des autres disciplines; 3. le contexte social, économique, politique et religieux __ GUAY, M.-H. (2004).

N. Formes de structuration. La structuration d’une discipline peut prendre trois formes différentes. Premièrement, la structuration d’une discipline peut être associée à un processus de fragmentation d’une discipline existante. Une discipline mère qui se structure ou se spécialise donne naissance à une sous-discipline qui s’en détache pour s’établir comme une discipline autonome. Par exemple, la psychologie (discipline sens 3), au XXe siècle, se spécialise et donne naissance à diverses théories ou pratiques qui expliquent l’émergence de sous-disciplines associées (psychologie cognitive, psychologie sociale, psychologie clinique, psychothérapie, etc.). Les auteurs qualifient cette forme de structuration de différentes façons. Tony BECHER et M. KOGAN (1992) parlent de fission, A. R. KING et J. BROWNELL (1966), W. VAN DEN DAELE et P. WEINGARD (1976), S. BLUME (1985 dans BECHER, T., 1989) et M. GUNTAU et H. LAITKO (1991) de differenciation, W. O. HAGSTROM (1965), N. LUHMANN (1982, 1990) de differentiation ou de segmentation, BECHER (1989) de spécialisation et M. DOGAN et R. PAHRE (1991) de spécialisation/fragmentation. Deuxièmement, la structuration d’une discipline peut être associée à un processus d’agglomération de deux sous-disciplines distinctes qui se chevauchent et qui en viennent à constituer une nouvelle discipline distincte. Ce processus exige la structuration préalable de deux disciplines mères qui se fractionnent en sous-disciplines, lesquelles s’hybrident pour donner naissance à une nouvelle discipline. En guide d’illustration, Tony BECHER et Paul R. TROWLER (2001) rapportent l’exemple de la biologie et de la chimie qui se sont spécialisées et dont certains fragments se sont agglomérés et ont donné naissance à la biochimie. Les expressions fusion (BECHER et KOGAN, 1992) et hybridation (DOGAN et PAHRE, 1991) sont utilisées pour décrire ce processus de structuration. Enfin, la structuration d’une discipline peut être associée à un processus de création socialement initié ou favorisé. Dans ce cas, les demandes sociales associées au contexte social, politique, économique ou religieux expliquent spécifiquement l’apparition ou le développement accéléré d’une discipline ou d’une sous-discipline. Ici aussi un exemple est fourni par BECHER et TROWLER (2001) qui associent l’apparition, ces dernières années, dans les universités, des disciplines (V sens 2 et 4) sciences de l’environnement et sciences du sport, à des pressions sociales valorisant la protection de l’environnement et la santé physique. Abdelkrim HASNI (2001) associe, quant à lui, l’émergence de certains domaines d’études (V sens 3 et 4), comme l’éducation civique, à des facteurs sociaux agissant au plan institutionnel. Selon les auteurs, différents concepts sont utilisés pour décrire ce processus de structuration. En éducation, Rita HOFSTETTER et Bernard SCHNEUWLY (2002) renvoient à la notion de disciplinarisation à dominante secondaire. Quant à eux, BECHER et TROWLER (2001) parlent d’externally generated disciplines (2001) et BLUME (1985 dans BECHER, 1989) de professionnalization ou d’external stimulation. L’ensemble de ces auteurs soulignent l’influence déterminante des facteurs sociaux dans l’émergence ou l’institutionnalisation d’une nouvelle discipline __ id.

O. Supradiscipline/discipline/sous-discipline. Une supradiscipline, une discipline et une sous-discipline se définissent et se reconnaissent sur la base des mêmes aspects caractéristiques. En tant que système, une discipline peut être le suprasystème ou le sous-système d’un autre système ou, autrement dit, la supradiscipline ou la sous-discipline d’une autre discipline. Ces expressions, dont la correspondance au réel est approximative, sont utilisées pour établir certaines distinctions propres à éclairer globalement l’action et la réflexion __ id.


Source : GUAY, M.-H. (2004)

P. CN : conseil de *; éducation-*; local-*; structure des *.

Q. CN _ discipliné,e : pensée *.


DISCIPLINE APPLIQUÉE

Épist. VA discipline, H.


DISCIPLINE CONNEXE

Éduc. Syn. discipline limitrophe. RN éducation-discipline, B.


DISCIPLINE CONTRIBUTIVE

Éduc. Domaine périphérique de savoirs, non spécifiquement éducationnels, dont certaines données peuvent se révéler pertinentes en éducation. Ex. : philosophie, épistémologie, psychologie, sociologie, technologie, etc. V éducation-discipline. VA cycle de l’éducation, H; éducation, K à N; éducentrisme, C. Î discipline limitrophe. RN cycle de l’éducation, A et B.


DISCIPLINE DÉRIVÉE

Épist. Syn. discipline appliquée.


DISCIPLINE FONDAMENTALE

Épist. VA discipline, I.


DISCIPLINE LIMITROPHE

Éduc. Discipline adjacente, attenante, connexe à l’éducation-discipline dont les connaissances, le vocabulaire et les données de la recherche peuvent ou non être pertinentes et inspirantes pour l’éducation, principalement au regard du bon déroulement de l’éducation-processus (les apprentissages et les situations pédagogiques), et qui est elle-même objet d’éducation et d’enseignement-apprentissage pour certaines personnes. Syn. discipline connexe. V éducation-discipline. VA cycle de l’éducation, H.> discipline contributive.

Discipline limitrophe/contributive. Une discipline limitrophe peut offrir un apport significatif à l’éducation-discipline; dans un tel cas, cette discipline est dite contributive (V les exemples à cette dernière entrée). Une discipline peut être limitrophe sans cependant présenter pour l’éducation une aide ou un apport éloquent ou utile (ex. : tous les domaines de savoirs hormis ceux traditionnellement associés à l’éducation). Dans l’optique de l’unité du savoir, tous les savoirs composent un même réseau global; dans cette perspective inter et transdisciplinaire, chacun des domaines, y compris l’éducation, pourrait tirer avantage d’échanges, d’inspirations ou de réflexions analogiques avec les autres disciplines. Contributive ou non, chaque discipline peut être objet d’enseignement-apprentissage dans le cadre de la situation pédagogique, plus précisément au sein de l’éducation-processus.


DISCOURS

1. Com. Unité de base de la communication. VA communication, M.3.

2. Ens. lang./Ling. Production, orale ou écrite, porteuse d’un message comportant un certain nombre de mots ou de phrases et émise avec une intention de communication. Résultat d’une utilisation individuelle et relativement libre des structures linguistiques. Énoncé ou groupe d’énoncés organisés en séquences cohérentes et pouvant être identifiés comme satisfaisant à une ou plusieurs fonctions langagières. TA parole.

3. Épist./Log. Toute forme de pensée basée sur le raisonnement, l’inférence pour parvenir à son objet. Ant. intuition.

4. Péd. VA cognition, D.

A. Types de discours : Les types de discours varient suivant les critères de classement utilisés. Si on s’intéresse aux modalités, on considère le discours oral et le discours écrit. Si on s’intéresse aux fonctions de la langue comme instrument de communication (typologie inspirée de Roman JAKOBSON, 1963), on considère : 1. le discours à caractère expressif, centré sur les rapports qu’entretient l’émetteur avec le sujet traité; il sert à l’expression des sentiments ou des opinions personnelles; 2. le discours à caractère informatif, centré sur le désir du récepteur de se renseigner sur un objet donné (monographie, article d’encyclopédie, etc.); 3. le discours à caractère incitatif, conatif ou argumentatif, centré sur l’intention de persuader, de convaincre, de faire réagir le récepteur (affiche, publication, slogan, etc.); 4. le discours à caractère poétique, centré sur la valeur imaginaire de l’objet ou sur la puissance évocatrice des mots (conte, nouvelle, poème, etc.); 5. le discours à caractère ludique, centré sur la qualité sonore des mots ou sur leur ambiguïté; il sert à amuser, à distraire ou à faire rire (charade, devinette, etc.). La connaissance des règles d’un type de discours s’appelle « compétence générique », ou compétence discursive. VA communication, D et M; texte, A.

B. Discours signifiant : celui qui provient d’une volonté de communiquer vraiment et qui est compréhensible par un interlocuteur réel.

C. CN : analyse du *; niveau du * moral; partie du *; phase du * moral; situation de *; univers du *; type de *.

D. CN __ discursif,ive : analyse *; cohérence (*/textuelle); compétence *; connaissance *; fonction *.


DISCOURS ARGUMENTATIF

Ens. lang./Ling. VA discours, A.3.


DISCOURS CONATIF

Com./Ens. lang. V communication. VA discours, A.


DISCOURS CONTESTATAIRE

Cur./Did./Péd. VA discours pédagogique, 1.


DISCOURS DIRECT

Ens. lang./Ling./Litt. Mode d’expression où les paroles sont rapportées textuellement. Paroles dites ou écrites par une personne et reproduites par l’auteur d’un texte d’une manière intégrale et fidèle. Ant. discours indirect. EA style direct. Î discours rapporté.

A. Identification. Les paroles rapportées sont énoncées dans le texte par un verbe introducteur explicite ou verbe de parole (ex. : dire, demander, chuchoter, etc.) ou par une phrase incise citant la référence. Elles sont identifiées dans un texte soit par les signes de ponctuation, soit par les guillemets ou par le tiret de dialogue.

B. Fonction. Le discours direct indique que les choses ont vraiment été dites. Il est aussi utilisé par l’auteur pour donner des exemples authentiques de ce que les personnages disent __ Bentolila, A. et Petitjean, A. (1996).


DISCOURS ÉCRIT

Ens. lang./Ling. Développement et expression écrite et méthodique de la pensée sur un thème préalablement établi. Ant. discours oral. VA discours, A.


DISCOURS EXPRESSIF

Com./Ens. lang. VA discours, A; lecture, D.


DISCOURS FONCTIONNEL

Cur./Did./Péd. VA discours pédagogique, 3.


DISCOURS HUMANISTE

Cur./Did./Péd. VA discours pédagogique, 4.


DISCOURS INCITATIF

Com./Ens. lang. V communication. VA discours, A.


DISCOURS INDIRECT

Ens. lang./Ling./Litt. Paroles d’un locuteur rapportées par l’intermédiaire d’un verbe d’énonciation. Ant. discours direct. EA style indirect. $$\epsilon$$ discours rapporté.


DISCOURS INFORMATIF

Com./Ens. lang. V communication. VA discours, A.


DISCOURS LUDIQUE

Com./Ens. lang. V communication. VA discours, A.


DISCOURS NARRATIF

Ens. lang./Ling. Type de discours où le récit est organisé en fonction d’une logique de temporalité et de causalité. V narration.

A. Développement du discours narratif. La pensée narrative est reliée au développement cognitif et va bien au-delà des habiletés syntaxiques, lexicales et sémantiques. C’est par les interactions sociales que se développe le discours narratif. En éducation, ce développement passe par plusieurs étapes. A. N. APPLEBEE (1978) en considère six : 1. Au premier stade, qu’il nomme « heaps » ou éléments discontinus, il n’y a ni organisation, ni relation entre les éléments de l’histoire, c’est-à-dire entre les événements rapportés. 2. Le second stade est celui de la séquence. Les éléments possèdent une macrostructure s’articulant autour d’un élément central, soit une personne, un objet ou un événement. L’enfant s’avère encore incapable de planifier une intention de temporalité. 3. Pendant le stade de la prénarration (primitive narration), l’histoire se constitue par l’ajout d’attributs à l’élément central. L’enfant commence à utiliser des inférences dans l’histoire. 4. Au quatrième stade, les événements sont reliés entre eux sans thème central et selon une chaîne hors-foyer (unfocussed chain); cependant, il existe déjà des relations logiques de cause à effet et des relations temporelles entre les événements. 5. Le cinquième stade se caractérise par une chaîne focalisée autour d’un thème central, et par une véritable séquence d’événements où les relations temporelles sont cohérentes. 6. Le sixième stade correspond au stade narratif avec un thème central, une intrigue, des personnages au caractère bien défini et en relation avec le dénouement de l’histoire.

B. Schéma narratif. Syn. schéma de récit. VA récit, B.


DISCOURS NOVATEUR

Cur./Did./Péd. VA discours pédagogique, 1.


DISCOURS OFFICIEL

Cur./Did./Péd. VA discours pédagogique, 5.


DISCOURS ORAL

Ens. lang./Ling. Ensemble d’énoncés sur un thème spécifique habituellement présenté verbalement devant un auditoire. Ant. discours écrit. VA discours, A.

Genres oraux. Pour conférer à l’oral sa place comme objet d’enseignement, la Suisse romande a engagé une rénovation de l’enseignement du français dans laquelle l’enseignement de l’oral se fait par genres. On entend ici par genres oraux divers types de discours oraux qui relèvent tant des discours courants (articles d’encyclopédie, articles de journaux, textes de vulgarisation scientifiques, etc.) que des discours littéraires (contes, nouvelles littéraires, récits, etc.). Les genres sont également des pratiques orales socialisées, pratiques que les élèves peuvent retrouver à la télévision ou dans la vie de tous les jours, telles que des débats, des discussions, des entrevues, etc. __ LAFONTAINE, L. (2001). Joachim DOLZ et Bernard SCHNEUWLY (1998), Jean-François DePIETRO et al. (1996-1997) ainsi que Bernard SCHNEUWLY et al. (1996-1997) proposent un modèle didactique des genres regroupant les principes, les mécanismes et les formulations de certains genres, entre autres, l’interview, l’exposé oral, la lecture à d’autres et le débat.


DISCOURS PÉDAGOGIQUE

Cur./Did./Péd. Forme globale de pensée et ensemble des propos que l’on tient sur l’éducation dans le but d’en justifier les finalités, les valeurs, les buts, les objectifs, les pratiques ainsi que tous les autres aspects. V paradigme éducationnel; schéma curriculaire.

Types __ REBOUL, O. (1984) :

1. Le discours contestataire

Traits essentiels : refus global de l’institution. Antipédagogie.

Fins de l’éducation : société sans classe ou « convivialité ».

Termes caractéristiques : « Répression »; « manipuler »; « récupéré ».

Variétés : marxisant; libertaire; psychanalytique.

Pente : le nihilisme et le conservatisme par défaitisme.

2. Le discours novateur

Traits essentiels : partir de l’enfant; ouvrir l’école sur la vie; continuité. Pédagogie globale.

Fins : épanouissement individuel; coopération; démocratie.

Termes : « vie »; « changement »; « créativité »; « spontané »; « ouvert ».

Variétés : néorousseauiste; non directif; psychanalytique.

Pente : la confusion intellectuelle et l’élitisme masqué.

3. Le discours fonctionnel

Traits : précision; efficacité. Pédagogie scientifique.

Fins : pouvoir de l’être humain sur la nature; intégration sociale.

Termes : « objectif »; « comportement »; « opérationnel »; « mesurable ».

Variétés : psychopédagogique; économiste.

Pente : le scientisme et la technocratie.

4. Le discours humaniste

Traits : culturel classique; primat des contenus. Pédagogie de la rupture.

Fins : autonomie du jugement; maintien du patrimoine culturel.

Termes : « distinction »; « qualité »; « effort »; « modèle »; « clarté ».

Variétés : de droite; de gauche; chrétien; athée.

Pente : l’élitisme et le conservatisme pédagogique.

5. Le discours officiel

Traits : optimisme; réformisme; syncrétisme.

Fins : consensus national; formation professionnelle optimale.

Termes : « notamment »; « toutefois »; verbes au passif.

Variétés : gouvernement; organisation internationale; dictionnaire, etc.

Pente : le verbalisme et le volontarisme.


DISCOURS POÉTIQUE

Com./Ens. lang. VA discours, A.


DISCOURS RAPPORTÉ

Ens. lang./Ling./Litt. Insertion dans un discours d’un discours produit dans une autre situation de communication. Énoncés appartenant à d’autres personnes que l’énonciateur et reproduits oralement ou dans un texte soit intégralement, soit d’une façon reformulée.

Discours rapporté direct/indirect. Il y a deux formes de discours rapportés : le discoursrapportédirect, c’est-à-dire quand l’énonciateur retransmet le discours rapporté dans sa forme originelle, et le discours rapporté indirect quand le discours rapporté est reformulé par l’énonciateur.


DISCOURS SIGNIFIANT

Com./Ens. lang. VA discours, B.


DISCRIMINATION

1. Gén. Fait de reconnaître les différences et les similitudes entre des personnes, des objets, des institutions ou des événements dans un milieu. Résultante d’une telle reconnaissance. Ant. égalité.

2. Diagn./Phi./Psych. Capacité de distinguer avec précision entre diverses caractéristiques de personnes, de choses, de stimulations ou entre des symboles différents. V discrimination multiple. VA égalité des chances, I.

3. Did./Péd. VA objectif opératoire, N; taxonomie de GAGNÉ, A/du domaine cognitif, F : 5.

4. Ens. lang. Manifestation par l’apprenant de sa capacité à distinguer ou différencier des éléments semblables qui peuvent poser des difficultés d’apprentissage étant donné leurs traits communs __ PAMBIANCHI, G. (2003). TA association.

5. Doc. Capacité d’un item ou d’un instrument de mesure de départager les répondants selon leur degré de possession d’un attribut, d’un comportement, d’une acquisition, d’une habileté ou d’une variable quelconque.

6. Éduc. VA autonomie, JJ; égalité des chances, H.

7. Soc. Distinction, exclusion ou préférence de traitement ou de considération, fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe, la langue, l’origine nationale, les convictions politiques, l’âge, la condition sociale ou tout autre attribut, qui a pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance et l’exercice, en pleine égalité, des droits et des libertés de la personne; fait de séparer un groupe social d’un autre en le traitant moins bien à son détriment __ TÉLÉ-UNIVERSITÉ (1980). VA égalité des chances, H. TA racisme; sexisme; stéréotype.

A. Phonèmes. Dans les pratiques observées, cette tâche prend parfois la forme d’une discrimination de phonèmes. Par exemple, l’enseignant prononce, de manière successive, des paires de mots dont :

ballon / vallon banc / banc ravin / rabbin hiberner / hiverner

Pour les apprenants, la tâche consiste à indiquer si les mots entendus sont identiques ou différents __ PAMBIANCHI, G. (2003).

B. Appartenance à une catégorie. Dans d’autres exercices, il ne s’agit pas de percevoir les ressemblances ou les différences, mais de reconnaître l’item en termes de son appartenance à une certaine catégorie de contenu. Dans un exercice de phonétique, l’enseignant prononce des mots tels que « vous », « enfoui », « grève », « bœuf » et demande aux apprenants d’indiquer si chaque item contient le son « f » ou « v ». Un exercice de discrimination peut aussi porter sur des catégories grammaticales : l’enseignant lit, de manière continue, des items dont « j’avais mangé », « j’ai pensé », « j’ai regardé », « j’essayais » et la tâche consiste à distinguer les verbes sur la base de leurs marques phonétiques ([ε], [e] et [ə]) __ id.

C. CN : exercice de *; indice de *; pouvoir de *.

D. CN __ discriminant,e : agent *; validité *.

E. CN __ discriminatif : pouvoir *.


DISCRIMINATION AUDITIVE

Did./Péd. VA dyslexie, A; taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.30.

Exercices de discrimination auditive : type d’activités (exercices structuraux, comptines,...) servant à faire la différence entre des sons entendus.


DISCRIMINATION KINESTHÉSIQUE

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.10.


DISCRIMINATION LINGUISTIQUE

Ens. lang./Soc. V discrimination, 5.


DISCRIMINATION MULTIPLE

Diagn. Habileté de l’apprenant à pouvoir distinguer nettement entre plusieurs stimuli (objets, symboles, activités, personnes) appartenant au même ensemble.


DISCRIMINATION NÉGATIVE

1. Gén. Pratique qui consiste à priver un individu ou un groupe d’individus de certains droits ou privilèges communément accordés aux membres d’une société en utilisant des différences au détriment de la victime, justifiant de ce fait une oppression __ BARRETTE, D. (1984).

2. Cur./Doc./Fond. éduc. Fait qu’un item ou qu’un instrument de mesure accorde un pourcentage supérieur de réponses exactes au sous-groupe de répondants qui devrait pourtant posséder à un moindre degré la variable étudiée. VAégalité de traitement, D.

3. Soc. Action de favoriser un groupe de personnes, déjà fortement privilégié relativement aux autres, au détriment d’autres groupes et en faisant fi des principes de justice et d’égalité des droits et des libertés de la personne.

Extension. Discrimination dans l’emploi, la profession ou la formation : destruction ou altération de l’égalité des chances ou de traitement en matière d’emploi, de profession ou de formation __ BARRETTE, D. (1984).


DISCRIMINATION POSITIVE

1. Gén. Action globale planifiée, orientée de façon à corriger les effets de la discrimination passée, à supprimer les obstacles présents, à instaurer des conditions préférentielles temporaires, toute mesure étant axée sur l’égalité des résultats __ BARRETTE, D. (1984).

2. Cur./Doc./Fond. éduc. Capacité d’un item ou d’un instrument de mesure d’associer un pourcentage supérieur de réponses exactes au sous-groupe de répondants qui possède le plus la variable étudiée. V pouvoir de discrimination. VAécole de base, B; égalité de traitement, D.

3. Éduc. cult./Soc. Politiques gouvernementales en faveur de certains groupes (minorités ethniques, femmes, handicapés, etc.) pour compenser les handicaps auxquels ils sont confrontés. VA intégration, M, N, O, P et Q. EA action positive.

4. Soc. Action de favoriser un groupe de personnes, déjà injustement traité, afin de rétablir l’égalité des droits entre ce groupe et l’ensemble des autres personnes.

Contexte usuel. Le plus souvent, il s’agit de réserver certains emplois à ces personnes.


DISCRIMINATION TACTILE

Did. VA taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.40.


DISCRIMINATION VISUELLE

Did./Péd. VA dyslexie, A; lecture, F;taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.20.


DISCUSSION

Did./Péd. Activité dans laquelle les élèves, sous la direction d’un enseignant et/ou d’un élève qualifié, échangent leurs points de vue concernant un thème, une question ou un problème dans le but de préciser leurs opinions, de rendre une décision ou de formuler une conclusion.

CN : apprentissage par la *; groupe de *; méthode de travail en sous-groupes de *.


DISCUSSION DE GROUPE

Gest. app./Péd. Méthode d’enseignement par laquelle l’information transmise provient des participants eux-mêmes plutôt que du maître __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. apprentissage par la discussion.

Particularité. Les élèves, en tant que groupe, participent à leur propre formation.


DISCUSSION EN PETIT GROUPE

Péd./Rech. Discussion informelle portant sur une question particulière menée au sein d’un sous-groupe, faisant partie d’un groupe plus large, dans le but de favoriser la discussion entre les participants, chaque sous-groupe étant sensé présenter le résultat de ses travaux devant l’ensemble des participants __ PEPERMANS, R., MASC (1990). Syn. discussion en sous-groupe.


DISPENSE

Cur./Ens. sup./Gest. app. Autorisation qui soustrait un élève à l’obligation de satisfaire à une condition normalement imposée __ OLF (1998). Permission accordée à une personne, par un établissement d’enseignement, de ne pas suivre un cours prescrit dans un programme de formation __ LANDRY, F. (1987). Syn. exemption. TA acquis; équivalence; préalable; substitution.

A. Exemples d’emploi : dispense d’âge/d’éducation physique/de scolarité/d’examen __ OLF (1998).

B. Extension. Désigne également la pièce constatant la dispense __ id.

C. Dispenser de. Le complément indirect du verbe dispenser est introduit par la préposition de. Ex. : dispenser de devoirs (construction simple indirecte); dispenser un élève d’éducation physique (construction multiple) __ id.

D. Objet. Une modalité qui permet d’éviter à un étudiant la reprise d’activités pédagogiques conduisant à une formation qu’il a déjà acquise __ LANDRY, F. (1987).

E. Critères. La définition opératoire de la dispense varie d’un régime pédagogique à l’autre. Elle peut s’appliquer exclusivement à des activités suivies dans des établissements du même ordre d’enseignement ou s’étendre aussi à une formation acquise à l’extérieur du réseau scolaire. Elle peut donner droit aux unités attachées au cours visé ou ne pas y donner droit. La dispense permet de réduire le nombre total d’unités à obtenir au sein d’un programme d’études __ id.


DISPERSION

Stat. Degré de variation ou d’étalement des valeurs observées d’une variable autour d’une valeur de tendance centrale. Ex. : À un examen dont la moyenne est 50, les résultats s’étendent-ils de 10 à 90, ou de 45 à 55? V étendue.

A. Mesures de dispersion absolue :écart moyen; écart semi-interquartile; écart percentile 10-90; écart type; étendue.

B. CN : champ de *; diagramme de *; indice de *; mesure de *.


DISPOSITION

1. Diagn. Propriété potentielle, tendance naturelle d’une personne l’inclinant à répondre et à réagir d’une façon particulière et intentionnelle dans une situation.

2. Did./Péd.État de préparation psychologique et cognitive souvent dû à la maturation et aux expériences antérieures qui rendent un enfant apte à faire un nouvel apprentissage. VA qualité, C; taxonomie du domaine psychomoteur, E : 2.0 et G : 2.0.

A. État d’esprit. Le terme disposition peut revêtir un sens affectif : on dira d’un individu qu’il est dans de bonnes ou de mauvaises dispositions, signifiant ainsi qu’il est dans un état d’esprit favorable ou défavorable face à une situation.

B. Psych. En psychologie, une disposition est une réponse habituellement favorable d’un individu à une situation ou à un domaine (art, musique, mathématiques, etc.). De plus, cette réponse peut être répétée. Il en résulte que ces sujets disposent de ressources, de facilités particulières.

C. Disposition mentale.État d’esprit inconscient, consécutif à une expérience antérieure qui nous fait aborder de nouvelles tâches du même genre avec un certain a priori __ SILLAMY, N. (1980).

D. Réseau notionnel.



DISPOSITION À LA LECTURE

1. Ens. lang. (Gén.). Propriété potentielle, état d’esprit, tendance naturelle d’une personne l’inclinant à répondre et à réagir d’une façon particulière et intentionnelle dans une situation de lecture. V prélecture.

2. Ens. lang. (Spéc.). État de préparation d’une personne à devenir lecteur parce qu’elle possède les connaissances requises, la maturité linguistique et perceptuelle et les acquis expérientiels pour comprendre un texte.

A. Facteurs. Il existe de nombreux facteurs qui jouent un rôle primordial dans l’atteinte du stade de développement requis pour un lecteur débutant. Ces facteurs peuvent même être utilisés par les enseignants ou les parents afin de développer chez les enfants le potentiel nécessaire à cette disposition à la lecture. Ces facteurs proviennent : 1. du langage parlé; 2. du développement cognitif comme la sériation, les relations temporelles, le principe de conservation; 3. de l’environnement familial; 4. de la perception visuelle et auditive; 5. de l’affectivité gravitant autour de l’attitude; 6. des intérêts du futur lecteur.

B. Préalables à la lecture. Ensemble des conditions et des comportements nécessaires avant d’apprendre à lire. Ces comportements se situent aussi bien du point de vue psychomoteur (le schéma corporel, l’organisation spatiale et temporelle, etc.) que du point de vue symbolique et phonétique __ MIALARET, G. (1981).


DISPOSITION ÉMOTIVE

Did. VA taxonomie de CLEIN et STONE, 2.3/du domaine psychomoteur, G : 2.3.


DISPOSITION GÉNÉRALISÉE

Did. VA taxonomie du domaine affectif, A : 5.10 et B : 5.10.


DISPOSITION MENTALE

Did. VA taxonomie de CLEIN et STONE, 2.1/du domaine psychomoteur, G : 2.1.


DISPOSITION PERSONNELLE

Psych. Structure neuropsychologique généralisée (particulière à l’individu), capable de rendre de nombreux stimuli fonctionnellement équivalents, de déclencher et de guider des formes cohérentes (équivalentes) de comportement adaptatif et stylistique __ LAMBERT, M. (1987).


DISPOSITION PHYSIQUE

Did. VA taxonomie de CLEIN et STONE, 2.2/du domaine psychomoteur, G : 2.2.


DISQUE DUR

Inf. F.f. Dire plutôt disque rigide.


DISSECTION DE CONTENU

Did. Processus de subdivision d’un contenu d’études en des regroupements de dimensions variables et présentant des défis d’apprentissage adaptés aux attributs d’un sujet. VA étape, C et D. EA champ de savoir; objectif de contenu; tableau de spécification.

A. Analyse logique. La dissection de contenu est un processus qui concerne l’analyse logique d’un objet d’études. Il s’agit alors de scinder celui-ci en des sous-objets tout en tenant obligatoirement compte des aptitudes du sujet, de déterminer les relations entre les diverses parties de contenu et de préciser les notions susceptibles de constituer des préalables essentiels. L’analyse doit donc être logique, avant tout au regard du sujet. L’extension et la précision associées à l’objet d’études doivent être en effet tributaires de l’état de développement de l’apprenant : ex. : on ne peut exiger le même approfondissement de notions scientifiques d’un écolier que d’un étudiant au baccalauréat.

B. Analyse épistémologique. La dissection de contenu concerne également l’analyse épistémologique d’un objet d’études, car il s’agit de connaître les conditions d’accès du sujet à l’objet d’études ainsi que de l’organisation de ce dernier chez le sujet. L’analyse épistémologique est surtout importante lorsqu’il s’agit de planifier le cheminement particulier d’un sujet au sein d’un objet d’études.

C. Réseau notionnel.



DISSÉMINATION DU CURRICULUM

Cur. Processus d’introduction progressive d’un prototype curriculaire dans un milieu scolaire restreint ou dans des buts de formation des utilisateurs éventuels, d’appropriation graduelle d’adhésion et de rétroaction de leur part lors de la mise à l’essai et de la préexpérimentation. EA diffusion du curriculum. RN cycle (général) du curriculum, A.

A. Nature. La dissémination du curriculum est le processus par lequel les nouvelles idées, relatives à un changement de curriculum, sont effectivement adoptées par les intervenants du réseau scolaire. (...) Processus qui publicise les innovations en donnant les informations et les outils nécessaires à sa réalisation __ DURAND, M.-J. (1996).

B. Dissémination/diffusion du curriculum. La diffusion a pour but d’informer un vaste public cible en vue de l’implantation du curriculum à une plus grande échelle suite à une dissémination dont le but était de mettre à l’essai, de préexpérimenter et de peaufiner un prototype issu du développement curriculaire.

C. Étapes : 1. sensibilisation des personnes concernées à la nécessité d’un changement curriculaire; 2. consultation auprès des personnes concernées dans le but de recueillir les commentaires et de susciter la participation du plus grand nombre en vue d’améliorer le prototype curriculaire proposé; 3. formation du personnel pédagogique en prévision d’une éventuelle mise à l’essai du prototype curriculaire.

D. Évaluation/dissémination du curriculum. Suite à une éventuelle évaluation du curriculum, il se peut que l’on juge opportun d’y apporter des changements (V cycle du curriculum). Dans ce cas, il est possible que l’on revienne à l’opération dissémination du curriculum et que l’on trouve alors souhaitable d’apporter au prototype des modifications ou des enrichissements à l’une ou l’autre de ses étapes.


DISTANCE

Psych. VA compétence culturelle, B.

CN : enseignement à *; formation à *; traitement par lots à *; université d’enseignement à *.


DISTINCTION

Ens. sup. V mention avec (très) (grande) distinction.

A. CN : mention avec */avec grande */avec très grande *.

B. CN __ distinctif : trait *.


DISTRACTEUR

Doc. F.f. De l’anglais distractor; dire plutôt leurre dans le sens d’une réponse erronée au nombre des réponses suggérées dans un item.


DISTRICT D'ÉCOLES SECONDAIRES

Adm. scol./Lég. scol. (Ont.). Secteur où un conseil d’écoles secondaires ou un conseil de l’éducation exerce sa compétence aux fins des écoles secondaires __ MEO (1980).


DIVERGENCE

Créat./Log./Psych. V pensée divergente.

CN __ divergente : pensée *; production *.


DIVERSITÉ

1. Gén. VA culture, M; éducation globale, B; situation pédagogique, B.

2. Écol. Expression de la variété des organismes vivants d’un écosystème particulier. VA écotone, B.

3. Fond. éduc./Gest. (...) notions de différence, d’hétérogénéité, de complexité, de conflit et, finalement, de pouvoir, comme autant de facteurs qui influent sur l’organisation, qu’elle soit scolaire ou autre __ TOUSSAINT, P. et FORTIN, R. (1997).

A. Nature et qualité. La diversité d’un écosystème peut illustrer les différences quant à la nature des organismes vivants ou quant à leurs qualités respectives. « La diversité d’un milieu reflète la complexité des ressources et la compatibilité des agents participants; elle résulte non seulement du nombre des agents, mais de la variété de leurs aptitudes et des niches disponibles » __ DANSEREAU, P. (1987).

B. Diversité/écosystème. La diversité est le caractère d’un écosystème qui représente les différentes solutions prises par une catégorie de composants, pour occuper cet écosystème. Elle peut aussi représenter les différentes conditions mésologiques, auxquelles l’écosystème est soumis __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979).

C. Valeur. La diversité peut s’exprimer en nombre ou encore en valeur nominale.

D. Problèmes. Une très grande confusion existe actuellement dans la signification et dans la mesure de la diversité, et cette confusion est due à l’extension du concept à tous les composants du système et à son utilisation comme mesure de complexité du réseau trophique. (...) Une autre difficulté pour la détermination de la diversité est de connaître les limites de la biocénose concernée, à la fois dans l’espace et dans le temps. Il ne faut pas non plus oublier qu’une biocénose occupe un biotope qui est lui-même siège d’une diversité qui peut, et doit souvent, pouvoir être mesurée __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979).

E.Étude de la diversité. Il a été proposé par Evelyn C. PIELOU (1975) que l’objet de l’étude de la diversité soit au niveau d’une unité taxinomique déterminée, de rang supraspécifique __ id.

F. Sens écologique. La diversité a un sens écologique quand elle mesure les différentes solutions prises par différents types d’organismes pour occuper l’écosystème __ id.

G. Diversité/biotope. La diversité peut parfois illustrer la variété des facteurs d’un biotope.

H. Diversité/échelles de perception. Il est souvent difficile de cerner la biocénose qui sera l’objet d’étude de la diversité et différentes échelles de perception donneront généralement des résultats très différents. La définition de l’échelle de perception doit ainsi accompagner toujours ces études non seulement parce que la diversité biologique peut accompagner une diversité biotopique, mais aussi parce que la diversité de certains composants de la biocénose (...) peut avoir des effets importants sur d’autres composants dont la taille et la mobilité conditionnent la façon dont elle est perçue. De même, l’intervalle de temps qui correspondra à la mesure doit être en relation avec la durée des générations des organismes impliqués __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979).

I. Indices. De nombreux indices de diversité ont été proposés (PIELOU, E. C., 1975), mais l’utilité de beaucoup ne semble pas évidente. Deux types plus importants doivent être retenus : le premier mesure l’organisation de la biocénose, considérée comme code, le deuxième représente la variance de cette biocénose __ id.


DIVISION

1. Gén.Syn. partage. Division des jouets entre les enfants.Syn. répartition. Division des tâches.

2. Gén. (Péj.). Désaccord; discorde; dissension; opposition; scission. Division au sein d’une équipe.

3. Adm. scol. Unité administrative relativement autonome et desservant un secteur déterminé __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). Groupement de plusieurs services dans une administration __ id.

4. Cur./Gest. ens./Org. scol. (Fr.). Dans un établissement d’enseignement secondaire, unité fonctionnelle de gestion regroupant un certain nombre d’élèves appartenant à une même classe __ CMTE (Fr.) (1992). (QC). Chacun des groupes d’élèves issus d’une classe trop nombreuse pour être confiée à un seul enseignant __ OLF (1998). Syn. classe.

5. Math. Opération arithmétique de base qui consiste à partager un nombre en prenant un autre nombre comme unité.

A. Exemple : Une école compte cent élèves de troisième secondaire répartis en quatre divisions. Chacune de ces divisions est en soi une classe. C’est le degré de précision exigé par le contexte qui déterminera le choix de l’un ou l’autre terme (classe ou division) __ CTEQ : rec. (08.83).

B. Dédoubler une classe signifie en faire deux divisions __ id.

C. Division/classe. Il convient de distinguer division et classe. Dans un collège, par exemple, une classe de 6e peut ainsi comporter une ou plusieurs divisions __ CMTE (Fr.) (1992).

D. CN : classe à *; classe à * multiples; conseil de * scolaire.


DOCIMOLOGIE

n.f.

Éduc. Science de la mesure et de l’évaluation en éducation qui a comme objets d’études l’élaboration d’instruments de mesure, l’interprétation des informations obtenues par la mesure, le comportement des examinés, de même que l’élaboration et la réalisation de plans d’évaluation __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). RN éducation-discipline, B.

A. Étym. Du grec dokime, épreuve et logos, science. Mot proposé par Henri PIÉRON en 1922 pour désigner l’étude systématique des examens.

B. Nature. La docimologie est une discipline éducationnelle qui porte sur l’étude systématique des instruments et des méthodes de mesure et d’évaluation en éducation, ainsi que du comportement des évaluateurs et des évalués, en vue d’améliorer la validité et l’objectivité des pratiques évaluatives.

C. Procédures docimologiques : conversion, modération, normalisation, standardisation.

D. CN __ docimologique : instrumentation *.

E. Nomenclature.

aberrance

accomplissement

acquis

activité

agent de développement de l’éducation

a. de d. pédagogique

alpha

alternative

analyse

a. d’items

anonymat des épreuves

appariement

appréciation

approche (par) résultats

autoévaluation

autoexamen

autoquestionnement

autorégulation

autotest

bachoter

banque d’items

barème de correction

b. descriptif

b. graphique

b. numérique

batterie de tests

b. générale de tests d’aptitudes

besoin

bilan fonctionnel

brevet

bulletin cumulatif uniforme

b. d’établissement

b. scolaire

cacique

cadre d’évaluation

catégories de BALES

c. de DE LANDSHEERE

c. de FLANDERS

centilage

centile

certificat

check-list

classement

c. croisé

classification croisée

c. Q

clé de correction

coefficient alpha de CRONBACH

c. d’équivalence

c. de consistance interne

c. de fidélité

c. de f. alpha de CRONBACH

c. de f. de KUDER-RICHARDSON

c. de stabilité

c. de validité

coévaluation

cohérence interne

commission d’homologation des diplômes et certificats de l’enseignement secondaire

comportement observable

composition

compréhension du texte

concours

c. d’admission

c. d’excellence

c. général

condition d’acceptation de la performance

congruence

conservation

consignation

consistance interne

constance

construit

contreréaction

contrôle

c. continu des connaissances

conversion

copie anonyme

correction

cote

courbe caractéristique d’un item

critère

c. d’évaluation

c. de performance

c. de réussite

c. de validité

critique professionnelle

cycle de gestion

c. (général) d’évolution

décision

degré d’ajustement

d. de réussite/de succès

démarche évaluative

déterminant

devis d’équivalence

difficulté

d. grave d’apprentissage

discrimination

d. négative

d. positive

distracteur

domaine

d. d’études

donnée

d. qualitative

d. quantitative

dossier d’écriture

échec scolaire

échelle

é. à intervalles

é. à i. apparemment égaux

é. à i. égaux

é. continue

é. d’appréciation

é. d’attitude(s)

é. d’évaluation

é. d’intervalle

é. de comportement(s)

é. de LIKERT

é. de mesure

é. de notation

é. de pourcentages

é. de proportions

é. de quotients intellectuels

é. de rapport

é. de stanines

é. des scores C/H/T/Z

é. descriptive

é. dichotomique

é. discrète

é. en catégories

é. en écarts réduits

é. nominale

é. ordinale

é. ordonnée

é. proportionnelle

é. qualitative

é. quantitative

é. unidimensionnelle

é. verbale

échelon

échelonnage

effet de halo

e. ROSENTHAL

efficacité

e. externe

e. interne

efficience

élève ayant des difficultés graves d’apprentissage

enseignement

enseignement collégial

entretien

entrevue

énumération

épreuve

é. à caractère sommatif

é. d’appoint

é. d’établissement

é. de fin de cycle

é. de responsabilité locale

é. écrite à correction objective

é. é. à développement

é. locale

é. objective

é. orale

é. pour évaluer les facteurs de la valeur physique

é. traditionnelle

é. uniforme

é. unique

erreur absolue

e. aléatoire

e. constante

e. d’observation

e. de mesure

e. probable/standard/type

e. relative

e. systématique

e. type de mesure

essai

estimation

étape

étendue (totale)

évaluateur externe

e. interne

évaluation

é.-bilan

é. collective

é. continue

é. créative

é. critériée

é. critérielle

e. cyclique

é. d’adaptation

é. d’un programme (d’études)- d’un programme (éducatif)- des programmes d’études

é. de classement

é. de contexte

é. de l’efficacité de la formation

é. de l’enseignement

é. de la formation

é. de la performance

é. de placement

é. de programme

é. des acquis

é. des apprentissages

é. des besoins

é. des enseignants

é. des intrants

é. développementale

é.-diagnostic

é. diagnostique

é. du cours

é. du niveau de formation atteint

é. du rendement

é. formative

é. f. des apprentissages

é. formatrice

é. formelle

é. globale

é. informelle

é. normative

é. par les pairs

é. pédagogique

é. ponctuelle

é. professionnelle

é. sanctionnelle

é. secondaire

é. sommative

é. spécifique

é. systématique

évaluer

exactitude

examen

e. à correction objective

e. à développement

e. blanc

e. d’admission

e. d’entrée

e. de fin d’études

e. de reprise

e. de synthèse

e. du ministère

e. final

e. objectif

e. officiel

e. oral

e. traditionnel

examens collégiaux

examinateur

exercice d’identification

exigences d’admission

faillir un examen

feedback

f. correctif

fiabilité

fiche d’appréciation

fidélité

f. par méthode de bissection

f. par m. de la bipartition

f. par m. des deux moitiés

f. par m. des formes équivalentes

f. par m. des f. parallèles

f. par m. test-retest

flop

formule de KUDER-RICHARDSON

f. de SPEARMAN-BROWN

graduation

grille d’observation

g. de BALES

g. de DE LANDSHEERE

g. de FLANDERS

groupe inférieur

g. supérieur

guide d’interprétation

heure-personne

homogénéité

impact

indicateur

i. d’impact

i. d’opération

i. de l’objet

i. de résultats

i. de réussite

indice de difficulté

i. de discrimination

i. de facilité

i. de fidélité

i. de sensibilité à l’apprentissage

i. de validité (d’un item)

inférence statistique

instrument d’évaluation

i. d’observation

i. de mesure

i. standardisé

instrumentation docimologique

interprétation critériée

i. critérielle

i. des données

i. normative

interview

inventaire d’intérêts

item

i. à réponse choisie

i. à r. construite

jugement

j. affectif

j. appréciatif

j. de valeur

j. évaluatif

justice

leurre

mesure

m. à interprétation normative

m. continue

m. critériée

m. directe

m. globale

m. indirecte

m. normative

m. ponctuelle

m. qualitative

m. quantitative

m. spécifique

mesurer

métaévaluation

méthode de bissection

m. de KUDER-RICHARDSON

m. de la bipartition

m. de SPEARMAN-BROWN

m. des deux moitiés

m. des formes équivalentes

m. du test-retest

méthodes d’évaluation

modalités d’é.

modération

moyenne (pondérée) cumulative

normalisation

norme

normes locales

n. nationales

notation

note

n. de passage

n. pondérée

n. transformée

objectif

o. d’évaluation

objectivité

observation

opération d’équilibre

o. de mesure

option

orientation continue

passer un examen

performance

p. scolaire

pertinence

planification

plausibilité

point

pondération

portfolio

postcure

post-test

pouvoir de discrimination

p. discriminatif

pratique évaluative

précision

prémisse

prétest

priorité

prise de décision

proaction

programme

proportion de réussite

qualité de l’ajustement

q. de l’enseignement

question à choix multiple

q. à correction objective

q. à c. subjective

q. à deux choix

q. à réponse courte

q. à r. élaborée

q. à r. limitée

q. de niveau cognitif inférieur/supérieur

q. de type réarrangement

q. fermée

q. objective

q. ouverte

q. subjective

questionnaire

quiz

quotient de développement intellectuel

rang-centile

réalisation

recherche méthodologique

référentiel de diplôme

régulation

r. proactive

r. rétroactive

rendement

r. scolaire

résolution de problèmes

ressources

résultat

r. scolaire

retard scolaire important

rétroaction

réussite d’apprentissage

réussite scolaire

robustesse

score

s. C/H/T/Z

s. critérié

s. de césure

s. transformé

service

session d’examen

seuil de performance

s. de réussite

situation-problème

spécification

spécificité

stabilité

standard de performance

standardisation

subir les épreuves d’un examen

système d’évaluation

s. de catégories

s. de c. de BALES

s. de c. de DE LANDSHEERE

s. de c. de FLANDERS

s. de notation

s. de n. alphabétique

s. de n. décimale

s. de n. double

s. de n. formative

s. de n. formelle

s. de n. informelle

s. de n. numérique

s. de n. quadrifide

s. de n. sommative

s. de n. succès-échec

s. de signes

tableau de spécification

t. de s. pondéré

tâche

t. développementale

t. évaluative

taxonomie

technique d’observation

test

t. adaptatif

t. centré sur les objectifs

t. critérié

t. critériel

t. d’aptitudes

t. d’a. spécifiques

t. d’attitudes

t. d’entrée

t. d’instruction

t. d’intelligence

t. d’opinions

t. de capacité

t. de classement

t. de closure

t. de compétence

t. de connaissance(s)

t. de créativité

t. de fonctionnement intellectuel

t. de f. social

t. de maîtrise

t. de performance

t. de personnalité

t. de préalables

t. de rendement

t. de r. normalisé

t. de réussite

t. de sortie

t. diagnostique

t. maison

t. normatif

t. pédagogique

t. standardisé

testage

testing

t. adaptatif

t. a. de maîtrise

t. conventionnel

théorie classique des scores

t. des réponses aux items

t. du trait latent

transmission

utilité

valeur

v. absolue

v. apparente

v. de différenciation

v. diagnostique

v. pronostique

v. relative

v. vraie

validation

validité

v. a priori

v. -accord

v. apparente

v. concomitante

v. concourante

v. congruente

v. corrélationnelle

v. critérielle

v. curriculaire

v. de concomitance

v. de construct

v. de construction

v. de construit

v. de contenu

v. de c. formel

v. de convergence

v. de différenciation

v. de prédiction

v. de statut

v. de structure

v. définitoire

v. discriminante

v. empirique

v. externe

v. hypothético-déductive

v. immédiate

v. interne

v. liée à un critère

v. logique

v. nominale

v. prédictive

v. psychopédagogique

v. rationnelle

v. structurelle

VAP

variable continue/

dichotomique/discrète/

en catégories

x

zéro absolu

z. arbitraire


DOCTEUR,E

n.

Ens. sup. Qui détient un doctorat après avoir réussi des études universitaires de troisième cycle.

Abrév. : Dr ou Dre (sans mettre de points à la fin de l’abréviation).


DOCTORANT,E

Ens. sup. Qui est inscrit à des études universitaires de troisième cycle en vue de l’obtention d’un doctorat.


DOCTORAT

Ens. sup./Gest. app./Rech. Grade le plus haut obtenu par une personne qui a complété avec succès des études de troisième cycle, la rédaction et la soutenance d’une thèse faisant état d’une recherche personnelle et innovatrice s’étendant généralement sur plusieurs années. V grade universitaire. VA cycle, D; encadrement des élèves, C à H.

A. Types. On distingue actuellement le doctorat avec thèse, faisant état d’une recherche personnelle et innovatrice, et le doctorat professionnel où la scolarité tend à prendre plus d’importance ou remplace, tout simplement, la recherche.

B.Étym. Le mot « docteur » est utilisé dans la Bible (les docteurs de la loi) et dans la tradition chrétienne (les docteurs de l’Église : ceux qui enseignent la doctrine). Du latin médiéval, doctoratus. Le grade de docteur (doctor) a été créé au XIIe siècle. Au moment de la création de la fédération (universitas) des corporations du studium generale, on a régularisé l’usage du mot doctor pour désigner ceux que la fédération reconnaissait comme capable de docere, corrélatif de discere, c’est-à-dire d’aider à apprendre à ceux qui apprennent; celui qui sait, qui enseigne ou qui, après examen, est apte à enseigner. Docteur était donc un grade universitaire qui remplaçait maître (magister) devenu trop commun (Thomas d’AQUIN, De Veritate, q. 11, art. 1 c. dans MARIETTI, Rome, 1949). Le terme docteur « est devenu particulièrement usuel au XIXe siècle au sens de médecin (mais déjà signalé au XVIIe siècle) parce que les médecins, pourvus du titre de docteur, mettaient leur titre en valeur, quand le grade d’officier de santé existait encore ». La corporation des médecins, à l’encontre des corporations d’artisans, a choisi de former ses membres dans le studium generale et seuls les médecins ayant atteint les capacités reconnues par la « fédération » (l’université), pouvaient exercer la médecine. Cette corporation a survécu à la tourmente anticorporatiste de 1789 __ BLOCH (1975). La corporation s’est divisée à l’époque contemporaine en chirurgie dentaire, optométrie, médecine vétérinaire, etc. prolongeant à l’occasion la tradition des grades et titres moyenâgeux.

C. F.f. La formation en art dentaire ou en médecine nécessite généralement des études du premier cycle (baccalauréat ou licence). À ce titre, il serait plus juste et plus exact de parler de dentiste, de médecin, de vétérinaire ou d’optométriste que de docteur; seuls ceux et celles qui ont complété des études du troisième cycle, que ce soit en médecine ou dans d’autres domaines, ont effectivement atteint le rang de docteur. Au cours de la réforme des titres et grades universitaires fait par le Conseil des universités et le MEQ à la fin des années 1960, les programmes, conduisant à une pratique professionnelle, ont tous été ramenés à un premier cycle, y compris les programmes de médecine, de chirurgie dentaire, de médecine vétérinaire. Mais le poids du conservatisme de ces corporations a été inébranlable; aussi voit-on dans la liste officielle des grades et diplômes du premier cycle des universités, à côté des baccalauréats usuels, les medicinae doctor datant du Moyen Âge, les doctorats en médecine vétérinaire, etc. L’attention que chacun porte à sa propre santé (voir PLATON, PROTAGORAS) facilite pour les médecins l’utilisation abusive, dans le contexte actuel, du titre de docteur, linguistiquement réservé pour désigner les personnes doctes, savantes et/ou qui ont réussi des études du troisième cycle universitaire.

D. CN : post*; pré*.

E. CN __ doctoral,es : post*; études pré*.


DOCTORAT HONORIFIQUE

Gest. app./Rech. Ultime témoignage public d’appréciation et d’estime de la part d’une université à des personnes d’un mérite exceptionnel ainsi qu’à celles qui lui ont rendu des services d’une grande valeur; grade supérieur accordé par une université à des individus qui se sont signalés par la haute distinction de leur carrière ou de leur œuvre, plus spécifiquement, de leur carrière universitaire, professionnelle ou scientifique dans quelque domaine que ce soit, ou de leur œuvre sociale, culturelle, artistique, philanthropique ou humanitaire.

A. Latin : doctorat honoris causa.

B. Titre posthume. Dans certains cas, il est aussi possible de décerner ce grade à titre posthume, afin d’honorer la mémoire d’une personne dont la carrière a été particulièrement féconde.


DOCTRINE

Gén. Ensemble plus ou moins organisé de dogmes que l’on adopte dans un domaine de croyances, d’études ou d’activités. VA théorie, C. TA fondement,s; opinion.

Dogme/axiome/postulat. Tous les trois sont des vérités perçues comme fondamentales. À la différence de l’axiome et du postulat qui sont relatifs et qui peuvent être remis en cause, le dogme revêt un caractère catégorique, doctrinaire et impératif. Une croyance dogmatique exclut l’analyse critique; elle se veut absolue et incontestable.


DOCUMENT

Biblio. Toute entité physique qui contient des éléments d’information. Disque compact; film; lettre; monographie; partition musicale; périodique; etc. __ ROUSSEAU, D. (03,04.91).

Extension. Document est un terme très général englobant tous les supports d’information, qu’ils soient imprimés, électroniques ou autres __ id.


DOCUMENT AUTHENTIQUE

Ens. lang. Matériel pédagogique constitué de documents tirés de situations naturelles de communication : entrevue radiophonique, article de journal, de magazine, conversations enregistrées, etc. Qsyn. matériel authentique. V authentique.

Authentique/fabriqué. L’authentique, selon Hans Heinrich STERN (1982), est un concept à sens multiples. Il se présente principalement sous deux aspects, celui du contenu et celui de l’apprentissage. En ce qui concerne le contenu, un document authentique désigne tout document (écrit ou oral) qui n’est pas fabriqué spécifiquement pour la salle de classe, « qui n’a pas été préparé à des fins d’enseignement » __ COSTE, D. (1970). Monique DUPLANTIE (1982) distingue l’authentique intégral (qui s’inscrit dans la réalité et présente la langue telle qu’elle se parle) de l’authentique modifié (pris sur le vif, réaménagé, retouché par l’enseignant) et de l’authentique simulé (quand le professeur donne un scénario aux gens, qu’ils improvisent, mais sans autres contraintes d’ordre linguistique ou pédagogique). Selon DUPLANTIE, tout document non authentique ou fabriqué est, par opposition, le fruit de l’imagination d’un auteur et sert à présenter des structures ou systèmes de la langue. Au plan de l’apprentissage, l’authenticité, selon STERN, nécessite l’engagement personnel de l’élève, « avec la volonté de la part de l’élève de prendre contact avec la communauté linguistique de la langue cible » et l’authenticité de l’expérience individuelle qui se manifeste dans la salle de classe par le biais des relations entre l’enseignant et l’élève. La notion d’authentique est actuellement très contestée. Pour Henry WIDDOWSON (1991), tout document ou toute situation abordés en classe ne sont plus authentiques puisque privés de son locuteur et de son auditeur originels, c’est-à-dire retirés de son contexte communicatif réel.


DOCUMENT DE COURS

Did./Péd. Document de travail utilisé et distribué lors de sessions de formation et qui peut comprendre, par exemple, des études de cas, des exercices ou des formulaires d’évaluation, des documents de référence, des listes de contrôle, des diagrammes, etc. __ BIT (1987). EA matériel didactique.


DOCUMENT DE FORMATION

Did./Édum./Péd. Ensemble cohérent d’éléments écrits, visuels ou sonores dont le contenu et la forme ont été conçus en fonction de besoins spécifiques des personnes « apprenantes » et en fonction d’une manipulation active par celles-ci __ MICHAUD, B. et MICHAUD, D. (1986).


DOCUMENTATION

Biblio./Rech. Ensemble de supports d’information dans un domaine ou sur un objet d’études. Gestion de documents (acquisition, identification, conservation, traitement, tri, diffusion, etc.). Ensemble de documents concernant un thème précis.

A. F.f. Il est préférable d’utiliser le terme documentation plutôt que celui de littérature.

B. CN : centre de * et d’information; revue de la *.

C. CN __ documentaire : formation *; gestionnaire *; recherche *.


DOCUMENTS OFFICIELS/PUBLICS

Biblio. Syn. publications gouvernementales et internationales.


DOGMATISME

1. Gén. (Péj.). Attitude intellectuelle qui consiste à affirmer de manière sentencieuse et péremptoire des idées sans même les appuyer de preuves et sans accepter de les soumettre à la critique, à la discussion, ne les justifiant qu’en recourant au principe d’autorité. Syn. autoritarisme; intolérance; intransigeance. VA approche, H.1 et 2.

2. Épist. Fait d’exposer une doctrine, une connaissance, un savoir sans se soucier de ses fondements ou de la méthode avec laquelle il a été acquis. VA socioconstructivisme, F.

3. Méd. Système ancien de médecine et qui tentait, à l’opposé de l’empirisme, de connaître les causes profondes des maladies par le raisonnement et la connaissance des textes.

4. Phi. Doctrine métaphysique qui admet la possibilité pour l’être humain d’arriver à une connaissance absolue et certaine des vérités du monde. Ant. scepticisme systématique. VA besoin, A et E; pensée scientifique, D. TA scepticisme.

5. Phi. D’après Emmanuel KANT (1724-1804), doctrine qui établit des principes et des connaissances métaphysiques sans s’interroger au préalable sur des éléments critiques tels le droit à l’affirmation, les conditions de possibilité, la valeur de la raison, etc. Ant.criticisme. VAD.

6. Pol. Mode d’exercice du pouvoir politique par un individu (le despote) dont la puissance se justifie en elle-même, n’est contrôlée par aucune charte, n’admet aucun partage ni aucune contestation, est absolue et ne peut être renversée que par une force supérieure.

7. Pol. Fait d’imposer une idéologie politique non pertinente dans un contexte particulier puisque souvent développée dans l’abstrait au mépris patent de ce qui règle le social et la pensée du social, sans tenir compte des contraintes du réel, de l’état des besoins, ou des rapports de force au sein d’une société.

8. Rel. Disposition à croire les vérités religieuses (dogmes) en s’appuyant sur une objectivité sui generis provenant elle-même d’une autorité transcendante.

A. Étym. Du grec dogma, opinion arrêtée, croyance, doctrine.

B. Éduc. Dans l’expression « enseignement dogmatique », le mot est pris au sens 1 pour stigmatiser tout enseignement où l’élève, passif, reçoit des connaissances considérées et présentées comme définitives et achevées par un maître autoritaire. On dira alors qu’un enseignement de ce type, proche de l’endoctrinement, promeut une vision fragmentaire du savoir et freine le développement de la curiosité et l’exercice de la raison dans l’appropriation des connaissances. Mais toute philosophie de l’éducation doit aussi se poser la question du dogmatisme aux sens 4 et 5 et, partant, faire sa place au savoir à transmettre dans l’enseignement. Le philosophe Auguste COMTE (1798-1857) croyait que la méthode dogmatique est pertinente dans le cadre de l’enseignement d’une science dite mature. De plus, il appert que tout enseignement, par essence, implique un dogmatisme, qu’il soit partiel ou total. En éducation, il semble que ce ne soit pas tant la tendance à affirmer qui soit à rejeter, mais plutôt celle à refuser tout examen et à prôner l’absence d’esprit critique.

C. Écoles philosophiques. En philosophie, le premier sens du mot « dogmatisme » renvoie aux philosophes « dogmatiques » de la Grèce antique. Ceux-ci croyaient en la possibilité d’aboutir à des certitudes cognitives concernant le monde. Cette école de pensée s’opposait radicalement à Pyrrhon d’ÉLÉE (» 365 - » 275) et aux sceptiques pour qui l’être humain doit suspendre son jugement, car il ne peut atteindre les vérités générales de l’univers. Le second sens philosophique du mot est apparu avec KANT au XVIIIe siècle. Ce philosophe s’intéressa aux fondements et à la validité critique de la connaissance. Par sa philosophie appelée « criticisme », il comptait remplacer le « sommeil dogmatique » qu’il observait dans les sciences de son époque par une sorte de réveil critique.

D. Théologie. Les dogmes sont d’abord, en théologie, des points de doctrine considérés comme s’imposant à la foi des croyants.

E. Dogmatisme/criticisme. (...) la critique (...) est opposée au dogmatisme, c’est-à-dire à la prétention d’aller de l’avant avec une connaissance pure (...) tirée de concepts, d’après des principes tels que ceux dont la raison fait usage depuis longtemps, sans se demander comment ni de quel droit elle y est arrivée. Le dogmatisme est donc la marche dogmatique que suit la raison pure sans avoir fait une critique préalable de son pouvoir propre __ KANT, E. (1781).

F. Dogmatisme/société moderne.À la fin du XXe siècle, les sociétés occidentales semblent de plus en plus portées vers l’ouverture idéologique aux réalités qui leur sont, par tradition, étrangères. Il semble qu’on livre dans ces sociétés une lutte ouverte au dogmatisme sous toutes ses formes. Cependant, certains perçoivent dans ce cadre la possibilité d’émergence de nouveaux dogmatismes. Ces dogmatismes se cristalliseraient dans l’accomplissement d’un projet de société dite technocratique. Se fondant sur une idée de maîtrise globale de la société par les instruments de l’État, de la science et de la technologie, ce dogmatisme moderne affiche en contrepartie, une image de science « neutre », purgée de toute idéologie. Le philosophe Jürgen HABERMAS (1929-) souligne ce paradoxe, alors qu’il affirme que la Science et la technologie aussi sont susceptibles de fonctionner sur le modèle de l’idéologie. Ajoutons qu’une idéologie devient un dogmatisme souvent lorsqu’elle commence à se persuader qu’elle n’a rien d’idéologique.

G. CN __ dogmatique : enseignement *.


DOLORISME

Phi. Doctrine qui accorde pertinence, utilité et valeur à la douleur, à la souffrance. Qsyn. masochisme; pessimisme. Ant. épicurisme; eudémonisme;hédonisme; optimisme.VA ascétisme.


DOMAINE

1. Gén. Sphère où s’exercent les activités d’une personne. Être dans le domaine des arts, des sciences, de l’éducation. TA spécialité.

2. Doc. Univers d’éléments auquel un programme, un objectif, une épreuve ou un item fait référence __ MEQ, DGDP : DEP (03.84).

3. Épist. Ensemble de champs occupant un espace commun dans la représentation topologique du savoir. > champ.

4. Rech./Sc. Ensemble de disciplines qui présentent des similitudes. Ex. : physique : mécanique, optique, électricité, etc.; sciences humaines : éducation, psychologie, sociologie, etc.

A. Champ notionnel. VA domaine d’études, E.

B. CN : taxonomie du * affectif/cognitif/conceptuel/culturel/expérientiel/moral/perceptuel/psychomoteur/psychosocial/scientifique/social.


DOMAINE AFFECTIF

Éduc. Sous-ensemble des objectifs d’habileté qui englobe le développement des sentiments, des émotions, des intérêts, des attitudes, des valeurs, des appréciations, du jugement, de la sensibilité et de la capacité d’adaptation; les objectifs qui mettent en relief un sentiment, une émotion, ou une idée d’acceptation ou de refus. Les objectifs affectifs varient de la simple attention apportée à des phénomènes choisis, aux qualités complexes mais cohérentes du caractère et de la conscience __ KRATHWOHL, D. R. (1964). V objectif affectif;système de catégories de BALES. VAéducation physique, A; objectif opératoire, L; typologie des démarches socioaffectives, 1. RN taxonomie, G.

CN : taxonomie du *.


DOMAINE COGNITIF

1. Éduc. Sous-ensemble des objectifs d’habileté qui concerne le rappel des connaissances et le développement des capacités intellectuelles, c’est-à-dire l’acquisition et l’utilisation de savoirs. (...) les objectifs qui insistent sur la mémoire ou la reproduction de quelque chose préalablement appris, ainsi que les objectifs qui supposent la résolution d’une opération intellectuelle quelconque dans laquelle l’individu doit déterminer le problème essentiel puis faire appel à un matériau donné ou l’associer à des idées, des méthodes ou des marches à suivre antérieurement apprises. Les objectifs cognitifs varient du simple rappel d’un matériau appris, à la création hautement originale pour l’assemblage et la synthèse d’idées et de matériaux nouveaux __ KRATHWOHL, D. R. (1964). V objectif cognitif. VA objectif opératoire, K et N. RN taxonomie, G.

2. Éduc. Ensemble des conditions dans lesquelles se trouve le sujet pour effectuer des apprentissages de tous ordres. V taxonomie de GAGNÉ. VA éducation physique, A; taxonomie du domaine cognitif, F.

A. Objet-Agent. Deux définitions complémentaires du domaine cognitif sont présentées ci-dessus. La première se situe dans le cadre de l’Objet d’apprentissage; on lui associe généralement les travaux de B. S. BLOOM (1956) au regard des objectifs cognitifs. La deuxième définition concerne l’Agent, plus précisément les façons que l’on privilégie pour susciter l’apprentissage; cette optique, complémentaire à celle de BLOOM, est celle de Robert M. GAGNÉ (1965).

B. Processus développemental. Selon PIAGET, l’être humain, dans son développement individuel, ne procéderait pas seulement à des changements quantitatifs, mais aussi — et surtout —à des changements qualitatifs. La théorie piagétienne considère le domaine cognitif comme un processus développemental qui évolue de façon ordonnée, à travers une série de stades qualitativement différents, et reliés entre eux. Ce processus est alimenté par le dynamisme de l’interaction dialogique entre les forces externes et les forces internes de l’individu, ce dernier cherchant à rétablir un état d’équilibre interne face aux sollicitations conflictuelles de la réalité environnante. Chaque individu se développe ainsi selon un rythme propre, mais chacun passera par la même séquence de stades, allant d’un stade sensorimoteur vers le stade de l’opération abstraite __ SAMSON, J.-M. (1976).

C. CN : taxonomie du *.


DOMAINE CONCEPTUEL

Éduc. RN taxonomie, G.


DOMAINE D'ÉTUDES

Did./Doc. Univers d’habiletés et de contenus auquel un programme, un objectif, une épreuve ou un item fait référence. Ex. : arts, sciences, communications, mathématiques, littérature, etc. VA champ, B;programme d’études, I.

A. Taxonomies.

domaine affectif : modification de l’intérêt, des attitudes et des valeurs

domaine cognitif : savoir et utilisation du savoir

domaine conceptuel : abstraction, responsabilité et autonomie

domaine moral : justice, empathie, attitudes et valeurs éthiques

domaine perceptuel : coordination de l’environnement

domaine psychomoteur : coordination musculaire

domaine social : perception et interprétation d’autrui

B. Contenu-habileté(V cycle de la didactique).

C. Utilité. Le domaine délimite ce sur quoi doit porter l’examen utilisé pour appuyer son jugement; il permet d’établir ou de vérifier le lien entre le programme ou l’objectif et l’examen en question; finalement, il sert de base à l’interprétation des résultats. De plus, un domaine bien défini identifie tous les paramètres à considérer et contient toutes les informations indispensables pour déterminer les critères et les conditions d’attribution des crédits ou des reconnaissances d’études, lorsqu’il s’agit de sanction d’études (...). La définition du domaine sert de base à la validation de contenu de l’instrument de mesure... (Elle) sert à communiquer aux utilisateurs de l’instrument (enseignant et enseignante, élève, administrateur scolaire, etc.) les différentes tâches ou comportements retenus pour juger de la maîtrise du programme ou de l’objectif. Elle rend opérationnel et plus spécifique le concept de compétence face à un programme ou à un objectif donné __ MEQ, DGDP : DEP (03.84).

D. Démarche. Le but et l’objet de la mesure étant connus, la définition du domaine passe par cinq étapes successives, chacune reprenant à son compte le résultat de la précédente, à savoir : 1) préciser les principes à respecter dans l’évaluation (découlant) des orientations ou des priorités du programme; 2) identifier et décrire les éléments sur lesquels on compte juger de la compétence des élèves; 3) regrouper les éléments essentiels retenus; 4) expliquer les dimensions retenues; et 5) délimiter les interprétations possibles des résultats __ id.

E. Réseau notionnel.

univers  ≥                                                                      sphère              ≥  domaine               ≥              branche                   ≥  champ

                                                                                                              ͟~  discipline                             ͟~  secteur

                                                                                                                                                             ͟~  section

                                                                                                                                                             ͟~  spécialité

                                                                                                                                                             ͟~  partie


DOMAINE D'EXPÉRIENCE

Ens. lang. Syn. domaine social.


DOMAINE DE RECHERCHE

1. Did./Péd. Domaine de savoirs où se situe le problème à résoudre ou la question à étudier dans le cadre d’une intégration des matières. EA domaine instrumental.

2. Rech. Sphère où s’exercent des activités d’investigation; ensemble des interrogations, des problématiques, des axes de développement et des tendances lourdes dans un secteur de savoirs et d’activités.


DOMAINE EXPÉRIENTIEL

Éduc. RN taxonomie, G.


DOMAINE INSTRUMENTAL

Did./Péd. Domaine qui contribue à la résolution d’un problème ou à la poursuite d’une étude. EA domaine de recherche.


DOMAINE INTELLECTUEL

Éduc. Syn. domaine cognitif.


DOMAINE MORAL

Éduc. Ensemble des objectifs qui visent l’association de dimensions humaines à la connaissance, le développement d’un agir conforme à une pensée personnelle, intégrée et respectueuse des autres, la connaissance, la compréhension et l’appréciation critique des actions et de leurs conséquences pour l’entourage ainsi que la perception de règles et de principes fondamentaux à titre de ressources éducatives plutôt que de contraintes sociales. RN taxonomie, G.

CN : taxonomie du *.


DOMAINE MOTEUR

Éduc. phys. Syn.domaine physique/psychomoteur.

Moteur/psychomoteur. Certains auteurs préfèrent l’expression domaine moteurà celui de psychomoteur puisque la composante psychologique se retrouve tout aussi bien dans les domaines affectif, cognitif, moral, perceptuel et autres, sans que ces derniers n’aient à ajouter le préfixe psychoà leur dénomination.


DOMAINE PERCEPTUEL

Éduc. Sous-ensemble des objectifs d’habileté qui concerne le développement sensoriel en vue de prises de conscience affinées des stimuli et des objets de l’environnement ainsi que de leurs qualités et de leurs relations. RN taxonomie, G.

CN : taxonomie du *.


DOMAINE PHYSIQUE

Éduc. phys. Syn. domaine moteur/psychomoteur.


DOMAINE PSYCHOMOTEUR

Éduc. phys. Sous-ensemble des objectifs d’habileté qui met en relief les mouvements du corps, l’habileté musculaire ou motrice, la manipulation de matériel ou d’objets, ou quelque acte volontaire nécessitant une coordination neuromusculaire. V objectif psychomoteur. VA objectif opératoire, M. RN taxonomie, G.

A. Psychomoteur/sensorimoteur.Psychomoteur réfère aux fonctions motrices et psychiques; sensorimoteur, aux fonctions motrices et sensorielles.

B. CN : taxonomie du *.


DOMAINE SENSORIMOTEUR

Éduc. phys. V éducation par la motricité/physique/psychomotrice.


DOMAINE SOCIAL

1. Ens. lang. Sphère des expériences langagières qui marque la relation entre l’individu et la vie sociale. Syn. domaine d’expérience __ PAMBIANCHI, G. (2003).

2.Éduc. Sous-ensemble des objectifs d’habileté qui englobe le développement de la perception d’autrui, de l’interprétation de leurs intentions, de leurs sentiments, de leur rôle et de leur situation dans la société. V système de catégories de BALES. VAéducation physique, A; taxonomie de KOHLBERG, B; typologie des démarches socioaffectives, 1. RN taxonomie, G.

CN : taxonomie du *.


DOMAINE UNIVERSITAIRE

Adm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. Syn. cité universitaire. VA campus, E.


DOMAINE VITAL

Écol. Aire dans laquelle évolue un individu ou une population animale.


DOMINANCE GAUCHE-DROITE

Did. VA dyslexie, A; taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.113.


DOMINATION

1. Gén. Influence ascendante.

2. Gén. (Péj.). Autorité abusive, absolue, aliénante; exercice du pouvoir sur quelqu’un pour l’assujettir. État de sujétion. TA pouvoir; racisme; sexisme.

A. Domination/pouvoir. Le concept de pouvoir décrit les moyens d’agir, le contrôle que l’on peut avoir sur une personne ou une situation. La domination intervient quand le pouvoir est exercé à l’endroit de quelqu’un, pour l’influencer, l’écarter d’une situation, ou l’assujettir. Ainsi, l’argent qu’il gagne confère incontestablement du pouvoir au conjoint qui travaille. Il peut cependant ne pas utiliser ce pouvoir pour exercer une domination sur l’autre conjoint ou les enfants __ TÉLÉ-UNIVERSITÉ (1980).

B. CN __ dominante : alphabétisation dans la langue *; espèce *.


DON

Diagn./Did. Disposition naturelle particulièrement remarquable pour une chose bonne ou mauvaise. Avoir un don pour les maths, pour l’enseignement; un don de guérison, de clairvoyance; un don pour le vol, pour la supercherie, etc. VA égalité des chances, P; qualité, C. TA aptitude; capacité; disposition; faculté; habileté; potentialité; talent.

A. Don/aptitude. Forme particulière de l’aptitude qui permet, chez quelques individus, un rendement supérieur en quantité. Le don se laisse d’ailleurs décomposer en des aptitudes multiples __ BINOIS, R. (1968).

B. Doué. Le terme doué se réfère généralement à une personne qui possède des aptitudes intellectuelles à un degré exceptionnel. On peut également utiliser ce terme au regard des aptitudes affectives, morales, artistiques, physiques, spirituelles, etc.

C. Réseau notionnel. VA disposition, D.


DONNÉE

1. Doc./Stat.Élément d’information pouvant servir à décrire, par la simple observation ou à l’aide d’un instrument, une personne, un établissement, une chose ou un phénomène. La collecte des données. V échelle.

2. Édum./Inf. Représentation d’une information sous une forme conventionnelle destinée à faciliter son traitement __ CMTI (Fr.) (1989). Information introduite sous une forme conventionnelle dans un ordinateur pour y être traitée selon les instructions d’un programme (donnée d’entrée); information produite par un ordinateur suite à un traitement (donnée de sortie). Ex. : noms des élèves, adresses, âges, cheminements, etc. TA instruction.

3. Épist. Ensemble des présupposés, des concepts, des problèmes, des phénomènes, des faits particuliers, des connaissances, des habiletés, des théories et des orientations qui constitue le noyau reconnu des savoirs d’un domaine. Les données des disciplines éducationnelles.

4. Phi. Élément à la base d’un raisonnement.

5. Rech. Élément fondamental, idée, information, fait, observation à l’origine d’une recherche. Les données d’un problème. VA hypothèse, F; recherche, O; théorie, F et L. RN assises, B.

6. Sc. Élément d’information.

7. Stat. Ensemble des résultats d’expériences ou d’observations qui doit être soumis aux analyses et aux synthèses statistiques.

A. Sortes : données quantitatives et/ou qualitatives; données alphabétiques ou numériques, ou alphanumériques.

B. CN : acquisition de *; analyse des *; banque de *; base de *; collecte de *; complexe de * écologiques/éducologiques; connaissance des * particulières; connaissance des moyens permettant l’utilisation des * particulières; interprétation des *; traitement de(s) *.


DONNÉE EMPIRIQUE

Sc. Donnée d’expérience obtenue au moyen d’opérations appliquées à des faits qui se déroulent dans la réalité, telles que l’observation, l’expérimentation, la mesure.

A. Authenticité. Une donnée empirique authentique est (...) obtenue à l’aide d’opérations qui sont ouvertes à l’examen minutieux de quiconque. Ceci exclut la révélation, le pressentiment et l’autorité __ BUNGE, M. (1983) : trad.

B. Pertinence. Seule une donnée pertinente peut servir à établir une évidence. Une donnée empirique est dite pertinente à un élément épistémique ou d’évaluation si elle se rapporte à celui-ci. Si vous préférez, une donnée est pertinente à un énoncé si les deux partagent au moins un attribut __ id.

C. Données brutes. Une donnée brute n’est pas une évidence : elle devient une évidence lorsqu’elle est interprétée conformément à quelque connaissance antérieure. (...) En conclusion, les prétentions à la vérité ou d’efficacité doivent être validées par quelque évidence. L’évidence peut être conceptuelle ou empirique. Cependant, l’appui qu’une théorie factuelle prête à une proposition ou à un énoncé, peut être considéré comme une évidence empirique indirecte. Et une donnée empirique est une évidence pour ou contre une proposition ou un énoncé seulement parce que quelques théories semblent l’indiquer. L’évidence peut être positive, négative ou non concluante. Et en principe, ni l’évidence positive, ni la négative n’est définitive, ne serait-ce que parce qu’elle pourrait se révéler inadéquate suite à une recherche subséquente __ id.

D. Données brutes/évidence finale __ id. Le processus complet qui relie les données brutesà l’évidence finale, est l’enchaînement suivant :



DONNÉE QUALITATIVE

Doc./Inf./Stat. Donnée qui fournit des renseignements sur la manière d’être ou sur la nature d’un objet à décrire (ex. : aptitude, attitude, capacité, caractère, don, état, intérêt, mérite, propriété, valeur, vertu, etc.). EA donnée quantitative.

Données qualitatives/quantitatives. Pour en faciliter le traitement et afin d’en objectiver l’analyse, les données qualitatives sont souvent transformées en données quantitatives par l’utilisation d’échelles ou d’instruments appropriés. L’étude qualitative des phénomènes devant nécessairement précéder leur étude quantitative __ BERNARD, C.


DONNÉE QUANTITATIVE

Doc./Inf./Stat. Donnée qui fournit des renseignements sous la forme d’un nombre d’unités ou de la mesure d’un attribut appartenant à un objet à décrire. EA donnée qualitative.

Instruments. La collecte des données quantitatives s’effectue à l’aide d’instruments à échelles diverses : échelle ordinale/d’intervalle/de rapport.


DORSALE

n.f.

Téléinf. VA réseau, G.


DOSSIER

Inf. Élément d’un système de classement des données qui permet à l’utilisateur de ranger des fichiers, des documents, des logiciels d’application de façon cohérente __ OLF (2002).


DOSSIER ACADÉMIQUE

Adm. scol./Gest. app. F.f. Dire plutôt dossier scolaire.


DOSSIER CUMULATIF

Adm. scol./Gest. app.F.f. De l’expression anglaise cumulative record; dire plutôt dossier scolaire.


DOSSIER D'ÉCRITURE

Ens. lang./Doc./Gest. app. Syn.portfolio.


DOSSIER DE L'ÉLÈVE

Adm. scol./Gest. app. V dossier scolaire.


DOSSIER DE L'ÉTUDIANT

Adm. scol./Gest. app. VA dossier scolaire, C.


DOSSIER ÉTUDIANT

Adm. scol./Gest. app. F.f. Dire plutôt dossier scolaire.


DOSSIER SCOLAIRE

Adm. scol./Gest. app. Ensemble de documents relatifs à un élève __ OLF (1998); dossier qui regroupe diverses informations relatives au cheminement d’un élève (relevés des notes, appréciations des professeurs, relevés des absences, difficultés d’apprentissage, etc.) EA bulletin scolaire; relevé de notes.

A. Termes rejetés : dossier académique/cumulatif/étudiant/scolaire individuel cumulatif __ OLF (1998).

B. Primaire, secondaire ou collégial. Dossier scolaire est un générique. En contexte, on peut dire dossier de l’élève. Toutefois, « dossier scolaire de l’élève » serait pléonastique __ CTEQ : rec. (08.84).

C. Universitaire. Dans l’enseignement universitaire, le dossier scolaire est appelé dossier de l’étudiant, dossier de l’étudiante. Le dossier scolaire est, par définition, individuel et, par nature, une compilation de renseignements. Les expressions « dossier cumulatif » et « dossier scolaire cumulatif » sont donc pléonastiques __ id.

D. Contenu. Le dossier scolaire peut comprendre, selon l’établissement ou l’ordre d’enseignement, les notes d’un élève (aussi bien les notes de l’établissement que les notes officielles), des renseignements sur ses antécédents scolaires, sur sa famille, son état physiologique, son développement physique, son comportement scolaire, des renseignements d’ordre psychométrique, etc. __ OLF (1998).


DOSSIER SCOLAIRE INDIVIDUEL CUMULATIF

Adm. scol./Gest. app. F.f. Dire plutôt dossier scolaire.


DOUANCE

1. Diagn. Aptitudes supérieures à la moyenne dans un ou plusieurs domaines. V surdoué. VA don, B; enfance exceptionnelle, C; enfant exceptionnel, A. TA accélération; aptitude; capacité; habileté. EA adaptation scolaire.

2. Éduc. Domaine de connaissances et d’activités rattaché à l’éducation des personnes douées ou talentueuses et qui porte, entre autres, sur l’identification et les services offerts aux enfants doués.

A. Origine. Néologisme québécois créé lors du quatrième congrès mondial sur l’enfance douée, tenu à Montréal en 1981.

B. Nature. La douance n’est pas nécessairement une qualité ou une compétence englobant tous les domaines de la connaissance ou tous les champs d’activités. Elle ne se limite pas au seul domaine intellectuel (ex. : mathématique, lecture), mais tient compte des autres dimensions de la personne (ex. : intuition, créativité). Elle dépasse donc la conception traditionnelle selon laquelle les premiers de classe sont les seuls élèves doués ou talentueux __ GAGNÉ, F. (1983, 1990). Or, cela met en évidence le fait que c’est la manifestation des aptitudes qui est observable et mesurable, et qui fait l’objet du rendement scolaire.

C. Habiletés. Le concept de douance est relativement nouveau. Les habiletés qui témoignent de douance sont généralement regroupées ainsi : les habiletés cognitives ou intellectuelles; les habiletés créatrices; les habiletés sensorimotrices; les habiletés socioaffectives __ GAGNÉ, F. (1983, 1990).

D. Talent. Le talent peut s’exprimer dans tous les domaines de l’activité humaine (langues, mathématique, musique, sports, communications, etc.). Toute forme de talent suppose la présence d’aptitudes sous-jacentes, mais certains élèves particulièrement doués ne manifesteraient pas pleinement leurs aptitudes et leurs capacités sans la mise en place de conditions favorables à leur développement __ id. V talent.

E. Douance/talent. On distingue la douanceet le talent. La douance se situe au plan des capacités et aptitudes à développer, tandis que le talent constitue la manifestation ou la démonstration de ces capacités et aptitudes qui ne peuvent atteindre leur pleine réalisation que sous l’influence de la motivation, elle-même soumise à des facteurs inhérents à la personnalité des élèves, à leur environnement et à leur situation particulière __ id. Dans la littérature américaine, les concepts de douance et de talent sont habituellement considérés comme synonymes __ GAGNÉ, F. (1985).

F. Caractéristiques. Les enfants intellectuellement doués possèdent une bonne capacité à résoudre des problèmes et désirent souvent les résoudre seuls; ils aiment mener leurs travaux à terme, possèdent une grande capacité de concentration, mais ont parfois une réussite scolaire moyenne. Ces enfants souffrent parfois de la pression exercée par leurs parents ou leurs enseignants quoiqu’ils puissent très bien s’imposer eux-mêmes cette pression. Les enfants intellectuellement doués peuvent également avoir un goût avide pour la lecture et une richesse d’expression et de vocabulaire. Ils aiment prendre des risques et sont aventureux et imaginatifs.

G. Dépistage. Il n’y a aucune méthode qui assure un diagnostic valable à 100 %. Le premier outil peut être l’observation systématique avec grille d’évaluation des comportements et des intérêts. Les tests de quotient intellectuel peuvent être des indicateurs, mais ils ne sont pas suffisants. On fait également appel à des tests propres à des talents particuliers (ex. : aptitudes musicales, sens esthétique, aptitudes physiques, etc.) ainsi qu’à des grilles de désignation par les pairs, les enseignants et les parents.

H. Pédagogie. Les enfants doués et talentueux ont besoin de stimulation dans les domaines propres à leurs aptitudes et leurs talents. Les approches et services pédagogiques appropriés ont, pour concept organisateur, l’enrichissement, c’est-à-dire un complément de formation au cheminement régulier. Parmi les formules les plus courantes, on trouve : l’enrichissement en classe ordinaire, les classes spéciales à temps plein ou partiel, l’enrichissement accélérateur (entrée précoce, saut de classe, classes fusionnées, etc.), les écoles à vocation spécialisée et le « mentorat ». V accélération; enrichissement.

I. Sous-performance. Ce terme est la traduction du terme anglais underachievement. Il désigne ces enfants ou adolescents doués qui n’actualisent pas (ou seulement partiellement) leurs aptitudes. Ainsi, les sous-performants scolaires ne réussissent pas à l’école tout en obtenant des scores très supérieurs à la moyenne à des tests d’aptitudes intellectuelles.


DOUBLE CONTRAINTE

Psych. Selon Gregory BATESON et al. (1956), relation intense et vitale entre deux ou plusieurs personnes, où un message est émis, lequel adopte une structure inhabituelle : le message affirme quelque chose, tout en affirmant autre chose sur sa propre affirmation, alors que ces deux affirmations s’excluent __ PROVENCHER, S. (1987).

Nature. Aussi, le sens du message est-il indécidable puisque, si le message est une définition de quelqu’un, la personne définie n’est telle que si elle ne l’est pas et ne l’est pas si elle l’est, et que, si le message est un ordre, il faut lui désobéir pour lui obéir. Enfin, le récepteur du message est mis dans l’impossibilité de sortir du cadre fixé par ce message, soit par une critique, soit par le repli. L’affiche portant le message « Ne tenez pas compte de cette affiche » en constitue une illustration __ id.


DOUÉ,E

adj.

Diagn. VA don, B.

CN : classe pour élèves * ou talentueux; élève *; enfant *; sur*.


DOUTE MÉTHODIQUE

Did./Épist./Péd./Rech. Attitude attentive de prudence et de remise en question systématique de nouveaux apprentissage, d’informations et de résultats de recherche avant d’accorder crédibilité et validité à ces données. Syn. esprit critique. pensée critique.


DOYEN ADJOINT

Ens. sup. Personne qui assiste ou représente le doyen __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


DOYEN AUX AFFAIRES ÉTUDIANTES

Ens. sup. Responsable des services aux étudiants d’un collège ou d’une université; responsable du personnel affecté au bien-être des étudiants, aux services de counselling et aux questions de cette nature __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

Universités francophones. Chef ou responsable des services aux étudiants __ id.


DOYEN DE FACULTÉ

Ens. sup. Personne élue ou nommée à la tête d’une faculté universitaire __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


DOYEN,NE

Adm. éduc./Ens. sup./Org. scol. Membre d’une faculté en charge du programme éducatif d’un collège ou d’une université, et habituellement responsable, auprès du président de l’université, de la direction de la faculté ainsi que de la nomination et de l’évaluation de ses membres __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

A. Tâches. En plus de ses tâches de direction, le doyen peut voir à la discipline, aux relations publiques, aux services aux étudiants et autres.

B. UQ. Dans le réseau de l’Université du Québec : membre de la direction de l’université responsable soit du premier cycle, soit des études supérieures, soit des ressources professorales.


DRAMATISATION

Péd. Utilisation, par les élèves et les enseignants, de l’expression orale ou de techniques théâtrales dans un but didactique.


DRAMATISATION MÉMORISÉE

Ens. lang. Exercice de conversation reproduite avec mémorisation __ PÉREZ, M. (1998) dans PAMBIANCHI, G. (2003). V reproduction.


DRAME

Ens. lang./Litt. Genre littéraire comportant des pièces en vers ou en prose dont l’action généralement tragique ou pathétique, s’accompagne d’éléments familiers, voire comiques. Î genre littéraire.

CN __ dramatique : lecture *.


DRILL

n.m.

Did./Péd. Méthode intensive, répétitive et systématique d’apprentissage dans le but d’aider l’élève à développer, à consolider ou à automatiser une habileté spécifique ou un savoir particulier.

Anglicisme. Le terme drill est un anglicisme d’origine militaire qui signifie exercice de marche, chorégraphie de déplacement des troupes, entraînement répétitif. Il est utilisé en pédagogie, depuis les années 1960, dans le sens d’exercice d’automatisation, d’entraînement intensif, d’activité de consolidation.


DROIT

1. Gén. Faculté humaine de pouvoir exiger certaines conditions d’existence et de disposer de certaines ressources selon ses besoins tout en se conformant aux principes, lois et règles morales d’une société. Les droits naturels de l’être humain, de l’enfant. VA autonomie, X; liberté, B.

2. Dr. Suivie d’un complément, faculté légalement reconnue à quelqu’un par une autorité juridique. Ex. : le droit d’auteur/de jouissance légale/de vote.

3. Fond. éduc./Mor. Possibilité morale d’exiger ou de posséder quelque chose, d’agir de certaines manières conformément à des règles éthiques. Ex. : Le droit au respect/à la libre expression/de propriété. Avoir le droit de garder le silence. Être dans ses droits. VA liberté, B. TA éthique; justice.

4. Mor. Force humaine ou surnaturelle qui confère un pouvoir, une autorité, un titre, un avantage à certains membres d’une société, lesquelles prérogatives étant considérées comme légitimes. Ex. : Une monarchie de droit divin. Le droit du vainqueur.

5. Sc. Science des lois.

6. Sc. hum. Domaine de savoirs et d’activités qui a pour objet l’étude des principes, des règles, des normes et des lois et règlements qui régissent la vie en société. Ex. : Le code du droit civil, commercial, du travail, international.Qsyn. législation; loi.

7. Soc. Ensemble des principes, des règles, des normes et des lois qu’une société établit afin de régir les rapports entre ses membres, entre les institutions sociales ainsi qu’entre ces dernières et les premiers. Ex. : Agir conformément au droit. VA constructivisme, I. TA éthique; justice.

A. Étym. Du latin directum; verbum directum, le bon droit.

B. Droit/obligations. À chaque droit se rattachent une ou des obligations envers soi et les autres membres d’une collectivité.Les droits et obligations d’un élève, d’un éducateur, d’un parent.V droit à l’éducation.

C. CN : charte des * des personnes âgées; charte des * et libertés des personnes âgées dépendantes; convention relative sur les * de l’enfant; déclaration des * de l’enfant; éducation aux * et aux responsabilités; égalité de *; services d’éducation aux * et aux responsabilités.

D. Nomenclature.

aliénation

aptitude

autonomisation

bill

charte des droits des personnes âgées

compétence

d. des droits et libertés des personnes âgées dépendantes

c. du jeune citoyen de l’an 2000

codification

conseil

convention relative sur les droits de l’enfant

corporation à but lucratif

c. à but non lucratif

c. professionnelle

c. publique

c. sans but lucratif

déclaration des droits de l’enfant

droit

d. à l’assistance

d. international

d. positif

droits acquis

d. de l’enfant

d. de l’homme

d. de la personne

d. des personnes âgées

d. naturels

institution

instruire

justice

légalité

légitimité

probation

rééducation

règlement

réhabilitation

siège d’un conseil

vérité


DROIT À L'ASSISTANCE

Dr. Prérogative de tout être humain à pouvoir être aidé, protégé, secouru dans une situation d’urgence, de danger ou de péril.


DROIT À L'ÉDUCATION

Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. Droit fondamental pour toute personne de recevoir une formation de base de qualité afin de pouvoir, d’une manière autonome, satisfaire ses besoins primaires, contribuer au fonctionnement et à l’essor de sa société tout en actualisant continuellement ses potentialités et ses aspirations supérieures. Toute personne possède le droit fondamental et inaliénable au développement de l’ensemble de ses potentialités ainsi que, obligatoirement, la responsabilité envers sa propre évolution ainsi que celle de sa collectivité et de son environnement. Véducation-finalité. VAégalisation des chances en éducation, D; égalité des chances, B.


DROIT À LA QUALIFICATION

Fond. éduc./Form. prof./Pol./Soc. VA école de spécialisation, B.


DROIT INTERNATIONAL

Dr. Ensemble des droits et des libertés (droits de l’homme) considérés comme naturels et qui tendent vers une application et à un respect de leurs préceptes universels. EA droits de l’homme.


DROIT POSITIF

Dr. Ensemble des législations, lois et règlements officiels qui établissent les normes de conduite dans une société. Ant. droits naturels.


DROIT SCOLAIRE

Disc. paraéduc. Discipline paraéducationnelle dont l’objet d’études est l’ensemble des lois, des règlements et de la jurisprudence qui concernent l’ensemble du système d’éducation.


DROITS ACQUIS

Dr. Prérogatives consolidées dans le temps qu’une nouvelle loi ne peut modifier, auxquelles elle ne peut porter préjudice.

DROITS D’INSCRIPTION ENROL(L)MENT/REGISTRATION FEE

Adm. scol. Somme qu’exige un établissement d’enseignement pour inscrire sur son registre le nom et le choix de cours d’une personne __ OLF (2002). EA droits de scolarité; frais d’études.

A. Droits/frais d’inscription. On a retenu droits d’inscription et nonfrais d’inscription comme terme administratif pour désigner la somme qu’exigent les établissements d’enseignement. Les frais sont, au sens général du terme, des dépenses, alors le mot frais ne convient pas pour décrire ces droits qui constituent pour ceux qui les perçoivent des rentrées d’argent. Par ailleurs, le terme frais d’inscription convient pour décrire la même réalité considérée du point de vue de la personne qui engage cette dépense __ id.

B. Utilisation. Les droits d’inscription contribuent au coût de certains services tels que l’ouverture du dossier, la préparation d’une carte d’identité, etc. __ id.


DROITS DE L'ENFANT

Dr./Pol. Ensemble des prérogatives particulières d’une personne, compte tenu de sa nature humaine et de son jeune âge, d’où découle un ensemble de devoirs et d’obligations pour tous ceux qui en ont la charge ou qui sont en sa présence.

A.  Convention relative sur les droits de l’enfant __ Nations Unies (1989); www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/k2crc_fr.htm

Préambule. Les États parties à la présente Convention,

Considérant que, conformément aux principes proclamés dans la Charte des Nations Unies, la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humains ainsi que l’égalité et le caractère inaliénable de leurs droits dont le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Ayant présent à l’esprit le fait que les peuples des Nations Unies ont, dans la Charte des Nations Unies, proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme et dans la dignité et la valeur de la personne humaine, et qu’ils ont résolu de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Reconnaissant que les Nations Unies, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, ont proclamé et sont convenues que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Rappelant que, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, les Nations Unies ont proclamé que l’enfance a droit à une aide et à une assistance spéciales.

Convaincus que la famille, unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, et en particulier des enfants, doit recevoir la protection et l’assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté.

Reconnaissant que l’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d’amour et de compréhension.

Considérant qu’il importe de préparer pleinement l’enfant à avoir une vie individuelle dans la société, et de l’élever dans l’esprit des idéaux proclamés dans la Charte des Nations Unies, et en particulier dans un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d’égalité et de solidarité.

Ayant présent à l’esprit que la nécessité d’accorder une protection spéciale à l’enfant a été énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l’enfant et dans la Déclaration des droits de l’enfant adoptée par les Nations Unies en 1959, et qu’elle a été reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans le pacte international relatif aux droits civils et politiques (en particulier aux articles 23 et 24) dans le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (en particulier à l’article 10) et dans les statuts et instruments pertinents des institutions spécialisées et des organisations internationales qui se préoccupent du bien-être de l’enfant.

Ayant présent à l’esprit que comme indiqué dans la déclaration des droits de l’enfant, adopté le 20 novembre 1959 par l’assemblée générale des Nations Unies, « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant, comme après la naissance ».

Rappelant les dispositions de la Déclaration sur les principes sociaux et juridiques applicables à la protection et au bien-être des enfants, envisagés surtout sous l’angle des pratiques en matière d’adoption et de placement familial sur les plans national et international (résolution 41/85 de l’Assemblée générale, en date du 3 décembre 1986) de l’Ensemble de règles minima des Nations Unies concernant l’administration de la justice pour mineurs (« Règles de Beijing » - résolution 40/33 de l’Assemblée générale, en date du 29 novembre 1985) et de la Déclaration sur la protection des femmes et des enfants en période d’urgence et de conflit armé (résolution 3318 (XXIX) de l’Assemblée générale, en date du 14 décembre 1974).

Reconnaissant qu’il y a dans tous les pays du monde des enfants qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles, et qu’il est nécessaire d’accorder à ces enfants une attention particulière.

Tenant dûment compte de l’importance des traditions et valeurs culturelles de chaque peuple dans la protection et le développement harmonieux de l’enfant.

Reconnaissant l’importance de la coopération internationale pour l’amélioration des conditions de vie des enfants dans tous les pays, et en particulier dans les pays en développement.

Sont convenus de ce qui suit :

PREMIÈRE PARTIE

Article 1 - Au sens de la présente convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable.

Article 2 - 1. Les États parties s’engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre de l’enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation. 2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l’enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille.

Article 3 - 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. 2. Les États parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées. 3. Les États parties veillent à ce que le fonctionnement des institutions, services et établissements qui ont la charge des enfants et assurent leur protection soit conforme aux normes fixées par les autorités compétentes, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la santé et en ce qui concerne le nombre et la compétence de leur personnel ainsi que l’existence d’un contrôle approprié.

Article 4 - Les États parties s’engagent à prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres qui sont nécessaires pour mettre en œuvre les droits reconnus dans la présente Convention. Dans le cas des droits économiques, sociaux et culturels, ils prennent ces mesures dans toutes les limites des ressources dont ils disposent et, s’il y a lieu, dans le cadre de la coopération internationale.

Article 5 - Les États parties respectent la responsabilité, le droit et le devoir qu’ont les parents ou, le cas échéant, les membres de la famille élargie ou de la communauté, comme prévu par la coutume locale, les tuteurs ou autres personnes légalement responsables de l’enfant, de donner à celui-ci, d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités, l’orientation et les conseils appropriés à l’exercice des droits que lui reconnaît la présente Convention.

Article 6 - 1. Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie. 2. Les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l’enfant.

Article 7 - 1. L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et être élevé par eux. 2. Les États parties veillent à mettre ces droits en œuvre conformément à leur législation nationale et aux obligations que leur imposent les instruments internationaux applicables en la matière, en particulier dans les cas où faute de cela l’enfant se trouverait apatride.

Article 8 - 1. Les États parties s’engagent à respecter le droit de l’enfant de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales, tels qu’ils sont reconnus par la loi, sans ingérence illégale. 2. Si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d’entre eux, les États parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible.

Article 9 - 1. Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans intérêt supérieur de l’enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l’enfant, ou lorsqu’ils vivent séparément et qu’une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l’enfant. 2. Dans tous les cas prévus au paragraphe 1, toutes les parties intéressées doivent avoir la possibilité de participer aux délibérations et de faire connaître leurs vues. 3. Les États parties respectent le droit de l’enfant séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. 4. Lorsque la séparation résulte de mesures prises par un État partie, telles que la détention, l’emprisonnement, l’exil, l’expulsion ou la mort (y compris la mort, quelle qu’en soit la cause, survenue en cours de détention) des deux parents ou de l’un d’eux, ou de l’enfant, l’État partie donne sur demande aux parents, à l’enfant ou, s’il y a lieu, à un autre membre de la famille les renseignements essentiels sur le lieu où se trouvent le membre ou les membres de la famille, à moins que la divulgation de ces renseignements ne soit préjudiciable au bien-être de l’enfant. Les États parties veillent en outre à ce que la présentation d’une telle demande n’entraîne pas en elle-même de conséquences fâcheuses pour la personne ou les personnes intéressées.

Article 10 - 1. Conformément à l’obligation incombant aux États parties en vertu du paragraphe 1 de l’article 9, toute demande faite par un enfant ou ses parents en vue d’entrer dans un État partie ou de le quitter aux fins de réunification familiale est considérée par les États parties, dans un esprit positif, avec humanité et diligence. Les États parties veillent en outre à ce que la présentation d’une telle demande n’entraîne pas de conséquences fâcheuses pour les auteurs de la demande et les membres de leurs familles. 2. Un enfant dont les parents résident dans des États différents a le droit d’entretenir, sauf circonstances exceptionnelles, des relations personnelles et des contacts directs réguliers avec ses deux parents. À cette fin, et conformément à l’obligation incombant aux États parties en vertu du paragraphe 2 de l’article 9, les États parties respectent le droit qu’ont l’enfant et ses parents de quitter tout pays, y compris le leur, et de revenir dans leur propre pays. Le droit de quitter tout pays ne peut faire l’objet que des restrictions prescrites par la loi qui sont nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public, la santé ou la moralité publiques, ou les droits et libertés d’autrui, et qui sont compatibles avec les autres droits reconnus dans la présente Convention.

Article 11 - 1. Les États parties prennent des mesures pour lutter contre les déplacements et les non-retours illicites d’enfants à l’étranger. 2. À cette fin, les États parties favorisent la conclusion d’accords bilatéraux ou multilatéraux ou l’adhésion aux accords existants.

Article 12 - 1. Les États parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. 2. À cette fin, on donnera notamment à l’enfant la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un représentant ou d’un organisme approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale.

Article 13 - 1. L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant. 2. L’exercice de ce droit ne peut faire l’objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires : a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui; ou b) À la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.

Article 14 - 1. Les États parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. 2. Les États parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l’enfant, de guider celui-ci dans l’exercice du droit susmentionné d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités. 3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut être soumise qu’aux seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires pour préserver la sûreté publique, l’ordre public, la santé et la moralité publiques, ou les libertés et droits fondamentaux d’autrui.

Article 15 - 1. Les États parties reconnaissent les droits de l’enfant à la liberté d’association et à la liberté de réunion pacifique. 2. L’exercice de ces droits ne peut faire l’objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires dans une société démocratique, dans l’intérêt de la sécurité nationale, de la sûreté publique ou de l’ordre public, ou pour protéger la santé ou la moralité publiques, ou les droits et libertés d’autrui.

Article 16 - 1. Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. 2. L’enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 17 - Les États parties reconnaissent l’importance de la fonction remplie par les médias et veillent à ce que l’enfant ait accès à une information et à des matériels provenant de sources nationales et internationales diverses, notamment ceux qui visent à promouvoir son bien-être social, spirituel et moral ainsi que sa santé physique et mentale. À cette fin, les États parties : a) Encouragent les médias à diffuser une information et des matériels qui présentent une utilité sociale et culturelle pour l’enfant et répondent à l’esprit de l’article 29. b) Encouragent la coopération internationale en vue de produire, d’échanger et de diffuser une information et des matériels de ce type provenant de différentes sources culturelles, nationales et internationales. c) Encouragent la production et la diffusion de livres pour enfants. d) Encouragent les médias à tenir particulièrement compte des besoins linguistiques des enfants autochtones ou appartenant à un groupe minoritaire. e) Favorisent l’élaboration de principes directeurs appropriés destinés à protéger l’enfant contre l’information et les matériels qui nuisent à son bien-être, compte tenu des dispositions des articles 13 et 18.

Article 18 - 1. Les États parties s’emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d’élever l’enfant et d’assurer son développement. La responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux. Ceux-ci doivent être guidés avant tout par l’intérêt supérieur de l’enfant. 2. Pour garantir et promouvoir les droits énoncés dans la présente Convention, les États parties accordent l’aide appropriée aux parents et aux représentants légaux de l’enfant dans l’exercice de la responsabilité qui leur incombe d’élever l’enfant et assurent la mise en place d’institutions, d’établissements et de services chargés de veiller au bien-être des enfants. 3. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour assurer aux enfants dont les parents travaillent le droit de bénéficier des services et établissements de garde d’enfants pour lesquels ils remplissent les conditions requises.

Article 19 - 1. Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toutes formes de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié. 2. Ces mesures de protection comprendront, selon qu’il conviendra, des procédures efficaces pour l’établissement de programmes sociaux visant à fournir l’appui nécessaire à l’enfant et à ceux à qui il est confié, ainsi que pour d’autres formes de prévention, et aux fins d’identification, de rapport, de renvoi, d’enquête, de traitement et de suivi pour les cas de mauvais traitements de l’enfant décrits ci-dessus, et comprendre également, selon qu’il conviendra, des procédures d’intervention judiciaire.

Article 20 - 1. Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l’État. 2. Les États parties prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme à leur législation nationale. 3. Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme du placement dans une famille, de la kafalahde droit islamique, de l’adoption ou, en cas de nécessité, du placement dans un établissement pour enfants approprié. Dans le choix entre ces solutions, il est dûment tenu compte de la nécessité d’une certaine continuité dans l’éducation de l’enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique.

Article 21 - Les États parties qui admettent et/ou autorisent l’adoption s’assurent que l’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale en la matière, et : a) Veillent à ce que l’adoption d’un enfant ne soit autorisée que par les autorités compétentes, qui vérifient, conformément à la loi et aux procédures applicables et sur la base de tous les renseignements fiables relatifs au cas considéré, que l’adoption peut avoir lieu eu égard à la situation de l’enfant par rapport à ses père et mère, parents et représentants légaux et que, le cas échéant, les personnes intéressées ont donné leur consentement à l’adoption en connaissance de cause, après s’être entourées des avis nécessaires. b) Reconnaissent que l’adoption à l’étranger peut être envisagée comme un autre moyen d’assurer les soins nécessaires à l’enfant, si celui-ci ne peut, dans son pays d’origine, être placé dans une famille nourricière ou adoptive ou être convenablement élevé. c) Veillent, en cas d’adoption à l’étranger, à ce que l’enfant ait le bénéfice de garanties et de normes équivalant à celles existant en cas d’adoption nationale. d) Prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que, en cas d’adoption à l’étranger, le placement de l’enfant ne se traduise pas par un profit matériel indu pour les personnes qui en sont responsables. e) Poursuivent les objectifs du présent article en concluant des arrangements ou des accords bilatéraux ou multilatéraux, selon les cas, et s’efforcent dans ce cadre de veiller à ce que les placements d’enfants à l’étranger soient effectués par des autorités ou des organes compétents.

Article 22 - 1. Les États parties prennent les mesures appropriées pour qu’un enfant qui cherche à obtenir le statut de réfugié ou qui est considéré comme réfugié en vertu des règles et procédures du droit international ou national applicable, qu’il soit seul ou accompagné de ses père et mère ou de toute autre personne, bénéficie de la protection et de l’assistance humanitaire voulues pour lui permettre de jouir des droits que lui reconnaissent la présente Convention et les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ou de caractère humanitaire auxquels lesdits États sont parties. 2. À cette fin, les États parties collaborent, selon qu’ils le jugent nécessaire, à tous les efforts faits par l’Organisation des Nations Unies et les autres organisations intergouvernementales ou non gouvernementales compétentes collaborant avec l’Organisation des Nations Unies pour protéger et aider les enfants qui se trouvent en pareille situation et pour rechercher les père et mère ou autres membres de la famille de tout enfant réfugié en vue d’obtenir les renseignements nécessaires pour le réunir à sa famille. Lorsque ni le père, ni la mère, ni aucun autre membre de la famille ne peut être retrouvé, l’enfant se voit accorder, selon les principes énoncés dans la présente Convention, la même protection que tout autre enfant définitivement ou temporairement privé de son milieu familial pour quelque raison que ce soit.

Article 23 - 1. Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité. 2. Les États parties reconnaissent le droit des enfants handicapés de bénéficier de soins spéciaux et encouragent et assurent, dans la mesure des ressources disponibles, l’octroi, sur demande, aux enfants handicapés remplissant les conditions requises et à ceux qui en ont la charge, d’une aide adaptée à l’état de l’enfant et à la situation de ses parents ou de ceux à qui il est confié. 3. Eu égard aux besoins particuliers des enfants handicapés, l’aide fournie conformément au paragraphe 2 est gratuite chaque fois qu’il est possible, compte tenu des ressources financières de leurs parents ou de ceux à qui l’enfant est confié, et elle est conçue de telle sorte que les enfants handicapés aient effectivement accès à l’éducation, à la formation, aux soins de santé, à la rééducation, à la préparation à l’emploi et aux activités récréatives, et bénéficient de ces services de façon propre à assurer une intégration sociale aussi complète que possible et leur épanouissement personnel, y compris dans le domaine culturel et spirituel. 4. Dans un esprit de coopération internationale, les États parties favorisent l’échange d’informations pertinentes dans le domaine des soins de santé préventifs et du traitement médical, psychologique et fonctionnel des enfants handicapés, y compris par la diffusion d’informations concernant les méthodes de rééducation et les services de formation professionnelle, ainsi que l’accès à ces données, en vue de permettre aux États parties d’améliorer leurs capacités et leurs compétences et d’élargir leur expérience dans ces domaines. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.

Article 24 - 1. Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s’efforcent de garantir qu’aucun enfant ne soit privé du droit d’avoir accès à ces services. 2. Les États parties s’efforcent d’assurer la réalisation intégrale du droit susmentionné et, en particulier, prennent des mesures appropriées pour : a) Réduire la mortalité parmi les nourrissons et les enfants. b) Assurer à tous les enfants l’assistance médicale et les soins de santé nécessaires, l’accent étant mis sur le développement des soins de santé primaires. c) Lutter contre la maladie et la malnutrition, y compris dans le cadre des soins de santé primaires, grâce notamment à l’utilisation de techniques aisément disponibles et à la fourniture d’aliments nutritifs et d’eau potable, compte tenu des dangers et des risques de pollution du milieu naturel. d) Assurer aux mères des soins prénatals et postnatals appropriés. e) Faire en sorte que tous les groupes de la société, en particulier les parents et les enfants, reçoivent une information sur la santé et la nutrition de l’enfant, les avantages de l’allaitement au sein, l’hygiène et la salubrité de l’environnement et la prévention des accidents, et bénéficient d’une aide leur permettant de mettre à profit cette information. f) Développer les soins de santé préventifs, les conseils aux parents et l’éducation et les services en matière de planification familiale. 3. Les États parties prennent toutes les mesures efficaces appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants. 4. Les États parties s’engagent à favoriser et à encourager la coopération internationale en vue d’assurer progressivement la pleine réalisation du droit reconnu dans le présent article. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.

Article 25 - Les États parties reconnaissent à l’enfant qui a été placé par les autorités compétentes pour recevoir des soins, une protection ou un traitement physique ou mental, le droit à un examen périodique dudit traitement et de toute autre circonstance relative à son placement.

Article 26 - 1. Les États parties reconnaissent à tout enfant le droit de bénéficier de la sécurité sociale, y compris les assurances sociales, et prennent les mesures nécessaires pour assurer la pleine réalisation de ce droit en conformité avec leur législation nationale. 2. Les prestations doivent, lorsqu’il y a lieu, être accordées compte tenu des ressources et de la situation de l’enfant et des personnes responsables de son entretien, ainsi que de toute autre considération applicable à la demande de prestation faite par l’enfant ou en son nom.

Article 27 - 1. Les États parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social. 2. C’est aux parents ou autres personnes ayant la charge de l’enfant qu’incombe au premier chef la responsabilité d’assurer, dans les limites de leurs possibilités et de leurs moyens financiers, les conditions de vie nécessaires au développement de l’enfant. 3. Les États parties adoptent les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l’enfant à mettre en œuvre ce droit et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d’appui, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement et le logement. 4. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées en vue d’assurer le recouvrement de la pension alimentaire de l’enfant auprès de ses parents ou des autres personnes ayant une responsabilité financière à son égard, que ce soit sur leur territoire ou à l’étranger. En particulier, pour tenir compte des cas où la personne qui a une responsabilité financière à l’égard de l’enfant vit dans un État autre que celui de l’enfant, les États parties favorisent l’adhésion à des accords internationaux ou la conclusion de tels accords ainsi que l’adoption de tous autres arrangements appropriés.

Article 28 - 1. Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances : a) Ils rendent l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous. b) Ils encouragent l’organisation de différentes formes d’enseignement secondaire, tant général que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant, et prennent des mesures appropriées telles que l’instauration de la gratuité de l’enseignement et l’offre d’une aide financière en cas de besoin. c) Ils assurent à tous l’accès à l’enseignement supérieur, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés. d) Ils rendent ouvertes et accessibles à tout enfant l’information et l’orientation scolaires et professionnelles. e) Ils prennent des mesures pour encourager la régularité de la fréquentation scolaire et la réduction des taux d’abandon scolaire. 2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit appliquée d’une manière compatible avec la dignité de l’enfant en tant être humain et conformément à la présente Convention. 3. Les États parties favorisent et encouragent la coopération internationale dans le domaine de l’éducation, en vue notamment de contribuer à éliminer l’ignorance et l’analphabétisme dans le monde et de faciliter l’accès aux connaissances scientifiques et techniques et aux méthodes d’enseignement modernes. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.

Article 29 - 1. Les États parties conviennent que l’éducation de l’enfant doit viser à : a) Favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités. b) Inculquer à l’enfant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies. c) Inculquer à l’enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne. d) Préparer l’enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d’origine autochtone. e) Inculquer à l’enfant le respect du milieu naturel. 2. Aucune disposition du présent article ou de l’article 28 ne sera interprétée d’une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer et de diriger des établissements d’enseignement, à condition que les principes énoncés au paragraphe 1 du présent article soient respectés et que l’éducation dispensée dans ces établissements soit conforme aux normes minimales que l’État aura prescrites.

Article 30 - Dans les États où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d’origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d’avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d’employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe.

Article 31 - 1. Les États parties reconnaissent à l’enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge et de participer librement à la vie culturelle et artistique. 2. Les États parties respectent et favorisent le droit de l’enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique et encouragent l’organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d’activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d’égalité.

Article 32 - 1. Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social. 2. Les États parties prennent des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives pour assurer l’application du présent article. À cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des autres instruments internationaux, les États parties, en particulier : a) Fixent un âge minimum ou des âges minimums d’admission à l’emploi; b) Prévoient une réglementation appropriée des horaires de travail et des conditions d’emploi; c) Prévoient des peines ou autres sanctions appropriées pour assurer l’application effective du présent article.

Article 33 - Les États parties prennent toutes les mesures appropriées, y compris des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives, pour protéger les enfants contre l’usage illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, tels que les définissent les conventions internationales pertinentes, et pour empêcher que des enfants ne soient utilisés pour la production et le trafic illicites de ces substances.

Article 34 - Les États parties s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle. À cette fin, les États prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher : a) Que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale; b) Que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales; c) Que des enfants ne soient exploités aux fins de la production de spectacles ou de matériel de caractère pornographique.

Article 35 - Les États parties prennent toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher l’enlèvement, la vente ou la traite d’enfants à quelque fin que ce soit et sous quelque forme que ce soit.

Article 36 - Les États parties protègent l’enfant contre toutes autres formes d’exploitation préjudiciables à tout aspect de son bien-être.

Article 37 - Les États parties veillent à ce que : a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants : ni la peine capitale ni l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans; b) Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire : l’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible; c) Tout enfant privé de liberté soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d’une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge : en particulier, tout enfant privé de liberté sera séparé des adultes, à moins que l’on n’estime préférable de ne pas le faire dans l’intérêt supérieur de l’enfant, et il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par les visites, sauf circonstances exceptionnelles; d) Les enfants privés de liberté aient le droit d’avoir rapidement accès à l’assistance juridique ou à toute assistance appropriée, ainsi que le droit de contester la légalité de leur privation de liberté devant un tribunal ou une autre autorité compétente, indépendante et impartiale, et à ce qu’une décision rapide soit prise en la matière.

Article 38 - 1. Les États parties s’engagent à respecter et à faire respecter les règles du droit humanitaire international qui leur sont applicables en cas de conflit armé et dont la protection s’étend aux enfants. 2. Les États parties prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour veiller à ce que les personnes n’ayant pas atteint l’âge de quinze ans ne participent pas directement aux hostilités. 3. Les États parties s’abstiennent d’enrôler dans leurs forces armées toute personne n’ayant pas atteint l’âge de quinze ans. Lorsqu’ils incorporent des personnes de plus de quinze ans, mais de moins de dix-huit ans, les États parties s’efforcent d’enrôler en priorité les plus âgées. 4. Conformément à l’obligation qui leur incombe en vertu du droit humanitaire international de protéger la population civile en cas de conflit armé, les États parties prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour que les enfants qui sont touchés par un conflit armé bénéficient d’une protection et de soins.

Article 39 - Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour faciliter la réadaptation physique et psychologique et la réinsertion sociale de tout enfant victime de toute forme de négligence, d’exploitation ou de sévices, de torture ou de toute autre forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ou de conflit armé. Cette réadaptation et cette réinsertion se déroulent dans des conditions qui favorisent la santé, le respect de soi et la dignité de l’enfant.

Article 40 - 1. Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales d’autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci. 2. À cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des instruments internationaux, les États parties veillent en particulier : a) À ce qu’aucun enfant ne soit suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale en raison d’actions ou d’omissions qui n’étaient pas interdites par le droit national ou international au moment où elles ont été commises; b) À ce que tout enfant suspecté ou accusé d’infraction à la loi pénale ait au moins le droit aux garanties suivantes : I - être présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie; II - être informé dans le plus court délai et directement des accusations portées contre lui, ou, le cas échéant, par l’intermédiaire de ses parents ou représentants légaux, et à bénéficier d’une assistance juridique ou de toute autre assistance appropriée pour la préparation et la présentation de sa défense. III - que sa cause soit entendue sans retard par une autorité ou une instance judiciaire compétentes, indépendantes et impartiales, selon une procédure équitable aux termes de la loi, en présence de son conseil juridique ou autre et, à moins que cela ne soit jugé contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant en raison notamment de son âge ou de sa situation, en présence de ses parents ou représentants légaux; IV - ne pas être contraint de témoigner ou de s’avouer coupable; interroger ou faire interroger les témoins à charge, et obtenir la comparution et l’interrogatoire des témoins à décharge dans des conditions d’égalité; V - s’il est reconnu avoir enfreint la loi pénale, faire appel de cette décision et de toute mesure arrêtée en conséquence devant une autorité ou une instance judiciaire supérieure compétentes, indépendantes et impartiales, conformément à la loi; VI -se faire assister gratuitement d’un interprète s’il ne comprend ou ne parle pas la langue utilisée; VII - que sa vie privée soit pleinement respectée à tous les stades de la procédure. 3. Les États parties s’efforcent de promouvoir l’adoption de lois, de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale, et en particulier : a) D’établir un âge minimum au-dessous duquel les enfants seront présumés n’avoir pas la capacité d’enfreindre la loi pénale; b) De prendre des mesures, chaque fois que cela est possible et souhaitable, pour traiter ces enfants sans recourir à la procédure judiciaire, étant cependant entendu que les droits de l’homme et les garanties légales doivent être pleinement respectés. 4. Toute une gamme de dispositions, relatives notamment aux soins, à l’orientation et à la supervision, aux conseils, à la probation, au placement familial, aux programmes d’éducation générale et professionnelle et aux solutions autres qu’institutionnelles seront prévues en vue d’assurer aux enfants un traitement conforme à leur bien-être et proportionné à leur situation et à l’infraction.

Article 41 - Aucune des dispositions de la présente Convention ne porte atteinte aux dispositions plus propices à la réalisation des droits de l’enfant qui peuvent figurer : a) Dans la législation d’un État partie; b) Dans le droit international en vigueur pour cet État.

B.  Déclaration des Droits de l’enfant __ Nations Unies (1959); www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/25_fr.htm

Préambule. • Considérant que, dans la Charte, les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme et dans la dignité et la valeur de la personne humaine, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande. • Considérant que, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, les Nations Unies ont proclamé que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. • Considérant que l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance. • Considérant que la nécessité de cette protection spéciale a été énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l’enfant et reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que dans les statuts des institutions spécialisées et des organisations internationales qui se consacrent au bien-être de l’enfance. • Considérant que l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même, l’Assemblée générale proclame la présente Déclaration des droits de l’enfant afin qu’il ait une enfance heureuse et bénéficie, dans son intérêt comme dans l’intérêt de la société, des droits et libertés qui y sont énoncés; elle invite les parents, les hommes et les femmes à titre individuel, ainsi que les organisations bénévoles, les autorités locales et les gouvernements nationaux à reconnaître ces droits et à s’efforcer d’en assurer le respect au moyen de mesures législatives et autres adoptées progressivement en application des principes suivants :

Principe premier. L’enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci s’applique à l’enfant lui-même ou à sa famille.

Principe 2. L’enfant doit bénéficier d’une protection spéciale et se voir accorder des possibilités et des facilités par l’effet de la loi et par d’autres moyens, afin d’être en mesure de se développer d’une façon saine et normale sur le plan physique, intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberté et de dignité. Dans l’adoption de lois à cette fin, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être la considération déterminante.

Principe 3. L’enfant a droit, dès sa naissance, à un nom et à une nationalité.

Principe 4. L’enfant doit bénéficier de la sécurité sociale. Il doit pouvoir grandir et se développer d’une façon saine. À cette fin, une aide et une protection spéciales doivent lui être assurées ainsi qu’à sa mère, notamment des soins prénatals et postnatals adéquats. L’enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins médicaux adéquats.

Principe 5. L’enfant physiquement, mentalement ou socialement désavantagé, doit recevoir le traitement, l’éducation et les soins spéciaux que nécessite son état ou sa situation.

Principe 6. L’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d’amour et de compréhension. Il doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère d’affection et de sécurité morale et matérielle. L’enfant en bas âge ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère. La société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n’ont pas de moyens d’existence suffisants. Il est souhaitable que soient accordées aux familles nombreuses des allocations de l’État ou autres pour l’entretien des enfants.

Principe 7. L’enfant a droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires. Il doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permettre, dans des conditions d’égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société. L’intérêt supérieur de l’enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité de son éducation et de son orientation. Cette responsabilité incombe en priorité à ses parents. L’enfant doit avoir toutes possibilités de se livrer à des jeux et à des activités récréatives qui doivent être orientés vers les fins visées par l’éducation. La société et les pouvoirs publics doivent s’efforcer de favoriser la jouissance de ce droit.

Principe 8. L’enfant doit, en toutes circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours.

Principe 9. L’enfant doit être protégé contre toute forme de négligence, de cruauté et d’exploitation. Il ne doit pas être soumis à la traite, sous quelque forme que ce soit. L’enfant ne doit pas être admis à l’emploi avant d’avoir atteint un âge minimum approprié. Il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre une occupation ou un emploi qui nuise à sa santé ou à son éducation, ou qui entrave son développement physique, mental ou moral.

Principe 10. L’enfant doit être protégé contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination. Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d’amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment qu’il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables.

C.  Charte du jeune citoyen de l’an 2000 __ Sénat et Ministère de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie, France (1997); www.senat.fr/sjcharte.html

Article 1er. Toute personne a le droit d’avoir une éducation, sans distinction d’âge, de sexe, de position économique et de race. Tout individu doit pouvoir bénéficier des principaux savoirs. Le but essentiel de l’éducation doit être l’autonomie de chaque individu. Chacun doit pouvoir s’éduquer à son rythme, s’épanouir selon ses intérêts et réaliser son projet dans la vie.

Article 2. L’emploi et sa contrepartie, le salaire, par respect de la dignité de l’homme, doivent être un droit pour chaque individu. Des emplois pourraient être créés par une diminution substantielle des charges sociales et patronales. La durée du temps de travail devrait être modulée en fonction de l’âge et de la pénibilité du travail effectué. Un employé plus âgé, au lieu d’être mis en préretraite, devrait initier un jeune, et le patron être exonéré de ses charges sociales. Tout cumul d’emplois devrait être interdit.

Article 3. Un équilibre entre les progrès technologiques et la préservation de la nature doit être trouvé. À cette fin, il faut encourager la fabrication de voitures qui ne polluent pas, instituer des journées sans voitures dans les grandes villes, construire davantage de pistes cyclables, mais aussi traiter les déchets de façon plus systématique, en spécialisant les poubelles domestiques et industrielles. Les animaux doivent être davantage protégés par la loi.

Article 4. Le jeune citoyen de l’an 2000 doit être capable de maîtriser au moins deux langues européennes, en plus de sa langue maternelle. L’équivalence entre les diplômes délivrés dans les quinze pays de l’Union européenne doit permettre aux jeunes d’accéder plus aisément à un emploi à l’intérieur de l’espace européen. Il sera établi une carte d’identité commune aux États membres de l’Union européenne.

Article 5. La famille joue un rôle primordial dans l’éducation des enfants. Tout sévice commis sur un enfant doit être sévèrement puni par la loi. On doit veiller, en cas d’éclatement de la famille, à préserver les droits des enfants dans le choix du parent et à éviter la séparation des frères et sœurs.

Article 6. La fraternité et la solidarité doivent s’exercer en même temps dans la famille, dans le quartier, la ville, le pays et le monde. On ne doit pas interdire la mendicité, mais supprimer ses causes. Que tous les hommes soient résolus à s’unir et à s’accorder une aide mutuelle pour maintenir la paix et la sécurité dans le monde.

Article 7. Toute personne a droit à la liberté sous toutes ses formes. « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. » Être libre, c’est respecter le droit de chacun. Afin de mettre en œuvre ces principes, l’État doit davantage protéger les personnes, et notamment les jeunes, contre les manipulations dont ils peuvent faire l’objet de la part des sectes et des associations racistes qui menacent toutes les libertés.

Article 8. Il serait souhaitable d’inclure dans les emplois du temps une ou deux heures de culture générale : visites, rencontres d’artistes et de sportifs, ce qui empêcherait le cloisonnement. Il faudrait développer aussi les visites gratuites dans les musées, les sorties scolaires, et étendre aux lycéens et collégiens les avantages et réductions dont bénéficient les étudiants.

Article 9. La recherche a pour axes prioritaires les maladies sexuellement transmissibles et génétiques, de même que les problèmes essentiels d’environnement et de pollution, qui concernent les générations futures. L’État, les associations, peuvent conjointement participer au financement de la recherche, dans la transparence.

Article 10. Des cours de secourisme civil doivent être inclus dans les programmes des classes de troisième afin que chacun connaisse les gestes qui sauvent. Les dispensaires doivent être développés dans les zones rurales. Des conférences-débats sur les grands maux de la société actuelle, tels que la drogue ou le sida, doivent être organisées de façon régulière dans un but préventif.

Article 11. Les enfants doivent être considérés comme des personnes à part entière. On doit respecter leur liberté et leur dignité. Compte tenu de leur vulnérabilité, les États, prenant toutes mesures juridiques et administratives nécessaires, les préserveront de toute forme de discrimination, d’exploitation, d’abus, de violence. Ils leur assureront l’éducation, la santé, la sécurité indispensables à leur bien-être.

Article 12. La violence est un mal que l’on doit réduire avec l’éducation donnée dans la famille et à l’école. Apprendre à se parler, à s’exprimer, à échanger des idées réduit les risques de violence. La répression, qui est nécessaire, en atténue les effets sans en faire disparaître les causes.


DROITS DE L'HOMME

Dr. Votée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, déclaration solennelle et universelle qui définit et précise les droits naturels, inaliénables et sacrés de la personne : la liberté et l’égalité de tous les êtres humains. Syn. droits de la personne. VA alphabétisation, B; communisme, G; justice, F.

A.  Déclaration universelle des Droits de l’homme __ Nations Unies (1948); http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

Préambule. • Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. • Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme. • Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. • Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre les nations. • Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande. • Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales. • Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus grande importance pour remplir pleinement cet engagement.

L’Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l’Homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles de territoires placés sous leur juridiction.

Article premier. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2. 1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. 2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3. Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4. Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5. Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6. Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7. Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8. Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la Constitution ou par la loi.

Article 9. Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10. Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11. 1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. 2. Nul ne sera condamné pour des actions ou des omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

Article 12. Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13. 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14. 1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. 2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15. 1. Tout individu a droit à une nationalité. 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16. 1. À partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. 2. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre consentement des futurs époux. 3. La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État.

Article 17. 1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété. 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Article 19. Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Article 20. 1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques. 2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.

Article 21. 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis. 2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays. 3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22. Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23. 1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. 2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. 3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. 4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24. Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25. 1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. 2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors du mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26. 1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. 2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

Article 27. 1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. 2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

Article 28. Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29. 1. L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

2. Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. 3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30. Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et des libertés qui y sont énoncés.

B.  Charte africaine des droits de l’homme et des peuples __ Organisation de l’Unité Africaine (1982) : 49 États, entrée en vigueur le 21 octobre 1986; http://afronet.org.za/links/banjul_fr.htm

Préambule. Les États africains membres de l’OUA, parties à la présente charte qui porte le titre de « Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ». • Rappelant la décision 115 (XVI) de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, en sa Seizième session ordinaire tenue à Monravia (Liberia) du 17 au 20 juillet 1979, relative à l’élaboration d’un avant-projet de Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, prévoyant notamment l’institution d’organes de promotion et de protection des droits de l’homme et des peuples. • Considérant la Charte de l’Organisation de l’Unité Africaine, aux termes de laquelle, « la liberté, l’égalité, la justice et la dignité sont des objectifs essentiels à la réalisation des aspirations légitimes des peuples africains ». • Réaffirmant l’engagement qu’ils ont solennellement pris à l’Article 2 de ladite Charte, d’éliminer sous toutes ses formes le colonialisme de l’Afrique, de coordonner et d’intensifier leur coopération et leurs efforts pour offrir de meilleures conditions d’existence aux peuples d’Afrique, de favoriser la coopération internationale en tenant dûment compte de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. • Tenant compte des vertus de leurs traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser leurs réflexions sur la conception des droits de l’homme et des peuples. • Reconnaissant que d’une part, les droits fondamentaux de l’être humain sont fondés sur les attributs de la personne humaine, ce qui justifie leur protection internationale et que d’autre part, la réalité et le respect des droits du peuple doivent nécessairement garantir les droits de l’homme. • Considérant que la jouissance des droits et libertés implique l’accomplissement des devoirs de chacun. • Convaincus qu’il est essentiel d’accorder désormais une attention particulière au droit au développement; que les droits civils et politiques sont indissociables des droits économiques, sociaux et culturels, tant dans leur conception que dans leur universalité, et que la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels garantit la jouissance des droits civils et politiques. • Conscients de leur devoir de libérer totalement l’Afrique dont les peuples continuent à lutter pour leur indépendance véritable et leur dignité et s’engageant à éliminer le colonialisme, le néocolonialisme, l’apartheid, le sionisme, les bases militaires étrangères d’agression et toutes formes de discrimination, notamment celles fondées sur la race, l’ethnie, la couleur, le sexe, la langue, la religion ou l’opinion politique. • Réaffirmant leur attachement aux libertés et aux droits de l’homme et des peuples contenus dans les déclarations, conventions et autres instruments adoptés dans le cadre de l’Organisation de l’Unité Africaine, du Mouvement des Pays Non Alignés et de l’Organisation des Nations Unies. • Fermement convaincus de leur devoir d’assurer la promotion et la protection des droits et libertés de l’homme et des peuples, compte dûment tenu de l’importance primordiale traditionnellement attachée en Afrique à ces droits et libertés.

SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT :

PREMIÈRE PARTIE DES DROITS ET DES DEVOIRS

Chapitre I - DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES

Article 1. Les États membres de l’Organisation de l’Unité Africaine, parties à la présente Charte, reconnaissent les droits, devoirs et libertés énoncés dans cette Charte et s’engagent à adopter des mesures législatives ou autres pour les appliquer.

Article 2. Toute personne a droit à la jouissance des droits et libertés reconnus et garantis dans la présente Charte sans distinction aucune, notamment de race, d’ethnie, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Article 3. 1. Toutes les personnes bénéficient d’une totale égalité devant la loi. 2. Toutes les personnes ont droit à une égale protection de la loi.

Article 4. La personne humaine est inviolable. Tout être humain a droit au respect de sa vie et à l’intégrité physique et morale de sa personne. Nul ne peut être privé arbitrairement de ce droit.

Article 5. Tout individu a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine et à la reconnaissance de sa personnalité juridique. Toutes formes d’exploitation et d’avilissement de l’homme notamment l’esclavage, la traite des personnes, la torture physique ou morale, et les peines ou les traitements cruels inhumains ou dégradants sont interdites.

Article 6. Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement.

Article 7. 1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend : a) le droit de saisir les juridictions nationales compétentes de tout acte violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus et garantis par les conventions, les lois, règlements et coutumes en vigueur; b) le droit à la présomption d’innocence, jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction compétente; c) le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par un défenseur de son choix; d) le droit d’être jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale. 2. Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui ne constituait pas, au moment où elle a eu lieu, une infraction légalement punissable. Aucune peine ne peut être infligée si elle n’a pas été prévue au moment où l’infraction a été commise. La peine est personnelle et ne peut frapper que le délinquant.

Article 8. La liberté de conscience, la profession et la pratique libre de la religion sont garanties. Sous réserve de l’ordre public, nul ne peut être l’objet de mesures de contrainte visant à restreindre la manifestation de ces libertés.

Article 9. 1. Toute personne a droit à l’information. 2. Toute personne a le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements.

Article 10. 1. Toute personne a le droit de constituer librement des associations avec d’autres, sous réserve de se conformer aux règles édictées par la loi. 2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association sous réserve de l’obligation de solidarité prévue à l’article 29.

Article 11. Toute personne a le droit de se réunir librement avec d’autres. Ce droit s’exerce sous la seule réserve des restrictions nécessaires édictées par les lois et règlements, notamment dans l’intérêt de la sécurité nationale, de la sûreté d’autrui, de la santé, de la morale ou des droits et libertés des personnes.

Article 12. 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État, sous réserve de se conformer aux règles édictées par la loi. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Ce droit ne peut faire l’objet de restrictions que si celles-ci sont prévues par la loi, nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public, la santé ou la moralité publiques. 3. Toute personne a le droit, en cas de persécution, de rechercher et de recevoir asile en territoire étranger, conformément à la loi de chaque pays et aux conventions internationales. 4. L’étranger légalement admis sur le territoire d’un État partie à la présente Charte ne pourra en être expulsé qu’en vertu d’une décision conforme à la loi. 5. L’expulsion collective d’étrangers est interdite. L’expulsion collective est celle qui vise globalement des groupes nationaux, raciaux, ethniques ou religieux.

Article 13. 1. Tous les citoyens ont le droit de participer librement à la direction des affaires publiques de leur pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis, ce, conformément aux règles édictées par la loi. 2. Tous les citoyens ont également le droit d’accéder aux fonctions publiques de leur pays. 3. Toute personne a le droit d’user des biens et services publics dans la stricte égalité de tous devant la loi.

Article 14. Le droit de propriété est garanti. Il ne peut y être porté atteinte que par nécessité publique ou dans l’intérêt général de la collectivité, ce, conformément aux dispositions des lois appropriées.

Article 15. Toute personne a le droit de travailler dans des conditions équitables et satisfaisantes et de percevoir un salaire égal pour un travail égal.

Article 16. 1. Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit capable d’atteindre. 2. Les États parties à la présente Charte s’engagent à prendre les mesures nécessaires en vue de protéger la santé de leurs populations et de leur assurer l’assistance médicale en cas de maladie.

Article 17. 1. Toute personne a droit à l’éducation. 2. Toute personne peut prendre part librement à la vie culturelle de la Communauté. 3. La promotion et la protection de la morale et des valeurs traditionnelles reconnues par la Communauté constituent un devoir de l’État dans le cadre de la sauvegarde des droits de l’Homme.

Article 18. 1. La famille est l’élément naturel et la base de la société. Elle doit être protégée par l’État qui doit veiller à sa santé physique et morale. 2. L’État a l’obligation d’assister la famille dans sa mission de gardienne de la morale et des valeurs traditionnelles reconnues par la Communauté. 3. L’État a le devoir de veiller à l’élimination de toute discrimination contre la femme et d’assurer la protection des droits de la femme et de l’enfant tels que stipulés dans les déclarations et conventions internationales. 4. Les personnes âgées ou handicapées ont également droit à des mesures spécifiques de protection en rapport avec leurs besoins physiques ou moraux.

Article 19. Tous les peuples sont égaux; ils jouissent de la même dignité et ont les mêmes droits. Rien ne peut justifier la domination d’un peuple par un autre.

Article 20. 1. Tout peuple a droit à l’existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l’autodétermination. Il détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu’il a librement choisie. 2. Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale. 3. Tous les peuples ont droit à l’assistance des États parties à la présente Charte, dans leur lutte de libération contre la domination étrangère, qu’elle soit d’ordre politique, économique ou culturel.

Article 21. 1. Les peuples ont la libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources naturelles. Ce droit s’exerce dans l’intérêt exclusif des populations. En aucun cas, un peuple ne peut en être privé. 2. En cas de spoliation, le peuple spolié a droit à la légitime récupération de ses biens ainsi qu’à une indemnisation adéquate. 3. La libre disposition des richesses et des ressources naturelles s’exerce sans préjudice de l’obligation de promouvoir une coopération économique internationale fondée sur le respect mutuel, l’échange équitable, et les principes du droit international. 4. Les États, parties à la présente Charte s’engagent, tant individuellement que collectivement, à exercer le droit de libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, en vue de renforcer l’unité et la solidarité africaines. 5. Les États, parties à la présente Charte, s’engagent à éliminer toutes les formes d’exploitation économique étrangère, notamment celle qui est pratiquée par des monopoles internationaux, afin de permettre à la population de chaque pays de bénéficier pleinement des avantages provenant de ses ressources nationales.

Article 22. 1. Tous les peuples ont droit à leur développement économique, social et culturel, dans le respect strict de leur liberté et de leur identité, et à la jouissance égale du patrimoine commun de l’humanité. 2. Les États ont le devoir, séparément ou en coopération, d’assurer l’exercice du droit au développement.

Article 23. 1. Les peuples ont droit à la paix et à la sécurité tant sur le plan national que sur le plan international. Le principe de solidarité et de relations amicales affirmé implicitement par la Charte de l’Organisation des Nations Unies et réaffirmé par celle de l’Organisation de l’Unité Africaine aux rapports entre les États. 2. Dans le but de renforcer la paix, la solidarité et les relations amicales, les États parties à la présente Charte, s’engagent à interdire : a) qu’une personne jouissant du droit d’asile aux termes de l’article 12 de la présente Charte entreprenne une activité subversive dirigée contre son pays d’origine ou contre tout autre pays, parties à la présente Charte; b) que leurs territoires soient utilisés comme base de départ d’activités subversives ou terroristes dirigées contre le peuple de tout autre État, partie à la présente Charte.

Article 24. Tous les peuples ont droit à un environnement satisfaisant et global, propice à leur développement.

Article 25. Les États parties à la présente Charte ont le devoir de promouvoir et d’assurer, par l’enseignement, l’éducation et la diffusion, le respect des droits et des libertés contenus dans la présente Charte, et de prendre des mesures en vue de veiller à ce que ces libertés et droits soient compris de même que les obligations et devoirs correspondants.

Article 26. Les États parties à la présente Charte ont le devoir de garantir l’indépendance des Tribunaux et de permettre l’établissement et le perfectionnement d’institutions nationales appropriées chargées de la promotion et de la protection des droits et libertés garantis par la présente Charte.

Chapitre II - DES DEVOIRS - de la PREMIÈRE PARTIE : DES DROITS ET DES DEVOIRS

Article 27. 1. Chaque individu a des devoirs envers la famille et la société, envers l’État et les autres collectivités légalement reconnues et envers la Communauté internationale. 2. Les droits et les libertés de chaque personne s’exercent dans le respect du droit d’autrui, de la sécurité collective, de la morale et de l’intérêt commun.

Article 28. Chaque individu a le devoir de respecter et de considérer ses semblables sans discrimination aucune, et d’entretenir avec eux des relations qui permettent de promouvoir, de sauvegarder et de renforcer le respect et la tolérance réciproques.

Article 29. L’individu a en outre le devoir : 1. De préserver le développement harmonieux de la famille et d’œuvrer en faveur de la cohésion et du respect de cette famille; de respecter à tout moment ses parents, de les nourrir, et de les assister en cas de nécessité. 2. De servir sa communauté nationale en mettant ses capacités physiques et intellectuelles à son service. 3. De ne pas compromettre la sécurité de l’État dont il est national ou résident. 4. De préserver et de renforcer la solidarité sociale et nationale, singulièrement lorsque celle-ci est menacée. 5. De préserver et de renforcer l’indépendance nationale et l’intégrité territoriale de la patrie et, d’une façon générale, de contribuer à la défense de son pays, dans les conditions fixées par la loi. 6. De travailler, dans la mesure de ses capacités et de ses possibilités, et de s’acquitter des contributions fixées par la loi pour la sauvegarde des intérêts fondamentaux de la société. 7. De veiller, dans ses relations avec la société, à la préservation et au renforcement des valeurs culturelles africaines positives, dans un esprit de tolérance, de dialogue et de concertation et d’une façon générale de contribuer à la promotion de la santé morale de la société. 8. De contribuer au mieux de ses capacités, à tout moment et à tous les niveaux, à la promotion et à la réalisation de l’unité africaine.

Articles 30 à 68. Articles omis. Ces articles contiennent les dispositions relatives à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à ses compétences, sa procédure et les principes qu’elle doit appliquer (art. 30 à 63) ainsi que des dispositions diverses (art. 64 à 68).

C. Charte canadienne des droits et libertés __ Ministère de la Justice, Canada (1982) : annexe B; Loi constitutionnelle; http://canada.justice.gc.ca/Loireg/charte/const_fr.html

Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit :

Garantie des droits et libertés. 1. La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique.

Libertés fondamentales. 2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes : a) liberté de conscience et de religion; b) liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication; c) liberté de réunion pacifique; d) liberté d’association.

Droits démocratiques. 3. Tout citoyen canadien a le droit de vote et est éligible aux élections législatives fédérales ou provinciales. 4. (1) Le mandat maximal de la Chambre des communes et des assemblées législatives est de cinq ans à compter de la date fixée pour le retour des brefs relatifs aux élections générales correspondantes. (2) Le mandat de la Chambre des communes ou celui d’une assemblée législative peut être prolongé respectivement par le Parlement ou par la législature en question au-delà de cinq ans en cas de guerre, d’invasion ou d’insurrection, réelles ou appréhendées, pourvu que cette prolongation ne fasse pas l’objet d’une opposition exprimée par les voix de plus du tiers des députés de la Chambre des communes ou de l’assemblée législative. 5. Le Parlement et les législatures tiennent une séance au moins une fois tous les douze mois.

Liberté de circulation et d’établissement. 6. (1) Tout citoyen canadien a le droit de demeurer au Canada, d’y entrer ou d’en sortir. (2) Tout citoyen canadien et toute personne ayant le statut de résident permanent au Canada ont le droit : a) de se déplacer dans tout le pays et d’établir leur résidence dans toute province; b) de gagner leur vie dans toute province. (3) Les droits mentionnés au paragraphe (2) sont subordonnés : a) aux lois et usages d’application générale en vigueur dans une province donnée, s’ils n’établissent entre les personnes aucune distinction fondée principalement sur la province de résidence antérieure ou actuelle; b) aux lois prévoyant de justes conditions de résidence en vue de l’obtention des services sociaux publics. (4) Les paragraphes (2) et (3) n’ont pas pour objet d’interdire les lois, programmes ou activités destinés à améliorer, dans une province, la situation d’individus défavorisés socialement ou économiquement, si le taux d’emploi dans la province est inférieur à la moyenne nationale.

Garanties juridiques. 7. Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu’en conformité avec les principes de justice fondamentale. 8. Chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions ou les saisies abusives. 9. Chacun a droit à la protection contre la détention ou l’emprisonnement arbitraires. 10. Chacun a le droit, en cas d’arrestation ou de détention : a) d’être informé dans les plus brefs délais des motifs de son arrestation ou de sa détention; b) d’avoir recours sans délai à l’assistance d’un avocat et d’être informé de ce droit; c) de faire contrôler, par habeas corpus, la légalité de sa détention et d’obtenir, le cas échéant, sa libération. 11. Tout inculpé a le droit : a) d’être informé sans délai anormal de l’infraction précise qu’on lui reproche; b) d’être jugé dans un délai raisonnable; c) de ne pas être contraint de témoigner contre lui-même dans toute poursuite intentée contre lui pour l’infraction qu’on lui reproche; d) d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable, conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à l’issue d’un procès public et équitable; e) de ne pas être privé sans juste cause d’une mise en liberté assortie d’un cautionnement raisonnable; f) sauf s’il s’agit d’une infraction relevant de la justice militaire, de bénéficier d’un procès avec jury lorsque la peine maximale prévue pour l’infraction dont il est accusé est un emprisonnement de cinq ans ou une peine plus grave; g) de ne pas être déclaré coupable en raison d’une action ou d’une omission qui, au moment où elle est survenue, ne constituait pas une infraction d’après le droit interne du Canada ou le droit international et n’avait pas de caractère criminel d’après les principes généraux de droit reconnus par l’ensemble des nations; h) d’une part de ne pas être jugé de nouveau pour une infraction dont il a été définitivement acquitté, d’autre part de ne pas être jugé ni puni de nouveau pour une infraction dont il a été définitivement déclaré coupable et puni; i) de bénéficier de la peine la moins sévère, lorsque la peine qui sanctionne l’infraction dont il est déclaré coupable est modifiée entre le moment de la perpétration de l’infraction et celui de la sentence. 12. Chacun a droit à la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités. 13. Chacun a droit à ce qu’aucun témoignage incriminant qu’il donne ne soit utilisé par l’incriminer dans d’autres procédures, sauf lors de poursuites pour parjure ou pour témoignages contradictoires. 14. La partie ou le témoin qui ne peuvent suivre les procédures, soit parce qu’ils ne comprennent pas ou ne parlent pas la langue employée, soit parce qu’ils sont atteints de surdité, ont droit à l’assistance d’un interprète.

Droits à l’égalité. 15. (1) La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques. (2) Le paragraphe (1) n’a pas pour effet d’interdire les lois, programmes ou activités destinés à améliorer la situation d’individus ou de groupes défavorisés, notamment du fait de leur race, de leur origine nationale ou ethnique, de leur couleur, de leur religion, de leur sexe, de leur âge ou de leurs déficiences mentales ou physiques.

Langues officielles du Canada. (Les articles 16 à 22 ont été omis de la présente reproduction).

Droits à l’instruction dans la langue de la minorité. 23. (1) Les citoyens canadiens : a) dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la minorité francophone ou anglophone de la province où ils résident, b) qui ont reçu leur instruction, au niveau primaire, en français ou en anglais au Canada et qui résident dans une province où la langue dans laquelle ils ont reçu cette instruction est celle de la minorité francophone ou anglophone de la province, ont, dans l’un ou l’autre cas, le droit d’y faire instruire leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans cette langue. (2) Les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction, au niveau primaire ou secondaire, en français ou en anglais au Canada ont le droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de cette instruction. (3) Le droit reconnu aux citoyens canadiens par les paragraphes (1) et (2) de faire instruire leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de la minorité francophone ou anglophone d’une province : a) s’exerce partout dans la province où le nombre des enfants des citoyens qui ont ce droit est suffisant pour justifier à leur endroit la prestation, sur les fonds publics, de l’instruction dans la langue de la minorité; b) comprend, lorsque le nombre de ces enfants le justifie, le droit de les faire instruire dans des établissements d’enseignement de la minorité linguistique financés sur les fonds publics.

Recours. 24. (1) Toute personne, victime de violation ou de négation des droits ou libertés qui lui sont garantis par la présente charte, peut s’adresser à un tribunal compétent pour obtenir la réparation que le tribunal estime convenable et juste eu égard aux circonstances. (2) Lorsque, dans une instance visée au paragraphe (1), le tribunal a conclu que des éléments de preuve ont été obtenus dans des conditions qui portent atteinte aux droits ou libertés garantis par la présente charte, ces éléments de preuve sont écartés s’il est établi, eu égard aux circonstances, que leur utilisation est susceptible de déconsidérer l’administration de la justice.

Dispositions générales. 25. Le fait que la présente charte garantit certains droits et libertés ne porte pas atteinte aux droits ou libertés — ancestraux, issus de traités ou autres — des peuples autochtones du Canada, notamment : a) aux droits ou libertés reconnus par la proclamation royale du 7 octobre 1763; b) aux droits ou libertés existants issus d’accords sur des revendications territoriales ou ceux susceptibles d’être ainsi acquis. 26. Le fait que la présente charte garantit certains droits et libertés ne constitue pas une négation des autres droits ou libertés qui existent au Canada. 27. Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir la maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens. 28. Indépendamment des autres dispositions de la présente charte, les droits et libertés qui y sont mentionnés sont garantis également aux personnes des deux sexes. 29. Les dispositions de la présente charte ne portent pas atteinte aux droits ou privilèges garantis en vertu de la Constitution du Canada concernant les écoles séparées et autres écoles confessionnelles. 30. Dans la présente charte, les dispositions qui visent les provinces, leur législature ou leur assemblée législative visent également le territoire du Yukon, les territoires du Nord-Ouest ou leurs autorités législatives compétentes. 31. La présente charte n’élargit pas les compétences législatives de quelque organisme ou autorité que ce soit.

Application de la charte. (Les articles 32 et 33 ainsi que l’article 34 - Charte canadienne des droits et libertés ont été omis de la présente reproduction).

D.  Charte des droits et des devoirs des parents en Europe __ Association européenne des parents d’élèves; http://www.epa.be

Préambule. Élever des enfants, c’est un signe d’espoir. Un signe qui prouve que les parents ont confiance en l’avenir et qui traduit leur foi dans les valeurs qu’ils insufflent aux générations nouvelles. La responsabilité des parents envers leurs enfants constitue donc un pilier irremplaçable de la collectivité humaine. Cependant, que ce soit dans l’Europe d’aujourd’hui ou dans celle de demain, les parents ne doivent pas être les seuls à porter cette responsabilité. Ils peuvent trouver dans les milieux de l’enseignement, dans les groupes et institutions sociales ou dans les services publics des gens capables de les aider moralement et matériellement. Un grand nombre de personnes participent à l’éducation des enfants : ils ne grandissent pas livrés à eux-mêmes, mais entourés de tous leurs aînés. Leur développement implique bien davantage que leur enseignement, mais il n’en reste pas moins vrai qu’il ne pourrait se dérouler harmonieusement sans les efforts des établissements scolaires. À notre époque, l’assistance et le respect mutuel des parents et des écoles pour leurs propres responsabilités sont des conditions indispensables pour amener les enfants à l’âge adulte. L’échéance 1992 est toute proche. Beaucoup d’Européens de l’Est et de l’Ouest placent tous leurs espoirs dans une nouvelle coopération sur notre continent, qui doit instaurer une plus grande unité et une identité commune. Les jeunes d’aujourd’hui seront les citoyens de l’Europe de demain, avec leur propre passé spirituel et culturel, leurs propres capacités et leurs propres attentes. Pour eux et pour nous-mêmes, nous revendiquons une Europe démocratique, qui continuera à puiser son inspiration à la source de sa pluralité. Tel devrait être l’idéal de l’éducation et de l’enseignement en Europe. Pour parvenir à cet idéal, les parents doivent s’entraider : au sein des écoles et avec elles, à l’échelle européenne comme dans les associations nationales. L’inspiration réciproque et le progrès vers la solidarité européenne sont nos objectifs majeurs. C’est même la raison d’être de l’EPA Pourtant, cela ne suffit pas. Les parents d’Europe doivent pouvoir compter sur la reconnaissance et le respect de leurs responsabilités essentielles d’éducateurs, c’est-à-dire le respect de leurs devoirs parentaux. Les efforts qu’ils fournissent en ce sens doivent bénéficier du soutien des milieux de l’enseignement et de la société toute entière. L’EPA souhaite formuler cette philosophie dans une déclaration de principe intitulée « Droits et devoirs des parents d’Europe ». Nous demandons à la Commission européenne, au Conseil des Ministres, au Parlement européen et au Conseil de l’Europe d’appuyer cette Charte et nous en appelons à leur soutien en vue de sa concrétisation.

Droits et devoirs des parents d’Europe

1.  Les parents ont le droit d’élever leurs enfants sans discrimination d’après leur couleur de peau, leur provenance ethnique, leur nationalité, leurs convictions philosophiques ou religieuses, leur sexe ou leur situation économique. Les parents ont le devoir d’élever leurs enfants en leur inculquant le sens des responsabilités mutuelles et un engagement pour un monde humain.

2.  Les parents ont le droit de se voir reconnaître la primauté dans l’éducation de leurs enfants. Les parents ont le devoir d’élever leurs enfants de manière responsable et de ne pas négliger leur éducation.

3. Les parents ont le droit de plein accès au système d’enseignement pour leurs enfants en fonction de leurs besoins, de leurs capacités et de leurs mérites. Les parents ont le devoir de s’engager personnellement dans l’éducation scolaire dispensée à leurs enfants.

4.  Les parents ont le droit d’accéder à toutes les informations des institutions d’éducation relatives à leurs enfants. Les parents ont le devoir de communiquer aux écoles de leurs enfants toutes les informations utiles pour parvenir à leur objectif commun d’éducation.

5.  Les parents ont le droit de choisir pour leurs enfants l’enseignement qui correspond le mieux à leurs convictions et aux valeurs qu’ils estiment primordiales dans l’éducation de leurs enfants. Les parents ont le devoir de choisir judicieusement et consciencieusement l’éducation donnée à leurs enfants.

6.  Les parents ont droit au respect du système éducatif pour les principes spirituels et culturels d’éducation qu’ils inculquent à leurs enfants. Les parents ont le devoir d’élever leurs enfants dans le respect d’autrui et de ses convictions.

7.  Les parents ont le droit d’exercer une influence sur la politique mise en œuvre par l’école où ils ont placé leurs enfants. Les parents ont le devoir de s’engager personnellement envers l’école où ils ont placé leurs enfants, car elle constitue un élément vital de leur communauté locale.

8.  Les parents et leurs associations ont le droit d’être activement consultés sur la politique des pouvoirs publics en matière d’éducation. Les parents ont le devoir de désigner des associations représentatives et démocratiques pour représenter leurs intérêts.

9. Les parents ont droit à une aide matérielle de la collectivité pour éliminer les obstacles financiers qui entravent l’accès de leurs enfants à l’enseignement. Les parents ont le devoir de consacrer leur temps et leur attention à leurs enfants et à leur école pour soutenir leurs efforts et atteindre leurs objectifs éducatifs.

10. Les parents ont le droit de compter sur un enseignement de haute qualité de la part des pouvoirs publics responsables. Les parents ont le devoir de s’entraider pour améliorer leurs talents d’éducateurs et de partenaires dans les relations maison-école.

E.  Charte sociale européenne (révisée) (1996) __ http://www.humanrights.coe.int/cseweb/

Préambule. Les gouvernements signataires, membres du Conseil de l’Europe,

Considérant que le but du Conseil de l’Europe est de réaliser une union plus étroite entre ses membres afin de sauvegarder et de promouvoir les idéaux et les principes qui sont leur patrimoine commun et de favoriser leur progrès économique et social, notamment par la défense et le développement des droits de l’homme et des libertés fondamentales;

Considérant qu’aux termes de la Convention de sauvegarde des Droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée à Rome le 4 novembre 1950, et de ses Protocoles, les États membres du Conseil de l’Europe sont convenus d’assurer à leurs populations les droits civils et politiques et les libertés spécifiés dans ces instruments;

Considérant que, par la Charte sociale européenne ouverte à la signature à Turin le 18 octobre 1961 et ses Protocoles, les États membres du Conseil de l’Europe sont convenus d’assurer à leurs populations les droits sociaux spécifiés dans ces instruments afin d’améliorer leur niveau de vie et de promouvoir leur bien-être;

Rappelant que la Conférence ministérielle sur les droits de l’homme, tenue à Rome le 5 novembre 1990, a souligné la nécessité, d’une part, de préserver le caractère indivisible de tous les droits de l’homme, qu’ils soient civils, politiques, économiques, sociaux ou culturels et, d’autre part, de donner à la Charte sociale européenne une nouvelle impulsion;

Résolus, comme décidé lors de la Conférence ministérielle réunie à Turin les 21 et 22 octobre 1991, de mettre à jour et d’adapter le contenu matériel de la Charte, afin de tenir compte en particulier des changements sociaux fondamentaux intervenus depuis son adoption;

Reconnaissant l’utilité d’inscrire dans une Charte révisée, destinée à se substituer progressivement à la Charte sociale européenne, les droits garantis par la Charte tels qu’amendés, les droits garantis par le Protocole additionnel de 1988 et d’ajouter de nouveaux droits,

Sont convenus de ce qui suit :

Partie I

Les Parties reconnaissent comme objectif d’une politique qu’elles poursuivront par tous les moyens utiles, sur les plans national et international, la réalisation de conditions propres à assurer l’exercice effectif des droits et principes suivants :

1. Toute personne doit avoir la possibilité de gagner sa vie par un travail librement entrepris.

2. Tous les travailleurs ont droit à des conditions de travail équitables.

3. Tous les travailleurs ont droit à la sécurité et à l’hygiène dans le travail.

4. Tous les travailleurs ont droit à une rémunération équitable leur assurant, ainsi qu’à leurs familles, un niveau de vie satisfaisant.

5. Tous les travailleurs et employeurs ont le droit de s’associer librement au sein d’organisations nationales et internationales pour la protection de leurs intérêts économiques et sociaux.

6. Tous les travailleurs et employeurs ont le droit de négocier collectivement.

7. Les enfants et les adolescents ont droit à une protection spéciale contre les dangers physiques et moraux auxquels ils sont exposés.

8. Les travailleuses, en cas de maternité, ont droit à une protection spéciale.

9. Toute personne a droit à des moyens appropriés d’orientation professionnelle, en vue de l’aider à choisir une profession conformément à ses aptitudes personnelles et à ses intérêts.

10. Toute personne a droit à des moyens appropriés de formation professionnelle.

11. Toute personne a le droit de bénéficier de toutes les mesures lui permettant de jouir du meilleur état de santé qu’elle puisse atteindre.

12. Tous les travailleurs et leurs ayants droit ont droit à la sécurité sociale.

13. Toute personne démunie de ressources suffisantes a droit à l’assistance sociale et médicale.

14. Toute personne a le droit de bénéficier de services sociaux qualifiés.

15. Toute personne handicapée a droit à l’autonomie, à l’intégration sociale et à la participation à la vie de la communauté.

16. La famille, en tant que cellule fondamentale de la société, a droit à une protection sociale, juridique et économique appropriée pour assurer son plein développement.

17. Les enfants et les adolescents ont droit à une protection sociale, juridique et économique appropriée.

18. Les ressortissants de l’une des Parties ont le droit d’exercer sur le territoire d’une autre Partie toute activité lucrative, sur un pied d’égalité avec les nationaux de cette dernière, sous réserve des restrictions fondées sur des raisons sérieuses de caractère économique ou social.

19. Les travailleurs migrants ressortissants de l’une des Parties et leurs familles ont droit à la protection et à l’assistance sur le territoire de toute autre Partie.

20. Tous les travailleurs ont droit à l’égalité de chances et de traitement en matière d’emploi et de profession, sans discrimination fondée sur le sexe.

21. Les travailleurs ont droit à l’information et à la consultation au sein de l’entreprise.

22. Les travailleurs ont le droit de prendre part à la détermination et à l’amélioration des conditions de travail et du milieu du travail dans l’entreprise.

23. Toute personne âgée a droit à une protection sociale.

24. Tous les travailleurs ont droit à une protection en cas de licenciement.

25. Tous les travailleurs ont droit à la protection de leurs créances en cas d’insolvabilité de leur employeur.

26. Tous les travailleurs ont droit à la dignité dans le travail.

27. Toutes les personnes ayant des responsabilités familiales et occupant ou souhaitant occuper un emploi sont en droit de le faire sans être soumises à des discriminations et autant que possible sans qu’il y ait conflit entre leur emploi et leurs responsabilités familiales.

28. Les représentants des travailleurs dans l’entreprise ont droit à la protection contre les actes susceptibles de leur porter préjudice et doivent avoir les facilités appropriées pour remplir leurs fonctions.

29. Tous les travailleurs ont le droit d’être informés et consultés dans les procédures de licenciements collectifs.

30. Toute personne a droit à la protection contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

31. Toute personne a droit au logement.

Les parties II à VI ainsi que les annexes ont été omis de la présente reproduction.

F.  Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme __ Document de l’Organisation des États américains (OÉA) (1948); http://www.juris.uqam.ca/cours/
aut97/jur6650/daddh.htm

La IXe Conférence Internationale Américaine. Considérant : Que les peuples américains ont élevé à l’état de dignité la personne humaine et qu’il est reconnu dans leurs constitutions nationales que les institutions juridiques et politiques qui régissent la vie en société, ont comme but principal la protection des droits essentiels de l’homme et la création de conditions permettant son progrès spirituel et matériel et la réalisation de son bonheur. Qu’à plusieurs reprises, les États américains ont reconnu que les droits essentiels de l’homme n’ont pas leur origine dans le fait que celui-ci est ressortissant d’un État déterminé, mais reposant avant tout sur les attributs de la personne humaine. Que la protection internationale des droits de l’homme doit servir de guide principal au droit américain en évolution. Que la considération américaine des droits essentiels de l’homme, alliée aux garanties offertes par le régime intérieur des États, constitue le système initial de protection considéré par les États américains comme approprié aux conditions juridiques et sociales actuelles, compte tenu de la nécessité de le renforcer toujours davantage dans le domaine international, à mesure que les circonstances seront plus propices,

Décide d’adopter la suivante :

Préambule. • Tous les hommes naissent libres et égaux du point de vue de leur dignité et de leurs droits, et comme ils sont dotés par la nature de raison et de conscience, ils doivent se conduire fraternellement, les uns envers les autres. • L’accomplissement du devoir de chacun est une condition préalable au droit de tous. Droits et devoirs se complètent corrélativement, dans toutes les activités sociales et politiques de l’homme. Si les droits exaltent la liberté individuelle, les devoirs expriment la dignité de cette liberté. • Les devoirs d’ordre juridique en présupposent d’autres, d’ordre moral, dont la conception et les fondements sont identiques. • Comme la vie spirituelle est la fin suprême de l’humanité et sa plus haute catégorie, l’homme a pour devoir de servir l’esprit, de toutes ses forces et de toutes ses ressources. • Comme la culture, du point de vue social et historique, est la plus haute manifestation de l’esprit, l’homme a pour devoir de se cultiver, d’entretenir et d’encourager la culture, par tous les moyens dont il dispose. • Enfin, puisque la morale et les bonnes mœurs constituent les fruits les plus nobles de la culture, l’homme a pour devoir de toujours les vénérer.

CHAPITRE PREMIER - Droits

Article 1. Droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne. Tout être humain a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne.

Article 2. Droit d’égalité devant la loi. Toutes les personnes, sans distinction de race, de sexe, de langue, de religion ou autre, sont égales devant la loi et ont les droits et les devoirs consacrés dans cette déclaration.

Article 3. Droit à la liberté de religion et de culture. Toute personne a le droit de professer librement une croyance religieuse, de la manifester et de la pratiquer en public ou en privé.

Article 4. Droit à la liberté d’investigation, d’opinion, d’expression et de diffusion. Toute personne a droit à la liberté d’investigation, d’opinion, d’expression et de diffusion de la pensée par n’importe quel moyen.

Article 5. Droit à la protection de l’honneur, de la réputation personnelle et de la vie privée et familiale. Toute personne a droit à la protection de la loi contre les attaques abusives contre son honneur, sa réputation et sa vie privée et familiale.

Article 6. Droit de fonder une famille et droit à la protection de la famille. Toute personne a le droit de fonder une famille, élément fondamental de la société, et de recevoir protection en sa faveur.

Article 7. Droit à la protection de la maternité et de l’enfance. Toute femme enceinte ou nourrissant un enfant et tout enfant ont droit à la protection, à des soins et à une aide spéciale.

Article 8. Droits de résidence et de déplacement. Toute personne a le droit de fixer sa résidence sur le territoire de l’État dont elle est ressortissante, d’y circuler librement et de ne le quitter que de sa propre volonté.

Article 9. Droit à l’inviolabilité du domicile. Toute personne a droit à l’inviolabilité de son domicile.

Article 10. Droit à l’inviolabilité et à la libre circulation de la correspondance. Toute personne a droit à l’inviolabilité et à la libre circulation de la correspondance.

Article 11. Droit à la préservation de la santé et au bien-être. Toute personne a droit à ce que sa santé soit préservée par des mesures sanitaires et sociales, en ce qui concerne l’alimentation, l’habillement, le logement et les soins médicaux, qui seront établies proportionnellement aux ressources publiques et à celles de la communauté.

Article 12. Droit à l’éducation. Toute personne a droit à l’éducation, laquelle doit être basée sur les principes de liberté, de moralité et de solidarité humaine. De même, elle a droit à ce qu’on la prépare, au moyen de cette éducation, à une existence digne et à ce qu’on lui permette d’améliorer son niveau de vie et son utilité vis-à-vis la société. Le droit à l’éducation comprend celui de l’égalité d’opportunités dans tous les cas, conformément aux dons naturels, aux mérites et au désir de l’individu de profiter des avantages qui lui sont offerts par la communauté et l’État. Toute personne a le droit de recevoir gratuitement, et pour le moins, l’instruction primaire.

Article 13. Droit aux bienfaits de la culture. Toute personne a le droit de prendre part à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de bénéficier des résultats du progrès intellectuel et notamment des découvertes scientifiques. De même elle a droit à la protection des intérêts moraux et matériels qui découlent des inventions ou des œuvres littéraires, scientifiques ou artistiques, dont elle est l’auteur.

Article 14. Droit au travail et à une juste rémunération. Toute personne a droit au travail dans des conditions dignes et celui de suivre librement sa vocation, lorsque les conditions d’emploi le permettent. Toute personne qui travaille a le droit de recevoir une rémunération en rapport avec sa capacité ou son habilité et lui assurant un niveau de vie convenable, à elle et sa famille.

Article 15. Droit au repos et à l’utilisation des heures de loisir. Toute personne a droit au repos, à des loisirs honnêtes et doit avoir la possibilité d’employer utilement son temps libre au profit de son perfectionnement spirituel, culturel et physique.

Article 16. Droit à l’assurance sociale. Toute personne a droit à l’assurance sociale qui la protège contre les conséquences du chômage, de la vieillesse et de l’incapacité résultant d’une cause quelconque indépendante de sa volonté, la rendant physiquement ou mentalement incapable de subvenir à ses moyens d’existence.

Article 17. Droit à la reconnaissance de la personnalité juridique et des droits civils. Toute personne a droit à être reconnue partout comme sujette à des droits et obligations et à jouir des droits civils fondamentaux.

Article 18. Droit à la justice. Toute personne peut recourir aux tribunaux pour faire valoir ses droits. De même, il doit exister une procédure simple et rapide qui permette à la justice de la protéger contre les actes de l’autorité violant, à son préjudice, certains droits fondamentaux reconnus par la constitution.

Article 19. Droit à la nationalité. Toute personne a droit à la nationalité qui lui revient légalement et de la changer si elle le désire contre celle de n’importe quel autre pays disposé à la lui accorder.

Article 20. Droit de suffrage et de participation au gouvernement. Toute personne, capable du point de vue civil, a le droit de participer au gouvernement de son pays, directement ou par l’intermédiaire de ses représentants, et de prendre part aux élections populaires honnêtes, périodiques et libres faites au scrutin secret.

Article 21. Droit de réunion. Toute personne a le droit de se joindre paisiblement, en réunion publique ou en assemblée temporaire, à d’autres personnes ayant les mêmes intérêts, quelle qu’en soit la nature.

Article 22. Droit d’association. Toute personne a le droit de s’associer avec d’autres afin de favoriser et protéger ses intérêts légitimes, d’ordre politique, économique, religieux, social, culturel, professionnel, syndical ou autre.

Article 23. Droit de propriété. Toute personne a droit à la propriété privée pour satisfaire aux nécessités essentielles d’une vie décente, qui contribue à maintenir sa dignité et celle de son foyer.

Article 24. Droit de pétition. Toute personne a le droit de présenter des pétitions respectueuses à n’importe quelle autorité compétente, pour des raisons d’intérêt général ou d’intérêt particulier et d’obtenir une décision rapide.

Article 25. Droit de protection contre la détention arbitraire. Nul ne peut être privé de sa liberté si ce n’est dans les cas et selon les formes établies par les lois existantes. Nul ne peut être emprisonné pour n’avoir pas accompli des obligations de caractère exclusivement civil. Tout individu qui a été privé de sa liberté a droit à ce que le juge vérifie immédiatement la légalité de cette mesure et à être jugé sans retard ou, dans le cas contraire, à être mis en liberté. Il a également droit à un traitement humain au cours de sa détention.

Article 26. Droit au procès régulier. Tout accusé est considéré innocent jusqu’au moment où sa culpabilité est prouvée. Toute personne accusée de délit a le droit de se faire entendre en audience impartiale et publique, d’être jugée par des tribunaux antérieurement établis en vertu des lois déjà existantes, et à ne pas se voir condamner à des peines cruelles, dégradantes ou inusitées.

Article 27. Droit d’asile. Toute personne a droit de chercher et de recevoir asile en territoire étranger, en cas de persécution non motivée par des délits de droit commun, et conformément à la législation de chaque pays et aux accords internationaux.

Article 28. Portée des droits de l’homme. Les droits de chaque homme sont limités par les droits des autres, par la sécurité de tous et par les justes exigences du bien-être général et du développement de la démocratie.

CHAPITRE II - Devoirs

Article 29. Devoirs envers la société. Toute personne a le devoir d’entretenir avec ses semblables des relations permettant à chacun, comme à tous, de former et développer intégralement sa personnalité.

Article 30. Devoirs des enfants et des parents. Toute personne a le devoir d’aider, de nourrir, d’éduquer et de protéger ses enfants mineurs, et les enfants ont le devoir de respecter à tout moment leurs parents et de les aider, de les nourrir et de les protéger en cas de nécessité.

Article 31. Devoir de s’instruire. Toute personne a le devoir d’acquérir, pour le moins, l’instruction primaire.

Article 32. Devoir de suffrage. Toute personne a le devoir de voter dans les élections populaires du pays dont elle est ressortissante, lorsqu’elle est capable du point de vue civil à ce sujet.

Article 33. Devoir d’obéissance à la loi. Toute personne a le devoir de se soumettre à la loi et aux autres dispositions législatives des autorités du pays où elle se trouve.

Article 34. Devoir de servir la communauté et la nation. Toute personne bonne pour le service a le devoir de rendre les services civils et militaires dont la Patrie aurait besoin pour sa défense et sa préservation et, dans le cas de calamité publique, de rendre les services dont elle est capable. Elle a de même le devoir de remplir les obligations d’élection populaire qui lui reviennent dans l’État dont elle est ressortissante.

Article 35. Devoirs d’entraide et de sécurité sociales. Toute personne est obligée de collaborer avec l’État et la communauté pour l’entraide et la sécurité sociales, selon les possibilités et les circonstances.

Article 36. Devoir de payer les impôts. Toute personne a le devoir de payer les impôts fixés par la loi pour le soutien des services publics de son pays.

Article 37. Devoir de travailler. Toute personne a le devoir de travailler, dans la mesure de ses capacités et de ses possibilités, afin de se procurer les ressources nécessaires à sa subsistance ou pour le bénéfice de la communauté.

Article 38. Devoir de s’abstenir d’activités politiques en pays étranger. Toute personne a le devoir de s’abstenir de prendre part aux activités politiques qui, selon la loi, sont réservées aux citoyens de l’État dans lequel elle réside comme étranger.

G. Charte des droits et libertés de la personne, Québec (adoptée le 27 juin 1975) __ http://www.cdpdj.qc.ca/htmfr/htm/4_4.htm

Préambule. • Considérant que tout être humain possède des droits et libertés intrinsèques, destinés à assurer sa protection et son épanouissement. • Considérant que tous les êtres humains sont égaux en valeur et en dignité et ont droit à une égale protection de la Loi. • Considérant que le respect de la dignité de l’être humain et la reconnaissance des droits et libertés dont il est titulaire constituent le fondement de la justice et de la paix. • Considérant que les droits et libertés de la personne humaine sont inséparables des droits et libertés d’autrui et du bien-être général. • Considérant qu’il y a lieu d’affirmer solennellement dans une Charte les libertés et droits fondamentaux de la personne afin que ceux-ci soient garantis par la volonté collective et mieux protégés contre toute violation. À ces causes, Sa Majesté, de l’avis et du consentement de l’Assemblée nationale du Québec, décrète ce qui suit :

PARTIE I - LES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE

CHAPITRE I - LIBERTÉS ET DROITS FONDAMENTAUX

Droit à la vie

1. Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu’à la sûreté, à l’intégrité et à liberté de sa personne.

     Personnalité juridique. Il possède également la personnalité juridique.

Droit au secours

2. Tout être humain dont la vie est en péril a droit au secours.

     Secours à une personne dont la vie est en péril. Toute personne doit porter secours à celui dont la vie est en péril, personnellement ou en obtenant du secours, en lui apportant l’aide physique nécessaire et immédiate, à moins d’un risque pour elle ou pour les tiers ou d’un autre motif raisonnable.

Libertés fondamentales

3. Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association.

Sauvegarde de la dignité

4. Toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.

Respect de la vie privée

5. Toute personne a droit au respect de sa vie privée.

Jouissance paisible des biens

6. Toute personne a droit à la jouissance paisible et à la libre disposition de ses biens, sauf dans la mesure prévue par la loi.

Demeure inviolable

7. La demeure est inviolable.

Respect de la propriété privée

8. Nul ne peut pénétrer chez autrui ni y prendre quoi que ce soit sans son consentement exprès ou tacite.

Secret professionnel

9. Chacun a droit au respect du secret professionnel.

     Divulgation de renseignements confidentiels. Toute personne tenue par la loi au secret professionnel et tout prêtre ou autre ministre du culte ne peuvent, même en justice, divulguer les renseignements confidentiels qui leur ont été révélés en raison de leur état ou profession, à moins qu’ils n’y soient autorisés par celui qui leur a fait ces confidences ou par une disposition expresse de la loi.

     Devoir du tribunal. Le tribunal doit, d’office, assurer le respect du secret professionnel.

     Exercice des libertés et droits fondamentaux

9.1 Les libertés et droits fondamentaux s’exercent dans le respect des valeurs démocratiques, de l’ordre public et du bien-être général des citoyens du Québec. Rôle de la loi. La loi peut, à cet égard, en fixer la portée et en aménager l’exercice.

CHAPITRE I.1 - DROIT A L’ÉGALITÉ DANS LA RECONNAISSANCE ET L’EXERCICE DES DROITS ET LIBERTÉS

 

Discrimination interdite

10. Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap.

     Motif de discrimination. Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit.

     Harcèlement interdit

10.1 Nul ne doit harceler une personne en raison de l’un des motifs visés dans l’article 10.

Publicité discriminatoire interdite

11. Nul ne peut diffuser, publier ou exposer en public un avis, un symbole ou un signe comportant discrimination ni donner une autorisation à cet effet.

Discrimination dans formation d’acte juridique

12. Nul ne peut, par discrimination, refuser de conclure un acte juridique ayant pour objet des biens ou des services ordinairement offerts au public.

Clause interdite

13. Nul ne peut, dans un acte juridique, stipuler une clause comportant discrimination.

     Nullité. Une telle clause est réputée sans effet.

Bail d’une chambre dans local d’habitation

14. L’interdiction visée dans les articles 12 et 13 ne s’applique pas au locateur d’une chambre située dans un local d’habitation, si le locateur ou sa famille réside dans le local, ne loue qu’une seule chambre et n’annonce pas celle-ci, en vue de la louer, par avis ou par tout autre moyen public de sollicitation.

Lieux publics accessibles à tous

15. Nul ne peut, par discrimination, empêcher autrui d’avoir accès aux moyens de transport ou aux lieux publics, tels les établissements commerciaux, hôtels, restaurants, théâtres, cinémas, parcs, terrains de camping et de caravaning, et d’y obtenir les biens et les services qui y sont disponibles.

Non-discrimination dans l’embauche

16. Nul ne peut exercer de discrimination dans l’embauche, l’apprentissage, la durée de la période de probation, la formation professionnelle, la promotion, la mutation, le déplacement, la mise à pied, la suspension, le renvoi ou les conditions de travail d’une personne ainsi que dans l’établissement de catégories ou de classifications d’emploi.

Discrimination par association d’employeurs ou de salariés interdite

17. Nul ne peut exercer de discrimination dans l’admission, la jouissance d’avantages, la suspension ou l’expulsion d’une personne d’une association d’employeurs ou de salariés ou de tout ordre professionnel ou association de personnes exerçant une même occupation.

Discrimination par bureau de placement

18. Un bureau de placement ne peut exercer de discrimination dans la réception, la classification ou le traitement d’une demande d’emploi ou dans un acte visant à soumettre une demande d’emploi ou dans un acte visant à soumettre une demande à un employeur éventuel.

     Renseignements relatifs à un emploi

18.1 Nul ne peut, dans un formulaire de demande d’emploi ou lors d’une entrevue relative à un emploi, requérir d’une personne des renseignements sur les motifs visés dans l’article 10 sauf si ces renseignements sont utiles à l’application de l’article 20 ou à l’application d’un programme d’accès à l’égalité existant au moment de la demande.

     Culpabilité à une infraction

18.2 Nul ne peut congédier, refuser d’embaucher ou autrement pénaliser dans le cadre de son emploi une personne du seul fait qu’elle a été déclarée coupable d’une infraction pénale ou criminelle, si cette infraction n’a aucun lien avec l’emploi ou si cette personne a obtenu le pardon.

Égalité de traitement pour travail équivalent

19. Tout employeur doit, sans discrimination, accorder un traitement ou un salaire égal aux membres de son personnel qui accomplissent un travail équivalent au même endroit.

     Différence basée sur expérience non discriminatoire. Il n’y a pas de discrimination si une différence de traitement ou de salaire est fondée sur l’expérience, l’ancienneté, la durée du service, l’évaluation au mérite, la quantité de production ou le temps supplémentaire, si ces critères sont communs à tous les membres du personnel.

     Ajustements non discriminatoires. Les ajustements salariaux ainsi qu’un programme d’équité salariale sont, eu égard à la discrimination fondée sur le sexe, réputés non discriminatoires, s’ils sont établis conformément à la Loi sur l’équité salariale (chapitre E-12.001).

Distinction fondée sur aptitudes non discriminatoires

20. Une distinction, exclusion ou préférence fondée sur les aptitudes ou qualités requises par un emploi, ou justifiée par le caractère charitable, philanthropique, religieux, politique ou éducatif d’une institution sans but lucratif ou qui est vouée exclusivement au bien-être d’un groupe ethnique est réputée non discriminatoire.

     Utilisation non discriminatoire

20.1 Dans un contrat d’assurance ou de rente, un régime d’avantages sociaux, de retraite, de rentes ou d’assurance ou un régime universel de rentes ou d’assurance, une distinction, exclusion, ou préférence fondée sur l’âge, le sexe ou l’état civil est réputée non discriminatoire lorsque son utilisation est légitime et que le motif qui la fonde constitue un facteur de détermination de risque, basé sur des données actuarielles.

     État de santé. Dans ces contrats ou régimes, l’utilisation de l’état de santé comme facteur de détermination de risque ne constitue pas une discrimination au sens de l’article 10.

CHAPITRE II - DROITS POLITIQUES

Pétition à l’Assemblée

21. Toute personne a droit d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale pour le redressement de griefs.

Droit de voter et d’être candidat

22. Toute personne légalement habilitée et qualifiée a droit de se porter candidat lors d’une élection et a droit d’y voter.

CHAPITRE III - DROITS JUDICIAIRES

Audition impartiale par tribunal indépendant

23. Toute personne a droit, en pleine égalité, à une audition publique et impartiale de sa cause par un tribunal indépendant et qui ne soit pas préjugé, qu’il s’agisse de la détermination de ses droits et obligations ou du bien-fondé de toute accusation portée contre elle.

     Huis clos. Le tribunal peut toutefois ordonner le huis clos dans l’intérêt de la morale ou de l’ordre public.

Motifs de privation de liberté

24. Nul ne peut être privé de sa liberté ou de ses droits, sauf pour les motifs prévus par la loi et suivant la procédure prescrite.

     Abus interdits

24.1 Nul ne peut faire l’objet de saisies, perquisitions ou fouilles abusives.

Traitement de personne arrêtée

25. Toute personne arrêtée ou détenue doit être traitée avec humanité et avec le respect dû à la personne humaine.

Régime carcéral distinct

26. Toute personne détenue dans un établissement de détention a droit d’être soumise à un régime distinct approprié à son sexe, son âge et sa condition physique ou mentale.

Séparation des détenus attendant l’issue de leur procès

27. Toute personne détenue dans un établissement de détention en attendant l’issue de son procès a droit d’être séparée, jusqu’au jugement final, des prisonniers qui purgent une peine.

Information sur motifs d’arrestation

28. Toute personne arrêtée ou détenue a droit d’être promptement informée, dans une langue qu’elle comprend, des motifs de son arrestation ou de sa détention.

     Information à l’accusé

28.1 Tout accusé a le droit d’être promptement informé de l’infraction particulière qu’on lui reproche.

Droit de prévenir les proches

29. Toute personne arrêtée ou détenue a droit, sans délai, d’en prévenir ses proches et de recourir à l’assistance d’un avocat. Elle doit être promptement informée de ces droits.

Comparution

30. Toute personne arrêtée ou détenue doit être promptement conduite devant le tribunal compétent ou relâchée.

Liberté sur engagement

31. Nulle personne arrêtée ou détenue ne peut être privée, sans juste cause, du droit de recouvrer sa liberté sur engagement, avec ou sans dépôt ou caution, de comparaître devant le tribunal dans le délai fixé.

Habeas corpus

32. Toute personne privée de sa liberté a droit de recourir à l’habeas corpus.

     Délai raisonnable

32.1 Tout accusé a le droit d’être jugé dans un délai raisonnable.

Présomption d’innocence

33. Tout accusé est présumé innocent jusqu’à ce que la preuve de sa culpabilité ait été établie suivant la loi.

     Témoignage interdit

33.1 Nul accusé ne peut être contraint de témoigner contre lui-même lors de son procès.

Assistance d’avocat

34. Toute personne a droit de se faire représenter par un avocat ou d’en être assistée devant tout tribunal.

Défense pleine et entière

35. Tout accusé a droit à une défense pleine et entière et a le droit d’interroger et de contre-interroger les témoins.

Assistance d’un interprète

36. Tout accusé a le droit d’être assisté gratuitement d’un interprète s’il ne comprend pas la langue employée à l’audience ou s’il est atteint de surdité.

Non-rétroactivité des lois

37. Nul accusé ne peut être condamné pour une action ou une omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une violation de la loi.

     Chose jugée

37.1 Une personne ne peut être jugée de nouveau pour une infraction dont elle a été acquittée ou dont elle a été déclarée coupable en vertu d’un jugement passé en force de chose jugée.

     Peine moins sévère

37.2 Un accusé a droit à la peine la moins sévère lorsque la peine prévue pour l’infraction a été modifiée entre la perpétration de l’infraction et le prononcé de la sentence.

Protection de la loi

38. Aucun témoignage devant un tribunal ne peut servir à incriminer son auteur, sauf le cas de poursuites pour parjure ou pour témoignages contradictoires.

CHAPITRE IV - DROITS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX

39. Tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et à l’attention que ses parents ou les personnes qui en tiennent lieu peuvent lui donner.

Instruction publique gratuite

40. Toute personne a droit, dans la mesure et suivant les normes prévues par la loi, à l’instruction publique gratuite.

Enseignement religieux ou moral

41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’exiger que, dans les établissements d’enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi.

Établissements d’enseignement privés

42. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit de choisir pour leurs enfants des établissements d’enseignement privés, pourvu que ces établissements se conforment aux normes prescrites ou approuvées en vertu de la loi.

Vie culturelle des minorités

43. Les personnes appartenant à des minorités ethniques ont le droit de maintenir et de faire progresser leur propre vie culturelle avec les autres membres de leur groupe.

Droit à l’information

44. Toute personne a droit à l’information, dans la mesure prévue par la loi.

Assistance financière

45. Toute personne dans le besoin a droit, pour elle et sa famille, à des mesures d’assistance financière et à des mesures sociales, prévues par la loi, susceptibles de lui assurer un niveau de vie décent.

Conditions de travail

46. Toute personne qui travaille a droit, conformément à la loi, à des conditions de travail justes et raisonnables et qui respectent sa santé, sa sécurité et son intégrité physique.

Égalité des époux

47. Les époux ont, dans le mariage, les mêmes droits, obligations et responsabilités.

     Direction conjointe de la famille. Ils assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille et l’éducation de leurs enfants communs.

Protection des personnes âgées

48. Toute personne âgée ou toute personne handicapée a droit d’être protégée contre toute forme d’exploitation.

Protection de la famille. Toute personne a aussi droit à la protection et à la sécurité que doivent lui apporter sa famille ou les personnes qui en tiennent lieu.

CHAPITRE V - DISPOSITIONS SPÉCIALES ET INTERPRÉTATIVES

Réparation de préjudice pour atteinte illicite à un droit

49. Une atteinte illicite à un droit ou à une liberté reconnu par la présente Charte confère à la victime le droit d’obtenir la cessation de cette atteinte et la réparation du préjudice moral ou matériel qui en résulte.

     Dommages-intérêts punitifs. En cas d’atteinte illicite et intentionnelle, le tribunal peut en outre condamner son auteur à des dommages-intérêts punitifs.

     Règlement des plaintes.

49.1 Les plaintes, différends et autres recours dont l’objet est couvert par la Loi sur l’équité salariale (chapitre E-12.001) sont réglés exclusivement suivant cette loi. En outre, toute question relative à l’équité salariale entre une catégorie d’emplois à prédominance féminine et une catégorie d’emplois à prédominance masculine dans une entreprise qui compte moins de 10 salariés doit être résolue par la Commission de l’équité salariale en application de l’article 19 de la présente Charte.

Droit non supprimé

50. La Charte doit être interprétée de manière à ne pas supprimer ou restreindre la jouissance ou l’exercice d’un droit ou d’une liberté de la personne qui n’y est pas inscrit.

Portée de disposition non augmentée

51. La Charte ne doit pas être interprétée de manière à augmenter, restreindre ou modifier la portée d’une disposition de la loi, sauf dans la mesure prévue par l’article 52.

Dérogation interdite

52. Aucune disposition d’une loi, même postérieure à la Charte, ne peut déroger aux articles 1 à 38, sauf dans la mesure prévue par ces articles, à moins que cette loi n’énonce expressément que cette disposition s’applique malgré la Charte.

Doute d’interprétation

53. Si un doute surgit dans l’interprétation d’une disposition de la loi, il est tranché dans le sens indiqué par la Charte.

Couronne liée

54. La Charte lie l’État.

Matières visées

55. La Charte vise les matières qui sont de la compétence législative du Québec.

« tribunal »

56.1 Dans les articles 9, 23, 30, 31, 34 et 38, dans le chapitre III de la partie II ainsi que dans la partie IV, le mot « tribunal » inclut un coroner, un commissaire-enquêteur sur les incendies, une commission d’enquête et une personne ou un organisme exerçant des fonctions quasi judiciaires.

« traitement » et « salaire »

2. Dans l’article 19, les mots « traitement » et « salaire » incluent les compensations ou avantages à valeur pécuniaire se rapportant à l’emploi.

« loi »

3. Dans la Charte, le mot « loi » inclut un règlement, un décret, une ordonnance ou un arrêté en conseil pris sous l’autorité d’une loi.

PARTIE II - LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE ET DES DROITS DE LA JEUNESSE

CHAPITRE I - CONSTITUTION

Constitution

57. Est constituée la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

     Responsabilité. La Commission a pour mission de veiller au respect des principes énoncés dans la présente Charte ainsi qu’à la protection de l’intérêt de l’enfant et au respect des droits qui lui sont reconnus par la Loi sur la protection de la jeunesse (chapitre P-34.1); à ces fins, elle exerce les fonctions et les pouvoirs que lui attribuent cette Charte et cette loi.

Composition

58. La Commission est composée de quinze membres, dont un président et deux vice-présidents.

     Membres. Les membres de la Commission sont nommés par l’Assemblée nationale sur proposition du premier ministre. Ces nominations doivent être approuvées par les deux tiers des membres de l’Assemblée.

     Choix des membres

58.1 Sept membres de la Commission, dont un vice-président, doivent être choisis parmi des personnes susceptibles de contribuer d’une façon particulière à l’étude et à la solution des problèmes relatifs aux droits et libertés de la personne.

     Choix des membres. Sept autres membres, dont un vice-président, doivent être choisis parmi des personnes susceptibles de contribuer d’une façon particulière à l’étude et à la solution des problèmes relatifs à la protection des droits de la jeunesse.

     Décisions

58.2 Les décisions prises par la Commission en vertu de la présente Charte doivent l’être également à la majorité des membres nommés en application du premier alinéa de l’article 58.1.

     Décisions. Celles prises en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse doivent l’être également à la majorité des membres nommés en application du deuxième alinéa de cet article.

     Mandat

58.3 La durée du mandat des membres de la Commission est d’au plus dix ans. Cette durée, une fois fixée, ne peut être réduite.

Traitement

59. Le gouvernement fixe le traitement et les conditions de travail ou, s’il y a lieu, le traitement additionnel, les honoraires ou les allocations de chacun des membres de la Commission.

     Aucune réduction. Le traitement, le traitement additionnel, les honoraires et les allocations, une fois fixés, ne peuvent être réduits.

Fonctions continuées

60. Les membres de la Commission restent en fonction jusqu’à leur remplacement, sauf en cas de démission.

Comité des plaintes

61. La Commission peut constituer un comité des plaintes formé de 3 de ses membres qu’elle désigne par écrit, et lui déléguer, par règlement, des responsabilités.

Membre du personnel

62. La Commission nomme les membres du personnel requis pour s’acquitter de ses fonctions; leur nombre est déterminé par le gouvernement; ils peuvent être destitués par décret de celui-ci, mais uniquement sur recommandation de la Commission.

     Enquête. La Commission peut, par écrit, confier à une personne qui n’est pas membre de son personnel soit le mandat de faire une enquête, soit celui de rechercher un règlement entre les parties, dans les termes des paragraphes 1 et 2 du deuxième alinéa de l’article 71, avec l’obligation de lui faire rapport dans un délai qu’elle fixe.

     Arbitrage. Pour un cas d’arbitrage, la Commission désigne un seul arbitre parmi les personnes qui ont une expérience, une expertise, une sensibilisation et un intérêt marqués en matière des droits et libertés de la personne et qui sont inscrites sur la liste dressée périodiquement par le gouvernement suivant la procédure de recrutement et de sélection qu’il prend par règlement. L’arbitre agit suivant les règles prévues au Livre VII du Code de procédure civile, à l’exclusion du chapitre II du Titre I, compte tenu des adaptations nécessaires.

     Restriction. Une personne qui a participé à l’enquête ne peut se voir confier le mandat de rechercher un règlement ni agir comme arbitre, sauf du consentement des parties.

Rémunération ou allocations

63. Le gouvernement établit les normes et barèmes de la rémunération ou des allocations ainsi que les autres conditions de travail qu’assume la Commission à l’égard des membres de son personnel, de ses mandataires et des arbitres.

Serment

64. Avant d’entrer en fonction, les membres et mandataires de la Commission, les membres de son personnel et les arbitres prêtent les serments prévus à l’annexe I : les membres de la Commission, devant le Président de l’Assemblée nationale et les autres, devant le président de la Commission.

Président et vice-présidents

65. Le président et les vice-présidents doivent s’occuper exclusivement des devoirs de leurs fonctions.

     Responsabilités. Ils doivent tout particulièrement veiller au respect de l’intégralité des mandats qui sont confiés à la Commission tant par la présente Charte que par la Loi sur la protection de la jeunesse.

Direction et administration

66. Le président est chargé de la direction et de l’administration des affaires de la Commission, dans le cadre des règlements pris pour l’application de la présente Charte. Il peut, par délégation, exercer les pouvoirs de la Commission prévus à l’article 61, aux deuxième et troisième alinéas de l’article 62 et au premier alinéa de l’article 77.

     Présidence. Il préside les séances de la Commission.

Remplaçant

67. D’office, le vice-président désigné par le gouvernement remplace temporairement le président en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci ou de vacance de sa fonction. Si ce vice-président est lui-même absent ou empêché ou que sa fonction est vacante, l’autre vice-président le remplace. À défaut, le gouvernement désigne un autre membre de la Commission dont il fixe, s’il y a lieu, le traitement additionnel, les honoraires ou les allocations.

Immunité

68. La Commission, ses membres, les membres de son personnel et ses mandataires ne peuvent être poursuivis en justice pour une omission ou un acte accompli de bonne foi dans l’exercice de leurs fonctions.

     Pouvoirs d’enquête. Ils ont de plus, aux fins d’une enquête, les pouvoirs et l’immunité des commissaires nommés en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête (LRQ, chapitre C-37), sauf le pouvoir d’ordonner l’emprisonnement.

Siège de la Commission

69. La Commission a son siège à Québec ou à Montréal selon ce que décide le gouvernement par décret entrant en vigueur sur publication dans la Gazette officielle du Québec; elle a aussi un bureau sur le territoire de l’autre ville.

     Lieu des bureaux. Elle peut établir des bureaux à tout endroit du Québec.

     Lieu des séances. La Commission peut tenir ses séances n’importe où au Québec.

Régie interne

70. La Commission peut faire des règlements pour sa régie interne.

Les chapitres II et III de la partie II, les chapitres des parties III à VII ainsi que les annexes ont été omis de la présente reproduction.

H.  Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous __ UNESCO, Conférence mondiale sur l’éducation pour tous, Jomtien, Thaïlande (1993); http://daniel.calin.
free.fr/internat/declaration_jomtien.html

Répondre aux besoins éducatifs fondamentaux.

Préambule. Il y a plus de quarante ans, les nations du monde affirmaient, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, que « toute personne a droit à l’éducation ». Aujourd’hui pourtant, malgré les efforts considérables déployés par les pays du monde entier pour garantir ce droit de tous à l’éducation, la réalité reste celle-ci :

•    plus de 100 millions d’enfants, dont au moins 60 millions de filles, n’ont pas accès à l’enseignement primaire;

•    plus de 960 millions d’adultes, dont deux tiers de femmes, sont analphabètes, et tous les pays, tant industrialisés qu’en développement, connaissent un grave problème d’analphabétisme fonctionnel;

•    plus du tiers des adultes du monde n’ont pas accès au savoir imprimé, aux nouveaux savoir-faire et aux technologies qui pourraient améliorer la qualité de leur vie et les aider à façonner le changement social et culturel et à s’y adapter; et

•    plus de 100 millions d’enfants et d’innombrables adultes n’achèvent pas le cycle éducatif de base qu’ils ont entamé; des millions d’autres le poursuivent jusqu’à son terme sans acquérir le niveau de connaissances et de compétences indispensable.

En même temps, le monde se trouve aux prises avec des problèmes écrasants, notamment le fardeau grandissant de la dette, la menace de stagnation et de déclin économiques, une croissance démographique rapide, l’accentuation des disparités économiques entre les nations et au sein des nations, la guerre, l’occupation, les conflits civils, la criminalité violente, la mort évitable de millions d’enfants et la dégradation généralisée de l’environnement. Ces problèmes constituent un frein aux efforts entrepris pour répondre aux besoins éducatifs de base, et le manque de connaissances fondamentales dont souffre une fraction notable de la population empêche les sociétés de s’y attaquer avec la vigueur et la détermination voulues.

Ces problèmes ont été la cause, au cours des années 80, d’un important recul de l’éducation de base dans bon nombre des pays les moins avancés. Dans d’autres pays, la croissance économique a permis de financer l’expansion de l’éducation, mais ceux qui restent pauvres et non scolarisés ou illettrés se comptent encore par millions. Dans certains pays industrialisés aussi, des réductions opérées dans les dépenses publiques tout au long des années 80 ont abouti à une dégradation de l’éducation.

Cependant, le monde se trouve au seuil d’un siècle neuf, riche de promesses et de possibilités. On observe aujourd’hui un progrès authentique vers une détente pacifique et une plus grande coopération entre les nations. Les droits et facultés essentiels des femmes deviennent effectifs. Les réalisations scientifiques et culturelles utiles à l’humanité se multiplient. Le volume même d’informations disponible aujourd’hui dans le monde — dont une bonne part présente un intérêt pour la survie de l’être humain et son bien-être élémentaire — est sans commune mesure avec celui dont on disposait il y a quelques années à peine, et il augmente à une vitesse exponentielle. Ces informations portent notamment sur les moyens d’acquérir de nouvelles connaissances qui seront source de mieux-être, c’est-à-dire d’« apprendre à apprendre ». L’association entre une information importante et notre nouvelle capacité de communiquer — autre acquis du monde moderne — crée un effet de synergie.

Ces forces nouvelles, conjuguées à l’expérience accumulée en matière de réformes, d’innovation et de recherche et aux progrès remarquables accomplis par de nombreux pays dans le domaine de l’éducation, font que pour la première fois dans l’histoire l’éducation fondamentale pour tous apparaît comme un objectif accessible.

En conséquence, nous, participants à la Conférence mondiale sur l’éducation pour tous, réunis à Jomtien (Thaïlande) du 5 au 9 mars 1990 :

Rappelant que l’éducation est un droit fondamental pour tous, femmes et hommes, à tout âge et dans le monde entier,

Ayant conscience que l’éducation peut contribuer à améliorer la sécurité, la santé, la prospérité et l’équilibre écologique dans le monde, en même temps qu’elle favorise le progrès social, économique et culturel, la tolérance et la coopération internationale,

Sachant que l’éducation est une condition indispensable, sinon suffisante, du développement de l’individu et de la société,

Reconnaissant que le savoir traditionnel et le patrimoine culturel autochtone ont une valeur et une validité propres et peuvent servir aussi bien à définir qu’à promouvoir le développement,

Constatant que, dans l’ensemble, l’éducation actuellement dispensée présente de graves insuffisances et qu’il importe d’en améliorer la pertinence et la qualité tout en en rendant l’accès universel,

Reconnaissant qu’une éducation fondamentale solide est indispensable au renforcement des niveaux d’éducation plus élevés ainsi que de la culture et du potentiel scientifiques et technologiques, et par là à un développement autonome,

Reconnaissant la nécessité, pour relever ce défi dans toute son ampleur et sa complexité, d’offrir aux générations présentes et futures une vision élargie de l’éducation fondamentale et un engagement renouvelé en faveur de celle-ci, proclamons la présente :

Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous : Répondre aux besoins éducatifs fondamentaux

L’ÉDUCATION POUR TOUS : LES OBJECTIFS

Article I  • Répondre aux besoins éducatifs fondamentaux.

1.  Toute personne — enfant, adolescent ou adulte — doit pouvoir bénéficier d’une formation conçue pour répondre à ses besoins éducatifs fondamentaux. Ces besoins concernent aussi bien les outils d’apprentissage essentiels (lecture, écriture, expression orale, calcul, résolution de problèmes) que les contenus éducatifs fondamentaux (connaissances, aptitudes, valeurs, attitudes) dont l’être humain a besoin pour survivre, pour développer toutes ses facultés, pour vivre et travailler dans la dignité, pour participer pleinement au développement, pour améliorer la qualité de son existence, pour prendre des décisions éclairées et pour continuer à apprendre. Le champ des besoins éducatifs fondamentaux et la manière dont il convient d’y répondre varient selon les pays et les cultures et évoluent inévitablement au fil du temps.

2.  En pourvoyant à ces besoins, on confère aux membres de toute société la capacité — ainsi que la responsabilité correspondante — de respecter et faire fructifier leur patrimoine culturel, linguistique et spirituel commun, de promouvoir l’éducation d’autrui, de défendre la cause de la justice sociale, de protéger l’environnement, de se montrer tolérants envers les systèmes sociaux, politiques ou religieux différents du leur, en veillant à ce que les valeurs humanistes communément admises et les droits de l’homme soient sauvegardés, et d’œuvrer pour la paix et la solidarité internationales dans un monde caractérisé par l’interdépendance.

3.  Un autre objectif, non moins fondamental, du développement de l’éducation est la transmission et l’enrichissement des valeurs culturelles et morales communes. C’est en elles que l’individu et la société trouvent leur identité et leur valeur.

4.  L’éducation fondamentale n’est pas seulement une fin en soi. Elle est l’assise d’une formation permanente et d’un développement de l’être humain, sur laquelle les pays peuvent édifier de façon systématique d’autres niveaux et d’autres types d’éducation et de formation.

L’ÉDUCATION POUR TOUS : UNE VISION PLUS LARGE ET UN ENGAGEMENT RENOUVELÉ

Article II • Élargir notre vision.

1.  S’employer à répondre aux besoins éducatifs fondamentaux de tous ne saurait se réduire à réinvestir dans l’éducation fondamentale telle qu’elle existe actuellement. Une vision plus large s’impose, afin d’aller au-delà des moyens présentement mis en œuvre, des structures institutionnelles, des programmes d’enseignement et des systèmes classiques de formation, tout en s’appuyant sur ce qu’il y a de meilleur dans la pratique actuelle. L’accroissement quantitatif de l’information et la capacité de communication sans précédent avec laquelle il se conjugue engendrent aujourd’hui des possibilités inédites, dont nous devrons tirer parti avec inventivité et avec la volonté de parvenir à une plus grande efficacité.

2.  Cette approche élargie implique les orientations ci-après, développées dans les articles III à VII :

     -        Universaliser l’accès et promouvoir l’équité.

     -        Mettre l’accent sur la réussite de l’apprentissage.

     -        Élargir les moyens et le champ de l’éducation fondamentale.

     -        Améliorer le contexte de l’apprentissage.

     -        Renforcer les partenariats.

3.  Les individus ne pourront réaliser leurs potentialités considérables et ne seront à même de contribuer au progrès de l’humanité que si on leur donne les moyens d’acquérir l’instruction et les bases dont ils ont besoin pour puiser dans la masse toujours croissante de connaissances susceptibles de leur être utiles et pour mettre à profit les nouveaux moyens de transmission de ce savoir.

Article III  • Universaliser l’accès et promouvoir l’équité.

1.  Tous les enfants, tous les adolescents et tous les adultes devraient avoir accès à l’éducation fondamentale. À cette fin, il convient de développer les services éducatifs de qualité et de prendre des mesures systématiques pour réduire les disparités.

2.  Pour être équitable, l’éducation fondamentale doit offrir à tous les enfants, à tous les adolescents et à tous les adultes la possibilité d’atteindre un niveau d’instruction satisfaisant et de s’y maintenir.

3.  La priorité absolue devrait être d’assurer l’accès des filles et des femmes à l’éducation et d’améliorer la qualité de la formation qui leur est dispensée, ainsi que de lever tous les obstacles à leur participation active. Tous les stéréotypes sexuels sont à bannir de l’éducation.

4.  Il faut s’attacher activement à éliminer les disparités éducatives qui peuvent exister au détriment de certains groupes. Les pauvres, les enfants des rues et les enfants qui travaillent, les populations des zones rurales ou reculées, les nomades et les travailleurs migrants, les populations autochtones, les minorités ethniques, raciales et linguistiques, les réfugiés, les personnes déplacées par la guerre, les populations sous régime d’occupation ne doivent subir aucune discrimination dans l’accès aux formations.

5.  Les besoins éducatifs des handicapés exigent une attention spéciale. Il est nécessaire de prendre des mesures pour assurer, dans le cadre même du système éducatif, l’égalité d’accès à l’éducation de toutes les catégories de personnes handicapées.

Article IV  • Mettre l’accent sur la réussite de l’apprentissage.

L’élargissement des possibilités de formation ne peut aboutir, en dernière analyse, au développement véritable de l’individu ou de la société que si les formations offertes se traduisent par des apprentissages effectifs, c’est-à-dire par l’acquisition des connaissances, de la capacité de raisonnement, des savoir-faire et des valeurs utiles. L’éducation fondamentale doit donc être axée sur l’acquisition effective et les résultats de l’apprentissage, et non pas sur le seul fait de s’inscrire à une formation, de la suivre jusqu’à son terme et d’obtenir le certificat qui la sanctionne. Les méthodes actives, fondées sur la participation, sont particulièrement aptes à assurer cette acquisition et à permettre à ceux qui apprennent de réaliser pleinement leurs potentialités. Il est nécessaire de définir pour chaque programme éducatif des niveaux d’acquisition satisfaisants et d’appliquer des systèmes améliorés d’évaluation des résultats.

Article V  • Élargir les moyens et le champ de l’éducation fondamentale.

La diversité et la complexité des besoins d’apprentissage fondamentaux des enfants, des adolescents et des adultes, ainsi que l’évolution de ces besoins, nécessitent d’élargir et de constamment redéfinir le champ de l’éducation fondamentale, afin de prendre en compte les éléments suivants :

L’apprentissage commence dès la naissance. Cela implique que l’on accorde l’attention voulue aux soins aux enfants et à leur éducation initiale, qui peuvent être dispensés dans le cadre d’arrangements faisant intervenir les familles, la communauté ou des structures institutionnelles, selon les besoins.

Le principal système de formation assurant l’éducation fondamentale des enfants en dehors de la famille est l’école primaire. L’enseignement primaire doit être universel, apporter une réponse aux besoins éducatifs fondamentaux de tous les enfants et tenir compte de la culture et des besoins de la communauté, ainsi que des possibilités offertes par celle-ci. Des formations supplémentaires de substitution peuvent être mises en place pour contribuer à répondre aux besoins des enfants qui n’ont pas accès à l’enseignement scolaire ou n’y ont qu’un accès limité, à condition qu’elles respectent les normes pédagogiques appliquées à l’enseignement scolaire et bénéficient d’un financement suffisant.

Les besoins d’apprentissage fondamentaux des adolescents et des adultes sont variés et il convient pour les satisfaire de recourir à des systèmes de formation divers. Des programmes d’alphabétisation sont indispensables, car l’alphabétisation est un apprentissage nécessaire en soi qui se trouve à la source des autres compétences essentielles de l’existence. L’alphabétisation dans la langue maternelle renforce l’identité culturelle et la prise de conscience du patrimoine culturel. D’autres besoins pourront être satisfaits par une formation professionnelle, par l’apprentissage d’un métier et par des programmes d’éducation formelle et non formelle concernant la santé, la nutrition, la population, les techniques agricoles, l’environnement, la science, la technologie, la vie familiale — y compris une information en matière de fécondité — et d’autres problèmes de société.

Tous les instruments et canaux d’information, de communication et d’action disponibles pourraient être mis à contribution pour aider à transmettre les connaissances essentielles et pour informer et éduquer le public dans le domaine social. À côté des supports traditionnellement utilisés, il convient d’exploiter le potentiel qu’offrent les bibliothèques, la télévision, la radio et les autres moyens d’information pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux de tous.

Ces divers éléments devraient constituer un système intégré, c’est-à-dire être complémentaires, se renforcer mutuellement et répondre à des normes comparables, et ils devraient contribuer à la mise en place et au développement de possibilités d’éducation permanente.

Article VI  • Améliorer le contexte de l’apprentissage.

L’apprentissage ne peut être conçu isolément. C’est pourquoi la société doit assurer à tous les apprenants l’alimentation, les soins de santé et, d’une manière générale, le soutien physique et affectif dont ils ont besoin pour participer activement à leur propre éducation et en tirer bénéfice. Les programmes éducatifs communautaires destinés aux adultes devraient inculquer à ceux-ci les connaissances et les savoir-faire requis pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants. L’éducation des enfants et celle de leurs parents ou des autres personnes qui en ont la garde se renforcent réciproquement et cette interaction devrait être mise à profit pour que l’apprentissage de tous s’effectue dans un climat stimulant et chaleureux.

Article VII  • Renforcer les partenariats.

C’est aux autorités nationales, régionales et locales responsables de l’enseignement qu’il incombe plus particulièrement de mettre en place des services éducatifs de base pour tous, mais on ne saurait attendre d’elles qu’elles fournissent toutes les ressources humaines, financières ou institutionnelles requises pour cette tâche. Des partenariats nouveaux et plus actifs doivent se constituer à tous les niveaux : partenariats entre les divers sous-secteurs et les diverses formes de l’éducation, tenant compte du rôle spécifique des enseignants et de celui des administrateurs et autres personnels de l’éducation; partenariats entre l’éducation et d’autres départements ministériels, notamment ceux du plan, des finances, de la santé, du travail, de la communication et d’autres secteurs sociaux; partenariats entre l’État et les organisations non gouvernementales, le secteur privé, les collectivités locales, les groupes religieux et les familles. Il est particulièrement important de reconnaître le rôle crucial joué par les familles comme par les enseignants. À cet égard, il est urgent que les conditions de service et le statut des enseignants, qui constituent un facteur déterminant de la mise en œuvre de l’éducation pour tous, soient améliorés dans tous les pays conformément à la Recommandation OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant (1966). Des partenariats authentiques facilitent la planification, la mise en œuvre, la gestion et l’évaluation des programmes d’éducation fondamentale. La « vision élargie » et l’« engagement renouvelé » que nous prônons reposent sur de tels partenariats.

L’ÉDUCATION POUR TOUS : LES CONDITIONS REQUISES

Article VIII  • Mettre en place des politiques d’accompagnement

1.  Il est indispensable, pour assurer pleinement l’éducation fondamentale et son utilisation efficace aux fins du développement individuel et social, de prévoir des politiques d’accompagnement dans les secteurs social, culturel et économique. L’éducation fondamentale pour tous suppose un engagement et une volonté politiques étayés par des mesures budgétaires et allant de pair avec une réforme de l’enseignement et un renforcement des institutions. Une politique économique et commerciale et une politique du travail, de l’emploi et de la santé judicieuses amélioreront la motivation des apprenants et leur permettront d’apporter une contribution plus positive au développement de la société.

2.  Les sociétés devraient aussi offrir à l’éducation fondamentale le bénéfice d’un solide environnement intellectuel et scientifique. Cela implique une amélioration de l’enseignement supérieur et le développement de la recherche scientifique. D’étroits contacts avec le savoir technologique et scientifique contemporain devraient pouvoir exister à tous les niveaux d’éducation.

Article IX  • Mobiliser les ressources.

1.  Pour pouvoir satisfaire les besoins éducatifs fondamentaux de tous, en élargissant notablement le champ de l’action menée, il est indispensable de mobiliser de nouvelles ressources financières et humaines, publiques, privées et volontaires, outre celles qui existent déjà. C’est la société tout entière qui doit être mise à contribution, si l’on considère que le temps, l’énergie et l’argent consacrés à l’éducation fondamentale constituent peut-être l’investissement humain le plus déterminant pour l’avenir d’un pays.

2.  L’élargissement du financement public implique des prélèvements sur les ressources de toutes les administrations de l’État responsables du développement humain, par une augmentation en valeur absolue comme en valeur relative des crédits alloués aux services d’éducation fondamentale, sans toutefois perdre de vue que, dans la répartition des ressources nationales, l’éducation est certes un secteur important, mais au même titre que d’autres. S’attacher sérieusement à mieux tirer parti des ressources disponibles pour l’éducation et à améliorer l’efficacité des programmes éducatifs permettra non seulement de produire davantage mais aussi, sans doute, d’attirer de nouvelles ressources. L’urgence qu’il y a à répondre aux besoins éducatifs fondamentaux pourra nécessiter une redistribution des ressources entre les secteurs, par exemple, une réaffectation de crédits militaires en faveur des dépenses d’éducation. Mais surtout, les pays engagés dans un processus d’ajustement structurel et ployant sous le fardeau de la dette extérieure devront veiller à ce que l’éducation fondamentale bénéficie d’une protection spéciale. Aujourd’hui plus que jamais, il faut voir dans l’éducation une dimension fondamentale de tout projet social, culturel et économique.

Article X  • Renforcer la solidarité internationale.

1.  Satisfaire les besoins éducatifs fondamentaux constitue une responsabilité commune et universelle de l’humanité, qui exige la solidarité internationale et des relations économiques équitables et justes afin de corriger les disparités économiques existantes. Toutes les nations ont à offrir des connaissances et des expériences utiles pour la conception de politiques et programmes d’éducation efficaces.

2.  Une augmentation substantielle et de longue durée des ressources consacrées à l’éducation fondamentale sera indispensable. Il incombe à la communauté mondiale, y compris les organisations et institutions intergouvernementales, de pallier d’urgence les contraintes qui empêchent certains pays de réaliser l’éducation pour tous. Cela suppose l’adoption de mesures visant à augmenter le budget national des pays les plus pauvres ou à alléger un endettement trop lourd. Créanciers et débiteurs doivent trouver des formules novatrices et équitables pour réduire cette charge, car la capacité de nombreux pays en développement de répondre effectivement à leurs besoins d’éducation et autres besoins essentiels serait grandement améliorée par le règlement du problème de la dette.

3.  Il convient de se préoccuper des besoins d’éducation fondamentale des adultes et des enfants partout où ces besoins existent. Les pays les moins avancés et les pays à faible revenu ont des besoins spéciaux et devront bénéficier en priorité de l’appui international accordé à l’éducation fondamentale pendant les années 90.

4.  Toutes les nations doivent aussi unir leurs efforts pour résoudre les conflits et les dissensions, mettre fin aux occupations militaires et installer les populations déplacées ou faciliter leur retour dans leur pays d’origine, en veillant à répondre à leurs besoins éducatifs fondamentaux. Seul un environnement stable et pacifique peut offrir des conditions qui permettent à chaque être humain, enfant ou adulte, de tirer bénéfice des objectifs de la présente Déclaration.

Nous, participants à la Conférence mondiale sur l’éducation pour tous, réaffirmons le droit de toute personne à l’éducation. Tel est le fondement de notre détermination individuelle et collective à assurer l’éducation pour tous.

Nous nous engageons à agir conjointement dans les domaines de responsabilité qui sont les nôtres, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de l’éducation pour tous. Ensemble, nous faisons appel aux gouvernements, aux organisations concernées et aux individus pour qu’ils s’associent à cette entreprise d’une urgente nécessité.

Les besoins éducatifs fondamentaux de tous peuvent, et doivent, être satisfaits. Il ne saurait y avoir de façon plus valable de commencer l’Année internationale de l’alphabétisation et de progresser dans la voie des objectifs de la Décennie internationale des personnes handicapées (1983-1992), de la Décennie mondiale du développement culturel (1988-1997), de la quatrième Décennie des Nations Unies pour le développement (1990-1999), de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des Stratégies prospectives d’action pour la promotion de la femme, ainsi que de la Convention sur les droits de l’enfant. Jamais le moment n’a été plus propice pour nous engager à assurer à tous, partout dans le monde, la possibilité d’acquérir les apprentissages fondamentaux.

En conséquence, nous adoptons la présente Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous : Répondre aux besoins éducatifs fondamentaux, et nous convenons d’un Cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux, qui doit permettre de réaliser les objectifs énoncés dans cette Déclaration.


DROITS DE LA PERSONNE

Dr. Syn. droits de l’homme.


DROITS DE SCOLARITÉ

n.m.pl.

Adm. scol./Ens. sup. Somme exigée d’une personne par l’établissement scolaire dans lequel elle s’inscrit __ OLF (2002). EA droits d’inscription; frais d’études/de scolarité.

A. Droits/frais de scolarité. On a retenu droits de scolarité et non frais de scolarité comme terme administratif pour désigner la somme qu’exigent les établissements d’enseignement. Les frais sont, au sens général du terme, des dépenses, alors le mot frais ne convient pas pour décrire ces droits qui constituent pour ceux qui les perçoivent des rentrées d’argent. Par ailleurs, le terme frais de scolarité convient pour décrire la même réalité considérée du point de vue de la personne qui engage cette dépense __ OLF (2002).

B. Utilisation. Les droits de scolarité perçus par l’établissement d’enseignement sont une contribution au coût de l’enseignement, des services auxiliaires, de la recherche, de l’administration, etc. __ CTEQ (1988).


DROITS DES PERSONNES ÂGÉES

Dr. Ensemble des prérogatives particulières d’une personne, compte tenu de sa nature humaine et de son âge avancé, d’où découle un ensemble de devoirs et d’obligations pour tous ceux qui en ont la responsabilité ou qui entrent en sa présence.

A. Charte des droits et libertés des personnes âgées dépendantes __ Fondation nationale de gérontologie; Ministère du Travail et des Affaires sociales, France (1996); http://members.aol.com/MLerocher/charte.html

1. Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode de vie.

2. Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou établissement, doit être choisi par elle et adapté à ses besoins.

3. Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société.

4. Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est indispensable aux personnes âgées dépendantes.

5. Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles.

6. Toute personne âgée dépendante doit être encouragée à conserver des activités.

7. Toute personne âgée dépendante doit pouvoir participer aux activités religieuses ou philosophiques de son choix.

8. La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit.

9. Toute personne âgée dépendante doit avoir, comme tout autre, accès aux soins qui lui sont utiles.

10. Les soins que requiert une personne âgée dépendante doivent être dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant.

11. Soins et assistance doivent être procurés à la personne âgée en fin de sa vie et à sa famille.

12. La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement et la dépendance est une priorité.

13. Toute personne en situation de dépendance devrait voir protégés non seulement ses biens, mais aussi sa personne.

14. L’ensemble de la population doit être informé des difficultés qu’éprouvent les personnes âgées dépendantes.

B. Droits des personnes âgées __ Association internationale des personnes âgées et Fédération européenne pour les personnes âgées (1965) dans ZAY, N. (1981) : 1) le droit à l’existence physique, ce qui implique la sécurité physique et la sauvegarde en temps de guerre et de paix, la conservation de sa santé par des mesures, des soins et une assistance gériatrique appropriés, le droit à une vie normale et la possibilité de garder le contact avec la nature; 2) le droit à une existence économique, ce qui suppose une retraite dépassant le minimum vital, un logement décent, la possibilité d’exercer une activité utile; 3) le droit à une existence sociale, ce qui comprend la possibilité de fréquenter ses semblables, un accueil prévenant de la part des autorités, sans discrimination de race, de classe ou de croyance, quel que soit son état physique ou mental, une représentation politique efficace; 4) le droit à une existence culturelle, ce qui entraîne le libre accès aux moyens de formation culturelle et de perfectionnement, le libre accès aux moyens d’information et de divulgation des nouvelles, la faculté d’exercer une activité culturelle créatrice et la possibilité de faire part aux générations suivantes de son expérience et de ses talents; 5) le droit de disposer d’elle-même, ce qui comporte le droit d’être exemptée des tâches dépassant ses forces physiques ou facultés intellectuelles, la liberté de former sa propre opinion et de l’exprimer, la liberté d’avoir sa propre conception du monde et d’organiser sa vie spirituelle intérieure.


DROITS LINGUISTIQUES

Adm. scol./Lég. scol. Droits attribués par une loi à un citoyen ou à un groupe de citoyens relativement à la langue.


DROITS NATURELS

Dr./Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. Ensemble de principes, de règles, de normes, de lois à caractère idéal, inscrit dans la nature de l’Homme, qui constitue la base commune à tous les êtres humains. Qsyn. droit non écrit; loi non écrite. Ant. droit positif. VA justice, F. EA droits de l’enfant; droits de l’homme; droits des personnes âgées.


DROITURE

Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. VA justice, G.


DROPOUT; DROP-OUT; DROP OUT

Adm. scol./Gest. ens. F.f. Dire plutôt abandonnataire, abandonneur, décrocheur, défectionnaire.


DROPPER

Adm. scol./Gest. ens. F.f.Dropper l’école, les cours; dire plutôt abandonner, quitter, lâcher l’école, les cours, décrocher de l’école, des cours.


DROPPING-IN

Adm. scol./Gest. ens. F.f. Dire plutôt raccrochage, réintégration, retour aux études.


DROPPING-OUT

Adm. scol./Gest. ens. F.f. Dire plutôt abandon scolaire, décrochage, défaillance, défection, impersévérance scolaire.


DUALISME

Phi. Doctrine qui, à propos de l’univers dans son ensemble, d’un domaine ou d’un objet, reconnaît deux éléments ou deux principes (le plus souvent déclarés premiers et irréductibles) et qui constituent l’univers, ou ce domaine, ou cet objet. Ant.idéalisme; matérialisme; monisme; pluralisme; systémisme. VA cartésianisme, A; monisme, B et C; pluralisme, B; relativisme cognitif, G.

A. Étym. Du latin duo, deux; dualis, qui est au nombre de deux.

B. Exemples. Le manichéisme est l’une des formes les plus anciennes de dualisme. Au sens moderne, ce mot renvoie le plus souvent au dualisme cartésien de l’âme et du corps, de la pensée (res cogitans) et de l’étendue (res extensa).


DURÉE

n.f.

1. Gén. Espace de temps qui s’écoule entre le début et la fin d’une chose, d’une prestation, d’une démonstration, d’un cours, d’une formation, etc.

2. Ens. lang./Ling. Caractéristique d’un son ou d’un groupe de sons définie par le temps que dure leur prononciation. V prosodie.

Variations. La durée peut varier pour des raisons subjectives (selon les interlocuteurs ou les circonstances), pour des raisons distinctives (différence de sens selon que le son est long ou bref : angl. beat/bit, [bi:t]/[bIt]) ou pour des raisons d’accommodation phonétique (une syllabe accentuée est souvent plus longue).


DURÉE DE LA FORMATION

Cur./Gest. app./Péd. Temps consacré au processus d’acquisition des connaissances et à la maîtrise des qualifications visées dans le cadre d’un cours ou d’un programme __ BIT (1987).

Unités de mesure. Généralement exprimée en nombre d’heures, la durée de la formation peut être également indiquée en semaines, en mois ou en années __ id.


DYADE

n.f.

1. Did./Péd. Équipe de deux élèves, formée naturellement ou sous les directives d’un enseignant, réunis dans le but de parcourir ensemble un cheminement d’apprentissage en vue de l’atteinte d’objectifs plus ou moins définis initialement. Ex. : travail en dyade, former une dyade. TA triade.

2. Litt. Groupe harmonique constitué de deux voyelles.

3. Phi. Réunion de deux principes qui se complètent mutuellement.

4. Psych. Couple de deux sujets ou de deux partenaires qui sont unis par un lien spécifique à l’intérieur duquel se forme un réseau privilégié d’interactions sociales __ OQLF (2003). Ex. : dyade mentorale; dyade parentale, dyade conjugale.

A. Dyade/triade. La dyade (ou le binôme) serait donc au mieux la première forme de groupe restreint. Elle a l’avantage de créer une relation simple et facilite apparemment les échanges; elle semble aussi plus facile à gérer pour l’enseignant. Toutefois, on sait le risque de structuration rapide que peut courir toute dyade : on s’y donne très vite un rôle, rôle défini trop facilement et uniquement par rapport à l’autre. L’introduction d’un tiers est toujours source de remise en question, laquelle est indispensable à un apprentissage : c’est pourquoi certains ne parlent de groupe qu’à partir de trois partenaires (ou triade). Cette introduction facilite le fonctionnement du groupe en lui donnant plus de variété et de souplesse __ PLÉTY, R. (1998).

B. Recherche. La dyade peut être une stratégie en recherche utilisée afin de pouvoir étudier chez des sujets les effets des différents types de regroupement. Par exemple, des recherches rapportées par Michel GILLY, Jacques FRAISSE et Jean-Paul ROUX (dans PERRET-CLERMONT, A.-N. et NICOLET, M., 2001) démontrent l’efficacité du travail en dyade pour la résolution de problèmes chez des sujets de 11 à 13 ans.


DYNAMIQUE DE GROUPE

1. Gén. (n.). Méthode d’intervention ou de formation visant l’amélioration du fonctionnement d’un groupe ou le développement des compétences interpersonnelles des individus. TA animation. EA animateur de groupe.

2. Gén. (adj.). Qualificatif donné au fonctionnement d’un groupe.

3. Cur./Did./Péd. Ensemble de techniques pour analyser et intervenir sur la nature, les interactions et le fonctionnement d’un groupe. Syn.formation de la sensibilité/de groupe T/de laboratoire. V système de catégories de BALES.

4. Psych. soc. Domaine de la psychologie sociale dont l’objet d’études se focalise sur les phénomènes spécifiques des groupes de personnes : nature, particularités, naissance, composition, fonctionnement et développement, comportements intergroupes, relations entre un groupe et les personnes extérieures ou les institutions, perceptions communes et conflits intragroupes, méthodes d’études.

5. Soc. Ensemble des facteurs qui soutiennent l’interaction des individus à l’intérieur d’un groupe ainsi que le comportement des groupes eux-mêmes __ UNESCO dans BIT (1987); réseau d’interactions sociales constitué des actions et des réactions individuelles dans un groupe.

A. Origines. Le psychosociologue Kurt LEWIN (1890-1947) est le concepteur de la dynamique de groupe. Par la suite, Dorwin CARTWRIGHT et Alvin ZANDER développèrent le domaine et en devinrent les autorités.

B. Groupe : ensemble de deux personnes ou plus qui interagissent plus ou moins fortement entre elles; ensemble des personnes solidaires et interreliées par des besoins, des objectifs, des visions et des activités qu’elles poursuivent en commun.

C. Objets d’études spécifiques : buts, structures, modes de fonctionnement, atmosphères, types de leadership, prises de décision, perceptions, partage de sentiments et d’expériences, dissonance cognitive, etc.

D. Nature. En général, la dynamique de groupe réfère à une approche en thérapie de groupe, mais sans direction imposée (leaderless) __ GAZDA, G. M. (1979).

E. Péd. L’étude de cette dynamique apporte un soutien théorique aux méthodes de groupe appliquées à l’enseignement et à la formation __ UNESCO dans BIT (1987).


DYNAMIQUE DES SYSTÈMES

App. syst. Méthode développée par Jay W. FORRESTER à la fin des années cinquante pour étudier les systèmes à contrôle par rétroaction __ GAUTHIER, B. (1984). VA approche systémique, A, S et Y. EA analyse des systèmes.

Dynamique des systèmes/industrielle. La méthode développée par FORRESTER s’appelait la dynamique industrielle parce qu’elle avait été appliquée à l’étude de problèmes industriels complexes concernant la gestion des inventaires, du personnel, du marché et de la croissance des entreprises. En moins de dix ans, la méthode de la dynamique industrielle fut l’objet d’applications à un éventail beaucoup plus vaste de problèmes, allant de la gestion de la recherche-développement aux problèmes urbains et des problèmes de diabète, à ceux de la croissance exponentielle dans un monde fini. Aussi le nom dynamique industrielle céda-t-il le pas à l’expression plus générale de dynamique des systèmes. Le second ouvrage de méthode de FORRESTER s’intitulait Principles of Systems (Cambridge, MIT Press, 1968). Cet ouvrage a été traduit en français en 1980 par Les Presses universitaires de Lyon sous le titre Principes des systèmes __ id. VA approche systémique, A.


DYNAMIQUE MOTIVATIONNELLE

Diagn./Did./Péd./Psych. Dans le modèle de Roland VIAU (1994), ensemble des relations déterminants-indicateurs qui favorisent ou nuisent à encourager et à stimuler l’élève dans ses apprentissages dans un contexte particulier. VA motivation, J à J1.3 et L5.1.


DYSARTHRIE

Adapt. scol./Diagn./Méd. VA déficience de la parole; troubles de la parole, E.


DYSCHROMATOPSIE

n.f.

Orthopéd. V daltonisme.


DYSFONCTION CÉRÉBRALE MINEURE

Adapt. scol./Diagn./Psychopéd. VA hyperactivité, A.


DYSGRAPHIE

Ens. lang./Psychopéd. Trouble qui se manifeste par la difficulté plus ou moins grande d’écrire pouvant aller jusqu’à l’impossibilité totale d’écrire, qu’on nomme alors agraphie. TA dyslexie; dysorthographie.

CN __ dysgraphique : trouble *.


DYSHARMONIE

1. Gén. Absence d’harmonie. V harmonie.

2. Méd./Psych. Développement hétérogène des fonctions physiologiques ou psychiques de la personne provoquant un ensemble de troubles divers.

A. Caractéristiques. L’enfant vivant en dysharmonie peut voir ses fonctions intellectuelles, sa capacité d’acquérir des connaissances, son développement psychomoteur ou son épanouissement affectif touchés.

B. Manifestation. La dysharmonie se manifeste par un grand décalage entre les différentes habiletés d’un même individu.


DYSLEXIE

Adapt. scol./Ens. lang./Psychopéd. Difficulté durable d’apprentissage de la lecture dont l’origine ne peut être attribuée à des causes d’ordre socioculturel ou pédagogique. TA alexie.

A. Historique. Depuis le début du siècle, trois grands courants étiologiques ont prévalu pour circonscrire la conception de la dyslexie __ PIÉRART, B. (1994). On reconnaît le courant organiciste, le courant instrumental et le courant pédagogique. Le courant organiciste doit ses origines à la science aphasiologique de la fin du XIXe siècle où « les neurologues se sont rendu compte que, dans certains cas de la perte de la parole, le patient perdait, de façon spectaculaire, son aptitude à donner un « sens » à des symboles verbaux imprimés ou manuscrits » __ CRITCHLEY, M. (1974). Le terme « dyslexie » (parfois « alexie »), bien qu’introduit en 1887 par Rudolf BERLIN de Stuttgart, figurait désormais dans le vocabulaire de la neurologie pour décrire une telle anomalie. Il coexistait toutefois avec celui de « cécité verbale » (word blindness) qui fut proposé par Adolph KUSSMAUL (1877) pour remplacer le terme alexie. Avant les travaux de James HINSHELWOOD (1895), Pringle MORGAN (1896) et KERR (1897), les cas de cécité verbale étaient exclusivement reconnus chez les adultes ayant connu une lésion cérébrale. HINSHELWOOD (1895) fut le premier à s’intéresser à des élèves adolescents qui ne parvenaient pas à lire, ce qui a donné lieu à l’expression de « cécité verbale congénitale ». Malgré le fait que ces chercheurs se soient intéressés à des cas de jeunes non-lecteurs qui ne présentaient pas de lésions cérébrales, « ils ont fait le rapprochement entre ce trouble endogène de la lecture et un trouble de la lecture consécutif à une lésion cérébrale, pour conclure au non-développement, chez ces jeunes gens, de la zone qui constitue le centre de la lecture chez l’adulte » (PIÉRART, B., 1994). Bien que quelques critiques aient été émises à l’endroit du concept de la cécité verbale congénitale, entre autres par BRONNER (1917), Eugene APERT (1924), Otto PÖTZL (1924), il faut attendre les travaux de Samuel T. ORTON (1937) pour qu’une sérieuse remise en question de la cécité verbale congénitale soit soutenue. Comme le rapporte Bernadette PIÉRART (1994), ORTON « soutient que les troubles de la lecture chez l’enfant diffèrent fondamentalement des troubles de la lecture acquis manifestés par l’adulte, même si les symptômes se ressemblent ». La thèse de ORTON (1937) repose sur un retard de l’établissement de la dominance latérale selon laquelle « se produirait une inhibition progressive des représentations dans l’hémisphère droit au profit des représentations hémisphériques gauches, ce qui expliquerait les confusions en miroir observées chez les jeunes enfants et chez les dyslexiques » __ PIÉRART, B. (1994). Bien que la position de ORTON invalide le déterminisme congénital de la cécité verbale ou de la dyslexie, sa théorie demeure essentiellement neurologique puisqu’elle pose la concurrence hémisphérique comme l’explication ultime des troubles de l’apprentissage de la lecture. Dans la foulée des travaux de ORTON, trois théories explicatives de la dyslexie ont prévalu; celle des lésions cérébrales minimes et, plus tard, d’un dysfonctionnement cérébral minime (minimum brain damage), celle de l’origine constitutionnelle familiale (hérédité) et celle d’un retard de maturation cérébrale. La première théorie postule que la dyslexie serait attribuable à une « lésion cérébrale minime c’est-à-dire non objectivable par imagerie médicale » ou encore à un « dysfonctionnement cérébral minime à l’origine de troubles du comportement de l’enfant décrits sous le nom de syndrome hyperkinétique » __ PIÉRART, B. (1994). La théorie de l’origine constitutionnelle familiale tente d’établir des antécédents génétiques à la dyslexie. Ces travaux sont peu concluants et Pierre DEBRAY-RITZEN (1970, 1978), qui a travaillé en ce sens, conclut que l’hérédité à elle seule ne peut expliquer la dyslexie. Quant à la théorie du retard de maturation cérébrale dont CRITCHLEY (1974) et Carl H. DELACATO (1966) sont les principaux représentants, elle repose principalement sur l’identification de la dominance hémisphérique cérébrale dont le retard de développement expliquerait la difficulté d’apprendre à lire. Cette dernière approche, toutefois, s’oppose à celle de la « cécité verbale congénitale » au point d’exclure de la définition de dyslexie toute référence à des causes neurologiques. Cette définition proposée en 1968 par le Groupe de recherche sur la dyslexie évolutive de la Fédération mondiale de neurologie est la suivante : « Troubles touchant les enfants qui, malgré une expérience scolaire classique, ne parviennent pas à la maîtrise du langage nécessaire pour acquérir la lecture, l’écriture et l’orthographe, en rapport avec leurs aptitudes intellectuelles » __ CRITCHLEY, M. (1974). Ce même organisme reconnaît par ailleurs que des causes neurologiques peuvent entraîner des difficultés graves d’apprentissage de la lecture. Il s’agit dans un tel cas d’une « dyslexie évolutive spécifique » qui se définit comme un « trouble se manifestant par une difficulté d’apprendre à lire en dépit d’un enseignement classique, d’une intelligence suffisante, et de facilités socioculturelles. Il relève d’inaptitudes fondamentales qui ont fréquemment une origine constitutionnelle » __ id. Le courant instrumental prend racine dans la théorie organiciste de la dyslexie sans toutefois, comme le souligne PIÉRART (1994), en adopter les orientations théoriques. Plutôt que de considérer la dyslexie comme une pathologie de l’apprentissage de la lecture, les tenants du courant instrumental tentent d’identifier les « facteurs instrumentaux associés » aux troubles d’apprentissage de la lecture ou de la dyslexie. Nous devons à ce courant la construction d’épreuves de lecture orale standardisées (SIMON, 1954; BURION, 1960; CHASSAGNY, C., 1966), diverses typologies des erreurs de lecture et d’orthographe ainsi que plusieurs batteries d’épreuves instrumentales dont celles de René ZAZZO (1958), Julian DE AJURIAGUERRA (1953) et André REY (1967, 1968, 1969). Aux comportements de lecture étaient corrélés les facteurs instrumentaux qui sont la latéralisation, la dominance gauche-droite, la discrimination visuelle, la discrimination auditive, la structuration spatiale et la capacité de reproduction de structures rythmiques. Ce courant théorique n’a pu établir de preuves suffisamment probantes pour reconnaître l’étiologie instrumentale. PIÉRART souligne à cet effet que « Les facteurs instrumentaux examinés prennent alors le statut de témoins des fonctions cognitives, tandis que s’affirme la méthodologie de recherche et notamment le recours à plusieurs groupes de référence. Toutefois, les résultats s’avèrent souvent décevants en raison de comparaisons mal contrôlées ». La recherche de Frank VELLUTINO (1979), en particulier, venait enfin invalider la théorie instrumentale des facteurs associés. Il a démontré que, sauf pour les épreuves à contenu langagier, aucune différence significative ne distinguait les jeunes lecteurs normaux des enfants « dyslexiques » pour toutes les autres épreuves mesurant des habiletés instrumentales. Le courant pédagogique a coexisté avec celui des facteurs instrumentaux. Il consiste d’abord à évaluer de manière expérimentale ou comparative les méthodes d’apprentissage de la lecture. Francis KOCHER (1959), Gaston MIALARET (1968), Claude CHASSAGNY (1968), André DEHANT (1968) sont les principaux représentants de cette approche. Par ailleurs, la prévention de la dyslexie a préoccupé les psychopédagogues qui, au cours des années 1970, ont construit des batteries prédictives de l’apprentissage de la lecture. LIMBOSH et al. (1969), Michel LOBROT (1967), André INIZAN (1972) ont élaboré de telles batteries qui, bien que comportant des épreuves de lecture, comprennent aussi des instruments d’évaluation de certains facteurs instrumentaux. Quant à l’intervention rééducative des dyslexiques, Suzanne BOREL-MAISONNY (1966), Claude CHASSAGNY (1968), Arlette BOURCIER et Roger MUCCHIELLI (1968) ont conçu des méthodologies de l’enseignement de la lecture. À l’exception de CHASSAGNY qui propose une pédagogie relationnelle du langage, l’ensemble des approches repose sur le postulat de l’influence des facteurs instrumentaux sur l’apprentissage du langage écrit. De plus, ces méthodologies conçoivent que l’apprentissage de la lecture doit procéder d’abord par l’établissement des correspondances phonème-graphème.

B. Causes. Selon Mira STAMBAK, Monique VIAL, René Diatkine, Eric Plaisance et Jacques Beauvais, « la notion de dyslexie se dissout dans une multiplicité de symptômes, de mécanismes psychologiques, de sources étiologiques, de modes d’approche rééducatifs dans lesquels l’analyse scientifique ne reconnaît plus de réalité objective analysable » (CRESAS, 1992). Selon Laurence Rieben (1989) et Colette Chiland (1990), il vaut mieux éviter d’utiliser le terme « dyslexie » et l’approche étiologique. Ces auteurs relèvent que ces difficultés persistantes d’apprentissage de la lecture s’observent « en l’absence de déficit intellectuel, de troubles affectifs et neurologiques et d’un manque de stimulation socioculturelle ».

C. Dyslexie/trouble spécifique de la lecture. On oppose dyslexie (trouble spécifique de la lecture) à des difficultés secondaires (à l’absentéisme, au mauvais niveau intellectuel, aux conditions sociales, etc.) et l’on sous-tend que le trouble spécifique est d’origine organique. On invoque la plus grande fréquence d’antécédents périnatals et amalgame troubles déficitaires de l’attention, difficultés d’apprentissage et dysfonction cérébrale minime (minimal brain dysfunction). Il est tout à fait possible que, si l’on élimin tous les malmenages pédagogiques, il reste un groupe d’enfants dont les difficultés d’apprentissage de la lecture relèvent d’une pathologie individuelle où les facteurs organiques jouent un rôle parmi d’autres. Mais nous sommes confrontés à un phénomène d’une ampleur numérique avec celui des enfants qui n’apprennent pas à lire __ CHILAND, C. (1990).

D. Tendance. La conclusion du colloque du CRESAS de 1992 allait dans le sens d’une remise en question sérieuse de la notion de dyslexie et surtout que les enfants en difficulté de lecture ne pouvaient plus être considérés comme des malades. Aucune étude scientifique n’est venue infirmer ces propos. Les résultats de plusieurs travaux, soutenant la thèse du déficit chez l’enfant, ne peuvent être retenus, leur démarche expérimentale et les instruments statistiques utilisés posant de sérieux problèmes de validité. Suite aux travaux notamment francophones (CRESAS et FIJALKOW, J.), mais aussi anglophones (VELLUTINO, F. R., MARSHALL, J. C. et NEWCOMBE, F.) qui ont interpellé la conception unitaire et neurologique de la dyslexie, la tendance contemporaine est de distinguer les troubles du langage écrit de type acquis, chez les patients cérébrolésés, de ceux de type développemental, chez les mauvais lecteurs ne présentant aucune indication de lésions cérébrales. Dans la pratique, le type développemental s’avère alors le plus fréquent (DE PARTZ, M. P. et VALDOIS, S., 2001). Plusieurs formes de dyslexies de développement sont invoquées telles, entre autres, les dyslexies développementale de surface, phonologique, visuelle et profonde (CAMPOLINI, C. et al., 2000). Dans les représentations de la logopédie particulièrement européenne, le terme dyslexie ou dyslexique concerne actuellement tout mauvais lecteur manifestant une ou des difficultés intenses et persistantes en lecture, que sa dyslexie soit de type acquis ou développemental __ CAMPOLINI, C. et al. (2000).


DYSLEXIE DÉVELOPPEMENTALE

Ens. lang./Psychopéd. V dyslexie.


DYSLOGIE

Adapt. scol./Diagn. VA audimutité, A.


DYSNOMIE

Adapt. scol./Diagn./Méd. VA troubles du langage, B.


DYSORTHOGRAPHIE

Ens. lang./Psychopéd. Trouble de l’écriture qui se manifeste par l’incapacité d’écrire et d’apprendre à écrire correctement. TA dyslexie.

A. Causes. Pendant habituel de la dyslexie, les troubles dysorthographiques semblent découler de troubles psychologiques (affectivité et sociabilité) entraînant des perturbations dans la scolarité, un sentiment d’échec et de culpabilité et une image négative de soi.

B. Manifestations. L’enfant dysorthographique éprouve des difficultés à écrire les sons, à orthographier les mots, à reconnaître les fonctions de ces mots dans la phrase. Les principaux signes permettant de diagnostiquer le trouble sont les suivants : difficulté à reproduire les sons; difficulté à respecter l’ordre de succession des phonèmes; difficulté à séparer les syllabes; omission de sons; difficulté à mémoriser la graphie des mots et tendance à phonétiser; difficulté à intégrer la grammaire et à comprendre les fonctions logiques dans la phrase. Ces manifestations sont souvent associées à des troubles dysgraphiques (lettres déformées, téléscopages, mauvaise discrimination des signes), à des troubles de la phonation (production de la voix et du langage articulé) et à la dyslexie.

C. Traitement. La guérison de la dysorthographie ne semble pas assurée par l’utilisation massive d’exercices et le surentraînement, mais plutôt par une rééducation visant : 1. la réorganisation du rythme et de la psychomotricité; 2. une stabilisation de la latéralisation; 3. la résorption des problèmes affectifs et relationnels; 4. l’apprentissage de l’orthographe par des méthodes moins conventionnelles.


DYSPHASIE

Adapt. scol./Diagn./Méd. V dysphasie fonctionnelle. VA troubles du langage, B.


DYSPHASIE FONCTIONNELLE

1. Adapt. scol. (Gén.). Trouble fonctionnel se manifestant par une élaboration tardive et imparfaite du langage __ LAUNAY, C. et al. (1972). Syn. audimutité.

2. Adapt. scol. (Spéc.). Mode d’évolution du déficit du langage observé dans les premières années de la vie; ensemble des états intermédiaires existant entre un retard curable et les formes les plus durables de la dysphasie __ id.

A. Manifestation. Chez l’enfant dysphasique, le langage demeure parfois à l’étape de simples dénominations juxtaposées (dénominations de personnes, d’objets ou d’actions) ou à celle de phrases courtes, indépendantes les unes des autres et dites dans l’ordre où le mouvement de la pensée les suscite. Le langage n’est pas encore détaché de l’action ou des actions qu’il doit représenter. Le récit n’est pas dominé; les éléments n’en sont pas coordonnés. (...) Les enfants dysphasiques éprouvent des difficultés à saisir le sens des séquences verbales, et surtout des phrases successives quand la consigne ou le récit se complique quelque peu __ id.

B. Affectivité. Une interaction continuelle s’exerce entre le langage et le développement de la personnalité : d’une part, les perturbations psychoaffectives de la petite enfance retardent et perturbent le développement du langage; d’autre part, ce déficit du langage a en lui-même un rôle « freineur » sur l’évolution affective et sociale, car il inhibe toutes relations avec autrui __ id.


DYSPHONIE

Adapt. scol./Diagn./Méd. VA troubles de la parole, C.



É

Écart

1.  Gén. Distance entre deux éléments; éloignement d’une position; séparation; variation.

2.  Mor. Éloignement de règles, de principes, de convenances ou de tout ensemble de voies ou de comportements jugés normaux dans un cadre de référence particulier. Écart de développement; écart de conduite.

3.  Stat. Différence entre un score individuel et une valeur de référence; cette dernière étant habituellement la moyenne ou une norme prédéterminée. Syn. déviation. V écart type.

CN : échelle en * réduits.


ÉCART À LA MOYENNE

Stat. Différence entre la valeur d’un score d’une distribution et la moyenne arithmétique de cette distribution. EA mesure de dispersion/de tendance centrale.

A. Abrév. : EM.

B. Utilité. L’écart à la moyenne est rarement utilisé; on lui préfère l’écart type, indice qui sert dans plusieurs calculs statistiques.


ÉCART ÉTALON/STANDARD

Stat. Syn. écart type.


ÉCART MOYEN

Stat. VA écart type, F.


ÉCART SEMI-INTERQUARTILE

Stat. Syn. écart type.


ÉCART TYPE

Stat. Mesure statistique indiquant la variation des scores d’une distribution, plus précisément la dispersion des scores autour de la moyenne. Syn. déviation étalon/standard/type; écart étalon/standard; indice de dispersion. V variabilité; variance. VA normalisation, E. RN analyse factorielle.

A. Symboles. L’écart type est aussi appelé « sigma », du nom de la lettre grecque s généralement utilisée pour le désigner. On utilises en référence à une population, et s dans le cas d’un échantillon. Pluriel : des écarts types.

B. Utilité. L’écart type est utilisé lors d’une interprétation normative d’un résultat __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). Plus les scores se rassemblent autour de la moyenne, plus la valeur de l’écart type est petit, indiquant que les scores varient peu entre eux. Environ les deux tiers des scores sont compris dans la distance entre une valeur d’écart type en dessous de la moyenne et une valeur d’écart type au-dessus de la moyenne.

C. Variance. Mathématiquement, l’écart type est la racine carrée de la variance :

image1.png

Cette mesure tient son nom de ce que la distance qu’elle exprime est souvent utilisée comme unité de base pour mesurer l’écart des scores observés à la moyenne.

D. Probabilité. Soit N nombres; p : fraction des 1; q : fraction des 0.

écart type = $$\sqrt{pq}$$

E. Propriétés. Pour une distribution normale :

– 68,27 % des scores sont inclus entre ͞x – et ͞x + ;

– 95,45 % entre ͞x – 2 et ͞x + 2;

– 99,73 % entre ͞x – 3 et ͞x + 3.

Écart moyen.

image2.png

= écart type pour une distribution normale

Écart semi-interquartile.

image3.png: 50% des valeurs se trouvent entre Q1 et Q

Q = $$\frac{2}{3}$$ écart type $$(\frac{2}{3}=0,6745)$$

H. Score standard Z : si les déviations à partir de la moyenne sont données en unités de l’écart type, on dit alors que les déviations sont exprimées en unités standards ou en cotes Z. Ce concept est très utile pour la comparaison des distributions.

image4.png



ÉCHAFAUDAGE GÉNÉRAL

Épist./Rech. Réseau de connaissances fondamentales qui forment la structure majeure d’un domaine de savoirs et d’activités. Syn. corps de savoirs. V éducation-discipline. VA approche, C.


ÉCHANGE D'ÉLÈVES

Adm. scol./Org. scol. VA jumelage, B et C.


ÉCHANGE DE STAGIAIRES

Form. prof. Accord passé entre deux ou plusieurs entreprises d’un même pays ou de pays différents et sur la base duquel elles peuvent réciproquement accueillir et engager des stagiaires __ BIT (1987). EA formation à l’étranger.


ÉCHANGE VERBAL

Com./Ens. lang./Ling. Unité minimale de la communication formée de deux énoncés, celui du locuteur et celui de l’interlocuteur quand il devient locuteur à son tour.

Paire/suite d’énoncés. Dans la recherche anglophone, les « paires adjacentes » désignent les éléments du couple question/réponse, c’est-à-dire une paire d’énoncés. Selon le modèle de conversation de Eddy ROULET (1981), cette expression désigne également la suite des énoncés prononcés, autrement dit l’échange au complet.


ÉCHANTILLON

 n.m.

Rech./Stat. Sous-ensemble d’éléments représentatif et restreint d’un tout. VA hypothèse nulle, D. < population.


ÉCHANTILLON À PLUSIEURS DEGRÉS

Rech./Stat. Syn. échantillon à plusieurs niveaux/en plusieurs étapes.


ÉCHANTILLON À PLUSIEURS NIVEAUX

Rech./Stat. Échantillon constitué de sujets qui proviennent de regroupements et de sous-regroupements échantillonnés aléatoirement à plusieurs reprises __ BERTRAND, R. et VALIQUETTE, C. (1986). Syn. échantillon à plusieurs degrés/en plusieurs étapes. EA échantillon stratifié.
Exemple : (Adapté de BERTRAND et VALIQUETTE, 1986). Le ministère de l’Éducation désire connaître l’opinion des élèves du secondaire concernant une approche pédagogique par objectifs utilisée dans certains programmes d’études. Pour construire son échantillon, il commence par choisir aléatoirement quelques régions administratives; puis il choisit quelques regroupements scolaires dans chacune de ces régions; ensuite, il retient quelques écoles au sein desquelles il choisit quelques classes, et enfin quelques élèves dans chacune de ces classes.


ÉCHANTILLON ACCIDENTEL

Rech./Stat. Échantillon non probabiliste obtenu à partir de sujets directement accessibles à l’expérimentateur.

A. Exemple. Un enseignant veut faire certaines généralisations sur les étudiants de cinquième année. Il pourrait utiliser les élèves de sa propre classe de cinquième, car elle constitue un échantillon facilement accessible.

B. Réserve. La prudence est de rigueur en regard de la généralisation des résultats, car il n’existe souvent aucune assurance que l’échantillon soit représentatif de la population visée.


ÉCHANTILLON ALÉATOIRE

Rech./Stat. Échantillon probabiliste de sujets tirés aléatoirement d’une population cible, lequel échantillon est alors représentatif de cette population. EA échantillon stratifié.

A.  Utilité. Permet de faire des généralisations (inférences) à la population d’où provient l’échantillon.

B.  Exemple. Un responsable d’une école désire connaître l’opinion des jeunes sur la question des relations sexuelles. La population totale de ce regroupement scolaire comprend 400 élèves. Ce responsable peut choisir 50 élèves parmi la population totale en utilisant la méthode du chapeau ou en ayant recours à une table de nombres aléatoires. L’échantillon ainsi constitué sera alors représentatif de la population cible et le responsable pourra généraliser les résultats de l’échantillon à cette population spécifique.


ÉCHANTILLON ALÉATOIRE SIMPLE

Rech./Stat. Syn.échantillon aléatoire.


ÉCHANTILLON AU HASARD

Rech./Stat. Syn. échantillon aléatoire.


ÉCHANTILLON EN GRAPPES

Rech./Stat.Échantillon constitué de sujets qui proviennent de regroupements choisis aléatoirement. Syn. échantillon par groupes.

A. Utilité. Lorsqu’il est difficile ou coûteux d’obtenir un échantillon aléatoire ou stratifié, l’échantillon en grappes représente une solution de choix.

B. Exemple : Le ministère de l’Éducation veut procéder à une enquête auprès des élèves de première année du primaire de la grande région métropolitaine concernant leurs habitudes alimentaires. Puisqu’il est peu pratique d’échantillonner parmi tous les élèves de première année, le ministère de l’Éducation pourrait décider de choisir au hasard les écoles (au lieu des élèves). Il faut noter que l’unité d’analyse est alors chaque école et non chaque élève. L’échantillon en grappes peut aussi être accidentel ou aléatoire, simple ou à plusieurs niveaux, ou stratifié.


ÉCHANTILLON EN PLUSIEURS ÉTAPES

Rech./Stat. Syn. échantillon à plusieurs niveaux/à plusieurs degrés.


ÉCHANTILLON GLOBAL

Rech./Stat.Échantillon brut, tel que constitué initialement.


ÉCHANTILLON PAR GROUPES

Rech./Stat. Syn. échantillon en grappes.


ÉCHANTILLON STRATIFIÉ

Rech./Stat.Échantillon constitué de sujets choisis aléatoirement à l’intérieur de strates bien définies de la population cible.

A. Utilité. Permet d’augmenter la représentativité d’un échantillon de façon à pouvoir faire des généralisations plus justes à la population cible.

B. Exemple : Un chercheur en éducation désire connaître l’opinion des directeurs des écoles secondaires concernant la prolongation de l’année scolaire de cinq jours. Le chercheur peut diviser sa population en strates selon le sexe des directeurs, leur niveau de scolarité, leur nombre d’années d’expérience comme enseignant, leur nombre d’années d’expérience comme directeur d’une école et, enfin, leur région. Puis, il choisit un échantillon aléatoire dans chaque strate pour finalement réunir tous ces échantillons en un échantillon global. L’échantillon ainsi stratifié peut comprendre le même nombre de sujets (ici des directeurs d’écoles) dans chacune des cases définies par les jonctions des strates. C’est la façon qui se prête le mieux aux méthodes statistiques courantes d’analyse de variance ou de covariance, mais on sacrifie alors la représentativité de l’échantillon global par rapport à la population visée. Pour conserver cette dernière caractéristique, et lorsque les méthodes de traitement statistique à appliquer aux données le permettent, on utilisera plutôt un échantillon stratifié pondéré.


ÉCHANTILLON STRATIFIÉ PONDÉRÉ

Rech./Stat. Échantillon stratifié dont les sujets des différentes strates sont proportionnels au nombre total de l’échantillon global et correspondent aux mêmes proportions pour les mêmes strates de la population cible qu’il doit ainsi représenter. Ex. : S’assurer d’obtenir 51 % de filles dans l’échantillon puisque la population fréquentant une certaine école mixte serait de cette proportion.


ÉCHANTILLONNAGE

Rech./Stat. Processus de détermination et de constitution d’un échantillon.


ÉCHANTILLONNAGE DOUBLE

Rech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à prélever éventuellement un second échantillon selon l’information donnée par le premier __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981).


ÉCHANTILLONNAGE MULTIPLE

Rech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à prélever jusqu’à un nombre donné d’échantillons, la décision d’en prélever un nombre supérieur étant fonction des informations données par les échantillons précédents __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981).


ÉCHANTILLONNAGE PROGRESSIF

Rech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à prélever des individus successifs, ou quelquefois des groupes successifs d’individus, mais sans fixer leur nombre à l’avance, la décision d’acceptation ou de rejet du lot étant prise dès que les résultats obtenus le permettent, selon une règle fixée à l’avance __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981).


ÉCHANTILLONNAGE SIMPLE

Rech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à ne prélever qu’un seul échantillon par lot __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981).


ÉCHANTILLONNAGE SYSTÉMATIQUE

Rech./Stat. Échantillonnage dont la méthode consiste, en un premier temps, à agencer une population dans un ordre déterminé et, ensuite, à choisir les membres qui occupent un rang qui se répète à un intervalle fixe. Ex. : Inscrire tous les sujets expérimentaux sur une liste par ordre alphabétique et choisir ceux qui occupent les 5e, 10e, 15e, 20e, etc. rangs.


ÉCHAUFFEMENT

Éduc. phys./Kin. Préparation physique et mental dans le but de réaliser une tâche motrice dans le but notamment d’accroître la chaleur et la souplesse des muscles. EA mise en train.

F.f. réchauffement.


ÉCHEC SCOLAIRE

Adapt. scol./Diagn./Doc./Gest. app./Péd. Situation d’un élève qui n’atteint pas les objectifs des programmes d’études fixés par le système scolaire dans lequel il évolue. Ant. réussite scolaire. VA dépression, B et D; égalité des chances, P; sténosujet, C; taxonomie du développement psychosocial, E.

A.  Causes internes. Les causes internes de l’échec scolaire peuvent être regroupées en quatre catégories : la déficience intellectuelle, les troubles du comportement, les déficiences sensoriphysiques et les troubles spécifiques d’apprentissage. V déficience intellectuelle; troubles du comportement; troubles spécifiques d’apprentissage.

B.  Causes externes. Pour plusieurs auteurs, l’échec scolaire est avant tout un phénomène social. Des études ont permis de constater que les élèves en situation d’échec ne présentent pas tous des troubles spécifiques d’apprentissage. Le problème a alors été analysé sous son aspect socioculturel. En 1964, une étude de Philippe BOURDIEU et Jean-Claude PASSERON met en évidence l’inégalité entre les classes sociales face à l’éducation. Pour eux, les différences qui existent entre les élèves des différentes filières du cours secondaire sont des indices du phénomène social qui existe lorsqu’on aborde l’échec scolaire. Les élèves qui se dirigeaient du côté de la formation professionnelle étaient issus de milieux moins favorisés et plusieurs avaient déjà connu des échecs scolaires. À la fin des années 1960 et dans les années 1970, une étude du CRESAS montre que la majorité des élèves qui vivent un échec scolaire sont issus de milieux ouvriers ou de milieux défavorisés. On introduit alors la notion de handicapés socioculturels. Ces études plus approfondies démontrent qu’individuellement les parents d’enfants de milieux modestes peuvent mieux exprimer leurs attentes et que ces enfants ne sont pas aussi inadaptés qu’on le croyait. C’est l’adaptation de l’école à la personne qui a permis l’amélioration de la situation. La très grande majorité des personnes sont capables de communiquer et d’apprendre lorsqu’existent certaines conditions. Si certains participent peu ou n’apprennent pas à l’école, c’est que celle-ci ne leur en fournit pas les conditions __ CRESAS (1981). Aujourd’hui, les études font toujours état du même phénomène. Les élèves de milieux plus favorisés réussissent généralement mieux que ceux d’origine modeste. Une des explications avancées veut que la stimulation et le suivi dont ces enfants bénéficient dans leur milieu familial influencent positivement leurs résultats scolaires. Certaines méthodes pédagogiques non appropriées au style cognitif et d’apprentissage de l’élève peuvent aussi être une cause à l’échec scolaire.

C.  Sens populaire. Dans le langage populaire, les élèves en situation de redoublement sont considérés en échec scolaire. Or, cet échec peut être une situation temporaire. Pour les chercheurs dans le domaine de l’éducation, l’échec scolaire fait référence à une situation persistante qui peut conduire à l’abandon scolaire.


ÉCHELLE

1. Doc. Devis ou instrument composé de plusieurs items interreliés logiquement ou empiriquement, utilisé pour assigner un nombre qui indique la qualité de l’information ou la quantité de la caractéristique mesurée. Ex. : Un test ou une batterie de tests dont on tire une classification graduée des sujets examinés, généralement en termes de niveaux de développement, telle l’échelle de Binet-Simon (1911).

2. Doc. Ensemble des règles d’assignation des nombres. Ex. : Déterminer la classification d’un sujet dans l’une ou l’autre de plusieurs catégories numériques ordonnées.Syn.échelle de mesure.

3. Stat. Suite finie de valeurs numériques dont les intervalles sont choisis selon une règle déterminée et dans laquelle on situe les faits ou les individus pour apprécier leurs différences par rapport à un ensemble. Ex. : échelle de Celsius, échelle d’attitude(s), échelle de comportement(s), échelle de croyance(s), échelle d’habileté(s), échelle d’intérêt(s). V graduation.

A. Nature. En plus de sa graduation propre, une échelle est caractérisée par une moyenne et un écart type particuliers.

B. Règles. Une échelle existe en toute situation de mesure; toute mesure fait appel à un ensemble de règles pour assigner des nombres à des objets ou à des événements; ce sont ces règles qui donnent un sens aux mesures (nombres assignés). Les autres définitions constituent des spécialisations dans le cadre de ce concept général, selon que l’on considère l’instrument de mesure lui-même ou les règles d’assignation des nombres ainsi que les propriétés mathématiques de ces nombres.

C. Types. Selon le type de règles, on distingue souvent quatre types principaux d’échelle de mesure en éducation; à chaque type d’échelle correspond un ensemble d’opérations mathématiques admissibles permettant de transformer les nombres sans provoquer de distorsion à la structure de l’échelle. Pour cette raison, les quatre types d’échelle de mesure représentent les quatre principaux niveaux de la mesure. Ces niveaux ou types sont appelés échelle nominale,échelle ordinale(ou ordonnée), échelle d’intervalle (ou à intervalles égaux) et échelle de rapport (ou proportionnelle ou de proportions).

image5.png

D. CN : éducation à l’* planétaire.


ÉCHELLE À INTERVALLES

Doc./Stat. Syn. échelle d’intervalle.


ÉCHELLE À INTERVALLES APPAREMMENT ÉGAUX

Doc./Stat. VA échelle d’intervalle, B.


ÉCHELLE À INTERVALLES ÉGAUX

Doc./Stat. VA échelle d’intervalle, B.


ÉCHELLE CONTINUE

Diagn./Doc./Stat. Échelle ordinale, à intervalles égaux, ou de rapport dont les points ou valeurs contiguës correspondent à de petites différences dans la variable continue mesurée.


ÉCHELLE D'APPRÉCIATION

Diagn./Doc. Instrument qui permet de consigner son opinion à propos des qualités d’un apprentissage ou d’une performance __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). Syn. échelle d’évaluation/de notation. V échelle de Likert. VA compétence, O. EA système de signes. Î instrument de mesure.

Formes. Il y a plusieurs formes d’échelle d’appréciation; en voici deux exemples __ id.



ÉCHELLE D'ATTITUDE(S)

Diagn./Doc.Échelle qui permet d’apprécier l’orientation et l’intensité d’une attitude. V échelle de Likert.


ÉCHELLE D'ÉVALUATION

Diagn./Doc. Syn. échelle d’appréciation/de notation.


ÉCHELLE D'INTERVALLE

Doc./Stat.Échelle de mesure permettant de préciser quantitativement les différences qui séparent les entités mesurées. Syn.échelle à intervalles. EA échelle de rapport. Î échelle quantitative.

A. Propriétés. Les valeurs utilisées sont telles que les distances numériques égales représentent des distances égales sur le continuum réel de la caractéristique mesurée. Ex. : l’échelle thermométrique en degrés oF ou oC. Toutefois, le point zéro (origine) est fixé arbitrairement, quoique logiquement ou d’une façon conventionnelle, de sorte qu’il ne signifie pas l’absence totale de la caractéristique. Des unités égales et un zéro conventionnel définissent une échelle d’intervalle. Toutes les opérations mathématiques sont permises sur ces nombres, à l’exception des rapports entre deux valeurs; les rapports entre des différences de valeurs sont toutefois interprétables.

B. Docimologie. Souvent en éducation, on postule que les résultats à des tests rigoureusement construits possèdent les propriétés d’une échelle d’intervalle. On parlera alors d’une échelle à intervalles, ou d’uneéchelle à intervalles égaux(equal-interval scale), ou encore d’une échelle à intervalles apparemment égaux(equal-appearing intervals scale).


ÉCHELLE DE COMPORTEMENT(S)

Diagn./Doc. Échelle qui évalue les manières d’agir d’un individu en lui demandant d’indiquer à quelle fréquence il s’adonne à une activité particulière. Ex. : nombre de fois par semaine qu’un élève consacre à son conditionnement physique; nombre de volumes traitant d’éducation qu’un éducateur lit en une année.


ÉCHELLE DE LIKERT

Diagn./Doc.Échelle de mesure des attitudes, des croyances et des jugements, comprenant de trois à onze catégories égales, s’étendant d’une extrémité inférieure à une extrémité supérieure de réponses possibles. Ex. : 1. très important; 2. important; 3. neutre; 4. peu important; 5. aucune importance.


ÉCHELLE DE LISIBILITÉ

Ens. lang. VA lisibilité, C. EA formule/indice de lisibilité.


ÉCHELLE DE MESURE

Doc./Stat. V échelle, 3.


ÉCHELLE DE NOTATION

Diagn./Doc. Syn. échelle d’appréciation/d’évaluation.


ÉCHELLE DE POURCENTAGES

Diagn./Doc./Stat.Échelle dont l’étendue est de 0 à 100 %.

Caractéristiques. Cette échelle est la plus utilisée dans le milieu scolaire. Elle présente cependant de sérieux désavantages : 1. elle n’a aucune moyenne déterminée; 2. elle n’a aucun écart type déterminé; 3. elle est non linéaire, c’est-à-dire que la valeur des unités de 1 % n’est pas la même à tous les endroits de l’échelle. En outre, comme ce n’est généralement pas une échelle derapport, on ne peut dire, par exemple, qu’un score de 80 % soit quatre fois supérieur à un score de 20 %.


ÉCHELLE DE PROPORTIONS

Diagn./Doc./Stat. Syn. échelle de rapport.


ÉCHELLE DE QUOTIENTS INTELLECTUELS

Diagn./Doc./Stat.Échelle dont la moyenne est 100, l’écart type de 15 et l’étendue normale de 55 à 145.

Formule :

image7.png


ÉCHELLE DE RAPPORT

Diagn./Doc./Stat. Échelle de mesure jouissant des mêmes propriétés que l’échelle d’intervalle, mais avec une valeur absolue (plutôt que conventionnelle) de zéro exprimant l’absence totale de la caractéristique mesurée et permettant l’utilisation de rapports entre des valeurs de l’échelle. Poids, grandeurs, etc. Syn. échelle de proportions/proportionnelle. EA échelle d’intervalle. Î échelle quantitative.

A.  Propriétés. Le point d’origine de l’échelle de rapport correspond à un zéro absolu; les échelons sont égaux. Ces propriétés permettent d’effectuer des relations significatives entre les mesures (ex. : une personne de 2 mètres est deux fois plus grande qu’une autre de 1 mètre).

B.  Docimologie. Jamais utilisée pour exprimer un rendement cognitif ou un attribut psychologique, l’échelle de rapport n’est utilisée en éducation que pour la mesure de caractéristiques physiques telles l’âge, la taille, etc. De toutes les échelles, l’échelle de rapport est la plus précise; elle est cependant la moins utilisée en éducation.


ÉCHELLE DE STANINES

Diagn./Doc./Stat.Échelle des scores C dont les extrémités ont été ramenées à 1 et à 9.


ÉCHELLE DES SCORES C

Doc./Stat. Échelle dont la moyenne est de 5, l’écart type de 2 et l’étendue de -1 à +11. EA échelle de stanines.

Formule : 


ÉCHELLE DES SCORES H

Doc./Stat.Échelle dont la moyenne est de 50, l’écart type de 14 et l’étendue normale de 8 à 92.

Formule :

image9.png


ÉCHELLE DES SCORES T

Doc./Stat. Échelle dont la moyenne est de 50, l’écart type de 10 et l’étendue normale de 20 à 80.

Formule : 



ÉCHELLE DES SCORES Z

Doc./Stat.Échelle dont la moyenne est de 0, l’écart type de 1 et l’étendue normale de -3 à +3. Syn.échelle en écarts réduits. V cote Z. VAécart type, H.

Formule :

image11.png


ÉCHELLE DESCRIPTIVE

Diagn./Doc./Stat. VA échelle d’appréciation.


ÉCHELLE DICHOTOMIQUE

Diagn./Doc./Stat. Échelle de mesure ne comprenant que deux catégories.

Types. L’échelle dichotomique peut être nominale (ex. : la variable sexe). Elle peut également être artificielle, c’est-à-dire lorsque la variable est continue, mais que seulement deux catégories sont utilisées pour regrouper deux étendues de cette variable, séparées par un point de césure (ex. : réussite-échec).


ÉCHELLE DISCRÈTE

Diagn./Doc./Stat. Échelle de mesure comprenant deux catégories ou plus. V échelle dichotomique. EA échelle nominale.

Types. L’échelle discrète peut être nominale. V échelle nominale. Elle peut aussi être ordonnée. Ex. : cinq catégories sur une échelle de désaccord-accord. Syn. échelle en catégories.


ÉCHELLE EN CATÉGORIES

Diagn./Doc./Stat. Syn. échelle discrète.


ÉCHELLE EN ÉCARTS RÉDUITS

Doc./Stat. Syn. échelle des scores Z.


ÉCHELLE NOMINALE

Diagn./Doc./Stat.Échelle de mesure permettant de classer, de nommer ou d’énumérer des sujets ou des objets selon des propriétés qui n’ont pas de relation quantitative entre elles. Ex. :1. yeux bruns; 2. yeux bleus; 3. yeux noirs; 4. yeux verts; 5. etc. Syn.échelle qualitative. EA échelle discrète.

A. Signification des nombres. Les nombres de l’échelle nominale ne sont que des repères; ils ne servent qu’à identifier l’appartenance à une catégorie discrète (v.g. : féminin = 1; masculin = 2). La seule relation permise est celle de l’équivalence des faits appartenant à la même catégorie.

B. Mesure. Vu que l’ensemble des nombres n’est pas ordonné, certains auteurs prétendent qu’il ne s’agit pas à proprement parler de mesure ni d’échelle de mesure. D’autres affirment plutôt que c’est le niveau le plus simple de la mesure ou la plus élémentaire des échelles de mesure. Il n’y a cependant aucun intervalle entre les catégories.


ÉCHELLE ORDINALE

Diagn./Doc./Stat. Échelle de mesure permettant d’indiquer l’ordre ou le rang des sujets ou des objets au regard d’une caractéristique définie sur un continuum. Le rang de chacun des élèves à un examen. Syn. échelle ordonnée. $$\epsilon $$ échelle quantitative.

A.  Différence de rangs. L’échelle ordinale se situe au niveau le plus simple de relations hiérarchiques entre les nombres d’une échelle continue. Il n’existe cependant pas une différence constante de la caractéristique entre tous les rangs consécutifs. La différence de score entre les élèves de rangs 1 et 2 n’est pas nécessairement la même qu’entre les élèves de rangs 2 et 3, etc.

B.  Stat. Les seules relations permises entre les nombres sont celles de plus grand (>), plus petit (<) ou égal (=), ce dernier exprimant l’équivalence des sujets recevant le même rang. Strictement, l’addition de rangs n’est pas permise : elle est dénuée de signification.


ÉCHELLE ORDONNÉE

Diagn./Doc./Stat. Syn. échelle ordinale.


ÉCHELLE PROPORTIONNELLE

Diagn./Doc./Stat. Syn. échelle de rapport.


ÉCHELLE QUALITATIVE

Diagn./Doc./Stat. Syn. échelle nominale.


ÉCHELLE QUANTITATIVE

Diagn./Doc./Stat. Ensemble des échelles où les valeurs numériques possèdent une signification mathématique. = ∑ {échelle d’intervalle/de rapport/ordinale}.


ÉCHELLE UNIDIMENSIONNELLE

Diagn./Doc./Stat. Échelle qui ne mesure qu’une seule variable.


ÉCHELLE VERBALE

Diagn./Doc. VA échelle d’appréciation.


ÉCHELON

1. Adm. Position qui indique l’avancement d’un employé à l’intérieur d’une catégorie.

2. Doc./Stat. Intervalle sur une échelle.


ÉCHELON D’EXPÉRIENCE

Adm. scol./Org. scol. (QC). Subdivision (en ordonnée) d’une échelle de traitements correspondant à l’année d’expérience qu’une enseignante ou un enseignant est en voie d’acquérir __ CEQ-CPNCC (1990).


ÉCHELONNAGE

Doc./Stat. Syn. graduation.


ÉCLECTISME

1.  Gén. Caractère d’une personne qui manifeste des connaissances et des goûts divers et hétérogènes, sans exclusion.

2.  Phi. Méthode philosophique visant à la constitution d’une nouvelle doctrine par la synthèse, la juxtaposition ou la conciliation de thèses retenues dans des systèmes philosophiques divers.

A.  Historique. Le mot apparaît d’abord dans un texte attribué à GALIEN (131-201 av. J.-C.) pour désigner une secte de médecins, puis dans un texte de DIOGÈNE LAËRCE, appliqué à Potamon d’ALEXANDRIE, ce dernier préconisant de choisir les meilleures thèses des divers systèmes afin d’en construire un nouveau qui se rapproche davantage de la vérité. Il a été repris par Victor COUSIN au XIXe s. et renvoie à l’école et à la philosophie de ce dernier qui se fonde sur la méthode éclectique __ LALANDE, A. (1976).

B.  Éclectisme/syncrétisme. On distingue l’éclectisme du syncrétisme. Ce dernier terme est toujours pris en un sens péjoratif pour désigner des tentatives de synthèse qui se contentent d’un rapprochement factice, arbitraire ou peu convainquant, de thèses demeurant disparates et incohérentes au terme du processus.

C.  Méthode éclectique : méthode d’enseignement de la lecture fondée sur les combinaisons de l’approche analytique et de l’approche synthétique.

D.  CN __ éclectique : méthode *.


ÉCOCENTRISME

ERE. Courant de pensée dont les préoccupations sont centrées sur l’environnement de l’être humain. VA environnement, Q; pleinairisme, A.

Étym. Du grec oikos, maison, habitat.


ÉCOCOMMUNAUTÉ

Pol./Soc. Syn. communauté symbiosynergique. VA société, H.


ÉCODÉVELOPPEMENT

Écol./ERE/Sc. env. Application de connaissances et de concepts écologiques à un aménagement existant ou projeté __ DANSEREAU, P. (1989).


ÉCOFÉMINISME

Écol./ERE. Doctrine radicale qui, s’opposant à la fois à l’environnementalisme et au féminisme humaniste, associe l’oppression de la femme (que l’on dit plus « naturelle » que l’homme) à celle de la nature. EA écologie fondamentale.


ÉCOLAGE

Adm. scol. (Belg.; Fr.; Suis.). Frais de scolarité pour fréquenter une école privée ou suivre un cours de formation pratique dans divers domaines.

Origine. Calque du terme anglais schooling, apparu en Belgique et en France, relié principalement à une formation pratique.


ÉCOLE

n.f.

1.  Gén. Source d’expérience et de savoir. Enfant élevé à l’école de la rue.

2.  Spéc. Ensemble des partisans d’une doctrine philosophique, littéraire, artistique, etc.; le mouvement ainsi constitué; la doctrine elle-même __ CTEQ : rec. (11.82). Obédience, obéissance ou soumission à un courant de pensée. L’école positiviste/romantique. VA famille, F, G et I.

3.  Adm. scol./Org. scol. Établissement d’éducation ou d’enseignement __ OQLF (2003). Entité institutionnelle placée sous l’autorité d’un directeur ou d’un responsable s’il n’y a pas de directeur, destinée à assurer, d’une manière ordonnée, l’éducation des élèves et les activités auxquelles prennent part ces derniers de même que les enseignants, les autres membres du personnel et les parents __ MEQ (1981). Établissement d’enseignement sous l’autorité d’une directrice ou d’un directeur et destiné à assurer la formation de l’élève, autre que celle ou celui inscrit aux services éducatifs pour les adultes __ CEQ-CPNCC (1990). Établissement ou espace qui regroupe un certain nombre de classes. École confessionnelle/de quartier/francophone. VA inadaptation scolaire, J; plan d’intervention, E. TA campus; cégep; collégial; constituante; directeur; établissement; lycée; polyvalente. EA école à classe unique/innovatrice/intégrée/ordinaire.

4.  Gest. ens. Ensemble des élèves et du personnel d’un établissement d’enseignement __ OLF (2000). EA effectif enseignant/scolaire.

5.  Péd. Forme particulière d’organisation de l’enseignement. Syn. enseignement : école primaire, école secondaire, école privée, école publique __ id. VA culture générale, A; modèle pédagogique, B.

A.  Établissement est le générique qui désigne tout lieu où l’on dispense un enseignement scolaire. Ce terme englobe les écoles, les cégeps, les universités, les instituts de recherche, mais ne sert pas à former leur nom. École est d’une utilisation plus restreinte. Il sert de générique dans la dénomination des écoles primaires et secondaires (ex. : école (primaire) Jacques-Cartier; école (secondaire) Louis-Hébert). Dans l’enseignement secondaire, on trouve aussi le générique polyvalente (ex. : polyvalente Jacques-Cartier). __ CTEQ (1988).

B. Pavillon désigne une subdivision d’un établissement d’enseignement, auquel elle se rattache administrativement et matériellement. Une école ne peut pas porter le nom de « pavillon X » __ CTEQ (1990).

C.  F.f. Lorsque le contexte exige qu’une distinction soit faite entre une école spéciale et une école destinée à la majorité des élèves, on emploie le terme école ordinaire de préférence à école régulière, qui est un calque de l’anglais __ OLF (2003).

D.  F.f. En ce sens, académie est un anglicisme __ CTEQ (1988). V académie.

E.  F.f. On n’emploiera le terme collège que pour désigner un établissement d’enseignement collégial (...) On ne peut utiliser le terme collège pour désigner une école primaire, une école secondaire, un lycée, une polyvalente ou une école privée. (...) Dans le système scolaire français, un collège est un établissement d’enseignement secondaire __ id.

F.  Orthographe. Dans l’affichage (par exemple, sur la façade de l’école), le mot école prend la majuscule (ex. : École Louis-Hébert); dans tout autre contexte, le mot école ne prend pas la majuscule (ex. : je suis inscrit à l’école Louis-Jolliet). La même règle s’applique pour ce qui est des génériques cégep, collège, lycée, polyvalente et université __ id.

G.  Dénomination. La dénomination ne doit pas comporter d’élément précisant le type d’organisation interne. Par exemple, les mentions école privée, école innovatrice, école intégrée, école spéciale, école francophone ne doivent pas figurer dans la dénomination d’un établissement d’enseignement __ id.

H.  Grande école ou école supérieure désigne communément un type d’établissement d’enseignement universitaire __ id.

I.   F.f. Institut peut désigner un établissement d’enseignement collégial ou un établissement d’enseignement universitaire (et non une école primaire ou une école secondaire) __ id.

J.   Communauté éducative (sens 4). L’école est ici considérée du point de vue de ce qui est communément compris, par exemple, sous les appellations de langue de l’école, vie de l’école. C’est l’école vue par le personnel de direction, le personnel enseignant et les élèves. On a souvent parlé d’une communauté éducative __ id.

K.  École francophone/française; école anglophone/anglaise (QC). Il faut noter que toutes les écoles du Québec sont des écoles québécoises. Il n’y a pas d’« écoles françaises » ni d’« écoles anglaises », mais des écoles dont la langue d’enseignement est le français (souvent appelées écoles francophones) et des écoles dont la langue d’enseignement est l’anglais (souvent appelées écoles anglophones) __ id.

L.  École/enseignement. Avec le sens que lui donne la définition, école est souvent synonyme d’enseignement. Ainsi en est-il de l’école primaire qui est assimilée à l’enseignement primaire, de l’école confessionnelle qui est assimilée à l’enseignement religieux ou encore de l’école anglophone qui est assimilée à l’enseignement en anglais. Par exemple, rénover l’école primaire ou l’école secondaire signifie, dans ce contexte, repenser l’organisation de l’enseignement primaire ou secondaire. Se rattachent aussi à ce sens du terme école les syntagmes école d’été, école laïque __ id.

M. Société. La société moderne a donné naissance à l’école-institution pour que certains objectifs y soient obligatoirement atteints par tous les citoyens __ BÉGIN, Y. (1970).

N.  Activité éducative/de gestion. Le lieu de rencontre de l’activité éducative et des activités de gestion, en étant la plus petite unité de gestion et la plus grande unité où s’exerce l’activité éducative __ FORTIN, R. (1980).

O.  École de la qualité (facteurs significatifs) __ GRÉGOIRE, R. (12.89) : a) Chaque établissement doit se donner des objectifs, et ceux-ci doivent, d’une part, être explicites, cohérents et formulés avec une grande clarté et, de l’autre, suggérer, en particulier dans le domaine de la formation intellectuelle des jeunes, des attentes élevées. b) Tout le personnel relié à un établissement, de même que des élèves qui le fréquentent et leurs parents, doivent avoir eu l’occasion de participer à l’élaboration de ces objectifs et à la définition de ces attentes et les avoir faits leurs.
c) De même, ces objectifs et ces attentes doivent avoir marqué de leur empreinte l’ensemble de l’établissement scolaire en cause et, notamment, son curriculum, sa pédagogie, le matériel didactique qu’il utilise, l’évaluation des élèves qui le fréquentent et la discipline qui y règne. d) La direction générale de cet établissement et, tout particulièrement, sa direction pédagogique doivent, dans la même veine, être bien affirmées, tout en demeurant constamment préoccupées par le développement d’une activité quotidienne d’enseignement assumée dans un esprit de collégialité. e) La maîtrise des apprentissages de base doit être considérée comme prioritaire. Généralement, cette exigence signifie que l’accent est mis sur des connaissances et des habiletés d’ordre intellectuel acquises avant tout à la faveur d’une étude de la langue, des mathématiques et de l’histoire ou d’une initiation méthodique aux institutions et aux rouages sociaux. f) L’évaluation des élèves doit être régulière et effectuée à partir de règles claires, elles-mêmes appliquées avec justice et constance. g) La direction de l’établissement et son corps enseignant doivent, chacun selon le rôle qui lui est propre, avoir le souci d’une compétence à jour et d’un perfectionnement continu, croire aux possibilités des personnes avec qui ils travaillent et se considérer, du fond d’eux-mêmes, comme engagés dans une œuvre qui en vaut vraiment la peine.

P.  Caractéristiques des bonnes écoles __ BROSSARD, L. (12.89). Ces caractéristiques portent sur trois dimensions de l’école : 1. Le cadre de vie est accepté. Cette caractéristique compte plusieurs aspects. 1.1 La réglementation de la vie des élèves existe et elle est bien perçue. 1.2 La vie parascolaire est animée. 1.3 La responsabilisation des élèves est favorisée. 1.4 Les travaux scolaires sont bien perçus. Ils sont intéressants et fréquemment évalués. 1.5 Il règne un bon climat dans l’école. La résultante de cet ensemble de traits particuliers aux bonnes écoles, c’est un climat serein. 2. Les enseignants et les enseignantes accordent du soutien aux élèves. Ce soutien a de multiples aspects. Il concerne plus particulièrement l’écoute des enseignants, leur disponibilité pour des problèmes personnels, le suivi consécutif à la consultation d’un professionnel non enseignant par un élève, le soutien aux décrocheurs potentiels, l’encouragement à des travaux de qualité, l’information sur les moyens d’évaluation et les évaluations fréquentes. 3. Les cadres et le personnel ont une perception commune de la réalité scolaire. La vie à l’école est jugée positivement par l’ensemble du personnel de ces écoles et il existe une communauté de perception entre les cadres et le personnel. D’une certaine façon, il semble qu’il y ait davantage de transparence et de concordance dans les bonnes écoles que dans les autres.

Q.  Axiomes de la formation fondamentale au primaire et au secondaire __ LAVALLÉE, M. (02.92). 1. Par l’école, l’élève doit être mis en contact avec la beauté des créations humaines. 2. Par l’école, l’élève doit avoir accès à des enseignements qui lui donnent une clé d’interprétation de lui-même et une grille de compréhension de la vie. 3. Par l’école, l’élève doit être mis en contact avec la fraternité des hommes qui ont découvert le monde. 4. Par l’école, l’élève doit apprendre les habiletés fondamentales que sont l’analyse et la synthèse, l’approche expérimentale. 5. Par l’école, l’élève doit goûter l’Histoire, par laquelle les hommes ont fait naître le monde. Il doit avoir des clés de compréhension de la vie, du développement. 6. Par l’école, l’élève doit découvrir le goût, le sens des choses. 7. Par l’école, l’élève doit se sentir vivant, se développer, avec un sentiment de compétence, devenir capable de s’adapter aux situations de la vie.

R.  Fonctions individuelles. Au plan individuel, les fonctions des écoles formelle et informelle concernent le développement des potentialités de tous et chacun ainsi que l’acquisition progressive de l’autonomie. VA S.

S.  Fonctions sociales. En prônant l’acquisition d’une formation commune à des savoirs, à des habiletés, à des attitudes et à des valeurs, l’école de base vise la cohésion sociale. Conjointement, les écoles de base et de spécialisation contribuent aux développements individuel et social en qualifiant les individus pour assumer des rôles et des fonctions, ce qui favorise d’autant le fonctionnement et l’évolution d’une société.

T.  CN : adaptation à l’*; année à l’*; caisse des *; carte des *; classe préparatoire aux grandes *; climat d’*; commissaire d’*; conseil d’*; conseil fusionné d’* séparées de comté/de district; corporation-*; culture de l’*; directeur,trice (d’*); direction d’*; district d’* secondaires; effectif d’une *; équipe-*; fermeture d’*; formation en atelier-*; grande *; institutionnelle (*); pédagogie centrée sur l’*; professeur d’* pour déficients auditifs/visuels; professeur des *; projet d’*; vie de l’*; zone d’* séparées; zone d’* séparées rurales/urbaines; zone fusionnée d’* séparées.


ÉCOLE À CLASSE UNIQUE

Org. scol.École ne comportant qu’une seule classe __ OLF (1998). Syn. classe unique. EA classe à divisions/multiprogramme.

A. Classe unique. Il arrive que, en discours, on retrouve l’expression classe unique pour désigner la classe de ce type d’école __ CTEQ (1985).

B. Programme. La classe unique peut n’offrir que le programme d’une classe(ex. : celui de la 3e année du primaire) ou être une classe multiprogramme __ CTEQ (1988).


ÉCOLE À DOMICILE

Org. scol. Enseignement et activités d’apprentissage qui se déroulent à la maison, sous la direction d’un parent ou d’une personne engagée à cette fin, en réaction à la piètre réussite des élèves et aux autres malaises que l’on associe à l’école institutionnelle.


ÉCOLE ACTIVE

Fond. éduc./Org. scol./Péd. Conception et organisation de l’école fondées avant tout sur les intérêts, les besoins particuliers ainsi que sur la participation effective des élèves. VA traditionalisme, C. EA école coopérative; pédagogie active.

A. Buts. L’école active se démarque de l’encyclopédisme; elle vise plutôt le développement global de la personne.

B. Développement. PIAGET se fait défenseur de l’école active, puisque c’est par son activité ou son interaction avec le monde que l’enfant se construit lui-même. Comprendre, c’est en effet inventer ou reconstruire par réinvention. Si l’enfant est le principal agent de ce procès d’autoconstruction, il n’est par ailleurs pas le seul. Le maître doit l’initier à la méthode expérimentale, à la formulation d’hypothèses ainsi qu’à leur vérification, et fournir le contexte et le niveau expérimental requis. Il faudra, entre autres, à l’intérieur de chaque discipline procéder du plus concret au plus abstrait, puisque tel est le plan de développement de la pensée. Il faudra également respecter le rythme de développement de chacun, puisque le passage à un stade subséquent est en quelque sorte un saut qualitatif présupposant la coordination et la projection sur un plan supérieur des acquis du stade précédent __ GOHIER, C. (1990).


ÉCOLE ALTERNATIVE

1.  Adm. scol./Péd. (Gén.). Type d’école qui offre une solution de rechange aux préceptes scolaires qui ont généralement cours à une époque et dans un contexte. V alternative. EA école communautaire/coopérative; éducation/pédagogie alternative.

2.  Adm. scol./Péd. (Spéc.). École dont la gestion et la pédagogie sont différentes de celles de l’école traditionnelle. F.f. Ne pas utiliser école alternative pour désigner école innovatrice.


ÉCOLE ANGLAISE

Org. scol. Établissement d’enseignement d’Angleterre.VA école, K.


ÉCOLE ANGLOPHONE

Org. scol. École dont la langue d’enseignement est l’anglais. VA école, K.


ÉCOLE COMMUNAUTAIRE

Adm. scol./Cur./Did.École dont le personnel travaille de concert avec des représentants de la collectivité pour définir les buts de l’école et déterminer les moyens de les atteindre __ MEO (1975); école de quartier aidant une communauté à acquérir un sentiment d’identité collective, d’engagement et d’appartenance __ MEO (1977). EA éducation communautaire.

A. Nature. Endroit ouvert à tous où l’éducation et la vie sociale s’unissent et s’influencent l’une l’autre __ MEO (1977).

B. Éléments : 1. programmes et projets destinés à encourager les particuliers et les groupes à utiliser les écoles; 2. programmes scolaires axés sur la collectivité; 3. participation de la collectivité à l’éducation; 4. le comité école-communauté, un lien avec la collectivité; 5. le coordonnateur d’école communautaire __ GAYFER, M. (1980).


ÉCOLE CONFESSIONNELLE

Adm. scol./Org. scol. VA école, L.


ÉCOLE COOPÉRATIVE

Fond. éduc./Org. scol./Péd.École dont les orientations et les politiques pédagogiques sont déterminées en collaboration par les divers agents d’éducation : parents, enseignants et administrateurs scolaires. EA école active; éducation coopérative.


ÉCOLE D'AGRICULTURE

Ens. sup. Syn. collège d’agriculture.


ÉCOLE D'APPLICATION

Form. prof./Org. scol. (Fr.). Établissement où les officiers et les sous-officiers de l’armée reçoivent la formation technique et professionnelle relative à leur arme.


ÉCOLE D'ART

Ens. sup./Org. scol. École consacrée à l’enseignement des arts __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.


ÉCOLE DE BASE

Adm. éduc./Cur./Gest. ens./Org. scol. École des ordres primaire et secondaire dont la finalité est d’assurer à tous les élèves une éducation fondamentale, c’est-à-dire les compétences de base (connaissances, habiletés, attitudes) qui sont jugées essentielles de façon que ceux-ci possèdent les préalables nécessaires pour contribuer significativement au fonctionnement et à l’évolution de leur société particulière, pour poursuivre d’une manière plus autonome le développement de l’ensemble de leurs potentialités et pour pouvoir, s’il y a lieu, entreprendre éventuellement une formation intellectuelle et/ou professionnelle qui correspond à leurs dispositions individuelles. VA égalité de traitement, B; justice égalitaire, B. EA école de culture générale/de spécialisation; éducation culturelle/démocratique/fondamentale/globale; socle de compétence.

A. Mission : maîtrise par tous les élèves des compétences (démarches de pensée) et des connaissances jugées indispensables ou essentielles __ CRAHAY, M. (1997).

B. Justice corrective. Pour l’école de base, il nous semble devoir réclamer la justice corrective. Usant de dispositifs de discrimination positive et traquant tous les mécanismes par lesquels s’opère le renforcement des inégalités de départ — qu’elles soient d’origine naturelle, sociale ou scolaire — l’école de base, (...) devrait se donner pour idéal l’égalité des acquis fondamentaux. Le redoublement d’une année ne devrait être toléré que dans des cas très exceptionnels. Les compétences essentielles étant définies, les enseignants seraient tenus d’en faire acquérir la maîtrise par tous les élèves. Cela ne les dispenserait pas de susciter le développement d’autres compétences qui ne figureraient pas dans la liste des socles __ id.


ÉCOLE DE CULTURE GÉNÉRALE

Org. scol. (Suis.) Syn. école du degré diplôme (EDD). EA école de base.


ÉCOLE DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Form. prof./Org. scol.Établissement d’enseignement destiné à préparer les jeunes et les adultes à occuper un emploi et qui dispense des cours aux ordres secondaire et supérieur, ainsi que des programmes de formation complémentaire.

École de formation professionnelle/technique. Les fonctions et les objectifs de l’école professionnelle ont tendance à recouvrir ceux de l’école technique; ces deux termes sont d’ailleurs souvent utilisés comme synonymes dans divers systèmes nationaux d’enseignement __ BIT (1987). Le terme technique est également utilisé à des degrés supérieurs de formation.


ÉCOLE DE LA DEUXIÈME CHANCE

Org. scol. Enseignement parallèle à l’enseignement conventionnel et destiné à permettre à ceux qui ont quitté l’école de poursuivre ou de reprendre leurs études __ BIE-UNESCO.


ÉCOLE DE LA QUALITÉ

Cur./Org. scol./Péd. École dont les idéaux et les critères de succès sont élevés, et dont l’infrastructure pédagogique est suffisamment développée pour permettre la meilleure réussite des apprentissages pour tous et chacun des élèves. Syn. école de la réussite. V égalité des acquis/des chances. VA école, O.


ÉCOLE DE LA RÉUSSITE

Cur./Org. scol./Péd. Syn. école de la qualité. V pédagogie de la réussite.
Visée. Le fond des débats relatifs à l’école de la réussite n’est (...) pas de nature technique. Il est avant tout éthique ou — si l’on ose encore employer ce terme — idéologique. Alors qu’on avait fait devoir à l’école du passé d’offrir le même temps d’apprentissage à tous les élèves et de les traiter le plus également possible, on lui demande désormais de garantir à tous un viatique de compétences essentielles __ CRAHAY, M. (1997).


ÉCOLE DE SPÉCIALISATION

Adm. éduc./Cur./Gest. ens./Org. scol. Faisant suite à l’école de base, école où les élèves acquièrent une formation qui correspond à une orientation intellectuelle (littéraire, mathématique, scientifique) ou à une destination professionnelle particulières. EA école de base/spécialisée; éducation spécialisée.

A. Mission : qualification professionnelle et répartition des rôles et positions sociales __ CRAHAY, M. (1997).

B. Justice méritocratique ou distributive. Pour l’école de spécialisation, nous souhaitons d’abord le respect du principe de la reconnaissance des mérites. L’orientation dans les différentes filières de formation devrait répondre aux exigences de transparence, de rigueur et d’objectivité. Puisqu’une sélection entre les individus s’opère inévitablement dans tout système d’enseignement, attachons-nous à ce qu’elle prenne place le plus tard possible dans le cursus. Exigeons que ces critères précis soient définis et que les dispositifs d’évaluation pronostique opèrent selon des règles strictes et connues de tous. Refusons pour les enseignants la confusion de rôles à laquelle les contraint la situation actuelle : il n’est pas sain qu’ils soient simultanément formateurs et évaluateurs, juges et parties. De façon à la fois plus précise et plus nuancée, efforçons-nous de construire des dispositifs où doivent s’articuler évaluation interne (celle des enseignants) et évaluation externe (celle de juges extérieurs ou d’épreuves standardisées). Peut-être faut-il oser se montrer plus exigeant encore pour cette école de spécialisation? Car, si nous attendons que tous les enfants sortent de l’école de base avec la pleine maîtrise des compétences jugées indispensables à tout citoyen du XXIe siècle, ne faut-il pas demander à l’école de spécialisation qu’elle dote tous les individus d’une qualification de qualité? À côté du droit à l’éducation de base pour tous, ne faudrait-il pas ériger un droit à la qualification pour tous? (...) ne devrait-on pas faire obligation à la société de donner à chacun de ses membres une spécialisation professionnelle valorisable sur le marché de l’emploi, autrement dit, de garantir l’employabilité de tous? __ id.


ÉCOLE DES ÉTUDES SUPÉRIEURES

Ens. sup./Org. scol. Division d’une université qui fournit des programmes de deuxième et troisième cycles universitaires ainsi que des programmes conduisant à l’obtention de diplômes professionnels __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.

A.  Autres fonctions. L’école d’études supérieures peut aussi être responsable de l’administration de programmes de recherche pris en charge par les professeurs __ id.

B.  QC. Faculté des études supérieures, Direction des études supérieures ou encore Bureau des études supérieures; dans le réseau de l’Université du Québec, le directeur de ce bureau s’appelle le doyen des études avancées et de la recherche.


ÉCOLE DES GRADUÉ(E)S

Adm. scol./Gest. app./Gest. ens. F.f. Traduction littérale de l’expression anglaise graduate school; dire plutôt direction administrative des études avancées/des hautes études/du second cycle des études supérieures. VA cycles supérieurs, C.


ÉCOLE DU DEGRÉ DIPLÔME (EDD)

Org. scol. (Suis.). École de formation générale, sans spécialisation et mettant l’accent sur les relations humaines, l’orientation scolaire et professionnelle, et la préparation à une formation professionnelle plus exigeante. Syn. école de culture générale.


ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE

Adm. scol./Org. scol. F.f. Dire plutôtécole primaire.


ÉCOLE ENFANTINE

Org. scol. (Suis.). École maternelle.


ÉCOLE FRANÇAISE

Org. scol. Établissement d’enseignement de France.VA école, K.


ÉCOLE FRANCOPHONE

Org. scol. École dont la langue d’enseignement est le français. VA école, G et K.


ÉCOLE HUMAINE

Cur./Gest. ens./Org. scol./Péd. Institution sociale, de gestion consultative, qui tient compte des différences individuelles des élèves, qui personnalise leur apprentissage, qui intègre leurs activités socioculturelles et scolaires et qui facilite la communication et le dialogue entre les divers participants dans les activités conjointes scolaires et parascolaires __ ZAYED, R. (06.86).

Indices : 1. La relation adulte/élèves, à l’école, s’intensifie par la « déstructuration » des heures d’enseignement à l’horaire. C’est-à-dire que le temps libre permet des rencontres qui donnent naissance à des dialogues et ainsi à des relations humaines, en autant que les adultes soient disponibles. 2. La flexibilité des horaires présente les cadres les plus accommodants aux rencontres d’apprentissage et aux relations interpersonnelles. Celles-ci s’avéreront positives et fructueuses en autant qu’elles soient teintées de respect mutuel et de dialogue détendu.

3. L’attitude et le comportement des membres de l’équipe de direction sont des facteurs déterminants pour l’humanisation des écoles secondaires, influençant essentiellement le comportement des enseignants, la mise en application d’un esprit démocratique et d’un processus de consultation __ id.


ÉCOLE INDIVIDUALISÉE

Péd. Infrastructure pédagogique centrée sur les caractéristiques des apprenants, significatives de la réussite de leurs apprentissages, de façon à assurer la plus parfaite harmonie sujet-objet-agent pour l’ensemble des objectifs prévus dans les programmes d’études. V milieu scolaire individualisé.


ÉCOLE INFORMATISÉE

Édum. V bureautique scolaire.


ÉCOLE INNOVATRICE

Org. scol./Péd. École dont l’organisation est définie en fonction, surtout, de pédagogies nouvelles et de rapports plus étroits entre la direction, les enseignants, les parents et les élèves __ OLF (1998). VA discours pédagogique, 2; école, G; école ordinaire, C.

A.  Termes rejetés : Il ne faut employer ni école alternative, ni école optionnelle pour école innovatrice __ OLF (1998).

B.  Nature. École innovatrice est un terme descriptif servant à désigner tout type d’établissement d’enseignement primaire ou secondaire qui se distingue surtout par sa pédagogie ou son mode de gestion d’un établissement d’enseignement ordinaire (parfois appelé traditionnel, sans connotation péjorative) __ CTEQ (1988).

C.  Dénomination. L’adjectif innovatrice ne fait pas partie de la dénomination d’un établissement d’enseignement; on dira école primaire Les poissons rouges (et non école primaire innovatrice Les poissons rouges) __ id.


ÉCOLE INSTITUTIONNELLE

Org. scol.F.f. Dire plutôt école intégrée. VA école intégrée, B.


ÉCOLE INTÉGRÉE

Adm. scol./Org. scol. (QC). Entité administrative formée par la réunion de plusieurs écoles sous une même direction __ OLF (2002). Syn. établissement intégré. VA école, G; intégration, F.

A.  Exemple. Pour des raisons administratives, deux ou plusieurs écoles (bâtiments scolaires) sont réunies sous une même direction pour constituer une école primaire __ CTEQ (1985).

B.  Termes rejetés. Le terme école intégrée a été retenu de préférence à école institutionnelle, car l’adjectif institutionnel est employé pour qualifier ce qui est relatif aux institutions de l’État __ OLF (2002).

C.  Dénomination. On évitera d’inclure dans le nom d’une école l’adjectif intégré, car il s’agit d’un élément d’ordre administratif qui ne fournit aucun renseignement sur la nature de l’enseignement donné dans cet établissement __ id.

D.  Bâtiment. Comme les écoles ainsi réunies ne sont habituellement pas situées sur le même terrain, on désigne chaque bâtiment par le terme école, car pavillon désigne un bâtiment situé sur le même terrain que le bâtiment auquel il est rattaché __ id.


ÉCOLE MATERNELLE

Éduc. présc./Gest. ens./Org. scol. École qui accueille les enfants avant l’âge de la scolarité obligatoire. V maternelle. Usage. Maternelle est la forme elliptique d’école maternelle.


ÉCOLE NATIONALE PROFESSIONNELLE (ENP)

Form. prof./Org. scol. (Fr.). Établissement public d’enseignement secondaire destiné à la formation technique, industrielle et commerciale. EA collège technique.


ÉCOLE NEUTRE

Adm. scol./Org. scol.École qui ne se réfère à aucune confession religieuse. Syn.école non confessionnelle. $$\epsilon$$ enseignement non confessionnel.


ÉCOLE NON CONFESSIONNELLE

Adm. scol./Org. scol. Syn. école neutre.


ÉCOLE NORMALE

Ens. sup./Gest. ens./Org. scol. Établissement de l’enseignement public ou privé, chargé de la formation des enseignants du primaire, particulièrement en France, mais aussi dans plusieurs autres pays.

A. France. Chaque département doit posséder son École normale. Les postulants des deux sexes au concours d’entrée doivent être Français, bacheliers et exempts de toute condamnation judiciaire. La formation des étudiants dure trois ans, comporte un stage en classe et peut mener à l’obtention d’un DEUG. Les élèves-instituteurs sont rémunérés en tant que fonctionnaires stagiaires, en contrepartie d’un engagement décennal.

B. Québec. Au Québec,les Écoles normales ont été abolies dans la foulée des réformes découlant du Rapport Parent. La formation des éducateurs se fait maintenant à l’Université.


ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE

Ens. sup./Gest. ens./Org. scol. (Fr.). Établissement de l’enseignement public chargé de la formation des enseignants du secondaire et donnant accès à l’agrégation.

A.  Type d’ENS On distingue notamment : • L’École normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, fondée dès 1794, maintenant rattachée à l’Université de Paris, qui abrite une section littéraire et plusieurs laboratoires scientifiques liés au CNRS • L’École normale supérieure de Saint-Cloud, fondée en 1880, qui s’oriente maintenant plus spécialement vers la formation des enseignants du second degré, tant dans les disciplines littéraires que scientifiques.

B.  Formation. Les ENS recrutent par voies de concours ouverts aux bacheliers de 18 à 23 ans. Elles ne délivrent aucun diplôme, mais après quatre années de formation, les étudiants aboutissent aux concours de l’enseignement secondaire ou font de la recherche. • L’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) de Cachan, qui s’occupe de la formation des professeurs de l’enseignement général ou spécialisé des lycées techniques, des collèges et d’autres établissements spécialisés comme le Conservatoire national des arts et métiers.


ÉCOLE NOUVELLE

Fond. éduc./Org. scol./Péd. VA traditionalisme, C.


ÉCOLE OPTIONNELLE

Péd. F.f. Ne pas utiliser école optionnelle pour désigner école innovatrice. V école alternative.


ÉCOLE ORDINAIRE

Gest. ens./Org. scol./Péd. Établissement d’enseignement primaire ou secondaire où l’enseignement est dispensé selon les méthodes pédagogiques conçues pour la majorité des élèves __ OLF (1998). VA école, C; école innovatrice, B. EA classe ordinaire; école innovatrice.

A. Terme rejeté : école régulière __ OLF (1998).

B. Emploi. Le terme école ordinaire ne s’emploie que dans des contextes où il faut marquer l’opposition entre ce type d’établissement et les écoles spéciales, autrement le seul terme école est utilisé __ OLF (1998).

C. École ordinaire/innovatrice/traditionnelle.École ordinaire peut s’opposer, sous certains aspects, à école innovatrice quoique, à ce dernier terme, on oppose plutôt école traditionnelle __ CTEQ (1988).

D. Dénomination. École ordinaire ne peut entrer dans la composition du nom d’une école. Ainsi on pourra dire que l’école Jeanne-Mance est une école ordinaire (par opposition à école spéciale), mais on ne pourra dire que les élèves handicapés ont été intégrés à l’« école ordinaire Jeanne-Mance » __ id.


ÉCOLE PARALLÈLE

Org. scol. Ensemble des moyens et des institutions, autres que ceux appartenant au système d’éducation formel, dont se dote une société pour parfaire et assurer la continuité de sa fonction éducative (médias, bibliothèques, centres de loisirs, musées, associations, etc.).


ÉCOLE PASSIVE

Fond. éduc./Org. scol./Péd. VA traditionalisme, C.


ÉCOLE PERSONNALISÉE

Péd. École dont le cachet principal est d’être centrée sur les besoins, les aspirations et les autres caractéristiques, significatives de la réussite des apprentissages, des apprenants et des éducateurs. V milieu scolaire personnalisé.


ÉCOLE POLYVALENTE

Org. scol. (QC). École d’enseignement secondaire dispensant une formation générale et/ou une formation professionnelle par le biais de multiples options. VA école, Aet F.

Acception. Une école n’est qualifiée d’école polyvalente que si elle dispense une formation professionnelle. Une école secondaire où n’est dispensé que l’enseignement général ou que l’enseignement du premier cycle du secondaire n’est pas une polyvalente __ CTEQ (1982).


ÉCOLE PRÉPARANT À LA MATURITÉ

Org. scol. (Suis.). École faisant suite aux écoles du premier cycle secondaire et préparant le certificat de maturité qui donne accès à toutes les facultés de l’enseignement supérieur (université et écoles polytechniques).


ÉCOLE PRIMAIRE

Gest. ens./Org. scol. Cheminement et organisation scolaires entre l’école maternelle et l’école secondaire. VA cours élémentaire, A; école, A; établissement, E et F. EA enseignement primaire.

A. École élémentaire. La dénominationécole élémentaire est une persistance d’un vocabulaire périmé; c’est le motprimaire qu’il serait logique de conserver __ MEQ (1968).

B. Suisse. Par « école primaire », nous entendons l’enseignement élémentaire qui est donné par un seul maître pour toutes les branches dans des classes non divisées, hétérogènes. L’école primaire dure dans la majorité des cantons 6 ans, dans d’autres 5 ans, dans certains d’entre eux 4 ans. Au cours des années, de nouvelles disciplines sont intégrées dans le plan d’études, comme la géographie, l’histoire suisse, l’histoire générale, les sciences naturelles, etc. __ EGGER, E. (1984).


ÉCOLE PRIVÉE

Org. scol. VA école, G.


ÉCOLE PROFESSIONNELLE

Form. prof./Org. scol. (Fr.). Établissement d’enseignement technique qui prépare à l’exercice d’un métier.


ÉCOLE PROFESSIONNELLE PRIVÉE

Ens. sup./Org. scol. (Ont.). École qui dispense un enseignement professionnel d’une manière directe ou par correspondance et qui est différente d’un collège ou d’une école d’arts appliqués et de technologie, d’une université reconnue par le ministère des Collèges et Universités ou d’une école ou cours d’instruction soumis à toute autre législation __ CEPES, UNESCO (1992) : trad.
QC. Au Québec, de telles écoles sont régies par la loi de l’enseignement privé.


ÉCOLE PROGRESSIVE

Cur./Did./Péd. VA design pédagogique, C.1.


ÉCOLE RÉGULIÈRE

Gest. ens./Org. scol. F.f. Expression rejetée dans le sens d’école habituelle. VA école, C; école ordinaire, A.


ÉCOLE RÉNOVÉE

Fond. éduc./Org. scol./Péd. VA traditionalisme, C.


ÉCOLE SANS DEGRÉS

Gest. ens./Org. scol. F.f. De l’anglais nongraded school; dire plutôt école par classes d’âge. VA enseignement primaire, A.


ÉCOLE SECONDAIRE

1. Adm. scol./Org. scol. (QC). Établissement public d’enseignement faisant suite à l’école primaire et précédant l’ordre collégial. VA polyvalente, A. TA lycée; polyvalente.

2. Cur. Durée des études de l’ordre secondaire. Avoir complété son école secondaire.

A. Formation. L’école secondaire fournit une formation d’ordre général ou professionnel.

B. CN : district d’*.


ÉCOLE SÉPARÉE RURALE

Adm. scol./Lég. scol. École séparée pour catholiques située dans un canton ou un territoire sans organisation municipale qui ne fait pas partie d’une zone fusionnée d’écoles séparées de comté ou de district __ MEO (1980).
CN : zone d’*.


ÉCOLE SÉPARÉE URBAINE

Adm. scol./Lég. scol. École séparée pour catholiques située dans une municipalité urbaine __ MEO (1980).

CN : zone d’*.


ÉCOLE SPÉCIALE

Adapt. scol./Org. scol. Établissement destiné à offrir des services éducatifs adaptés aux élèves handicapés en raison d’une déficience d’ordre physique, sensoriel, intellectuel ou psychologique. École pour personnes handicapées physiques; institution pour personnes aveugles, etc. VA classe spéciale, D; école, G. EA classe spéciale/spécialisée; enseignement spécial; pédagogie curative.


ÉCOLE SPÉCIALISÉE

Org. scol. École dont le programme d’études vise une formation particulière auprès d’un effectif scolaire homogène d’élèves ayant des habiletés et des intérêts en commun. École spécialisée en formation athlétique, musicale, technique, etc. EA école de spécialisation.


ÉCOLE SUBVENTIONNÉE

Adm. scol./Lég. scol. École privée qui reçoit une allocation du gouvernement sur les fonds votés pour l’éducation __ Loi sur l’Instruction publique du Québec (1964).


ÉCOLE SUPÉRIEURE

Org. scol. VA école, H.


ÉCOLE SUR MESURE

Cur./Péd. VA égalité de traitement, C.


ÉCOLE TECHNIQUE

Form. prof. VAécole de formation professionnelle.


ÉCOLE TRADITIONNELLE

Org. scol./Péd. V éducation traditionnelle. VA école innovatrice, B; école ordinaire, C.


ÉCOLIER,IÈRE

Adm. scol./Gest. app. Terme plus spécifique à un enfant qui fréquente une école primaire. Jeune élève qui fait des études primaires __ OLF (1998). VAélève, J; maternelle, D. TA étudiant; sujet.

A. Adulte. Une personne adulte qui, dans le cadre scolaire, poursuit des études équivalant aux études primaires, est appelée élève __ CTEQ (1988).

B. Écolier/élève. Écolier est un terme spécifique; élève est un terme générique. Aussi peut-on dire d’un écolier qu’il est un bon élève ou un mauvais élève __ id.

C. Préscolaire. Comme l’éducation préscolaire ne fait pas partie de la scolarité proprement dite, l’enfant qui fréquente une maternelle n’est appelé écolier ou élève qu’à des fins statistiques __ id.


ÉCOLOGIE

Rech./Sc. Science qui étudie « les conditions d’existence des êtres vivants et les interactions de toutes natures qui existent entre ces êtres vivants et leur milieu » __ HAECKEL, E. (1866). Science des rapports des êtres vivants entre eux et avec leur milieu __ DANSEREAU, P. (1989). Science ayant pour objet l’étude des interrelations entre les organismes vivants et leur milieu biotique et non biotique. V autoécologie; écologie de l’éducation/humaine; synécologie. VA écologisme, E et F; égalité des chances, P; science de l’environnement, D. TA biologie; environnement; milieu. EA éducation relative à l’environnement.

A.  Étym. Du grec oikos, demeure, habitat, maison et logos, science; terme proposé par le naturaliste allemand Ernst HAECKEL en 1866.

B.  Historique. L’écologie est une science de synthèse, qui emprunte ses méthodes et ses concepts à diverses sciences (biologie, botanique, zoologie, génétique, etc.) pour étudier les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Le terme a été créé en 1866 par l’Allemand Ernst HAECKEL (1834-1919), partisan de la théorie évolutionniste de Charles DARWIN (1809-1882). Au début, cette science s’est contentée d’observations et d’explorations en milieu naturel. À la longue, elle a pour ainsi dire universalisé son champ d’application, jusqu’à s’intéresser à l’homme, à son environnement, aux dimensions planétaires et à l’avenir de son espèce. Selon Eugene P. ODUM (1971), l’intérêt de l’être humain pour l’étude de l’habitat s’est manifesté à l’aube de l’humanité. Pour survivre et se développer, l’humain a dû percer les secrets de son environnement pour le connaître et le comprendre. Les écrits des philosophes grecs témoignent également de préoccupations de nature écologique. C’est cependant avec la création du terme, la précision de son objet d’études et le développement d’un schème conceptuel de cette discipline que l’écologie devient une science « consciente d’elle-même » __ DELÉAGE, J.-P. (1991).

C.  Buts. L’écologie vise à établir les lois qui règlent les rapports des organismes à la fois avec leur environnement physicochimique et les plantes et animaux avec lesquels ils vivent. Elle est en quelque sorte, et à la fois, une économie et une sociologie de la nature __ LE MONDE (03.69). Elle s’intéresse aux facteurs du milieu qui influencent les vivants : facteurs biotiques et abiotiques; aux influences des vivants sur le milieu; aux relations intra et interspécifiques; à la structure et à la dynamique des populations (ensemble d’individus de la même espèce dans un même milieu); à la structure et à la dynamique des communautés (ensemble des populations dans un même milieu); à la structure et à la dynamique des écosystèmes (ensemble systémique des éléments vivants et non vivants d’un milieu) __ SAUVÉ, L. (1992).

D.  Écologie/écologisme. Le terme écologisme désigne un ensemble de conceptions et de valeurs concernant les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, perçues en terme d’interdépendance, et qui mène à l’action ayant pour but de favoriser la richesse et l’équilibre des écosystèmes. L’écologisme correspond à un mouvement social axé sur le changement de croyances, d’opinions, d’attitudes, de valeurs et de comportements des personnes et des collectivités le plus souvent en fonction de l’éthique de l’écologie profonde (deep ecology). L’éducation relative à l’environnement peut promouvoir l’écologisme. (...) Enfin, l’écologisme est associé au développement de la conscience écologique. Cette dernière concerne l’appréhension de l’interdépendance des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes, et par conséquent, de la responsabilité humaine à l’égard de la préservation de la richesse et de l’équilibre des milieux de vie __ id. VA écologisme, E.

E.  Écologie/environnement. En aucun cas, le mot écologie ne peut se substituer à celui d’environnement. L’environnement est un objet; l’écologie est une science. « L’écologie » ne peut être « menacée ». Si dans le langage courant, l’adjectif écologique qualifie souvent des réalités associées à la protection de l’environnement (cet adjectif devrait alors être remplacé par celui d’environnemental), il garde toutefois son sens propre pour qualifier des réalités associées aux relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu (comme dans l’expression équilibre écologique) __ id.

F.  Écologie/science de l’environnement. L’écologie se distingue de la science de l’environnement en ce que, a priori, elle n’a pas de visée praxéologique : elle ne concerne pas l’intervention __ id.

G.  Objectifs. Selon Jarvis BOLDUC (1985), les objectifs de l’écologie portent sur les phénomènes suivants : 1. « la distribution locale et géographique » des organismes vivants; 2. « les changements temporels dans l’occurrence, l’abondance et l’activité des organismes vivants »; 3. « les interrelations entre les organismes » (populations, communautés); 4. « les adaptations structurales et fonctionnelles des organismes à leur environnement physique »; 5. « le comportement des organismes en conditions naturelles »; 6. « le développement évolutif de toutes ces interrelations »; 7. « la productivité biologique de la Nature » au service de l’Humanité; 8. « le développement de modèles mathématiques pour relier les paramètres écologiques et prédire leurs effets »; et 9. « les modifications de la Nature engendrées par l’Homme ».

H.  Objet d’études. L’objet d’études de l’écologie est l’écosystème.

I.   Postulat. L’écologie pose comme premier postulat qu’aucun organisme vivant ne peut exister en lui-même, sans milieu pour y survivre et s’y développer.

J.   Continuum de développement. Selon Eugene P. ODUM (1971) et Peter W. PRICE et al. (1984), les savoirs de l’écologie se sont constitués en respectant les phases de développement de toutes sciences, à savoir : une phase descriptive suivie d’une phase expérimentale permettant le développement théorique. C’est sur la base de ces données qu’il a ensuite été possible de développer des modèles explicatifs autorisant la prédiction. Pour Pierre DANSEREAU (1987), c’est aussi « l’alternance d’études portant sur le métabolisme et sur le comportement individuel d’espèces animales et végétales et de recherches braquées, au contraire, sur un milieu donné, avec tout ce qu’il contenait » qui a rendu possible le développement de l’écologie comme science autonome. VA science, X.

K.  Méthodes. Pour l’observation, l’écologue doit noter « soigneusement les conditions des habitats : température, orientation, humidité, présence de tel ou tel organisme, car elles sont déterminantes ». Pour ce faire, l’écologue recourt à de nombreuses « méthodes couramment en usage dans la plupart des domaines scientifiques » et complète, par des études en laboratoire, ses observations réalisées sur le terrain. « Ne pouvant reproduire au laboratoire les faits naturels très complexes qu’il observe, l’écologiste essaie de les systématiser et de les prédire en faisant fréquemment appel aux modèles mathématiques (...) » __ PARADIS, O. (1979).

L.  Séquence de la méthode scientifique appliquée aux questions de l’écologie. Peter W. PRICE et al. (1984) suggèrent la séquence suivante : 1. l’observation et la description des conditions environnantes dans la nature; 2. la formulation des questions pertinentes au problème dans ces conditions; 3. la formulation d’hypothèses; 4. la vérification des hypothèses; 5. la révision des hypothèses et la formulation de nouvelles questions pertinentes et 6. la communication des résultats.

M. Faiblesses majeures. Malgré un développement méthodologique important, Jorge VIEIRA DA SILVA (1979) identifie néanmoins deux faiblesses majeures aux études écologiques, soit la non-différenciation des organismes vivants et la surspécialisation. La première faiblesse est l’ignorance de la différence quant aux caractéristiques des organismes d’un écosystème. Selon VIEIRA DA SILVA, cette faiblesse est tributaire de deux grandes orientations de la recherche, soit la non-discrimination et la simplification excessive. Selon ce chercheur, la non-discrimination « consiste à étudier les phénomènes biologiques comme des solutions universelles, s’appliquant à tous les types d’organismes, et à négliger la diversité des solutions qui correspond finalement à la réalité d’adaptation dans la nature ». Quant à la simplification excessive, elle « traite des groupes d’organismes comme des boîtes noires dans un modèle, étudiant les réponses moyennes, ce qui peut être très valable pour des études statistiques, mais n’apporte rien à la connaissance du système en tant qu’entité formée de composants biologiques et encore moins à la connaissance de leur dynamique et de leur causalité ». La seconde faiblesse majeure des études écologiques est tributaire de l’excessive spécialisation. Selon VIEIRA DA SILVA, nombre d’écologues étudient seulement certains secteurs de l’écosystème et perdent de vue les problèmes d’échelle. Ainsi, ils ne considèrent pas l’importance relative de ces secteurs dans l’ensemble de l’écosystème. Cette surspécialisation conduit les chercheurs à omettre l’un des principes fondamentaux de tout écosystème : la dynamique interne de l’ensemble __ ROCQUE, S. (1999).

N.  Sous-disciplines. Utilisé maintenant comme terme générique, le mot « écologie » réfère à divers champs de spécialisation, lesquels ont donné naissance à une diversité de sous-disciplines spécifiques. Ces sous-disciplines peuvent se regrouper selon des classifications diverses telles : 1. la nature spécifique de l’étude, soit l’individu ou l’espèce, les populations ou encore les communautés qui regroupent plusieurs espèces; 2. le règne d’appartenance de l’organisme vivant, comme par exemple, la faune, la flore et l’être humain; 3. la nature du milieu étudié, comme par exemple, la forêt, le milieu marin, etc. et 4. le type de traitement des données recueillies sur le terrain. Le tableau suivant présente un aperçu de ces sous-disciplines __ ROCQUE, S. (1999).

NATURE SPÉCIFIQUE
DE L’ÉTUDE

RÈGNE D’APPARTENANCE
DE L’ORGANISME VIVANT

NATURE DU MILIEU

TYPE DE TRAITEMENT
DES DONNÉES

individu                     autoécologie

animaux                            zooécologie

écologie marine

écologie mathématique

population                 démécologie

végétaux                        phytoécologie

écologie tropicale

écologie théorique

communauté              synécologie

être humains           écologie humaine

écologie des mariais

écologie numérique

 

etc.

etc.

 

Source : ROCQUE, S. (1999)

O.  Pertinence des subdivisions. Selon Eugene P. ODUM (1971), les subdivisions de l’écologie facilitent les échanges et la compréhension dans le domaine tout en indiquant des voies de spécialisation, lesquelles permettent à divers chercheurs de contribuer au développement de l’écologie.

P.  Écologie/modélisation. La modélisation est au cœur des activités de l’écologie. Les modèles formels (mathématiques et statistiques) et les modèles informels (verbaux et graphiques) permettent de mieux comprendre les phénomènes naturels. Selon Eugene P. ODUM (1971), la modélisation, qu’elle soit réussie ou non, fournit la possibilité de poursuivre le questionnement visant l’accroissement de la compréhension des phénomènes naturels. Pour ce chercheur, il est essentiel de modéliser les phénomènes très complexes qui, au demeurant, n’exigent qu’un nombre restreint de variables compte tenu que les facteurs clés tendent à dominer ou contrôler un fort pourcentage des processus d’un écosystème.

Q.  Écologie/exercice transdisciplinaire. L’écologie est la résultante d’un exercice transdisciplinaire, c’est-à-dire une discipline inédite émergeant au carrefour de nombreuses disciplines, limitrophes ou non, dans le but de mieux comprendre la dynamique d’un écosystème. Tirant profit d’une science mère (biologie) bien constituée, l’écologie utilise les contributions de sciences naturelles diverses dont la physiologie, la génétique, la botanique, notamment. Elle déborde de plus en plus les limites de ces sciences en intégrant l’économie, la sociologie, la philosophie, notamment, dans son champ conceptuel afin de tenir compte de l’amplitude et de la complexité de ses objets d’études.

R.  Analyse-synthèse. L’écologie s’est développée par le biais d’itérations entre analyses et synthèses. Comme le souligne Pierre DANSEREAU (dans Roger TESSIER, 1989) : « Il est donc utile de forger de meilleurs instruments analytiques et à mesure qu’ils nous permettent d’aller plus loin en profondeur, de réviser les synthèses qui sont remises en cause ». Jean-Paul DELÉAGE (1991) abonde dans le même sens et ajoute que l’écologie permet la complémentarité. Il souligne à cet effet : « L’écologie nous incite à sortir des oppositions stériles entre réductionnisme et holisme, analyse et synthèse, conflit et coopération ».

S.  Écologie/éthique. L’écologie peut contribuer au développement et à l’épanouissement de tous les organismes vivants dans la mesure où les décisions politiques sont chargées « d’une teneur éthique », tributaires d’objectifs sociaux, où l’impact des interventions techniques et technologiques sur l’environnement, l’économie et la politique sont prises en compte. « Les nombreux mécanismes épidémiologiques et psychosociaux qui ont maintenu un certain équilibre entre la population et les ressources font certes partie de la sélection naturelle : la famine, la peste, la guerre et la mort ont toujours contribué à l’équilibre des populations humaines. Or, au cours de sa puissante escalade dans la conquête des forces physiques et biologiques de la planète (DANSEREAU, 1970a, 1985a), l’être humain a repoussé, sur bien des fronts, la maladie et la mort, conservant en vie et permettant la reproduction de légions de sujets autrement voués à l’élimination. Cela équivaut à dire “non” à la sélection naturelle et à soumettre, non seulement la survivance, mais le bien-être des individus et des sociétés à un projet qui lui oppose d’autres motifs et qui met en œuvre d’autres mécanismes. » __ DANSEREAU, P. (1987).

T.  Lois. Les études menées en écologie ont permis de dégager, des faits observés, les lois suivantes : 1. la loi de la moindre action (LEROUX, R., 1988), comprise comme étant une tendance naturelle de tout élément (biotique ou non biotique) à n’employer que le minimum d’efforts, de moyens, d’énergie, de temps, donc de ressources, pour atteindre ses fins; 2. la loi du minimum (LIEBIG dans ODUM, E. P., 1971), comprise comme étant la possibilité de survivance d’un organisme dans les conditions essentielles minimales critiques qui pourraient compromettre sa survie; 3. la loi de la tolérance (SHELFORD, 1913 dans ODUM, E. P., 1971), comprise comme étant l’expression de la capacité d’un organisme à s’adapter à un milieu spécifique, si, et seulement si, ce milieu se situe dans le cadre des limites minimales ou maximales au-delà desquelles la survie de l’organisme est compromise. Cinq principes généraux s’inscrivent dans la foulée de cette loi : a. tout organisme peut avoir une grande aire de tolérance pour un facteur et une aire restreinte pour un autre facteur; b. les organismes ayant une grande aire de tolérance pour tous les facteurs sont généralement ceux que l’on retrouve dans une grande variété d’habitats; c. quand les conditions ne sont pas optimales pour une espèce particulière, au regard d’un facteur écologique, ses limites de tolérance peuvent être considérablement réduites quant aux autres facteurs; d. l’organisme vivant dans des conditions non optimales au regard d’un facteur écologique peut néanmoins survivre dans un milieu où la présence d’autres facteurs interreliés le favorise; e. la limite de tolérance semble plus restreinte pour l’organisme en période de reproduction; 4. la loi de l’inoptimum (DANSEREAU, P., 1956 dans DANSEREAU, P., 1987), c’est-à-dire qu’« aucune espèce ne trouve, dans un habitat donné, les conditions optimales pour toutes ses fonctions »; 5. la loi de la dégradation, c’est-à-dire qu’un « organisme vivant coupé de son environnement dépérit, perd son ordre dans sa structure et son fonctionnement » (LEROUX, R., 1988) ou qu’un système qui entretient des échanges négligeables ou limités avec d’autres systèmes se détériore; et 6. la loi fondamentale (DANSEREAU, P., 1980), c’est-à-dire qu’un « milieu hétérogène offre un développement et un épanouissement à de nombreux agents, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux ou d’hommes ».

U.  Écologie/chaos. Bien qu’ayant pour but la recherche des régularités d’écosystèmes, l’écologie « doit se familiariser avec l’incertitude de l’aléa, que permettent de formaliser les mathématiques du chaos » __ DELÉAGE, J.-P. (1991).

V.  Écologie/hexicologie. Les termes écologie et hexicologie sont des quasi-synonymes. Hexicologie a été proposé par le naturaliste anglais SAINT-GEORGES MOVART en 1880 en référence à l’étude des relations établies entre les organismes vivants et leur milieu. Cependant, comme le souligne Pascal ACOT (1994), « ne présentant pas d’originalité particulière et apparu près de quinze ans après le concept forgé par HAECKEL, hexicology ne constitue plus aujourd’hui qu’une curiosité dans l’histoire du vocabulaire scientifique ». VA W.

W. Structuration du schème conceptuel. La structuration du schème conceptuel de l’écologie s’est opérée sur une période de 70 ans. Jusqu’à la création du terme écologie par Ernst HAECKEL, qui pose ainsi le premier élément constitutif du schème, on peut parler « d’écologie intuitive ». Bien qu’HAECKEL ait utilisé dans plusieurs textes le néologisme qu’il venait de créer, ce terme demeure sans grand impact jusqu’en 1893, date à laquelle un groupe de botanistes s’approprient officiellement ce mot. Jusqu’à cette période, le terme « écologie » est en concurrence potentielle avec celui de « mésologie », proposé par BERTILLON (1865), et celui « d’hexicologie », proposé par MOVART (1880). C’est ensuite SCHROETER qui contribue à la structuration du schème en proposant les termes « autoécologie » (1896) et « synécologie » (1902) pour désigner des objets spécifiques d’études. Jusqu’en 1935, on assiste à beaucoup d’innovation conceptuelle dans le domaine, marquée cependant par des flottements importants dans la terminologie utilisée, flottements qui, selon Jean-Paul DELÉAGE (1991), reflètent ceux de la pensée. Arthur TANSLEY marque également la structuration du schème en proposant et en précisant le concept central de l’écologie soit « l’écosystème » en 1935. En résumé, on peut identifier sur une échelle du temps, la structuration du schème conceptuel de l’écologie de la façon suivante : L’émergence et le développement de l’autonomie disciplinaire de l’écologie sont tributaires de la constitution d’un schème conceptuel propre au domaine. Comme le souligne Jean-Marc DROUIN (1991), cette autonomie disciplinaire est cependant théorique puisque l’écologie subit l’hégémonie exercée par les botanistes pendant près de trente ans. La structuration du schème conceptuel a permis et stimulé le développement méthodologique ainsi que les efforts de quantification et de modélisation de l’objet d’études. Avec la contribution de LINDEMAN (1942), l’écologie entre dans son ère moderne de développement __ ROCQUE, S. (1999). V schème conceptuel.


 X.  Reconnaissance publique. C’est l’introduction du terme « écologie » dans le LAROUSSE en 1956 qui contribue à la reconnaissance publique de ce domaine scientifique.

Y.  Hypothèse « Gaïa ». James LOVELOCK (1986) a formulé l’hypothèse « Gaïa » [divinité grecque de la Terre Mère] : la biosphère, prise dans son ensemble, constitue un immense système autorégulé d’une formidable complexité; dans ce système, la vie sur la Terre contribue à créer et entretenir ses propres conditions de vie.

Z.  CN : auto*; auto* de l’éducation/éducationnelle/pédagogique/scolaire; éducation relative à l’*; éducation relative à l’enseignement de l’*; enseignement de l’*; pré*; syn*.
AA.  Nomenclature.

abiotique
amplitude
analyse des données
approche écosystémique
associationnisme
autoécologie
biocénose
biocénotique
biomasse
biosphère
biotique
biotope
capacité de charge
c. de tolérance
caractérisation
climat
communauté
complexe de données écologiques
comportement adaptatif
c. inné
conscience écologique
constance
cycle biologique
démécologie
descripteur écologique
diversité
domaine vital
écodéveloppement
écoféminisme
écologie acoustique
é. de surface
é. fondamentale
é. mathématique
é. microbienne
é. numérique
é. profonde
é. quantitative
é. superficielle
é. urbaine
écologisme
écologiste
écologue
écophysiologie
écopolitique
écosphère

écosystème
écotone
écotope
écotype
effet écologique
entourage
environnement
environnementaliste
espèce
e. caractéristique
e. dominante
e. étrangère
e. euryèce
e. eurytope
e. indifférente
e. préférente
e. sténoèce
e. sténotope
ethnomasse
évaluation écologique
événement stressant
facteur biotique
f. de croissance
f. de risque
f. écologique
f. fondamental
f. immédiat
f. limitant
f. non biotique
f. non périodique
f. périodique
f. régulateur
génotype
habitat
hérédité
homéostasie
hypervolume
indicateur écologique
individu
inertie
intégration fonctionnelle
limite de tolérance
maturité
mésologie
microenvironnement

microhabitat
milieu
modèle conceptuel
m. écologique
modélisation écologique
nature
niche écologique
n. fondamentale
n. potentielle
n. réalisée
n. réelle
n. spatiale
non biotique
organisme vivant
phénotype
polluant
polluer
pollution
population
préécologie
problème écologique
p. environnemental
psychologie écologique
réponse régulatrice
ressource
r. limitante
risque
sélection
s. naturelle
seuil de tolérance
société
stabilité
statistique écologique
stratégie écologique
stratification
stress
s. quotidien
stresseur
synécologie
système d’information
territoire
valence écologique
zone de tolérance
z. optimale

 


ÉCOLOGIE ACOUSTIQUE

Écol. VA pédagogie d’éveil-créativité, E.


ÉCOLOGIE BÉHAVIORALE

Psych. Méthode d’observation des comportements humains. Qsyn. écologie du comportement.


ÉCOLOGIE CULTURELLE

Éduc. cult./Ethno. Branche de l’ethnographie qui étudie les cultures et les différents environnements physiques qui les supportent. VA approche écologique, B.


ÉCOLOGIE DE L’ÉDUCATION

Éduc./Sc. hum. Discipline paraéducationnelle qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet ou un groupe de Sujets et les éléments vivants et non vivants d’un éducosystème en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). V cycle de l’éducation. VA approche écologique, C; complexe de données éducologiques, B; écologie éducationnelle, F; environnement, F; macrosystème, G.

A.  Terme générique. L’écologie de l’éducation est un terme générique qui recouvre l’ensemble des sous-disciplines et des éléments propres au domaine __ id.

B.  Ensemble des éléments structuraux du domaine de l’écologie de l’éducation __ ROCQUE, S. (1999).

 C.  But. Le but de l’écologie de l’éducation est de comprendre la dynamique de ce qui se produit dans les divers types d’éducosystèmes et ultimement d’établir les lois qui régissent cette dynamique __ ROCQUE, S. (1999).

D.  Objectifs. Les objectifs de l’écologie de l’éducation se regroupent selon trois axes majeurs. Un premier axe, de nature descriptive, vise à dépeindre le plus fidèlement possible divers types d’éducosystèmes. Un second, de nature explicative, vise la compréhension de la dynamique d’ensemble des divers éducosystèmes. Le troisième, de nature prescriptive, vise l’élaboration de principes susceptibles de guider les interventions pédagogiques, scolaires ou éducationnelles dans l’optique des finalités d’un système d’éducation particulier __ id.

E.  Objet général d’études. L’objet général d’études de l’écologie de l’éducation est l’éducosystème, c’est-à-dire un système comprenant des êtres humains jouant un rôle particulier qui est celui d’apprenant __ id. V éducosystème.

F.  Discipline paraéducationnelle. L’écologie de l’éducation entretient des relations avec l’éducation qui sont comparables à celles établies par la sociologie de l’éducation et l’éducation, par exemple. Ainsi, elle n’a pas pour objet un sous-ensemble spécifique de l’objet d’études de l’éducation, comme la didactique notamment, mais bien une façon propre d’appréhender l’objet d’études de l’éducation. C’est donc une perspective complémentaire que propose l’écologie de l’éducation à l’étude des phénomènes éducationnels. C’est dans cette optique qu’elle est qualifiée de discipline paraéducationnelle __ id.

G.  Discipline/étude. Sous l’angle terminologique, l’écologie générale est définie comme science alors que l’écologie humaine l’est comme étude. Les raisons justifiant cette distinction ne sont pas exposées dans la littérature. Le statut de science ou de discipline est fort probablement écarté pour l’écologie humaine du fait que les éléments du domaine sont encore à l’état d’agrégat, qu’ils ne forment pas encore une structure cohérente et compréhensive de ce champ de savoir. La situation qui prévaut actuellement en écologie humaine et a fortiori en écologie humaine appliquée à l’éducation ne justifie effectivement pas un statut de discipline. Il n’en demeure pas moins qu’ultimement, pour être utile et assurer son évolution, l’écologie de l’éducation doit aspirer au statut de discipline __ id. V discipline; éducation; science.

H.  Développement du domaine. Pour favoriser le développement du domaine, les recherches en écologie de l’éducation doivent respecter les étapes suivantes : 1) une première étape de recherche axée sur la description d’éducosystèmes particuliers; 2) une seconde étape visant l’élaboration de théories explicatives de la dynamique d’éducosystèmes au regard de l’apprentissage; théories s’appuyant sur des synthèses d’un nombre important de recherches descriptives et 3) une troisième étape ayant pour but l’élaboration de propositions prescriptives quant à l’organisation des éducosystèmes et des interventions qui s’y déroulent __ id.

I.   Écologie de l’éducation/écologie humaine/écologie. L’écologie humaine a pour objet d’études l’interaction de l’être humain avec son environnement. Ainsi centrée sur une espèce spécifique, soit l’être humain, l’écologie humaine peut être considérée comme étant une sous-discipline de l’écologie. Par rapport à cet ensemble, l’écologie de l’éducation constitue une sous-discipline de l’écologie humaine puisqu’elle se centre sur l’un des cas particuliers de l’interaction de l’être humain avec l’environnement. C’est par la nature de ses assises conceptuelles et les phénomènes qui lui sont propres que l’écologie de l’éducation se distingue de l’écologie et de l’écologie humaine et affirme la nature de son lien privilégié avec l’éducation. Cet ensemble de relations peut s’illustrer de la façon suivante __ id.


Filiation de l’écologie de l’éducation __ ROCQUE, S. (1999)


J.   Postulats. L’écologie de l’éducation repose sur un ensemble de postulats s’inspirant de l’écologie et de l’écologie humaine. Ces postulats sont les suivants : 1. Tous les êtres humains sont différents et uniques. 2. Tout être humain possède une tendance innée à préserver sa vie et à se développer au maximum dans les conditions qui prévalent. 3. Aucun être humain ne peut exister et apprendre exclusivement par lui-même, c’est-à-dire en l’absence d’un milieu. 4. Tout être humain a accès à son milieu d’une façon qui lui est propre. 5. Tout être humain est soumis à des limites temporelles et à certains cycles. 6. Les limites à l’apprentissage sont inconnues, les limitations imposées par le milieu deviennent opérantes bien avant que les limitations intrinsèques de la personne ne soient atteintes. 7. L’être humain est doté d’une grande plasticité. 8. L’apprentissage est la résultante de l’interaction mutuelle et réciproque entre l’être humain et son milieu d’une part, et de l’interaction de ce système avec les divers systèmes limitrophes ou plus vastes qui l’englobent, d’autre part. 9. L’être humain n’est pas l’esclave de son milieu physique, social, climatique ou culturel; il a la capacité et la possibilité de l’influencer et de le modifier. 10. S’appuyant sur ce qui précède, l’être humain ne subit pas de façon inéluctable un déterminisme génétique qui le condamne ou le favorise a priori. 11. Tout être humain est un agent actif qui jouit de compétences cognitives, qui possède des attributs socioémotifs, qui est doté de capacités réflexives (JACQUARD, A., 1986), de très grandes capacités d’interprétation du milieu, subissant des influences variées au regard des composantes physiques, biologiques, sociales, culturelles, climatiques, etc., capable de libres choix (BLANC, M., 1990) au regard d’un système de valeurs qui lui est propre (BRONFENBRENNER, U., 1989) __ ROCQUE, S. (1999).

K.  Perspectives systémiques. Urie BRONFENBRENNER (1988, 1989, 1996) établit différentes perspectives systémiques pour aborder l’étude de l’interaction Personne/Milieu. Reconduite au domaine de l’écologie de l’éducation, cette proposition prend la forme suivante : 1. la perspective microsystémique s’attarde au milieu immédiat du Sujet soit la situation pédagogique de l’un des différents systèmes responsables de son apprentissage tels la classe, le groupe à la garderie ou au service de garde, le groupe communautaire, le musée, l’entreprise, etc.; 2. la perspective mésosystémique s’attarde aux relations et processus établis entre deux ou plusieurs milieux immédiats du Sujet au regard de la situation pédagogique, comme par exemple la classe et la famille, la classe et le groupe à la garderie, la classe et le groupe communautaire, etc.; 3. la perspective exosystémique ouvre un champ plus vaste pouvant englober des milieux qui ne comprennent pas le Sujet, mais qui sont susceptibles d’influencer son milieu immédiat. Ainsi, on peut étudier les relations entre la classe et le milieu de travail des parents, la classe et la commission scolaire, la classe et le voisinage, la classe et les entreprises du quartier, etc.; 4. la perspective macrosystémique déborde largement le milieu immédiat du Sujet. Ainsi, on peut étudier les relations entre la classe et la culture du quartier, les relations entre l’école et le système de valeurs d’un groupe spécifique, les relations entre les politiques éducationnelles et le système économique, etc. Ces différentes perspectives sont autant d’angles permettant d’aborder l’étude d’un écosystème; d’une ouverture étroite pour la perspective microsystémique jusqu’à une ouverture maximale pour la perspective macrosystémique __ id.

L.  Principes méthodologiques. Les études réalisées dans le domaine de l’écologie de l’éducation reposent sur un certain nombre de principes méthodologiques dont : 1) les études empiriques sont précédées de la spécification d’un système de caractérisation pour chacune des composantes des différents éducosystèmes; 2) les études empiriques doivent se réaliser dans une optique éducentrique de l’éducation, c’est-à-dire ayant pour préoccupation fondamentale l’apprentissage des Sujets. Par conséquent, les études menées en écologie de l’éducation doivent assurer la caractérisation de la composante essentielle des éducosystèmes à l’étude, c’est-à-dire le Sujet ou un groupe de Sujets; 3) les recherches réalisées en écologie de l’éducation doivent faciliter les études comparatives d’éducosystèmes de même nature ainsi que la réalisation de synthèses susceptibles de contribuer à l’élaboration de métamodèles; 4) les études réalisées doivent intégrer la composante Temps afin d’une part, de contextualiser la recherche réalisée et d’autre part, de rendre compte de l’apprentissage comme résultante de processus dynamiques et interactifs établis dans les éducosystèmes; 5) les études réalisées en écologie de l’éducation doivent permettre d’analyser parallèlement les dimensions objective et subjective qui prévalent au sein des divers types d’éducosystèmes; 6) les études réalisées en écologie de l’éducation doivent faciliter l’exercice de synthèse; 7) chacune des composantes des divers éducosystèmes doit faire l’objet d’une caractérisation qui satisfasse à la spécificité de l’éducation ainsi qu’à celle de l’écologie; 8) le développement de l’écologie de l’éducation suppose un ensemble de démarches itératives d’analyses et de synthèses; 9) le répertoire méthodologique de l’écologie de l’éducation est constitué par les diverses approches de recherches (globale, systémique, analytique, etc.) et par les différents types de recherches (exploratoire, expérimentale, qualitative, quantitative, théorique, appliquée, etc.) dans une optique de complémentarité __ ROCQUE, S. (1994).

M. Cadre méthodologique global. Le cadre méthodologique global pour effectuer des recherches en écologie de l’éducation comprend les étapes suivantes : 1. l’esquisse de la problématique et la précision du problème dans l’optique des assises conceptuelles du domaine; 2. la nature du problème et la précision des objectifs de recherche permettent l’identification de la sous-discipline dans laquelle s’inscrit la recherche, ce qui permet d’identifier l’objet spécifique d’études soit l’écosystème pédagogique, l’écosystème scolaire ou l’écosystème éducationnel; 3. l’identification et la caractérisation des composantes mises en jeu ainsi que la précision du protocole d’investigation constituent l’étape préalable à la cueillette des données (dans cette optique, il est pertinent de recourir aux éléments de l’écologie numérique afin de constituer des complexes de données éducologiques); 4. la modélisation éducologique est à privilégier pour supporter le traitement et l’analyse des complexes de données éducologiques; 5. comme pour toute recherche, l’interprétation des résultats, les recommandations et les conclusions se situent au terme du processus __ id.

N.  Synthèse. Dans le but de faciliter la synthèse des connaissances dans le domaine et de faciliter l’élaboration de modèles explicatifs, pour chacun des types d’éducosystèmes et dans chacune des sous-disciplines de l’écologie de l’éducation, les études doivent se réaliser au regard d’un élément pivot assumant la fonction d’interface. Cet interface constitue une aire commune aux diverses recherches permettant ainsi d’établir la jonction essentielle à la réalisation de synthèses et de métasynthèses. Pour satisfaire aux exigences d’une optique éducentrique de l’éducation, l’élément central de l’interface doit être le Sujet (pour les recherches menées en autoécologie de l’éducation) et le groupe ou un sous-groupe de Sujets (pour les recherches menées en démécologie de l’éducation). La pertinence de ce choix repose essentiellement sur l’ensemble des énoncés axiologiques de l’éducation. En effet, tous s’accordent à reconnaître, théoriquement du moins, que la raison d’être de tout système d’éducation est le développement de toutes les potentialités des personnes qu’il dessert. C’est donc à la fois la présence et la préoccupation de l’apprentissage de chacun des Sujets qui justifient l’existence et la mission fondamentale de tout système éducationnel. Dans cette optique, le Sujet y représente également le noyau fondamental. Idéalement, les études doivent recourir à un système standardisé de caractérisation de ce Sujet, permettant ainsi de révéler, au terme de nombreuses études, la dynamique et l’interdépendance des composantes d’un éducosystème. Pour satisfaire à cette exigence, la caractérisation de la composante Sujet doit se réaliser à l’aide d’une grille hautement différenciée et uniforme pour l’ensemble des recherches. Ainsi, peu importe l’angle ou les éléments clés de la dynamique des éducosystèmes faisant l’objet des études, il sera possible de fusionner les données de ces recherches et de parvenir à comprendre de mieux en mieux la dynamique d’ensemble au regard de l’apprentissage __ id.

O.  Sujet/éducosystème. En écologie de l’éducation, toute tentative de jugement des possibilités d’apprentissage du Sujet, fondé exclusivement sur ses caractéristiques personnelles sans égard à l’éducosystème, est chose impossible. Comme corollaire, on ne peut guère juger de la pertinence d’un milieu sans référence aux caractéristiques du Sujet ainsi qu’à la façon dont il perçoit et interprète l’éducosystème à l’étude. L’écologie de l’éducation admet également que les relations établies entre le sujet, le milieu et l’environnement sont spécifiques, qu’elles sont continues dans le temps, qu’elles sont réciproques et indissolubles __ id.

P.  Domaine interdisciplinaire. L’écologie de l’éducation constitue un carrefour de disciplines, un domaine interdisciplinaire pour aborder et comprendre la complexité des rapports prévalant entre toutes les composantes des divers éducosystèmes au regard de l’apprentissage __ id. V interdisciplinarité.

Q.  Nomenclature.

approche éco-éducationnelle
a. écopédagogique
a. écoscolaire
a. éducologique
autoécologie de l’éducation
a. éducationnelle
a. pédagogique
a. scolaire
capacité de support
complexe de données éducologiques
darwinisme éducationnel
démécologie de l’éducation
d. éducationnelle
d. pédagogique
d. scolaire
écologie de l’éducation
é. éducationnelle
é. pédagogique
é. scolaire
écologue de l’éducation
écosystème
é. éducationnel
é. pédagogique
é. scolaire
éducation écologique
éducologique
éducologue
éducosystème
endosystème
environnement
e. cognitif

e. éducatif
e. éducationnel
e. intérieur/interne
e. pédagogique
e. physique
e. scolaire
éthique éducologique
eurysujet
évaluation écologique du risque
é. éducologique
événement stressant
exosystème
facteur du milieu
f. éco-éducationnel
f. écopédagogique
f. écoscolaire
f. éducologique
f. é. fondamental
f. é. limitant
f. é. régulateur
macrosystème
mésosystème
méthode éducologique
microsystème
milieu
m. éducatif
m. éducationnel
m. pédagogique
m. physique
m. scolaire

modélisation éducologique
niche éducationnelle
n. éducologique
n. pédagogique
n. p. potentielle
n. p. réalisée
n. scolaire
polluant éducationnel
p. pédagogique
p. scolaire
pollution éducationnelle
p. pédagogique
p. scolaire
potentiel écologique d’un éducosystème
renouveau pédagogique
seuil de tolérance
sténosujet
stratégie éducologique
stress
s. quotidien
stresseur
sujet eurytope
sujet sténotope
taxon
technique éducologique
théorie éducologique
validité écologique
vulnérabilité
zone de tolérance
z. optimale

 


ÉCOLOGIE DE SURFACE

Écol. Ant. écologie fondamentale/profonde. VA écologisme, B.


ÉCOLOGIE DU COMPORTEMENT

Psych. Étude des relations entre les organismes vivants et leur environnement physique et social __ BUSH et ANDREWS (1980) : trad.


ÉCOLOGIE DU DÉVELOPPEMENT HUMAIN

Psych. Étude scientifique de l’accommodation mutuelle et progressive, durant la vie, entre un être humain actif et en croissance et les propriétés changeantes du milieu de vie immédiat, de telle sorte que ce processus se trouve influencé tant par les interrelations entre ces milieux que par les contextes plus larges dans lesquels s’insèrent ces milieux __ BRONFENBRENNER, U. (1989). VA écologie humaine, G; exosystème, A et D; macrosystème, A et F; mésosystème, A et C; microsystème, A et B.


ÉCOLOGIE FONDAMENTALE

Écol./ERE. Doctrine à tendance totalitaire de certains écologistes radicaux, laquelle postule que les droits de la Nature (intrinsèquement bonne) sont égaux ou supérieurs à ceux de l’espèce humaine (pervertie). TA écoféminisme.

Nature. Dogmatisme; antihumaniste; antidémocratie, haine de la modernité; penchant pour les utopies inspirées par une morale objective __ FERRY, L. (1992).


ÉCOLOGIE HUMAINE

1.  Psych. Étude des interrelations entre l’individu et son environnement __ BRONFENBRENNER, U. (1988).

2.  Sc. hum. Étude scientifique du développement humain comme fonction de l’interaction progressive et réciproque de la personne et de son milieu __ BRONFENBRENNER, U. (1990). Science ayant pour objet l’étude des interrelations établies entre l’humain et les éléments vivants et non vivants du milieu __ CROGNIER, É. (1994). VA complexe de données éducologiques, B; écologie, C et N; écologie de l’éducation, I et J; écologie éducationnelle, F.

3.  Soc. Étude des interrelations entre les groupements humains, les communautés et leur environnement __ HAWLEY, A. (1986).

A.  Historique. Terme proposé par Robert PARK et al. (1921) pour identifier un nouveau champ de recherche concernant l’impact de l’industrialisation sur l’humain (ROCQUE, S., 1999). Dans Une théorie dynamique de la personnalité (1935), le psychologue et sociologue américain Kurt LEWIN (1890-1947) formulait sa célèbre équation qui établit une relation, depuis lors admise, entre le comportement individuel et la fonction de son environnement : C = f (P, E). (...) Au début du XXe siècle, l’École de Chicago (BURGESS, McKENZIE et PARK, etc.) et quelques décennies plus tard, le groupe de Palo Alto (BATESON, WATZLAWICK, WEAKLAND, JACKSON, ACKERMAN, etc.) reconnaissent que les conditions de l’environnement exercent d’importantes influences sur l’être humain. La théorie générale des systèmes de BERTALANFFY, la cybernétique de WIENER, les travaux anthropologiques de BENEDICT, MEAD et LÉVI-STRAUSS, ainsi que les recherches en écologie humaine de BRONFENBRENNER démontrent que la culture ambiante impose de lourdes contraintes à l’état et au développement de la personnalité __ LEGENDRE, R. (1995).

B.  Unité de base. L’interaction personne-milieu est au cœur du paradigme de l’écologie humaine.

C.  Caractères. L’écologie humaine se caractérise au regard de deux axes principaux. Un premier axe de type environnementaliste centré sur l’étude des effets et de l’impact des activités humaines sur l’environnement. Cet axe dérive de l’écologie politique. Un second axe de type anthropocentrique centré sur l’étude de l’interaction humain/environnement au regard du développement de l’être humain __ ROCQUE, S. (1999).

D.  Écologie humaine/politique. L’écologie humaine est parfois définie dans la perspective de l’écologie politique, c’est-à-dire comme étant l’étude de l’impact de l’humain sur l’environnement. Bien qu’il soit essentiel de protéger l’environnement, nous croyons tout aussi essentiel de distinguer clairement l’action politique du domaine scientifique qu’est l’écologie humaine. À l’instar de l’écologie générale, qui constitue l’une des références sur laquelle s’appuie l’écologie politique, l’écologie humaine peut également jouer ce rôle. Cependant, le but premier de l’écologie humaine est de comprendre la dynamique des systèmes humains __ ROCQUE, S. (1994).

E.  Postulats. L’écologie humaine pose comme premier postulat qu’aucun être humain ne peut exister en lui-même et se développer exclusivement par lui-même, c’est-à-dire en l’absence d’un environnement. L’écologie humaine pose également que la finalité d’un système biologique humain, c’est-à-dire l’adaptation comme processus et résultante individuelle, le comportement, la cognition, l’adaptation comme processus et résultante collective ou l’apprentissage est le fruit de l’interaction mutuelle et réciproque entre l’humain et son environnement, d’une part et d’autre part, de l’interaction entre les divers systèmes limitrophes ou plus vastes qui l’englobent. L’écologie humaine admet également des similitudes et des différences fondamentales entre les développements humain et animal. L’écologie humaine reconnaît enfin que l’être humain n’est pas esclave de son environnement; il l’influence et le modifie __ ROCQUE, S. (1994).

F.  Caractéristiques. L’écologie humaine se caractérise de la façon suivante : 1. science carrefour, interdisciplinaire; 2. science axée sur la complémentarité des approches et des types de recherche; 3. science où prévaut la pensée systémique et complexe (pensée rotative, en spirale jouant de la disjonction « simplifier » et de la conjonction « complexifier »); et 4. science écologique, c’est-à-dire s’inspirant largement de l’écologie générale __ id.

G.  Objet global d’études. L’objet d’études de l’écologie humaine est l’écosystème __ ROCQUE, S. (1999).

H.  Objets spécifiques d’études. L’écologie humaine s’intéresse à l’individu (tous les types de manifestation du développement de l’être humain, à tout moment du continuum de son développement, de sa naissance à sa mort), à un groupe d’individus partageant un grand nombre de caractéristiques communes (population) ou à une communauté, c’est-à-dire un ensemble de groupes hétérogènes d’individus __ id.

I.   Propositions méthodologiques. Urie Bronfenbrenner (1989) suggère des études longitudinales et des études comparatives ayant pour buts, à court terme, de décrire les écosystèmes et de générer des hypothèses. Il propose également que soit élaboré un protocole de recherche afin de soumettre les hypothèses à des vérifications au terme desquelles pourraient être esquissés des schémas explicatifs. GLOSSOP (1988) propose la modélisation comme processus permettant la description de la dynamique d’ensemble des écosystèmes __ ROCQUE, S. (1994).

J.   Évaluation écologique. Pierre DANSEREAU (1977) souligne que l’évaluation écologique d’une situation ne peut être exclusivement basée sur des invariants ou possibilités physiques et biologiques, mais sur des valeurs humaines dont la force est aussi coercitive que des facteurs physiques et biologiques __ id.

K.  Potentiel écologique d’une situation. Selon Pierre DANSEREAU (dans TESSIER, R., 1989), le potentiel écologique d’une situation est constitué d’un ensemble de ressources, de la perception qu’en ont les agents capables de l’exploiter, de l’usage réel qu’ils en font et de la satisfaction qu’ils en éprouvent __ ROCQUE, S. (1999).

L.  Synthèse. L’écologie humaine se définit comme étant une science carrefour mettant à contribution des savoirs de disciplines variées (anthropologie, psychologie, sociologie, géographie, biologie, économie, notamment) pour aborder et comprendre la complexité des rapports établis entre l’homme et son milieu. La « fonction de l’écologie humaine est de coordonner les problématiques des disciplines concernées en produisant un lot de questions communes » __ GUILLE-ESCURET, G. (1986).

M. Problèmes. Les problèmes de l’écologie humaine peuvent se regrouper selon quatre dimensions distinctes et complémentaires, soit des problèmes de nature conceptuelle (confusion terminologique), théorique (absence de théories écologiques du développement et du fonctionnement humains), méthodologique (absence de méthodes adaptées) et stratégique (absence de stratégies globales de recherche). Cette typologie des problèmes est proposée par Theodore D. WACHS (1991) __ ROCQUE, S. (1999).

N.  Valeur heuristique. Dans son ouvrage sur la Théorie des milieux, Romuald ZANIEWSKI (1952) notait que l’intérêt de l’être humain pour cette interaction constante avec le milieu remplit deux fonctions. La première est sans doute celle qui s’impose avec la plus grande évidence. Elle relève de considérations pratiques qui visent à augmenter les chances de survie pour quiconque sait percer les secrets de cette dynamique. La seconde fonction déborde le cadre individuel. Ce lien humain-milieu est un paramètre essentiel à la réflexion sur l’avenir des nations, des peuples, voire de l’humanité. La lecture des ouvrages de pionniers de l’écologie humaine démontrent que ces deux fonctions ont opéré une séduction certaine chez des chercheurs de disciplines variées. Un tel attrait a certes été déterminant dans la création formelle de l’écologie humaine et dans son développement. À ces deux fonctions, s’en ajoute une troisième qui, depuis les conclusions, les observations et les réflexions du plus célèbre médecin de l’Antiquité, HIPPOCRATE DE COS (~ 460 - 377 av. J.-C.), prêche en faveur de l’écologie humaine. C’est la conviction profonde que la compréhension de l’interaction personne-milieu rendra éventuellement possible des actions et des interventions plus favorables aux êtres humains, et, comme corollaire, permettra d’éviter des actions qui leur sont nuisibles. Les pionniers de l’écologie humaine, ainsi que leurs successeurs, s’inscrivent donc dans une longue tradition teintée d’un humanisme que l’on pourrait qualifier de naturaliste __ ROCQUE, S. (1999).

O.  Inné-acquis. L’interaction personne-milieu ouvre une perspective qui va au-delà de l’opposition « inné-acquis ». L’interaction personne-milieu évacue toute tentative de juger des possibilités de l’être humain sur la base exclusive de ses caractéristiques, sans égard au milieu. L’inverse est aussi vrai : tout milieu ne peut être jugé adéquat ou non sans faire référence aux caractéristiques de l’être humain qu’il accueille. L’énoncé suivant de Konrad Z. LORENZ (1978) illustre bien la teneur de ce lien dynamique personne-milieu : « Si le patrimoine génétique d’un individu accroît ses chances de survie comparativement à celui de ses pairs, cela n’est valable que pour l’unique constellation de facteurs environnementaux qui prévaut alors. Pour un environnement de nature différente, le nouveau bagage génétique peut s’avérer très peu approprié ». (trad. libre) __ id.

P.  Conditions de développement. La première contrainte de l’approche écologique est la plus triviale. Cette approche implique nécessairement une centration, non plus portée exclusivement sur l’organisme vivant, soit l’être humain, ou encore sur le milieu, mais bien sur la dynamique de l’interaction organisme vivant-milieu. Nous soulignons cette contrainte parce qu’elle est, hélas, trop souvent éludée par les chercheurs ou encore limitée à une prétention purement théorique qui n’influence en rien la réalisation pratique des études. La seconde contrainte, tout aussi importante, est le fait que l’approche écologique doit nécessairement tenir compte des assises de l’écologie générale. À l’intersection des sciences humaines et de l’écologie générale, l’écologie humaine ne peut faire abstraction de cette dernière discipline mère. Tenir compte de cette discipline permet de puiser à même la richesse d’un domaine scientifique dont la très grande fertilité est universellement reconnue. Cela permet également de rompre avec ce qui paraît être la règle et non l’exception en écologie humaine, soit une utilisation galvaudée ou superficielle de mots et d’expressions qui relèvent de l’écologie générale __ id.

Q.  Nomenclature.

environnement social
évaluation écologique du risque
exosystème
humanisme naturaliste

macrosystème
mésosystème
microsystème
risque

seuil de tolérance
stress
s. quotidien
stresseur

 


ÉCOLOGIE MATHÉMATIQUE

Écol. Domaine d’application de la mathématique à l’écologie __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979). VAécologie, N. EA écologie numérique.

A. Sous-divisions. L’écologie mathématique « peut être divisée en écologie théorique et en écologie quantitative » __ id.

B.Écologie quantitative. L’écologie quantitative « recouvre, par ailleurs, un certain nombre de domaines, dont les modèles— descriptifs, de simulation ou de gestion — les statistiques écologiques et l’écologie numérique. Le domaine des modèles quantitatifs est extrêmement vaste et procède d’approches qui lui sont propres (...) » __ id.


ÉCOLOGIE MICROBIENNE

Écol. Science ayant pour objet l’étude des interrelations établies entre les micro-organismes et leur environnement biotique et non biotique.

Origine. Le terme écologie microbienne est utilisé depuis les années 1960 et illustre l’intersection écologie/microbiologie. Selon Ronald M. ATLAS et Richard BARTHA (1993), cette science doit son origine au rôle attribué aux micro-organismes quant à la qualité de l’environnement.


ÉCOLOGIE NUMÉRIQUE

Écol. Méthodologie générale d’analyse des complexes de données écologiques intégrant l’acquis de nombreuses disciplines __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979). VA écologie, N. EAécologie mathématique.

A. Écologie numérique/quantitative. L’écologie numérique se distingue des autres domaines de l’écologie quantitative en ce qu’elle constitue une approche intégrée à l’analyse des complexes de données de l’écologiste, quoiqu’elle procède de disciplines très diverses. En ce sens, la description statistique d’une relation longueur-poids ou l’estimation des paramètres de la courbe de Ludwig VON BERTALANFFY ne relèvent pas de l’écologie numérique, alors que l’utilisation conjointe de l’ordination et du groupement, en vue de dégager la structure d’un complexe de données, constitue un outil caractéristique de l’écologie numérique __ id.

B. Caractéristiques. La principale caractéristique de cette méthodologie consiste en l’utilisation convergente et unifiée de traitements diversifiés, issus de secteurs distincts des mathématiques. L’écologie numérique repose donc sur la reconnaissance du caractère complémentaire des nombreuses méthodes numériques existantes, chacune permettant d’explorer un aspect de l’information qui sous-tend les données, et elle propose des principes d’interprétation intégrée des résultats __ id.

C. Traitement numérique/réflexion écologique. Nous ne considérons nullement le traitement numérique comme devant supplanter la réflexion écologique sur les observations naturelles, mais nous l’envisageons plutôt comme un support objectif, et non exclusif, à une analyse en profondeur des données du chercheur __ id.

D. Pertinence. Sur la base des travaux de Pierre LEGENDRE et Louis LEGENDRE (1979), Sylvie ROCQUE (1999) souligne que l’écologie numérique permettrait de surmonter les problèmes inhérents à l’application des méthodes traditionnelles de traitement des données écologiques mal adaptées à la réalité multidimensionnelle de l’écologue, ce qui résulte en une sous-exploitation disponible.

E. Méthodologie générale. Les fondements d’une méthodologie générale d’analyse des données de l’écologiste peuvent être dégagés par l’examen des relations qui existent entre les conditions qui entourent une observation écologique et le résultat de celle-ci. Dans le domaine des sciences physiques, par exemple, le chercheur peut souvent établir une relation de cause à effet entre les conditions naturelles ou expérimentales et le résultat de l’observation ou de l’expérience. C’est donc dire que, étant donné un certain nombre de conditions, il est possible de prédire à coup sûr le résultat qui sera obtenu : de telles relations, de nature totalement déterminée, ne caractérisent que des situations écologiques extrêmement simples. De façon générale en écologie, par suite du grand nombre de variables en cause dont une grande partie échappe au chercheur, plusieurs événements différents peuvent résulter d’un ensemble de conditions données. Cependant, si le chercheur répète l’observation un grand nombre de fois et ce, dans des conditions semblables, la fréquence relative de chacun des résultats possibles tend à se stabiliser à une certaine valeur, que l’on qualifie de probabilité du résultat en question. Avec CRAMÉR (1946), il est possible d’écrire que « lorsqu’on dit que la probabilité d’un événement par rapport à une expérience [ou une observation] est égale à P, la signification concrète de cette assertion est la suivante : au cours d’une longue série de répétitions de l’expérience [ou de l’observation], il est pratiquement certain que la fréquence [relative] de l’événement en question sera approximativement égale à P ». Dans le premier cas, les événements sont répétitifs à l’échelle individuelle tandis que dans le second cas, ils ne le sont qu’au niveau de leur probabilité; lorsque chacun des résultats possibles est caractérisé par une probabilité donnée, on qualifie l’ensemble du complexe que constituent ces événements possibles de variable aléatoire et l’ensemble des probabilités attachées à ces événements de distribution de probabilité. Le tableau suivant résume ces premières notions __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979).

F. Deux types de récurrence des observations __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979).

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Il est évidemment possible d’imaginer d’autres résultats à la suite d’une série d’observations : par exemple, qu’il ne se dégage aucune relation entre les conditions de départ et les événements résultants, c’est-à-dire que les résultats soient absolument imprévisibles. D’autre part, il peut se manifester des relations stratégiques entre les conditions environnantes et les événements produits, dans le cas où une action des uns — ou mieux la prévision de cette action — entraîne ou modifie la réaction des autres. Il n’est pas impossible que de telles relations de type stratégique puissent expliquer des phénomènes tels que la succession ou l’évolution (MARGALEF, R., 1968) et qu’elles se trouvent ainsi un jour au centre des préoccupations des écologistes. Ces quatre types de relation entre les conditions et les résultats d’une observation sont regroupés au tableau suivant qui indique les méthodes de traitement à utiliser selon les cas __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979). (Voir page suivante)

Relations entre les conditions naturelles et le résultat de l’observation

Méthodes d’analyse et d’exploitation des données

déterminées : un seul résultat possible

modèles déterministes

aléatoires : plusieurs résultats possibles, selon des proportions répétitives

méthodes diverses

stratégiques : résultat dépend de la stratégie respective des organismes et du milieu

théorie des jeux

incertaines : plusieurs résultats possibles, de nature imprévisible

?


Méthodes de traitement numérique des données __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979)

G. Nomenclature.

descripteur écologique


ÉCOLOGIE PÉDAGOGIQUE

Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet et les autres composantes Objet, Agent et Milieu de la situation pédagogique en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). Qsyn. pédagogie. V écologie éducationnelle; écosystème/situation pédagogique. VA analyse fonctionnelle, M; écologie de l’éducation, B. EA infrastructure/situation pédagogique. Î écologie scolaire.

A.  Extension. L’écologie pédagogique revêt un sens plus spécifique aux apprentissages que l’écologie scolaire.

B.  Approche transdisciplinaire. Dans une approche transdisciplinaire, elle fait de plus appel à d’autres disciplines dont les arts et sciences de l’éducation, les autres disciplines paraéducationnelles et l’épistémologie. L’écologie pédagogique est un domaine transdisciplinaire constitué à l’intersection des savoirs de l’écologie et de l’éducation au regard des objectifs d’un système d’éducation.

C.  Pollution pédagogique. L’écologie pédagogique se préoccupe de la nature et des causes des « maladies pédogéniques », phénomènes qui entravent l’atteinte des objectifs spécifiques d’un ensemble d’apprentissages. Dans cette veine, l’écologie pédagogique se propose de remédier aux troubles d’apprentissage. On parlera alors de diagnostic pédagogique. L’écologie pédagogique s’inscrit donc dans l’optique d’une démocratisation qualitative de l’éducation.

D.  Assises. L’étude des interrelations établies entre le Sujet et la triade Objet-Agent et Milieu n’est significative qu’au regard des caractéristiques individuelles de chacun des Sujets.

E.  Postulats : 1. Tous les facteurs combinés de la triade Objet-Agent et Milieu ont un impact différent chez chacun des Sujets selon : a) les caractéristiques individuelles de ces derniers, et b) selon la configuration particulière de l’ensemble de ces facteurs. 2. Le système étudié est dynamique, finalisé et homéostatique.

F.  Recherche. Une étude en écologie pédagogique comporte trois étapes : 1. une étape descriptive des caractéristiques des composantes S-O-M-A (connaissance objective, étude du Milieu); 2. une étape descriptive des perceptions et des interprétations des composantes S et A (connaissance subjective, étude de l’environnement) et 3. une étape d’analyse des interrelations établies par le Sujet et la triade Objet-Agent et Milieu.


ÉCOLOGIE POLITIQUE

Sc. hum. Mouvement politique ayant pour objet la défense et la protection de l’environnement. VA écologie humaine, C et D. TA écopolitique.

A.Écologie politique/écologie. L’écologie politique refère aux savoirs de l’écologie pour soutenir une argumentation visant la protection de la nature.

B. Origine. Selon René DUMONT (1974), l’écologie politique est née des luttes menées par les environnementalistes pour la protection des espaces verts, la gestion des ressources planétaires et la « contestation d’un système économique qui confond volontairement la qualité de la vie avec la quantité de biens matériels consommés ». C’est au moment de la création de l’écologie que s’établit le lien premier entre l’écologie, en tant que domaine scientifique, et le mouvement politique qui s’en inspire. Selon Anna BRAMWELL dans Jean-Paul DELÉAGE (1991), dès la constitution de l’écologie, HAECKEL formule l’argumentation fondamentale d’un nouveau système de valeurs qui prône la protection et la défense de la Nature et de l’environnement. Un tel cadre axiologique donne naissance à un mouvement que l’on désigne sous le nom d’écologisme. « HAECKEL croit à une réforme politique fondée sur la connaissance scientifique des rapports de l’homme au monde et sur le respect fondamental de la beauté et de l’ordre de la nature » (Anna BRAMWELL dans Jean-Paul DELÉAGE, 1991). C’est également dans cette optique que se situe le discours contemporain d’écologues de renommée mondiale tels Eugene P. ODUM et Pierre DANSEREAU, notamment. Ces chercheurs établissent un lien effectif entre l’action politique « éclairée », c’est-à-dire fondée sur un ensemble de connaissances, et l’écologie afin de mieux juger l’impact des transformations opérées par les êtres humains sur les milieux qu’ils habitent __ ROCQUE, S. (1999).

C. Postulats. L’écologie politique repose sur les postulats suivants : 1. l’être humain est partie intégrante de l’ensemble des organismes vivants composant la biosphère; 2. la survie des organismes vivants de la planète, incluant l’humanité, est menacée par les saccages d’une économie axée sur le profit et sur l’accélération des progrès techniques et technologiques; et 3. l’humanité a la responsabilité de se porter garante de sa survie et de celle de l’ensemble des espèces vivantes de la planète.

D.Écologie politique/gauche. Rejetant une économie libérale basée sur le profit, l’écologie politique est associée à un mouvement politique de gauche.

E. Écologie politique/Nouvel Âge. Tributaire de ses origines et de ses postulats, l’écologie politique est également associée à plusieurs mouvements qui se réclament du Nouvel âge. Ainsi, au cours de la dernière décennie, l’écologie politique s’est doublée d’un caractère philosophique auquel est associée la spiritualité.

F.Écologie politique/écologiste. Dans l’optique de l’écologie politique, « l’écologiste est l’ingénieur de la conservation et de la gestion de la nature (...) » __ DUMONT, R. (1974).


ÉCOLOGIE PROFONDE

Écol./ERE. Syn. écologie fondamentale. Ant. écologie de surface/superficielle. VA écologie, D; écologisme, b; environnement, Q; environnementalisme.


ÉCOLOGIE QUANTITATIVE

Écol. VA écologie mathématique, B; écologie numérique, A.


ÉCOLOGIE SCOLAIRE

Écol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet et les autres composantes d’un système scolaire __ ROCQUE, S. (1999). V écosystème scolaire; infrastructure pédagogique. VA écologie de l’éducation, B. Î écologie éducationnelle. > écologie pédagogique.

A.  Nature. L’écologie scolaire est la transposition adaptée des savoirs de l’écologie et de l’écologie de l’éducation à l’ensemble du fonctionnement général d’une école.

B.  Extension. L’écologie scolaire se situe au sein du cadre de l’écologie éducationnelle. Elle a cependant un sens plus large que celui d’écologie pédagogique, cette dernière se focalisant directement sur les phénomènes d’apprentissage. L’écologie scolaire est à l’écologie pédagogique ce que les buts scolaires sont aux objectifs spécifiques des apprentissages, ce que les infrastructures administratives et logistiques sont aux situations pédagogiques dont l’infrastructure pédagogique.

C.  Approche transdisciplinaire. Dans une approche transdisciplinaire, elle recourt de plus à d’autres disciplines dont les disciplines paraéducationnelles, notamment l’administration, la gestion et la législation scolaires. L’écologie scolaire est un domaine transdisciplinaire situé à l’intersection des savoirs de l’écologie et de l’éducation au regard des buts d’un système scolaire.

D.  Pollution scolaire. Un aspect important de l’écologie scolaire est l’identification et la correction de la nature et des causes des éléments perturbateurs qui entravent l’atteinte des buts d’une école. On fera alors référence au diagnostic scolaire.

E.  Micro/macropédagogie. La pédagogie contemporaine a évolué de la même façon que la biologie et que les sciences physiques en général. Elle s’est intéressée surtout à « l’infiniment petit », comme l’a fait la biologie. Cette dernière, séduite par les découvertes extraordinaires de la biologie moléculaire, en avait oublié la macrobiologie, celle de l’étude des milieux, des écosystèmes. (...) Ce qu’il nous faut, c’est une macropédagogie, une pédagogie qui étudierait les conditions optimales de fonctionnement du MILIEU qu’est l’école. Ce milieu en sera un d’épanouissement pour tous ceux qui y vivent, dans la mesure où ces derniers respecteront toutes les règles qui assurent au milieu un équilibre toujours fragile : lois biologiques, physiques, psychologiques __ ROBICHAUD, É. (1986).

F.  Nomenclature.

écosystème
environnement technologique      d’apprentissage approprié

lieu éducatif
métasystème
microsystème

nanosystème
système de valeurs parentales
s. valeur-attitude

 


ÉCOLOGIE SOCIALE

Sc. hum. VA écologie éducationnelle, F.


ÉCOLOGIE SUPERFICIELLE

Écol./ERE. Ant. écologie fondamentale/profonde. VA écologisme, B; environnement, Q; environnementalisme.


ÉCOLOGIE URBAINE

Écol. VA écologie, C.


ÉCOLOGIQUE

adj.

1. Gén. Relatif à l’écologie. Ex. : problèmes écologiques, impact écologique.

2. Spéc. Relatif à l’écologie dans une optique de protection de la Nature.

A.  Valeur. Selon la dernière acception, écologique prend une valeur positive en regard de la protection de la nature ou de l’environnement. Une attitude écologique est ainsi une attitude jugée favorable à la protection de la nature. Cette acception peut également revêtir un caractère politique. Ex. : conscience écologique, parti écologique, candidats écologiques, contenants écologiques, réflexion écologique, ville écologique, etc.

B.  Sens inadéquats. Pour ce qui est de ces deux acceptions, soulignons que le terme écologique n’est pas synonyme d’écologie, de milieu ou d’environnement. Il ne réfère pas non plus aux dimensions géoclimatiques ou architecturales d’un milieu ou d’un environnement __ ROCQUE, S. (1999).

C.  CN : approche *; complexe de données *; conscience *; descripteur *; éducation *; effet *; épistémologie *; évaluation *; évaluation * du risque; facteur *; indicateur *; modèle *; modélisation *; niche *; paradigme *; pédagogie *; potentiel * d’un éducosystème; problème *; psychologie *; société *; statistique *; stratégie *; valence *; validité *.


ÉCOLOGISME

1.Écol./ERE(Gén.). Ensemble de conceptions et de valeurs concernant les relations entre des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, perçues en terme d’interdépendance, et qui mène à l’action ayant pour but de favoriser la recherche et l’équilibre des écosystèmes __ SAUVÉ, L. (1992). Système de valeurs orienté vers la protection et la défense de la nature et de l’environnement __ ROCQUE, S. (1999). VA approche écologique, A; écologie, D; écologie politique, B.

2.Écol./ERE (Spéc.). Mouvement social orienté vers le changement de croyances, d’opinions, d’attitudes, de valeurs et de comportements des personnes et des collectivités en faveur de la richesse et de l’équilibre des écosystèmes __ SAUVÉ, L. (1992). Courant de pensée qui prône la protection de la nature et de l’environnement en condamnant le saccage des ressources naturelles et la pollution de l’environnement ainsi que, en contrepartie, en optant pour des valeurs conséquentes reliées aux développements humain, économique, industriel et urbain.

A. F.f. Ne pas confondre les termes écologisme et écologie. VA E.

B. Phi. L’écologisme s’appuie sur une éthique de la relation de l’Homme avec les milieux de vie. Cette dernière correspond le plus souvent à la philosophie du deep ecology, ou écologie profonde. Cette philosophie remet en question les fondements de la relation Homme-environnement et s’oppose à la philosophie du shallow ecology, ou écologie superficielle, qui accepte les compromis des solutions partielles aux problèmes de la relation Homme-environnement __ id.

C. Valeurs. L’écologisme, pour sa part, est également partie prenante d’une profonde mutation des mentalités (...) qui reconnaît l’émergence de nouvelles valeurs comme l’ouverture, l’interdépendance, le renouveau spirituel — nouvelles valeurs qui, d’une manière ou d’une autre, sont en intersection évidente avec une idéologie accordant un rôle privilégié à la Nature __ TESSIER, R. (1989).

D. Fondements. Selon Anna BRAMWELL (dans DELÉAGE, J.-P., 1991), Ernst HAECKEL est « le premier scientifique à donner ses fondements théoriques à l’écologisme. HAECKEL croit à une réforme politique fondée sur la connaissance scientifique des rapports de l’homme au monde et sur le respect fondamental de la beauté et de l’ordre de la nature ».

E. Écologisme/écologie. Selon Jean-Marc DROUIN (1991), l’écologie est parfois perçue beaucoup plus comme étant une idéologie que comme une science véritable. Il souligne qu’au nombre des facteurs explicatifs de cet état de fait se trouve « sans doute la manière même dont certains tendent à présenter l’écologie comme une sagesse ou une science globale ». L’association implicite entre écologisme et écologie risque de desservir ce domaine scientifique. Il ne faut donc pas confondre ces deux termes. « Bien qu’esquissée timidement dès la constitution du domaine scientifique, il faut attendre près d’un siècle avant que soit popularisée la relation biunivoque écologie-écologisme. Ce n’est que dans les années 1960 — lorsque les effets souvent dévastateurs de l’hypertropie du développement technologique sont exposés sur la place publique — que s’est imposée l’urgente conscience du rapport de l’Homme à son univers. Les méfaits de la pollution, l’épuisement des ressources naturelles, l’explosion démographique, la désertification, les risques d’utilisation de l’énergie nucléaire ainsi que la médiatisation de ces fléaux appréhendés ont contribué à accroître le nombre des êtres humains conscients des menaces que laisse planer sur eux la dégradation de leurs milieux de vie. C’est également durant cette décennie qu’un vaste courant politique environnementaliste voit le jour et s’organise. Les idées, les discours, les partis politiques “s’environnementalisent”. En s’inspirant parfois superficiellement des savoirs de l’écologie, on cherche à obtenir la même crédibilité et la même respectabilité que le domaine de référence que l’on prétend bien connaître. » __ ROCQUE, S. (1999). VA écologie, D.

F. Glissement de sens. L’association science-politique a sans aucun doute contribué à conscientiser les terriens que nous sommes à la responsabilité que nous avons tous à l’égard de notre planète. Cependant, cette association n’entraîne pas que des conséquences positives. Elle a conduit à une perte de sens ainsi qu’à une perte de crédibilité de l’écologie. Comme le souligne Jean-Marc DROUIN (1991), l’écologie est actuellement associée beaucoup plus à une idéologie qu’à une science véritable. Le rapprochement ambigu écologie-écologisme a fait passer à l’arrière-scène la nature même du domaine de l’écologie, de son objet d’études, du langage et des méthodologies qui lui sont propres __ id.


ÉCOLOGISTE

1.  Écol. (Gén.). Défenseur de la nature et de l’environnement __ ROCQUE, S. (1994).

2.  Écol./ERE (Spéc.). Personne qui a développé une conscience écologique et qui est vouée à la préservation de la richesse et de l’équilibre des écosystèmes __ SAUVÉ, L. (1992). Chercheur spécialisé en écologie __ OLF (2001). TA écologue.

A.  Écologiste/environnementaliste. Le mot écologie existe depuis la fin du XIXe s., alors que le mot environnement n’existe que depuis le milieu de XXe s. De sorte que les premiers environnementalistes ont porté le nom d’écologistes et que cette dernière appellation est encore utilisée largement de nos jours à la place d’environnementalistes. Écologiste réfère davantage à une philosophie. Environnementaliste, à une intervention __ id.

B.  Écologue. Dans la littérature environnementaliste, on utilise de plus en plus le mot écologue pour désigner un spécialiste de l’écologie, de façon à réserver l’appellation écologiste à une personne vouée à la préservation de la qualité de l’environnement __ id.

C.  « Écolo ». Selon Jean-Marc DROUIN (1991), « l’apparition du diminutif familier “écolo” formé sur la série “prolo”, “socialo”, “gaucho”, “facho”, “intello”, marque d’ailleurs l’ancrage du terme “écologiste” dans le vocabulaire politique, malgré la concurrence récente du qualificatif “vert” ».


ÉCOLOGUE

1. Écol. Scientifique, spécialiste de l’écologie. VA écologie, K; écosystème, K; facteur écologique, B.

2. ERE. Spécialiste qui effectue des recherches fondamentales et appliquées en écologie __ LÉTOURNEAU, D., OLF (1992). VA écologiste, B.

A. Rôle du scientifique. L’écologue contribue au développement de l’écologie par son travail en milieu naturel ou en laboratoire. « Ses recherches peuvent concerner l’individu, la population ou l’ensemble de la communauté (...) » __ PARADIS, O. (1979).

B.Écologue/écologiste. L’écologue est le spécialiste de l’écologie, c’est un scientifique alors que l’écologiste joue un rôle politique. Dans son activité sociale et politique, l’écologiste peut recourir aux savoirs de l’écologie. Selon Jean-Marc DROUIN (1991), cette distinction terminologique témoigne de la volonté de distinguer très clairement la science du mouvement politique.


ÉCOLOGUE DE L’ÉDUCATION

Écol. éduc. Spécialiste de l’écologie de l’éducation. Syn. éducologue.


ÉCONOCENTRISME

1. Fond. éduc. (Gén.). Approche globale dans laquelle le développement économique est la toute première priorité d’une société, donc que l’économique occupe la partie centrale et prépondérante d’analyse et de synthèse des phénomènes sociaux et individuels.

2. Fond. éduc. (Spéc.). Paradigme qui préconise qu’un système d’éducation se focalise prioritairement sur la poursuite de finalités, de buts, d’objectifs économiques. TA éducentrisme; utilitarisme.

A. Société. Dans une vision éconocentrique, la mission du système d’éducation est le développement économique de la société afin d’assurer aux citoyens les meilleures conditions matérielles et les meilleurs services possibles.

B. Personne. Les programmes d’études seront axés sur des compétences utilitaires et des objectifs d’instruction en vue de préparer les futurs participants de l’industrie et du commerce.

C. Éducation. L’éconocentrisme préconise que l’on considère les phénomènes de l’éducation à la lumière des approches, des concepts, des connaissances et des visées de l’économique.


ÉCONOME

n

Ens. sup. Trésorier responsable des affaires financières d’un collège ou d’une université; vice-recteur aux finances __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. intendant.


ÉCONOMIE

1.  Adm./Écon./Gest. Ensemble des principes qui sous-tendent une saine gestion, qui guident le gestionnaire, pour une utilisation optimale des ressources dont il dispose dans la poursuite de ses objectifs, et qui lui permettent d’éviter le gaspillage __ BIBEAU, J.-R. (06.87). VA besoin, J; écologie, C, Q et S; technologie, E. TA efficacité; efficience; impact; performance; pertinence. EA évaluation de programme.

2.  Sc. Ensemble des activités d’une société qui visent la production, la répartition, la distribution et la consommation des biens et des ressources __ ENVIRONNEMENT QUÉBEC (2002).

A.  Lien entre économie et société. Grâce à une économie qui est bien gérée et durable, les membres d’une société peuvent avoir des revenus qui sont équitables entre hommes et femmes, des emplois à long terme et des biens et services de qualité. De plus, ces membres décident comment distribuer l’argent __ id.

B.  Lien entre économie et environnement. L’environnement procure des ressources naturelles qui sont exploitables et essentielles à la survie de l’économie. Pour avoir une économie durable, les ressources naturelles doivent être exploitées et gérées convenablement. L’économie peut contribuer à protéger l’environnement tout comme elle peut le détruire __ id.


ÉCONOMIQUE

n.f.

Pol./Sc. Science qui étudie les phénomènes de production et de distribution des biens de consommation, les échanges et les flux de richesses ainsi que les variations de divers indices qui caractérisent les activités du domaine. VA communisme, C; discours pédagogique, 3; justice, F; programme de programmes, E; taxonomie de FRENCH, 1.4 et 2.4.

A.  CN : éducation *; système *.

B.  CN __ économiquement : élève vivant en milieu * faible; milieu * faible.

C.  Nomenclature.

capitalisme
collectivisme
économie
entropie
hédonisme

indicateur
libéralisme
néolibéralisme
socialisme
sous-système

système
s. économique
unité
valeur


ÉCOPHYSIOLOGIE

Écol. Sous-discipline de l’écologie ayant pour objet d’études « l’ensemble des conditions existantes dans les organes, les tissus et les cellules » d’un organisme vivant en tant que manifestation « des adaptations des organismes aux conditions du milieu » __ SACCHI, C. F. et TESTARD, P. (1991).


ÉCOPOLITIQUE

Écol./ERE/Pol./Sc. env. Traduction en termes politiques (et même partisans) de principes d’aménagement et de gestion, déduits de connaissances écologiques et d’expériences en écodéveloppement __ DANSEREAU, P. (1989). EA écologie politique.


ÉCOSOCIALISME

ERE. VA environnement, Q.


ÉCOSPHÈRE

Écol. Ensemble formé par la biosphère et les milieux parabiosphériques __ BOLDUC, J. (1985). Qsyn. biosphère.


ÉCOSYSTÈME

1. App. syst./Écol. Objet d’études de l’écologie. Système formé par l’ensemble des communautés vivantes et de l’environnement dans lequel elles surviennent, évoluent et interagissent à la recherche d’un équilibre et d’une homogénéité dans la diversité. L’écosystème est un sous-système de la biosphère : forêt, étang, plantation, tronc d’arbre, cocon de chenilles, etc. VA écologie, H, M, P, Q et W.

2.Écol. Tout ensemble d’éléments biotiques (vivants) et non biotiques (non vivants) interreliés dans un espace limité et constituant une unité fonctionnelle, c’est-à-dire perçue et appréhendée comme un tout doté d’une action propre ou caractéristique __ ROCQUE, S. (1999). VA diversité, B; écologie, C, D, H et M. EA facteur écologique.

3. Écol. éduc. Système formé par l’ensemble des élèves, des enseignants, des autres personnels et des ressources pédagogiques, en interdépendance dynamique dans un milieu éducationnel, en vue du développement de toutes les personnes impliquées. V éducosystème. VA écologie humaine, G et I; égalité des chances, P.

A. Origine. Concept introduit par le botaniste britannique Arthur C. TANSLEY (1935), The Use and Abuse of Vegetation Concepts and Terms dans Ecology,XVI, pour désigner « des unités naturelles [qui] se composent de parties vivantes et de parties inertes, dont les effets réciproques forment un système stable dans lequel interviennent des processus cycliques ». Cependant, l’idée d’écosystème n’est pas aussi récente. Comme le souligne Eugene P. ODUM (1971), cette idée d’unité créée par l’organisme vivant et le milieu se retrouve dans certains des plus anciens écrits. Ce chercheur précise que plusieurs termes ont été proposés pour rendre compte de la perspective holiste organisme/environnement dont : holocoen (FRIEDERICHS, 1930), biosystem (THIENEMANN, 1939), bioenert body (VERNADSKY, 1944), biocénose (MOBIUS, 1877), mais c’est le terme écosystème qui s’est imposé.

B. Écosystème/biocénose/biotope/écotope. Dès la création du terme en 1935, l’écosystème représente la somme de la biocénose et du biotope.

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C. Étendue. Les dimensions d’un écosystème sont variables : elles peuvent être restreintes ou plus larges et même s’étendre à l’ensemble de la biosphère : une situation pédagogique comprenant un seul apprenant, une classe, une école, une région scolaire, un système éducationnel, une société éducative, etc. VA G. Les limites d’un écosystème peuvent s’établir de différentes façons et englober un espace plus ou moins vaste. Il est essentiel que les composantes majeures soient présentes et qu’elles opèrent entre elles afin de parvenir à une certaine forme de stabilité fonctionnelle. Leur délimitation est cependant souvent arbitraire puisqu’il n’existe pas de telles séparations dans la nature. De façon générale, les écosystèmes s’interpénètrent et sont interdépendants. Dès la création du terme, Arthur TANSLEY (1935) soulignait ces attributs et caractères.

D. Auto-organisation et autorégulation. Tout comme les organismes individuels, les écosystèmes sont des systèmes auto-organisateurs et autorégulateurs dans lesquels des populations d’organismes particulières subissent des fluctuations périodiques. À cause de la nature non linéaire des passages et des interconnexions au sein d’un écosystème, toute perturbation grave ne pourra être limitée à un seul effet, mais sera susceptible de s’étendre à travers tout le système et pourra même être amplifiée par ses mécanismes de feedback internes __ CAPRA, F. (1983). V système.

E. Compétition/dépendance. Dans un écosystème équilibré, les animaux et les plantes vivent dans un mélange de compétition et de dépendance mutuelle. Chaque espèce est susceptible de développer une croissance exponentielle de sa population, mais ces tendances sont maîtrisées par des contrôles et des interactions divers. Lorsque le système est perturbé, on assistera à une « explosion » exponentielle. Certaines plantes deviendront des parasites et certains animaux des prédateurs; d’autres espèces seront ainsi exterminées. L’équilibre, ou la santé, de l’ensemble du système sera menacé. Une croissance explosive de ce genre n’est pas le propre exclusif des écosystèmes, elle peut également se manifester dans des organismes simples. Les cancers et autres tumeurs sont des exemples dramatiques de croissances pathologiques __ id.

F. Coopération/interdépendance. Plus on étudie le monde vivant, plus on réalise que la tendance à s’associer, à établir des liens, à vivre l’un dans l’autre et à coopérer est une caractéristique essentielle des organismes vivants. Ainsi que l’observa Lewis THOMAS : « Il n’existe pas d’êtres solitaires. Chaque créature est, dans une certaine mesure, reliée au reste dont elle est, de plus, dépendante ». L’étude détaillée des écosystèmes réalisée au cours des dernières décennies a fait clairement ressortir le fait que les organismes vivants entretiennent des relations d’un type essentiellement coopératif, caractérisé par la coexistence et l’interdépendance; ces relations sont symbiotiques à plus d’un égard. Bien qu’on ne puisse nier la compétition, celle-ci se déroule dans un contexte de coopération plus vaste, de sorte que le système, au sens large, maintienne son équilibre. Même les relations prédateurs/proies qui sont, bien évidemment, destructives pour la proie directement concernée, s’avèrent généralement bénéfiques pour les deux espèces. Cette constatation est en opposition directe avec les conceptions des darwinistes sociaux qui considèrent la vie, exclusivement, en termes de compétition, de lutte et de destruction. Leur vision de la nature a favorisé l’éclosion d’une philosophie qui légitime l’exploitation ainsi que l’impact désastreux de notre technologie sur l’environnement naturel. Mais il n’existe pour cette conception aucune justification scientifique, parce qu’elle ignore les principes intégrants et coopératifs qui sont les aspects essentiels des manières dont les systèmes vivants s’organisent à tous les niveaux __ id. Nous faisons partie d’un écosystème subtilement équilibré dans lequel interdépendance et individualité vont de pair. Nous sommes tous des individus, mais sommes aussi partie d’un tout qui nous dépasse, unis au sein de quelque chose de grandiose, d’une beauté indicible __ STARK, M. et WASHBURN, M. (1977) dans PECK, S. (1978).

G. Niveaux. Bon nombre d’aspects des relations entre les organismes et leur environnement peuvent être décrits, de manière très cohérente, au moyen du concept systémique de l’ordre stratifié (...). La tendance qu’ont les systèmes vivants à former des structures à plusieurs niveaux, chaque niveau différant par sa complexité, est omniprésente dans la nature et doit être considérée comme un principe fondamental de l’auto-organisation. À chaque niveau de complexité, nous rencontrons des systèmes qui sont intégrés, auto-organisateurs, formés de parties plus petites et, simultanément, qui agissent comme parties de touts plus grands. Par exemple, l’organisme humain contient des systèmes organiques composés de plusieurs organes, eux-mêmes formés de tissus, qui sont à leur tour constitués de cellules __ id. Selon Robert G. WOODMANSEE et William K. LAUENROTH (1983), la nature peut être décrite et modélisée selon différents niveaux hiérarchiques. Chaque niveau possède des composantes, des processus et des interactions qui lui sont propres. Le choix d’un niveau est fonction des objectifs de la recherche écologique. V modèle écologique et modélisation écologique.

H. Hypothèse Gaïa. Des études détaillées des manières selon lesquelles la biosphère semble régulariser la composition chimique de l’air, la température à la surface de la terre et bien d’autres aspects de notre environnement planétaire ont conduit le chimiste James LOVELOCK et la microbiologiste Lynn MARGULIS à la conclusion que ces phénomènes ne peuvent être compris que si l’on considère l’ensemble de la planète comme un organisme vivant unique. Reconnaissant que leur hypothèse représente la renaissance d’un ancien mythe puissant, ces deux scientifiques l’ont appelée l’hypothèse Gaïa, d’après le nom de la déesse grecque de la Terre. (...) La Terre est donc un système vivant; elle ne fonctionne pas seulement comme un organisme, elle semble être réellement un organisme — Gaïa, un être planétaire vivant. Ses propriétés et ses activités ne peuvent être déterminées par la somme de ses parties; chacun de ses tissus est lié aux autres et tous sont mutuellement interdépendants; ses nombreuses voies de communication sont extrêmement complexes et non linéaires; sa forme a évolué pendant des milliards d’années et continue d’évoluer. Ces observations furent réalisées dans un contexte scientifique, mais dépassent largement le domaine de la science. Comme tant d’autres aspects du nouveau paradigme, elles reflètent une conscience profondément écologique de nature essentiellement spirituelle __ CAPRA, F. (1983).

I. Nature et fonction. Les écosystèmes peuvent être naturels (étang, toundra, etc.); semi-naturels (champ de blé, élevage de moutons, etc.) ou artificiels (ville, village, etc.). Leur fonction première est de mettre en évidence les éléments en présence, leurs interrelations, leur interdépendance. L’écosystème a une double finalité : sa survie et son évolution.

J.Écosystème/écologie. L’écosystème est l’objet fondamental de l’écologie. Comme le souligne Pascal ACOT (1994), ce terme présente l’avantage de relier « dans un concept unique l’environnement abiotique (le “biotope”) et les vivants qui s’y trouvent (la “biocénose”) ». Plusieurs méthodes sont mises à contribution dans le but de comprendre les relations entre la structure d’un écosystème et ses fonctions.

K. Construit théorique. Accompagnant sa proposition du terme « écosystème », Arthur TANSLEY insiste fortement sur le fait que les écosystèmes sont des constructions de l’esprit et non des unités émergeant spontanément de la nature. C’est à l’écologue que revient donc la nécessité de circonscrire l’objet d’études, en déterminant les frontières et les composantes de cet objet, conformément à la spécificité des systèmes pertinents à l’écologie. Pour TANSLEY, cette opération représentait une condition sine qua nonà l’étude de la dynamique interactive produite au sein d’un écosystème ainsi qu’à l’étude des relations prévalant entre plusieurs écosystèmes.

L.Écosystème/cybernétique. Puisque les écosystèmes sont capables d’autorégulation, Eugene P. ODUM (1971) souligne que la cybernétique est un domaine important pour l’écologie.

M. Composantes. Selon Eugene P. ODUM (1971), il existe deux systèmes pour établir les composantes d’un écosystème. Le premier système met l’accent sur la structure et le second sur les fonctions. D’un point de vue trophique (nourriture), un écosystème est constitué de deux composantes : 1. une composante autotrophique (self-nourishing) et 2. une composante hétérotrophique (other-nourishing). À des fins descriptives, il est utile de distinguer les éléments structuraux suivants : 1. les substances inorganiques; 2. les composés organiques; 3. les facteurs physiques (température, etc.); 4. les producteurs (organismes autotrophiques); 5. les macroconsommateurs (organismes hétérotrophiques); et 6. les microconsommateurs (organismes hétérotrophiques se nourrissant de matière en décomposition). Pour Pierre DANSEREAU (1976 dans TESSIER, R., 1989), l’écosystème se compose de quatre éléments : 1. les ressources, qui « alimentent les processus de cyclage »; 2. les agents (éléments ou organismes) qui sont « capables d’enclencher les différents processus du métabolisme par absorption, transformation, emmagasinage, canalisation et transport des ressources »; 3. les processus qui sont les « mécanismes par lesquels les ressources subissent toute sorte de changement ou de transmutation : anaboliques, métaboliques et cataboliques, ils impliquent tous un transfert d’énergie » et 4. les produits qui sont les « objets ou services résultant des processus empruntés par les agents et qui sont consommés, emmagasinés, perdus ou réinvestis par le cyclage ». D’un point de vue fonctionnel, un écosystème est constitué des composantes suivantes : 1. les parcours d’énergie; 2. les chaînes alimentaires; 3. la diversité des configurations de temps et d’espace; 4. les cycles nutritifs; 5. le développement et l’évolution; et 6. le contrôle. Selon Pierre DANSEREAU (1989 dans TESSIER, R., 1989), chaque niveau d’un écosystème « est caractérisé par un ensemble de processus qui constituent un régime : (I) minérotrophie (désagrégation, corrosion, érosion, pédogénèse...); (II) phytotrophie (photosynthèse, respiration, enracinement, dispersion...); zootrophie (III phytophagie et IV prédation); (V) investissement ou technotrophie (mise en réserve, endiguement, labour, construction, urbanisation); (VI) contrôle ou nootrophie (aménagement, planification, financement) ».

N. Fonction. Selon Eugene P. ODUM (1971), le concept d’écosystème est et doit être large. Sa fonction première est de mettre en évidence les interrelations, l’interdépendance des éléments et les relations causales.

O. Principe d’intégration fonctionnelle. L’écologie propose le principe d’intégration fonctionnelle où les écosystèmes les plus vastes sont dotés à la fois des propriétés des écosystèmes plus restreints qu’ils englobent et de nouvelles propriétés. Cette intégration s’accompagne d’un accroissement de la complexité de la structure des écosystèmes plus vastes.

P.Éléments distinctifs des écosystèmes. Les écosystèmes diffèrent entre eux à plusieurs égards. Par la nature et les qualités des composantes mises en jeu : les organismes vivants, les facteurs de l’environnement et leurs interrelations, d’une part. Et d’autre part, au regard de leur position dans un réseau global d’écosystèmes ainsi que du degré de dépendance avec les écosystèmes limitrophes.

Q.Écosystème/homéostasie. Un écosystème est doté d’une tendance à l’homéostasie.

R. Partage des ressources. Dans un écosystème donné, « le partage des ressources résulte de la résolution de conflits entre la compétition et la coopération par le chronométrage des phases d’exploitation » __ DANSEREAU, P. (1987). Dans un écosystème, « un certain nombre de populations vivantes (plantes, animaux, hommes) puisent à même un stock limité (et plus ou moins renouvelable) des ressources et les réinvestissent plus ou moins dans ce même écosystème, ou, au contraire, les exportent vers d’autres écosystèmes. On constatera, dans certaines situations, une harmonie durable, dans d’autres un bilan déficitaire qui rend le système vulnérable » __ DANSEREAU, P. (1977).

S. Stratégie écologique. La stratégie écologique résulte de l’ETA (exigence/tolérance/avidité) d’un individu, d’une population, d’une espèce et définit sa participation au partage des ressources __ DANSEREAU, P. (1987).

T.Écosystème/niche. Un écosystème peut contenir un ensemble de nichesécologiques.

U. Interactions. Dans un écosystème, les interactions sont nombreuses et variées. D’une part, les éléments biotiques interagissent entre eux et s’interinfluencent et d’autre part, ces éléments interagissent avec les éléments non biotiques du milieu.

V. Espace-temps. Comme le soulignent Serge FRONTIER et Denise PICHOD-VIALE (1991), un écosystème est structuré dans le temps et dans l’espace. La modélisation d’un écosystème ne peut pas prétendre à isoler cet espace-temps d’un continuum global dans lequel la modélisation se situe. Par conséquent, un modèle d’écosystème sera toujours imparfait et incomplet puisqu’il ne pourra jamais représenter l’ensemble des interactions qui y prévalent.

W. Structure. L’organisation d’un écosystème est hiérarchisée. Les éléments qui le constituent sont eux-mêmes des sous-systèmes structurés (...) __ DAJOZ, R. (1982), lesquels peuvent également constituer des objets d’étude.

X.Écosystème/entropie. Contrairement aux systèmes non vivants, les écosystèmes, comme les organismes vivants, semblent se soustraire, du moins partiellement, au second principe de la thermodynamique. Cette analogie entre le comportement d’un organisme vivant et celui d’un écosystème, fut établie d’abord par Evelyn G. HUTCHINSON et les frères ODUM qui soulignaient : « les organismes vivants, les écosystèmes et la biosphère tout entière possèdent la caractéristique thermodynamique essentielle d’être capables de créer et de maintenir un état élevé d’ordre interne, ou de basse entropie (...) » (dans ACOT, P., 1994). Cette caractéristique d’un écosystème est à la base de « l’hypothèse Gaïa », telle que présentée par James LOVELOCK (1979).

Y. CN __ écosystémique : approche *.


ÉCOSYSTÈME ÉDUCATIONNEL

1.  Écol. éduc. (Gén.). Tout ensemble d’éléments vivants et non vivants d’un système d’éducation __ ROCQUE, S. (1999). RN écologie de l’éducation.

2.  Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes du cycle de l’éducation ainsi que l’ensemble des ressources, des agents et des processus susceptibles d’être mis en jeu dans l’établissement du cycle de l’éducation d’un système éducationnel particulier __ id. Unité fonctionnelle, contextuelle et systémique, limitée par l’espace physique, matériel, culturel et social d’un système d’éducation __ id. V cycle de l’éducation; éducosystème; système éducationnel. VA environnement éducationnel, B; niche éducationnelle.

A.  Écosystème/système éducationnel. Considéré comme système finalisé par l’apprentissage et précisé au regard du cycle de l’éducation, un système éducationnel constitue une unité fonctionnelle et systémique, c’est-à-dire un écosystème éducationnel __ id.

B.  Écosystème éducationnel/autoécologie/démécologie éducationnelle. Un écosystème éducationnel constitue l’objet d’études de l’autoécologie éducationnelle (pour des études de cas), ou de la démécologie éducationnelle. Les études de cas menées en autoécologie éducationnelle tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie dans un système d’éducation au regard du comportement, du fonctionnement et de l’apprentissage d’un seul Sujet. On tente d’identifier en quoi cette dynamique contribue ou entrave son apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). Bien que cette optique soit théoriquement possible, la pertinence de telles recherches s’établirait dans le cadre d’une multitude de recherches longitudinales, réalisées pour de nombreux Sujets permettant ainsi des études comparatives __ ROCQUE, S. (1994). Les études réalisées en démécologie éducationnelle tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie entre les Sujets ou entre des sous-groupes de Sujets d’un écosystème éducationnel. On cherche à décrire la nature des relations sociales qu’ils y établissent. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique influence l’apprentissage des uns et des autres. D’autres types d’études en démécologie éducationnelle tentent de décrire et de comprendre la dynamique et l’évolution d’une population cible dans un écosystème éducationnel __ ROCQUE, S. (1999). VA macrosystème, G.

C.  Écosystème éducationnel/étude macrosystémique. Compte tenu de sa nature, un écosystème éducationnel fait l’objet d’études macrosystémiques __ id.


ÉCOSYSTÈME PÉDAGOGIQUE

1. Écol. éduc. (Gén.). Tout ensemble d’éléments vivants et non vivants d’une situation pédagogique __ ROCQUE, S. (1999). RN écologie de l’éducation.

2. Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes interreliées Sujet, Objet, Agent dans un Milieu, l’ensemble des relations qui y prévalent ainsi que l’apprentissage qui en résulte __ id. Unité pédagogique fonctionnelle, contextuelle et systémique, limitée par un espace physique et matériel qui en constitue le cadre. Ex. : un groupe-classe, un groupe d’appartenance à la garderie, un groupe servi par l’orthopédagogue ou l’orthophoniste, un groupe communautaire, un groupe d’intervention en adaptation/réadaptation ou une cellule familiale constituent autant d’écosystèmes pédagogiques __ id. V éducosystème; situation pédagogique. VA environnement pédagogique, D.

A. Écosystème/situation pédagogique. En autant que l’on considère la dynamique de l’ensemble de ces composantes et sa résultante, toute situation pédagogique peut être un écosystème pédagogique lorsqu’elle constitue un objet d’études en écologie pédagogique __ id.

B. Écosystème/autoécologie/démécologie pédagogique. Unécosystème pédagogique peut faire l’objet de l’autoécologie pédagogique, c’est-à-dire centrée sur le Sujet-individu, ou de la démécologie pédagogique, c’est-à-dire centrée sur un sous-groupe de Sujets qui partagent ou non des caractéristiques semblables. Les études en autoécologie pédagogique tentent de décrire et de comprendre la dynamique Objet, Milieu et Agent au regard du comportement, du fonctionnement et de l’apprentissage d’un seul Sujet. Par exemple, on cherche à décrire les échanges que ce dernier entretient avec les autres composantes et les influences qu’il subit et qu’il exerce. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique favorise ou entrave son apprentissage. Les études menées en démécologie pédagogique tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie entre les Sujets ou les sous-groupes de Sujets d’une situation pédagogique au regard de l’apprentissage. On cherche à décrire les relations sociales établies entre les Sujets ou les groupes de Sujets dans cet écosystème. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique influence l’apprentissage des uns et des autres __ id. VA macrosystème, G.

C. Angles d’analyse. L’écosystème pédagogique peut également faire l’objet d’études microsystémiques, c’est-à-dire centrées sur une seule situation pédagogique isolée, théoriquement du moins, de tout autre système. Il peut également faire l’objet d’études mésosystémiques, c’est-à-dire situées dans la perspective des relations établies entre cet écosystème et les autres milieux immédiats du Sujet. Dans une perspective exosystémique, l’écosystème pédagogique est étudié dans ses relations avec des milieux plus éloignés du Sujet. La perspective macrosystémique propose d’inclure, dans l’étude, les relations entre l’écosystème pédagogique et des milieux très vastes, plus englobants __ id. VA système, V.


ÉCOSYSTÈME SCOLAIRE

1.  Écol. éduc. (Gén.). Tout ensemble d’éléments vivants et non vivants d’un système scolaire __ ROCQUE, S. (1999). VA environnement scolaire, C. RN écologie de l’éducation.

2.  Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes de l’infrastructure pédagogique ainsi que l’ensemble des ressources, des agents et des processus susceptibles d’être mis en jeu dans l’établissement de l’infrastructure pédagogique d’un système déterminé __ id. Unité fonctionnelle, contextuelle et systémique, limitée par l’espace physique et matériel d’un ensemble dont la mission est centrée sur la scolarisation des individus qui la fréquentent. Ex. : Une école, un réseau d’écoles ou l’ensemble des écoles et services d’un territoire régi par une administration centrale peut constituer un écosystème scolaire et à ce titre, représenter un objet d’études de l’écologie scolaire __ id. V éducosystème; infrastructure pédagogique. VA niche scolaire.

A.  Écosystème/système scolaire. Considéré comme système finalisé par l’apprentissage et précisé au regard de l’infrastructure pédagogique, un système scolaire peut à juste titre constituer une unité fonctionnelle et systémique, c’est-à-dire un écosystème scolaire __ ROCQUE, S. (1999).

B.  Écosystème/autoécologie/démécologie scolaire. Un écosystème scolaire représente l’objet d’études de l’autoécologie scolaireou de la démécologie scolaire. Les études en autoécologie scolaire tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie dans un écosystème scolaire au regard du comportement, du fonctionnement et de l’apprentissage d’un seul Sujet. On cherche à décrire les échanges qu’il entretient dans un écosystème scolaire et à comprendre comment cette dynamique est susceptible de favoriser ou d’entraver son apprentissage. Les études menées en démécologie scolaire tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie entre les Sujets ou entre des sous-groupes de Sujets d’un écosystème scolaire. On cherche à décrire la nature des relations sociales qu’ils y établissent. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique influence l’apprentissage des uns et des autres. Les études menées en démécologie scolaire tentent également de décrire et de comprendre la dynamique et l’évolution d’une population cible dans un écosystème scolaire __ ROCQUE, S. (1999). VA macrosystème, G.

C.  Écosystème scolaire/études macrosystémiques. Puisque l’écosystème scolaire ne représente pas le milieu immédiat du Sujet, il ne peut faire l’objet que d’études macrosystémiques __ id.


ÉCOTONE

Écol. Habitat créé par la juxtaposition de biocénoses voisines, mais distinctes. Zone de transition ou d’interface entre deux écosystèmes.

A. Transition. Un écotone constitue une zone de transition entre deux types de biocénoses.

B. Écotone/diversité. Un écotone constitue une zone où l’on peut observer la diversité la plus grande.

C. Degré de maturité. L’écotone est le siège d’une intense activité d’échange et (...) cet échange avantage l’écosystème le plus organisé, donc le plus mûr. Ainsi, il n’est pas étonnant que dans les systèmes complexes de maturité élevée se développent des sinuosités de telle sorte que les écotones augmentent d’importance. Les systèmes immatures ont, par contre, tendance à réduire la longueur des frontières __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979).

D. Rôle. Les écotones jouent un rôle fondamental dans le maintien des écosystèmes en assurant les transferts d’énergie et de matières entre eux.


ÉCOTOPE

Écol. Ensemble des facteurs non biotiques d’un écosystème donné. VA écosystème, B.


ÉCOTYPE

Écol. Sous-population génétiquement différenciée et qui est restreinte à un type particulier d’habitat. Qsyn. race écologique.

Origine. La différenciation génétique d’un écotype est le résultat d’une sélection naturelle opérée sur une population donnée par des facteurs écologiques de l’écosystème.


ÉCOUTE

Ens. lang. Situation authentique où un enseignant ou une personne externe intervient dans le cadre d’une séance d’information __ PAMBIANCHI, G. (2003). Une des quatre habiletés langagières avec la lecture, l’écriture et l’expression orale. V compréhension orale. Î communication authentique en situation pédagogique.
CN : simulation en *.



ÉCRIT

1. Gén. (adj.). Consigné sur un support, un document constitué de signes conventionnels alphabétiques et numériques. Un examen écrit plutôt qu’oral.

2. Gén. (n.m.). Syn. Document; ouvrage; publication; rapport; texte; volume.

3. Ens. lang. Domaine de l’enseignement de la langue qui comporte l’enseignement et l’apprentissage de la lecture, de la graphie, de l’orthographe, de la production de textes de différents niveaux et remplissant différentes fonctions langagières.

4. Ling. Avec l’oral, l’une des modalités de la communication verbale qui se manifeste par l’utilisation de l’écriture et qui comporte les habiletés de compréhension en lecture et celles de production ou d’expression. Résultat de l’utilisation de l’écriture. Vécriture.

CN : adultes peu ou pas à l’aise avec l’*; appropriation de l’*; erreurs spécifiques à l’*/à l’oral; éveil à l’*; maîtrise de l’*; grammaire de l’*; langue *e; rapport à l’*; recensement des *; recension d’un *; recension des *; revue sommaire des *.


ÉCRITURE

1.  Gén. Représentation concrète de la pensée par un système de signes graphiques conventionnels qui se réfèrent à des sons et à des sens; moyen d’expression qui vise la communication. V signe.

2.  Ens. lang. Habileté langagière (par opposition à lecture, à compréhension et à expression orales). Discipline scolaire qui consiste à apprendre à tracer lettres et chiffres de manière consciente, lisible et rapide __ MIALARET, G. (1979). Tâche d’emploi de la langue qui conduit l’apprenant à rédiger un texte en s’appuyant sur certaines composantes de la situation pédagogigue __ PAMBIANCHI, G. (2003). Organisation structurée de signes graphiques qui permet de produire des messages-textes dont il est possible de dégager une signification. V composition; écrit; production; rédaction. VA A, B et C; approche neurolinguistique, D; taxonomie, J/de FOLEY. $$\epsilon$$ communication authentique en situation pédagogique.

3.  Inf. Action d’enregistrer des informations dans une mémoire pour les y conserver et les y retrouver plus tard.

4.  Ling. Représentation concrète de la parole et de la pensée par un système de signes graphiques conventionnels et propres à une langue donnée; moyen d’expression qui vise la communication différée. V signe.

5.  Psych.cogn. Production de textes qui met en relation les modalités d’opération des scripteurs avec leurs connaissances du système du langage écrit et les caractéristiques de l’environnement dans lequel la production s’actualise __ Faigley, L. et al. (1985). Processus interactif de production de textes mettant en jeu la situation d’écriture, la mémoire à long terme et les processus d’écriture __ HAYES, J. R. et FLOWER, L. S. (1980). VA d. Activité de production d’un texte écrit vue comme une interaction entre une situation d’interlocution (comme l’appelle E. ESPERET, 1984) et un scripteur dont le but est d’énoncer un message dans un discours écrit __ DESCHêNES, A.-J. (1988). VA D.

A.  Calligraphie. Façon de former les caractères d’écriture (ou signes graphiques).En français, outre vingt-six lettres, le système de signes graphiques comprend aussi les diacritiques (signes de ponctuation, accents et cédille). La calligraphie a varié au cours des âges. Les formes les plus fréquemment utilisées sont l’anglaise, l’écriture droite, la ronde, la scripte __ HOTYAT, F. (1973). Dans le contexte nord-américain, l’apprentissage de la calligraphie se fait d’abord en écriture scripte. Le passage graduel à l’écriture cursive s’opère habituellement au cours de la deuxième ou de la troisième année de l’enseignement primaire.

B.  Connaissances requises. Les connaissances nécessaires à l’écriture portent sur le code (graphique, orthographique, syntaxique et lexical) ainsi que sur les caractéristiques des textes à produire.

C.  Systèmes d’écriture. La transposition des langues orales en langues écrites a donné lieu à au moins quatre systèmes d’écriture : 1. Écriture idéogrammique. Représentation des mots de la langue au moyen d’idéogrammes, c’est-à-dire de dessins plus ou moins abstraits; caractères ou ensemble de caractères qui représentent la notion exprimée par un mot unique (écriture chinoise). Ces signes dénotent d’abord l’objet lui-même, puis deviennent polysémiques avec le temps : le dessin d’une massue signifie « massue », puis « battre ». 2. Écriture phonétique. Représentation des sons de la langue par des signes graphiques conventionnels. V alphabet. VA phonétique, B. 3. Écriture pictographique. Représentation de la langue au moyen de pictogrammes, c’est-à-dire de dessins de divers types. On distingue les pictogrammes-signaux employés comme aide-mémoire (Sibériens) et les pictogrammes-signes qui parlent d’emblée à la vue. Cette forme de préécriture se rencontre chez des populations de pêcheurs et de chasseurs (Inuits ou Bochimans). 4. Écriture syllabique. Par opposition à l’écriture alphabétique qui transcrit tous les sons, l’écriture syllabique représente des groupes de sons de la langue au moyen de signes graphiques qui permettent de noter surtout les consonnes sans signes complémentaires pour les voyelles (écriture phénicienne et sémite) et, plus récemment, d’indiquer, au besoin, les voyelles par un signe complémentaire (l’écriture Brahmi, 300 av. J.-C., le japonais, le cherokee, l’arabe).

D.  Modèles cognitifs d’écriture. Dans une perspective cognitiviste, les modèles rédactionnels étudiés ont permis de distinguer schématiquement la planification, la rédaction et la révision (HAYES, J. R. et FLOWer, L. S., 1980). Ces « processus » sont considérés comme interactifs et récurrents, les processus et sous-processus s’imbriquant les uns dans les autres selon un ordre hiérarchique. Planification : après avoir déterminé un ou des buts (Flower, L. S. et HAYES, J. R., 1981; HUME, D., 1983), choisi un sujet ou un thème (Morocco et Neuman, 1986) anticipé les besoins du lecteur visé (Moffett, J., 1968), le scripteur va générer des idées en activant et en sélectionnant des informations pertinentes parmi celles disponibles dans sa mémoire à long terme et dans des sources extérieures (Flower, L. S. et Hayes, J. R., 1981), avant d’organiser l’information en un plan sommaire. Pour élaborer ce plan, le scripteur regroupe les informations en catégories et en produit de nouvelles en faisant des liens entre elles. Cette organisation de l’information s’accompagne d’une recherche de cohésion et de cohérence interne. Rédaction : l’anticipation planifiée est maintenue en mémoire de travail jusqu’à l’exécution. Éventuellement, le scripteur choisit un sous-thème pour le début ou la suite de la rédaction (Halliday, M. A. K., 1967). Le scripteur planifie le début de rédaction (Kintsch, W., 1974) ainsi que les phrases à venir et le choix des mots. Il anticipe l’application des conventions de l’écrit, puis exécute ce qu’il a décidé. Révision : il compare le texte attendu avec le texte produit (Scardamalia, M. et Bereiter, C., 1983). De surface ou en profondeur, les changements jugés nécessaires sont effectués à n’importe quel moment, dès qu’une discordance est perçue (NOLD, E. W., 1981). Selon Claudine Garcia-Debanc (1986), « Le processus rédactionnel ne peut donner lieu à apprentissage que si les situations d’écriture amènent chaque sujet à modifier les configurations des opérations mises en œuvre dans le processus rédactionnel, à en essayer plusieurs, et à juger de la plus opératoire, ou si les élèves apprennent à rendre conscientes et contrôlées les stratégies qui se sont avérées opératoires ». Pour leur part, Maurice MAS et l’équipe de l’INRP (1991) proposent un modèle analytique du savoir-écrire des élèves construit à partir d’une explication des opérations en jeu lors de la production d’un texte :


André-Jacques DESCHÊNES (1988) propose un modèle de production de textes à deux composantes en interaction : la situation d’interlocution et le scripteur. VA scripteur, A.


Représentation schématique d’un modèle de production de textes __ DESCHÊNES, A.-J. (1988)


E.  Étapes de l’activité d’écriture. Les scripteurs apprentis doivent se voir proposer un encadrement stratégique pour les aider à réaliser les différentes étapes de l’activité d’écriture.

F.  Évaluation. En France, Claudine GARCIA-DEBANC et Maurice MAS (1989) ont élaboré des critères pour une évaluation formative des écrits des élèves. La grille de classification des critères d’évaluation qu’ils proposent peut servir d’outil aux enseignants en leur désignant les lieux d’intervention pédagogique :

ENTRÉE \ UNITÉ

DISCURSIVE

INTERPHRASTIQUE

PHRASTIQUE

PRAGMATIQUE

• Prise en compte du destinataire

• Effet à produire

• Choix du type d’écrit

• Choix énonciatifs

• Choix de la progression thématique

• Choix des organisateurs textuels

• Choix des pronoms de conjugaison, des adverbes d’énonciation, des articles, etc.

SÉMANTIQUE

• Choix du type de texte

• Construction des isotopies

• Connaissance du monde

globalement respectée

• Maîtrise de l’anaphore

(substituts nominaux)

• Respect de la cohérence

sémantique locale

• Choix des connecteurs

• Maîtrise du lexique

• Acceptabilité sémantique

des propositions

• Connaissance du monde

localement respectée

MORPHOSYNTAXIQUE

• Maîtrise de la superstructure textuelle

• Choix de la perspective temporelle

• Respect de la cohérence

temporelle locale

• Maîtrise de l’anaphore pronominale,

des contraintes syntaxiques liées aux connecteurs et organisateurs

• Maîtrise des contraintes de l’orthographe, de la conjugaison,

de la syntaxe de la phrase

GRAPHIQUE

• Choix du support, des caractères, etc.

• Spatialisation

• Découpage en paragraphes

• Ponctuation

• Lisibilité graphique

• Ponctuation de la phrase

• Majuscules

Critères d’évaluation des écrits __ GARCIA-DEBANC, C. et MAS, M. (1989)

Les critères peuvent avoir un rôle à jouer dans le processus rédactionnel. Ils servent d’abord à lancer l’écriture, puis à relire et critiquer les textes produits en vue d’une éventuelle réécriture. Enfin, ils permettent de vérifier entre les consignes de départ et le produit final. Au Québec, le ministère de l’Éducation s’est fortement inspiré des fonctions de la communication de Roman JAKOBSON (1970) et des objectifs de contenu visant l’apprentissage du langage écrit de Joseph J. FOLEY (1971) pour rédiger le curriculum de français de l’enseignement primaire. À partir de 1986, le MEQ s’est également inspiré de la taxonomie de FOLEY pour mettre sur pied sa grille d’évaluation de l’habileté à communiquer par écrit. Cette grille propose cinq critères principaux, eux-mêmes répartis en plusieurs éléments : 1. la convenance au projet de communication, incluant le choix des informations et le choix du vocabulaire; 2. l’organisation du texte, incluant la cohérence et le découpage; 3. l’organisation de la phrase, incluant la structure et la ponctuation; 4. le code lexical, incluant l’orthographe d’usage; 5. le code grammatical, incluant les accords, la conjugaison et les homophones. À partir de cette première version de la grille de correction, le MEQ a apporté quelques modifications, au fil des années, particulièrement en distinguant plus clairement la cohérence de la cohésion. V taxonomie de Foley.

G.  Texte électronique. La transmission électronique de textes s’inscrit dans une complète réorganisation de l’« économie de l’écriture ». En assurant une possible simultanéité à la production, à la transmission et à la lecture d’un même texte, en unissant dans un même individu les tâches, toujours distinctes jusqu’ici de l’écriture, de l’édition et de la distribution, la représentation électronique des textes annule les distinctions anciennes qui séparaient les rôles intellectuels et les fonctions sociales. Du coup, elle oblige à redéfinir toutes les catégories qui, jusqu’à maintenant, habitaient les attentes et les perceptions des lecteurs. Il en va ainsi des concepts juridiques qui définissent le statut de l’écriture (copyright, propriété littéraire, droits d’auteur, etc.), des catégories esthétiques qui, depuis le XVIIIe siècle, caractérisent les œuvres (intégrité, stabilité, originalité), ou des notions réglementaires (dépôt légal, bibliothèque nationale) et bibliothéconomiques (catalogage, classement, description bibliographique) qui ont été pensées pour une autre modalité de la production, de la conservation et de la communication de l’écrit __ CAVALLO, G. et CHARTIER, R. (1997).

H.CN : apprentissage de l’*; atelier d’*; catalyseur pour l’*; didactique de l’*; dossier d’*; enseignement de l’*; évaluation de l’*; habiletés d’*; lecture/*; outil d’aide à l’*; simulation en *; situation d’*; stratégie d’*; tâche d’*; taxonomie des habiletés en *; troubles de l’*.

I.   CN __ écrire : savoir-*.

J.   CN __ écrit,e : besoin de communication *; code *; curriculum *; discours *; épreuve * à correction objective; expression *; production *.


ÉCRITURE GÉNÉRALE

Ens. lang. VA scripteur, B.


ÉCRITURE SCOLAIRE

Ens. lang. VA scripteur, B.


ÉCRITURE/LECTURE

Ens. lang./Ens. L2. V lecture/écriture.


ÉCRITURISATION

Alph./Éduc. (Belg.). Action qui vise à familiariser une personne avec la communication écrite de façon qu’elle parvienne à exprimer sa propre pensée par l’utilisation plus fréquente de l’écriture __ ARRIJS, O. (2000); DE BRABANDERE, K. (2000). V appropriation de l’écrit; lecturisation; maîtrise de l’écrit; rapport à l’écrit. EA atelier de lecture et d’écriture.


ÉDITER

v.

1. Gén. Publier un texte et le rendre disponible sous forme d’un livre, d’un enregistrement audiovisuel ou sur ordinateur.

2. Inf. En traitement de textes, apporter des modifications à un texte en mémoire.


ÉDITEUR

1.  Gén. Personne ou entreprise qui publie et diffuse les ouvrages d’un auteur.
2.  Inf. Application destinée à créer et modifier des textes et, plus particulièrement, à traiter des fichiers ASCII et, pour le programmeur, à traiter les instructions des programmes sources __ OQLF (2002). Syn. éditeur de texte(s); programme d’édition.


ÉDITION ÉLECTRONIQUE

Édum./Inf. VA didacticiel, N.9.


ÉDITION,S

1. Gén. (n.f.pl.). Maison qui publie et diffuse des œuvres intellectuelles ou artistiques. Les Éditions Guérin.

2. Biblio. (n.f. sing.). Action de faire paraître, de publier, de reproduire un document. Syn. publication __ ROUSSEAU, D., 09,10.92). Ensemble des exemplaires d’un document publié en une fois. Ex. : 2eédition __ id. Métier, activité de l’éditeur. Travailler dans l’édition __ id.

A. Édition/réimpression. Une édition peut faire l’objet d’une ou de plusieurs réimpressions __ id. Dans ce sens, une réimpression ne constitue pas une nouvelle édition. Pour que ce le soit, il faut que des apports, changements ou enrichissements majeurs aient été apportés à l’édition précédente.

B. CN : ré*.


ÉDITIQUE

n.f.

Inf. Méthode d’édition permettant de créer et de publier au moyen d’un microordinateur, de progiciels, de logiciels spécialisés et d’une imprimante de qualité des documents comparables à ceux obtenus par photocomposition __ OLF (2001). Syn. micro(-)édition. VA didacticiel, N.9.

Éditique/publication assistée par ordinateur. Il existe une grande confusion entre les notions de « publication assistée par ordinateur » et d’« éditique », de même que parmi les termes anglais et français qui les dénomment. Jusqu’à présent, la différenciation se basait essentiellement sur le matériel informatique nécessaire et la qualité des travaux que les logiciels pouvaient exécuter. La publication assistée par ordinateur exigeait des gros systèmes réservés aux professionnels de l’imprimerie et de l’édition, tandis que l’éditique pouvait se faire sur microordinateur. Comme le matériel informatique est de plus en plus puissant et que les logiciels utilisés par les professionnels sont devenus accessibles à tous, c’est surtout sur la catégorie d’utilisateurs et le type de travaux pris en charge par la publication assistée par ordinateur ou par l’éditique qu’on s’appuierait pour les différencier. Ainsi, il serait possible d’avancer que la publication assistée par ordinateur sert à réaliser des ouvrages d’envergure (journaux, livres) dans des entreprises dont c’est la vocation première, et que l’éditique est utilisée par quiconque possède le matériel et le logiciel nécessaires et veut préparer des documents (lettres d’information, dépliants, documents internes d’une entreprise, etc.), selon des critères de qualité professionnels __ id.


ÉDUCABILITÉ

n. f.

1.  Éduc. (Gén.). Disposition d’une personne à développer continuellement l’ensemble de ses potentialités. TA éducationnisme.

2.  Éduc. (Spéc.). Possibilité ou probabilité de réussite des apprentissages d’une personne dans une situation pédagogique globale.

3.  Péd. Capacité d’un sujet à tirer profit d’une situation pédagogique particulière.

A.  Facteurs. L’éducabilité d’une personne n’est pas fonction uniquement de ses attributs; l’éducabilité est tributaire de chacune des composantes et des relations présentes dans une situation pédagogique.

B.  Postulat. L’éducabilité de l’être humain est l’un des fondements de l’éducation.


ÉDUCABLE

Éduc. Qui peut devenir ou être éduqué. Ant. inéducable. Les êtres humains sont éducables.

CN : non *; retard mental *; retard mental semi-*.


ÉDUCATEUR,TRICE

1.  Éduc. (adj.). Se dit des personnes, des actes ou des comportements qui contribuent à l’éducation. La fonction éducatrice du sport. TA éducatif; éducationnel.

2.  Éduc. (n.). Personne qui contribue à l’éducation d’autres personnes ainsi qu’à sa propre éducation. L’enseignant est davantage qu’un animateur, qu’un dispensateur de connaissances ou qu’un entraîneur d’instruction; il est un éducateur. V discours pédagogique; modèle d’enseignement. VA éducatif, F. TA instructeur; pédagogue.

A.  Caractéristiques. Personne « congruente ». Il doit être exactement ce qu’il est, et non pas une façade, un rôle ou une prétention __ ROGERS, C. (1967). Le bon éducateur est celui qui ne s’attache pas à une méthode, mais qui étudie chaque élève individuellement (KRISHNAMURTI) __ MORIN, L. (1973). Notre tâche fondamentale, en tant qu’éducateurs, est de créer chez l’enfant le désir d’apprendre, et de développer chez lui une réelle soif de connaissances, de façon qu’un désir d’éducation motive et enrichisse continuellement sa vie entière __ KARLIN, S. M. et al. (1974) : trad. La recherche a montré que les enfants apprennent mieux avec des adultes spontanés, créatifs, en forme physiquement, qui les soutiennent, qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes, qui conçoivent leur rôle envers les élèves lents non pas comme un contrôle, mais comme une assistance pour les libérer. Les bons enseignants sont plus intéressés par le processus d’apprentissage que par l’atteinte des buts déterminés. Ils admettent leurs propres erreurs, évoquent leurs sentiments, favorisent la coopération, entretiennent des idées radicales chez leurs élèves, les encouragent à planifier leur travail et représentent des ressources qui vont bien au-delà de leur simple devoir. Faire mettre en rangs, humilier, réglementer, sont autant d’inhibitions au processus d’apprentissage __ FERGUSON, M. (1981). (...) il faut entendre l’ensemble des adultes œuvrant auprès des élèves __ CSE (1982a).

B.  Types. KOHLBERG et MAYER (1972) suggèrent trois types d’éducateurs : 1. Le traditionaliste croit que sa première tâche est de transmettre le savoir accumulé, les habiletés ainsi que les valeurs des générations passées. 2. L’humaniste romantique insiste sur la croissance spontanée et l’actualisation de soi, que l’enfant atteint par l’exploration de ses sensations et de ses idées personnelles. L’école de pensée humaniste valorise le développement émotif tel que la confiance en soi et la spontanéité plutôt que la performance scolaire formelle. 3. Le progressiste développemental s’appuie sur les prémisses philosophiques de l’œuvre de John DEWEY et inclut les données de PIAGET concernant les stades de développement. Il soutient que la fonction principale de l’éducateur est de favoriser le développement cognitif naturel de l’enfant, d’un mode cognitif à un autre, à l’aide d’activités appropriées à son âge spécifique. Le développement complet de chacun des stades est jugé plus important que l’accélération du développement au prochain stade supérieur. VA philosophie de l’éducation, A.

C.  CN : formation des *; para-*; psycho*.


ÉDUCATEUR,TRICE D'ADULTES

Gest. ens. F.f. Traduction littérale de adult educator. VA formateur, B.


ÉDUCATEUR,TRICE D'ATELIER PROTÉGÉ

Adapt. scol. Au Québec, expression qui correspond à l’expression française moniteur d’atelier.


ÉDUCATEUR,TRICE DE L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE

Adapt. soc. (Fr.). VA conseiller en insertion et probation de l’administration pénitentiaire, A.


ÉDUCATEUR,TRICE DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE (PJJ)

Adapt. scol./Adapt. soc. (Fr.). Spécialiste des jeunes en danger ou délinquants, agissant sur mandat d’un juge pour enfant __ ONISEP (1993).

Structures d’intervention. Les actions éducatives se font dans les foyers d’hébergement, en milieu ouvert et auprès des tribunaux __ id.


ÉDUCATEUR,TRICE PHYSIQUE

Éduc. phys./Kin. Spécialiste qui contribue à l’éducation, à la santé et à la qualité de vie d’autres personnes au moyen de l’activité physique.

A. Champs d’intervention. La Confédération des éducateurs et éducatrices physiques du Québec souhaite que l’éducation physique soit le « vecteur commun de notre profession auquel peuvent se rattacher et se reconnaître les différents secteurs d’intervention (enseignants, kinésiologues, entraîneurs, intervenants en plein air, chercheurs, spécialistes de l’éducation physique adaptée, etc.) » __ CEEPQ (1994).

B. Moyens. L’éducateur physique vise, par un ensemble de pratiques corporelles, de situations pédagogiques et de moyens didactiques, l’acquisition de connaissances, d’habiletés, d’attitudes et de comportements qui contribuent à l’éducation, à la santé et à la qualité de vie de la personne, donc à son développement __ id.

C. Objectifs. (...) les actes que les éducatrices et éducateurs physiques posent dans l’exercice de leurs fonctions visent d’abord « l’aspect éducationnel », et ce, dans n’importe quel milieu d’intervention (école, entreprise, municipalité, etc.) et à n’importe quelle période de la vie (enfance, adolescence, adulte, aîné). Cela implique que l’on se sente légitimé d’agir par les pratiques corporelles les plus appropriées sur les trois volets suivants : (a) la formation et le développement multidimensionnel de la personne (affectif, mental, physique, social, moral); (b) l’amélioration et le maintien de sa santé (physique, mentale, sociale) au moyen d’approches éducatives, préventives et thérapeutiques et (c) l’amélioration de sa qualité de vie __ id.

D. Pratiques corporelles. Parmi les pratiques corporelles les plus utilisées, on retrouve des activités sportives et d’expression (danse), de loisir et de récréation, de relaxation et de détente, de plein air et d’entraînement physique, de réhabilitation et de rééducation __ id.


ÉDUCATEUR,TRICE SPÉCIALISÉ,E

1.  Adapt. scol./Adapt. soc. (QC). Personne qui travaille auprès des enfants ou des adolescents en difficulté dans un établissement scolaire ou de rééducation __ OLF (1998). Technicien en éducation spécialisée. V en difficulté; technicien en éducation spécialisée. EA élève en difficulté; soutien à l’enseignement.

2.  Adapt. scol./Adapt. soc./Psychopéd. Personne qui intervient auprès d’autres personnes présentant différents problèmes : déficiences physiques ou psychologiques, troubles de la conduite, troubles mentaux ou troubles liés à la santé, et ce, afin de soutenir leur adaptation ou leur réinsertion sociale __ MEQ (2004).

A.  Milieu de travail (Fr.). En France, l’éducateur spécialisé peut être appelé à travailler soit : en internat où il a la responsabilité d’un groupe de jeunes en dehors des heures de classe ou d’atelier et le soutient dans son développement affectif et social; en externat, où il prend en charge les jeunes selon des horaires voisins des horaires scolaires. Dans ce cas, il travaille en collaboration avec une équipe multidisciplinaire; en foyer où il organise la vie quotidienne et les loisirs des jeunes. Il les aide à résoudre leurs problèmes et à conquérir leur autonomie; en prévention spécialisée dans le cadre d’un quartier, il établit des relations avec les jeunes pour les aider à surmonter leurs difficultés d’ordre affectif ou d’intégration sociale. Il agit alors sans mandat spécialisé; en milieu ouvert où il est mandaté par une autorité administrative ou judiciaire. Il accompagne un jeune dans les difficultés au sein de sa famille, dans son travail scolaire ou professionnel, dans son intégration sociale __ ONISEP (1987).

B.  Fonctions (QC). Les éducateurs spécialisés ne sont pas des enseignants; le plus souvent, il s’agit de techniciens en éducation spécialisée dont les fonctions principales consistent à appliquer et à adapter des techniques et des méthodes de rééducation dans le cadre de programmes destinés aux élèves en difficulté, en collaboration avec les psychoéducateurs et les enseignants __ CTEQ (1988).