Special | A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | ALL
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ÉCART À LA MOYENNEStat. Différence entre la valeur d’un score d’une distribution et la moyenne arithmétique de cette distribution. EA mesure de dispersion/de tendance centrale. A. Abrév. : EM. B. Utilité. L’écart à la moyenne est rarement utilisé; on lui préfère l’écart type, indice qui sert dans plusieurs calculs statistiques. | |
ÉCART ÉTALON/STANDARDStat. Syn. écart type. | |
ÉCART MOYENStat. VA écart type, F. | |
ÉCART SEMI-INTERQUARTILEStat. Syn. écart type. | |
ÉCART TYPEStat. Mesure statistique indiquant la variation des scores d’une distribution, plus précisément la dispersion des scores autour de la moyenne. Syn. déviation étalon/standard/type; écart étalon/standard; indice de dispersion. V variabilité; variance. VA normalisation, E. RN analyse factorielle. A. Symboles. L’écart type est aussi appelé « sigma », du nom de la lettre grecque s généralement utilisée pour le désigner. On utilises en référence à une population, et s dans le cas d’un échantillon. Pluriel : des écarts types. B. Utilité. L’écart type est utilisé lors d’une interprétation normative d’un résultat __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). Plus les scores se rassemblent autour de la moyenne, plus la valeur de l’écart type est petit, indiquant que les scores varient peu entre eux. Environ les deux tiers des scores sont compris dans la distance entre une valeur d’écart type en dessous de la moyenne et une valeur d’écart type au-dessus de la moyenne. C. Variance. Mathématiquement, l’écart type est la racine carrée de la variance :
Cette mesure tient son nom de ce que la distance qu’elle exprime est souvent utilisée comme unité de base pour mesurer l’écart des scores observés à la moyenne. D. Probabilité. Soit N nombres; p : fraction des 1; q : fraction des 0. écart type = $$\sqrt{pq}$$ E. Propriétés. Pour une distribution normale : – 68,27 % des scores sont inclus entre ͞x – et ͞x + ; – 95,45 % entre ͞x – 2 et ͞x + 2; – 99,73 % entre ͞x – 3 et ͞x + 3. Écart moyen.
= écart type pour une distribution normale Écart semi-interquartile.
Q = $$\frac{2}{3}$$ écart type $$(\frac{2}{3}=0,6745)$$ H. Score standard Z : si les déviations à partir de la moyenne sont données en unités de l’écart type, on dit alors que les déviations sont exprimées en unités standards ou en cotes Z. Ce concept est très utile pour la comparaison des distributions.
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ÉCHAFAUDAGE GÉNÉRALÉpist./Rech. Réseau de connaissances fondamentales qui forment la structure majeure d’un domaine de savoirs et d’activités. Syn. corps de savoirs. V éducation-discipline. VA approche, C. | |
ÉCHANGE D'ÉLÈVESAdm. scol./Org. scol. VA jumelage, B et C. | |
ÉCHANGE DE STAGIAIRESForm. prof. Accord passé entre deux ou plusieurs entreprises d’un même pays ou de pays différents et sur la base duquel elles peuvent réciproquement accueillir et engager des stagiaires __ BIT (1987). EA formation à l’étranger. | |
ÉCHANGE VERBALCom./Ens. lang./Ling. Unité minimale de la communication formée de deux énoncés, celui du locuteur et celui de l’interlocuteur quand il devient locuteur à son tour. Paire/suite d’énoncés. Dans la recherche anglophone, les « paires adjacentes » désignent les éléments du couple question/réponse, c’est-à-dire une paire d’énoncés. Selon le modèle de conversation de Eddy ROULET (1981), cette expression désigne également la suite des énoncés prononcés, autrement dit l’échange au complet. | |
ÉCHANTILLON n.m. Rech./Stat. Sous-ensemble d’éléments représentatif et restreint d’un tout. VA hypothèse nulle, D. < population. | |
ÉCHANTILLON À PLUSIEURS DEGRÉSRech./Stat. Syn. échantillon à plusieurs niveaux/en plusieurs étapes. | |
ÉCHANTILLON À PLUSIEURS NIVEAUXRech./Stat. Échantillon constitué de sujets qui proviennent de regroupements et de sous-regroupements échantillonnés aléatoirement à plusieurs reprises __ BERTRAND, R. et VALIQUETTE, C. (1986). Syn. échantillon à plusieurs degrés/en plusieurs étapes. EA échantillon stratifié. | |
ÉCHANTILLON ACCIDENTELRech./Stat. Échantillon non probabiliste obtenu à partir de sujets directement accessibles à l’expérimentateur. A. Exemple. Un enseignant veut faire certaines généralisations sur les étudiants de cinquième année. Il pourrait utiliser les élèves de sa propre classe de cinquième, car elle constitue un échantillon facilement accessible. B. Réserve. La prudence est de rigueur en regard de la généralisation des résultats, car il n’existe souvent aucune assurance que l’échantillon soit représentatif de la population visée. | |
ÉCHANTILLON ALÉATOIRERech./Stat. Échantillon probabiliste de sujets tirés aléatoirement d’une population cible, lequel échantillon est alors représentatif de cette population. EA échantillon stratifié. A. Utilité. Permet de faire des généralisations (inférences) à la population d’où provient l’échantillon. B. Exemple. Un responsable d’une école désire connaître l’opinion des jeunes sur la question des relations sexuelles. La population totale de ce regroupement scolaire comprend 400 élèves. Ce responsable peut choisir 50 élèves parmi la population totale en utilisant la méthode du chapeau ou en ayant recours à une table de nombres aléatoires. L’échantillon ainsi constitué sera alors représentatif de la population cible et le responsable pourra généraliser les résultats de l’échantillon à cette population spécifique. | |
ÉCHANTILLON ALÉATOIRE SIMPLERech./Stat. Syn.échantillon aléatoire. | |
ÉCHANTILLON AU HASARDRech./Stat. Syn. échantillon aléatoire. | |
ÉCHANTILLON EN GRAPPESRech./Stat.Échantillon constitué de sujets qui proviennent de regroupements choisis aléatoirement. Syn. échantillon par groupes. A. Utilité. Lorsqu’il est difficile ou coûteux d’obtenir un échantillon aléatoire ou stratifié, l’échantillon en grappes représente une solution de choix. B. Exemple : Le ministère de l’Éducation veut procéder à une enquête auprès des élèves de première année du primaire de la grande région métropolitaine concernant leurs habitudes alimentaires. Puisqu’il est peu pratique d’échantillonner parmi tous les élèves de première année, le ministère de l’Éducation pourrait décider de choisir au hasard les écoles (au lieu des élèves). Il faut noter que l’unité d’analyse est alors chaque école et non chaque élève. L’échantillon en grappes peut aussi être accidentel ou aléatoire, simple ou à plusieurs niveaux, ou stratifié. | |
ÉCHANTILLON EN PLUSIEURS ÉTAPESRech./Stat. Syn. échantillon à plusieurs niveaux/à plusieurs degrés. | |
ÉCHANTILLON GLOBALRech./Stat.Échantillon brut, tel que constitué initialement. | |
ÉCHANTILLON PAR GROUPESRech./Stat. Syn. échantillon en grappes. | |
ÉCHANTILLON STRATIFIÉRech./Stat.Échantillon constitué de sujets choisis aléatoirement à l’intérieur de strates bien définies de la population cible. A. Utilité. Permet d’augmenter la représentativité d’un échantillon de façon à pouvoir faire des généralisations plus justes à la population cible. B. Exemple : Un chercheur en éducation désire connaître l’opinion des directeurs des écoles secondaires concernant la prolongation de l’année scolaire de cinq jours. Le chercheur peut diviser sa population en strates selon le sexe des directeurs, leur niveau de scolarité, leur nombre d’années d’expérience comme enseignant, leur nombre d’années d’expérience comme directeur d’une école et, enfin, leur région. Puis, il choisit un échantillon aléatoire dans chaque strate pour finalement réunir tous ces échantillons en un échantillon global. L’échantillon ainsi stratifié peut comprendre le même nombre de sujets (ici des directeurs d’écoles) dans chacune des cases définies par les jonctions des strates. C’est la façon qui se prête le mieux aux méthodes statistiques courantes d’analyse de variance ou de covariance, mais on sacrifie alors la représentativité de l’échantillon global par rapport à la population visée. Pour conserver cette dernière caractéristique, et lorsque les méthodes de traitement statistique à appliquer aux données le permettent, on utilisera plutôt un échantillon stratifié pondéré. | |
ÉCHANTILLON STRATIFIÉ PONDÉRÉRech./Stat. Échantillon stratifié dont les sujets des différentes strates sont proportionnels au nombre total de l’échantillon global et correspondent aux mêmes proportions pour les mêmes strates de la population cible qu’il doit ainsi représenter. Ex. : S’assurer d’obtenir 51 % de filles dans l’échantillon puisque la population fréquentant une certaine école mixte serait de cette proportion. | |
ÉCHANTILLONNAGERech./Stat. Processus de détermination et de constitution d’un échantillon. | |
ÉCHANTILLONNAGE DOUBLERech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à prélever éventuellement un second échantillon selon l’information donnée par le premier __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). | |
ÉCHANTILLONNAGE MULTIPLERech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à prélever jusqu’à un nombre donné d’échantillons, la décision d’en prélever un nombre supérieur étant fonction des informations données par les échantillons précédents __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). | |
ÉCHANTILLONNAGE PROGRESSIFRech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à prélever des individus successifs, ou quelquefois des groupes successifs d’individus, mais sans fixer leur nombre à l’avance, la décision d’acceptation ou de rejet du lot étant prise dès que les résultats obtenus le permettent, selon une règle fixée à l’avance __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). | |
ÉCHANTILLONNAGE SIMPLERech./Stat. Procédé d’échantillonnage qui consiste à ne prélever qu’un seul échantillon par lot __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). | |
ÉCHANTILLONNAGE SYSTÉMATIQUERech./Stat. Échantillonnage dont la méthode consiste, en un premier temps, à agencer une population dans un ordre déterminé et, ensuite, à choisir les membres qui occupent un rang qui se répète à un intervalle fixe. Ex. : Inscrire tous les sujets expérimentaux sur une liste par ordre alphabétique et choisir ceux qui occupent les 5e, 10e, 15e, 20e, etc. rangs. | |
ÉCHAUFFEMENTÉduc. phys./Kin. Préparation physique et mental dans le but de réaliser une tâche motrice dans le but notamment d’accroître la chaleur et la souplesse des muscles. EA mise en train. F.f. réchauffement. | |
ÉCHEC SCOLAIREAdapt. scol./Diagn./Doc./Gest. app./Péd. Situation d’un élève qui n’atteint pas les objectifs des programmes d’études fixés par le système scolaire dans lequel il évolue. Ant. réussite scolaire. VA dépression, B et D; égalité des chances, P; sténosujet, C; taxonomie du développement psychosocial, E. A. Causes internes. Les causes internes de l’échec scolaire peuvent être regroupées en quatre catégories : la déficience intellectuelle, les troubles du comportement, les déficiences sensoriphysiques et les troubles spécifiques d’apprentissage. V déficience intellectuelle; troubles du comportement; troubles spécifiques d’apprentissage. B. Causes externes. Pour plusieurs auteurs, l’échec scolaire est avant tout un phénomène social. Des études ont permis de constater que les élèves en situation d’échec ne présentent pas tous des troubles spécifiques d’apprentissage. Le problème a alors été analysé sous son aspect socioculturel. En 1964, une étude de Philippe BOURDIEU et Jean-Claude PASSERON met en évidence l’inégalité entre les classes sociales face à l’éducation. Pour eux, les différences qui existent entre les élèves des différentes filières du cours secondaire sont des indices du phénomène social qui existe lorsqu’on aborde l’échec scolaire. Les élèves qui se dirigeaient du côté de la formation professionnelle étaient issus de milieux moins favorisés et plusieurs avaient déjà connu des échecs scolaires. À la fin des années 1960 et dans les années 1970, une étude du CRESAS montre que la majorité des élèves qui vivent un échec scolaire sont issus de milieux ouvriers ou de milieux défavorisés. On introduit alors la notion de handicapés socioculturels. Ces études plus approfondies démontrent qu’individuellement les parents d’enfants de milieux modestes peuvent mieux exprimer leurs attentes et que ces enfants ne sont pas aussi inadaptés qu’on le croyait. C’est l’adaptation de l’école à la personne qui a permis l’amélioration de la situation. La très grande majorité des personnes sont capables de communiquer et d’apprendre lorsqu’existent certaines conditions. Si certains participent peu ou n’apprennent pas à l’école, c’est que celle-ci ne leur en fournit pas les conditions __ CRESAS (1981). Aujourd’hui, les études font toujours état du même phénomène. Les élèves de milieux plus favorisés réussissent généralement mieux que ceux d’origine modeste. Une des explications avancées veut que la stimulation et le suivi dont ces enfants bénéficient dans leur milieu familial influencent positivement leurs résultats scolaires. Certaines méthodes pédagogiques non appropriées au style cognitif et d’apprentissage de l’élève peuvent aussi être une cause à l’échec scolaire. C. Sens populaire. Dans le langage populaire, les élèves en situation de redoublement sont considérés en échec scolaire. Or, cet échec peut être une situation temporaire. Pour les chercheurs dans le domaine de l’éducation, l’échec scolaire fait référence à une situation persistante qui peut conduire à l’abandon scolaire. | |
ÉCHELLE1. Doc. Devis ou instrument composé de plusieurs items interreliés logiquement ou empiriquement, utilisé pour assigner un nombre qui indique la qualité de l’information ou la quantité de la caractéristique mesurée. Ex. : Un test ou une batterie de tests dont on tire une classification graduée des sujets examinés, généralement en termes de niveaux de développement, telle l’échelle de Binet-Simon (1911). 2. Doc. Ensemble des règles d’assignation des nombres. Ex. : Déterminer la classification d’un sujet dans l’une ou l’autre de plusieurs catégories numériques ordonnées.Syn.échelle de mesure. 3. Stat. Suite finie de valeurs numériques dont les intervalles sont choisis selon une règle déterminée et dans laquelle on situe les faits ou les individus pour apprécier leurs différences par rapport à un ensemble. Ex. : échelle de Celsius, échelle d’attitude(s), échelle de comportement(s), échelle de croyance(s), échelle d’habileté(s), échelle d’intérêt(s). V graduation. A. Nature. En plus de sa graduation propre, une échelle est caractérisée par une moyenne et un écart type particuliers. B. Règles. Une échelle existe en toute situation de mesure; toute mesure fait appel à un ensemble de règles pour assigner des nombres à des objets ou à des événements; ce sont ces règles qui donnent un sens aux mesures (nombres assignés). Les autres définitions constituent des spécialisations dans le cadre de ce concept général, selon que l’on considère l’instrument de mesure lui-même ou les règles d’assignation des nombres ainsi que les propriétés mathématiques de ces nombres. C. Types. Selon le type de règles, on distingue souvent quatre types principaux d’échelle de mesure en éducation; à chaque type d’échelle correspond un ensemble d’opérations mathématiques admissibles permettant de transformer les nombres sans provoquer de distorsion à la structure de l’échelle. Pour cette raison, les quatre types d’échelle de mesure représentent les quatre principaux niveaux de la mesure. Ces niveaux ou types sont appelés échelle nominale,échelle ordinale(ou ordonnée), échelle d’intervalle (ou à intervalles égaux) et échelle de rapport (ou proportionnelle ou de proportions).
D. CN : éducation à l’* planétaire. | |
ÉCHELLE À INTERVALLESDoc./Stat. Syn. échelle d’intervalle. | |
ÉCHELLE À INTERVALLES APPAREMMENT ÉGAUXDoc./Stat. VA échelle d’intervalle, B. | |
ÉCHELLE À INTERVALLES ÉGAUXDoc./Stat. VA échelle d’intervalle, B. | |
ÉCHELLE CONTINUEDiagn./Doc./Stat. Échelle ordinale, à intervalles égaux, ou de rapport dont les points ou valeurs contiguës correspondent à de petites différences dans la variable continue mesurée. | |
ÉCHELLE D'APPRÉCIATIONDiagn./Doc. Instrument qui permet de consigner son opinion à propos des qualités d’un apprentissage ou d’une performance __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). Syn. échelle d’évaluation/de notation. V échelle de Likert. VA compétence, O. EA système de signes. Î instrument de mesure. Formes. Il y a plusieurs formes d’échelle d’appréciation; en voici deux exemples __ id.
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ÉCHELLE D'ATTITUDE(S)Diagn./Doc.Échelle qui permet d’apprécier l’orientation et l’intensité d’une attitude. V échelle de Likert. | |
ÉCHELLE D'ÉVALUATIONDiagn./Doc. Syn. échelle d’appréciation/de notation. | |
ÉCHELLE D'INTERVALLEDoc./Stat.Échelle de mesure permettant de préciser quantitativement les différences qui séparent les entités mesurées. Syn.échelle à intervalles. EA échelle de rapport. Î échelle quantitative. A. Propriétés. Les valeurs utilisées sont telles que les distances numériques égales représentent des distances égales sur le continuum réel de la caractéristique mesurée. Ex. : l’échelle thermométrique en degrés oF ou oC. Toutefois, le point zéro (origine) est fixé arbitrairement, quoique logiquement ou d’une façon conventionnelle, de sorte qu’il ne signifie pas l’absence totale de la caractéristique. Des unités égales et un zéro conventionnel définissent une échelle d’intervalle. Toutes les opérations mathématiques sont permises sur ces nombres, à l’exception des rapports entre deux valeurs; les rapports entre des différences de valeurs sont toutefois interprétables. B. Docimologie. Souvent en éducation, on postule que les résultats à des tests rigoureusement construits possèdent les propriétés d’une échelle d’intervalle. On parlera alors d’une échelle à intervalles, ou d’uneéchelle à intervalles égaux(equal-interval scale), ou encore d’une échelle à intervalles apparemment égaux(equal-appearing intervals scale). | |
ÉCHELLE DE COMPORTEMENT(S)Diagn./Doc. Échelle qui évalue les manières d’agir d’un individu en lui demandant d’indiquer à quelle fréquence il s’adonne à une activité particulière. Ex. : nombre de fois par semaine qu’un élève consacre à son conditionnement physique; nombre de volumes traitant d’éducation qu’un éducateur lit en une année. | |
ÉCHELLE DE LIKERTDiagn./Doc.Échelle de mesure des attitudes, des croyances et des jugements, comprenant de trois à onze catégories égales, s’étendant d’une extrémité inférieure à une extrémité supérieure de réponses possibles. Ex. : 1. très important; 2. important; 3. neutre; 4. peu important; 5. aucune importance. | |
ÉCHELLE DE LISIBILITÉEns. lang. VA lisibilité, C. EA formule/indice de lisibilité. | |
ÉCHELLE DE MESUREDoc./Stat. V échelle, 3. | |
ÉCHELLE DE NOTATIONDiagn./Doc. Syn. échelle d’appréciation/d’évaluation. | |
ÉCHELLE DE POURCENTAGESDiagn./Doc./Stat.Échelle dont l’étendue est de 0 à 100 %. Caractéristiques. Cette échelle est la plus utilisée dans le milieu scolaire. Elle présente cependant de sérieux désavantages : 1. elle n’a aucune moyenne déterminée; 2. elle n’a aucun écart type déterminé; 3. elle est non linéaire, c’est-à-dire que la valeur des unités de 1 % n’est pas la même à tous les endroits de l’échelle. En outre, comme ce n’est généralement pas une échelle derapport, on ne peut dire, par exemple, qu’un score de 80 % soit quatre fois supérieur à un score de 20 %. | |
ÉCHELLE DE PROPORTIONSDiagn./Doc./Stat. Syn. échelle de rapport. | |
ÉCHELLE DE QUOTIENTS INTELLECTUELSDiagn./Doc./Stat.Échelle dont la moyenne est 100, l’écart type de 15 et l’étendue normale de 55 à 145. Formule :
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ÉCHELLE DE RAPPORTDiagn./Doc./Stat. Échelle de mesure jouissant des mêmes propriétés que l’échelle d’intervalle, mais avec une valeur absolue (plutôt que conventionnelle) de zéro exprimant l’absence totale de la caractéristique mesurée et permettant l’utilisation de rapports entre des valeurs de l’échelle. Poids, grandeurs, etc. Syn. échelle de proportions/proportionnelle. EA échelle d’intervalle. Î échelle quantitative. A. Propriétés. Le point d’origine de l’échelle de rapport correspond à un zéro absolu; les échelons sont égaux. Ces propriétés permettent d’effectuer des relations significatives entre les mesures (ex. : une personne de 2 mètres est deux fois plus grande qu’une autre de 1 mètre). B. Docimologie. Jamais utilisée pour exprimer un rendement cognitif ou un attribut psychologique, l’échelle de rapport n’est utilisée en éducation que pour la mesure de caractéristiques physiques telles l’âge, la taille, etc. De toutes les échelles, l’échelle de rapport est la plus précise; elle est cependant la moins utilisée en éducation. | |
ÉCHELLE DE STANINESDiagn./Doc./Stat.Échelle des scores C dont les extrémités ont été ramenées à 1 et à 9. | |
ÉCHELLE DES SCORES CDoc./Stat. Échelle dont la moyenne est de 5, l’écart type de 2 et l’étendue de -1 à +11. EA échelle de stanines. Formule :
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ÉCHELLE DES SCORES HDoc./Stat.Échelle dont la moyenne est de 50, l’écart type de 14 et l’étendue normale de 8 à 92. Formule :
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ÉCHELLE DES SCORES TDoc./Stat. Échelle dont la moyenne est de 50, l’écart type de 10 et l’étendue normale de 20 à 80. Formule :
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ÉCHELLE DES SCORES ZDoc./Stat.Échelle dont la moyenne est de 0, l’écart type de 1 et l’étendue normale de -3 à +3. Syn.échelle en écarts réduits. V cote Z. VAécart type, H. Formule :
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ÉCHELLE DESCRIPTIVEDiagn./Doc./Stat. VA échelle d’appréciation. | |
ÉCHELLE DICHOTOMIQUEDiagn./Doc./Stat. Échelle de mesure ne comprenant que deux catégories. Types. L’échelle dichotomique peut être nominale (ex. : la variable sexe). Elle peut également être artificielle, c’est-à-dire lorsque la variable est continue, mais que seulement deux catégories sont utilisées pour regrouper deux étendues de cette variable, séparées par un point de césure (ex. : réussite-échec). | |
ÉCHELLE DISCRÈTEDiagn./Doc./Stat. Échelle de mesure comprenant deux catégories ou plus. V échelle dichotomique. EA échelle nominale. Types. L’échelle discrète peut être nominale. V échelle nominale. Elle peut aussi être ordonnée. Ex. : cinq catégories sur une échelle de désaccord-accord. Syn. échelle en catégories. | |
ÉCHELLE EN CATÉGORIESDiagn./Doc./Stat. Syn. échelle discrète. | |
ÉCHELLE EN ÉCARTS RÉDUITSDoc./Stat. Syn. échelle des scores Z. | |
ÉCHELLE NOMINALEDiagn./Doc./Stat.Échelle de mesure permettant de classer, de nommer ou d’énumérer des sujets ou des objets selon des propriétés qui n’ont pas de relation quantitative entre elles. Ex. :1. yeux bruns; 2. yeux bleus; 3. yeux noirs; 4. yeux verts; 5. etc. Syn.échelle qualitative. EA échelle discrète. A. Signification des nombres. Les nombres de l’échelle nominale ne sont que des repères; ils ne servent qu’à identifier l’appartenance à une catégorie discrète (v.g. : féminin = 1; masculin = 2). La seule relation permise est celle de l’équivalence des faits appartenant à la même catégorie. B. Mesure. Vu que l’ensemble des nombres n’est pas ordonné, certains auteurs prétendent qu’il ne s’agit pas à proprement parler de mesure ni d’échelle de mesure. D’autres affirment plutôt que c’est le niveau le plus simple de la mesure ou la plus élémentaire des échelles de mesure. Il n’y a cependant aucun intervalle entre les catégories. | |
ÉCHELLE ORDINALEDiagn./Doc./Stat. Échelle de mesure permettant d’indiquer l’ordre ou le rang des sujets ou des objets au regard d’une caractéristique définie sur un continuum. Le rang de chacun des élèves à un examen. Syn. échelle ordonnée. $$\epsilon $$ échelle quantitative. A. Différence de rangs. L’échelle ordinale se situe au niveau le plus simple de relations hiérarchiques entre les nombres d’une échelle continue. Il n’existe cependant pas une différence constante de la caractéristique entre tous les rangs consécutifs. La différence de score entre les élèves de rangs 1 et 2 n’est pas nécessairement la même qu’entre les élèves de rangs 2 et 3, etc. B. Stat. Les seules relations permises entre les nombres sont celles de plus grand (>), plus petit (<) ou égal (=), ce dernier exprimant l’équivalence des sujets recevant le même rang. Strictement, l’addition de rangs n’est pas permise : elle est dénuée de signification. | |
ÉCHELLE ORDONNÉEDiagn./Doc./Stat. Syn. échelle ordinale. | |
ÉCHELLE PROPORTIONNELLEDiagn./Doc./Stat. Syn. échelle de rapport. | |
ÉCHELLE QUALITATIVEDiagn./Doc./Stat. Syn. échelle nominale. | |
ÉCHELLE QUANTITATIVEDiagn./Doc./Stat. Ensemble des échelles où les valeurs numériques possèdent une signification mathématique. = ∑ {échelle d’intervalle/de rapport/ordinale}. | |
ÉCHELLE UNIDIMENSIONNELLEDiagn./Doc./Stat. Échelle qui ne mesure qu’une seule variable. | |
ÉCHELLE VERBALEDiagn./Doc. VA échelle d’appréciation. | |
ÉCHELON1. Adm. Position qui indique l’avancement d’un employé à l’intérieur d’une catégorie. 2. Doc./Stat. Intervalle sur une échelle. | |
ÉCHELON D’EXPÉRIENCEAdm. scol./Org. scol. (QC). Subdivision (en ordonnée) d’une échelle de traitements correspondant à l’année d’expérience qu’une enseignante ou un enseignant est en voie d’acquérir __ CEQ-CPNCC (1990). | |
ÉCHELONNAGEDoc./Stat. Syn. graduation. | |
ÉCLECTISME1. Gén. Caractère d’une personne qui manifeste des connaissances et des goûts divers et hétérogènes, sans exclusion. 2. Phi. Méthode philosophique visant à la constitution d’une nouvelle doctrine par la synthèse, la juxtaposition ou la conciliation de thèses retenues dans des systèmes philosophiques divers. A. Historique. Le mot apparaît d’abord dans un texte attribué à GALIEN (131-201 av. J.-C.) pour désigner une secte de médecins, puis dans un texte de DIOGÈNE LAËRCE, appliqué à Potamon d’ALEXANDRIE, ce dernier préconisant de choisir les meilleures thèses des divers systèmes afin d’en construire un nouveau qui se rapproche davantage de la vérité. Il a été repris par Victor COUSIN au XIXe s. et renvoie à l’école et à la philosophie de ce dernier qui se fonde sur la méthode éclectique __ LALANDE, A. (1976). B. Éclectisme/syncrétisme. On distingue l’éclectisme du syncrétisme. Ce dernier terme est toujours pris en un sens péjoratif pour désigner des tentatives de synthèse qui se contentent d’un rapprochement factice, arbitraire ou peu convainquant, de thèses demeurant disparates et incohérentes au terme du processus. C. Méthode éclectique : méthode d’enseignement de la lecture fondée sur les combinaisons de l’approche analytique et de l’approche synthétique. D. CN __ éclectique : méthode *. | |
ÉCOCENTRISMEERE. Courant de pensée dont les préoccupations sont centrées sur l’environnement de l’être humain. VA environnement, Q; pleinairisme, A. Étym. Du grec oikos, maison, habitat. | |
ÉCOCOMMUNAUTÉPol./Soc. Syn. communauté symbiosynergique. VA société, H. | |
ÉCODÉVELOPPEMENTÉcol./ERE/Sc. env. Application de connaissances et de concepts écologiques à un aménagement existant ou projeté __ DANSEREAU, P. (1989). | |
ÉCOFÉMINISMEÉcol./ERE. Doctrine radicale qui, s’opposant à la fois à l’environnementalisme et au féminisme humaniste, associe l’oppression de la femme (que l’on dit plus « naturelle » que l’homme) à celle de la nature. EA écologie fondamentale. | |
ÉCOLAGEAdm. scol. (Belg.; Fr.; Suis.). Frais de scolarité pour fréquenter une école privée ou suivre un cours de formation pratique dans divers domaines. Origine. Calque du terme anglais schooling, apparu en Belgique et en France, relié principalement à une formation pratique. | |
ÉCOLEn.f. 1. Gén. Source d’expérience et de savoir. Enfant élevé à l’école de la rue. 2. Spéc. Ensemble des partisans d’une doctrine philosophique, littéraire, artistique, etc.; le mouvement ainsi constitué; la doctrine elle-même __ CTEQ : rec. (11.82). Obédience, obéissance ou soumission à un courant de pensée. L’école positiviste/romantique. VA famille, F, G et I. 3. Adm. scol./Org. scol. Établissement d’éducation ou d’enseignement __ OQLF (2003). Entité institutionnelle placée sous l’autorité d’un directeur ou d’un responsable s’il n’y a pas de directeur, destinée à assurer, d’une manière ordonnée, l’éducation des élèves et les activités auxquelles prennent part ces derniers de même que les enseignants, les autres membres du personnel et les parents __ MEQ (1981). Établissement d’enseignement sous l’autorité d’une directrice ou d’un directeur et destiné à assurer la formation de l’élève, autre que celle ou celui inscrit aux services éducatifs pour les adultes __ CEQ-CPNCC (1990). Établissement ou espace qui regroupe un certain nombre de classes. École confessionnelle/de quartier/francophone. VA inadaptation scolaire, J; plan d’intervention, E. TA campus; cégep; collégial; constituante; directeur; établissement; lycée; polyvalente. EA école à classe unique/innovatrice/intégrée/ordinaire. 4. Gest. ens. Ensemble des élèves et du personnel d’un établissement d’enseignement __ OLF (2000). EA effectif enseignant/scolaire. 5. Péd. Forme particulière d’organisation de l’enseignement. Syn. enseignement : école primaire, école secondaire, école privée, école publique __ id. VA culture générale, A; modèle pédagogique, B. A. Établissement est le générique qui désigne tout lieu où l’on dispense un enseignement scolaire. Ce terme englobe les écoles, les cégeps, les universités, les instituts de recherche, mais ne sert pas à former leur nom. École est d’une utilisation plus restreinte. Il sert de générique dans la dénomination des écoles primaires et secondaires (ex. : école (primaire) Jacques-Cartier; école (secondaire) Louis-Hébert). Dans l’enseignement secondaire, on trouve aussi le générique polyvalente (ex. : polyvalente Jacques-Cartier). __ CTEQ (1988). B. Pavillon désigne une subdivision d’un établissement d’enseignement, auquel elle se rattache administrativement et matériellement. Une école ne peut pas porter le nom de « pavillon X » __ CTEQ (1990). C. F.f. Lorsque le contexte exige qu’une distinction soit faite entre une école spéciale et une école destinée à la majorité des élèves, on emploie le terme école ordinaire de préférence à école régulière, qui est un calque de l’anglais __ OLF (2003). D. F.f. En ce sens, académie est un anglicisme __ CTEQ (1988). V académie. E. F.f. On n’emploiera le terme collège que pour désigner un établissement d’enseignement collégial (...) On ne peut utiliser le terme collège pour désigner une école primaire, une école secondaire, un lycée, une polyvalente ou une école privée. (...) Dans le système scolaire français, un collège est un établissement d’enseignement secondaire __ id. F. Orthographe. Dans l’affichage (par exemple, sur la façade de l’école), le mot école prend la majuscule (ex. : École Louis-Hébert); dans tout autre contexte, le mot école ne prend pas la majuscule (ex. : je suis inscrit à l’école Louis-Jolliet). La même règle s’applique pour ce qui est des génériques cégep, collège, lycée, polyvalente et université __ id. G. Dénomination. La dénomination ne doit pas comporter d’élément précisant le type d’organisation interne. Par exemple, les mentions école privée, école innovatrice, école intégrée, école spéciale, école francophone ne doivent pas figurer dans la dénomination d’un établissement d’enseignement __ id. H. Grande école ou école supérieure désigne communément un type d’établissement d’enseignement universitaire __ id. I. F.f. Institut peut désigner un établissement d’enseignement collégial ou un établissement d’enseignement universitaire (et non une école primaire ou une école secondaire) __ id. J. Communauté éducative (sens 4). L’école est ici considérée du point de vue de ce qui est communément compris, par exemple, sous les appellations de langue de l’école, vie de l’école. C’est l’école vue par le personnel de direction, le personnel enseignant et les élèves. On a souvent parlé d’une communauté éducative __ id. K. École francophone/française; école anglophone/anglaise (QC). Il faut noter que toutes les écoles du Québec sont des écoles québécoises. Il n’y a pas d’« écoles françaises » ni d’« écoles anglaises », mais des écoles dont la langue d’enseignement est le français (souvent appelées écoles francophones) et des écoles dont la langue d’enseignement est l’anglais (souvent appelées écoles anglophones) __ id. L. École/enseignement. Avec le sens que lui donne la définition, école est souvent synonyme d’enseignement. Ainsi en est-il de l’école primaire qui est assimilée à l’enseignement primaire, de l’école confessionnelle qui est assimilée à l’enseignement religieux ou encore de l’école anglophone qui est assimilée à l’enseignement en anglais. Par exemple, rénover l’école primaire ou l’école secondaire signifie, dans ce contexte, repenser l’organisation de l’enseignement primaire ou secondaire. Se rattachent aussi à ce sens du terme école les syntagmes école d’été, école laïque __ id. M. Société. La société moderne a donné naissance à l’école-institution pour que certains objectifs y soient obligatoirement atteints par tous les citoyens __ BÉGIN, Y. (1970). N. Activité éducative/de gestion. Le lieu de rencontre de l’activité éducative et des activités de gestion, en étant la plus petite unité de gestion et la plus grande unité où s’exerce l’activité éducative __ FORTIN, R. (1980). O. École de la qualité (facteurs significatifs) __ GRÉGOIRE, R. (12.89) : a) Chaque établissement doit se donner des objectifs, et ceux-ci doivent, d’une part, être explicites, cohérents et formulés avec une grande clarté et, de l’autre, suggérer, en particulier dans le domaine de la formation intellectuelle des jeunes, des attentes élevées. b) Tout le personnel relié à un établissement, de même que des élèves qui le fréquentent et leurs parents, doivent avoir eu l’occasion de participer à l’élaboration de ces objectifs et à la définition de ces attentes et les avoir faits leurs. P. Caractéristiques des bonnes écoles __ BROSSARD, L. (12.89). Ces caractéristiques portent sur trois dimensions de l’école : 1. Le cadre de vie est accepté. Cette caractéristique compte plusieurs aspects. 1.1 La réglementation de la vie des élèves existe et elle est bien perçue. 1.2 La vie parascolaire est animée. 1.3 La responsabilisation des élèves est favorisée. 1.4 Les travaux scolaires sont bien perçus. Ils sont intéressants et fréquemment évalués. 1.5 Il règne un bon climat dans l’école. La résultante de cet ensemble de traits particuliers aux bonnes écoles, c’est un climat serein. 2. Les enseignants et les enseignantes accordent du soutien aux élèves. Ce soutien a de multiples aspects. Il concerne plus particulièrement l’écoute des enseignants, leur disponibilité pour des problèmes personnels, le suivi consécutif à la consultation d’un professionnel non enseignant par un élève, le soutien aux décrocheurs potentiels, l’encouragement à des travaux de qualité, l’information sur les moyens d’évaluation et les évaluations fréquentes. 3. Les cadres et le personnel ont une perception commune de la réalité scolaire. La vie à l’école est jugée positivement par l’ensemble du personnel de ces écoles et il existe une communauté de perception entre les cadres et le personnel. D’une certaine façon, il semble qu’il y ait davantage de transparence et de concordance dans les bonnes écoles que dans les autres. Q. Axiomes de la formation fondamentale au primaire et au secondaire __ LAVALLÉE, M. (02.92). 1. Par l’école, l’élève doit être mis en contact avec la beauté des créations humaines. 2. Par l’école, l’élève doit avoir accès à des enseignements qui lui donnent une clé d’interprétation de lui-même et une grille de compréhension de la vie. 3. Par l’école, l’élève doit être mis en contact avec la fraternité des hommes qui ont découvert le monde. 4. Par l’école, l’élève doit apprendre les habiletés fondamentales que sont l’analyse et la synthèse, l’approche expérimentale. 5. Par l’école, l’élève doit goûter l’Histoire, par laquelle les hommes ont fait naître le monde. Il doit avoir des clés de compréhension de la vie, du développement. 6. Par l’école, l’élève doit découvrir le goût, le sens des choses. 7. Par l’école, l’élève doit se sentir vivant, se développer, avec un sentiment de compétence, devenir capable de s’adapter aux situations de la vie. R. Fonctions individuelles. Au plan individuel, les fonctions des écoles formelle et informelle concernent le développement des potentialités de tous et chacun ainsi que l’acquisition progressive de l’autonomie. VA S. S. Fonctions sociales. En prônant l’acquisition d’une formation commune à des savoirs, à des habiletés, à des attitudes et à des valeurs, l’école de base vise la cohésion sociale. Conjointement, les écoles de base et de spécialisation contribuent aux développements individuel et social en qualifiant les individus pour assumer des rôles et des fonctions, ce qui favorise d’autant le fonctionnement et l’évolution d’une société. T. CN : adaptation à l’*; année à l’*; caisse des *; carte des *; classe préparatoire aux grandes *; climat d’*; commissaire d’*; conseil d’*; conseil fusionné d’* séparées de comté/de district; corporation-*; culture de l’*; directeur,trice (d’*); direction d’*; district d’* secondaires; effectif d’une *; équipe-*; fermeture d’*; formation en atelier-*; grande *; institutionnelle (*); pédagogie centrée sur l’*; professeur d’* pour déficients auditifs/visuels; professeur des *; projet d’*; vie de l’*; zone d’* séparées; zone d’* séparées rurales/urbaines; zone fusionnée d’* séparées. | |
ÉCOLE À CLASSE UNIQUEOrg. scol.École ne comportant qu’une seule classe __ OLF (1998). Syn. classe unique. EA classe à divisions/multiprogramme. A. Classe unique. Il arrive que, en discours, on retrouve l’expression classe unique pour désigner la classe de ce type d’école __ CTEQ (1985). B. Programme. La classe unique peut n’offrir que le programme d’une classe(ex. : celui de la 3e année du primaire) ou être une classe multiprogramme __ CTEQ (1988). | |
ÉCOLE À DOMICILEOrg. scol. Enseignement et activités d’apprentissage qui se déroulent à la maison, sous la direction d’un parent ou d’une personne engagée à cette fin, en réaction à la piètre réussite des élèves et aux autres malaises que l’on associe à l’école institutionnelle. | |
ÉCOLE ACTIVEFond. éduc./Org. scol./Péd. Conception et organisation de l’école fondées avant tout sur les intérêts, les besoins particuliers ainsi que sur la participation effective des élèves. VA traditionalisme, C. EA école coopérative; pédagogie active. A. Buts. L’école active se démarque de l’encyclopédisme; elle vise plutôt le développement global de la personne. B. Développement. PIAGET se fait défenseur de l’école active, puisque c’est par son activité ou son interaction avec le monde que l’enfant se construit lui-même. Comprendre, c’est en effet inventer ou reconstruire par réinvention. Si l’enfant est le principal agent de ce procès d’autoconstruction, il n’est par ailleurs pas le seul. Le maître doit l’initier à la méthode expérimentale, à la formulation d’hypothèses ainsi qu’à leur vérification, et fournir le contexte et le niveau expérimental requis. Il faudra, entre autres, à l’intérieur de chaque discipline procéder du plus concret au plus abstrait, puisque tel est le plan de développement de la pensée. Il faudra également respecter le rythme de développement de chacun, puisque le passage à un stade subséquent est en quelque sorte un saut qualitatif présupposant la coordination et la projection sur un plan supérieur des acquis du stade précédent __ GOHIER, C. (1990). | |
ÉCOLE ALTERNATIVE1. Adm. scol./Péd. (Gén.). Type d’école qui offre une solution de rechange aux préceptes scolaires qui ont généralement cours à une époque et dans un contexte. V alternative. EA école communautaire/coopérative; éducation/pédagogie alternative. 2. Adm. scol./Péd. (Spéc.). École dont la gestion et la pédagogie sont différentes de celles de l’école traditionnelle. F.f. Ne pas utiliser école alternative pour désigner école innovatrice. | |
ÉCOLE ANGLAISEOrg. scol. Établissement d’enseignement d’Angleterre.VA école, K. | |
ÉCOLE ANGLOPHONEOrg. scol. École dont la langue d’enseignement est l’anglais. VA école, K. | |
ÉCOLE COMMUNAUTAIREAdm. scol./Cur./Did.École dont le personnel travaille de concert avec des représentants de la collectivité pour définir les buts de l’école et déterminer les moyens de les atteindre __ MEO (1975); école de quartier aidant une communauté à acquérir un sentiment d’identité collective, d’engagement et d’appartenance __ MEO (1977). EA éducation communautaire. A. Nature. Endroit ouvert à tous où l’éducation et la vie sociale s’unissent et s’influencent l’une l’autre __ MEO (1977). B. Éléments : 1. programmes et projets destinés à encourager les particuliers et les groupes à utiliser les écoles; 2. programmes scolaires axés sur la collectivité; 3. participation de la collectivité à l’éducation; 4. le comité école-communauté, un lien avec la collectivité; 5. le coordonnateur d’école communautaire __ GAYFER, M. (1980). | |
ÉCOLE CONFESSIONNELLEAdm. scol./Org. scol. VA école, L. | |
ÉCOLE COOPÉRATIVEFond. éduc./Org. scol./Péd.École dont les orientations et les politiques pédagogiques sont déterminées en collaboration par les divers agents d’éducation : parents, enseignants et administrateurs scolaires. EA école active; éducation coopérative. | |
ÉCOLE D'AGRICULTUREEns. sup. Syn. collège d’agriculture. | |
ÉCOLE D'APPLICATIONForm. prof./Org. scol. (Fr.). Établissement où les officiers et les sous-officiers de l’armée reçoivent la formation technique et professionnelle relative à leur arme. | |
ÉCOLE D'ARTEns. sup./Org. scol. École consacrée à l’enseignement des arts __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. | |
ÉCOLE DE BASEAdm. éduc./Cur./Gest. ens./Org. scol. École des ordres primaire et secondaire dont la finalité est d’assurer à tous les élèves une éducation fondamentale, c’est-à-dire les compétences de base (connaissances, habiletés, attitudes) qui sont jugées essentielles de façon que ceux-ci possèdent les préalables nécessaires pour contribuer significativement au fonctionnement et à l’évolution de leur société particulière, pour poursuivre d’une manière plus autonome le développement de l’ensemble de leurs potentialités et pour pouvoir, s’il y a lieu, entreprendre éventuellement une formation intellectuelle et/ou professionnelle qui correspond à leurs dispositions individuelles. VA égalité de traitement, B; justice égalitaire, B. EA école de culture générale/de spécialisation; éducation culturelle/démocratique/fondamentale/globale; socle de compétence. A. Mission : maîtrise par tous les élèves des compétences (démarches de pensée) et des connaissances jugées indispensables ou essentielles __ CRAHAY, M. (1997). B. Justice corrective. Pour l’école de base, il nous semble devoir réclamer la justice corrective. Usant de dispositifs de discrimination positive et traquant tous les mécanismes par lesquels s’opère le renforcement des inégalités de départ — qu’elles soient d’origine naturelle, sociale ou scolaire — l’école de base, (...) devrait se donner pour idéal l’égalité des acquis fondamentaux. Le redoublement d’une année ne devrait être toléré que dans des cas très exceptionnels. Les compétences essentielles étant définies, les enseignants seraient tenus d’en faire acquérir la maîtrise par tous les élèves. Cela ne les dispenserait pas de susciter le développement d’autres compétences qui ne figureraient pas dans la liste des socles __ id. | |
ÉCOLE DE CULTURE GÉNÉRALEOrg. scol. (Suis.) Syn. école du degré diplôme (EDD). EA école de base. | |
ÉCOLE DE FORMATION PROFESSIONNELLEForm. prof./Org. scol.Établissement d’enseignement destiné à préparer les jeunes et les adultes à occuper un emploi et qui dispense des cours aux ordres secondaire et supérieur, ainsi que des programmes de formation complémentaire. École de formation professionnelle/technique. Les fonctions et les objectifs de l’école professionnelle ont tendance à recouvrir ceux de l’école technique; ces deux termes sont d’ailleurs souvent utilisés comme synonymes dans divers systèmes nationaux d’enseignement __ BIT (1987). Le terme technique est également utilisé à des degrés supérieurs de formation. | |
ÉCOLE DE LA DEUXIÈME CHANCEOrg. scol. Enseignement parallèle à l’enseignement conventionnel et destiné à permettre à ceux qui ont quitté l’école de poursuivre ou de reprendre leurs études __ BIE-UNESCO. | |
ÉCOLE DE LA QUALITÉCur./Org. scol./Péd. École dont les idéaux et les critères de succès sont élevés, et dont l’infrastructure pédagogique est suffisamment développée pour permettre la meilleure réussite des apprentissages pour tous et chacun des élèves. Syn. école de la réussite. V égalité des acquis/des chances. VA école, O. | |
ÉCOLE DE LA RÉUSSITECur./Org. scol./Péd. Syn. école de la qualité. V pédagogie de la réussite. | |
ÉCOLE DE SPÉCIALISATIONAdm. éduc./Cur./Gest. ens./Org. scol. Faisant suite à l’école de base, école où les élèves acquièrent une formation qui correspond à une orientation intellectuelle (littéraire, mathématique, scientifique) ou à une destination professionnelle particulières. EA école de base/spécialisée; éducation spécialisée. A. Mission : qualification professionnelle et répartition des rôles et positions sociales __ CRAHAY, M. (1997). B. Justice méritocratique ou distributive. Pour l’école de spécialisation, nous souhaitons d’abord le respect du principe de la reconnaissance des mérites. L’orientation dans les différentes filières de formation devrait répondre aux exigences de transparence, de rigueur et d’objectivité. Puisqu’une sélection entre les individus s’opère inévitablement dans tout système d’enseignement, attachons-nous à ce qu’elle prenne place le plus tard possible dans le cursus. Exigeons que ces critères précis soient définis et que les dispositifs d’évaluation pronostique opèrent selon des règles strictes et connues de tous. Refusons pour les enseignants la confusion de rôles à laquelle les contraint la situation actuelle : il n’est pas sain qu’ils soient simultanément formateurs et évaluateurs, juges et parties. De façon à la fois plus précise et plus nuancée, efforçons-nous de construire des dispositifs où doivent s’articuler évaluation interne (celle des enseignants) et évaluation externe (celle de juges extérieurs ou d’épreuves standardisées). Peut-être faut-il oser se montrer plus exigeant encore pour cette école de spécialisation? Car, si nous attendons que tous les enfants sortent de l’école de base avec la pleine maîtrise des compétences jugées indispensables à tout citoyen du XXIe siècle, ne faut-il pas demander à l’école de spécialisation qu’elle dote tous les individus d’une qualification de qualité? À côté du droit à l’éducation de base pour tous, ne faudrait-il pas ériger un droit à la qualification pour tous? (...) ne devrait-on pas faire obligation à la société de donner à chacun de ses membres une spécialisation professionnelle valorisable sur le marché de l’emploi, autrement dit, de garantir l’employabilité de tous? __ id. | |
ÉCOLE DES ÉTUDES SUPÉRIEURESEns. sup./Org. scol. Division d’une université qui fournit des programmes de deuxième et troisième cycles universitaires ainsi que des programmes conduisant à l’obtention de diplômes professionnels __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. A. Autres fonctions. L’école d’études supérieures peut aussi être responsable de l’administration de programmes de recherche pris en charge par les professeurs __ id. B. QC. Faculté des études supérieures, Direction des études supérieures ou encore Bureau des études supérieures; dans le réseau de l’Université du Québec, le directeur de ce bureau s’appelle le doyen des études avancées et de la recherche. | |
ÉCOLE DES GRADUÉ(E)SAdm. scol./Gest. app./Gest. ens. F.f. Traduction littérale de l’expression anglaise graduate school; dire plutôt direction administrative des études avancées/des hautes études/du second cycle des études supérieures. VA cycles supérieurs, C. | |
ÉCOLE DU DEGRÉ DIPLÔME (EDD)Org. scol. (Suis.). École de formation générale, sans spécialisation et mettant l’accent sur les relations humaines, l’orientation scolaire et professionnelle, et la préparation à une formation professionnelle plus exigeante. Syn. école de culture générale. | |
ÉCOLE ÉLÉMENTAIREAdm. scol./Org. scol. F.f. Dire plutôtécole primaire. | |
ÉCOLE ENFANTINEOrg. scol. (Suis.). École maternelle. | |
ÉCOLE FRANÇAISEOrg. scol. Établissement d’enseignement de France.VA école, K. | |
ÉCOLE FRANCOPHONEOrg. scol. École dont la langue d’enseignement est le français. VA école, G et K. | |
ÉCOLE HUMAINECur./Gest. ens./Org. scol./Péd. Institution sociale, de gestion consultative, qui tient compte des différences individuelles des élèves, qui personnalise leur apprentissage, qui intègre leurs activités socioculturelles et scolaires et qui facilite la communication et le dialogue entre les divers participants dans les activités conjointes scolaires et parascolaires __ ZAYED, R. (06.86). Indices : 1. La relation adulte/élèves, à l’école, s’intensifie par la « déstructuration » des heures d’enseignement à l’horaire. C’est-à-dire que le temps libre permet des rencontres qui donnent naissance à des dialogues et ainsi à des relations humaines, en autant que les adultes soient disponibles. 2. La flexibilité des horaires présente les cadres les plus accommodants aux rencontres d’apprentissage et aux relations interpersonnelles. Celles-ci s’avéreront positives et fructueuses en autant qu’elles soient teintées de respect mutuel et de dialogue détendu. 3. L’attitude et le comportement des membres de l’équipe de direction sont des facteurs déterminants pour l’humanisation des écoles secondaires, influençant essentiellement le comportement des enseignants, la mise en application d’un esprit démocratique et d’un processus de consultation __ id. | |
ÉCOLE INDIVIDUALISÉEPéd. Infrastructure pédagogique centrée sur les caractéristiques des apprenants, significatives de la réussite de leurs apprentissages, de façon à assurer la plus parfaite harmonie sujet-objet-agent pour l’ensemble des objectifs prévus dans les programmes d’études. V milieu scolaire individualisé. | |
ÉCOLE INFORMATISÉEÉdum. V bureautique scolaire. | |
ÉCOLE INNOVATRICEOrg. scol./Péd. École dont l’organisation est définie en fonction, surtout, de pédagogies nouvelles et de rapports plus étroits entre la direction, les enseignants, les parents et les élèves __ OLF (1998). VA discours pédagogique, 2; école, G; école ordinaire, C. A. Termes rejetés : Il ne faut employer ni école alternative, ni école optionnelle pour école innovatrice __ OLF (1998). B. Nature. École innovatrice est un terme descriptif servant à désigner tout type d’établissement d’enseignement primaire ou secondaire qui se distingue surtout par sa pédagogie ou son mode de gestion d’un établissement d’enseignement ordinaire (parfois appelé traditionnel, sans connotation péjorative) __ CTEQ (1988). C. Dénomination. L’adjectif innovatrice ne fait pas partie de la dénomination d’un établissement d’enseignement; on dira école primaire Les poissons rouges (et non école primaire innovatrice Les poissons rouges) __ id. | |
ÉCOLE INSTITUTIONNELLEOrg. scol.F.f. Dire plutôt école intégrée. VA école intégrée, B. | |
ÉCOLE INTÉGRÉEAdm. scol./Org. scol. (QC). Entité administrative formée par la réunion de plusieurs écoles sous une même direction __ OLF (2002). Syn. établissement intégré. VA école, G; intégration, F. A. Exemple. Pour des raisons administratives, deux ou plusieurs écoles (bâtiments scolaires) sont réunies sous une même direction pour constituer une école primaire __ CTEQ (1985). B. Termes rejetés. Le terme école intégrée a été retenu de préférence à école institutionnelle, car l’adjectif institutionnel est employé pour qualifier ce qui est relatif aux institutions de l’État __ OLF (2002). C. Dénomination. On évitera d’inclure dans le nom d’une école l’adjectif intégré, car il s’agit d’un élément d’ordre administratif qui ne fournit aucun renseignement sur la nature de l’enseignement donné dans cet établissement __ id. D. Bâtiment. Comme les écoles ainsi réunies ne sont habituellement pas situées sur le même terrain, on désigne chaque bâtiment par le terme école, car pavillon désigne un bâtiment situé sur le même terrain que le bâtiment auquel il est rattaché __ id. | |
ÉCOLE MATERNELLEÉduc. présc./Gest. ens./Org. scol. École qui accueille les enfants avant l’âge de la scolarité obligatoire. V maternelle. Usage. Maternelle est la forme elliptique d’école maternelle. | |
ÉCOLE NATIONALE PROFESSIONNELLE (ENP)Form. prof./Org. scol. (Fr.). Établissement public d’enseignement secondaire destiné à la formation technique, industrielle et commerciale. EA collège technique. | |
ÉCOLE NEUTREAdm. scol./Org. scol.École qui ne se réfère à aucune confession religieuse. Syn.école non confessionnelle. $$\epsilon$$ enseignement non confessionnel. | |
ÉCOLE NON CONFESSIONNELLEAdm. scol./Org. scol. Syn. école neutre. | |
ÉCOLE NORMALEEns. sup./Gest. ens./Org. scol. Établissement de l’enseignement public ou privé, chargé de la formation des enseignants du primaire, particulièrement en France, mais aussi dans plusieurs autres pays. A. France. Chaque département doit posséder son École normale. Les postulants des deux sexes au concours d’entrée doivent être Français, bacheliers et exempts de toute condamnation judiciaire. La formation des étudiants dure trois ans, comporte un stage en classe et peut mener à l’obtention d’un DEUG. Les élèves-instituteurs sont rémunérés en tant que fonctionnaires stagiaires, en contrepartie d’un engagement décennal. B. Québec. Au Québec,les Écoles normales ont été abolies dans la foulée des réformes découlant du Rapport Parent. La formation des éducateurs se fait maintenant à l’Université. | |
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEUREEns. sup./Gest. ens./Org. scol. (Fr.). Établissement de l’enseignement public chargé de la formation des enseignants du secondaire et donnant accès à l’agrégation. A. Type d’ENS On distingue notamment : • L’École normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, fondée dès 1794, maintenant rattachée à l’Université de Paris, qui abrite une section littéraire et plusieurs laboratoires scientifiques liés au CNRS • L’École normale supérieure de Saint-Cloud, fondée en 1880, qui s’oriente maintenant plus spécialement vers la formation des enseignants du second degré, tant dans les disciplines littéraires que scientifiques. B. Formation. Les ENS recrutent par voies de concours ouverts aux bacheliers de 18 à 23 ans. Elles ne délivrent aucun diplôme, mais après quatre années de formation, les étudiants aboutissent aux concours de l’enseignement secondaire ou font de la recherche. • L’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) de Cachan, qui s’occupe de la formation des professeurs de l’enseignement général ou spécialisé des lycées techniques, des collèges et d’autres établissements spécialisés comme le Conservatoire national des arts et métiers. | |
ÉCOLE NOUVELLEFond. éduc./Org. scol./Péd. VA traditionalisme, C. | |
ÉCOLE OPTIONNELLEPéd. F.f. Ne pas utiliser école optionnelle pour désigner école innovatrice. V école alternative. | |
ÉCOLE ORDINAIREGest. ens./Org. scol./Péd. Établissement d’enseignement primaire ou secondaire où l’enseignement est dispensé selon les méthodes pédagogiques conçues pour la majorité des élèves __ OLF (1998). VA école, C; école innovatrice, B. EA classe ordinaire; école innovatrice. A. Terme rejeté : école régulière __ OLF (1998). B. Emploi. Le terme école ordinaire ne s’emploie que dans des contextes où il faut marquer l’opposition entre ce type d’établissement et les écoles spéciales, autrement le seul terme école est utilisé __ OLF (1998). C. École ordinaire/innovatrice/traditionnelle.École ordinaire peut s’opposer, sous certains aspects, à école innovatrice quoique, à ce dernier terme, on oppose plutôt école traditionnelle __ CTEQ (1988). D. Dénomination. École ordinaire ne peut entrer dans la composition du nom d’une école. Ainsi on pourra dire que l’école Jeanne-Mance est une école ordinaire (par opposition à école spéciale), mais on ne pourra dire que les élèves handicapés ont été intégrés à l’« école ordinaire Jeanne-Mance » __ id. | |
ÉCOLE PARALLÈLEOrg. scol. Ensemble des moyens et des institutions, autres que ceux appartenant au système d’éducation formel, dont se dote une société pour parfaire et assurer la continuité de sa fonction éducative (médias, bibliothèques, centres de loisirs, musées, associations, etc.). | |
ÉCOLE PASSIVEFond. éduc./Org. scol./Péd. VA traditionalisme, C. | |
ÉCOLE PERSONNALISÉEPéd. École dont le cachet principal est d’être centrée sur les besoins, les aspirations et les autres caractéristiques, significatives de la réussite des apprentissages, des apprenants et des éducateurs. V milieu scolaire personnalisé. | |
ÉCOLE POLYVALENTEOrg. scol. (QC). École d’enseignement secondaire dispensant une formation générale et/ou une formation professionnelle par le biais de multiples options. VA école, Aet F. Acception. Une école n’est qualifiée d’école polyvalente que si elle dispense une formation professionnelle. Une école secondaire où n’est dispensé que l’enseignement général ou que l’enseignement du premier cycle du secondaire n’est pas une polyvalente __ CTEQ (1982). | |
ÉCOLE PRÉPARANT À LA MATURITÉOrg. scol. (Suis.). École faisant suite aux écoles du premier cycle secondaire et préparant le certificat de maturité qui donne accès à toutes les facultés de l’enseignement supérieur (université et écoles polytechniques). | |
ÉCOLE PRIMAIREGest. ens./Org. scol. Cheminement et organisation scolaires entre l’école maternelle et l’école secondaire. VA cours élémentaire, A; école, A; établissement, E et F. EA enseignement primaire. A. École élémentaire. La dénominationécole élémentaire est une persistance d’un vocabulaire périmé; c’est le motprimaire qu’il serait logique de conserver __ MEQ (1968). B. Suisse. Par « école primaire », nous entendons l’enseignement élémentaire qui est donné par un seul maître pour toutes les branches dans des classes non divisées, hétérogènes. L’école primaire dure dans la majorité des cantons 6 ans, dans d’autres 5 ans, dans certains d’entre eux 4 ans. Au cours des années, de nouvelles disciplines sont intégrées dans le plan d’études, comme la géographie, l’histoire suisse, l’histoire générale, les sciences naturelles, etc. __ EGGER, E. (1984). | |
ÉCOLE PRIVÉEOrg. scol. VA école, G. | |
ÉCOLE PROFESSIONNELLEForm. prof./Org. scol. (Fr.). Établissement d’enseignement technique qui prépare à l’exercice d’un métier. | |
ÉCOLE PROFESSIONNELLE PRIVÉEEns. sup./Org. scol. (Ont.). École qui dispense un enseignement professionnel d’une manière directe ou par correspondance et qui est différente d’un collège ou d’une école d’arts appliqués et de technologie, d’une université reconnue par le ministère des Collèges et Universités ou d’une école ou cours d’instruction soumis à toute autre législation __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. | |
ÉCOLE PROGRESSIVECur./Did./Péd. VA design pédagogique, C.1. | |
ÉCOLE RÉGULIÈREGest. ens./Org. scol. F.f. Expression rejetée dans le sens d’école habituelle. VA école, C; école ordinaire, A. | |
ÉCOLE RÉNOVÉEFond. éduc./Org. scol./Péd. VA traditionalisme, C. | |
ÉCOLE SANS DEGRÉSGest. ens./Org. scol. F.f. De l’anglais nongraded school; dire plutôt école par classes d’âge. VA enseignement primaire, A. | |
ÉCOLE SECONDAIRE1. Adm. scol./Org. scol. (QC). Établissement public d’enseignement faisant suite à l’école primaire et précédant l’ordre collégial. VA polyvalente, A. TA lycée; polyvalente. 2. Cur. Durée des études de l’ordre secondaire. Avoir complété son école secondaire. A. Formation. L’école secondaire fournit une formation d’ordre général ou professionnel. B. CN : district d’*. | |
ÉCOLE SÉPARÉE RURALEAdm. scol./Lég. scol. École séparée pour catholiques située dans un canton ou un territoire sans organisation municipale qui ne fait pas partie d’une zone fusionnée d’écoles séparées de comté ou de district __ MEO (1980). | |
ÉCOLE SÉPARÉE URBAINEAdm. scol./Lég. scol. École séparée pour catholiques située dans une municipalité urbaine __ MEO (1980). CN : zone d’*. | |
ÉCOLE SPÉCIALEAdapt. scol./Org. scol. Établissement destiné à offrir des services éducatifs adaptés aux élèves handicapés en raison d’une déficience d’ordre physique, sensoriel, intellectuel ou psychologique. École pour personnes handicapées physiques; institution pour personnes aveugles, etc. VA classe spéciale, D; école, G. EA classe spéciale/spécialisée; enseignement spécial; pédagogie curative. | |
ÉCOLE SPÉCIALISÉEOrg. scol. École dont le programme d’études vise une formation particulière auprès d’un effectif scolaire homogène d’élèves ayant des habiletés et des intérêts en commun. École spécialisée en formation athlétique, musicale, technique, etc. EA école de spécialisation. | |
ÉCOLE SUBVENTIONNÉEAdm. scol./Lég. scol. École privée qui reçoit une allocation du gouvernement sur les fonds votés pour l’éducation __ Loi sur l’Instruction publique du Québec (1964). | |
ÉCOLE SUPÉRIEUREOrg. scol. VA école, H. | |
ÉCOLE SUR MESURECur./Péd. VA égalité de traitement, C. | |
ÉCOLE TECHNIQUEForm. prof. VAécole de formation professionnelle. | |
ÉCOLE TRADITIONNELLEOrg. scol./Péd. V éducation traditionnelle. VA école innovatrice, B; école ordinaire, C. | |
ÉCOLIER,IÈREAdm. scol./Gest. app. Terme plus spécifique à un enfant qui fréquente une école primaire. Jeune élève qui fait des études primaires __ OLF (1998). VAélève, J; maternelle, D. TA étudiant; sujet. A. Adulte. Une personne adulte qui, dans le cadre scolaire, poursuit des études équivalant aux études primaires, est appelée élève __ CTEQ (1988). B. Écolier/élève. Écolier est un terme spécifique; élève est un terme générique. Aussi peut-on dire d’un écolier qu’il est un bon élève ou un mauvais élève __ id. C. Préscolaire. Comme l’éducation préscolaire ne fait pas partie de la scolarité proprement dite, l’enfant qui fréquente une maternelle n’est appelé écolier ou élève qu’à des fins statistiques __ id. | |
ÉCOLOGIERech./Sc. Science qui étudie « les conditions d’existence des êtres vivants et les interactions de toutes natures qui existent entre ces êtres vivants et leur milieu » __ HAECKEL, E. (1866). Science des rapports des êtres vivants entre eux et avec leur milieu __ DANSEREAU, P. (1989). Science ayant pour objet l’étude des interrelations entre les organismes vivants et leur milieu biotique et non biotique. V autoécologie; écologie de l’éducation/humaine; synécologie. VA écologisme, E et F; égalité des chances, P; science de l’environnement, D. TA biologie; environnement; milieu. EA éducation relative à l’environnement. A. Étym. Du grec oikos, demeure, habitat, maison et logos, science; terme proposé par le naturaliste allemand Ernst HAECKEL en 1866. B. Historique. L’écologie est une science de synthèse, qui emprunte ses méthodes et ses concepts à diverses sciences (biologie, botanique, zoologie, génétique, etc.) pour étudier les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Le terme a été créé en 1866 par l’Allemand Ernst HAECKEL (1834-1919), partisan de la théorie évolutionniste de Charles DARWIN (1809-1882). Au début, cette science s’est contentée d’observations et d’explorations en milieu naturel. À la longue, elle a pour ainsi dire universalisé son champ d’application, jusqu’à s’intéresser à l’homme, à son environnement, aux dimensions planétaires et à l’avenir de son espèce. Selon Eugene P. ODUM (1971), l’intérêt de l’être humain pour l’étude de l’habitat s’est manifesté à l’aube de l’humanité. Pour survivre et se développer, l’humain a dû percer les secrets de son environnement pour le connaître et le comprendre. Les écrits des philosophes grecs témoignent également de préoccupations de nature écologique. C’est cependant avec la création du terme, la précision de son objet d’études et le développement d’un schème conceptuel de cette discipline que l’écologie devient une science « consciente d’elle-même » __ DELÉAGE, J.-P. (1991). C. Buts. L’écologie vise à établir les lois qui règlent les rapports des organismes à la fois avec leur environnement physicochimique et les plantes et animaux avec lesquels ils vivent. Elle est en quelque sorte, et à la fois, une économie et une sociologie de la nature __ LE MONDE (03.69). Elle s’intéresse aux facteurs du milieu qui influencent les vivants : facteurs biotiques et abiotiques; aux influences des vivants sur le milieu; aux relations intra et interspécifiques; à la structure et à la dynamique des populations (ensemble d’individus de la même espèce dans un même milieu); à la structure et à la dynamique des communautés (ensemble des populations dans un même milieu); à la structure et à la dynamique des écosystèmes (ensemble systémique des éléments vivants et non vivants d’un milieu) __ SAUVÉ, L. (1992). D. Écologie/écologisme. Le terme écologisme désigne un ensemble de conceptions et de valeurs concernant les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, perçues en terme d’interdépendance, et qui mène à l’action ayant pour but de favoriser la richesse et l’équilibre des écosystèmes. L’écologisme correspond à un mouvement social axé sur le changement de croyances, d’opinions, d’attitudes, de valeurs et de comportements des personnes et des collectivités le plus souvent en fonction de l’éthique de l’écologie profonde (deep ecology). L’éducation relative à l’environnement peut promouvoir l’écologisme. (...) Enfin, l’écologisme est associé au développement de la conscience écologique. Cette dernière concerne l’appréhension de l’interdépendance des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes, et par conséquent, de la responsabilité humaine à l’égard de la préservation de la richesse et de l’équilibre des milieux de vie __ id. VA écologisme, E. E. Écologie/environnement. En aucun cas, le mot écologie ne peut se substituer à celui d’environnement. L’environnement est un objet; l’écologie est une science. « L’écologie » ne peut être « menacée ». Si dans le langage courant, l’adjectif écologique qualifie souvent des réalités associées à la protection de l’environnement (cet adjectif devrait alors être remplacé par celui d’environnemental), il garde toutefois son sens propre pour qualifier des réalités associées aux relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu (comme dans l’expression équilibre écologique) __ id. F. Écologie/science de l’environnement. L’écologie se distingue de la science de l’environnement en ce que, a priori, elle n’a pas de visée praxéologique : elle ne concerne pas l’intervention __ id. G. Objectifs. Selon Jarvis BOLDUC (1985), les objectifs de l’écologie portent sur les phénomènes suivants : 1. « la distribution locale et géographique » des organismes vivants; 2. « les changements temporels dans l’occurrence, l’abondance et l’activité des organismes vivants »; 3. « les interrelations entre les organismes » (populations, communautés); 4. « les adaptations structurales et fonctionnelles des organismes à leur environnement physique »; 5. « le comportement des organismes en conditions naturelles »; 6. « le développement évolutif de toutes ces interrelations »; 7. « la productivité biologique de la Nature » au service de l’Humanité; 8. « le développement de modèles mathématiques pour relier les paramètres écologiques et prédire leurs effets »; et 9. « les modifications de la Nature engendrées par l’Homme ». H. Objet d’études. L’objet d’études de l’écologie est l’écosystème. I. Postulat. L’écologie pose comme premier postulat qu’aucun organisme vivant ne peut exister en lui-même, sans milieu pour y survivre et s’y développer. J. Continuum de développement. Selon Eugene P. ODUM (1971) et Peter W. PRICE et al. (1984), les savoirs de l’écologie se sont constitués en respectant les phases de développement de toutes sciences, à savoir : une phase descriptive suivie d’une phase expérimentale permettant le développement théorique. C’est sur la base de ces données qu’il a ensuite été possible de développer des modèles explicatifs autorisant la prédiction. Pour Pierre DANSEREAU (1987), c’est aussi « l’alternance d’études portant sur le métabolisme et sur le comportement individuel d’espèces animales et végétales et de recherches braquées, au contraire, sur un milieu donné, avec tout ce qu’il contenait » qui a rendu possible le développement de l’écologie comme science autonome. VA science, X. K. Méthodes. Pour l’observation, l’écologue doit noter « soigneusement les conditions des habitats : température, orientation, humidité, présence de tel ou tel organisme, car elles sont déterminantes ». Pour ce faire, l’écologue recourt à de nombreuses « méthodes couramment en usage dans la plupart des domaines scientifiques » et complète, par des études en laboratoire, ses observations réalisées sur le terrain. « Ne pouvant reproduire au laboratoire les faits naturels très complexes qu’il observe, l’écologiste essaie de les systématiser et de les prédire en faisant fréquemment appel aux modèles mathématiques (...) » __ PARADIS, O. (1979). L. Séquence de la méthode scientifique appliquée aux questions de l’écologie. Peter W. PRICE et al. (1984) suggèrent la séquence suivante : 1. l’observation et la description des conditions environnantes dans la nature; 2. la formulation des questions pertinentes au problème dans ces conditions; 3. la formulation d’hypothèses; 4. la vérification des hypothèses; 5. la révision des hypothèses et la formulation de nouvelles questions pertinentes et 6. la communication des résultats. M. Faiblesses majeures. Malgré un développement méthodologique important, Jorge VIEIRA DA SILVA (1979) identifie néanmoins deux faiblesses majeures aux études écologiques, soit la non-différenciation des organismes vivants et la surspécialisation. La première faiblesse est l’ignorance de la différence quant aux caractéristiques des organismes d’un écosystème. Selon VIEIRA DA SILVA, cette faiblesse est tributaire de deux grandes orientations de la recherche, soit la non-discrimination et la simplification excessive. Selon ce chercheur, la non-discrimination « consiste à étudier les phénomènes biologiques comme des solutions universelles, s’appliquant à tous les types d’organismes, et à négliger la diversité des solutions qui correspond finalement à la réalité d’adaptation dans la nature ». Quant à la simplification excessive, elle « traite des groupes d’organismes comme des boîtes noires dans un modèle, étudiant les réponses moyennes, ce qui peut être très valable pour des études statistiques, mais n’apporte rien à la connaissance du système en tant qu’entité formée de composants biologiques et encore moins à la connaissance de leur dynamique et de leur causalité ». La seconde faiblesse majeure des études écologiques est tributaire de l’excessive spécialisation. Selon VIEIRA DA SILVA, nombre d’écologues étudient seulement certains secteurs de l’écosystème et perdent de vue les problèmes d’échelle. Ainsi, ils ne considèrent pas l’importance relative de ces secteurs dans l’ensemble de l’écosystème. Cette surspécialisation conduit les chercheurs à omettre l’un des principes fondamentaux de tout écosystème : la dynamique interne de l’ensemble __ ROCQUE, S. (1999). N. Sous-disciplines. Utilisé maintenant comme terme générique, le mot « écologie » réfère à divers champs de spécialisation, lesquels ont donné naissance à une diversité de sous-disciplines spécifiques. Ces sous-disciplines peuvent se regrouper selon des classifications diverses telles : 1. la nature spécifique de l’étude, soit l’individu ou l’espèce, les populations ou encore les communautés qui regroupent plusieurs espèces; 2. le règne d’appartenance de l’organisme vivant, comme par exemple, la faune, la flore et l’être humain; 3. la nature du milieu étudié, comme par exemple, la forêt, le milieu marin, etc. et 4. le type de traitement des données recueillies sur le terrain. Le tableau suivant présente un aperçu de ces sous-disciplines __ ROCQUE, S. (1999).
Source : ROCQUE, S. (1999) O. Pertinence des subdivisions. Selon Eugene P. ODUM (1971), les subdivisions de l’écologie facilitent les échanges et la compréhension dans le domaine tout en indiquant des voies de spécialisation, lesquelles permettent à divers chercheurs de contribuer au développement de l’écologie. P. Écologie/modélisation. La modélisation est au cœur des activités de l’écologie. Les modèles formels (mathématiques et statistiques) et les modèles informels (verbaux et graphiques) permettent de mieux comprendre les phénomènes naturels. Selon Eugene P. ODUM (1971), la modélisation, qu’elle soit réussie ou non, fournit la possibilité de poursuivre le questionnement visant l’accroissement de la compréhension des phénomènes naturels. Pour ce chercheur, il est essentiel de modéliser les phénomènes très complexes qui, au demeurant, n’exigent qu’un nombre restreint de variables compte tenu que les facteurs clés tendent à dominer ou contrôler un fort pourcentage des processus d’un écosystème. Q. Écologie/exercice transdisciplinaire. L’écologie est la résultante d’un exercice transdisciplinaire, c’est-à-dire une discipline inédite émergeant au carrefour de nombreuses disciplines, limitrophes ou non, dans le but de mieux comprendre la dynamique d’un écosystème. Tirant profit d’une science mère (biologie) bien constituée, l’écologie utilise les contributions de sciences naturelles diverses dont la physiologie, la génétique, la botanique, notamment. Elle déborde de plus en plus les limites de ces sciences en intégrant l’économie, la sociologie, la philosophie, notamment, dans son champ conceptuel afin de tenir compte de l’amplitude et de la complexité de ses objets d’études. R. Analyse-synthèse. L’écologie s’est développée par le biais d’itérations entre analyses et synthèses. Comme le souligne Pierre DANSEREAU (dans Roger TESSIER, 1989) : « Il est donc utile de forger de meilleurs instruments analytiques et à mesure qu’ils nous permettent d’aller plus loin en profondeur, de réviser les synthèses qui sont remises en cause ». Jean-Paul DELÉAGE (1991) abonde dans le même sens et ajoute que l’écologie permet la complémentarité. Il souligne à cet effet : « L’écologie nous incite à sortir des oppositions stériles entre réductionnisme et holisme, analyse et synthèse, conflit et coopération ». S. Écologie/éthique. L’écologie peut contribuer au développement et à l’épanouissement de tous les organismes vivants dans la mesure où les décisions politiques sont chargées « d’une teneur éthique », tributaires d’objectifs sociaux, où l’impact des interventions techniques et technologiques sur l’environnement, l’économie et la politique sont prises en compte. « Les nombreux mécanismes épidémiologiques et psychosociaux qui ont maintenu un certain équilibre entre la population et les ressources font certes partie de la sélection naturelle : la famine, la peste, la guerre et la mort ont toujours contribué à l’équilibre des populations humaines. Or, au cours de sa puissante escalade dans la conquête des forces physiques et biologiques de la planète (DANSEREAU, 1970a, 1985a), l’être humain a repoussé, sur bien des fronts, la maladie et la mort, conservant en vie et permettant la reproduction de légions de sujets autrement voués à l’élimination. Cela équivaut à dire “non” à la sélection naturelle et à soumettre, non seulement la survivance, mais le bien-être des individus et des sociétés à un projet qui lui oppose d’autres motifs et qui met en œuvre d’autres mécanismes. » __ DANSEREAU, P. (1987). T. Lois. Les études menées en écologie ont permis de dégager, des faits observés, les lois suivantes : 1. la loi de la moindre action (LEROUX, R., 1988), comprise comme étant une tendance naturelle de tout élément (biotique ou non biotique) à n’employer que le minimum d’efforts, de moyens, d’énergie, de temps, donc de ressources, pour atteindre ses fins; 2. la loi du minimum (LIEBIG dans ODUM, E. P., 1971), comprise comme étant la possibilité de survivance d’un organisme dans les conditions essentielles minimales critiques qui pourraient compromettre sa survie; 3. la loi de la tolérance (SHELFORD, 1913 dans ODUM, E. P., 1971), comprise comme étant l’expression de la capacité d’un organisme à s’adapter à un milieu spécifique, si, et seulement si, ce milieu se situe dans le cadre des limites minimales ou maximales au-delà desquelles la survie de l’organisme est compromise. Cinq principes généraux s’inscrivent dans la foulée de cette loi : a. tout organisme peut avoir une grande aire de tolérance pour un facteur et une aire restreinte pour un autre facteur; b. les organismes ayant une grande aire de tolérance pour tous les facteurs sont généralement ceux que l’on retrouve dans une grande variété d’habitats; c. quand les conditions ne sont pas optimales pour une espèce particulière, au regard d’un facteur écologique, ses limites de tolérance peuvent être considérablement réduites quant aux autres facteurs; d. l’organisme vivant dans des conditions non optimales au regard d’un facteur écologique peut néanmoins survivre dans un milieu où la présence d’autres facteurs interreliés le favorise; e. la limite de tolérance semble plus restreinte pour l’organisme en période de reproduction; 4. la loi de l’inoptimum (DANSEREAU, P., 1956 dans DANSEREAU, P., 1987), c’est-à-dire qu’« aucune espèce ne trouve, dans un habitat donné, les conditions optimales pour toutes ses fonctions »; 5. la loi de la dégradation, c’est-à-dire qu’un « organisme vivant coupé de son environnement dépérit, perd son ordre dans sa structure et son fonctionnement » (LEROUX, R., 1988) ou qu’un système qui entretient des échanges négligeables ou limités avec d’autres systèmes se détériore; et 6. la loi fondamentale (DANSEREAU, P., 1980), c’est-à-dire qu’un « milieu hétérogène offre un développement et un épanouissement à de nombreux agents, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux ou d’hommes ». U. Écologie/chaos. Bien qu’ayant pour but la recherche des régularités d’écosystèmes, l’écologie « doit se familiariser avec l’incertitude de l’aléa, que permettent de formaliser les mathématiques du chaos » __ DELÉAGE, J.-P. (1991). V. Écologie/hexicologie. Les termes écologie et hexicologie sont des quasi-synonymes. Hexicologie a été proposé par le naturaliste anglais SAINT-GEORGES MOVART en 1880 en référence à l’étude des relations établies entre les organismes vivants et leur milieu. Cependant, comme le souligne Pascal ACOT (1994), « ne présentant pas d’originalité particulière et apparu près de quinze ans après le concept forgé par HAECKEL, hexicology ne constitue plus aujourd’hui qu’une curiosité dans l’histoire du vocabulaire scientifique ». VA W. W. Structuration du schème conceptuel. La structuration du schème conceptuel de l’écologie s’est opérée sur une période de 70 ans. Jusqu’à la création du terme écologie par Ernst HAECKEL, qui pose ainsi le premier élément constitutif du schème, on peut parler « d’écologie intuitive ». Bien qu’HAECKEL ait utilisé dans plusieurs textes le néologisme qu’il venait de créer, ce terme demeure sans grand impact jusqu’en 1893, date à laquelle un groupe de botanistes s’approprient officiellement ce mot. Jusqu’à cette période, le terme « écologie » est en concurrence potentielle avec celui de « mésologie », proposé par BERTILLON (1865), et celui « d’hexicologie », proposé par MOVART (1880). C’est ensuite SCHROETER qui contribue à la structuration du schème en proposant les termes « autoécologie » (1896) et « synécologie » (1902) pour désigner des objets spécifiques d’études. Jusqu’en 1935, on assiste à beaucoup d’innovation conceptuelle dans le domaine, marquée cependant par des flottements importants dans la terminologie utilisée, flottements qui, selon Jean-Paul DELÉAGE (1991), reflètent ceux de la pensée. Arthur TANSLEY marque également la structuration du schème en proposant et en précisant le concept central de l’écologie soit « l’écosystème » en 1935. En résumé, on peut identifier sur une échelle du temps, la structuration du schème conceptuel de l’écologie de la façon suivante : L’émergence et le développement de l’autonomie disciplinaire de l’écologie sont tributaires de la constitution d’un schème conceptuel propre au domaine. Comme le souligne Jean-Marc DROUIN (1991), cette autonomie disciplinaire est cependant théorique puisque l’écologie subit l’hégémonie exercée par les botanistes pendant près de trente ans. La structuration du schème conceptuel a permis et stimulé le développement méthodologique ainsi que les efforts de quantification et de modélisation de l’objet d’études. Avec la contribution de LINDEMAN (1942), l’écologie entre dans son ère moderne de développement __ ROCQUE, S. (1999). V schème conceptuel.
X. Reconnaissance publique. C’est l’introduction du terme « écologie » dans le LAROUSSE en 1956 qui contribue à la reconnaissance publique de ce domaine scientifique. Y. Hypothèse « Gaïa ». James LOVELOCK (1986) a formulé l’hypothèse « Gaïa » [divinité grecque de la Terre Mère] : la biosphère, prise dans son ensemble, constitue un immense système autorégulé d’une formidable complexité; dans ce système, la vie sur la Terre contribue à créer et entretenir ses propres conditions de vie. Z. CN : auto*; auto* de l’éducation/éducationnelle/pédagogique/scolaire; éducation relative à l’*; éducation relative à l’enseignement de l’*; enseignement de l’*; pré*; syn*.
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ÉCOLOGIE ACOUSTIQUEÉcol. VA pédagogie d’éveil-créativité, E. | |
ÉCOLOGIE BÉHAVIORALEPsych. Méthode d’observation des comportements humains. Qsyn. écologie du comportement. | |
ÉCOLOGIE CULTURELLEÉduc. cult./Ethno. Branche de l’ethnographie qui étudie les cultures et les différents environnements physiques qui les supportent. VA approche écologique, B. | |
ÉCOLOGIE DE L’ÉDUCATIONÉduc./Sc. hum. Discipline paraéducationnelle qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet ou un groupe de Sujets et les éléments vivants et non vivants d’un éducosystème en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). V cycle de l’éducation. VA approche écologique, C; complexe de données éducologiques, B; écologie éducationnelle, F; environnement, F; macrosystème, G. A. Terme générique. L’écologie de l’éducation est un terme générique qui recouvre l’ensemble des sous-disciplines et des éléments propres au domaine __ id. B. Ensemble des éléments structuraux du domaine de l’écologie de l’éducation __ ROCQUE, S. (1999).
C. But. Le but de l’écologie de l’éducation est de comprendre la dynamique de ce qui se produit dans les divers types d’éducosystèmes et ultimement d’établir les lois qui régissent cette dynamique __ ROCQUE, S. (1999). D. Objectifs. Les objectifs de l’écologie de l’éducation se regroupent selon trois axes majeurs. Un premier axe, de nature descriptive, vise à dépeindre le plus fidèlement possible divers types d’éducosystèmes. Un second, de nature explicative, vise la compréhension de la dynamique d’ensemble des divers éducosystèmes. Le troisième, de nature prescriptive, vise l’élaboration de principes susceptibles de guider les interventions pédagogiques, scolaires ou éducationnelles dans l’optique des finalités d’un système d’éducation particulier __ id. E. Objet général d’études. L’objet général d’études de l’écologie de l’éducation est l’éducosystème, c’est-à-dire un système comprenant des êtres humains jouant un rôle particulier qui est celui d’apprenant __ id. V éducosystème. F. Discipline paraéducationnelle. L’écologie de l’éducation entretient des relations avec l’éducation qui sont comparables à celles établies par la sociologie de l’éducation et l’éducation, par exemple. Ainsi, elle n’a pas pour objet un sous-ensemble spécifique de l’objet d’études de l’éducation, comme la didactique notamment, mais bien une façon propre d’appréhender l’objet d’études de l’éducation. C’est donc une perspective complémentaire que propose l’écologie de l’éducation à l’étude des phénomènes éducationnels. C’est dans cette optique qu’elle est qualifiée de discipline paraéducationnelle __ id. G. Discipline/étude. Sous l’angle terminologique, l’écologie générale est définie comme science alors que l’écologie humaine l’est comme étude. Les raisons justifiant cette distinction ne sont pas exposées dans la littérature. Le statut de science ou de discipline est fort probablement écarté pour l’écologie humaine du fait que les éléments du domaine sont encore à l’état d’agrégat, qu’ils ne forment pas encore une structure cohérente et compréhensive de ce champ de savoir. La situation qui prévaut actuellement en écologie humaine et a fortiori en écologie humaine appliquée à l’éducation ne justifie effectivement pas un statut de discipline. Il n’en demeure pas moins qu’ultimement, pour être utile et assurer son évolution, l’écologie de l’éducation doit aspirer au statut de discipline __ id. V discipline; éducation; science. H. Développement du domaine. Pour favoriser le développement du domaine, les recherches en écologie de l’éducation doivent respecter les étapes suivantes : 1) une première étape de recherche axée sur la description d’éducosystèmes particuliers; 2) une seconde étape visant l’élaboration de théories explicatives de la dynamique d’éducosystèmes au regard de l’apprentissage; théories s’appuyant sur des synthèses d’un nombre important de recherches descriptives et 3) une troisième étape ayant pour but l’élaboration de propositions prescriptives quant à l’organisation des éducosystèmes et des interventions qui s’y déroulent __ id. I. Écologie de l’éducation/écologie humaine/écologie. L’écologie humaine a pour objet d’études l’interaction de l’être humain avec son environnement. Ainsi centrée sur une espèce spécifique, soit l’être humain, l’écologie humaine peut être considérée comme étant une sous-discipline de l’écologie. Par rapport à cet ensemble, l’écologie de l’éducation constitue une sous-discipline de l’écologie humaine puisqu’elle se centre sur l’un des cas particuliers de l’interaction de l’être humain avec l’environnement. C’est par la nature de ses assises conceptuelles et les phénomènes qui lui sont propres que l’écologie de l’éducation se distingue de l’écologie et de l’écologie humaine et affirme la nature de son lien privilégié avec l’éducation. Cet ensemble de relations peut s’illustrer de la façon suivante __ id.
Filiation de l’écologie de l’éducation __ ROCQUE, S. (1999) J. Postulats. L’écologie de l’éducation repose sur un ensemble de postulats s’inspirant de l’écologie et de l’écologie humaine. Ces postulats sont les suivants : 1. Tous les êtres humains sont différents et uniques. 2. Tout être humain possède une tendance innée à préserver sa vie et à se développer au maximum dans les conditions qui prévalent. 3. Aucun être humain ne peut exister et apprendre exclusivement par lui-même, c’est-à-dire en l’absence d’un milieu. 4. Tout être humain a accès à son milieu d’une façon qui lui est propre. 5. Tout être humain est soumis à des limites temporelles et à certains cycles. 6. Les limites à l’apprentissage sont inconnues, les limitations imposées par le milieu deviennent opérantes bien avant que les limitations intrinsèques de la personne ne soient atteintes. 7. L’être humain est doté d’une grande plasticité. 8. L’apprentissage est la résultante de l’interaction mutuelle et réciproque entre l’être humain et son milieu d’une part, et de l’interaction de ce système avec les divers systèmes limitrophes ou plus vastes qui l’englobent, d’autre part. 9. L’être humain n’est pas l’esclave de son milieu physique, social, climatique ou culturel; il a la capacité et la possibilité de l’influencer et de le modifier. 10. S’appuyant sur ce qui précède, l’être humain ne subit pas de façon inéluctable un déterminisme génétique qui le condamne ou le favorise a priori. 11. Tout être humain est un agent actif qui jouit de compétences cognitives, qui possède des attributs socioémotifs, qui est doté de capacités réflexives (JACQUARD, A., 1986), de très grandes capacités d’interprétation du milieu, subissant des influences variées au regard des composantes physiques, biologiques, sociales, culturelles, climatiques, etc., capable de libres choix (BLANC, M., 1990) au regard d’un système de valeurs qui lui est propre (BRONFENBRENNER, U., 1989) __ ROCQUE, S. (1999). K. Perspectives systémiques. Urie BRONFENBRENNER (1988, 1989, 1996) établit différentes perspectives systémiques pour aborder l’étude de l’interaction Personne/Milieu. Reconduite au domaine de l’écologie de l’éducation, cette proposition prend la forme suivante : 1. la perspective microsystémique s’attarde au milieu immédiat du Sujet soit la situation pédagogique de l’un des différents systèmes responsables de son apprentissage tels la classe, le groupe à la garderie ou au service de garde, le groupe communautaire, le musée, l’entreprise, etc.; 2. la perspective mésosystémique s’attarde aux relations et processus établis entre deux ou plusieurs milieux immédiats du Sujet au regard de la situation pédagogique, comme par exemple la classe et la famille, la classe et le groupe à la garderie, la classe et le groupe communautaire, etc.; 3. la perspective exosystémique ouvre un champ plus vaste pouvant englober des milieux qui ne comprennent pas le Sujet, mais qui sont susceptibles d’influencer son milieu immédiat. Ainsi, on peut étudier les relations entre la classe et le milieu de travail des parents, la classe et la commission scolaire, la classe et le voisinage, la classe et les entreprises du quartier, etc.; 4. la perspective macrosystémique déborde largement le milieu immédiat du Sujet. Ainsi, on peut étudier les relations entre la classe et la culture du quartier, les relations entre l’école et le système de valeurs d’un groupe spécifique, les relations entre les politiques éducationnelles et le système économique, etc. Ces différentes perspectives sont autant d’angles permettant d’aborder l’étude d’un écosystème; d’une ouverture étroite pour la perspective microsystémique jusqu’à une ouverture maximale pour la perspective macrosystémique __ id. L. Principes méthodologiques. Les études réalisées dans le domaine de l’écologie de l’éducation reposent sur un certain nombre de principes méthodologiques dont : 1) les études empiriques sont précédées de la spécification d’un système de caractérisation pour chacune des composantes des différents éducosystèmes; 2) les études empiriques doivent se réaliser dans une optique éducentrique de l’éducation, c’est-à-dire ayant pour préoccupation fondamentale l’apprentissage des Sujets. Par conséquent, les études menées en écologie de l’éducation doivent assurer la caractérisation de la composante essentielle des éducosystèmes à l’étude, c’est-à-dire le Sujet ou un groupe de Sujets; 3) les recherches réalisées en écologie de l’éducation doivent faciliter les études comparatives d’éducosystèmes de même nature ainsi que la réalisation de synthèses susceptibles de contribuer à l’élaboration de métamodèles; 4) les études réalisées doivent intégrer la composante Temps afin d’une part, de contextualiser la recherche réalisée et d’autre part, de rendre compte de l’apprentissage comme résultante de processus dynamiques et interactifs établis dans les éducosystèmes; 5) les études réalisées en écologie de l’éducation doivent permettre d’analyser parallèlement les dimensions objective et subjective qui prévalent au sein des divers types d’éducosystèmes; 6) les études réalisées en écologie de l’éducation doivent faciliter l’exercice de synthèse; 7) chacune des composantes des divers éducosystèmes doit faire l’objet d’une caractérisation qui satisfasse à la spécificité de l’éducation ainsi qu’à celle de l’écologie; 8) le développement de l’écologie de l’éducation suppose un ensemble de démarches itératives d’analyses et de synthèses; 9) le répertoire méthodologique de l’écologie de l’éducation est constitué par les diverses approches de recherches (globale, systémique, analytique, etc.) et par les différents types de recherches (exploratoire, expérimentale, qualitative, quantitative, théorique, appliquée, etc.) dans une optique de complémentarité __ ROCQUE, S. (1994). M. Cadre méthodologique global. Le cadre méthodologique global pour effectuer des recherches en écologie de l’éducation comprend les étapes suivantes : 1. l’esquisse de la problématique et la précision du problème dans l’optique des assises conceptuelles du domaine; 2. la nature du problème et la précision des objectifs de recherche permettent l’identification de la sous-discipline dans laquelle s’inscrit la recherche, ce qui permet d’identifier l’objet spécifique d’études soit l’écosystème pédagogique, l’écosystème scolaire ou l’écosystème éducationnel; 3. l’identification et la caractérisation des composantes mises en jeu ainsi que la précision du protocole d’investigation constituent l’étape préalable à la cueillette des données (dans cette optique, il est pertinent de recourir aux éléments de l’écologie numérique afin de constituer des complexes de données éducologiques); 4. la modélisation éducologique est à privilégier pour supporter le traitement et l’analyse des complexes de données éducologiques; 5. comme pour toute recherche, l’interprétation des résultats, les recommandations et les conclusions se situent au terme du processus __ id. N. Synthèse. Dans le but de faciliter la synthèse des connaissances dans le domaine et de faciliter l’élaboration de modèles explicatifs, pour chacun des types d’éducosystèmes et dans chacune des sous-disciplines de l’écologie de l’éducation, les études doivent se réaliser au regard d’un élément pivot assumant la fonction d’interface. Cet interface constitue une aire commune aux diverses recherches permettant ainsi d’établir la jonction essentielle à la réalisation de synthèses et de métasynthèses. Pour satisfaire aux exigences d’une optique éducentrique de l’éducation, l’élément central de l’interface doit être le Sujet (pour les recherches menées en autoécologie de l’éducation) et le groupe ou un sous-groupe de Sujets (pour les recherches menées en démécologie de l’éducation). La pertinence de ce choix repose essentiellement sur l’ensemble des énoncés axiologiques de l’éducation. En effet, tous s’accordent à reconnaître, théoriquement du moins, que la raison d’être de tout système d’éducation est le développement de toutes les potentialités des personnes qu’il dessert. C’est donc à la fois la présence et la préoccupation de l’apprentissage de chacun des Sujets qui justifient l’existence et la mission fondamentale de tout système éducationnel. Dans cette optique, le Sujet y représente également le noyau fondamental. Idéalement, les études doivent recourir à un système standardisé de caractérisation de ce Sujet, permettant ainsi de révéler, au terme de nombreuses études, la dynamique et l’interdépendance des composantes d’un éducosystème. Pour satisfaire à cette exigence, la caractérisation de la composante Sujet doit se réaliser à l’aide d’une grille hautement différenciée et uniforme pour l’ensemble des recherches. Ainsi, peu importe l’angle ou les éléments clés de la dynamique des éducosystèmes faisant l’objet des études, il sera possible de fusionner les données de ces recherches et de parvenir à comprendre de mieux en mieux la dynamique d’ensemble au regard de l’apprentissage __ id. O. Sujet/éducosystème. En écologie de l’éducation, toute tentative de jugement des possibilités d’apprentissage du Sujet, fondé exclusivement sur ses caractéristiques personnelles sans égard à l’éducosystème, est chose impossible. Comme corollaire, on ne peut guère juger de la pertinence d’un milieu sans référence aux caractéristiques du Sujet ainsi qu’à la façon dont il perçoit et interprète l’éducosystème à l’étude. L’écologie de l’éducation admet également que les relations établies entre le sujet, le milieu et l’environnement sont spécifiques, qu’elles sont continues dans le temps, qu’elles sont réciproques et indissolubles __ id. P. Domaine interdisciplinaire. L’écologie de l’éducation constitue un carrefour de disciplines, un domaine interdisciplinaire pour aborder et comprendre la complexité des rapports prévalant entre toutes les composantes des divers éducosystèmes au regard de l’apprentissage __ id. V interdisciplinarité. Q. Nomenclature.
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ÉCOLOGIE DE SURFACEÉcol. Ant. écologie fondamentale/profonde. VA écologisme, B. | |
ÉCOLOGIE DU COMPORTEMENTPsych. Étude des relations entre les organismes vivants et leur environnement physique et social __ BUSH et ANDREWS (1980) : trad. | |
ÉCOLOGIE DU DÉVELOPPEMENT HUMAINPsych. Étude scientifique de l’accommodation mutuelle et progressive, durant la vie, entre un être humain actif et en croissance et les propriétés changeantes du milieu de vie immédiat, de telle sorte que ce processus se trouve influencé tant par les interrelations entre ces milieux que par les contextes plus larges dans lesquels s’insèrent ces milieux __ BRONFENBRENNER, U. (1989). VA écologie humaine, G; exosystème, A et D; macrosystème, A et F; mésosystème, A et C; microsystème, A et B. | |
ÉCOLOGIE FONDAMENTALEÉcol./ERE. Doctrine à tendance totalitaire de certains écologistes radicaux, laquelle postule que les droits de la Nature (intrinsèquement bonne) sont égaux ou supérieurs à ceux de l’espèce humaine (pervertie). TA écoféminisme. Nature. Dogmatisme; antihumaniste; antidémocratie, haine de la modernité; penchant pour les utopies inspirées par une morale objective __ FERRY, L. (1992). | |
ÉCOLOGIE HUMAINE1. Psych. Étude des interrelations entre l’individu et son environnement __ BRONFENBRENNER, U. (1988). 2. Sc. hum. Étude scientifique du développement humain comme fonction de l’interaction progressive et réciproque de la personne et de son milieu __ BRONFENBRENNER, U. (1990). Science ayant pour objet l’étude des interrelations établies entre l’humain et les éléments vivants et non vivants du milieu __ CROGNIER, É. (1994). VA complexe de données éducologiques, B; écologie, C et N; écologie de l’éducation, I et J; écologie éducationnelle, F. 3. Soc. Étude des interrelations entre les groupements humains, les communautés et leur environnement __ HAWLEY, A. (1986). A. Historique. Terme proposé par Robert PARK et al. (1921) pour identifier un nouveau champ de recherche concernant l’impact de l’industrialisation sur l’humain (ROCQUE, S., 1999). Dans Une théorie dynamique de la personnalité (1935), le psychologue et sociologue américain Kurt LEWIN (1890-1947) formulait sa célèbre équation qui établit une relation, depuis lors admise, entre le comportement individuel et la fonction de son environnement : C = f (P, E). (...) Au début du XXe siècle, l’École de Chicago (BURGESS, McKENZIE et PARK, etc.) et quelques décennies plus tard, le groupe de Palo Alto (BATESON, WATZLAWICK, WEAKLAND, JACKSON, ACKERMAN, etc.) reconnaissent que les conditions de l’environnement exercent d’importantes influences sur l’être humain. La théorie générale des systèmes de BERTALANFFY, la cybernétique de WIENER, les travaux anthropologiques de BENEDICT, MEAD et LÉVI-STRAUSS, ainsi que les recherches en écologie humaine de BRONFENBRENNER démontrent que la culture ambiante impose de lourdes contraintes à l’état et au développement de la personnalité __ LEGENDRE, R. (1995). B. Unité de base. L’interaction personne-milieu est au cœur du paradigme de l’écologie humaine. C. Caractères. L’écologie humaine se caractérise au regard de deux axes principaux. Un premier axe de type environnementaliste centré sur l’étude des effets et de l’impact des activités humaines sur l’environnement. Cet axe dérive de l’écologie politique. Un second axe de type anthropocentrique centré sur l’étude de l’interaction humain/environnement au regard du développement de l’être humain __ ROCQUE, S. (1999). D. Écologie humaine/politique. L’écologie humaine est parfois définie dans la perspective de l’écologie politique, c’est-à-dire comme étant l’étude de l’impact de l’humain sur l’environnement. Bien qu’il soit essentiel de protéger l’environnement, nous croyons tout aussi essentiel de distinguer clairement l’action politique du domaine scientifique qu’est l’écologie humaine. À l’instar de l’écologie générale, qui constitue l’une des références sur laquelle s’appuie l’écologie politique, l’écologie humaine peut également jouer ce rôle. Cependant, le but premier de l’écologie humaine est de comprendre la dynamique des systèmes humains __ ROCQUE, S. (1994). E. Postulats. L’écologie humaine pose comme premier postulat qu’aucun être humain ne peut exister en lui-même et se développer exclusivement par lui-même, c’est-à-dire en l’absence d’un environnement. L’écologie humaine pose également que la finalité d’un système biologique humain, c’est-à-dire l’adaptation comme processus et résultante individuelle, le comportement, la cognition, l’adaptation comme processus et résultante collective ou l’apprentissage est le fruit de l’interaction mutuelle et réciproque entre l’humain et son environnement, d’une part et d’autre part, de l’interaction entre les divers systèmes limitrophes ou plus vastes qui l’englobent. L’écologie humaine admet également des similitudes et des différences fondamentales entre les développements humain et animal. L’écologie humaine reconnaît enfin que l’être humain n’est pas esclave de son environnement; il l’influence et le modifie __ ROCQUE, S. (1994). F. Caractéristiques. L’écologie humaine se caractérise de la façon suivante : 1. science carrefour, interdisciplinaire; 2. science axée sur la complémentarité des approches et des types de recherche; 3. science où prévaut la pensée systémique et complexe (pensée rotative, en spirale jouant de la disjonction « simplifier » et de la conjonction « complexifier »); et 4. science écologique, c’est-à-dire s’inspirant largement de l’écologie générale __ id. G. Objet global d’études. L’objet d’études de l’écologie humaine est l’écosystème __ ROCQUE, S. (1999). H. Objets spécifiques d’études. L’écologie humaine s’intéresse à l’individu (tous les types de manifestation du développement de l’être humain, à tout moment du continuum de son développement, de sa naissance à sa mort), à un groupe d’individus partageant un grand nombre de caractéristiques communes (population) ou à une communauté, c’est-à-dire un ensemble de groupes hétérogènes d’individus __ id. I. Propositions méthodologiques. Urie Bronfenbrenner (1989) suggère des études longitudinales et des études comparatives ayant pour buts, à court terme, de décrire les écosystèmes et de générer des hypothèses. Il propose également que soit élaboré un protocole de recherche afin de soumettre les hypothèses à des vérifications au terme desquelles pourraient être esquissés des schémas explicatifs. GLOSSOP (1988) propose la modélisation comme processus permettant la description de la dynamique d’ensemble des écosystèmes __ ROCQUE, S. (1994). J. Évaluation écologique. Pierre DANSEREAU (1977) souligne que l’évaluation écologique d’une situation ne peut être exclusivement basée sur des invariants ou possibilités physiques et biologiques, mais sur des valeurs humaines dont la force est aussi coercitive que des facteurs physiques et biologiques __ id. K. Potentiel écologique d’une situation. Selon Pierre DANSEREAU (dans TESSIER, R., 1989), le potentiel écologique d’une situation est constitué d’un ensemble de ressources, de la perception qu’en ont les agents capables de l’exploiter, de l’usage réel qu’ils en font et de la satisfaction qu’ils en éprouvent __ ROCQUE, S. (1999). L. Synthèse. L’écologie humaine se définit comme étant une science carrefour mettant à contribution des savoirs de disciplines variées (anthropologie, psychologie, sociologie, géographie, biologie, économie, notamment) pour aborder et comprendre la complexité des rapports établis entre l’homme et son milieu. La « fonction de l’écologie humaine est de coordonner les problématiques des disciplines concernées en produisant un lot de questions communes » __ GUILLE-ESCURET, G. (1986). M. Problèmes. Les problèmes de l’écologie humaine peuvent se regrouper selon quatre dimensions distinctes et complémentaires, soit des problèmes de nature conceptuelle (confusion terminologique), théorique (absence de théories écologiques du développement et du fonctionnement humains), méthodologique (absence de méthodes adaptées) et stratégique (absence de stratégies globales de recherche). Cette typologie des problèmes est proposée par Theodore D. WACHS (1991) __ ROCQUE, S. (1999). N. Valeur heuristique. Dans son ouvrage sur la Théorie des milieux, Romuald ZANIEWSKI (1952) notait que l’intérêt de l’être humain pour cette interaction constante avec le milieu remplit deux fonctions. La première est sans doute celle qui s’impose avec la plus grande évidence. Elle relève de considérations pratiques qui visent à augmenter les chances de survie pour quiconque sait percer les secrets de cette dynamique. La seconde fonction déborde le cadre individuel. Ce lien humain-milieu est un paramètre essentiel à la réflexion sur l’avenir des nations, des peuples, voire de l’humanité. La lecture des ouvrages de pionniers de l’écologie humaine démontrent que ces deux fonctions ont opéré une séduction certaine chez des chercheurs de disciplines variées. Un tel attrait a certes été déterminant dans la création formelle de l’écologie humaine et dans son développement. À ces deux fonctions, s’en ajoute une troisième qui, depuis les conclusions, les observations et les réflexions du plus célèbre médecin de l’Antiquité, HIPPOCRATE DE COS (~ 460 - 377 av. J.-C.), prêche en faveur de l’écologie humaine. C’est la conviction profonde que la compréhension de l’interaction personne-milieu rendra éventuellement possible des actions et des interventions plus favorables aux êtres humains, et, comme corollaire, permettra d’éviter des actions qui leur sont nuisibles. Les pionniers de l’écologie humaine, ainsi que leurs successeurs, s’inscrivent donc dans une longue tradition teintée d’un humanisme que l’on pourrait qualifier de naturaliste __ ROCQUE, S. (1999). O. Inné-acquis. L’interaction personne-milieu ouvre une perspective qui va au-delà de l’opposition « inné-acquis ». L’interaction personne-milieu évacue toute tentative de juger des possibilités de l’être humain sur la base exclusive de ses caractéristiques, sans égard au milieu. L’inverse est aussi vrai : tout milieu ne peut être jugé adéquat ou non sans faire référence aux caractéristiques de l’être humain qu’il accueille. L’énoncé suivant de Konrad Z. LORENZ (1978) illustre bien la teneur de ce lien dynamique personne-milieu : « Si le patrimoine génétique d’un individu accroît ses chances de survie comparativement à celui de ses pairs, cela n’est valable que pour l’unique constellation de facteurs environnementaux qui prévaut alors. Pour un environnement de nature différente, le nouveau bagage génétique peut s’avérer très peu approprié ». (trad. libre) __ id. P. Conditions de développement. La première contrainte de l’approche écologique est la plus triviale. Cette approche implique nécessairement une centration, non plus portée exclusivement sur l’organisme vivant, soit l’être humain, ou encore sur le milieu, mais bien sur la dynamique de l’interaction organisme vivant-milieu. Nous soulignons cette contrainte parce qu’elle est, hélas, trop souvent éludée par les chercheurs ou encore limitée à une prétention purement théorique qui n’influence en rien la réalisation pratique des études. La seconde contrainte, tout aussi importante, est le fait que l’approche écologique doit nécessairement tenir compte des assises de l’écologie générale. À l’intersection des sciences humaines et de l’écologie générale, l’écologie humaine ne peut faire abstraction de cette dernière discipline mère. Tenir compte de cette discipline permet de puiser à même la richesse d’un domaine scientifique dont la très grande fertilité est universellement reconnue. Cela permet également de rompre avec ce qui paraît être la règle et non l’exception en écologie humaine, soit une utilisation galvaudée ou superficielle de mots et d’expressions qui relèvent de l’écologie générale __ id. Q. Nomenclature.
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ÉCOLOGIE MATHÉMATIQUEÉcol. Domaine d’application de la mathématique à l’écologie __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979). VAécologie, N. EA écologie numérique. A. Sous-divisions. L’écologie mathématique « peut être divisée en écologie théorique et en écologie quantitative » __ id. B.Écologie quantitative. L’écologie quantitative « recouvre, par ailleurs, un certain nombre de domaines, dont les modèles— descriptifs, de simulation ou de gestion — les statistiques écologiques et l’écologie numérique. Le domaine des modèles quantitatifs est extrêmement vaste et procède d’approches qui lui sont propres (...) » __ id. | |
ÉCOLOGIE MICROBIENNEÉcol. Science ayant pour objet l’étude des interrelations établies entre les micro-organismes et leur environnement biotique et non biotique. Origine. Le terme écologie microbienne est utilisé depuis les années 1960 et illustre l’intersection écologie/microbiologie. Selon Ronald M. ATLAS et Richard BARTHA (1993), cette science doit son origine au rôle attribué aux micro-organismes quant à la qualité de l’environnement. | |
ÉCOLOGIE NUMÉRIQUEÉcol. Méthodologie générale d’analyse des complexes de données écologiques intégrant l’acquis de nombreuses disciplines __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979). VA écologie, N. EAécologie mathématique. A. Écologie numérique/quantitative. L’écologie numérique se distingue des autres domaines de l’écologie quantitative en ce qu’elle constitue une approche intégrée à l’analyse des complexes de données de l’écologiste, quoiqu’elle procède de disciplines très diverses. En ce sens, la description statistique d’une relation longueur-poids ou l’estimation des paramètres de la courbe de Ludwig VON BERTALANFFY ne relèvent pas de l’écologie numérique, alors que l’utilisation conjointe de l’ordination et du groupement, en vue de dégager la structure d’un complexe de données, constitue un outil caractéristique de l’écologie numérique __ id. B. Caractéristiques. La principale caractéristique de cette méthodologie consiste en l’utilisation convergente et unifiée de traitements diversifiés, issus de secteurs distincts des mathématiques. L’écologie numérique repose donc sur la reconnaissance du caractère complémentaire des nombreuses méthodes numériques existantes, chacune permettant d’explorer un aspect de l’information qui sous-tend les données, et elle propose des principes d’interprétation intégrée des résultats __ id. C. Traitement numérique/réflexion écologique. Nous ne considérons nullement le traitement numérique comme devant supplanter la réflexion écologique sur les observations naturelles, mais nous l’envisageons plutôt comme un support objectif, et non exclusif, à une analyse en profondeur des données du chercheur __ id. D. Pertinence. Sur la base des travaux de Pierre LEGENDRE et Louis LEGENDRE (1979), Sylvie ROCQUE (1999) souligne que l’écologie numérique permettrait de surmonter les problèmes inhérents à l’application des méthodes traditionnelles de traitement des données écologiques mal adaptées à la réalité multidimensionnelle de l’écologue, ce qui résulte en une sous-exploitation disponible. E. Méthodologie générale. Les fondements d’une méthodologie générale d’analyse des données de l’écologiste peuvent être dégagés par l’examen des relations qui existent entre les conditions qui entourent une observation écologique et le résultat de celle-ci. Dans le domaine des sciences physiques, par exemple, le chercheur peut souvent établir une relation de cause à effet entre les conditions naturelles ou expérimentales et le résultat de l’observation ou de l’expérience. C’est donc dire que, étant donné un certain nombre de conditions, il est possible de prédire à coup sûr le résultat qui sera obtenu : de telles relations, de nature totalement déterminée, ne caractérisent que des situations écologiques extrêmement simples. De façon générale en écologie, par suite du grand nombre de variables en cause dont une grande partie échappe au chercheur, plusieurs événements différents peuvent résulter d’un ensemble de conditions données. Cependant, si le chercheur répète l’observation un grand nombre de fois et ce, dans des conditions semblables, la fréquence relative de chacun des résultats possibles tend à se stabiliser à une certaine valeur, que l’on qualifie de probabilité du résultat en question. Avec CRAMÉR (1946), il est possible d’écrire que « lorsqu’on dit que la probabilité d’un événement par rapport à une expérience [ou une observation] est égale à P, la signification concrète de cette assertion est la suivante : au cours d’une longue série de répétitions de l’expérience [ou de l’observation], il est pratiquement certain que la fréquence [relative] de l’événement en question sera approximativement égale à P ». Dans le premier cas, les événements sont répétitifs à l’échelle individuelle tandis que dans le second cas, ils ne le sont qu’au niveau de leur probabilité; lorsque chacun des résultats possibles est caractérisé par une probabilité donnée, on qualifie l’ensemble du complexe que constituent ces événements possibles de variable aléatoire et l’ensemble des probabilités attachées à ces événements de distribution de probabilité. Le tableau suivant résume ces premières notions __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979). F. Deux types de récurrence des observations __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979).
Il est évidemment possible d’imaginer d’autres résultats à la suite d’une série d’observations : par exemple, qu’il ne se dégage aucune relation entre les conditions de départ et les événements résultants, c’est-à-dire que les résultats soient absolument imprévisibles. D’autre part, il peut se manifester des relations stratégiques entre les conditions environnantes et les événements produits, dans le cas où une action des uns — ou mieux la prévision de cette action — entraîne ou modifie la réaction des autres. Il n’est pas impossible que de telles relations de type stratégique puissent expliquer des phénomènes tels que la succession ou l’évolution (MARGALEF, R., 1968) et qu’elles se trouvent ainsi un jour au centre des préoccupations des écologistes. Ces quatre types de relation entre les conditions et les résultats d’une observation sont regroupés au tableau suivant qui indique les méthodes de traitement à utiliser selon les cas __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979). (Voir page suivante)
Méthodes de traitement numérique des données __ LEGENDRE, P. et LEGENDRE, L. (1979) G. Nomenclature. descripteur écologique | ||||||||||
ÉCOLOGIE PÉDAGOGIQUEÉcol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet et les autres composantes Objet, Agent et Milieu de la situation pédagogique en vue de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). Qsyn. pédagogie. V écologie éducationnelle; écosystème/situation pédagogique. VA analyse fonctionnelle, M; écologie de l’éducation, B. EA infrastructure/situation pédagogique. Î écologie scolaire. A. Extension. L’écologie pédagogique revêt un sens plus spécifique aux apprentissages que l’écologie scolaire. B. Approche transdisciplinaire. Dans une approche transdisciplinaire, elle fait de plus appel à d’autres disciplines dont les arts et sciences de l’éducation, les autres disciplines paraéducationnelles et l’épistémologie. L’écologie pédagogique est un domaine transdisciplinaire constitué à l’intersection des savoirs de l’écologie et de l’éducation au regard des objectifs d’un système d’éducation. C. Pollution pédagogique. L’écologie pédagogique se préoccupe de la nature et des causes des « maladies pédogéniques », phénomènes qui entravent l’atteinte des objectifs spécifiques d’un ensemble d’apprentissages. Dans cette veine, l’écologie pédagogique se propose de remédier aux troubles d’apprentissage. On parlera alors de diagnostic pédagogique. L’écologie pédagogique s’inscrit donc dans l’optique d’une démocratisation qualitative de l’éducation. D. Assises. L’étude des interrelations établies entre le Sujet et la triade Objet-Agent et Milieu n’est significative qu’au regard des caractéristiques individuelles de chacun des Sujets. E. Postulats : 1. Tous les facteurs combinés de la triade Objet-Agent et Milieu ont un impact différent chez chacun des Sujets selon : a) les caractéristiques individuelles de ces derniers, et b) selon la configuration particulière de l’ensemble de ces facteurs. 2. Le système étudié est dynamique, finalisé et homéostatique. F. Recherche. Une étude en écologie pédagogique comporte trois étapes : 1. une étape descriptive des caractéristiques des composantes S-O-M-A (connaissance objective, étude du Milieu); 2. une étape descriptive des perceptions et des interprétations des composantes S et A (connaissance subjective, étude de l’environnement) et 3. une étape d’analyse des interrelations établies par le Sujet et la triade Objet-Agent et Milieu. | |
ÉCOLOGIE POLITIQUESc. hum. Mouvement politique ayant pour objet la défense et la protection de l’environnement. VA écologie humaine, C et D. TA écopolitique. A.Écologie politique/écologie. L’écologie politique refère aux savoirs de l’écologie pour soutenir une argumentation visant la protection de la nature. B. Origine. Selon René DUMONT (1974), l’écologie politique est née des luttes menées par les environnementalistes pour la protection des espaces verts, la gestion des ressources planétaires et la « contestation d’un système économique qui confond volontairement la qualité de la vie avec la quantité de biens matériels consommés ». C’est au moment de la création de l’écologie que s’établit le lien premier entre l’écologie, en tant que domaine scientifique, et le mouvement politique qui s’en inspire. Selon Anna BRAMWELL dans Jean-Paul DELÉAGE (1991), dès la constitution de l’écologie, HAECKEL formule l’argumentation fondamentale d’un nouveau système de valeurs qui prône la protection et la défense de la Nature et de l’environnement. Un tel cadre axiologique donne naissance à un mouvement que l’on désigne sous le nom d’écologisme. « HAECKEL croit à une réforme politique fondée sur la connaissance scientifique des rapports de l’homme au monde et sur le respect fondamental de la beauté et de l’ordre de la nature » (Anna BRAMWELL dans Jean-Paul DELÉAGE, 1991). C’est également dans cette optique que se situe le discours contemporain d’écologues de renommée mondiale tels Eugene P. ODUM et Pierre DANSEREAU, notamment. Ces chercheurs établissent un lien effectif entre l’action politique « éclairée », c’est-à-dire fondée sur un ensemble de connaissances, et l’écologie afin de mieux juger l’impact des transformations opérées par les êtres humains sur les milieux qu’ils habitent __ ROCQUE, S. (1999). C. Postulats. L’écologie politique repose sur les postulats suivants : 1. l’être humain est partie intégrante de l’ensemble des organismes vivants composant la biosphère; 2. la survie des organismes vivants de la planète, incluant l’humanité, est menacée par les saccages d’une économie axée sur le profit et sur l’accélération des progrès techniques et technologiques; et 3. l’humanité a la responsabilité de se porter garante de sa survie et de celle de l’ensemble des espèces vivantes de la planète. D.Écologie politique/gauche. Rejetant une économie libérale basée sur le profit, l’écologie politique est associée à un mouvement politique de gauche. E. Écologie politique/Nouvel Âge. Tributaire de ses origines et de ses postulats, l’écologie politique est également associée à plusieurs mouvements qui se réclament du Nouvel âge. Ainsi, au cours de la dernière décennie, l’écologie politique s’est doublée d’un caractère philosophique auquel est associée la spiritualité. F.Écologie politique/écologiste. Dans l’optique de l’écologie politique, « l’écologiste est l’ingénieur de la conservation et de la gestion de la nature (...) » __ DUMONT, R. (1974). | |
ÉCOLOGIE PROFONDEÉcol./ERE. Syn. écologie fondamentale. Ant. écologie de surface/superficielle. VA écologie, D; écologisme, b; environnement, Q; environnementalisme. | |
ÉCOLOGIE QUANTITATIVEÉcol. VA écologie mathématique, B; écologie numérique, A. | |
ÉCOLOGIE SCOLAIREÉcol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation qui a pour objet l’étude des interrelations qui s’établissent entre le Sujet et les autres composantes d’un système scolaire __ ROCQUE, S. (1999). V écosystème scolaire; infrastructure pédagogique. VA écologie de l’éducation, B. Î écologie éducationnelle. > écologie pédagogique. A. Nature. L’écologie scolaire est la transposition adaptée des savoirs de l’écologie et de l’écologie de l’éducation à l’ensemble du fonctionnement général d’une école. B. Extension. L’écologie scolaire se situe au sein du cadre de l’écologie éducationnelle. Elle a cependant un sens plus large que celui d’écologie pédagogique, cette dernière se focalisant directement sur les phénomènes d’apprentissage. L’écologie scolaire est à l’écologie pédagogique ce que les buts scolaires sont aux objectifs spécifiques des apprentissages, ce que les infrastructures administratives et logistiques sont aux situations pédagogiques dont l’infrastructure pédagogique. C. Approche transdisciplinaire. Dans une approche transdisciplinaire, elle recourt de plus à d’autres disciplines dont les disciplines paraéducationnelles, notamment l’administration, la gestion et la législation scolaires. L’écologie scolaire est un domaine transdisciplinaire situé à l’intersection des savoirs de l’écologie et de l’éducation au regard des buts d’un système scolaire. D. Pollution scolaire. Un aspect important de l’écologie scolaire est l’identification et la correction de la nature et des causes des éléments perturbateurs qui entravent l’atteinte des buts d’une école. On fera alors référence au diagnostic scolaire. E. Micro/macropédagogie. La pédagogie contemporaine a évolué de la même façon que la biologie et que les sciences physiques en général. Elle s’est intéressée surtout à « l’infiniment petit », comme l’a fait la biologie. Cette dernière, séduite par les découvertes extraordinaires de la biologie moléculaire, en avait oublié la macrobiologie, celle de l’étude des milieux, des écosystèmes. (...) Ce qu’il nous faut, c’est une macropédagogie, une pédagogie qui étudierait les conditions optimales de fonctionnement du MILIEU qu’est l’école. Ce milieu en sera un d’épanouissement pour tous ceux qui y vivent, dans la mesure où ces derniers respecteront toutes les règles qui assurent au milieu un équilibre toujours fragile : lois biologiques, physiques, psychologiques __ ROBICHAUD, É. (1986). F. Nomenclature.
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ÉCOLOGIE SOCIALESc. hum. VA écologie éducationnelle, F. | |
ÉCOLOGIE SUPERFICIELLEÉcol./ERE. Ant. écologie fondamentale/profonde. VA écologisme, B; environnement, Q; environnementalisme. | |
ÉCOLOGIE URBAINEÉcol. VA écologie, C. | |
ÉCOLOGIQUEadj. 1. Gén. Relatif à l’écologie. Ex. : problèmes écologiques, impact écologique. 2. Spéc. Relatif à l’écologie dans une optique de protection de la Nature. A. Valeur. Selon la dernière acception, écologique prend une valeur positive en regard de la protection de la nature ou de l’environnement. Une attitude écologique est ainsi une attitude jugée favorable à la protection de la nature. Cette acception peut également revêtir un caractère politique. Ex. : conscience écologique, parti écologique, candidats écologiques, contenants écologiques, réflexion écologique, ville écologique, etc. B. Sens inadéquats. Pour ce qui est de ces deux acceptions, soulignons que le terme écologique n’est pas synonyme d’écologie, de milieu ou d’environnement. Il ne réfère pas non plus aux dimensions géoclimatiques ou architecturales d’un milieu ou d’un environnement __ ROCQUE, S. (1999). C. CN : approche *; complexe de données *; conscience *; descripteur *; éducation *; effet *; épistémologie *; évaluation *; évaluation * du risque; facteur *; indicateur *; modèle *; modélisation *; niche *; paradigme *; pédagogie *; potentiel * d’un éducosystème; problème *; psychologie *; société *; statistique *; stratégie *; valence *; validité *. | |
ÉCOLOGISME1.Écol./ERE(Gén.). Ensemble de conceptions et de valeurs concernant les relations entre des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, perçues en terme d’interdépendance, et qui mène à l’action ayant pour but de favoriser la recherche et l’équilibre des écosystèmes __ SAUVÉ, L. (1992). Système de valeurs orienté vers la protection et la défense de la nature et de l’environnement __ ROCQUE, S. (1999). VA approche écologique, A; écologie, D; écologie politique, B. 2.Écol./ERE (Spéc.). Mouvement social orienté vers le changement de croyances, d’opinions, d’attitudes, de valeurs et de comportements des personnes et des collectivités en faveur de la richesse et de l’équilibre des écosystèmes __ SAUVÉ, L. (1992). Courant de pensée qui prône la protection de la nature et de l’environnement en condamnant le saccage des ressources naturelles et la pollution de l’environnement ainsi que, en contrepartie, en optant pour des valeurs conséquentes reliées aux développements humain, économique, industriel et urbain. A. F.f. Ne pas confondre les termes écologisme et écologie. VA E. B. Phi. L’écologisme s’appuie sur une éthique de la relation de l’Homme avec les milieux de vie. Cette dernière correspond le plus souvent à la philosophie du deep ecology, ou écologie profonde. Cette philosophie remet en question les fondements de la relation Homme-environnement et s’oppose à la philosophie du shallow ecology, ou écologie superficielle, qui accepte les compromis des solutions partielles aux problèmes de la relation Homme-environnement __ id. C. Valeurs. L’écologisme, pour sa part, est également partie prenante d’une profonde mutation des mentalités (...) qui reconnaît l’émergence de nouvelles valeurs comme l’ouverture, l’interdépendance, le renouveau spirituel — nouvelles valeurs qui, d’une manière ou d’une autre, sont en intersection évidente avec une idéologie accordant un rôle privilégié à la Nature __ TESSIER, R. (1989). D. Fondements. Selon Anna BRAMWELL (dans DELÉAGE, J.-P., 1991), Ernst HAECKEL est « le premier scientifique à donner ses fondements théoriques à l’écologisme. HAECKEL croit à une réforme politique fondée sur la connaissance scientifique des rapports de l’homme au monde et sur le respect fondamental de la beauté et de l’ordre de la nature ». E. Écologisme/écologie. Selon Jean-Marc DROUIN (1991), l’écologie est parfois perçue beaucoup plus comme étant une idéologie que comme une science véritable. Il souligne qu’au nombre des facteurs explicatifs de cet état de fait se trouve « sans doute la manière même dont certains tendent à présenter l’écologie comme une sagesse ou une science globale ». L’association implicite entre écologisme et écologie risque de desservir ce domaine scientifique. Il ne faut donc pas confondre ces deux termes. « Bien qu’esquissée timidement dès la constitution du domaine scientifique, il faut attendre près d’un siècle avant que soit popularisée la relation biunivoque écologie-écologisme. Ce n’est que dans les années 1960 — lorsque les effets souvent dévastateurs de l’hypertropie du développement technologique sont exposés sur la place publique — que s’est imposée l’urgente conscience du rapport de l’Homme à son univers. Les méfaits de la pollution, l’épuisement des ressources naturelles, l’explosion démographique, la désertification, les risques d’utilisation de l’énergie nucléaire ainsi que la médiatisation de ces fléaux appréhendés ont contribué à accroître le nombre des êtres humains conscients des menaces que laisse planer sur eux la dégradation de leurs milieux de vie. C’est également durant cette décennie qu’un vaste courant politique environnementaliste voit le jour et s’organise. Les idées, les discours, les partis politiques “s’environnementalisent”. En s’inspirant parfois superficiellement des savoirs de l’écologie, on cherche à obtenir la même crédibilité et la même respectabilité que le domaine de référence que l’on prétend bien connaître. » __ ROCQUE, S. (1999). VA écologie, D. F. Glissement de sens. L’association science-politique a sans aucun doute contribué à conscientiser les terriens que nous sommes à la responsabilité que nous avons tous à l’égard de notre planète. Cependant, cette association n’entraîne pas que des conséquences positives. Elle a conduit à une perte de sens ainsi qu’à une perte de crédibilité de l’écologie. Comme le souligne Jean-Marc DROUIN (1991), l’écologie est actuellement associée beaucoup plus à une idéologie qu’à une science véritable. Le rapprochement ambigu écologie-écologisme a fait passer à l’arrière-scène la nature même du domaine de l’écologie, de son objet d’études, du langage et des méthodologies qui lui sont propres __ id. | |
ÉCOLOGISTE1. Écol. (Gén.). Défenseur de la nature et de l’environnement __ ROCQUE, S. (1994). 2. Écol./ERE (Spéc.). Personne qui a développé une conscience écologique et qui est vouée à la préservation de la richesse et de l’équilibre des écosystèmes __ SAUVÉ, L. (1992). Chercheur spécialisé en écologie __ OLF (2001). TA écologue. A. Écologiste/environnementaliste. Le mot écologie existe depuis la fin du XIXe s., alors que le mot environnement n’existe que depuis le milieu de XXe s. De sorte que les premiers environnementalistes ont porté le nom d’écologistes et que cette dernière appellation est encore utilisée largement de nos jours à la place d’environnementalistes. Écologiste réfère davantage à une philosophie. Environnementaliste, à une intervention __ id. B. Écologue. Dans la littérature environnementaliste, on utilise de plus en plus le mot écologue pour désigner un spécialiste de l’écologie, de façon à réserver l’appellation écologiste à une personne vouée à la préservation de la qualité de l’environnement __ id. C. « Écolo ». Selon Jean-Marc DROUIN (1991), « l’apparition du diminutif familier “écolo” formé sur la série “prolo”, “socialo”, “gaucho”, “facho”, “intello”, marque d’ailleurs l’ancrage du terme “écologiste” dans le vocabulaire politique, malgré la concurrence récente du qualificatif “vert” ». | |
ÉCOLOGUE1. Écol. Scientifique, spécialiste de l’écologie. VA écologie, K; écosystème, K; facteur écologique, B. 2. ERE. Spécialiste qui effectue des recherches fondamentales et appliquées en écologie __ LÉTOURNEAU, D., OLF (1992). VA écologiste, B. A. Rôle du scientifique. L’écologue contribue au développement de l’écologie par son travail en milieu naturel ou en laboratoire. « Ses recherches peuvent concerner l’individu, la population ou l’ensemble de la communauté (...) » __ PARADIS, O. (1979). B.Écologue/écologiste. L’écologue est le spécialiste de l’écologie, c’est un scientifique alors que l’écologiste joue un rôle politique. Dans son activité sociale et politique, l’écologiste peut recourir aux savoirs de l’écologie. Selon Jean-Marc DROUIN (1991), cette distinction terminologique témoigne de la volonté de distinguer très clairement la science du mouvement politique. | |
ÉCOLOGUE DE L’ÉDUCATIONÉcol. éduc. Spécialiste de l’écologie de l’éducation. Syn. éducologue. | |
ÉCONOCENTRISME1. Fond. éduc. (Gén.). Approche globale dans laquelle le développement économique est la toute première priorité d’une société, donc que l’économique occupe la partie centrale et prépondérante d’analyse et de synthèse des phénomènes sociaux et individuels. 2. Fond. éduc. (Spéc.). Paradigme qui préconise qu’un système d’éducation se focalise prioritairement sur la poursuite de finalités, de buts, d’objectifs économiques. TA éducentrisme; utilitarisme. A. Société. Dans une vision éconocentrique, la mission du système d’éducation est le développement économique de la société afin d’assurer aux citoyens les meilleures conditions matérielles et les meilleurs services possibles. B. Personne. Les programmes d’études seront axés sur des compétences utilitaires et des objectifs d’instruction en vue de préparer les futurs participants de l’industrie et du commerce. C. Éducation. L’éconocentrisme préconise que l’on considère les phénomènes de l’éducation à la lumière des approches, des concepts, des connaissances et des visées de l’économique. | |
ÉCONOMEn Ens. sup. Trésorier responsable des affaires financières d’un collège ou d’une université; vice-recteur aux finances __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. intendant. | |
ÉCONOMIE1. Adm./Écon./Gest. Ensemble des principes qui sous-tendent une saine gestion, qui guident le gestionnaire, pour une utilisation optimale des ressources dont il dispose dans la poursuite de ses objectifs, et qui lui permettent d’éviter le gaspillage __ BIBEAU, J.-R. (06.87). VA besoin, J; écologie, C, Q et S; technologie, E. TA efficacité; efficience; impact; performance; pertinence. EA évaluation de programme. 2. Sc. Ensemble des activités d’une société qui visent la production, la répartition, la distribution et la consommation des biens et des ressources __ ENVIRONNEMENT QUÉBEC (2002). A. Lien entre économie et société. Grâce à une économie qui est bien gérée et durable, les membres d’une société peuvent avoir des revenus qui sont équitables entre hommes et femmes, des emplois à long terme et des biens et services de qualité. De plus, ces membres décident comment distribuer l’argent __ id. B. Lien entre économie et environnement. L’environnement procure des ressources naturelles qui sont exploitables et essentielles à la survie de l’économie. Pour avoir une économie durable, les ressources naturelles doivent être exploitées et gérées convenablement. L’économie peut contribuer à protéger l’environnement tout comme elle peut le détruire __ id. | |
ÉCONOMIQUEn.f. Pol./Sc. Science qui étudie les phénomènes de production et de distribution des biens de consommation, les échanges et les flux de richesses ainsi que les variations de divers indices qui caractérisent les activités du domaine. VA communisme, C; discours pédagogique, 3; justice, F; programme de programmes, E; taxonomie de FRENCH, 1.4 et 2.4. A. CN : éducation *; système *. B. CN __ économiquement : élève vivant en milieu * faible; milieu * faible. C. Nomenclature.
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ÉCOPHYSIOLOGIEÉcol. Sous-discipline de l’écologie ayant pour objet d’études « l’ensemble des conditions existantes dans les organes, les tissus et les cellules » d’un organisme vivant en tant que manifestation « des adaptations des organismes aux conditions du milieu » __ SACCHI, C. F. et TESTARD, P. (1991). | |
ÉCOPOLITIQUEÉcol./ERE/Pol./Sc. env. Traduction en termes politiques (et même partisans) de principes d’aménagement et de gestion, déduits de connaissances écologiques et d’expériences en écodéveloppement __ DANSEREAU, P. (1989). EA écologie politique. | |
ÉCOSOCIALISMEERE. VA environnement, Q. | |
ÉCOSPHÈREÉcol. Ensemble formé par la biosphère et les milieux parabiosphériques __ BOLDUC, J. (1985). Qsyn. biosphère. | |
ÉCOSYSTÈME1. App. syst./Écol. Objet d’études de l’écologie. Système formé par l’ensemble des communautés vivantes et de l’environnement dans lequel elles surviennent, évoluent et interagissent à la recherche d’un équilibre et d’une homogénéité dans la diversité. L’écosystème est un sous-système de la biosphère : forêt, étang, plantation, tronc d’arbre, cocon de chenilles, etc. VA écologie, H, M, P, Q et W. 2.Écol. Tout ensemble d’éléments biotiques (vivants) et non biotiques (non vivants) interreliés dans un espace limité et constituant une unité fonctionnelle, c’est-à-dire perçue et appréhendée comme un tout doté d’une action propre ou caractéristique __ ROCQUE, S. (1999). VA diversité, B; écologie, C, D, H et M. EA facteur écologique. 3. Écol. éduc. Système formé par l’ensemble des élèves, des enseignants, des autres personnels et des ressources pédagogiques, en interdépendance dynamique dans un milieu éducationnel, en vue du développement de toutes les personnes impliquées. V éducosystème. VA écologie humaine, G et I; égalité des chances, P. A. Origine. Concept introduit par le botaniste britannique Arthur C. TANSLEY (1935), The Use and Abuse of Vegetation Concepts and Terms dans Ecology,XVI, pour désigner « des unités naturelles [qui] se composent de parties vivantes et de parties inertes, dont les effets réciproques forment un système stable dans lequel interviennent des processus cycliques ». Cependant, l’idée d’écosystème n’est pas aussi récente. Comme le souligne Eugene P. ODUM (1971), cette idée d’unité créée par l’organisme vivant et le milieu se retrouve dans certains des plus anciens écrits. Ce chercheur précise que plusieurs termes ont été proposés pour rendre compte de la perspective holiste organisme/environnement dont : holocoen (FRIEDERICHS, 1930), biosystem (THIENEMANN, 1939), bioenert body (VERNADSKY, 1944), biocénose (MOBIUS, 1877), mais c’est le terme écosystème qui s’est imposé. B. Écosystème/biocénose/biotope/écotope. Dès la création du terme en 1935, l’écosystème représente la somme de la biocénose et du biotope.
C. Étendue. Les dimensions d’un écosystème sont variables : elles peuvent être restreintes ou plus larges et même s’étendre à l’ensemble de la biosphère : une situation pédagogique comprenant un seul apprenant, une classe, une école, une région scolaire, un système éducationnel, une société éducative, etc. VA G. Les limites d’un écosystème peuvent s’établir de différentes façons et englober un espace plus ou moins vaste. Il est essentiel que les composantes majeures soient présentes et qu’elles opèrent entre elles afin de parvenir à une certaine forme de stabilité fonctionnelle. Leur délimitation est cependant souvent arbitraire puisqu’il n’existe pas de telles séparations dans la nature. De façon générale, les écosystèmes s’interpénètrent et sont interdépendants. Dès la création du terme, Arthur TANSLEY (1935) soulignait ces attributs et caractères. D. Auto-organisation et autorégulation. Tout comme les organismes individuels, les écosystèmes sont des systèmes auto-organisateurs et autorégulateurs dans lesquels des populations d’organismes particulières subissent des fluctuations périodiques. À cause de la nature non linéaire des passages et des interconnexions au sein d’un écosystème, toute perturbation grave ne pourra être limitée à un seul effet, mais sera susceptible de s’étendre à travers tout le système et pourra même être amplifiée par ses mécanismes de feedback internes __ CAPRA, F. (1983). V système. E. Compétition/dépendance. Dans un écosystème équilibré, les animaux et les plantes vivent dans un mélange de compétition et de dépendance mutuelle. Chaque espèce est susceptible de développer une croissance exponentielle de sa population, mais ces tendances sont maîtrisées par des contrôles et des interactions divers. Lorsque le système est perturbé, on assistera à une « explosion » exponentielle. Certaines plantes deviendront des parasites et certains animaux des prédateurs; d’autres espèces seront ainsi exterminées. L’équilibre, ou la santé, de l’ensemble du système sera menacé. Une croissance explosive de ce genre n’est pas le propre exclusif des écosystèmes, elle peut également se manifester dans des organismes simples. Les cancers et autres tumeurs sont des exemples dramatiques de croissances pathologiques __ id. F. Coopération/interdépendance. Plus on étudie le monde vivant, plus on réalise que la tendance à s’associer, à établir des liens, à vivre l’un dans l’autre et à coopérer est une caractéristique essentielle des organismes vivants. Ainsi que l’observa Lewis THOMAS : « Il n’existe pas d’êtres solitaires. Chaque créature est, dans une certaine mesure, reliée au reste dont elle est, de plus, dépendante ». L’étude détaillée des écosystèmes réalisée au cours des dernières décennies a fait clairement ressortir le fait que les organismes vivants entretiennent des relations d’un type essentiellement coopératif, caractérisé par la coexistence et l’interdépendance; ces relations sont symbiotiques à plus d’un égard. Bien qu’on ne puisse nier la compétition, celle-ci se déroule dans un contexte de coopération plus vaste, de sorte que le système, au sens large, maintienne son équilibre. Même les relations prédateurs/proies qui sont, bien évidemment, destructives pour la proie directement concernée, s’avèrent généralement bénéfiques pour les deux espèces. Cette constatation est en opposition directe avec les conceptions des darwinistes sociaux qui considèrent la vie, exclusivement, en termes de compétition, de lutte et de destruction. Leur vision de la nature a favorisé l’éclosion d’une philosophie qui légitime l’exploitation ainsi que l’impact désastreux de notre technologie sur l’environnement naturel. Mais il n’existe pour cette conception aucune justification scientifique, parce qu’elle ignore les principes intégrants et coopératifs qui sont les aspects essentiels des manières dont les systèmes vivants s’organisent à tous les niveaux __ id. Nous faisons partie d’un écosystème subtilement équilibré dans lequel interdépendance et individualité vont de pair. Nous sommes tous des individus, mais sommes aussi partie d’un tout qui nous dépasse, unis au sein de quelque chose de grandiose, d’une beauté indicible __ STARK, M. et WASHBURN, M. (1977) dans PECK, S. (1978). G. Niveaux. Bon nombre d’aspects des relations entre les organismes et leur environnement peuvent être décrits, de manière très cohérente, au moyen du concept systémique de l’ordre stratifié (...). La tendance qu’ont les systèmes vivants à former des structures à plusieurs niveaux, chaque niveau différant par sa complexité, est omniprésente dans la nature et doit être considérée comme un principe fondamental de l’auto-organisation. À chaque niveau de complexité, nous rencontrons des systèmes qui sont intégrés, auto-organisateurs, formés de parties plus petites et, simultanément, qui agissent comme parties de touts plus grands. Par exemple, l’organisme humain contient des systèmes organiques composés de plusieurs organes, eux-mêmes formés de tissus, qui sont à leur tour constitués de cellules __ id. Selon Robert G. WOODMANSEE et William K. LAUENROTH (1983), la nature peut être décrite et modélisée selon différents niveaux hiérarchiques. Chaque niveau possède des composantes, des processus et des interactions qui lui sont propres. Le choix d’un niveau est fonction des objectifs de la recherche écologique. V modèle écologique et modélisation écologique. H. Hypothèse Gaïa. Des études détaillées des manières selon lesquelles la biosphère semble régulariser la composition chimique de l’air, la température à la surface de la terre et bien d’autres aspects de notre environnement planétaire ont conduit le chimiste James LOVELOCK et la microbiologiste Lynn MARGULIS à la conclusion que ces phénomènes ne peuvent être compris que si l’on considère l’ensemble de la planète comme un organisme vivant unique. Reconnaissant que leur hypothèse représente la renaissance d’un ancien mythe puissant, ces deux scientifiques l’ont appelée l’hypothèse Gaïa, d’après le nom de la déesse grecque de la Terre. (...) La Terre est donc un système vivant; elle ne fonctionne pas seulement comme un organisme, elle semble être réellement un organisme — Gaïa, un être planétaire vivant. Ses propriétés et ses activités ne peuvent être déterminées par la somme de ses parties; chacun de ses tissus est lié aux autres et tous sont mutuellement interdépendants; ses nombreuses voies de communication sont extrêmement complexes et non linéaires; sa forme a évolué pendant des milliards d’années et continue d’évoluer. Ces observations furent réalisées dans un contexte scientifique, mais dépassent largement le domaine de la science. Comme tant d’autres aspects du nouveau paradigme, elles reflètent une conscience profondément écologique de nature essentiellement spirituelle __ CAPRA, F. (1983). I. Nature et fonction. Les écosystèmes peuvent être naturels (étang, toundra, etc.); semi-naturels (champ de blé, élevage de moutons, etc.) ou artificiels (ville, village, etc.). Leur fonction première est de mettre en évidence les éléments en présence, leurs interrelations, leur interdépendance. L’écosystème a une double finalité : sa survie et son évolution. J.Écosystème/écologie. L’écosystème est l’objet fondamental de l’écologie. Comme le souligne Pascal ACOT (1994), ce terme présente l’avantage de relier « dans un concept unique l’environnement abiotique (le “biotope”) et les vivants qui s’y trouvent (la “biocénose”) ». Plusieurs méthodes sont mises à contribution dans le but de comprendre les relations entre la structure d’un écosystème et ses fonctions. K. Construit théorique. Accompagnant sa proposition du terme « écosystème », Arthur TANSLEY insiste fortement sur le fait que les écosystèmes sont des constructions de l’esprit et non des unités émergeant spontanément de la nature. C’est à l’écologue que revient donc la nécessité de circonscrire l’objet d’études, en déterminant les frontières et les composantes de cet objet, conformément à la spécificité des systèmes pertinents à l’écologie. Pour TANSLEY, cette opération représentait une condition sine qua nonà l’étude de la dynamique interactive produite au sein d’un écosystème ainsi qu’à l’étude des relations prévalant entre plusieurs écosystèmes. L.Écosystème/cybernétique. Puisque les écosystèmes sont capables d’autorégulation, Eugene P. ODUM (1971) souligne que la cybernétique est un domaine important pour l’écologie. M. Composantes. Selon Eugene P. ODUM (1971), il existe deux systèmes pour établir les composantes d’un écosystème. Le premier système met l’accent sur la structure et le second sur les fonctions. D’un point de vue trophique (nourriture), un écosystème est constitué de deux composantes : 1. une composante autotrophique (self-nourishing) et 2. une composante hétérotrophique (other-nourishing). À des fins descriptives, il est utile de distinguer les éléments structuraux suivants : 1. les substances inorganiques; 2. les composés organiques; 3. les facteurs physiques (température, etc.); 4. les producteurs (organismes autotrophiques); 5. les macroconsommateurs (organismes hétérotrophiques); et 6. les microconsommateurs (organismes hétérotrophiques se nourrissant de matière en décomposition). Pour Pierre DANSEREAU (1976 dans TESSIER, R., 1989), l’écosystème se compose de quatre éléments : 1. les ressources, qui « alimentent les processus de cyclage »; 2. les agents (éléments ou organismes) qui sont « capables d’enclencher les différents processus du métabolisme par absorption, transformation, emmagasinage, canalisation et transport des ressources »; 3. les processus qui sont les « mécanismes par lesquels les ressources subissent toute sorte de changement ou de transmutation : anaboliques, métaboliques et cataboliques, ils impliquent tous un transfert d’énergie » et 4. les produits qui sont les « objets ou services résultant des processus empruntés par les agents et qui sont consommés, emmagasinés, perdus ou réinvestis par le cyclage ». D’un point de vue fonctionnel, un écosystème est constitué des composantes suivantes : 1. les parcours d’énergie; 2. les chaînes alimentaires; 3. la diversité des configurations de temps et d’espace; 4. les cycles nutritifs; 5. le développement et l’évolution; et 6. le contrôle. Selon Pierre DANSEREAU (1989 dans TESSIER, R., 1989), chaque niveau d’un écosystème « est caractérisé par un ensemble de processus qui constituent un régime : (I) minérotrophie (désagrégation, corrosion, érosion, pédogénèse...); (II) phytotrophie (photosynthèse, respiration, enracinement, dispersion...); zootrophie (III phytophagie et IV prédation); (V) investissement ou technotrophie (mise en réserve, endiguement, labour, construction, urbanisation); (VI) contrôle ou nootrophie (aménagement, planification, financement) ». N. Fonction. Selon Eugene P. ODUM (1971), le concept d’écosystème est et doit être large. Sa fonction première est de mettre en évidence les interrelations, l’interdépendance des éléments et les relations causales. O. Principe d’intégration fonctionnelle. L’écologie propose le principe d’intégration fonctionnelle où les écosystèmes les plus vastes sont dotés à la fois des propriétés des écosystèmes plus restreints qu’ils englobent et de nouvelles propriétés. Cette intégration s’accompagne d’un accroissement de la complexité de la structure des écosystèmes plus vastes. P.Éléments distinctifs des écosystèmes. Les écosystèmes diffèrent entre eux à plusieurs égards. Par la nature et les qualités des composantes mises en jeu : les organismes vivants, les facteurs de l’environnement et leurs interrelations, d’une part. Et d’autre part, au regard de leur position dans un réseau global d’écosystèmes ainsi que du degré de dépendance avec les écosystèmes limitrophes. Q.Écosystème/homéostasie. Un écosystème est doté d’une tendance à l’homéostasie. R. Partage des ressources. Dans un écosystème donné, « le partage des ressources résulte de la résolution de conflits entre la compétition et la coopération par le chronométrage des phases d’exploitation » __ DANSEREAU, P. (1987). Dans un écosystème, « un certain nombre de populations vivantes (plantes, animaux, hommes) puisent à même un stock limité (et plus ou moins renouvelable) des ressources et les réinvestissent plus ou moins dans ce même écosystème, ou, au contraire, les exportent vers d’autres écosystèmes. On constatera, dans certaines situations, une harmonie durable, dans d’autres un bilan déficitaire qui rend le système vulnérable » __ DANSEREAU, P. (1977). S. Stratégie écologique. La stratégie écologique résulte de l’ETA (exigence/tolérance/avidité) d’un individu, d’une population, d’une espèce et définit sa participation au partage des ressources __ DANSEREAU, P. (1987). T.Écosystème/niche. Un écosystème peut contenir un ensemble de nichesécologiques. U. Interactions. Dans un écosystème, les interactions sont nombreuses et variées. D’une part, les éléments biotiques interagissent entre eux et s’interinfluencent et d’autre part, ces éléments interagissent avec les éléments non biotiques du milieu. V. Espace-temps. Comme le soulignent Serge FRONTIER et Denise PICHOD-VIALE (1991), un écosystème est structuré dans le temps et dans l’espace. La modélisation d’un écosystème ne peut pas prétendre à isoler cet espace-temps d’un continuum global dans lequel la modélisation se situe. Par conséquent, un modèle d’écosystème sera toujours imparfait et incomplet puisqu’il ne pourra jamais représenter l’ensemble des interactions qui y prévalent. W. Structure. L’organisation d’un écosystème est hiérarchisée. Les éléments qui le constituent sont eux-mêmes des sous-systèmes structurés (...) __ DAJOZ, R. (1982), lesquels peuvent également constituer des objets d’étude. X.Écosystème/entropie. Contrairement aux systèmes non vivants, les écosystèmes, comme les organismes vivants, semblent se soustraire, du moins partiellement, au second principe de la thermodynamique. Cette analogie entre le comportement d’un organisme vivant et celui d’un écosystème, fut établie d’abord par Evelyn G. HUTCHINSON et les frères ODUM qui soulignaient : « les organismes vivants, les écosystèmes et la biosphère tout entière possèdent la caractéristique thermodynamique essentielle d’être capables de créer et de maintenir un état élevé d’ordre interne, ou de basse entropie (...) » (dans ACOT, P., 1994). Cette caractéristique d’un écosystème est à la base de « l’hypothèse Gaïa », telle que présentée par James LOVELOCK (1979). Y. CN __ écosystémique : approche *. | |
ÉCOSYSTÈME ÉDUCATIONNEL1. Écol. éduc. (Gén.). Tout ensemble d’éléments vivants et non vivants d’un système d’éducation __ ROCQUE, S. (1999). RN écologie de l’éducation. 2. Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes du cycle de l’éducation ainsi que l’ensemble des ressources, des agents et des processus susceptibles d’être mis en jeu dans l’établissement du cycle de l’éducation d’un système éducationnel particulier __ id. Unité fonctionnelle, contextuelle et systémique, limitée par l’espace physique, matériel, culturel et social d’un système d’éducation __ id. V cycle de l’éducation; éducosystème; système éducationnel. VA environnement éducationnel, B; niche éducationnelle. A. Écosystème/système éducationnel. Considéré comme système finalisé par l’apprentissage et précisé au regard du cycle de l’éducation, un système éducationnel constitue une unité fonctionnelle et systémique, c’est-à-dire un écosystème éducationnel __ id. B. Écosystème éducationnel/autoécologie/démécologie éducationnelle. Un écosystème éducationnel constitue l’objet d’études de l’autoécologie éducationnelle (pour des études de cas), ou de la démécologie éducationnelle. Les études de cas menées en autoécologie éducationnelle tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie dans un système d’éducation au regard du comportement, du fonctionnement et de l’apprentissage d’un seul Sujet. On tente d’identifier en quoi cette dynamique contribue ou entrave son apprentissage __ ROCQUE, S. (1999). Bien que cette optique soit théoriquement possible, la pertinence de telles recherches s’établirait dans le cadre d’une multitude de recherches longitudinales, réalisées pour de nombreux Sujets permettant ainsi des études comparatives __ ROCQUE, S. (1994). Les études réalisées en démécologie éducationnelle tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie entre les Sujets ou entre des sous-groupes de Sujets d’un écosystème éducationnel. On cherche à décrire la nature des relations sociales qu’ils y établissent. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique influence l’apprentissage des uns et des autres. D’autres types d’études en démécologie éducationnelle tentent de décrire et de comprendre la dynamique et l’évolution d’une population cible dans un écosystème éducationnel __ ROCQUE, S. (1999). VA macrosystème, G. C. Écosystème éducationnel/étude macrosystémique. Compte tenu de sa nature, un écosystème éducationnel fait l’objet d’études macrosystémiques __ id. | |
ÉCOSYSTÈME PÉDAGOGIQUE1. Écol. éduc. (Gén.). Tout ensemble d’éléments vivants et non vivants d’une situation pédagogique __ ROCQUE, S. (1999). RN écologie de l’éducation. 2. Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes interreliées Sujet, Objet, Agent dans un Milieu, l’ensemble des relations qui y prévalent ainsi que l’apprentissage qui en résulte __ id. Unité pédagogique fonctionnelle, contextuelle et systémique, limitée par un espace physique et matériel qui en constitue le cadre. Ex. : un groupe-classe, un groupe d’appartenance à la garderie, un groupe servi par l’orthopédagogue ou l’orthophoniste, un groupe communautaire, un groupe d’intervention en adaptation/réadaptation ou une cellule familiale constituent autant d’écosystèmes pédagogiques __ id. V éducosystème; situation pédagogique. VA environnement pédagogique, D. A. Écosystème/situation pédagogique. En autant que l’on considère la dynamique de l’ensemble de ces composantes et sa résultante, toute situation pédagogique peut être un écosystème pédagogique lorsqu’elle constitue un objet d’études en écologie pédagogique __ id. B. Écosystème/autoécologie/démécologie pédagogique. Unécosystème pédagogique peut faire l’objet de l’autoécologie pédagogique, c’est-à-dire centrée sur le Sujet-individu, ou de la démécologie pédagogique, c’est-à-dire centrée sur un sous-groupe de Sujets qui partagent ou non des caractéristiques semblables. Les études en autoécologie pédagogique tentent de décrire et de comprendre la dynamique Objet, Milieu et Agent au regard du comportement, du fonctionnement et de l’apprentissage d’un seul Sujet. Par exemple, on cherche à décrire les échanges que ce dernier entretient avec les autres composantes et les influences qu’il subit et qu’il exerce. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique favorise ou entrave son apprentissage. Les études menées en démécologie pédagogique tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie entre les Sujets ou les sous-groupes de Sujets d’une situation pédagogique au regard de l’apprentissage. On cherche à décrire les relations sociales établies entre les Sujets ou les groupes de Sujets dans cet écosystème. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique influence l’apprentissage des uns et des autres __ id. VA macrosystème, G. C. Angles d’analyse. L’écosystème pédagogique peut également faire l’objet d’études microsystémiques, c’est-à-dire centrées sur une seule situation pédagogique isolée, théoriquement du moins, de tout autre système. Il peut également faire l’objet d’études mésosystémiques, c’est-à-dire situées dans la perspective des relations établies entre cet écosystème et les autres milieux immédiats du Sujet. Dans une perspective exosystémique, l’écosystème pédagogique est étudié dans ses relations avec des milieux plus éloignés du Sujet. La perspective macrosystémique propose d’inclure, dans l’étude, les relations entre l’écosystème pédagogique et des milieux très vastes, plus englobants __ id. VA système, V. | |
ÉCOSYSTÈME SCOLAIRE1. Écol. éduc. (Gén.). Tout ensemble d’éléments vivants et non vivants d’un système scolaire __ ROCQUE, S. (1999). VA environnement scolaire, C. RN écologie de l’éducation. 2. Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes de l’infrastructure pédagogique ainsi que l’ensemble des ressources, des agents et des processus susceptibles d’être mis en jeu dans l’établissement de l’infrastructure pédagogique d’un système déterminé __ id. Unité fonctionnelle, contextuelle et systémique, limitée par l’espace physique et matériel d’un ensemble dont la mission est centrée sur la scolarisation des individus qui la fréquentent. Ex. : Une école, un réseau d’écoles ou l’ensemble des écoles et services d’un territoire régi par une administration centrale peut constituer un écosystème scolaire et à ce titre, représenter un objet d’études de l’écologie scolaire __ id. V éducosystème; infrastructure pédagogique. VA niche scolaire. A. Écosystème/système scolaire. Considéré comme système finalisé par l’apprentissage et précisé au regard de l’infrastructure pédagogique, un système scolaire peut à juste titre constituer une unité fonctionnelle et systémique, c’est-à-dire un écosystème scolaire __ ROCQUE, S. (1999). B. Écosystème/autoécologie/démécologie scolaire. Un écosystème scolaire représente l’objet d’études de l’autoécologie scolaireou de la démécologie scolaire. Les études en autoécologie scolaire tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie dans un écosystème scolaire au regard du comportement, du fonctionnement et de l’apprentissage d’un seul Sujet. On cherche à décrire les échanges qu’il entretient dans un écosystème scolaire et à comprendre comment cette dynamique est susceptible de favoriser ou d’entraver son apprentissage. Les études menées en démécologie scolaire tentent de décrire et de comprendre la dynamique établie entre les Sujets ou entre des sous-groupes de Sujets d’un écosystème scolaire. On cherche à décrire la nature des relations sociales qu’ils y établissent. On cherche également à comprendre en quoi cette dynamique influence l’apprentissage des uns et des autres. Les études menées en démécologie scolaire tentent également de décrire et de comprendre la dynamique et l’évolution d’une population cible dans un écosystème scolaire __ ROCQUE, S. (1999). VA macrosystème, G. C. Écosystème scolaire/études macrosystémiques. Puisque l’écosystème scolaire ne représente pas le milieu immédiat du Sujet, il ne peut faire l’objet que d’études macrosystémiques __ id. | |
ÉCOTONEÉcol. Habitat créé par la juxtaposition de biocénoses voisines, mais distinctes. Zone de transition ou d’interface entre deux écosystèmes. A. Transition. Un écotone constitue une zone de transition entre deux types de biocénoses. B. Écotone/diversité. Un écotone constitue une zone où l’on peut observer la diversité la plus grande. C. Degré de maturité. L’écotone est le siège d’une intense activité d’échange et (...) cet échange avantage l’écosystème le plus organisé, donc le plus mûr. Ainsi, il n’est pas étonnant que dans les systèmes complexes de maturité élevée se développent des sinuosités de telle sorte que les écotones augmentent d’importance. Les systèmes immatures ont, par contre, tendance à réduire la longueur des frontières __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979). D. Rôle. Les écotones jouent un rôle fondamental dans le maintien des écosystèmes en assurant les transferts d’énergie et de matières entre eux. | |
ÉCOTOPEÉcol. Ensemble des facteurs non biotiques d’un écosystème donné. VA écosystème, B. | |
ÉCOTYPEÉcol. Sous-population génétiquement différenciée et qui est restreinte à un type particulier d’habitat. Qsyn. race écologique. Origine. La différenciation génétique d’un écotype est le résultat d’une sélection naturelle opérée sur une population donnée par des facteurs écologiques de l’écosystème. | |
ÉCOUTEEns. lang. Situation authentique où un enseignant ou une personne externe intervient dans le cadre d’une séance d’information __ PAMBIANCHI, G. (2003). Une des quatre habiletés langagières avec la lecture, l’écriture et l’expression orale. V compréhension orale. Î communication authentique en situation pédagogique. | |
ÉCRIT1. Gén. (adj.). Consigné sur un support, un document constitué de signes conventionnels alphabétiques et numériques. Un examen écrit plutôt qu’oral. 2. Gén. (n.m.). Syn. Document; ouvrage; publication; rapport; texte; volume. 3. Ens. lang. Domaine de l’enseignement de la langue qui comporte l’enseignement et l’apprentissage de la lecture, de la graphie, de l’orthographe, de la production de textes de différents niveaux et remplissant différentes fonctions langagières. 4. Ling. Avec l’oral, l’une des modalités de la communication verbale qui se manifeste par l’utilisation de l’écriture et qui comporte les habiletés de compréhension en lecture et celles de production ou d’expression. Résultat de l’utilisation de l’écriture. Vécriture. CN : adultes peu ou pas à l’aise avec l’*; appropriation de l’*; erreurs spécifiques à l’*/à l’oral; éveil à l’*; maîtrise de l’*; grammaire de l’*; langue *e; rapport à l’*; recensement des *; recension d’un *; recension des *; revue sommaire des *. | |
ÉCRITURE1. Gén. Représentation concrète de la pensée par un système de signes graphiques conventionnels qui se réfèrent à des sons et à des sens; moyen d’expression qui vise la communication. V signe. 2. Ens. lang. Habileté langagière (par opposition à lecture, à compréhension et à expression orales). Discipline scolaire qui consiste à apprendre à tracer lettres et chiffres de manière consciente, lisible et rapide __ MIALARET, G. (1979). Tâche d’emploi de la langue qui conduit l’apprenant à rédiger un texte en s’appuyant sur certaines composantes de la situation pédagogigue __ PAMBIANCHI, G. (2003). Organisation structurée de signes graphiques qui permet de produire des messages-textes dont il est possible de dégager une signification. V composition; écrit; production; rédaction. VA A, B et C; approche neurolinguistique, D; taxonomie, J/de FOLEY. $$\epsilon$$ communication authentique en situation pédagogique. 3. Inf. Action d’enregistrer des informations dans une mémoire pour les y conserver et les y retrouver plus tard. 4. Ling. Représentation concrète de la parole et de la pensée par un système de signes graphiques conventionnels et propres à une langue donnée; moyen d’expression qui vise la communication différée. V signe. 5. Psych.cogn. Production de textes qui met en relation les modalités d’opération des scripteurs avec leurs connaissances du système du langage écrit et les caractéristiques de l’environnement dans lequel la production s’actualise __ Faigley, L. et al. (1985). Processus interactif de production de textes mettant en jeu la situation d’écriture, la mémoire à long terme et les processus d’écriture __ HAYES, J. R. et FLOWER, L. S. (1980). VA d. Activité de production d’un texte écrit vue comme une interaction entre une situation d’interlocution (comme l’appelle E. ESPERET, 1984) et un scripteur dont le but est d’énoncer un message dans un discours écrit __ DESCHêNES, A.-J. (1988). VA D. A. Calligraphie. Façon de former les caractères d’écriture (ou signes graphiques).En français, outre vingt-six lettres, le système de signes graphiques comprend aussi les diacritiques (signes de ponctuation, accents et cédille). La calligraphie a varié au cours des âges. Les formes les plus fréquemment utilisées sont l’anglaise, l’écriture droite, la ronde, la scripte __ HOTYAT, F. (1973). Dans le contexte nord-américain, l’apprentissage de la calligraphie se fait d’abord en écriture scripte. Le passage graduel à l’écriture cursive s’opère habituellement au cours de la deuxième ou de la troisième année de l’enseignement primaire. B. Connaissances requises. Les connaissances nécessaires à l’écriture portent sur le code (graphique, orthographique, syntaxique et lexical) ainsi que sur les caractéristiques des textes à produire. C. Systèmes d’écriture. La transposition des langues orales en langues écrites a donné lieu à au moins quatre systèmes d’écriture : 1. Écriture idéogrammique. Représentation des mots de la langue au moyen d’idéogrammes, c’est-à-dire de dessins plus ou moins abstraits; caractères ou ensemble de caractères qui représentent la notion exprimée par un mot unique (écriture chinoise). Ces signes dénotent d’abord l’objet lui-même, puis deviennent polysémiques avec le temps : le dessin d’une massue signifie « massue », puis « battre ». 2. Écriture phonétique. Représentation des sons de la langue par des signes graphiques conventionnels. V alphabet. VA phonétique, B. 3. Écriture pictographique. Représentation de la langue au moyen de pictogrammes, c’est-à-dire de dessins de divers types. On distingue les pictogrammes-signaux employés comme aide-mémoire (Sibériens) et les pictogrammes-signes qui parlent d’emblée à la vue. Cette forme de préécriture se rencontre chez des populations de pêcheurs et de chasseurs (Inuits ou Bochimans). 4. Écriture syllabique. Par opposition à l’écriture alphabétique qui transcrit tous les sons, l’écriture syllabique représente des groupes de sons de la langue au moyen de signes graphiques qui permettent de noter surtout les consonnes sans signes complémentaires pour les voyelles (écriture phénicienne et sémite) et, plus récemment, d’indiquer, au besoin, les voyelles par un signe complémentaire (l’écriture Brahmi, 300 av. J.-C., le japonais, le cherokee, l’arabe). D. Modèles cognitifs d’écriture. Dans une perspective cognitiviste, les modèles rédactionnels étudiés ont permis de distinguer schématiquement la planification, la rédaction et la révision (HAYES, J. R. et FLOWer, L. S., 1980). Ces « processus » sont considérés comme interactifs et récurrents, les processus et sous-processus s’imbriquant les uns dans les autres selon un ordre hiérarchique. Planification : après avoir déterminé un ou des buts (Flower, L. S. et HAYES, J. R., 1981; HUME, D., 1983), choisi un sujet ou un thème (Morocco et Neuman, 1986) anticipé les besoins du lecteur visé (Moffett, J., 1968), le scripteur va générer des idées en activant et en sélectionnant des informations pertinentes parmi celles disponibles dans sa mémoire à long terme et dans des sources extérieures (Flower, L. S. et Hayes, J. R., 1981), avant d’organiser l’information en un plan sommaire. Pour élaborer ce plan, le scripteur regroupe les informations en catégories et en produit de nouvelles en faisant des liens entre elles. Cette organisation de l’information s’accompagne d’une recherche de cohésion et de cohérence interne. Rédaction : l’anticipation planifiée est maintenue en mémoire de travail jusqu’à l’exécution. Éventuellement, le scripteur choisit un sous-thème pour le début ou la suite de la rédaction (Halliday, M. A. K., 1967). Le scripteur planifie le début de rédaction (Kintsch, W., 1974) ainsi que les phrases à venir et le choix des mots. Il anticipe l’application des conventions de l’écrit, puis exécute ce qu’il a décidé. Révision : il compare le texte attendu avec le texte produit (Scardamalia, M. et Bereiter, C., 1983). De surface ou en profondeur, les changements jugés nécessaires sont effectués à n’importe quel moment, dès qu’une discordance est perçue (NOLD, E. W., 1981). Selon Claudine Garcia-Debanc (1986), « Le processus rédactionnel ne peut donner lieu à apprentissage que si les situations d’écriture amènent chaque sujet à modifier les configurations des opérations mises en œuvre dans le processus rédactionnel, à en essayer plusieurs, et à juger de la plus opératoire, ou si les élèves apprennent à rendre conscientes et contrôlées les stratégies qui se sont avérées opératoires ». Pour leur part, Maurice MAS et l’équipe de l’INRP (1991) proposent un modèle analytique du savoir-écrire des élèves construit à partir d’une explication des opérations en jeu lors de la production d’un texte :
André-Jacques DESCHÊNES (1988) propose un modèle de production de textes à deux composantes en interaction : la situation d’interlocution et le scripteur. VA scripteur, A.
Représentation schématique d’un modèle de production de textes __ DESCHÊNES, A.-J. (1988) F. Évaluation. En France, Claudine GARCIA-DEBANC et Maurice MAS (1989) ont élaboré des critères pour une évaluation formative des écrits des élèves. La grille de classification des critères d’évaluation qu’ils proposent peut servir d’outil aux enseignants en leur désignant les lieux d’intervention pédagogique :
Critères d’évaluation des écrits __ GARCIA-DEBANC, C. et MAS, M. (1989) Les critères peuvent avoir un rôle à jouer dans le processus rédactionnel. Ils servent d’abord à lancer l’écriture, puis à relire et critiquer les textes produits en vue d’une éventuelle réécriture. Enfin, ils permettent de vérifier entre les consignes de départ et le produit final. Au Québec, le ministère de l’Éducation s’est fortement inspiré des fonctions de la communication de Roman JAKOBSON (1970) et des objectifs de contenu visant l’apprentissage du langage écrit de Joseph J. FOLEY (1971) pour rédiger le curriculum de français de l’enseignement primaire. À partir de 1986, le MEQ s’est également inspiré de la taxonomie de FOLEY pour mettre sur pied sa grille d’évaluation de l’habileté à communiquer par écrit. Cette grille propose cinq critères principaux, eux-mêmes répartis en plusieurs éléments : 1. la convenance au projet de communication, incluant le choix des informations et le choix du vocabulaire; 2. l’organisation du texte, incluant la cohérence et le découpage; 3. l’organisation de la phrase, incluant la structure et la ponctuation; 4. le code lexical, incluant l’orthographe d’usage; 5. le code grammatical, incluant les accords, la conjugaison et les homophones. À partir de cette première version de la grille de correction, le MEQ a apporté quelques modifications, au fil des années, particulièrement en distinguant plus clairement la cohérence de la cohésion. V taxonomie de Foley. G. Texte électronique. La transmission électronique de textes s’inscrit dans une complète réorganisation de l’« économie de l’écriture ». En assurant une possible simultanéité à la production, à la transmission et à la lecture d’un même texte, en unissant dans un même individu les tâches, toujours distinctes jusqu’ici de l’écriture, de l’édition et de la distribution, la représentation électronique des textes annule les distinctions anciennes qui séparaient les rôles intellectuels et les fonctions sociales. Du coup, elle oblige à redéfinir toutes les catégories qui, jusqu’à maintenant, habitaient les attentes et les perceptions des lecteurs. Il en va ainsi des concepts juridiques qui définissent le statut de l’écriture (copyright, propriété littéraire, droits d’auteur, etc.), des catégories esthétiques qui, depuis le XVIIIe siècle, caractérisent les œuvres (intégrité, stabilité, originalité), ou des notions réglementaires (dépôt légal, bibliothèque nationale) et bibliothéconomiques (catalogage, classement, description bibliographique) qui ont été pensées pour une autre modalité de la production, de la conservation et de la communication de l’écrit __ CAVALLO, G. et CHARTIER, R. (1997). H.CN : apprentissage de l’*; atelier d’*; catalyseur pour l’*; didactique de l’*; dossier d’*; enseignement de l’*; évaluation de l’*; habiletés d’*; lecture/*; outil d’aide à l’*; simulation en *; situation d’*; stratégie d’*; tâche d’*; taxonomie des habiletés en *; troubles de l’*. I. CN __ écrire : savoir-*. J. CN __ écrit,e : besoin de communication *; code *; curriculum *; discours *; épreuve * à correction objective; expression *; production *. | ||||||||||||||||||||
ÉCRITURE GÉNÉRALEEns. lang. VA scripteur, B. | |
ÉCRITURE SCOLAIREEns. lang. VA scripteur, B. | |
ÉCRITURE/LECTUREEns. lang./Ens. L2. V lecture/écriture. | |
ÉCRITURISATIONAlph./Éduc. (Belg.). Action qui vise à familiariser une personne avec la communication écrite de façon qu’elle parvienne à exprimer sa propre pensée par l’utilisation plus fréquente de l’écriture __ ARRIJS, O. (2000); DE BRABANDERE, K. (2000). V appropriation de l’écrit; lecturisation; maîtrise de l’écrit; rapport à l’écrit. EA atelier de lecture et d’écriture. | |
ÉDITERv. 1. Gén. Publier un texte et le rendre disponible sous forme d’un livre, d’un enregistrement audiovisuel ou sur ordinateur. 2. Inf. En traitement de textes, apporter des modifications à un texte en mémoire. | |
ÉDITEUR1. Gén. Personne ou entreprise qui publie et diffuse les ouvrages d’un auteur. | |
ÉDITION ÉLECTRONIQUEÉdum./Inf. VA didacticiel, N.9. | |
ÉDITION,S1. Gén. (n.f.pl.). Maison qui publie et diffuse des œuvres intellectuelles ou artistiques. Les Éditions Guérin. 2. Biblio. (n.f. sing.). Action de faire paraître, de publier, de reproduire un document. Syn. publication __ ROUSSEAU, D., 09,10.92). Ensemble des exemplaires d’un document publié en une fois. Ex. : 2eédition __ id. Métier, activité de l’éditeur. Travailler dans l’édition __ id. A. Édition/réimpression. Une édition peut faire l’objet d’une ou de plusieurs réimpressions __ id. Dans ce sens, une réimpression ne constitue pas une nouvelle édition. Pour que ce le soit, il faut que des apports, changements ou enrichissements majeurs aient été apportés à l’édition précédente. B. CN : ré*. | |
ÉDITIQUEn.f. Inf. Méthode d’édition permettant de créer et de publier au moyen d’un microordinateur, de progiciels, de logiciels spécialisés et d’une imprimante de qualité des documents comparables à ceux obtenus par photocomposition __ OLF (2001). Syn. micro(-)édition. VA didacticiel, N.9. Éditique/publication assistée par ordinateur. Il existe une grande confusion entre les notions de « publication assistée par ordinateur » et d’« éditique », de même que parmi les termes anglais et français qui les dénomment. Jusqu’à présent, la différenciation se basait essentiellement sur le matériel informatique nécessaire et la qualité des travaux que les logiciels pouvaient exécuter. La publication assistée par ordinateur exigeait des gros systèmes réservés aux professionnels de l’imprimerie et de l’édition, tandis que l’éditique pouvait se faire sur microordinateur. Comme le matériel informatique est de plus en plus puissant et que les logiciels utilisés par les professionnels sont devenus accessibles à tous, c’est surtout sur la catégorie d’utilisateurs et le type de travaux pris en charge par la publication assistée par ordinateur ou par l’éditique qu’on s’appuierait pour les différencier. Ainsi, il serait possible d’avancer que la publication assistée par ordinateur sert à réaliser des ouvrages d’envergure (journaux, livres) dans des entreprises dont c’est la vocation première, et que l’éditique est utilisée par quiconque possède le matériel et le logiciel nécessaires et veut préparer des documents (lettres d’information, dépliants, documents internes d’une entreprise, etc.), selon des critères de qualité professionnels __ id. | |
ÉDUCABILITÉn. f. 1. Éduc. (Gén.). Disposition d’une personne à développer continuellement l’ensemble de ses potentialités. TA éducationnisme. 2. Éduc. (Spéc.). Possibilité ou probabilité de réussite des apprentissages d’une personne dans une situation pédagogique globale. 3. Péd. Capacité d’un sujet à tirer profit d’une situation pédagogique particulière. A. Facteurs. L’éducabilité d’une personne n’est pas fonction uniquement de ses attributs; l’éducabilité est tributaire de chacune des composantes et des relations présentes dans une situation pédagogique. B. Postulat. L’éducabilité de l’être humain est l’un des fondements de l’éducation. | |
ÉDUCABLEÉduc. Qui peut devenir ou être éduqué. Ant. inéducable. Les êtres humains sont éducables. CN : non *; retard mental *; retard mental semi-*. | |
ÉDUCATEUR,TRICE1. Éduc. (adj.). Se dit des personnes, des actes ou des comportements qui contribuent à l’éducation. La fonction éducatrice du sport. TA éducatif; éducationnel. 2. Éduc. (n.). Personne qui contribue à l’éducation d’autres personnes ainsi qu’à sa propre éducation. L’enseignant est davantage qu’un animateur, qu’un dispensateur de connaissances ou qu’un entraîneur d’instruction; il est un éducateur. V discours pédagogique; modèle d’enseignement. VA éducatif, F. TA instructeur; pédagogue. A. Caractéristiques. Personne « congruente ». Il doit être exactement ce qu’il est, et non pas une façade, un rôle ou une prétention __ ROGERS, C. (1967). Le bon éducateur est celui qui ne s’attache pas à une méthode, mais qui étudie chaque élève individuellement (KRISHNAMURTI) __ MORIN, L. (1973). Notre tâche fondamentale, en tant qu’éducateurs, est de créer chez l’enfant le désir d’apprendre, et de développer chez lui une réelle soif de connaissances, de façon qu’un désir d’éducation motive et enrichisse continuellement sa vie entière __ KARLIN, S. M. et al. (1974) : trad. La recherche a montré que les enfants apprennent mieux avec des adultes spontanés, créatifs, en forme physiquement, qui les soutiennent, qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes, qui conçoivent leur rôle envers les élèves lents non pas comme un contrôle, mais comme une assistance pour les libérer. Les bons enseignants sont plus intéressés par le processus d’apprentissage que par l’atteinte des buts déterminés. Ils admettent leurs propres erreurs, évoquent leurs sentiments, favorisent la coopération, entretiennent des idées radicales chez leurs élèves, les encouragent à planifier leur travail et représentent des ressources qui vont bien au-delà de leur simple devoir. Faire mettre en rangs, humilier, réglementer, sont autant d’inhibitions au processus d’apprentissage __ FERGUSON, M. (1981). (...) il faut entendre l’ensemble des adultes œuvrant auprès des élèves __ CSE (1982a). B. Types. KOHLBERG et MAYER (1972) suggèrent trois types d’éducateurs : 1. Le traditionaliste croit que sa première tâche est de transmettre le savoir accumulé, les habiletés ainsi que les valeurs des générations passées. 2. L’humaniste romantique insiste sur la croissance spontanée et l’actualisation de soi, que l’enfant atteint par l’exploration de ses sensations et de ses idées personnelles. L’école de pensée humaniste valorise le développement émotif tel que la confiance en soi et la spontanéité plutôt que la performance scolaire formelle. 3. Le progressiste développemental s’appuie sur les prémisses philosophiques de l’œuvre de John DEWEY et inclut les données de PIAGET concernant les stades de développement. Il soutient que la fonction principale de l’éducateur est de favoriser le développement cognitif naturel de l’enfant, d’un mode cognitif à un autre, à l’aide d’activités appropriées à son âge spécifique. Le développement complet de chacun des stades est jugé plus important que l’accélération du développement au prochain stade supérieur. VA philosophie de l’éducation, A. C. CN : formation des *; para-*; psycho*. | |
ÉDUCATEUR,TRICE D'ADULTESGest. ens. F.f. Traduction littérale de adult educator. VA formateur, B. | |
ÉDUCATEUR,TRICE D'ATELIER PROTÉGÉAdapt. scol. Au Québec, expression qui correspond à l’expression française moniteur d’atelier. | |
ÉDUCATEUR,TRICE DE L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIREAdapt. soc. (Fr.). VA conseiller en insertion et probation de l’administration pénitentiaire, A. | |
ÉDUCATEUR,TRICE DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE (PJJ)Adapt. scol./Adapt. soc. (Fr.). Spécialiste des jeunes en danger ou délinquants, agissant sur mandat d’un juge pour enfant __ ONISEP (1993). Structures d’intervention. Les actions éducatives se font dans les foyers d’hébergement, en milieu ouvert et auprès des tribunaux __ id. | |
ÉDUCATEUR,TRICE PHYSIQUEÉduc. phys./Kin. Spécialiste qui contribue à l’éducation, à la santé et à la qualité de vie d’autres personnes au moyen de l’activité physique. A. Champs d’intervention. La Confédération des éducateurs et éducatrices physiques du Québec souhaite que l’éducation physique soit le « vecteur commun de notre profession auquel peuvent se rattacher et se reconnaître les différents secteurs d’intervention (enseignants, kinésiologues, entraîneurs, intervenants en plein air, chercheurs, spécialistes de l’éducation physique adaptée, etc.) » __ CEEPQ (1994). B. Moyens. L’éducateur physique vise, par un ensemble de pratiques corporelles, de situations pédagogiques et de moyens didactiques, l’acquisition de connaissances, d’habiletés, d’attitudes et de comportements qui contribuent à l’éducation, à la santé et à la qualité de vie de la personne, donc à son développement __ id. C. Objectifs. (...) les actes que les éducatrices et éducateurs physiques posent dans l’exercice de leurs fonctions visent d’abord « l’aspect éducationnel », et ce, dans n’importe quel milieu d’intervention (école, entreprise, municipalité, etc.) et à n’importe quelle période de la vie (enfance, adolescence, adulte, aîné). Cela implique que l’on se sente légitimé d’agir par les pratiques corporelles les plus appropriées sur les trois volets suivants : (a) la formation et le développement multidimensionnel de la personne (affectif, mental, physique, social, moral); (b) l’amélioration et le maintien de sa santé (physique, mentale, sociale) au moyen d’approches éducatives, préventives et thérapeutiques et (c) l’amélioration de sa qualité de vie __ id. D. Pratiques corporelles. Parmi les pratiques corporelles les plus utilisées, on retrouve des activités sportives et d’expression (danse), de loisir et de récréation, de relaxation et de détente, de plein air et d’entraînement physique, de réhabilitation et de rééducation __ id. | |
ÉDUCATEUR,TRICE SPÉCIALISÉ,E1. Adapt. scol./Adapt. soc. (QC). Personne qui travaille auprès des enfants ou des adolescents en difficulté dans un établissement scolaire ou de rééducation __ OLF (1998). Technicien en éducation spécialisée. V en difficulté; technicien en éducation spécialisée. EA élève en difficulté; soutien à l’enseignement. 2. Adapt. scol./Adapt. soc./Psychopéd. Personne qui intervient auprès d’autres personnes présentant différents problèmes : déficiences physiques ou psychologiques, troubles de la conduite, troubles mentaux ou troubles liés à la santé, et ce, afin de soutenir leur adaptation ou leur réinsertion sociale __ MEQ (2004). A. Milieu de travail (Fr.). En France, l’éducateur spécialisé peut être appelé à travailler soit : en internat où il a la responsabilité d’un groupe de jeunes en dehors des heures de classe ou d’atelier et le soutient dans son développement affectif et social; en externat, où il prend en charge les jeunes selon des horaires voisins des horaires scolaires. Dans ce cas, il travaille en collaboration avec une équipe multidisciplinaire; en foyer où il organise la vie quotidienne et les loisirs des jeunes. Il les aide à résoudre leurs problèmes et à conquérir leur autonomie; en prévention spécialisée dans le cadre d’un quartier, il établit des relations avec les jeunes pour les aider à surmonter leurs difficultés d’ordre affectif ou d’intégration sociale. Il agit alors sans mandat spécialisé; en milieu ouvert où il est mandaté par une autorité administrative ou judiciaire. Il accompagne un jeune dans les difficultés au sein de sa famille, dans son travail scolaire ou professionnel, dans son intégration sociale __ ONISEP (1987). B. Fonctions (QC). Les éducateurs spécialisés ne sont pas des enseignants; le plus souvent, il s’agit de techniciens en éducation spécialisée dont les fonctions principales consistent à appliquer et à adapter des techniques et des méthodes de rééducation dans le cadre de programmes destinés aux élèves en difficulté, en collaboration avec les psychoéducateurs et les enseignants __ CTEQ (1988). | |
ÉDUCATEUR,TRICE TECHNIQUE SPÉCIALISÉ,EAdapt. scol. (Fr.). Professionnel en mécanique, menuiserie, peinture, horticulture, cuisine, etc. qui possède une formation psychopédagogique __ ONISEP (1993). Tâches. L’éducateur technique spécialisé anime un groupe de huit à dix jeunes. Son enseignement, très individualisé, est plus ou moins poussé suivant l’établissement qui l’emploie : dans un établissement pour adolescents ayant des troubles du comportement, il aide les jeunes à découvrir leurs aptitudes, accepter de travailler et de vivre en équipe; dans un institut médico-professionnel, il fait de l’initiation professionnelle et recherche la meilleure insertion possible de jeunes de 16 à 21 ans environ; dans un centre d’aide par le travail, il aide des adultes handicapés physiques ou mentaux à s’adapter à un poste de travail. Il travaille en collaboration avec d’autres éducateurs spécialisés, des éducateurs scolaires, des psychologues, psychiatres, etc. __ id. | |
ÉDUCATIF,IVEadj. 1. Gén. Qui concerne l’éducation, qui est du domaine de l’éducation __ OLF (1998). TA didactique; pédagogique; scolaire. A. Exemples d’emploi : institution éducative (comme le ministère de l’Éducation); système éducatif (ou d’éducation); acte éducatif; mission éducative; espace éducatif; pluralisme éducatif; choix éducatif; projet éducatif __ CTEQ (1988). B. De l’éducation. L’adjectif éducatif ne saurait remplacer absolument le complément déterminatif. Ex. : monde de l’éducation, semaine de l’éducation, domaine de l’éducation, budget de l’éducation __ OLF (1998). C. Éducationnel. L’adjectif éducationnel, en ce sens, est d’un emploi plutôt rare __ id. D. Gén. Le syntagme formé par l’association de l’adjectif éducatif à un substantif n’appartient pas nécessairement au domaine de l’éducation. Ex. : télévision éducative, jeu éducatif, livre éducatif, exercice éducatif __ CTEQ (1988). E. Qualificatif. L’adjectif éducatif ne se dit que des choses et désigne l’effet produit sur les sujets que l’on éduque. Ex. : jouet éducatif, méthodes éducatives __ OLF (1998). F. Éducateur. L’adjectif éducateur se dit plutôt des personnes, mais aussi des actes ou des comportements dont le but est d’éduquer. Ex. : mission éducatrice __ id. 3. Péd. Qui peut contribuer directement à l’actualisation des buts de l’éducation chez une personne. Des activités éducatives, des ressources éducatives. TA éducationnel. G. CN __ éducatif(s) : acteur du système *; agent *; auto*; bagage *; besoin *; besoins * fondamentaux; développeur de systèmes *; diagnostic *; environnement *; évaluation d’un programme (*); jeu *; lieu *; local *; logiciel *; matériel *; mise à l’essai d’un logiciel *; moyens *; objectif *; projet *; robot *; services *; services (*) complémentaires/particuliers; système *. H. CN __ éducative(s) : activité *; activité * autodidactique; approche *; centre de ressources (*); cité *; émission *; équipe *; fonction */pédagogique; méthode *; neurosciences *s; nouvelles technologies *; possibilités *; pratique *; programmation *; projet d’action *; radio *; recherche *; ressources *; situation *; société *; sortie *; stratégie *; tâche *; technologie *; télévision *; télévision * formelle/informelle. | |
ÉDUCATION1. Gén. Acquisition de bonnes manières; politesse, savoir-vivre; bonne conduite en société; formation et information reçues par une personne pendant ses années d’études. Posséder une bonne éducation. 2. Fond. éduc. (Gén.). Ensemble de valeurs, de concepts, de savoirs et de pratiques dont l’objet est le développement de l’être humain et de la société. VA environnement, R; société, C; société traditionnelle, C; théorie curriculaire, C. RN assises, B; cycle de l’éducation, A et B; éducation-discipline, B. 3. Fond. éduc. (Spéc.). Développement harmonieux et dynamique chez l’être humain de l’ensemble de ses potentialités (affectives, morales, intellectuelles, physiques, spirituelles, etc.); développement du sens de l’autonomie, de la responsabilité, de la décision, des valeurs humaines et du bonheur chez la personne; transformation dynamique, positive et continue de la personne. VA éducation permanente, D; rationalisme, L; utilitarisme, B. TA formation. 4. Fond. éduc. (Spéc.). Système ouvert, composé de ressources, d’activités et de connaissances, lui appartenant en propre ou tirées des autres savoirs fondamentaux et appliqués, dont le but est de permettre aux êtres humains de développer au maximum leurs dispositions et d’atteindre progressivement l’autonomie dans la recherche du sens de leur existence et de leur environnement __ LEGENDRE, R. (1983). Offre organisée et méthodique de possibilités d’apprentissage par divers moyens, notamment, mais non exclusivement, par le moyen d’établissements d’enseignement __ CMEPT (1990). RN assises, B; cycle de l’éducation, A et B; empathie, G. 5. Péd. Initiation d’une personne à une activité ou à une discipline particulière; résultat de cette initiation __ OLF (1998). Qsyn. formation. VA culture, J et P; design curriculaire, I; enseignement, D; utilitarisme, B. A. Étym. Si l’éducation a plus ou moins toujours existé sous une forme ou une autre, le vocable éducation n’est apparu que tardivement dans l’histoire de la civilisation. Albert DAUZAT (1938) signale que le mot éducation a été utilisé pour la première fois vers 1327 dans le Miroir Historialde Jean DE VIGNAY. Son utilisation fut peu populaire puisque Ferdinand BUISSON (1887), dans son Dictionnaire de pédagogie, souligne que le Littréde son époque indique qu’éducation est un « mot nouveau, autrefois on disait nourriture ». BUISSON poursuit : « ... les dictionnaires français-latins du XVIe siècle traduisent tous le mot latin educatio par nourriture, nourrissement, institution. Mais dès les premières années au XVIIe siècle, on trouve dans les dictionnaires (CANAL, NICOT, COTGRAVE) le mot éducation, soit seul, soit surtout dans cette expression : éducation et nourriture. Cette mention dans les dictionnaires publiés tout au commencement du XVIIe siècle prouve bien que le mot avait été employé à la fin du XVIe siècle par les écrivains (...). La formation du mot était du reste toute naturelle, puisque ce n’est que la transcription du latin educatio ». Ivan ILLICH (1971) signale qu’ : « En français, on parle pour la première fois de l’éducation des enfants dans un manuscrit de 1498. En anglais, le mot éducation apparaît pour la première fois en 1530. Il faut attendre encore un siècle pour que l’idée d’éducation se manifeste dans l’empire espagnol. Au XVIIe siècle, Lope de VEGA parle de l’éducation comme d’une nouveauté » __ LEGENDRE, R. (1983). B. Note linguistique.Éducation est un concept polysémique qui désigne à la fois le système social, les finalités, les buts et objectifs, les processus de formation et d’information, les produits, l’ensemble des disciplines spécifiques à ce domaine ainsi que la profession. VA C à J. C. Système social. Ensemble des composantes humaines, matérielles et financières au service du développement des personnes et des sociétés __ LEGENDRE, R. (1983). Il existe, selon la Commission FAURE, une corrélation étroite, simultanée et différée, entre les transformations du milieu socioéconomique et les structures ou les modes d’action de l’éducation; l’éducation contribue fonctionnellement au mouvement de l’histoire. Selon le Rapport FAURE, par la connaissance qu’elle donne du milieu où elle s’exerce, l’éducation peut aider la société à prendre conscience de ses propres problèmes et, à la condition d’exercer ses efforts sur la formation d’hommes complets et consciemment engagés dans la voie de leur émancipation collective et individuelle, elle peut grandement contribuer à la transformation et à l’humanisation des sociétés __ PÂQUET, P. (1976). (Irl.) (education). Programme d’acquisition de connaissances étalé sur une longue période et dont les objectifs généraux sont axés sur l’épanouissement personnel de l’élève ou de l’étudiant, et/ou sur l’acquisition de connaissances. De plus, education fait référence à la politique menée par les pouvoirs publics en matière de programmes d’acquisition de connaissances qui s’inscrivent dans le cadre de compétences particulières (par exemple, dans le contexte du financement de l’éducation) __ GIIT; CEDEFOP (1987). (Belg.; Holl.) (vorming). Assistance systématique et intentionnelle fournie, à l’aide d’acquis culturels, par des enseignants formés dans ce but à des apprenants voulant se développer sur le plan culturel __ id. D. Produit. Ensemble des caractéristiques d’un être éduqué. Posséder une bonne éducation. E. Concept. Apprentissage (FAURE ...); art (BAIN; MARITAIN ...); culture (SKINNER ...); développement (GABAUDE; KANT; MARITAIN; PESTALOZZI; PETERS ...); existence humaine (PESTALOZZI; REBOUL ...); ferment d’évolution (HABY; LEIBNIZ ...); fin (REBOUL ...); formation (FAURE; REBOUL ...); institution sociale (FRAGNIÈRE; MIALARET ...); libération (DOTTRENS; HUBERT; RETHAULT; ROGERS ...); processus (BERGER; DEWEY; DOTTRENS; DURKHEIM; FAURE; GAL; GLASSER; HILL; HUBERT; MIALARET; PETERS; REBOUL ...); sagesse (GRAND’MAISON ...); science (BAIN; CELLERIER; DEWEY; DURKHEIM; HILL; MIALARET ...); tendance (PESTALOZZI; TOLSTOÏ ...); tutelle (HUBERT ...); vertu (PLATON ...). F. Finalité. La personne est développement. Elle est requête d’humanisation. En définitive, toute éducation ne consiste-t-elle point à ouvrir pour chacun cet horizon d’humanité, vers lequel il puisse élever son regard et son être tout entier? __ LAURIN, C. (1981). Développement harmonieux de toutes les potentialités de l’être humain en vue d’un état supérieur ultime de perfection conférant l’autonomie de développement, de pensée et d’agir __ LEGENDRE, R. (1983). (Angl.) Le but de l’education est de fournir aux jeunes et aux adultes les fondements qui leur permettront d’acquérir la faculté de comprendre les traditions et les idées influençant la société dans laquelle ils vivent et de leur permettre de contribuer à son développement. Cela implique l’étude de leur propre culture et de cultures étrangères, des lois de la nature, l’acquisition de compétences linguistiques et du savoir-faire élémentaire lié à l’acquisition de connaissances, à l’épanouissement personnel, à la créativité et à la communication __ GIIT; CEDEFOP (1987). (All.) (bildung). ... d’autre part, un état, une finalité __ id. VA H. (Belg.; Holl.) (vorming). Façon d’être englobant les valeurs intégrées de la culture objective se manifestant de façon fonctionnelle par des attitudes et comportements de niveau culturel élevé __ id. VA situation pédagogique, D. G. But/objectif. Résultante du processus de concrétisation de finalités et objet du processus de développement. VA formation, D. (Fr.) Elle vise un objectif non exclusif de valorisation des capacités intellectuelles, de réflexion critique sur les connaissances, de prise de distance par rapport à l’expérience immédiate, de plus grande autonomie par rapport à toute situation imprévue __ FAIST, R. et NOËL, M. dans GIIT; CEDEFOP (1987). (It.) (educazione). Ensemble des actions et influences destinées à développer et à cultiver les capacités mentales, les connaissances, les compétences, les attitudes et les comportements d’une personne de manière à ce que sa personnalité puisse être développée le plus largement possible, afin de lui permettre de jouer un rôle constructif dans la société où elle vit __ id. VA H. (Dan.)(uddannelse). Formation et transmission de connaissances dans un ou plusieurs domaines spécifiques dans le but d’acquérir une compétence professionnelle ou une compétence concernant d’autres aspects de la vie, à savoir vie de famille, loisirs et vie sociale __ id. VA égalisation deschances en éducation, D. H. Processus. Processus formel ou informel, succession d’étapes interdépendantes, composées de ressources et d’activités, visant l’atteinte d’objectifs de développement (savoirs, habiletés, attitudes, comportements, valeurs, etc.) chez l’être humain __ LEGENDRE, R. (1983). (All.) (bildung). Désigne d’une part un processus grâce auquel l’individu développe ses prédispositions intellectuelles et caractérielles (...). Bildung désigne donc à la fois le processus et son résultat. Seul le processus est pris en compte ici __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA F. (Angl.) (education). Activités destinées à développer les connaissances, le savoir-faire, les valeurs morales et la compréhension requises dans toutes les situations de la vie, plutôt que les connaissances et le savoir-faire liés à une activité déterminée __ id. (Dan.) (uddannelse). Formation et transmission de connaissances dans un ou plusieurs domaines spécifiques dans le but d’acquérir une compétence professionnelle ou une compétence concernant d’autres aspects de la vie, à savoir vie de famille, loisirs et vie sociale __ id. (Fr.) Toute action tendant à l’acquisition d’un savoir et d’un savoir-faire par un individu ainsi qu’à son indépendance et à son épanouissement __ FAIST, R. et NOËL, M. dans id. (It.) (educazione). Dans un sens plus spécifique, ce terme désigne toute activité visant à transmettre des connaissances théoriques et pratiques de manière systématique __ id. VA G; situation pédagogique, D. I. Discipline. Ensemble distinct de données théoriques et pratiques (connaissances, vocabulaire, données et activités de recherches) au service du développement de l’être humain et de la société. Les arts et sciences de l’éducation; les disciplines éducationnelles. J. Profession. Communauté des individus possédant une formation et des présupposés communs qui entretiennent des liens étroits de communication leur permettant d’ordonner et de promouvoir leurs savoirs et leurs activités pour œuvrer à la résolution des différents problèmes de l’éducation. K. Com. Pour plusieurs, l’éducation constitue la forme fondamentale de la communication et de la socialisation. L’objet de l’éducation est en effet l’induction ou la modification d’un comportement chez un interlocuteur par l’action d’un autre. À l’opposé, McLUHAN voit dans l’éducation une « défense civile contre les retombées de l’information par les médias ». L. Phi. Pour les philosophes, l’éducation constitue tantôt une science, tantôt un art, tantôt une discipline, tantôt une pratique. L’éducation est fondée sur les notions de continuité, de progrès. L’éducation est un processus continu qui s’identifie à la vie elle-même, se poursuivant de la naissance à la mort. Elle repose sur la notion de progrès : passages de l’état d’enfant à l’état d’adulte, de la dépendance à l’autonomie, de l’inachèvement à l’épanouissement dans la pleine actualisation des capacités. L’éducation est une expérience totalisante. Elle permet la recherche des significations à partir de la diversité des expériences et touche tous les aspects de l’humain. L’éducation est une entreprise sociale qui vise la perpétuation d’un système de valeurs. Elle est aussi une entreprise individuelle, devant conduire à la maîtrise ainsi qu’à la jouissance de soi et des situations. M. Psych. La psychologie apporte un éclairage important à la définition du concept d’éducation. La psychologie moderne a mis en valeur que l’éducation se fonde sur le développement d’un potentiel inné, processus interne au sujet ou découlant d’un ensemble d’influences externes, aléatoires ou prévues. L’éducation est perçue comme activité créatrice, le sujet opérant un ajustement au soi qu’il découvre ainsi qu’au monde matériel et social par le biais de l’expérience. La dimension sociale de l’éducation est soulignée. La relation éducative est une relation interpersonnelle intense. Action d’une génération sur une autre, l’éducation véhicule un système de valeurs et touche autant aux domaines cognitif, conceptuel, affectif, social, perceptuel, psychomoteur, esthétique et moral. La psychologie contemporaine s’est intéressée de façon importante à l’étude des moyens didactiques ainsi qu’à la définition d’objectifs en fonction d’une description systématique du potentiel et des résultats visés. N. Soc. L’éducation, rapport social par excellence, vise la perpétuation de la société. L’éducation consolide ou modifie les états de société, influence les rapports entre les groupes sociaux. L’éducation constitue à la fois une partie, un moyen, un modèle de l’économique. Tâche spéciale de l’école, elle prend place dans l’ensemble de l’organisation socioculturelle destinée à définir les schémas de conduite et de production. O. Éducation/enseignement. Parfois, les mots éducation et enseignement sont employés indifféremment, mais le terme enseignement a un sens plus limité et se réfère plutôt aux activités qui se déroulent au sein du système scolaire __ BIT (1987). P.Éducation/instruction. L’éducation ne consiste pas dans une acquisition de connaissances décousues, ni une série de recettes pratiques, ni une série d’exercices et de devoirs aux difficultés graduées; elle ne ressemble pas à l’entraînement des militaires. Elle apparaît plutôt comme une manière d’être présente et agissante chez celui qui a le goût et la curiosité d’apprendre. C’est une manière d’être éveillé au monde, d’être attentif aux choses et aux personnes __ ANGERS, P. et BOUCHARD, C. (1973). On emploie le terme éducation par opposition aux termes enseignement, instruction et apprentissage pour insister sur l’intention de dépasser la transmission de connaissances ou d’habiletés motrices proprement dites __ OLF (1998). Q. Syntagme. Il est préférable de faire suivre le terme éducation d’un adjectif plutôt que d’un complément introduit par la préposition à. Ex. : éducation musicale; éducation religieuse __ id. R. Éducation/environnement __ Typologie de LUCAS(1980-1981) dans SAUVÉ, L. (1992) : 1. L’éducation au sujet de l’environnement, axée sur le contenu : il s’agit de l’acquisition de connaissances relatives à l’environnement et des habiletés requises pour acquérir ces connaissances. L’environnement est objet d’apprentissage. 2. L’éducation dans l’environnement, qui correspond à une stratégie pédagogique : il s’agit d’apprendre en contact avec l’environnement, soit par le milieu extérieur à l’école (exploitant la pédagogie de terrain) ou par le contexte biophysique ou social dans lequel on vit. Nous observons que l’éducation dans l’environnement peut être jumelée à l’éducation par l’environnement. L’environnement est alors à la fois milieu d’apprentissage et ressource pédagogique : il est source de questionnement et fournit les éléments de réponse. L’ERE est ici le plus souvent associée à l’éducation plein air (outdoor education). 3. L’éducation pour l’environnement, où l’on apprend à résoudre et à prévenir les problèmes environnementaux, de même qu’à gérer les ressources collectives. L’environnement devient un but. Il s’agit là du caractère spécifique (mais non pas unique) de l’éducation relative à l’environnement. Selon cette typologie, l’environnement peut donc être objet, lieu, agent et but de l’apprentissage. LUCAS (1980-1981) observe qu’il existe diverses combinaisons de ces trois formes complémentaires d’ERE : l’éducation ausujet de et dans l’environnement, l’éducation au sujet de et pour l’environnement, l’éducation au sujet de, dans et pour l’environnement. S. CN : accès à l’*; activité d’* continue; adaptation de l’*; administrateur (de l’*); administration de l’*; agent d’*; agent de développement de l’*; approche de l’*; approche fonctionnelle de l’*; approche par l’*; autoécologie de l’*; auto*; centre d’* des adultes; co*; congé-*/payé; conseil de l’*; Conseil supérieur de l’*; conseiller d’*; cours d’* populaire; cycle de l’*; démécologie de l’*; déperdition d’*; didactique de l’* physique; droit à l’*; écologie de l’*; écologue de l’*; égalisation des chances en *; égalité d’accès à l’*; enseignement de l’administration de l’*; fondements à l’*; gestion de l’*; gestion totale de la qualité en *; groupement d’établissement de l’* nationale; moyens d’*; objectif d’*; objectif de l’*; organisme volontaire d’* populaire; paradigme de l’* totale; philosophie de l’*; planificateur d’*; professeur d’* physique; projet d’*; projet d’* active; projet de zone d’* prioritaire; psycho*; recherche en *; recherche sur l’*; service d’* des adultes; services d’* aux droits et aux responsabilités; services de promotion de la participation de l’élève à l’éducation; services de psychoéducation et d’* spécialisée; situation d’*; sociologie de l’*; système d’*; système fermé d’*; système ouvert d’*; taxonomie de l’* physique; taxonomie des habiletés en * artistique/linguistique/préscolaire; technicien en * spécialisée; technologie de l’*; typologie (des modèles d’intervention) en * parentale; zone d’* prioritaire. T. CN __ éduquée : personne *; personne instruite et *. U. Nomenclature.
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ÉDUCATION (RELATIVE) À LA CONSERVATIONERE. Étude de l’usage rationnel que l’homme fait de son milieu naturel en exploitant, en gérant et en conservant les ressources de la nature ainsi qu’en favorisant le renouvellement de ces dernières pour satisfaire ses besoins matériels, culturels et esthétiques, et ceci, au profit non seulement de la génération d’aujourd’hui, mais aussi de celle de demain __ Conservation Education Association (1970) : trad. Éducation qui vise la conservation des ressources naturelles et fabriquées (patrimoine culturel, architectural, technologique, etc.), en fonction de leur utilisation durable __ SAUVÉ, L. (1992). VA éducation relative à l’environnement, P; enseignement de la science de l’environnement. A. Abrév. : ERC (CE). B. ERC/ERE. L’éducation à la conservation est à la fois l’une des racines de l’ERE et l’un des aspects de cette dernière. (...) De l’éducation à la conservation, l’ERE retient la préoccupation d’une saine gestion des ressources collectives : dans le but de promouvoir le développement durable, elle éduque POUR l’environnement. Mais l’éducation relative à l’environnement vise également le développement des personnes et des collectivités à travers leur relation à l’environnement : c’est une éducation POUR l’environné également, dans ses dimensions physique, éthique, affective, sociale, etc. Par ailleurs, l’ERE se préoccupe davantage du processus éducatif que ne le faisait à ses débuts l’éducation à la conservation. C’est la pédagogie de l’ERE qui inspire désormais celle de l’éducation à la conservation. La figure illustre sommairement la relation qualitative entre l’ERE et l’éducation à la conservation __ id.
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ÉDUCATION (RELATIVE) AUX VALEURS ENVIRONNEMENTALESERE. Éducation qui vise à développer des compétences relatives à l’analyse des valeurs impliquées dans les questions environnementales, mais surtout à développer des attitudes et à clarifier ses propres valeurs en regard du réseau de relations personne-groupe social-environnement __ SAUVÉ, L. (1992). EA éducation en environnement/relative à l’environnement. A. Abrév. : ERVE (EVE). B. Attitudes : Apprécier les aspects positifs de l’environnement; développer un sentiment d’appartenance au milieu de vie; développer un esprit critique à l’égard des valeurs sociales; internaliser le centre de contrôle des événements et de son comportement; développer un sentiment de responsabilité à l’égard de l’environnement; accroître sa motivation à agir en faveur de l’environnement __ id. C. Valeurs : • Identifier les valeurs impliquées dans les questions environnementales; • comprendre l’origine et l’impact de ces valeurs; • chercher des solutions aux conflits de valeurs; • prendre conscience de ses croyances, attitudes et comportements; • considérer des formes alternatives de penser et d’agir; • choisir délibérément ses valeurs en toute connaissance de cause; • s’assurer que ses actions soient en accord avec les valeurs choisies __ id. | |
ÉDUCATION À L'AMOURÉduc. sex. Éducation sexuelle où la sexualité est placée dans un contexte amoureux __ SAMSON, J.-M. (1982). | |
ÉDUCATION À L'AVENTUREERE. VA éducation relative à l’environnement, O. | |
ÉDUCATION À L'ÉCHELLE PLANÉTAIREÉduc. Syn. éducation globale/planétaire. | |
ÉDUCATION À L'ENVIRONNEMENTERE. Syn. éducation relative à l’environnement. | |
ÉDUCATION À L'ÉROTISME1. Éduc. sex. (Gén.). Éducation sexuelle dont l’objet d’apprentissage est la sensualité. 2. Éduc. sex. (Spéc.). Éducation qui concerne la préparation à la relation sexuelle, le désir et les plaisirs sexuels ainsi que l’anticipation mentale et physique de ces derniers. Buts. L’éducation à l’érotisme vise à ouvrir l’individu à un érotisme qui embrasse toute la personne humaine et qui ne se limite pas à l’une ou l’autre des parties de celle-ci. Cet effort de globalisation érotique, l’individu devrait en arriver, par l’éducation, à se l’appliquer à lui-même et à reconnaître autrui comme totalement attirant, attirant autant par les dimensions psychiques de la personnalité que dans l’expression corporelle de son être-moi __ SAMSON, J.-M. (1980). | |
ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉÉduc. (QC).Éducation intégrée au programme de formation de l’éducation québécoise depuis 2001, à la suite des recommandations de la Commission des États généraux sur l’éducation (1996), qui proposait la création d’un cours d’éducation civique, et de celles du Groupe de travail sur la réforme du curriculum (1997), qui a proposé d’introduire de façon formelle un enseignement portant sur l’éducation à la citoyenneté, enseignement axé sur l’étude des institutions et leur fonctionnement, sur les droits de la personne, sur les rapports sociaux et sur la compréhension interculturelle et internationale. Did./Péd. Articulée principalement à la mission de socialisation de l’école, l’éducation à la citoyenneté concerne tant les compétences transversales que les domaines généraux de formation, notamment celui du vivre-ensemble et de la citoyenneté, mais se rapporte plus spécifiquement au domaine de l’univers social où cette éducation a été explicitement rattachée à l’enseignement de l’histoire. | |
ÉDUCATION À LA SANTÉ1. Éduc. (Gén.). Éducation qui vise à faire adopter des attitudes et des comportements favorables au maintien et au développement de la santé chez les personnes, les groupes d’individus et les populations. V éducation physique. VA approche neurolinguistique, G2; éducation pour le développement durable, B; kinanthropologie, B. EA promotion de la santé. 2. Éduc. (Spéc.). Ensemble d’interventions qui visent à informer, à faciliter et à aider la population à adopter et maintenir des comportements sains, à promouvoir les modifications de l’environnement requises ainsi qu’à assurer la formation professionnelle et la recherche nécessaires à l’accomplissement de ces tâches __ TASK FORCE ON HEALTH PROMOTION (É.-U.) (1976) : trad. A. Comportements favorables à la santé : attributs personnels (croyances, aspirations, motivations, valeurs, perceptions et autres éléments cognitifs), caractères de la personnalité (états et traits affectifs et émotionnels), structures de comportements manifestes, agissements et habitudes reliés à la préservation, à la restauration ainsi qu’à l’amélioration de la santé __ GOCHMAN, D. S. (1982) dans GLANZ, K. et al. (1990) : trad. B. France. Le système d’éducation à la santé en France repose sur la coexistence d’un enseignement progressif dispersé tout au long de la scolarité dans le cadre des orientations et programmes nationaux obligatoires, fournissant les bases cognitives nécessaires à la compréhension de l’ensemble des actions de prévention; des activités libres, en prolongement de cet enseignement, dont un des buts est de favoriser la prise de conscience de l’élève vis-à-vis de sa santé. Ainsi, les personnels de santé, médecins et infirmières, ont une action importante à mener dans le domaine de la santé tant sur le plan individuel que collectif __ LESELBAUM, N. (1990). | |
ÉDUCATION À LA SEXUALITÉ1. Cur./Did./Péd. (QC). Appellation québécoise de l’éducation sexuelle enseignée dans le programme scolaire obligatoire de formation personnelle et sociale. EA éducation de la sexualité/sexuelle. 2. Éduc. sex. Éducation sexuelle qui contribue à la formation personnelle et sociale du sujet. A. Au plan du développement personnel. L’éducation à la sexualité vise l’acquisition d’une connaissance plus approfondie de soi comme être sexué, la formation d’une image favorable de son identité sexuelle, le développement d’attitudes sereines face aux changements d’ordre psychosexuel et l’intégration de valeurs permettant de vivre la sexualité dans une perspective d’enrichissement personnel __ MEQ (1984). B. Au plan social. L’éducation à la sexualité vise l’acquisition de connaissances plus approfondies des autres, de leurs attitudes et de leurs manières d’agir sur le plan sexuel; l’ouverture aux différences individuelles; la connaissance de la signification des divers comportements associés à la sexualité; la capacité d’établir une communication enrichissante et la connaissance des diverses fonctions sociales de la sexualité __ id. | |
ÉDUCATION À LA VIE FAMILIALEÉduc./Éduc. sex. Éducation sexuelle axée sur la préparation aux futurs rôles conjugaux et parentaux. EA éducation parentale/sexuelle. | |
ÉDUCATION ADAPTÉEÉduc. Résultante du processus de l’adaptation de l’éducation à un ensemble de finalités, de contextes. V adaptation de l’éducation. A. Acceptions. Il existe autant d’acceptions pour le terme « éducation adaptée » qu’il y en a pour le terme « éducation ». B. Population cible. Ce type d’éducation peut être offert autant aux élèves des classes ordinaires qu’à ceux des classes spéciales. C. Objectifs. L’éducation adaptée vise le développement maximal de la personne en difficulté. Elle vise à développer l’autonomie personnelle et sociale. D. Éducation adaptée/individualisée. Le terme éducation adaptée met l’accent sur la relation Agent-Sujet, ne tenant compte de l’Objet qu’en fonction du Sujet. L’éducation individualisée s’adresse à l’ensemble du groupe tout en prenant en considération le rythme individuel de chaque élève. E. Stratégie. Suite à un diagnostic et à la planification de l’intervention répondant aux différences de chaque élève, différents moyens pédagogiques seront utilisés aux fins d’enseignement : l’enseignement dirigé, l’apprentissage par ordinateur, le tutorat, etc. Le tout est suivi d’une rétroaction rigoureuse et d’un ajustement des activités. | |
ÉDUCATION ALTERNATIVEFond. éduc. Expression générale qui regroupe tous les types d’éducation qui, à une époque et dans un contexte particuliers, rejettent les préceptes de l’éducation usuelle et proposent en lieu et place des valeurs et des pratiques différentes. V alternative. EA école/pédagogie alternative; éducation communautaire/coopérative. | |
ÉDUCATION ALTERNÉEFond. éduc. Syn. éducation récurrente. | |
ÉDUCATION ARTISTIQUE1. Did. V taxonomie de B. G. WILSON. 2. Éduc. (Fr.). Éducation faite d’un ensemble de disciplines : l’éducation musicale, les arts plastiques, le théâtre et l’expression dramatique, la danse, le cinéma et la photographie, l’architecture __ MEN (1991). A. Disciplines privilégiées. Si l’école privilégie la musique et les arts plastiques comme matières formatrices, elle s’ouvre néanmoins à la diversité des arts, des moyens d’expression et des techniques mises en œuvre. Dans tous les cas, il s’agit de procurer aux enfants le plaisir du geste, de former le goût, de donner accès au patrimoine artistique et culturel, de développer les capacités d’expression et de création __ id. B. Éducation musicale. L’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale : il maîtrise les possibilités du corps par la danse et le chant : il s’initie aux instruments et aux signes; il écoute, analyse et apprend à aimer des œuvres d’époques et de cultures diverses __ id. C. Arts plastiques. Les arts plastiques donnent à l’élève les moyens de produire et de mettre en relation des formes, des couleurs, des matières : ils font accéder à une perception esthétique de l’univers. Par le dessin, la peinture, la gravure, la sculpture et les techniques nouvelles d’expression, l’élève découvre et affine des moyens d’action sur les matériaux et les objets. D’une façon générale, cet enseignement a pour objet de rendre l’élève conscient de ses possibilités d’expression, de développer chez lui le désir et la capacité de créer, de l’aider à se constituer une première culture artistique __ id. D. CN : taxonomie des habiletés en *. E. Nomenclature. | |
ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT DURABLEÉduc. Syn. éducation pour le développement durable. | |
ÉDUCATION AU PLEIN AIRERE. Syn. éducation en plein air; éducation plein air. | |
ÉDUCATION AUX ADULTESCur. F.f. De l’expression anglaise adult education; dire plutôt formation continue. | |
ÉDUCATION AUX DROITS ET AUX RESPONSABILITÉSDid./Péd. V services d’éducation aux droits et aux responsabilités. | |
ÉDUCATION AXÉE SUR L'ENVIRONNEMENTERE. Éducation liée de près à l’environnement non seulement par son contenu, mais par sa nature même __ McINNIS, N. (1972) dans HARNOIS, M. (09.88). V droits de l’homme. Nature. Selon [McINNIS, 1972], l’éducation est plus « environnementale » quand on apprend avec les différents environnements, car l’environnement est dynamique, il change. Pour enseigner d’une façon qui soit axée sur l’environnement, il convient de le faire en utilisant les connaissances et l’environnement au lieu d’enseigner à un étudiant au sujet de l’environnemennt __ id. | |
ÉDUCATION BILINGUEEns. lang. Régime pédagogique comportant l’enseignement des matières scolaires, soit totalement dans une langue seconde, soit alternativement dans la langue maternelle et dans une langue seconde. V enseignement bilingue/intensif; immersion. | |
ÉDUCATION CIVIQUE1. Did./Péd. Discipline d’enseignement ayant pour objet la formation des élèves à la citoyenneté par la connaissance des institutions politiques, administratives, économiques et sociales __ CMTE (Fr.) (1992). Syn. instruction civique. 2. Éduc. Éducation qui concerne les règles élémentaires de la vie démocratique et qui se borne aux domaines essentiels tels la conduite sociale responsable, les institutions politiques et administratives, la place de la France dans le monde __ MEN (1991). VA éducation globale, B; éducation relative à l’environnement, S et W. EA éducation à la citoyenneté. Objet (Fr.). L’éducation civique apprend à l’enfant qu’il ne vit pas seul, qu’il procède d’une histoire, qu’il a des droits reconnus, mais aussi des devoirs. Éminemment morale, l’éducation civique développe l’honnêteté, le courage, le refus des racismes, l’amour de la République __ MEN (1991). L’éducation civique constitue aussi un apprentissage de la liberté et une préparation à l’exercice des responsabilités du citoyen __ CMTE (Fr.) (1992). | |
ÉDUCATION COMMUNAUTAIRECur./Did./Éduc. Moyen d’offrir aux gens de tout âge, de toute classe sociale et possédant des intérêts divers, plus de possibilités de reconnaître et de résoudre leurs problèmes communs en utilisant les ressources de la collectivité, y compris les leurs, et d’apprendre à développer leurs aptitudes et leurs compétences __ GAYFER, M. (1980). | |
ÉDUCATION COMPARÉEÉduc. Discipline qui a pour objet de dégager, d’analyser et d’expliquer les ressemblances et les différences entre les faits éducatifs et/ou leurs rapports avec l’environnement (politique, économique, social, culturel) et de rechercher les lois éventuelles qui les commandent dans différentes sociétés et à différents moments de l’histoire humaine __ LÊ THÀNH KHÔI (1981). A. Abrév. : EC (CE). B. Genèse. Depuis des siècles, certains récits de voyages ont rapporté des pratiques liées à l’éducation des enfants dans des cultures différentes. Cependant, il est généralement reconnu que c’est Marc-Antoine JULLIEN qui, vers 1815, a commencé à systématiser l’étude de l’éducation dans différents pays, avec l’intention avouée d’emprunter des modes d’éducation utiles au pays de l’observateur. Ce n’est qu’un siècle plus tard que la collecte massive d’informations nécessaires à l’exploitation des données disponibles a été entreprise par des organismes tels que le Bureau international de l’éducation (BIE, Genève) et l’UNESCO (Paris). Entre-temps, de grandioses tentatives d’interprétation des données, faisant appel aux méthodes des sciences humaines naissantes, ont abouti à certaines théories explicatives telles que le « caractère national » en tant qu’à la fois cause et effet des ressemblances et différences qui marquent les systèmes éducatifs. Malgré l’attrait que de telles synthèses magistrales peuvent exercer, la tendance actuelle invite à la prudence et fait souvent appel aux méthodes quantitatives modernes afin de vérifier des hypothèses scientifiques __ NOAH, H. J. et ECKSTEIN, M. A. (1969). | |
ÉDUCATION COMPENSATOIREAdapt. scol./Péd. Éducation qui vise les enfants « à risques environnementaux », qui sont des enfants biologiquement sains, mais dont les carences en soins médicaux et alimentaires ainsi que la sous-stimulation physique, sociale, intellectuelle et affective, condamnent à une forte probabilité de retards de développement, donc d’inadaptation ultérieure __ PICHÉ, C. et ROY, B. (1985) dans Trudelle, D. (1991). Population cible. Ces enfants sont issus de certaines familles « pathogènes » et de familles socioculturellement et socioéconomiquement faibles. L’éducation compensatoire peut également concerner, dans une perspective d’intégration, certaines minorités ethniques __ TERRISSE, B. (1985). | |
ÉDUCATION CONCERTÉEForm. prof. Syn. éducation en alternance; enseignement alterné; enseignement en alternance; formation alternée; formation en alternance. | |
ÉDUCATION CONTINUEÉduc.Éducation structurée qui fait suite à la période de scolarité obligatoire jusqu’à inclure l’éducation supérieure. VA éducation relative à l’environnement, H. EA éducation postscolaire; formation continue. CN : activité d’*. | |
ÉDUCATION COOPÉRATIVECur./Did./Gest. ens. (Ont.). Éducation permettant à l’élève de suivre l’équivalent des deux tiers d’un cours ou d’un ensemble de cours en s’enrôlant dans un projet connexe réalisé hors de l’école, que ce soit dans le cadre d’un emploi ou au sein d’une agence bénévole de service social, moyennant l’approbation de son école __ MEO (05.81). EA école coopérative. | |
ÉDUCATION CORPORELLE1. Éduc. phys. (Gén.). Ensemble du processus favorisant chez la personne la prise en charge de son corps et de sa santé globale __ DEMERS, P. (1991). V éducation physique. EA éducation à la santé. 2. Éduc. phys. (Spéc.). Partie de l’éducation physique de base portant sur la connaissance et la maîtrise des caractéristiques du corps humain sur les plans morphologique et fonctionnel. Ex. : connaissance des parties du corps, conscience du degré de tension musculaire, de l’activité antigravitationnelle, des fonctions d’équilibre, des mouvements différenciés et globaux, des manifestations de latéralité, des variations du rythme respiratoire, etc. VA éducation physique de base. EA développement corporel/moteur/physique/psychomoteur; éducation motrice. | |
ÉDUCATION CULTURELLE1. Disc. paraéduc. Domaine de savoirs et d’activités de l’éducation qui concerne la transmission et l’essor de la culture et notamment (mais non uniquement) l’acculturation des émigrés à leur société d’accueil. EA école de base; éducation interculturelle/ intraculturelle/monoculturelle/multiculturelle/pluriculturelle/transculturelle. RN approche monoculturelle. 2. Éduc. (Gén.). Développement global pouvant être acquis par une personne. VA finalité, I. 3. Éduc. (Spéc.). Ensemble des attitudes, des valeurs, des croyances, des connaissances et des agirs d’une personne. Nomenclature.
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ÉDUCATION CURATIVEÉduc. (Belg.). VA pédagogie curative, C. | |
ÉDUCATION DE BASEÉduc. adu./Péd. Ensemble d’activités éducatives formelles ou non formelles s’adressant à des apprenants adultes, qui contribuent à leur épanouissement personnel et facilitent la poursuite des études ou la participation à la vie sociale. Syn. alphabétisation; formation de base. VA formation continue, F. A. Alphabétisation/éducation de base des adultes. De façon générique, l’alphabétisation est une composante de l’éducation de base alors que, dans certains contextes, les termes alphabétisation et éducation de base des adultes sont considérés comme équivalents. B. Extension. Dans une optique d’éducation formelle, l’éducation de base peut englober l’éducation de la petite enfance, l’enseignement primaire (l’enseignement secondaire dans certains pays), et l’alphabétisation des jeunes et des adultes. Syn. éducation fondamentale. | |
ÉDUCATION DE BASE DES ADULTESÉduc. Ensemble d’activités éducatives formelles ou non formelles s’adressant à des adultes peu ou pas scolarisés et qui visent l’enseignement ou l’apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) ainsi que le développement d’habiletés cognitives, affectives ou sociales. Qsyn. alphabétisation. | |
ÉDUCATION DE LA SEXUALITÉÉduc. sex. Éducation sexuelle qui comprend deux axes éducatifs : le psyché et l’éros __ SAMSON, J.-M. (1980). EA éducation à l’amour/à l’érotisme/à la sexualité. A. Psyché. Dans l’axe du psyché, l’éducation sexuelle consiste à situer sa sexualité par rapport à sa propre existence et à l’orienter du sexuel vers le génital et vers la réalisation de soi __ id. B. Éros. Dans l’axe de l’éros, l’éducation sexuelle fait référence aux savoir-faire qui comprennent les pratiques sexuelles et les attitudes mentales à leur égard __ id. | |
ÉDUCATION DE MASSEÉduc.Éducation où un même ensemble d’objectifs et de ressources s’adresse à un groupe d’apprenants sans tenir compte, ou dans l’ignorance, de leurs caractéristiques propres et de leurs besoins particuliers. Ant. éducation individualisée/individuelle/personnalisée. EA enseignement de masse;massification de l’enseignement. A. Réussite. Faisant fi des caractéristiques estudiantines, l’éducation de masse ne convient qu’à une partie des apprenants comme le démontre éloquemment l’école traditionnelle depuis longtemps. Souvent présentée sous la bannière de la démocratie et d’une accessibilité généralisée, l’éducation de masse ne permet en réalité que la réussite de ceux qui possèdent les habiletés et les préalables requis par le système. En ce sens, l’éducation de masse est discriminatoire et sélective. B. Société et personne. Dans une éducation de masse, les besoins de la société transcendent ceux de la personne. La société constitue le centre du système éducationnel. | |
ÉDUCATION DÉMOCRATIQUEFond. éduc. Éducation qui permet le développement optimal de tous les membres d’une société de façon à ce qu’aucun talent ne se perde. VA éducation individualisée, A. EA démocratisation totale; école de base. | |
ÉDUCATION DES ADULTESÉduc. Ensemble des activités éducatives, formelles ou non formelles, grâce auxquelles les personnes, définies socialement comme des adultes, développent leurs aptitudes, enrichissent leurs connaissances et améliorent leurs qualifications techniques ou professionnelles ou les réorientent en fonction de leurs propres besoins ou de ceux de la société __ UNESCO (1997). V éducation/formation continue; éducation/formation permanente; éducation tout au long de la vie. A. Secteurs. L’éducation des adultes renvoie à la formation générale et à la formation professionnelle ainsi qu’aux activités éducatives formelles, informelles et non formelles. B. Déclaration de Hambourg sur l’éducation des adultes. En 1997, à Hambourg (Allemagne), s’est tenue la Cinquième conférence internationale sur l’éducation des adultes (CONFINTEA V). Lors de cette conférence, on a adopté un ensemble de principes sur les orientations de l’éducation des adultes, ce qui constituera la Déclaration de Hambourg. Les engagements pris par les participants durant cette conférence, consignés dans un document intitulé Agenda pour l’avenir (UNESCO, 1997), concernent les dix thèmes suivants : 1) l’apprentissage à l’âge adulte et la démocratie : les défis du XXIe siècle, 2) l’amélioration des conditions et de la qualité de l’éducation des adultes, 3) le droit universel à l’alphabétisation et à l’éducation de base, 4) l’égalité et l’équité entre les sexes et l’autonomisation des femmes, 5) l’éducation des adultes dans un monde du travail en transformation, 6) l’éducation des adultes et les questions d’environnement, de santé et de population 7) la culture, les médias et les nouvelles technologies de l’information, 8) l’éducation des adultes pour tous : les droits et les aspirations des différents groupes, 9) les aspects économiques de l’éducation des adultes, et 10) la promotion de la coopération et de la solidarité internationales. C. Éducation des adultes/éducation tout au long de la vie. La Cinquième conférence internationale sur l’éducation des adultes inscrit l’éducation des adultes dans la perspective de l’éducation tout au long de la vie. V éducation tout au long de la vie. D. CN : centre d’*; service d’*. E. Nomenclature.
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ÉDUCATION DES MASSESPéd./Soc. Éducation qui s’adresse à l’ensemble d’une population sous la direction de responsables gouvernementaux dans le but de faire accéder les membres de la société à un certain niveau de connaissances afin d’améliorer leurs conditions de vie, de les habiliter à accomplir convenablement leurs tâches sociales, de les sensibiliser aux conduites à adopter dans certaines circonstances précises. | |
ÉDUCATION DIFFUSEPéd. Syn. éducation informelle/non formelle. | |
ÉDUCATION ÉCOLOGIQUEÉcol. éduc. Éducation qui réussit à s’adapter aux caractéristiques personnelles de tous les commettants d’un système éducationnel __ ROCQUE, S. (1999). V démocratisation qualitative/totale; individualisation. | |
ÉDUCATION ÉCONOMIQUEÉduc. VA éducation relative à l’environnement, U. | |
ÉDUCATION EN ALTERNANCEForm. prof. Syn. éducation concertée;enseignement alterné; enseignement en alternance; formation alternée; formation en alternance. | |
ÉDUCATION EN COURS D’EMPLOIForm. prof./Péd. Éducation distincte de l’éducation initiale, qui se déroule pendant une période d’arrêt momentané d’une activité professionnelle, qui s’intègre aux heures d’emploi ou qui se situe hors de l’horaire régulier de travail. EA formation dans l’entreprise/en cours d’emploi/en dehors du poste de travail. Fam. : formation sur le tas. | |
ÉDUCATION EN ENVIRONNEMENTERE. Éducation en regard de l’environnement. Syn. éducation en matière d’environnement. Qsyn. éducation relative à l’environnement. | |
ÉDUCATION EN MATIÈRE D'ENVIRONNEMENTERE. Éducation au sujet de l’environnement. Syn. éducation en environnement. Qsyn. éducation relative à l’environnement. | |
ÉDUCATION EN MATIÈRE DE POPULATIONÉduc. Éducation dont l’objet est de susciter la prise de conscience et l’intelligence des questions démographiques, donnant ainsi aux apprenants une certaine capacité d’influer sur la physionomie que prendra leur avenir __ CMEPT (1990). EA éducation civique. A. Enfants. (...) il importe de faire assimiler aux jeunes apprenants (...) que les décisions aboutissent à des actes et que l’individu est responsable de ses actes __ id. B. Adolescents. (...) développer chez eux le respect de soi, qui est un facteur important de la réussite scolaire, de la rétention des connaissances et de la prévention de la grossesse chez les adolescentes __ id. C. Adultes. Les adultes et les jeunes non scolarisés ont besoin de comprendre le rapport direct entre les questions de population et leur vie quotidienne __ id. | |
ÉDUCATION EN MILIEU NATURELERE. Méthode qui utilise le plein air pour atteindre deux buts : premièrement, éveiller le respect de la nature par la découverte, dans un contexte écologique, de l’interdépendance des êtres vivants; deuxièmement, faire naître à l’égard de l’espace terrestre une éthique qui mette en relief la précarité de l’emprise que l’homme exerce sur celui-ci __ KIRK, J. J. (1968) dans HARNOIS, M. (09.88). VA éducation relative à l’environnement, N. EA éducation plein air. | |
ÉDUCATION EN PLEIN AIRERE. Syn. éducation au plein air; éducation plein air. | |
ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALEERE. Syn. éducation relative à l’environnement. | |
ÉDUCATION ESTHÉTIQUEÉduc. VA éducation relative à l’environnement, V. | |
ÉDUCATION EXTRASCOLAIREÉduc. Toute activité éducative se situant hors du cadre scolaire et pouvant inclure aussi bien l’éducation non formelle et l’éducation diffuse que toute autre forme d’éducation occasionnelle ou permanente __ BIE-UNESCO. EA éducation informelle. | |
ÉDUCATION FONCTIONNELLEPéd. Éducation qui prend le besoin de l’enfant, son intérêt à atteindre un but, comme levier de l’activité que l’on désire éveiller chez lui __ CLAPARÈDE, E. (1911). VA traditionalisme, C. | |
ÉDUCATION FONDAMENTALEÉduc. Éducation dont l’objet est de répondre aux besoins éducatifs fondamentaux; premier niveau d’instruction ou niveau de base pouvant servir d’assise à des apprentissages plus poussés; source même du développement humain __ CMEPT (1990). Syn. éducation de base (UNESCO). V école de base. VA programme de programmes, E. EA éducation pour tous; formation de base. A. Composantes. L’éducation fondamentale comprend l’éducation de la petite enfance et l’éducation primaire (ou élémentaire) des enfants, ainsi que l’alphabétisation des adolescents et des adultes et l’acquisition par ceux-ci des connaissances générales et des compétences qui leur sont nécessaires dans la vie; dans certains pays, l’éducation fondamentale peut inclure une partie de l’éducation secondaire __ id. B. Buts. Il est nécessaire de renforcer et d’élargir l’éducation fondamentale pour donner naissance à des formes de développement national durables qui concilient changement culturel et changement technologique dans un contexte de développement économique et social. (...) Si elle [éducation] n’est pas suffisante à elle seule pour venir à bout des grands problèmes sociaux et économiques auxquels tous les pays du monde sont confrontés, une éducation fondamentale accrue et meilleure fait nécessairement partie de toute action visant à les résoudre __ id. VA D. C. Importance. En période de déclin économique, d’austérité et d’exigences sociales et économiques concurrentes, l’éducation fondamentale doit être protégée par des mesures explicites. Sinon, des générations seront perdues et des segments entiers de la population seront exclus du processus de développement. (...) Il est devenu plus important que jamais de satisfaire les besoins d’éducation fondamentale de tous, non seulement à cause des bouleversements technologiques et autres changements rapides qui se produisent dans la plupart des sociétés, mais encore en raison de l’interdépendance accrue des pays à l’échelle mondiale dans leurs activités culturelles et économiques. Condition préalable du développement social, culturel et économique, l’éducation contribue à réduire les disparités et à instaurer une compréhension mutuelle entre des gens différant par la nationalité, l’origine socioéconomique et l’identité culturelle. Une éducation efficace est un moyen sans pareil de promouvoir la participation de tous les individus à la vie de leur collectivité comme à celle de cette société mondiale __ id. D. Besoins. Ces besoins comprennent à la fois les outils d’apprentissage essentiels (lecture et écriture, expression orale, aptitude numérique et résolution de problèmes) et les contenus fondamentaux (connaissances, compétences, valeurs et attitudes) nécessaires aux êtres humains pour pouvoir survivre, développer toutes leurs facultés, vivre et travailler dans la dignité, participer pleinement au développement, améliorer leur qualité de vie, prendre des décisions éclairées et continuer à apprendre. (...) L’éducation fondamentale facilite la satisfaction d’autres besoins fondamentaux : alimentation satisfaisante, logement et habillement, accès aux services de santé et à une eau non polluée. (...) La possession de connaissances de base est également la condition préalable et le complément d’autres sources de développement social et économique. (...) Un autre but, non moins fondamental, du développement de l’éducation, est la transmission et l’enrichissement des valeurs culturelles et morales communes dans lesquelles l’individu et la société trouvent leur identité et leur dignité. Qui plus est, une éducation fondamentale solide contribue de manière déterminante au renforcement des niveaux d’éducation plus élevés ainsi que de la culture et du potentiel scientifiques et technologiques, et par là un développement autonome. L’éducation fondamentale n’est pas seulement une fin en soi. Elle est l’assise d’une formation permanente et d’un développement de l’être humain, sur laquelle les pays peuvent édifier de façon systématique d’autres niveaux et d’autres types d’éducation et de formation. (...) Beaucoup de pays ont réussi à améliorer de façon remarquable les conditions sociales grâce à un investissement soutenu dans l’éducation fondamentale __ id. E. Humanisme. Pour réussir, en tant qu’organisation ou en tant qu’individu, il faut de plus en plus accéder à un niveau élevé de compétences « souples » qui permettent l’analyse, la synthèse, l’évaluation, la créativité et la communication. Ces compétences et ces attitudes forment la base de l’apprentissage humaniste de l’éducation libérale. (...) Aucune éducation ne peut être plus utile, à mon avis, a déclaré A. BARTLETT GIAMATTI, ancien recteur de l’Université Yale, que celle qui favorise la mise à profit des capacités humaines, qui permet de raisonner et de laisser courir librement l’imagination, et qui aiguise la capacité d’exprimer les résultats de ses réflexions, à l’oral comme à l’écrit, avec logique, clarté et grâce __ LA MARITIME (08.92). | |
ÉDUCATION FORMELLEÉduc./Éduc. adu. Activité éducative structurée organisée dans un cadre scolaire et qui conduit généralement à une reconnaissance officielle. Ant. éducation informelle/non formelle. VA éducation-finalité, B; programme de programmes, E. | |
ÉDUCATION GÉNÉRALEÉduc. Éducation d’ensemble d’une personne qui comprend les connaissances de base à acquérir ainsi que les habiletés élémentaires à développer. V. enseignement général; objectif clé; objectif de contenu/d’habileté. VA approche neurolinguistique, A2. | |
ÉDUCATION GLOBALE1. Cur./Did./Péd. Éducation dont le processus de formation s’inscrit dans le cycle continuel de l’analyse et de la synthèse. V anasynthèse; apprentissage. EA approche globale. 2.Éduc. Éducation qui a pour but de favoriser chez les personnes, la compréhension des multiples dimensions du monde actuel et futur, et la participation efficace aux enjeux inhérents (PETERS, 1988; PIKE et SELBY, 1988; Global Perspectives in Education, 1987) __ SAUVÉ, L. (1992). Syn. éducation planétaire. EA école de base. A. Abrév. : EG (GE). B. Nature. L’éducation globale s’appuie sur les principes d’universalisme, de pluralité, de diversité. Elle adopte l’approche systémique des réalités complexes. Elle s’inscrit dans une perspective historique et planétaire. Elle vise une meilleure compréhension des différents systèmes interreliés : physiques, biologiques, sociaux, économiques, politiques et informationnels. Elle porte une attention spéciale aux diverses cultures et civilisations. Elle propose le développement d’habiletés liées à l’éducation civique et elle vise le renforcement d’une réelle démocratie dans le but de développer un agir responsable à l’égard des réalités politiques (qui concernent le domaine public). En somme, pour un monde global, où vit une communauté globale, il s’agit de développer une citoyenneté globale, empreinte d’une responsabilité globale. Elle propose à cet effet l’adaptation des curriculums scolaires aux nouvelles réalités contemporaines __ id. C. EG/ERE. Le mouvement de l’éducation globale est contemporain de celui de l’ERE et de l’éducation STS, dont il englobe les objectifs (...). L’éducation relative à l’environnement se rattache à cette perspective globale, dont elle privilégie un aspect particulier : la relation à l’environnement biophysique. L’ERE devrait s’inscrire dans une vision globale des réalités contemporaines et de l’éducation. Cette préoccupation holistique n’est certes pas contradictoire avec la spécificité de l’éducation relative à l’environnement __ id.
D. Global/global. L’adjectif global semble une traduction littérale de l’anglais « global » qui fait clairement référence à « globe », c’est-à-dire à la planète Terre. Or, en français le terme « global » est plutôt lié au concept de totalité, comme dans « méthode globale » (de lecture). L’expression anglaise Global Education serait donc mieux rendue en français par : Éducation (à l’échelle) planétaire. | |
ÉDUCATION HOLISTIQUEÉduc. Éducation qui met l’accent sur la complémentarité des deux hémisphères du cerveau, la relation entre le corps et l’esprit, l’interdépendance des divers domaines du savoir et du développement humain, sur l’appartenance et l’implication d’une personne dans sa société. Qsyn. éducation globale. TA holisme. EA approche holistique. A. Curriculum holistique. Dans un curriculum holistique, l’élève porte une attention particulière à l’examen des relations; il prend à la fois conscience de ces relations et des habiletés nécessaires pour les transformer lorsque c’est pertinent de le faire __ MILLER, J. P. (1988) : trad. B. Approches de l’apprentissage. MILLER et al. (1990) distinguent trois approches de l’apprentissage : • l’approche de transmission des savoirs, qui véhicule une conception « atomiste » de la réalité, composée d’un assemblage de blocs isolés, transmis au sujet qui doit les accumuler; • l’approche de transaction du savoir, qui considère l’apprenant comme un individu rationnel, capable de reconstruire la connaissance par le dialogue avec l’objet d’apprentissage, habile à l’application de la démarche scientifique dans la résolution de problèmes en général et capable de transférer ces habiletés à la résolution de problèmes sociaux au sein d’un processus démocratique; • l’approche de transformation, qui suppose l’implication active de l’apprenant dans toutes les phases de l’apprentissage et qui est centrée sur le changement personnel et social. L’approche de transformation privilégie le développement d’habiletés qui favorisent la transformation personnelle et sociale en faveur d’une relation d’harmonie avec l’environnement plutôt que d’un contrôle sur ce dernier. Ici, l’environnement s’enrichit d’une dimension spirituelle. L’approche de transformation est basée sur la prise de conscience de l’interrelation des phénomènes et de l’interdépendance écologique des êtres. Selon MILLER et al., ces trois approches (transmission, transaction et transformation) sont interreliées dans la perspective transcendante de l’approche holistique. Cette dernière privilégie l’approche de transformation, mais elle intègre dans son cadre global, certains aspects des approches de transmission et de transaction : elle met l’acquisition de connaissances (transmission) au service de la résolution de problèmes (transaction) et exploite les habiletés de résolution de problèmes dans les processus de transformation personnelle et sociale __ SAUVÉ, L. (1984). C. Dimensions de la personne. L’approche holistique de l’apprentissage sollicite donc toutes les dimensions de la personne (cognitive, affective, sociale, morale, etc.) et implique une vision globale des réalités, ce qui suppose souvent la prise en compte de leur contexte temporel (histoire), spatial (contexte géographique), culturel, etc. __ id. | |
ÉDUCATION INDIVIDUALISÉEPéd.Éducation qui tient compte de tous les éléments en présence dans une situation pédagogique de façon à en assurer l’harmonie et pour que l’apprentissage puisse se produire. Ant. éducation de masse. VA éducation adaptée, D. EA éducation individuelle/personnalisée; enseignement individualisé. A. Réussite. Visant l’harmonisation des composantes SOMA de la situation pédagogique, l’éducation individualisée est véritablement démocratique, car elle tend à la réussite du plus grand nombre possible d’apprenants. B. Personne-société. Située entre l’éducation de masse et l’éducation personnalisée, l’éducation individualisée vise à satisfaire les besoins de la personne dans le cadre précis de ceux de la société. C. Champ notionnel. VA enseignement individualisé.
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ÉDUCATION INFORMELLEÉduc./Éduc. adu. Activité permettant des apprentissages expérientiels, mais qui n’est pas une activité éducative structurée. V éducation formelle/non formelle. VA éducation des adultes, A; programme de programmes, E. | |
ÉDUCATION INTÉGRÉEAdm. scol./Org. scol. Mode d’éducation où les apprenants et les éducateurs fréquentent les mêmes établissements, sans aucune discrimination de race, de religion, de sexe ou d’habileté. V intégration. | |
ÉDUCATION INTELLECTUELLEDid./Éduc. Éducation qui vise notamment l’épanouissement des fonctions cognitives telles que la mémoire, l’imagination, le raisonnement, l’observation, la résolution de problèmes, la prise de décision, etc. EA domaine cognitif/intellectuel. | |
ÉDUCATION INTERCULTURELLEÉduc. cult. Éducation qui prône la transmission, l’essor et l’interaction des caractères propres aux différentes cultures d’une même société et/ou à l’échelle internationale, en vue d’un enrichissement mutuel, sans toutefois viser la formation d’une nouvelle culture globale. V éducation culturelle. VA intégration, T. TA interculturalisme. RN approche monoculturelle. Péd. Une pédagogie interculturelle va tendre à reconnaître et à faire coexister les différences culturelles et aussi à créer et à maintenir une unité __ CLANET, C. (1990). | |
ÉDUCATION INTRACULTURELLEÉduc. cult. Éducation qui focalise sur la transmission et l’essor des caractères culturels présents à l’intérieur d’une société. Qsyn. éducation monoculturelle. V éducation culturelle. TA intraculturalisme. | |
ÉDUCATION LIBERTAIREFond. éduc./Péd. Conception éducationnelle selon laquelle l’enfant, laissé à ses propres tendances naturelles et à ses besoins, peut arriver à se former et à s’informer d’une manière totalement autonome, à découvrir et à définir lui-même ses règles d’action et de vie. Syn.éducation naturelle. | |
ÉDUCATION MÉSOLOGIQUEÉduc. Domaine éducationnel qui s’intéresse non seulement aux réalités et aux problèmes écologiques et sociaux liés à la qualité de l’environnement biophysique, mais également aux problèmes sociaux pour eux-mêmes (misère, faim, analphabétisme, exploitation, domination); éducation relative au milieu de vie global __ SAUVÉ, L. (1992). Qsyn. éducation relative à l’environnement. VA éducation globale, C. EM/ERE. Selon MALDAGUE (1976, 1977, 1979, 1984, 1987), l’un des pionniers de l’éducation relative à l’environnement à l’échelle internationale et au Québec, éducation mésologique a le même sens que éducation relative à l’environnement. L’auteur explique que l’adjectif mésologique est de même famille sémantique que le mot mésologie, qui désigne la « science qui étudie les relations réciproques de l’organisme et du milieu dans lequel il vit ». Dans le contexte de l’éducation mésologique, cet adjectif réfère à la mésologie humaine, qui s’intéresse à l’influence réciproque de toutes les composantes du milieu de vie sur toutes les dimensions de l’être humain : les influences biophysiques, culturelles, socioéconomiques. L’éducation mésologique est non seulement une éducation pour l’environnement biophysique, mais également une éducation qui vise à libérer les personnes et les groupes sociaux de toutes formes d’aliénation, dont le manque d’autodétermination et la robotisation. Plus précisément, elle vise à rendre l’individu apte à prendre des décisions, capable de s’adapter aux changements et de s’intégrer à une communauté où il participe à la résolution des problèmes et où il se sent valorisé, aimé, apprécié. L’éducation mésologique correspond donc à un domaine éducationnel plus vaste que celui de l’éducation relative à l’environnement __ id.
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ÉDUCATION MONDIALEÉduc. Éducation dont le but est d’inculquer aux élèves une attitude mondialiste, en leur apprenant notamment à reconnaître et à éviter les préjugés culturels et à considérer avec tolérance les différences ethniques et nationales __ CMEPT (1990). | |
ÉDUCATION MONOCULTURELLEÉduc. cult. Éducation qui focalise sur la transmission et l’essor des caractères d’une seule culture. Qsyn. éducation intraculturelle. V éducation culturelle. TA monoculturalisme. RN approche monoculturelle. | |
ÉDUCATION MORALEDid./Éduc./Fond. éduc. Éducation qui concerne le développement du sens des valeurs et de l’éthique chez une personne. V taxonomie de KOHLBERG. VA éducation relative à l’environnement, W et X. EA domaine moral; formation morale. | |
ÉDUCATION MOTRICEÉduc. phys./Kin. Toute intervention qui a pour but de favoriser l’épanouissement optimal des potentialités motrices de l’enfant et de le préparer aux apprentissages scolaires fondés sur la maîtrise d’activités motrices spécialisées __ PAOLETTI, R. (1999). Syn. éducation physiquede base. VAéducation psychomotrice, E; kinanthropologie, B. EAéducation par l’activité motrice. Objet. Pour PaulineDESROSIERS et MarielleTOUSIGNANT (1977), l’éducation motrice a pour but de favoriser le développement moteur de l’enfant et d’améliorer les conditions d’apprentissage dans le contexte scolaire. Les exercices qu’elles proposent visent à optimaliser l’ajustement corporel, spatial, temporel, spatiotemporel ainsi que la vitesse d’exécution. Pour René PAOLETTI (1999), l’éducation motrice peut être vue comme cette partie de l’éducation physique qui s’intéresse exclusivement au développement des capacités motrices de l’enfant de deux à sept-huit ans, et qui englobe l’éducation posturale, l’éducation de la motricité globale, l’éducation de la motricité manuelle et l’éducation de la motricité graphique. | |
ÉDUCATION MULTICULTURELLEÉduc. cult. Éducation qui prône la transmission et l’essor des caractères des multiples cultures qui coexistent dans une même société, dans un même pays. Qsyn. éducation pluriculturelle. V éducation culturelle. TA multiculturalisme. RN approche monoculturelle. | |
ÉDUCATION MULTIMÉDIATechno. éduc. Syn. éducation par multimédias. | |
ÉDUCATION NATURELLEFond. éduc./Péd. Syn. éducation libertaire. | |
ÉDUCATION NON FORMELLEÉduc./Éduc. adu./Péd. Activité éducative structurée, mais non scolaire. V éducation formelle/informelle. VAéducation des adultes, A. | |
ÉDUCATION NOUVELLEOrg. scol./Péd. En réaction à l’éducation traditionnelle, mouvement pédagogique qui origine du XVIIIe siècle et dont les buts sont de situer les intérêts et les capacités créatives de l’élève au centre des préoccupations éducatives en lieu et place de l’enseignant, des objectifs prédéterminés et des méthodes conventionnelles d’enseigner et d’apprendre. V paradigme éducationnel. VA constructivisme, K; traditionalisme, C. EA éducation traditionnelle. A. Éducation nouvelle/traditionnelle (opposition). Les pionniers de l’éducation nouvelle n’ont pas manqué de souligner, au début de ce siècle, tous les défauts de cette éducation qui tourne le dos à la vie et qui, se moulant dans un style autoritaire, aboutit à contraindre l’enfant à la soumission et au conformisme. Plus fondamentalement, ceux-ci contestent le bien-fondé du postulat de l’éducation traditionnelle : ce n’est pas en s’appropriant le patrimoine culturel de notre civilisation occidentale que l’individu se libère; c’est en laissant se fortifier chez chaque enfant la propension à l’exploration de son environnement. Pour dépasser la faillite de l’éducation traditionnelle, il faut remettre l’enfant au centre de l’action éducative. Plus précisément, il convient de ne plus mépriser ses intérêts propres; il faut tirer parti de la spontanéité de l’élève et de ses initiatives. Avec la naissance de la psychologie, on découvre que l’enfant peut être créatif et qu’il peut construire par lui-même des connaissances __ CRAHAY, M. (1997). B. Réalisme. L’émergence de l’éducation nouvelle s’inscrit également dans un courant de pensée qui se qualifie souvent de réaliste. Celui-ci prit son essor en Allemagne pour aboutir vers le milieu du XVIIIe siècle à la constitution des premières Realschulen, c’est-à-dire des premières écoles secondaires où l’enseignement des réalités et des sciences se substitue à un enseignement purement littéraire. Selon COMÉNIUS et LEIBNIZ, deux représentants de ce courant, il faut écarter le texte pour atteindre directement la chose. C’est la seule manière de la connaître vraiment, c’est-à-dire scientifiquement. L’éducation nouvelle se veut une pédagogie réaliste dans la mesure où elle prétend substituer l’étude des choses à l’étude des mots. Il faut donc former l’enfant à la vie par la vie (O. DECROLY). L’éducation nouvelle porte encore les traces d’autres courants de pensée qui ont marqué l’histoire des idées et à la fin du XIXe et au début du XXe siècle : le romantisme et le pragmatisme __ id. C. Romantisme. Le romantisme est plus une attitude qu’un système philosophique. C’est avant tout un acte de révolte et d’opposition vis-à-vis du rationalisme (et, en particulier, du rationalisme français). Le romantisme, c’est le sursaut de l’irrationnel : à l’homme rationnel des Lumières, les romantiques opposent un individu poussé par des forces puissantes, inacessibles à la connaissance rationnelle et à la conscience. La sensibilité et l’intuition donnent, mieux que la raison, accès à l’exacte vérité du monde. Le pouvoir de l’être humain d’avoir un contact avec le réel, sans passer par la conscience et l’intelligence, lui permet de retourner à l’union fondamentale avec la nature. Sensible à son être intérieur (sa nature intime), il peut découvrir sa vérité par un retour sur soi. L’être humain peut ainsi retrouver ses liens originels avec le cosmos puisqu’il renferme en lui l’univers tout entier __ id. D. Romantisme/pragmatisme. Le romantisme jetant la suspicion sur la raison et les connaissances, on comprend que ceux qui adoptèrent peu ou prou cette façon de penser se soient emparés d’une certaine manière de la thèse propre au pragmatisme __ id. E. Pragmatisme. Ce courant de pensée, d’origine principalement anglo-saxonne, soutient que la pensée n’est pas une faculté en quelque sorte immatérielle dont l’objet serait la connaissance d’une vérité, elle-même objective et absolue. Elle est avant tout un instrument permettant à l’individu de s’adapter à des circonstances nouvelles. L’acte de connaître n’est donc pas un phénomène autonome; il est en relation avec tout notre être. La marque de vérité se juge par le succès des démarches de notre intelligence aux prises avec les choses. En d’autres termes, le pragmatisme mesure la vérité des conceptions à leur efficacité. On trouve ici l’origine philosophique des approches pédagogiques qui se qualifient de fonctionnelles. Le pragmatisme mérite une analyse critique nuancée, mais tel n’est pas notre propos. Nous nous limiterons à en indiquer les dérives pédagogiques __ id. F. Éducation nouvelle/traditionnelle (complémentarité). Il est temps de repenser l’opposition éducation traditionnelle-éducation nouvelle. De façon urgente, il importe de s’interroger. Ne faut-il pas chercher à articuler ce qui a été si longtemps opposé? Peut-on vraiment opposer culture et expérience? Peut-on encore soutenir que les idées, les convictions, la culture ne sont pas constitutives de l’intimité des hommes? Peut-on restreindre la formation des individus aux seules connaissances utiles? À nos yeux, un enjeu capital de la réflexion pédagogique des prochaines années sera de dépasser l’opposition désuète entre éducation traditionnelle et éducation nouvelle. Car, si l’éducation traditionnelle court le risque de conduire au conformisme et à la culture purement livresque, l’éducation nouvelle fait peser sur les enfants la menace de l’inculture et celle d’une pensée qui se complaît dans les limites de l’expérience immédiate. En délaissant le livre pour la leçon de choses, l’école active fait courir un grand danger à notre société : celui de couper les jeunes de toutes les connaissances qui se sont patiemment accumulées dans les bibliothèques. De façon complémentaire, il serait insensé de verser dans la nostalgie en faisant le panégyrique de nos anciennes humanités et, partant, de plaider pour une restauration de l’enseignement traditionnel. C’est à une critique serrée aussi bien de l’éducation nouvelle que de l’éducation traditionnelle qu’il faut se livrer, ceci afin de construire une véritable synthèse de ces deux façons de penser l’enseignement __ id. | |
ÉDUCATION PAR L'ACTIVITÉ MOTRICEÉduc. phys./Kin. Conception éducative qui vise à faciliter la découverte et la compréhension du réel chez l’enfant à partir de l’expérience motrice organisée __ PAOLETTI, R. (1999). Syn.éducation par le mouvement. EA éducation motrice. Postulat. S’appuyant sur les interactions entre les composantes motrice, cognitive et affective du comportement humain, cette conception promeut l’idée que les situations pédagogiques, fondées sur l’engagement moteur de l’élève, renferment de multiples conditions favorables aux processus d’acquisition des connaissances et d’intégration des savoirs. À cet effet, le recours à l’expérience motrice représente un puissant moyen de facilitation des acquisitions scolaires de base : elle s’adresse plus particulièrement aux éducatrices de maternelle et aux enseignants du premier cycle du primaire. L’éducation par l’activité motrice ne se présente pas comme une matière scolaire au même titre que la mathématique ou l’éducation physique, mais plutôt comme une manière d’apprendre et de faire apprendre, dans la veine de l’« éducation vécue » de André LAPIERRE et Bernard AUCOUTURIER(1974), du Teaching through Motor Learning de Robert B.ASHLOCK et James H.HUMPREY (1976), du Learning through Movement de Peter H. WERNER et Elsie C.BURTON (1979) et de la « pédagogie à médiation corporelle » de Jean LE CAMUS (1984) __ PAOLETTI, R. (1990). | |
ÉDUCATION PAR LE MOUVEMENTÉduc. phys./Kin. Syn. éducation par l’activité motrice. | |
ÉDUCATION PAR MULTIMÉDIASTechno. éduc. Combinaison scientifiquement organisée de matériels et de moyens, le maître devenant médiateur entre les élèves, les savoirs et savoir-faire, et les médias. Syn. éducation multimédia __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). | |
ÉDUCATION PARENTALEÉduc. Activité volontaire d’apprentissage de la part des parents, ces derniers s’efforçant de changer les interactions qu’ils nouent avec leur(s) enfant(s) dans le but d’encourager chez celui (ceux)-ci l’émergence de comportements jugés positifs et de réduire la production de comportements jugés négatifs __ POURTOIS, J.-P. et al. dans TRUDELLE, D. (1991). V typologie (des modèles d’intervention) en éducation parentale. EA éducation à la vie familiale. A. Intervention. Ainsi le concept d’éducation auprès des parents intègre la notion d’intervention auprès des parents en vue de leur faire prendre conscience qu’il existe, en fonction des valeurs qui sont les leurs, des conditions de développement et d’apprentissage plus favorables les unes que les autres __ TRUDELLE, D. (1991). B. Autres types d’intervention. De plus, ces auteurs insistent sur le fait qu’il ne faut pas confondre l’éducation des parents ou éducation parentale avec d’autres types d’intervention tels que l’assistance éducative, la tutelle éducative, la guidance parentale et la thérapie familiale. Différente de ces dernières, l’éducation parentale est particulièrement centrée sur les tâches et les faits éducatifs des parents, de même que sur l’éveil d’habiletés éducatives nouvelles __ id. C. Typologies. Il existe plusieurs typologies des modèles d’intervention en éducation parentale. Parmi celles-ci, Bobby D. GOODSON et Robert D. HESS (1975) proposent trois types de programmes : les programmes d’information, les programmes de groupes de discussion et les programmes de formation. J. et W. A. LAMB (1978) proposent une taxonomie basée sur les modèles conceptuels ayant inspiré les programmes. Ils ont ainsi distingué cinq modèles : l’éducation parentale d’inspiration comportementaliste, rogérienne, adlérienne, psychanalytique et transactionnelle. Enfin, M. HALPERN (1984) retient une taxonomie basée sur les différentes dimensions d’un programme d’éducation familiale. Il établit une distinction entre les programmes à partir de cinq dimensions principales : les buts, les populations cibles, le cadre d’intervention, les activités d’intervention et l’évaluation. Toutes ces taxonomies ont un objectif commun : développer la compétence éducative des parents, c’est-à-dire aider les parents à orienter leurs attitudes et leurs pratiques éducatives vers des pôles définis comme étant plus favorables à l’adaptation de l’enfant __ id. D. CN : taxonomie (des modèles d’intervention) en *. | |
ÉDUCATION PÉRISCOLAIREPéd. Forme d’éducation complémentaire à l’éducation formelle. Qsyn.éducation diffuse/informelle/non formelle. | |
ÉDUCATION PERMANENTE1. Éduc. (Gén.). Forme d’éducation nationale, qui a pour objet d’assurer à toutes les époques de sa vie, la formation et le développement de l’homme, en lui permettant d’acquérir les connaissances et l’ensemble des aptitudes intellectuelles ou manuelles qui concourent à son épanouissement comme au progrès culturel, économique et social __ INRDP (1973). Projet d’éducation qui a pour objet d’assurer, à toutes les époques de la vie, la formation et le développement de la personne, en lui permettant d’acquérir les connaissances, les habiletés ou les comportements et de développer l’ensemble des aptitudes intellectuelles, manuelles, etc., qui répondront à ses aspirations d’ordre éducatif, social et culturel __ OLF (1998). VA andragogie, B; démocratisation qualitative, C; éducation récurrente, B et E; enseignement programmé, Q; système fermé/ouvert d’éducation.TA andragogie. EA acquis expérientiels; éducation des adultes; formation continue/permanente. 2. Éduc. (Spéc.). (All.) Démarche permettant de répondre, dans les sociétés modernes, à l’évolution des exigences dans différents secteurs de la vie, notamment l’activité professionnelle, par l’acquisition ininterrompue de connaissances __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA I. (Angl.) Philosophie selon laquelle l’éducation est conçue comme un processus à long terme qui commence à la naissance et se poursuit durant toute la vie __ id. (Belg.; Holl.) Concept selon lequel toute éducation ne peut être limitée à la scolarité et éventuellement aux études supérieures, mais constitue un processus se poursuivant pendant toute la vie __ id. VA K. (Dan.) Terme général qui désigne toutes les formes d’enseignement ou d’éducation auxquelles une personne participe au cours de sa vie __ id. (It.) Système institutionnel d’interventions pour la promotion culturelle extrascolaire des citoyens, compte tenu notamment des exigences des communautés locales __ id. VA L. A. Termes rejetés : éducation des adultes; extension de l’enseignement; formation aux adultes; formation des adultes __ CTEQ (1988). B. Formation des adultes. Les expressions éducation permanente et formation continue désignent des notions distinctes que la seule expression formation des adultes ne peut rendre __ OLF (1998). C. Formation permanente/continue. Il ne faut pas confondre l’éducation permanente avec la formation continue, qui s’inscrit dans le processus d’éducation permanente et qui en est une composante particulière __ CTEQ (1988). D. Phi. (...) L’homme est fondamentalement inachevé et inachevable, et sa formation se poursuit toute sa vie. L’éducation est une activité, une dynamique intérieure qui se poursuit tant que dure l’existence; elle est permanente ou elle n’est même pas éducation __ CSE (1969-1970). Ce terme se rapporte à une philosophie selon laquelle l’éducation est conçue comme un processus à long terme qui commence à la naissance et se poursuit durant toute la vie. Ce terme couvre donc toute forme d’éducation préscolaire, tout type ou niveau d’éducation formelle, toute espèce de formation continue et d’éducation non formelle. L’éducation permanente se situe dans un cadre conceptuel dans lequel on peut faire face aux besoins éducatifs de chacun, quels que soient son âge, ses capacités, son niveau de connaissances ou son niveau professionnel, l’éducation devant être acceptée comme un processus continu, et non comme une acquisition obtenue à une période déterminée de la vie par des moyens spécifiques __ UNESCO (1978). E. Finalité. L’école donnera une formation de base, renonçant définitivement à l’encyclopédisme; le citoyen devra considérer comme aussi normal que le fait de prendre trois repas par jour, la perspective de consacrer une partie de son temps, tout le long de sa vie, au perfectionnement professionnel et aux études culturelles __ Rapport PARENT (1966). L’éducation permanente, au sens plein du terme, devrait comme toute éducation, dépasser le caractère purement fonctionnel d’une formation professionnelle. Elle devrait certes constituer un facteur essentiel du développement, mais en gardant l’homme comme finalité, et en visant donc à son épanouissement dans tous ses aspects, comme individu et comme membre du corps social, pour la production et la participation politique, pour la culture et le loisir. Tel est d’ailleurs l’objectif d’un développement véritable __ M’BOW, A. M. (1975) dans PÂQUET, P. (1976). F. Nature. (...) L’éducation permanente n’est ni un système, ni un domaine éducatif, mais le principe sur lequel se fonde l’organisation globale d’un système et donc l’élaboration de chacune de ses parties __ FAURE, E. (1972). L’idée fondamentale capable de faire l’unité du concept est (...) celle d’une éducation totale __ CSE (1974). Projet global qui vise aussi bien à restructurer le système éducatif existant qu’à développer toutes les possibilités formatives en dehors du système éducatif __ UNESCO (1976). (...) réside, d’abord et avant tout, dans l’intention d’offrir à chacun la possibilité d’apprendre et de se développer, tout au long de sa vie et à travers tous ses milieux de vie. Ainsi, à tous les âges et dans toutes les sphères de son activité, l’homme devrait pouvoir perfectionner ses apprentissages et développer sa personne. C’est dire à quel point le projet de l’éducation permanente invite chacun à la prise en charge de son propre développement, d’une part, et exige l’instauration d’une véritable « cité éducative », d’autre part __ LAURIN, C. (1981). (...) Façon de voir l’éducation dans son ensemble, dans l’ensemble de la société, en prenant pour acquis que la société elle-même est éducative __ LAURIN, C. (1982). L’éducation permanente se réfère à l’ensemble des activités d’apprentissage dans chaque société; elle peut être décomposée en trois éléments constitutifs spécifiques : la formation initiale, l’éducation des adultes ou la formation continue, et les environnements éducatifs __ BÉLANGER, P. dans DELORS, J. (1998). G. Phases de vie et buts. Durant la période de formation (première partie de la vie), sa fonction est de promouvoir l’assimilation. Au cours de la phase active, elle facilite le rattrapage, le perfectionnement, la mobilité professionnelle, tandis qu’au moment de la retraite, elle assume une fonction de compensation. Pour certains auteurs, le succès de la retraite dépend pour une large part de la capacité de l’individu à continuer à apprendre et à se développer (BELBIN, 1972) pour acquérir les connaissances nécessaires à l’accomplissement de nouveaux rôles __ ZAY, N. (1981). H. Principes : • Nécessité d’assurer une continuité à l’éducation, de manière à éviter l’érosion des connaissances. • Adaptation des programmes et des méthodes aux objectifs particuliers, originaux de chaque société. • Préparation des êtres humains, à tous les niveaux de leur éducation, à un type de vie où trouveront place des évolutions, des changements et des transformations. • Mobilisation et utilisation massive de tous les moyens de formation et d’information, au-delà des définitions traditionnelles et des limites institutionnelles imposées à l’éducation. • Liens étroits entre les différentes formes de l’action (technique, politique, industrielle, commerciale, etc.) et les objectifs de l’éducation __ LENGRAND, P. (1970). I. All. Le concept (ständige Weiterbildung) correspond à une approche théorique selon une conception empruntée à la sociologie ou aux sciences de l’éducation (...). (...) Les termes « lifelong education » et « éducation permanente » font référence à des concepts beaucoup mieux définis dans la politique de l’éducation : principes généraux d’organisation de l’acquisition de connaissances pour différentes tranches d’âge et dans différents lieux __ GIIT; CEDEFOP (1987). J. Angl. Le terme couvre donc tous types ou niveaux d’éducation institutionnalisée, toutes espèces de formation continue et d’éducation non formelle. Les concepts formation continue, éducation des adultes et éducation permanente sont si proches qu’il n’est peut-être pas utile de vouloir les différencier __ id. K. Belg.; Holl. L’individu et la société sont tels que chacun ait la possibilité de se perfectionner continuellement de façon systématique __ id. L. It. Les Régions sont compétentes sur le plan institutionnel, à l’exception de quelques initiatives spécifiques qui sont organisées au plan national __ id. M. Éducation permanente/des adultes (QC). Il ne faut pas confondre éducation permanente et éducation des adultes. Par éducation permanente, il faut entendre que l’éducation relève de la responsabilité de chaque personne, porte sur toutes les étapes de sa vie, rejoint l’ensemble de ses milieux de vie et n’est pas limitée aux seules activités formelles d’éducation, mais s’ouvre plutôt sur l’aménagement d’une « cité éducative ». L’éducation des adultes, tout comme la formation initiale, doit se situer dans cette perspective d’éducation permanente __ CSE (1992). N. Arbre __ GIIT; CEDEFOP (1987).
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ÉDUCATION PERSONNALISÉEPéd.Éducation individualisée qui tient compte des besoins particuliers de chacun des sujets compte tenu des limites, des balises et des finalités de l’éducation dans un contexte spécifique. Ant. éducation de masse. EA éducation individualisée/individuelle. Personne et société. Dans une éducation personnalisée, les besoins de la personne transcendent ceux de la société. La personne est le centre du système éducatif. VA enseignement individualisé. | |
ÉDUCATION PERSONNELLEÉduc. VA éducation-finalité, B; éducation relative à l’environnement, Y; programme de programmes, E. | |
ÉDUCATION PHYSIQUE1. Disc. éduc. (Gén.). Discipline éducationnelle qui poursuit des objectifs s’adressant prioritairement à la dimension biomotrice, mais qui concourt également au développement des dimensions affective, cognitive, conceptuelle, culturelle, esthétique, morale, perceptuelle et sociale de la personne. V être éduqué. VA A; sport, C. 2. Disc. éduc. (Spéc.). Partie de l’éducation concernée par le développement des habiletés et des capacités motrices chez le sujet. Forme d’éducation qui, à partir des activités physiques, vise à développer les capacités d’action et d’adaptation de la personne à l’environnement physique et social. Qsyn. éducation corporelle. V taxonomie de SHEEDY/de SIMPSON. TA kinanthropologie. EA domaine moteur; éducation motrice/psychomotrice; sciences de l’activité physique; taxonomie de l’éducationphysique/du domaine psychomoteur; valeur physique. A. Objectifs spécifiques. L’éducation physique a pour objectif : 1. l’amélioration de la dimension biomotrice qui comprend le développement des qualités organiques : endurance organique, résistance organique; des qualités musculaires : force, résistance, endurance, puissance et amplitude articulo-musculaire; des qualités perceptivo-motrices : rapidité de réaction, vitesse de mouvement, justesse motrice, cohérence interne, agilité, équilibre, souplesse, manipulation, flexibilité et coordination; 2. l’amélioration de la dimension cognitive qui comprend la connaissance et la compréhension : de la notion de santé et de bien-être, des effets de l’activité physique sur l’organisme, du fonctionnement du corps, de la représentation de son corps dans l’espace et le temps, de l’intégration des notions de mécaniques inhérentes aux activités finalisées, des règlements et des notions techniques, tactiques et stratégiques de certaines activités sportives, de l’éthique sportive, etc.; 3. l’amélioration de la dimension affective qui comprend la satisfaction du besoin d’une image favorable de soi : confiance en soi, affirmation de soi, maîtrise de soi; la satisfaction du besoin de mouvement, d’expression, de création et de jeu; le développement d’une attitude positive à l’égard de la pratique régulière de l’activité physique; l’acquisition des attitudes positives à l’égard des facteurs plus étroitement associés à un état de santé et de bien-être; 4. l’amélioration de la dimension sociale qui comprend :la coopération, la communication, le respect des règles, la modestie dans la victoire, la dignité dans la défaite, le sens des responsabilités, l’esprit d’initiative, le respect et la considération de l’autre, l’esprit sportif, le leadership, etc. B. Contenu. Savoir et savoir-faire qui se concentrent autour des aspects suivants :les connaissances relatives aux activités physiques, sportives, ludiques et expressives, les connaissances relatives aux finalités et buts assignés au système d’éducation et à l’éducation physique, les connaissances concernant le développement et le fonctionnement de la personne (l’enfant, l’adolescent, l’adulte, la personne âgée, la personne handicapée), les connaissances relatives aux aides pédagogiques, aux procédures de transmission, aux attitudes de régulation développées par l’enseignant dans la situation éducative __ HEBRARD, A. (1986). C. Disciplines contributoires. La biologie, la biomécanique, la psychologie, la pédagogie, l’épistémologie, la sociologie, l’histoire et la philosophie contribuent au corps des connaissances de l’éducation physique. V kinanthropologie; sciences de l’activité physique. D. Éducation physique et apprentissage. On le soupçonne depuis longtemps, mais là, une vaste étude faite en Californie, sur des élèves de 5e, 7e et 9e année, nous démontre clairement le lien qui existe entre une bonne condition physique et les performances scolaires. (...) L’étude a été faite au printemps 2001. Le département d’Éducation de la Californie a fait passer un test standard en lecture et en mathématiques à 353 000 jeunes de 5e année; 322 000 jeunes de 7e année et finalement 279 000 de la 9e! De plus, le Cooper Institute for Aerobics Research à Dallas(reconnu et respecté à travers le monde) a conçu un test pour évaluer la condition physique de ces mêmes jeunes : condition cardiaque, endurance musculaire, pourcentage de graisse et flexibilité. Les résultats sont bouleversants : pour les trois groupes, les performances scolaires augmentent avec le niveau de condition physique. La conclusion de l’étude est simple (...) : « Cette étude faite à l’échelle de l’État nous a fourni des preuves frappantes qui devront nous amener à apporter des changements au programme scolaire : les étudiants physiquement actifs et en bonne condition physique ont plus de chance de réussir à l’école » __ LAVIGUEUR, J. dans La Presse (06.04.03). E. Nomenclature.
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ÉDUCATION PHYSIQUE ADAPTÉEAdapt. scol./Éduc. phys./Kin. Expression traduite de l’anglais pour désigner l’éducation physique prescriptive, thérapeutique et récréative des personnes présentant des déficits organiques et fonctionnels. VA kinanthropologie, B. | |
ÉDUCATION PHYSIQUE DE BASEÉduc. phys. Expression désignant l’éducation physique à l’école primaire destinée à favoriser le développement ontogénétique des fonctions motrices et perceptivo-motrices de l’enfant selon une approche pédagogique d’exploration et de découverte guidées. Syn. éducation motrice. V méthode psychocinétique. VA éducation psychomotrice, E. Auteurs. Cette expression est utilisée par plusieurs auteurs intéressés à l’épanouissement moteur de l’enfant, tels que Jean LE BOULCH (1966), Pierre VAYER (1984) et Jean LE CAMUS (1984). | |
ÉDUCATION PLANÉTAIREÉduc. Syn. éducation à l’échelle planétaire; éducation globale. | |
ÉDUCATION PLEIN AIRÉduc. Éducation dans le milieu extérieur, au sujet du milieu extérieur et pour le milieu extérieur __ Council of Outdoor Education (1989) dans SAUVÉ, L. (1992). Syn. éducation au plein air/en plein air. VA éducation relative à l’environnement, O. A. Abrév. EPA (Oe). B. Qsyn. L’éducation plein air est souvent associée à une diversité de champs éducationnels spécifiques : l’éducation au milieu naturel (nature education), l’éducation à l’aventure (adventure education), l’éducation au loisir de plein air (outdoor recreation, outdoor pursuits), etc. __ id. C. EPA/ERE. Ce mouvement éducationnel, qui se développa vers 1920, réfère davantage à une approche pédagogique qu’à un contenu spécifique d’apprentissage. L’éducation plein air relative à l’environnement (outdoor/environmental education) correspond en tous points aux objectifs et aux caractéristiques de l’ERE : elle se distingue par le fait que les activités pédagogiques ont nécessairement lieu dans et par l’environnement. La figure illustre globalement la relation entre l’ERE et l’éducation plein air __ id.
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ÉDUCATION PLURICULTURELLEÉduc. cult. Éducation qui prône la transmission et l’essor des caractères de quelques cultures qui coexistent dans une même société, dans un même pays. Qsyn. éducation multiculturelle. V éducation culturelle. TA pluriculturalisme. RN approche monoculturelle. | |
ÉDUCATION POLITIQUEÉduc. VA éducation relative à l’environnement, T et W. | |
ÉDUCATION POSTSCOLAIREOrg. scol. Éducation à buts professionnels ou récréatifs qui s’adresse à des personnes ne fréquentant plus l’école institutionnelle. Syn. formation postscolaire. A. Nature. L’éducation postscolaire est de nature professionnelle ou récréative. Son niveau scolaire est tout au plus de l’ordre d’enseignement collégial ou du lycée, donc pas d’une éducation supérieure. B. Éducation postscolaire/continue. Contrairement à l’éducation postscolaire, l’éducation continue comprend, en outre, l’éducation supérieure. | |
ÉDUCATION POSTSECONDAIREGest. ens./Org. scol. Syn. enseignement postsecondaire. | |
ÉDUCATION POUR L'ENVIRONNEMENTERE. Éducation caractérisée par la dominance de la perspective environnementale. Qsyn. éducation relative à l’environnement. | |
ÉDUCATION POUR LE DÉVELOPPEMENTÉduc. Éducation qui relie les grands problèmes et les réalités ayant un caractère mondial, et notamment les questions concernant l’environnement, la paix et la sécurité, la dette internationale, les mesures contre la pauvreté, etc., à tous les contenus spécifiques de l’éducation fondamentale __ CMEPT (1990). | |
ÉDUCATION POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLEÉduc. Éducation qui vise à un développement humain intégral faisant place à l’autonomie et au sens des responsabilités dans le respect de la pérennité des ressources écologiques et en recherche de l’équité aussi bien à l’intérieur d’une même génération qu’envers les générations à venir __ VILLENEUVE, C. (1992). Syn. éducation au développement durable. A. Nature. Les outils de l’éducation pour le développement durable comprennent l’éducation relative à l’environnement, l’éducation à la démocratie, l’initiation aux sciences économiques, l’initiation aux sciences naturelles, l’éducation à la santé, l’éducation à la solidarité et à la coopération ainsi que l’éducation à la paix __ id. B. Dimensions éducationnelles impliquées. L’éducation pour le développement durable doit promouvoir une culture de la modernité ouverte à la complexité et aux changements et qui considère la science comme le fondement d’explication de la réalité; qui encourage les êtres humains à exercer une solidarité renouvelée envers les autres et à se préoccuper de l’environnement à la fois comme base de ressources et comme valeur de société __ id. | |
ÉDUCATION POUR TOUSAlph. Vision élargie de l’éducation de base, présentée dans la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous (Jomtien, 1990), qui insiste sur la nécessité de prendre en compte les besoins éducatifs fondamentaux des enfants, des adolescents et des adultes, et de rendre les services éducatifs accessibles à tous tout au long de la vie __ UNESCO (2003). V alphabétisation pour tous; Année internationale de l’alphabétisation; Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation. EA éducation fondamentale/tout au long de la vie. A. Historique. La Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous (1990) et le Cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux (1990) ont été adoptés pendant la conférence de Jomtien. Les buts de cette conférence étaient « d’attirer l’attention sur l’importance et sur l’impact de l’éducation de base et [de] forger, au niveau mondial, une volonté commune de s’employer à la rendre accessible à tous » __ UNESCO (1990). En 2000, lors du Forum mondial sur l’éducation à Dakar, pour faire suite au bilan des dix premières années de l’éducation pour tous, on a formulé de nouveaux objectifs et précisé des stratégies conséquentes en plus de fixer une nouvelle date butoir (2015) pour la réalisation de l’éducation pour tous. B. Visées. Le Cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux (1990) présente six axes d’intervention : 1. expansion des activités de protection et d’éveil de la petite enfance, y compris les interventions en milieu familial ou communautaire, particulièrement en faveur des enfants pauvres, défavorisés et handicapés; 2. universalisation de l’éducation primaire (ou de tout autre ordre d’enseignement plus élevé jugé fondamental), d’ici l’an 2000; 3. amélioration des résultats d’apprentissage, pour qu’un pourcentage convenu d’une classe d’âge déterminée (par exemple 80 % des jeunes de 14 ans) atteigne ou dépasse un certain niveau d’acquisition jugé nécessaire; 4. réduction du taux d’analphabétisme des adultes (le groupe d’âge à prendre en considération étant fixé par chaque pays), par exemple à la moitié de son niveau de 1990, pour l’an 2000, en mettant l’accent sur l’alphabétisation des femmes pour réduire de façon significative la disparité actuelle entre les taux d’analphabétisme masculin et féminin; 5. élargissement des services d’éducation et de formation de base à d’autres compétences, dont l’efficacité est évaluée en fonction de la modification des comportements et de l’incidence sur la santé, l’emploi et la productivité; 6. mettant à profit tous les canaux d’éducation, y compris les médias, les autres formes de communication modernes et traditionnelles ainsi que l’action sociale, acquisition accrue par les individus et par les familles des connaissances, des compétences et des valeurs nécessaires à une vie meilleure et à un développement rationnel et durable, l’efficacité de ces interventions étant évaluée en fonction des modifications réelles des comportements __ COMMISSION INTERINSTITUTIONS DE LA CONFÉRENCE MONDIALE (1990). C. Échéancier. De 1990 à 2000, près de dix millions d’enfants de plus chaque année ont eu accès à l’éducation primaire, et le taux d’alphabétisme a augmenté tant chez les femmes que chez les hommes. À la suite du bilan dressé à Dakar en 2000, un échéancier a été établi avec trois délais à respecter : 1. d’ici 2002, la finalisation des plans d’action nationaux pour la réalisation des objectifs formulés à la suite de ce bilan; 2. d’ici 2005, la réalisation de l’équité entre les filles et les garçons au primaire et au secondaire; 3. d’ici 2015, la réalisation de l’universalisation de l’éducation primaire obligatoire et l’amélioration de 50 % du taux d’alphabétisme des adultes __ UNESCO (2003). | |
ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE1. Did. V taxonomie de CAZDEN/de KAMII/de TERRISSE et DANSEREAU. 2. Éduc. (Gén.). Domaine relatif à l’éducation durant les six à huit premières années de la vie __ OMEP (1995). 3.Éduc. (Spéc.).Éducation des jeunes enfants n’ayant pas l’âge d’obligation scolaire, dans différents types d’institutions ou d’écoles __ OMEP (1995). Éducation à l’école maternelle, jusqu’à l’âge de 5 ans __ UNESCO (1995) : trad. Première étape de l’instruction organisée __ UNESCO (1997). Syn.école maternelle; jardin d’enfants. (QC)Éducation qui vise le développement intégral des enfants de 4 ans et 5 ans dispensée dans un système scolaire avant l’âge de la fréquentation obligatoire. Syn. maternelle.(Népal) Pratique, par des approches non formelles, qui assure une expérience éducationnelle aux jeunes enfants avant de commencer l’école primaire __ KRISHNA JOSHI, R. (1996) : trad. A. CN : taxonomie des habiletés en *. B. Nomenclature.
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ÉDUCATION PRIMAIREÉduc. Éducation qui se réfère au premier niveau d’instruction dispensé aux enfants, généralement âgés de 6 à 11 ans __ CMEPT (1990). EA école/enseignement primaire. | |
ÉDUCATION PSYCHOMOTRICEÉduc./Orthopéd. Ensemble des méthodes et des techniques d’intervention éducative qui contribue au développement intégral de l’enfant par l’amélioration de ses capacités perceptives et motrices. VA psychomotricité, B. EA éducation motrice/par l’activité motrice/physique; taxonomie du domaine psychomoteur. A. Interdisciplinarité et globalité. Au niveau théorique, l’éducation psychomotrice représente une tentative d’intégration des données de la psychologie de l’enfant, de la psychologie génétique, de la neuropsychologie, de la psychanalyse (...) dans une approche corporelle de la personne de l’enfant considéré dans sa globalité __ MAIGRE, A. et DESTROOPER, J. (1975). L’éducation psychomotrice contribuerait tout particulièrement à l’évolution des fonctions toniques, praxiques, gnosiques et symboliques. V psychomotricité. B. Sens multiples. La signification de l’éducation psychomotrice reste équivoque, comme celle du concept de psychomotricité dont elle est issue. D’une part, elle est considérée comme l’approche scientifique de l’éducation physique (LE BOULCH, J., 1966) ou comme une action pédagogique et psychologique qui utilise les moyens de l’éducation corporelle pour normaliser ou améliorer le comportement de l’enfant (VAYER, P., 1970). D’autre part, elle est confondue avec la rééducation psychomotrice, particulièrement l’approche psychiatrique inspirée des travaux de Jean DE AJURIAGUERRA (1970). Enfin, elle est envisagée comme une approche psychopédagogique des « notions fondamentales et primitives de la connaissance » (concepts de grandeur, d’intensité, de direction, de vitesse, etc.) à partir du vécu moteur de l’enfant d’âge préscolaire et du début du primaire (LAPIERRE, A. et AUCOUTURIER, B., 1974). C. Signification actuelle. Actuellement en France, l’éducation psychomotrice qui prévaut dans les écoles maternelles s’attache à l’entretien et au développement de la motricité de l’enfant, et propose des exercices fonctionnels et ludiques encourageant l’exploration et la maîtrise du milieu physique, l’expression, la communication et la coopération (LE CAMUS, J., 1984). Au Québec, l’éducation psychomotrice est conçue comme une éducation intégrale à dominante motrice. D. Contenu de l’intervention.Quelles que soient leurs particularités, la plupart des méthodes d’éducation psychomotrice traitent des thèmes communs suivants : coordination générale (motricité globale), coordination segmentaire (motricité fine), conscience du corps (schéma corporel), affermissement de la latéralité, organisation perceptive, organisation de l’espace, organisation du temps. E. Objet. Compte tenu de la nature de son contenu, l’éducation psychomotrice apparaît comme une approche éducative qui s’attache surtout à l’épanouissement des potentialités motrices et physiques de l’enfant par un ensemble d’activités de mouvement qui ne sont pas finalisées en sports individuels, duels ou collectifs. C’est pourquoi il serait plus opportun de parler d’éducation motrice ou encore d’éducation physique de base. Cette distinction aurait également pour effet de dissiper les confusions entre l’éducation psychomotrice et la rééducation psychomotrice, d’une part, et entre l’éducation psychomotrice et l’éducation par l’action motrice, d’autre part. | |
ÉDUCATION PUÉROCENTRIQUEÉduc. Éducation dont la visée est le développement le plus complet de l’enfant compte tenu de son âge. VA traditionalisme, C. | |
ÉDUCATION RÉCURRENTE1. Éduc. Approche de l’éducation qui rejette son caractère strictement utilitariste en tant que simple préparation à un emploi, mais qui préconise plutôt la perception d’une éducation qui s’intègre à la vie entière d’une personne dans le respect de ses intérêts et de ceux de sa société. EA éducation continue/des adultes/permanente. 2. Form. prof. Stratégie d’éducation, développée par l’OCDE, qui offre des ressources de formation durant la vie entière d’une personne, en alternance avec ses autres activités, tout en tenant compte du système d’éducation en place et des besoins de la société. Syn. éducation alternée; formation continue. EA formation en alternance/permanente/récurrente. A. Étym. Du latin recurrens, qui revient en arrière. B. Origine et évolution. Les travaux de l’OCDE sur l’éducation récurrente remontent à la réunion des ministres européens de l’éducation à Versailles en 1969. (...) M. Olaf PALME (OCDE), ministre suédois de l’Éducation d’alors, a appelé cette stratégie éducation récurrente et son collègue français, M. Edgar FAURE (UNESCO), éducation permanente. (...) L’idée prit un essor rapide et en 1975 l’éducation récurrente était le thème principal de la réunion des ministres européens de l’Éducation __ BENGTSSON, J. (1976). VA E. C. Problèmes d’implantation : 1. coordination entre l’éducation et la formation de la main-d’œuvre; 2. financement; 3. égalité en matière d’éducation; 4. évolution du marché du travail __ id. D. Caractères particuliers. L’éducation récurrente implique une remise en cause du système éducationnel traditionnel en l’adaptant et en l’intégrant à un ensemble plus vaste de ressources et de processus éducatifs centrés sur les besoins et sur des possibilités d’apprentissages autonomes et personnalisés. E. Éducation récurrente/permanente. Cette expression n’est pas synonyme d’éducation permanente, en ce sens qu’elle porte surtout sur une période allant du milieu des études secondaires à la retraite. L’éducation récurrente consiste, en gros, en une alternance entre le travail et les études. Elle suppose une politique de congés d’études rémunérés et un système où l’individu ne souffre pas indûment de cette alternance. Née dans les pays scandinaves, principalement en Suède, cette idée a été (...) reprise par l’OCDE, puis étudiée et développée à titre de solution de rechange au cours des quinze dernières années. Il s’agit d’un concept administratif ou organisationnel, comportant d’importantes conséquences socioéconomiques __ SELMAN, G. (1985). De plus, l’expression éducation récurrente fait référence à un retour sur la formation déjà reçue, à une évaluation critique nécessaire de ses apprentissages antérieurs afin de se débarrasser de données désuètes et d’effectuer de nouvelles acquisitions plus pertinentes. | |
ÉDUCATION RELATIVE À L'ÉCOLOGIEÉduc. VA éducation relative à l’environnement, J. | |
ÉDUCATION RELATIVE À L'ENSEIGNEMENT DE L'ÉCOLOGIEÉduc. VA éducation relative à l’environnement, K. | |
ÉDUCATION RELATIVE À L'ENVIRONNEMENTÉduc. Forme d’éducation dont le but est « de développer des connaissances et des compétences, des valeurs et des attitudes nouvelles, éléments essentiels d’un mouvement vers une meilleure qualité de l’environnement et, en fait, vers une plus belle qualité de la vie des générations contemporaines et futures vivant dans cet environnement » __ Charte de BELGRADE, UNESCO-PNUE (1975). Éducation permanente intégrale qui met l’accent tout autant sur des objectifs d’ordre cognitif, qu’affectif ou comportemental __ ENVIRONNEMENT-QUÉBEC (1979). Processus qui permet, par la reconnaissance de valeurs et la clarification de concepts, de développer les savoir-faire et les attitudes nécessaires pour comprendre et apprécier la relation réciproque entre l’homme, sa culture et son environnement biophysique __ IUCN (1980). Processus permanent dans lequel les individus et la collectivité prennent conscience de leur environnement et acquièrent les connaissances, les valeurs, les compétences, l’expérience et aussi la volonté qui leur permettront d’agir, individuellement et collectivement, pour résoudre les problèmes actuels et futurs de l’environnement __ UNESCO-PNUE (1987). Partie de l’éducation qui concerne les questions sociales litigieuses liées à des problèmes écologiques dans l’environnement et qui vise le développement de comportements civiques responsables à l’égard de ces problèmes __ HUNGERFORD, H. R. et al. (1988). Dimension intégrante du développement des personnes et des groupes sociaux, qui concerne leur relation à l’environnement __ SAUVÉ, L. (1992). Processus permanent [qui] a pour objectif global de développer chez la personne et son groupe social un savoir-être qui favorise l’optimalisation de leur relation au milieu de vie, de même qu’un savoir et un vouloir-agir qui leur permettent de s’engager individuellement et collectivement, à court et long termes, dans des actions de nature à préserver, à restaurer ou à améliorer la qualité du patrimoine commun nécessaire à la vie et à la qualité de vie __ SAUVÉ, L. (1997). Qsyn. éducation à l’environnement/en environnement/en matière d’environnement/environnementale/mésologique. VA écologie, D; éducation, R; éducation globale, C; éducation plein air, C; éducation pour le développement durable, B; éducation (relative) à la conservation, B; éducation science-technique-société, C; enseignement de l’écologie, B; environnement, K et P. EA éducation en environnement; éducation (relative) aux valeurs environnementales; formation relative à l’environnement. A. Abrév. : ERE (EE). B. But. Former une population mondiale consciente et préoccupée de l’environnement et des problèmes qui s’y rattachent, une population qui ait les connaissances, les compétences, l’état d’esprit, les motivations et le sens de l’engagement qui lui permettent de travailler individuellement et collectivement à résoudre les problèmes actuels, et à empêcher qu’il ne s’en pose de nouveaux __ Charte de BELGRADE (1975). Ce processus permanent a pour objectif global de développer chez les personnes et les groupes sociaux, un savoir-être qui favorise l’optimalisation de leur relation au milieu de vie, de même qu’un savoir et un vouloir-agir qui leur permettent de s’engager individuellement et collectivement, à court et à long termes, dans des actions de nature à préserver, à restaurer ou à améliorer la qualité du patrimoine commun nécessaire à la vie et à la qualité de vie __ SAUVÉ, L. (1992). C. Objectifs généraux : 1. Prise de conscience : aider les individus et les groupes sociaux à prendre conscience de l’environnement global et des problèmes annexes, les aider à se sensibiliser à ces questions. 2. Connaissances : aider les individus et les groupes sociaux à acquérir une compréhension fondamentale de l’environnement global, des problèmes annexes, de la présence de l’humanité dans cet environnement, de la responsabilité et du rôle critique qui lui incombent. 3. Attitude : aider les individus et les groupes sociaux à acquérir des valeurs sociales, de vifs sentiments d’intérêt pour l’environnement, une motivation assez forte pour vouloir participer activement à la protection et à l’amélioration de l’environnement. 4. Compétences : aider les individus et les groupes sociaux à acquérir les compétences nécessaires à la solution des problèmes d’environnement. 5. Capacité d’évaluation : aider les individus et les groupes sociaux à évaluer des mesures et des programmes d’éducation en matière d’environnement en fonction de facteurs écologiques, politiques, économiques, sociaux, esthétiques et éducatifs. 6. Participation : aider les individus et les groupes sociaux à développer leur sens des responsabilités et leur sentiment d’urgence devant les problèmes d’environnement, afin qu’ils garantissent la mise en œuvre des mesures propres à résoudre ces problèmes __ Charte de BELGRADE (1975). (...) Éthique nouvelle fondée sur le respect de la nature, le respect de l’homme et de sa dignité, le respect de l’avenir et l’exigence d’une qualité de la vie accessible à tous, dans un esprit général de participation __ Conférence de TBILISSI (10.77). La solution des problèmes aigus qui sont à l’origine de la crise de l’environnement humain exige une large prise de conscience de la gravité de la situation ainsi qu’une volonté d’action afin que, par l’effort concerté de tous, il devienne possible d’ouvrir de nouvelles voies débouchant sur des objectifs empreints d’humanisme, conformes à l’évolution même de l’homme et en mesure d’assurer le progrès de la société humaine __ MALDAGUE, M. (05.79). D. Exemples d’objectifs terminaux __ UNESCO (1986).
Source : UNESCO (1986) E. Perspectives. L’éducation relative à l’environnement (ERE) trouve sa pleine justification à la confluence de trois perspectives complémentaires : une perspective environnementale, axée sur la qualité de l’environnement en fonction de la qualité de vie; une perspective éducative, centrée sur la qualité d’être des personnes et des groupes sociaux en relation avec le milieu de vie; une perspective pédagogique visant la qualité d’un processus d’enseignement et d’apprentissage innovant en regard des pratiques habituelles __ SAUVÉ, L. (1992). La première de ces perspectives réfère à une éducation pour l’environnement, en raison de la gravité et de l’urgence des problèmes actuels. Elle s’adresse au citoyen et fait appel au développement d’une responsabilité civique à l’égard du patrimoine biophysique collectif. La deuxième perspective situe l’ERE dans le contexte de l’éducation totale, c’est-à-dire du processus de développement optimal de la personne, perçue comme un être multidimensionnel en interaction avec son milieu de vie. L’ERE est donc également une éducation pour la personne, à la fois environnée et environnante, et par conséquent, pour le groupe social où elle s’insère. Enfin, la perspective pédagogique réfère à l’amélioration des conditions et des processus d’enseignement et d’apprentissage : l’ERE est une éducation pour l’éducation. Renald LEGENDRE (1981) ne parle-t-il pas en effet « d’une éducation à éduquer...? » L’ERE peut être perçue comme un cheval de Troie en milieu scolaire, de nature à améliorer la pertinence et la fonctionnalité de l’enseignement général (UNESCO-PNUE, 1987) __ SAUVÉ, L. (1992). F. Perspective environnementale. Cette perspective est adoptée prioritairement par les environnementalistes préoccupés d’éducation. L’éducation relative à l’environnement est d’abord perçue comme un outil de résolution de problèmes et de gestion de l’environnement biophysique : elle contribue à endiguer l’impact de l’Homme, facteur écologique désormais dominant sur cette planète. Il s’agit d’un outil de premier ordre, qui stimule, sous-tend, soutient et peut rendre plus efficaces les autres types d’intervention (comme les lois et règlements, les incitations économiques, les innovations technologiques, l’aménagement du territoire, etc.). Pour les environnementalistes, l’ERE est un facteur de changement social, nécessaire à la protection de l’environnement et au développement durable : elle influence les valeurs, les attitudes et les comportements des citoyens afin d’orienter les choix de sociétés permettant entre autres le passage d’une société de consommation à une société de conservation, soucieuse de la préservation, de l’économie et du partage des ressources. L’éducation pour l’environnement répond à un besoin de survie et de qualité de vie __ SAUVÉ, L. (1992). L’ERE devrait favoriser : • une conception globale et systémique de l’environnement, où les composantes biophysiques (naturelles ou anthropiques) sont en étroites interrelations avec les composantes socioculturelles; • une approche de l’environnement tant local, régional qu’international; • une approche historique de l’environnement : tenir compte des perspectives du passé, du présent et du futur; • l’étude de problèmes environnementaux réels, permettant d’identifier les symptômes et de révéler les causes véritables de ces problèmes; • le développement de compétences relatives à la résolution de problèmes (dont la prise de décision) et à la gestion de l’environnement; • l’exercice de la participation active à la résolution des problèmes et à la gestion de l’environnement __ SAUVÉ, L. (1992) d’après UNESCO (1978) et HART, P. (1981). G. Perspective éducative. La perspective éducative de l’ERE réfère au développement optimal de la personne et de son groupe social, en relation avec l’environnement. (...) l’éducation relative à l’environnement à la confluence de multiples dimensions essentielles de l’éducation (...), l’ERE participe à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la formation fondamentale. L’éducation relative à l’environnement intègre en effet de nombreux aspects de l’éducation : entre autres, l’éducation scientifique, l’éducation civique, l’éducation politique, l’éducation économique, l’éducation esthétique, l’éducation sociale, l’éducation morale et l’éducation personnelle __ SAUVÉ, L. (1992). L’ERE devrait favoriser : • l’apprentissage continu et permanent, à tous les âges et dans tous les secteurs d’activités; • le développement des multiples dimensions de la personne (cognitive, affective, sociale, morale, praxique, etc.); • le développement d’une compétence éthique; • le développement d’un esprit critique; • l’exercice et la valorisation de la coopération dans l’apprentissage et dans la résolution des problèmes environnementaux __ SAUVÉ, L. (1992) d’après UNESCO (1978) et HART, P. (1981). H. Perspective pédagogique. L’ERE devrait favoriser : la pédagogie de terrain; une orientation communautaire : le milieu communautaire peut être lieu, ressource, agent et but de l’apprentissage; l’expérience concrète, directe; l’assouplissement des structures institutionnelles : exploitation des possibilités de décloisonnement spatiotemporelle et disciplinaire; l’interdisciplinarité pédagogique; la participation du sujet à la gestion de l’apprentissage; le travail en groupe, en équipe __ SAUVÉ, L. (1992). I. Programme international, UNESCO-PNUE, MOSCOU (1990) (objectifs) : 1. renforcement du système international d’information et d’échanges d’expériences; 2. renforcement de la recherche et de l’expérimentation concernant le contenu et les méthodes éducatifs, et les stratégies d’organisation et de transmission de messages pour l’ERE; 3. promotion de l’ERE par le développement de programmes et de matériels didactiques pour l’éducation générale; 4. promotion de la formation initiale et du recyclage du personnel chargé de l’ERE scolaire et extrascolaire; 5. incorporation de la dimension de l’environnement dans l’enseignement technique et professionnel; 6. renforcement de l’éducation et de l’information du public en matière d’environnement, grâce aux grands moyens de communication et aux nouvelles technologies d’information et de communication; 7. renforcement de l’intégration de la dimension de l’environnement dans l’enseignement général universitaire par le développement des ressources éducatives et de la formation, ainsi que par la mise en place de mécanismes institutionnels appropriés; 8. promotion d’une formation spécialisée scientifique et technique sur l’environnement; 9. développement de l’ERE grâce à une coopération cohérente à l’échelon international et régional. J. ERE/éducation relative à l’écologie. Selon Harold R. HUNGERFORD, la différence entre l’éducation relative à l’écologie (ecological education) et l’éducation relative à l’environnement se situe au niveau des valeurs. L’écologie, étant une science, ne véhicule pas de valeurs, tandis que l’éducation relative à l’environnement véhicule naturellement des valeurs __ HARNOIS, M. (09.88). K. ERE/éducation relative à l’enseignement de l’écologie. Rappelons d’abord que l’écologie est une science, alors que l’environnement est une réalité. Par ailleurs, l’enseignement est une aide à l’apprentissage, le plus souvent dans un domaine spécifique; l’éducation est le processus de développement intégral de la personne. L’enseignement de l’écologie vise surtout le développement de connaissances et d’habiletés relatives à un champ de savoir spécifique : celui de l’interrelation des êtres vivants avec leur milieu. L’acquisition des concepts écologiques de base et le développement d’habiletés liées à la démarche scientifique d’investigation des réalités écosystémiques sont certes parmi les objectifs de l’éducation relative à l’environnement. Mais la démarche d’ERE va beaucoup plus loin : elle concerne le développement d’attitudes et de valeurs et vise l’acquisition d’un savoir et d’un vouloir agir en faveur de l’harmonisation des relations personne - groupe social - environnement __ SAUVÉ, L. (1992). L. ERE/sciences de l’environnement. Les sciences de l’environnement sont constituées d’un ensemble de connaissances spécifiques; elles ont pour objet le contrôle des facteurs écologiques et l’utilisation des connaissances scientifiques en vue de résoudre les problèmes relatifs à l’environnement. M. ERE/enseignement des sciences de l’environnement. L’enseignement des sciences de l’environnement permet d’acquérir des connaissances et des habiletés relatives aux réalités et aux problèmes concernant la relation des êtres vivants, en particulier de l’Homme, avec le milieu environnant; cet enseignement concerne plus spécifiquement les moyens d’action et permet de développer des habiletés de résolution de problèmes, mais elle ne correspond qu’à certains aspects de la démarche globale d’ERE. Au-delà de l’acquisition des savoirs et des savoir-faire, cette dernière concerne en effet le savoir-être, dont le développement d’un vouloir agir __ SAUVÉ, L. (1992). N. ERE/éducation en milieu naturel. SWAN (1969) et RILLO (1974) affirment que l’éducation en milieu naturel (outdoor education) et l’éducation relative à l’environnement ont quelques buts communs que la National Education Association présente en ces termes : « L’éducation relative à l’environnement a beaucoup évolué au cours des dernières années. Aux concepts bien connus d’éducation en milieu naturel et d’éducation relative à la conservation, sont venues s’ajouter de nouvelles préoccupations à l’égard de la pollution et de l’écologie humaine. Certaines disciplines depuis longtemps établies — telles l’histoire naturelle au secondaire, les sciences sociales, l’histoire et la géographie — apparaissent sous un nouveau jour depuis qu’elles sont considérées comme constituant des aspects différents de l’interrelation complexe de l’homme et de son environnement » __ HARNOIS, M. (09.88). O. ERE/éducation plein air. L’éducation plein air (appelée également éducation au plein air, éducation en plein air) est souvent associée par les non-spécialistes à une diversité de champs éducationnels spécifiques : l’éducation en milieu naturel (nature education, nature study), l’éducation à l’aventure (adventure education), le loisir plein air (outdoor recreation, outdoor pursuits), etc. Mais essentiellement, l’éducation plein air « est une éducation dans le milieu extérieur, au sujet du milieu extérieur et pour le milieu extérieur » __ Council of Outdoor Education (1989). Ce mouvement éducationnel, qui se développa vers 1920, apparaît davantage comme une approche pédagogique plutôt qu’un contenu spécifique d’apprentissage. Signalons que l’étude de milieu, pratiquée en Europe francophone, propose une approche semblable. L’éducation plein air relative à l’environnement (outdoor/environmental education) correspond en tous points aux objectifs et caractéristiques de l’ERE : elle se distingue par le fait que les activités pédagogiques ont nécessairement lieu dans et par l’environnement __ SAUVÉ, L. (1992). P. ERE/éducation relative à la conservation. Selon D. I. JOHNSON (1977), la principale différence entre l’éducation relative à l’environnement et l’éducation relative à la conservations’exprime par un rapport opposant l’homme aux ressources. L’éducation relative à l’environnement met l’accent sur la qualité de l’environnement — tant actuel que futur — de l’homme, en donnant la primauté aux problèmes de l’heure, tandis que l’éducation relative à la conservation insiste plutôt sur les ressources biotiques et physiques utilisées par l’homme __ HARNOIS, M. (09.88). Q. ERE/autres domaines de l’éducation. L’éducation relative à l’environnement se situe à la confluence de plusieurs dimensions éducationnelles associées à la formation fondamentale, dans la perspective d’une véritable éducation fondamentale. En particulier, l’ERE peut être envisagée comme aspect intégrant de l’éducation personnelle, sociale, morale, scientifique, civique, politique, économique, de l’éducation à la santé, à l’esthétique, etc. __ SAUVÉ, L. (1997). L’éducation relative à l’environnement est cette dimension essentielle de la formation fondamentale qui concerne notre relation au milieu de vie, à cette « maison de vie » partagée. Au plan personnel, l’éducation relative à l’environnement vise à reconstruire une « identité » environnementale, un sens à l’« être au monde », une culture de l’appartenance et de l’engagement. À l’échelle des communautés, puis à celle des réseaux de solidarité élargis, elle vise à induire des dynamiques sociales favorisant l’approche collaborative et critique des réalités socioenvironnementales et une prise en charge autonome et créative des problèmes qui se posent et des projets qui émergent __ SAUVÉ, L. (2005). R. Éducation scientifique. L’ERE englobe et dépasse l’acquisition de connaissances en sciences de l’environnement. Contribuant à l’éducation scientifique, elle concerne le développement d’aptitudes à trouver, à évaluer et à exploiter l’information scientifique. Elle affine l’esprit critique et invite à l’analyse et la clarification des valeurs dans les choix qu’impliquent les différentes étapes d’une démarche scientifique. Elle incite à reconnaître les liens étroits entre science, technique, société et environnement __ SAUVÉ, L. (1992). Les sciences sociales (économie, sociologie, anthropologie sociale, histoire, géographie) sont essentielles à l’étude et à l’élucidation des problèmes d’environnement et à la mise en œuvre de solutions __ UNESCO-PNUE (1992). S. Éducation civique. L’ERE s’adresse ici au citoyen, membre d’une communauté, et vise le développement d’une responsabilité à l’égard de l’environnement, patrimoine collectif. L’éducation civique est normative, axée sur des droits et devoirs. Or, si l’éducation relative à l’environnement contribue à l’éducation civique, elle se veut toutefois holiste et par conséquent, est également associée à de nombreuses autres dimensions de l’éducation totale __ SAUVÉ, L. (1992). T. Éducation politique. L’environnement est un objet éminemment politique (politique désigne ici : qui concerne les choses publiques). L’ERE concerne l’apprentissage des mécanismes de gestion des choses publiques (comme celui des audiences publiques, lieu d’apprentissage collectif privilégié) et veut susciter la motivation à s’y engager. L’ERE concerne l’apprentissage de la démocratie. En effet, comme le signale Yvon CHARBONNEAU (1991), « la défense et la protection de l’environnement prennent racine dans la démocratie (...), démocratie formelle, que l’on définit par la liberté de pensée, de parole et de vote (...), aussi la démocratie qui repose sur la généralisation de l’information, de la connaissance, de l’éducation, sur des mécanismes de vigilance, mais aussi de concertation, sur la participation responsable aux prises de décision et à leur mise en application (...) » __ id. U. Éducation économique. L’environnement est une ressource commune que l’on doit apprendre à gérer dans la perspective du développement durable et du partage équitable entre les nations et les groupes sociaux (CMDE, 1987). L’ERE doit favoriser une analyse et une critique éclairée des choix économiques et de leurs implications environnementales, tant à l’échelle internationale, nationale, régionale que domestique. L’ERE implique, entre autres, une éducation à la consommation, depuis le très jeune âge __ id. V. Éducation esthétique. L’ERE concerne également la sensibilisation à la qualité esthétique des milieux de vie, dont les aménagements humains. Il s’agit de développer une compétence esthétique, de façon à pouvoir identifier des critères de qualité esthétique et à pouvoir participer à la création, à la protection ou à la transformation d’aménagements (intérieurs, architecturaux, paysagers, urbains, ...), de sorte qu’ils soient agréables en même temps que sains et fonctionnels __ id. W. Éducation sociale. L’éducation sociale intègre l’éducation civique, dont l’éducation politique. Selon SELMAN (1977), elle est un préalable et un support à l’éducation morale. L’ERE veut favoriser la coopération dans l’apprentissage et dans l’exercice de l’action environnementale. Elle prône la convivialité, l’engagement communautaire. L’environnement est en effet un milieu de vie et une ressource partagés. Signalons que le développement d’habiletés de communication (savoir transmettre un message, savoir écouter, savoir discuter, négocier, convaincre ...) est un aspect important de l’éducation sociale __ id. X. Éducation morale. L’ERE vise à développer la responsabilité à l’égard de l’environnement, de même que la coopération, la solidarité et le partage dans la gestion des ressources. Ces valeurs réfèrent à une éthique axée sur la valeur « suprême » de justice (selon la théorie de KOHLBERG, 1976), mais également sur une valeur essentielle, plus traditionnellement féminine, celle de la sollicitude (ethic of care, selon GILLIGAN, 1982, CADUTO, 1985). Il s’agit de développer des compétences éthiques (CSE, 1990) : entre autres, apprendre à analyser les valeurs sous-jacentes aux diverses questions environnementales, à porter un regard critique sur les valeurs sociales communément admises, à clarifier ses propres valeurs concernant la relation à l’environnement __ id. Y. Éducation personnelle. L’ERE confronte la personne à ses propres sentiments, attitudes, valeurs et modes de vie. Elle veut développer, entre autres, un sentiment d’appartenance à son milieu de vie, plus encore, au réseau global de la vie, dans le grand filet de l’interdépendance. Elle vise à accroître l’autonomie et la confiance en soi comme créateur et acteur de l’environnement. Elle concerne le pouvoir-faire et le vouloir-faire à l’égard de la protection et de l’amélioration de l’environnement. Elle aide à faire comprendre que le centre de contrôle des événements et de son comportement est en soi-même et non dans les « puissants autres ». L’ERE peut rejoindre la dimension spirituelle des personnes en proposant une recherche d’unité et d’harmonie des êtres et des choses. L’éducation relative à l’environnement apparaît ainsi comme une contribution à ce qu’il est convenu d’appeler la formation fondamentale, soit « les apprentissages qui favorisent le développement intégral de la personne et qui sont nécessaires à toute activité humaine pleinement assumée » (LEGENDRE, R., 1988). En ERE, on peut donc véritablement parler d’un « go to basics », en réaction au mouvement éducationnel du « back to basics » __ SAUVÉ, L. (1992). Z. Diversité de courants en ERE __ SAUVÉ, L. (2003). Une diversité de courants en éducation relative à l’environnement _ SAUVÉ, L. (2003)
Une diversité de courants en éducation relative à l’environnement (suite) __ SAUVÉ, L. (2003)
AA. Relations entre l’être humain et l’environnement. L’exploration des types de relations que l’être humain et les sociétés développent à l’égard de l’environnement contribue au développement d’une compréhension de la complexité et la signification de ces relations. Elle permet aussi de prendre conscience du déséquilibre que les activités humaines peuvent entraîner et les problèmes environnementaux ou socioenvironnementaux qui en découlent. Isabel ORELLANA (2002) propose la typologie suivante de ces relations : • Des relations d’exploitation des ressources naturelles, comme l’extraction minière, la coupe forestière, la pêche, l’agriculture, etc. De telles activités se sont développées de façon démesurée, le plus souvent au-delà du niveau nécessaire pour répondre aux besoins vitaux de la population humaine, mais sans toutefois les combler équitablement. Ces relations entraînent le risque d’extinction des ressources non renouvelables et de la détérioriation, souvent irréversible, des écosystèmes. • Des relations de consommation qui se traduisent par l’acquisition de biens de consommation naturels ou fabriqués, pour satisfaire différents types de besoins, des plus fondamentaux aux plus superficiels. • Les relations de surconsommation se caractérisent par un excès dans la consommation et l’acquisition d’objets superflus et de luxe, entraînant un gaspillage écologique des ressources naturelles et de l’énergie, en plus d’engendrer de la contamination. Ce type de relation est encouragé par un modèle social dominé par les intérêts économiques qui visent la concentration de richesses et de capitaux. • Des relations d’élimination, le plus souvent associées à des solutions faciles au problème de la gestion des résidus provenant des activités productives, militaires et de consommation. Le milieu de vie partagé (terrestre, maritime et aérien) s’est progressivement transformé en un immense « dépotoir » où s’accumulent, entre autres, les résidus toxiques, médicaux, atomiques et radioactifs, principalement produits par les pays fortement industrialisés. • Des relations d’occupation, qui visent à « occuper » l’espace de plus en plus, en le transformant et en le modelant, trop souvent au détriment de l’espace vital partagé. • Des relations d’aménagement du milieu de vie, qui se traduisent par l’occupation différenciée du territoire et par la mise en place d’infrastructures et de constructions visant à favoriser et à faciliter le fonctionnement, l’esthétique et la cohabitation. Ce type de relation engendre cependant trop souvent la destruction et l’enlaidissement du milieu de vie. • Des relations d’identité qui sont caractérisées par le sentiment d’appartenance au milieu de vie et par le sentiment d’en faire partie intégrante. Certaines cultures s’enracinent dans un lien d’identité très étroit avec la nature, d’autres se développent dans le creuset d’un terroir. • Des relations thérapeutiques : elles sont associées au pouvoir préventif, curatif et thérapeutique du milieu naturel. Ces relations peuvent se tisser par le contact direct de l’être humain avec la nature ainsi que par l’utilisation de produits médicaux extraits de celle-ci. • Des relations de type spirituel, particulièrement avec la nature, qui peuvent se tisser à travers une approche symbolique ou une imagerie mystique et religieuse. L’être humain peut développer dans la nature une cosmologie et y trouver l’inspiration pour alimenter son esprit et sa créativité artistique. Certaines cultures ont attribué des pouvoirs magiques et cosmiques aux éléments de la nature. • Des relations d’apprentissage et de création qui témoignent de la capacité que possède l’être humain d’apprendre en interaction avec l’environnement, en y construisant des savoirs qu’il cumule, analyse et intègre en vue d’un agir créateur. L’environnement interpelle aussi l’apprentissage de la manière d’être et de vivre ensemble dans un milieu de vie partagé. BB. Nomenclature.
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ÉDUCATION SCIENCE-TECHNIQUE-SOCIÉTÉERE. Éducation qui concerne l’alphabétisation scientifique et technologique des personnes en mettant l’accent sur les influences réciproques entre la science, la technique et la société __ SAUVÉ, L. (1992). VA éducation globale, C. A. Abrév. : STS. B. Buts. Prise de conscience des influences réciproques entre la science, la technique et la société; acquisition de connaissances au sujet de ces influences; développement de valeurs et d’habiletés relatives à la prise de décision concernant l’utilisation de la science et de la technologie en regard d’une certaine qualité de société. L’éducation STS est un « mouvement éducationnel » contemporain de l’ERE et qui se préoccupe également d’ouvrir l’école aux réalités du monde actuel et en devenir __ id. C. STS/ERE. L’éducation relative à l’environnement s’inscrit volontiers dans le cadre de cette dimension de l’éducation scientifique, où les problèmes abordés peuvent être relatifs à la relation entre la science, la technologie, la société et l’environnement : on parle alors de STSE. (BOUTARD, A. et SAUVÉ, L., 1991) __ id.
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ÉDUCATION SCIENTIFIQUEÉduc. V taxonomie de KLOPFER. VA éducation relative à l’environnement, R. | |
ÉDUCATION SCOLAIRE1. Éduc. Éducation qui s’acquiert ou se situe dans le cadre formel d’un établissement ou d’une organisation d’enseignement. 2. Org. scol. Syn. système éducationnel. | |
ÉDUCATION SEXOLOGIQUEÉduc. (QC). Formation d’intervenants en sexologie, qui vise à les rendre aptes à intervenir, à informer, à enseigner, à animer ou à aider dans le domaine de l’éducation sexuelle en divers milieux, dont l’école. | |
ÉDUCATION SEXUELLEDid./Péd. Intervention pédagogique ou de support auprès du sujet dans le domaine de la sexualité humaine. 2. Éduc. (Gén.) (processus). Éducation constituée d’un double processus : d’une part, le développement intégral de soi en tant qu’être sexué en relation avec d’autres, et d’autre part, l’apprentissage progressif de la sexualité humaine en général et de sa propre sexualité. EA éducation à l’amour/à l’érotisme/à la sexualité/de la sexualité. 3. Éduc. (Spéc.) (savoir). Connaissance et compréhension des phénomènes sexuels; instruction et ensemble d’informations sur la sexualité. A. Aspects. Ce processus implique les différents aspects de la sexualité : affectif, cognitif, physique, social, moral, spirituel, comportemental, etc. B. Éducation sexuelle/sexologie. La sexologie est la discipline-ressource de l’éducation sexuelle. V sexologie. C. Réseau __ GAUDREAU, L. (1992).
Source : GAUDREAU, L. (1993) D. Nomenclature.
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ÉDUCATION SEXUELLE EXPLICITEÉduc. sex. Éducation sexuelle où les messages portant sur la sexualité sont formellement et clairement déclarés et illustrés. Ant. éducation sexuelle implicite. | |
ÉDUCATION SEXUELLE FORMELLEÉduc. sex. Éducation sexuelle qui se produit dans le cadre officiel d’une organisation ou d’une institution comme l’école. Ant. éducation sexuelle informelle. Organisation formelle. L’organisation formelle de l’école, ainsi que les buts assignés aux groupes qui la composent, sont déterminés d’avance et en fonction du type d’éducation envisagée par la société où elle s’insère. Par conséquent, l’orientation de l’éducation sexuelle dépendra de cette organisation. | |
ÉDUCATION SEXUELLE IMPLICITEÉduc. sex. Éducation sexuelle où les messages portant sur la sexualité sont non formels ou non conscients; éducation sexuelle basée sur les indices captés par le sujet et présents dans son environnement. Ex. : attitudes, comportements ou réactions de l’entourage, ton des conversations sur la sexualité, etc. Ant. éducation sexuelle explicite. | |
ÉDUCATION SEXUELLE INFORMELLEÉduc. sex. Éducation sexuelle ni planifiée, ni structurée et non définie dans un cadre officiel, mais induite par divers agents. Ex. : parents, livres, média, etc. Ant. éducation sexuelle formelle. | |
ÉDUCATION SEXUELLE SCIENTIFIQUEÉduc. sex. Éducation sexuelle qui a pour but de dispenser le savoir scientifique sur la sexualité humaine __ BERGERON, A. (1974). Éducation sexuelle basée sur des assises scientifiques telles que la connaissance scientifique de la sexualité des sujets, des comportements sexuels et des valeurs sexuelles __ GEMME, R. (1974). | |
ÉDUCATION SEXUELLE STRUCTURÉE1. Éduc. sex. (Cur./Did.). Éducation sexuelle organisée selon des objectifs ou un programme d’études. EA éducation sexuelle formelle. 2. Éduc. sex. (Mor.). Éducation sexuelle qui vise des changements structurels dans le développement moral du sujet. | |
ÉDUCATION SOCIALEÉduc. V taxonomie de ERIKSON/NIELSEN/SELMAN. VA éducation relative à l’environnement, W. | |
ÉDUCATION SPÉCIALE1. Adapt. scol. Éducation basée sur une adaptation du curriculum, de la pédagogie et des services aux besoins particuliers d’élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage. Syn. éducation spécialisée. Qsyn. adaptation scolaire. VA agressivité, D. TA rééducation. 2. Adapt. scol. (Fr.). Enseignement adapté aux enfants souffrant d’un handicap qui leur interdit une scolarité ordinaire __ FELL, M. et al. (1991). A. Historique. Les premiers pas de l’éducation spéciale remontent au XVIe s. alors que le moine espagnol Ponce DeLÉON (1520-1584) enseigne la communication par signes à des enfants sourds. Au XVIIIe s., grâce à Jean-Marc Gaspard ITARD (1775-1838) et son travail avec VICTOR l’enfant sauvage, on établit les bases d’une éducation spéciale. C’est d’ailleurs la France qui fournit, à cette époque, le plus d’innovateurs dans le domaine : BRAILLE, DE L’ÉPÉE, PINEL, SÉGUIN, etc. En Amérique du Nord, c’est au XIXe s. que l’éducation spéciale prend de l’importance. Les premières classes et écoles spéciales s’adressent aux sourds, aux aveugles et aux retardés mentaux. Au cours des années 1940, Alfred STRAUSS et Heinz WERNER amorcent des recherches sur les troubles d’apprentissage. Dans les années 1950-1960, aux États-Unis, Samuel KIRK, Marianne FROSTIG, Newell KEPHART et William CRUICKSHANK poursuivent des recherches dans la même veine. Des programmes tels Head Start sont mis sur pied pour intervenir de façon précoce auprès de ces enfants. Au plan légal, ce n’est qu’au début du XXe s. qu’apparaissent les premières lois sanctionnant l’éducation spéciale. Enfin, en Scandinavie, vers la fin de 1950, des parents manifestent leur mécontentement envers les classes spéciales, et on assiste au début de l’intégration des enfants en difficulté dans les classes ordinaires et à la valorisation du concept de normalisation. B. Éducation spéciale/rééducation. Au Québec, le terme rééducation a un sens plus restreint qu’éducation spéciale. La rééducation a une connotation clinique qui se rapproche de la thérapie. Il y a au départ une relation thérapeutique avec l’enfant même si le médium est pédagogique. Dans les pays francophones d’Europe, ces deux termes sont considérés comme synonymes. C. Suisse. Les enfants qui suivent difficilement le programme scolaire régulier reçoivent un enseignement spécial ou fréquentent des classes spéciales; les enfants physiquement ou mentalement handicapés sont placés dans des classes ou des institutions spécialisées. Le placement se fait en général sur le conseil du psychologue ou du médecin de l’école, par les autorités locales (commission scolaire, inspecteur d’école) d’entente avec les parents. Les programmes et les méthodes des classes spéciales, qui en général font partie de l’école publique régulière, sont adaptés aux capacités intellectuelles et physiques des élèves. On étudie actuellement les possibilités et les limites de l’intégration dans l’école régulière des enfants souffrant de difficultés d’apprentissage. La tendance de ne pas isoler l’enfant handicapé de ses camarades du même âge provient de nouvelles connaissances pédagogiques; c’est aussi une conséquence de la forte diminution des effectifs des classes primaires. Les problèmes que rencontre l’adolescent handicapé lors de son entrée dans la vie pratique et dans le monde du travail ne sont que partiellement résolus. Toutefois l’école seule ne pourra en venir à bout. La participation de la société, en particulier de l’industrie, est absolument nécessaire. Les cantons obtiennent une aide de la Confédération dans le cadre de l’assurance invalidité pour soutenir les efforts qu’ils consentent en matière de scolarité spécialisée __ EGGER, E. (1984). | |
ÉDUCATION SPÉCIALISÉEAdapt. scol. Syn. éducation spéciale. Qsyn. adaptation scolaire. V aide médico-psychologique; psychoéducation. VA écologie éducationnelle, F; programme de programmes, E. EA école de spécialisation. CN : services de psychoéducation et d’*; technicien en *. | |
ÉDUCATION TOTALEÉduc. VA éducation relative à l’environnement, E; programme de programmes, E. CN : paradigme de l’*. | |
ÉDUCATION TOUT AU LONG DE LA VIEÉduc./Éduc. adu. Conception globale selon laquelle l’éducation, qu’il s’agisse des enfants, des adolescents ou des adultes, est actualisée durant la vie entière, porte sur l’ensemble des activités humaines et engage une pluralité d’acteurs sociaux. Qsyn. apprentissage tout au long de la vie. VA éducation des adultes, C. A. Visée. L’éducation des jeunes et des adultes, considérée comme un processus qui dure toute la vie, a pour objectifs de développer l’autonomie et le sens des responsabilités des personnes et des communautés, de les aider à faire face aux transformations économique, culturelle et sociale, et de promouvoir la coexistence, la tolérance ainsi qu’une participation éclairée et créative des citoyens à la vie de la collectivité. L’objectif ultime doit être la création d’une société éducative attachée à la justice sociale et au bien-être général __ UNESCO (1997). B. Commission internationale sur l’éducation pour le 21e siècle. En 1996, le Rapport à l’UNESCO de la Commission internationale sur l’éducation pour le 21e siècle (Rapport DELORS) énonce deux grands principes pour soutenir les réformes en éducation : 1) toute activité éducative doit s’organiser autour des quatre apprentissages fondamentaux que sont apprendre à connaître, apprendre à faire, apprendre à vivre ensemble et apprendre à être, et 2) les modèles éducatifs doivent être repensés et transformés pour favoriser l’apprentissage de tous et de toutes tout au long de leur existence. | |
ÉDUCATION TRADITIONNELLEÉduc. Éducation qui vise à transmettre, aux nouvelles générations, les idées, les connaissances et les valeurs communément admises dans une société. V paradigme rationnel. VA constructivisme, K; essentialisme, D; traditionalisme, C. EA approche mécaniste; éducation nouvelle; enseignement traditionnel. A. Nature. Pour G. SNYDERS, l’ambition de l’éducation traditionnelle est de former l’esprit de l’enfant, puis de l’adolescent, en le mettant en contact avec la pensée des grands auteurs de notre civilisation. Il rappelle que, pour ALAIN et CHÂTEAU, « Éduquer, c’est proposer des modèles, choisir des modèles en leur conférant une netteté, une perfection, bref un style auquel la réalité actuelle ne peut atteindre ». Si le contact des modèles est pour ces auteurs fondamental, c’est qu’il constitue la condition première pour que l’originalité et l’individualité propres à chaque enfant s’épanouissent. En fait, l’éducation traditionnelle s’oblige à distinguer l’invention de la spontanéité facile. Elle postule que l’invention a besoin de s’appuyer sur des cadres et des méthodes éprouvées. (...) N’est-il pas vrai que c’est en s’efforçant d’imiter puis de dépasser HAYDN que BEETHOVEN a trouvé son originalité? Peut-on imaginer l’œuvre de KANT sans les théories antérieures de LEIBNIZ et HUME? __ CRAHAY, M. (1997). V paradigme inventif. B. Rôle de l’éducateur. Dans l’éducation traditionnelle, le maître est un intermédiaire entre l’enfant et la culture, un médiateur entre l’élève qui découvre le monde et l’ensemble des connaissances qui ont été patiemment élaborées par l’humanité __ id. C. Culture générale et individuelle. Si l’enseignement traditionnel se propose de présenter à tous les enfants ce qu’il y a de plus accompli dans la culture, ce n’est pas qu’il considère que les connaissances acquises valent par elle-mêmes, mais il les tient pour moyens de formation et d’émancipation de l’individu. C’est sans doute CHÂTEAU qui a été le plus clair à ce sujet. Dans un ouvrage intitulé La culture générale, il s’attache à montrer que la meilleure façon de préparer l’enfant à l’imprévisibilité du monde, c’est de former son intelligence, sa capacité de résoudre des problèmes. À cette fin, il faut le rendre capable de pénétrer la pensée d’autrui, en particulier celle d’auteurs difficiles. Il explique combien il peut être formatif de considérer une question sous plusieurs points de vue différents et, plus généralement, de concentrer ses forces sur une tâche. Bref, c’est en se frottant à la pensée des grands savants et des grands auteurs que l’élève peut le mieux construire sa propre pensée __ id. V compétence transversale. D. Lacunes. On aura reconnu sous la description de l’éducation traditionnelle les idéaux de ce qu’on appelait anciennement les humanités. Les dérapages de ce type de formation sont bien connus : éducation purement livresque, enfermement de l’élève dans une réflexion coupée du monde actuel, formalisme des exercices et, en définitive, idolâtrie de la culture gratuite __ id. E. Programme d’études. Cette transmission est favorisée par un découpage logique de la matière allant du simple au complexe, du passé au présent, de la maternelle à l’université __ BERTRAND, Y. et VALOIS, P. (02.82). | |
ÉDUCATION TRANSCULTURELLEÉduc. cult. Éducation qui prône la transmission, l’essor et l’interaction des caractères propres à différentes cultures d’une même société et/ou à l’échelle internationale et qui vise ultimement la formation d’une nouvelle culture globale, intégrant certains aspects des différentes cultures en présence et faisant apparaître des éléments tout à fait inédits. V éducation culturelle; éducation interculturelle; paradigme socioculturel. TA transculturalisme. RN approche monoculturelle | |
ÉDUCATION TRANSPERSONNELLEÉduc. Éducation qui consiste à favoriser chez l’élève les incitations à devenir éveillé et autonome, à questionner, à explorer tous les coins et recoins de l’expérience consciente, à chercher du sens, à tester les limites externes, à contrôler les frontières et les profondeurs du soi __ BLONDIN, R. (1983). Nature. Dans le passé, la plupart des alternatives en éducation n’ont offert qu’un changement pendulaire (comme dans les écoles traditionnelles) ou que des valeurs affectives (comme dans beaucoup d’écoles libres). L’éducation transpersonnelle semble ainsi plus humaine et plus intellectuellement rigoureuse que les alternatives du passé. Elle ne vise pas à fournir de simples techniques pour se débrouiller dans la vie, mais à orienter l’individu vers l’excellence et la dignité de la transcendance __ id. | |
ÉDUCATION-BUT/OBJECTIFÉduc. Ensemble-ressource au sein du cycle de l’éducation où l’on explicite et concrétise l’éducation-finalité dans le cadre de cursus, de programmes et de plans d’études, de sommaires et de plans de cours. V but; cursus; objectif. VAéducation, G; programme des programmes, B et C. RN cycle de l’éducation, A et B. Finalité/but/objectif. C’est en tentant de spécifier davantage les finalités que ces dernières s’explicitent en buts éducatifs, lesquels constituent les résultantes d’un effort de concrétisation et de précision des diverses composantes d’une axiologie. Afin de susciter des apprentissages dans la réalité scolaire quotidienne, chacun des buts doit conduire à la définition d’un ensemble d’objectifs interreliés de contenus et d’habiletés multiples. L’objectif représente donc la fin d’un processus de concrétisation des finalités éducationnelles passant par l’étape intermédiaire des buts éducatifs. VA éducation-finalité, C. | |
ÉDUCATION-DISCIPLINEÉduc. Ensemble-ressource central du cycle de l’éducation qui comprend les réseaux des connaissances propres au domaine, les réseaux de termes qui constituent son vocabulaire ainsi que les méthodes particulières et les données résultantes de ses activités de recherche. V discipline; échafaudage général. VA cycle de l’éducation, H; éducation-processus, B; théorie éducationnelle, B. RN cycle de l’éducation, A et B; cycle (général) du curriculum, A. A. Réseau notionnel global.
B. Réseau notionnel spécifique.
C. Autonomie. Le domaine de l’éducation est distinct des autres disciplines. Très longtemps sous l’égide de la philosophie et, par la suite, de la psychologie, à laquelle se sont jointes la technologie, la sociologie, l’épistémologie, etc., l’éducation est un domaine de savoirs et d’activités en émergence qui possède toutes les caractéristiques d’une discipline autonome : 1. délimitation (réseau d’acceptions qui forme le cycle de l’éducation); 2. unité de base (l’apprentissage est la cible distinctive de l’éducation); 3. objet d’études (le cadre particulier où se déroulent les phénomènes inhérents à l’apprentissage est la situation pédagogique, laquelle relève en propre du domaine de l’éducation; 4. connaissances (ensemble des connaissances particulières qui se focalise sur le phénomène de l’apprentissage dans le cadre de la situation pédagogique et qui éclaire les autres ensembles ressources du cycle de l’éducation : finalité, but/objectif; produit ainsi que la macro-opération éducation-profession); 5. vocabulaire (réseau de termes qui décrivent l’ensemble du domaine et de ses sous-domaines; 6. modèles (l’éducation dispose d’un grand nombre de modèles propres tant pour illustrer son domaine et ses sous-domaines de connaissances ou de concepts que pour expliciter ses activités); 7. recherche (réseau d’approches, de méthodes et de données particulières et reliées aux attributs spécifiques des problèmes à résoudre dans la sphère de l’éducation). D. Disciplines contributives. Dans l’optique de l’unité du savoir, l’éducation-discipline est en intersection avec tous les autres domaines du savoir. En pratique, les principales disciplines contributives à l’éducation sont traditionnellement la philosophie, la psychologie, la sociologie, la linguistique, la technologie, l’épistémologie. Tous les savoirs pourraient être des sources d’inspiration et d’information pour l’éducation et ses composantes; tout savoir contribue à alimenter le cycle de l’éducation. De même, tous les savoirs peuvent être objets d’enseignement-apprentissage. E. Interdisciplinarité. Dans une perspective interdisciplinaire, l’ensemble du domaine et les sous-domaines de l’éducation-discipline peuvent s’enrichir de données appartenant à l’une ou à quelques disciplines limitrophes. Ce ne sont évidemment pas toutes les connaissances, tous les concepts et toutes les approches et les méthodes qui, appartenant en propre aux autres domaines, peuvent être utilisés avec à-propos et profit en éducation. Leur pertinence doit être établie principalement en fonction de leur contribution réelle à une meilleure compréhension des phénomènes de l’apprentissage et de la situation pédagogique. De même, l’éducation pourrait tirer avantage de savoirs extérieurs pour préciser ou pour développer certaines de ses composantes. Ex. : des savoirs de la philosophie et de la sociologie pour déterminer la mission (éducation-finalité) d’un système d’éducation; des connaissances en statistiques pour analyser et synthétiser des données de recherche, de ressources, d’effectifs, etc.; des connaissances du développement humain et des disciplines scolaires pour élaborer des programmes d’études; des données de l’administration, de la gestion et de l’informatique pour assurer la direction d’un système éducationnel ou scolaire. Et, en retour, les autres savoirs pourraient s’inspirer fructueusement des données de l’éducation-discipline pour assurer la formation des personnes qui y œuvrent et pour favoriser le développement de leur domaine. | |
ÉDUCATION-FINALITÉÉduc. Ensemble-ressource au sein du cycle de l’éducation qui comprend l’énoncé en contexte de la mission du système d’éducation. La fin de l’éducation étant l’être éduqué, la finalité est le développement continu de l’être humain selon toutes les composantes constitutives et particulières de sa personnalité. V droit à l’éducation; être éduqué; fin; finalité. VA éducation, F; programme des programmes, B et C. RN cycle de l’éducation, A et B. A. Énoncé synthèse : la finalité de l’éducation est le développement harmonieux de toutes les potentialités de l’être humain en vue d’un état supérieur ultime de perfection conférant l’autonomie d’évolution, de penser et d’agir. B. Éducation formelle/personnelle. La finalité de l’éducation formelle est d’assurer à chaque individu la formation de base nécessaire pour qu’il acquiert suffisamment d’autonomie afin qu’il puisse poursuivre par la suite son éducation personnelle. En cheminement d’évolution continue, l’être humain développe progressivement ses potentialités particulières dans tous les domaines (affectif, cognitif, physique, social, moral, etc.). Il devient de la sorte un être éduqué. C. Abstractions des finalités/réalité des objectifs. Pour tenir compte des aspirations et des impératifs socioculturels d’un milieu, les finalités de l’éducation doivent être concrétisées en objectifs plus tangibles et explicites, lesquels constituent les buts du système éducationnel. On comprend que des relations très étroites doivent exister entre l’énoncé des valeurs générales du système d’éducation et le choix des buts plus spécifiques. Dans les faits, ces derniers doivent être les prolongements de l’axiologie éducationnelle dans la réalité éducationnelle quotidienne. Contrairement à ce que l’on est souvent tenté de croire, les finalités ne sont pas une accumulation de rêveries éthérées. Elles sont les justifications de la présence, ou de l’absence, de buts précis dans les divers programmes scolaires. On assiste à des débats incessants sur ce qui doit être ou ne pas être l’objet des apprentissages. Une façon de résoudre le problème serait d’examiner en quoi les objectifs concrets d’apprentissage permettent de réaliser les finalités abstraites de l’éducation. Lawrence KOHLBERG et Rachelle MAYER (1972) écrivaient : « Sans des buts éducatifs clairs et rationnels, il devient impossible de décider quels programmes d’éducation réalisent des objectifs de portée générale et lesquels véhiculent des faits divers et des attitudes d’une valeur douteuse. » VAéducation-but/objectif. D. Éducation-finalité/système d’éducation. Souvent, dans les faits, la précision de l’éducation-finalité est oubliée, escamotée, négligée ou ambiguë. Pourtant, l’éducation-finalité est le point de départ tout à fait essentiel et déterminant du cycle de l’éducation. Toutes les composantes, activités et ressources en sont tributaires. E. Éducation-finalité/renouveau éducationnel et scolaire. Suite à l’identification explicite de la problématique éducationnelle et scolaire, le début de tout renouveau réside dans la précision de la fin et des finalités du système d’éducation. | |
ÉDUCATION-PROCESSUSÉduc. Macro-opération fondamentale au sein du cycle de l’éducation où se déroule, dans le cadre de situations pédagogiques, l’apprentissage de l’éducation-but/objectif (entrée) de façon que l’éducation-produit (sortie) qui en résulte se rapproche sans cesse, le plus et le mieux possible, de la mission associée à l’éducation-finalité. V approche cybernétique; processus. VA cycle de l’éducation, C à E;éducation, H. RN cycle de l’éducation, A et B. A. Interface. L’éducation-processus sert d’interface entre l’éducation-but/objectif et l’éducation-produit. B. Éducation-discipline. L’éducation-discipline constitue le principal ensemble-ressource de référence (connaissances, vocabulaire, données de la recherche) dont s’inspirent les intervenants dans le cadre de l’éducation-processus, plus précisément dans celui de la situation pédagogique. V situation pédagogique. | |
ÉDUCATION-PRODUITÉduc. Ensemble-ressource au sein du cycle de l’éducation qui se situe à la sortie de l’éducation-processus dont elle est la résultante. V éducation-processus. VA cycle de l’éducation, C à E; éducation, D. RN cycle de l’éducation, A et B. A. Efficacité. Le degré d’atteinte des objectifs d’un système d’éducation s’évalue à deux principaux moments différents : 1. à court terme, par le rapport de l’éducation-produit au regard de l’éducation but/objectif; 2. à moyen ou à long terme, par le rapport de l’éducation-produit sur l’éducation-finalité. B. Efficience : rapport de l’éducation-produit et des ressources consacrées. Ex. : les résultats scolaires (dans l’ensemble du système d’éducation ou dans un ordre, dans un secteur, dans une région, dans un programme, dans une matière, dans un domaine de développement) divisés par les coûts impliqués.
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ÉDUCATION-PROFESSIONÉduc. Macro-opération du cycle de l’éducation, au cœur de l’éducation-système social, qui associe l’exercice des activités du domaine à des connaissances et des compétences supérieures, lesquelles s’acquièrent par une formation axée principalement sur les données de l’éducation-discipline, interreliées avec celles de l’éducation-processus, ainsi que par d’autres savoirs pertinents qui se situent en intersection avec l’éducation-finalité, l’éducation but/objectif, l’éducation-produit et certaines connaissances appartenant à des disciplines contributives à l’éducation ainsi qu’à des savoirs qui sont objets d’enseignement-apprentissage. V discipline contributive/limitrophe; profession. VA cycle de l’éducation, I. RN cycle de l’éducation, A et B. | |
ÉDUCATION-SYSTÈME SOCIALÉduc. Acception de l’éducation qui désigne l’ensemble des institutions, des activités et des ressources humaines, matérielles et financières au service du développement multi et interdimensionnel des personnes et des sociétés. VA éducation, C. RN cycle de l’éducation, A et B. | |
ÉDUCATIONNELadj. Éduc. Relatif à l’éducation; qui concerne indirectement les apprentissages. Les structures éducationnelles d’un pays; les problèmes éducationnels dans le monde; la recherche éducationnelle. VA éducatif, C. A. Néologisme. Éducationnel est un néologisme dont l’origine est la traduction littérale du terme anglais educational. Surtout utilisé au Québec, il est peu usité dans les autres groupes francophones à cause de son imprécision. Selon le Vocabulaire de l’éducation au Québec (1968), « le mot éducationnel est bien formé; on ne peut le proscrire ». Il est également reconnu par le Robert des mots contemporains (1980) et le Petit Larousse illustré (1981). B. Extension. Le terme éducationnel est plus large que les qualificatifs éducatif, instructif, pédagogique et didactique. Par exemple, une stratégie d’implantation d’un programme d’enseignement est une stratégie éducationnelle (relative à l’éducation), mais n’est pas une stratégie éducative (la stratégie d’implantation n’éduque pas). Le programme d’enseignement ainsi implanté est à la fois programme éducationnel (relatif à l’éducation) et programme éducatif (il sert à éduquer les personnes auxquelles on l’adresse). C. CN : administration *; approche *; approche éco-*; approche systémique *; autoécologie *; axe *; besoin *; darwinisme *; démécologie *; design *; développement *; diagnostic *; écologie *; écosystème *; environnement *; équipements *; facteur éco-*; gérontologie *; hypervolume *; idéologie *; ingénierie *; instrumentation *; milieu *; modèle *; niche *; objectif de situation *; objectif *; paradigme *; polluant *; pollution *; pratique *; projet *; psychologie *; recherche *; réforme *; situation *; sociologie *; stratégie *; système *; système * global; système * national; technologie *; théorie *. | |
ÉDUCATIONNISMEFond. éduc. Doctrine, courant de pensée issu du XVIIIe siècle, qui perçoit l’éducation comme le principal ferment de l’évolution de la personne et de la société. L’éducationnisme postule l’éducabilité de l’être humain. | |
ÉDUCENTRISME1. Fond. éduc. (Gén.). Approche globale dans laquelle l’éducation occupe la partie centrale et prépondérante d’analyse et de synthèse des phénomènes sociaux et individuels. TA éconocentrisme; politicocentrisme; psychocentrisme; sociocentrisme. 2. Fond. éduc. (Spéc.). Centration sur l’éducation à titre de domaine de savoirs et d’activités qu’il s’agit de développer, lequel, en retour, contribue à l’évolution des personnes et des sociétés dans une perspective de valeurs éducationnelles. VA approche systémique, J; cycle de l’éducation, A et B. TA éconocentrisme. A. Société. L’éconocentrisme et le politicocentrisme représentent deux paradigmes dominants traditionnels de la société. L’éducentrisme se présente tel un nouveau paradigme qui préconise que le système d’éducation occupe la place centrale des sous-systèmes constitutifs d’une société éducative. Dans cette optique, les problèmes sociaux sont attribuables à la sous-éducation des personnes qui composent une société. La solution globale aux problèmes sociaux et individuels résident dans une meilleure éducation de tous. VA société, C. B. Personne. Dans une vision éducentrique, le développement de la personne doit être global et inclure tous les domaines : affectif, cognitif, conceptuel, expérientiel, moral, perceptuel, psychomoteur, social. Plutôt que de restreindre le développement de l’individu à la seule instruction, l’éducentrisme préconise l’éducation la plus complète : plutôt que de restreindre la formation des invididus au service exclusif d’une société économique, l’éducentrisme vise le développement d’êtres pleinement éduqués. C. Éducation. En lieu et place d’une perspective philosophique (philocentrisme), psychologique (psychocentrisme), sociologique (sociocentrisme) ou technologique (technocentrisme), l’éducentrisme préconise que l’on considère les phénomènes à la lumière des données qui appartiennent prioritairement au domaine de l’éducation. VA cycle de l’éducation, A et B. | |
ÉDUCOLOGIQUEadj. 1. Did./Écol. éduc./Gest. éduc./Péd. Adapté aux caractéristiques d’un ou de plusieurs sujets apprenants __ ROCQUE, S. (1994). 2. Écol. éduc. Propre au domaine de l’écologie de l’éducation __ id. CN : approche *; complexe de données *; éthique *; évaluation *; facteur *; facteur * fondamental/limitant/régulateur; hypervolume *; méthode *; modélisation *; niche *; stratégie *; technique *; théorie *. | |
ÉDUCOLOGUEÉcol. éduc. Chercheur et praticien spécialiste de l’écologie de l’éducation __ ROCQUE, S. (1999). Néologisme. Ce terme est un néologisme créé pour témoigner à la fois de l’éducation et de l’écologie __ ROCQUE, S. (1994). | |
ÉDUCONOMIEDisc. paraéduc. Discipline paraéducationnelle située à l’intersection de l’éducation et de l’économique qui, à l’aide de méthodes mathématico-statistiques, cherche à décrire la situation d’un système éducationnel ou de certaines de ses composantes ou de ses relations à partir de certains facteurs, indices ou variables. Ex. : rapport coût/efficacité d’un programme de formation, indice de la qualité de l’éducation; efficacité, efficience, validité des composantes pédagogiques, rapport élèves-maîtres, etc. VA analyse, D. Pertinence. On ne pourra relever le défi éducatif sans une vision claire et renouvelée de l’éducation et du vécu scolaire. Le domaine de l’analyse institutionnelle fournit de précieuses indications sur les procédures et les instruments que les éducateurs devraient utiliser et perfectionner. Afin que le diagnostic soit connu à court terme et que des solutions immédiates puissent être envisagées rapidement, il y aurait lieu également de s’inspirer des sciences économiques (indices des prix à la consommation, des prix du gros, du coût de la vie, Dow Jones, etc.) pour inventer des indicateurs et critères de l’état de santé d’un système d’éducation. Ces indices éducationnels devraient eux aussi être publiés régulièrement. (...) Pourquoi pas le taux d’abandon scolaire, le nombre périodique d’absences, le degré de réussite des apprentissages, la perception de l’environnement, etc.? Il y aurait lieu de songer à une nouvelle discipline : l’éduconomie __ LEGENDRE, R. (1979, 1981). | |
ÉDUCOSYSTÈMEÉcol. éduc. Tout ensemble d’éléments vivants et non vivants interreliés dans un espace limité constituant une unité fonctionnelle et systémique, finalisée au regard de l’apprentissage et du développement __ ROCQUE, S. (1999). VA complexe de données éducologiques, B; environnement, F; facteur éducologique, A; milieu, D. A. Néologisme. Néologisme créé par Sylvie ROCQUE (1999) pour témoigner de la spécificité éducationnelle de l’écosystème. B. Terme générique. L’éducosystème est un terme générique référant à l’objet d’études de l’écologie de l’éducation. L’éducosystème doit cependant être spécifié pour chacune des sous-disciplines de l’écologie de l’éducation __ id. C. Unité fondamentale. L’éducosystème est l’unité fondamentale de l’écologie de l’éducation __ id. D. Types. Les divers types d’éducosystème sont précisés au regard des sous-disciplines de l’écologie de l’éducation. Ainsi, l’écosystème pédagogique, l’écosystème scolaire et l’écosystème éducationnel constituent les objets spécifiques d’études de l’écologie de l’éducation __ id. E. Éducosystème/milieu/environnement. Chacun des éducosystèmes particuliers comporte un milieu et plusieurs environnements; autant d’environnements que le nombre d’êtres humains insérés dans l’éducosystème. « La description des Milieux permettra, entre autres, de préciser le degré de possibilités qu’offrent les divers éducosystèmes, c’est-à-dire l’ensemble des ressources potentiellement utilisables par les Sujets et les Agents d’éducation. La description des Environnements permettra de préciser ce qui est réellement utilisé par les Sujets et les Agents d’éducation ainsi que la façon dont ils en font usage » __ id. F. CN : potentiel écologique d’un *. | |
ÉDUMATIQUEn.f. 1. Disc. paraéduc. (Gén.). Discipline éducationnelle située à l’intersection de l’éducation et de l’informatique. VA ordinateur, N. 2. Disc. paraéduc. (Spéc.). Ensemble des techniques, des services et des perspectives d’avenir conjuguant le domaine de l’éducation et celui de l’informatique pour accroître la réussite des élèves, la gestion des systèmes scolaires, des infrastructures pédagogiques et des situations pédagogiques ainsi que la collecte, la mise en mémoire et le traitement des données et des informations éducationnelles. $$\epsilon$$ technologie éducationnelle. A. Origine. Néologisme construit à partir des mots éducation et informatique; introduit en 1974 dans le plan SÉDUCATION par Renald LEGENDRE. B. Nomenclature.
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ÉDUQÉdum. (QC). Sigle signifiant ÉDUcation Québec; base de données des Services documentaires multimédias qui répertorie des informations concernant la recherche en éducation au Québec. | |
ÉDUQUANT (S’)Cur./Did./Péd. V s’éduquant. | |
ÉDUQUERv. Éduc. Assister un être humain dans l’acquisition de savoirs et le développement d’habiletés en vue d’une maturation optimale, autonome et harmonieuse de l’ensemble de sa personnalité. Éduquer l’homme : c’est le tirer de la barbarie originelle pour l’aider à s’élever vers l’humain; à tout moment, nous sommes menacés de retomber dans la barbarie et l’humanité est toujours à reconquérir __ NOT, L. (1979).VA éducation traditionnelle, A. A. Étym. Du latin dux, ducis, chef, guide; ducere, conduire, développer; educare, élever, former. A. DAUZAT (1938) affirme que le mot éduquer a été peu utilisé jusqu’au XVIIIe siècle; le verbe rééduquer n’est apparu qu’à la fin du XIXe siècle. O. BLOCH (1932) retrace l’origine du terme éducable aux environs de 1845. B. Éduquer/instruire. Éduquer a une extension plus grande qu’instruire, ce dernier se limitant à l’acquisition de connaissances. Instruire, c’est informer tandis qu’éduquer est à la fois informer et former. V être éduqué. C. Principe de fierté. L’être humain est traversé par un « principe de fierté ». À la limite, éduquer consistera à éveiller le sentiment de la fierté et à susciter le courage d’être humain, c’est-à-dire autonome et solidaire __ LAURIN, C. (1981). D. CN __ éduqué,e : être *; personne *. | |
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EFFECTIFAdm./Gest. Nombre de personnes faisant partie d’un ensemble scolaire. Ex. : effectif scolaire. A. Singulier. S’emploie au singulier : notre effectif scolaire (et non nos effectifs) est de 350 élèves. B. F.f. Anglicisme pour signifier en vigueur. C. CN : curriculum *; formation *. | |
EFFECTIF ADULTEAdm. scol./Gest. ens. F.f. VA effectif scolaire, D. | |
EFFECTIF COLLÉGIALOrg. scol. F.f. Dire plutôt effectif scolaire. VA collégial, C. | |
EFFECTIF D'UN PROGRAMMEGest. ens. VA effectif étudiant, C. | |
EFFECTIF D'UNE CLASSEGest. ens. VA effectif scolaire, D. | |
EFFECTIF D'UNE ÉCOLEGest. ens. VA effectif scolaire, D. | |
EFFECTIF D'UNE FACULTÉGest. ens. VA effectif étudiant, C. | |
EFFECTIF DE FORMATIONGest. ens. Nombre de personnes inscrites en vue de suivre une activité de formation spécifique __ BIT (1987). TA contingent. EA statistiques de formation. | |
EFFECTIF ENSEIGNANTGest. ens. Nombre réel d’enseignants d’un établissement ou d’un organisme d’enseignement __ OLF (1998). Syn. équipe enseignante. VA personnel enseignant, D. EA effectif scolaire. A. F.f. Il ne faut pas employer effectif enseignant régulier pour désigner l’effectif enseignant ou le personnel enseignant permanent __ id. B. Effectif enseignant/scolaire. Il ne faut pas employer effectif scolaire pour désigner l’effectif enseignant __ id. C. Effectif/équipe/personnel enseignant. Les expressions personnel enseignant, effectif enseignant et équipe enseignante sont équivalentes dans certains contextes. Les deux premières appartiennent à la langue administrative, tandis que la dernière sert à exprimer des rapports, des liens plus personnels à l’intérieur d’un établissement d’enseignement __ OLF (1998). | |
EFFECTIF ENSEIGNANT RÉGULIERGest. ens. F.f. Expression à rejeter dans le sens de effectif enseignant habituel. VA effectif enseignant, A. | |
EFFECTIF ÉTUDIANTGest. app. Nombre réel d’étudiants d’un établissement universitaire à une date donnée __ OLF (1998). TA contingent. EA effectif scolaire; population étudiante/scolaire. A. Effectif étudiant ne se dit que des élèves qui fréquentent un établissement universitaire __ id. B. F.f. Il ne faut pas employer clientèle étudiante, ni effectif étudiantrégulier pour désigner l’effectif étudiant __ id. C. Contexte. On dira effectif d’un programme ou effectif d’une faculté __ id. D. Effectif d’étudiants. Le CEPES, UNESCO (1992) utilise l’expression effectif d’étudiants. | |
EFFECTIF ÉTUDIANT RÉGULIERGest. app. F.f. Expression à rejeter dans le sens de effectif étudiant habituel. VA effectif étudiant, B. | |
EFFECTIF MAXIMALGest. ens. F.f. Ne pas utiliser dans le sens de contingent. | |
EFFECTIF RÉGULIERGest. ens. F.f. VA effectif scolaire, B. | |
EFFECTIF SCOLAIREAdm. scol./Gest. ens. Nombre réel d’élèves d’un établissement d’enseignement ou d’une classe à une date donnée __ OLF (1998). VA effectif enseignant, B. TA contingent. EA effectif enseignant/étudiant; population scolaire. A. Exemples d’emploi : ventilation des effectifs scolaires; augmentation (diminution) des effectifs __ CTEQ (1988). B. F.f. Il ne faut pas employer clientèle scolaire, ni effectif régulier, ni clientèle régulière pour désigner l’effectif scolaire __ OLF (1998). C. F.f. Il ne faut pas employer effectif scolaire pour désigner l’effectif enseignant __ id. D. Contexte. On dira effectif d’une classe ou effectif d’une école __ OLF (1998). E. Contexte. On peut utiliser l’unité simple effectif en parlant de l’effectif scolaire __ id. F. Effectif/élève.Effectifévoque l’idée de « numéros matricules », d’« usagers anonymes »; c’est un terme de statistique. Élève renvoie à l’idée de « personne »; c’est un terme de la langue générale de l’éducation, dans la langue commune __ CTEQ (1988). G. CN : déperdition des *. | |
EFFET DE HALODoc./Rech. Influence qu’exercent divers facteurs d’ordre affectif, cognitif ou social sur l’objectivité de la perception ou de la correction qualitative ou quantitative des travaux et des examens d’un élève (connaissance ou méconnaissance que l’on a de ce dernier, de son milieu, de son comportement en classe, de son rendement antérieur, etc.). EA effet ROSENTHAL. | |
EFFET ÉCOLOGIQUEÉcol. Tout impact dans l’état ou la dynamique d’un écosystème __ TRÉPANIER, N. (1999). V écologie. A. Types. Deux types d’effets écologiques peuvent être distingués selon l’influence qu’ils exercent, soit les effets directs et les effets indirects __ id. B. Évaluation écologique du risque. Lors d’une évaluation écologique du risque, l’effet écologique se limite à l’impact nuisible dans l’état ou la dynamique de l’écosystème ou de ses composantes résultant d’une exposition à un facteur de stress __ id. | |
EFFET MIROIRPéd. Technique pédagogique qui consiste à présenter à l’apprenant une image critique de ses connaissances et de ses habiletés acquises. Syn. approche miroir. | |
EFFET PYGMALIONPsych. Syn. effet ROSENTHAL; prédiction autodéterminante. VA étiquetage, C. | |
EFFET ROSENTHALDoc./Rech. Effet que les opinions, les points de vue, les attentes ainsi que les préjugés théoriques et pratiques d’un expérimentateur, d’un intervieweur, d’un professeur ou d’un thérapeute exercent sur la performance des sujets, même lorsque des préjugés, attentes, etc., ne sont pas explicites __ WATZLAWICK, P. et al. (1975). EA effet de halo. Expérimentation. Cet effet a été démontré expérimentalement par Robert ROSENTHAL (1966). | |
EFFICACITÉ1. Cur./Did./Doc./Gest. app. (Gén.). Qualité de ce qui atteint ses buts et ses objectifs. VA éducation nouvelle, D; évaluation, E; évaluation du curriculum, E; qualité totale, C.12. TA efficience. EA degré de succès. 2. Cur./Did./Doc./Gest. app. (Spéc.). Degré d’atteinte d’un objectif dans le respect des conditions et des critères prédéterminés. VA contrôle, A; éducation-produit, A; efficacité organisationnelle, C; motivation, I; qualité totale, C.12. TAéconomie; efficience; impact; performance; pertinence. EAévaluation de cours/de programme. A. Indicateur général __ BIBEAU, J.-R. (06.87) : $$\frac{résultat\ obtenu}{objectif\ visé}$$ B. Expression __ id. L’efficacité s’exprime toujours en pourcentage puisque la valeur est obtenue en mettant en rapport deux objets de même nature. Exemple de la mesure : $$\frac{résultat\ :\ 700\ analphabètes\ lisent\ au\ bout\ d’un\ an}{objectif\ :\ avoir\ appris\ à\ lire\ à\ 1\ 000\ analphabètes\ en\ l’espace\ d’un\ an}$$ Mode d’expression de la mesure : L’efficacité constatée est de 70 %. C. Performance. On dit souvent « efficacité globale », dans lequel cas le sens donné à efficacité voisine celui de performance __ id. D. Indicateur général __ id. $$\frac{résultat\ obtenu}{objectif\ visé\ dans\ des\ conditions\ optimales\ ou\ d’un\ niveau\ déterminé\ de\ gestion\ des\ ressources}$$ E. Efficacité interne/externe. On utilise à l’occasion l’expression efficacité interne (en référence à la gestion) qui implique des considérations d’efficience, et efficacité externe (en référence à la population scolaire) qui implique des considérations d’impact __ id. F. Capacité. Il arrive que l’efficacité soit définie par la capacité d’atteindre des objectifs. Cette définition se réfère en fait au potentiel d’atteinte des objectifs. G. CN : auto*; évaluation de l’* de la formation; sentiment d’ * personnelle. H. CN __ efficace : enseignant *; enseignement *; penseur *; système *. | |
EFFICACITÉ EXTERNEDid./Doc./Gest. app. VA efficacité, E. | |
EFFICACITÉ INTERNEDid./Doc./Gest. app. VA efficacité, E. | |
EFFICACITÉ ORGANISATIONNELLEAdm. (Gén.). Qualité d’une organisation qui atteint ses buts et ses objectifs. A. Définition. L’efficacité est un concept complexe et multidimensionnel où les seuls aspects économiques ne sont pas suffisants pour appréhender la réalité. Selon Kim CAMERON (1981), il y aurait au moins trois raisons pour lesquelles l’efficacité organisationnelle demeure un concept ambigu et mal défini : 1. il n’existe pas de critères communs pour mesurer l’efficacité des organisations parce qu’il n’y pas de format standard pour les organisations; 2. il est difficile de faire des études comparatives puisque les recherches n’utilisent généralement pas les mêmes critères; 3. les organisations sont des entités complexes : leurs buts et objectifs sont souvent multiples, parfois contradictoires et, dans certains cas, difficilement identifiables __ BRUNET, L. et al. (1991). B. Mesure. Le fait que chaque organisation peut posséder sa propre définition de l’efficacité organisationnelle fait en sorte que la mesure de cette efficacité peut être tout aussi variée. Chacune des organisations utilise des critères différents. Selon Luc BRUNET et al. (1991), « le concept de critère est un aspect fondamentalement très important. Même si le chercheur utilise la meilleure méthodologie possible, il doit s’assurer que les critères choisis sont adéquats à partir du moment où leurs composantes correspondent à la définition de l’efficacité adoptée par une organisation. Il est possible de mesurer le critère en contrôlant certains éléments qui peuvent nuire à sa spécificité. Il faut contrôler quatre éléments pour rendre plus efficace la mesure du critère. Ce sont : 1. l’insuffisance du critère : c’est le degré à partir duquel les composantes du critère global sont absentes du critère actuel que l’on désire mesurer. Il peut y avoir des facteurs importants, compris dans la définition de l’efficacité que s’est donnée une institution et qui ne sont pas évalués; 2. la contamination du critère : certains éléments extérieurs au critère mesuré peuvent affecter les résultats évalués; 3. les biais causés par les caractéristiques de l’organisation : l’organisation, de par sa nature et contrôle, peut posséder déjà des caractéristiques qui chevauchent le critère mesuré; 4. la pluridimensionnalité de critère : un critère peut se subdiviser en une multitude de mesures et il est important d’être conscient de cet état de fait ». C. Efficacité/efficience. L’efficacité est fondée sur les valeurs et les jugements d’individus alors que l’efficience se calcule à partir des données plus objectives et plus facilement quantifiables __ SÉGUIN, J. dans BARNABÉ, C. et GIRARD, H. C. (1987). Il faut souligner que l’efficience et l’efficacité ne sont pas des termes synonymes, car une organisation peut être efficiente mais pas nécessairement efficace et vice versa __ BRUNET, L. et al. (1991). Parmi les précisions qu’apporte Gérard ÉTHIER (1989), nous retrouvons : une organisation peut être à la fois efficace et efficiente, c’est-à-dire que les objectifs sont atteints complètement par une utilisation optimale des ressources; une organisation peut être efficace mais inefficiente, c’est-à-dire que les objectifs sont atteints mais à un prix trop élevé en argent, en énergie et en personnel; une organisation peut ne pas atteindre ses objectifs et mal utiliser ses ressources; elle est alors inefficace et inefficiente. V efficacité; efficience. | |
EFFICACITÉ SCOLAIREAdm. scol. Qualité d’un système scolaire qui atteint ses buts et ses objectifs. A. Modèles d’efficacité de type « buts » appliqués au domaine scolaire __ BERNARDIN, H. J. et al. (1981) adapté par SÉGUIN, J. dans BARNABÉ, C. et GIRARD, H. C. (1987).
Source : BERNARDIN, H. J. et al. (1981) adapté par SÉGUIN, J. dans BARNABÉ, C. et GIRARD, H. C. (1987) B. Modèles d’efficacité de type « système » appliqués au domaine scolaire __ BERNARDIN, H. J. et al. (1981) adapté par SÉGUIN, J. dans BARNABÉ, C. et GIRARD, H. C. (1987).
Source : BERNARDIN, H. J. et al. (1981) adapté par SÉGUIN, J. dans BARNABÉ, C. et GIRARD, H. C. (1987) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
EFFICIENCEn.f. 1. Adm. Capacité d’une organisation d’utiliser de façon optimale ses ressources. VA efficacité organisationnelle, C; qualité totale, C.12. TA efficacité. 2. Did./Doc./Gest. app. Rapport entre ce qui est réalisé et les moyens mis en œuvre __ MUNGER, M. (1983); expression d’une comparaison entre le résultat obtenu et les efforts consentis ou les ressources consacrées à la poursuite d’un objectif __ BIBEAU, J.-R. (06.87). VA éducation-produit, B; évaluation, E. TA économie; efficacité; impact; performance; pertinence. EA évaluation de programme. A. Indicateur général __ id. : résultat obtenu (output) ressources utilisées (input) B. Expression. L’efficience ne s’exprime pas en pourcentage __ id. C. Rapport. Dans le domaine de la formation, il arrive que des moyens peu coûteux et faciles à réaliser produisent d’excellents résultats alors que des processus complexes ne parviennent pas à atteindre l’objectif. La notion d’efficience se mesure donc en fonction du rapport coût/efficacité d’un programme de formation __ id. D. Jugement. L’efficience implique un jugement sur la façon d’utiliser les ressources. | |
EFFICIENCE DE LA FORMATIONForm. prof. Résultats atteints par les participants à des cours ou à des programmes de formation qui font apparaître un rapport coût-résultats favorable et une bonne adaptation du niveau d’enseignement et des méthodes __ BIT (1987). | |
EFFORT1. Péd. VA discours pédagogique, 4. 2. Sc. VA écologie, T. CN : pédagogie de l’*. | |
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ÉGALISATION DES CHANCESFond. éduc. Entreprise [éducationnelle] qui vise le développement maximal des aptitudes et des habiletés de chaque personne, la réalisation des performances les meilleures par le plus grand nombre __ LAURIN, C. (1981). A. Développement individuel. Elle ne doit en rien ressembler à une tentative de nivellement par le bas ni à l’instauration du règne de la médiocrité. Au contraire, sa signification première est bien d’assurer les conditions qui permettent à chacun d’atteindre la meilleure qualité de ses apprentissages et le maximum de son développement personnel __ id. B. Développement social. Assurément, elle doit aussi favoriser la promotion collective, permettre l’appropriation par les diverses communautés des outils nécessaires à leur développement collectif, assurer plus particulièrement (...) la promotion des groupes et des milieux les plus démunis __ id. | |
ÉGALISATION DES CHANCES EN ÉDUCATIONFond. éduc./Phi./Pol./Soc. Principe sociopolitique d’une égale possibilité d’accès à l’éducation pour tous et chacun. Principe éducationnel qui prône de mettre à la disposition de tous les êtres humains des ressources adéquates et suffisantes en vue de favoriser au mieux leur développement. Processus et activités de mise à la disposition de ressources éducatives adéquates en vue de favoriser au mieux le plein développement de tous les êtres humains. Situation éducationnelle globale qui en résulte. V démocratisation; droit à l’éducation; éducabilité; éducationnisme; égalité des chances. A. Gén. Dans une acception étendue, l’égalisation des chances en éducation concerne à la fois les écoles formelles d’un système d’éducation ainsi que les autres ressources éducationnelles d’une société. B. Spéc. Dans son acception spécifique, on fait particulièrement référence aux ressources du milieu scolaire et du système d’éducation. C. Phases. (...) trois phases peuvent caractériser la poursuite de l’égalisation des chances éducatives, soit (1) en assurant d’abord une égalité d’accès, (2) en fournissant aux individus et aux groupes des services éducatifs qui leur permettent d’actualiser le plus possible leurs talents propres et leurs ressources individuelles et collectives, ce qui appelle la diversité de mesures éducatives ajustées aux aspirations et aux besoins eux-mêmes diversifiés, (3) en recourant à divers correctifs vis-à-vis des inégalités sociales de façon que l’appartenance à un groupe ne constitue pas en soi une source d’inégalités éducatives; on recherche ainsi l’égalité des résultats, en ce sens qu’on minimise autant qu’il se peut l’appartenance à un groupe social comme facteur d’insuccès __ CSE (1980). V A égalité, B et C; égalité de traitement, C. D. Visées. L’égalisation des chances éducatives se situe dans la recherche d’une plus grande justice sociale et fait conséquemment appel à la fonction sociale et culturelle du système éducatif. L’éducation étant considérée comme un droit humain élémentaire, l’égalisation des chances éducatives devient une condition essentielle et indispensable à l’exercice de ce droit. Cependant, il ne suffit pas de reconnaître le droit à l’éducation, encore faut-il bien s’entendre sur sa définition et sur les moyens de l’exercer. Le droit à l’éducation ne se limite pas à la possibilité de fréquenter l’école; il se définit plutôt comme le droit de chaque individu à recevoir un minimum de formation de qualité pour assurer son épanouissement et sa participation à la société à laquelle il appartient __ id. E. Promotion individuelle __ id. • Une libération de l’être; • la possibilité de développer au maximum toutes les aptitudes; • la reconnaissance et la valorisation d’habiletés différentes; • la réalisation des performances les meilleures par le plus grand nombre; • une interaction dynamique de la personne avec son environnement; • la nécessité de reconnaître des expériences diversifiées en regard de la complexité des fonctions sociales. V être éduqué; individualisation. F. Promotion collective __ id. • L’enrichissement de la collectivité grâce aux différences qui peuvent s’exprimer; • l’appropriation par les divers groupes des outils nécessaires au développement collectif; • une réponse adéquate aux besoins sociaux les plus impérieux; • une promotion particulière des groupes socialement et économiquement défavorisés. V société éducative. G. Promotion culturelle __ id. Tant pour les individus que pour les groupes, les exigences d’une promotion également culturelle appellent : • la diversification des services éducatifs selon les besoins des divers groupes; • l’accès à tous ces services; • l’existence de services supplémentaires pour les plus démunis. H. Conditions et exigences __ id. (...) Une politique d’égalisation des chances implique : 1) qu’on favorise une organisation pédagogique centrée sur l’élève et sur ses apprentissages; 2) qu’on assure pour tous à l’école une formation commune de base qui permette à ceux qui le désirent de poursuivre leur formation dans l’avenir; 3) qu’on réconcilie dans la formation scolaire les divers types d’intelligence, particulièrement l’intelligence verbale et l’intelligence manuelle, et donc qu’on revalorise les fonctions techniques et manuelles; 4) que, sans négliger la fonction prédictive de l’évaluation à l’école, on mette l’accent sur les fonctions formative et sommative; 5) qu’on ne voie point dans l’école le seul remède aux inégalités éducatives et sociales qui exigent, en outre, pour être réduites, des politiques en matière de santé, de revenu, de fiscalité et de main-d’œuvre, entre autres choses; 6) qu’on favorise l’avènement d’une société éducative, où les ressources éducatives plus nombreuses et plus diversifiées soient aussi plus facilement accessibles; 7) qu’on assure la promotion culturelle des individus et des groupes défavorisés par des services diversifiés accessibles et plus nombreux; 8) qu’on affirme et qu’on mette en œuvre le principe de la discrimination positive à l’égard des groupes défavorisés; 9) qu’on décentralise des services éducatifs à la collectivité et qu’on favorise la participation des collectivités locales et régionales à l’orientation et à la gestion de ces services; 10) qu’on reconnaisse des apprentissages effectués en dehors des cadres scolaires. V société éducative. | |
ÉGALITAIREadj. Gén. Qui s’inscrit dans l’optique de l’égalitarisme, de la recherche ou de la tendance à l’égalité des droits. V égalitarisme; égalité. | |
ÉGALITARISMEFond. éduc./Phi./Pol./Soc. Doctrine qui postule l’égalité absolue de tous les êtres humains à tous les points de vue et qui tend à actualiser un tel présupposé dans le cadre d’un système sociopolitique de droit. V droit; droits de l’homme. VA communisme, A; égalité, A et C. A. Éducation. Notre gouvernement, à l’instar de la plupart des gouvernements démocratiques, applique, me semble-t-il, une politique d’égalitarisme total dans les institutions éducatives, non seulement pour que l’égalité des élèves et des enseignants existe, si cela est possible, mais pour que cela paraisse vrai, et pour que tous les citoyens démocrates soient convaincus qu’il en est ainsi. Cela signifie que l’égalitarisme est la première règle éducative : elle est au-dessus de toutes les autres et même parfois au-dessus du bon sens, avec l’idée que l’institution éducative ne peut être soupçonnée de générer et d’entretenir quelque forme que ce soit d’inégalité. (...) Ainsi, l’idéologie sociopolitique de l’égalitarisme en éducation doit dominer tout, y compris les objectifs et les idéologies éducatives ou pédagogiques __ BIBEAU, G. (1994). VA égalité de traitement, A. B. Assise. Dans une perspective sociale, politique, éducationnelle ou naturelle, l’égalitarisme radical s’avère une fausse croyance. Sur une telle assise, manifestement et éloquemment contredite dans les faits, on ne saurait construire quoi que ce soit (société, système éducatif, curriculum, etc.) de cohérent, de pertinent et de durable. | |
ÉGALITÉn.f. 1. Gén. Caractère essentiel associé à des personnes, à des choses, à des conditions, à des activités, à des quantités, à des qualités semblables ou similaires. Ant. inégalité. V droit. 2. Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. Reconnaissance équivalente des mêmes droits fondamentaux et des responsabilités conséquentes à tous les êtres humains. Ant. discrimination. V égalité des chances. VA droit, B; évaluation pédagogique, E; justice, E; paradigme de la dialectique sociale, F. 3. Math. Expression de deux ensembles qui comprennent des éléments similaires de même valeur. Ex. : 4 + 8 = 12; 4 (7 - 3) = (4 X 7) - (4 X 3); (A + B)2 = A2 + 2AB + B2. A. Égalité/identité. L’égalité n’implique pas nécessairement l’identité. Ainsi, si les droits et besoins fondamentaux ainsi que les conditions essentielles d’existence et les aspirations supérieures de l’être humain sont similaires pour tous les êtres humains, ces derniers se distinguent cependant par l’unicité et la diversité de leurs caractéristiques singulières et particulières. Aucune personne n’est la réplique exacte d’une autre. Une telle variété naturelle constitue la richesse de l’ensemble ainsi que la nécessaire interdépendance et complémentarité des êtres. Olivier REBOUL (1980) : « Le principe de l’égalité ne signifie pas que tous soient pareils ». Albert JACQUARD (1987) : « L’égalité, paradoxe, absurdité, stupidité. Un homme égale un autre homme, c’est impossible. Mais ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Il s’agit de dire : “Nous, les hommes, nous sommes tous différents, quelle chance!” Mais nous allons nous donner l’égalité dans l’accès à la capacité pour chacun de se construire en liaison avec les autres ». V justice corrective. VA égalité des chances, B. B. Égalité/équité. En éducation comme dans les autres instances sociales, l’égalité s’inscrit dans l’optique de l’équité (principe de justice qui préconise de rendre à chacun ce qui lui est dû) et non pas nécessairement dans celle de l’uniformité. L’égalité implique pour chaque personne le droit de développer librement ses dispositions individuelles et, par delà, de devenir pleinement lui-même, de demeurer différent des autres, tout en conservant avec ces derniers des caractères communs. L’égalité réfère à un concept mathématique qui implique la possibilité de mesure. Par exemple, on prônera l’égalité d’accès, des acquis et des chances entre tous les élèves. Concept philosophique, l’équité requiert que la distribution des ressources soit honnête et juste, c’est-à-dire qu’elle convienne aux différents besoins de chacun. Contrairement à l’égalité, la notion d’équité est plus abstraite; ainsi, cette dernière est-elle plus difficile à évaluer avec précision. Égalité et équité sont tributaires de jugements de valeur qui sont sous-jacents à la conception que l’on a de la justice au sein de la société. C. Égalité/inégalité. Les êtres humains sont égaux en droits dans un contexte démocratique. Dans quelque cadre idéologique que ce soit, les êtres humains sont inégaux par nature. Les systèmes d’éducation doivent tenir compte de ces deux constatations. L’insatisfaction naît soit de l’égalitarisme absolu, soit de la généralisation des inégalités. Dans l’Éthique à Nicomaque, ARISTOTE ($$\approx$$ 384 - $$\approx$$ 322) traitait déjà d’une telle dyade : « Les contestations et les plaintes naissent quand étant égales les personnes possèdent ou se voient attribuer des parts non égales ou quand les personnes n’étant pas égales, leurs parts sont égales ». V justice corrective. VA égalitarisme, B; égalité de traitement, A; égalité des chances, B et G. D. Conceptions éducationnelles : 1. égalité de traitement; 2. égalité des chances; 3. égalité de rendement/de réussite/des acquis/des résultats. E. Égalité/parité. Égalité se dit aussi bien des personnes que des choses; parité ne s’utilise que dans le cas de faits, d’objets de processus, de résultats. Ex. : parité de tâches, de salaires, de droits. F. CN __ programme d’accès à l’*. G. CN __ égaux : échelle à intervalles apparemment *; échelle à intervalles *. | |
ÉGALITÉ D'ACCÈS À L'ÉDUCATIONFond. éduc./Phi./Pol./Soc. Syn. égalité des chances.L’égalité des chances éducatives exige d’abord l’égalité d’accès __ CSE (1980). V droit à l’éducation. VA égalité des chances, A et E. EA égalisation des chances en éducation. | |
ÉGALITÉ DE DROITSFond. éduc./Phi./Pol./Soc. VA égalité des chances, A. EA justice égalitaire/sociale. | |
ÉGALITÉ DE RENDEMENTCur./Fond. éduc./Péd. Qsyn. égalité de réussite/des acquis/des résultats. VA égalité des chances, Q. | |
ÉGALITÉ DE RÉUSSITECur./Fond. éduc./Péd. Qsyn. égalité de rendement/des acquis/des résultats. V égalisation des chances en éducation. | |
ÉGALITÉ DE TRAITEMENTCur./Fond. éduc./Péd. Principe éducationnel selon lequel tous les élèves doivent bénéficier des mêmes objectifs, moyens, ressources et conditions dans leurs cheminements scolaires respectifs. Syn.égalité des moyens et des interventions. L’égalité de traitement nie l’unicité de la personne. VA égalité des chances, A, E et K; justice égalitaire, B. A. Égalité/inégalité. En traitant tous les enseignés, si inégaux soient-ils en fait, en égaux en droits et en devoirs, le système scolaire conduit à donner en fait sa sanction aux inégalités initiales devant la culture __ BOURDIEU, P. (1966). Donnons un exemple. Si le gouvernement voulait réorganiser l’enseignement du français pour amener un nombre plus grand de jeunes à une maîtrise plus avancée de la langue, il faudrait qu’il crée des inégalités : inégalités dans le temps consacré aux matières scolaires et dans la considération de leur importance relative (il faudrait en donner plus au français et moins à d’autres matières), inégalité des tâches d’enseignement pour les enseignants de français qui auraient besoin de plus de temps, éventuellement inégalité des critères de sélection des enseignants et des critères de formation des enseignants, inégalité de traitement individuel des élèves pour accompagner les forts et stimuler les faibles, etc. (...) Ce qui paraît juste du point de vue de l’égalité du traitement n’est-il pas injuste du point de vue des chances accordées à chacun? __ BIBEAU, G. (1994). V justice corrective. VA égalitarisme, A; égalité, C. B. Égalité de traitement/justice corrective/justice égalitaire. L’égalité de traitementà l’école de base ne réussit pas à assurer la justiceégalitaire. (...) L’égalité de traitement est un leurre, à moins de supposer que tous les hommes naissent identiques et bénéficient d’un milieu familial offrant des stimulations de qualité et de quantité équivalentes. Cette dernière hypothèse ne pouvant être tenue pour vraie, il convient de dépasser l’illusion d’égalité de traitement en concevant un modèle éducatif compatible avec le principe de justice corrective __ CRAHAY, M. (1997). C. Différenciation pédagogique. Différencier l’enseignement peut avoir deux sens différents. Dans un premier, compatible avec l’idéologie de l’égalité des chances, on considérera qu’il faut réaliser une école sur mesure, c’est-à-dire une école qui offre des opportunités éducatives proportionnelles aux talents de chacun. Dans un second sens, conforme aux principes de justice corrective, il convient de tenir compte de la diversité individuelle pour conduire chaque élève à la maîtrise des objectifs définis comme essentiels __ id. V égalité des acquis; pédagogiedifférenciée. VA égalisation des chances en éducation, C; égalité des chances, K. D. Discrimination positive/négative. Par discrimination négative, il faut entendre toutes les façons de gérer les différences qui conduisent à leur amplification. Inversement, les discriminations positives tendent à la réduction des inégalités __ id. | |
ÉGALITÉ DES ACQUISCur./Fond. éduc./Péd. Principe éducationnel selon lequel l’école formelle doit permettre à tous les élèves d’effectuer les mêmes apprentissages essentiels à un niveau de réussite jugé satisfaisant eu égard aux besoins humains et sociaux de développement. Qsyn. égalité de rendement/de réussite/des résultats. V démocratisation qualitative; école de la qualité; égalité de traitement. Principe stratégique. L’enseignement doit être organisé en fonction des objectifs à atteindre par tous. La maîtrise est sensée être atteinte si les critères définissant la compétence souhaitée sont satisfaits. Quant aux moyens, ils doivent varier selon les besoins de l’individu. C’est dans cette perspective que le concept de différenciation pédagogique prend tout son sens __ CRAHAY, M. (1997). | |
ÉGALITÉ DES CHANCESFond. éduc./Phi./Pol./Soc. Principe fondamental de la démocratisation de l’éducation qui reconnaît le droit d’équité et les possibilités pour chaque personne, sans exception et indépendamment de ses conditions géographiques, culturelles, économiques, sociales et de ses autres caractéristiques naturelles, au développement optimum et continu de ses potentialités par l’accessibilité effective à des ressources éducatives de la meilleure qualité. Syn. égalité d’accès à l’éducation. V égalisation des chances en éducation. VA démocratisation, C et E; justice égalitaire, B; système éducatif, E. EA justice corrective. A. Concept polysémique. L’égalité des chances en éducation est définie par certains auteurs comme étant un concept polysémique. Le premier sens qui lui est attribué est de nature ontologique. Il s’agit d’une égalité des chances qui est fondée sur l’égalité des droits des personnes. Cette égalité de droits constitue le point de départ de tout processus de démocratisation de l’enseignement. (...) Le second sens réfère à une égalité relative à l’accessibilité physique. Cette égalité suppose les possibilités matérielles à être desservi par un système scolaire indépendamment du sexe, de l’ethnie, de croyances religieuses, de valeurs, de capacités, d’appartenance socioéconomique ou culturelle, etc. (...) Le troisième sens, associé à l’égalité des chances concerne plus spécifiquement les conditions et les traitements pédagogiques. Ce type d’égalité s’inscrit dans le prolongement direct de l’égalité d’accès. Cette égalité est appliquée par des interventions pédagogiques indifférenciées, uniformes et standardisées pour tous et chacun. (...) Le quatrième sens attribué à l’égalité des chances est de loin le plus élevé et le plus ambitieux. C’est l’égalité des conséquences, du rendement ou des résultats. Ce type d’égalité suppose le droit à la réussite et au développement optimal de chacun. Il se fonde sur les immenses possibilités de développement de l’être humain, sur sa remarquable plasticité et sur la croyance en son éducabilité tout aussi essentielle qu’illimitée. La polysémie qui caractérise le concept de l’égalité des chances n’est certes pas étrangère à l’état de confusion qui entoure un tel principe __ ROCQUE, S. (1999). B. Postulats. Les différences innées ne sauraient compromettre l’égalité de tous les hommes. Les principes de ROUSSEAU, et ceux d’autres philosophes des XVIIe et XVIIIe siècles (LOCKE, MONTESQUIEU, etc.), ont inspiré la Déclaration des Droits de l’Homme et les Révolutions française et américaine. Les principes d’égalité et de liberté constituent des droits inaliénables et ces principes doivent s’appliquer à tous les domaines de la vie sociale. Le droit à l’éducation, entre autres, est désormais acquis dans les Constitutions __ LÉVESQUE, M. (1979). C. Conception conservatrice. Dans la plupart des pays industrialisés, cette conception a prévalu au XIXe siècle et jusqu’à la Première Guerre mondiale. Selon les tenants de cette philosophie, les dons et aptitudes de chaque individu sont innés. À chacun d’en tirer le meilleur profit possible __ id. D. Conception libérale. Dans la tradition de la philosophie libérale, on reconnaît également que chaque individu possède des capacités intellectuelles, des aptitudes. L’école doit faire en sorte que les difficultés d’ordre économique, géographique ou autre, n’empêchent pas l’individu de développer toutes ses aptitudes __ id. E. Conception de l’égalité des résultats. L’égalité d’accès à l’enseignement et l’égalité de traitement à l’école ne semblent pas contribuer à diminuer les inégalités en matière d’éducation et encore moins à réduire les inégalités sociales. Il faudrait que le système scolaire, en matière d’égalité des chances, ait comme objectif l’égalisation des résultats, l’égalité des chances de succès. L’égalité est alors conçue non pas comme l’égalité des résultats entre les individus, mais comme l’égalité dans la moyenne atteinte par les divers groupes sociaux __ id. VA J. F. Égalité/méritocratie. Le dilemme égalité-méritocratie s’inscrit habituellement dans un discours dialectique. Il y aurait là deux pôles fondamentalement irréductibles. Le débat s’appuie sur le postulat suivant : puisqu’il y aura toujours un groupe dominant dans toute société, étant donné l’existence de tâches et de fonctions nécessitant un savoir et partant, donnant un pouvoir, la question est de savoir sur quels fondements reposera le pouvoir. (...) Dans une société hiérarchisée, égalité et méritocratie semblent antinomiques. (...) Par ailleurs, il ne faut pas conclure que l’égalisation des chances est l’antonyme de l’excellence et de la compétence. On confond trop souvent excellence et élitisme. (...) Si le système scolaire poursuit réellement un tel objectif [développement des potentialités de chacun] et si l’on reconnaît la diversité des individus qui font partie d’une société, nous ne voyons pas comment, en s’efforçant de permettre à chacun l’atteinte d’un tel objectif, on peut être entraîné vers la médiocrité. Au contraire, l’individu est invité à se dépasser __ id. V justice distributive/méritocratique. G. Historique. Au point de départ, les réformes scolaires visaient l’égalité d’accès : on assurait une même ligne de départ et que le meilleur gagne. Ensuite, ce fut l’égalité devant les choix. L’école offrait le choix du programme d’études en fonction des aptitudes et des aspirations de chacun. Pour ce faire, il fallait diversifier et assouplir les structures scolaires. Aujourd’hui, on exige l’égalité des résultats. L’école doit compenser les déséquilibres engendrés par certaines conditions économiques et sociales. L’égalité devant l’éducation ne suffit plus, il faut chercher une égalité plus grande à créer par l’éducation. Le système scolaire doit s’engager à assurer une éducation minimum garantie, c’est-à-dire qu’il doit assurer à tous l’acquisition de certaines connaissances et de certaines habiletés de base. C’est une responsabilité collective que doit assumer le système scolaire __ id. V démocratisation qualitative/quantitative/totale. H. Facteurs invalidants. Toute cause ou tout motif de discrimination contrevient au principe de l’égalité des chances. L’âge, le sexe, la race, la culture, l’origine, la nationalité, la religion, le statut socioéconomique, les handicaps, les influences indues — pour ou en faveur d’une personne — ou toute autre considération extérieure sont des facteurs invalidants de discrimination. I. Égalité des chances/sélection/préalables. Une sélection des élèves entrants peut se révéler nécessaire compte tenu de contraintes limitatives de ressources éducatives ou de contingentement de secteurs de formation spécialisée conformément aux besoins actuels et prévisibles de la société. Dans de tels cas, les préalables effectivement essentiels à la réussite de l’éventuel cheminement d’apprentissage, doivent être les principaux critères du choix des meilleurs candidats. Chacun aura alors eu la meilleure égalité des chances d’entrée en ayant les possibilités antérieures d’acquérir le bagage requis de savoirs. En autant qu’aucun autre facteur de discrimination ne soit intervenu, le principe de l’égalité des chances aura été respecté dans le cadre d’impératifs inévitables. J. Ressources/résultats. L’égalité des chances implique l’accessibilité à des ressources éducatives de la meilleure qualité pour tous (éducateurs, gestionnaires, programmes d’études, équipements, matériels, pratiques pédagogiques, évaluation, contrôle, rétroaction, assistance, encadrement, climat, environnement, etc.). L’égalité des chances n’implique pas de facto le droit aux meilleurs résultats. En contexte, la réussite éducative relève tout aussi bien de la responsabilité individuelle des élèves qui ont pu profiter des meilleures conditions et ressources possibles d’éducation. Les piètres résultats scolaires d’un grand nombre d’élèves doivent avant tout interroger la nature des ressources éducatives qui se révèlent inaptes à conduire ces apprenants à des réussites satisfaisantes. Plutôt que d’en imputer la faute aux élèves — ce qui conduit à l’inertie et à la médiocrité, le pari est d’améliorer et d’harmoniser l’infrastructure pédagogique et les conditions d’apprentissage. V situation pédagogique. VA E. K. Égalité des chances/des moyens et des interventions/de traitement. L’égalité des chances n’implique nullement l’égalité des moyens et des interventions ou l’égalité de traitement. Au contraire, l’uniformité des ressources et des approches conduit nécessairement à l’échec d’un grand nombre d’élèves auxquels ces situations pédagogiques ne conviennent pas à leurs acquis, à leurs besoins, à leurs façons d’apprendre et à leurs autres caractéristiques individuelles. Plutôt que l’uniformisation, on doit préconiser l’individualisation des enseignements et la personnalisation des apprentissages, lesquelles prônent l’adaptation d’une pluralité de situations pédagogiques possibles à la diversité des différences interindividuelles des apprenants. V individualisation de l’enseignement; personnalisation des apprentissages. VAégalité de traitement, C. L. Égalité des chances/nivellement. L’égalité des chances n’implique pas ni l’uniformité des cheminements, ni le nivellement des résultats, ni l’abaissement général des exigences. Au contraire, sinon l’on brime un grand nombre d’élèves de leurs droits d’accessibilité au meilleur développement. Démocratisation et excellence ne s’oppose pas, car l’on doit viser à ce que tous et chacun des élèves s’actualisent au meilleur de leurs potentialités. V égalité de traitement. M. Égalité naturelle/sociale. En raison du processus de leur réalisation biologique, les hommes ne sont pas égaux. À la seule exception des jumeaux-vrais, les patrimoines génétiques de deux individus ne sont pas identiques; mettre le signe égal entre deux hommes est donc une erreur. L’exigence d’égalité ne peut donc concerner l’égalité en nature, irréalisable et d’ailleurs peu souhaitable, mais l’égalité des apports de la collectivité à chacun pour se construire lui-même. Une telle égalité, à l’opposé du nivellement, génère une floraison de différences __ JACQUARD, A. (1991). Le droit égal à l’éducation ne signifie pas le droit à une éducation égale __ HILLS, P. J. (1982) : trad. Ne signifie plus la même éducation pour tous, mais la meilleure éducation pour chacun __ HUMMEL, C. dans Rapport JEAN (1982). L’évidence même de l’inégalité naturelle et psychologique est la raison fondamentale de fonder en loi l’égalité des chances sinon la réalité première devient une source d’oppression envers les moins bien doués __ DEWEY, J. (1916) : trad. N. Finalités. Aux ordres primaires et secondaires, l’égalité des chances signifie également la possibilité pour tous les élèves de devenir progressivement des êtres instruits et éduqués. Les buts de l’éducation doivent concourir à assurer les bases communes nécessaires à une formation fondamentale similaire pour tous. Sur ses assises, l’élève pourra par la suite poursuivre son éducation dans un cadre formel supérieur ou, parallèlement, parfaire ses acquisitions de savoirs, d’habiletés et d’attitudes en vue de devenir une personne éduquée. V justice égalitaire. O. Visées sociales. L’égalité des chances s’inscrit dans les visées sociales de réduire les inégalités de possibilité et d’acquisition entre les citoyens. En outre, la société favorise alors son propre développement en assurant la meilleure éducation au plus grand nombre de citoyens. Respectant la diversité des cheminements et des résultats, l’égalité des chances n’implique nullement le nivellement social et culturel. V justice sociale. P. Égalité des chances/aptitudes naturelles. L’idéologie de l’égalité des chances postule chez chacun d’entre nous des aptitudes naturelles plus ou moins grandes. Grâce à cet axiome, tout se tient : s’il est vrai que les enfants ont des aptitudes différentes qui les rendent plus ou moins capables d’aspirer de façon réaliste à une formation à la mesure de leurs capacités, il appartient à l’État ou à l’école d’identifier le potentiel de formation propre à chacun, de l’actualiser de façon optimale, c’est-à-dire de donner à chacun l’occasion de son plus grand progrès. Cette définition de la mission éducative de l’école se double d’une responsabilité complémentaire : éliminer les obstacles géographiques, financiers, institutionnels, culturels et psychologiques qui pourraient empêcher un individu d’accéder au niveau de formation dont il est capable. En particulier, il convient d’écarter les obstacles liés à l’origine sociale du chemin qui conduit chaque individu à son plein épanouissement. Deux critiques principales ont été adressées à cette position. L’une vient de la psychologie, l’autre de la sociologie. Grâce aux travaux de J. PIAGET et, plus encore, à ceux de B. S. BLOOM et de ses collaborateurs, la notion d’aptitudes naturelles est aujourd’hui largement remise en question. (...) Cependant, comme l’ont montré les travaux de B. S. BLOOM (...) le potentiel d’apprentissage de base de l’immense majorité des enfants est suffisamment large pour permettre d’atteindre des niveaux de compétences tout à fait solides (et même brillants) dans les divers domaines que nos systèmes scolaires s’efforcent de leur faire maîtriser. Attribuer à l’absence de dons innés les échecs ou les difficultés que rencontrent beaucoup d’enfants, c’est ignorer les obstacles nombreux qu’un environnement familial ou scolaire peu propice peut mettre sur leur chemin. C’est faire fi du poids de l’héritage social et plus encore de l’effet des interactions que l’enfant peut entretenir avec son milieu familial et scolaire __ CRAHAY, M. (1997). La logique de l’inégalité des aptitudes individuelles est celle qui prévaut dans le monde de l’éducation pour expliquer les échecs et les difficultés scolaires. (...) Si l’on adoptait un point de vue diamétralement opposé à la logique traditionnelle, il faudrait imputer l’inaptitude à la réussite scolaire aux croyances, aux habitudes et aux pratiques inadéquates des milieux scolaires qui conditionnent impitoyablement un très grand nombre d’élèves à l’échec scolaire. La faute serait alors attribuable principalement à l’inadéquation du milieu aux caractéristiques de l’élève, lequel ne devrait pas être perçu comme étant l’unique responsable de ses insuccès. C’est sur la base d’un tel postulat que l’approche écologique ouvre de formidables horizons de renouveau scolaire. Par analogie aux organismes vivants de la faune et de la flore, l’approche écologique rend possible une compréhension accrue de la nature des liens entre l’apprenant et son milieu d’éducation. Elle permet de mieux saisir et comprendre la dynamique qui s’y déroule. (...) Au terme de nombreuses études d’écosystèmes différents, les chercheurs ont pu énoncer l’un des postulats fondamentaux de l’écologie : les limitations imposées par le milieu agissent bien avec celles de l’organisme vivant __ ROCQUE, S. (1999). Q. Égalité des chances/individualisation. Selon Torston HUSÉN (1981) et George D. BISHOP (1989), la poursuite de l’égalité des chances au sens le plus élevé et le plus ambitieux, soit l’égalité de rendement, est nécessairement tributaire de pratiques pédagogiques adaptées à la diversité de la population étudiante. Dans cette optique, les voies d’évolution des systèmes éducationnels doivent être en rupture avec les pratiques actuelles de massification de l’enseignement. Ainsi conçue, l’amélioration de la qualité de l’éducation passerait inévitablement par l’individualisation de l’enseignement. Sans toutefois préciser les modalités de mise en œuvre de l’individualisation de l’enseignement, les auteurs s’accordent à reconnaître que ce processus ne doit pas constituer une mesure compensatoire et ponctuelle réservée uniquement aux enfants considérés comme étant inadaptés aux conditions habituelles. Comme le fait remarquer VIAL (1977), ainsi limitée, l’individualisation va à l’encontre de l’égalité des chances en créant pour les enfants « inadaptés » un « exil pédagogique » leur permettant parfois de « faire leur temps » à l’école. BASTIAN et al. (1985) abondent dans le même sens et ajoutent qu’une telle perception de l’individualisation se fonde sur le handicap individuel (de nature innée ou socioculturelle) et non sur l’inadéquation générale des systèmes et pratiques scolaires. Ces modifications ponctuelles, si elles apaisent momentanément les consciences, contribuent cependant à l’accroissement des effets pervers de la démocratisation quantitative de l’enseignement. (...) Comme le mentionnait le frère LÉON (1939), « il est impossible de s’adapter à une masse (...) il faut de toute nécessité que cet enseignement, que ce système éducatif s’adaptent à chacun en particulier (...) ». Les enseignants sont donc directement interpellés par le défi quotidien d’adapter leurs interventions aux caractéristiques de chacun des apprenants et de rompre avec une pratique de massification de l’enseignement __ id. | |
ÉGALITÉ DES MOYENS ET DES INTERVENTIONSCur./Fond. éduc./Péd. Syn. égalité de traitement. | |
ÉGALITÉ DES RÉSULTATSCur./Fond. éduc. Qsyn. égalité de réussite/des acquis. VA égalisation des chances en éducation, C; égalité des chances, E, G, J et L. | |
ÉGALITÉ NATURELLEFond. éduc./Phi./Pol./Soc. VA égalité des chances, M. | |
ÉGALITÉ SOCIALEFond. éduc./Phi./Pol./Soc. VA égalité des chances, M. | |
ÉGARDGén. Manifestation d’estime envers quelqu’un. A. À l’égard de : relativement à. B. Eu égard à : en considération de. | |
E |
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EGO1. Édum. Acronyme signifiant enseignement géré par ordinateur; enseignement guidé par ordinateur. 2. Phi. Âme humaine en tant qu’unité. L’ego se dénomme aussi le « moi ». 3. Psych. Composante centrale de la personnalité qui a pour fonction d’assurer l’équilibre de l’organisme entre ses tendances fondamentales et les contraintes sociales intériorisées. Le curriculum vitæ est parfois la représentation concrète de l’ego d’une personne.Syn.moi. TA idiosyncrasie. A. Orthographe : ego et non égo. B. CN : alter *. | |
É |
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ÉGOCENTRISMEn.m. 1. Gén. Tendance à se considérer comme le centre de tout; forme particulière de l’égoïsme qui amène le sujet à une centration excessive et rigide sur ses intérêts personnels même lorsqu’il se dit au service d’autrui. VA environnement, Q. 2. Psych. Caractéristique passagère du développement de la pensée de l’enfant. A. Épist. gén. D’un point de vue cognitif, Jean PIAGET ne retient pas le sens de l’acception générale du terme, cette dernière revêtant une connotation plutôt moralisatrice. B. Enfance. Au moment où la pensée n’est pas encore socialisée, l’enfant est incapable de percevoir la réalité en se détachant de son point de vue subjectif. | |
E |
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EIAAAlph. Sigle qui signifie Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes. Enquête réalisée dans plusieurs pays industrialisés sous la coordination de l’OCDE et de Statistique Canada. A. Historique. Dans la décennie 1980, des études ont tenté de mesurer directement les capacités de lecture et d’écriture des adultes aux États-Unis (National Adult Literacy Survey, NALS) et au Canada (Enquête sur les capacités de lecture et d’écriture utilisées au quotidien, ECLEUQ). Au cours des années 1990, trois enquêtes (1994, 1996 et 1998), s’inspirant des études précédentes, seront menées dans plusieurs pays industrialisés. Elles seront coordonnées par l’OCDE et Statistique Canada avec la contribution de l’organisme Educational Testing Service (ETS) de Princeton (New Jersey), de l’UNESCO et d’EUROSTAT. Trois rapports majeurs ont été publiés : 1. en 1995, Littératie, économie et société : résultats de la première enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (OCDE et Statistique Canada); 2. en 1997, Littératie et société du savoir (OCDE et DRHC); 3. en 2000, La littératie à l’ère de l’information (OCDE et Statistique Canada). Plusieurs pays ou régions ont participé à l’une ou l’autre de ces enquêtes : Allemagne, Australie, Belgique (région néerlandophone), Canada, Chili, Danemark, États-Unis, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Italie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Slovénie, Suède, Suisse (alémanique, romande et italophone). Une nouvelle enquête, l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA), a eu lieu en 2002. B. Objectifs. L’Enquête visait deux objectifs principaux : • élaborer des mesures et des échelles qui permettraient d’établir des comparaisons par rapport aux capacités de lecture, d’écriture et de calcul de personnes aux profils fort différents; • décrire et comparer les capacités de lecture et d’écriture des habitants de différents pays. Ce dernier objectif posait le défi de comparer les capacités par-delà les barrières culturelles et linguistiques __ DRHC et OCDE (1997). VA alphabétisation, E; degré d’alphabétisme. C. Rapports. En plus des rapports internationaux, des rapports nationaux ont été produits. Au Canada, par exemple, Statistique Canada et le Secrétariat national de l’alphabétisation (SNA) ont publié Lire l’avenir : un portrait de l’alphabétisme au Canada, en 1996. De plus, plusieurs monographies ont été publiées sur des thèmes spécifiques ou des groupes particuliers. Ex. : Les capacités de lecture des jeunes canadiens (1997). L’utilisation des capacités de lecture et d’écriture en milieu de travail (1998). D. Alphabétisation/alphabétisme/littératie. Même si on trouve le terme alphabétisation dans le titre de l’EIAA, l’enquête mesurait davantage l’usage de la lecture et de l’écriture que leur enseignement ou leur apprentissage. Comme équivalent français du terme anglais literacy, l’OCDE a fait le choix d’utiliser le terme littératie tandis que le premier rapport canadien a plutôt utilisé le néologisme alphabétisme. VA alphabétisation, A. E. Critiques. L’EIAA a fait l’objet de plusieurs critiques : • la problématique (position économiste dominante qui privilégie la compétitivité des pays industrialisés et l’ordre établi aux dépens de positions humanistes, notamment); • le cadre théorique (les notions alphabétisation, lecture, écriture, compétences, habiletés sont définies de manière variable, selon les textes); • le cadre idéologique néolibéral (compétitivité, cohésion sociale et valorisation du « capital humain »); • la méthodologie (notamment, la décontextualisation des tests d’évaluation des compétences des individus); • les résultats (particulièrement, l’acceptabilité de la validité des résultats varie d’un pays à l’autre); • la transférabilité à d’autres types de pays d’un modèle conçu en fonction de divers genres de communication écrite dans des sociétés fortement scolarisées (BLUM, A. et GUÉRIN-PACE, F., 2000; GRAFF, H., 1996; HAUTECŒUR, J.-P., 2000; STREET, B., 1996). Des modèles différents d’évaluation de l’alphabétisme ont été expérimentés dans plusieurs pays, entre autres, la Grande-Bretagne, l’Australie, le Portugal. VA littératie, D. | |
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ÉLABORATION1. Gén. Construction, exécution, fabrication, édification, réalisation qui donne naissance ou qui transforme un arrangement, un assemblage, un établissement, un projet, une structure ou un système. VA projet scolaire, A. 2. Créat. Dernière phase du processus de la créativité. Action de transformer en ajoutant des détails, ou en associant et en élargissant des idées. VA créativité, E. A. CN : trouble d’* des processus perceptuels. B. CN __ élaborée : question à réponse *. | |
ÉLABORATION CURRICULAIRE1. Cur. (sens large). Processus global de construction et de réalisation des infrastructures et des structures pédagogiques et administratives, d’un milieu scolaire ou d’un système d’éducation à un niveau curriculaire spécifique. Élaborer un curriculum, c’est concrétiser un projet éducatif d’une réalité éducationnelle ou scolaire projetée; le produit obtenu est un curriculum. Syn. construction/édification/élaboration de curriculum; élaboration d’un curriculum. V changement curriculaire; programme de programmes. EA organisation/planification curriculaire. RN cycle (général) ducurriculum, A. 2. Cur. (sens restreint). Processus global de construction et de réalisation d’un programme d’études. Syn. élaboration de programmes. A. Étapes __ DURAND, M.-J. (1996).
B. Niveaux et cycle (général) d’évolution. Dans l’optique du cycle (général) d’évolution, chacun des niveaux curriculaires peut être élaboré (à titre d’ensemble de départ de l’anasynthèse) selon quatre possibilités successives : 1. le diagnostic de sa situation actuelle (éléments positifs, négatifs et absents), 2. la détermination de la situation projetée, 3. la précision du processus et des ressources nécessaires au changement curriculaire désiré, et 4. les façons d’assurer la rétroaction continuelle. Ainsi, chacun des niveaux curriculaires imbriqués deviendra un modèle de plus en plus conforme aux visées éducationnelles. N.B. ne pas confondre le cycle (général) d’évolution et l’anasynthèse.
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ÉLABORATION D'UN CURRICULUMCur. Syn. élaboration curriculaire; élaboration de curriculum. | |
ÉLABORATION D'UN PLAN D’ACTIONDid. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 5.20 et C : 5.20. | |
ÉLABORATION DE COURSDid. Préparation de tous les éléments d’un cours, à savoir son plan, son organisation, ses objectifs, son contenu et sa durée pour aboutir à sa présentation générale __ BIT (1987). Syn. conception de cours. | |
ÉLABORATION DE CURRICULUMCur. Syn. élaboration curriculaire; élaboration d’un curriculum. | |
ÉLABORATION DE PROGRAMMESCur./Did. Processus qui consiste à identifier les buts d’un ensemble de plans d’études, à spécifier pour chacun de ces derniers un ensemble d’objectifs pédagogiques de contenus disciplinaires et d’habiletés de développement ainsi que les opérations et les ressources qui vont favoriser l’atteinte des objectifs spécifiques qui en résultent. V cycle de la didactique; programme de programmes. Programme d’études/curriculum. Le terme curriculum revêt ici le sens restreint de programme d’études, lequel se limite à la composante objectifs (contenus + habiletés) de l’infrastructure pédagogique. | |
ÉLABORATION DE PROGRAMMES D'ÉTUDECur./Did. Phase initiale et particulière à chaque programme de formation qui consiste en une sélection d’objets, de moyens et de ressources, une présentation du calendrier ainsi qu’en une organisation générale des enseignements-apprentissages afin de constituer des situations pédagogiques fondées sur les besoins de formation spécifiques identifiés. | |
ÉLABORATION DES PROGRAMMES D'ENSEIGNEMENTCur./Did. Processus d’organisation, d’agencement et de coordination des différents cours qui composent les programmes d’enseignement correspondant à différents niveaux de connaissance et de qualification __ UNESCO (1978). V cursus. Opérations. Ce processus comprend l’expérimentation, l’évaluation du contenu et de l’efficacité des programmes ainsi que la détermination des méthodes et matériels appropriés d’enseignement et d’apprentissage __ id. | |
ÉLÉMENT D'ANALYSERech. Unité d’analyse classée dans un fichier ou dans une mémoire. A. Sortes. On peut subdiviser les éléments d’analyse en quatre sous-groupes en fonction des théories éducationnelles : 1. éléments formels; 2. éléments axiologiques; 3. éléments praxiques; 4. éléments explicatifs. V théories éducationnelles. B. Synthèse. Pour chacune des notions ou chacune des relations d’un réseau notionnel, il s’agit d’effectuer la synthèse de chacun des quatre sous-ensembles pour ensuite effectuer la synthèse globale. | |
ÉLÉMENT DIDACTIQUEForm. prof. Composant de base d’un programme modulaire de formation __ BIT (1987). EA module didactique; modules de qualification pour l’emploi; paquet-formation. A. Spéc. S’applique en particulier aux Modules de Qualification pour l’Emploi (MQE) du BIT, qui comprennent des instructions détaillées sur les techniques nécessaires pour effectuer une ou plusieurs tâches déterminées. Équivaut à « module de formation » couramment utilisé pour les autres programmes modulaires __ id. B. CN : banque d’*. | |
ÉLÈVEn.m. ou n.f. 1. Adm. scol./Gest. app. (Gén.). Générique qui englobe toute personne qui poursuit des études à quelque ordre d’enseignement que ce soit. VA études, H; étudiant, C. 2. Adm. scol./Gest. app. (Spéc.). Jeune ou adulte qui fréquente une école primaire, secondaire ou collégiale, à temps plein ou à temps partiel. VA adulte, A. TA écolier; étudiant;cégépien. A. Exemples d’emploi :élève de 2e année à la polyvalente; étudiant de faculté; élève des sciences de la santé au cégep (et non « cégépien » des sciences de la santé); élève boursier; élève musicien d’un conservatoire, etc. __ CTEQ (1988). B. Nom donné aux élèves __ CTEQ : norm. (05.82).
C. Catégories administratives d’élèves. Enseignement primaire (QC) __ CTEQ (1988).
D. Enseignement secondaire (QC) __ id.
E. Enseignement collégial (QC) __ id.
F. Enseignement universitaire (QC) __ id.
G. Catégories générales. Les appellations d’élèves retenues tiennent compte des catégories générales d’élèves que l’on trouve dans la francophonie suivant les ordres d’enseignement; la traduction des appellations américaines ou canadiennes anglophones a donc été écartée malgré l’existence de formes largement attestées comme « étudiant de cégep » et « étudiant universitaire » (de l’anglais university student) __ id. H. Élève/cégépien. Il faut noter que le terme cégépien s’emploie toutes les fois qu’un élève fréquentant un cégep est considéré du point de vue de ses activités au cégep ou de son appartenance à ce type d’établissement. Lorsqu’un cégépien est considéré du point de vue de son programme d’études ou de l’enseignement qu’il reçoit, il est alors appelé élève (ex. :élève de la formation générale) __ id. I. Secondaire, collégial; grande école. À défaut d’une appellation spécifique, la personne qui fréquente un établissement d’enseignement secondaire, un établissement d’enseignement collégial ou une grande école est appelée élève. Cependant, la personne qui fréquente un cégep peut être appelée, de façon plus précise, cégépien ou cégépienne, et non « collégien, collégienne », comme on désignait autrefois celui ou celle qui fréquentait un collège classique __ id. J. Élève/écolier. On emploiera élève et non écolier, écolière pour désigner une personne inscrite à des cours de l’enseignement primaire, mais qui a dépassé l’âge maximal prescrit dans le régime pédagogique __ id. K. Enfant. On parlera d’enfant pour désigner le garçon ou la fille qui fréquente une maternelle __ id. L. Formation continue. Les personnes inscrites à un service de formation continue dans une commission scolaire ou dans un établissement d’enseignement collégial sont des élèves; il est donc redondant de parler d’« élèves adultes ». Le terme générique élève ne comporte aucun trait sémantique péjoratif ou discriminant se rapportant à l’âge d’une personne ou au type d’enseignement reçu __ id. M. Université. On appellera étudiant de 1er cycle, la personne inscrite à un programme d’études de baccalauréat [ou de licence (selon le pays)] lorsqu’il y a lieu de faire la distinction avec l’étudiant des cycles supérieurs (2e ou 3e cycle) qu’on appelle étudiant diplômé __ id. N. Facteurs personnels __ MEQ (10.84).
O. Facteurs sociaux __ id. Relations des élèves entre eux; relations élèves-enseignants; relations enseignants entre eux; relations parents-enseignants; groupes, effectifs, organisation. P. Facteurs familiaux __ id. Ambiance socioculturelle; relations entre les parents; relations parents-enfants; valeurs; expériences vécues. Q. Facteurs matériels __ id. Les facteurs situationnels tels la décoration de la salle de classe, le mobilier, le bâtiment de l’école, l’ambiance, les conditions atmosphériques, la température de la classe, la saison, l’horaire, le temps disponible, le moment du jour, interviennent également sur l’apprentissage. R. CN : association d’*; classe pour * doués ou talentueux; conseiller d’*; dossier de l’*; échange d’*; encadrement des *; enseignement par les *; horaire-*; intégration des * en difficulté d’adaptation et d’apprentissage; place-*; plan de répartition des *; protecteur d’*; rapport *-maître; ratio maître-*; services aux *; services complémentaires aux *; services de promotion de la participation de l’* à l’éducation; rapport *-enseignant(s); services personnels aux *; surveillance de l’*; transfert d’*; vie institutionnelle et sociale des *. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
ÉLÈVE À RISQUEAdapt. scol./Diagn. Élève qui, en raison d’un fonctionnement inadéquat, est susceptible de rencontrer des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage. V à risque. EA classe spécialisée; élève en difficulté. | |
ÉLÈVE ADULTEAdm. scol./Gest. app. F.f. En contexte, dire plutôt élève de la formation continue. VA élève, L. | |
ÉLÈVE ASSISTANTPéd. Élève qui agit en tant que pair-enseignant auprès d’élèves en difficulté sous la direction du responsable de classe. VA participation, E. | |
ÉLÈVE AYANT DES DIFFICULTÉS D’ORDRE COMPORTEMENTALAdapt. scol./Diagn. (QC). Se dit d’un élève affecté soit de troubles de comportement, soit de troubles graves de comportement associés à une déficience psychosociale, ou bien d’une déficience intellectuelle légère __ MEQ (10.92). | |
ÉLÈVE AYANT DES DIFFICULTÉS GRAVES D’APPRENTISSAGE1. Adapt. scol./Diagn. (QC). Élève dont l’évaluation réalisée par un personnel qualifié, à l’aide notamment d’une observation prolongée, révèle des troubles spécifiques d’apprentissage se manifestant par des retards de développement, en particulier au plan des habiletés de communication, suffisamment importants pour provoquer un retard scolaire en l’absence d’intervention appropriée __ MEQ (10.92). 2. Adapt. scol./Doc. (QC). Élève dont l’évaluation pédagogique de type sommatif, fondée sur les programmes d’études en langue d’enseignement ou en mathématique, révèle un retard de deux ans ou plus dans l’une ou l’autre de ces matières, en regard des attentes à son endroit, compte tenu de ses capacités et du cadre de référence que constitue la majorité des élèves de même âge à la commission scolaire __ id. | |
ÉLÈVE AYANT DES TROUBLES DE COMPORTEMENTAdapt. scol./Diagn. (QC). Celle ou celui dont l’évaluation psychosociale, réalisée en collaboration par un personnel qualifié et par les personnes visées, avec des techniques d’observation ou d’analyse systématique, révèle un déficit important de la capacité d’adaptation se manifestant par des difficultés significatives d’interaction avec un ou plusieurs éléments de l’environnement scolaire, social ou familial __ MEQ (10.92). A. Types de comportements : comportementssur-réactifs en regard des stimuli de l’environnement (paroles et actes injustifiés d’agression, d’intimidation, de destruction, refus persistant d’un encadrement justifié, ...); comportements sous-réactifs en regard des stimuli de l’environnement (manifestations de peur excessive des personnes et des situations nouvelles, comportements anormaux de passivité, de dépendance et de retrait, ...) __ id. B. Interaction. Les difficultés d’interaction avec l’environnement sont considérées significatives, c’est-à-dire comme requérant des services éducatifs particuliers, dans la mesure où elles nuisent au développement de l’élève en cause ou à celui d’autrui en dépit des mesures d’encadrement habituelles prises à son endroit __ id. C. Difficulté d’apprentissage. L’élève ayant des troubles de comportement présente fréquemment des difficultés d’apprentissage, en raison d’une faible persistance face à la tâche ou d’une capacité d’attention et de concentration réduite __ id. D. Administration. Au Québec, cette définition est surtout utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE AYANT DES TROUBLES GRAVES DE COMPORTEMENT ASSOCIÉS À UNE DÉFICIENCE PSYCHOSOCIALEAdapt. scol./Diagn. (QC). Élève dont l’évaluation du fonctionnement global, réalisée par une équipe multidisciplinaire, dont une professionnelle ou un professionnel de la santé mentale, à l’aide de techniques d’observation systématique et d’outils standardisés d’évaluation, conduit à l’un ou l’autre des diagnostics suivants : délinquance (...) ou désordre majeur de comportement (...) __ MEQ (10.92). V délinquance; désordre majeur de comportement. | |
ÉLÈVE AYANT UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE LÉGÈREAdapt. scol./Diagn. Élève dont l’évaluation des fonctions cognitives, réalisée à l’aide d’examens standardisés administrés par un personnel qualifié, révèle un fonctionnement général significativement inférieur à la moyenne accompagné d’une déficience du comportement adaptatif se manifestant graduellement pendant la période de croissance __ MEQ (10.92). A. Symptômes. Les limitations constatées au plan du développement cognitif se traduisent par un besoin constant de recourir à un mode de raisonnement d’ordre concret et par un retard s’accroissant graduellement dans les apprentissages scolaires requérant des capacités de symbolisation et d’abstraction __ id. B. Primaire. L’identification d’une déficience intellectuelle légère devrait être exceptionnelle au premier cycle du primaire __ id. C. Quotient de développement __ id. Un quotient de développement (intellectuel) entre 50-55 et 70-75 est habituellement considéré comme significatif d’une déficience intellectuelle légère. Les résultats aux examens standardisés d’évaluation des fonctions cognitives peuvent être transposés en quotient de développement par la formule suivante : quotien de développement = 100 x $$\frac{âge\ de\ développement}{âge\ chronologique}$$ D. Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE DÉCIDEURPéd. VA participation, E. | |
ÉLÈVE DOUÉAdm. scol./Gest. app./Péd. V douance. VA élève ordinaire, B. CN : classe pour * ou talentueux. | |
ÉLÈVE EN DIFFICULTÉAdapt. scol. Élève qui, en l’absence de déficiences sensorielles, physiques ou intellectuelles, rencontre des problèmes importants d’apprentissage ou de fonctionnement en milieu scolaire. V en difficulté; plan d’intervention. VA adaptation scolaire, D et E; élève ordinaire, B et C. TA douance. EA adaptation scolaire; classe adaptée/spéciale/spécialisée; élève à risque; services éducatifs. A. En difficulté. Le syntagme adjectival en difficulté s’emploie notamment dans les contextes suivants : enfance en difficulté, en difficulté d’adaptation, en difficulté scolaire, en difficulté d’apprentissage, en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage __ CTEQ (1988). B. Élève en difficulté/handicapé. L’expression élève handicapé est de portée limitée, car elle exprime l’état d’un élève qui n’est pas nécessairement en difficulté scolaire; en effet, un handicap est un désavantage social résultant d’une déficience ou d’une incapacité qui limite ou interdit l’accomplissement de rôles sociaux liés à l’âge, aux facteurs socioculturels, etc. Ainsi l’élève handicapé, en fauteuil roulant, n’est pas nécessairement en difficulté scolaire __ CTEQ (1988). C. Adaptation scolaire. L’élève en difficulté requiert des mesures ou des services différents de ceux qui peuvent être mis à la disposition des élèves doués; cependant, les services en cause relèvent, dans les deux cas, de l’adaptation scolaire. Ces services que propose l’adaptation scolaire ont évolué en même temps qu’a changé la représentation que l’on se fait du rôle de l’école. C’est l’école qui doit s’adapter aux élèves. Cela peut expliquer le fait qu’on n’emploie plus « élève inadapté » mais « élève en difficulté » avec la justice, avec ses parents, avec les autorités établies __ id. | |
ÉLÈVE EN DIFFICULTÉ D'ADAPTATION ET D'APPRENTISSAGEAdapt. scol./Diagn. V élève en difficulté; plan d’intervention. VA classe adaptée, A; élève ordinaire, C. EA classe spécialisée; en difficulté; enfant déficient mental. CN : intégration des *. | |
ÉLÈVE EN DIFFICULTÉ D'APPRENTISSAGEAdapt. scol./Diagn. Élève présentant un retard significatif au niveau des apprentissages scolaires. V difficulté d’apprentissage; retard scolaire; troubles spécifiques d’apprentissage. EA classe spécialisée. A. Caractéristiques. Difficultés au plan des apprentissages scolaires ou préscolaires __ MEQ (1991). B. Difficultés légères d’apprentissage (retard scolaire mineur). L’élève ayant des difficultés légères d’apprentissage est celle ou celui dont l’évaluation pédagogique de type sommatif, fondée sur les programmes d’études en langue d’enseignement ou en mathématiques, révèle un retard significatif en regard des attentes à son endroit, compte tenu de ses capacités et du cadre de référence que constitue la majorité des élèves de même âge à la commission scolaire. Un retard de plus d’un an dans l’une ou l’autre de ces matières peut être jugé significatif au primaire. Au secondaire, un retard de plus d’un an dans les deux matières peut être jugé significatif __ id. C. Difficultés graves d’apprentissage (retard scolaire important). L’élève ayant des difficultés graves d’apprentissage est celle ou celui : • dont l’évaluation pédagogique de type sommatif, fondée sur les programmes d’études en langue d’enseignement ou en mathématique, révèle un retard de deux ans ou plus dans l’une ou l’autre de ces matières en regard des attentes à son endroit, compte tenu de ses capacités et du cadre de référence que constitue la majorité des élèves de même âge à la commission scolaire (retard scolaire important); • ou dont l’évaluation réalisée par un personnel qualifié, à l’aide notamment d’une observation prolongée, révèle des troubles spécifiques d’apprentissage se manifestant par des retards de développement, en particulier au plan des habiletés de communication, suffisamment importants pour provoquer un retard scolaire en l’absence d’intervention appropriée __ id. | |
ÉLÈVE EXCEPTIONNELDiagn. Syn. élève surdoué. VA en difficulté, A. EA enfant exceptionnel. | |
ÉLÈVE EXÉCUTANTPéd. VA participation, E. | |
ÉLÈVE GESTIONNAIREPéd. VA participation, E. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉAdapt. scol./Diagn. Élève qui présente une déficience sensorielle, physique ou intellectuelle entraînant des incapacités ou des limitations dans ses apprentissages ou dans son fonctionnement en milieu scolaire. V plan d’intervention. VA élève en difficulté, B. EA classe adaptée/spécialisée. A. Classification. La classification des élèves handicapés est basée sur les capacités intellectuelles, l’habileté à communiquer et le langage, le niveau d’adaptation sociale, la stabilité émotionnelle, le niveau d’habileté motrice et l’état de santé. Exemples de classification : Québec : déficience intellectuelle; déficience physique; déficience sensorielle; multiples déficiences ou difficultés; troubles graves de développement. États-Unis : déficience orthopédique; handicapé visuel; mal entendant; maladie chronique; multihandicapé; retard mental; sourd avec troubles de langage; troubles émotionnels; troubles spécifiques d’apprentissage. B. Intégration. Depuis quelques années, on assiste à l’intégration des élèves handicapés en classe ordinaire. Cette intégration est fonction de certaines caractéristiques de l’élève (habileté mentale, mobilité, habileté et désir de s’intégrer à ses pairs, stabilité émotionnelle, habileté à communiquer, capacité de faire preuve d’indépendance dans les activités quotidiennes); des parents (attitude à l’égard de l’intégration); du personnel scolaire (acceptation des différences de l’enfant, volonté d’adapter l’enseignement, adaptation de l’environnement physique, compréhension); des ressources thérapeutiques, rééducatives et techniques (pertinence et accessibilité) __ WINZER, M. (1989). C. Diagnostic. Le diagnostic d’un élève handicapé se fait au moyen de tests et observations portant, selon le cas, sur la psychomotricité, l’habileté à communiquer, l’étendue de la mobilité, le fonctionnement socioémotif ou intellectuel. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON D'UNE DÉFICIENCE AUDITIVEAdapt. scol./Diagn./Méd. Élève dont l’évaluation de l’ouïe, réalisée à l’aide d’examens standardisés administrés par un personnel qualifié, révèle un seuil moyen d’acuité supérieur à 25 décibels pour des sons purs de 500, 1 000 et 2 000 hertz, à l’écoute de la meilleure oreille __ MEQ (10.92). VA déficience, B. A. Évaluation. L’évaluation doit aussi tenir compte de la discrimination auditive et du seuil de tolérance au son __ id. B. Caractéristiques. Cette ou cet élève est considéré handicapé en raison de sa déficience auditive lorsque son évaluation fonctionnelle révèle, en dépit de l’aide de la technologie utilisée ou en rapport avec celle-ci, l’une ou l’autre des caractéristiques suivantes : • des limitations au plan de l’apprentissage et de l’utilisation de la communication verbale pouvant se traduire par : a) le besoin de techniques spécialisées pour l’apprentissage du langage verbal; b) le besoin d’apprendre et d’utiliser des moyens de communication substituts (lecture labiale, langue signée ...); c) le besoin de recourir à des interprètes; • des difficultés dans le domaine du développement cognitif (lacunes dans la formation de concepts) et du développement du langage oral entraînant : a) le besoin d’un enseignement adapté; b) le besoin de combler des retards dans les apprentissages __ id. C. Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON D'UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLEAdapt. scol./Diagn./Psych. Élève dont l’évaluation des fonctions cognitives, réalisée à l’aide d’examens standardisés administrés par un personnel qualifié, révèle un fonctionnement général nettement inférieur à la moyenne, accompagné de déficiences du comportement adaptatif se manifestant dès le début de la période de croissance __ MEQ (10.92). VA déficience, B. A. Déficience intellectuelle moyenne à sévère. La déficience intellectuelle est qualifiée de « moyenne à sévère » lorsque l’évaluation fonctionnelle révèle les caractéristiques suivantes : • des limitations au plan du développement cognitif restreignant les capacités d’apprentissage en regard de certains objectifs des programmes d’études ordinaires et requérant l’aide d’une pédagogie adaptée ou d’une programmation particulière; • des capacités fonctionnelles limitées au plan de l’autonomie personnelle et sociale entraînant un besoin d’assistance pour s’organiser dans des activités nouvelles ou d’entraînement à l’autonomie de base; • des difficultés plus ou moins marquées dans le développement sensoriel et moteur et dans celui de la communication pouvant rendre nécessaire une intervention spécifique dans ces domaines. Un quotient de développement situé entre 20-25 et 50-55 est habituellement considéré comme significatif d’une déficience intellectuelle moyenne à sévère __ id. B. Déficience intellectuelle profonde. La déficience intellectuelle est qualifiée de « profonde » lorsque l’évaluation fonctionnelle révèle les caractéristiques suivantes : • des limitations importantes au plan du développement cognitif rendant pratiquement impossible l’utilisation des programmes d’études ordinaires et requérant une programmation individuelle; • des habiletés perceptivo-motrices et de communication manifestement limitées, appelant des méthodes d’évaluation et de stimulation adaptées individuellement; • des capacités fonctionnelles très faibles au plan de l’autonomie personnelle et sociale entraînant un besoin constant de soutien et d’encadrement dans la réalisation des activités quotidiennes. Un quotient de développement inférieur à 20-25 est habituellement considéré comme significatif d’une déficience intellectuelle profonde __ id. C. Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON D'UNE DÉFICIENCE MOTRICEAdapt. scol./Diagn./Méd. Élève dont l’évaluation neuromotrice effectuée par un personnel qualifié révèle une ou plusieurs atteintes d’origine nerveuse, musculaire ou ostéoarticulaire __ MEQ (10.92). V éducation motrice. A. Déficience motrice légère. L’élève est dit handicapé en raison d’une déficience motrice légère lorsque son évaluation fonctionnelle révèle, en dépit de l’aide de la technologie, l’une des caractéristiques suivantes rendant nécessaires un entraînement particulier et un soutien occasionnel : • difficultés dans l’apprentissage de la communication; • difficultés dans la réalisation d’activités de préhension (dextérité manuelle); • difficultés dans l’accomplissement des activités de vie quotidienne (soins corporels, alimentation ...); • limitations au plan de la mobilité affectant les déplacements __ id. B. Déficience motrice grave. L’élève est dit handicapé en raison d’une déficience motrice grave lorsque son évaluation fonctionnelle révèle, en dépit de l’aide de la technologie, l’une des caractéristiques suivantes : • limitations importantes au niveau de la communication rendant nécessaire le recours à des moyens de communication substitutifs; • limitations fonctionnelles importantes requérant un entraînement particulier et une assistance régulière pour l’accomplissement des activités de vie quotidienne; • limitations importantes au plan de la mobilité (motilité et déplacement) requérant une aide spécifique pour le développement moteur, ainsi qu’un accompagnement dans les déplacements ou un appareillage très spécialisé __ id. C. Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON D'UNE DÉFICIENCE ORGANIQUEAdapt. scol./Diagn./Méd. Élève dont l’évaluation médicale et fonctionnelle révèle une ou plusieurs atteintes des systèmes vitaux (respiration, circulation sanguine, système génito-urinaire, etc.) entraînant des troubles organiques permanents et ayant un impact significatif sur son fonctionnement scolaire __ MEQ (10.92). VA déficience, B. A. Symptômes. On reconnaît qu’une déficience organique a un impact significatif sur le fonctionnement scolaire d’une ou d’un élève lorsque son état exige des soins intégrés à son programme scolaire et des mesures pédagogiques particulières __ id. B. Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON D'UNE DÉFICIENCE PHYSIQUEAdapt. scol./Diagn./Méd. Élève handicapé en raison d’une infirmité ou d’une déficience motrice ou organique. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON D'UNE DÉFICIENCE SENSORIELLEAdapt. scol./Diagn./Méd. Élève handicapé en raison d’une déficience visuelle ou auditive. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON D'UNE DÉFICIENCE VISUELLEAdapt. scol./Diagn./Méd. Élève dont l’évaluation oculo-visuelle, réalisée à l’aide d’examens standardisés administrés par un personnel qualifié, révèle à chaque œil une acuité visuelle d’au plus 6/21 ou un champ de vision inférieur à 60o dans les méridiens 90o et 180o, en dépit d’une correction au moyen de lentilles ophtalmiques appropriées, à l’exclusion des systèmes optiques spéciaux et des additions supérieurs à + 4,00 dioptries __ MEQ (10.92). VA déficience, B. A. Caractéristiques. Cette ou cet élève est considéré handicapé en raison de sa déficience visuelle lorsque son évaluation fonctionnelle révèle, en dépit de l’aide de la technologie utilisée ou en rapport avec celle-ci, l’une des caractéristiques suivantes : • des limitations au plan de la communication pouvant se traduire par : a) le besoin de matériel adapté (imprimés de bonne qualité, parfois agrandis, pour l’élève fonctionnellement voyant; matériel en braille, en relief, enregistrements sonores pour celle ou celui fonctionnellement aveugle); b) le besoin d’entraînement et de soutien occasionnel pour l’utilisation de ses appareils d’aide mécanique ou électronique ou du matériel scolaire adapté; c) le besoin d’apprendre et de recourir à des codes substituts pour lire et écrire (pour l’élève fonctionnellement aveugle); d) le besoin d’un enseignement adapté pour la compréhension de certains concepts; • des limitations dans la réalisation des activités de vie quotidienne requérant un entraînement particulier, une adaptation de l’enseignement ou une assistance occasionnelle pour leur accomplissement; • des limitations concernant la locomotion requérant un entraînement particulier, une adaptation de l’enseignement ou une assistance occasionnelle dans les déplacements __ id. B. Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ EN RAISON DE MULTIPLES DÉFICIENCES OU DIFFICULTÉSAdapt. scol./Diagn./Méd. Élève qui présente plus d’une déficience ou difficulté à la fois, les difficultés d’apprentissage étant exclues __ MEQ (10.92). Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ PAR DES TROUBLES SÉVÈRES DE DÉVELOPPEMENTAdapt. scol./Diagn./Méd./Psych. Élève dont l’évaluation de son fonctionnement global, réalisée par une équipe multi-disciplinaire formée de personnel spécialisé, à l’aide de techniques d’observation systématique et d’examens standardisés, conduit à l’un ou l’autre des diagnostics suivants : audimutité (...), autisme caractérisé (...), troubles de l’ordre de la psychopathologie (...) __ MEQ (10.92). V audimutité; autisme (caractérisé); trouble de l’ordre de la psychopathologie. A. Nature. Les troubles de développement en cause sont sévères [graves] au point d’empêcher l’accomplissement d’activités normales selon l’âge et le milieu sans un soutien continu __ id. B. Administration. Au Québec, cette définition est utilisée à des fins de financement. | |
ÉLÈVE HANDICAPÉ PAR UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE PROFONDEAdapt. scol./Diagn./Psych. Élève dont l’évaluation des fonctions cognitives, réalisée à l’aide d’examens standardisés administrés par un personnel qualifié, révèle un fonctionnement général nettement inférieur à la moyenne, accompagné de déficiences du comportement adaptatif se manifestant dès le début de la période de croissance __ MEQ (1991). V élève handicapé en raison d’une déficience intellectuelle. A. Caractéristiques : 1. des limitations importantes au plan du développement cognitif rendant pratiquement impossible l’utilisation des programmes d’études ordinaires et requérant une programmation individuelle; 2. des habiletés perceptivo-motrices et de communication manifestement limitées, appelant des méthodes d’évaluation et de stimulation adaptées individuellement; 3. des capacités fonctionnelles très faibles au plan de l’autonomie personnelle et sociale entraînant un besoin constant de soutien et d’encadrement dans la réalisation des activités quotidiennes __ id. B. Quotient intellectuel. Un quotient de développement inférieur à 20-25 est habituellement considéré comme significatif d’une déficience intellectuelle profonde. | |
ÉLÈVE INADAPTÉAdapt. scol./Diagn./Orthopéd. F.f. Dire plutôt élève en difficulté. VA élève en difficulté, C. | |
ÉLÈVE MOYENAdm. scol./Gest. app./Péd. Élève, ni doué ni en sérieuses difficultés, dont les résultats se situent aux environs de la médiane des résultats de ses collègues de classe.VA élève ordinaire, E. | |
ÉLÈVE ORDINAIREAdm. scol./Gest. app./Péd. Élève qui fréquente la classe où l’enseignement est dispensé selon les méthodes pédagogiques conçues pour la majorité des élèves, par opposition aux autres catégories d’élèves __ OLF (1998). EA classe ordinaire; élève en difficulté; étudiant ordinaire. A. Nature. L’élève ordinaire fréquente l’école à temps plein ou à temps partiel, le jour ou le soir, à l’enseignement général ou à l’enseignement professionnel __ id. B. Usage. Le terme élève ordinaire n’est employé que lorsque, en contexte il s’oppose à élève en difficulté ou à élève doué ou talentueux; autrement, on emploiera élève __ id. C. Élève en difficulté. Est cependant considéré comme élève en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage l’élève fréquentant la classe ordinaire, mais qui a besoin de mesures pédagogiques ou de services particuliers __ id. D. Sens technique. Élève ordinaire a donc ici un sens technique. Appartiennent à cette catégorie d’élèves autant les bons élèves que les élèves moyens ou médiocres fréquentant une classe ordinaire __ CTEQ (1988). E. Élève moyen. Dans la langue courante, dire d’un jeune qu’il est un élève ordinaire signifie qu’il s’agit d’un élève dont les résultats se situent « dans la moyenne »; il ne se distingue pas particulièrement de ses camarades. Il s’agit, en d’autres termes, d’un élève moyen __ id. F. F.f. On n’emploiera pas groupe régulier ni élèves réguliers pour désigner les élèves d’une classe ordinaire __ OLF (1998). G. Élève régulier désigne plutôt l’élève qui fournit des efforts et obtient des résultats d’un niveau constant __ id. | |
ÉLÈVE RÉGULIERAdm. scol./Gest. app./Péd. VAélève ordinaire, F et G. | |
ÉLÈVE STAGIAIREGest. ens. VA stage, E. | |
ÉLÈVE TALENTUEUXAdm. scol./Gest. app./Péd. V douance. VA élève ordinaire, B. | |
ÉLÈVE VIVANT EN MILIEU ÉCONOMIQUEMENT FAIBLEAdapt. scol./Soc. éduc. Élève en provenance d’un milieu économiquement défavorisé. VA à risque, A; handicap socioculturel, B; inadaptation scolaire, E, G et H. Indicateurs. Tels que spécifiés dans L’école s’adapte à son milieu, énoncé de politique sur l’école en milieu économiquement faible (MEQ, 1980) : la pauvreté est définie par certains indicateurs de revenu, d’instruction, de logement et de travail __ id. | |
ÉLÈVE-MAÎTREEns. sup. Étudiant inscrit dans un programme de formation des enseignants et qui effectue des observations en classe ou fait de l’enseignement étroitement supervisé dans une école primaire ou secondaire __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. EA stage probatoire. | |
ÉLIGIBILITÉ1. Gén. Disposition légale à pouvoir être élu. Disposition juridique à se présenter à une élection. Ant. inéligibilité. 2. Adm. scol. F.f. Anglicisme dans le sens d’admissibilité. Admissibilité/admissible à un programme d’études.VA admission, A. | |
ÉLITE1. Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. Minorité de gens considérés comme les meilleurs, les plus remarquables d’un groupe, d’une communauté, d’une société. 2. Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. (Plur.). Ensemble de personnes qui, dans quelque domaine que ce soit, occupent les premiers rangs, de par leur éducation, leurs compétences, leur intelligence ou leurs capacités à diriger. Ex. : élite économique, religieuse, criminelle, politique, etc. A. Historique. Le sociologue Vilfredo PARETO (1848-1923) fut le premier à introduire la notion d’élite en sciences sociales. Il définissait ce terme comme l’ensemble des membres « supérieurs » d’une collectivité. Selon PARETO, l’élite représente la société à laquelle elle appartient. Elle coordonne les pratiques sociales, agit comme conservatrice des valeurs dominantes de la communauté et symbolise son unité. De plus, il y aurait une relation entre la composition de l’élite et la structure de la société de laquelle elle est issue. Ainsi, l’élite d’une société technologique sera plus mouvante et plus complexe que celle d’une société traditionnelle. PARETO note également la distinction entre les concepts d’élites « dirigeantes » et d’élites « non dirigeantes ». La première se distingue de la seconde en ceci qu’elle participe activement aux décisions qui influent sur l’avenir de la collectivité. Le sociologue Gaetano MOSCA (1858-1941) propose quant à lui une distinction supplémentaire alors qu’il avance le concept d’élite « dominante ». Il s’agit de l’élite qui, dans une société donnée, fait prévaloir ses intérêts sur ceux des autres élites. Un exemple évident d’élite « dominante » serait celui des grands capitalistes américains de la fin du XIXe s. B. Présupposés. La notion d’élite repose souvent sur la croyance en des inégalités naturelles entre les hommes. Elle sous-tend également une conception hiérarchisée de la société. Elle incline à privilégier un maintien des inégalités sociales, notamment des inégalités politiques. C. Élite/masse. Selon Arthur W. KORNHAUSER (1968), il existe deux théories relatives aux élites sociales. La première, dite « aristocratique », voit l’ensemble des élites comme le gardien et le producteur des valeurs sociales qui garantissent la sauvegarde du groupe. Ce phénomène serait le résultat négatif de la pression qu’exercent les non-élites sur les élites. Ainsi, les paramètres de nos sociétés modernes (concentration du pouvoir, division du travail, égalitarisme, pouvoir des masses) font en sorte que les valeurs qui garantissent la conservation de l’identité des groupes humains se trouvent bousculées, voire occultées. Le rôle de l’élite serait de rappeler à la masse les vertus de ces valeurs. Pour ce faire, l’élite se doit de s’isoler de la masse dans le but de garder sa liberté, son identité et sa confiance en elle-même. Elle doit aussi résister au nivelage social encouragé par l’idéologie égalitariste. La seconde théorie des élites part des mêmes constatations entourant l’atomisation des masses, mais inverse les perspectives. En effet, l’élite omnipotente d’une société est maintenant perçue comme une manipulatrice sans vergogne qui intimide les masses sociales vulnérables. Selon WRIGHT MILLS (1956), l’élite se définit essentiellement par son pouvoir. Elle ne jouerait aucun rôle dans la création ou la préservation des valeurs, mais elle se servirait en revanche de son pouvoir pour manipuler les masses. Notons que la conception élitiste de la société s’oppose à celle des classes sociales (MARX, LÉNINE) puisqu’elle oppose la hiérarchie politique à la lutte économique entre les groupes sociaux. | |
ÉLITISMEFond. éduc./Phi./Pol./Soc. Système qui encourage l’épanouissement et la promotion d’une classe d’individus que l’on juge potentiellement supérieurs et indispensables à l’essor d’une société, parfois au détriment de l’ensemble ou d’une partie importante du groupe. VA démocratie, B; démocratisation, B; discours pédagogique, 4; égalité des chances, F. A. Présupposés. Cette conception sociale est fondée sur l’idée plus générale que toute société humaine est naturellement dotée d’une structure oligarchique. Les partisans de l’élitisme appuient leurs positions en admettant que le type de structure sociale qu’ils prônent n’est que la manifestation des inégalités fondamentales et naturelles entre les êtres humains. B. Ressources financières. La fausseté discriminatoire de l’élitisme relève souvent du fait que les ressources financières des uns favorisent indûment leur accession à une prétendue élite sans posséder nécessairement des potentialités supérieures à d’autres qui, disposant d’aptitudes et de capacités transcendantes, mais sans les possibilités de les développer, ne peuvent accéder à des postes, des fonctions, des responsabilités, des pouvoirs et des avantages élevés dans une société. | |
E |
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ELLIPSE LINGUISTIQUEn.f. Ens. lang./Ling. Certains éléments d’une phrase qui peuvent ne pas être exprimés sans que cela occasionne des difficultés de compréhension au lecteur. Sortes d’ellipses : Il y a trois sortes d’ellipses : a) l’ellipse grammaticale : elle consiste à omettre le sujet (style télégraphique) : « Arriverons demain », « Il va, [il] vient, [il] lance la graine au loin »; ou à omettre le verbe : « Tel père tel fils »; b) l’ellipse situationnelle : certains mots se référant à la situation sont jugés inutiles pour la compréhension; c) l’ellipse narrative qui correspond à l’omission d’un événement par le narrateur __ GENETTE, G. (1972). | |
EMBRAYEUREns. lang./Ling. Mot ou expression qui permet de changer le cours du message, le niveau du discours, le sens de l’argumentation. Ex. : autrement dit; contrairement à ce que l’on croit; scientifiquement parlant, etc. TA connecteur; déictique. EA marqueur de relation. | |
É |
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ÉMERGENCE CRÉATIVECréat. VA création, A. | |
ÉMERGENTISME1. Bio. Théorie voulant que, dans le cours de l’évolution, de nouvelles qualités apparaissent chez les organismes qui ne sont toutefois pas réductibles à la somme des propriétés des parties de ces organismes. Syn.vitalisme. 2. Épist. Théorie énonçant que les propriétés d’un ensemble ne sont pas prévisibles par le moyen d’une déduction logique des propriétés de ses parties. Syn. holisme. Ant. réductionnisme. TA globalisme. 3. Psych. Théorie selon laquelle les caractéristiques psychologiques de l’être humain, même si elles n’apparaissent que sous certaines conditions physiologiques, demeurent distinctes de celles-ci et irréductibles à celles-ci. A. Origines. La théorie de l’émergentisme s’est développée vers la fin du XIXe s. chez les biologistes et les philosophes anglais et américains. Des penseurs tels que C. Lloyd MORGAN, BOODIN, SMUTS et G. H. LEWES étaient des tenants de cette conception. Le plus marquant des penseurs « émergentistes » fut S. ALEXANDER qui, par sa métaphysique, a élaboré une pensée qui généralise le concept d’émergence à l’ensemble de l’univers. B. Fondements. La présence dans un ensemble de propriétés émergentes peut être motivée par quatre raisons : 1. que certaines variables ne commencent à interagir qu’à un niveau de complexité plus élevé; 2. que certaines propriétés de l’ensemble interagissent avec certaines propriétés des parties; 3. que les variables interagissent en accord avec des lois différentes lorsqu’un niveau de complexité plus élevé est atteint; 4. ou finalement que certaines lois cessent d’agir dans un ensemble complexe. Il ne faut pas confondre le concept de qualité émergente avec ceux de qualité « additive » ou « résultante » (additive ou resultant properties). Une propriété « résultante » est une propriété que l’on obtient en effectuant la somme des propriétés des parties (ex. : la masse d’un ensemble, fonction de la masse de ses parties). C. Émergentisme/science. Le problème épistémologique posé par l’émergentisme est celui de la prédiction des phénomènes. En accord avec ce principe, aucune prédiction ne serait assurée, car le contraire impliquerait l’existence d’une logique scientifique stricte. L’impossibilité de prédiction n’est cependant pas absolue. En effet, les observations relatives au système ou à l’ensemble doivent être mises en relation avec des principes généraux (voir B) avant de pouvoir conclure à l’impossibilité radicale de prédiction. D. Critiques. La cohérence de la notion d’émergence est controversée. La théorie de l’individualisme méthodologique (methodologic individualism ou explanatory reductionism) croit, par exemple, que l’émergentisme oublie d’inclure dans son analyse certains traits de la réalité. Les réductionistes croient que les propriétés d’un système peuvent être expliquées par la combinaison des propriétés de ses parties ou encore par la compréhension de certaines lois de composition ou de coexistence. | |
ÉMETTEURCom. Pôle d’une communication qui prépare, encode et envoie un message. V communication. VA approche de l’autogestion pédagogique, E et F; approche de la pédagogie sociale d’autodéveloppement, E et F; approche mécaniste, E et F; approche organique, F et G; approche technosystémique, E et F. | |
ÉMIGRANT,EÉduc. cult. Personne qui quitte son pays pour aller vivre à l’étranger. A. Émigrant/émigré/immigrant/immigré/migrant. Le terme émigrant insiste sur le départ du pays d’origine, alors que le mot émigré met l’accent sur le fait de s’établir dans un nouveau pays. Par ailleurs, l’immigrant est une personne entrant dans un nouveau pays alors que l’immigré est une personne arrivée de l’étranger pour s’établir dans un nouveau pays. Finalement, un migrant participe au déplacement des populations qui passent d’un pays dans un autre, dans le but de s’y établir. B. Migration/émigration/immigration. Il s’agit de trois processus : la migration est un déplacement de population d’un pays à un autre, tandis que l’émigration implique le départ du pays d’origine et que l’immigration correspond à l’installation dans un nouveau pays. | |
ÉMIGRÉ,EÉduc. cult. Personne qui s’installe dans un nouveau pays, après avoir quitté son pays d’origine. VA modernisation, B. A. Émigrant/émigré/immigré/immigrant/migrant. VA émigrant, B. B. CN : culture d’*. | |
ÉMILEÉdum./Rech./Téléinf. En hommage au philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU, rassemblement de plusieurs fichiers relatifs à l’éducation, initié en septembre 1985 au Centre de Documentation et de Recherche de l’Institut National de la Recherche Pédagogique (CDR/INRP), et qui renvoie à la banque de données américaine ERIC produite par le National Institute of Education de Washington. TA ERIC; EUDISED. A. Émile 1 : catalogue collectif recensant de façon exhaustive les ouvrages et la littérature grise (thèses non publiées) dans le domaine des sciences de l’éducation; base bibliographique qui reprend, pour l’essentiel, les fiches-papiers produites par le CDR et le Centre de Documentation de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud; ressource à FRANCIS, sous-fichier Sciences Humaines de PASCAL hébergé par QUESTEL __ AMTEMlettre (06.85). B. Émile 2 : banque de données sur la recherche en éducation. C. Émile 3 : ensemble de microbanques comprenant des fichiers spécialisés produits grâce aux réseaux de chercheurs en sciences de l’éducation. | |
ÉMISSIONTechno. éduc. Production et transmission, par des stations de radio ou de télévision, d’ondes radioélectriques porteuses de messages sonores ou télévisuels __ OQLF (2002). | |
ÉMISSION DE COMPLÉMENTPéd./Techno. éduc. En télévision éducative, supplément documentaire d’une émission scolaire __ CORMIER, F.-P., OLF (1983). | |
ÉMISSION DES BREVETSGest. app./Lég. scol. F.f. VA délivrance des brevets, A. | |
ÉMISSION DES DIPLÔMESGest. app./Lég. scol.F.f. Dire plutôt délivrance des diplômes. VA diplôme, D. | |
ÉMISSION ÉDUCATIVEPéd./Techno. éduc. Émission qui n’est pas directement destinée à compléter des cours scolaires, professionnels ou universitaires, mais qui présente un intérêt éducatif pour le grand public __ CORMIER, F.-P., OLF (1983). EA télé-enseignement; télévision éducative. | |
ÉMISSION SCOLAIREPéd./Techno. éduc. Émission destinée aux élèves des ordres d’enseignement primaire et secondaire. | |
ÉMOTIONn.f. Psych. Réaction affective intense qui s’accompagne souvent de manifestations d’ordre végétatif (joie, chagrin, peur, colère, amour, dégoût, etc.). VA compréhension en lecture, B. A. Étym. Du latin motio, de l’anglais motion, mouvement. B. CN __ émotionnels : troubles *. | |
ÉMOTIVITÉn.f. Gén. Capacité de réagir à des stimulations physiques ou psychiques, en éprouvant des sensations agréables ou désagréables, des émotions. A. Manifestation. L’émotivité se manifeste par des modifications physiques ou psychologiques plus ou moins marquées. B. CN __ émotif,ive : aire *; disposition *; fonction */expressive. | |
E |
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EMPATHIEn.f. Diagn. Capacité d’identifier les émotions et les représentations d’autrui à l’aide de son « analyseur corporel » __ COSNIER, J. et BRUNEL, M.-L. (1994) : trad. VAH; taxonomie de HARVEY, A : III et B : III/des habiletés en sciences humaines, 3.1. A. Origine. Mot introduit en français au XXe siècle, mais le terme Empâthia, est déjà présent en grec ancien avec le sens de passion : quelqu’un d’empathes est ému, sujet au pathos. Depuis lors, absence de consensus sur ce que pourrait être sa définition __ BRUNEL, M.-L. (1995). B. Polysémie du terme. Il est, en effet, difficile de conceptualiser quelque chose qui est décrit, à la fois, comme une connaissance inductive, un processus inférentiel, un type précis de communication, une méthode d’observation, une aptitude, une attitude, une capacité imitative, une émotion vicariante, une forme de contagion sociale, un procédé de collecte de données, une façon de traiter l’information et un indice de compréhension d’autrui __ BRUNEL, M.-L. et al. (1990) : trad. En outre, on distingue souvent mal l’empathie de la sympathie, peut-être parce que les qualités pour exprimer l’une et l’autre sont souvent les mêmes : patience, capacité d’affiliation, humanisme, chaleur, compréhension et ouverture d’esprit qui sont en fait des qualités humaines non spécifiques __ WISPÉ, L. (1986) : trad. C. Psych. cogn. Ce concept, à connotation développementale, adopte la forme de la décentration cognitive, de la prise de perspective ou prise de rôle sous l’influence des travaux de PIAGET __ BRUNEL, M.-L. (02.88). D. Psych. soc. Avec Rosamond DYMOND (1949), en particulier, l’empathie a été un temps perçue comme l’aptitude générale permettant de prédire, avec exactitude, les perceptions et les affects d’autrui. Les recherches ont toutefois démontré que l’exactitude de la perception d’autrui ne dépend pas d’une aptitude quelconque mais, au même titre que bien des produits de comportements, de la réalisation d’un ensemble de conditions (GILLY, 1980). C’est à partir de ces recherches qu’on a pu émettre l’idée que l’empathie n’est pas « innée », mais qu’elle peut être acquise et très rapidement dans un climat de respect et d’acceptation (ROGERS, C., 1975) __ BRUNEL, M.-L. (02.88). Si l’on regarde le domaine qui est le plus lié par son vocabulaire au concept d’empathie en éducation, on peut constater que la psychologie sociale est celui où l’on retrouve le plus de termes communs. Pour expliquer ce phénomène, il faut remonter dans les années 1960 lorsque Carl ROGERS tente de transférer certains aspects de son modèle thérapeutique à l’éducation. Il est parmi les premiers à parler d’empathie dans la relation d’enseignement. D’autres auteurs, tels TRUAX (1970), CARHKUFF (1971) et BARRETT-LENNARD (1976), ont tenté de démontrer l’importance de l’empathie dans la relation d’enseignement __ BLONDIN, S. (1992). E. Psych. humaniste. C’est surtout en psychologie humaniste qu’on s’intéresse au phénomène de l’empathie, définie comme la capacité de percevoir le cadre de référence d’autrui avec les harmoniques subjectives et les valeurs personnelles qui s’y rattachent, comme si on était cette personne sans toutefois jamais perdre de vue qu’il s’agit d’une situation analogue « comme si » __ ROGERS, C. (1959). F. Psychia. Avec l’avènement de l’École de Chicago, représentée par KOHUT (1959, 1982), l’empathie a trouvé en psychanalyse une porte d’entrée mettant en évidence son utilité au plan de l’introspection. C’est seulement en 2004 en France que la psychanalyse intègre le concept en ses rangs avec, pour preuve, la publication d’un numéro spécial sur l’empathie dans la Revue Française de Psychanalyse. G. Éduc. L’étude de l’empathie en éducation est relativement récente même si dès 1958, ROGERS établit un lien entre l’empathie manifestée par le thérapeute et celle manifestée par l’enseignant. Les chercheurs se sont attardés davantage à expliquer l’empathie dans la relation maître-élève plutôt qu’à la définir de façon spécifique dans ce domaine (DUPUY WALKER, L., 1975). En 1972, HALAMANDRIS et LOUGHTON proposent que le concept d’empathie fasse partie intégrante de la formation des enseignants. La spécificité de ce concept n’est cependant pas encore établie en éducation; la recherche éducationnelle en ce domaine étant trop souvent tributaire des instruments créés dans le contexte de la psychologie humaniste (DUPUY WALKER, L., 1975). De plus, selon POSTIC (1979), les glissements de la relation thérapeutique à la relation éducationnelle ont fait trop souvent concevoir l’action éducative comme une entreprise de libération de l’autre dans un climat de neutralité. Or, poursuit-il, la position du pédagogue n’est pas celle du thérapeute qui peut exploiter la régression pour libérer ce qui n’a pas réussi à se manifester. Le pédagogue doit au contraire procéder par dérivation de la pulsion vers des buts valorisés dans un cadre structuré d’exigences (POSTIC, M., 1979). Par conséquent, c’est peut-être dans les facteurs contribuant à l’élaboration de conduites didactiquement réussies qu’il faudrait rechercher les racines de l’acte empathique en éducation (BRUNEL, M.-L., 1987). Si l’on tente de faire ressortir le terme le plus souvent relié à l’empathie en éducation, on retrouve celui d’« habileté ». L’association « habileté » et « empathie » est présente en psychologie sociale, en psychologie cognitive, en psychologie du développement et en éducation dans des proportions variables. Le fait de concevoir l’empathie comme une habileté signifie que l’on peut apprendre à être empathique. Cette conception a des répercussions quant à la formation des intervenants dans chacun de ces domaines __ id. Mais les progrès scientifiques ont eu un impact majeur sur l’évolution de la recherche et, par voie de conséquence, sur la formation à l’empathie. D’où le besoin de faire état de l’évolution des technosciences pour mettre en évidence les nouvelles orientations que prend la recherche sur l’empathie. Celle-ci n’est plus le fief exclusif des sciences humaines, mais de plus en plus devient un concept propre aux sciences neurocognitives. H. L’empathie « revisitée ». Les diverses conceptions de l’empathie ont en effet profité de l’évolution des techniques. Avant le XXe siècle, 1) c’est le primat du regard (pas de la technique) qui fournit l’émotion esthétique et des indices d’einfühlung (i.e. d’empathie). Theodore LIPPS (1903) élargit la portée du concept en l’appliquant aussi au problème de la compréhension d’autrui. Il fut un des premiers à postuler que l’imitation motrice constitue la composante essentielle de l’einfühlung alors que l’observateur génère en lui des indices internes similaires à ceux expérimentés par l’autre. Il faudra attendre l’avènement de la vidéoscopie pour vérifier empiriquement cette assertion. 2) Avec l’arrivée du magnétophone, Carl ROGERS (1950) découvre, à l’écoute inlassable du contenu de bandes d’entrevues, que la présence de certaines conditions facilite le changement. Parmi celles-ci, la technique de la « réponse-reflet de sentiment » permet la prise de conscience des émotions dans un climat d’acceptation. Ce type d’intervention dite « empathique » renforce la qualité de l’alliance de travail et semble contribuer à l’amélioration des clients. ROGERS est le théoricien qui a le plus influencé le domaine du counseling(il a d’ailleurs créé le terme). La plupart des diplômés, issus des universités canadiennes et américaines en psychologie ou en orientation, ont été formés à son approche plus qu’à tout autre, celle-ci présentant à la fois un contenu psychologique attrayant parce que non hermétique et, en même temps, une méthode d’apprentissage très efficace au plan pédagogique, particulièrement en ce qui concerne le développement de l’empathie __ BRUNEL, M.-L. et MARTINY, C. (2004). ROGERS a peu insisté sur la dimension non verbale de l’empathie bien que l’ensemble des conditions facilitantes qu’il avait mises en évidence implique aussi des attitudes observables. L’arrivée tardive des enregistrements magnétoscopiques l’ont peut-être empêché d’être plus sensible aux bases archaïques de l’empathie d’action (i.e. non verbale). 3) Par ailleurs, les deux dernières décades du XXe siècle ont vu l’attention se porter davantage en recherche sur les comportements non verbaux. Cela peut être dû au fait qu’au-delà des progrès techniques en vidéoscopie, on reconnaît que le non-verbal est essentiel à la communication. On prend désormais conscience qu’on peut l’étudier scientifiquement, qu’il existe des indicateurs corporels des pensées humaines (COSNIER, J., 2002). 4) Plusieurs étudient le mimétisme à l’aide de mesures psychophysiologiques (HESS, U. et BLAIRY, S., 2001). Des électrodes sont posées sur différents sites musculaires du visage. On calcule les variations de l’activité musculaire en fonction des différentes expressions émotionnelles. On utilise aussi l’enregistrement électrodermal pour vérifier si les battements cardiaques des deux conversants adoptent le même rythme (COSNIER, J., 1994). Ainsi au cours de l’interaction, on peut observer que chaque partenaire semble s’identifier corporellement à l’autre par un processus d’échoïsation qui peut être manifeste, mais qui reste souvent subliminaire. Cette reproduction du « modèle effecteur » induit chez chaque partenaire une identité d’affects. Le corps des interactants sert donc d’instrument d’analyse, d’où le terme d’« analyseur corporel » pour désigner cet instrument privilégié de l’empathie __ COSNIER, J. et BRUNEL, M.-L. (1994). La nouvelle compréhension du rôle du corps dans l’empathie est redevable certes à la technique vidéoscopique, mais pas uniquement. Ce type d’exploration a été facilité par l’évolution du courant de l’interactionnisme symbolique qui considère l’action réciproque des êtres humains et les signes qui la rendent visibles comme un phénomène social majeur, permettant de comprendre l’activité d’autrui et de modifier son comportement en fonction de celui d’autrui __ PHARO, P. (1993). 5) Enfin, la mise au point d’appareillages d’imagerie médicale à positrons (Pet Scan) a conduit à la découverte des neurones-miroirs. Le PET permet d’identifier les mécanismes cérébraux liant observation et exécution des actions. Cette découverte constitue à la fois une avancée importante en neurosciences cognitives et en recherche sur l’empathie. En effet, les travaux récents sur l’action motrice et ses représentations ont montré qu’une action mentalement simulée (ou imaginée), mais non exécutée mobilisait des zones cérébrales en partie superposables à celles qui entrent en activité lors de la réalisation réelle de cette action __ DECETY, J. (2002). Il semble que la simple identification d’outils ou même l’évocation de verbes d’action active des zones analogues d’où leur appellation de « neurones-miroirs ». Ceux-ci sont constitués en réseaux et localisés surtout dans une région du lobe temporal, mais ce réseau s’étendrait aussi à des cellules émanant des cortex pariétal et frontal. Ces neurones seraient activés aussi bien par la préparation de l’action que par l’observation de l’action d’un congénère. Ce qui permet au neurophysiologue Marc JEANNEROD (1998) d’énoncer qu’« observer l’action d’un autre c’est déjà construire une image de soi en train d’exécuter la même action ». Les neurobiologistes semblent donc aujourd’hui accepter l’idée qu’il existe des bases neurobiologiques spécifiques pour empathiser, élucidant ainsi, en partie, le mécanisme qui consiste à se mettre à la place de l’autre mentalement. Une neuropsychologie de l’empathie est ainsi en construction. Depuis la migration du concept en divers champs de recherche rigoureux, on peut concéder que l’empathie a gagné ses lettres de noblesse comme objet scientifique. I. Apport nouveau de la théorie de l’esprit. Le développement récent des recherches sur les interactions communicatives, sur la psychologie discursive et, simultanément, sur le développement des sciences neurocognitives a permis en quelque sorte LeRetour de Psyché et un intérêt grandissant pour la théorie de l’esprit __ COSNIER, J. (1998). Une théorie de l’esprit est nécessaire pour comprendre ses propres états mentaux et ceux d’autrui. La nouvelle préoccupation des psychologues cognitivistes pour l’empathie tient au fait qu’ils sont préoccupés de savoir : a) comment l’esprit pense l’autre; b) quel rôle joue l’imitation dans la connaissance de l’autre; et c) quelle est l’importance du corps dans ces deux processus. Selon Alain BERTHOZ (2004), cette intense activité réflexive des spécialistes en théorie de l’esprit a eu une influence sur les neuro-cognitivistes de la fin du XXe siècle. J. Nouvelle définition de l’empathie. La conception de l’empathie comprend maintenant trois facettes, soit 1. l’empathie de pensée : communauté de représentations à la base de l’intersubjectivité, d’où l’importance de développer une « bonne » théorie de l’esprit sur l’autre (i.e. sans préjugés ou sans fausses croyances); 2. l’empathie d’affect : communauté d’affects utilisant la contagion émotionnelle comme moyen de partager des représentations et des affects; 3. l’empathie d’action : manifestation archaïque, faite d’échoïsations corporelles, à la base du processus d’intercorporalité. L’imitation mimo-posturo-gestuelle constitue un indice perceptible d’affects partagés et donc, d’empathie. L’empathie comprend donc : 1. une dimension active qui évoque des verbes tels observer, écouter, percevoir, discerner, déduire, inférer, saisir, comprendre et interpréter qui sont des opérations mentales mettant en évidence le fonctionnement cognitif; 2. une dimension passive qui laisse place à des substantifs tels la résonance, la contagion émotionnelle, la projection, l’identification, le reflet, la perte de soi momentanée, l’imagination intérieure, la présence à l’autre qui sont tous teintés d’affectivité; 3. une dimension motrice à la fois active et passive. La dimension motrice active évoque des mouvements corporels, effectués en synchronie avec l’autre, tels mimer, imiter, copier, échoïser, synchroniser qui témoignent de l’existence d’un système affectivo-kinesthétique, capable de faciliter l’échange et le décodage de signaux entre les partenaires __ COSNIER, J. (1994). Ce mécanisme vieux comme le monde facilite la prise de conscience des émotions d’autrui. Les êtres humains se distingueraient des autres êtres vivants par une capacité particulièrement développée à saisir autrui à travers l’imitation __ TARDE, G. (1993). On réfère souvent à la métaphore de la danse pour expliquer ces moments en synchronie des interactants, ce ballet conversationnel, cette coordination corporelle, bref ces manifestations échoïsantes lorsque la relation entre les partenaires est bonne __ BRUNEL, M.-L. et MARTINY, C. (2004, vol. 9, nos 3-4). Cette interactivité, mise en fonction très précocement chez le jeune enfant assure le bon déroulement de l’échange conversationnel par des actions de copilotage qui le régulent, le maintiennent et l’orientent __ NADEL, J. et BUTTERWORTH, G. (1999). On sait que de nombreuses difficultés de la communication sont liées à des dysfonctionnements de ce système s’il n’est pas associé à un autre, tout aussi important qui est celui du partage affectif ou empathique __ BRUNEL, M.-L. et al. (1996) : trad. | |
EMPHASE1. Gén. Enflure, grandiloquence, prétention. Parler avec emphase. 2. Ens. lang./Ling. Procédé d’insistance, de mise en relief d’un mot ou d’un groupe de mots qui se réalise par l’accent d’insistance ou le détachement d’un constituant. 2. Litt. Procédé qui consiste à utiliser des formes langagières particulières comme la répétition de consonnes et de sons, l’emploi de termes inattendus et de structures inhabituelles afin de capter l’attention de l’interlocuteur. A. F.f. Anglicisme dans le sens de accent, concentration, insistance. B. Péj. exagération. | |
EMPIRISME1.Épist. Conception selon laquelle toute connaissance provient de l’expérience et est ultimement réductible à des données sensorielles. Ant.rationalisme. TA associationnisme;induction;sensualisme. 2.Épist. Doctrine selon laquelle l’acquisition et la justification des idées sur le monde externe sont fondées sur l’expérience sensible, c’est-à-dire sur la perception de sensations issues des sens __ GUAY, M.-H. (2004). Ant. rationalisme. VA B à J; associationnisme, A; béhaviorisme, D; cartésianisme, B; empirisme logique, C; idéalisme, A; nominalisme, C; phénoménologie, C; philosophie, I; positivisme, D; positivisme logique, C; pragmatisme, B; rationalisme, M; réalisme critique, A; schéma curriculaire, E; théorie curriculaire, F; théorie de la connaissance, E et F. TA associationnisme; induction; sensualisme. EA positivisme logique; réalisme critique. 3. Phi. Doctrine ontologique selon laquelle seules les expériences existent : être serait percevoir ou être perçu. VA A. 4. Phi. Doctrine qui tend à concevoir que la connaissance scientifique s’élabore inductivement à partir de l’observation de faits, de phénomènes, de données sensorielles, suscitant une hypothèse que l’expérience vient mettre à l’épreuve. VA connaissance, P et Q. 5. Rech. VA recherche, U. A. Origine. Le terme empirisme origine du grec empeiria et du grec experientia qui signifie expérience. L’origine des thèses empiristes peut se retrouver chez ARISTOTE. B. Historique. Cette position est affirmée dès la naissance de la physique expérimentale (XVIIe s.) par GALILÉE, puis par NEWTON. Le point de vue empiriste est défendu au XXe s. par les béhavioristes (en psychologie), les membres du Cercle de Vienne (en philosophie), l’École de Copenhague (en physique), etc. C. Promoteurs. L’empirisme ontologique a été défendu par BERKELEY, AVENARIUS, MACH, le second William JAMES et le jeune CARNAP __ BUNGE, M. (1996) : trad. D. Empirisme/positivisme logique. Il importe de distinguer l’empirisme du XVIIe s. et XVIIIe s. de celui du XXe s. Au XVIIe s. et XVIIIe s., les Britanniques LOCKE, BERKELEY et HUME ont été de forts partisans d’un empirisme rendant nécessaire l’expérience pour développer tant la connaissance ordinaire que la connaissance scientifique. Le XXe s. a donné lieu à l’avènement d’une forme d’empirisme plus sophistiquée : le positivisme logique appelé également « empirisme logique » ou « néopositivisme ». Les partisans de cette doctrine, contrairement à leurs prédécesseurs du XVIIe s. ont établi une distinction entre science et non-science et, au regard de la science, ont distingué la logique et les mathématiques des autres sciences. Ils ont cherché à justifier l’induction et à faire de la vérification non seulement un critère de choix entre hypothèses rivales, mais aussi un critère de signification cognitive __ NADEAU, R. (1999). E. Logique inductive. L’appel à l’expérience sensible pour fonder l’acquisition et la justification des idées sur le monde externe implique une logique inductive. Le sujet induirait de l’expérience la connaissance des mots, des concepts, des relations logiques, des propositions et ses représentations du monde. Si certaines formes d’empirisme admettent que certains types de connaissances triviales (vérités logiques ou analytiques) sont plutôt établies par la raison, indépendamment de l’expérience, tous nient l’existence d’une synthétique a priori, c’est-à-dire d’un large bassin de connaissances qui seraient innées chez l’individu. Les empiristes rejettent également les modes de connaissances a priori comme la raison, la contemplation, la révélation, la foi __ SMITH, P. L. dans CHAMBLISS, J. J. (1996) : trad. F. Stratification de la connaissance. Les empiristes proposent une stratification de la connaissance venant de l’expérience pour contrecarrer l’argument selon lequel l’ensemble des connaissances ne peuvent être directement issues de données sensibles. Les connaissances de bas niveau sont issues directement de l’expérience et les connaissances de haut niveau sont basées sur celles de bas niveau. Un individu pourrait donc avoir une connaissance (de haut niveau) d’un élément dont il n’a pas d’expérience sensible parce que cet élément de connaissance s’appuie sur des connaissances de bas niveau dont il a déjà fait l’expérience. C’est dans ce sens qu’un objet pourrait être connu directement ou indirectement (induit de l’expérience sensible ou de connaissances de premier niveau). Par exemple, on retrouve cette idée chez Bertrand RUSSELL (1912) qui distingue la connaissance par expérience directe (aquaintance) de la connaissance par description. G. Modes de connaissances. L’empirisme est l’épistémologie spontanée des scientifiques expérimentateurs et des technologiques. Les empiristes privilégient l’action, l’observation, la méthode essai-erreur, l’induction, la mesure, les hypothèses, les preuves par les faits. Ils s’appuient sur le principe de l’expérience suffisante __ SENI, S. (1993) : trad. H. Vision de l’apprentissage. Pour les empiristes, l’apprentissage est un lent processus autocorrecteur limité par les possibilités d’observation et d’expérimentation (NADEAU, R., 1999). Nos connaissances proviennent des contacts que nous entretenons avec le monde extérieur, avec ce que l’on appelle aujourd’hui l’environnement. En ce sens, toute connaissance est acquise et non innée ou a priori. En venant au monde, l’enfant possède un esprit totalement vierge : son existence ultérieure va le former au contact direct des choses, des situations, des personnes. Bref, toutes nos connaissances viennent de l’expérience et nous nous formons au contact même des choses, des êtres, des situations. Selon LOCKE et HUME, l’esprit de l’enfant est comme une feuille blanche et tout son contenu provient du monde extérieur. L’esprit humain est donc assimilé à une sorte de seau vide rempli progressivement par l’expérience __ GAUTHIER, C. et TARDIF, M. (1996). On apprend essentiellement par les sens, par induction. Cette vision de l’apprentissage implique la mise en œuvre de méthodes et de techniques d’enseignement propres à permettre à l’élève d’agir et d’expérimenter (pédagogie de projet, ateliers, manipulation, etc.). I. Empirisme/éducation. Le béhaviorisme américain reprend à son compte les postulats et les conceptions qui se trouvent à la base de l’empirisme et qui vont influencer directement les psychologues fondateurs de ce mouvement : THORNDIKE, WATSON, SKINNER, etc. Cependant le béhaviorisme ne s’intéresse pas directement aux questions philosophiques. Il vise avant tout à faire de la psychologie une science expérimentale. Sur le plan pédagogique, ce courant conduit à l’idée d’une pédagogie technique et scientifique qui cherche à conditionner le sujet par des stimuli, des réponses extérieures à lui, renforcées par des récompenses __ GAUTHIER, C. et TARDIF, M. (1996). L’impact de l’empirisme sur l’éducation fut déterminant (SMITH, P. L. dans CHAMBLIS, J. J., 1996). En effet, les travaux de ROUSSEAU, PESTALOZZI, HERBART, FRÖBEL au XVIIIe s. et ceux de DEWEY, teintés d’empirisme, ont mis de l’avant l’importance des besoins pratiques et de l’intérêt de soi pour survivre dans un monde matériel précaire. En cela, ils s’opposaient aux idées accordant une importance première aux vérités traditionnelles et à la préservation de la culture (inspiration rationaliste). L’empirisme a donc idéologiquement et historiquement supporté l’émergence de l’éducation moderne en supportant les efforts de laïcisation des autorités et la remise en question des théories de la culture véhiculées jusque-là. J. Typologie. Au sens large, l’empirisme soutient la nécessité de l’expérience pour fonder la connaissance. Toutefois, cette thèse générale est développée de différentes façons non équivoques. Certains auteurs recommandent ainsi de parler de formes d’empirisme plutôt que de l’empirisme. Voici des éléments qui sont à l’origine des différentes formes d’empirisme : 1. étendue des connaissances considérées (toute la connaissance [empiristes du XVIIe s. et XVIIIe s.]) versus la connaissance de l’univers physique seulement (empiristes du XXe s.); 2. rapport entre les connaissances de bas et de haut niveau; 3. sens attribué au concept d’expérience; 4. aspect public (collectif) versus personnel (version phénoménaliste) de l’expérience sensible. En prenant comme référence le schéma fondamental de l’épistémologie S-O (Sujet-connaît-Objet), on peut sûrement avancer que les différentes formes d’empirisme peuvent varier selon les caractéristiques spécifiques associées au Sujet (S), à l’Objet (O) et à l’acte de connaître (pluralité des conceptions de l’« expérience » comme source de connaissance). K. Réalité. Les empiristes nient l’existence d’idées innées chez le sujet connaissant. Pour eux, ce sont des expériences sensorielles particulières qui amènent progressivement un sujet, par généralisation, à se donner le matériel nécessaire pour créer et justifier des idées sur le monde externe __ id. L. Logique inductive. L’appel à l’expérience sensible pour fonder l’acquisition et la justification des idées sur le monde externe implique une logique inductive. De l’expérience, le sujet induirait la connaissance des mots, des concepts, des relations logiques, des propositions et ses représentations sur le monde. Les partisans d’une théorie de la connaissance teintée d’empirisme privilégient l’action, l’observation, la méthode essai-erreur, l’induction, la mesure et les preuves pour les faits afin d’acquérir et justifier leurs idées sur le monde externe. Ils s’appuient sur le principe de l’expérience suffisante (SENI, S., 1993) __ id. M. Sensations humaines. Il est commun de distinguer trois grands types de sensations humaines : la sensibilité proprioceptiveà laquelle sont associés le sens des mouvements et des positions du corps, la sensibilité intéroceptive qui renvoie aux sensations internes comme la faim, la douleur ou la soif et la sensibilité extéroceptive associée aux cinq sens (ouïe, odorat, vue, toucher, goût) __ id. N. Critique. L’empirisme éprouve des difficultés à appliquer le principe d’expérience sensible aux mathématiques (théorie des ensembles, algèbre abstraite) et à la logique. Il est confronté à l’existence de connaissances a priori mise en lumière, notamment par les travaux de Noam CHOMSKY en linguistique. L’empirisme éprouve également des difficultés avec le fait qu’une évidence puisse être compatible avec plusieurs théories ou hypothèses différentes voire rivales. De plus, en refusant la connaissance a priori, les empiristes écartent le fait que les évidences étudiées puissent être altérées par les présupposés des chercheurs. Cette position a été largement critiquée par ceux qui disent que l’observation est justement chargée de théorie (theory laden) donc influencée par les connaissances de l’expérimentateur. Enfin, l’empirisme demeure incapable de justifier la théorie de la connaissance qu’il propose selon ses propres critères de justification. O. Problèmes. La position empiriste est exprimée, par les auteurs qui y adhèrent, avec des nuances considérables qui conduisent d’un empirisme strict à des versions plus modérées. Ces différences sont largement fonction des réponses apportées par chacun à certains problèmes que soulève cette position. En voici quelques-uns : 1. Nature et statut de l’expérience. En affirmant que toute connaissance procède de l’expérience, l’empiriste se doit de déterminer ce qui constitue le point de départ de cette reconstruction et de démontrer la réductibilité de la connaissance à ce point de départ. Par exemple, en épistémologie, Rudolf CARNAP (1891-1971) (et les membres du Cercle de Vienne) partiront de données sensorielles exprimées dans des énoncés protocolaires. À cette position, qui est celle d’un empirisme strict, s’opposent tous les arguments mettant en évidence le rôle de la raison dans l’élaboration du savoir : théories rationalistes de la perception, mise en évidence du caractère construit de tout fait, et de l’importance des problèmes et des théories dans la genèse du savoir scientifique, etc. L’opposition fait brut/fait scientifique, ou phénomène, rend compte de ce débat. 2. Nature et statut des termes théoriques. Le recours constant, en sciences, à des termes théoriques (c’est-à-dire désignant des entités non observables postulées par définition pour rendre compte de phénomènes observables) pose à l’empirisme un autre problème majeur. Ces termes seront condamnés (empirisme strict, par exemple, Burrhus Frederic SKINNER (1904-1990)) ou leur usage demandera à être légitimé par la démonstration de leur réductibilité à des faits observables. Une position rationaliste juge que la première solution est un frein au développement des connaissances et que la seconde est impossible à réaliser. 3. Nature et statut des sciences formelles. La logique et les mathématiques peuvent-elles être tirées de l’expérience? John Stuart MILL (1806-1873) pense que tel est le cas et porte à une telle extrémité sa version de l’empirisme. Or, cette position pose des problèmes insolubles tant pour les mathématiques modernes (que serait) que pour l’arithmétique élémentaire (0, entre autres). Pour résoudre cette question, les empiristes contemporains, du Cercle de Vienne en particulier, imposent la distinction entre sciences factuelles (proposant des énoncés synthétiques) et sciences formelles (proposant des énoncés analytiques). 4. Nature et statut des énoncés des sciences factuelles. La position empiriste conduit ultimement à penser en termes de vérification probabilitaire le statut des énoncés synthétiques, la nécessité n’appartenant qu’aux propositions analytiques vides de tout contenu. Ainsi, tout énoncé portant sur des faits n’a-t-il que la probabilité que lui confère l’expérience qu’on peut invoquer pour le fonder. À cette position confirmationniste qui recourt à une logique inductive, Karl POPPER (1902‑1994) a opposé une interprétation falsificationniste et déductiviste des sciences factuelles. P. CN : conceptualisme-*. Q. CN __ empirique : abstraction *; approche *; curriculum *; donnée *; hypothèse *; recherche *; sciences *. R. CN __ empiriste : pédagogie sensualiste-*. | |
EMPLACEMENT SCOLAIREAdm. scol./Lég. scol. Terrains ou un droit qui s’y rattache, ou les locaux dont un conseil a besoin pour une école, une cour de récréation, un jardin d’école, une résidence d’enseignants ou de concierges, un gymnase, des bureaux, des parcs de stationnement, ou à toute autre fin scolaire __ MEO (1980). | |
EMPLOI1. Form. prof. (Gén.). Tout travail rémunérateur exécuté pour un employeur ou pour son propre compte __ UNESCO (1978); contrat de travail par lequel une personne accepte d’assumer des fonctions ou de rendre des services en échange d’une rémunération. V travail. 2. Form. prof. (Spéc.). Terme se rapportant à une fonction particulière ou à un travail spécifique __ UNESCO (1978). CN : analyse d’*; apte à l’*; classification des *; contrat *-formation; description d’*; éducation en cours d’*; enseignement combiné avec l’*; entretien en vue d’un *; formation en cours d’*; formation (re)liée à l’*; mobilité de carrière et d’*; modules de qualification pour l’*; programme de préparation à un *; qualifications requises pour l’*; relation formation-*; sexualisation des *; structure de l’*; tâche d’* de la langue. | |
EMPLOI CONVENABLEAdm. scol./Lég. scol. (QC). Emploi approprié qui permet à une enseignante ou un enseignant victime d’une lésion professionnelle d’utiliser sa capacité résiduelle et ses qualifications professionnelles, qui présente une possibilité raisonnable d’embauche et dont les conditions d’exercice ne comportent pas de danger pour la santé, la sécurité ou l’intégrité physique de l’enseignante ou l’enseignant, compte tenu de sa lésion __ CEQ-CPNCC (1990). | |
EMPLOI DU TEMPS1. Adm. scol./Gest. ens./Org. scol. (Gén.). Répartition du temps alloué pour l’exercice d’activités ou la réalisation de tâches. Document établissant les principes et règles de la répartition du temps dans une organisation scolaire. Syn. horaire. 2. Adm. scol./Gest. ens./Org. scol. (Spéc.). Tableau consignant la répartition du temps (début, durée, fin) par élève, par classe, par discipline, par enseignant, par jour. Document réunissant tous les horaires d’une organisation scolaire. Emploi du temps/cédule (F.f.). Dans le sens d’emploi du temps, le mot cédule est un anglicisme. VA horaire, A. | |
EMPLOI ÉQUIVALENTAdm. scol./Lég. scol. (QC). Emploi qui possède des caractéristiques semblables à celles de l’emploi qu’occupait l’enseignante ou l’enseignant au moment de sa lésion professionnelle relativement aux qualifications professionnelles requises, au traitement, aux avantages sociaux, à la durée et aux conditions d’exercice __ CEQ-CPNCC (1990). | |
EMPLOYABILITÉCar./Form. prof. Ensemble des habiletés, attitudes et connaissances, générales et spécifiques, requises pour entrer et s’adapter au marché du travail __ DUPONT, P. et BOURASSA, B. dans LANDRY, C. et SERRE, F. (1994). Catégories. Elles [habiletés, attitudes, connaissances] sont regroupées en quatre catégories selon qu’elles sont liées au développement de carrière de l’individu — la prise de décision, la connaissance de soi et du monde du travail, la recherche et le maintien de l’emploi, etc. —, au contexte de travail — la ponctualité, de bonnes relations interpersonnelles, la connaissance des règles de l’organisation, etc. —, à la formation de base — lire, écrire, compter — et aux exigences physiques, perceptuelles et motrices — la force et l’endurance musculaire, la perception des formes, la dextérité digitale et manuelle. Comme HERR (1984), nous croyons que toutes ces habiletés, attitudes et connaissances sont de l’ordre de l’employabilité générale si elles sont transférables à plusieurs professions, et de l’ordre de l’employabilité spécifique si elles sont requises pour l’exercice d’une profession ou d’un emploi dans un milieu donné __ id. | |
EMPOWERMENT1. Adm./Gest. Processus par lequel des droits, des pouvoirs et un statut sont conférés à un individu, ce qui lui attribue la direction, le contrôle et la responsabilité d’activités particulières au sein d’une organisation ou d’une collectivité. Empowerment de directeurs d’école, d’enseignants, d’élèves, de chargés de projet. Syn.autonomisation; responsabilisation. 2. Éduc./Psych. Processus qui permet à un individu de réinvestir ses connaissances, ses énergies et ses pouvoirs sur lui-même, le cours de son existence et son milieu. Syn. appropriation/délégation/transmission de pouvoir (d’action); autoassistance; autonomisation. 3. Éduc./Soc. Processus d’accroissement de la capacité d’individus ou de groupes à effectuer des choix et à transformer ces derniers en actions et résultats désirés __ Banque mondiale : http://www.worldbank.org (05.05). Promotion des capacités des individus à former et maîtriser leurs conditions sociales et les règles de leur propre vie __ Commission européenne (DGV) : http://www.cres-paca.org/presentation/glossaire.htm (05.05). Empowerment des déficients intellectuels, des handicapés, des milieux défavorisés, etc. Syn.autodétermination; autonomisation; habilitation; renforcement de l’autonomie/du pouvoir (d’action)/des moyens d’action; responsabilisation. 4. Éduc. santé. Processus dans lequel des individus et des groupes agissent pour gagner la maîtrise de leur vie et donc pour acquérir un plus grand contrôle sur les décisions et les actions affectant leur santé dans le contexte de changement de leur environnement social et politique __ id. Syn. emprise sur soi-même; gain/prise de pouvoir. A. Néologisme. Leterme empowerment a été introduit dans la littérature étatsunienne et il est fréquemment utilisé dans le monde francophone. Il existe cependant nombre de termes français qui, en contexte, rendent le sens avec plus de précision et d’évocation. V les synonymes ci-haut. B. Dévolution. La dévolution implique la renonciation de la responsabilité de la part de celui qui transfère le pouvoir et l’acceptation de ces responsabilités et des conséquences de la part de celui qui les reçoit. C. Incidences bénéfiques. Leur estime de soi est renforcée, leur capacité est mise en exergue. Ils sont plus à même de travailler avec d’autres personnes pour réaliser leurs objectifs. Dans cette approche, même les personnes avec de faibles capacités ou dans des situations critiques sont perçues comme possédant des points forts et des ressources. La procédure d’empowerment ne peut pas être produite, mais uniquement promue __ Commission européenne (DGV) : http://www.cres-paca.org/presentation/glossaire.htm (05.05). D. Empowerment/promotion et prévention. Nous ne pouvons pas parler de promotion et de prévention sans aborder la notion d’empowerment. Cette notion est souvent traduite par les expressions gain de pouvoir, appropriation du pouvoir, pouvoir d’action, pour n’en nommer que quelques-unes. Cette notion est centrale en promotion-prévention. Elle aide à comprendre les objectifs de la promotion-prévention et à identifier les stratégies propres à ce champ. La notion d’empowerment véhicule l’idée d’une augmentation de la maîtrise des individus de leur propre vie. Elle se rapporte autant au développement d’un état psychologique (sentiment de maîtrise, estime de soi, sentiment de compétence) qu’à la modification des conditions de l’environnement permettant de redistribuer ce pouvoir. L’empowerment vise à amener les individus et/ou les groupes : • à croire en leur potentiel; • à développer leur estime de soi; • à valoriser leurs connaissances et leurs expériences; • à prendre des moyens pour maîtriser leur vie personnelle, sociale et économique. Comme le mentionne BLANCHET et al. (1993), l’amélioration de la santé mentale d’une population et la prévention des problèmes de santé mentale et des troubles mentaux incombent à plusieurs instances de la société. Les initiatives de gain de pouvoir (empowerment) en provenance de la communauté et les approches intersectorielles, impliquant des actions à divers paliers de pouvoirs publics (de quartiers, municipaux, provinciaux, fédéraux) caractérisent la promotion et la prévention __ id. | |
EMPRUNTEns. lang./Ling. Phénomène caractérisé par le fait que les usagers d’une langue adoptent un élément linguistique provenant d’une autre langue. Résultat du phénomène. V formation de mots. VA lexicologie, B; néologisme, B. A. Diversité des emprunts. Les usagers peuvent emprunter divers types d’éléments linguistiques : des mots ou des expressions (kimono, concerto), des structures de phrase (l’homme que je travaille pour), des prononciations (jean /dʒi :n/), des marques grammaticales (mes pantalons pour mon pantalon). B. Procédé d’intégration. Le mot étranger finit par s’intégrer dans la langue soit en conservant intégralement sa phonétique et son orthographe (ex. : building), soit en adoptant une traduction littérale (ex. : fin de semaine pour week-end), soit en récupérant un mot existant déjà dans la langue (ex. : change pour monnaie). C. Anglicisme. Un exemple d’emprunt est l’anglicisme. Il consiste à emprunter des mots ou leurs sens à l’anglais. Les anglicismes acceptés sont des termes qui sont considérés comme faisant partie intégrante de la langue française (ex. : camping) tandis que les anglicismes critiqués sont des termes non acceptés(ex. : bumper). Il n’y pas pas d’accord dans la francophonie quant à l’acception des anglicismes. | |
É |
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ÉMULATEURInf. Dispositif (matériel et logiciel) qui modifie le comportement d’un périphérique et lui permet ainsi de lire des programmes écrits pour des périphériques différents. | |
ÉMULATIONInf. Technique ou traitement informatique qui permet d’exécuter sans modification sur un ordinateur, un programme conçu pour un appareil d’un autre modèle. | |
ÉMULATION DE TERMINALInf. Utilisation d’un logiciel ou d’un dispositif matériel permettant à un microordinateur de simuler le comportement d’un type particulier de terminal, lorsqu’il communique avec un autre ordinateur __ OQLF (2002). | |
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EN DIFFICULTÉAdapt. scol. Qui a besoin de mesures pédagogiques, psychologiques, sociales ou médicales particulières. EA à risque; élève en difficulté d’adaptation et d’apprentissage; enfant déficient mental. A. F.f. Au Québec, il ne faut plus employer enfant exceptionnel ou élève exceptionnel pour désigner un enfant, un élève en difficulté. Un enfant exceptionnel est exceptionnellement doué (surdoué) __ CTEQ : norm. (01.82). Il est également faux de croire que le terme anglais exceptional désigne aussi bien la personne douée ou surdouée que celle qui est physiquement ou mentalement handicapée. VA enfant exceptionnel, A et B. B. CN : élève */d’adaptation et d’apprentissage; élève en * d’apprentissage; enfance *; enfant *; intégration des élèves * d’adaptation et d’apprentissage. | |
EN LIGNEInf.Syn. connecté. | |
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ÉNARQUEAdm./Org. scol. (Fr.). Ancien élève de l’école nationale d’administration (ENA). Péj. Parfois, le terme est employé pour critiquer le pouvoir technocratique des diplômés de l’ENA. | |
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ENCADREMENT DES ÉLÈVESGest. ens./Org. scol./Péd. Partie des activités du personnel scolaire qui consiste principalement à accorder une aide personnelle aux élèves, à faire de l’animation d’activités parascolaires ainsi que de la surveillance __ OLF (1998). Intervention auprès d’une ou d’un élève ou d’un groupe d’élèves visant le développement personnel et social de l’élève et l’invitant à assumer ses responsabilités relativement à sa propre formation __ CEQ-CPNCC (1990). VA absentéisme scolaire, A. TA conseillance; parascolaire. EA chargé de classe; conseiller d’élèves; taux d’encadrement. A. Terme rejeté :encadrement pédagogique __ OLF (1998). B. Champ notionnel __ ROYER, C. (1991).
Source : ROYER, C. (1991) C. Habiletés et qualités requises par les directeurs et les codirecteurs (Rech.). Sur le plan des habiletés, selon BROWN et ATKINS (1988), pour arriver à jouer leurs rôles efficacement, les membres du comité de recherche doivent, d’abord et avant tout, être des chercheurs et des superviseurs efficaces. Et non seulement devraient-ils être impliqués activement en recherche, mais aussi être capables de refléter leur expérience au profit de l’étudiant. Il est indispensable qu’ils possèdent des habiletés d’enseignement, des habiletés au niveau des relations interpersonnelles, des habiletés de planification et de structuration de projet __ ROYER, C. (1991). D. Styles de supervision. En accord avec la personnalité de chacun, l’encadrement offert aux étudiants peut prendre diverses formes. Certains superviseurs peuvent être souples et ouverts alors qu’à l’opposé, d’autres peuvent être rigides et fermés. À la lumière d’études américaines, britanniques et australiennes, Aimée LEDUC (1990) identifie quatre styles de supervision qui vont de la supervision directive, laquelle implique des consignes et des contacts fréquents avec l’étudiant, à la supervision complètement non directive qui implique peu de direction et peu de contacts. LEDUC écrit : « Il y a le superviseur très directif au cours des premières étapes de la recherche qui devient graduellement moins directif à mesure que l’étudiant trouve sa voie. Il y a le superviseur qui est directif au moment de la formulation du projet et de la rédaction de la thèse mais qui, entre ces deux étapes, devient un conseiller qui rencontre ses étudiants quand ils en manifestent le désir. Il y a enfin le directeur de recherche qui est directif pendant tout le processus de recherche. Selon les étudiants (...) il y a aussi le superviseur tout à fait non directif (...). Il s’agit d’un personnage distant qui donne un minimum d’orientation à l’étudiant et qui a peu de contacts avec lui pendant toute sa recherche ». D’après ces études, l’approche de type libre, peu structurée et impliquant de rares contacts serait peu populaire auprès des étudiants, le style le plus populaire étant celui qui allie chaleur personnelle et direction professionnelle (BROWN, G. et ATKINS, M., 1988; LEDUC, A., 1990) __ id. E. Caractéristiques d’un encadrement adéquat (Rech.). Serge P. SÉGUIN (1990) estime que « la qualité de l’encadrement dans un programme de formation doctorale à la recherche repose sur l’engagement personnel des directeurs de recherche en termes de disponibilité, d’importance accordée à ce travail d’encadrement, de compétence acquise dans la réalisation de travaux de recherche ». Il arrive cependant qu’à défaut de toutes les qualités, l’encadrement offert aux étudiants soit inadéquat. BROWN et ATKINS (1988) et LEDUC (1990) fournissent des indicateurs quant aux caractéristiques d’un encadrement qualifiable d’inadéquat. Nous transposons ici ces remarques par la positive, en termes d’éléments qui suscitent la qualité de l’encadrement. Ainsi, un encadrement adéquat serait celui dont les responsables se préoccupent d’encourager l’étudiant, s’intéressent à son bien-être, soutiennent l’étudiant qui a des problèmes personnels, suscitent les contacts et favorisent la communication. Serait également adéquat l’encadrement dont les responsables endossent leurs rôles professionnels. Cet aspect implique généralement des personnes qui ont de l’expérience en recherche et dans la direction de thèse et dont les intérêts de recherche rejoignent ceux de l’étudiant. Dans ce cas, les superviseurs sont davantage en mesure d’aider l’étudiant à planifier sa recherche et à résoudre des problèmes techniques. Sous l’aspect des rôles professionnels également, les superviseurs se soucient d’enseigner les habiletés de recherche nécessaires, livrent des commentaires sur les textes de l’étudiant, connaissent son domaine de recherche et gardent l’étudiant sur la bonne voie. Enfin, serait adéquat l’encadrement dont les responsables sont disponibles, fournissent une rétroaction rapide et respectent les rendez-vous fixés avec l’étudiant __ id. F. Facteurs qui influencent l’encadrement. L’encadrement se réalise en fonction d’une diversité de facteurs qui l’influencent et le font varier. Parmi ces facteurs : • la conception que les superviseurs se font de la nature de la thèse. Il existe deux conceptions : la thèse en tant que travail scientifique et d’érudition, fondement d’une carrière; la thèse comme rapport de recherche, travail d’entraînement; • la perception de la relation entre superviseur et étudiants. BROWN et ATKINS (1988) énumèrent quatorze types de relations possibles : directeur/partisan; maître/domestique; groupe/disciple; professeur/étudiant; expert/novice; guide/explorateur; directeur de projet/membre de l’équipe; auditeur/client; éditeur/auteur; consultant/client; docteur/patient; partenaire senior/professionnel junior; collègue/collègue; ami/ami; • la qualité de la relation comité/étudiant : une bonne relation ne garantit pas un encadrement de qualité, mais il est clair qu’elle peut y contribuer. En revanche, une relation médiocre souvent combinée à des conflits de personnalité peut avoir des effets désastreux : perte de temps, désintéressement, abandon, etc.; • l’expérience antérieure et les habiletés des superviseurs et des étudiants; • les politiques des départements et des institutions quant à la sélection et l’encadrement des étudiants et des superviseurs; • les pressions exercées sur la durée et la complétion des études __ id. G. Encadrement/animation. L’animation constitue une dimension importante de l’encadrement. Par ses fonctions d’intégration et de participation à la vie collective, elle représente un ingrédient majeur de la qualité et de la durée des études doctorales __ id. H. Encadrement/cheminement. L’encadrement fourni aux étudiants semble avoir des effets directs sur le cheminement dans les études. Par ses fonctions de soutien personnel, de supervision des travaux, et d’intégration à la vie collective, il est clair que l’encadrement, s’il ne peut guérir tous les maux, peut grandement contribuer à l’avancement des travaux et à la formation à la recherche. En revanche, il ne fait pas de doute qu’un encadrement pauvre et inadéquat peut avoir des effets néfastes sur le cheminement de l’étudiant. Dans un tel cas, plutôt que de contribuer à la bonne marche des études, l’encadrement est beaucoup plus susceptible de les prolonger et même de conduire à leur abandon. Plusieurs étudiants qui ont mis du temps à terminer leurs études ou qui les ont abandonnées évoquent ainsi la faiblesse de la supervision reçue (LEDUC, A., 1990) __ id. | ||||||||||
ENCADREMENT PÉDAGOGIQUEGest. ens./Org. scol./Péd. F.f. Dire plutôt encadrement des élèves. | |
ENCHAÎNEMENTDid./Péd. VA taxonomie deGAGNÉ, A. VA taxonomie du domaine cognitif, F : 3. | |
ENCHÂSSEMENTEns. lang. Segment qui surgit, de façon incidente au milieu d’une étape en cours, et qui interrompt le déroulement pour une période plus ou moins longue __ PAMBIANCHI, G. (2003). VA alternance. Description. Cela se produit fréquemment, par exemple, lorsqu’un élève pose à l’enseignant une question qui demande un développement ou lorsque l’enseignant lui-même interrompt le déroulement de son propre cours afin d’apporter une précision sur un point quelconque de la leçon qu’il juge utile de développer à ce moment-là __ GERMAIN, C. (1999) dans id. | |
ENCODAGE1. Com./Inf. Opération de traduction d’un message d’un code à un autre par l’émetteur. Lecodage de la résolution d’un problème en un langage informatique. Ant. décodage. 2. Ens. lang. Processus de production d’un message selon un système de signes dans le but de transmettre une signification. Ant. décodage. 3. Inf. Syn. codage. 4. Ling. Processus d’élaboration d’un message dans une langue naturelle. L’encodage d’un message oral en un texte écrit. Ant. décodage. VA code, D. | |
ENCULTURATIONn.f. Éduc. cult. Apprentissage par le sujet de sa propre culture __ CAMILLERI, C. (1985). Ensemble des processus par lesquels l’enfant reçoit et assimile la culture de son milieu d’origine, tandis que ce dernier reçoit et assimile l’enfant __ RETSCHITZKI, J. et al. (1989). TA acculturation. | |
ENCYCLOPÉDIEn.f. Biblio. Ouvrage qui traite de l’ensemble des connaissances humaines selon un ordre alphabétique ou thématique des mots ou des idées. Encyclopaedia universalis; encyclopédie de l’architecture __ VERREAULT, L. et ROUSSEAU, D. (09,10.91). VA dictionnaire, A et E. CN __ encyclopédique : définition *. | |
ENCYCLOPÉDISMEÉduc. Visée éducationnelle qui focalise les programmes d’études et les pratiques pédagogiques sur l’acquisition d’une grande diversité de connaissances, couvrant plusieurs domaines du savoir, dans la perspective de la formation d’un être érudit ou instruit. VA traditionalisme, C. | |
ENDOLINGUEadj. Ens. lang. Attribut d’une situation ou d’un contexte dans lequel l’enseignement d’une langue seconde s’effectue dans le pays même où ladite langue est en usage. L’enseignement d’une L2 en contexte endolingue. Ant. exolingue(DABÈNE, L. et al., 1990) __ PAMBIANCHI, G. (2003). | |
ENDOSYSTÈMEApp. syst./Cur./Écol. éduc. Systèmequi est compris à l’intérieur de systèmes de différents niveaux. Ex. : Un nanosystème par rapport à un microsystème; un macrosystème à l’intérieur d’un mégasystème; un système dans un macrosystème; l’apprentissage au sein de la situation pédagogique. Ant. exosystème. VA système, T, U et V. Étym. Endo : du grec endon, au-dedans, à l’intérieur. Ex. : endocrine, endogamie, endogène, endothermique. | |
ENDURANCEn.f. 1. Gén. Capacité psychique et physique de résister aux épreuves répétées, aux efforts successifs, à la fatigue, à la souffrance. 2. Éduc. phys. VAéducation physique, A; taxonomie de HARROW, 4.10/du domaine psychomoteur, A : 4.10. RN valeur physique. A. Endurance psychique/physique. Selon FREY (1977), l’endurance psychique se définit comme étant la capacité de l’athlète à résister le plus longtemps possible à un stimulus de découragement durant un effort, alors que l’endurance physique est la capacité de tout l’organisme ou d’une de ses parties, à résister à la fatigue __ WEINECK, J. par PORTMANN, M. (1987) : trad. all. B. Typologie. L’endurance peut être classifiée sous différentes formes, selon les points de vue. Sous l’aspect musculaire, on peut avoir l’endurance locale et l’endurance générale. Si l’on se base sur la spécificité, on aura l’endurance spécifique et l’endurance générale. En prenant pour référence le métabolisme énergétique, on parlera de l’endurance aérobie et anaérobie. Vu sous l’angle de la durée de l’effort, nous avons l’endurance de courte, moyenne et longue durée, alors que si l’on parle des principales formes motrices, on retrouve l’endurance-force, l’endurance-vitesse, l’endurance-explosive __ id.
Source : PORTMANN, M. (1993) C. Endurance générale. L’endurance générale implique plus de 1/7 et 1/6 de tous les muscles (les muscles d’une seule jambe correspondent à environ 1/6 de la musculature totale) et est surtout limitée par le système cardiorespiratoire, par la consommation d’oxygène maximale et son utilisation en périphérie __ id. D. Endurance générale/spécifique. L’endurance générale ne tient pas compte du sport pratiqué, alors que l’endurance spécifique (spéciale) est directement liée à la discipline sportive __ id. E. Endurance locale. L’endurance locale (muscles) met à contribution moins de 1/7-1/8 de l’ensemble de la musculature. Elle est limitée non seulement par l’endurance générale mais aussi en grande partie par la force spécifique, la capacité anaérobie et par ces différents types de forces relativement limitées que sont l’endurance-vitesse, l’endurance-force et l’endurance-explosive. Elle est également limitée par la qualité des coordinations neuromusculaires (technique) spécifiques à la discipline sportive __ id. F. Endurance locale/spécifique. L’endurance locale et l’endurance spécifique se recoupent sur bien des points et sont parfois synonymes __ id. G. Endurance aérobie/anaérobie. Du point de vue de la mobilisation des sources d’énergie musculaire, on distingue l’endurance aérobie et anaérobie. L’endurance aérobie utilise le métabolisme oxydatif, c’est-à-dire que les substrats énergétiques sont oxydés pour fournir l’énergie à la contraction musculaire. L’endurance anaérobie est surtout caractérisée par la très haute intensité des contractions musculaires (vitesse de mouvements élevée, force) et l’absence d’oxygène dans la production d’énergie durant l’effort __ id. H. Endurance/énergie/exercice __ WEINECK, J. (1987) par PORTMANN, M. : trad.
I. CN : force-*. | |
ENDURANCE AÉROBIEÉduc. phys. VA endurance, B et G. | |
ENDURANCE AÉROBIE GÉNÉRALEÉduc. phys. Qualité qui permet de maintenir un effort aérobique impliquant plus de 1/7 à 1/6 des muscles. | |
ENDURANCE AÉROBIE LOCALEÉduc. phys. Qualité qui permet de maintenir un effort aérobique impliquant moins de 1/6 à 1/7 des muscles. | |
ENDURANCE ANAÉROBIE GÉNÉRALEÉduc. phys. Qualité qui permet de maintenir le plus longtemps possible un effort musculaire global dans des conditions anaérobies. VA éducation physique, A; endurance, B et G. RN valeur physique. | |
ENDURANCE ANAÉROBIE LOCALEÉduc. phys. Endurance anaérobie qui implique une faible partie de la musculature. | |
ENDURANCE GÉNÉRALEÉduc. phys. VA endurance, C. A. Endurance/énergie. Dans la pratique sportive, la plupart du temps l’énergie nécessaire au déroulement de l’effort n’est pas fournie par une seule voie, qu’elle soit oxydative ou anoxydative. Au contraire, un mélange des deux filières, aérobie et anaérobie, est sollicité dans des proportions variables selon l’intensité, la durée et le type d’effort __ WEINECK, J. par PORTMANN, M. (1987) : trad. all. B. Classification : l’endurance de courte durée, de moyenne durée et de longue durée __ id. C. Endurance de courte durée (ECD). L’effort dure entre 45 s et 2 min et les besoins énergétiques sont couverts par le processus anaérobie __ id. D. Endurance de moyenne durée (EMD). L’effort varie entre 2 et 8 min et met à contribution les processus énergétiques anaérobie et aérobie __ id. E. Endurance de longue durée (ELD). L’effort est de plus de 8 min et il est soutenu presque exclusivement par une production d’énergie aérobie __ id. F. Subdivisions (ELD). Pour une plus grande précision, on peut encore subdiviser l’ELD en ELD I, ELD II, ELD III, en fonction des sources d’énergie. L’ELD I couvre les efforts ne dépassant pas 30 min. Elle est caractérisée par une prédominance du métabolisme glycolytique (glucose et glycogène). L’ELD II couvre les efforts de 30 à 90 min dans lesquels le métabolisme des graisses et du glucose intervient dans des proportions dictées par l’effort lui-même (durée et intensité). L’ELD III concerne les efforts dont la durée dépasse 90 min. Le métabolisme énergétique est celui des lipides __ id. G. Endurance dynamique/statique. L’endurance dynamique se rapporte au mouvement engendré par le travail musculaire; l’endurance statique est l’expression du travail musculaire sans déplacement des segments impliqués (maintien de la position). Selon la force de contraction musculaire, l’endurance statique peut être soit aérobie, aérobie/anaérobie ou purement anaérobie. Si l’effort est 15 % moins élevé que la force isométrique maximale (FIM), la mobilisation d’énergie se fait par la voie aérobie. Si l’effort se situe entre 15 % et 50 % de la FIM, l’écrasement des vaisseaux sanguins entraîne une diminution importante de l’irrigation sanguine des muscles concernés et leur approvisionnement s’effectue par la voie énergétique mixte, aérobie-anaérobie. Lorsque la force de contraction est plus élevée que 50 % de la FIM, l’énergie, pour maintenir l’effort, provient exclusivement des sources anaérobies, en raison de l’écrasement des vaisseaux sanguins qui empêchent l’approvisionnement des muscles en oxygène __ id. | |
ENDURANCE LOCALEÉduc. phys. Qualité physique qui permet de maintenir le plus longtemps possible un effort musculaire local dans des conditions aérobies. Syn. endurance musculaire. VA éducation physique, A; endurance, E et F. RN valeur physique. Endurance générale/organique. L’expression endurance organique a laissé place à celle d’endurance générale. | |
ENDURANCE MUSCULAIREÉduc. phys. Qualité qui permet de poursuivre le plus longtemps possible un effort musculaire localisé, dans des conditions aérobies. Syn. endurance locale __ BOUCHARD, C. et al. (1975). RN valeur physique. A. Conditions aérobies. Dans ces conditions, l’intensité de la contraction musculaire n’est pas suffisamment élevée pour gêner significativement la circulation au niveau de la musculature impliquée dans l’exercice, de telle sorte que l’apport d’oxygène et l’élimination des produits toxiques de la contraction s’avèrent satisfaisants. Le travail musculaire local aérobique peut s’effectuer de façon dynamique ou statique et se caractérise par son intensité relativement faible et sa durée __ id. B. Déterminants. Nous pourrons identifier les principaux facteurs qui déterminent le degré d’endurance musculaire d’un individu; ce sont : la qualité de la circulation locale et la concentration de myoglobine; la force musculaire (les deux autres facteurs demeurant proportionnels par unité de volume musculaire) __ id. C. Principes du développement. Le développement de la qualité de circulation locale et de la concentration de myoglobine serait assuré par la répétition d’efforts musculaires locaux réalisés dans des conditions aérobies. Les efforts musculaires peuvent être dynamiques ou statiques et doivent présenter les caractéristiques suivantes : Travail dynamique : intensité de l’effort : environ le 1/3 de la force musculaire locale; durée de l’effort : 30 répétitions et plus, sans arrêt. Travail statique : intensité de l’effort : environ le 1/3 de la force musculaire locale; durée de l’effort : maintien de la contraction le plus longtemps possible __ id. | |
ENDURANCE ORGANIQUEÉduc. phys. F.f. On utilise plutôt l’expression endurance générale. | |
ENDURANCE PHYSIQUEÉduc. phys. VA endurance, A. | |
ENDURANCE PSYCHIQUEÉduc. phys. VA endurance, A. | |
ENDURANCE SPÉCIFIQUEÉduc. phys. VA endurance, D etF. | |
ENDURANCE-FORCEÉduc. phys. Capacité de l’organisme de résister à la fatigue dans des efforts de longue durée __ WEINECK, J. par PORTMANN, M. (1987) : trad. all. Capacité de maintenir une performance de force à un niveau constant pendant une durée fixée par l’activité sportive, ou de maintenir, dans des proportions minimales, la baisse du niveau de force sous l’effet de la fatigue __ LETZELTER, E. et LETZELTER, M. par HANDSCHUH, R. (1990) : trad. all. Syn. force-endurance. RN force, C. A. Nature. L’endurance-force est une capacité combinée réunissant la force et l’endurance. Selon la prépondérance de l’une ou de l’autre, il en résulte une capacité indépendante et spécifique qui revêt une importance capitale aussi bien dans le cadre de l’entraînement que de la compétition. Elle se situe entre deux pôles selon la répartition de la force et de l’endurance. Ainsi, l’endurance-force du rameur penche plus en direction de la force, celle du skieur de fond en direction de l’endurance. Les éléments déterminants du caractère spécifique de l’endurance-force sont la résistance extérieure (composante force) et la durée (composante endurance) __ LETZELTER, E. et LETZELTER, M. par HANDSCHUH, R. (1990) : trad. all. B. Facteurs limitatifs. Les facteurs limitant la performance dans l’endurance-force dynamique sont les mêmes que ceux limitant l’endurance-force statique, mises à part les composantes de la coordination intra et intermusculaire d’un mouvement __ WEINECK, J. par PORTMANN, M. (1987) : trad. all. C. Critères. Les critères de l’endurance-force sont l’intensité du stimulus (en % de la force maximale de contraction) et le volume du stimulus (somme des répétitions). L’utilisation des sources d’énergie dépend de l’intensité de la force, du volume du stimulus ou de sa durée __ id. D. Endurance-force/en force-vitesse. L’endurance en force-vitesse est une forme particulière de l’endurance-force. Elle est d’une importance capitale dans les sports où les actions motrices sont effectuées en force-vitesse ou par des mouvements explosifs répétés des extrémités ou du tronc durant un certain laps de temps (boxe, escrime, patinage artistique, sports collectifs, etc.). (...) L’endurance en force-vitesse dépend de la capacité de récupération des muscles soumis à l’effort et par conséquent, du niveau de la capacité d’endurance aérobie et anaérobie générale et locale d’une part, dynamique et statique d’autre part __ id. | |
ENDURANCE-VITESSEÉduc. phys. Capacité de maintenir un effort le plus longtemps possible à une vitesse maximale durant 40-60 secondes. RN vitesse, B. | |
É |
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ÉNERGIE1. Éduc. phys./Psych. Force agissante, puissance d’action d’une personne. Détermination, dynamisme, fermeté, impulsion, ressort, vigueur, vitalité, volonté. 2. Sc. Capacité de produire du travail; mesure quantitative d’activité. Énergie calorifique ou thermique, chimique, électrique, mécanique, nucléaire ou atomique, de rayonnement. VA environnement, N; système, 5 et C. TA entropie; puissance; travail. A. Étym. Chez ARISTOTE ($$\approx$$ 384-322 av. J.-C.), du grec energeia, force en action, par opposition à dynamis, force en puissance. B. Énergie/système. Tout mouvement, tout changement, toute activité implique de l’énergie. L’énergie est nécessaire au maintien et au développement de tout système. Elle est non seulement indispensable au fonctionnement des systèmes, mais elle en est même un constituant essentiel __ LEROUX, R. (09.88). C. Énergie/travail. L’énergie peut être transformée en travail; et le travail, en énergie. D. Conservation. Premier principe de la thermodynamique : travail et chaleur peuvent se convertir l’un en l’autre, mais l’énergie totale d’un système isolé demeure constante. E. Dégradation. Deuxième principe de la thermodynamique : l’entropie des systèmes isolés augmente avec le temps; ou : l’énergie d’un système isolé se dégrade, diminue et devient de moins en moins disponible avec le temps; ou encore : alors que les énergies se transforment les unes dans les autres, le rendement de chacune des formes successives est inférieur à la précédente jusqu’à la forme la plus dégradée, celle de l’énergie thermique. F. Ordre. Troisième principe de la thermodynamique : plus l’activité d’un système diminue, plus l’ordre augmente. G. Énergie/maladie. Les disciplines traditionnelles voient dans la maladie la conséquence de modifications intervenues dans les schémas énergétiques __ CAPRA, F. (1988). H. CN : niveau d’*. | |
ÉNERGIE INTUITIVEPéd. V intuition. | |
E |
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ENFANCE1. Gén. Balbutiements; débuts; période initiale de développement d’une chose ou d’un domaine encore élémentaire. 2. Psych. Phase première de la vie humaine, de la naissance à la puberté. Une enfance heureuse. 3. Soc. Ensemble des enfants. Le scandale de l’enfance défavorisée. A. Petite enfance (infancy) : de la naissance à l’acquisition de la marche et de la maîtrise des sphincters (approximativement de 0 à 1 an). B. Première enfance : jusqu’à 3 ans; développement rapide des sens, du langage, des perceptions spatiales et temporelles et de la socialisation; découverte d’un soi distinct des autres et de l’environnement. C. Deuxième enfance : jusqu’à 6-8 ans; égocentrisme; développement sensorimoteur rapide; perception plus différenciée; conduites réglées de l’extérieur. D. Troisième enfance : jusqu’à 12-14 ans; distinction nette entre le réel et l’imaginaire; intelligence représentative, mais non encore abstraite; règles de conduite internes; coopération entre pairs. E. Équilibre/structuration. Le propre de l’enfance est précisément d’avoir à trouver cet équilibre par une série d’exercices ou de conduites sui generis, par une activité structurante continue, en partant d’un état d’indifférenciation chaotique entre le sujet et l’objet __ PIAGET, J. (1969). | |
ENFANCE EN DIFFICULTÉAdapt. scol. Ensemble des enfants qui présentent des particularités ayant pour effet de les perturber dans leur développement physique, psychologique et social. En difficulté/inadapté/exceptionnel. F.f. Il faut remplacer les adjectifs inadapté ou exceptionnel, dans les expressions telles enfance inadaptée ou enfance exceptionnelle par la locution adjective en difficulté __ CTEQ (1988). | |
ENFANCE EXCEPTIONNELLEAdapt. scol./Psych. En Amérique du Nord, cette expression a déjà désigné des enfants handicapés ou éprouvant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage. V adaptation scolaire; enfance inadaptée; enfant exceptionnel. A. Domaine. Au Québec, au cours des années 1960, le domaine de l’adaptation scolaire était appelé « enfance exceptionnelle ». Ce terme a fait place à celui d’« enfance inadaptée » au début des années 1970 pour enfin être remplacé par « adaptation scolaire ». B. Historique. Au Québec, le Bureau de l’enfance exceptionnelle est mis sur pied en 1963. En 1964, le Rapport Parent reconnaît le droit à l’instruction des enfants exceptionnels et préconise l’intégration de ces enfants en milieu régulier. En 1969, le ministère de l’Éducation crée le service de l’enfance inadaptée qui devient, en 1981, le service de l’adaptation scolaire. C. F.f. L’expression « enfance exceptionnelle » n’est plus utilisée aujourd’hui et on réserve celle d’enfant exceptionnel pour désigner les enfants doués. | |
ENFANCE INADAPTÉEAdapt. scol. (Fr.). Ensemble des enfants éprouvant des difficultés d’adaptation scolaire et sociale. V enfance exceptionnelle. Domaine. Au Québec, le terme « enfance inadaptée » désignait, au cours des années 1970, le domaine de l’éducation spéciale. Ce domaine regroupait les enfants handicapés par une déficience intellectuelle, sensorielle ou physique, ceux ayant des difficultés d’apprentissage ou des troubles de la conduite et du comportement. V adaptation scolaire; éducation spéciale. | |
ENFANTAdm. scol./Gest. app. VA éducation en matière de population, A; élève, K; maternelle, D. A. CN : alphabétisation des *; alphabétisation parents(-)*; centration sur l’*; convention relative sur les droits de l’*; curriculum centré sur l’*; déclaration des droits de l’*; droits de l’*; jardin d’*; jardinière d’*; pédagogie centrée sur l’*; philosophie pour *; théorie curriculaire centrée sur l’*. B. CN __ enfantine : école *. | |
ENFANT DÉFICIENT MENTALDiagn./Orthopéd. Élève dont l’évaluation globale révèle un fonctionnement intellectuel général significativement inférieur à la moyenne, accompagné d’une déficience dans le comportement adaptatif apparaissant dès la période de développement __ MEQ (1983). EA élève en difficulté d’adaptation et d’apprentissage; en difficulté. Problématique et définition. Selon le décret du 15 octobre 1972 (MEQ), l’enfant déficient est affecté d’une déviation intellectuelle et son quotient intellectuel est inférieur à environ 75. Il est dit déficient moyen quand il a un quotient entre 25 et 55. Cette définition a été reprise par le COPEX en 1976. Malgré ce qui semble une définition opératoire précise, il est difficile, avec une définition fondée sur les tests de quotient intellectuel qui exigent de la rapidité, de distinguer clairement entre un déficient réel et un enfant lent (LEVINE et ORNSTEIN, 1981). Il est apparu que les associations de parents n’appréciaient guère cette définition mettant davantage l’accent sur les limites de leurs enfants que sur leurs capacités (ACDN, 1978). Compte tenu de ces critiques, le MEQ (1983) a redéfini le déficient mental de la façon ci-haut. | |
ENFANT DÉFICIENT MENTAL MOYENDiagn./Orthopéd. Enfant dont les capacités intellectuelles sont d’un degré inférieur à celui qui lui permettrait de bénéficier d’un programme d’éducation destiné aux jeunes déficients mentaux légers __ MEO (1980). | |
ENFANT DOUÉAdapt. scol./Éduc. V douance; surdoué. VA enfance exceptionnelle, C; enfant exceptionnel, A. TA accélération. | |
ENFANT EN DIFFICULTÉAdapt. scol. V en difficulté; enfance en difficulté. | |
ENFANT EXCEPTIONNELGén. Enfant qui présente des particularités qui le distinguent des autres enfants. Syn. enfant surdoué. V douance; enfant en difficulté. VA en difficulté, A; enfance exceptionnelle, C. A. Acception. Il est à noter qu’aux États-Unis, depuis l’avènement de la loi 94-142, le terme exceptional est réservé aux enfants doués. Le même sens lui est actuellement donné au Québec et en Europe. B. Particularité. Dans la littérature américaine, exceptional children désigne les enfants doués; ceux éprouvant des difficultés sont souvent appelés children with exceptionalities. | |
ENFANT HANDICAPÉAdapt. scol./Diagn./Méd. Enfant limité dans son fonctionnement par une déficience ou une incapacité. V élève handicapé. | |
ENFANT HYPERACTIFAdapt. scol./Diagn./Psychopéd. VA hyperactivité, A. | |
ENFANT INADAPTÉAdapt. scol. Enfant qui éprouve des difficultés d’adaptation scolaire et sociale. V en difficulté; enfance en difficulté; enfant en difficulté. Acception. En France, le terme « handicapé mental » s’est substitué peu à peu à partir de 1975 à celui d’« enfant inadapté » __ ENSP (1989). | |
ENFANT PRÉCOCEÉduc. Enfant dont le degré de développement intellectuel, affectif ou physique est plus avancé que celui des autres enfants du même âge. | |
ENGAGEMENT COGNITIFDiagn./Did./Péd. Laps de temps où l’élève participe à la réalisation de tâches d’apprentissage faisant l’objet des activités d’études du groupe-classe. VA motivation, J1.1. et L5. à L5.2.2; taxonomie du domaine affectif, A : 3.30 et B : 3.30; typologie des démarches socioaffectives, 3.5. Degré de réussite dans l’engagement : Proportion du temps d’engagement pendant laquelle l’élève réalise de façon satisfaisante les objectifs d’apprentissage visés par les tâches qu’il accomplît. | |
É |
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ÉNONCIATAIRESémio. Destinataire implicite de l’énonciation. Ant. narrataire. | |
ÉNONCIATEUR,TRICE1. Ens. lang. Celui qui produit un énoncé, oral ou écrit. TA scripteur. 2. Sémio. Destinateur implicite de l’énonciation. Syn. sujet de l’énonciation. Ant. narrateur. | |
ÉNONCIATION1. Ens. lang. Activité de production d’un énoncé. 2. Ling. Énoncé considéré en contexte; acte même de produire un énoncé; mise en fonctionnement de la langue par un acte individuel d’utilisation __ BENVENISTE, É. (1966). V énoncé. TA discours. 3. Sémio. à la fois symboles (signes) appartenant au code de la langue, et indices, c’est-à-dire signes contenant un élément de la situation d’énonciation (PEIRCE, Ch. S., 1932, dans DUCROT, O. et TODOROV, T., 1972). Ex. :Je, appartient au lexique français, mais désigne aussi celui qui parle en ce moment, en ce lieu. A. Acte. Dans l’énonciation, Émile BENVENISTE (1966) considère l’acte même, les situations où il se réalise et les instruments de l’accomplissement. Dans l’acte même, il insiste sur l’importance du locuteur, car « avant l’énonciation, la langue n’est que la possibilité de la langue ». « L’acte individuel d’appropriation de la langue introduit celui qui parle dans sa parole. » Il faut alors tenir compte du rôle des indices de la personne (le rapport je-tu), développé plus tard par Patrick Charaudeau (1983), du rôle des temps verbaux, etc. « La relation du locuteur à la langue détermine les caractères linguistiques de l’énonciation » __ id. B. CN : sujet de l’*. | |
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ENQUÊTEn.f. Rech. Processus de collecte d’informations, concernant une situation, un groupe, un phénomène, par observations, analyses de documentation et entrevue de personnes. Résultante du procédé précédent. Enquête/sondage. L’enquête est généralement plus ouverte et moins systématique qu’un sondage qui est une recherche rapide de renseignements auprès d’une population. Néanmoins, l’enquête peut être effectuée par sondage. | |
ENRICHISSEMENTDid./Péd. Approche éducative qui consiste à prévoir des activités complémentaires au programme régulier. VA module, F. A. Vertical et horizontal. Certains auteurs classent l’enrichissement selon deux catégories : l’enrichissement vertical et l’enrichissement horizontal. Le premier est basé sur des activités d’apprentissage qui amènent l’élève vers un niveau conceptuel plus élevé en mettant l’accent sur le processus d’apprentissage. Le second fait référence à des activités complémentaires qui permettent d’élargir l’application des connaissances acquises. Ces activités font davantage appel à la créativité et visent le développement qualitatif. B. Population cible. Au départ,l’enrichissement s’adressait exclusivement aux élèves provenant de milieux défavorisés; depuis peu, il s’adresse également aux élèves doués. C. CN : objectif d’*. D. CN __ enrichi : baccalauréat *; programme *. | |
ENRICHISSEMENT D'UN PROGRAMME D'ÉTUDESCur./Did. F.f. Dans le contexte de la présente entrée, le terme enrichissement est un anglicisme, il est préférable de dire renforcement d’un programme d’études. | |
ENSEIGNANT AU STATUT PRÉCAIREGest. ens./Péd. VA enseignant, B. | |
ENSEIGNANT BOURSIEREns. sup. Détenteur d’une bourse d’études qui occupe des fonctions reliées à l’enseignement __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. | |
ENSEIGNANT COMPÉTENTPéd. Enseignant qui possède un répertoire de connaissances, d’habiletés et d’attitudes ou valeurs professionnelles que l’on estime nécessaires au succès d’une pratique d’enseignement __ ROY, D. (1991). V formation des enseignants. A. Caractéristiques. La compétence d’un enseignant fait référence à des préacquis cognitifs, lesquels constituent la préparation nécessaire en vue de l’enseignement __ id. B. Développement. La compétence est donc assurée essentiellement par la formation et le perfectionnement __ id. C. Dimension intervention __ id.
D. Dimension évaluation __ id.
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ENSEIGNANT EFFICACEPéd. Enseignant qui met en application un répertoire de compétences soit les connaissances, les habiletés et les attitudes ou valeurs professionnelles susceptibles d’avoir un effet sur l’apprentissage des élèves __ ROY, D. (1991). V formation des enseignants. VA style d’enseignement, D et E. EA enseignant compétent/expert. A. Caractéristiques. Cette efficacité se mesure par la qualité et la quantité des apprentissages réalisés par les élèves lors de la passation de tests ou de l’accomplissement de tâches spécifiques. Un enseignant efficace est celui qui, par son intervention, a un effet positif sur la performance des élèves __ id. B. Développement. L’efficacité est donc assurée essentiellement par la formation, le perfectionnement et l’expérience __ id. C. Enseignement efficace et stratégique. Selon BROPHY (1986), SHAVELSON et al. (1986), LEINHARDT et GREENO (1986), ROSENSHINE (1986) et JONES (1987), (...) le rappel des connaissances et des habiletés préalables, la communication claire des objectifs d’apprentissage, la présentation du contenu selon une séquence logique et par étapes successives, la vérification de la compréhension des élèves, les pratiques dirigées, les travaux individuels et la rétroaction sur les progrès d’apprentissage, exercent une influence déterminante sur la performance positive des élèves __ id. | |
ENSEIGNANT EN DISPONIBILITÉGest. ens./Péd. (QC). Statut de l’enseignante ou l’enseignant en surplus et qui a sa permanence __ CEQ-CPNCC (1990). | |
ENSEIGNANT EXPERTPéd. Enseignant qui, non seulement a une maîtrise parfaite des connaissances et des habiletés préalables à l’enseignement, mais fait et accomplit les principaux actes d’enseignement qui ont un impact significatif sur la qualité et la quantité des apprentissages des élèves __ ROY, D. (1991). V formation des enseignants. EA enseignant compétent/efficace. A. Caractéristiques. Un enseignant expert est considéré comme tel en raison de son habileté à utiliser le savoir qu’il a acquis. Son expertise et ses manifestations sont reconnues par ses pairs et son entourage. Non seulement il peut résoudre avec succès des problèmes difficiles dans des situations complexes, mais il peut les résoudre rapidement. C’est pourquoi l’on affirme que ses connaissances sont réelles et efficaces. (...) LEINHARDT (1983), CLARK et PETERSON (1986) et BERLINER (1986, 1987) attribuent l’efficacité de l’enseignant expert à son habileté à automatiser des routines d’action afin d’intervenir adéquatement face aux réactions cognitives et affectives des élèves dans leur apprentissage. Les résultats de recherches indiquent que la connaissance approfondie du contenu disciplinaire, la connaissance d’une variété de stratégies, formules et techniques d’enseignement, et la connaissance de différentes stratégies de gestion de la classe constituent des connaissances préalables à un enseignement efficace. Les résultats de recherches confirment également l’importance, pour les enseignants, d’automatiser des routines d’intervention afin de réagir rapidement devant la diversité des situations pédagogiques rencontrées en classe __ id. B. Développement. L’expertise est donc assurée essentiellement par la formation, le perfectionnement et l’expérience, et est reconnue par les pairs et l’entourage __ id. | |
ENSEIGNANT GÉNÉRALISTEGest. ens./Péd. Syn.généraliste, 2. | |
ENSEIGNANT ITINÉRANTGest. ens./Péd. (QC). Enseignante ou enseignant qui, dans l’exercice de ses fonctions, doit se déplacer d’un immeuble de la commission [itinérant] à un autre immeuble de la commission __ CEQ-CPNCC (1990). VA enseignant, E. | |
ENSEIGNANT OCCASIONNELGest. ens./Péd. VA enseignant, B. | |
ENSEIGNANT PERMANENTGest. ens./Péd. Ant. enseignant occasionnel. VA enseignant, B. CN : personnel *. | |
ENSEIGNANT RÉGULIERGest. ens./Péd.(QC). Enseignante ou enseignant engagé par contrat annuel renouvelable tacitement __ CEQ-CPNCC (1990). A. F.f. Il serait préférable de dire enseignant permanent ou enseignant à temps plein. B. CN : effectif *. | |
ENSEIGNANT SPÉCIALISÉGest. ens./Péd. Enseignant dont la formation est centrée sur une spécialité; enseignant affecté à des tâches précises et particulières. Enseignant spécialisé en lecture/écriture, en adaptation scolaire. | |
ENSEIGNANT SPÉCIALISTEGest. ens./Péd. Syn. spécialiste, 2. | |
ENSEIGNANT SUPPLÉANTAdm. scol./Lég. scol. Enseignant employé pour remplacer un enseignant permanent, stagiaire ou temporaire qui est décédé pendant l’année scolaire ou qui ne peut temporairement exercer ses fonctions habituelles pendant une période moins longue qu’une année scolaire, mais qui ne s’étend pas au-delà d’une année scolaire __ MEO (1980). | |
ENSEIGNANT TEMPORAIREGest. ens./Lég. scol. Personne employée à titre d’enseignant en vertu d’une permission intérimaire __ MEO (1980). | |
ENSEIGNANT TITULAIREGest. ens./Péd.F.f. VA chargé de classe, C. $$\epsilon$$ agent. | |
ENSEIGNANT,E1. Gest. ens./Péd. (n.). Personne désignée officiellement pour enseigner dans un établissement de formation __ MEQ (2004). Toute personne employée par la commission [scolaire] dont l’occupation est d’enseigner à des élèves en vertu des dispositions de la Loi sur l’instruction publique (LRQ, c. I-13-3) __ CEQ-CPNCC (1990). VA absentéisme scolaire, A; approche béhaviorale, C; moniteur, B; réussite scolaire, A. TA éducateur; formateur; instituteur, professeur. EA chargé de classe; conseiller d’élèves; éducateur spécialisé. $$\epsilon$$ agent. 2. Gest. ens./Péd. (adj.). Qui enseigne ou qui est constitué d’enseignants __ OLF (1998). Personnel/effectif enseignant; condition/équipe enseignante. VA instituteur, D. 3. Lég. scol./Péd. (n.). Personne titulaire d’un certificat d’aptitude pédagogique valide dans une école primaire ou secondaire de l’Ontario __ MEO (1980). Éducateur qui met ses talents de pédagogue à la réalisation d’objectifs d’apprentissage touchant les divers aspects du développement de la personne humaine __ CSE (1984). EA acte professionnel. A. Exemples d’emploi : enseignant de français (et non en français, sur le modèle de professeur de français); enseignant de la formation continue; formation des enseignants __ CTEQ (1988). B. F.f. Lorsqu’il y a lieu de catégoriser, enseignant permanent (et non enseignant régulier) s’oppose à enseignant au statut précaire ou à enseignant occasionnel. Il faut noter également qu’occasionnel ne doit pas être employé comme substantif __ id. C. Terme générique. Le terme enseignant,e est un générique qui s’emploie à l’éducation préscolaire, au primaire, au secondaire, au collégial et à l’université. Dans certains contextes, ce terme permet d’éviter l’énumération des noms professeur, tuteur, suppléant, chargé de cours, etc. __ MEQ (2004). D. Famille lexicale : enseignant,e; enseigné,e; enseignement; enseigner __ CTEQ (1988). E. Appellations particulières. Les termes chargé de cours, suppléant, enseignant à la leçon, enseignant itinérant sont autant d’appellations particulières relatives au contrat de travail __ id. F. Rôle de « facilitateur ». VA agent, C. G. Professionnel. VA formation professionnelle, I. H. Fonction générale. L’enseignante ou l’enseignant dispense des activités d’apprentissage et de formation aux élèves __ CEQ-CPNCC (1990). I. Attributions caractéristiques : 1) de préparer et de dispenser des cours dans les limites des programmes autorisés; 2) d’aider l’élève dans l’établissement de son profil de formation en fonction de son plan de carrière et de ses acquis; 3) d’aider l’élève à choisir des modes d’apprentissage et à déterminer le temps à consacrer à chaque programme et de lui signaler les difficultés à résoudre pour atteindre chaque étape; 4) de suivre l’élève dans son cheminement et de s’assurer de la validité de sa démarche d’apprentissage; 5) de superviser et d’évaluer des projets expérimentaux et des stages en milieu de travail; 6) de préparer, d’administrer et de corriger les tests et les examens et de compléter les rapports inhérents à cette fonction; 7) d’assurer l’encadrement nécessaire aux activités d’apprentissage en collaborant aux tâches suivantes : l’accueil et l’inscription des élèves, le dépistage des problèmes qui doivent être référés aux professionnelles ou professionnels de l’aide personnelle, l’organisation et la supervision des activités socioculturelles et, s’il y a lieu, la surveillance des élèves; 8) de veiller à l’équipement utilisé dans le cadre des activités d’apprentissage reliées à son enseignement; 9) de contrôler les retards et les absences de ses élèves; 10) de participer aux réunions en relation avec son travail; 11) de s’acquitter d’autres fonctions qui peuvent normalement être attribuées à du personnel enseignant __ id. J. Facteurs d’influence. L’enseignant, dans sa pratique de l’enseignement, est influencé par un certain nombre de données. Ce sont principalement les caractéristiques socioprofessionnelles, les caractéristiques de la tâche, la satisfaction au travail, le profil de carrière, les caractéristiques du milieu de travail, les fonctions sociales de l’école, la formation, le perfectionnement et l’aide pédagogique, les modifications apportées au système scolaire (MEQ, 1979). De plus, l’enseignant, dans sa tâche quotidienne d’enseignement, réagit avec son être tout entier : son affectivité, son intelligence, son corps, sa situation familiale et sociale. Ainsi, ce qui a été dit sur les facteurs personnels, sociaux et matériels concernant l’élève peut s’appliquer avec les ajustements nécessaires, à l’enseignant. Une différence importante mérite d’être signalée : l’expérience de l’enseignant vis-à-vis tous ces facteurs est plus grande que celle de l’élève, ce qui devrait produire une plus grande maîtrise de l’agir __ MEQ (10.84). K. Caractéristiques socioprofessionnelles. Les principaux éléments des caractéristiques socioprofessionnelles sont : l’ordre d’enseignement (éducation préscolaire, enseignement primaire ou secondaire), la scolarité officiellement reconnue, le nombre d’années d’études, le nombre d’années d’expérience hors de l’enseignement et dans l’enseignement, le nombre d’années d’expérience dans l’école, les diplômes autres qu’en pédagogie, les motifs d’une spécialisation au cours de la formation, etc. __ id. L. Caractéristiques de la tâche. Les composantes objectives des caractéristiques de la tâche sont : le nombre de matières enseignées, le nombre de groupes différents à qui il enseigne, la classe où il assume le plus d’heures, le secteur d’enseignement, le rythme d’apprentissage des élèves, le nombre moyen d’élèves par classe, le nombre d’heures d’enseignement par semaine, le style d’enseignement adopté, la semaine-type de travail (quantum de la tâche et proportion pour préparation, enseignement, évaluation, rencontres, administration, autres), la nature du ou des groupes d’élèves (fort, moyen, faible, hétérogène, homogène), la nature et l’ampleur des mutations, etc. Les composantes subjectives des caractéristiques de la tâche sont : les matières préférées, le style d’enseignement préféré, le rythme d’apprentissage préféré, le statut socioéconomique et le type d’élèves préférés, la taille de l’école préférée, la classe et les cycles préférés, le type de groupe préféré, etc. __ id. M. Satisfaction au travail. Beaucoup d’éléments influencent la satisfaction au travail. Ce sont principalement les conditions matérielles (architecture, locaux, éclairage), les possibilités de promotion, la considération sociale que l’enseignant retire de son travail, l’image de l’enseignant dans le public, la possibilité de perfectionnement, l’autonomie et la liberté d’action, le soutien pédagogique, le degré de responsabilité, le sentiment d’accomplissement, la somme de travail exigée, les relations avec les parents, les relations avec les élèves, les relations avec les collègues, les relations avec la direction, les relations avec la commission scolaire, les relations avec le ministère, les relations avec le personnel non enseignant, les relations avec le syndicat, les relations avec la centrale syndicale, le salaire et les avantages sociaux, la sécurité d’emploi, etc. __ id. N. Profil de carrière. L’enseignant, dans sa pratique pédagogique, est également influencé par les motifs du choix de sa carrière, les motifs du maintien du choix de sa carrière, le nombre de changements dans le niveau, la classe et le rythme d’apprentissage, la matière, l’école, la commission scolaire, l’inscription à des cours de perfectionnement, les projets d’avenir : enseigner, administrer, quitter ou non l’enseignement, l’expérimentation pédagogique, l’ouverture au changement, le militantisme syndical, etc. __ id. O. Caractéristiques du milieu de travail. Les composantes objectives des caractéristiques du milieu de travail sont : la taille de l’école, le milieu socioéconomique de l’école, le degré de polyvalence de l’école secondaire, etc. Les composantes subjectives des caractéristiques du milieu de travail sont : le climat général, la circulation dans l’école, les contraintes (structure, programme, horaire, transport), les conflits, la coopération, la perception et les attentes face à la structure du pouvoir, le changement (rythme, contenu, possibilité d’expérimentation, objectifs, processus d’implantation, polyvalence acquise) ... __ id. P. Fonctions sociales de l’école. Les fonctions sociales de l’école telles la continuation de l’éducation commencée à la maison vis-à-vis de la pensée critique, la remise en cause des idées des parents et des enseignants, le développement intégral de la personne et la préparation à l’emploi, l’école pour tous ou la formation de l’élite, la discipline ou l’expression spontanée, la formation religieuse ou la laïcité, les écoles privées ou les écoles publiques, l’importance attachée à la scolarisation et à la sanction des études influencent l’approche pédagogique de l’enseignant __ id. Q. Formation, perfectionnement et aide pédagogique. La perception de l’adéquation entre la formation et le perfectionnement reçus par rapport :
marque les interventions de l’enseignant __ id. R. Système scolaire et ses modifications. Le système scolaire doit s’adapter et tenir compte de l’évolution de la conception de l’éducation, de l’évolution de la technologie, de la décentralisation administrative, des nouvelles mesures préventives, du pouvoir accru des parents et des élèves, des changements dans le rôle des enseignants, du pluralisme socioculturel, de l’équilibre entre les écoles privées et les écoles publiques, des contraintes budgétaires accrues, de l’interdisciplinarité. Tout cela interroge fortement la pratique pédagogique __ id. S. Caractéristiques d’un bon enseignant aux dires des élèves.Est humain :• Il favorise la communication, a des contacts humains avec les élèves, écoute les élèves, salue les élèves, est sociable, sourit, il établit de bons contacts avec les élèves en dehors des cours. • Il respecte les élèves, s’intéresse aux élèves comme personnes... Est compétent : • Il explique bien, il connaît sa matière, il a de bonnes façons d’expliquer, il a un vécu dans sa matière, il est capable de rendre concret et intéressant un cours, il est actif et dynamique dans sa façon d’enseigner. • Il donne des travaux intéressants et variés. Est patient et tenace :• Il veut que les élèves réussissent, il est disponible pour expliquer, il est obstiné. Est de bonne humeur :• Il maintient un climat joyeux dans la classe, il fait de l’humour, il est souriant et authentique. A de la discipline :• Il est capable de maintenir l’ordre, il a une autorité souple. Il est juste :• Il a des attentes claires et peut donner des chances __ BROSSARD, L. (11.85). T. CN : certification des *; corps *; effectif *; effectif * régulier; équipe *; évaluation des *; formation continue des *; formation des *; horaire-*; perfectionnement des *; personnel *; personnel * permanent; pratique *; probation des *; rapport élèves-*. | |
ENSEIGNANT,E À LA LEÇONGest. ens./Péd. (QC). Enseignante ou enseignant dont le contrat d’engagement (...) détermine de façon précise l’enseignement qu’elle ou il accepte de donner aux élèves et le nombre d’heures que cet engagement comporte jusqu’à concurrence du tiers (1/3) du maximum annuel de la tâche éducative d’une enseignante ou d’un enseignant à temps plein __ CEQ-CPNCC (1990). VA enseignant, E; professeur, B. | |
ENSEIGNANT,E À TEMPS PARTIELGest. ens./Péd. (QC). Enseignante ou enseignant dont le contrat d’engagement (...) détermine qu’elle ou il est employé pour une journée scolaire non complète, pour une semaine scolaire non complète ou pour une année scolaire non complète __ CEQ-CPNCC (1990). Temps partiel/plein temps. Cependant, ce contrat peut prévoir que l’enseignante ou l’enseignant travaille à plein temps une année scolaire complète dans le cas de remplacement __ id. | |
ENSEIGNANT,E À TEMPS PLEINGest. ens./Péd. (QC). Enseignante ou enseignant qui, n’étant pas une enseignante ou un enseignant à la leçon ni une enseignante ou un enseignant à temps partiel, a un contrat d’engagement écrit (...) __ CEQ-CPNCC (1990). V enseignant régulier. | |
ENSEIGNÉ,EAdm. scol./Gest. app./Péd. VA enseignant, D. | |
ENSEIGNEMENT1. Adm. scol./Org. scol. Institution, secteur où se déroulent les activités et les interventions précédentes. L’enseignement privé et public; grève de l’enseignement. VA école, L. 2. Adm. scol./Org. scol. Ordre d’études. Enseignement primaire, secondaire, supérieur, universitaire, etc.; enseignement du premier, deuxième ou troisième degré. VA école, L. 3. Cur./Did. Ensemble de cours prescrits dans un programme d’études. Les enseignements en arts et sciences de l’éducation. VA design pédagogique, C. 4. Did./Péd. Ensemble des objectifs faisant l’objet des actes de communication précédents. L’enseignement technique, scientifique, etc. VA idéologie. 5. Doc./Péd. Ensemble des objectifs atteints par le sujet résultant des actes de communication de l’agent. 6. Éduc.Éducation en général. Démocratisation de l’enseignement. VA éducation, O. 7. Éduc. Profession de la personne qui transmet ou suscite de nouvelles acquisitions chez d’autres personnes; métier qui s’apprend et qui peut être défini comme un ensemble de techniques à maîtriser, de savoir-faire à acquérir, tout cela pouvant être programmé sous forme d’objectifs prédéterminés __ COPIE (1979); profession de celui qui enseigne. Entrer/faire carrière dans l’enseignement __ OLF (1998). 8. Péd. Processus de communication en vue de susciter l’apprentissage; ensemble des actes de communication et de prises de décision mis en œuvre intentionnellement par une personne ou un groupede personnes qui interagit en tant qu’agent dans une situation pédagogique. Ensemble des événements planifiés pour initier, activer et supporter l’apprentissage chez l’humain __ GAGNÉ, R. dans BRIEN, R. et PAQUIN, R. (1976). Processus par lequel enseignants et élèves créent et partagent un environnement comprenant un ensemble de valeurs et de croyances qui conditionnent leur perception de la vie __ JOYCE, B. et WEIL, M. (1972). V design pédagogique. TA instruction. 9. Péd. Activités assumées par le personnel enseignant auprès de l’élève dans le but de contribuer à la réalisation des objectifs de l’éducation scolaire tels qu’ils sont définis dans les programmes d’études __ MEQ (1981); activité visant à transmettre des connaissances théoriques ou pratiques, à développer ou à faire acquérir des capacités ou habiletés, ou à développer des aptitudes __ OLF (1998); ensemble d’actions d’assistance, coordonnées par l’agent, dans le but de susciter l’atteinte d’objectifs __ LEGENDRE, R. (1983). V design pédagogique. VA analogie, S et Y. A. Étym. Du latin insignare, signaler, faire reconnaître; dans l’ancien français : signe, avis. B. Nature. Intervention d’une personne sur les activités d’apprentissage d’une autre personne qui se soumet à cette intervention et qui accepte en conséquence une certaine structuration de ses activités d’apprentissage par un enseignant __ BÉGIN, Y. (1973). L’enseignement est à la fois une simulation et une expérimentation __ REBOUL, O. (1980). Dialogue cherchant la compréhension __ BRIEF, J.-C. (1982). C. Enseignement/apprentissage. L’un des deux n’implique pas nécessairement l’autre. Dans un processus éducatif, il doit exister un constant dialogue entre l’enseignement et l’apprentissage. D. Enseignement/éducation. Le terme enseignement, par opposition à éducation, met davantage l’accent sur la transmission des connaissances. L’enseignement peut être considéré ici comme la part de l’éducation qui revient au système scolaire. En ce sens, il est synonyme d’éducation scolaire __ CTEQ (1988). E. Enseignement/instruction. Le terme enseignement est plus général que celui d’instruction, ce dernier se restreignant au domaine cognitif, et plus précisément à l’acquisition des connaissances. Le terme enseignement englobe celui d’instruction et peut concerner tous les domaines du développement humain. F. Complément. Le complément qui suit le terme enseignement (pour désigner la matière enseignée) doit être introduit par la préposition de, non par la préposition en. Ainsi, on dira : l’enseignement du français, de la mathématique, de la physique, et non, dans ce contexte, l’enseignement en français, en mathématique, en physique __ CTEQ (1988). G. Points de vue. On peut envisager l’enseignement de différents points de vue, soit : le contenu (ex. : enseignement de la grammaire, de la physique, des langues vivantes); la méthode ou les conditions techniques (ex. : enseignement audiovisuel, individuel, magistral, traditionnel; enseignement à distance); l’organisation (ex. : enseignement primaire, secondaire, universitaire, et non enseignement primaire régulier, etc.); le statut juridique (ex. : enseignement catholique, protestant, privé, public) __ id. H. Séquence et composantes. Cinq phases : 1. intention; 2. mise en situation; 3. déroulement; 4. objectivation; 5. réinvestissement __ LAMER, C. et MAURICE, P.-Y., MEQ : DGDP (1984). L’enseignement est un processus complexe qui englobe plusieurs composantes. En voici quelques-unes : une sensibilisation à la présence des préalables d’une leçon; l’habileté à structurer le savoir de façon experte; la capacité d’énoncer des objectifs spécifiques d’apprentissage; la connaissance étendue des forces et faiblesses de ses élèves __ FLEURY, M. et GARCEAU, A. (1989).
I. Techniques. V technique d’enseignement. 1. présentation 1.1 exposé magistral ou formel 1.2 exposé informel 1.3 exposé multimédia 1.4 démonstration 2. discussion 2.1 séminaire ou groupe de discussion 2.2 plénière 3. participation 3.1 atelier ou travail d’équipe 3.2 remue-méninges 3.3 étude de problèmes 4. simulation 4.1 jeu de rôle(s) J. Qualité de l’enseignement. Réduite à ses éléments essentiels, la qualité de l’enseignement, (...) concerne les indications, ou directives fournies à l’élève, la participation (implicite ou explicite) de l’élève à l’activité d’apprentissage, et le renforcement que l’élève obtient en cours de processus.Comme une grande partie de l’enseignement se fait collectivement et comporte des erreurs et des difficultés, un système de rétroaction (feedback) et de correction doit aussi être inclus dans la qualité de l’enseignement __ BLOOM, B. S. (1979). K. CN : acte d’*; adaptation de l’*; adjoint à l’*; approche de l’*; assistant à l’*; auxiliaire d’*; besoin d’*; brevet d’*; carte des *; centre d’* secondaire; champ d’*; charge d’*; chargé d’*; collège d’* général et professionnel; collège d’* technique; commission d’homologation des diplômes et certificats de l’* secondaire; commission de concertation et de perfectionnement de l’* secondaire; conseil de l’* pluraliste; conseil de l’* technique et professionnel; cycle d’*; démocratisation de l’*; éducation relative à l’* de l’écologie; élaboration des programmes d’*; établissement d’*; établissement d’* collégial/privé/public/traditionnel; établissement public local d’*; évaluation de l’*; extension de l’*; fonctionnaire de l’*; gestion de l’*; heure d’*; individualisation de l’*; intégration des *; langue d’*; liberté d’*; logiciel d’*; lycée d’* général et technologique; lycée d’* professionnel; massification de l’*; matériel d’*; matériel d’* et d’apprentissage; matière d’un *; méthodes d’* et d’acquisition de connaissances; méthodologie de l’*; micro*; modèle d’*; module d’* collégial/individualisé; monitorat d’initiation à l’* supérieur; moyen(s) d’*; niveau d’*; objectif d’*; objectif de situation d’*; ordre d’*; ordre d’* primaire; organisation de l’*; organisme d’*; outil d’*; personnalisation de l’*; pratique d’*; professeur d’* professionnel/technique; programme d’*; programme d’* des langues d’origine/général/professionnel; qualité de l’*; reconnaissance d’aptitude à l’*; régime d’* en alternance; relation d’*; secteur de l’*; séquence d’*; services d’*; services d’* à domicile ou en milieu hospitalier; site d’* collégial; situation d’*; soutien à l’*; stratégie d’*; style d’*; système d’*; système d’* formel; système d’* multimédia; système d’* personnalisé; taxonomie des habiletés en * industriel; technique d’*; technologie de l’*; télé-*; théorie de l’*; tronc commun d’*; typologie des styles d’*; unité d’* et d’apprentissage; unité d’* programmé; université d’* à distance; vice-président à l’* et à la recherche; vice-recteur à l’* et à la recherche. | |
ENSEIGNEMENT À DISTANCEPéd. Type d’enseignement et d’apprentissage qui conjugue différents médias (correspondance, radio, télévision, ou autres) et qui n’exige que peu ou pas de présence physique de l’étudiant à l’institution qui offre le programme d’études __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. éducation/formation à distance. Belgique. Depuis 1982, ce type d’enseignement a été transféré à la Communauté française et, le 18 décembre 1984, un décret a organisé l’enseignement à distance de la Communauté française. Cet enseignement est adapté au niveau de l’élève et prépare aux examens des jurys de la Communauté française pour l’obtention d’un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur ou de l’enseignement secondaire supérieur. La réussite à l’un de ces examens permet de reprendre l’enseignement oral, tant au niveau de l’enseignement secondaire qu’à celui de l’enseignement supérieur. L’enseignement à distance prépare également aux concours et examens de recrutement et d’avancement du personnel de différents niveaux dans la fonction publique. Le décret du 18 décembre 1984 permet la mise au point de cours assurant la formation continuée des enseignants de l’enseignement de plein exercice et de promotion sociale __ MERF (Belg.) (1990). | |
ENSEIGNEMENT À DOMICILEDid./Péd. V services d’enseignement à domicile ou en milieu hospitalier. | |
ENSEIGNEMENT À HORAIRE RÉDUIT (EHR)Cur./Form. prof./Gest. ens./Org. scol. (Belg.). Enseignement qui comporte une part consacrée à la formation générale et une part consacrée à la préparation à l’exercice d’une profession __ MERF (Belg.) (1990). Organisation. Il est organisé au niveau de l’enseignement secondaire professionnel inférieur et supérieur dans 40 centres. Au terme de chaque année, l’élève reçoit une attestation mentionnant les capacités acquises. S’il réussit une épreuve de qualification, il reçoit un certificat de qualification équivalent à celui délivré dans l’enseignement professionnel de plein exercice. Après avoir satisfait à l’obligation scolaire à temps plein, un jeune peut donc : soit poursuivre des études dans l’enseignement secondaire à temps plein; soit choisir l’enseignement secondaire à horaire réduit, au niveau de l’enseignement professionnel secondaire inférieur ou supérieur. Des efforts sont menés pour compléter les 15 périodes consacrées à cet enseignement, soit par un contrat d’apprentissage industriel, soit par un contrat de stage partiel, soit par tout autre contrat reconnu par la réglementation; soit suivre l’une des formations reconnues par l’Exécutif comme répondant aux exigences de l’obligation scolaire à temps partiel et comportant 240 périodes par année pour le jeune âgé de 16 ans et 360 périodes par année pour le jeune âgé de 15 ans __ id. | |
ENSEIGNEMENT À SUPPORT TÉLÉVISUELTechno. éduc. Enseignement fondé sur les programmes télévisuels __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). | |
ENSEIGNEMENT ACADÉMIQUEAdm. scol./Cur./Did./Éduc./Org. scol./Péd. F.f. Dire plutôt enseignement général __ CTEQ (1988). | |
ENSEIGNEMENT ALTERNÉForm. prof. Syn. éducation concertée; éducation en alternance;enseignement en alternance; formation alternée; formation en alternance. | |
ENSEIGNEMENT ARTISTIQUEDid. V taxonomie de B. G. WILSON. | |
ENSEIGNEMENT ASSISTÉ PAR ORDINATEURÉdum. Ensemble des savoirs, des activités et des méthodes d’utilisation interactive de l’ordinateur comme agent pédagogique. Syn. enseignement automatisé. V APO;didacticiel. EA apprentissage assisté par ordinateur. A. Abrév. : EAO. B. CAAI : Computer Assisted Audiovisual Instruction; enseignement audiovisuel assisté par ordinateur. C. CAI (É-U.) : Computer Assisted Instruction; EAO avec accent sur l’utilisation de tutoriel. D. CAL (U.K.) : Computer Assisted Learning; équivalent britannique usuel de l’EAO; apprentissage assisté par ordinateur. E. CALL (U.K.) : Computer Assisted Language Learning; EAO spécialisé dans l’apprentissage des langues. F. CAT (É.-U.) : Computer Assisted Training; CAI en éducation des adultes et en formation continue. G. CATTS (É.-U.) : Computer Assisted Teachers Training Systems; EAO servant à la formation des enseignants et des éducateurs. H. CAV : Computer Assisted Video; vidéo assistée par ordinateur. I. CBE (É.-U.) : Computer-Based Education; idem à CAT. J. CBI : Computer-Based Instruction. K. CBIM (É.-U.) : Computer-Based Instructional Management; la gestion de classe et l’évaluation à l’aide de l’ordinateur. L. CBT (É.-U.) : Computer Based Training; idem à CAT. M. CIT : Computer Illustrated Teaching; enseignement illustré par ordinateur. N. CMI (É.-U.) : Computer Managed Instruction; idem à CBIM; enseignement géré par ordinateur. O. CML : Computer Managed Learning. P. CVAT : Computer and Video Assisted Teaching; enseignement assisté par vidéodisque et ordinateur. Q. ICAI : Intelligent Computer-Aided Instruction; enseignement intelligemment assisté par ordinateur. R. TAT : Telesoftware Assisted Teaching; enseignement assisté par télématique. S. Modèles : 1. tutoriel; 2. exercice répété; 3. simulation. | |
ENSEIGNEMENT AUDIOVISUELPéd./Techno. éduc. Enseignement dispensé à l’aide d’un matériel dont l’utilisation remplace ou complète les explications de l’enseignant : tourne-disque, magnétophone, bandes vidéo, magnétoscope, lecteur de disques, projecteur de diapositives ou de films, poste de radio, téléviseur, système de sonorisation, laboratoire de langues, etc. Syn. pédagogie audiovisuelle. | |
ENSEIGNEMENT AUTODIRIGÉPéd. Relation d’enseignement dans laquelle l’apprenant effectue le choix des objectifs et/ou des méthodes. Continuum. Il peut exister divers degrés d’enseignement autodirigé qui permettent plus ou moins de latitude à l’apprenant, le degré de dirigisme devant être inversement proportionnel au développement de l’autonomie chez le sujet. | |
ENSEIGNEMENT AUTOMATISÉ1. Édum. Méthode pédagogique qui utilise les possibilités de l’ordinateur pour l’enseignement; type d’enseignement programmé où un appareil (machine automatique) remplace l’enseignant; partie de l’enseignement séquentiel, réalisée à l’aide de machines automatiques. Syn. enseignement assisté par ordinateur. V APO; didacticiel. EA apprentissage assisté par ordinateur. 2. Techno. éduc. Enseignement réalisé à l’aide de techniques automatiques de présentation et d’enregistrement des réponses __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). | |
ENSEIGNEMENT BILINGUEEns. lang./Péd. Régime pédagogique caractérisé par l’alternance de deux langues dans l’enseignement-apprentissage des matières scolaires. VA régime pédagogique, F. | |
ENSEIGNEMENT CATHOLIQUEAdm. scol./Lég. scol./Org. scol. VA enseignement, G. | |
ENSEIGNEMENT CÉGÉPIENOrg. scol./Péd. F.f. Dire plutôt enseignement collégial. VA cégépien, A;collégial, B. | |
ENSEIGNEMENT COLLECTIFPéd. Approche pédagogique usuelle dans laquelle l’ensemble des sujets, sans égard à leurs différences individuelles (styles, préalables, rythmes, etc.), cheminent d’une façon similaire au sein d’un programme d’études; enseignement orienté vers les attributs communs entre les sujets et qui met l’accent sur le rôle de l’enseignant perçu comme l’agent principal de la transmission du savoir et du développement d’habiletés chez le sujet. Ce serait dans la dimension collective de l’enseignement, (selon BLOOM, 1976), qu’il faudrait chercher la cause principale de l’aliénation profonde qu’engendrent les systèmes scolaires dans le cœur et dans l’esprit de la majorité des étudiants __ BÉGIN, Y. (1978). Syn.enseignement de masse; massification de l’enseignement.Ant. enseignement individualisé/individuel/personnalisé. TA leçon. Réseau notionnel. VA enseignement individualisé. | |
ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL1. Diagn./Did./Doc./Péd. VA motivation, L5 à L5.4. 2. Gest. ens./Org. scol. (Gén.). Enseignement dispensé dans un cégep, un collège ou un lycée. VA collégial, A; cours d’appoint, C; établissement, F. 3. Gest. ens./Org. scol. (Spéc.). Enseignement assumé par une équipe d’enseignants qui en partagent la direction. A. Principaux facteurs associés à la réussite des apprentissages ou à l’abandon scolaire au collégial tels qu’identifiés par la recherche québécoise __ ROY, D. (1991).
B. Qualité des apprentissages. Les résultats provenant des méta-analyses, des revues et des synthèses de recherches, montrent qu’il existe quatre grandes dimensions du processus d’enseignement à partir desquelles un enseignant peut exercer une influence sur l’amélioration de la qualité des apprentissages au collégial. Ces dimensions sont la formation qui précise les différentes connaissances préalables à l’enseignement, la planification, l’intervention et l’évaluation qui regroupent les principaux actes professionnels d’enseignement __ ROY, D. (1991). C. Connaissances de la dimension formation : nécessité de bien connaître le contenu du champ disciplinaire, les principaux éléments de l’intervention, de la gestion et de l’évaluation pédagogiques, et les caractéristiques des élèves __ id. D. Actes professionnels d’enseignement de la dimension planification. Les résultats obtenus informent peu sur les actes de planification efficaces et reflètent davantage la façon dont les enseignants se représentent la planification. Néanmoins, les résultats des recherches empiriques sur les variables relatives aux dimensions intervention et évaluation confirment non seulement l’importance de la planification, mais les objets sur lesquels doivent porter la préparation et les prises de décisions de l’enseignant __ id. E. Actes professionnels d’enseignement de la dimension intervention. Actes professionnels d’enseignement conduisant à une performance positive des élèves : la motivation et l’enthousiasme des enseignants comme les plus importantes formes d’influence sur la motivation à apprendre des élèves et sur leur engagement dans les activités d’apprentissage. De plus, (...) les attitudes et les croyances de l’enseignant concernant la capacité de réussite des élèves sont déterminantes dans l’influence qu’il exerce sur l’amélioration de la qualité des apprentissages. (...) Les principaux actes professionnels d’enseignement relatifs à la quantité des interventions et conduisant à une performance positive des élèves sont : • allouer la plus grande partie du cours à des activités reliées à des objectifs d’apprentissage spécifiques; • organiser et superviser la classe de façon à ce que les élèves passent la plus grande partie du temps disponible, engagés dans des activités d’apprentissage; • s’assurer que les élèves progressent continuellement dans leurs apprentissages en procédant par étapes successives et en proposant des tâches d’apprentissage qui leur permettent d’anticiper la réussite; • questionner les élèves fréquemment pour vérifier leur compréhension; • privilégier, en classe, les exercices collectifs guidés plutôt que les travaux individuels. Les principaux actes professionnels d’enseignement relatifs à la qualité des interventions et identifiés par la recherche sont : • présenter un contenu organisé et structuré, accompagné d’exemples et d’analogies, selon une séquence logique, dans un langage clair et précis, de façon à ce que les élèves puissent organiser les nouvelles connaissances et les intégrer à leurs apprentissages antérieurs; • poser des questions claires, d’un niveau de difficulté approprié afin que tous les élèves comprennent et soient susceptibles d’y répondre adéquatement; • allouer suffisamment de temps aux élèves pour réfléchir aux questions posées et pour formuler une réponse; • fournir une rétroaction spécifique et immédiate aux réponses des élèves; • assigner des exercices collectifs guidés jusqu’à ce que les élèves aient démontré une maîtrise suffisante pour effectuer des travaux individuels; • donner des exemples et aider les élèves pendant les exercices collectifs; • fournir une rétroaction à la suite des travaux individuels. (...) Les résultats de recherches montrent également qu’une variété de stratégies, formules et techniques d’enseignement peut favoriser une amélioration de la qualité des apprentissages des élèves (...) Cependant, la recherche ne réussit pas à dégager une stratégie, une formule ou une technique qui permettrait de rejoindre tous les objectifs d’un cours et qui pourrait résoudre l’ensemble des problèmes rencontrés par les enseignants en classe. Compte tenu de la variété des objectifs poursuivis, des contenus disciplinaires variés, des différents types de connaissances et d’habiletés, des caractéristiques des élèves et des contextes de classe distincts, il est peu probable qu’une stratégie, une formule ou une technique d’enseignement donnée soit adéquate à toutes les situations pédagogiques. Nonobstant le système d’enseignement personnalisé et la pédagogie de la réussite où les résultats de recherches démontrent sans équivoque un effet significatif sur la performance des élèves, on ne peut conclure à la supériorité d’une stratégie, d’une formule ou d’une technique d’enseignement. Les résultats de recherches montrent plutôt que seul un répertoire varié de stratégies, de formules et de techniques d’enseignement permettrait aux enseignants d’intervenir de façon plus appropriée aux différentes situations pédagogiques et ainsi maximiser leur influence sur l’amélioration de la qualité des apprentissages __ id. F. Actes professionnels d’enseignement de la dimension évaluation. Les pratiques évaluatives des enseignants ont un effet sur la performance des élèves. D’une part, la recherche fait ressortir l’importance de l’évaluation formative et plus particulièrement la nécessité d’une rétroaction fréquente, spécifique et prescriptive pour favoriser l’amélioration des apprentissages. (...) D’autre part, les résultats de recherches indiquent que les pratiques d’évaluation sommative, notamment le niveau cognitif des questions et les types de tests, doivent être toujours en concordance avec les objectifs à atteindre, les activités d’apprentissage réalisées, et la nature des connaissances à acquérir et des habiletés à développer __ id. G. CN : établissement d’*; module d’*; site d’*. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
ENSEIGNEMENT COMBINÉ AVEC L'EMPLOICur./Did./Form. prof./Péd. Programmes d’enseignement technique et professionnel dispensés par des institutions où l’emploi du temps est agencé de manière telle qu’ils puissent être combinés avec des prestations, rémunérées ou non, dans une entreprise __ UNESCO (1978). Syn. programme de coopération avec les entreprises; régime d’enseignement en alternance. EA enseignement complémentaire/par alternance. Nature. Ces programmes, qui permettent d’acquérir une expérience pratique dans la spécialité professionnelle choisie, sont généralement organisés et administrés par les institutions d’enseignement en accord avec certaines entreprises __ id. | |
ENSEIGNEMENT COMPLÉMENTAIRECur./Did./Form. prof./Péd. Enseignement des sciences, de la technologie, des mathématiques et d’autres matières (ex. : supplément d’enseignement général) en vue d’accélérer le développement des capacités professionnelles et l’adaptation au milieu de travail __ CIIRFP (1971). EA enseignement combiné avec l’emploi. | |
ENSEIGNEMENT CONCEPTUELPéd. Enseignement visant la formation des concepts par l’entraînement à la généralisation et à l’abstraction __ UNESCO (1976). | |
ENSEIGNEMENT CONFESSIONNELAdm. scol./Org. scol./Péd. Enseignement qui respecte les préceptes d’une croyance religieuse. Syn. enseignement dénominationnel. Ant.enseignement non confessionnel. | |
ENSEIGNEMENT CONVENTIONNELPéd. Type d’enseignementscolaire et universitaire dispensé par l’intermédiaire d’institutions (d’État ou privées), régi par des normes officielles et visant la satisfaction des besoins éducatifs de la majorité de la population dans un pays donné __ BIE-UNESCO (1976). | |
ENSEIGNEMENT COOPÉRATIF1. Did./Péd. V apprentissage coopératif. 2. Form. prof. VA cours alterné. EA formation en alternance. | |
ENSEIGNEMENT CORRECTIFPéd. Processus qui favorise chez l’élève, par des méthodes et des techniques appropriées, le réapprentissage de connaissances non acquises alors que normalement ces connaissances devraient être déjà assimilées __ RUEL, P. H. (s. d.). EA pédagogie corrective; procédure de remédiation; stratégie corrective. Pédagogie de la réussite. L’enseignement correctif fait partie des stratégies d’enseignement liées à la pédagogie de la réussite pour permettre d’atteindre avec succès les objectifs prédéterminés __ PAGE, G. T. et al. (1977). | |
ENSEIGNEMENT COUPLÉDid./Péd. Syn. enseignement en équipe/par équipe. | |
ENSEIGNEMENT CURATIFPéd. Enseignement dont le but est, soit de vaincre ou d’amenuiser des entraves pédagogiques chez le sujet, soit de remédier à ses difficultés ou à ses troubles d’apprentissage. EA enseignement de rattrapage/spécial. | |
ENSEIGNEMENT DE BASECur./Did./Péd. Enseignement destiné à inculquer aussi bien des connaissances élémentaires (comme l’alphabétisation et le calcul) qu’une formation ouverte aux qualifications et aux responsabilités de la vie sociale et collective __ BIT (1987). EA éducation/formation de base. | |
ENSEIGNEMENT DE CULTURE PERSONNELLECur./Lég. scol./Péd. Tout enseignement autre que l’enseignement professionnel général ou l’enseignement pour l’enfance inadaptée au sens de la présente loi __ Loi sur l’enseignement privé, Québec (1968). | |
ENSEIGNEMENT DE L'ADMINISTRATION DE L’ÉDUCATIONAdm. scol. VA administration de l’éducation, D. | |
ENSEIGNEMENT DE L'ÉCOLOGIEDid./Péd. Enseignement qui vise à favoriser le développement de connaissances, d’habiletés et d’attitudes relatives à un champ de savoir spécifique : celui de l’interrelation des êtres vivants entre eux et avec leur milieu __ SAUVÉ, L. (1992). VA éducation relative à l’environnement, K. A. Abrév. : EC. B. EC/ERE. L’acquisition des concepts écologiques de base et le développement d’habiletés et d’attitudes liées à la démarche scientifique d’investigation des réalités écosystémiques sont certes parmi les objectifs de l’ERE. Par ailleurs, l’enseignement de l’écologie est de nature à développer la conscience écologique. Mais la démarche d’ERE va beaucoup plus loin : elle implique également l’enseignement de nombreux éléments relevant, entre autres, des sciences sociales, de la philosophie et de la formation morale. Elle vise l’acquisition d’un savoir et d’un vouloir agir en faveur de l’environnement __ id.
Source : SAUVÉ, L. (1992) C. CN : éducation relative à l’*. | |
ENSEIGNEMENT DE L'ÉCRITUREEns. lang. V apprentissage de l’écriture. | |
ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE ET DE LA GÉOGRAPHIECur./Did. sc. hum./Péd. (Fr.). Enseignement qui fournit à l’élève les repères historiques et géographiques le conduisant, par transitions mesurées, à une compréhension organisée du monde et de la société __ MEN (1991). Objet (Fr.). La connaissance de l’héritage historique, l’assimilation du patrimoine politique et culturel de la France, la découverte des richesses du peuple et du pays sont indispensables à la formation du citoyen français. L’histoire et la géographie participent à l’apparition chez l’élève de la conscience nationale; il peut ainsi apprécier l’apport des autres cultures, qu’il découvre par l’étude, le voyage ou la fréquentation des communautés immigrées. Sciences humaines et sociales, l’histoire et la géographie initient les élèves à un mode particulier de rigueur et d’explication de la réalité; elles leur apprennent des méthodes spécifiques d’organisation, d’interprétation et de comparaison des connaissances __ id. | |
ENSEIGNEMENT DE L'ORALEns. lang. Partie de l’enseignement d’une langue dans laquelle la communication verbale est un objet d’enseignement à part entière et dans laquelle les spécificités de la parole sont enseignées de façon explicite. A. Langue maternelle. Enseignement longtemps laissé de côté au profit d’une pédagogie centrée sur le code écrit. Pour une pédagogie centrée sur l’utilisation du code oral, les variétés d’usage (registres de langues, variations régionales, etc.) sont jugées plus acceptables en fonction des circonstances de la situation d’énonciation. Cette pédagogie donne lieu à des tentatives, de plus en plus répandues, pour faire prendre conscience aux élèves des différences entre le code oral et le code écrit par une réflexion sur les règles de la langue orale. B. Langue seconde. Enseignement longtemps négligé, particulièrement dans les méthodes grammaire-traduction. Outre les méthodes directes, on s’est concentré longtemps sur des exercices de discrimination auditive, avec des séances en laboratoire afin de vérifier systématiquement la prononciation et les schémas intonatifs des élèves. Parfois, il existait en parallèle des classes de conversation où il fallait « faire parler » les élèves. Ces classes de conversation étaient surtout organisées autour de thèmes. L’acquisition du vocabulaire constituait donc un des objectifs principaux. Les activités proposées et pratiquées dans ces classes pouvaient varier de la discussion au débat (pour ou contre), en passant par des saynètes (dialogues imités ou appris par cœur). Selon l’approche dite communicative, l’enseignement de l’oral vise à développer les habiletés à réaliser des actes de parole et des fonctions langagières, tout comme en langue maternelle. Les activités auxquelles on a recours sont la mise en situation, les jeux de rôles, les simulations, les résolutions de problèmes, etc. Les activités visent à mettre l’accent sur l’adaptation des formes linguistiques à la situation de communication, sur la négociation du sens, sur les intentions de communication du locuteur. En bref, elles cherchent à conduire à une véritable (authentique) communication. La compréhension n’est pas négligée : on lui accorde une grande importance dans certaines méthodes (méthode par le mouvement, méthode naturelle, et plus récemment dans les méthodes axées sur la compréhension). V approche didactique en langues. C. Démarche pédagogique (QC). Le modèle didactique de Lizanne LAFONTAINE (2001) sur la production orale en classe de français langue maternelle au secondaire propose une démarche pédagogique qui permet un enseignement explicite de l’oral. L’enseignant présente d’abord un projet de communication, présentant une intention et une situation de communication, dans lequel ses élèves sont amenés à réaliser des apprentissages en lien avec la communication orale. Ensuite, l’enseignant planifie la situation de communication en tenant compte de divers aspects : l’intégration des pratiques liées à l’enseignement du français (lecture, écriture, oral), l’intérêt des thèmes présentés aux élèves (signifiants ou non pour les apprenants), la prise en compte des intérêts des élèves (travail en équipe, jeu de rôles, etc.) et la prise en compte de l’auditoire (à qui s’adresse la communication). Arrivent enfin les activités d’oral planifiées et intégrées où les élèves sont placés en situations pédagogiques. Ils sont appelés à effectuer une première production à partir de leurs connaissances antérieures. Le but de cette production initiale est que les élèves conscientisent leurs forces, mais aussi ce qu’ils ont à apprendre. Ils établissent alors un état de leurs connaissances. Cela permet de fixer les objectifs d’apprentissage à développer au cours de la séquence d’enseignement. Pour les atteindre, l’enseignant développe et fait réaliser à ses élèves des ateliers formatifs. Ce modèle en propose cinq : la modélisation totale par l’enseignant et parfois l’élève, l’apprentissage des rôles à jouer, les apprentissages liés aux types de pratiques, l’apprentissage de faits de langue et l’apprentissage des techniques d’écoute. Pour terminer, les élèves mettent en application leurs acquis pendant une évaluation sommative généralement précédée d’une évaluation formative. VA production orale. Modèle didactique de la production orale en classe de français langue maternelle au secondaire __ LAFONTAINE, L. (2001)
D. Compréhension/production orale.Étant donné que la communication orale repose en partie sur l’interaction entre le locuteur et l’auditeur, l’enseignant doit tenir compte autant de la compréhension orale, l’écoute, que de la production orale, la prise de parole, lors de son enseignement. E. Objet/médium d’enseignement. Pour qu’il y ait un réel apprentissage de l’oral, il faut que l’oral soit utilisé comme un objet d’enseignement, c’est-à-dire que l’enseignant met en place une démarche pédagogique, un projet de communication, qui vise l’atteinte d’objectifs d’apprentissage. Par exemple, pour enseigner le débat, l’enseignant prépare et enseigne divers ateliers portant sur les rôles des participants, sur la réfutation et sur les éléments prosodiques. Sinon, l’oral est considéré comme un médium d’enseignement, c’est-à-dire que l’enseignant s’en sert comme passerelle pour l’enseignement des autres volets du français, qu’il planifie des activités prévues dans les programmes sans faire d’enseignement proprement dit ou qu’il fait de l’oral par le biais de discussions informelles ou d’interactions spontanées. VA C. F. Problématique de l’évaluation. L’évaluation de l’oral est une des difficultés rencontrées chez les enseignants lorsque vient le moment d’aborder son enseignement en classe. Claudine GARCIA-DEBANC (1999) avance dix raisons pour lesquelles l’évaluation de l’oral pose problème : 1) la pratique de l’oral est transversale à toutes les disciplines et à toutes les situations, de sorte que sont difficilement isolables des objets d’enseignement susceptibles d’être travaillés; 2) l’oral est difficile à observer et complexe à analyser parce que les paramètres qui interviennent dans l’interprétation d’un énoncé sont nombreux et concomitants; 3) l’oral implique l’ensemble de la personne, d’où un sentiment parfois d’insécurité, de sorte que les aspects psychologiques et affectifs sont parfois décisifs, plus encore que pour les productions écrites; 4) l’oral est profondément marqué par les pratiques sociales de référence, qui relèvent essentiellement de variations culturelles, ce qui peut influencer le jugement posé par l’enseignant; 5) l’oral ne laisse pas de trace et nécessite pour son étude des enregistrements techniquement exigeants, ce qui implique que les productions orales ne peuvent être sérieusement analysées que si l’on peut les réécouter plusieurs fois; 6) l’évaluation de l’oral nécessite beaucoup de temps, à la fois du temps de classe pour les prestations des élèves et du temps de travail personnel pour l’enseignant pour la réécoute possible des prestations; 7) l’évaluation de l’oral suppose un détour par l’écrit par le biais de transcriptions pour une meilleure compréhension des dimensions syntaxique et sémantique de l’oral, ce qui nécessite une meilleure connaissance de l’oral chez les enseignants; 8) l’oral est souvent mal connu, son fonctionnement spécifique ignoré, ce qui explique que l’on juge de la qualité de l’oral à l’aune de l’écrit; 9) les indicateurs de maîtrise de l’oral ne sont pas clairement synthétisés, alors que des repères sur la construction progressive des compétences existent pour l’écrit; 10) il existe jusqu’ici peu de matériel pédagogique pour enseigner l’oral et les recherches didactiques sur l’oral se sont développées plus récemment que celles sur l’écrit __ GARCIA-DEBANC, C. (11.99). | |
ENSEIGNEMENT DE LA LECTUREEns. lang./Ens. L2. VA approche neurolinguistique, A3, C3 et D2; lecture, D et E. | |
ENSEIGNEMENT DE LA SCIENCE DE L’ENVIRONNEMENTERE/Péd. Enseignement qui veut favoriser l’acquisition de connaissances et d’habiletés relatives aux réalités et aux problèmes concernant la relation des êtres vivants, en particulier de l’Homme, avec le milieu environnant __ SAUVÉ, L. (1992). VA éducation relative à l’environnement, M. | |
ENSEIGNEMENT DE MASSECur./Org. scol./Péd. Enseignement conçu et réalisé pour le plus grand nombre d’élèves. Syn. enseignement collectif; massification de l’enseignement. Ant. enseignement individualisé/individuel/personnalisé. EAéducation de masse; système de monitorat. | |
ENSEIGNEMENT DE PROMOTION SOCIALECur./Gest. ens./Org. scol. (Belg.). Enseignement donné selon des horaires réduits par rapport à ceux de l’enseignement à temps plein ou de plein exercice __ MERF (Belg.) (1990). VA système scolaire, E. A. Population cible. Les étudiants de l’enseignement de promotion sociale sont : soit des personnes au travail ou demandeurs d’emploi, ayant une qualification professionnelle et recherchant un perfectionnement, une spécialisation, une mise à jour (recyclage) ou une formation en vue d’une reconversion professionnelle; soit des personnes, qualifiées professionnellement ou non, souhaitant acquérir des savoirs et savoir-faire dans le but d’épanouissement personnel, c’est-à-dire sans rechercher nécessairement une utilisation professionnelle immédiate; soit des personnes désirant acquérir les préalables d’une formation; soit des personnes sans emploi, voulant au moins maintenir leur qualification professionnelle et leurs compétences individuelles __ id. B. Organisation. L’enseignement de promotion sociale s’organise : au niveau secondaire des enseignements général, technique, professionnel et artistique; au niveau supérieur dans les différents enseignements de type court; au niveau secondaire de l’enseignement spécial. À chaque niveau d’enseignement existent : des formations longues, qui comportent la plupart du temps plusieurs années d’études dont l’accès est conditionné par des dispositions réglementaires et qui débouchent sur la délivrance d’un titre (brevet ou diplôme); des formations courtes, soit autonomes, soit détachées des formations longues, d’une durée variable mais ne dépassant pas une année, accessibles sur vérification de la maîtrise des préalables, et qui débouchent sur la délivrance d’une attestation de réussite __ id. C. Psychologie. L’enseignement de promotion sociale pratique une psychologie spécifique caractérisée par : son adaptabilité à l’expérience et aux acquis antérieurs de l’étudiant; son appel à la participation par l’exploitation de l’apport de chacun; son attachement au concret par la reproduction des situations de travail; son souci d’assurer la réussite par apprentissages successifs; sa fonctionnalité par la coordination des techniques enseignées et des techniques utilisées __ id. | |
ENSEIGNEMENT DE RATTRAPAGEForm. prof./Péd. Méthodes spécifiques d’enseignement utilisées pour combler divers types de retard dans les études __ EUDISED (1973). Méthodes éducatives particulières destinées à surmonter les problèmes que rencontrent les étudiants ou les stagiaires en difficulté et à aider ceux dont le rythme d’acquisition des connaissances est plus lent, à rattraper leur retard __ BIT (1987). | |
ENSEIGNEMENT DÉNOMINATIONNELAdm. scol./Org. scol./Péd. Syn. enseignement confessionnel. Ant. enseignement non confessionnel. | |
ENSEIGNEMENT DES LANGUESDid./Ling./Péd. Inspiré notamment de la linguistique,domaine d’études didactiques et pédagogiques dont l’objet consiste à déterminer les conditions et les pratiques à préconiser chez un groupe d’élèves pour favoriser au mieux l’apprentissage de l’oral, de la lecture, de l’écriture et des conventions dans une communication propre à un domaine de savoirs et d’activités, à un groupe ou à une société. L’enseignement du vocabulaire de l’Éducation; l’enseignement de l’Espagnol, de l’Italien, du Français, etc. V approche neurolinguistique; enseignement des langues secondes. Nomenclature.
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ENSEIGNEMENT DES LANGUES SECONDESDid./Ling./Péd. Inspiré de disciplines pertinentes comme la linguistique, lapsychologie de l’apprentissage,l’éducation ainsi que la didactique et la pédagogie des langues, son objet porte sur l’enseignement-apprentissage d’une langue seconde (ou étrangère) qui s’ajoute à la langue première (ou maternelle) comme deuxième moyen de communication et d’interaction sociale, tant à l’oral qu’à l’écrit. Pour une personne d’expression maternelle française, sa langue seconde pourrait être l’anglais, ou vice versa. Pour un Chinois, sa langue seconde pourrait être le français, l’anglais ou une autre. V approche neurolinguistique; enseignement des langues. A. L 2 : langue seconde. B. LÉ : langue étrangère. C. Nomenclature.
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ENSEIGNEMENT DES MATHÉMATIQUESCur./Did. maths/Péd. (Fr.). Enseignement qui vise à développer le raisonnement et à cultiver chez l’élève les possibilités d’abstraction __ MEN (1991). Nature (Fr.). Il apporte une exigence de rigueur dans la pensée et de justesse dans l’expression. Il fait acquérir des connaissances et des compétences dans les domaines numérique et géométrique, tout en aidant l’élève à se forger des méthodes de travail. Il stimule l’imagination __ id. | |
ENSEIGNEMENT DES SCIENCES ET TECHNOLOGIECur./Did. sc. ex./Did. techno./Péd. (Fr.). Culture scientifique apportée par l’école organisant les expériences, qui met en forme les problèmes auxquels l’enfant est confronté et permet d’en élaborer de plus complexes __ MEN (1991). A. Objet (Fr.). Cet enseignement a aussi pour objectif de faire acquérir les méthodes propres à la démarche scientifique (observer, analyser, expérimenter, puis représenter) et technologique (concevoir, fabriquer, transformer). Il vise également à développer les qualités correspondantes : objectivité, sens de la preuve et du projet, goût de l’invention. Il donne enfin la dimension historique, sociale, éthique de la science et de la technologie. Fort de ses manipulations et des expériences qui lui sont rapportées ou montrées, l’enfant perçoit les problèmes de responsabilité que pose la transformation des rapports de l’homme et de son milieu (santé, environnement); il comprend la puissance et la valeur du progrès scientifique et technologique. D’une manière générale, cet enseignement rend l’enfant attentif à la façon dont se sont construits les savoirs qu’il découvre dans les sciences, dans les objets et dans les métiers __ id. B. Disciplines (Fr.). Plusieurs disciplines interviennent dans cet enseignement. L’astronomie situe l’enfant dans l’univers; la physique, la chimie et la géologie lui font découvrir les propriétés et les phénomènes du monde naturel; la biologie lui fait comprendre comment sont constitués les êtres vivants, et comment ils se développent dans leur milieu. La technologie, enfin, fait accéder l’enfant au monde construit par l’homme; elle lui inspire la volonté d’entreprendre et de participer au progrès de l’humanité __ id. | |
ENSEIGNEMENT DOGMATIQUEPéd. VA traditionalisme, C. | |
ENSEIGNEMENT DU PREMIER DEGRÉGest. ens./Org. scol. Syn. enseignement primaire. | |
ENSEIGNEMENT DU SECOND DEGRÉGest. ens./Org. scol. Syn. enseignement secondaire. | |
ENSEIGNEMENT DU TROISIÈME DEGRÉGest. ens./Org. scol. Syn. enseignement supérieur. | |
ENSEIGNEMENT EFFICACEPéd. Enseignement mettant à profit une connaissance approfondie du processus d’apprentissage ainsi que des caractéristiques significatives du sujet et de son environnement. VA motivation, L. | |
ENSEIGNEMENT ÉLÉMENTAIREOrg. scol. F.f. Dire plutôt enseignement primaire. | |
ENSEIGNEMENT EN ALTERNANCE1. Cur./Did./Péd. Programme d’études qui intègre les stages pratiques aux études universitaires ou collégiales selon un horaire permettant aux étudiants d’allier périodes de travail, de formation pratique et d’enseignement. Syn. formation en alternance __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. 2. Form. prof. Type de formation qui fait alterner l’étude théorique et les stages pratiques ou le travail manuel __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). Syn. cours en alternance; éducation concertée; éducation en alternance; enseignement alterné; formation alternée; formation en alternance. Intégration école-milieu. Les partisans de la formation en alternance considèrent qu’ainsi l’école ou l’université ne se coupent pas de la vie économique, sociale et culturelle de la communauté et participent au développement national __ id. | |
ENSEIGNEMENT EN ÉQUIPEDid./Péd. Enseignement dont la préparation, la réalisation et l’évaluation sont effectuées en collaboration par deux enseignants ou plus et qui s’adresse à un groupe unique d’élèves ou à plusieurs groupes fusionnés. Syn.enseignement couplé/par équipe. V communauté d’apprentissage. Avantages. L’enseignement en équipe permet une individualisation plus élevée, une meilleure restructuration, une variation dans les échanges élèves-enseignants. Il peut aussi s’adapter aux différents styles d’apprentissage, permettre l’interdisciplinarité (en réunissant des enseignants spécialisés dans différents domaines), permettre aux enseignants de profiter de l’expérience de leurs confrères et consœurs et, enfin, favoriser une motivation soutenue de la part de ceux-ci. | |
ENSEIGNEMENT EN MILIEU HOSPITALIERDid./Péd. V services d’enseignement à domicile ou en milieu hospitalier. | |
ENSEIGNEMENT EN SITUATIONPéd. Type d’enseignement qui s’appuie sur les acquis, les expériences personnelles et les centres d’intérêt du sujet. | |
ENSEIGNEMENT EXTRAMURALEns. sup. Service d’une université (notamment au Canada et en Suisse, mais pas en France) organisant des cours pour personnes ne postulant pas de grades universitaires __ Comité d’étude des termes techniques français (1972). Syn. enseignement para-universitaire. Particularité. Expression utilisée à l’Université de Genève. En France, un tel enseignement ne dépend pas des universités. À Paris, par exemple, en dehors de « cours du soir » organisés par les écoles de la ville, des cours d’enseignement supérieur sont donnés par le Musée d’Histoire naturelle, le Conservatoire des Arts et Métiers, le Collège de France, etc. __ id. | |
ENSEIGNEMENT FONDAMENTALCur./Gest. ens./Org. scol. (Belg.). Enseignement comprenant les deux premiers niveaux : le niveau maternel et le niveau primaire, et qui s’organise aussi dans l’enseignement spécial __ MERF (Belg.) (1990). | |
ENSEIGNEMENT FORMELDid./Org.scol./Péd. Enseignement directif habituel dans une institution d’éducation qui respecte les visées curriculaires ainsi que les règlements scolaires et les normes administratives. Syn. enseignement ordinaire/régulier. VA approche neurolinguistique, C1. | |
ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL1. Cur./Lég. scol./Péd. Enseignement préélémentaire ou primaire (...), et tout enseignement secondaire ou collégial (...) qui n’a pas pour but immédiat de préparer à l’exercice d’une profession ou d’un métier et qui habilite les élèves à poursuivre des études ultérieures. 2. Cur./Org. scol. Enseignement qui se donne à l’école secondaire ou au cégep et qui n’est pas une formation professionnelle spécialisée : l’enseignement classique traditionnel, la section scientifique de l’enseignement secondaire traditionnel sont des enseignements généraux __ MEQ (1968); enseignement secondaire à caractère scolaire et ne visant aucune spécialisation en vue de l’exercice d’une profession déterminée __ UNESCO (1976); enseignement ayant pour but de développer à la base les facultés de communication et de calcul et de transmettre progressivement des connaissances générales littéraires, mathématiques, scientifiques, historiques, civiques, techniques, sociales et esthétiques __ UNESCO (1978). Qsyn. instruction générale. CN : collège d’* et professionnel; lycée d’* et technologique; programme d’*. | |
ENSEIGNEMENT GÉRÉ PAR ORDINATEURÉdum. Utilisation d’un ordinateur, non pour l’instruction des étudiants, mais pour le traitement des résultats, des fichiers, des programmes, des examens de passage, etc. __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). Enseignement qui s’appuie sur les ressources logistiques d’un ordinateur pour conserver en mémoire les composantes de l’infrastructure pédagogique, diagnostiquer les caractéristiques significatives des élèves, suivre leurs divers cheminements, planifier et prescrire des situations pédagogiques pertinentes, évaluer les apprentissages, colliger les résultats individuels et collectifs, et assurer le contrôle des activités pédagogiques en regard des programmes d’études. VA didacticiel, N.11. A. Abrév. : EGO (CMI). B. Individualisation/personnalisation. L’EGO est nécessaire pour que l’individualisation et la personnalisation des enseignements soient possibles. | |
ENSEIGNEMENT GLOBAL1. Did./Péd. Enseignement dont la structure est telle que les objectifs poursuivis forment un ensemble cohérent. 2. Péd. Enseignement qui préconise la présentation et la perception d’ensemble d’une pluralité de données préalablement à l’analyse des éléments et des relations. V globalisme. EA approche/méthode globale. | |
ENSEIGNEMENT ILLUSTRÉ PAR ORDINATEURÉdum. VA didacticiel, N.21. | |
ENSEIGNEMENT IMMERSIFEns. lang./Péd. V immersion. | |
ENSEIGNEMENT INDIVIDUALISÉPéd. Enseignement conçu en fonction des besoins particuliers des élèves dans une situation pédagogique particulière; enseignement qui vise à ce que la plus grande harmonie existe entre les composantes sujet, objet, agent et milieu d’une situation pédagogique. Ant. enseignement de masse. VA approche ascendante, D; atelier, K; centre d’apprentissage, B; enseignement modulaire, A, E, F et K; enseignement programmé, B, G et Q; tutorat, F et K. TA individualisation. EA éducation individualisée; enseignement individuel/personnalisé; individualisation de l’enseignement; pédagogie de la réussite. Enseignement collectif/individualisé/personnalisé.
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ENSEIGNEMENT INDIVIDUELPéd. Enseignement ou, plus généralement, action éducative dispensé(e) auprès d’un sujet en particulier. EA enseignement individualisé/par un pair; individualisation de l’enseignement. Tutorat. L’enseignement individuel prend généralement la forme d’un tutorat de l’enseignant auprès d’un élève qui présente des difficultés d’apprentissage non résolues par les méthodes pédagogiques usuelles. | |
ENSEIGNEMENT INDUSTRIELDid./Form. prof. Tous les types d’enseignement liés à l’industrie, y compris les arts et métiers, et la préparation aux emplois industriels de tous niveaux __ EUDISED (1973). Syn. formation en industrie. V taxonomie, J/de BALDWIN. CN : taxonomie des habiletés en *. | |
ENSEIGNEMENT INTÉGRÉ1. Did./Péd. Enseignement qui préconise l’interdépendance et l’interpénétration des matières scolaires. C’est à partir d’un thème comme la pomme de terre que l’enseignant développera des notions relatives à la digestion, aux herbacées, aux insecticides, aux zones climatiques, etc. __ GRAVEL, H. (1980).EA approche interdisciplinaire. 2. Did./Péd. Enseignement qui conjugue les aspects théoriques et pratiques d’un objet d’études. | |
ENSEIGNEMENT INTELLIGEMMENT ASSISTÉ PAR ORDINATEURÉdum./Psych. cogn. Discipline née du mariage de l’EAO et de l’IA qui vise à concevoir des systèmes d’EAO experts de la discipline à enseigner, capables de suivre et critiquer les solutions d’un étudiant à l’aide de stratégies tutorielles applicables à plusieurs domaines __ OLF (1997). VA didacticiel, N.29. TA questionnement. A. Abrév. : EIAO (ICAI). B. Rech. Le sigle est aussi celui d’un projet de recherche au Laboratoire de recherche informatique d’Orsay (France) __ PAVEL, S., SEC (1989). C. EIAO/EAO L’EIAO favorise la personnalisation des apprentissages en tenant compte des caractéristiques de l’apprenant ainsi que de ses rétroactions à l’enseignement. | |
ENSEIGNEMENT INTENSIFEns. lang./Péd. (QC). Régime pédagogique de langue seconde qui se caractérise par un enseignement à plein temps de la langue seconde comme telle durant une période qui va de trois à dix mois. Syn.bain linguistique. VA régime pédagogique, F. TA immersion. EA classe d’accueil. A. Formes. Ce régime a deux formes principales : il remplace l’enseignement régulier des matières scolaires, surtout à la fin du primaire, durant une période de trois à cinq mois consécutifs et s’applique surtout à l’anglais pour les écoliers francophones; il s’applique aux classes d’accueil et peut aller jusqu’à dix mois. B. Enseignement intensif/immersion. Alors que l’enseignement intensif porte exclusivement sur l’apprentissage à plein temps de la langue seconde, l’immersion porte sur l’enseignement-apprentissage des matières scolaires dans une langue seconde. | |
ENSEIGNEMENT INTERACTIFPéd. Enseignement qui consiste en un dialogue entre l’enseignant et les étudiants, structuré selon quatre stratégies pour promouvoir des habiletés cognitives (comprendre un texte) et des habiletés métacognitives (superviser et contrôler sa compréhension) __ CARON, J. et al. (1991). A. Stratégies. Les quatre stratégies sont : 1. anticiper (predicting), 2. questionner (question generating), 3. synthétiser (summarizing), et 4. juger (clarifying) __ id. B. Compréhension. Les étudiants développent ainsi l’habileté à comprendre un texte (habileté cognitive) et l’habileté à gérer de façon autonome les activités qui donnent accès à la compréhension du texte (les habiletés métacognitives) __ id. | |
ENSEIGNEMENT MAGISTRALDid./Péd. Enseignement axé principalement sur la transmission verbale de connaissances d’un agent à un, quelques ou plusieurs sujets. Syn. exposé magistral. Ant. pédagogie active. VA cours, E; style cognitif, I. EA enseignement théorique. | |
ENSEIGNEMENT MATERNELCur./Gest. ens./Org. scol. (Belg.). Enseignement qui accueille les enfants de deux ans et demi à six ans, voire exceptionnellement sept ans, et qui tend à stimuler leur maturation de manière à leur permettre d’aborder les apprentissages fondamentaux dès le début de l’enseignement primaire avec chance de succès; première étape du processus d’acquisition par les enfants de comportements sociaux __ MERF (Belg.) (1990). VA système scolaire, E. A. Objectifs généraux. Les objectifs généraux poursuivis par l’enseignement maternel peuvent se résumer comme suit : favoriser un équilibre mental et physique; développer des aptitudes intellectuelles; apprendre à s’exprimer correctement et à communiquer; assurer une progression équilibrée et diversifiée du développement psychomoteur; favoriser l’acquisition d’une certaine autonomie; activer la créativité __ id. B. Organisation. Le plus souvent, le groupement s’organise par tranches d’âge : les enfants de 2 1/2 à 4 ans; les enfants de la tranche d’âge 4 ans; les enfants de la tranche d’âge 5 ans. Dans certaines écoles, on applique par moment ou continuellement le modèle familial ou la répartition verticale, c’est-à-dire que des enfants d’âges différents sont regroupés dans la même classe. C’est normalement le cas dans les régions rurales où la population ne permet généralement pas l’organisation de trois classes __ id. | |
ENSEIGNEMENT MODULAIREDid./Péd. Enseignement planifié et dispensé sous forme de modules.VA audiotutorat, A; enseignement par contrat, E; enseignement par équipe, F; système d’enseignement personnalisé, E. A. Préoccupations pédagogiques : nécessité d’individualiser l’enseignement; nécessité de tenir compte du fait que tous les étudiants ne possèdent pas le même style d’apprentissage; nécessité de présenter le contenu selon un ordre logique et progressif, en s’assurant avant d’aborder une notion que l’étudiant possède les connaissances préalables; nécessité de concevoir les activités d’apprentissage en fonction de la performance attendue de l’étudiant, laquelle doit être définie au préalable sous forme d’objectifs opérationnels; nécessité d’évaluer la performance de l’étudiant en fonction de critères mesurables préétablis et non en fonction de celle de ses pairs __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. B. Sources d’information : le module et le professeur __ id. C. Fréquence et nature des échanges. L’enseignement modulaire suppose avant tout un contact individuel entre l’étudiant et le module puisque ce dernier est produit en vue de l’autotutorat et se veut donc autosuffisant __ id. D. Partage de l’initiative. Une large part d’initiative appartient à l’étudiant dans la mesure où, tout en tenant compte des indications fournies par le matériel pédagogique, il peut effectuer des activités d’apprentissage de manière autonome, choisir ses moments de travail, progresser à son propre rythme, s’autoévaluer, choisir entre différents modules ou différents types d’activités au sein d’un même module et solliciter l’aide du professeur au besoin. L’initiative réservée au professeur est liée à l’élaboration, à la sélection et à la gestion du matériel pédagogique (distribution des documents, administration des tests, aiguillage de chaque étudiant en fonction des résultats des tests) ainsi qu’au rôle de personne-ressource (consultant, guide, expert) quant à l’information et aux processus de travail __ id. E. Individualisation. L’enseignement modulaire est une formule d’enseignement individualisé puisque le module est conçu pour être utilisé individuellement et que son contenu est axé sur l’activité individuelle de l’étudiant. Par ailleurs, dans la mesure où l’on réserve à l’étudiant la possibilité de choisir parmi un certain éventail d’activités, il devient possible d’adapter l’enseignement aux caractéristiques individuelles qui varient grandement d’un étudiant à l’autre. Le degré d’individualisation que permet d’atteindre l’enseignement modulaire croît évidemment avec la diversification des activités offertes et, par conséquent, les limites de cette forme d’enseignement à l’égard du degré d’individualisation possible sont inhérentes au matériel pédagogique disponible et non aux caractéristiques de la formule elle-même __ id. F. Moyens de communication. Il n’y a pas de limites à l’éventail des moyens de communication que l’on peut employer. Si l’on s’en réfère à « l’esprit » de l’enseignement modulaire qui préconise la diversité des activités pour atteindre une plus grande individualisation de l’enseignement, il serait souhaitable d’offrir aux étudiants la possibilité de choisir entre différentes activités faisant appel à une certaine variété de moyens de communication, de manière à répondre le mieux possible aux préférences individuelles __ id. G. Vérification de l’apprentissage. Grâce au post-test, une vérification systématique de la maîtrise des objectifs visés est intégrée au module. Il faut noter que le prétest et le post-test fournissent une véritable évaluation formative dans la mesure où c’est à partir de leurs résultats que l’étudiant est aiguillé vers les activités qui correspondent le mieux à sa situation personnelle. Outre le prétest et le post-test, beaucoup de modules comportent dans la section activités d’apprentissage des tests d’autoévaluation qui permettent à l’étudiant de vérifier ses connaissances en cours de route et de corriger ses erreurs s’il y a lieu; ces tests d’autoévaluation incorporés au cœur du module fournissent également à l’étudiant une évaluation formative régulière __ id. H. Critères d’évaluation de l’apprentissage. L’enseignement modulaire est orienté vers la maîtrise d’objectifs spécifiés au départ, lesquels sont traduits en critères mesurables et précisent le degré de maîtrise escompté. Lorsqu’il a complété les activités prévues par le module, on s’attend à ce que l’étudiant ait atteint l’objectif visé. En conséquence, son évaluation se fait en comparant sa performance aux critères préétablis et non à celle de ses pairs __ id. I. Conditions d’efficacité (a agent) : 1. pertinence du choix de l’approche; 2. nature et qualité du matériel pédagogique __ id. J. Conditions d’efficacité (a sujet) : degré d’autonomie __ id. K. Avantages : 1.permet d’atteindre un très haut niveau d’individualisation de l’enseignement; 2. suppose une participation active de la part de l’étudiant; 3. a le mérite d’intégrer une évaluation formative très fréquente et de l’utiliser pour diriger l’étudiant vers les activités appropriées à ses besoins; 4. est orienté vers la maîtrise d’objectifs préétablis et le degré de maîtrise escompté est précisé à l’aide de critères d’évaluation; 5. permet de viser une gamme très diversifiée d’objectifs pédagogiques; 6. le même matériel pédagogique peut être employé par tous les professeurs enseignant un cours auquel il est approprié; 7. une fois produit, le matériel pédagogique peut être mis à la disposition de tous les intéressés par l’intermédiaire des centres de documentation; 8. peut s’avérer très utile dans le cadre de l’éducation permanente __ id. L. Limites : 1. formule dont les coûts sont élevés; 2. la complexité des exigences de l’enseignement modulaire occasionnerait une gamme de problèmes nouveaux et il faudrait donc prévoir une assez longue période d’adaptation au cours de laquelle se manifesteraient beaucoup de résistances au changement; 3. ne contribue pas à combler chez l’étudiant le besoin d’appartenance à un groupe et ne favorise pas nécessairement le développement de la relation professeur-étudiant; 4. ne favorise pas suffisamment les synthèses et les vues d’ensemble; 5. il n’est pas nécessairement simple, en pratique, de faire en sorte que le choix d’activités d’apprentissage de chaque étudiant soit effectivement le plus judicieux; 6. la qualité théorique que l’on attend du matériel pédagogique élaboré en vue de l’enseignement modulaire est quasi impossible à réaliser en pratique __ id. | |
ENSEIGNEMENT MUTUELPéd. Type d’enseignement intervenant entre élèves d’une même classe et de même niveau __ UNESCO (1976). Syn. enseignement par les élèves. V communauté d’apprentissage. | |
ENSEIGNEMENT MUTUEL INTERNIVEAUXPéd. Enseignement dispensé par des élèves avancés à des élèves plus jeunes __ UNESCO (1976). | |
ENSEIGNEMENT NON CONFESSIONNELAdm. scol./Org. scol./Péd.École, enseignement, système scolaire qui ne se réfère à aucune confession religieuse __ MEQ (1968). Ant. enseignement confessionnel/dénominationnel. = ∑ {école neutre}. | |
ENSEIGNEMENT OBLIGATOIREAdm. scol./Lég. scol. VA obligation scolaire, D. | |
ENSEIGNEMENT ORDINAIREDid./Péd. Composante d’un système d’éducation qui s’adresse à la vaste majorité des élèves d’un système éducatif. Syn.enseignement formel; enseignement régulier. Ant. adaptation scolaire; formation continue. | |
ENSEIGNEMENT PAR ALTERNANCEEns. sup./Form. prof. Enseignement universitaire où se succèdent les sessions d’études et les stages de travail. EA enseignement combiné avec l’emploi. Nature. L’enseignement par alternance est une structure pédagogique permettant de détenir un diplôme garantissant autre chose que des connaissances livresques, c’est-à-dire à la fois un savoir, un savoir-faire et une expérience humaine __ COPIE (1979). | |
ENSEIGNEMENT PAR CONTRATPéd. Enseignement individualisé dans lequel le sujet s’engage par écrit à effectuer certaines réalisations éducatives, auquel cas il se verra décerner un score prédéterminé. EA contrat d’apprentissage; enseignement modulaire. A. Nature du contrat. Par ce contrat, l’étudiant s’engage à satisfaire certaines exigences pédagogiques préétablies et le professeur s’engage, en retour, à accorder une note finale également préétablie. Un contrat peut s’appliquer à une unité de contenu, à une activité pédagogique précise, à un cours complet ou même à un ensemble de cours. Le texte du contrat comporte une liste d’activités pédagogiques, chacune d’elles étant affectée d’une certaine valeur en termes de points __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. B. Matériel pédagogique. En général, le contrat est associé à l’utilisation de matériel pédagogique, plus ou moins autosuffisant, dont la conception est voisine de celle du module : présentation du sujet ou thème concerné, liste des objectifs visés, traduction de ces objectifs en critères de performance qui serviront à évaluer si le degré de maîtrise attendu est effectivement atteint par l’étudiant, description des activités d’apprentissage, documents nécessaires à l’accomplissement de certaines activités __ id. C. Évaluation. L’évaluation est analogue à celle prévue par l’enseignement modulaire. La performance de l’étudiant est évaluée par rapport aux critères préétablis (criterion-referencing) inscrits dans le contrat et jouant le rôle de standards absolus. (...) Pour qu’une activité soit considérée comme réussie ou complétée, il faut que l’étudiant atteigne le degré de maîtrise défini par les critères préétablis (ex. : obtention d’au moins 90 % au contrôle relatif à une activité). S’il n’y parvient pas, il lui faudra combler ses lacunes et se soumettre à une nouvelle évaluation. Ces reprises sont censées pouvoir se répéter, sans pénalisation, jusqu’à ce que l’étudiant ait atteint le degré de maîtrise escompté. En pratique, cependant, le nombre de reprises possibles pour une activité est souvent restreint à une ou deux __ id. D. Individualisation. Le degré d’individualisation que permet de réaliser l’enseignement par contrat varie dans une très large mesure avec la conception et l’organisation des activités d’apprentissage et avec le degré de raffinement du matériel pédagogique employé __ id. E. Enseignement par contrat/modulaire. L’enseignement par contrat peut être considéré comme une variante de l’enseignement modulaire __id. | |
ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCEEns. sup./Org. scol./Péd. Enseignement à distance dont les matières de chaque leçon, complétées par des exercices pratiques, sont livrées au domicile de l’élève, ce dernier renvoyant les exercices en vue de la correction et de la notation __ OLF (1998). Syn. cours par correspondance. EA formation à distance. A. Formation à distance. L’enseignement par correspondance n’est qu’une des formes de la formation à distance __ id. B. Documents didactiques : textes écrits, documents sonores, vidéo ou informatiques __ CTEQ (1988). | |
ENSEIGNEMENT PAR ÉQUIPEDid./Péd. Mode d’enseignement impliquant la mise sur pied d’une équipe de professeurs chargés, pour un groupe défini d’étudiants, d’assurer l’enseignement d’une partie ou de la totalité des disciplines de leur programme d’études __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. Syn. enseignement couplé; enseignement en équipe. V communauté d’apprentissage. VA centre d’apprentissage, B. A. Exemples. Certains considèrent comme une forme d’enseignement par équipe le fait que deux professeurs exécutent conjointement des prestations de cours. À une échelle tout à fait autre, l’enseignement par équipe a été implanté dans certains collèges, aux États-Unis, de la façon suivante : tous les professeurs du collège ont été regroupés en équipes (de 5 professeurs en général) comprenant un professeur de chacun des départements du collège et l’on a affecté un groupe d’environ 120 étudiants à chaque équipe. Un autre exemple est celui d’équipes interdisciplinaires qui se sont constituées, soit après que leurs membres aient mutuellement constaté qu’ils souhaitaient les uns et les autres une plus grande cohérence de l’enseignement dans les différentes disciplines, soit après qu’un groupe d’étudiants ait manifesté le désir d’aborder des thèmes touchant plusieurs disciplines __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. B. Tâches des enseignants : De façon plus habituelle, l’enseignement par équipe fait référence à une équipe d’enseignants qui : 1. procède collectivement au diagnostic des besoins des étudiants; 2. définit des objectifs pédagogiques et des contenus; 3. planifie des activités d’apprentissage et des modes d’évaluation; 4. répartit entre ses membres les tâches pédagogiques en fonction des compétences et/ou des préférences de chacun; 5. confronte constamment les manières d’enseigner de chacun et échange des idées dans le but de s’améliorer; 6. se réunit régulièrement pour faire le point sur le déroulement de l’enseignement et sur les comportements des étudiants; 7. échange des informations sur les étudiants, notamment pour diagnostiquer les difficultés de certains et trouver les moyens à prendre pour les aider; 8. évalue conjointement l’apprentissage des étudiants. Par ailleurs, il est généralement admis que l’enseignement par équipe implique un regroupement des étudiants visant à permettre qu’une partie des activités soient effectuées en grands groupes, une partie en groupes petits ou moyens et une partie individuellement __ id. C. Postulat. Le postulat qui sous-tend la formule de l’enseignement par équipe consiste à admettre que la performance d’une équipe de professeurs devrait être supérieure à celle d’individus isolés, étant donné que les décisions pédagogiques sont prises en groupe et qu’il y a mise en commun des ressources de chacun pour effectuer les diverses tâches d’enseignement __ id. D. Modèle autoritaire. Dans une équipe fondée sur un modèle autoritaire, il existe une structure verticale, c’est-à-dire une ligne d’autorité et des échelons hiérarchiques. La structure verticale peut se limiter à la désignation d’un chef d’équipe « team leader », mais elle peut aussi comporter la définition d’un certain nombre de titres et de fonctions correspondant à des échelons hiérarchiques différents; ainsi, les membres d’une équipe dotée d’une structure verticale peuvent par exemple avoir les titres de chef d’équipe, professeur principal, professeur, professeur-assistant, professeur-auxiliaire, stagiaire, technicien de laboratoire, aide-enseignant, secrétaire __ id. E. Modèle démocratique. À l’opposé de celles où est définie une structure d’autorité, il existe des équipes fondées sur un modèle démocratique : tous les membres participent à titre d’égaux aux décisions et aux activités de l’équipe. Dans de telles équipes, toutes les énergies sont censées entrer en interaction, de sorte que les diverses réalisations de l’équipe devraient résulter des efforts conjugués de chacun des membres. Les équipes fondées sur un modèle démocratique ne possèdent pas de structure fixe ou préétablie mais, s’ils le jugent opportun, leurs membres peuvent, démocratiquement, en définir une et la modifier ou la dissoudre lorsqu’ils le souhaitent __ id. F. Organisation pédagogique. L’enseignement par équipes n’impose pas de limites aux méthodes d’enseignement que l’on peut envisager; en principe, les professeurs peuvent toujours appliquer les mêmes formules pédagogiques que s’ils n’étaient pas membres d’une équipe, dans la mesure où il y a mise en commun des efforts et interdépendance réelle des actions pédagogiques posées par chacun. Des méthodes pédagogiques dites « nouvelles », entre autres l’enseignement modulaire, sont mises en œuvre dans le cadre de l’enseignement par équipe du fait qu’elles tendent vers une diversification des activités d’apprentissage qui exige en principe la contribution de talents variés __ id. G. Avantages : 1. possibilité d’améliorer les pratiques pédagogiques; 2. meilleure utilisation des ressources humaines; 3. possibilités de promotion au sein de la fonction enseignante __ id. H. Limites : 1. difficulté de réaliser un consensus véritable au sein de l’équipe; 2. existence très fréquente de conflits entre les personnes; 3. nécessité d’investir un temps considérable dans les processus de travail d’équipe; 4. difficultés causées par l’interdisciplinarité __ id. | |
ENSEIGNEMENT PAR FICHESPéd. Enseignement individuel dans lequel le sujet effectue l’apprentissage d’objets d’études en complétant des données ou en suivant des instructions colligées sur une suite de cartons. Enseignement par fiches/programmé. Contrairement à l’enseignement programmé, l’enseignement par fiches n’est pas nécessairement microgradué. | |
ENSEIGNEMENT PAR IMMERSIONEns. lang./Péd. V immersion. VA classe d’immersion. | |
ENSEIGNEMENT PAR LES ÉLÈVESPéd. Syn. enseignement mutuel. | |
ENSEIGNEMENT PAR LES PAIRSDid./Péd. Enseignement dispensé d’une façon individuelle ou en groupe par d’autres élèves. EA groupe de niveau. A. Critères d’efficacité. Selon McKAECHIE et al. (1986-1987), l’enseignement par les pairs semble être une technique très efficace pour l’atteinte d’objectifs variés et pour une diversité de contenus. McKEACHIE et al. rapportent également que l’efficacité de cette technique s’applique aussi aux élèves ayant des styles d’apprentissage différents et se situant à divers niveaux cognitifs __ ROY, D. (1991). B. Effets positifs. Les recherches revues par McKEACHIE et al. attribuent les effets positifs de cette technique au fait qu’enseigner développe une pensée active sur le contenu, sur l’analyse et la sélection des idées principales, et sur le traitement et l’organisation des informations __ id. | |
ENSEIGNEMENT PAR PROBLÈMESPéd. Qsyn. approche par problèmes. | |
ENSEIGNEMENT PAR PROJETPéd. Qsyn. approche (par) projet. VA approche (par) projet, I. | |
ENSEIGNEMENT PAR THÈMEPéd. Enseignement dont l’ensemble des objectifs s’articule au sein d’un cadre intégrateur, d’un objet global d’études, d’une idée générale, d’une interrogation d’ensemble. Un enfant ne s’intéresse pas à la géographie, aux sciences ou à la grammaire; un enfant s’intéresse aux grenouilles, aux fleurs, aux ponts, aux astres, aux nuages, aux animaux, ... __ BOUCHARD, C. (1982). Syn. enseignement thématique. EA intégration formelle.$$\epsilon$$ intégration des matières. A. Nature. Cette méthode d’enseignement se situe dans le prolongement des centres d’intérêt de DECROLY. Mais la fréquence et la variété des usages qu’on en fait a suscité des mises en garde. À partir du moment où elle s’éloigne de la conception decrolyenne, on lui reproche d’être artificielle et de disperser les efforts des maîtres et des élèves (MINDER, 1979). CIXOUS et al. (1979) distinguent expressément enseignement par thème/de l’interdisciplinarité, tandis que TORESSE (1979) s’en prend aux faux thèmes qui ne relient pas la classe à la vie, mais la ramènent sournoisement aux apprentissages livresques. TRONCHÈRE, qui désigne aussi le thème comme un malheureux avatar des centres d’intérêt, le définit comme suit : « Une question, parfois très vaste, choisie par la classe, et qui sera étudiée pendant une période de durée variable (...). Ce thème fournit la matière d’œuvre pour toutes sortes d’activités scolaires : français, calcul, biologie, géographie, etc. » __ BOYER, J.-Y. (1983). B. Critique. J.-Y. BOYER (1983) fait ressortir la problématique de l’enseignement par thème : « Le problème peut se ramener aux constatations suivantes : ou l’enseignement par thème ne tient pas vraiment compte des programmes et alors il se crée son propre problème d’intégration à la réalité scolaire actuelle, ou il en tient compte superficiellement en récupérant des contenus et il aboutit alors au placage et à la motivation artificielle; ou encore, il tient compte de la réalité des programmes et implique un effort d’intégration qui ne peut être imposé à des enseignants dans la situation actuelle. Dans ce dernier cas, il faudrait que les auteurs des programmes aient déjà amorcé de façon plus substantielle le processus d’intégration ». | |
ENSEIGNEMENT PAR UN PAIRPéd. Enseignement dispensé à un sujet par un autre sujet. EA enseignement individuel; système de monitorat. | |
ENSEIGNEMENT PARA-UNIVERSITAIREEns. sup. Syn. enseignement extramural. | |
ENSEIGNEMENT PERSONNALISÉPéd. Enseignement qui tient compte des différences significatives de la réussite des apprentissages dans une situation pédagogique : préalables, modes d’apprentissage, intérêts, aptitudes, motivations, rythmes, approches des problèmes, dispositions, comportements; enseignement où l’ensemble des composantes de la situation pédagogique respecte les besoins et les intérêts particuliers du sujet. V personnalisation de l’enseignement. EA enseignement collectif/efficace. A. Enseignement personnalisé/individualisé. L’enseignement personnalisé se focalise sur les différences entre les sujets. L’enseignement personnalisé présuppose et implique plus que l’enseignement individualisé. Ce dernier cherche à assurer l’adéquation entre les composantes SOMA d’une situation pédagogique en misant le plus souvent sur les points communs entre plusieurs élèves. L’enseignement personnalisé met nécessairement l’accent sur le sujet alors qu’il est possible d’imaginer un enseignement individualisé se préoccupant davantage de visées relatives à l’objet, à l’agent ou au milieu. VA personnalisation, A. B. Nature. L’enseignement personnalisé met l’accent sur les caractéristiques de chaque sujet qui ont une incidence sur la réussite de ses apprentissages, sur une pluralité de cheminements et de ressources didactiques ainsi que sur une évaluation continue axée davantage sur l’aspect formatif que sommatif. C. Enseignant. Dans un programme d’enseignement personnalisé, l’enseignant doit jouer deux rôles essentiels : celui de gestionnaire ou d’administrateur du programme et celui de « facilitateur » ou de tuteur et de conseiller personnel. (...) l’enseignement personnalisé repose, dans une moindre mesure, sur le rôle de l’enseignant, grand dispensateur de l’information. L’accent est surtout placé sur le diagnostic effectué avec les élèves de leurs besoins, sur la façon de les aider à acquérir l’expérience voulue, sur un contrôle plus étroit des progrès accomplis par l’élève, et sur l’aide offerte pour combler les lacunes, jouer le rôle de tuteur et ainsi de suite __ DAVIDSON, C. et TIPPETT, G. (1976). D. Enseignement personnalisé/collectif. Il n’est pas question d’éliminer complètement l’enseignement collectif d’un programme d’enseignement personnalisé; si c’était le cas, le programme se solderait probablement par un échec. Premièrement, les cours, les films, les enregistrements magnétiques et les émissions télévisées ajoutent de la variété. L’enseignement collectif peut également être utilisé pour retenir l’attention, motiver les élèves et offrir un modèle de rendement; il est certainement essentiel de s’adresser à des groupes lorsque la leçon a pour objet les communications orales, l’échange d’idées et le traitement collectif des problèmes __ id. E. Enseignement personnalisé/traditionnel. L’enseignement personnalisé est une méthode plus humaine d’aborder ce qui constitue pour nombre d’élèves une tâche onéreuse en fixant des objectifs réalistes pour chacun d’eux. L’enseignement personnalisé doit donc, à coup sûr, épargner à l’élève certaines des frustrations et des humiliations qui découlent de l’enseignement collectif de même qu’il peut réduire nombre de problèmes classiques visant à faire respecter la discipline en classe. Tout d’abord, étant donné qu’une attention plus grande est accordée aux besoins, aux intérêts et aux aptitudes de l’élève, ce dernier se sent plus motivé pour réussir. En deuxième lieu, la méthode elle-même est conçue pour favoriser le succès de l’apprentissage. C’est une méthode gratifiante en soi qui motive des efforts soutenus. Troisièmement, étant donné que l’enseignant passe moins de temps à « enseigner » au groupe entier, les élèves ont moins souvent l’occasion d’entraîner l’enseignant qui mord à l’hameçon et, de ce fait, toute la classe, dans des digressions à n’en plus finir. Par ailleurs, les occasions sont aussi moins fréquentes pour l’enseignant de retenir l’attention de toute la classe en tournant le travail médiocre en ridicule ou en dérision. Tout comme cette méthode décourage la « mise en boîte » de l’enseignant, elle n’est guère plus favorable à l’établissement de relations antipathiques entre l’enseignant et l’élève, ce qui rappelle à l’enseignant que l’objectif est de favoriser l’apprentissage plutôt que de se produire sur une scène ou de s’amuser à faire de la psychologie de groupe. De même, la grande responsabilité de l’apprentissage et de la réalisation incombe à l’élève __ id. F. CN : système d’*. | |
ENSEIGNEMENT POSTSCOLAIREGest. ens. Enseignement dispensé par certains établissements (cours par correspondance, conférences, etc.) à l’intention du grand public __ MEQ (1968). Nature. Il donne un simple complément d’instruction (sauf dans le cas des cours de recyclage proprement dits) et ne conduit pas à l’obtention d’un grade __ id. | |
ENSEIGNEMENT POSTSECONDAIREEns. sup./Gest. ens./Org. scol. Terme générique désignant toute activité d’apprentissage entreprise après avoir complété des études secondaires __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. éducation postsecondaire. Cégep. L’enseignement dans un cégep est un enseignement supérieur de second degré. | |
ENSEIGNEMENT PRÉSCOLAIRE1. Did. V taxonomie de CAZDEN/de KAMII. 2. Org. scol. Enseignement en classe maternelle. V éducation préscolaire. | |
ENSEIGNEMENT PRIMAIREGest. ens./Org. scol. Période d’enseignement formel qui débute, dans la plupart des cas, vers l’âge de six ans, dont la durée peut varier d’un pays à l’autre entre cinq et huit années et dont le programme est conçu pour inculquer aux enfants les connaissances de base __ UNESCO (1978). Premier palier de la fréquentation scolaire obligatoire __ BIRON, J.-L. (10.80). Premier ordre de l’enseignement proprement scolaire, entre l’école maternelle et l’école secondaire. V ordre d’enseignement. VA cours élémentaire, A; cycle, C et D; établissement, F; scolarisable, A. EA école/éducation primaire. A. F.f. Expressions à éviter : coursprimaire (enseignement, école); degré (année); année-degré (année du programme); classe-degré (classe du programme); école sans degré (école, enseignement par classes d’âge) __ id. B. Incidences économiques. On a montré que le rendement, individuel et social, de l’enseignement primaire est élevé par rapport à d’autres formes d’éducation : dans une comparaison entre plusieurs pays, le rendement social moyen était de 27 % pour l’enseignement primaire et de 15 à 17 % pour l’enseignement secondaire, alors que les taux moyens de rendement individuel étaient respectivement de 49 et de 26 %. Ces taux sont également élevés par rapport au rendement courant des investissements en capital qui est d’environ 10 % __ CMEPT (1990). C. Belg. Enseignement organisé en six classes et en trois degrés. Les objectifs généraux poursuivis par l’enseignement primaire belge peuvent se formuler comme suit : favoriser l’épanouissement de chaque enfant dans le respect de son identité; stimuler son initiation sociale et participer à son éducation; lui faire acquérir les connaissances et les techniques de base; combattre les inégalités devant l’école et l’éducation. À l’intérieur d’une mission globale d’éducation, l’école primaire doit aujourd’hui assumer des responsabilités accrues. Tout en assurant les apprentissages de base nécessaires à l’avenir scolaire des enfants, elle doit : être ouverte à la vie du groupe-classe et du milieu, donner l’occasion d’exercer le maximum de moyens d’expression et laisser une part à l’activité spontanée; développer l’ouverture d’esprit, la curiosité, le goût et le besoin d’apprendre, l’aptitude à percevoir un problème, à en définir les données, à y trouver une solution, à structurer des connaissances; viser l’épanouissement des enfants, ce qui inclut affirmation de soi, possibilités d’expression personnelle et d’action, capacité de participation; créer les conditions qui permettront à tous les enfants, quelle que soit leur origine sociale, de s’y sentir à l’aise, parce que reconnus par le maître et par leurs condisciples, et de poursuivre leur initiation sociale __ MERF (Belg.) (1990). VA système scolaire, E. D. Suisse. L’enseignement primaire dispense aux enfants les connaissances de base nécessaires à la vie et les matières telles que lecture, écriture et calcul; c’est la période de l’épanouissement physique, sensoriel et artistique de l’enfant, de son intégration dans une communauté qui dépasse le cadre de la famille. En Suisse alémanique on passe petit à petit du dialecte (suisse allemand) au bon allemand (langue écrite) __ EGGER, E. (1984). E. CN : ordre d’*, etc. | |
ENSEIGNEMENT PRIVÉAdm. éduc./Adm. scol./Lég. scol./Org. scol. VA enseignement, G; secteur privé, A. CN : établissement d’*. | |
ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL1. Cur./Did./Form. prof./Péd. (Gén.). Enseignement qui a pour but immédiat de préparer à l’exercice d’une profession ou d’un métier __ Loi sur l’enseignement privé, Québec (1968). Enseignement visant la formation scientifique et technique exigée par l’exercice d’un métier __ UNESCO (1976); enseignement destiné à donner les premiers niveaux de qualification nécessaires à l’exercice d’un métier ou d’un groupe de métiers __ UNESCO (1978). EA enseignement technique/et professionnel;formation professionnelle. 2. Cur./Did./Form. prof./Péd. (Spéc.). (All.; Belg.; Fr.; Lux.) Toute forme d’enseignement qui prépare à une qualification pour une profession, métier ou emploi spécifique, ou qui confère l’aptitude particulière à exercer une telle profession, métier ou emploi, quels que soient l’âge et le niveau de formation des élèves ou des étudiants, et même si le programme d’enseignement inclut une partie d’éducation générale __ Cour européenne de justice, Affaire 293/83 dans GIIT; CEDEFOP (1987). (Angl.)Éducation dont le but est de préparer l’élève ou l’étudiant à l’exercice d’une profession déterminée ou d’un type de profession et dont le contenu est conçu et organisé selon l’objectif à atteindre __ GIIT; CEDEFOP (1987). (Lux.)Syn. régime professionnel. VA H. (Dan.) Éducation procurant à la personne une compétence professionnelle en lui fournissant un certain savoir-faire professionnel spécifique qui le,la prépare à exercer une activité professionnelle __ id. VA D. (Holl.) Enseignement axé sur la préparation à une profession __ id. VA E. 3. Org. scol. Sous-ensemble d’un système scolaire dont la mission est l’apprentissage de divers métiers et techniques. A. Composantes. L’enseignement professionnel se situe généralement au deuxième cycle de l’enseignement secondaire et comprend une instruction générale, une formation pratique de base permettant le développement des qualifications nécessaires à l’exercice d’un métier déterminé et les études techniques théoriques en rapport avec ce métier. L’importance relative des différentes composantes de l’enseignement professionnel peut varier considérablement, mais l’accent est généralement mis sur la formation pratique __ UNESCO (1978). VA formation professionnelle, K. B. Pratiques pédagogiques __ MAJAULT, J. et al. (1960). Les enseignements professionnels ont un but culturel. Ils contribuent à former l’esprit, c’est-à-dire à développer des qualités d’esprit fondamentales et des habitudes de méthode. Pénétré de cela, le maître ne se contentera pas de faire réfléchir, au hasard des circonstances, il conduira la réflexion de l’élève selon certains principes : a) poser des questions-problèmes; b) faire observer; c) faire expérimenter; d) pratiquer l’analyse et la synthèse; e) faire exprimer; f) faire appliquer une connaissance et en montrer les divers aspects; g) fixer les connaissances; h) préparer, par la réflexion, les travaux d’atelier; i) faire exécuter les travaux d’atelier. C. Belg. L’enseignement professionnel est axé sur une formation pratique et technique (à la différence de l’enseignement technique qui vise une formation théorique et technique). Les écoles professionnelles peuvent comprendre trois niveaux : • secondaire inférieur (4 ans + 1 an de spécialisation éventuelle); • secondaire supérieur (3 ans après accomplissement d’un cycle inférieur); • enseignement technique supérieur __ SABLON, P. dans GIIT; CEDEFOP (1987). D. Dan. Cette activité professionnelle peut être exercée dans le secteur public ou privé ou en tant qu’indépendant __ id. E. Holl. La loi sur l’enseignement secondaire distingue les écoles d’enseignement technique, d’enseignement ménager et industriel, d’enseignement agricole, d’enseignement pour les petites et moyennes entreprises, d’enseignement économique et administratif, d’enseignement sociopédagogique et d’enseignement artistique. La plupart de ces écoles sont réparties en écoles d’enseignement professionnel inférieur, moyen et supérieur. (...) On entend par enseignement professionnel uniquement l’enseignement de jour (...) __ id. F. Irl. Le terme est défini par la loi et désigne un type ou un programme d’éducation dans le contexte des écoles professionnelles. Par le passé, l’enseignement secondaire comportait deux filières : vocational education dispensée dans les écoles professionnelles et enseignement secondaire (« grammar school education », « liberal education ») dans les écoles secondaires. Au cours des dernières années, ces deux types d’écoles ont été remplacés par des écoles polyvalentes appelées « community schools » __ id. G. It. Enseignement, du ressort du Ministero della pubblica istruzione, postérieur à la scolarité obligatoire et destiné à fournir une préparation professionnelle de base et une préparation spécifique permettant l’exercice d’une activité rémunérée __ id. VA G. H. Lux.• L’enseignement professionnel commence toujours au deuxième cycle de l’enseignement secondaire technique. • En régime professionnel, la formation contient moins d’éléments d’enseignement général et se fait en partie par un enseignement à plein temps dans un lycée technique et en partie dans une entreprise sous contrat d’apprentissage. • En régime technique, la formation contient une partie importante d’enseignement général et se fait exclusivement dans un lycée technique __ id. I. Champ notionnel. VA formation professionnelle, R. J. CN : lycée d’*; professeur d’*. | |
ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL COOPÉRATIFForm. prof. Programme associant alternativement enseignement théorique et vie professionnelle, grâce auquel les étudiants des niveaux secondaire ou universitaire peuvent, dans le cadre de leurs études, occuper un emploi à mi-temps ou pendant certaines périodes définies __ BIT (1987). EA formation en alternance;programme intégré étude-travail. A. Objectif. L’objectif de cette formule, lancée aux États-Unis, est de faciliter le passage de l’école à la vie active __ id. B. Autre appellation. Le BIT utilise l’expression enseignement professionnel intégré. | |
ENSEIGNEMENT PROGRAMMÉDid./Péd./Techno. éduc. Résultat de la fragmentation de l’apprentissage en petites étapes, dans le but de guider une progression graduelle de l’étudiant en le mettant en présence d’une succession de handicaps faciles à franchir; planification systématique et contrôlée de toutes les activités d’apprentissage destinées à guider un étudiant vers la maîtrise d’un contenu __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. Méthode d’enseignement par laquelle l’élève est amené à parcourir, seul et à son propre rythme, une série d’étapes dûment structurées en répondant à des questions. Syn.enseignement séquentiel. V formation autodidactique. VA manipulation des conditions de renforcement, A; pédagogie de la réussite, F; système d’enseignement personnalisé, B et E. EA approche crowdérienne/informatique/skinnérienne; enseignement automatisé. A. Caractéristiques : 1. l’objectif du programme est déterminé à l’avance, d’une manière précise en termes opérationnels, observables et mesurables afin de faciliter l’acquisition des connaissances et l’évaluation des apprentissages; 2. les propositions doivent être écrites de manière très claire avec un vocabulaire correspondant au langage de l’élève et en tenant compte des connaissances déjà acquises; 3. les séquences d’enseignement doivent être présentées de façon logique, en petites unités, dans le but de simplifier l’acquisition des connaissances et de réduire les erreurs; 4. la participation de l’élève doit être active pour qu’il se rende compte qu’il participe à son apprentissage et qu’il peut le faire sans difficulté; 5. la rétroaction doit être immédiate, car l’élève doit être informé de la justesse de ses réponses; plus la rétroaction est rapide, plus le renforcement est efficace et plus les erreurs peuvent être corrigées rapidement; 6. l’enseignement programmé doit respecter le rythme individuel de chacun; 7. les performances de l’élève doivent être évaluées constamment pour reconnaître ses progrès et ses difficultés particulières __ CANTIN, R., MEQ : DGDP (1984). B. Nature. Méthode pédagogique qui permet de transmettre des connaissances sans l’intermédiaire direct d’un professeur ou d’un moniteur, ceci tout en respectant les caractéristiques spécifiques de chaque élève pris individuellement. (...) Ensemble de méthodes qui permettent à un groupe de sujets de mieux acquérir un certain savoir et, plus profondément, de changer de comportement __ DE MONTMOLLIN, M. (1971). Enseignement dont les objectifs et le contenu sont bien délimités et dont le processus d’acquisition des connaissances est fixé par un « programme ». (...) « Programmation » rigoureuse de l’enseignement qui se traduit : par une analyse de l’organisation des informations à transmettre, par une transmission des informations, adaptée à chaque élève grâce à l’individualisation de l’enseignement et à l’organisation d’une rétroaction immédiate __ GABAUDE, J.-M. (1972). Lancé par Burrhus F. SKINNER, amélioré par Norman CROWDER et d’autres, l’enseignement programmé est caractérisé par une décomposition du sujet en éléments simples, articulés selon la logique interne du sujet. (...) Technique visant à une utilisation optimale de certains mécanismes d’apprentissage, c’est-à-dire visant en définitive à apprendre plus de choses en moins de temps __ HEBENSTREIT, J. (1979). Approche cybernétique du processus d’enseignement __ TALYZINA, N.-F. (1974-1975). Forme d’instruction dans laquelle un certain mode de structuration de la matière à enseigner provoque, chez l’élève, une activité propre à la lui faire assimiler __ NOT, L. (1979). C. Enseignement programmé/séquentiel. Initialement perçue comme un américanisme, l’expression enseignement programmé est aujourd’hui d’usage courant et acceptée comme l’équivalent d’enseignement séquentiel. D. Source d’information. Le programme est la principale source d’information et il constitue également un guide quant au cheminement de l’étudiant. Étant donné que le programme a été élaboré ou choisi par le professeur, l’enseignement programmé suppose un mode indirect de transmission de l’information. Le professeur, en tant que personne-ressource, constitue une source d’expertise susceptible de corriger pour l’étudiant les imperfections du programme __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. E. Fréquence et nature des échanges. L’enseignement programmé suppose essentiellement un contact individuel entre l’étudiant et le programme. Comme ce dernier est censé être autosuffisant, les échanges étudiant-professeur ne sont normalement qu’occasionnels et sont liés aux difficultés individuelles qu’éprouve un étudiant dans son cheminement. Quant à l’entraide susceptible de s’établir entre étudiants, elle est en principe le fait d’initiatives personnelles et n’est pas inhérente à la formule elle-même __ id. F. Partage de l’initiative. L’initiative appartient presque exclusivement au programme dont chaque étape doit être franchie dans l’ordre prévu. L’initiative réservée à l’étudiant est, en principe, celle de progresser à son propre rythme, en choisissant éventuellement ses moments de travail, et de solliciter l’aide du professeur au besoin. L’initiative dévolue au professeur est liée à l’élaboration, à la sélection et à la gestion du matériel pédagogique et, en outre, au rôle de personne-ressource __ id. G. Individualisation de l’enseignement. L’enseignement programmé est une forme d’enseignement individualisé puisque le programme est conçu pour être utilisé individuellement. Par ailleurs, dans la mesure où le programme peut offrir divers cheminements adaptés aux besoins de chaque étudiant (ramification), la dimension individualisation que possède l’enseignement programmé s’accentue __ id. H. Moyens de communication. Tous les moyens de communication peuvent être utilisés pour présenter du matériel programmé : imprimés, enregistrements sonores ou magnétoscopiques, projections fixes de différents types de documents (diagrammes, schémas, photos, reproductions d’œuvres d’art, documents écrits, etc.), projections de films, cartes, diagrammes, objets réels mis à la disposition des étudiants, parole, etc. __ id. I. Vérification de l’apprentissage. Une vérification fréquente de l’apprentissage est intégrée au programme : elle s’effectue après chaque étape et les résultats sont immédiatement communiqués à l’étudiant. Le programme fournit donc régulièrement à l’étudiant une évaluation formative __ id. J. Critères d’évaluation de l’apprentissage. L’enseignement programmé est orienté vers l’acquisition de compétences définies par des critères préétablis. En conséquence, l’évaluation de l’étudiant se fait en comparant sa performance aux critères préétablis et non à celle de ses pairs (à cet égard, une grande similitude est censée exister entre l’enseignement programmé et l’enseignement modulaire) __ id. K. Caractère scientifique. À condition qu’il soit respecté, le processus rigoureux conduisant à l’élaboration d’un programme confère à ce dernier et, par conséquent, à l’enseignement programmé, un caractère scientifique que ne possèdent pas des méthodes telles que l’exposé magistral, le séminaire ou le tutorat __ id. L. Conditions d’efficacité relatives au professeur : 1. diagnostic des caractéristiques des étudiants; 2. pertinence du choix de la formule; 3. aide individuelle à l’étudiant __ id. M. Exigences relatives au matériel pédagogique : 1. respect du processus de programmation; 2. utilisation d’un éventail de programme suffisamment diversifié; 3. remise à jour constante du programme __ id. N. Exigences relatives à l’organisation pédagogique : 1. accessibilité des ressources pédagogiques; 2. encadrement pédagogique individuel; 3. évaluation sommative; 4. ampleur du travail que les étudiants ont à fournir doit être compatible avec la somme de travail requise par les autres cours de leur programme d’études __ id. O. Conditions d’efficacité relatives aux étudiants. Il faut que les étudiants soient capables d’organiser leur temps et leur travail et, qu’ils soient en mesure d’utiliser le matériel programmé __ id. P. Conditions d’efficacité relatives au cadre, aux ressources matérielles et aux ressources humaines : 1. cabines d’étude individuelle; 2. local de rencontres libres ou centre de ressources; 3. mise sur pied d’une équipe de travail; 4. réquisition préalable de services __ id. Q. Avantages : 1. permet un degré élevé d’individualisation de l’enseignement; 2. suppose une participation active de la part de l’étudiant; 3. a le mérite d’intégrer une évaluation formative et un renforcement très fréquents; 4. est orienté vers la maîtrise d’objectifs prédéterminés; 5. le processus d’élaboration de l’enseignement programmé est censé conférer au matériel pédagogique résultant un ensemble de caractéristiques extrêmement avantageuses; 6. constitue un instrument de recherche pédagogique très efficace; 7. le même matériel programmé peut être employé par tous les professeurs enseignant un cours auquel il est approprié; 8. peut s’avérer très utile dans le cadre de l’éducation permanente; 9. l’élaboration de matériel programmé contribue à diversifier les ressources pédagogiques disponibles __ id. R. Limites : 1. se prête mal à la réalisation de plusieurs types d’objectifs pédagogiques; 2. après un certain engouement initial, l’enseignement programmé présente rapidement pour l’étudiant un caractère monotone; 3. on lui reproche beaucoup de ne pas être autre chose qu’un simple procédé de conditionnement : apprentissage conçu en termes de stimulus-réponse; 4. ne contribue pas à combler chez l’étudiant le besoin d’appartenance à un groupe et ne favorise pas le développement de la relation professeur-étudiant; 5. sur le plan pratique, le respect du processus d’élaboration du programme, tel que formulé dans les conditions d’efficacité, constitue presque une utopie; 6. on peut admettre que l’enseignement programmé est une formule dont les coûts sont très élevés; 7. dans l’éventualité d’une implantation assez généralisée, il faudrait prévoir une longue période d’adaptation au cours de laquelle se manifesteraient beaucoup de résistances au changement __ id. | |
ENSEIGNEMENT PROTESTANTAdm. scol./Lég. scol./Org. scol. VA enseignement, G. | |
ENSEIGNEMENT PUBLICAdm. scol./Lég. scol./Org. scol. VA enseignement, G. CN : établissement d’*. | |
ENSEIGNEMENT RÉGULIERDid./Gest. ens./Org. scol.(QC). Régime pédagogique habituel caractérisé par une répartition stable des matières scolaires : au primaire, un minimum de 23 heures 30 minutes par semaine est réparti selon les différentes matières; au secondaire, un minimum de 25 heures par semaine est réparti selon les différentes matières. Syn. enseignement formel; enseignement ordinaire. V régime pédagogique. | |
ENSEIGNEMENT SCOLAIREPéd. VA scolarisable, A. | |
ENSEIGNEMENT SECONDAIREGest. ens./Org. scol. Séquence d’enseignement généralement de cinq ans qui suit l’enseignement primaire; période d’enseignement formel postprimaire dont la durée peut varier de cinq à huit années, selon la longueur de l’enseignement primaire __ UNESCO (1978). V ordre d’enseignement. VA cycle, C et E; établissement, F. EA cours secondaire. A. Belg. L’enseignement secondaire est actuellement organisé : 1. conformément à la loi du 19 juillet 1971; c’est l’enseignement secondaire de type I, structuré en trois degrés de deux ans, obligatoire dans les établissements de l’enseignement de la Communauté et très largement suivi dans l’enseignement subventionné; 2. conformément aux lois organiques de l’enseignement moyen (ou général) d’une part, de l’enseignement technique d’autre part, coordonnées en avril 1957. Il reste des établissements organisant cet enseignement appelé de type II. Il est structuré en deux cycles de trois ans __ MERF (Belg.) (1990). VA système scolaire, E. B. CN : centre d’*. | |
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE POLYVALENTAdm. scol./Org. scol. Organisation de l’enseignement secondaire permettant de combiner l’enseignement général avec les enseignements à caractère scientifique et technologique __ UNESCO (1978). EAécole polyvalente. | |
ENSEIGNEMENT SÉQUENTIELPéd./Techno. éduc. Ensemble de techniques caractérisées par un découpage d’une information à transmettre, en éléments assez simples pour que l’assimilation de chaque élément puisse être faite par les destinataires sans l’intervention de professeurs __ Comité d’étude des termes techniques français (1972). Syn.enseignement programmé. | |
ENSEIGNEMENT SPÉCIAL1. Adapt. scol./Org. scol. (Belg.). Enseignement qui répond aux besoins d’éducation des enfants et des adolescents qui, tout en étant capables de tirer profit d’un enseignement, ne sont pas à même de s’insérer dans les structures de l’enseignement ordinaire __ MERF (Belg.) (1990). VA système scolaire, E. (Suis.) VA éducation spéciale, C. 2. Péd. Enseignement qui s’inscrit dans l’optique d’une pédagogie curative auprès de sujets qui éprouvent des problèmes graves d’apprentissage ou qui présentent des perturbations socioaffectives ou encore, des handicaps physiques ou mentaux. TA orthopédagogie. EA pédagogie curative. A. Organisation (Belg.). L’enseignement spécial est organisé à trois niveaux : le niveau maternel, le niveau primaire et le niveau secondaire. Les handicapés peuvent être inscrits dans l’enseignement maternel dès l’âge de huit ans. L’enseignement spécial maternel est organisé pour toutes les catégories d’handicapés sauf pour ceux qui sont atteints d’arriération mentale légère ou de troubles instrumentaux. L’entrée dans l’enseignement primaire se fait entre six ans et huit ans et l’élève quitte donc cet enseignement normalement vers l’âge de treize, quatorze ou quinze ans. Les études dans l’enseignement secondaire peuvent se poursuivre jusqu’à l’âge de vingt et un ans __ MERF (Belg.) (1990). B. Types (Belg.). Pour assurer une éducation répondant aux besoins des élèves, huit types d’enseignement ont été créés : le type 1, adapté aux besoins éducatifs des enfants et des adolescents atteints d’arriération mentale légère (il n’est pas organisé au niveau maternel); le type 2, adapté aux besoins éducatifs des enfants et des adolescents atteints d’arriération mentale modérée ou sévère; le type 3, adapté aux besoins éducatifs des enfants et des adolescents atteints de troubles caractériels; le type 4, adapté aux besoins éducatifs des enfants et des adolescents atteints de déficiences physiques; le type 5, adapté aux besoins éducatifs des enfants et des adolescents malades; le type 6, adapté aux besoins éducatifs des enfants et des adolescents atteints de déficiences visuelles; le type 7, adapté aux besoins éducatifs des enfants et des adolescents atteints de déficiences auditives; le type 8, adapté aux besoins éducatifs des enfants atteints de troubles instrumentaux (il n’est pas organisé aux niveaux maternel et secondaire) __ id. | |
ENSEIGNEMENT SPÉCIAL D'ADAPTATION SOCIALE ET PROFESSIONNELLEAdapt. scol. (Belg.). Enseignement qui vise à donner aux élèves une formation générale, sociale et professionnelle rendant possible l’adaptation dans un milieu de vie et de travail protégé __ MERF (Belg.) (1990). Organisation (Belg). Cette forme d’enseignement est organisée en deux phases, comportant chacune deux années d’études dont la durée et les contenus sont fixés pour chaque élève par le Conseil de classe assisté de l’organisme chargé de la guidance. Dans la première phase, l’accent est mis sur la formation générale et sociale. Dans la deuxième phase, la prépondérance est donnée à l’adaptation professionnelle, une adaptation différenciée à une mise au travail ultérieure dans une situation de travail protégé. Une attestation de fréquentation est délivrée aux élèves qui ont suivi les cours de l’enseignement de cette forme __ id. | |
ENSEIGNEMENT SPÉCIAL SECONDAIRE D'ADAPTATION SOCIALEAdapt. scol. (Belg.). Enseignement qui vise à apprendre aux handicapés à vivre de façon aussi autonome que possible en milieu de vie protégé __ MERF (Belg.) (1990). A. Objet (Belg.). Cette forme d’enseignement tend à stimuler l’élève à s’insérer, dans la mesure de ses capacités, dans la société, à développer ses contacts avec les autres : cela implique qu’une grande importance est accordée à l’observation et à la formation sociale des élèves __ id. B. Organisation (Belg.). Le contenu et la durée de ces activités sont adaptés à chaque élève en tenant compte de la situation concrète dans laquelle il vit. Le Conseil de classe assisté de l’organisme chargé de la guidance détermine pour chaque cas la durée des études (quatre années au minimum). Une attestation de fréquentation est délivrée aux élèves qui ont suivi les cours de l’enseignement de cette forme __ id. | |
ENSEIGNEMENT SPÉCIAL SECONDAIRE PROFESSIONNELAdapt. scol. (Belg.). Enseignement qui vise à donner aux élèves une formation générale, sociale et professionnelle rendant possible leur intégration dans un milieu normal de vie et de travail __ MERF (Belg.) (1990). Organisation (Belg.). Une phase d’observation d’une année au maximum vise à familiariser les élèves avec des techniques et des matériaux différents afin qu’ils puissent découvrir leurs capacités et leurs pôles d’intérêt, et choisir une formation professionnelle appropriée. La phase de formation comprend quatre années. Les deux premières années sont consacrées à des activités professionnelles appartenant à un domaine bien déterminé, mais qui ne conduisent pas encore à une véritable spécialisation. Les élèves sont, à ce stade des études, groupés en sections. La spécialisation s’effectue dans les deux dernières années, où les sections se divisent en finalités diversifiées. Les élèves qui réussissent dans les 4e et 5e années obtiennent un certificat de qualification __ id. | |
ENSEIGNEMENT STRATÉGIQUEDid./Péd. Approche à l’enseignement qui privilégie des interactions, prévues ou observées, entre données d’ordre épistémologique, caractéristiques d’un objet à apprendre, et réactions psychologiques du sujet mis en rapport d’apprentissage avec cet objet __ NOT, L. dans TOCHON, F. V. (1991). A. Connaissances. Les actions pédagogiques et didactiques de l’enseignant stratégique sont à la fois axées sur des connaissances déclaratives, conditionnelles et procédurales dans l’objectif que l’élève les intègre dans sa mémoire à long terme. Dans sa planification de l’enseignement, l’enseignant stratégique distingue très clairement ces catégories de connaissances et il recourt à des stratégies spécifiques pour provoquer et soutenir l’acquisition de chacune d’elles. Cet enseignant a non seulement l’intention d’amener l’élève à développer le quoi (les connaissances déclaratives) et le comment (les connaissances procédurales), mais aussi le pourquoi et le quand (les connaissances conditionnelles). Cette dernière catégorie de connaissances a une grande importance dans la planification de l’enseignement stratégique puisqu’elles sont responsables du transfert des apprentissages d’un contexte à l’autre __ TARDIF, J. (1992). B. Psychologie cognitive. L’enseignement stratégique permet de déterminer les principaux paramètres qui font en sorte que l’enseignant aide l’élève d’une façon significative dans le processus de la construction graduelle de la connaissance. Selon cette optique de la construction du savoir, les connaissances issues de la psychologie cognitive permettent à l’enseignant d’être beaucoup plus stratégique dans le choix et la planification de ses activités avec l’élève, dans leur réalisation effective ainsi que dans le réinvestissement des apprentissages, c’est-à-dire dans le transfert d’une situation à une autre. Ce dernier point est fondamental dans le cadre de l’enseignement stratégique puisqu’il serait très peu signifiant pour l’élève d’acquérir des connaissances inertes, des connaissances qu’il ne peut réutiliser fonctionnellement dans d’autres tâches ou d’autres contextes __ id. C. Zones d’interventions privilégiées. Les zones d’interventions privilégiées sont : les interventions au regard du contenu ainsi que des stratégies cognitives et métacognitives nécessaires pour le traiter de façon significative; les interventions au regard du développement graduel de l’autonomie de l’élève dans le traitement des informations; les interventions au regard des connaissances déclaratives, conditionnelles et procédurales, et de leur intégration dans la mémoire à long terme; les interventions au regard des connaissances spécifiques et de l’extraction des connaissances générales par leur intermédiaire; les interventions au regard des variables affectives, particulièrement les composantes de la motivation scolaire __ id. D. Phases. Selon Beau Fly JONES et al., l’enseignement stratégique comprend trois phases : la préparation à l’apprentissage; la présentation du contenu; l’application et le transfert des connaissances __ id. E. Préparation à l’apprentissage. Cette première phase de l’enseignement stratégique comprend quatre étapes. La première étape est la discussion des objectifs de la tâche. Dans cette étape, l’enseignant précise à l’élève les objectifs poursuivis en matière d’apprentissage. L’enseignant est responsable de la signification des activités que l’élève est appelé à réaliser et il a en tête que l’élève d’aujourd’hui a de moins en moins envie de faire des choses peu signifiantes. L’enseignant définit de façon opérationnelle en présence de l’élève les critères qui seront utilisés pour évaluer sa performance. La deuxième est le survol du matériel dans le but de familiariser l’élève avec celui-ci. L’enseignant explique comment en faire une utilisation maximale, ses lacunes, ses inconvénients, etc. La troisième étape est celle de l’activation des connaissances antérieures. Dans cette étape, l’enseignant fait appel aux connaissances disponibles dans la mémoire à long terme de l’élève pour aborder une nouvelle information. Il aborde aussi les conceptions erronées que l’élève peut avoir et propose des solutions à celles-ci. La dernière étape de la première phase est l’étape de direction de l’attention et de l’intérêt. Au cours de cette étape l’élève est amené à poser des questions, à formuler des hypothèses. L’enseignant guide la formulation des questions qui peuvent prolonger l’apprentissage après la réalisation de l’activité. Il voit à la motivation de l’élève et aborde avec lui ce à quoi il attribue ses réussites et ses échecs dans ce genre de tâche et insiste sur l’importance de l’emploi de stratégies cognitives et métacognitives appropriées __ id. F. Présentation du contenu. La deuxième phase de l’enseignement stratégique se compose de trois étapes : le traitement de l’information, l’intégration des connaissances et l’assimilation des connaissances. Lors de la première étape, l’enseignant veille à ce que l’élève recourt à ses connaissances antérieures pour réaliser la tâche, reprenne les anticipations qui ont été effectuées lors de la phase de préparation à l’apprentissage et qu’il vérifie leur exactitude en traitant les informations présentées. L’enseignant pose aussi plusieurs questions à l’élève afin que ce dernier soit conscient des stratégies qu’il met en application, de leurs forces et de leurs faiblesses. Il objective la démarche de l’élève. L’enseignant intervient aussi au sujet de la logique de la démarche de l’élève dans l’application des différentes stratégies cognitives et métacognitives. L’objectif premier est de fournir à l’élève les instruments pour qu’il devienne de plus en plus autonome dans ses propres démarches d’apprentissage. La deuxième étape de la phase de présentation du contenu concerne l’intégration des connaissances. À ce moment, l’enseignant stratégique collabore étroitement avec l’élève à la sélection de ce qu’il est important de retirer de la tâche qui a été réalisée. Il prend une part très active dans ce processus parce qu’il juge essentiel que l’élève retienne les points les plus importants des informations qui ont été traitées. Ces points importants peuvent être autant des connaissances déclaratives et conditionnelles que des connaissances procédurales. Lors de la troisième étape, soit celle de l’assimilation des connaissances, l’enseignant insiste à nouveau sur les changements intervenus dans la base de connaissances de l’élève. (...) il est essentiel de revenir plus systématiquement sur ces changements pour favoriser leur intégration permanente dans la mémoire à long terme. L’enseignant modèle ou guide, selon le niveau d’autonomie de l’élève, l’orchestration des nouvelles informations avec les connaissances antérieures de l’élève et il précise la pertinence de cette orchestration. Lors de cette démarche, il rappelle explicitement les connaissances antérieures de l’élève et met en relief les changements survenus. Pour favoriser cette assimilation, l’enseignant stratégique recourt fréquemment aux groupes de coopération. Il fait en sorte que les interactions entre les élèves provoquent encore davantage l’assimilation des connaissances. À cette étape, il revient obligatoirement sur le caractère efficace et économique des stratégies cognitives et métacognitives employées __ id. G. Application et transfert des connaissances. Cette phase comprend trois étapes : l’évaluation formative et sommative des apprentissages, l’organisation des idées dans un tout cohérent, et le transfert et l’extension des connaissances. Lors de la première étape, celle de l’évaluation formative et sommative des apprentissages, l’enseignant place l’élève dans un contexte qui lui permet, compte tenu des objectifs déterminés à la phase de préparation à l’apprentissage, de prendre connaissance explicitement de son niveau de maîtrise des nouvelles connaissances. C’est essentiellement une phase diagnostique pour l’élève et pour l’enseignant. Cette étape est particulièrement importante puisqu’elle doit fournir à l’élève l’occasion de connaître à quel niveau il est parvenu dans la maîtrise des nouvelles connaissances. Dans un premier temps, cette évaluation est nécessairement formative; dans un deuxième temps, si cela s’avère nécessaire, elle peut fort bien être sommative. La deuxième étape de cette phase d’enseignement concerne l’organisation des connaissances sous forme de schémas. C’est le moment où l’enseignant réunit avec l’élève les connaissances déclaratives, conditionnelles et procédurales qui ont trait à un même réel. C’est lors de cette étape que l’enseignant fait en sorte que les nouvelles connaissances soient, dans la mémoire à long terme, liées à l’ensemble des connaissances qui concernent le même objet. Cette étape est aussi un moment privilégié qui lui permet d’insister d’une façon plus systématique sur les connaissances conditionnelles, c’est-à-dire les connaissances qui sont à la base de transfert. Au cours de la troisième étape, l’enseignant prévoit des tâches de complexité croissante qui lui permettent de placer l’élève dans des contextes où il doit opérer des transferts. Il ne présente toujours que des tâches complètes. Il ne réalise pas d’exercices isolés au regard d’une stratégie particulière ou d’une connaissance prise isolément. Il rend explicites pour l’élève, dans l’action, les conditions qui font que le transfert est possible. Il présente des contenus variés de sorte que l’élève décontextualise les connaissances acquises, c’est-à-dire qu’il perçoive dans l’action et par celle-ci que ses connaissances ne sont pas particulières à un cadre spécifique ni à une situation spécifique __ id. | |
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEURGest. ens./Org. scol. Tout type d’éducation dispensée en institutions postsecondaires (collèges, instituts, universités) et permettant, en fin d’études, l’obtention d’un grade, diplôme ou certificat __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. enseignement du troisième degré. VA cycle, F; établissement, F. A. Accès. L’accès à ce niveau d’enseignement est généralement subordonné à la possession d’un diplôme de fin d’enseignement secondaire ou à la preuve de la possession d’un niveau de connaissance équivalent __ UNESCO (1978). B. Nature. L’enseignement du troisième degré est par nature un enseignement spécialisé qui conduit à un niveau de qualification élevé dans un domaine déterminé __ id. C. Cycles. Deux cycles peuvent être distingués dans l’enseignement du troisième degré. Le premier, d’une durée habituelle de deux années, peut constituer la condition préalable à l’accès au deuxième cycle ou faire l’objet d’une sanction spécifique en fin de cycle __ id. V enseignement postsecondaire. D. Belg. En Belgique, l’enseignement supérieur comprend : l’enseignement universitaire et sept catégories d’enseignement supérieur donné en dehors des universités : • l’enseignement supérieur technique; • l’enseignement supérieur économique; • l’enseignement supérieur agricole; • l’enseignement supérieur paramédical; • l’enseignement supérieur social; • l’enseignement supérieur artistique; • l’enseignement supérieur pédagogique __ MERF (Belg.) (1990). VA système scolaire, E. E. QC. Au Québec, l’adjectif supérieur, dans les expressions telles que enseignement supérieur ou études supérieures, désigne ce qui est propre à l’enseignement universitaire __ OLF (1998). L’expression inclut de plus en plus à la fois les enseignements universitaire et collégial. F. É.-U. Aux États-Unis, l’enseignement supérieur (higher education) englobe toutes les études poursuivies après le secondaire. G. Nomenclature.
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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AUTRE QU'UNIVERSITAIREEns. sup. (Belg.). Formation qui prépare à des activités variées principalement dans les secteurs de l’industrie, du commerce, des transports, de l’agriculture, des professions paramédicales et sociales, de l’enseignement, de la traduction et de l’interprétariat, des arts appliqués et des arts de diffusion __ MERF (Belg.) (1990). Types (Belg.). L’enseignement peut être dispensé sous forme d’un enseignement de type court et sous forme d’un enseignement de type long. L’enseignement supérieur de type court comprend un seul cycle de trois années d’études (parfois quatre, dans le paramédical). L’enseignement supérieur de type long est de caractère et de niveau universitaire. Il se compose de deux cycles et comprend quatre années d’études au moins. Dans cinq orientations d’études (supérieur technique, supérieur économique, supérieur agricole, supérieur artistique et supérieur social), il existe un enseignement de type court et un enseignement de type long. L’enseignement supérieur en dehors de l’université délivre : 1. dans l’enseignement de type court : les diplômes de gradués (diverses disciplines), d’infirmier, d’auxiliaire social, de bibliothécaire documentaliste, d’instituteur(trice) préscolaire, d’instituteur(trice) primaire, d’éducateur(trice), d’agrégé de l’enseignement secondaire inférieur, etc.; 2. dans l’enseignement de type long : les diplômes et les grades d’ingénieur industriel, d’ingénieur commercial, d’agrégé de l’enseignement secondaire supérieur, d’architecte, de licencié en sciences commerciales, administratives, consulaires et financières, de licencié interprète, de licencié traducteur. Le cycle court de l’enseignement supérieur comporte un programme d’études assurant cette formation technique en vue d’acquérir une qualification professionnelle dans un domaine déterminé. L’enseignement supérieur de type long comprend un premier cycle de formation générale théorique et scientifique préparant à un second cycle d’enseignement spécialisé à l’issue duquel l’étudiant est tenu de présenter et de défendre un travail personnel (mémoire, projet ou travail de fin d’études) __ id. | |
ENSEIGNEMENT SYSTÉMATIQUEDid./Péd. Enseignement qui s’appuie sur la planification minutieuse d’une séquence cyclique d’opérations logiques, mettant à profit la connaissance précise de l’infrastructure pédagogique et du cycle de la didactique, en vue d’assurer l’harmonie la plus parfaite possible entre les composantes d’une situation pédagogique. A. Nature. Pris dans un sens large, l’enseignement systématique peut être défini comme l’application d’une démarche rationnelle à l’analyse et à l’organisation du processus enseignement-apprentissage. Une telle définition implique que l’enseignement consiste dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies clairement déterminées, orientées vers la maximisation de l’apprentissage de l’étudiant __ ALLARD, G. Y. et al. (1976). Planifier un cours de façon systématique, c’est essentiellement : 1. établir les objectifs de ce cours ou répondre à la question : « Où allons-nous? »; 2. produire les instruments de mesure pour l’atteinte de ces objectifs ou répondre à la question : « Comment saurons-nous que nous sommes arrivés? »; 3. choisir une méthode par laquelle ces objectifs seront atteints ou répondre à la question : « Comment nous y rendrons-nous? » __ FELX-LARIVIÈRE, C. et LECLERC, J.-M. (1982) d’après GAGNÉ, R. M. et MAGER, R. F. B. Caractéristiques (FELX-LARIVIÈRE, C. et LECLERC, J.-M., 1982) : 1. rationalité : implique sortir de la confusion, de l’improvisation et du hasard, conduire sa pensée et son action conformément à des règles établies rigoureusement; 2. efficacité : qualité de ce qui produit le résultat attendu; on travaille ici dans le but d’obtenir des résultats définis; 3. caractère systémique : selon la théorie moderne de l’organisation, la seule façon raisonnable de considérer celle-ci est de l’étudier comme un système, c’est-à-dire de refuser de considérer les choses indépendamment les unes des autres; 4. caractère professionnel : si l’on procède de façon systématique, les étudiants apprendront ce qu’ils doivent apprendre (PASCAL, C. E.); un des standards d’un système d’études valide est le critère 90/90 : 90 % des étudiants et plus atteignent les objectifs à 90 % et plus (DAVIES, I. K.); un système d’études peut être qualifié de professionnel, c’est-à-dire dépasser le bon sens et la sagesse populaire (GAGE, N. L.). C. Séquence. V didactique (planification) et pédagogie (enseignement).
D. Tendances fondamentales (BERTRAND, Y., 1979). La logique cognitive : celle que l’on retrouve dans les contenus des différentes disciplines et qui s’apparente si l’on veut, à la logique inhérente, à la structuration des connaissances chez l’homme. La logique systémique correspond au souci de faire apparaître tous les éléments d’une situation ainsi que les relations entre ces éléments, les fonctions qu’ils ont et les finalités visées par les ensembles ou les systèmes. La logique cybernétique porte sur l’utilisation de l’information en ce qui a trait au contrôle « scientifique » ou systématique des opérations d’enseignement et d’apprentissage.
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ENSEIGNEMENT TECHNIQUE1. Cur./Did./Form. prof./Péd. (Gén.). Enseignement qui a pour objet, au deuxième cycle secondaire et au premier cycle supérieur, la formation de personnel intermédiaire (techniciens, cadres moyens, etc.) et à l’université, la formation d’ingénieurs ou de technologues destinés à des fonctions de cadres supérieurs __ UNESCO (1978). Enseignement qui donne les connaissances nécessaires à la pratique d’un métier ou d’une profession __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). Ensemble des filières d’enseignement technologique et professionnel __ CMTE (1992). VA cycle, G. 2. Cur./Did./Form. prof./Péd. (Spéc.).(Angl.; Irl.) Enseignement professionnel axé sur des activités professionnelles à caractère technique ou scientifique __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA C. (Belg.) Enseignement professionnel qui vise à une formation théorique et technique __ id. VA D. (Dan.) Programme de formation à orientation technique s’adressant aux artisans, aux techniciens et aux ingénieurs __ id. VA E. (Fr.) Enseignement secondaire qui offre une formation scientifique et technique et qui prépare généralement à l’exercice d’un métier ou à l’occupation d’un poste de technicien. (Holl.) Enseignement dispensé dans les écoles assurant la préparation à des métiers à caractère technique __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA F. (It.) Type d’enseignement postérieur à la scolarité obligatoire visant surtout à se préparer à des tâches de conception ou de maîtrise, à la différence de l’enseignement professionnel qui prépare à l’accomplissement de tâches d’exécution __ id. (Lux.) V régime technique. A. Composantes. L’enseignement technique comprend une éducation générale, des études scientifiques et techniques théoriques et l’acquisition des qualifications pratiques correspondantes. Les composantes de l’enseignement technique peuvent varier considérablement selon le type de personnel à former et l’ordre auquel est dispensé l’enseignement __ UNESCO (1978). B. All. Il n’existe pas de concept allemand équivalent. Cette expression pourrait éventuellement désigner l’ensemble des enseignements professionnels (Berufsausbildungen) dont les contenus sont surtout mathématico-scientifiques et/ou techniques __ GIIT; CEDEFOP (1987). C. Angl.; Irl. Terme généralement non utilisé à des fins précises et ne figurant pas dans le Glossary of Training Terms de la Manpower Services Commission __ id. D. Belg. L’enseignement technique vise à une formation théorique et technique, contrairement à l’enseignement professionnel qui est axé sur une formation pratique et technique __ SABLON, P. dans id. E. Dan. Ce terme (teknisk uddannelse) ne désigne pas un type particulier d’éducation __ GIIT; CEDEFOP (1987). Fr. V enseignement technologique. F. Holl. On distingue les écoles techniques inférieures, moyennes et supérieures. L’enseignement technique (technisch onderwijs)est intégré dans la formation professionnelle de base (beroepsvoorbereitend onderwijs) __ id. G. It. L’istruzione technica relève de la compétence du Ministero della pubblica istruzione __ id. H. CN : collège d’*; professeur d’*. | |
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL EN TANT QUE PRÉPARATION À L’EXERCICE D’UNE PROFESSIONCur./Did./Form. prof./Péd. Enseignement technique et professionnel destiné à préparer des étudiants à exercer des professions et à occuper des emplois nécessitant des connaissances et des qualifications techniques __ UNESCO (1978). Nature. Cet enseignement doit être distingué de la « formation technique et professionnelle » qui est généralement plus spécialisée et dont les orientations sont plus directement pratiques que celles de l’enseignement technique et professionnel. Ce type d’enseignement est généralement dispensé dans le cadre du système éducatif et peut être combiné avec des stages de formation pratique dans les entreprises. Il est conçu pour permettre l’acquisition de connaissances assez étendues en même temps que les qualifications pratiques essentielles en vue d’une profession déterminée, mais il est de caractère préparatoire et ne qualifie pas l’étudiant pour une fonction spécifique dans un emploi donné. Cette qualification s’acquiert généralement par une formation plus spécialisée en cours d’emploi __ id. | |
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNELCur./Did./Form. prof./Péd. Enseignement qui implique, outre une instruction générale, des études à caractère technique et l’acquisition de connaissances et de compétences pratiques relatives à l’exercice de certaines professions dans divers secteurs de la vie économique et sociale __ UNESCO (1978). EA enseignement professionnel/technique; formation professionnelle; initiation technique et professionnelle. A. Formation professionnelle. Par suite de ses objectifs éducatifs larges, l’enseignement technique et professionnel doit être distingué de la « formation professionnelle » qui vise essentiellement l’acquisition des qualifications pratiques et des connaissances spécifiques nécessaires à l’occupation d’un emploi donné ou d’un groupe d’emplois déterminés __ id. B. CN : conseil de l’*. | |
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL À PLEIN TEMPSCur./Did./Form. prof./Péd. Enseignement technique et professionnel pour lequel la présence des étudiants est requise à plein temps, conformément à des emplois du temps hebdomadaires fixés par les institutions qui dispensent cet enseignement __ UNESCO (1978). | |
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL À TEMPS PARTIELCur./Did./Form. prof./Péd. Enseignement technique et professionnel, à l’intention de ceux qui sont déjà engagés dans une profession, dans le but de compléter ou d’améliorer leur formation __ UNESCO (1978). Extension. Dans certains systèmes éducatifs, cette expression désigne aussi les programmes généralement organisés sous forme de cours du soir pour en permettre la fréquentation par des personnes occupant déjà un emploi. Ces programmes, bien qu’agencés de manière différente, ont le plus souvent des finalités semblables à celles de l’enseignement technique et professionnel à temps plein __ id. | |
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL EN TANT QUE FORMATION CONTINUECur./Did./Form. prof./Péd. Enseignement qui se réfère à toutes formes d’enseignement technique et professionnel, formel ou non formel, permettant à un adulte soit de mettre à jour ou d’améliorer ses connaissances et ses qualifications dans son domaine professionnel, soit d’obtenir un niveau d’éducation ou de qualification plus élevé en vue de sa promotion, soit d’acquérir les connaissances et les qualifications nécessaires en vue d’un changement de profession __ UNESCO (1978). | |
ENSEIGNEMENT TECHNOLOGIQUECur./Did./Form. prof./Péd. (Fr.) Enseignement secondaire visant une formation scientifique et technologique __ MIALARET, G. dans GIIT; CEDEFOP (1987). EA enseignement/régime technique. | |
ENSEIGNEMENT THÉMATIQUEPéd. Syn. enseignement par thème. | |
ENSEIGNEMENT THÉORIQUEPéd. Enseignement qui utilise principalement la transmission verbale des connaissances lors d’un cours ou d’un séminaire. EA enseignement magistral. | |
ENSEIGNEMENT TRADITIONNELDid./Péd. Enseignement où la transmission des connaissances s’effectue à sens unique de l’agent vers le sujet. Ant. pédagogie active. VA constructivisme, K; dogmatisme, B; éducation nouvelle, A; traditionalisme, C. EA éducation traditionnelle; enseignement magistral. A. Traits. On peut caractériser l’école traditionnelle à partir des quatre traits suivants : l) la relation maître-élève est à sens unique, du premier vers le second : le dirigisme est absolu par l’imposition des programmes et des méthodes; 2) les facultés que l’on cherche à développer se limitent à la mémorisation et à la compréhension abstraite de savoirs; 3) les autres aptitudes, aussi bien que les tendances et les intérêts, sont ignorées; et 4) le processus d’apprentissage privilégié est la transmission verbale de connaissances __ LEGENDRE, R. (1983). B. CN : établissement d’*. | |
ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIREEns. sup. Enseignement qui désigne généralement les études universitaires des 1er, 2e et 3e cycles. VA cours d’appoint, C; cycle, H; établissement, F. Belg. L’enseignement universitaire est organisé dans les établissements qui ont le statut d’université ou d’établissement assimilé. On compte dans la Communauté française de Belgique, trois universités complètes, une université limitée à certaines facultés et cinq facultés. En général, le premier grade universitaire est celui de candidat obtenu après deux, parfois trois années d’études. Il sanctionne une formation de base indispensable pour aborder les études ultérieures. Le deuxième grade, celui de licencié, obtenu après deux ou trois années d’études, comporte un enseignement spécialisé ainsi que la présentation d’un mémoire de fin d’études. Dans certaines disciplines, le deuxième grade est d’emblée celui de docteur, de pharmacien ou d’ingénieur; il est alors conféré après un temps plus long. Les grades du deuxième cycle habilitent d’une façon générale à l’exercice des professions. Le troisième grade, celui de docteur, peut être obtenu au plus tôt un an ou deux ans après la délivrance du titre de licencié. L’examen comprend la présentation d’une dissertation originale et d’une thèse annexe défendues publiquement. Les candidats jugés aptes au travail personnel et à la recherche scientifique peuvent s’y engager librement. Un dernier grade domine cette hiérarchie des titres : celui d’agrégé de l’enseignement supérieur. Ce grade ne peut être délivré que deux ans ou moins après l’obtention du grade correspondant de docteur. Il comporte la présentation et la défense d’une dissertation originale et de trois thèses ou questions accessoires choisies librement par le candidat, ainsi qu’une leçon orale sur un sujet indiqué par le jury __ MERF (Belg.) (1990). | |
ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE EXTRAMUROSEns. sup. Actions et influences éducatives, scientifiques, culturelles et idéologiques exercées par l’université et débordant le cadre des activités de type conventionnel __ UNESCO (1976). | |
ENSEIGNEMENT VISANT LA CRÉATIVITÉCréat./Péd. Enseignement qui repose essentiellement sur le phénomène de la divergence __ NASH, C. (1976). EA pédagogie créative/créatrice/de la créativité. A. Méthodes. Généralement, selon Michèle LAMBERT (1987), l’enseignement s’appuie sur des méthodes actives qui suscitent des formes d’activités libres en vue de la découverte, de l’élaboration et de l’assimilation des connaissances, en se fondant essentiellement sur l’enfant et sur ses besoins. B. Intérêt. L’intérêt qu’un tel enseignement présente réside dans le fait qu’il part des réalités qui entourent l’élève sans séparer l’école de la vie, de ses intérêts, mais il arrive que l’enseignant sache prendre conscience du potentiel créatif chez ses élèves, qu’il sache maîtriser les méthodologies pouvant mettre en œuvre ce potentiel __ id. | |
ENSEIGNEMENT VOCATIONNELCur./Did./Form. prof. F.f. Anglicisme; dire plutôt enseignement professionnel ou formation professionnelle. | |
ENSEIGNERv. Péd. Communiquer un ensemble organisé d’objectifs, de savoirs, d’habiletés et/ou de moyens, et prendre les décisions qui favorisent au mieux l’apprentissage d’un sujet dans une situation pédagogique. CN : permis d’*. | |
ENSEMBLE SCOLAIREAdm. éduc./Lég. éduc./Org. scol. VA campus, G. | |
ENTITÉ INSTITUTIONNELLEOrg. scol. F.f. VA établissement, B. | |
ENTOURAGEÉcol./Soc. Espace immédiat et ensemble des choses et des êtres familiers qui exercent sur une personne des influences déterminantes en regard de ses pensées, de ses comportements et de son évolution. VA environnement, E et J. TA milieu. | |
ENTRAÎNEMENT1. Éduc. Ensemble des enseignements, des méthodes, des matériels, des activités et des circonstances qui doit susciter la modification ou le renforcement de comportements chez l’être humain ou l’animal. 2. Éduc. phys. Session d’exercices physiques particuliers dont le but est le conditionnement moteur et mental d’une personne en préparation de sa participation éventuelle et fructueuse à une activité ardue, à un défi physique présentant un niveau élevé de difficultés. VA pratique, B. TA échauffement. 3. Éduc. phys./Kin. Somme des exercices adaptés, à intensité progressivement croissante, et contrôlés, qui aboutissent, par des modifications biologiques, psychologiques et techniques à la réalisation de la plus haute performance possible __ CAZORLA, G. (1994). VA C. 4. Form. prof. (Gén.). Formation spéciale qui vise l’acquisition de connaissances et de savoir-faire ainsi que le développement d’habiletés, d’attitudes et de comportements spécifiques reliés à l’exercice de fonctions particulières dans le cadre d’une occupation. VA compétence, F. 5. Form. prof. (Spéc.). Période pendant laquelle on assure ou acquiert la formation précédente. Apprentissage d’un métier. Développement de nouvelles aptitudes en regard de fonctions particulières dans un emploi. V formation. 6. Péd. Répétition systématique d’exercices progressifs destinés spécifiquement à développer des capacités, des habiletés et des automatismes qui permettent d’accroître la performance dans une activité particulière. VA pratique, B. A. Entraînement/éducation. Le terme entraînement est un sous-ensemble de éducation. Alors que cette dernière englobe tous les types de développement, l’entraînement se rapporte plus particulièrement aux habiletés sensorimotrices. L’entraînement fait également référence à la direction externe d’un entraîneur alors que l’éducation vise le développement de l’autonomie. Il est cependant concevable qu’une personne dirige elle-même son entraînement — qu’elle soit son propre entraîneur — et qu’elle vise le développement d’habiletés appartenant à des domaines divers. Les termes éducation et entraînement auraient, en contexte, un sens quasi similaire. B. Form. prof. L’entraînement peut comprendre aussi bien la formation générale de base, la formation professionnelle de base que la mise à jour. C. Préalables. Avant cet entraînement, il faudra connaître le profil et les exigences de la compétition visée et les aptitudes individuelles du sportif pour ensuite choisir, dans ses grandes lignes, la programmation la plus adéquate, en parfaite connaissance des effets immédiats et à long terme des procédés d’entraînement retenus __ CAZORLA, G. (1994). D. CN : approche par *; exercice d’*. | |
ENTRAÎNEURÉduc. phys. Spécialiste de l’entraînement d’athlètes s’adonnant à la pratique d’un sport. V entraînement. VA instructeur, C. Féminin. Il est préférable de dire entraîneure qu’entraîneuse, ce dernier terme ayant une connotation négative et ambiguë. | |
ENTRANT,E1. Gest. app. (n.).Élève qui commence un programme d’études __ OLF (1998). Le nombre de sortants dans cette école n’étant jamais compensé par le nombre d’entrants, l’effectif scolaire décroît.Ant.sortant. TA admis; inscrit. 2. Gest. app. (adj.). Qui commence un programme d’études __ id. Élève entrant.Ant.sortant. A. Entrant/admis. L’élève dont la demande d’admission dans un établissement d’enseignement a été retenue, qui s’y inscrit et qui commence son programme d’études, est un entrant. Il ne faut pas confondre entrant avec admis; en effet, les admis ne s’inscriront pas nécessairement dans l’établissement où ils ont présenté leur candidature et même s’ils s’y inscrivent, certains n’y commenceront pas leur programme d’études __ CTEQ (1988). B. Admission, inscription (étapes). On trouve trois étapes dans le processus d’admission (ou d’inscription) : l’admission, l’inscription et l’entrée, auxquelles correspondent les trois appellations administratives d’élèves à des fins statistiques : admis, inscrit et entrant __ id. | |
ENTRAVEn.f. 1. Diagn. Frein ou obstacle pédagogique qui peut ralentir ou même arrêter l’apprentissage d’un sujet. Ant. défi. VA obstacle pédagogique, C. = {interférence+impropriété}. 2. Rech. VA changement, G et L; conception, F et G; résistance au changement, B. | |
ENTRÉEn.f. 1. Adm. scol. VA entrant, B. 2. Inf. Action par laquelle des données entrent dans un réseau __ OQLF (2004). Ex. : Le clavier est une unité d’entrée. 3. Inf. Article prêt à être ajouté à une liste ou faisant déjà partie d’une liste __ OLF (2001). V article. 4. Ling./Term. Terme qui fait partie de la nomenclature d’un dictionnaire. Dans le Dictionnaire, les entrées sont situées à gauche de la page et sont en majuscules et en caractères gras. VA dictionnaire, C et D. CN : examen d’*; test d’*. | |
ENTRÉE VOCALEInf. Signal vocal saisi par une unité fonctionnelle et interprété comme une information __ OLF (1997). Syn. saisie vocale. | |
ENTRER EN Xe ANNÉEv. Gest. app. VA passage, B. | |
ENTRETIENDoc./Gest. app./Rech. Syn. entrevue; interview. CN : auto*; bourse d’*. | |
ENTRETIEN (DES CONNAISSANCES)Form. prof. Syn. mise à jour (des connaissances). | |
ENTRETIEN EN VUE D'UN EMPLOIForm. prof. Entrevue entre un candidat à l’emploi et l’employeur éventuel (ou son représentant), lequel peut ainsi vérifier les qualifications professionnelles du candidat, son aptitude et son attitude et, le cas échéant, son expérience passée, afin de déterminer si celui-ci peut occuper le poste en question __ BIT (1987). Informations au candidat. Le candidat est, quant à lui, informé sur les conditions de travail requises, les possibilités d’avancement et sur ce que l’employeur attend de lui __ id. | |
ENTREVUEn.f. 1. Adapt. scol./Diagn./Psych. VA troubles de la conduite, D. 2. Doc./Gest. app./Rech. Méthode de cueillette d’informations dans laquelle l’enquêteur et la personne interrogée sont en entretien face à face __ LANDRY, F. (1987). Syn. entretien; interview. A. Entrevue structurée : les informations sont recueillies de manière uniforme : les personnes interrogées répondent à des questions identiques, reçoivent les mêmes explications et les entrevues se déroulent dans des conditions aussi semblables que possible __ DE LANDSHEERE, G. (1979) dans id. B. Entrevue semi-structurée : l’enquêteur accorde moins d’importance à l’uniformisation qu’à l’information elle-même; toutefois, une série d’objectifs précis sont poursuivis et doivent être atteints à la fin de l’entretien; un schéma définit les thèmes à explorer et prévoit certaines questions; la manière dont les thèmes sont amenés au cours de l’entretien, la façon dont les questions sont formulées et l’ordre dans lequel les thèmes apparaissent ne sont pas fixés d’avance __ DE LANDSHEERE, G. (1979) dans id. C. Entrevue d’évaluation. L’entrevue d’évaluation a des caractéristiques de l’entrevue structurée et semi-structurée. Plus elle est structurée, plus elle se rapproche de l’épreuve orale. Qu’elles soient fermées ou ouvertes, les questions posées lors de l’entrevue d’évaluation doivent répondre à certaines conditions : être directement reliées aux connaissances ou aux habiletés à évaluer, être appropriées à l’information recherchée, être claires et sans ambiguïté, ne pas suggérer une réponse, ne pas exiger de référence à des informations que le candidat n’est pas susceptible d’avoir, ne pas requérir d’information personnelle que le candidat peut hésiter à fournir, ne pas être biaisées de telle sorte que le candidat soit porté à fournir une réponse « socialement acceptable » __ CANTIN, S. (1985) dans id. | |
ENTROPIEn.f. 1. App. syst. Appréciation de l’aléatoire, du désordre, de la désorganisation, de l’imprévisibilité dans un système; cette incertitude et ce désordre eux-mêmes. Ant. néguentropie. VA système fermé, A; système ouvert, A et C. 2. Com. Mesure de l’incertitude dans la transmission d’un message, lequel degré d’indétermination est proportionnel à la quantité d’information; cette incertitude elle-même __ SHANNON, C. E. (1949). 3. Écon. Mesure des frictions sociales engendrées par les processus de production et de la dissipation d’énergie et des ressources économiques dans des activités improductives __ GEORGESCU-ROEGEN dans CAPRA, F. (1983); énergie utilisée à des fins non productives. 4. Éduc. Degré de désordre d’un système d’éducation. Mesure de la proportion des échecs scolaires, des troubles d’apprentissage, des décrocheurs. Appréciation des ressources et des énergies qui entravent la réussite des apprentissages ou qui n’y concourent pas dans un système d’éducation; ce désordre; ces échecs; ces ressources et énergies improductives. VA cycle de l’éducation, G. 5. Sc. Grandeur qui permet d’apprécier la dégradation d’énergie dans un système; cette dégradation elle-même. Partie d’une somme d’énergie qui ne peut être convertie en travail. VA écosystème, X; énergie; environnement, N. 6. Stat. Degré de dispersion des données relatives à une variable; cette dispersion elle-même. A. Abrév. : H (en communication); S (en sciences). B. Étym. Du grec entropê, action de se retourner, de se transformer; entropia, conversion, retour en arrière. Formulé par le physicien allemand R. E. CLAUSIUS (1865) qui établit que l’entropie d’un système isolé ne pouvait que croître. C. État d’entropie : phase de développement économique dans laquelle les coûts de coordination bureaucratique et d’entretien excèdent les capacités de production de la société et où l’ensemble du système s’écroule sous son propre poids et sa propre complexité __ HENDERSON, H. dans CAPRA, R. (1983). D. Entropie/désordre/chaos. L’entropieétant la mesure du désordre dans un système, l’entropie maximale correspond au désordre total, c’est-à-dire le chaos. Entropie est synonyme de dégradation, de désordre et de désorganisation. E. Entropie/nature. Les processus naturels vont toujours vers une augmentation du désordre, et ce désordre est mesuré par l’entropie. C’est une quantité qui augmente toujours, inexorablement. (...) L’entropie est reliée quantitativement à la structure ordonnée des choses. Plus il y a d’ordre, moins il y a d’entropie. (...) Il me plaît d’envisager l’entropie comme la quantité qui exprime la propriété la plus certaine de notre univers actuel : sa tendance à se dégrader, à se consumer (...) il est donc tout à fait normal que toute tentative pour appréhender la vie ne puisse l’ignorer __ LOVELOCK, J. (1990). F. Entropie et probabilité. On verra que les systèmes à haute information (faible entropie) sont des systèmes très « improbables ». À l’inverse, plus l’entropie est élevée, plus grande est la probabilité que le système soit engendré par des phénomènes non dirigés, c’est-à-dire laissés au hasard. On voit ainsi approcher la relation entre la probabilité et l’entropie. Plus l’entropie d’une configuration est élevée, plus grande est la probabilité de la voir apparaître (...) __ REEVES, H. (1986). G. Entropie/travail. Plus l’énergie disponible pour effectuer un travail est faible, plus l’entropie d’un système est élevée. Pour diminuer l’entropie, une addition d’énergie est donc nécessaire, laquelle sera consacrée à effectuer un travail d’organisation. H. Ordre et désordre. Pourquoi y a-t-il de l’ordre et de l’organisation dans l’univers? Comment expliquer l’évolution? Comment l’ordre peut-il naître dans le désordre? La réponse apportée par plusieurs « cybernéticiens » fut celle-ci : c’est dans le désordre que naît l’ordre. MORIN (1979, p. 54) soutiendra que « l’ordre et l’organisation, nés avec la coopération du désordre, sont capables de gagner du terrain sur le désordre ». Cependant ces trois notions sont inséparables. Selon MORIN, l’ordre ne s’épanouit que lorsque l’organisation crée son propre déterminisme et le fait régner dans son environnement. L’organisation a besoin de principes d’ordre intervenant à travers les interactions qui la constituent. Les interactions supposent du désordre (inégalités, agitations, catastrophes, turbulences, etc.). Plus l’ordre et l’organisation se développent, plus ils ont besoin du désordre. Ces notions sont donc complémentaires, concurrentes et antagonistes __ BERTRAND, Y. et GUILLEMET, P. (1989). VA système fermé, B. I. Apprentissage. L’apprentissage étant un processus de structuration, l’éducation est donc un domaine de savoirs et d’activités qui va à l’encontre de l’entropie : l’éducation vise le développement d’êtres éduqués, l’organisation de structures personnelles, etc. L’éducation n’est pas un phénomène de la nature, cette dernière tendant à la fois vers l’ordre et le désordre. L’éducation ne peut s’effectuer que par apport d’énergie, de travail, d’effort. J. Signification dans divers domaines __ LEROUX, R. (09.88).
K. Néguentropie : terme utilisé par Erwin SCHRÖDINGER (1955) pour désigner l’entropie négative, c’est-à-dire un état ou un processus d’ordre, d’organisation, de structuration. | ||||||||||||||||||||||||||||
É |
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ÉNUMÉRATIONn.f. 1. Ens. lang./Ling./Litt. Juxtaposition d’unités souvent voisines par le sens (Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées). Î figure de rhétorique. 2. Doc./Gest. ens./Rech. Énoncer, inscrire les parties d’un ensemble les unes à la suite des autres. L’énumération des élèves par ordre alphabétique/des ressources pédagogiques. | |
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ENVELOPPE NON TRANSFÉRABLEAdm. scol./Lég. scol. Crédits qui ne peuvent être utilisés que pour les fins pour lesquelles ils ont été accordés. | |
ENVIRONNEMENTn.m. 1. Gén. Ensemble des conditions naturelles (biologiques, physiques et géographiques) et des conditions découlant de l’aménagement du territoire qui agissent sur les organismes vivants tels les plantes, les animaux et les humains __ ENVIRONNEMENT QUÉBEC (2002). Circonstances et conditions dans lesquelles vit quelqu’un ou qui entoure quelque chose tout en conditionnant son existence et son évolution. Un environnement rural, urbain/favorable, hostile/chaud, froid/plat, montagneux. Syn. abords; alentours; environs. 2. Bio./Com./Écol./ERE/Soc. Ensemble dynamique et évolutif, constitué d’éléments physiques, chimiques, biologiques et de facteurs sociaux, dans lequel se développe tout organisme vivant et qui est susceptible d’avoir une influence directe ou indirecte sur celui-ci __ OQLF (2004). Ensemble systémique des aspects biophysiques du milieu de vie, en interrelation avec les composantes socioculturelles, et qui interagissent avec les êtres vivants de ce milieu __ SAUVÉ, L. (1992). Ensemble d’éléments (personnes, choses, conditions), plus ou moins organisés, et système de forces qui constituent, à un moment donné, un cadre vital au sein duquel un organisme se trouve consciemment ou non en relation d’interdépendance. Nous avons trop tendance à admettre que le comportement humain est sous le seul contrôle de la volonté. On oublie que l’environnement joue également un rôle très important __ L’EXPRESS (05.78). La fonction d’éducation consiste à bien préparer et à faciliter le plus possible les contacts entre l’« éduqué » et l’environnement où il trouve sa place __ HABY, R. (1975). Qsyn. cadre de vie; entourage. VA I; approche globale, G; communication, C; culture organisationnelle, A; écologie, E; économie, B; paradigme existentiel, J. Î milieu. 3. Bio./Écol. Réalité multidimensionnelle constituée par l’ensemble des agents physiques, chimiques, biologiques et sociaux susceptibles d’avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme, sur les êtres vivants et les activités humaines dans un espace-temps limité et circonscrit __ ROCQUE, S. (1999). L’environnement acoustique, physique, spatial, thermique, visuel/culturel, familial, intellectuel, professionnel, social/économique, politique, psychologique. VA écologie, B et E. 4. Écol. éduc. Réalité multidimensionnelle et contextuelle telle que perçue et interprétée par le Sujet et les Agents d’éducation en interrelation dans un éducosystème particulier ainsi que par les participants externes qui exercent une influence sur ces éducosystèmes __ id. VA burnout A1, A1.3, F1, H1 : stade, 11. 5. Inf. Configuration matérielle et logicielle d’un ordinateur qui réfère aux interfaces humaines et de gestion des réseaux, aux bases et banques de données, aux outils et langages de programmation, aux programmes de traitement et d’utilisation, etc. A. Environnement/ambiance. L’ambiance est une atmosphère particulière et momentanée d’un environnement qui agit sur la sensibilité des personnes impliquées. VA J. B. Environnement/climat. Le climat réfère à l’ensemble des circonstances et des conditions soit atmosphériques, culturelles, géographiques, sociales d’un environnement. VA J. C. Environnement/cadre. Le cadre détermine les frontières qui délimitent un environnement. VA J. D. Environnement/contexte. Le contexte est l’ensemble des circonstances dans lesquelles se situe un environnement. Ainsi, pour le MEQ (1982) : « L’environnement, c’est le contexte physique, social et culturel dans lequel le discours est produit et reçu. Le lieu, le temps, l’époque, la présence ou l’absence de l’émetteur, la présence ou l’absence du récepteur, le nombre de récepteurs, la présence ou l’absence du référent sont autant d’éléments qui constituent l’environnement et qui peuvent influencer la production et la compréhension d’un discours ». VA Jet L. E. Environnement/entourage. L’entourage concerne l’environnement immédiat ou habituel, à proximité, aux alentours, dans le voisinage, aux environs de quelqu’un. VA J. F. Environnement/milieu. Bien que le concept d’environnement apparaisse contemporain, l’étymologie des termes milieu et environnement les situe pourtant tous les deux au XIIe siècle. Ils se définissaient alors relativement à un espace physique limité dans lequel un objet ou un organisme se trouvait. C’est au XIXe siècle que le concept de milieu prend une extension plus vaste englobant en plus de l’espace physique, l’ensemble des conditions extérieures influençant l’organisme vivant, c’est-à-dire les conditions physiques, chimiques, climatiques, sociales et morales au regard de l’être humain. Bien qu’apparu au même siècle, le terme environnement devient fréquent au XXe siècle et plus particulièrement pendant les années 1960, les Américains en ayant généralisé et vulgarisé l’emploi. « Les termes milieu et environnement sont fréquemment utilisés l’un pour l’autre. Cependant, Pierre GIOLOTTO (1982) souligne que : “certains scientifiques opposent “le milieu”, réalité objective à la subjectivité de “l’environnement”. Ce dernier rassemblerait l’ensemble des informations issues du milieu qu’une espèce spécifique peut percevoir, et auxquelles elle est en mesure de répondre”. L’environnement serait donc à la fois plus spécifique que le milieu et en restreindrait les composantes (ce qui est ou peut être perçu), tout en permettant d’intégrer la dimension subjective de l’organisme considéré (ce qui est interprété). Ainsi, pour un milieu spécifique, il y aurait plusieurs environnements. Le milieu possèderait donc une dimension plus générale que l’environnement et un caractère plus objectif. Cette distinction est reconduite en écologie de l’éducation. Elle permet en effet d’appréhender la réalité objective d’un éducosystème ainsi que la réalité telle que perçue et interprétée par chacun des êtres humains qui y sont insérés, satisfaisant ainsi aux préoccupations de nature phénoménologique de nombreux chercheurs des sciences humaines et de l’écologie humaine » dont Robert PLOMIN (1991), Theodore D. WACHS (1991) et Urie BRONFENBRENNER (1996) __ ROCQUE, S. (1999). VA M. G. Environnement/système. Le système et son environnement constituent un univers. Il n’est pas toujours facile d’établir la frontière d’un système et de le distinguer de son environnement. Un système peut lui-même constituer un environnement à l’intérieur duquel se situent des sous-systèmes. VA analyse des systèmes, D. H. Environnement/système ouvert. Le système ouvert est en situation d’échange avec son environnement. Il en reçoit de l’énergie et de l’information; il produit quelque chose dans cet environnement. L’environnement est donc l’ensemble des composantes extérieures qui affectent le système ainsi que celles qui sont affectées par le système __ HALL et FAGEN (1956). I. Environnement/hérédité. L’environnement et l’hérédité constituent les deux ensembles interreliés de facteurs qui conditionnent le plus une personne à chaque instant de sa vie. VA milieu, E. J. Réseau notionnel.
K. ERE. Globalement, nous pouvons déceler six principales conceptions complémentaires de l’environnement dans la littérature spécialisée en éducation relative à l’environnement : 1. L’environnement problème : celui qui est menacé par les pollutions, les nuisances, les détériorations. C’est l’environnement biophysique, associé à la survie et à la qualité de vie, qui fait appel à la mise en œuvre de processus de résolution de problèmes. 2. L’environnement ressource : celui qu’on utilise, qu’on exploite. C’est le patrimoine biophysique collectif, associé à la qualité de vie, et qu’il faut apprendre à gérer dans une perspective de développement durable et de partage équitable. 3. L’environnement nature : celui qu’il faut apprécier, respecter, préserver. C’est l’environnement originel, « pur », celui dont l’Homme s’est dissocié, et avec lequel il doit renouer des liens afin d’enrichir sa qualité d’être. 4. L’environnement biosphère, le vaisseau spatial Terre, ce « monde fini » dont parle Albert JACQUARD, cet organisme autorégulateur que James LOVELOCK appelle GAÏA. C’est l’objet de la conscience planétaire, cosmique. C’est un lieu d’unité des êtres et des choses. Dans sa perspective la plus globale, l’environnement nature rejoint l’environnement biosphère. 5. L’environnement, milieu de vie : celui de la vie quotidienne, à l’école, à la maison, au travail, dans les loisirs. Le milieu de vie est imprégné des composantes humaines, socioculturelles, technologiques, historiques, etc. C’est SON propre environnement, envers lequel on doit développer un sentiment d’appartenance; c’est celui qu’on apprend à connaître, à aménager. 6. L’environnement communautaire : celui d’une collectivité humaine, un milieu de vie partagé, avec ses composantes « naturelles » et anthropiques. C’est un lieu de solidarité, de vie démocratique, où il faut apprendre à s’impliquer de façon à participer à l’évolution de ce milieu __ SAUVÉ, L. (1992). L. Contexte. Un environnement est une réalité essentiellement contextuelle qui peut être définie en fonction des paramètres suivants (SAUVÉ, L., 1987) : • la spécificité de l’être environné (l’environnement de quoi, de qui?); • la perspective et l’objectif global (ou but) en fonction desquels cet environnement particulier est considéré; ces paramètres déterminent les suivants; • les composantes du milieu qui sont concernées; • le (ou les) types d’interrelations à considérer (s’il y a lieu de restreindre certains types); • les limites spatiales et temporelles du milieu. M. Environnement objectif/subjectif. Dans le domaine de la psychologie, Theodore D. WACHS (1991, 1996) et ses collaborateurs opèrent la même distinction. Ils signalent que cette distinction est essentielle à toute étude centrée sur l’interaction personne-milieu. À cet effet, ces chercheurs caractérisent l’environnement selon qu’il soit objectif (objective environment) ou subjectif(effective environment). Ils posent d’emblée que ces deux environnements correspondent à des réalités fort différentes. Plusieurs mécanismes et processus entrent en jeu pour transformer une réalité objectivable en réalité vécue et subjective, tels que la confiance en soi, l’histoire personnelle, la culture, la sensibilité et la vulnérabilité individuelles, etc. __ ROCQUE, S. (1999). N. Environnement/ordre/entropie/information. Selon Roger LEROUX (1988), les notions d’ordre, d’entropie et d’information sont « essentielles dans la considération du système être humain-environnement tant en ce qui concerne l’entropie thermodynamique au sens strict et ses implications sur l’utilisation de l’énergie par l’homme, qu’en ce qui regarde l’ordre dans le système global et ses sous-systèmes ». O. Environnement/organisme vivant. Les relations de tout organisme vivant avec son environnement sont : 1) particulières et spécifiques à chacun des organismes; 2) continues dans le temps; 3) réciproques et 4) indissolubles puisqu’il est impossible qu’un organisme puisse se soustraire à un environnement __ ALLEE, W. C. et al. (1949). P. Représentations. L’ensemble des analyses auprès des diverses populations d’acteurs de l’éducation relative à l’environnement a permis d’identifier sept représentations types de l’environnement, chacune est caractérisée par un mode de relation privilégié à l’environnement.
Q. Cadres éthiques __ BISSOONAUTH, R. (2005).
Typologie des cadres éthiques en matière d’environnement __ BISSOONAUTH, R. (2005) R.Éducation-environnement. A. M. LUCAS (1980) identifie trois types de relation entre l’éducation et l’environnement : 1. l’éducation au sujet de ou sur l’environnement focalise l’attention sur l’apprentissage des savoirs propres aux systèmes naturels ainsi que des facteurs déterminants — écologiques, économiques et politiques — des prises de décision; 2. l’éducation dans ou par l’environnement perçoit ce dernier à titre de ressource pédagogique qui permet à l’élève de se développer au contact des réalités concrètes de la Nature; 3. l’éducation pour l’environnement vise à ce que l’élève acquiert les savoirs, les habiletés et les valeurs nécessaires à une implication dynamique dans la résolution de problèmes et la gestion de l’environnement. S. Perspectives. Lucie SAUVÉ (1997) identifie trois perspectives de l’ERE : environnementale (outil de résolutions de problèmes et de gestion environnementale); éducationnelle (développement intégral de la personne et de son groupe social); pédagogique (axée sur le processus d’éducation et le développement d’une pédagogie conséquente telle la résolution de problèmes, l’approche coopérative et l’implication active de l’apprenant). T. Lien entre environnement et société. Un environnement sain procure de la nourriture, de l’eau potable, de l’air de qualité, des abris et des emplois à une société. C’est l’ensemble des décisions d’une société qui détermine l’avenir de l’environnement __ ENVIRONNEMENT QUÉBEC (2002). U. CN :éducation à l’*;éducation axée sur l’; éducation en *; éducation en matière d’*; éducation pour l’*; éducation relative à l’*; enseignement de la science de l’*; essais d’*; formation relative à l’*; pédagogie de l’*; science(s) de l’*. V. CN __ environnants : relations entre le corps et les objets * dans l’espace. W. CN __ environnemental,e : carte *; éducation *; éducation relative aux valeurs *; problème *. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
ENVIRONNEMENT ALPHABÈTEAlph. Syn. environnement lettré. | |
ENVIRONNEMENT COGNITIFÉcol. éduc. Environnement spécifique dans lequel le problème est perçu, compris et situé par l’individu ou le groupe; normes, implicites ou explicites, sur lesquelles se règle l’activité du sujet ou du groupe __ ROUQUETTE, M. L. (1971-1972). | |
ENVIRONNEMENT D'APPRENTISSAGE MULTIMÉDIAÉdum./Techno. éduc. Environnement pédagogique qui combine plusieurs médias pour optimiser les meilleurs apprentissages possibles. A. Utilité. Les environnements multimédias nous proposent une nouvelle vision face à l’intégration de technologies aptes à augmenter notre habileté à traiter des informations. Ils nous obligent aussi à changer notre perception des connaissances. Ce changement se reflète dans la convergence synergétique entre les différents types d’accès, les différentes formes de communication et d’échanges d’informations. L’environnement d’apprentissage multimédia interactif ne devrait plus représenter un objet passif contenant seulement des informations, mais il devrait devenir, d’une part, le moyen de communication des intentions pédagogiques du professeur/concepteur et d’autre part, le lieu d’essai, d’accès, de jeu, de réflexion de l’apprenant qui cherche, interprète, manipule et construit de nouvelles connaissances __ GIARDINA, M. et MEUNIER, C. (1992). B. Interactivité. À l’intérieur de ce cadre conceptuel, l’interactivité intègre une dimension physique et cognitive (GIARDINA, M., 1991) issue des différents contacts possibles entre l’apprenant et le système pour cheminer dans un réseau d’informations à sa disposition, mais aussi et surtout elle témoigne des choix cognitifs de l’individu en fonction de ses manipulations sur les informations disponibles. Dans ce contexte, nous pensons que l’individu constitue un élément du concept d’interactivité : il est le promoteur et le bénéficiaire ultime d’une transaction définie comme un cycle d’échanges d’informations (MERRILL, D., 1991) plus ou moins significatives en vue de générer la signification ou la compréhension d’un phénomène ou d’un état __ id. C. Modèle cognitif. En donnant suite encore à des études sur le développement de la pensée et des processus d’apprentissage chez les jeunes apprenants (MONTESSORI, M., 1966; PIAGET, J., 1961), des études récentes mettent en évidence la présence possible d’une intelligence multiple et diversifiée plus ou moins dominante (GARDNER, H., 1983) ou d’un modèle cognitif appuyé sur une conception des processus mentaux en trois niveaux distincts et en interaction : le niveau des processus d’exécution, le niveau des processus de performance et le niveau des processus d’acquisition de connaissances (STERNBERG, R., 1988). Selon ces études, ces différents processus feraient ressortir trois fonctions privilégiées : la relation, l’adaptation et la modélisation, et elles serviraient à définir opérationnellement le concept d’intelligence à travers les interactions possibles avec l’environnement à notre disposition. Les environnements d’apprentissage multimédias pourraient être utilisés en vue de recréer cet « environnement stimulant ces fonctions privilégiées ». Ils permettraient de pouvoir observer systématiquement les stratégies dominantes chez les jeunes apprenants en train d’interagir, en adaptant et en s’adaptant, en sélectionnant et en modélisant les informations mises à leur disposition dans un environnement d’apprentissage multimédia __ id. | |
ENVIRONNEMENT ÉDUCATIFÉcol. éduc. Environnement qui concoure effectivement à l’éducation des personnes impliquées. VA éducation permanente, F; environnement pédagogique, E. EA environnement éducationnel; milieu éducatif. A. Environnement/milieu éducatif. Le milieu éducatif d’une région ou d’une ville pourrait comprendre plusieurs environnementséducatifs tels les écoles, les bibliothèques, les centres d’arts, de sports et de loisirs, les médias (émissions éducatives), etc. B. Environnement éducatif/scolaire. L’environnement éducatif a une extension plus large que celle d’environnement scolaire puisque les écoles formelles ne sont pas les seuls lieux d’éducation dans une société. C. Environnement éducatif/éducationnel. Pour les personnes dont l’environnement scolaire est un lieu de réussite des apprentissages prévus, cet environnement est éducatif; pour les autres, tout au plus peut-on dire que cet environnement est éducationnel. | |
ENVIRONNEMENT ÉDUCATIONNEL1. Cur. Ensemble des éléments qui définissent les circonstances et conditions de l’enseignement et de l’apprentissage : horaires; charges de cours; régime pédagogique; contenus et objectifs des programmes; ressources en personnel; répartition des tâches; modèles d’encadrement des élèves; approches, stratégies, méthodes et activités éducatives; locaux; équipements, matériel et logiciels; ressources documentaires et instrumentation didactique; animation et soutien pédagogique; formation du personnel __ BIBEAU, R., MEQ : DRTF (1992). > environnement scolaire> environnement pédagogique. 2. Écol. éduc. (Gén.). Environnement dont l’objet principal concerne l’éducation. 3. Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes et des relations d’un système scolaire au sein du cycle de l’éducation, telles que perçues et interprétées par un groupe de Sujets, les Agents d’éducation ou les participants internes et externes __ ROCQUE, S. (1999). V écologie éducationnelle. EA environnement pédagogique/scolaire; milieu éducationnel. A. Environnement éducationnel/démécologie éducationnelle. L’écologie éducationnelle se prête davantage à des études de nature démécologique (démocologie éducationnelle). Dans cette optique, on tente de décrire le Milieu éducationnel et de cerner l’Environnement éducationnel d’un groupe particulier de Sujets ainsi que les Environnements des Agents d’éducation et des participants internes et externes de l’écosystème éducationnel à l’étude. Dans des cas exceptionnels, pour des études de cas de nature autoécologique, on s’attarde également à l’Environnement éducationnel d’un seul Sujet __ ROCQUE, S. (1999). B. Environnement/milieu/écosystème éducationnel. On conviendra aisément que dans un écosystème éducationnel, les environnements seront très nombreux, très diversifiés et difficiles à cerner, alors que lemilieu éducationnelest unique tout en demeurant, cependant, difficile à caractériser __ id. | |
ENVIRONNEMENT EXTERNEÉdum. VA scénario, E. | |
ENVIRONNEMENT INTÉRIEUR/INTERNE1. Écol. éduc. Ensemble plus ou moins structuré des composantes constitutives d’une personne, lequel conditionne ses perceptions, ses réactions, ses aspirations, sa façon de traiter les données et de résoudre ou non les problèmes. EA structure cognitive. 2. Édum. VA scénario, E. | |
ENVIRONNEMENT LETTRÉAlph. Environnement caractérisé par une fréquence élevée des signes écrits et des communications écrites qui favorise l’apprentissage et l’utilisation de l’écrit au quotidien. Syn. environnement alphabète. Qsyn. environnement écrit; milieu alphabète. V lutte contre l’illettrisme. VA analphabétisme de retour. Conférence de Hambourg. Depuis la 5e Conférence internationale sur l’éducation des adultes à Hambourg (UNESCO, 1997), les mouvements d’alphabétisation ont tendance à mettre l’accent sur la « promotion de l’alphabétisation » et sur l’établissement d’« environnements lettrés » plutôt que sur la « lutte contre l’analphabétisme » __ WAGNER, S. (2000). V lutte contre l’analphabétisme. | |
ENVIRONNEMENT OUVERTPéd. Lieu où les enfants sont encouragés à exprimer leurs propres idées, leurs émotions, où ne règnent ni l’anarchie (absence de structure), ni une totale permissivité, ni l’autoritarisme __ LAMBERT, M. (1987). A. Équilibre. L’environnement ouvert doit inclure un équilibre entre l’encouragement au travail créatif de l’apprenant et la construction de ressources en vue de l’approfondissement de ce travail (TAYLOR, 1975), autrement dit, entre l’expression libre et l’examen critique des résultats. B. Avantages. Des études ont montré que, dans un environnement pédagogique ouvert, il y a amélioration des capacités de réflexion et d’analyse, en même temps qu’augmentation de la production d’idées et élaboration de possibilités conceptuelles __ id. | |
ENVIRONNEMENT PÉDAGOGIQUE1. Écol. éduc. (Gén.). Environnement dont l’objet principal est de susciter et de faciliter des apprentissages spécifiques. < environnement scolaire. 2. Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes et des relations d’une situation pédagogique telles que perçues et interprétées par le Sujet, un groupe de Sujets ou par les Agents d’éducation __ ROCQUE, S. (1999). V écologie pédagogique. EA environnement éducationnel/scolaire; milieu pédagogique. A. Environnement/autoécologie pédagogique. En autoécologie pédagogique, c’est la perception qu’un Sujet a de lui-même, de l’Objet, de l’Agent, du Milieu ainsi que des relations qui prévalent dans la situation pédagogique de même que l’interprétation de cet ensemble qui constituent son environnement pédagogique. Dans un écosystème pédagogique, l’Environnement du Sujet n’est pas unique. Chacun des autres Sujets ainsi que les Agents vivent également dans les Environnements pédagogiques qui leur sont propres __ ROCQUE, S. (1999). B. Environnement/démécologie pédagogique. En démécologie pédagogique, c’est la perception et l’interprétation d’un écosystème pédagogique qu’ont un groupe de Sujets et des Agents d’éducation qui constituent les environnements pédagogiques __ id. C. Environnement/milieu pédagogique. Compte tenu de sa nature, l’environnement pédagogique est plus restreint que le milieu pédagogique __ id. D. Environnement/milieu/écosystème pédagogique. Dans un écosystème pédagogique, le milieu pédagogique est unique tandis que les environnements pédagogiques sont multiples et variés __ id. E. Environnement pédagogique/éducatif. Lorsqu’une personne, impliquée dans un environnement pédagogique, effectue des apprentissages, alors cet environnement devient pour elle un environnement éducatif. F. Environnement pédagogique/scolaire. Dans le cas d’une école formelle, l’environnement pédagogique revêt un sens plus restreint que celui d’environnement scolaire puisque ce dernier englobe le premier, ainsi que l’environnement administratif, l’environnement humain, l’environnement matériel, l’environnement parascolaire, etc. Dans le cas des écoles informelles (bibliothèques, musées, médias, centres de loisirs, etc.), l’environnement pédagogique ne s’inscrit pas dans un environnement scolaire. VA environnement éducatif, A et B. G. Environnement/milieu pédagogique. Suite à ce qui précède, le milieu pédagogique d’une région ou d’une ville pourrait comprendre plusieurs environnements pédagogiques. Il en est de même dans le cas d’une école formelle puisque le milieu pédagogique comprend plusieurs environnements pédagogiques : classes, laboratoires, locaux spécialisés, bibliothèque, gymnase, etc. | |
ENVIRONNEMENT PHYSIQUEÉcol. éduc. Ensemble des objets et des phénomènes matériels qui influencent une personne dans une situation éducationnelle. EA milieu physique. Environnement/milieu physique. Le milieuphysique se compose d’un certain nombre d’environnements matériels : culturel, économique, familial, géographique, historique, naturel, politique, scolaire, social, technologique. | |
ENVIRONNEMENT SCOLAIRE1. Écol. éduc. (Gén.). Environnement particulier à une ou plusieurs écoles. V écologie scolaire. EA environnement éducatif/éducationnel; milieu pédagogique/scolaire. Î milieu scolaire. = {infrastructure administrative; infrastructure pédagogique}. > environnement pédagogique. 2.Écol. éduc. (Spéc.). Ensemble des composantes et des relations d’un système scolaire au regard de l’infrastructure pédagogique, telles que perçues et interprétées par le Sujet, un groupe de Sujets, les Agents d’éducation ou les participants externes __ ROCQUE, S. (1999). Qsyn. infrastructure pédagogique. V écologie scolaire. EA environnement éducatif/éducationnel/pédagogique; milieu pédagogique/scolaire. A. Environnement/autoécologie scolaire. En autoécologie scolaire, on tente de décrire le Milieu scolaire et de cerner l’Environnement scolaire d’un Sujet ainsi que les Environnements des Agents d’éducation et des participants externes de l’écosystème scolaire à l’étude __ ROCQUE, S. (1999). B. Environnement/démécologie scolaire. En démécologie scolaire, c’est l’Environnement d’un groupe particulier de Sujets qui doit être précisé en plus des Environnements des Agents d’éducation et de ceux des participants externes ainsi que le Milieu scolaire __ id. C. Environnement/milieu/écosystème scolaire. Dans un écosystème scolaire, le milieu scolaire est unique tandis que les environnements scolaires sont multiples et variés __ id. V environnement; milieu; milieu scolaire. D. Environnement/système scolaire. L’environnement scolaire revêt généralement un sens plus restreint que celui de système scolaire, lequel fait plus spécifiquement référence à un vaste ensemble d’écoles comme dans le cas d’un pays, d’un état ou d’une société. Tout au plus, les deux expressions seraient équivalentes à l’échelle d’un pays ou d’une région. E. Environnement/milieu scolaire. Se rapportant aux attributs particuliers d’un ensemble d’écoles, le milieuscolairepeut comprendre une pluralité d’environnementsscolaires, cette dernière expression désignant plus spécifiquement ce qui est propre à une école particulière. | |
ENVIRONNEMENT SOCIALÉcol. hum./Soc. Ensemble de tous les êtres humains qui entourent une personne et qui exercent sur elle des influences significatives, ainsi que la nature des relations établies. TA entourage. | |
ENVIRONNEMENT TECHNOLOGIQUE D'APPRENTISSAGE APPROPRIÉCur./Did./Écol. scol./Édum./Péd./Techno. éduc. Organisation spatiotemporelle réelle ou virtuelle constituée d’un ensemble d’éléments en interaction, mondains ou imaginaires, aussi bien des personnes, des machines, des logiciels, des techniques que des conditions susceptibles d’agir sur les activités humaines, en particulier l’activité qui consiste à apprendre et à apprendre à apprendre, qui est une réponse conviviale à un besoin ou à un usage clairement identifié __ BORDELEAU, P. (1989). Nature. En qualifiant l’environnement d’apprentissage, on signifie que, parmi les activités humaines, celles qui consistent à « apprendre » et à « apprendre à apprendre » doivent être prédominantes. En ajoutant technologique, on signifie que parmi les éléments en interaction, il y a présence obligatoire de machines, de logiciels, de techniques et de ressources humaines qui se les ont appropriés. Enfin, une technologie est dite appropriée lorsqu’elle remplit deux conditions, la première celle de son adéquation à un besoin donné ou à un usage donné, la seconde, celle de sa capacité à faciliter à l’usager sa prise en charge, c’est le concept de convivialité. Il y a deux types d’environnements : des environnements physiques réels et des environnements virtuels __ id. | |
ENVIRONNEMENTALISME1. ERE (Gén.). Ensemble de conceptions (philosophie) et de valeurs concernant les relations entre l’être humain et l’environnement, et qui mène à l’action en faveur de la qualité des rapports environnés-environnement __ SAUVÉ, L. (1992). 2. ERE (Spéc.). Mouvement social orienté vers le changement de croyances, d’opinions, d’attitudes, de valeurs et de comportements des personnes et des collectivités à l’égard de l’environnement __ id. Éthique. L’environnementalisme s’appuie sur une éthique de la relation de l’Homme avec l’environnement. Deux tendances principales se dessinent : l’éthique holiste (se rattachant à la philosophie du deep ecology ou écologie profonde) et l’éthique anthropocentriste (se rattachant à la philosophie du shallow ecology ou écologie superficielle) __ id. | |
ENVIRONNEMENTALISTEn. 1.Écol./ERE (Gén.). Spécialiste de la science de l’environnement __ SAUVÉ, L. (1992). 2. Écol./ERE (Spéc.). Personne préoccupée des impacts de l’activité humaine sur l’environnement, et engagée dans une action favorable à l’environnement __ id. VA écologiste, A; science de l’environnement, A. | |
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ÉPICURISMEPhi. VA hédonisme, C. | |
ÉPISODEn.m. Ens. lang./Litt. Au théâtre, action accessoire rattachée à l’action principale. Dans un poème, un roman, un tableau, action incidente liée à l’action principale.V genre littéraire. | |
ÉPISTÉMÈn.f. Épist. Ensemble des connaissances admises, de leurs fondements, de leurs tendances chez un groupe, à une époque déterminée. Étym. Du latin epistêmê, science. | |
ÉPISTÉMIQUEadj. Épist. Relatif à la connaissance et à la croyance. Logique épistémique; mode épistémique __ PAVEL, S., SEC (1989). CN : relativisme *; sujet *. | |
ÉPISTÉMIQUE APPLIQUÉEÉpist./Int. art./Psych. cogn. Ensemble de techniques et de méthodes relatives à la métaconnaissance du savoir humain mémorisé par ordinateur __ PAVEL, S., SEC (1989). | |
ÉPISTÉMOLOGIEn.f. 1. Phi. (Gén.). Étude philosophique critique de la connaissance, de ses fondements, de ses principes, de ses méthodes, de ses conclusions et des conditions d’admissibilité de ses propositions. VA théorie curriculaire, G et I. TA gnoséologie. EA fondements de l’éducation. 2. Phi. (Spéc.).Étude philosophique critique qui porte spécifiquement sur la connaissance scientifique. Au début du XXe siècle, l’objet de l’épistémologie se limitait à la nature et aux données de la science. VA approche, I; philosophie, B, C, G.2. A. Tradition anglaise/française. Si la tradition française ne distingue guère, en pratique, le sens général (théorie de la connaissance comme entreprise philosophique, ou gnoséologie) et le sens spécifique actuel, cette dernière acception tend de plus en plus à s’imposer à l’exclusion de l’autre. La tradition anglosaxonne, pour sa part, emploie epistemology dans le premier cas et philosophy of science dans le second. Jean PIAGET identifie pour sa part les deux sens dans son projet de constitution d’une épistémologie génétique. Il s’agit d’une étude empirique et expérimentale de la naissance et de l’évolution des connaissances menée par le biais d’une psychologie génétique et d’une étude historicocritique des sciences. VA constructivisme, B. TA accommodation; assimilation; équilibration. B. Historique. Bien que le terme soit de création récente (début du XXe s.), on trouve des préoccupations épistémologiques dès l’apparition de la philosophie en Grèce (VIe s. av. J.-C.). Ainsi, bon nombre de problèmes actuels de l’épistémologie ont été et demeurent formulés dans le vocabulaire de la philosophie (par ex.,le débat entre empiristes et rationalistes sur l’origine et la justification des connaissances; le débat entre idéalistes et matérialistes sur la nature de la réalité, etc.). Cependant, avec la naissance des sciences empiriques et expérimentales depuis le XVIIe s., certains de ces problèmes reçoivent de nouvelles formulations, tandis que d’autres apparaissent, contribuant à la constitution de l’épistémologie conçue comme étude critique de la science. En ce sens, l’épistémologie est conçue comme une réflexion critique portant sur les conditions d’admissibilité des principes, des fondements, des méthodes et des conclusions d’une ou des sciences qu’elle se donne pour objet. TA empirisme; idéalisme; matérialisme; opinion; rationalisme; savoir; vérité; validité. C. Épistémologie analytique/sociocritique. En éducation, cette pluralité des tendances se traduit notamment par la présence de l’épistémologie analytique et de l’épistémologie sociocritique. La première se définit comme une analyse du langage de l’éducation visant à déceler et à éliminer les paradoxes ou les ambiguïtés résultant d’une représentation inadéquate de la réalité. La seconde se veut une analyse des discours et des pratiques éducatives dans le but de mettre à jour leurs fondements idéologiques, de les identifier comme masques et produits de déterminations socioéconomiques. TA fait; idéologie; interprétation; paradigme; phénomène;représentation. D. Critères de pertinence. Une épistémologie est utile si elle satisfait les conditions suivantes : a) elle concerne la science proprement dite et non l’image puérile, et parfois même caricaturale, tirée de recueils de textes élémentaires; b) elle s’occupe de problèmes philosophiques qui se présentent effectivement au cours de la recherche scientifique, ou de la réflexion sur les problèmes, méthodes et théories de la science, au lieu de s’occuper de petits problèmes qui n’existent pas; c) elle propose des solutions claires à de tels problèmes, et notamment des solutions qui sont des théories rigoureuses et intelligibles, adaptées à la réalité de la recherche scientifique, et non des théories confuses et inadaptées à l’expérience scientifique; d) elle est capable de distinguer la science authentique de la pseudoscience, la recherche profonde de la recherche superficielle, la recherche de la vérité de la quête du pain quotidien; e) elle est capable de critiquer les programmes ou les résultats erronés, tout comme elle peut suggérer de nouvelles approches pleines de promesses __ BUNGE, M. (1983). E. Branches de la nouvelle épistémologie __ id. a) Logique de la science ou recherche des problèmes logiques et métalogiques concernant la logique requise par la science et la structure logique des théories scientifiques. b) Sémantique de la science ou recherche (analyse et systématisation) des concepts de référence, de représentation, de contenu (ou signification), d’interprétation, de vérité, etc. qui se présentent à la recherche scientifique et métascientifique. c) Théorie de la connaissance scientifique,à la différence d’autres types de connaissance (technique, technologique, artistique, morale, philosophique, etc.). d) Méthodologie de la science, ou étude de la méthode générale de la recherche scientifique, ainsi que des méthodes ou techniques spécifiques aux sciences particulières. e) Ontologie de la science, ou analyse et systématisation des hypothèses et résultats ontologiques (métaphysiques) de la recherche scientifique (le postulat de la légalité par exemple). f) Axiologie de la science, ou étude du système de valeurs de la communauté scientifique. g) Éthique de la science, ou recherche des normes morales que suivent ou ne suivent pas les chercheurs scientifiques. h) Esthétique de la science, ou étude des valeurs et canons esthétiques de la recherche scientifique. F. Utilités de la nouvelle épistémologie __ id. L’épistémologie associée à la science et disposant des outils formels de la philosophie peut apporter les contributions suivantes : a) Dégager les hypothèses philosophiques (sémantiques, gnoséologiques et ontologiques, en particulier) des plans, méthodes ou résultats. b) Élucider et systématiser les concepts philosophiques utilisés dans de nombreuses sciences comme, par exemple, ceux de l’objet physique, du système chimique, du système social, du temps, de la causalité, du hasard, de la preuve, de la confirmation et de l’explication. c) Aider à résoudre des problèmes scientifico-philosophiques, comme celui qui consiste à savoir si la vie se distingue par la téléonomie et la psyché par la non-spatialité. d) Reconstruire des théories scientifiques de manière axiomatique en profitant de cette occasion pour mettre en évidence leurs fondements philosophiques. e) Participer aux discussions sur la nature et la valeur de la science pure et appliquée en aidant à éclaircir les idées à ce propos, et même en aidant à élaborer des politiques culturelles. f) Servir de modèle à d’autres branches de la philosophie, l’ontologie et l’éthique en particulier, lesquelles pourraient tirer profit d’un lien plus étroit avec les techniques formelles et avec les sciences. G. Disciplines contributives. L’épistémologie n’est plus une discipline indépendante. Les problèmes épistémologiques peuvent être abordés grâce à la collaboration de disciplines alliées telles que la sémantique, la psychologie et les sciences humaines. (...) L’épistémologie n’est qu’une science cognitive au nombre de plusieurs autres. Elle accuse d’importants chevauchements, en particulier avec la psychologie (cognitive, du développement et évolutionniste) et avec la sociologie (en particulier la psychologie sociale et la sociologie du savoir) __ BUNGE, M. (1983) : trad. H. Épistémologie/biologie. Si l’épistémologie doit devenir scientifique, elle doit apprendre non seulement de la neurophysiologie et de la psychologie physiologique, mais aussi de la psychologie du développement (génétique) et de tout ce que la biologie évolutionniste peut nous apprendre de la cognition __ BUNGE, M. (1983) : trad. I. Épistémologie et sciences cognitives et philosophiques.
Source : BUNGE, M. (1983) L’épistémologie doit être reconstruite avec l’aide de la biologie, de la psychologie et des sciences humaines puisque le processus d’apprentissage survient chez et entre des êtres humains, lesquels possèdent la nature animale. J. CN __ épistémologique : fonction *; théorie curriculaire *. K. Nomenclature.
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ÉPISTÉMOLOGIE ÉCOLOGIQUEÉpist. Théorie de la connaissance qui réinsère la pensée au cœur de la Nature, en prétendant que l’activité cognitive de l’homme, de même que son action, doivent être considérées comme des processus où le hasard et la nécessité collaborent __ TESSIER, R. (1989). Origine. L’épistémologie écologique origine des travaux de Gregory BATESON et constitue un point de repère essentiel d’une véritable révolution épistémologique __ id. | |
ÉPOPÉEn.f. Ens. lang./Litt. Poème héroïque qui exalte un grand sentiment collectif (patriotique, religieux, etc.) en recourant à un héros légendaire qui accomplit des prouesses vers la conquête d’un idéal. Ex. :L’Iliaded’HOMÈRE est une épopée sur la guerre de Troie. V genre littéraire. $$\epsilon$$ poème. | |
ÉPREUVEn.f. Doc. Exercice écrit, oral ou pratique, que subit une personne au moment d’un examen ou d’un concours afin d’être évaluée selon ses capacités ou ses connaissances __ OLF (1998); instrument de mesure composé d’un ensemble d’items choisis en fonction des objectifs dont on veut mesurer l’atteinte __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). VA examen, G; performance, D. TA concours. EA épreuve unique; instrument de mesure. = {examen; test}. A. Exemples d’emploi : épreuve publique, facultative, obligatoire, éliminatoire, orale, écrite; épreuve d’appoint; épreuve de chimie, de philosophie; épreuves d’un concours d’admission (au conservatoire, à l’université); épreuve de contrôle, de fin d’étape; anonymat des épreuves; calendrier des épreuves d’examen; subir les épreuves du diplôme d’études secondaires (on dira l’examen du diplôme d’études secondaires, et non les examens, à l’intérieur duquel on distingue les épreuves de mathématique, de physique, etc.) __ CTEQ (1988). B. Épreuve/concours/examen. Les épreuves d’un examen, d’un concours, sont les diverses parties qui le composent __ OLF (1998). C. Extension : Épreuve désigne aussi les copies des candidats : corriger les épreuves d’un examen __ id. D. Épreuve, copie anonyme : copie d’élève identifiée au moyen d’un numéro matricule __ CTEQ (1988). E. Formes : composition (d’anglais, de français), dissertation, exercice d’application (d’un théorème), etc. __ id. F. Épreuve/examen/test. On emploie le mot épreuve pour désigner indifféremment un examen ou un test. G. Épreuve d’appoint désigne une épreuve préparée sous la responsabilité du ministère et mise à la disposition des établissements; son utilisation n’est pas obligatoire __ CTEQ (1990). H. Étapes d’élaboration et d’utilisation. VA instrument de mesure, F. I. CN : anonymat des *; subir les * d’un examen. | |
ÉPREUVE À CARACTÈRE SOMMATIFDoc. VAévaluation sommative, F. | |
ÉPREUVE D'APPOINTDoc. VA épreuve, G. | |
ÉPREUVE D'ÉTABLISSEMENTDoc. Épreuve préparée par un établissement scolaire. Syn. épreuve de responsabilité locale. VAépreuve unique, A. | |
ÉPREUVE DE FIN DE CYCLEDoc. Ensemble d’instruments de mesure administrés à un échantillon représentatif des élèves d’un cycle donné afin de vérifier le degré d’atteinte des objectifs d’un programme d’études __ MEQ, DGDP : DEP (03.84). Extension. Certains programmes d’études ne s’étendant pas sur un cycle, font aussi l’objet de telles épreuves __ id. | |
ÉPREUVE DE RESPONSABILITÉ LOCALEDoc. Syn. épreuve d’établissement. | |
ÉPREUVE DU KHI-DEUXStat. Épreuve qui permet, entre autres, de tester la signification statistique de la relation entre deux variables possédant deux ou plusieurs catégories. VA qualité de l’ajustement. Exemple. Un directeur d’école secondaire se demande s’il existe un lien entre le sexe et le fait de s’orienter vers des études secondaires professionnelles ou générales. 1. Calcul. Après avoir étudié le cas de cent élèves de cinquième secondaire choisis aléatoirement, le directeur construit le tableau de contingence suivant des fréquences observées (fo) :
Les fréquences théoriques sont ensuite calculées comme suit :
Remarque : pour que l’épreuve du khi-deux soit admissible (valeur fiable de $$\chi$$2), il faut que la fréquence théorique soit d’au moins 1 dans toute case et d’au moins 5 dans au moins 80 % des cases. Comme il n’y a ici que 4 cases, la fréquence théorique doit donc être d’au moins 5 dans chacune des cases. Il obtient les fréquences théoriques suivantes (ft) : ![]() Puis, il calcule la valeur
du c2 avec la
formule suivante :
2. Interprétation Le directeur doit maintenant déterminer si cette valeur est statistiquement significative. Pour cela, il doit déterminer le nombre de degré de liberté en utilisant la formule suivante : (nombre de lignes – 1) X (nombre de colonnes – 1) (2 – 1) = 1 X (2 – 1) = 1 Il doit aussi choisir un seuil de signification, par exemple, 0,05. À partir des tables, le directeur détermine le $$\chi$$2 critique. Il trouve 3,84. Puisque ($$\chi$$2 calculé = 1,52) < ($$\chi$$2 critique = 3,84), il peut dire que le $$\chi$$2 calculé n’est pas statistiquement significatif au seuil de 0,05, ce qui signifie qu’il n’y a pas de différence significative entre la proportion de filles et de garçons qui font des études secondaires professionnelles et la proportion de celles et de ceux qui font des études secondaires générales. Il doit donc conclure que les deux variables sont indépendantes; l’orientation professionnelle ou générale ne dépend pas du sexe. | |
ÉPREUVE ÉCRITE À CORRECTION OBJECTIVEDoc. Instrument
de mesure contenant des questions accompagnées de plusieurs choix de réponses
__ MEQ, DGDP : DMEA (1978). Syn. épreuve
objective. A. Nature. L’épreuve écrite à correction objective peut contenir également des questions à réponse brève, questions auxquelles l’élève répond habituellement en écrivant un symbole ou un mot. Ce genre d’épreuve peut couvrir un vaste champ de connaissances et d’habiletés, car la brièveté des réponses permet un plus grand nombre de questions que dans le cas de l’épreuve à développement. De plus, la correction en est rapide et l’objectivité des correcteurs est favorisée par un barème précis. Cependant l’épreuve à correction objective est très exigeante sur le plan de son élaboration et sa faiblesse principale est de permettre à certains élèves de choisir la bonne réponse au hasard (...). Les questions de type association, réarrangement, alternative font aussi partie des questions à correction objective __ id. B. Caractéristiques des questions à correction objective et subjective __ MEQ : DGDP (09.81).
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ÉPREUVE ÉCRITE À DÉVELOPPEMENTDoc. Instrument de mesure qui contient des questions auxquelles l’élève répond par un exposé personnel plus ou moins long __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). Qsyn.épreuve traditionnelle. Nature. L’épreuve à « développement » ne peut contenir qu’un nombre limité de questions, étant donné la longueur relative des réponses que l’élève doit fournir et compte tenu que le temps alloué pour un tel examen ne peut pas être prolongé indéfiniment. Ainsi, les questions retenues ne sont qu’un échantillon très restreint de l’univers des questions qui pourraient être posées afin de couvrir les acquis qui devraient être objet de mesure. Ce genre d’épreuve oblige le candidat à organiser ses idées et élimine le choix d’une bonne réponse au hasard. Parfois, cependant, on mesure peut-être davantage la possibilité de s’exprimer que les capacités visées par l’épreuve. Enfin, la correction en est relativement longue et les résultats peuvent varier beaucoup d’un correcteur à l’autre en raison de la subjectivité de ces derniers et, peut-être aussi, en raison de l’ambiguïté ou du manque de structuration des questions et des réponses __ id. | |
ÉPREUVE LOCALEDoc. VA épreuve unique, A. | |
ÉPREUVE OBJECTIVEDoc.Syn. épreuve écrite à correction objective. | |
ÉPREUVE POUR ÉVALUER LES FACTEURS DE LA VALEUR PHYSIQUE (VAP)Diagn./Doc. Instrument qui mesure les facteurs d’ordre biologique, physiologique ou physique du développement de la personne __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). VA test, C. | |
ÉPREUVE TRADITIONNELLEDoc. V épreuve écrite à développement. | |
ÉPREUVE UNIFORMEDoc. VAépreuve unique, B. | |
ÉPREUVE UNIQUEDoc. Épreuve sommative préparée sous la responsabilité du ministère de l’Éducation en vue de la sanction des études, portant sur un ou plusieurs apprentissages dans un domaine donné et que tous les élèves, dans tous les établissements d’enseignement, doivent passer simultanément __ MEQ (2004). L’épreuve de mathématique de cinquième secondaire fait partie de l’examen officiel. TA épreuve; examen. A. Épreuve unique/locale/d’établissement. S’il y a lieu de distinguer une épreuve unique d’une épreuve préparée par le personnel d’une commission scolaire ou d’un établissement d’enseignement, on appellera cette dernière épreuve locale ou épreuve d’établissement __ id. B. Épreuve unique/uniforme. Au secondaire, on emploie plutôt le terme épreuve unique, tandis que le terme épreuve uniforme est plus courant au collégial. D’après le Règlement sur le régime des études collégiales, le ministre peut imposer une épreuve uniforme dans une matière et faire de la réussite à cette épreuve une condition d’obtention du diplôme d’études collégiales. Au secondaire, l’épreuve unique sert à l’évaluation des apprentissages dans les matières obligatoires en vue de la sanction des études __ id. | |
ÉPUISEMENT PROFESSIONNELMéd./Psych./Psychia. Fatigue extrême persistante qu’une personne ne parvient pas à remedier à court terme à cause d’un emploi trop astreignant pour elle compte tenu de son mal-être et de sa capacité d’adaptation. Syn. abattement; burnout; surmenage professionnel. | |
ÉPURATION D’UN PROGRAMMEInf. Syn. débogage. | |
ÉQUIFINALITÉ1. App. syst. Principe selon lequel un système ouvert peut atteindre un état final à partir de conditions initiales différentes et par des cheminements divers. Stabilité atteinte par un système ouvert. VA système ouvert, C. 2.Épist. Arrivée à des états finaux relativement indépendants des conditons initiales __ PIAGET, J. (1970). | |
ÉQUILIBREn.m. 1. Gén. État de repos d’un ensemble où tous les éléments se contrebalancent. Juste proportion entre des choses. Agencement harmonieux. 2. Éduc. phys./Physio. État dans lequel se trouve un corps lorsque son centre de gravité se projette à l’intérieur de sa base de sustentation. VA éducation physique, A; taxonomie du domaine psychomoteur, A : 3.114. 3.Épist. gén. Ensemble d’opérations où chacune consiste en une action et une réaction qui s’égalisent. VA enfance, E. 4. Psych. Fonctionnement calme, harmonieux et pondéré de l’activité mentale. 5. Rech./Sc. État stable d’un système résultant de forces opposées qui s’annulent. État d’un corps au repos. TA homéostasie. VA approche cybernétique, G; modèle de changement planifié, C et F; système ouvert, B. A.Étym. Du latin aequilibrium, de aequus,égal, et libra, balance. B. Équilibre/intégration. La notion d’équilibre (...) se ramène aussi à l’intégration puisqu’il s’agit de l’ordre, de l’harmonie dans les proportions, dans le dosage des quantités et des qualités d’un système __ LEROUX, R. (09.88). C. Neurologie. La régulation de l’équilibre du corps est assurée par des réactions motrices à des sensations de chute, déjà présentes dans le répertoire du nourrisson. D. CN : modèle de l’*; opération d’*. E. CN __ équilibré : curriculum *. | |
ÉQUILIBRE MÉCANIQUEPsych. cogn. Concept demandant la capacité de faire simultanément la distinction et la coordination entre deux formes complémentaires de réversibilité : la réciprocité et l’inversion __ LALIBERTÉ, C. (1991). EA compensations multiplicatives. Caractéristique. L’idée d’équilibre suggère un système d’échange de compensations multiples. Ce problème est différent en ce qu’il dépasse les compensations multiples. Ce concept représente la coordination de plusieurs ensembles différents de compensations, en vue de l’obtention d’un certain équilibre. L’hydraulique, les pistons et les types similaires de problème en sciences requièrent ce type de pensée. D’autres tâches curriculaires jouent le même rôle. La plupart des théories économiques présupposent l’existence de ces types d’échanges, en vue de maintenir l’équilibre du système __ id. | |
ÉQUIPEn.f. Gén. Regroupement de personnes qui mènent des actions identiques ou complémentaires dans le but d’atteindre un objectif commun. Un sport d’équipe. Avoir l’esprit d’équipe. CN : chef d’*; enseignement en *; enseignement par *; formation en *; travail d’*. | |
ÉQUIPE ÉDUCATIVEAdm. scol./Org. scol. (Fr.). Ensemble des personnes qui sont amenées à travailler conjointement dans le domaine scolaire __ FELL, M. et al. (1991). A. Équipe éducative (Fr.) : enseignants, parents, représentants des services sociaux, médicoscolaires, ou du réseau d’aides spécialisées __ id. B. Équipe pédagogique (Fr.) : elle se limite aux seuls enseignants en titre __ id. | |
ÉQUIPE ENSEIGNANTEGest. ens./Org. scol. VA effectif enseignant, C; personnel enseignant, D. | |
ÉQUIPE PÉDAGOGIQUEAdm. scol./Gest. ens. (Fr.). VA équipe éducative, B. | |
ÉQUIPE-ÉCOLEAdm. scol./Gest. ens. VA personnel enseignant, C. | |
ÉQUIPEMENTn.m. 1. Gén. Ensemble des accessoires et des dispositifs auxiliaires nécessaires au fonctionnement d’un instrument, d’une machine, d’une installation industrielle. L’équipement de remontée mécanique d’un centre de ski est un type d’équipement __ LÉTOURNEAU, D., OLF (1992). 2. Gén. Ensemble des vêtements, des accessoires et des véhicules nécessaires à la pratique d’une activité et adaptés à une situation déterminée. L’équipement de ski et l’équipement de camping sont des types d’équipements __ id. TA matériel. 3. Gén./Org. scol. Action de pourvoir un endroit, un secteur d’activités de l’infrastructure nécessaire à son développement __ id. 4. Gén./Org. scol. Ensemble du matériel et des installations constituant l’infrastructure nécessaire au développement d’un secteur d’activités. L’équipement de loisir est un type d’équipement __ id. | |
ÉQUIPEMENTSAdm. scol. Syn. installations. | |
ÉQUIPEMENTS COLLECTIFSn.m.pl. Éduc. cult./Soc. Ensemble des infrastructures et des installations sociales et culturelles nécessaires à la vie d’une collectivité __ LÉTOURNEAU, D., OLF (1992). | |
ÉQUIPEMENTS ÉDUCATIONNELSOrg. scol. Locaux et matériel dont dispose un établissement d’enseignement tels que les salles de classe, les laboratoires de sciences et de langues, les ateliers, les terrains de jeux et de sports, les gymnases, l’auditorium, les salles spécialisées, les appareils d’entraînement sportif, etc. __ BIT (1987). EA document de cours; matériel didactique. ÉQUITABLE adj. EQUITABLE; FAIR-MINDED; IMPARTIAL Gén. Syn. impartial; intègre; juste;neutre; objectif; sans parti pris. CN : pensée critique * . | |
ÉQUITABLEadj. Gén. Syn. impartial; intègre; juste; neutre; objectif; sans parti pris. CN : pensée critique * . | |
ÉQUITÉn.f. Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. Notion de justice et d’impartialité dans la façon d’apprécier et de traiter également chacune des personnes appartenant à un groupe ou à une même catégorie. VA égalité, B; justice, H. | |
ÉQUIVALENCEn.f. Cur./Ens. sup./Gest. app.Égalité de valeur reconnue entre des cours, programmes, parties de programmes ou diplômes __ OLF (1998). Reconnaissance des acquis scolaires et expérientiels d’un étudiant en regard des conditions normales d’admission, ce qui peut réduire le nombre de cours qu’il devra suivre. VA coefficient de fidélité, B; fidélité, A et D. TA acquis; dispense; préalable; substitution. EA reconnaissance des acquis. A. Expression. Les unités, cours, programmes reconnus comme équivalents sont dits admis en équivalence __ OLF (1998). B. Nature. Les acquis extrascolaires (expérientiels et autres) peuvent être admis en équivalence __ id. C. Objet. L’équivalence est une modalité des régimes pédagogiques qui permet à un établissement d’éviter à un étudiant la reprise d’activités conduisant à une formation qu’il a déjà acquise __ LANDRY, F. (1987). D. Application. Selon les régimes pédagogiques, l’équivalence peut s’appliquer exclusivement à des activités comparables suivies dans des établissements du même ordre d’enseignement, ou s’étendre à une formation acquise en dehors du cadre scolaire __ id. E. Formes. La reconnaissance de l’équivalence d’activités antérieures à celles d’un programme donné conduit à l’une ou l’autre des actions suivantes : l’exemption ou la substitution __ UQ (1988). F. Exemption. L’exemption consiste à soustraire l’étudiant à l’obligation de suivre une ou des activités d’un programme donné; les crédits attribués à des activités à l’étudiant __ id. G. Substitution. La substitution consiste à remplacer par d’autres activités, celles prévues au programme de l’étudiant __ id. H. Équivalence entre cours. L’établissement d’équivalence entre deux cours se fait, après l’étude du contenu et des objectifs de chacun d’eux, contenu et objectifs qui doivent être aussi semblables que possible __ id. I. Approches. L’expérience du candidat peut être considérée dans l’attribution des équivalences; dans ce cas, deux approches complémentaires sont utilisées : • déterminer le degré de formation et de connaissances acquises en fonction de l’activité à reconnaître en équivalence; • analyser l’expérience professionnelle en fonction des objectifs du programme et du cadre théorique nécessaire pour structurer la formation et les connaissances acquises __ id. J. CN : admis en *; attestation d’*; coefficient d’*; devis d’*; système des *. K. CN __ équivalent(e)s : emploi *; fidélité par méthode des formes *; groupes *; méthode des formes *; valeur d’* social. | |
ÉQUIVALENCE DES DIPLÔMESAdm. scol./Gest. app. Comparaison et reconnaissance officielle de diplômes ou de titres, de certificats ou de qualifications professionnelles à l’intérieur d’un pays ou entre différents pays __ BIT (1987). | |
E |
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EREDisc. paraéduc. Acronyme signifiantéducation relative à l’environnement. | |
ERE.Nature. Selon [McINNIS, 1972], l’éducation est plus « environnementale » quand on apprend avec les différents environnements, car l’environnement est dynamique, il change. Pour enseigner d’une façon qui soit axée sur l’environnement, il convient de le faire en utilisant les connaissances et l’environnement au lieu d’enseigner à un étudiant au sujet de l’environnemennt __ id. | |
ERE. ÉDUCATION EN MATIÈRE DE POPULATIONÉduc. Éducation dont l’objet est de susciter la prise de conscience et l’intelligence des questions démographiques, donnant ainsi aux apprenants une certaine capacité d’influer sur la physionomie que prendra leur avenir __ CMEPT (1990). EA éducation civique. A. Enfants. (...) il importe de faire assimiler aux jeunes apprenants (...) que les décisions aboutissent à des actes et que l’individu est responsable de ses actes __ id. B. Adolescents. (...) développer chez eux le respect de soi, qui est un facteur important de la réussite scolaire, de la rétention des connaissances et de la prévention de la grossesse chez les adolescentes __ id. C. Adultes. Les adultes et les jeunes non scolarisés ont besoin de comprendre le rapport direct entre les questions de population et leur vie quotidienne __ id. | |
ERGONOMIEn.f. Sc. Domaine d’études dont l’objet porte sur les relations entre l’être humain et le travail, les conditions, les machines, les outils ou tout autre matériel instrumental. VA habileté alternative, B. TA cybernétique; informatique. Étym. Du latin ergo, travail, force. | |
ERGONOMIQUEadj. Sc. Qualifie un matériel étudié pour être le mieux adapté possible aux tâches de l’utilisateur __ CMTE (Fr.) (1992). Péd. Cette notion s’applique à l’ensemble des matériels utilisés pour l’enseignement : mobilier scolaire, machines-outils, matériel informatique, etc. __ id. | |
ERGOTHÉRAPIEn.f. Méd. Domaine spécialisé dont l’objet est la rééducation des handicapés par des exercices physiques adaptés et progressifs. VA thérapie, D. | |
ERICÉdum./Rech./Téléinf. Acronyme signifiant Educational Resources Information Center; banque de données en sciences de l’éducation du National Institute of Education des États-Unis, créée en 1966 par le National Institute of Education de Washington. TA ÉMILE; EUDISED. | |
ERREURn.f. 1. Did./Péd. Produit d’une connaissance jugée non conforme à la connaissance enseignée ou attendue, soit à propos de faits, de gestes, d’actions, d’idées ou de concepts, soit à propos de relations, de fonctions d’applications, de raisonnements, etc. Apprendre de ses erreurs est s’assurer de ne pas les répéter.Syn. faute. VA style cognitif, I. EA obstacle pédagogique. 2. Ens. lang./Ens. L2. Forme linguistique (mot, terminaison, prononciation, accord, etc.) ne correspondant pas à la forme attendue ou utilisée habituellement par les natifs. Syn.faute. VA approche neurolinguistique, F2 et F2.1.; évaluation en lecture, A; faute, A. EA forme fautive. 3. Rech./Stat. Inexactitude. VA hypothèse nulle, D. A. Sources. Les erreurs ne sont pas surtout l’effet de l’inattention, du hasard ou d’un accident de parcours ou de communication, bien que cela puisse arriver : pour Anna SIERPINSKA (1986), « [elles] sont le résultat de tout un système de conceptions de l’élève, de ses intuitions, des moyens qu’il prend pour résoudre les problèmes ». Le niveau de développement cognitif, les connaissances déjà acquises (correctes ou erronées), les stratégies utilisées dans l’apprentissage peuvent constituer des obstacles à l’acquisition correcte de nouvelles connaissances. B. Signification. L’erreur est aussi intéressante, du point de vue du métier du maître, que la bonne réponse __ BRUN, J. (1979). En fait, l’erreur révèle qu’il y a eu un certain apprentissage. Elle peut révéler également certains éléments cognitifs ou stratégiques à propos de l’apprenant et conduire à des interventions pédagogiques adaptées. C. Correction. Il arrive qu’elles (erreurs) ne disparaissent pas radicalement d’un seul coup, qu’elles résistent, qu’elles persistent puis resurgissent, se manifestent longtemps après que le sujet ait rejeté le modèle défectueux de son système cognitif conscient __ SIERPINSKA, A. (1986). D. CN : analyse d’*; approche de la recherche des *; essai et *; traitement des *. | |
ERREUR ABSOLUEDoc./Rech./Stat. Différence entre une valeur relative ou observée, et une valeur vraie ou réelle. Ex. : 1 : valeur observée = 100; valeur vraie = 90 : 100 - 90 = 10. Ex. : 2 : valeur observée = 1 000; valeur vraie = 900; 1 000 - 900 = 100.Syn. erreur de mesure. EA erreur relative. | |
ERREUR ALÉATOIRE1. Doc./Rech./Stat. Erreur, due à des facteurs inconnus ou incontrôlables, qui s’insère dans la collecte ou l’analyse des données. 2. Péd. Erreur accidentelle, souvent due à l’inattention ou la fatigue, faite par un élève dans une tâche d’apprentissage. Syn. erreur fortuite. | |
ERREUR CONSTANTEDoc./Rech./Stat. Erreur qui affecte également toutes les observations ou toutes les mesures. EA erreur systématique. | |
ERREUR D'OBSERVATIONDoc./Rech./Stat. Syn. erreur de mesure. | |
ERREUR DE MESUREDoc./Rech./Stat. Différence entre une valeur observée et la valeur « vraie » ou réelle de ce que l’on mesure, due au manque de fidélité du test ou du processus de mesure. Ensemble des influences étrangères à la variable indépendante qui affectent la variable dépendante. Ces influences sont généralement dues aux fluctuations du comportement, des opinions, des aptitudes et même des caractéristiques physiques des sujets et des expérimentateurs, de même qu’à des variations dans la situation expérimentale __ SELLTIZ, C. (1977). Syn. erreur absolue/d’observation. EA coefficient de fidélité. A. Hasard. L’erreur de mesure est une différence stochastique, c’est-à-dire soumise aux lois du hasard, pouvant être grande ou petite, négative ou positive, ou même nulle. B. Score observé.À moins qu’une mesure soit parfaitement fidèle, chaque score « vrai » ou réel est égal au score observé affecté d’une erreur positive ou négative. C. Calcul. VA erreur type de mesure, B.
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ERREUR INTERLINGUALEEns. lang./Ling. Erreur due à l’interférence d’une langue dans une autre langue, le plus souvent de la langue première dans la langue seconde. V interférence linguistique. | |
ERREUR INTRALINGUALEEns. lang./Ling. Erreur produite dans une langue et due aux difficultés intrinsèques de cette langue. Ex. : L’apprentissage de la graphie du son /E/ qui se réalise de plusieurs façons en français (ais, ait, aient, aît, è, es, ê...) entraîne des erreurs chez les locuteurs natifs de même que chez les apprenants du français langue seconde. | |
ERREUR PROBABLE/STANDARD/TYPEDoc./Rech./Stat. Syn. erreur type de mesure. | |
ERREUR RELATIVEDoc./Rech./Stat. Quotient de l’erreur absolue sur la valeur vraie. Dans le cas des deux exemples présentés à l’article erreur absolue, l’erreur relative est la même, soit 0,11 (10/90 et 100/900). On voit donc que l’erreur relative est un meilleur indicateur que l’erreur absolue. | |
ERREUR SYSTÉMATIQUE1. Doc./Rech./Stat. Erreur répétitive, généralement constante, qui biaise la collecte ou l’analyse de données et qui compromet la validité des conclusions. EA erreur constante. 2. Péd. Erreur habituelle qu’un élève refait constamment, principalement dans les domaines de l’écriture, de la lecture et des mathématiques. Erreur d’orthographe, de syntaxe, de prononciation, d’arithmétique.V erreur, 2. | |
ERREUR TYPE DE MESUREDoc./Rech./Stat.Écart type de la distribution des erreurs de mesure. Syn. erreur probable/standard/type/type sur la mesure. V écart type. EA erreur de mesure. A. Utilité. Le calcul de l’erreur type de mesure permet de préciser pour chaque sujet les limites d’un intervalle de confiance à l’intérieur duquel son score « vrai » ou réel a une forte probabilité de se trouver. B. Formule. VA erreur de mesure, C. ERREURS SPÉCIFIQUES À L’ÉCRIT/À L’ORAL Ens. lang./Ens. L2. V approche neurolinguistique, F2 et F2.1. | |
ERREURS SPÉCIFIQUES À L’ÉCRIT/À L’ORALEns. lang./Ens. L2. V approche neurolinguistique, F2 et F2.1. | |
ESRech./Stat. Abréviation de l’expression anglaiseeffect size :ampleur de l’effet, grandeur de l’effet. | |
ESPACE INTERDISCIPLINAIRERech. VA approche interdisciplinaire, G. | |
ESPÈCEn.f. Écol. Groupe d’individus vivant à une époque spécifique, possédant des génotypes relativement identiques, reproductivement isolés d’autres sortes d’organismes et susceptibles d’avoir des descendants communs fertiles. VA niche écologique, G. Étym. Du latin species, apparence, aspect, catégorie. | |
ESPÈCE CARACTÉRISTIQUEÉcol. Espèce exclusive à un milieu particulier. VA biocénose, D. EA espèce dominante/étrangère. | |
ESPÈCE DOMINANTEÉcol. Espèce qui, dans un milieu particulier, est représentée en plus grand nombre. EA espèce caractéristique/étrangère.Espèce dominante/caractéristique. En règle générale, une espèce dominante est également l’espèce caractéristique d’un milieu particulier. | |
ESPÈCE ÉTRANGÈREÉcol. Espèce égarée accidentellement dans un milieu spécifique. VA biocénose, D. EA espèce caractéristique/dominante. | |
ESPÈCE EURYÈCEÉcol. Espèce capable d’occuper des milieux très différents. Ant.espèce sténoèce. EA espèce indifférente. Espèce euryèce/valence écologique. Une espèce euryèce possède une grande valence écologique. | |
ESPÈCE EURYTOPEÉcol. Espèce pouvant supporter de fortes variations des conditions du milieu et qui est, dans l’écosystème, un véritable « généraliste ». Ant. espèce sténotope. | |
ESPÈCE INDIFFÉRENTEÉcol. Espèce pouvant exister dans plusieurs milieux. Syn. espèce ubiquiste. VA biocénose, D. EA espèce euryèce. | |
ESPÈCE PRÉFÉRENTEÉcol. Espèce qui existe dans plusieurs milieux voisins, mais qui préfère l’un d’entre eux. VA biocénose, D. | |
ESPÈCE STÉNOÈCEÉcol. Espèce incapable d’occuper une grande diversité de milieux. Ant. espèce euryèce/indifférente. VA sténosujet, B. Espèce sténoèce/valence écologique. Une espèce sténoèce possède une faible valence écologique. | |
ESPÈCE STÉNOTOPEÉcol. Espèce qui ne tolère que de faibles variations des conditions du milieu et qui est, dans l’écosystème, un « spécialiste ». Ant. espèce eurytope. | |
ESPRIT CRITIQUEÉpist./Fond. éduc./Péd./Rech. Disposition intellectuelle de doute, de scepticisme, d’analyse et d’interrogation qui consiste à examiner soigneusement l’authenticité et la véracité d’un objet, d’un fait, d’une connaissance, etc. dans le but de porter un jugement a posteriori sur sa valeur réelle. Un chercheur doit faire preuve d’esprit critique envers les données de la recherche, y compris ses propres résultats et assertions.Syn. doute méthodique. Ant. esprit crédule/naïf.VA éducation relative à l’environnement, G et R. EA pensée critique. | |
ESPRIT SPORTIFÉduc. phys. Ensemble de valeurs fondées sur l’équité, le désir de vaincre et la loyauté, qui orientent et guident les attitudes et les comportements des sportives et des sportifs __ GUAY, D. (1993). VA éducation physique, A; jeu, D. | |
ESQUISSEn.f. Gén./Rech. Représentation simplifiée en vue d’un essai. V projet. | |
ESSAIn.m. 1. Ens. lang./Litt. Ouvrage en prose de facture très libre traitant de sujets à caractère politique, philosophique, littéraire, social, assorti d’une certaine argumentation pour dégager souvent, sous forme de principes, les idées de l’auteur. Ex. : Les Essais de Michel DE MONTAIGNE. $$\epsilon$$ genre littéraire. 2. Doc./Rech. Syn. test. 3. Ing. Opération ayant pour but, soit de déterminer ou de contrôler certaines caractéristiques techniques d’un produit ou matériel, soit de s’assurer de son fonctionnement correct __ PETITDEMANGE, C. (1985). 4. Ing. cur.Épreuve ou série d’épreuves appliquées au prototype d’un produit pédagogique, réalisées auprès des utilisateurs Sujet et Agent dans des situations pédagogiques pertinentes visant à vérifier l’adéquation du prototype au cahier des charges fonctionnel. V prototype curriculaire. A. But. Le but des mises à l’essai d’un produit ou des composantes d’un produit est « (...) de chercher à détecter le maximum de défauts » (PETITDEMANGE, C., 1985) afin de réduire la probabilité de dysfonctionnements du produit et, par conséquent, des coûts de modifications et d’améliorations ultérieures. B. Cadre des mises à l’essai en éducation. Pour des raisons d’éthique et compte tenu de la complexité des situations pédagogiques, les premières mises à l’essai d’un nouveau produit pédagogique devraient être réalisées dans des conditions à contraintes croissantes se rapprochant peu à peu du contexte réel prévu pour l’utilisation du produit final __ ROCQUE, S. et al. (02.98). C. CN : mise à l’* curriculaire; mise à l’* d’un logiciel éducatif; nomination à l’*; nomination à titre d’*; période ’*. | |
ESSAI ET ERREURDid./Péd./Rech. Processus de résolution de problèmes qui consiste à effectuer des tentatives raisonnées et de les modifier en fonction des résultats obtenus à chaque fois ainsi que des buts visés. V taxonomie de CLEIN et STONE. VA taxonomie du domaine psychomoteur, E : 3.2 et G : 3.2. EA approche cybernétique. | |
ESSAIS D'ENVIRONNEMENT1. Ing. Sélection d’essais fonctionnels ou non, effectués dans un environnement proche de celui trouvé dans les conditions réelles d’utilisation d’un produit __ PETITDEMANGE, C. (1985). 2. Ing. cur. Mises à l’essai du prototype dans un environnement réunissant les conditions réelles d’utilisation d’un produit pédagogique __ ROCQUE, S. et al. (02.98). V prototype curriculaire. VA essais de validation. Spécificité. Les essais d’environnement portent sur le prototype en développement et aboutissent à la création du prototype final. | |
ESSAIS DE VALIDATIONIng. cur. Mises à l’essai du prototype final visant à éprouver la validité du curriculum produit. EA validation curriculaire. Essais de validation/d’environnement. Les essais d’environnement visent l’amélioration du prototype alors que les essais de validation se réalisent au terme du développement et visent à éprouver la validité du produit. Les premiers essais ont pour objet les prototypes en développement et les seconds essais portent sur le prototype final. | |
ESSAIS DE VÉRIFICATIONIng. cur. Contrôle d’intégrité et de conservation des caractéristiques de référence du curriculum. V expérimentation du curriculum. | |
ESSENCEPhi. Nature intrinsèque, caractère intime d’une chose, d’un être. VA qualité, E. | |
ESSENTIALISME1. Fond. éduc. Conceptions et pratiques afférentes, selon lesquelles le but de l’éducation est d’amener une personne à faire montre d’effort, de discipline, de rigueur et d’assiduité pour atteindre le meilleur ensemble de connaissances, d’habiletés, d’attitudes, de compétences et de valeurs fondamentales essentielles, en vue de l’adaptation à son environnement grâce à la médiation et l’assistance d’un spécialiste en pédagogie et dans les apprentissages préconisés. Ant. existentialisme; progressisme. VA philosophie de l’éducation, A. TA traditionalisme. 2. Méd. Doctrine médicale concevant les maladies comme des essences affectant l’organisme, dont l’existence est indépendante de lui. 3. Péd. VA modèle d’enseignement, E.2 et E.3. 4. Phi. Doctrine privilégiant l’essence, selon des modalités et avec des implications diverses. A. Essentialisme et définition. Dans la philosophie anglosaxonne sont dites essentialistes les conceptions de la définition selon lesquelles celle-ci décrit l’essence de ce qui est défini. On oppose alors ce point de vue à celui des prescriptivistes pour lesquels les définitions sont des conventions symboliques et aux théories pragmatico-contextuelles de la définition __ ABELSON, R. dans EDWARDS, P. (1967). B. Curriculum __ Traduction et adaptation de JERSIN, P. D. (1972).• L’essence de l’éducation est l’acquisition de connaissances et de compétences. • L’apprenant accumule des connaissances et des compétences susceptibles d’être ensuite mises en application ou utilisées. • L’éducation pare aux besoins de l’être humain si l’enfant acquiert certaines habiletés indispensables ainsi que des connaissances fondamentales. • Le milieu de l’éducation devrait permettre à l’élève de s’adapter à un monde matériel et social conforme à la réalité. • L’éducation devrait viser à fournir un cadre de savoirs dont l’élève tirera profit et auquel il ajoutera de nouvelles données. • L’école devrait offrir à l’enfant une éducation qui lui permette d’acquérir les connaissances fondamentales voulues et ainsi de comprendre les réalités du monde extérieur. • L’école devrait promouvoir un climat de discipline mentale et des techniques innovatrices qui permettent à l’élève d’explorer ses propres réalités. • L’apprentissage approprié se produit quand l’enfant déploie tous les efforts soutenus possibles pour assimiler et maîtriser la matière imposée. • L’enseignant, expert en la matière, doit servir de médiateur entre le monde des adultes et celui des enfants/adolescents étant donné que tout élève n’ayant pas encore atteint une complète maturité ne peut comprendre par lui-même la nature et les exigences du monde des adultes. • Un programme d’études ne doit comprendre que les matières ayant subi l’épreuve du temps, mais il associe toutefois aux sciences liées aux choses matérielles, les symboles et les idées qu’offre l’étude de la littérature, de l’histoire et des mathématiques. • La démonstration pratique doit être la méthode d’enseignement privilégiée pour transmettre des connaissances et des compétences. VA philosophie de l’éducation, A. C. Essentialisme/existentialisme. Dans la philosophie française, on oppose les doctrines essentialistes qui reconnaissent une primauté métaphysique à l’essence par rapport à l’existence. L’essentialisme s’oppose donc à l’existentialisme de Jean-Paul SARTRE (1905-1980) qui nie cette primauté. Le mot, d’origine récente, semble avoir été créé spécialement pour opposer sur ce point la pensée de SARTRE à celle de ses prédécesseurs __ FOULQUIÉ, P. (1946). D. Essentialisme/traditionalisme. Le mouvement essentialiste, né peu avant la Deuxième Guerre mondiale, s’est fait le promoteur des 3R (Reading, Writing, Arithmetics) et d’une conception traditionnelle de l’éducation misant sur l’autorité du maître, la transmission de connaissances, la discipline, l’évaluation, la rigueur, etc. E. Essentialisme/pédagogie de l’existence. On oppose parfois les doctrines essentialistes aux « pédagogies de l’existence » telles que les définit Bogdan SUCHODOLSKI. F. CN __ essentiel,le : définition *; outils d’apprentissage *. | |
ESSORn.m. Gén. Croissance significative; développement positif. VAévolution, L. | |
ESTHÉTIQUEn.f. 1. Phi. Partie de la philosophie qui traite de la beauté, de sa nature et de ses conditions d’existence. VA axiologie, B; taxonomie du domaine psychomoteur, A : 6.21; théorie curriculaire, D. 2. Sc. Qui étudie les conditions d’existence d’une œuvre d’art et qui, en s’appuyant sur l’observation de la nature et les règles subjectives du bon goût, détermine les règles et les principes de l’art; théorie des Beaux-Arts. VA philosophie, G.8. A.Étym. Du grec aisthêtikos, qui a la faculté de sentir. B. CN : déficience *; éducation *; mouvement *. C. Nomenclature. idéalisme réalisme intuitionnisme sensualisme | |
ESTHÉTIQUE ACOUSTIQUEÉduc. mus./Péd. arts (mus.). VA pédagogie d’éveil-créativité, E. | |
ESTHÉTISMEn.m. Did./Péd./Phi. Culte, doctrine de la beauté, du raffinement.VA éducation relative à l’environnement, V. TA hédonisme. | |
ESTIMATIONn.f. Did./Doc./Péd. Appréciation, considération, évaluation. VA taxonomie de J. W. WILSON, F.0. F.f. Estimé est un anglicisme, dire plutôt appréciation, évaluation, mesure. | |
ESTIME DE SOIn.f. Diagn. Valeur qu’un individu s’accorde globalement. VA étiquetage; finalité, I; moi scolaire, E; motivation, K; pédagogie de la réussite, E; taxonomie, J/de FRENCH, 1.4 et 2.4/ des besoins fondamentaux, A et E. EA moi scolaire. Î concept de soi. A. Situation pédagogique. L’estime de soi, propre à une situation pédagogique, s’appelle le moi scolaire, lequel est directement relié à la réussite ou non des apprentissages. B. Motivation. D’après ZILLER (1973), il existe une corrélation très significative entre la motivation et l’estime de soi. C. Estime de soi/fierté. Il ne faut pas confondre l’estime de soi et la fierté. L’estime de soi fait appel à la confiance fondamentale de l’être humain en son efficacité et sa valeur. La fierté est un sentiment de satisfaction de soi après une réussite en regard d’un contenu ou d’une habileté spécifique. L’estime de soi précède les réalisations, la fierté vient après. BRANDEN (1969, 1971) propose la relation causale suivante :
La définition de l’estime de soi, selon BRANDEN, comprend deux aspects complémentaires : compétence pour vivre (efficacité) et dignité de vivre. D. Développement. (...) base du développement de la personne et des relations avec autrui : un moi fort est susceptible de faciliter le respect d’autrui et la reconnaissance qu’autrui est nécessaire à la réalisation de soi __ CHAMPAGNE-GILBERT, M. (1980). | |
ESTUDIANTIN,INEadj. Éduc. Relatif à la nature, au caractère, aux activités des étudiants. Les fresques estudiantines. VA étudiant, J. CN __ estudiantine : mouvement de protestation *. | |
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ÉTABLISSEMENT1. Gén. Application, implantation, instauration. L’établissement d’un curriculum/d’un régime pédagogique. 2. Adm. scol./Org. scol. (QC). Lieu où l’on dispense un enseignement scolaire __ OQLF (2002). Établissement d’éducation/d’enseignement primaire/privé/public/scolaire. V d’établissement. VA école, A; évaluation des établissements, A. EA ordre d’enseignement. A. F.f. L’emploi du terme institution comme terme générique désignant les écoles s’inspire de l’anglais. On emploiera plutôt le terme établissement (d’enseignement) __ OQLF (2002). B. F.f. Il ne faut pas employer entité institutionnelle pour désigner un établissement (d’enseignement) __ CTEQ (1985). C. Établissement/institution. Institution et établissement sont deux mots qui s’appliquent à des réalités différentes et qui ne doivent pas être employés l’un pour l’autre. Le terme établissement est employé ici dans un sens concret. Il désigne une unité faisant partie d’un ensemble et possédant une certaine autonomie de direction. Un cégep est un établissement d’enseignement; mais les cégeps, dans leur ensemble, font partie des institutions scolaires __ CTEQ (1988). D. Syntagme. Généralement, on emploiera le syntagme établissement d’enseignement __ id. E. Dénomination. La dénomination d’un établissement d’enseignement comporte à la fois un générique et un spécifique. Le générique permet de distinguer les divers types d’établissements d’enseignement (école primaire, cégep, etc.). Le spécifique ou scholonyme est le nom de l’établissement d’enseignement proprement dit (ex. : Jacques-Cartier, Jeanne-Mance) __ id. F. Nom des établissements selon l’ordre d’enseignement __ OQLF (2002). enseignement primaire école primaire enseignement secondaire école secondaire, polyvalente lycée enseignement collégial : établissement public cégep établissement privé collège collège institut enseignement universitaire université ou supérieur grande école conservatoire institut G. Usage. En contexte, l’adjectif de relation primaire ou secondaire peut être omis (ex. : école Jacques-Cartier) __ CTEQ (1988). H. Usage. L’adjectif marquant l’appartenance d’une école à un type particulier d’établissement ne se trouve pas dans la dénomination d’un établissement (ex. : école L’Arc-en-ciel, et non école innovatrice L’Arc-en-ciel). I. Écol. scol. L’établissement, milieu physique et humain, est la composante principale de l’environnement du système didactique. On peut et doit, contrairement aux négligences vécues lors de la massification de l’enseignement, prévoir une écologie de l’établissement, possible à partir de l’analyse fondée sur la notion de cycle de la didactique. La taille prévue ou réelle de l’établissement, par exemple, doit dépendre des objectifs fondamentaux du système didactique (individualisation, personnalisation, etc.). Il en va de même pour l’organisation, la situation, le profil des élèves, l’attribution des moyens, etc. J. Contexte. Selon le contexte, on trouvera les appellations établissement (d’enseignement) privé, établissement (d’enseignement) public, établissement scolaire, établissement d’éducation __ OQLF (2002). K. CN : autonomie des * scolaires; autorisation d’études hors *; bulletin d’*; carte des *; chef d’* scolaire; conseil d’*; diplôme d’*; études hors *; évaluation des *; groupement d’* de l’éducation nationale; inter*; programme d’*; programme d’études d’un *; projet d’*; reconnaissance par l’*; sanction par l’*. | |
ÉTABLISSEMENT AFFILIÉEns. sup./Org. scol. Collège, département, école, faculté ou institut administrativement indépendant, mais dont les affaires pédagogiques sont gouvernées par le Conseil de l’Université à laquelle il est affilié __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. EA établissement assimilé. Diplomation. L’enseignement est dispensé par le collège, mais les diplômes sont habituellement décernés par l’université __ id. | |
ÉTABLISSEMENT ASSIMILÉEns. sup./Org. scol. Établissement similaire à d’autres établissements dans un même ensemble. VA cégep, F; collégial, G. | |
ÉTABLISSEMENT COMMANDITAIREOrg.scol.F.f. Dire plutôt établissement d’attache. VA autorisationd’étudeshorsétablissement, B. | |
ÉTABLISSEMENT D'ACCUEILEns. sup. Établissement complémentaire où s’inscrit un étudiant afin d’y suivre un ou des cours qui seront reconnus par son établissement d’attache. VA autorisation d’études hors établissement, B et D. EA étudiant étranger/venant d’une autre université. | |
ÉTABLISSEMENT D'ATTACHEEns. sup. Établissement d’appartenance d’un étudiant où il est admis et inscrit à un programme de formation conduisant à l’obtention d’un grade. VA autorisation d’études hors établissement, B et D. | |
ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENTAdm. scol./Org. scol. Vétablissement. | |
ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT PRIVÉAdm. éduc./Adm. scol./Org. scol. VAétablissement, F; secteur privé, A et B. | |
ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT PUBLICAdm. scol./Org. scol. VA établissement, F. | |
ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT TRADITIONNELOrg. scol./Péd. VAécole innovatrice, B. | |
ÉTABLISSEMENT FRANÇAISOrg. scol. F.f. Dire plutôt établissement francophone pour tout établissement de langue française, situé hors de la France. VA langue d’enseignement, F. | |
ÉTABLISSEMENT INTÉGRÉOrg. scol. VA école intégrée, C. | |
ÉTABLISSEMENT PUBLIC LOCAL D'ENSEIGNEMENTAdm. éduc./Lég. scol./Org. scol. (Fr.). Personne morale de droit public dotée de l’autonomie administrative et financière, soumise à la tutelle des collectivités territoriales et de l’État, et jouissant d’une compétence spéciale en matière d’éducation __ CMTE (Fr.) (1992). Établissements visés (Fr.). Sauf exception, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement spécial sont des EPLE depuis le 1er janvier 1986 par l’effet des lois de décentralisation. Les nouveaux EPLE sont créés par arrêté du représentant de l’État, sur proposition de la collectivité territoriale compétente (département pour les collèges, région pour les lycées et les établissements d’enseignement spécial) __ id. | |
ÉTAPEn.f. 1. Gén. Itinéraire effectué sans arrêt entre deux haltes temporaires __ OLF (1993). 2. Adm. scol./Doc./Org. scol. (QC). Division de l’année scolaire au terme de laquelle est produit un rapport d’évaluation sur le rendement et sur le comportement de l’élève __ OLF (1998). TA semestre; trimestre. EA année scolaire. 3. Did. Plus grand regroupement d’objectifs de contenu au sein d’un champ de savoir. 4. Did. Plus grand regroupement d’objectifs spécifiques au sein d’un plan de cours ou d’un programme d’études. étape = ∑ modules = ∑ unités. A. Durée. La durée des étapes de l’année scolaire est établie par l’organisme scolaire ou par l’établissement d’enseignement qui délivre les bulletins __ OLF (1998). B. Champ de savoir/programme d’études. Dans le cadre traditionnel de l’instruction et de l’information, le programme d’études se confondait à un champ de savoir. Dans l’optique de l’éducation nouvelle, le programme d’études ne se compose plus uniquement d’objectifs de contenu, mais s’étend dorénavant à un ensemble d’objectifs spécifiques interreliés. C. Exemple emprunté à la biologie.
D. Exemple emprunté aux mathématiques.
E. Relations étape/module/unité.
F. Rythme d’apprentissage. Comme les rythmes d’apprentissage diffèrent d’un objet à l’autre, les caractéristiques du sujet, l’objet d’apprentissage, la méthode pédagogique utilisée ainsi que le milieu éducationnel peuvent influer grandement sur la durée d’un apprentissage. La durée de l’ensemble des objectifs relevant d’une étape, d’un module ou d’une unité est donc tributaire d’une situation pédagogique. Ex. : Le sujet A utilisant la méthode B peut fort bien atteindre plus d’objectifs durant son étape que le sujet C utilisant la méthode D. G. Temps d’intégration. Comme le langage courant l’indique, l’étape peut être également perçue comme « un temps d’arrêt avant de repartir ». Dans un déroulement continu, c’est une période à la fin de laquelle on marque un temps d’arrêt __ HENRIPIN, M. et al. (1980). Dans cette optique, l’étape est aussi une durée d’apprentissage à la fin de laquelle le sujet doit effectuer une synthèse de tous les objectifs atteints pendant cette période. H. Étape/itinéraire/halte. Par métonymie, étape désigne l’itinéraire suivi pour atteindre la halte __ LÉTOURNEAU, D., OLF (1992). I. Halte : arrêt observé au cours d’un déplacement pour se reposer et se restaurer __ id. J. CN : échantillon en plusieurs *; formation par *. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
ÉTAPE DÉVELOPPEMENTALEEns. lang./Ling. Étape identifiable dans l’acquisition d’une langue seconde de structures grammaticales spécifiques, comme dans la négation, l’interrogation et les propositions relatives __ ELLIS, R. (1994). | |
ÉTAT1. Gén. Condition, disposition, manière d’être d’un objet, d’une personne, d’un processus, d’une situation. 2. Éduc. cult./Pol./Soc. Collectivité distincte, indépendante et organisée sur un territoire délimité. VA nation, E. Orthographe. Dans le sens 2, État s’écrit avec une majuscule. | |
ÉTAT DE L'ARTRech. Ensemble des connaissances ou des réalisations les plus récentes dans un domaine scientifique ou technique de pointe __ DON, D. (1988). Syn. état de la question. | |
ÉTAT DE LA QUESTIONRech. Synthèse exhaustive et objective présentant la situation actuelle d’un objet d’études ou d’un domaine de recherche : convergence et divergence des données, sentiers abandonnés, secteurs inexplorés, axes de développement, tendances, etc. VA synthèse, E. EA revue de la littérature. | |
ÉTATSUNIEN,NE1. Gén. (adj.). Relatif aux États-Unis. La recherche étatsunienne en éducation. 2. Gén. (n). Citoyen des États-Unis. Les Étatsuniens (en non les Américains) ont l’un des plus hauts taux de scolarisation. | |
ÉTENDUE (TOTALE)Doc.Écart entre la note la plus élevée et la note la plus basse d’un ensemble de notes; différence entre deux scores extrêmes. Syn. amplitude; étendue totale; marge de variation; intervalle de variation. A. Étendues exclusive et inclusive. L’étendue est un indicateur sommaire de la variation des résultats observés. Selon cette définition, il s’agit d’uneétendueexclusive (distance numérique entre deux extrêmes); certains auteurs proposent de définir et d’utiliser l’étendue inclusive (incluant les scores extrêmes), ce qui revient à ajouter une unité à l’étendue exclusive. B. Limite. L’étendue seule est rarement une bonne mesure de dispersion. On lui préfère généralement d’autres mesures. V écart type. | |
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ETHERNETTéléinf. VA réseau, H. | |
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ÉTHIQUE1. Gén. (adj.). Qui respecte une certaine morale. Un jugement éthique. 2. Gén. (n.f.). Ensemble de règles et de principes régissant la pratique d’un domaine d’activité. Syn. code d’éthique. 3. Phi./Sc. (n.f.). Science de la morale dans la conduite humaine. Domaine de la philosophie qui étudie les valeurs morales communes au genre humain, à une culture, à une région ou à un groupe particulier d’individus à une époque déterminée. VA axiologie, B; autonomie déléguée, E; compétence culturelle, B; conseiller d’orientation, K; constructivisme, I; écologie, S; éducation relative à l’environnement, B, G et X; évaluation, S; philosophie, G.7; science de l’environnement, A; taxonomie du domaine moral : 6. TA éthologie; morale. A. Étym. Du grec ethos, mœurs. B. Éthique/morale. Alors que l’éthique est normative, la morale revêt plutôt un caractère descriptif. C. CN : code d’*; compétence *; fonction *; profil *; relativisme *. D. Nomenclature : code vérité constructivisme | |
ÉTHIQUE ÉDUCOLOGIQUEÉcol. éduc. Sous-discipline de l’écologie de l’éducation ayant pour objet la défense et la protection des Sujets apprenants __ ROCQUE, S. (1994). V darwinisme éducationnel; éducologique. | |
ÉTHIQUE SPORTIVEÉduc. phys. Respect des principes et des règles dans l’exercice d’une activité ludique, physique ou sportive. VA éducation physique, A. | |
E |
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ETHNIEn.f. Gén. Groupement de personnes que rapproche une communauté de culture (langue, religion, histoire, etc.), d’origine, de conscience, d’unité et de destin. TA nation. EA communauté ethnique. A.Étym. Du grec ethnos, peuple. B. Ethnie/race. L’habitude de classifier les individus selon trois races majeures (jaune, noire, blanche) est contestée par un grand nombre d’anthropobiologistes actuels. De toute manière, on peut parler d’ethnie française, juive ou italienne, mais jamais d’ethnie noire ou blanche. L’aspect biologique ou morphologique n’entre pas en considération dans la définition de l’ethnie. VA racisme, A. C. Ethnie/nation. Des individus d’origines ethniques différentes peuvent partager la même identité nationale. Ex. : les membres de l’ethnie vietnamienne et de l’ethnie italienne en Belgique, en France, au Québec. En fait, contrairement à la nation, l’ethnie n’a pas nécessairement d’expression politique, même si elle se caractérise elle aussi par la conscience d’être unique et la volonté de le rester, fondée sur la croyance (le plus souvent fausse) à une ascendance commune __ SCHNAPPER, D. (1990). VA nation, A et B. D. CN __ ethnique : communauté *; minorité *; programme des langues *. | |
ETHNOCENTRISMEn.f. Gén./Soc. Tendance à établir comme norme universelle les valeurs et les pratiques contingentes de sa propre culture et de sa propre société, pour analyser, étudier ou juger les autres cultures et sociétés, ou certains de leurs caractères, en fonction de ce cadre de référence. V ethnie. VA culture, G et H. EA blocage culturel. A. Approches. L’ethnocentrisme reflète généralement une approche mono et intraculturelle. Il résulte d’une éducation véhiculant la croyance que la culture d’appartenance serait supérieure aux autres cultures. Dans une telle optique, on s’imagine devoir asservir les autres cultures, à tout le moins les convertir à cette culture d’appartenance. Le multi et le pluriculturalisme s’effectuent alors dans un contexte de domination de la culture qui se croit supérieure aux autres. L’inter et le transculturalisme se révèlent alors impossibles dans les faits. B. Psych. sociale. L’ethnocentrisme est à la fois un trait culturel, universellement répandu et un phénomène psychologique de nature projective et discriminatoire qui fait que toute perception se fait à travers d’une « grille de lecture », élaborée inconsciemment à partir de ce qui nous est familier et de nos valeurs propres __ LIPIANSKY, E. M. (1989). Cette attitude spontanée, le plus souvent inconsciente, est un important obstacle épistémologique à la connaissance des autres cultures et des autres sociétés et, partant, à leur compréhension. La critique de l’ethnocentrisme sous toutes ses formes est essentielle à la constitution d’un savoir objectif en ethnologie, en anthropologie et en sociologie. | |
ETHNOCIDEn.m. 1. Éduc. cult. Destruction d’une ethnie sur le plan culturel. V culture; ethnie. 2. Pol./Soc.Élimination d’une collectivité par un autre groupe. | |
ETHNOGRAPHIEn.f. Sc. hum. Science descriptive de l’ensemble des caractères distincts d’un groupement humain (origines, mœurs, us et coutumes, traditions, rites, croyances, modes de transmission des savoirs, organisation sociale, outils et techniques, etc.). VA approche écologique, B. A.Étym. Du grec ethnos, race, peuple. B. CN __ ethnographique : approche *. | |
ETHNOGRAPHIE DE LA COMMUNICATIONCom./Ens. lang./Ling. Branche de l’ethnolinguistique qui s’intéresse aux façons de parler (ou « styles ») et à leurs relations avec les manières de vivre. V compétence communicative; pragmatique. Contenus. Tout jeune, l’enfant « acquiert une compétence qui lui indique quand parler, quand ne pas parler et aussi de quoi parler, avec qui, à quel moment, ou de quelle manière ». Plus particulièrement, la situation fait intervenir le cadre (setting), les participants, les buts projetés et atteints (ends), les tonalités (key), les codes et canaux (instrumentalities), les normes et les genres. Dell H. HYMES a eu une grande influence dans la réhabilitation de la performance et dans le développement de la compétence de communication : c’est à lui que nous devons l’expression. | |
ETHNOMASSEn.m. Écol. Masse totale des constructions, des artefacts et des instruments conçus par l’être humain pris dans leur ensemble (communauté) ou par groupe systématique (population) ou encore individuellement (organisme) par unité de surface d’un milieu spécifique à un temps particulier. V biomasse. | |
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ÉTIOLOGIEn.f. Méd./Rech./Sc. Science de la recherche, de l’identification et de l’étude des causes d’une situation. TA diagnostic. A.Étym. Du grec aitiologia, de aiton, cause et, logos, science. B. CN __ étiologique : diagnostic *. | |
ÉTIQUETAGEn.m. Adapt. scol. Terme péjoratif associé à l’opération visant à identifier des élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, ou des élèves handicapés en fonction de diverses catégories de déficits. Inconvénients. Les études traitant des effets de l’étiquetage sur le développement du concept de soi des enfants et sur l’attitude de leur entourage arrivent à des conclusions divergentes. Selon l’étude de Robert ROSENTHAL et de Lenore JACOBSON (1968), l’étiquetage peut avoir pour effet d’amener les enseignants à adopter des attitudes différentes selon la pseudocapacité intellectuelle des élèves. Par exemple, ils auraient tendance à moins exiger des élèves identifiés comme ayant des difficultés d’apprentissage ou à être moins tolérants face à ceux identifiés comme présentant des troubles du comportement. De la même façon, des remarques positives, faites aux enseignants aux sujets de leurs élèves, auraient un effet contraire et pourraient améliorer les résultats de ceux-ci. Selon Linda GOTTLIEB (1980) et de Samuel L. GUSKIN (1978), l’identification des caractéristiques de l’élève améliorerait parfois l’image qu’il a de lui-même par le fait que les enseignants s’investissent plus dans celui-ci. L’étiquetage signifie souvent la présence de services spécialisés qui renforcent souvent l’effet de ségrégation. V effet ROSENTHAL. | |
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ÊTRE ÉDUQUÉÉduc. Fin, mission ultime, sens primordial et incontournable de l’éducation. VA culture spécialisée; démocratie, P; démocratisation qualitative, C; égalité des chances, N; qualité totale, C.1. A. Modèles. De façon globale, on peut dire qu’être éduqué, c’est avoir intériorisé les modèles établis de la culture dans laquelle on vit : modèle de comportement sexuel, modèle de propreté, modèle langagier, modèle lié aux diverses valeurs dominantes (performance, excellence, instruction, etc.) __ TARDIF, M. dans GAUTHIER, C. et TARDIF, M. (1996). VA démocratie, P. B. Formation globale. Les Grecs ne veulent pas former un soldat, un prêtre, un scribe, un lettré, un croyant ou un autre type d’homme spécialisé. Ils veulent plutôt former l’être humain complet, corps et esprit, développer chez lui le sens critique et le sens esthétique, la raison et l’émotion, la capacité de penser et aussi celle d’éprouver des sentiments supérieurs. L’idéal éducatif grec est dominé par les idées d’harmonie, d’équilibre et de maîtrise de soi, qui constituent des vertus dont la réalisation passe forcément par la connaissance de nos propres limites __ id. C. Autarcie : désignation par les philosophes grecs de la vertu suprême qui correspond à l’autonomie et à la maîtrise de soi, attributs qui caractérisent un être éduqué __ id. D. Domaines du développement humain __ LEGENDRE, R. (1995). VA taxonomie, G.
Source : LEGENDRE, R. (1995) E. Réseau des caractéristiques __ id.
Source : LEGENDRE, R. (1995) F. Réflexion essentielle. Si nous désirons poursuivre notre recherche sur l’éducation, nous n’avons aucun autre choix que de tenter de préciser, en tout premier lieu, la nature de l’être éduqué et d’en isoler les caractéristiques distinctives, même au risque de commettre des erreurs et des imprécisions. Sinon, on continuerait à disserter stérilement sur l’éducation : l’être éduqué est à la fois la finalité, la genèse et le produit de l’éducation. L’être éduqué est la cible, le processus, la résultante de l’éducation et même éventuellement, son propre éducateur. L’éducation ne peut être réelle, véritable et signifiante que dans la perspective de l’être éduqué __ id. G. Être éduqué et évaluation du curriculum. L’être éduqué n’est pas uniquement affaire de spéculations abstraites. Des impératifs bien concrets justifient la nécessité de le définir clairement. Comment pouvoir en effet juger pratiquement de la valeur d’un système d’éducation si l’on ignore la nature des éducateurs qui devraient y œuvrer et celle des extrants qui devraient en résulter? Comment évaluer les programmes d’études et les méthodes d’enseignement en ignorant la cible à viser? Est-ce que les divers objectifs contribuent au développement d’êtres vraiment éduqués? Est-ce que les approches pédagogiques concourent à une telle évolution ou la contrecarrent-elles? Comment savoir si les immenses ressources humaines, matérielles et financières, consenties à un système éducationnel, sont consacrées utilement et efficacement si l’on ne dispose d’aucune grille d’appréciation adéquate des élèves sortants? Comment apprécier si les réformes, renouveaux, projets, restructurations ou redressements portent fruit si ce n’est qu’en rapport avec la progression ou la régression des caractéristiques souhaitables qui devraient apparaître chez les êtres en cours d’éducation __ id. H. Être éduqué et société. Comment prétendre que l’éducation est le ferment capital d’évolution de la société si l’on n’a qu’une idée, tout au plus, fort approximative des attributs des êtres éduqués qui devraient la composer? Déjà au XIXe siècle, le philosophe allemand Friedrich NIETZSCHE (1844-1900) prédisait : « Le jour viendra où la politique ne se posera que des problèmes d’éducation »__ id. I. Être éduqué/instruit. Peu à peu, l’être éduqué s’éloigne alors de son être instruit en se rapprochant de l’être total qu’il entend devenir par besoin... et par plaisir! Sa priorité n’est plus celle du savoir et encore moins de l’avoir; il focalise son attention sur la transformation de l’information et de la formation acquises en s’inspirant d’éducateurs cultivés qui ont partagé ou partagent avec lui la même soif de transcendance, la même quête de perfection. L’être total s’inscrit dorénavant dans la métamorphose de son être __ id. J. Être éduqué/total. L’être éduqué est un individu éduqué; l’être total, une personne éduquée parvenue à des niveaux supérieurs de développement. Idéalement, l’être total est une vision utopique qui indique la direction ultime du développement global. La personne éduquée désigne l’être éduqué qui, ayant franchi les principales étapes de son développement, entreprend un cheminement vers l’atteinte de l’être total. Au début de son parcours, la personne éduquée se situe donc à l’intersection de l’être éduqué et de l’être total. La personne éduquée est la phase de transition entre l’être éduqué et l’être total __ id. K. Être total/personne éduquée. Bien que conception idéaliste, nous utiliserons l’expression « être total » dans le sens réaliste d’une personne éduquée qui est parvenue à un haut niveau de développement et de culture __ id. | |
ÊTRE INSTRUITÉduc. VA démocratisation qualitative, C; égalité des chances, N; qualité totale, C.1. | |
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ÉTUDE1. Gén. Démarche intellectuelle dans le but d’apprendre et de comprendre. L’étude de la musique/de la nature/des arts. 2. Spéc. Application intellectuelle en vue d’acquérir des connaissances et de développer des habiletés. L’étude nécessite attention, concentration, effort, persévérance et volonté. Étym. Du latin studium, soin, application. | |
ÉTUDE DE CASn.f. 1. Gén. Étude et discussion de situations particulières concernant une personne. 2. Adm. Analyse d’une situation virtuelle ou réelle. 3. Péd. Situation problématique présentée à un groupe qui doit en trouver la solution par la simulation (ex. : jeu de rôle ou discussion). VA modèle d’enseignement, E; stratégie pédagogique, F; style cognitif, I. 4. Rech. VA recherche survey, B. A. Origines. La méthode des cas a été introduite aux États-Unis (Business School de Harvard) vers 1914, sous le nom de case system, dans les programmes de Droit et de Législation. Cette méthode fut ensuite perfectionnée, notamment par Kurt LEWIN et Jacob L. MORENO, à l’occasion de recherches relatives à la dynamique des groupes __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. B. Pertinence. Selon Roger MUCCHIELLI, l’étude de cas est spécialement indiquée pour la formation au diagnostic et à la décision dans le domaine des problèmes humains. En effet, les situations humaines sont avant tout complexes et une intervention judicieuse, en vue de résoudre un problème, suppose que l’on ait posé, au préalable, un diagnostic tenant compte de toutes les composantes de la situation. Pour cela, les solutions types ou les connaissances universitaires sont inutiles si elles ne sont pas opérationnalisées et ajustées en fonction de la situation concrète. L’enseignement par la méthode des cas vise précisément à permettre l’application de connaissances théoriques ou abstraites, acquises au préalable ou à l’occasion de l’étude de cas elle-même, à la résolution de problèmes concrets. De ce fait, cette méthode est censée procurer aux participants un certain équivalent d’expérience professionnelle __ id. C. Déroulement. Les principales phases du déroulement de l’étude d’un cas sont habituellement les suivantes : • phase préliminaire : prise de connaissance du cas (lecture d’un texte, visionnement d’un film, etc.) qui peut s’effectuer avant la rencontre; • phase 1 : « explosion » des opinions de chacun des participants; cette phase devrait permettre de révéler à chacun sa subjectivité et l’existence d’opinions autres que la sienne; • phase 2 : retour aux faits et à l’information disponible pour sortir de « l’impasse » engendrée par la manifestation d’opinions divergentes; au cours de cette phase d’analyse du cas, il doit y avoir un effort d’objectivité du groupe et la preuve de sa réussite est l’accord du groupe sur les significations des faits, ce qui conduit à un diagnostic réellement élaboré en commun; • phase 3 : conceptualisation et recherche des constatations, issues de l’étude du cas, mais de portée suffisamment large pour mériter d’être considérées comme des « principes pratiques à retenir » utiles à la compréhension et à la résolution de situations du même genre. Là encore, l’accord du groupe est le seul garant de la validité des formules proposées; de plus, l’animateur peut expressément demander que soient formulés ces « principes », mais il ne doit en aucun cas les formuler à la place du groupe __ MUCCHIELLI, R. (1972) dans id. D. Conditions d’efficacité : 1. les critères du « bon cas » : • situation concrète authentique puisée dans la réalité; • situation-problème appelant de façon urgente un diagnostic et/ou une décision; • situation exigeant pour être traitée une information et une formation dans le domaine des préoccupations professionnelles des participants; • situation « totale », c’est-à-dire accompagnée de toutes les données de fait disponibles et pertinentes; 2. le facteur temps : il faut 12 à 15 séances de 2 à 3 heures chacune, à un rythme hebdomadaire, pour que le bénéfice de la méthode des cas devienne apparent; il faut compter environ le double de temps et de séances pour que la méthode ait une valeur effective de formation expérientielle. En fin de programme les débats peuvent exiger des périodes de temps de l’ordre de 4 à 5 heures consécutives; 3. le groupe : selon Mucchielli, l’analyse solitaire d’un cas est parfaitement inutile et inefficace, car l’effort de compréhension et de diagnostic d’une situation humaine est toujours bloqué par les préjugés de celui qui y réfléchit; ce dernier est incapable de penser de manière objective et ajustée à un problème humain, à moins qu’il ait appris quelles sont ses propres attitudes et qu’il parvienne à les dépasser. Or, c’est précisément le groupe qui intervient comme agent révélateur de la subjectivité et comme agent de pression au changement. En outre, l’expérience prouve que l’hétérogénéité du groupe est à souhaiter; un groupe homogène serait, de manière un peu semblable à un seul individu, prisonnier de stéréotypes nuisant à son objectivité; 4. la technique d’animation de la discussion : l’animateur doit se montrer d’une neutralité intégrale quant au fond des discussions (non-directivité sur le fond) : il ne doit émettre ni suggestion, ni évaluation, ni avis personnel quant au contenu des échanges; il doit accueillir intégralement toutes les opinions et reformuler systématiquement toutes les opinions émises par les participants. Par contre, il doit diriger la discussion (directivité sur la forme) : distribuer la parole, s’assurer de l’égalité de la participation des membres, élucider les réactions collectives, faire des synthèses partielles et une synthèse finale, etc. __ MUCCHIELLI, R. (1972) dans id. E. Simulation et jeu de rôles. Notons enfin que l’on a quelquefois recours à la simulation ou au jeu de rôles, avant ou après l’étude de cas proprement dite. Ainsi, on peut demander à l’ensemble des membres du groupe, ou à une partie d’entre eux, de participer à une simulation et de procéder ensuite à l’étude du cas que constituent les événements survenus au cours de la simulation. Quant au jeu de rôles, il peut être utilisé, soit de la même manière que la simulation pour créer le cas à analyser, soit après l’étude de cas pour passer de la décision parlée à la décision agie. Ce dernier mode d’utilisation permet de démontrer qu’il est souvent beaucoup plus facile de dire que l’on prendrait telle décision que de la prendre effectivement. À ce propos, MORENO estime que les vraies attitudes personnelles peuvent rester indiscernables lorsqu’on parle au cours de l’étude de cas; mais pendant le jeu de rôles, l’observation du comportement effectif ne trompe jamais. Ainsi, ce serait lorsqu’on parle que l’on peut jouer la comédie et lorsqu’on joue que l’on se révèle tel que l’on est __ MUCCHIELLI, R. (1972) dans id. F. CN : méthode d’*. | |
ÉTUDE DE FAISABILITÉIng. Phase de l’analyse de la valeur constituée d’une analyse systématique des informations recueillies à l’étape de préconception et de l’analyse fonctionnelle du produit à développer, permettant d’apprécier la faisabilité du projet sous les aspects techniques, financiers et organisationnels. V projet. A. Étapes de réalisation. Cette phase de l’analyse de la valeur se réalise en effectuant parallèlement l’analyse des informations et l’analyse fonctionnelle du produit. Ainsi, « (...) les objectifs du produit sont précisés, classés et quantifiés; les contraintes diverses (politiques, économiques, administratives...) sont prises en compte; techniquement, le produit est exploré par un processus d’analyse et de synthèse à l’issue duquel un premier cahier des charges peut être présenté » __ PETITDEMANGE, C. (1985). B. Itération. La démarche de cette phase est itérative, c’est-à-dire qu’elle peut conduire à reprendre les analyses (analyse de l’information et analyse fonctionnelle) qui ont conduit à une première version du cahier des charges ou encore à reprendre la phase précédente (recherche d’informations, objectifs de développement, etc.). | |
ÉTUDE DE PROBLÈMEDid./Péd. Technique d’enseignement, préconisant la discussion, qui consiste à soumettre un problème à un groupe pour en discuter et tenter d’élaborer des solutions __ LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985). EA résolution de problèmes. A. Agents. Le professeur : animateur et personne-ressource. Les étudiants : principaux agents __ id. B.Étapes du déroulement : 1. présentation des objectifs; 2. définition du « problème »; 3. recherche de l’information sur le sujet par les membres du groupe; 4. sélection des éléments de l’information qui seront utiles à l’élaboration de la solution; 5. discussion sur les « idées » recueillies; 6. élaboration d’une solution __ id. C. Conditions d’efficacité. Elles rejoignent les conditions de tout travail en groupe __ id. | |
ÉTUDE DE SUIVIForm. prof. Évaluation poursuivie pendant une certaine période du devenir des stagiaires diplômés, une fois leur formation achevée __ BIT (1987). A. Aspects. Cette analyse porte en général sur divers aspects tels que la durée écoulée entre la fin de la formation et l’insertion professionnelle, la rémunération obtenue par rapport à l’emploi occupé, la pertinence de la formation pour l’emploi, les failles éventuelles de la formation qui empêchent l’intéressé de répondre totalement aux exigences de l’emploi __ id. B. Buts. L’étude de suivi joue un rôle important en matière de planification de la formation, particulièrement lorsqu’il s’agit d’en établir et d’en améliorer la pertinence __ id. | |
ÉTUDE DU MILIEUCur./Péd. Expériences scolaires dont le but est de permettre aux élèves d’accroître leur connaissance et leur compréhension de leur milieu. | |
ÉTUDE FONCTIONNELLEInf. Syn. conception fonctionnelle. | |
ÉTUDE INDIVIDUELLEDid./Péd. Mode d’intervention pédagogique central de l’audiotutorat. VA audiotutorat, C etD. | |
ÉTUDESn.f.pl. Cur./Did. Ensemble des cours suivis par un élève et des activités d’enseignement auxquelles il participe dans un établissement __ OLF (1998). VA cycle (général) d’évolution, B; projet, D. A. Métonymie : études désigne aussi le temps durant lequel ces cours sont suivis ou ces activités sont accomplies __ id. B. Études/enseignement. Les termes études et enseignement portent sur un même objet et leur choix est motivé par le contexte d’utilisation, selon que le locuteur adopte le point de vue de l’élève ou celui de l’enseignant. Ex. : études à temps plein, camarade d’études, cercle d’études, cycle d’études, faire ses études, études générales, études professionnelles, études techniques, etc. __ id. C. F.f. Les expressions études régulières, cours régulier et programme régulier doivent toujours être remplacées. Le contexte indiquera si les termes études ou programme d’études peuvent être employés absolument ou si l’on doit leur adjoindre un adjectif (ex. : général, primaire, etc.) __ CTEQ (1988). D. Syntagmes : régime des études; bourse d’études; camarade d’études; cycle d’études; diplôme d’études secondaires; sanction des études; études à temps plein, à temps partiel; études littéraires; années d’études; commencer (et non débuter) ses études; terminer ou achever ses études (et non compléter) ses études; études générales, professionnelles, techniques __ id. E. Études/cours. On préférera les expressions faire ses (des) études secondaires, collégiales, universitaires à faire son cours secondaire, collégial, universitaire ou faire son cégep, son collège, son université, etc. __ OLF (1998). F. Étude/études. Il ne faut pas confondre étude et études (ex. : abandonner ses études, mais abandonner l’étude du piano; être à l’étude ou à la salle d’étude) __ CTEQ (1988). G. Singulier/pluriel. Dans une expression, le terme étude s’écrit au singulier si l’on désire lui associer le sens de « pour étudier » : année d’étude; approche d’étude; bourse d’étude; bureau d’étude; congé d’étude; journée d’étude; méthode d’étude; plan d’étude; programme d’étude; salle d’étude, etc. Si le sens est plutôt « pour effectuer, pour poursuivre des études », le terme s’écrit au pluriel : année d’études; bourse d’études; bureau d’études; cycle d’études; journée d’études; plan d’études; régime d’études; salle d’études; système d’études; etc. De la même façon, le terme s’écrit au pluriel dans le sens de « qui comprend, qui regroupe, qui rassemble une pluralité d’études » : branche d’études; cadre d’études; champ d’études; contenu d’études; cycle d’études; domaine d’études; objectif d’études; objet d’études; plan d’études; programme d’études; secteur d’études; etc. On remarque que certaines expressions peuvent s’écrire au singulier ou au pluriel selon le sens qu’on désire leur associer. H. Élève/étudiant. Même si études, étudier et étudiant appartiennent à une même famille lexicale, un élève ne devient un étudiant que lorsqu’il s’inscrit dans un établissement d’enseignement universitaire __ id. I. CN : abandon en cours d’*; abandon précoce/prématuré/provisoire des *; aide aux *; aide (financière) aux */étudiants; année d’*; attestation d’*; autorisation d’* hors campus/établissement/faculté/programme; bal de fin d’*; bourse d’*; branche d’*; centre d’* universitaires; cérémonie de fin d’*; certificat d’* professionnelles; champ d’*; commission des *; congé d’*; congé d’* hebdomadaire; congés d’* groupés; conseil/commission des *; conseil supérieur des allocations d’*; cours du champ d’*; cycle d’*; diplôme d’* collégiales/professionnelles/secondaires; direction administrative des * avancées; domaine d’*; école des * supérieures; élaboration de programmes d’*; enrichissement d’un programme d’*; étudiant d’* avancées; évaluation d’un programme (d’*); évaluation des programmes d’*; examen de fin d’*; excursion d’*; fête de fin d’*; frais d’*; gestion des *; journée d’*; méthode (d’*) de(s) cas; objectif d’*; objet d’*; phase d’* préalables; plan d’*; programme coopératif travail-*; programme d’*; programme (d’*) conjoint; programme d’* individualisé/d’un établissement/officiel/personnalisé; programme d’* ordinaire; programme intégré *-travail; programme sport-*; régime de sanction des *; régime des *; renforcement d’un programme d’*; sanction des *; sujet (d’*) principal/spécial. | |
ÉTUDES À TEMPS PARTIELCur./Did. VA études, D. | |
ÉTUDES À TEMPS PLEINCur./Did. VA études, D. | |
ÉTUDES AVANCÉESEns. sup. Programmes d’études de deuxième ou de troisième cycle menant à l’obtention d’une maîtrise ou d’un doctorat __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. EA études supérieures. A. QC (F.f.). La CTEQ (1990) stipule qu’il ne faut pas employer études avancées pour cycles supérieurs. B. CN : direction administrative des *; étudiant d’*. | |
ÉTUDES CÉGÉPIENNESCur./Did. F.f. Dire plutôt études collégiales. VA cégépien, A; collégial, B. | |
ÉTUDES CLASSIQUESCur. Apprentissage raisonné des langues, des littératures (texte original ou traduction) et de l’Antiquité (arts, idées, sociétés) grecques et latines __ MEO | |
ÉTUDES COLLÉGIALESCur./Did. V collégiales. VA cours, G. CN : diplôme d’*. | |
ÉTUDES COLLÉGIALES (FAIRE SES (DES))Cur./Did. VAétudes, E. | |
ÉTUDES DE DEUXIÈME CYCLEEns. sup. Formation universitaire conduisant au diplôme de maîtrise. | |
ÉTUDES DE PREMIER CYCLEEns. sup. Formation universitaire conduisant au diplôme de baccalauréat. | |
ÉTUDES DE TROISIÈME CYCLEEns. sup. Formation universitaire conduisant au diplôme de doctorat. | |
ÉTUDES GÉNÉRALESCur./Did. VAétudes, D. | |
ÉTUDES GRADUÉESCur./Did./Org. scol. F.f. Dire plutôt cycles supérieurs ou études de 2e ou de 3e cycle. | |
ÉTUDES HORS ÉTABLISSEMENTCur./Did. VA campus, B. CN : autorisation d’*. | |
ÉTUDES POSTDOCTORALESCur./Did./Org. scol. F.f. Dire plutôt études postuniversitaires. VA postsecondaire, F. | |
ÉTUDES POSTGRADUÉESCur./Did./Org. scol. F.f. Dire plutôtétudes postuniversitaires. | |
ÉTUDES POSTUNIVERSITAIRESCur./Did./Org. scol. Études postérieures au doctorat. V cycles supérieurs. VA postsecondaire, F. | |
ÉTUDES PRÉDOCTORALESDid./Gest. app. F.f. Dire plutôt propédeutique ou études préparatoires au doctorat. | |
ÉTUDES PRIMAIRESCur./Did. VA cours, F. | |
ÉTUDES PROFESSIONNELLESCur./Did. VA études, D. CN : certificat d’*; diplôme d’*. | |
ÉTUDES RÉGULIÈRESCur./Did. F.f. VA études, C. | |
ÉTUDES SECONDAIRES (FAIRE SES (DES))Cur./Did. VA cours, G et H; études, E. CN : diplôme d’*. | |
ÉTUDES SUPÉRIEURESEns. sup. Ensemble des études universitaires. VA postsecondaire, E. A. Études supérieures/avancées. Alors que les études supérieures englobent l’ensemble des études universitaires, les études avancées désignent habituellement les cycles supérieurs : les 2e et 3e cycles universitaires. B. CN : école des *. | |
ÉTUDES TECHNIQUESCur./Did. VA études, D. | |
ÉTUDES UNIVERSITAIRESEns. sup. VA cours, H. CN : centre d’*. | |
ÉTUDES UNIVERSITAIRES (FAIRE SES (DES))Ens. sup. V études. | |
ÉTUDIANT À TEMPS COMPLETEns. sup. Syn. étudiant à temps plein. | |
ÉTUDIANT À TEMPS PARTIELEns. sup. Étudiant qui ne suit pas de cours selon un horaire à temps plein tel que déterminé par un ministère de l’Éducation ou un établissement scolaire __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Type. Cette catégorie peut inclure des étudiants spéciaux, des étudiants suivant des cours du soir ou des cours par correspondance __ id. | |
ÉTUDIANT ADULTEEns. sup. Étudiant poursuivant une formation avancée après un séjour sur le marché du travail, ou un adulte admis à un programme d’études à temps plein ou partiel, selon des normes particulières d’admission __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. VA étudiant, D. | |
ÉTUDIANT D'ÉTUDES AVANCÉESEns. sup. Syn. étudiant de deuxième ou de troisième cycle. | |
ÉTUDIANT DE CÉGEPAdm. scol./Gest. app. F.f. Dire plutôt élève ou cégépien. VA élève, A, B, E, G, H et I. | |
ÉTUDIANT DE DEUXIÈME CYCLEEns. sup. (qc). Étudiant qui a obtenu un premier diplôme et qui poursuit des études en vue de l’obtention d’une maîtrise. | |
ÉTUDIANT DE LA CATÉGORIE GÉNÉRALEAdm. scol./Gest. app. Syn. étudiant ordinaire. Ant. étudiant de la formation continue. VAétudiant, D. | |
ÉTUDIANT DE PREMIER CYCLEEns. sup.Étudiant qui n’a pas encore reçu son baccalauréat ou son premier diplôme professionnel dans un champ d’études. Syn. prédiplômé. VAélève, M; étudiant, D; étudiant diplômé, C. | |
ÉTUDIANT DE TROISIÈME CYCLEEns. sup. Étudiant qui a obtenu un premier diplôme et qui poursuit des études en vue de l’obtention d’un doctorat __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. étudiant d’études avancées. QC. Au Québec un étudiant de troisième cycle est un étudiant au doctorat. V étudiant diplômé. | |
ÉTUDIANT DES CYCLES SUPÉRIEURSAdm. scol./Gest. app./Rech. Syn. étudiant diplômé. VA élève, M. | |
ÉTUDIANT DIPLÔMÉAdm. scol./Gest. app./Rech. (QC). Titulaire d’un grade universitaire inscrit à un programme d’études de 2e ou de 3e cycle __ OLF (1998). Syn. étudiant des cycles supérieurs. VA élève, D, E, F et M. EA cycles supérieurs. A. Terme rejeté : étudiant gradué __ id. B. Générique. Étudiant diplômé est un générique. Lorsqu’un contexte exige une plus grande précision, on utilisera, selon le cas, étudiant de 2e cycle ou étudiant de 3e cycle __ id. C. Premier cycle. Étudiant diplômé s’oppose à étudiant de ler cycle. On appelle étudiant de ler cycle, l’étudiant qui n’a pas terminé les études de baccalauréat ou l’étudiant titulaire d’un baccalauréat inscrit à un autre programme de ler cycle. En anglais, étudiant de ler cycle se dit undergraduate __ CTEQ (1985). D. Usage. Étudiant diplômé, étudiant de 1er cycle, étudiant de 2e cycle et étudiant de 3e cycle sont des syntagmes qui ne doivent être employés que lorsque le contexte l’exige; autrement, étudiant employé absolument suffit __ CTEQ (1988). | |
ÉTUDIANT DU SECONDAIREAdm. scol./Gest. app. F.f. Dire plutôtélève. VAélève, B. | |
ÉTUDIANT ÉTRANGER1. Ens. sup. (Gén.). Étudiant d’un collège ou d’une université qui a reçu la permission de suivre un ou plusieurs cours dans un autre collège ou université à l’extérieur de son pays d’origine, ces cours lui accordant des unités dans son propre établissement en vertu d’une entente préalable. Syn. étudiant international. EA établissement d’accueil. 2. Ens. sup. (Spéc.). Étudiant en provenance d’un pays autre que celui de l’université d’accueil. | |
ÉTUDIANT GRADUÉAdm. scol./Gest. app./Rech. F.f. De l’anglais graduate student; dire plutôt étudiant diplômé ou étudiant des cycles supérieurs. | |
ÉTUDIANT INTERNATIONALEns. sup. Syn. étudiant étranger. | |
ÉTUDIANT LIBREEns. sup.Étudiant dûment admis à une université sans être inscrit à un programme particulier. VA étudiant, E. EA auditeur libre. Reconnaissance des études. Cet étudiant reçoit les unités correspondant à chaque cours réussi. Ces unités peuvent éventuellement être reconnues dans le cadre d’un programme en vue de l’obtention d’un diplôme. | |
ÉTUDIANT ORDINAIREAdm. scol./Gest. app. Personne admise dans une formation universitaire initiale. Syn. étudiant de la catégorie générale. Ant. étudiant de la formation continue. EA élève ordinaire. | |
ÉTUDIANT RÉGULIER1. Ens. sup. Étudiant qui est inscrit à un programme d’études menant à un diplôme, grade ou certificat __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. étudiant habituel/ordinaire. 2. Ens. sup. (QC).F.f. VA étudiant, D. CN : effectif *. | |
ÉTUDIANT SANS STATUT PARTICULIEREns. sup. Étudiant qui, même s’il n’est pas inscrit à une université, est autorisé à suivre un ou plusieurs cours dans cette université, habituellement par correspondance ou avec études dirigées __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. | |
ÉTUDIANT SOUS ADMISSION CONDITIONNELLEEns. sup.Étudiant admis à l’université, mais qui doit respecter certaines conditions dans un laps de temps déterminé. Étudiant soumis à la sanction graduée et qui doit atteindre un certain niveau de réussite scolaire dans un laps de temps déterminé. V sanction graduée. | |
ÉTUDIANT SOUS-GRADUÉAdm. scol./Gest. app. F.f. De l’anglais undergraduate student; dire plutôt étudiant de premier cycle. | |
ÉTUDIANT SPÉCIALEns. sup. Étudiant qui n’est pas candidat à l’obtention d’un diplôme parce qu’il ne souhaite pas l’être ou qu’il ne rencontre pas les exigences spécifiques __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Fr.; QC. Dans le sens précédent, l’expression est peu utilisée en français. Ces étudiants sont soit des auditeurs, soit inscrits à des formations sur mesure. | |
ÉTUDIANT STAGIAIREForm. prof./Lég. scol./Péd. VA stagiaire, C. | |
ÉTUDIANT UNIVERSITAIREAdm. scol./Gest. app. F.f. De l’anglais university student; dire plutôt étudiant. VA élève, F, G et M; étudiant, B et H. | |
ÉTUDIANT,E1. Adm. scol./Ens. sup./Gest. app.(n.).Élève d’un établissement universitaire __ OQLF (2003). VA études, H. TA écolier; élève. 2. Adm. scol./Ens. sup./Gest. app. (adj.). Relatif aux étudiants, à ce qu’ils organisent ou à ce qui leur est propre __ id. A. Pléonasme :étudiant universitaire __ CTEQ (1985). B. Étudiant/universitaire. Il ne faut pas confondre les substantifs étudiant et universitaire : un universitaire est un enseignant ou un chercheur d’une université. Un étudiant n’est d’aucune manière un universitaire, même si l’étudiant de troisième cycle peut aspirer à le devenir __ CTEQ (1988). C. Étudiant/élève. Traditionnellement, on réserve le terme étudiant pour désigner la personne qui fréquente une université. On emploie élève pour désigner la personne qui fréquente une grande école ou un conservatoire. Étudiant se définit d’abord par rapport au type d’établissement d’enseignement plutôt que par rapport aux études; c’est pourquoi la personne qui fait des études dans un conservatoire ou dans une grande école, même s’il s’agit d’études assimilées à des études universitaires, est traditionnellement désignée sous l’appellation d’élève dans la francophonie __ id. D. Catégories administratives. On distingue, aux fins de l’admission : les étudiants (le substantif doit être employé absolument et non être suivi de l’adjectif « régulier »); les étudiants libres; les auditeurs (et non auditeurs libres, expression attestée ailleurs dans la francophonie). Pour les besoins de la statistique, on peut distinguer les étudiants de la catégorie générale (ou étudiants ordinaires) des étudiants de la formation continue (syntagme préférable à candidats adultes ou à étudiants adultes). On distingue aussi les étudiants de premier cycle des étudiants diplômés __ id. E. Étudiant libre. L’étudiant libre peut obtenir une évaluation des cours suivis, mais ne peut pas postuler un diplôme __ id. F. Auditeur,trice. L’auditeur ou l’auditrice n’a pas droit à une note ni, par conséquent, aux unités rattachées au cours suivi; l’établissement lui accorde alors une attestation d’inscription __ id. G. Usage. Il ne faut pas abuser de l’adjectif étudiant; dans plusieurs contextes, c’est le complément déterminatif qu’il convient d’employer (ex. : association des étudiants de la faculté de ...; assemblée (générale) des étudiants; droits des étudiants, sur le modèle de droits des élèves) __ id. H. Étudiant/universitaire. Il ne faut pas confondre les adjectifs étudiant et universitaire; la vie universitaire ne se réduit pas à ce qui relève de la vie étudiante. Universitaire désigne ce qui appartient ou est propre aux universités (ex. : enseignement, grade universitaire) ou ce qui est pratiqué à l’université (ex. : critique universitaire)__ id. I. Primaire, secondaire, collégial. L’adjectif étudiant appartenant en propre au domaine de l’enseignement universitaire, on ne peut pas parler d’activités étudiantes dans le cas d’activités qui se déroulent dans une école primaire, dans une polyvalente ou dans un cégep __ id. C’est dire qu’à l’école secondaire ou au collège, il faudra parler, pour ne citer qu’un exemple, d’associations d’élèves et non d’associations étudiantes __ MESST (QC) (04.86). J. Étudiant/estudiantin. L’adjectif étudiant remplace de plus en plus estudiantin, qui ne désigne plus que les à-côtés peu sérieux de la vie étudiante (ex. : farce estudiantine, folklore estudiantin, mœurs estudiantines) __ id. K. Syntagmes. Exemples de substantifs s’unissant à étudiant,e pour former des syntagmes : activités; affaires; assemblée; condition (sur le modèle de condition féminine, condition enseignante); conseil; contestation; émeute; manifestation; mouvement; opinion; population; pouvoir; représentant; vie __ id. L. CN : activité *; affaires *; aide (financière) aux études/*; association d’*; association *; association * universitaire; bureau de l’aide financière aux *; clientèle *; dossier de l’*; dossier *; doyen aux affaires *; effectif *; effectif * régulier; guide de l’*; modèle de l’*; population *; service de l’aide financière aux *; services aux *; vie *. | |
ÉTUDIERv. Did./Péd./Rech. Chercher à acquérir des connaissances, à apprendre, à comprendre un savoir, un objet, une personne, une situation, un phénomène. VA apprendre, E. | |
ÉTYMOLOGIEn.f. Ens. lang./Ling. Science de l’origine et du sens des mots, basée sur la phonétique, la sémantique, la philologie et l’histoire. VA lexicologie, B; mot, A. A. En français. L’étymologie française recourt surtout au latin et au grec. B. CN __ étymologique : définition *. | |
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EUDÉMONISMEn.m. Mor./Phi. Doctrine selon laquelle le bonheur est le but ultime de la vie humaine et qui fait de cette valeur le fondement de la morale et le principe de l’action. VA utilitarisme, A. TA hédonisme. Étym. Du grec eudaimôn, bonheur. | |
EUDISEDÉdum./Rech./Téléinf. Acronyme signifiant European Documentation and Information System for Education; système européen de documentation et d’information en matière d’éducation, institué en 1968 par les pays membres du Conseil de l’Europe; banque de données en sciences de l’éducation pour les pays européens, similaire à la banque américaine ERIC. TA ÉMILE; ERIC. Éléments principaux : 1. base de données EUDISED R & D; 2. thésaurus multilingue EUDISED. Des renseignements sur les projets de recherche en matière d’éducation achevés et en cours sont communiqués au Secrétariat par les États membres du Conseil de la coopération culturelle et un État non membre, la Yougoslavie. Quatre fois par an paraît le bulletin EUDISED R & D qui contient quelque 250 résumés de ces projets avec des indications sur l’objectif, la méthode, l’échantillon et, le cas échéant, les résultats obtenus. Un système multilingue d’indexage de l’information stockée dans la base de données, le thésaurus, facilite la saisie de l’information. | |
EUGÉNISMEn.m. Bio./Phi. Doctrine qui vise à l’amélioration de la race humaine par la promotion de la reproduction des individus porteurs de gênes tenus pour positifs d’une part, et par l’entrave à la reproduction des individus porteurs de gênes tenus pour négatifs d’autre part. A.Étym. Du grec eu, bien et genos, race; eugenes, de bonne race. B. Historique. L’eugénisme est né des travaux et des réflexions de Francis GALTON (1822-1911), dans le contexte d’une transposition sociopolitique abusive et déformante des idées de Charles DARWIN (1809-1882), le darwinisme social. V darwinisme. C. Éduc. Postulant une inégalité fondamentale et insurmontable entre les êtres humains, l’eugénisme appartient à ces doctrines qui tendent à minimiser les effets du milieu et de l’éducation. L’examen des fondements scientifiques de ses thèses révèle leur fragilité et contribue à la mise en évidence de leur caractère idéologique. | |
EUPHÉMISMEn.f. Ens. lang./Ling./Litt. Expression atténuée de la pensée par le choix de mots dont le sens n’est que suggestif ou indirect. Ex. : Il s’est éteint pour Il est mort. Î figure de rhétorique. A. Inférence. La signification de l’euphémisme se comprend par un processus d’inférence __ Fromilhague, C. (1995). B. Domaines. Le processus d’euphémisme concerne surtout les domaines tabous (ex. : la mort, les maladies, le sexe, les besoins naturels, etc.) __ id. | |
EUPHONIEn.f. Ens. lang./Ling. Caractéristique d’une suite de sons ou de syllabes jugée agréable à entendre à cause des liens harmonieux qu’ils ont entre eux. Ant. cacophonie. Étym. Du grec eu, bien et phônê, son. | |
EURYSUJETÉcol. éduc. Sujet ayant une capacité élevée à compenser, au regard de l’apprentissage, l’inadéquation qui existe entre les conditions d’un éducosystème et ses caractéristiques personnelles __ ROCQUE, S. (1999). Ant. sténosujet. V sténosujet. EA sujet eurytope. Étym. Le mot eury provient du grec eurus signifiant large. Préfixe qui identifie ce qui tolère des variations en terme de réponse à un facteur du milieu. Ex. : espèce eurybathe (espèce aquatique capable de vivre à des profondeurs différentes), organisme eurytherme (organisme supportant des variations de température du milieu). | |
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ÉVALUATEUR EXTERNEDiagn./Doc./Rech. Spécialiste en évaluation faisant partie d’un organisme qui a le mandat d’évaluer et qui intervient à la phase finale de validation d’un programme (évaluation sommative) __ NADEAU, M.-A. (1988) dans LAFORTUNE, L. (1992). | |
ÉVALUATEUR INTERNEDiagn./Doc./Rech. Personne qui travaille à l’intérieur de l’organisme ou de l’institution, qui n’a pas de formation en évaluation de programme et qui intervient à la phase de développement d’un programme (évaluation formative) __ NADEAU, M.-A. (1988) dans LAFORTUNE, L. (1992). | |
ÉVALUATIONn.f. 1. Gén. Processus qui vise à déterminer le mérite ou la valeur-en-contexte d’un « objet » __ SCRIVEN, M. (1991) dans GINGRAS, J. R. et LOISELLE, J. (1992). Démarche plus ou moins systématique conduisant à établir un constat sur la valeur d’un « objet » dans un but déterminé. VA A. Jugement produit par ce processus sur la valeur d’un « objet » dans un but déterminé. 2. Spéc. Démarche permettant de porter un jugement, à partir de normes ou de critères établis, sur la valeur d’une situation, d’un processus ou d’un élément donné, en vue de décisions pédagogiques ou administratives __ MEQ (2004). Opération de confrontation, de mise en rapport, entre des attentes et une réalité __ HADJI, C. (1997). Processus systématique de recherche d’information au sujet de l’apprentissage de l’élève et de formation de jugement sur les progrès effectués __ LINN, R. L. et GRÖNLUND, N. E. (1995). VA B. 3. Adm./Cur./Gest. Ensemble d’activités d’appréciation et de mesure des résultats obtenus par la poursuite d’un objectif __ BIBEAU, J.-R. (06.87). Activité consistant à accorder une valeur aux résultats provenant d’une mesure en les situant par rapport à un critère ou à une norme __ CTEQ : norm. (04.88). Évaluation de cours/des apprentissages/des enseignants/des méthodes d’enseignement/des programmes/du matériel didactique. Dans une perspective d’évaluation de programme, chez D. L. STUFFLEBEAM et al. (1980), processus par lequel on délimite, obtient et fournit des informations utiles permettant de juger des décisions possibles. Appréciation de la valeur globale d’un système de formation, d’un cours ou d’un programme sous son aspect social et humain aussi bien que financier __ MUNGER, M. (1983). VA D et E; apprentissage, J; approche mécaniste, M; enseignement collégial, F; formation des enseignants, H; inférence, F. TA diagnostic; mesure. EA cycle de gestion. 4. Diagn./Péd. Dans le sixième niveau de la taxonomie des objectifs d’apprentissage du domaine cognitif de Benjamin S. BLOOM et al. (1956) et telle que traduite par Marcel LAVALLÉE (1969), formulation, dans un but bien déterminé, de jugements sur la valeur de certaines idées, travaux, situations, méthodes, matériel, etc. Dans le modèle de la structure de l’intelligence de Joy Paul GUILFORD (1967), élaboré dans le contexte de tests psychométriques utilisant des critères logiques (identité, similitude, consistance), processus de comparaison d’un produit d’information avec une information connue selon un critère logique, et de prise de décision quant à la satisfaction du critère. Dans le cadre de la description du comportement d’évaluation de productions scolaires, activité de comparaison où la « production » est comparée à un modèle de référence inscrit dans les structures cognitives de l’évaluateur __ NOIZET, G. et CAVERNI, J.-P. (1978). VA C et D; compétence, O; curriculum cognitiviste, B; objectif opératoire, N; projet scolaire, A; taxonomie de GUILFORD, A/du domaine cognitif, B : 6.00 et C : 6.00; D : 1.5; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, 9. 5. Doc. Cueillette et traitement d’informations qualitatives et/ou quantitatives ayant pour but d’apprécier le niveau d’apprentissage atteint par le sujet par rapport à des objectifs en vue de juger d’un cheminement antérieur et de prendre les meilleures décisions quant à un cheminement ultérieur. V système de notation. VA apprentissage, J; pensée critique, L. 6. Édum./Techno. éduc. Processus de collecte et d’analyse systématiques de l’information en vue de prendre une décision __ SHAPIRO, P. (1986). Action qui consiste à vérifier à l’aide de critères précis et connus à l’avance si un logiciel éducatif atteint ses objectifs. 7. Ens. sup./Rech. Action de mesurer à l’aide de critères objectifs la valeur d’un enseignement, d’un programme, d’un apprentissage, la qualité d’une recherche __ CMTE (Fr.) (1992). Appréciation du niveau d’apprentissage atteint par une étudiante ou un étudiant par rapport aux objectifs des cours, des autres activités éducatives et des programmes __ UQ (1992). A. Objet d’évaluation. En éducation, l’« objet » d’évaluation peut être notamment l’atteinte des objectifs d’apprentissage (connaissance, habileté, attitude), un programme, une institution, un enseignement, un personnel, un système éducationnel. B. Évaluer. C’est se prononcer, c’est-à-dire prendre parti, sur la façon dont des attentes sont réalisées; autrement dit, sur la mesure dans laquelle une situation réelle correspond à une situation désirée. Cela implique qu’on sache ce qu’il y a lieu de désirer (pour prononcer un jugement portant sur la valeur, de ce point de vue, de ce qui existe); et qu’on observe le réel (il faudra cueillir des observables) dans l’axe du désiré __ HADJI, C. (1997). C. Niveau taxonomique. Ici, l’évaluation constitue le plus haut niveau (6e) de la taxonomie du domaine cognitif de BLOOM. Elle implique l’utilisation de critères aussi bien que de standards pour évaluer dans quelle mesure certaines données spécifiques sont exactes, efficaces, économiques ou satisfaisantes. Les jugements peuvent être soit quantitatifs soit qualitatifs, et les critères peuvent être soit ceux que l’étudiant détermine, soit ceux qui lui sont donnés __ BLOOM, B. S. et al. (1956) dans LAVALLÉE, M. (1969). D. Modèle de GUILFORD. J. P. GUILFORD considère l’évaluation comme une opération cognitive plus ou moins complexe qui peut être combinée à l’un des six types de produits (unités, classes, relations, systèmes, transformations et implications) et à l’une des quatre catégories de contenu (figuratif, symbolique, sémantique et « comportemental ») qu’il a identifiés __ SCALLON, G. (1988). E. Buts de l’évaluation. Toute action éducative nécessite un jugement permanent des fins, des moyens et des résultats __ COUDRAY, L. (1973). On oublie trop facilement qu’un examen bien construit et approprié est une source féconde de renseignements pour les étudiants eux-mêmes, et pour le professeur sur ses méthodes pédagogiques (...). L’évaluation a pour buts de : a) déterminer et apprécier le niveau atteint par un étudiant dans le processus d’apprentissage et de formation relativement aux objectifs d’un cours ou d’un programme; b) situer l’étudiant, selon son niveau atteint, par rapport à ses condisciples; c) permettre au professeur de juger de l’efficacité de son enseignement; d) permettre aux responsables des cours et des programmes de juger de l’opportunité et de la valeur de ces derniers __ SÉGUIN, S. P. (02.74). Le premier but de l’évaluation est d’améliorer la qualité des décisions relatives à l’apprentissage et au développement général de l’élève. Ainsi, elle se situe au début, en cours ou à la fin d’une ou de plusieurs activités d’apprentissage. (...) vérifier les acquis préalables, s’assurer de la pertinence de la planification, améliorer l’apprentissage et l’enseignement, s’assurer que les conditions environnantes favorisent l’apprentissage, favoriser l’interaction élève-enseignant, vérifier le degré d’atteinte d’un objectif ou d’un ensemble d’objectifs, etc. __ MEQ, DGDP : DFG (10.84). Cette mesure, faite à partir d’observations quantifiables et d’éléments pris en compte comparables, peut conduire à une appréciation objective de l’efficacité, à un rapport entre les ressources affectées et les résultats obtenus __ CMTE (Fr.) (1992). L’évaluation essaie d’établir le rapport coût/rendement global du cours ou du programme (efficience), et non seulement la réalisation des objectifs formulés (efficacité). On emploie aussi ce terme au sens de contrôle continu d’un programme ou de la fonction de la formation __ MUNGER, M. (1983). F. Types. C’est Michael SCRIVEN (1967) qui a d’abord créé les termes « évaluation sommative » et « évaluation formative » pour désigner des méthodologies particulières d’évaluation des curriculums ou des moyens d’enseignement. Par la suite, ce sont B. S. BLOOM et al. (1971) qui ont transposé cette typologie à l’évaluation des individus en formation : évaluation sommative pour l’ensemble des opérations d’évaluation menées à des fins de sanction (reconnaissance sociale des acquis) et d’évaluation formative pour l’ensemble des opérations menées à des fins de régulation des apprentissages. Ils y ont ajouté l’évaluation diagnostique (SCALLON, G., 1988). Dans des écrits européens, on parle maintenant d’évaluation d’orientation qui précède l’action (commencer un nouvel apprentissage), d’évaluation de régulation qui porte sur le fonctionnement (faciliter l’apprentissage) et d’évaluation de certification qui, dans une perspective sociale, veut garantir un niveau minimal de compétence (certifier la réussite ou l’échec) (DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X., 1996). C’est la nature de la décision à prendre qui permet de distinguer les types d’évaluation. VA Q. L’évaluation sert aussi à informer l’étudiant, ses parents, des responsables dans le système scolaire, par les bulletins par exemple. G. Types de tests et d’évaluation en classe __ LINN, R. L. et GRÖNLUND, N. E. (1995) : trad. Types de tests et d’évaluation en classe __ LINN, R. L. et GRÖNLUND, N. E. (1995) : trad.
H. Quoi? L’évaluation des apprentissages doit porter sur les objectifs d’apprentissage en vue desquels l’élève est appelé à travailler quotidiennement __ MEQ (10.84). Les besoins d’information varient selon les responsables de décisions concernés : enseignants, parents, direction d’écoles, commission scolaire, régions (TYLER, R. W. dans KEEVES, J. P., 1997). Selon la décision à prendre, l’évaluation considère les éléments qui influencent l’objet à évaluer : les comportements pertinents des étudiants (connaissances, savoir-faire, savoir-être, démarche d’étude, procédure, processus d’apprentissage, etc.), les activités d’apprentissage à l’école, les sources extérieures à l’école qui peuvent influencer l’apprentissage (maison, groupe de pairs, associations et institutions de la communauté (TYLER, R. W., 1997). Le choix de l’« objet » d’évaluation doit être guidé par la décision à prendre. VA A, J et K. I. Pourquoi? Quelles que soient les raisons d’évaluer l’apprentissage de l’élève, l’enseignant doit toujours avoir conscience du motif qui sous-tend toute opération d’évaluation, à savoir : vérifier les acquis préalables, s’assurer de la pertinence de la planification, améliorer l’apprentissage et l’enseignement, s’assurer que les conditions environnantes favorisent l’apprentissage, favoriser l’interaction élève-enseignant, vérifier le degré d’atteinte d’un objectif ou d’un ensemble d’objectifs,... __ MEQ (10.84). Ce peut être aussi de donner à l’élève l’occasion de réfléchir sur ses processus, sur sa motivation, sa relation avec le projet d’apprentissage,... __ JORRO, A. (1996-1997). J. Comment? Les principales étapes du processus d’évaluation sont les suivantes : énoncer clairement les objectifs de l’évaluation et en vérifier la pertinence par rapport à la décision à prendre — rechercher et choisir des critères opérationnels valides, ainsi que des indicateurs pour ces critères — déterminer les informations pertinentes à recueillir en regard des critères opérationnels choisis — déterminer une stratégie du recueil de l’information — recueillir l’information de façon fiable (mesure, observations, entretiens...) — confronter l’information recueillie aux critères élaborés — formuler les conclusions de façon précise et claire pour l’auteur de la prise de décision __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). K. Rôle. Au niveau des institutions, le rôle de l’évaluation en éducation est d’aider à identifier les acquis des élèves sur lesquels des programmes éducatifs efficaces peuvent être construits de même que ce qui peut interférer avec les apprentissages des élèves de sorte que l’école puisse aider l’élève à surmonter ses difficultés et à devenir autonome dans la poursuite de son éducation tout au long de sa vie __ TYLER, R. W. dans KEEVES, J. P. (1997). L. Quand? Les moments où se dérouleront les étapes du processus d’évaluation sont choisis selon le but poursuivi par cette démarche et les décisions à prendre. Des moments privilégiés dans les séquences d’apprentissage (avant, pendant, après) amènent des évaluations spécifiques. VA Q. M. Évaluation collective. L’évaluation collective peut porter sur les niveaux de compétence des élèves, sur les taux de réussite aux examens, sur les résultats d’une innovation pédagogique, etc. __ CMTE (Fr.) (1992). N. Types d’évaluation en regard d’un didacticiel. En ce qui concerne un logiciel d’aide à l’enseignement, on distinguera : • l’évaluation du travail de l’élève lors de l’utilisation du logiciel (qui peut être formative, sommative, diagnostique, etc.); • l’évaluation du logiciel lui-même en cours de réalisation aussi bien qu’à l’état de prototype informatique (évaluation formative), ou sous sa version commerciale (évaluation sommative). Un rapport critique résulte de l’évaluation sommative d’un didacticiel, dans lequel une cote peut synthétiser l’interprétation globale des résultats octroyés par un groupe d’analystes. O. Comité national (Fr.). Un comité national d’évaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) constitue une autorité administrative indépendante (art. 27 de la loi d’orientation sur l’éducation no 89-486 du 10 juillet 1989) __ CMTE (Fr.) (1992). P. Belg. L’évaluation fait partie des domaines où est garantie la liberté pédagogique de chaque réseau; dès lors, dans le respect des lois et arrêtés, chaque pouvoir organisateur peut définir le type d’évaluation qui va être le sien, les moyens d’évaluer et de communiquer les résultats de l’évaluation. Il n’existe pas en Belgique de processus d’évaluation externe aux établissements qui soit obligatoire. Dans l’enseignement maternel, l’évaluation qui se fonde principalement sur l’observation, joue trois rôles : un rôle pronostique, un rôle jaugeage, un rôle diagnostique. Dans l’enseignement primaire, la réussite d’une année scolaire est décidée par l’instituteur titulaire de la classe, souvent en concertation avec le directeur de l’école. Dans l’enseignement secondaire, l’organe essentiel intervenant dans l’évaluation est le conseil de classe, c’est-à-dire le collège des membres du personnel directeur et enseignant chargé de la formation d’un groupe d’élèves déterminé, de l’évaluation de ses progrès et de la décision concernant le passage de classe de chaque élève du groupe. Les décisions du conseil de classe sont sans appel. Le conseil de classe a pour souci de fournir aux élèves une guidance sérieuse et efficace. Dans l’enseignement supérieur, l’évaluation est sommative et certificative; elle se fonde sur les épreuves de fin d’année et le travail de fin d’études. Pour quelques sections, il est toutefois procédé à l’examen d’un dossier dans lequel sont consignées les diverses prestations des étudiants, en particulier leurs prestations en matière de formation pratique et de stages. Dans l’enseignement spécial, l’évaluation est du type formatif. Le Conseil de classe est assisté par l’organisme de guidance psycho-médico-sociale pour la constitution des classes, le maintien d’un groupe ou le passage d’une classe ou d’une forme d’enseignement à une autre. Dans l’enseignement de promotion sociale, l’évaluation a un caractère sommatif dans les formations longues. L’admission des étudiants dans les formations courtes est conditionnée par la réussite de tests portant sur les préalables de ces formations __ MERF (Belg.) (1990). Q. Fonctions de l’évaluation __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996).
Fonctions de l’évaluation __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996) R. Processus d’évaluation. Le terme « évaluation » est polysémique et couvre des champs sémantiques différents selon l’emploi qu’on en fait. Il peut s’agir d’un processus cognitif comprenant la comparaison référent-référé et le jugement (G. NOIZET et J. P. CARVERNI, B. S. BLOOM, J. P. GUILFORD) ou d’un processus complexe incluant en plus la planification des étapes, la prise d’information (R. L. LINN et N. E. GRÖNLUND, M. VIAL) et la prise de décision (D. L. STUFFLEBEAM). Il peut s’agir du jugement formulé, c’est-à-dire du produit de ce processus. ![]() S. Éthique. Des principes éthiques ont été établis par plusieurs organismes dans le domaine de la mesure et de l’évaluation en vue de guider toutes les personnes qui jouent un rôle d’acteur dans n’importe quelle étape de ce processus (ROGERS, T., 1997). Il est en effet important d’essayer de neutraliser les biais qui nuiraient à la pertinence et à la justesse des évaluations de même qu’à la justice des décisions. Pour l’évalué, les conséquences sont importantes sur sa carrière scolaire et professionnelle, son image et son estime de soi, son attitude face au travail scolaire (BROOKHART, S. M., 1993, HADJI, C., 1997). Pour assurer l’éthique des conditions d’évaluation selon Guy BOURGEAULT et Helen M. KANDARAKIS (1997), l’apprentissage doit être considéré comme le but du processus d’évaluation, le bien de l’étudiant doit primer sur celui de l’enseignant et des administrateurs, les modèles et les standards doivent être considérés comme relatifs et non normatifs et les étudiants doivent être reconnus comme des partenaires. Il ne faut donc pas oublier de procéder à des métaévaluations. T. Tendances. Les tendances actuelles et émergentes demandent que les méthodes d’évaluation servent à améliorer le développement de l’étudiant. On cherche à développer les différentes stratégies d’apprentissage, le potentiel d’apprentissage, l’évaluation de portfolio et les autres formes d’évaluation authentique. On met l’accent sur la résolution de problèmes, les applications d’habiletés intellectuelles supérieures, l’autorégulation de l’apprentissage, le processus utilisé pour faire le produit. On veut apprécier la performance à des tâches authentiques, noter qualitativement, promouvoir des standards internes, juger en fonction du développement, se référer à des standards critériés et mettre l’emphase sur l’évaluation formative __ OAKLAND, T. dans OAKLAND, T. et HAMBLETON, R. K. (1995) : trad. Des tensions existent entre l’évaluation centrée sur l’instruction et l’évaluation centrée sur l’imputabilité externe. Pour les cognitivistes, l’évaluation doit être contextualisée, réflexive et sociale. On parle de validité écologique. L’enseignant peut utiliser un cahier d’observation, The teacher logbook, basé sur un curriculum développemental. C’est une source d’information pour la réflexion et l’évaluation. L’enseignant y inscrit son jugement sur la localisation de l’étudiant sur une échelle développementale ainsi que des informations pertinentes au sujet de la performance de l’étudiant __ CALFEE, R. dans OAKLAND, T. et HAMBLETON, R. K. (1995) : trad. On identifie un mouvement vers le choix de tâches requérant des réponses élaborées, l’utilisation de projets et l’évaluation de portfolios __ LINN, R. L. dans OAKLAND, T. et HAMBLETON, R. K. (1995) : trad., le recours à des situations de la vie réelle (authentiques). Toutefois, il existe plusieurs problèmes reliés à la validité et à la fidélité des instruments utilisés __ WEDMAN, I. dans OAKLAND, T. et HAMBLETON, R. K. (1995) : trad. U. Évaluation/mesure. Le terme mesure a une acception beaucoup plus restreinte que le mot évaluation. La mesure concerne des informations quantitatives tandis que l’évaluation englobe à la fois des données quantitatives et qualitatives. Ainsi, selon le MEQ (2004) : « Évaluation a une acception plus large que mesure. En effet, l’évaluation comprend une description à la fois qualitative et quantitative des comportements ainsi qu’un jugement de valeur concernant leur pertinence. L’évaluation peut porter, par exemple, sur le degré de développement de compétences ou d’acquisition de connaissances. » La mesure vise une précision élevée en déterminant une grandeur par son rapport avec une autre grandeur prise pour unité; en ce sens, la mesure tend à être objective. De son côté, l’évaluation prétend à une moins grande précision; elle vise une appréciation juste mais approximative. Sans être affectée d’autant de subjectivité que l’estimation, l’évaluation possède cependant un degré moins élevé d’objectivité que la mesure. Sur une échelle d’objectivité décroissante, on aurait en premier lieu la mesure, suivie de l’évaluation formelle et enfin, l’évaluation informelle. On peut également dire que la mesure concerne la cueillette et le traitement des informations, alors que l’évaluation concerne le jugement sur ces informations. La mesure constitue une étape dans l’évaluation considérée comme une démarche ou un processus. VA évaluation pédagogique, B; mesure, G. V. CN : auto*; auto* assistée; cadre d’*; co*; critère d’*; échelle d’*; groupe d’*; instrument d’*; mesure et * assistées par ordinateur; méta-*; méthodes d’*; modalités d’*; objectif d’*; objectif de situation d’*; système d’*. W. CN __ évaluatif,ive : démarche *; jugement *; recherche *; tâche *. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
ÉVALUATION CERTIFICATIVE1. Doc. Processus d’évaluation débouchant sur une décision dichotomique de réussite ou d’échec relatif à une période d’apprentissage, d’acception ou de rejet d’une promotion, de poursuite d’une action ou de l’arrêt de celle-ci __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). Syn. évaluation de certification. VA compétence transversale, C; évaluation de classement/de sélection. 2. Doc. (Belg.). Évaluation qui débouche soit sur l’obtention d’un certificat, soit sur une autorisation de passage de classe, ou d’accès à un nouveau degré __ MERF (1997). A. Types d’évaluation. D’autres types d’évaluation se rattachent à l’évaluation de certification : l’évaluation de sélection, l’évaluation de classement, l’évaluation sommative. B. France. Lorsqu’un examen (...) est reconnu par l’État, ou par un organisme agréé par les organisations professionnelles, on dit que l’élève ou l’étudiant qui est reçu à cet examen est certifié. Cela signifie que l’État (ou l’École) certifie que monsieur X a bien acquis le niveau de compétence garanti par ce diplôme __ RAYNAL, F. et RIEUNIER, A. (1997). | |
ÉVALUATION COLLECTIVEDoc. VAévaluation, M. | |
ÉVALUATION CONTINUEDoc./Rech. Processus cumulatif d’évaluations fréquentes et ordonnées du sujet à divers moments de son cheminement d’apprentissage dans le triple but d’apprécier son degré de réussite et ses difficultés possibles, de juger de l’efficacité de l’enseignement et d’apporter les informations nécessaires à des interventions pédagogiques immédiates ou futures; évaluation basée sur un ensemble de notes ou d’appréciations recueillies à des étapes définies du processus d’apprentissage afin de soutenir les progrès de l’élève __ MEQ (2004); l’évaluation continue repose sur la considération suivie de nombreux résultats de mesure ou sur des appréciations multiples de plusieurs performances des élèves __ MEQ, DGDP : DMEA (1978); évaluation [qui] tient compte, pendant toute la durée du cours, de tous les éléments susceptibles de révéler le niveau d’apprentissage et de formation atteint __ UQ (1992). Syn. orientation continue. VA évaluation de programme, A; qualité totale, C.3. EA évaluation du niveau de formation atteint; évaluation globale; mesure continue/spécifique. = ∑ {évaluation ponctuelle}. A. Nature. L’évaluation est continue lorsque plusieurs résultats sont considérés en vue de prendre des décisions sur le cheminement de l’élève et qu’elles sont prises aussi souvent que requis et non uniquement en fin d’année __ MEQ, DGEES : SME (1974). L’évaluation continue s’appuie sur des travaux journaliers, des tests après chaque unité de travail et sur ce qu’on appelle une observation systématique, puis en deuxième lieu, la pratique des examens traditionnels administrés à différentes périodes de l’année __ DESJARLAIS, L. (1977). L’évaluation continue est essentiellement un processus cumulatif. Il peut s’agir d’un système complexe de contrôle apportant, à l’enseignant, une rétroaction sur l’efficacité de son enseignement et, à l’élève, une rétroaction sur ses apprentissages __ MEQ (2004). B. Types. L’évaluation continue peut (...) se faire grâce à la considération de résultats de type formatif, sommatif et même normatif. Elle porte en effet davantage sur le nombre et la fréquence des résultats que sur la nature même des instruments de mesure qui ont produit les résultats __ DESJARLAIS, L. (1977). Les travaux faits en classe ou à la maison, les résultats des interrogations écrites et des tests, le portfolio ainsi que le jugement de l’enseignant contribuent à l’évaluation continue __ MEQ (2004). C. Valeur des instruments. Il faut bien remarquer que l’évaluation faite à l’aide d’un grand nombre de résultats ne garantit pas nécessairement la valeur de la décision qui découle de cette évaluation. Ce qui est d’une importance fondamentale, c’est la valeur de l’instrument lui-même qui permet d’obtenir les résultats. (...) Il n’en demeure pas moins que plusieurs résultats valables sont préférables à un seul __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). D. Extension. L’évaluation continue peut également s’appliquer dans l’appréciation de tous les aspects d’un système éducationnel ou d’une recherche. V évaluation pédagogique. | |
ÉVALUATION CRÉATIVEDoc./Péd. Approche mise au point par André OUELLET (1983), qui vise à faire le partage entre les résultats provenant de la performance et l’évaluation du rendement. Rendement/performance. Le rendement concerne l’atteinte des objectifs et la performance concerne la réussite optimale. | |
ÉVALUATION CRITÉRIÉEDoc. Mode d’évaluation où la performance du sujet dans l’accomplissement d’une tâche spécifique est jugée par rapport à un seuil ou à un critère de réussite, déterminé dans la formulation du ou des objectifs explicitement visés, indépendamment de la performance de tout autre sujet. Syn. évaluation critérielle. Ant. évaluation normative. VA évaluation du curriculum, F; évaluation formative des apprentissages, B; mesure, A. EA évaluation formative; interprétation/mesure critériée. A. Nature. Une évaluation est dite critériée (ou critérielle) quand on ne compare pas l’apprenant aux autres, mais qu’on détermine, par la référence à des critères si, ayant atteint tel objectif, il est en mesure de passer aux apprentissages ultérieurs __ HAMELINE, D. (1979). B. Buts. Ce type d’évaluation consiste essentiellement à déterminer quels sont les objectifs qui ont été atteints et quels sont ceux qui n’ont pas été atteints __ LAVOIE, R. (09.80). Le premier but de l’évaluation critériée est d’établir le niveau d’apprentissage d’un élève en regard des objectifs poursuivis, plutôt que par référence à un groupe. (...) Elle permet de déterminer non seulement quel élève a besoin d’un enseignement correctif mais également en quoi il en a besoin __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). C. Extension. L’évaluation critériée peut également s’appliquer dans l’appréciation de tous les aspects d’un système éducationnel ou d’une recherche. V évaluation pédagogique. D. Illustration __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). ![]() Remarque : Cette illustration montre qu’aucun jugement n’est porté sur la mesure observée : seule une comparaison est faite au critère. Il ne s’agit donc en fait que d’une interprétation critériée de la mesure. Toutefois, le critère a été déterminé comme résultante d’une évaluation, d’où le choix de l’expression évaluation critériée pour signifier qu’elle s’appuie sur des résultats interprétés de façon critériée. E. Système d’évaluation. C’est (...) au moment où des décisions d’ordre normatif ou critérié sont vues en tant qu’ensemble de décisions qu’on peut parler de système d’évaluation. On parle alors d’évaluation formative, lorsqu’il est question du cheminement d’un élève dans son programme, et d’évaluation sommative, lorsqu’il est question de décisions relatives à la fin d’une étape importante comme la promotion, l’attestation d’études, la certification __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). | |
ÉVALUATION CRITÉRIELLEDoc. Syn. évaluation critériée. | |
ÉVALUATION CURRICULAIRECur. Syn. évaluation du curriculum. VA changement curriculaire, B. | |
ÉVALUATION CYCLIQUEDoc. VA évaluation de programme, A. | |
ÉVALUATION D'ADAPTATIONDoc. VA évaluation formative, C. | |
ÉVALUATION D'ORIENTATIONÉduc. Processus d’évaluation débouchant sur une décision d’orienter soit une action au sein d’un système déterminé, soit une personne, en fonction du contexte, des besoins, des caractéristiques et des performances antérieures du système ou de la personne concernée __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). Fonction pronostique de l’évaluation où l’on décide de l’admission ou de l’orientation de la personne en début d’un cycle de formation, dans le but de s’assurer que les caractéristiques des élèves répondent aux exigences du système __ ALLAL, L. (1991). VA évaluation, F. A. Types d’évaluations. On rattache à l’évaluation d’orientation, l’évaluation prédictive, l’évaluation prévisionnelle et l’évaluation diagnostique qui, si elle a lieu avant l’apprentissage, est au service de l’orientation. B. Action. Elle précède l’action et a une double fonction. 1. Elle permet de dégager les objectifs de l’action. C’est l’évaluation de contexte (STUFFLEBEAM, D. L.) : description de l’environnement, identification de besoins, des occasions favorables à saisir et des contraintes. Elle conduit à la définition des objectifs de l’action. 2. Elle permet de dégager les moyens à mettre en œuvre, les ressources à mobiliser, le programme à installer. C’est ce que D. L. STUFFLEBEAM nomme l’évaluation des intrants __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). C. Personnes en formation. Quand elle se rapporte à des personnes, elle consiste soit à déterminer l’orientation qui convient le mieux à la personne ou à l’organisme qui emploie la personne... soit à évaluer ses chances de réussite dans une filière déterminée, en fonction de l’écart entre un profil perçu et un profil attendu __ id. | |
ÉVALUATION D'UN PROGRAMME (D'ÉTUDES) ÉVALUATION D'UN PROGRAMME (ÉDUCATIF) ÉVALUATION DES PROGRAMMES D'ÉTUDESCur./Doc. Processus qui consiste à analyser l’état des programmes d’études en fonction des objectifs visés, des ressources qui y sont affectées, pour en mesurer la pertinence et la qualité, eu égard aux besoins de formation qu’ils entendent combler __ UQ (1992). Ensemble des procédures d’évaluation ayant pour but : de fournir des informations susceptibles de guider les décisions relatives aux changements ou aux modifications de programme; d’observer les changements qui interviennent chez les élèves suivant le programme; de déceler les points forts et les points faibles d’une institution appliquant le programme; de faire progresser la connaissance en matière de processus d’enseignement et d’apprentissage; de façon générale, de fournir des éléments d’appréciation guidant les décisions administratives __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M. (1991). | |
ÉVALUATION DE CERTIFICATIONDoc. Syn. évaluation certificative. VA évaluation de classement/de sélection. | |
ÉVALUATION DE CLASSEMENTDiagn./Doc. Processus de mise en rang des personnes selon leurs performances __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). Évaluation diagnostique dont le but est d’identifier le niveau de compétence ainsi que les obstacles pédagogiques d’un sujet avant qu’il entreprenne l’étude d’une nouvelle matière ou le développement de nouvelles habiletés. VA évaluation certificative, A. EA évaluation de placement. Évaluation de certification. L’évaluation de classement prolonge une évaluation de certification en rangeant les personnes les unes par rapport aux autres. C’est le cas d’un concours, au terme duquel un nombre déterminé de sujets les plus performants sont acceptés (les 50 meilleurs par exemple), indépendamment de leur performance absolue __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). | |
ÉVALUATION DE CONTEXTEDiagn./Doc. VA évaluation d’orientation, B. | |
ÉVALUATION DE L'ÉCRITUREEns. lang. VAécriture, F. | |
ÉVALUATION DE L'EFFICACITÉ DE LA FORMATIONDoc. Méthode d’évaluation du degré de succès de la formation se fondant sur la comparaison des objectifs de formation et des résultats obtenus __ BIT (1987). V évaluation de la formation. EA évaluation du cours/niveau de formation atteint; validation d’un programme de formation. | |
ÉVALUATION DE L'ENSEIGNEMENTDoc. Processus qui consiste à apprécier les caractéristiques d’un enseignement, d’un ensemble d’objectifs ou d’un milieu scolaire à partir de critères précis et d’une méthodologie appropriée; appréciation de la qualité ou du degré d’efficacité d’un enseignement __ CTEQ : norm. (04.88). Résultat du processus précédent. EA évaluation des enseignants;qualité de l’enseignement. A. F.f. Il ne faut pas employer évaluation pédagogique pour désigner l’évaluation de l’enseignement __ CTEQ (1985). B. Expressions. Sur le même modèle syntagmatique, on aura les expressions : évaluation des méthodes d’enseignement, évaluation du matériel didactique, évaluation des programmes, évaluation des enseignements __ id. | |
ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ PROFESSIONNELLEForm. prof. Méthode qui consiste à évaluer systématiquement les tâches accomplies par un candidat, dans des conditions réelles ou simulées, pour s’assurer de sa compétence professionnelle ainsi que pour l’aider à planifier sa carrière. Processus et modalités. Un agent spécialisé observe, note et évalue des échantillons de la performance du sujet au travail; ces observations sont comparées avec des critères considérés comme déterminants d’un comportement professionnel adéquat. Toutes les données médicales, psychologiques, sociales, éducatives, professionnelles et culturelles possibles sont rassemblées aux fins d’une évaluation d’ensemble __ id. | |
ÉVALUATION DE LA FORMATIONDoc. Analyse et/ou contrôle d’un système, d’un cours ou d’un programme de formation afin de déterminer les résultats atteints, l’efficacité et la qualité des méthodes d’enseignement utilisées __ BIT (1987). EAévaluation de l’efficacité de la formation. A. Buts. Les conclusions doivent conduire à une amélioration de la formation __ id. B. Extension. Cette expression s’applique également à l’analyse du rapport coût-résultats de tels programmes __ id. V ratio des coûts de la formation. | |
ÉVALUATION DE LA PERFORMANCEDoc./Form. prof. Jugement porté sur l’attitude et sur les capacités techniques d’une personne dans l’exercice de son activité professionnelle ainsi que sur les résultats obtenus et les progrès réalisés __ BIT (1987). VA évaluation créative. EA rendement professionnel. Buts : 1. détermination des possibilités de promotion ou de réorientation vers d’autres tâches; 2. évaluation des besoins de formation; 3. révision salariale. | |
ÉVALUATION DE PERFORMANCEAdm. Ensemble des techniques de contrôle servant à s’assurer que les réalisations des centres de responsabilités de l’entreprise coïncident avec les normes ou les objectifs quantifiés établis pour chacun d’eux __ DE VILLERS, M.-É., OLF (1981). Syn. mesure des performances. | |
ÉVALUATION DE PLACEMENTDiagn./Doc. Évaluation diagnostique qui a pour but d’apprécier l’état du cheminement d’un sujet relativement à un prochain apprentissage. VA évaluation, G; évaluation diagnostique, B. EA évaluation de classement/diagnostique. A. Rôle diagnostique. Il importe d’examiner les acquisitions de l’enfant, d’observer ses progrès, de le situer par rapport à lui-même afin de faire le point et de trouver les moyens d’améliorer la situation existante __ MEQ (1981). B. Rôle pronostique. Il s’agit de planifier une nouvelle étape d’apprentissage à partir de ce qu’est l’enfant au niveau de ses qualités intellectuelles et affectives et au plan des connaissances acquises et à acquérir à l’intérieur d’une démarche spécifique __ id. | |
ÉVALUATION DE PROGRAMME
Cur./Doc. Cueillette systématique de données sur les activités, les caractéristiques et les effets d’un programme en vue de porter un jugement de valeur, de l’améliorer ou de prendre des décisions concernant sa programmation future __ SCRIVEN, M. (1991); PATTON, M. Q. (2002); STAKE, R. E. (2004). A. Besoins et évaluation. En tant qu’élément de réponse à des besoins, un programme doit être considéré comme une hypothèse d’intervention ayant comme but de combler ces besoins. L’élaboration de cette hypothèse doit s’appuyer sur des données et des informations valides et fiables, mais dont la stabilité à travers le temps peut devenir faible. Elle se doit par conséquent d’être éprouvée de manière continue (évaluation continue) ou cyclique (évaluation périodique) afin de s’assurer de la qualité de sa formulation et de sa pertinence __ PLANTE, J. (1991). Étude sur les conditions (sociales, éducatives, etc.) auxquelles le programme doit apporter une ou des solutions ainsi que sur les besoins. Elle permet de s’assurer que le programme a correctement conceptualisé les problèmes identifiés __ ROSSI, P. H. et al. (2004); ALKIN, M. C. (2004). TA critère; indicateur. B. Évaluation de la théorie sous-jacente au programme. À la jonction entre l’évaluation des besoins et celle du processus, cette étude s’intéresse à : a) la clarté avec laquelle le modèle du programme est défini; b) le potentiel du modèle d’atteindre les buts et objectifs et de les évaluer; c) l’identification des personnes concernées et leur accord quant à la façon dont l’information générée par l’évaluation sera utilisée. Elle permet de vérifier si la théorie sous-jacente au programme intègre adéquatement les connaissances actuelles et s’il offre une cohérence interne __ id. C. Évaluation du processus ou de l’implantation du programme.Étude récurrente et continue portant sur les opérations du programme, son implantation et sur les services dispensés. Elle permet de vérifier si le programme est fidèlement implanté et se déroule selon l’intensité requise __ id. D. Évaluation des résultats/impacts. Étude sur les résultats ou les impacts du programme en terme de changement de conditions souhaité. Plus précisément, elle établit s’il existe une différence substantielle et statistiquement significative entre les participants au programme et ceux qui n’ont pas participé __ id. VA indicateur, C. E. Évaluation des coûts et efficience.Étude sur les coûts du programme mis en relation, soit avec les bénifices financiers générés, soit avec l’efficacité du programme en terme des changements de conditions visés par le programme. Elle permet de déterminer dans quelle mesure les bénéfices enregistrés au niveau des effets observés justifient les coûts impliqués. F. Obligation de services. Jusqu’à récemment, l’éducation était vue comme un devoir collectif de notre société, celui d’offrir et de dispenser au plus grand nombre d’individus et de groupes, des services éducatifs de la meilleure qualité possible. Notre société se trouvait devant une obligation de services en éducation (les services de soins de santé, par exemple, sont aussi dans ce cas). La priorité va, alors, aux activités, à leur déroulement, aux ressources impliquées, aux coûts, en somme, à tout ce qui participe au processus du système. Répondant à une logique d’obligation de services, l’évaluation consiste alors à vérifier s’il y a des failles dans ce processus, par exemple : objectifs non pertinents, coûts prévus dépassés, activités omises, baisse de fréquentation dans les activités, manque de cohérence entre les moyens et les fins visées, etc. Ou, au contraire, l’évaluation permet de savoir si les services sont rendus adéquatement ou conformément aux prévisions, si l’école ou son personnel a bien accompli son travail, si les dépenses sont justifiées par les activités, etc. Les indicateurs de réussite se trouvent ainsi à révéler l’accomplissement même du processus éducatif, en mettant en relief les services qui permettent de le réaliser __ GAUDREAU, L. (2001). VA E. G. Obligation de résultats. On passe progressivement de l’obligation de services à une obligation de résultats, selon laquelle le devoir collectif consiste à livrer le produit (... ou la marchandise), les services n’étant que moyens de production. Selon la logique d’une approche par résultats, l’évaluation consistera, alors, à examiner le produit de l’éducation, en n’échappant pas aux préoccupations contemporaines envers l’efficacité et l’efficience du système qui produit ces résultats. Par conséquent, les principaux indicateurs de réussite se trouvent du côté des résultats de l’école. (...) Comme de raison, les résultats scolaires de l’élève ont été pris pour le produit de l’école. Ceci est montré par les indicateurs actuellement primés à travers le système d’éducation, au Québec et ailleurs. Les indicateurs qui attirent le plus d’attention pour établir la performance de l’école (le terme rendement serait ici adéquat, mais celui de performance est plus répandu) tournent autour des taux de réussite ou des taux de diplomation qui sont, en réalité, les indices construits à partir de résultats scolaires d’élèves __ id. H. Démarche générale d’une évaluation. Supposons que les conditions préalables soient bien remplies : les intervenants acceptent cette évaluation, le partenariat est consenti et les partenaires sont raisonnablement au courant de ce qui se prépare, le comité d’évaluation est formé et ses membres s’entendent bien, on connaît le budget disponible. Il reste, maintenant, à mieux connaître ce qu’est une démarche d’évaluation de programmes ou de projets éducatifs. L’évaluation systématique de programmes ou de projets s’échelonne en étapes. Dans les milieux qui ont précédé à une évaluation, elles se sont souvent dévoilées après coup, sans avoir été bien identifiées dès le départ. Dans bon nombre de cas, la démarche serait grandement facilitée si les étapes étaient connues à l’avance et planifiées en conséquence. On peut les retracer parmi les connaissances amassées dans le domaine de l’évaluation et présentées dans les écrits spécialisés sur le sujet. Elles se regroupent en trois grandes phases très simples, selon le moment de réalisation : avant (préparation), pendant (action) et après (suivi) la prise d’informations sur ce qui est évalué. En voici un aperçu.
Source : GAUDREAU, L. (2001) La démarche se fait en neuf étapes principales. L’ordre d’exécution des six premières n’est pas exclusivement chronologique. Par exemple, pendant l’action, il se peut que l’on revienne réajuster le plan ou les instruments d’évaluation (illustré, dans la figure, par la flèche à double sens entre la préparation et l’action). Les deux premières étapes, soit rédiger le plan d’évaluation et produire les instruments, sont toujours plus longues que les autres et elles font appel à plus de connaissances techniques (présentées plus loin). En revanche, une fois que l’on sait comment bien les accomplir, les sept étapes suivantes deviennent relativement simples et rapides. Le comité d’évaluation sera très actif pendant les trois premières étapes (préparation) et les trois dernières (suivi). Les opérateurs et les répondants seront davantage à l’œuvre dans les trois étapes du centre (action). Leurs activités dépendent évidemment de la nature de l’étape __ id. I. Normes, critères, recommandations d’évaluation de programme __ SANDERS, J. R. (chair), The Joint Committee on Standards for Educational Evaluation (1994) : trad. Une évaluation judicieuse des programmes, projets et matériels éducationnels dans différents milieux devraient comprendre quatre normes fondamentales : • Utilité • Pertinence • Faisabilité • Authenticité Instaurées par seize associations professionnelles en éducation, les Normes d’Évaluation de Programme s’identifient aux principes opératoires d’évaluation qui, lorsque suivis, devraient conduire à de meilleures évaluations de programme au regard des quatre composantes mentionnées ci-dessus. … UTILITÉ Les normes d’utilité sont établies pour s’assurer qu’une évaluation réponde aux besoins d’information des éventuels utilisateurs. U1 Identification des parties prenantes Les personnes intéressées ou concernées par l’évaluation devraient être bien identifiées afin que celle-ci réponde adéquatement à leurs besoins. U2 Crédibilité de l’évaluateur Les personnes responsables de l’évaluation devraient être à la fois dignes de confiance et compétentes afin que les résultats attestent d’une crédibilité et d’une reconnaissance les plus élevées. U3 Étendue et tri de l’information Les sources d’information doivent être suffisamment étendues de façon que toutes les questions pertinentes puissent être traitées, et répondent ainsi aux besoins et aux intérêts des clients et des autres personnes intéressées. U4 Identification des valeurs Les perspectives, les procédures et le raisonnement inhérents à la cueillette et à l’interprétation des résultats devraient être soigneusement explicités afin que les jugements de valeur s’appuient sur des bases solides. U5 Intelligibilité du rapport Les rapports devraient clairement décrire le programme qui fait l’objet d’une évaluation, notamment son contexte, ses objectifs, ses procédures et les données de l’évaluation, afin qu’il s’en dégage des informations utiles et faciles à comprendre. U6 Opportunité et diffusion du rapport Les résultats provisoires significatifs et les rapports d’évaluation devraient être transmis aux éventuels utilisateurs afin que les données soient utilisées au bon moment. U7 Impact de l’évaluation Les évaluations devraient être planifiées, menées et rapportées de façon que les intéressés soient encouragés à poursuivre la démarche, accroissant ainsi les chances que les données de l’évaluation soient pleinement utilisées. FAISABILITÉ Les normes de faisabilité visent à ce que l’évaluation soit réaliste, prudente, diplomatique et économique. F1 Procédures pratiques Les procédures d’évaluation devraient être réalistes afin d’occasionner le minimum de dérangements lors de la cueillette des informations requises. F2 Viabilité politique L’évaluation devrait être planifiée et conduite en prévoyant les différentes positions des divers groupes d’intérêt, de façon à obtenir la coopération de chacun d’eux, tout en évitant ou en neutralisant toute tentative de réduire les procédures d’évaluation, de fausser les données ou d’utiliser les résultats à mauvais escient. F3 Rentabilité L’évaluation devrait être efficace et fournir des informations suffisamment valables de façon que les ressources allouées soient justifiées. PERTINENCE Les normes de pertinence sont établies afin d’assurer qu’une évaluation soit conduite conformément aux lois et à l’éthique, tout en prenant en compte le bien-être des personnes impliquées, aussi bien que celles concernées par les résultats. P1 Orientation du service Les évaluations devraient être conçues afin d’aider les organisations à satisfaire les besoins de tous les participants visés. P2 Accords en bonne et due forme Les obligations des parties officiellement impliquées dans l’évaluation (ce qui doit être fait, comment, par qui, quand) devraient être colligées sous forme d’entente écrite afin que toutes les conditions soient respectées ou renégociées formellement par tous dans les règles prévues. P3 Droits des sujets humains Les évaluations devraient être conçues et conduites de manière à respecter les droits et le bien-être des sujets humains. P4 Interactions humaines Les évaluateurs devraient respecter la dignité et la valeur de l’être humain lors de leurs interactions avec les autres personnes concernées par l’évaluation de telle sorte qu’aucun participant ne soit menacé ou ne subisse le moindre préjudice. P5 Appréciation complète et juste L’évaluation devrait être intégrale et honnête dans l’étude et la mention des forces et faiblesses du programme soumis à l’évaluation, afin de s’appuyer sur les aspects positifs et de pallier les lacunes. P6 Transmission des résultats Les parties impliquées officiellement dans une évaluation devraient s’assurer que l’ensemble des résultats ainsi que leurs limites soient disponibles pour toute personne concernée, ainsi que pour toute autre ayant obtenu un droit légal de consultation. P7 Conflit d’intérêt Les conflits d’intérêt devraient être traités ouvertement et honnêtement afin qu’ils ne compromettent le processus d’évaluation et les résultats. P8 Imputabilité financière Les allocations et utilisations de ressources de l’évaluateur devraient refléter une saine gestion comptable et également, prudence, responsabilité et éthique de façon que les dépenses soient bien expliquées et justifiées. AUTHENTICITÉ Les normes d’authenticité visent qu’une évaluation révèle et communique des informations appropriées concernant certaines caractéristiques révélatrices des pertinences, déficiences, absences, carences ou insuffisances à remédier d’un programme soumis à l’évaluation. A1 Documentation du programme Le programme sous évaluation devrait être décrit et documenté clairement et précisément afin qu’il soit identifié explicitement et sans équivoque. A2 Analyse du contexte Le contexte environnant le programme devrait être étudié sous suffisamment d’aspects afin de connaître les influences possibles du milieu sur certaines composantes du programme. A3 Description des objectifs et procédures Les objectifs et procédures de l’évaluation devraient être analysés et décrits avec suffisamment de précision de telle sorte qu’ils puissent être connus et contrôlés. A4 Sources d’information justifiables Les sources d’information utilisées dans un programme d’évaluation devraient être bien identifiées de façon à pouvoir apprécier la véracité des données. A5 Informations valides Les procédures de cueillette des informations devraient être choisies ou conçues et ensuite implantées de façon que l’interprétation des données soit suffisamment valide pour que l’on puisse s’en servir ultérieurement. A6 Informations crédibles Les procédures de cueillette des informations devraient être choisies ou conçues et ensuite implantées de façon que les informations obtenues soient suffisamment crédibles pour que l’on puisse les utiliser dans le futur. A7 Informations systématiques Les informations recueillies, traitées et rapportées dans une évaluation devraient être systématiquement vérifiées et toute erreur devrait être corrigée. A8 Analyse de l’information quantitative L’information quantitative dans une évaluation devrait être convenablement et systémiquement analysée afin que les questions à l’origine de la démarche reçoivent des réponses satisfaisantes. A9 Analyse de l’information qualitative L’information qualitative dans une évaluation devrait être convenablement et systémiquement analysée afin que les questions à l’origine de la démarche reçoivent des réponses satisfaisantes. A10 Conclusions justifiées Les conclusions issues d’une évaluation devraient être suffisamment appuyées et explicitées de façon que tous les intéressés puissent apprécier leur valeur. A11 Impartialité des comptes rendus Les procédures de transmission des résultats devraient être protégées contre toute distorsion causée par des préférences personnelles ou des préjugés d’une partie ou de l’autre, afin que les rapports reflètent honnêtement les résultats de l’évaluation. A12 Métaévaluation L’évaluation devrait elle-même être évaluée de façon formative et sommative à partir de ses propres normes ainsi que toute autre norme pertinente, afin que son application se déroule correctement, et qu’à la fin du processus, tous les intéressés puissent apprécier les forces et les faiblesses de l’opération. J. Normes les plus utiles en fonction de tâches spécifiques d’évaluation __ adaptation en tableau synthèse de SANDERS, J. R. (chair), The Joint Committee on Standards for Educational Evaluation (1994) : trad. ![]() K. Nomenclature. déterminant | |
ÉVALUATION DE RÉGULATION1. Gén. Évaluation visant à corriger ou à ajuster le fonctionnement d’un système afin de l’améliorer (...) de revoir les procédures mises en œuvre en cours de processus __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). 2. Éduc.Évaluation que l’enseignant ou le formateur mène en cours d’apprentissage en vue d’améliorer le processus de formation __ id. Processus d’évaluation ouvert dont la fonction prioritaire est d’améliorer le fonctionnement de l’ensemble du système ou d’une partie déterminée de celui-ci __ ALLAL, L. (1979). VA évaluation, F. EAévaluation du curriculum. Types d’information. Les informations à recueillir portent sur le déroulement du processus (activités d’apprentissages, motivation, etc.) et sur les performances des individus (difficultés, sources d’erreur, facilitateurs ou inhibiteurs de l’apprentissage) __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). | |
ÉVALUATION DE SÉLECTIONDiagn./Doc. Cas particulier d’évaluation de certification qui a lieu au début d’un processus, a priori __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). VA évaluation certificative, A; évaluation sommative, E. Évaluation de certification. L’évaluation de certification a souvent lieu à la fin d’un processus. Ici, elle a lieu au début comme lorsqu’il faut satisfaire à un examen d’admission pour être inscrit dans une filière __ id. | |
ÉVALUATION DES ACQUISDoc. Action de jauger, à partir d’outils de mesure, le degré de maîtrise de connaissances, d’habiletés ou d’aptitudes dans des activités et dans un cadre déterminé __ Rapport JEAN (1982). V évaluation. EA test de préalables. | |
ÉVALUATION DES APPRENTISSAGESDoc. Évaluation des compétences, des connaissances, des habiletés ou des attitudes d’un élève, ayant pour objet de déterminer dans quelle mesure des objectifs éducatifs ont été atteints __ MEQ (2004); processus qui consiste à recueillir, analyser et interpréter les données relatives à la réalisation des objectifs proposés dans les programmes d’études, au développement général de l’élève, en vue de prendre des décisions pédagogiques et administratives plus éclairées __ CSE (1982-1983). VA approche par compétences, E et F; style cognitif, I. A. F.f. Il ne faut pas employer évaluation pédagogique pour évaluation des apprentissages. Pédagogique signifie « relatif à l’art d’enseigner ou aux méthodes d’enseignement d’une discipline ou d’une matière donnée » __ CTEQ (1985). B. Contexte. Selon le contexte, on dira évaluation des élèves, évaluation des étudiants (dans l’enseignement universitaire), évaluation de l’apprentissage, évaluation des études __ id. C. Sanction des études. L’évaluation des apprentissages s’inscrit dans le processus conduisant à la sanction des études __ id. D. Processus continu. Au primaire et au secondaire, l’évaluation des apprentissages est un processus continu qui permet notamment de soutenir l’élève dans son cheminement scolaire, de tracer un bilan de ses acquis et de prévenir l’abandon scolaire. Elle oriente les interventions pédagogiques de l’enseignant __ MEQ (2004). E. Fonctions. Les fonctions de l’évaluation des apprentissages sont l’aide à l’apprentissage, la reconnaissance des compétences, la reconnaissance des acquis scolaires et extrascolaires ainsi que la sanction des études __ id. | |
ÉVALUATION DES BESOINSCur./Diagn./Did./Doc. Processus d’identification, de détermination et d’agencement des priorités relatives d’une personne, d’un organisme ou d’une société. VA design pédagogique, B. | |
ÉVALUATION DES ENSEIGNANTSDoc. Appréciation portant sur la valeur et le rendement pédagogiques des maîtres et reposant sur un certain nombre de critères objectifs __ UNESCO-BIE. EA évaluation de l’enseignement. | |
ÉVALUATION DES ÉTABLISSEMENTSAdm. scol./Gest. ens. Appréciation de l’organisation, du fonctionnement et des services des établissements d’enseignement __ OLF (1998). A. Établissement/institution. Il ne faut pas employer évaluation institutionnelle ni évaluation de l’institution pour évaluation des établissements. L’adjectif institutionnel signifie « qui est relatif aux institutions, c’est-à-dire à l’ensemble des formes ou structures sociales établies par la loi ou la coutume, et spécialement celles qui relèvent du droit public. Par exemple, un cégep est un établissement, alors que l’ensemble des cégeps du Québec forment une des institutions éducatives, au même titre que le réseau des universités. Le système judiciaire et le système parlementaire sont aussi des institutions. Évaluation institutionnelle, dans le contexte de l’enseignement collégial, signifierait donc « évaluation du fonctionnement ou de l’organisation du réseau des cégeps et des établissements assimilés », et non pas « évaluation d’un cégep » __ CTEQ (1988). B. Contexte. On pourra également dire évaluation de l’établissement, évaluation d’un établissement __ OLF (1998). C. Distinction. Il ne faut pas confondre évaluation des établissements et évaluation par l’établissement __ id. | |
ÉVALUATION DES INTRANTSDiagn./Doc. VA évaluation d’orientation, B. | |
ÉVALUATION DES PROGRAMMES D’ÉTUDESCur./Doc. Processus qui consiste à analyser l’état des programmes d’études en fonction des objectifs visés, des ressources qui y sont affectées, pour en mesurer la pertinence et la qualité, eu égard aux besoins de formation qu’ils entendent combler __ UQ (1992). Ensemble des procédures d’évaluation ayant pour but : de fournir des informations susceptibles de guider les décisions relatives aux changements ou aux modifications de programme; d’observer les changements qui interviennent chez les élèves suivant le programme; de déceler les points forts et les points faibles d’une institution appliquant le programme; de faire progresser la connaissance en matière de processus d’enseignement et d’apprentissage; de façon générale, de fournir des éléments d’appréciation guidant les décisions administratives __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M. (1991). | |
ÉVALUATION DES RESSOURCES HUMAINESAdm. scol. Action conduisant à porter un jugement de valeur sur les compétences et les performances des personnels. Syn. évaluation du personnel. A. But. L’évaluation a pour but de mieux connaître l’employé, de l’aider à se connaître, à se valoriser, et de l’orienter convenablement en fonction de ses capacités et de ses motivations __ DIVERREZ, J. (1962) dans BARNABÉ, C. (1981). B. Types. L’évaluation sommative et l’évaluation formative peuvent être utilisées dans l’évaluation des ressources humaines. V évaluation formative/sommative. C. Moyens. Parmi les principaux moyens d’évaluation, nous retrouvons l’entrevue, la notation écrite, l’évaluation collective et l’autoévaluation. Les nouvelles technologies ont amené de nouveaux moyens comme, par exemple, l’utilisation de bandes vidéo. D. France. En France, on utilise aussi l’expression appréciation des ressources humaines. | |
ÉVALUATION DÉVELOPPEMENTALEDoc. VA évaluation formative, C. | |
ÉVALUATION DIAGNOSTIQUEDiagn./Doc. Mode d’évaluation qui a pour but d’apprécier les caractéristiques individuelles d’un sujet (style cognitif, style d’apprentissage, intérêt, motivation, maîtrise de préalables, etc.) et de l’environnement pédagogique, lesquelles devraient avoir des influences positives ou négatives sur son cheminement d’apprentissage. VA évaluation, F, G et N; évaluation d’orientation, A; évaluation sommative, G. TA diagnostic. EA évaluation de classement/de placement/formative. A. Aspect déficience. L’évaluation diagnostique permet d’identifier les difficultés individuelles, d’en déceler les causes et d’en déterminer les mesures correctives __ LAVALLÉE, M. (1975). B. Aspect de placement. L’évaluation diagnostique consiste à déterminer le point de départ pour un enseignement donné : a) pour déterminer la présence ou l’absence d’habiletés jugées nécessaires (préalables) pour aborder l’apprentissage d’une nouvelle unité d’apprentissage; b) pour déterminer le niveau de maîtrise des objectifs d’un cours en vue de situer l’étudiant dans des groupes distincts selon certaines caractéristiques telles que l’intérêt, la motivation ou toute autre variable reconnue comme étant reliée à une stratégie particulière d’enseignement ou encore à un type d’apprentissage donné __ NADEAU, M.-A. (1981). VA évaluation, G. C. Extension. L’évaluation diagnostique peut également s’appliquer à l’appréciation de tous les aspects d’un système éducationnel ou d’une recherche. D. Quand. Dans le cadre d’une pédagogie de la réussite, « BLOOM et ses collaborateurs considèrent que l’évaluation diagnostique peut être entreprise à deux moments par rapport à un cours ou à une séquence importante d’enseignement et d’apprentissages : avant que ne débute la séquence et pendant le déroulement même de cette séquence » __ SCALLON, G. (1988). Avant la séquence d’apprentissage, il s’agit d’assigner à chaque élève un point d’entrée dans celle-ci. Ce peut être de le soumettre à des activités de récupération s’il ne possède pas les préalables ou de le situer à un niveau intermédiaire s’il maîtrise déjà certains éléments. On peut aussi lui assigner un mode d’enseignement correspondant à certaines caractéristiques, son style d’apprentissage par exemple. Pendant le déroulement de l’enseignement et des activités d’apprentissage, la fonction de l’évaluation diagnostique est de déterminer la cause des difficultés persistantes chez l’élève. La cause peut être d’ordre affectif, cognitif, familial, etc. La pratique de l’évaluation formative permet d’identifier les élèves qui ne profitent pas suffisamment des correctifs qui leur sont présentés et pour qui l’évaluation diagnostique serait profitable __ id. | |
ÉVALUATION DU COURSDoc./Gest. ens. Appréciation qualitative et quantitative portée sur un ou plusieurs cours, vérifiant si les objectifs de formation sont atteints et si les connaissances et les qualifications sont dispensées au niveau exigé __ BIT (1987). EA évaluation de l’efficacité de la formation. Efficacité. Cette évaluation comprend pour chaque cours l’estimation des pourcentages d’échecs et de réussites afin d’en déterminer l’efficacité __ id. | |
ÉVALUATION DU CURRICULUMCur. Processus de vérification et d’appréciation de l’efficience d’un système curriculaire quant aux résultats d’apprentissage, aux stratégies et méthodes d’enseignement, à la compatibilité du schéma curriculaire avec les objectifs et buts de l’éducation entraînant une prise de décision éclairée et une révision s’il y a lieu __ DURAND, M.-J. (1996). Syn. évaluation curriculaire. VA développement curriculaire, N et P; dissémination du curriculum, D; expérimentation du curriculum, B et D. EA évaluation par revue de projet. RN cycle (général) du curriculum, A. A. Nature. L’évaluation curriculaire est un processus par lequel le curriculum planifié et le curriculum opérationnel (celui qui est vécu de façon ponctuelle) sont jugés en termes d’adéquation et d’efficacité (BEANE, J. A., 1986); un processus qui détermine les changements réalisés en fonction du degré d’atteinte des objectifs (TABA, I., 1962); le processus de vérification des décisions concernant la cueillette sélective et l’analyse des informations (ALKIN, M. C., 1969); des processus qui sont nécessaires pour poser un jugement autant sur l’efficacité du curriculum planifié que du système curriculaire tout entier (BEAUCHAMP, 1981). Robert E. STAKE (1967) reprend cette idée en définissant l’évaluation curriculaire comme la description et le jugement porté sur un programme éducatif. TYLER (1949) ajoute que l’évaluation est un processus pour déterminer la portée des objectifs et le degré de réalisation des comportements (performances). Malcolm PROVUS (1969) décrit l’évaluation curriculaire comme étant la comparaison des performances en relation avec les standards édictés et Michael SCRIVEN (1967), comme l’ensemble des données sur la performance en relation avec les buts assignés. Daniel STUFFLEBEAM (1980) apporte une nouvelle dimension en la définissant par la description, l’obtention et l’utilisation de l’information en vue d’une prise de décision. COOPER (dans DE LANDSHEERE, G., 1979) décrit l’évaluation curriculaire comme « la collecte et la recherche d’éléments de preuve permettant de prendre des décisions quant à la praticabilité, à l’efficacité et à la valeur éducative d’un curriculum » (...) __ id. L’évaluation du curriculum va au-delà de l’évaluation des apprentissages des élèves. En effet, on retrouve des évaluations à chaque niveau de réalisation d’un curriculum ainsi qu’au niveau du système curriculaire en entier. B. Utilités. L’évaluation peut avoir d’importantes répercussions sur les résultats et le produit du curriculum. Ce rôle dépend de la manière dont elle est exécutée et utilisée. L’évaluation curriculaire peut et doit jouer une variété de rôles afin de mesurer la qualité des curriculums : en décrivant et en jugeant l’efficacité d’un programme éducatif (STAKE, 1967); en établissant et en justifiant les forces et les faiblesses (SCRIVEN, 1967); en identifiant les contradictions et les concordances entre les standards et les performances réalisées (PROVUS, 1969); en recueillant les informations nécessaires en vue de la prise de décisions (STUFFLEBEAM, 1968); en déterminant l’étendue des apprentissages réalisés (TYLER, 1949). Contrairement à la mesure, l’évaluation constitue un jugement de valeur. Les bonnes évaluations sont généralement basées sur une grande quantité d’informations provenant de plusieurs sources. Quant à la mesure, c’est un élément important de l’évaluation, mais ce n’est pas le seul. Dans son acception, l’évaluation curriculaire est une entreprise complexe qui tente de codifier ce processus exprimé en séquences ou en composantes __ DURAND, M.-J. (1996). C. Dimensions. BEAUCHAMP (1981) conclut en définissant les quatre dimensions de l’évaluation curriculaire : 1. l’évaluation des enseignants qui utilisent le curriculum; 2. l’évaluation du schéma curriculaire; 3. l’évaluation des résultats d’apprentissage; 4. l’évaluation du système curriculaire __ id. D. Confusion. Il existe une certaine confusion dans la définition de l’évaluation curriculaire. Plusieurs l’associent, de façon exclusive, à l’évaluation des résultats d’apprentissages. Bien qu’ils soient une composante de l’évaluation curriculaire, les résultats d’apprentissages ne sont pas le seul élément important. L’évaluation curriculaire est rendue nécessaire pour apprécier le curriculum en place ou juger celui qui vient d’être implanté. Dans ce sens, l’évaluation curriculaire vise principalement à déterminer la performance d’un curriculum selon certains critères ou en comparaison avec d’autres curriculums (ZAIS, 1976) __ id. E. Critères d’évaluation. DE LANDSHEERE s’interroge sur l’efficacité de comparer des curriculums ne poursuivant pas les mêmes fins et les mêmes buts. Par contre, il détermine certains critères particuliers d’atteinte des objectifs assignés : l’accueil réservé par les enseignants; la facilité d’accès à toutes les composantes du curriculum; le coût et l’adéquation de la formation des éducateurs pris en considération. Robert MAGER (1962) définit un critère comme une mesure ou un test au moyen duquel on évalue un comportement final de l’élève. HAMELINE (1979) situe le critère comme un indicateur de la réussite. Il le définit en référence aux principes, attentes, exigences qui permettent de porter un jugement sur la détermination de la réussite. Les critères sont qualitatifs, réussite ou échec par exemple, ou quantitatifs lorsque la réussite présente des degrés (3 items sur 4 doivent être réussis). Pour TABA (1962), voici les principaux critères d’évaluation : 1) la compatibilité de l’évaluation avec les objectifs du programme; 2) une acception étendue des objectifs; 3) un diagnostic qui distingue les niveaux variés de performance ou d’acquisitions et qui indique les forces et les faiblesses du processus. Pour TYLER (1949), trois critères sont importants pour un instrument d’évaluation : l’objectivité, la fiabilité et la validité. La validité s’applique aux méthodes et indique le degré auquel une évaluation fournit les indications des comportements désirés. Les critères d’évaluation sont des indicateurs qui permettent d’identifier si les objectifs sont atteints. L’évaluation curriculaire en général, comme tous les autres aspects de la planification curriculaire, doit être soumise à plusieurs critères : la validité, la logique, la conformité, l’objectivité, la fiabilité, la pertinence, et l’efficacité __ id. F. Types. Il existe plusieurs approches évaluatrices qui concernent une des quatre dimensions de l’évaluation curriculaire : - L’évaluation critériée détermine, en référence à des indices, si l’apprenant a atteint l’objectif et s’il est capable de passer aux apprentissages ultérieurs. - L’évaluation formative fournit à l’apprenant une information immédiate sur son progrès, ses faiblesses et les moyens d’y remédier. Elle favorise une rétroaction, vise à permettre à un plus grand nombre d’apprenants d’atteindre les objectifs. - L’évaluation normative se réfère à la performance d’un apprenant en rapport avec celle des autres apprenants. Cette classification sert à sélectionner, à discriminer les élèves forts et faibles. Dans certains cas, on détermine à l’avance un certain pourcentage d’échecs selon la courbe dite normale de Gauss. - L’évaluation sommative porte un jugement global sur l’ensemble des objectifs et se situe à la fin d’un cheminement prédéterminé. Selon LEWY (dans DE LANDSHEERE, G., 1979), l’évaluation se répartit selon chaque étape de la construction d’un curriculum : - Lors de la détermination des buts : études des valeurs culturelles, des forces sociales, du rendement scolaire actuel, de la praticabilité; évaluation des besoins. - Lors de la planification : contrôle de l’adéquation des objectifs, des contenus, des stratégies, du matériel construit (y compris les manuels scolaires). - Lors du prétest : observation des réactions des enseignants et des élèves; étude des productions des élèves. - Lors de l’expérimentation sur le terrain : tirage d’un échantillonnage; contrôle de l’efficacité du programme dans des conditions variées. - Lors de l’introduction dans la pratique scolaire : examen de la forme finale du curriculum; contrôle de l’efficacité de l’ensemble du système; contrôle de la formation des enseignants. - Lors du contrôle de la qualité : examen de la qualité de la réalisation du curriculum; étude des causes de variation de l’efficacité; éventuellement suggestions de corrections __ id. G. Niveaux curriculaires. Lors d’une évaluation curriculaire, on doit préciser le niveau d’organisation du curriculum dont on désire connaître la valeur en vue de porter un jugement éclairé et de prendre des décisions adéquates. De même, on déterminera quelles composantes seront concernées à un niveau curriculaire particulier. VA organisation curriculaire, A. H. Résultantes principales/effets secondaires. Les résultantes principales d’un curriculum s’évaluent en fonction des buts et objectifs visés. Les effets secondaires sont les retombées positives ou négatives, non planifiées ou souvent imprévues, qui proviennent de l’application d’un curriculum spécifique, de son orientation, de son organisation, des approches pédagogiques évaluatives préconisées, etc. I. Court/moyen/long terme. Les résultantes à court terme d’un curriculum concernent les données immédiates qui en ressortent. Par exemple : les apprentissages effectués par un élève à la fin d’un cours. Les résultantes à moyen terme concernent les effets obtenus dans les quelques années qui suivent l’implantation d’un curriculum. Par exemple : les incidences d’une formation scientifique ou artistique particulière à la fin du secondaire sur le choix de carrière et la formation que les élèves opteront pour prendre au collégial. Les résultantes à long terme portent sur les effets d’un curriculum plusieurs années après sa mise en œuvre. Par exemple : les impacts économiques, artistiques, sociaux et personnels qui résultent d’un vaste changement curriculaire d’il y a quelques décennies. Ou encore : les incidences sur la qualité pédagogique des écoles plusieurs années après avoir enlevé la formation des maîtres aux écoles normales pour la confier aux facultés et départements d’éducation des universités. J. Perspectives/critères et méthodes d’évaluation __ POSNER, G. J. (1992) : trad. VA curriculum, J.
K. Évaluation du curriculum/mise à l’essai. Suite à une éventuelle évaluation du curriculum, il se peut que l’on juge opportun d’y apporter des changements (V cycle (général) du curriculum). Dans ce cas, il est possible que l’on revienne à l’opération mise à l’essai et que l’on trouve alors souhaitable d’y apporter des modifications dans le but d’accroître la validité et la rigueur de la mise à l’essai. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
ÉVALUATION DU NIVEAU DE FORMATION ATTEINTDoc. Appréciation de la valeur des connaissances et des qualifications acquises ainsi que du niveau atteint au terme d’un cours ou d’un programme d’enseignement ou de formation, pouvant être dans certains cas effectuée sous la forme d’une épreuve théorique et/ou pratique __ BIT (1987). EA évaluation de l’efficacité de la formation. | |
ÉVALUATION DU PERSONNELAdm. scol. Syn. appréciation des ressources humaines; évaluation des ressources humaines. | |
ÉVALUATION DU RENDEMENTDoc./Form. prof. VA évaluation créative. | |
ÉVALUATION ÉCOLOGIQUEÉcol./Éduc. Méthode d’évaluation de l’environnement global de l’étudiant pour déterminer quels facteurs causent des problèmes d’apprentissage ou de comportement __ OVERTON, T. (1996) : trad. VA écologie humaine, J. Variables considérées. Dans ce type d’évaluation, on porte attention à toutes les variables qui peuvent influencer la performance académique de l’étudiant plutôt que d’assumer que la difficulté ne relève que de l’étudiant __ id. Par exemple, on vérifiera si le curriculum ne défavorise pas certains sous-groupes (ethniques, linguistiques et socioéconomiques), si l’étudiant a vraiment reçu l’enseignement (pas trop d’absences de l’école ou du cours, programme effectivement enseigné), si l’étudiant n’a vraiment pas appris ce qui a été enseigné et si des efforts systématiques ont été faits pour identifier les difficultés et corriger la situation comme faire de la remédiation, changer de matériel didactique ou changer d’enseignant __ MESSICK, S. (1984) dans OVERTON, T. (1996) : trad. | |
ÉVALUATION ÉCOLOGIQUE DU RISQUEÉcol. éduc./Écol. hum. Processus itératif de l’étude des effets écologiques adverses dans différents écosystèmes en vue de définir, de quantifier et d’identifier leur acceptabilité __ TRÉPANIER, N. (1999). VA effet écologique, B; stress, F. Sciences humaines. Une évaluation écologique du risque en sciences humaines devrait préciser les facteurs de stress ainsi que les effets qu’ils entraînent sur la personne exposée. Ces éléments doivent être étudiés de pair avec les autres éléments de l’écosystème cible __ id. | |
ÉVALUATION ÉDUCOLOGIQUEÉcol. éduc. Appréciation de la qualité et de l’efficacité d’un éducosystème au regard de l’apprentissage __ ROCQUE, S. (1994). V éducologique. EA évaluation écologique. | |
ÉVALUATION EN LECTUREEns. lang. VA compréhension en lecture, G; inférence, F et G. EA correspondances graphophonétiques. A. Lecture orale. Pour ce qui est de la lecture orale, ou à haute voix, Nicole VAN GRUNDERBEECK (1994) reconnaît quelques types d’erreurs reliées au système graphophonétique; ex. : omission de lettres, substitutions de mots, inversions ou substitutions de lettres. Elle les décrit en fonction de leur acceptabilité syntaxique ou sémantique. Ainsi, le fait d’utiliser un synonyme est acceptable sémantiquement bien que constituant une méprise au strict plan du décodage. B. Lecture silencieuse. L’évaluation de la lecture silencieuse se fait de façon plus indirecte que la précédente, par le biais de réponses à des questions de divers niveaux de difficulté, par la rédaction d’un résumé ou par d’autres exercices particuliers, comme le test de closure. VA test de closure, A et B. | |
ÉVALUATION FORMATIVE1. Diagn./Doc. Processus d’évaluation continue ayant pour objet d’assurer la progression de chaque individu dans une démarche d’apprentissage, avec l’intention de modifier la situation d’apprentissage ou le rythme de cette progression, pour apporter (s’il y a lieu) des améliorations ou des correctifs appropriés __ SCALLON, G. (1999). VA égalisation des chances en éducation, H; évaluation, F, G et T; formation, G et N; objectif intermédiaire, D. EA évaluation sommative. 2. Éduc. (Belg.). Évaluation effectuée en cours d’activité et visant à apprécier le progrès accompli par l’élève et à comprendre la nature des difficultés qu’il rencontre lors d’un apprentissage; elle a pour but d’améliorer, de corriger ou de réajuster le cheminement de l’élève; elle se fonde en partie sur l’autoévaluation __ MERF (1997). 3. Édum. Évaluation qui vise à fournir des éléments d’appréciation contribuant à former et à réformer un projet de logiciel éducatif __ BIBEAU, R., MEQ : DRD (1992). TA validation. EA évaluation sommative. A. APO Dans le cadre des applications pédagogiques de l’ordinateur, des développements importants sont attendus si l’on en juge par des logiciels déjà disponibles qui permettent à l’élève de suivre sa progression dans un réseau d’objectifs pédagogiques. La terminologie reste à faire en ce domaine et, en attendant, il faut se référer à l’évaluation formative par ordinateur. B. Origine. Dans les années 1960, c’est Michael SCRIVEN (1967) qui a créé le terme « évaluation formative » dans le cadre de l’évaluation des curriculums ou des moyens d’enseignement. Dans ce contexte, l’évaluation formative peut porter, non seulement sur les élèves ou les étudiants, mais sur toutes les composantes et les relations qui les caractérisent dans une situation pédagogique (agent, objet, infrastructure pédagogique, programme, méthode, matériel didactique, relation élèves-maîtres, relation élèves-élèves). Le but visé est de connaître la qualité de chacune de ces composantes et d’y apporter des correctifs ou des améliorations s’il y a lieu. L’évaluation formative peut également s’appliquer à la révision et à l’amélioration de tous les aspects d’un système éducatif pour autant qu’elle puisse être située au cœur de la démarche ou du processus pour en infléchir l’orientation à tout moment, et ce, bien avant que l’on ait obtenu un produit fini. V évaluation formative de programmes. VA évaluation, F. C. Évaluation formative/sommative (approche mécaniste) __ LINCOLN, Y. S. et GUBA, E. G. (1980) dans GINGRAS, J. R. et LOISELLE, J. (1992).
D. Objectif. Au regard des possibilités pédagogiques, l’objectif est de localiser le plus précisément possible l’origine des difficultés de l’étudiant en vue d’y remédier. Elle mène à déterminer la remédiation la plus appropriée aux difficultés de celui-ci en vue de le faire progresser ou d’améliorer sa progression __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). Elle sert aussi à confirmer l’apprentissage et à l’enrichir s’il y a lieu. E. Types d’information. Les informations à recueillir sont de nature à réorienter les procédures mises en œuvre : étapes de la démarche de l’étudiant, ses représentations, ses points forts, son fonctionnement, etc. __ id. Il faut aussi tenir compte de la motivation de l’étudiant, de ses attitudes et de ses intentions face à la tâche spécifique. F. Cadre de référence. Historiquement, l’évaluation formative a d’abord été développée dans la pédagogie de maîtrise où l’on vise à ce que tous réussissent. On utilise des tests de maîtrise qui sont des procédures de quantification. D’autre part, dans une pédagogie différenciée où chacun va à son rythme, selon son schéma à lui, la méthodologie de l’évaluation formative est conçue différemment. (...) L’évaluation formative est conçue de manière différente selon que l’on se situe dans le cadre de référence de la pédagogie de la maîtrise ou dans celui de la pédagogie différenciée — soit l’évaluation formative est envisagée à partir d’un cadre de référence voisin de l’approche systémique, laquelle fait de l’organisation et de la gestion du curriculum l’élément central de la formation — on se situe alors dans le courant dit de la pédagogie de la maîtrise (où le système est premier par rapport à l’individu); — soit l’évaluation formative est envisagée à partir d’un cadre de référence qui, sans oublier l’organisation générale du système, fait du repérage, de la mise à jour, de l’identification et de l’analyse des difficultés cognitives de chaque apprenant, l’élément central du système de formation — on se situe alors dans le courant dit de la pédagogie différenciée (où l’individu est premier par rapport au système) __ RAYNAL, F. et RIEUNIER, A. (1997). G. Effets. Une évaluation formative bien conçue (par le professeur) permet à l’apprenant de prendre conscience de ses difficultés, de ses erreurs, de ses hésitations, de ses dépassements, de ses progrès, de ses réussites enfin __ id. H. Rétroaction. La valeur pédagogique spécifique de l’évaluation formative réside dans l’immédiateté du retour d’information sur le processus d’apprentissage __ SALAMIN, J.-P. (1986). Cela signifie qu’il ne doit pas s’écouler un trop grand intervalle de temps entre le moment où l’individu accomplit la tâche et celui où il reçoit un feedback correctif (FBC). Dans bien des cas toutefois, il semble qu’un certain délai serait favorable à l’apprentissage (une journée par exemple) (PROVENCHER, G., 1985). V I. Une autre source de rétroaction est l’observation de modèles de performance (production écrite, rapport de recherche, objet construit, etc.) auquel l’individu peut comparer sa propre performance. Selon Grant WIGGINS (1998), le feedback doit être riche, utile aux étudiants et à leurs enseignants, il doit aussi être structuré pour vérifier l’utilisation qu’ils en font. Le feedback est une information à propos de ce qu’une personne a fait par rapport à ce qu’elle avait l’intention de faire — intention versus effet, performance actuelle versus performance idéale __ WIGGINS, G. (1998) : trad. Des faits sont fournis à l’étudiant sans commentaires de l’enseignant sur la valeur de la performance __ id. Le meilleur feedback est très spécifique, très révélateur et descriptif des résultats actuels, clair pour l’étudiant, et présenté par rapport à ce qui est attendu (...) Il est opportun, continuel et bienveillant __ id. Selon R. M. GAGNÉ (1985), fournir un feedback en évaluant la performance de l’élève constitue un des événements d’enseignement facilitant le renforcement qui est un des événements d’apprentissage chez l’apprenant. I. Remédiation. L’évaluation formative, si elle est analytique, permet d’identifier où il y a un besoin de changement. L’identification de la remédiation à apporter n’est pas du ressort de l’évaluation __ HUSÉN et al. (1994) : trad. Pour sa part, Gérard PROVENCHER (1985) utilise « le terme feedback correctif (FBC) pour désigner le feedback qui indique à celui qui apprend non seulement si sa réponse à une question est exacte ou non, mais aussi les erreurs qu’il a commises et la façon de les corriger ». Ce feedback correctif peut être fourni par les informations inhérentes à l’exécution normale de la tâche et l’étudiant peut trouver lui-même les correctifs à apporter (FBC intrinsèque). Il peut aussi provenir d’une source extérieure (enseignant, équipe, etc.) comme c’est souvent nécessaire à l’apprentissage (FBC extrinsèque). Les FBC varient selon leur forme et leur richesse en informations. La forme comprend la présentation (couleurs, soulignés, objets, etc.) et l’agencement des informations (questions et réponses, réponses seulement, etc.). La richesse réside dans la quantité et la précision d’informations pertinentes (exactitude de la réponse, raison de l’inexactitude, cause de l’erreur, etc.). Différentes recherches tendent à prouver que : les FBC oraux permettent à l’élève d’acquérir une plus grande quantité d’informations, les FBC qui encouragent la discussion de la matière favorisent le rendement des élèves, plus l’auteur du feedback est crédible pour le bénéficiaire, plus ce dernier l’accepte, « l’effet du FBC demeure minimal si l’élève est incapable de comprendre le contenu de la leçon ou encore de l’incorporer dans un certain cadre d’information préexistant » __ PROVENCHER, G. (1985). J. Régulation. Un individu apprendra d’autant mieux que son environnement lui propose des feedback, des régulations sous diverses formes : identification des erreurs, suggestions et contre-suggestions, explications complémentaires, reprise de notions de base, travail sur le sens de la tâche ou la confiance en soi __ PERRENOUD, P. (1993). L’évaluation formative se situe dans la phase feedback du mécanisme de régulation du processus d’apprentissage qui comprend aussi une phase de guidance. Linda ALLAL (1991) a identifié trois types de régulations : interactive, rétroactive et proactive. Interactive : « La régulation est intégrée à la situation d’apprentissage tout au long de son déroulement. L’adaptation de l’activité d’apprentissage de l’élève est une conséquence immédiate de ses interactions avec l’enseignant, avec ses pairs, avec le matériel didactique. [Souvent il s’agit de démarches informelles qui font partie de la situation d’apprentissage.] Régulation différée : rétroactive et proactive : Ces deux formes d’évaluation interviennent à la suite d’un procédé systématique d’évaluation inséré, à un moment donné, dans le déroulement d’une séquence d’activités de formation. (...) Par régulation rétroactive, nous entendons la mise en place d’activités de remédiation permettant à l’élève de surmonter les difficultés ou de corriger les erreurs relevées lors de l’évaluation. L’évaluation rétroactive implique donc toujours un “retour” à des objectifs non maîtrisés ou à des tâches non réussies lors d’une première étape d’apprentissage. (...) Nous utilisons l’expression régulation proactive pour la prévision d’activités de formation futures, orientées davantage vers la consolidation et l’approfondissement des compétences des élèves que vers la remédiation aux difficultés spécifiques déjà rencontrées ou aux erreurs déjà commises » __ id. Dans la foulée de l’article de PROVENCHER (1985) sur le feedback correctif, Gérard SCALLON (1999) a exploré plusieurs modèles d’instruments à fonction formative fondés sur le feedback directement adressé à l’élève : le découpage d’une épreuve de maîtrise en profil de performance, les questions ou problèmes à réponses justifiées, les questions à choix multiple mettent en évidence des erreurs systématiques, les tâches conceptuelles mettant à jour certaines représentations de concepts et l’évaluation de productions complexes. L’auteur préconise des explorations en autoévaluation dont l’autoquestionnement et le réseau de concepts. K. Différenciation de l’enseignement. L’évaluation formative n’est en fin de compte qu’une des composantes d’un dispositif d’individualisation des apprentissages et de différenciation des interventions et des encadrements pédagogiques (ALLAL, L. et al., 1979) dans PERRENOUD, P. (1993-1994). Si la différenciation est impossible, l’évaluation formative n’est plus qu’une régulation globale et somme toute classique de la progression d’un enseignement frontal dans le « texte du savoir » (CHEVALLARD, 1985) __ PERRENOUD, P. (1993-1994). L. Didactique. L’évaluateur a besoin d’un cadre théorique auquel se référer lors des étapes de la démarche d’évaluation (choix du moment et de l’information à recueillir, interprétations possibles, etc.). Il doit alors s’inspirer des principes de la didactique de la discipline d’enseignement. Pour Linda ALLAL (1993), l’évaluation formative est « profondément ancrée dans la spécificité de la didactique de l’enseignement ». Pour Philippe PERRENOUD (1993), l’identification des erreurs et des fonctionnements de l’élève, et la nature des remédiations, dépendent de la structure et du contenu des connaissances et des savoir-faire à acquérir. M. Gestion des erreurs. Si l’intention de l’évaluation formative est d’apporter un correctif, il est important de structurer l’information (cueillette et interprétation) que l’on recueille afin d’identifier et d’analyser les erreurs faites par l’apprenant. Celles-ci peuvent être systématiques (représentations erronées, une mauvaise utilisation d’algorithmes, une sous-généralisation ou un surgénéralisation de concepts, etc.), dues à la négligence, etc. (SCALLON, G.). N. Évaluation formatrice. Forme particulière d’évaluation formative où l’apprenant est placé, en tant qu’acteur, au centre de son apprentissage et des régulations afférentes __ RAYNAL, F. et RIEUNIER, A. (1997). Ce concept a été développé par Georgette NUNZIATI à l’Université d’Aix-Marseille. Les instruments privilégiés de la construction des apprentissages sont : • l’appropriation par les élèves des critères d’évaluation des enseignants, • l’autogestion des erreurs, • la maîtrise des processus d’anticipation et de planification de l’action __ id. | |||||||||||||||||
ÉVALUATION FORMATIVE DES APPRENTISSAGESDoc. Mode d’évaluation de nature diagnostique dont la fonction essentielle est la régulation des apprentissages. VA consignation; enseignement modulaire, G et K; enseignement programmé, I; notation, A. EA évaluation critériée/diagnostique/sommative.Î évaluation pédagogique. A. Origine. L’idée d’évaluer dans le but de corriger ou de réviser a d’abord été appliquée à l’amélioration de cours par Lee J. CRONBACH (1963). S’appuyant sur cette idée, Michael SCRIVEN (1967) a donné le nom d’évaluation formative à ce type d’évaluation, et ce, dans le cadre d’une typologie d’évaluation des moyens d’enseignement. Benjamin S. BLOOM et al. (1971, 1981) ont transposé la typologie de SCRIVEN (l’évaluation formative et l’évaluation sommative) à l’évaluation des apprentissages. B. Interprétation critériée. De l’avis de la plupart des auteurs consultés, l’évaluation formative doit procéder d’une méthodologie à interprétation critériée ou tout au moins non normative puisque la progression de chaque élève ou de chaque étudiant, dans une démarche d’apprentissage, doit être guidée par des balises bien identifiées, et ce, sans égard à la performance d’autres individus. Pour ce qui est de l’instrumentation proprement dite et d’un point de vue technique, la méthodologie de l’évaluation formative relève d’une approche connue sous le nom d’interprétation critériée (ou « critérielle » selon Gilbert DE LANDSHEERE (1979)) là où les performances peuvent être soumises à des procédés de quantification : l’évaluation formative de performances complexes échappe à cette méthodologie puisque dans bien des cas l’appréciation sera principalement qualitative tout en évitant de comparer les individus les uns aux autres. Il apparaîtrait donc commode d’utiliser l’expression « non-normative » pour désigner toute une famille de procédés englobant, entre autres, la mesure à interprétation critériée proprement dite, l’évaluation (qualitative) de performances complexes et les exercices d’autocorrection centrés sur la rétroaction (ou feedback)laquelle peut tenir lieu d’enseignement correctif. C. Nature régulatoire. La plupart des définitions de l’évaluation formative ont pour point commun l’explicitation de sa fonction de régulation. Par exemple, cette définitionde Gilbert DE LANDSHEERE (1979) : « Évaluation intervenant en principe, au terme de chaque tâche d’apprentissage et ayant pour objet d’informer élève et maître du degré de maîtrise atteint et, éventuellement, de découvrir où et en quoi un élève éprouve des difficultés d’apprentissage, en vue de lui proposer ou de lui faire découvrir des stratégies qui lui permettent de progresser ». La pédagogie de même que l’élève peuvent être objets de la régulation comme en témoigne la définition de Gérard SCALLON (1988) : « Processus d’évaluation continue ayant pour objet d’assurer la progression de chaque individu dans une démarche d’apprentissage, avec l’intention de modifier la situation d’apprentissage ou le rythme de cette progression pour apporter (s’il y a lieu) des améliorations ou des correctifs appropriés ». La régulation des apprentissages, c’est-à-dire ce qui doit faire suite à une action d’évaluation formative, peut être réalisée de diverses façons; l’enseignement correctif demeure le moyen le plus souvent indiqué dans les définitions de l’évaluation formative; la rétroaction (feedback) est aussi un moyen qui semble s’affirmer de plus en plus dans les écrits à tendance didactique (voir YEANY, R. H. et MILLER, P. A., 1983; TOSTI, D. T., 1978 et PROVENCHER, G., 1985). D. Moments et types. Pendant plusieurs années, les moyens de réaliser l’évaluation formative des apprentissages ont été étroitement associés à la pédagogie de la maîtrise ou à la pédagogie de la réussite (le learning-for-mastery de BLOOM, 1968). La méthodologie a commencé à se diversifier avec la reconnaissance du rapport qui peut exister entre l’évaluation et les conceptions de l’apprentissage. Linda ALLAL (1978) a défini deux modalités de régulation, l’une interactiveet l’autre rétroactive. D’une part, la régulation interactive fait suite à des démarches d’observation non instrumentées où l’accent est mis sur les processus empruntés par l’élève ou encore sur sa représentation de la tâche à accomplir (évaluation formative continue). Dans l’esprit de ALLAL, la régulation interactive est au cœur de l’action didactique et de la situation pédagogique. D’autre part, la régulation rétroactive correspond à des démarches instrumentées d’évaluation formative et à des procédés de collecte d’observations qui s’intéressent au produit de l’apprentissage et non au processus même (évaluation formative ponctuelle). Ce deuxième type de régulation survient à la fin d’un épisode d’enseignement et d’apprentissage. Jean CARDINET (1986) a repris essentiellement la typologie de ALLAL, mais en y ajoutant des raffinements de nature fonctionnelle qui coïncident avec divers moments par rapport à la situation pédagogique. L’auteur identifie ainsi cinq types d’évaluation formative : l’évaluation formative de départ,interactive, ponctuelle, d’étape et diagnostique. Le Guide d’évaluation en classeproduit par le ministère de l’Éducation du Québec pour l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire (1982 et 1984) présente une typologie très voisine de celle de CARDINET sans toutefois recourir à des étiquettes particulières : avant..., pendant... et après... l’apprentissage. E. Termes associés. La méthodologie de l’évaluation formative doit s’adapter à plusieurs contextes pédagogiques dont, entre autres, l’application plus ou moins rigoureuse de la pédagogie de la réussite, le degré de structuration des objectifs d’une matière, la conception dominante de l’apprentissage et le degré d’autonomie des élèves, des étudiants. Les façons d’évaluer pour éclairer la régulation des apprentissages constituent en quelque sorte des appropriations multiples de l’évaluation formative qui peuvent caractériser un système éducatif (SCALLON, G., 1988). On a déjà fait allusion à l’évaluation (formative) continue et à l’évaluation (formative) ponctuelle (ALLAL, L., 1979). La participation, voire l’engagement de l’élève à sa propre évaluation formative conduisant à l’autocorrection et à l’autoévaluation (LESELBAUM, N., 1982) ou encore, dans le cadre des méthodes de travail intellectuel ou des méthodes d’étude, à l’autoquestionnement (ou self-questioning; WONG, G. Y. L., 1985). L. ALLAL (1985) a également exploré des stratégies de coévaluation (l’évaluation par les pairs). F. Évaluation et apprentissage. L’articulation entre l’évaluation et l’apprentissage repose sur la variété des situations-problèmes, entendues au sens large, proposées à l’élève. Que l’élève ait réussi ou échoué, en tout ou en partie, ses tentatives doivent être suivies d’un feedback de l’enseignant ou d’un échange de vues avec d’autres élèves. On doit ainsi chercher à créer les situations les plus riches possible, tout en se préoccupant au premier chef de la qualité des informations en retour à adresser à chaque élève et à chaque enseignant. Le feed-back peut être qualifié de correctif lorsqu’il correspond à des ajustements pertinents, voire à des améliorations. C’est ainsi que l’évaluation, qu’on ne devrait jamais hésiter à appeler formative, est intégrée à l’apprentissage __ SCALLON, G. (2004). | |
ÉVALUATION FORMATRICEDiagn./Doc. VA évaluation formative, N. | |
ÉVALUATION FORMELLEDoc.Évaluation systématique qui s’appuie sur des données obtenues méthodiquement à l’aide d’instruments et de grilles qui se focalisent sur des indicateurs d’observation et qui disposent de critères précis d’interprétation. Ant. évaluation informelle. VA évaluation, U. A. Réticence. Une des oppositions vigoureuses et courantes à toute forme trop officielle d’évaluation en milieu scolaire est la suivante : les intervenants se disent aptes à porter par eux-mêmes un jugement sur l’efficacité et l’efficience de l’éducation à leur palier du système, sans les complications associées à une évaluation sophistiquée comme l’est l’évaluation de projets ou de programmes éducatifs __ GAUDREAU, L. (2001). VA évaluation informelle, A. B. Avantages. Un des outils à la disposition des intervenants pour les aider à accroître la solidité et la portée de leur avis est, sans nul doute, l’évaluation systématique (certains spécialistes la nomment formelle, par opposition à informelle). Dans ce genre d’évaluation, le jugement est censé s’appuyer sur des informations méthodiquement recueillies et sur des critères clairement énoncés, qui aident ensuite à décider des mesures à prendre en fonction de ce jugement. Naturellement, cela vise à améliorer la situation, dont celle « sur le terrain ». Ainsi, par ses procédés rigoureux à caractère scientifique, l’évaluation systématique produit de la connaissance mieux assurée. Elle donne également de la crédibilité et de la reconnaissance professionnelles. Elle peut ainsi contribuer à l’empowerment des intervenants d’éducation eux-mêmes __ id. C. Validité; fiabilité; crédibilité. La validité, la fiabilité et la crédibilité, apparentes dans une évaluation systématique adéquate, sont habituellement supérieures à celles de l’évaluation informelle. Ces qualités viennent en droite ligne du processus d’évaluation en entier, peu importent les personnes, et font alors beaucoup moins intervenir les seules intuitions, les jugements personnels ou l’expérience et la réputation professionnelles des intervenants, à moins que ces facettes ne constituent elles-mêmes des sujets auxquels l’évaluation s’intéresse. L’évaluation systématique offre une « certitude » plus grande que l’évaluation informelle, quant à la bonne valeur des conclusions de l’évaluation. Le jugement rendu est le plus sûr possible. Il s’ensuit des recommandations d’action ou de décision beaucoup plus certaines __ id. | |
ÉVALUATION GLOBALEDoc./Rech. Évaluation portant sur une période prolongée d’apprentissage et sur une pluralité d’aspects du développement personnel et du rendement du sujet dans plusieurs disciplines différentes, ou encore sur plusieurs facettes d’une recherche. Ant. évaluation spécifique. EA évaluation continue/ponctuelle; mesure globale. Extension. L’évaluation globale peut également s’appliquer dans l’appréciation de tous les aspects d’un système éducationnel ou d’une recherche. V évaluation pédagogique. | |
ÉVALUATION INFORMELLEDoc.Évaluation effectuée par les acteurs (ex. : directeurs, enseignants, élèves, parents) d’un milieu ou d’une situation en s’inspirant principalement de leurs perceptions et observations spontanées. Ant. évaluation formelle. VA évaluation, U. A. Avantages. Les avis ainsi recueillis peuvent devenir une mine de renseignements et d’enseignements, mais la démarche pour y arriver reste fragile. Leur opinion serait probablement mieux entendue si elle dépassait le stade des impressions, du ressenti ou de l’observation impromptue qui correspondent à l’évaluation informelle __ GAUDREAU, L. (2001). B. Faiblesses.• Dans une évaluation informelle « pure », les procédés d’observation sont naturels, souvent spontanés ou intuitifs (par exemple, les impressions ressenties par les intervenants des projets) et presque jamais systématiques (par exemple, compilation des taux de satisfaction). La démarche d’évaluation n’est pas planifiée (ou si peu), ni découpée en un ensemble d’opérations méthodologiques précises. Pour recueillir des informations, on ne recourt pas à des instruments d’observation éprouvés, mais à la présence d’esprit des intervenants ou à des « instruments-maison » les plus simples possibles. Les informations ainsi recueillies sont principalement de nature qualitative (propos ou énoncés oraux ou écrits) et quelquefois, quantitative, mais limitées à des compilations de chiffres (par exemple : listes des notes obtenues par les élèves). • Souvent, ce qui est évalué reste vague, peu explicite. Soit qu’il n’y ait pas d’indicateurs de cet objet d’évaluation, soit que ces indicateurs varient d’un observateur à l’autre dans un même milieu, voire d’une observation à l’autre. • À la fin de l’évaluation informelle, le jugement rendu s’appuie sur des données d’observation peu ou pas analysées et qui sont restées au stade des interprétations intuitives. Les recommandations d’action et de décision qui s’ensuivent peuvent être intéressantes, mais elles débordent presque toujours de ce que l’évaluation informelle permet réellement de démontrer. • La principale force de l’évaluation informelle, tout comme l’une de ses grandes faiblesses, d’ailleurs, réside dans l’expérience, dans le sens critique et les aptitudes personnelles de ceux et celles qui évaluent : il faut bien connaître ces personnes et avoir confiance en elles pour avoir confiance au contenu de l’évaluation (...) La crédibilité de l’évaluation informelle dépend de la réputation de ces personnes, au lieu d’être reliée à l’évaluation elle-même. • L’évaluation informelle ne se prête vraiment pas aux applications explicites, rigoureuses ou méthodiques exigées par l’emploi d’indicateurs ou de critères d’évaluation dans le cadre d’une approche par résultats en éducation. Pour appliquer cette approche, il vaut mieux recourir à l’évaluation systématique et la pratiquer en milieu scolaire __ id. | |
ÉVALUATION INSTITUTIONNELLEAdm. scol./Gest. ens. F.f. VA évaluation des établissements, A. | |
ÉVALUATION NORMATIVEDoc. Mode d’évaluation où la performance d’un sujet est comparée, au moyen de rang centile ou de stanine, à celle des autres personnes d’un groupe de référence d’après un même instrument. Ant. évaluation critériée. VA évaluation du curriculum, F; mesure, A. EA interprétation normative. A. Expression. L’évaluation normative se traduit habituellement par des indices exprimés en rangs centiles, en stanines, etc. Elle fournit peu d’indication sur ce que l’élève peut effectivement savoir ou accomplir. B. Extension. L’évaluation normative peut également s’appliquer à l’appréciation de tous les aspects d’un système éducationnel ou d’une recherche. V évaluation pédagogique. C. Illustration __ MEQ, DGDP : DMEA (1978).
Remarque : La définition et l’illustration montrent qu’aucun jugement n’est porté sur la mesure observée : seule une comparaison est faite au groupe. Il ne s’agit donc en fait que d’une interprétation normative de la mesure. L’expression évaluation normative n’a donc du sens que pour signifier qu’elle s’appuie sur des résultats interprétés de façon normative. | |
ÉVALUATION PAR LES PAIRSn.f. Ens. lang./Ens. L2/Doc. Moyen d’évaluation « qui rend les élèves actifs et les amène (…) à prendre en charge leur communication orale par la détermination des forces et des faiblesses de leurs camarades » (LAFONTAINE, 2007 : 31) dans un but d’amélioration et de consolidation __ DUMAIS, C. (2011a). A. Interaction. Ce moyen d’évaluation nécessite une « interaction entre des individus appelés à évaluer la quantité, la valeur, la qualité et le succès des productions ou de l’apprentissage de leurs pairs » (TOPPING, 1998, dans DURAND et CHOUINARD, 2006, p. 242). __ DUMAIS, C. (2011). B. Pratique. L’évaluation par les pairs peut s’appliquer au regard de tous les contenus scolaires et les habiletés à développer à tous les ordres d’eseignement. | |
ÉVALUATION PAR REVUE DE PROJETIng./Ing. cur. Évaluation portée par un groupe de personnes, non directement impliquées dans le développement du produit, sur la résultante de l’une ou l’autre des phases de l’analyse de la valeur __ PETITDEMANGE, C. (1985). Ex. : revue critique de faisabilité, de conception, de définition, etc. V évaluation du curriculum. A. Ing. cur. Évaluation portée par un groupe de personnes, non directement impliquées dans le développement du produit pédagogique, sur la résultante de l’une ou l’autre des phases de l’analyse de la valeur pédagogique. Ex. : revue de projet de préconception, de conception, etc. B. Rôle. Le groupe de revue de projets émet des recommandations et des observations qui permettent de prendre des décisions éclairées quant à la poursuite de l’étude de développement. Selon Claude PETITDEMANGE (1985), l’évaluation par revue de projet permet : 1. de juger des éléments importants de chacune des phases de développement; 2. de favoriser la confrontation de positions diverses en un débat le plus ouvert possible; et 3. de mettre en évidence des situations anormales ou susceptibles d’être améliorées. C. Éduc. Les divers rôles de la revue de projet sont reconduits au domaine de l’éducation. Le lieu le plus favorable à l’exercice de ces revues est sans conteste le groupe de recherche auquel appartient le concepteur du produit. Ces revues peuvent également se dérouler dans le cadre de séminaires ou d’internats de recherche. Dans tous les cas, les revues de projet devraient aussi comporter la consultation d’experts au regard des objets d’évaluation. | |
ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE1. Doc. (Gén.). Processus visant à apprécier objectivement tous les aspects reliés directement aux apprentissages : le rendement et les caractéristiques des sujets, les programmes d’études, l’enseignement, l’évaluation, la gestion de l’enseignement et de l’apprentissage, le personnel et les établissements, en vue d’assurer le meilleur système éducatif possible. VA égalisation des chances en éducation, H. = {évaluation critériée/formative/sommative}. 2. Doc. (Spéc.). Processus visant à apprécier objectivement le rendement scolaire et les difficultés d’apprentissage d’un sujet en regard d’objectifs spécifiques en vue de prendre les meilleures décisions possibles relatives à la planification de son cheminement ultérieur. VA évaluation de l’enseignement, A/des apprentissages, A; jugement, F. A. Types. On compte quatre types principaux d’évaluation pédagogique : 1. relativement aux fonctions : formative ou sommative; 2. relativement au type d’interprétation : critériée ou normative; 3. relativement au contenu de l’objet : spécifique ou globale; 4. relativement au temps ou à la durée : ponctuelle ou continue. B. Démarche évaluative __ MEQ, DGERD (1990).
C. Buts : 1. améliorer la qualité des décisions relatives à l’apprentissage et au développement général de l’élève; 2. fournir de l’information claire et utile aux parents sur les progrès de leurs enfants dans la poursuite des objectifs de formation; 3. fournir à l’élève des renseignements utiles à d’autres niveaux d’enseignement et aux employeurs éventuels; 4. fournir des indications aux responsables à divers paliers d’intervention et au public afin qu’ils puissent juger de la qualité du système d’éducation __ MEQ (1981). D. Principe directeur. L’évaluation est partie intégrante des processus d’enseignement et d’apprentissage __ id. L’évaluation désigne toute activité qui vise à analyser et à interpréter des résultats ou des indices provenant de la mesure afin de prendre de meilleures décisions. En d’autres mots, évaluer, c’est accorder une valeur à un résultat en le situant par rapport à un critère ou à une norme __ MEQ (1985). E. Égalité. L’égalité, en particulier l’égalité des individus devant le système d’éducation, exige une évaluation sérieuse de l’élève. Comment, à cet égard, s’assurer, par exemple, que les difficultés individuelles puissent être réduites grâce au système d’éducation si, au départ, ces difficultés ne sont pas détectées par une évaluation alerte, soucieuse de ce que chaque élève soit servi le mieux possible, selon ses capacités, par ce système __ MEQ (1981). F. Justice.Évaluer, c’est juger, c’est en quelque sorte rendre justice. Or, l’évaluation de l’apprentissage d’un élève exige un ensemble de renseignements pertinents que la seule intuition et encore moins l’arbitraire ne peuvent fournir. (...) La précision et la nuance accrues du processus évaluatif portent le germe d’un jugement mieux appuyé, par conséquent, d’une pratique plus sûre de la justice à l’endroit de l’élève __ id. G. Rigueur intellectuelle. (...) lorsqu’on évalue l’apprentissage ou le développement général d’un élève, on porte des jugements au sujet d’un être humain. D’une part, ce dernier a le droit inaliénable à ce que ces jugements soient aussi conformes que possible à la réalité; d’autre part, l’évaluateur doit avoir conscience des limites de ses moyens et des difficultés de bien connaître l’humain. Le processus évaluatif doit donc être le plus rigoureux possible par respect pour la personne __ id. | ||||||||||||||
ÉVALUATION PONCTUELLEDoc./Rech. Évaluation focalisée sur un moment précis du cheminement d’apprentissage du sujet ou du déroulement d’une expérimentation. L’évaluation ponctuelle implique la considération d’un résultat à un moment bien précis __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). EA évaluation globale; mesure ponctuelle/spécifique. Î évaluation continue. Évaluation ponctuelle/continue. Bien qu’antonymes l’une de l’autre, les deux expressions peuvent être reliées de la façon suivante : l’évaluation continue est une somme d’évaluations ponctuelles, portant sur une même cible et fournissant une pluralité d’informations à des intervalles de temps plus ou moins réguliers. Loin de s’opposer, les évaluations ponctuelle et continue se complètent. | |
ÉVALUATION PRÉDICTIVEDiagn./Doc. Évaluation d’orientation particulière qui consiste à prédire les chances de réussite d’une personne dans une filière de formation __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). VA évaluation d’orientation, A. Conséquences. Elle peut amener à prendre des mesures particulières comme améliorer la qualité de sa langue écrite pour augmenter ses chances d’obtenir un diplôme. | |
ÉVALUATION PRÉVISIONNELLEDiagn./Doc. Anticipation de la réalité par la formulation d’hypothèses sur l’avenir __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). Évaluation de l’opportunité de prendre telle décision, en fonction de l’évolution estimée de l’un ou l’autre paramètre __ id. VA évaluation d’orientation, A. | |
ÉVALUATION PROFESSIONNELLEDoc./Form. prof. V évaluation de la capacité professionnelle. | |
ÉVALUATION SANCTIONNELLEDoc. Syn. évaluation sommative. | |
ÉVALUATION SECONDAIREDoc./Rech. Syn. métaévaluation. | |
ÉVALUATION SOMMATIVE1. Doc. Évaluation, effectuée à la fin d’un cycle ou d’un programme d’études ou, encore, à la suite d’apprentissages extrascolaires, ayant pour but de connaître le degré d’acquisition de connaissances ou d’habiletés d’un élève afin de permettre la prise de décisions relatives, entre autres, au passage à la classe supérieure, à la sanction des études, à la reconnaissance des acquis expérientiels __ OQLF (2003); mode d’évaluation s’appuyant sur des interprétations tantôt critériées, tantôt normatives, effectuée au terme d’une période déterminée de la scolarité du sujet (cours, programme ou partie de programme d’études, année, cycle, etc.) et fournissant les informations permettant de juger de l’état de la progression du sujet ou encore, de décider de la promotion, de l’accréditation ou de la diplomation du sujet. Syn. évaluation-bilan; évaluation sanctionnelle. Ant. évaluation formative. VA approche par compétences, E et F; consignation; évaluation, F, G et N; évaluation du curriculum, F; notation, A; transmission, A. EA évaluation formative/normative/pédagogique. 2. Éduc. Évaluation ayant pour but de sanctionner (positivement ou négativement) une activité d’apprentissage, afin de comptabiliser ce résultat en vue d’un classement ou d’une sélection (...) c’est l’évaluation qui permet, par contrôle continu, par examen, ou par système mixte, d’attribuer des diplômes, de certifier une compétence. (...) On parlera alors d’évaluation certificative ou de certification __ RAYNAL, F. et RIEUNIER, A. (1997). 3. Éduc. Bilan qui fait le point sur la somme des acquis __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). 4. Édum. Évaluation qui vise à rendre une appréciation finale quant à la valeur d’un didacticiel, d’un document pédagogique, etc., habituellement en jugeant de son succès ou de son échec par rapport à un objectif __ BIBEAU, R., MEQ : DRD (1992). A. Nature. L’évaluation sommative sert à informer l’élève et l’enseignant sur la maîtrise d’un ensemble d’objectifs. La décision qui en résulte peut être d’ordre pédagogique (des mesures de récupération, par exemple) ou d’ordre administratif (des notes qui apparaissent sur le bulletin scolaire, qui font que certains élèves « passent » ou ne « passent pas », par exemple) __ CSE (1982). (...) juger de l’état du développement des habiletés ou de l’acquisition des connaissances. (...) juger de la réussite d’un élève pour un programme d’études. Dans ce but, pour rassembler les informations nécessaires, on a recours à des épreuves représentant bien l’ensemble du programme visé. Puis, on interprète les résultats obtenus et on porte un jugement sur la réussite des élèves. On prend ensuite des décisions concernant entre autres le passage à une classe supérieure ou la sanction des études. Les résultats de cette démarche sont consignés dans un bulletin scolaire officiel à caractère permanent __ MEQ, DGERD (1990). B. Évaluation formative Évaluation sommative - après chaque tâche d’apprentissage - après une pluralité de tâches d’apprentissage - caractère privé (sujet « agent) - caractère public (classement, bulletin, certificat, diplôme, etc.) C. Extension. L’évaluation sommative peut également s’appliquer dans l’appréciation de tous les aspects d’un système éducationnel ou d’une recherche. V évaluation pédagogique. D. Didacticiel. L’évaluation sommative implique normalement une large expérimentation du logiciel éducatif (didacticiel). Ces activités peuvent comprendre des prétests et des post-tests, et l’observation détaillée de l’utilisation du produit par l’élève. Dans le cas d’un logiciel, l’évaluation sommative vise à déterminer s’il réalise ou non les objectifs annoncés par l’éditeur, par exemple, l’amélioration des capacités de résolution de problèmes ou l’amélioration de la connaissance d’un sujet __ BIBEAU, R., MEQ : DRD (1992). E. Sélection négociée. Si le système de sélection et d’orientation laisse les familles et les élèves assumer leurs responsabilités, prendre les risques d’une orientation trop ambitieuse, et donc d’un échec quelque temps plus tard, on retrouve au moment de la sélection, une relation d’aide. Le rôle de l’école (...) est de donner des conseils, des renseignements, des indications à partir desquelles les élèves et leurs familles décideront en connaissances de cause. Dans ce cas, plutôt que de s’opposer à l’évaluation formative, l’évaluation sélective la prolonge, dans la même logique coopérative __ PERRENOUD, P. (1993). F. Épreuves à caractère sommatif. Épreuves situées à la fin d’une séquence d’apprentissage et visant à établir le bilan des acquis des élèves __ MERF (1997). G. Évaluation sommative et autres types d’évaluation. Le terme « sommatif » fait principalement référence aux moyens à mettre en œuvre pour évaluer, et non à l’objectif visé par l’évaluation (la prise de décision) : une évaluation sommative n’est d’ailleurs pas utilisée au seul service de la certification. Comme toute évaluation de produit, elle peut, de façon accessoire, aider à orienter ou à réguler. Dans sa forme, elle est d’ailleurs très proche d’une évaluation diagnostique. Ce sont toutes deux des bilans, mais qui ont des fonctions différentes. Tout comme l’évaluation diagnostique (...), l’évaluation sommative n’est donc qu’un moyen au service d’une autre évaluation. On pourrait tout simplement parler de « bilan » __ DE KETELE, J.-M. et ROEGIERS, X. (1996). | |
ÉVALUATION SPÉCIFIQUEDoc./Rech.Évaluation portant sur un ou quelques aspects précis du cheminement d’un sujet ou du déroulement d’une recherche. Ant. évaluation globale. EAévaluation continue/ponctuelle; mesure spécifique. | |
ÉVALUATION SYSTÉMATIQUEDiagn./Doc./Rech. Jugement rationnel et fondé, posé sur la valeur de l’objet évalué, qui intègre des informations méthodiquement et rigoureusement recueillies, en fonction d’indicateurs et de critères clairement énoncés, pour conduire à des décisions à prendre et à des actions à entreprendre en lien avec ce jugement __ GAUDREAU, L. (2001). Syn. évaluation formelle. Ant. évaluation empirique/informelle. | |
ÉVALUATION UNIFORMISÉEAdm. scol./Lég. scol. Produit obtenu par la multiplication des valeurs inscrites au rôle d’évaluation d’une corporation municipale par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale __ Loi sur l’Instruction publique du Québec (1964). | |
ÉVALUATION-BILANDoc. Syn. évaluation sommative. | |
ÉVALUATION-DIAGNOSTICDoc. VA évaluation, G. | |
ÉVALUERv. Diagn./Doc./Rech. Opération qui consiste à estimer, à apprécier, à porter un jugement de valeur ou à accorder une importance à une personne, à un processus, à un événement, à une institution ou à tout objet à partir d’informations qualitatives et/ou quantitatives et de critères précis en vue d’une prise de décision. Évaluer, c’est comprendre, éclairer l’action de façon à pouvoir décider avec justesse de la suite des événements __ ANGERS, P. (1978) dans PARÉ, A. (1978). Évaluer consiste à comparer les résultats réalisés et les résultats attendus __ MEO (1975). Examiner le degré d’adéquation entre un ensemble d’informations et un ensemble de critères adéquats à l’objectif fixé, en vue de prendre une décision __ DE KETELE, J.-M. (1985). VA évaluation, E; évaluation pédagogique, B. A. Nature. Évaluer, c’est accorder une valeur à un résultat en le situant par rapport à un critère ou à une norme. Pour évaluer, il faut donc posséder le résultat de la mesure et avoir aussi un critère ou une norme de comparaison afin de situer ce résultat dans un cadre de référence __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). B. Utilité. L’information obtenue grâce au résultat de la mesure et le jugement porté lors de l’évaluation doivent servir à prendre une meilleure décision relativement à diverses situations dont le progrès de l’élève quant à son apprentissage ou à son développement général. (...) Il devient alors possible de prendre, au sujet des élèves, des décisions qui sont étayées par des informations plus circonstanciées que les décisions qui sont prises directement à la suite de simples jugements de valeur __ id. C. Mesure/évaluation/décision. ![]() D. CN : épreuve pour * les facteurs de la valeur physique. | |
ÉVEIL À L’ÉCRIT1. Éduc. (Gén.). Prise de conscience progressive de l’existence de l’écrit. 2. Éduc. (Préscol.). Toutes les acquisitions en lecture et en écriture, c’est-à-dire les connaissances, les habiletés et les attitudes que l’enfant acquiert avant d’arriver à lire de façon conventionnelle __ GIASSON, J. (1998). Qsyn.émergence de l’écrit;entrée dans l’écrit. V appropriation de l’écrit. A. Alphabétisation. L’éveil à l’écrit peut être associé à l’alphabétisation familiale. Il y a des activités d’alphabétisation familiale qui s’adressent tant aux parents qu’aux enfants et qui comportent certaines activités d’éveil à l’écrit destinées aux enfants du préscolaire. V alphabétisation familiale. B. Maternelle. L’éducation préscolaire accorde une priorité à l’éveil à l’écrit. Sur ce plan, Jocelyne MORIN (2002) note que l’environnement et les activités de la classe maternelle offrent de multiples possibilités pour intéresser l’enfant à la lecture et à l’écriture. Par exemple, le coin magasin peut inciter l’enfant à dresser une liste de ses achats; le coin des sciences peut proposer des activités où l’enfant doit lire chacune des étapes pour pouvoir réaliser l’expérience. | |
ÉVÉNEMENT DE COMMUNICATIONBio./Écol./Écol. éduc./Écol. hum./Physio./Psych. VA stress, E. | |
ÉVÉNEMENT STRESSANTBio./Écol./Écol. éduc./Écol. hum./Physio./Psych. VA stress, E. | |
ÉVOLUÉ,Eadj. 1. Gén. Qualifie une personne aux idées larges et qui fait montre d’ouverture d’esprit. Ant. arriéré; borné; fermé; inerte; rétrograde; sclérosé; statique; stationnaire. 2. Éduc. Se dit d’une personne qui s’est assuré un développement certain. Syn. cultivé; éclairé; érudit; raffiné. 3. Soc. Se dit d’un peuple ou pays à l’avant-garde de la civilisation. Syn. civilisé. | |
ÉVOLUTIF,IVEadj. Gén. Susceptible de poursuivre, positivement ou négativement, son évolution : une situation, une maladie évolutive; ce qui produit une évolution : la cause évolutive d’un événement. | |
ÉVOLUTION1. Gén. Séquence prolongée et orientée de modifications graduelles, minimes et souvent imperceptibles qui transforment progressivement des êtres, des institutions, des savoirs et des choses en profondeur. L’évolution d’une personne, d’un système éducatif, des pratiques pédagogiques, du climat. Chacune des phases successives résultant du processus. Les phases d’évolution de l’être humain de la naissance à la mort. 2. Spéc. Impulsion intrinsèque des êtres et des institutions vers la création et le progrès. L’Évolution créatrice de BERGSON. 3. Éduc. Transformation graduelle de l’être humain, orientée vers le développement de l’ensemble de ses potentialités, sous l’influence de son milieu et de sa propre maturation. Syn. développement. Le développement d’un être éduqué. Ant. fixité; immobilité; inertie; permanence; sclérose; stagnation; statisme. V croissance, 6; curriculum humaniste. VA W. TA paradigme. 4. Hist. éduc. Changement dans les conceptions et les connaissances éducationnelles ainsi que dans les systèmes d’éducation à travers le temps. Selon DURKHEIM, adaptation de l’éducation aux besoins résultant des modifications des conditions humaines et sociales d’une génération à la suivante __ HOTYAT (1973). 5. Ling. Ensemble des modifications d’une langue, observées sur une période et dans un contexte déterminés. L’évolution de la langue française en Afrique, en Amérique, en Europe. 6. Psych. Suite d’étapes générales ou particulières du développement psychologique de l’être humain. Les crises et les bénéfices de l’évolution psychologique de la vie humaine. V croissance, 7. 7. Rech./Sc. Processus dynamique fondamental de la nature. L’évolution du corps humain, d’une plante, d’une population. V croissance, 2, 3, 4 et 7. VA modèle de changement planifié, F; paradigme, K et M; système auto-organisateur, B. A. Étym. Du latin e -, à partir de, hors de, volvere, rouler, evolutio, déroulement, action de se dérouler. Début au XVIe siècle dans le sens militaire : l’évolution, les manœuvres des troupes. Sens actuels depuis le XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, en opposition à la vision traditionnellement hiérarchique, fixiste et créationniste de la nature, théorie de l’évolution avec DARWIN, LAMARCK et SPENCER s’appuyant sur les développements de l’anatomie comparée, de la biogéographie, de la généalogie et de la paléontologie. Au XXe siècle, théories évolutionnistes dans les domaines de la spiritualité (BERGSON, Teilhard DE CHARDIN), de la science (anthropologie, biologie, biochimie, physiologie) et même de la pédagogie (DEWEY, FERRIÈRE). VA W. B. Créationnisme/transformisme/évolutionnisme. Le naturaliste français Georges CUVIER (1769-1832) estima qu’il y avait eu des catastrophes périodiques qui, chaque fois, avaient détruit la vie sur la Terre, et qu’après chacune d’elles, des formes de vie nouvelles et un peu différentes avaient été créées. D’autres cependant étaient d’avis que la vie était continue, mais que des formes individuelles pouvaient avec le temps se transformer lentement en des espèces nouvelles et différentes. La vie serait comparable à un rouleau qui se déroulerait en révélant au fur et à mesure des formes de vie toujours renouvelées. Ainsi, à partir de formes très simples, toute la complexité et la variété de la vie actuelle seraient venues à l’existence, tandis que certaines formes, également complexes, auraient pu exister auparavant pour disparaître ensuite. Cette théorie s’appelle évolution. (...) Le naturaliste anglais Charles DARWIN (1809-1882) n’a nullement été le premier à penser à l’évolution, mais il rassembla tant de preuves et publia, en 1859, un si remarquable livre à ce sujet — De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, (...) — qu’il peut être considéré comme le père de cette théorie __ ASIMOV, I. (1959, 1976). Le transformisme de DARWIN aurait été influencé par le naturaliste français Jean-Baptiste de Monet, chevalier de LAMARCK (1744-1829). Pour le biologiste français Jean ROSTAND (1894-1977), c’est à LAMARCK que nous devons la « première théorie positive de l’évolution des êtres vivants ». Selon cette théorie, les deux causes principales des transformations sont : 1. la tendance spontanée des êtres vivants vers le perfectionnement, et 2. l’influence catalytique des circonstances extérieures, ce qui suscite l’adaptation au milieu. À son tour, le philosophe anglais Herbert SPENCER (1820-1903) se serait appuyé sur les travaux de DARWIN pour construire sa théorie de l’évolutionnisme des êtres vivants selon quatre stades successifs : inorganique, biologique, psychologique et social. La loi de la complexité croissante se vérifie à chacun de ces stades : on observe le passage progressif d’un état homogène indéfini (agrégat divisible et incohérent) à celui de l’hétérogène défini (organisme cohérent de moins en moins divisible); il se produit une intégration croissante des parties au tout par une multiplication de relations diversifiées. VA W. C. Orthographe. Dans le sens 2, le terme s’écrit avec un É majuscule : la force inéluctable de l’Évolution. D. Quantitatif/qualitatif. Dans le sens 7, l’accent est mis sur l’aspect quantitatif de l’évolution; aux sens 3 et 6, l’aspect qualitatif prédomine. VA J; développement, I. E. Progression/régression. L’évolution peut être progressive lorsqu’elle concourt à une amélioration, à un avancement, à un changement bénéfique : la démocratisation qualitative de l’éducation; le désarmement des pays; l’atteinte d’un stade supérieur de développement. L’évolution peut aussi signifier un changement régressif, une marche arrière, une détérioration : le retour à l’éducation véritable d’une seule minorité; la croissance de la pollution de la planète; la sénilité d’une personne. Syn. involution; régression. F. Avance. L’avance est synonyme d’évolution lorsque l’on désire signifier le cheminement déjà effectué. G. Avancement. Alors que l’avancement indique aller de l’avant, l’évolution porte surtout sur la façon dont le changement se produit. H. Changement. L’évolution implique nécessairement un changement particulier, celui d’être continu et profond. C’est le processus du changement qui instaure des différences et qui provoque l’évolution. I. Conversion. Dans cette optique opposée au darwinisme, l’évolution serait un phénomène discontinu provoqué par des mutations. J. Croissance/développement. L’évolution implique le passage de formes plus simples à des formes plus complexes. La croissance met l’accent sur la quantité des parties et la grandeur d’un tout tandis que le développement focalise sur la qualité progressive des relations au sein d’un ensemble. V croissance; développement. VA D. K. Devenir. Le devenir est un terme philosophique qui indique le mouvement même de l’évolution. L. Essor. L’essor concerne l’élan, l’envol, l’impulsion ou encore, la croissance, l’extension, le progrès d’une évolution. M. Innovation. L’innovation implique une évolution souhaitable ou indésirable d’une situation prolongée en vue d’y introduire un changement majeur et inédit. N. Métamorphose. La métamorphose indique une évolution considérable qui rend son objet méconnaissable. O. Modification. La modification définit une évolution parcellaire et parfois accidentelle d’un tout dont la nature demeure pratiquement inchangée. P. Mouvement. Le terme mouvement ajoute un cadre de référence à l’évolution. Q. Mutation/transmutation. Alors que l’évolution est progressive et peut concerner un être, la mutation est brusque et soudaine alors que la transmutation implique une évolution totale de la nature d’un objet. R. Progrès/progression. Le progrès signifie la résultante d’une évolution positive; la progression indique le processus par lequel une évolution se produit continuellement et en respectant un ordre et des principes. S. Révolution. La révolution implique une évolution d’envergure, totale et durable d’une situation que l’on renverse parfois avec violence. En sciences, révolution prend le sens de retour à un point de départ. T. Transformation. Il y a transformation lorsqu’une évolution conduit à un état méconnaissable en référence avec la situation de départ. Il y a transformation lorsque se produit le passage d’une forme à une autre, modification d’un corps à un autre. VA B. U. Tournure. La tournure définit l’aspect qu’emprunte une évolution. V. Variation. La variation fait référence à une évolution superficielle, temporaire et souvent irréfléchie ou capricieuse. W. Éduc. L’anatomiste russe Karl Ernst von BAËR (1792-1876) fut le premier à formuler la loi biogénétique fondamentale selon laquelle l’ontogénèse (le développement de l’individu) est la récapitulation abrégée de la philogénèse (le développement de l’espèce et du genre au sein d’unités morphologiques plus vastes). Reprise par les naturalistes allemands Fritz MÜLLER (1821-1897) et Ernst HAECKEL (1834-1919), cette théorie influença le domaine de l’éducation. Selon Mauro LAENG (1974) : « Aussi certains sont-ils partis de là pour retrouver une correspondance entre le développement de l’enfant et celui de l’humanité, dans les diverses phases de la préhistoire, de la protohistoire et de l’histoire (Ferrière, Dewey) ». Alors que chez DARWIN, l’évolution résulte de la sélection naturelle, de la variation individuelle et de la compétition instinctuelle, chez von BAËR, le développement personnel s’effectue selon les principes de la coopération, de la cohérence et de la structuration des parties. Ces deux paradigmes conduiront à des perceptions éducationnelles très différentes : d’une part, DEWEY et SKINNER, d’autre part, PIAGET, HALL, BALDWIN. X. Facteurs internes/externes. Toute évolution provient de changements internes et de pressions externes de l’environnement. Y. CN : cycle (général) d’*. | |
ÉVOLUTION DU CURRICULUMCur. Processus majeur de changement qui concerne un système curriculaire dans la perspective de modifications importantes qu’il y aurait à apporter aux assises curriculaires préconisées par un milieu scolaire ou un système d’éducation. VA expérimentation du curriculum, D. EA modification/révision du curriculum. RN cycle (général) du curriculum, A. Évolution/modification/révision du curriculum. Plus que la modification ou la révision du curriculum, l’évolution du curriculum implique des changements majeurs au système curriculaire en usage compte tenu de données et d’orientations nouvelles que l’on adopte. En ce sens, l’évolution du curriculum s’apparente à un renouveau curriculaire qui concerne le changement d’assises curriculaires. | |
ÉVOLUTION PÉDAGOGIQUEPéd. Transformation des conceptions, des savoirs et des pratiques pédagogiques à une époque ou à travers le temps. V évolution, 4. | |
ÉVOLUTION SOCIALE1.Éduc. Développement d’une personne au regard des habiletés spécifiques à intervenir avec ses semblables. Syn. développement social. 2. Sc. Transformation du cadre de vie d’un individu ou d’un groupe. | |
ÉVOLUTIONNISME1. Bio./Phi./Sc./Théo. Doctrine selon laquelle l’état actuel des espèces vivantes résulte des transformations et des modifications des formes vivantes primitives. Syn. transformisme. Ant. créationnisme; fixisme. VA animisme, A; créationnisme; évolution, B; historicisme, B; holisme, A; pédagogie active, A; réalisme scientifique, D. TA darwinisme; lamarckisme. 2. Éduc. cult. VA culture, G et H. A. Historique. La première grande théorie explicative évolutionniste est celle de Jean-Baptiste LAMARCK (1744-1829), qui admet l’idée aujourd’hui réfutée de l’hérédité des caractères acquis. Le darwinisme, venu immédiatement après, postule le mécanisme de la sélection naturelle (DARWIN, C., 1859). De nos jours, l’évolutionnisme synthétique fait intervenir des données de la zoologie, de la botanique, de la paléontologie, de la génétique des populations, etc. B. CN __ évolutionniste : modèle *. | |
E |
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EXACTITUDE1. Diagn./Doc. Qui coïncide parfaitement avec la réalité, les faits, les données. VA mesure, C. 2. Rech. Qualité de ce qui est exempt d’erreur. Précision très rigoureuse. CN __ exact,es : concept *; taxonomie des habiletés en sciences *. | |
EXAMEN1. Gén. Recherche et observation attentives. 2. Doc. Processus d’observations minutieuses qui sert à déterminer l’état de la progression d’un sujet à diverses périodes fixes de son cheminement d’apprentissage au moyen d’épreuves diverses (orales ou écrites, théoriques ou pratiques, partielles ou finales, individualisées ou collectives, de type objectif ou de type composition, etc.); épreuve ou ensemble d’épreuves qu’on fait subir à un candidat pour constater ses capacités, ses connaissances __ BLOOM, B. S. (1969); épreuve ou série d’épreuves, portant sur un ensemble d’enseignements, que l’on fait subir à un candidat dans le but d’évaluer ou de contrôler ses capacités et ses connaissances en vue de la sanction des études __ OLF (1998). Réussir un examen, être reçu (ou refusé) à un examen; examen d’admission, d’entrée, de sortie, de passage; examen de fin d’études; session d’examen, jury d’examen; préparer, passer, subir un examen; se présenter à un examen; se faire recaler à un examen; échouer à un examen; épreuves (orales ou écrites) d’un examen __ CTEQ (1988). TA concours;épreuve; test. EA instrumentde mesure. A. Examen désigne aussi l’action de contrôler ou d’évaluer les connaissances ou les capacités d’une personne __ OLF (1998). B. Passer/être reçu/administrer. En français contemporain, passer un examen signifie subir les épreuvesd’un examen, et non pasêtre reçu, sens vieilli de cette expression. L’anglais to pass an examination signifieêtre reçu, avoir réussi l’examen __ id. Administrer un examen; dire plutôt faire passer un examen. C. Concours. Le concours vise la sélection d’un nombre déterminé de candidats. L’examen ordinaire fonde son verdict sur le critère d’une note minimale, tandis que l’objectif de l’examen purement descriptif est une connaissance plus précise du sujet, de ses qualités, de ses faiblesses __ OLF (1998). D. Nature. L’examen est un instrument de mesure qui porte, dans la plupart des cas, sur le contenu spécifique d’un programme d’études et qui vise à vérifier les acquis des élèves __ MEQ, DGDP : DMEA (1978). E. Catégories. Les examens se subdivisent d’abord en deux catégories : ceux dits traditionnels, mais qu’on nomme aussi « à développement », et ceux dits objectifs qu’on devrait plutôt appeler « à correction objective ». (...) les examens peuvent être présentés aux élèves de façon écrite ou orale __ id. F. Examen/test. Dans le cas d’un test, les questions sont expérimentées et leur choix est établi d’après certaines études statistiques. Dans le cas de l’examen, les questions ne sont pas nécessairement soumises à l’expérimentation. Une deuxième distinction tient à la façon d’exprimer les résultats. Dans le cas de l’examen, ce sont les notes brutes qui sont souvent utilisées; un succès ou un échec est alors déterminé selon un seuil de passage établi pour un ensemble de résultats. Pour un test, les notes brutes, qui peuvent servir à obtenir des indices sur le niveau de réalisation d’objectifs d’apprentissage, sont habituellement converties en résultats standardisés (scores types, stanines, rangs centiles) servant surtout à situer l’élève dans un groupe. Pour juger de la performance d’un candidat à un test, on se sert souvent de normes. Les normes doivent être établies suite à la passation d’un test par un grand nombre d’élèves. G. Examen/épreuve. Au Québec, on appelle le plus souvent examen ce qui, en réalité, n’est qu’une épreuve (ou épreuve d’examen). L’examen de français d’une classe donnée ne peut être que l’ensemble des épreuves subies au cours de l’année. En ce sens, on pourra parler d’un examen d’histoire, de mathématique, etc. De même, l’ensemble des épreuves de français, de mathématique, de chimie, etc., compose l’examen de la classe de 5e secondaire __ CTEQ (1988). H. Examen final s’oppose à contrôle continu des connaissances __ id. I. Examen blanc désigne un exercice préparatoire aux épreuves uniques. Il s’agit souvent des épreuves (questionnaires) des années précédentes __ id. J. CN : auto*; faillir un *; passer un *; session d’*; subir les épreuves d’un *. | |
EXAMEN À CORRECTION OBJECTIVEDoc. VA examen, E. | |
EXAMEN À DÉVELOPPEMENTDoc. VA examen, E. | |
EXAMEN BLANCDoc. VA examen, I. | |
EXAMEN D'ADMISSIONAdm. scol./Doc./Ens. sup. Examen qui donne accès à un établissement d’enseignement supérieur __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. examen d’entrée. EA conditions d’admission. | |
EXAMEN DE FIN D'ÉTUDESDoc.Étape terminale d’un enseignement au secondaire, au collégial ou à l’université. EA examen final. | |
EXAMEN DE REPRISEDoc. Deuxième examen à l’intention des étudiants qui ont échoué une première fois et qui se voient offrir une chance de se reprendre __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. | |
EXAMEN DE SYNTHÈSEDoc./Ens. sup./Péd./Rech. Activité pédagogique au cours de laquelle l’étudiant de troisième cycle doit faire la preuve d’une connaissance approfondie du domaine dans lequel il se spécialise et de connaissances adéquates dans les domaines connexes __ UQ (1988); examen dont le but est d’apprécier la maîtrise générale d’un vaste champ d’études dans le cadre de l’admission d’un candidat à des études avancées __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. | |
EXAMEN DU MINISTÈREDoc. F.f. VA examen officiel, B. | |
EXAMEN FINALDoc. Examen qui survient à la fin d’un cours ou d’une période d’études prolongée telle une année scolaire, une session, un semestre ou un trimestre __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. VA examen, H. EA évaluation sommative; examen de fin d’études. | |
EXAMEN OBJECTIFDoc. F.f. Dire plutôt examen à correction objective. VA examen, E. | |
EXAMEN OFFICIELDoc. Ensemble des épreuves uniques d’une classe donnée __ OLF (1998). A. Exemple : l’examen officiel de cinquième secondaire comprend, entre autres, les épreuves de français, de mathématiques et de géographie __ id. B. F.f. Il ne faut pas employer examen du ministère pour examen officiel __ id. | |
EXAMEN ORALDoc. Exercice au cours duquel l’élève doit fournir la preuve de son savoir ou déployer certaines habiletés pour résoudre un problème particulier, par une réponse justifiée ou un développement verbal, présenté devant un, quelques évaluateurs ou un auditoire plus vaste. Grille d’évaluation utilisée pendant le processus précédent. Syn.épreuve orale. VA enseignement de l’oral, F. | |
EXAMEN TRADITIONNELDoc. VA examen, E. | |
EXAMENS COLLÉGIAUXDoc. F.f. Dire plutôt examens de l’enseignement collégial. VA collégial, A et B. | |
EXAMINATEUR,TRICEDoc. Personne qui fait passer un examen, surtout oral, à des sujets ou aux candidats d’un concours. | |
EXCELLENCEn.f. 1. Cur./Fond. éduc. Degré très supérieur de qualité, de développement d’une personne, d’une institution, d’une production, d’une réalisation, d’une chose compte tenu de sa nature, de ses possibilités et de son milieu. VA éducation transpersonnelle; égalité des chances, F et L. 2.Éduc. Degré élevé d’éducation dans un, quelques ou l’ensemble des domaines de développement compte tenu des dispositions et du milieu d’un individu. Ant. médiocrité. Vêtre éduqué. 2. Soc. Titre honorifique que l’on associe à des autorités religieuses ou politiques. A. Étym. Origines au XIIe siècle, du latin excellentia et excellens, de excellere, être élevé au-dessus, être supérieur. B. Aspiration fondamentale. L’excellence n’est pas une visée élitiste que l’on doit répudier ou craindre. Elle est l’aspiration fondamentale de tout être qui désire s’éduquer; elle est l’horizon qui recule aussi rapidement qu’on s’en approche. Elle est essentielle à l’amélioration de la société. (...) Il faut croire en l’excellence pour qu’elle ait des chances de se concrétiser dans la réalité. Il faut y croire pour échapper à la médiocrité de son être, pour que l’éducation ait un sens __ LEGENDRE, R. (1995). C. Éducation. Pourquoi l’éducation répudierait-elle l’excellence alors que le développement est l’essence même de l’éducation? Une telle politique est non seulement suicidaire pour une nation et ses citoyens; elle l’est également pour chaque élève, doué ou non, qui restreindra son développement dans une telle atmosphère de nivellement par le bas __ id. D. Excellence/perfection. L’utopique perfection consisterait à obtenir le plein développement possible dans chacun des domaines.__ id.
E. Excellence/imperfection. Sur la voie ascendante de son éducation, la personne éduquée revendique toujours le droit fondamental à l’imperfection... tout ce qui est humain est perfectible! La personne éduquée entend demeurer humaine. Et le succès des uns ne doit aucunement lui porter ombrage ou l’inciter à abandonner le développement de son être unique __ id. | |
EXCEPTIONNEL,LEadj. 1. Gén. Extraordinaire; rare; remarquable. 2. Adapt. scol./Diagn. V enfant exceptionnel. VA en difficulté, A; troubles du comportement, A. CN : élève *; enfance *; enfant *. | |
EXCURSION D'ÉTUDESDid./ERE/Péd. Voyage éducatif dans des lieux où les élèves peuvent observer, étudier ou approfondir un objet d’études situé directement dans son environnement habituel. Ex. : visite au musée, au zoo, au planétarium, dans la nature, etc. | |
EXEMPLEDid./Péd. VA matrice disciplinaire, A et B. | |
EXEMPTIONn.f. Cur./Ens. sup./Gest. app. Geste administratif par lequel un établissement d’enseignement soustrait un étudiant de l’obligation de suivre un ou des cours dans un programme d’études __ LANDRY, F. (1987). Syn. dispense. VA équivalence, E et F. TA acquis; équivalence; préalable; substitution. A. Objet. Modalité des régimes pédagogiques qui permet à un établissement d’éviter à un étudiant la reprise d’activités pour lesquelles il a déjà atteint les objectifs de formation __ id. B. Exemption/dispense. Bien qu’elles ne soient pas utilisées de manière interchangeable, l’exemption et la dispense sont à toutes fins pratiques très semblables dans leurs modalités d’application __ id. | |
EXERCICEn.m. 1. Gén. Action ou fait de pratiquer. L’exercice d’un culte; l’exercice physique, intellectuel, moral, etc. Action ou fait d’assumer une activité professionnelle. L’exercice de la médecine, du droit, de la politique, de l’éducation. 2. Spéc. Renforcement de mouvements, de tâches, de processus, de techniques, de principes, de règles spécifiques en vue de parfaire leur utilisation, d’entretenir la dextérité correspondante par une pratique répétée et de favoriser leur application optimale éventuelle dans des situations similaires. 3. Éduc. phys. (Gén.). Activité physique répétée dans le but de développer des habiletés motrices et/ou les qualités organiques et musculaires. Syn.activité physique. VA autonomie, N. 4. Éduc. phys. (Spéc.). Forme d’activité physique sportive ou de loisir, structurée et pratiquée de façon répétitive sur une période de temps donnée, dans le but précis d’améliorer sa performance ou une composante de sa condition physique __ KINO-QUÉBEC (1999). Syn. activité physique. 5. Péd. Consolidation et perfectionnement de connaissances et d’habiletés déjà acquises, au terme d’une démarche d’apprentissage dans l’obtention de résultats familiers à des situations problématiques connues. Activité d’application répétée et graduelle d’apprentissages antérieurs dans un but de maîtrise, de perfectionnement, de consolidation, d’entretien, de rappel ou de contrôle. V renforcement. VA autonomie, R; langue, M; problème, H. A. Exercices scolaires. Dans l’enseignement de la mathématique, ces problèmes visent à exercer les algorithmes de calcul appris récemment, à montrer l’utilité de ces algorithmes par des applications possibles dans la « vie quotidienne » et à vérifier si l’élève a bien compris l’essentiel des diverses opérations en reconnaissant les situations où elles s’appliquent. Le contexte qui « enrobe » ces problèmes est souvent aléatoire et stéréotypé et dans bien des cas sans valeur d’information ou sans intérêt pour les enfants. L’activité de résolution de ce type de problème est souvent machinale et ponctuelle : le texte du problème fournit les nombres et les indices relatifs à l’opération qu’il faut choisir; l’opération effectuée correctement fournit alors la bonne réponse en termes d’un nombre naturel laquelle réponse représente le résultat unique et définitif du problème. Cette conception de la notion de problème est bien reflétée dans le modèle de résolution de problèmes formulé par NEWMAN (1977) et appliqué par CLEMENTS (1980) à l’analyse d’erreurs des enfants dans la résolution de problèmes __ LUNKENBEIN, D. (1984-1985). Ce qui est précédemment décrit pour l’enseignement de la mathématique peut être transposé pour toutes les matières scolaires. VA problème, E. B. CN : enseignement technique et professionnel en tant que préparation à l’* d’une profession; physiologie de l’*. | |
EXERCICE D'ENTRAÎNEMENTDid./Édum./Techno. éduc. Syn.exercice répété/de répétition/répétitif. | |
EXERCICE D'IDENTIFICATIONDoc. Type de questions à correction objective où le sujet doit associer une réponse courte à une information écrite, verbale ou visuelle. Ex. : On demande à l’élève d’apprécier l’exactitude de quelques énoncés en y associant un jugement prédéterminé tel vrai, faux, ni vrai ni faux. | |
EXERCICE D'IMITATIONDid./Édum./Techno. éduc. VA didacticiel, N.10.1. | |
EXERCICE D'OBSERVATIONPéd./Techno. éduc. En télévision éducative, exercice oral ou écrit qui entraîne l’élève à relever ce qui l’a frappé au cours de l’émission __ CORMIER, F.-P., OLF (1983). | |
EXERCICE DE CONSTRUCTIONDid./Édum./Techno. éduc. VA didacticiel, N.10.2. | |
EXERCICE DE DISCRIMINATIONDid./Édum./Techno. éduc. VA didacticiel, N.10.3. | |
EXERCICE DE RÉPÉTITIONDid./Édum./Techno. éduc. Syn. exercice répété/d’entraînement/répétitif. | |
EXERCICE DE SIMULATION DE GESTIONForm. prof. Exercice basé sur un modèle symbolisant ou représentant une situation d’entreprise __ BRISEBOIS, M. et GRANDCHAMP-TUPULA, M., SEC (1991). | |
EXERCICE DE TRANSFERTDid./Édum./Techno. éduc. VA didacticiel, N.10.4. | |
EXERCICE RÉPÉTÉDid./Édum./Techno. éduc. Méthode d’enseignement qui consiste en une succession de questions ou de tâches brèves présentées par l’ordinateur à l’élève. Syn. exercice d’entraînement/de répétition/répétitif. VA didacticiel, N. TA exerciseur;simulation.Î enseignement assisté par ordinateur. A. Nature. Dans sa forme la plus élémentaire, l’exercice est un ensemble de questions avec une rétroaction à l’étudiant pour chacune de ses réponses. Il a fondamentalement pour but de faire pratiquer l’étudiant sur un ensemble de connaissances et lui permettre d’acquérir des automatismes __ DUBUC, L. (1983-1984). L’élève répond à chaque question (ou exercice) et reçoit une rétroaction relativement à la réponse qu’il a donnée. La forme et le nombre de questions peuvent être fonction des réponses de l’élève. L’ordinateur calcule et conserve la performance de l’élève et, en tout temps, l’enseignant a accès à ce résultat __ CANTIN, R.; MEQ : DGDP (1984). B. Sujet-objet : acquérir, consolider et enrichir des automatismes et des compétences __ DUCHAINE, G. (1982). Loin d’être insignifiant, ce didacticiel remplit une fonction didactique essentielle : la répétition, sans laquelle bien des connaissances n’ont pas l’occasion de se fixer. L’exercice ne manque pas non plus de raffinement, car la forme du questionnement peut varier considérablement sur le même objet : l’appariement, le vrai/faux, la question ouverte, la question à choix multiple. La rétroaction à l’étudiant le renseigne sur l’exactitude de sa réponse et peut lui indiquer sa performance par rapport à l’objectif à atteindre. Cependant, là non plus, l’évaluation ne sert pas à sanctionner l’étudiant ou à établir sa note __ DUBUC, L. (1983-1984). C. Formes différentes : 1. imitation : l’élève répond à des questions en suivant un modèle (ex. : un animal, des animaux; un canal, des canaux; un cheval, des ...); 2. discrimination : l’élève identifie les caractéristiques semblables mais différentes des réponses fausses (ex. : oiseaux, reptiles, mammifères, roseau); 3. exercice de construction : l’élève doit suivre une procédure et construire sa réponse(ex. : quatre opérations mathématiques, fabrication d’un objet, analyse chimique ou littéraire, etc.); 4. transfert : l’élève applique à des situations variées des connaissances acquises __ CANTIN, R.; MEQ : DGDP (1984). | |
EXERCICE RÉPÉTITIFDid./Édum./Techno. éduc. Syn. exercice répété/d’entraînement/de répétition. | |
EXERCISEURÉdum. VA didacticiel, N.10. TA exercice répété. Exerciseur/répétiteur. On confond souvent exerciseur et répétiteur. | |
EXIGENCE DE LA TÂCHEÉduc. phys./Kin. Contrainte indépendante de l’individu, mais déterminante pour la réussite d’une tâche. V contrainte; tâche. Sujet. Les exigences sont inscrites dans le but et les conditions à respecter. Elles sont donc extérieures au sujet __ DELIGNIÈRES, D. et DURET, P. (1991). | |
EXIGENCES D'ADMISSIONAdm. scol./Doc./Ens. sup./Gest. ens. V conditions d’admission. | |
EXIGENCES PRÉALABLESCur./Diagn./Did. VA préalable, B. | |
EXISTENTIALISME1. Fond. éduc. Conceptions et pratiques afférentes, dans une optique non conformiste aux discours dominants ou à des idéologies à la mode, selon lesquelles le but de l’éducation est le développement de la personnalité unique, libre et créatrice de chaque apprenant qui effectue lui-même les choix qu’il juge les plus pertinents tant pour ce qui est des matières scolaires et des habiletés ainsi que des façons d’y parvenir. Ant. essentialisme; traditionalisme. VA humanisme, A; philosophie de l’éducation, A. TA essentialisme; progressisme. 2. Péd. VA modèle d’enseignement, E.1. 3. Phi. Doctrine selon laquelle l’existence de l’être humain précède son essence. VA essentialisme, C; motivation, F. A. Division. La philosophie existentialiste a connu une évolution qui semble la diviser en deux branches : la branche chrétienne et la branche athée. Parmi les penseurs de la branche chrétienne, on retrouve Soren KIERKEGAARD, Karl JASPER, Gabriel MARCEL, Nicolas BERDIAEFF. Martin HEIDEGGER (à qui on doit le mot existentialisme), Jean-Paul SARTRE et Maurice MERLEAU-PONTY appartiennent à la branche athée de cette philosophie. B. Liberté. Pour les existentialistes, la liberté permet à l’être humain de se créer par l’action. Il est alors responsable de son devenir et de ses choix. C. Curriculum __ Traduction et adaptation de JERSIN, P. D. (1972). • L’essence de l’éducation est la possibilité d’effectuer des choix pertinents. • L’apprenant est un être unique, responsable, libre de ses choix et doué d’intelligence et d’émotions. • L’élève a besoin de courage pour affronter les difficultés de la vie : les peines et les joies liées à l’amour, les véritables choix à faire, l’angoisse inhérente à la liberté, les conséquences de ses actes et l’inévitable rendez-vous avec la mort. • Le milieu de l’éducation devrait être propice à encourager la croissance de personnalités libres et créatrices et non pas l’adaptation à une idéologie collective ou aux normes publiques. • C’est l’épanouissement du caractère unique de la personnalité de chaque élève qui devrait être la première préoccupation du monde de l’éducation. • L’école devrait offrir à chaque élève l’aide voulue pour qu’il atteigne la pleine réalisation de son potentiel. • À l’école, il devrait exister une véritable ambiance de liberté où l’élève aura tout le loisir de découvrir sa vérité à lui et de rechercher son plein épanouissement par le biais de choix non conformistes. • L’apprentissage approprié se présente au rythme des divers choix que fait librement l’élève quand il apprécie sa responsabilité personnelle et calcule les conséquences probables de ses actes. • L’enseignant doit présenter à l’élève des principes et des valeurs ainsi que les motifs à l’appui et l’inciter à les étudier de sorte qu’il décide de son plein gré s’il les accepte ou non. • Un programme d’études doit être centré sur l’enseignement des humanités, à savoir l’histoire, la littérature, la philosophie et les arts, tout particulièrement dans des matières où se révèle la nature profonde de l’être humain et de ses conflits avec son environnement. • C’est le dialogue socratique qu’il faut privilégier pour assurer la découverte de soi chez l’être humain (à partir des réponses obtenues à la faveur d’une conversation suscitant des interrogations). VA philosophie de l’éducation, A. D. CN __ existentiel,le : angoisse *; conception *; paradigme *. | |
EXOLINGUEEns. lang. Ant. endolingue. | |
EXOSYSTÈME1. App. syst./Cur. Système qui englobe un ou des systèmes de niveaux inférieurs. Ex. : Un microsystème qui intègre un ou des nanosystèmes; un système qui comprend un ou des microsystèmes; un supersystème par rapport à un suprasystème; une infrastructure pédagogique nécessaire au déroulement d’apprentissages. Ant. endosystème. VA système, T, U et V. 2. Écol. éduc./Écol. hum. Ensemble de liens et de processus établis entre deux ou plusieurs milieux, dont au moins un ne représente pas un milieu de vie de la personne en développement, mais qui est susceptible d’influencer les processus vécus dans son milieu immédiat __ BRONFENBRENNER, U. (1996) dans ROCQUE, S. (1999). VA D et E;écologie de l’éducation, K. A. Étym. Exo : du grec exô, au dehors, hors de, à l’extérieur. Ex. : exogamie, exogène, exothermique. B. Nature. Ces structures comprennent la majeure partie des institutions de la société, qu’elles soient formées de façon délibérée ou qu’elles surgissent spontanément, et qui agissent à des niveaux concrets. Elles renferment parmi d’autres structures le monde du travail, le voisinage, les médias, les bureaux du gouvernement (niveau local, niveau de l’État et de la nation), la distribution des biens et services, les moyens de transport et de communication ainsi que les réseaux sociaux informels __ BRONFENBRENNER, U. (07.77) : trad. C. Nano/micro/méso/macro/exo. Les préfixes précédents s’utilisent surtout dans un contexte d’écologie. RN système, U. D. Précisions. Urie BRONFENBRENNER suggère ici une perspective qui englobe des milieux plus éloignés et à incidences plus ou moins indirectes sur la personne en développement. Ici encore, la complexité d’une recherche s’accroît. Cette perspective soulève également un problème important, soit celui de déterminer, dans le milieu de vie qui ne contient pas la personne, ce qui est susceptible d’influencer les processus du milieu immédiat __ ROCQUE, S. (1999). VA E. E. Écologie de l’éducation. La perspective exosystémique ouvre un champ plus vaste pouvant englober des milieux qui ne comprennent pas le Sujet, mais qui sont susceptibles d’influencer son milieu immédiat. Ainsi, on peut étudier les relations entre la classe et le lieu de travail des parents; la classe et la commission scolaire; la classe et le voisinage; la classe et le musée; le groupe communautaire et les entreprises du quartier; etc. Puisque la perspective exosystémique se préoccupe de l’impact de divers milieux sur le milieu immédiat du Sujet, elle se rattache également à l’écologie pédagogique __ id.
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EXPÉRIENCEn.f. 1. Gén. Connaissances et habiletés acquises suite à des années de pratique et d’observation. 2. Péd./Rech. Contact direct avec un objet ou un phénomène, qui contribue à l’élargissement des connaissances et des habiletés d’une personne __ KEETON, M. T. et al. (1977) dans LANDRY, F. (1987). Savoir-faire dans l’exercice d’une fonction ou d’un métier qui s’apprend par la pratique __ PEPERMANS, R., MASC (1990). V empirisme. VA anasynthèse, D; compétence, F; éducation nouvelle, E; généralisation, B; style d’apprentissage, I; taxonomie de STEINAKER et BELL; théorie, D. A. CN : apprentissage par l’*; domaine d’*; échelon d’*; plan d’*. B. CN __ expériencée : didactique *. C. CN __ expérimental,e : activité *; cours *; devis *; didactique *; groupe *; modèle *; modélisation *; plan *; plan quasi-*; programme *; recherche *; simulation *; variable *. | |
EXPÉRIENCE CONCRÈTEDiagn./Did. Expérience dans la réalité. VA apprentissage expérientiel, G; modèle de KOLB, C. | |
EXPÉRIENCE SUR LE TERRAINDid./Péd. Stage pratique d’un étudiant dans une situation réelle d’études ou de travail. | |
EXPÉRIENTIEL,LEadj. 1. Gén. Qui se rapporte à l’expérience ou qui repose sur elle, sans impliquer nécessairement le recours à l’expérience. Ex. : apprentissage expérientiel, connaissances expérientielles __ PAVEL, S., SEC (1989). 2. Édum. VA didacticiel, N.22. 3. Péd./Rech. Qui se rapporte à l’expérience. Syn. par expérience. VA admission, E; curriculum, J;extrascolaire, B. EA unité capitalisable. A. Action/observation. L’adjectif expérientiel qualifie généralement une activité de formation ou un apprentissage au cours duquel la personne est en contact direct avec l’objet d’apprentissage; ce contact direct suppose généralement que la personne est en situation d’action, et non seulement d’observation __ LANDRY, F. (1987). B. Expérientiel/empirique/expérimental. Sens distinct d’« empirique » et, selon certains cogniticiens, opposé à « expérimental ». Terme introduit en français par G. CLEMENCEAU et accepté par la Société française de philosophie le 8 juin 1905, en tant que néologisme justifié, pour éviter l’équivoque d’empirique et d’expérimental __ id. C. Apprentissage expérientiel/traditionnel. COLEMAN (1977) a mis en évidence les caractéristiques différentes de l’apprentissage scolaire traditionnel, fondé sur l’assimilation d’informations symboliques transmises par un enseignant ou un manuel, et l’apprentissage expérientiel, centré sur le vécu et l’expérience pratique. Il n’y a pas pour autant opposition entre les deux; au contraire, KOLB (1985) a démontré que les deux sont des moments différents d’un même processus d’apprentissage comprenant quatre étapes : l’expérience pratique, l’observation réflexive, la conceptualisation abstraite et l’expérimentation active __ id. D. Acquis expérientiels. Dans le contexte de la reconnaissance des acquis, expérientiel qualifie le plus souvent des apprentissages qui se sont déroulés au cours d’expériences de travail et de vie, et généralement sans que ces apprentissages aient été planifiés et recherchés en eux-mêmes, les expériences vécues ayant alors d’autres finalités. Une partie importante des acquis extrascolaires pouvant donner lieu à l’attribution d’unités par les établissements d’enseignement sont des acquis expérientiels __ id. E. CN : acquis *; antécédents *; apprentissage *; approche *; curriculum *; développement *; domaine *; recherche *; taxonomie du domaine *. | |
EXPÉRIMENTATION ACTIVEDiagn./Did. VA apprentissage expérientiel, G; modèle de KOLB, E. | |
EXPÉRIMENTATION DU CURRICULUMCur. Mise à l’épreuve systématique d’un prototype curriculaire en un terrain expérimental représentatif de la réalité éducationnelle à laquelle on souhaite éventuellement l’implanter et en fonction de critères précis d’observation et d’appréciation. RN cycle (général) du curriculum, A. A. Expérimentation du curriculum/mise à l’essai curriculaire. L’expérimentation du curriculum fait suite et ne survient que lorsque la mise à l’essai curriculaire et la préexpérimentation du curriculum n’apportent plus aucune donnée susceptible d’améliorer le prototype curriculaire. B. Expérimentation/évaluation du curriculum/développement curriculaire. Suite à une éventuelle évaluation du curriculum, il se peut que l’on juge opportun d’y apporter des changements (V cycle (général) du curriculum). Dans ce cas, il est possible que l’on revienne à l’opération expérimentation du curriculum et que l’on trouve alors pertinent d’y apporter des modifications dans le but d’accroître la validité et la rigueur de l’expérimentation, c’est-à-dire de reprendre l’opération développement curriculaire. C. Processus global et méthodique de changement curriculaire. Dans la perspective d’un renouveau scolaire progressif, continu et durable, le curriculum implanté et en vigeur est sans cesse en cours d’expérimentation. D’une part, il n’a jamais atteint la perfection et satisfait tous les standards de qualité que l’on désire y associer, d’autre part, les données disciplinaires, notamment de l’éducation-discipline, et celles de l’environnement évoluent. On fait alors référence à une évolution éducationnelle/pédagogique graduelle, suivie, profitable et permanente __ LEGENDRE, R. (2002). D. Expérimentation/révision/évolution du curriculum. Lorsque d’importants changements surviennent au regard des assises curriculaires (finalités, idéaux, buts, théories, paradigmes, options, savoirs, etc.), suite à l’expérimentation du curriculum, une analyse et une synthèse doivent être effectuées à l’opération révision/évolution du curriculum, plutôt que de reprendre l’évaluation du curriculum. Si l’étude en vient à la conclusion que l’on doit revoir les assises, on revient à l’opération précision des assises. Sinon, une rétroaction nous conduit à reprendre le développement curriculaire. | |
EXPERT1. Gén. (adj.). Adroit, capable, compétent, émérite, expérimenté, habile, qualifié, versé dans. Ant. débutant; inexpérimenté; inhabile; maladroit; néophyte. 2. Gén. (n.). Personne qui a acquis des compétences exceptionnelles, a connu des expériences et des succès remarquables dans un domaine, qui est donc en mesure de contribuer significativement et efficacement à la résolution de problèmes ou à la réalisation de projets dans sa sphère d’activités. Syn. autorité;connaisseur; spécialiste. Ant.apprenti; débutant; néophyte; novice. V spécialiste. VA compétence, S; compétence transversale, F; paradigme technologique, D; résolution de problèmes, Q. Précision et intégration. C’est d’ailleurs à ce souci de la précision du problème que les experts se distinguent des apprentis, des novices, des débutants et des simples amateurs. Les premiers s’appliquent davantage que les autres à comprendre et à modéliser les données en recueillant et en organisant le plus grand nombre possible de renseignements appropriés. Les experts y consacrent d’ailleurs généralement plus de temps qu’à toute autre étape de leur cheminement de recherche. Comment parvenir en effet à résoudre un problème dont on ne connaît rien ou si peu de choses? __ LEGENDRE, R. (2002). | |
EXPLICATION1. Cur./Did. Sorte de commentaire, remarque, renseignement, démonstration ou illustration pour préciser ce qui était inconnu, vague ou obscur dans le but de le rendre intelligible à quelqu’un d’autre. VA théorie curriculaire, K; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.12. 2. Épist. Action de faire comprendre les causes ou les raisons d’être d’un fait, d’un phénomène, d’une chose. 3. Rech./Sc. VA théorie, J. A. Expliquer/comprendre. On explique aux autres alors qu’on comprend par et pour soi-même. B. Recherche. En partant des causes, l’explication permet au chercheur d’arriver au pourquoi du phénomène qu’il étudie ou du problème qu’il essaie de résoudre. C. CN __ explicatif, ive : approche systémique *; hypothèse *; note *; théorie *; variable *. D. CN __ explicite : curriculum *. | |
EXPLICITEadj. Gén. Syn. communiqué;énoncé; exprès; exprimé; formel; formulé; manifeste. Ant. inexprimé;informulé; latent; présupposé; sous-entendu; tacite. CN : compétence *; savoir *. | |
EXPLOITATIONn.f. 1. Gén. Action de mettre en valeur; action d’utiliser méthodiquement. 2. Gén. Action de tirer parti, de profiter, d’abuser à son profit. TA racisme; sexisme. | |
EXPLORATEURInf. Programme qui permet la gestion d’informations colligées en mémoire. Explorateur/gestionnaire de fichiers. À partir de Windows 95, le gestionnaire de fichiers a été remplacé par l’Explorateur __ OLF (1999) | |
EXPLORATIONn.f. 1. Gén. Examen attentif et en profondeur d’une question. VA taxonomie du domaine cognitif, J.4. 2. Psych. Possibilité de capter dans un temps donné un ensemble ou un impact visuel et d’en tracer mentalement, verbalement ou graphiquement la configuration et les détails __ SCHONING, F. (1979). A. CN : atelier d’*. B. CN __ exploratoire : recherche *. C. CN __ exploratrice : démarche *. | |
EXPOSÉn.m. 1. Ens. lang. Genre textuel public, relativement formel et spécifique, dans lequel un exposant expert s’adresse à un auditoire, d’une manière structurée, pour lui transmettre des informations, lui décrire ou lui expliquer quelque chose __ DOLZ, J. et SCHNEUWLY, B. (1998). Activité de communication orale qui sert, pour l’apprenant, à décrire, à expliquer ou à défendre des faits ou des idées, et pour l’enseignant, à promouvoir et à évaluer les compétences de communication chez les apprenants. Î communication orale. 2. Péd. Présentation magistrale d’informations ou de connaissances, habituellement de l’enseignant à l’élève, ou d’un élève à ses pairs ou à un autre auditoire. VA stratégie pédagogique, F. A. Caractéristiques. L’exposé : 1. fournit de l’information et des connaissances, 2. est utile dans les activités de synthèse, 3. favorise moins l’activité intellectuelle, 4. est nécessaire dans la présentation de consignes __ MEQ, DGDP : DFG (10.84). B. Visées. Étant donné que l’exposé est un acte de communication qui implique un communicateur qui s’adresse à un auditoire à propos d’un objet déterminé, il faut d’emblée définir les visées qui feront de l’exposé un acte réussi. Françoise BRISSARD (1991) en nomme trois : susciter l’écoute, faciliter la compréhension et enrichir les connaissances de l’auditoire. C. Processus. La démarche à suivre pour un exposé serait : 1. formuler un objectif général (le thème); 2. choisir des objectifs spécifiques (les idées principales et secondaires à défendre ou à expliquer lors de son exposé); 3. rechercher l’information; 4. organiser le contenu (essentiellement, l’élaboration d’un plan clair, détaillé et bien formulé); 5. se pratiquer tout seul (s’enregistrer, se chronométrer, etc.); 6. présenter devant le public. | |
EXPOSÉ AU TABLEAUTechno. éduc. Syn. présentation au tableau. | |
EXPOSÉ FORMELDid./Péd. Syn.enseignement/exposé magistral. Ant. exposé informel. VA style d’enseignement, F. | |
EXPOSÉ INFORMELDid./Péd. Discours oral du professeur régulièrement interrompu par les interventions venant des étudiants; technique intermédiaire entre l’exposé magistral et le séminaire, qui comporte un partage de l’initiative entre le professeur et les étudiants __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. Ant. exposé formel; exposé magistral. VA style d’enseignement, F. A.Étapes du déroulement : 1. présentation des objectifs de la communication et des idées directrices par le professeur; 2. début de l’exposé par le professeur; 3. interventions spontanées, questions ou commentaires de la part des étudiants; 4. interventions suscitées par le professeur; questions préparées à l’avance ou non, adressées à l’ensemble du groupe ou à certains individus et orientées vers la découverte d’une solution ou vers l’exploration d’un objet; 5. interprétation par le professeur des suggestions des étudiants : réponse aux questions, commentaires; le professeur gère les échanges et peut rejeter une suggestion; 6. alternance souple entre le déroulement de l’exposé et les interventions des étudiants; 7. expression orale et complétée, au besoin, par des supports techniques, tels que tableau, cartes, rétroprojecteur, modèles, etc.; 8. synthèse finale par le professeur, seul ou avec la participation du groupe __ LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985). B. Source d’information. Le professeur : seule source d’information. Les étudiants : outils essentiels, par leurs interventions, qui permettent d’adapter le contenu et le rythme du cours à leurs besoins __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. C. Fréquence et nature des échanges. L’exposé informel comporte une rétroaction régulière de la part des étudiants. En posant des questions, en formulant des commentaires, en demandant des compléments d’explications, les étudiants permettent au professeur de s’assurer qu’il est compris. De son côté, le professeur réagit immédiatement en introduisant les éclaircissements sollicités et, de façon générale, en adaptant son exposé au « feedback » reçu __ id. D. Partage de l’initiative. L’initiative est partagée entre le professeur et les étudiants; c’est toutefois le professeur qui en détient la plus grande part __ id. E. Taille de groupe. L’exposé informel s’adresse à un groupe moyen dont la taille peut varier entre une quinzaine et une trentaine d’étudiants __ id. F. Moyens de communication. Le moyen de communication est essentiellement la parole. L’expression orale du professeur et des étudiants est complétée, selon les besoins du sujet traité, par des supports techniques tels que tableau, rétroprojecteur, cartes, diagrammes, modèles, textes imprimés, etc. __ id. G. Conditions d’efficacité relatives au professeur : 1. diagnostic des caractéristiques des étudiants; 2. pertinence de la technique d’enseignement; 3. adéquation des objectifs aux préalables des étudiants; 4. maîtrise de l’art du questionnement; 5. interprétation juste des interventions étudiantes; 6. réponses justes et rapides aux questions; 7. gestion adéquate des interventions __ id. H. Conditions d’efficacité relatives aux étudiants : 1. participation du plus grand nombre; 2. capacité de participer utilement au déroulement de l’exposé; 3. capacité de prendre des notes; 4. respect des exigences relatives au travail personnel. I. Conditions d’efficacité relatives au groupe : 1. homogénéité et cohésion du groupe; 2. nombre d’étudiants de 15 à 30 environ __ id. J. Conditions d’efficacité relatives au cadre matériel : 1. local et environnement physique adéquats; 2. durée adaptée aux capacités des étudiants __ id. K. Avantages : 1.l’exposé informel permet un « double feedback » : dans le sens récepteur (étudiant)-émetteur (professeur) et aussi dans le sens émetteur-récepteur; 2. favorise la communication étudiant-professeur; 3. favorise la communication étudiant-étudiant; 4. contribue à combler chez l’étudiant le besoin d’appartenance à un groupe; 5. permet aux étudiants de bénéficier mutuellement de leurs interventions; 6. convient bien après l’exécution d’une activité effectuée au préalable par tous les étudiants; 7. de façon générale, l’exposé informel exige peu de matériel pédagogique; 8. l’exposé informel peut être considéré comme une formule dont le coût est modéré; 9. est une formule très facile à organiser; 10. l’exposé informel peut constituer un excellent moyen de susciter chez les étudiants la motivation, l’enthousiasme et, éventuellement, des changements de valeurs ou d’attitudes __ id. L. Limites : 1. l’exposé informel ne convient bien qu’à une certaine catégorie de professeurs; 2. l’exposé informel ne convient bien qu’à une certaine catégorie d’étudiants; 3. l’exposé informel ne permet d’atteindre qu’une gamme limitée d’objectifs pédagogiques et doit donc être complété par d’autres formules; 4. pour respecter la condition d’efficacité relative à la taille du groupe, il peut s’avérer nécessaire, dans certains cas, de réduire le nombre habituel de périodes de contact avec un même groupe d’étudiants; 5. il s’avère fréquemment difficile de concilier le souci de répondre aux besoins exprimés par les étudiants et les objectifs particuliers de la rencontre, par exemple, fournir une somme préétablie d’informations; 6. l’utilisation de l’exposé informel entraîne certains problèmes au niveau de l’aménagement des horaires __ id. M. Type de technique d’enseignement : technique de présentation. | |
EXPOSÉ MAGISTRALDid./Péd. Exposé oral, sans interruption, d’un professeur à un groupe d’étudiants __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. Syn. enseignement magistral; exposé formel. EA exposé informel. A.Étapes du déroulement : 1. présentation des objectifs du cours; 2. introduction du sujet en précisant les idées directrices de l’exposé; 3. exposé logique du contenu mettant en relief les éléments clés, de façon à favoriser et à faciliter la prise des notes; 4. synthèse brève à la fin de chacune des parties de l’exposé; 5. synthèse finale __ LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985). B. Source d’information. Le professeur, source d’information, ayant seul l’initiative. Les étudiants, dans une situation d’écoute silencieuse, leur activité se situe essentiellement au niveau de la pensée; ils peuvent cependant prendre des notes __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. C. Fréquence et nature des échanges. Sur le plan verbal, la communication se fait à sens unique, du professeur au groupe d’étudiants. Il y a toutefois une rétroaction non verbale du groupe qui peut éventuellement amener le professeur à adapter le contenu et/ou le rythme de son exposé en fonction des réactions de l’auditoire. À cela s’ajoute une certaine « atmosphère de communication émotive » dont la nature et l’intensité dépendent d’une foule de facteurs, notamment de la personnalité du professeur, de l’image qu’il donne de lui-même, de son sens d’adaptation aux réactions non verbales des étudiants, du fait que les étudiants se connaissent ou non __ id. D. Partage de l’initiative. Dans l’ensemble, l’initiative appartient presque exclusivement au professeur : tout d’abord, c’est généralement lui qui détermine les objectifs et le sujet traité et élabore le contenu de l’exposé; ensuite, il en détermine le rythme et la « densité » et les adapte éventuellement en fonction de sa propre interprétation des réactions de l’auditoire __ id. E. Taille de groupe. L’exposé magistral s’adresse à un groupe dont la taille peut varier entre une trentaine (groupe moyen) et une ou quelques centaine(s) (grand groupe) d’étudiants __ id. F. Moyens de communication. Le moyen de communication est essentiellement la parole. L’expression orale du professeur est complétée, selon les besoins du sujet traité, par des supports techniques tels que tableau, rétroprojecteur, cartes, diagrammes, modèles, textes imprimés, etc. Même en l’absence d’interventions verbales des étudiants, le professeur peut facilement repérer une foule de signaux non verbaux : regards, mimiques, attitudes et postures individuelles, mouvements collectifs, etc. __ id. G. Conditions d’efficacité (a professeur) : 1. posséder les résultats d’un diagnostic relatif aux préalables scolaires des étudiants, à leurs aptitudes et capacités intellectuelles; 2. être attentif à l’exactitude de l’information qui doit être complète, détaillée, nuancée, suffisamment structurée pour que les étudiants soient capables d’établir des liens; 3. être capable de prévoir les questions et difficultés courantes et être capable d’intégrer les réponses ou explications adéquates; 4. s’assurer que le contenu de l’information est adapté aux préalables des étudiants et que le rythme de l’exposé est adapté à leurs capacités intellectuelles; 5. savoir intégrer des exemples concrets; 6. être capable de capter l’attention pendant toute la durée de l’exposé, donc posséder des qualités de conférencier : expression orale claire (vocabulaire et diction), recours à des « artifices » (humour, digression, variation dans l’intonation de la voix, etc.); sens de l’observation et de l’interprétation des réactions non verbales du groupe (compréhension, intérêt, etc.); 7. savoir, au besoin, inscrire au sein d’une stratégie pertinente la distribution de textes d’accompagnement (l’exposé ne doit pas être une répétition des documents distribués); pour éveiller et entretenir l’attention d’un grand nombre d’individus, il est nécessaire, jusqu’à un certain point, que l’exposé magistral ressemble un peu à un « spectacle », c’est-à-dire qu’il présente un caractère attrayant, « vivant ». Il faut donc, en plus de l’élaboration du contenu proprement dit, que le professeur consacre des énergies à l’organisation de la « forme » de la présentation; le professeur doit utiliser un vocabulaire adapté au bagage de connaissances des étudiants et il doit avoir le sens de l’observation et de l’interprétation des réactions non verbales du groupe (ex. : signes d’attention, de désintérêt, de distraction, de lassitude, de fatigue) afin d’ajuster le rythme de l’exposé aux capacités de son auditoire; le travail personnel requis des étudiants et les exigences qui en découlent devraient être en harmonie avec un ensemble de facteurs, notamment, les objectifs visés, la compétence des étudiants, le contenu de l’exposé, les modes d’évaluation prévus et la somme totale de travail de l’étudiant (compte tenu de l’ensemble de son programme d’études) __ id. H. Conditions d’efficacité (a étudiants) : 1. avoir une motivation et une réceptivité intellectuelle adaptée au contexte pédagogique; 2. posséder une capacité de concentration suffisante pour absorber le flux continu d’informations; 3. être capable de mémoriser les différentes informations pour établir, s’il y a lieu, des liens entre elles, tout en continuant de suivre l’exposé; 4. savoir prendre des notes correctes et suffisamment complètes __ id. I. Conditions d’efficacité (a groupe) : 1. Il faut nécessairement que le groupe possède une certaine homogénéité à l’égard des préalables scolaires, de la maturité intellectuelle, des intérêts, des besoins, etc; cependant le degré d’homogénéité nécessaire dépend des objectifs visés : par exemple, la situation n’est pas la même s’il s’agit de la « vulgarisation » scientifique d’une question captivante (ex. : voyages spatiaux) que s’il s’agit de traiter en profondeur un sujet complexe et peu attrayant. 2. La taille du groupe devrait être déterminée en tenant compte, notamment, des facteurs suivants : le degré de maturité intellectuelle des étudiants, le degré d’homogénéité nécessaire, les qualités personnelles du professeur, le cadre matériel __ id. J. Conditions d’efficacité (a cadre matériel) : 1. l’architecture du local doit être adaptée à la taille du groupe; 2. la durée de la période d’exposé devrait être adaptée aux capacités qu’ont les étudiants de se concentrer de façon continue, ou très peu interrompue, sur la même matière __ id. K. Avantages : 1. l’exposé magistral permet des présentations à des grands groupes; 2. le contenu et la structure peuvent être déterminés d’avance, mais la formule n’exige pas, en principe, la préparation de matériel pédagogique; 3. la formule se prête bien à des modifications et réajustements fréquents; 4. le temps à consacrer à des tâches techniques est peu étendu; 5. le coût de la formule est peu élevé et l’administration en est facile; 6. le taux de communication de l’information est élevé; 7. la formule contribue à développer chez l’étudiant un certain nombre d’aptitudes mises à contribution lorsqu’il s’agit de suivre un discours oral (se concentrer, fixer l’attention, écouter intelligemment, etc.); 8. l’exposé magistral peut être un des meilleurs moyens de susciter chez les étudiants la motivation, l’enthousiasme, les changements de valeurs attendus, quand les ressources personnelles du professeur sont bien adaptées à la formule __ id. PINTRICH (1990) précise les principaux avantages de cette formule : • utile pour transmettre de l’information que les élèves (manque de temps, absence de moyens adéquats) ne peuvent découvrir par des lectures spécifiques; • utile pour intégrer des informations provenant de plusieurs sources différentes; • utile pour modeler une façon particulière de penser ou de traiter l’information afin de préparer les élèves à traiter eux-mêmes l’information __ ROY, D. (1991). L. Limites : 1. le professeur ne reçoit pas de rétroaction; la communication est à sens unique; 2. la formule favorise les « auditifs » par opposition aux « visuels » ainsi que ceux dont les modes de perception sont abstraits; 3. l’exposé magistral ne convient bien qu’à une certaine catégorie de professeurs; 4. l’exposé formel ne permet d’atteindre qu’une gamme limitée d’objectifs pédagogiques et doit être complété par d’autres formules; de plus, il n’intègre aucune forme de vérification de l’atteinte des objectifs; 5. la formule est impersonnelle : plus le groupe est plus grand, moins la communication se révèle efficace; 6. la formule est très exigeante pour la majorité des étudiants; 7. elle exige la présence des étudiants; 8. l’exposé ne contient aucune forme de « renforcement » par sanction; il faut attendre après les contrôles, qui ne font pas partie intégrante de la formule; 9. l’initiative est laissée au professeur de sorte que l’esprit d’initiative n’est pas développé chez les étudiants; 10. il est très difficile de tirer profit d’un flux continu d’informations; 11. la formule s’appuie essentiellement sur la préparation personnelle du sujet par le professeur qui est source unique d’information; 12. l’exposé magistral ne fournit pas aux étudiants la possibilité d’intervenir; 13. ne permet pas la vérification « sur place » de l’acquisition des préalables nécessaires chez l’élève; 14. n’exploite aucunement les ressources du groupe; 15. la taille du groupe ne peut pas être augmentée indéfiniment; 16. l’utilisation de l’exposé magistral entraîne des difficultés au niveau de l’aménagement des horaires __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. Cependant, il (PINTRICH) a observé que l’exposé magistral est très peu efficace pour enseigner directement les habiletés de résolution de problèmes. Il en conclut que l’exposé peut être efficace à la condition de respecter un principe essentiel : les informations doivent être transmises aux élèves de façon à leur faciliter leur propre traitement de l’information __ ROY, D. (1991). M. Efficacité auprès des adultes. L’exposé (magistral ou informel) adapté aux exigences de l’adulte représente aussi un instrument utile, sinon nécessaire (démonstration de la pertinence de l’enseignement et des objectifs poursuivis, définition des concepts utilisés, présentation d’un plan, d’un résumé, d’une synthèse). Il sert à communiquer tous les renseignements relatifs au cours enseigné (plan de cours, évaluation, etc.) et à introduire certains contenus théoriques, surtout si les étudiants en manifestent le besoin. Toutefois, pour être efficace, il doit être bref et tenir compte de la capacité d’écoute de la population concernée __ PITRE, A. (1979) dans LAFORTUNE, L. (1992). N. Type de technique d’enseignement : technique de présentation. | |
EXPOSÉ MULTIMÉDIADid./Péd. Présentation réalisée avec l’utilisation systématique d’un éventail varié de médias audiovisuels comme moyen de transmission de l’information __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. A.Étapes du déroulement : 1. accueil des étudiants; 2. présentation de l’objectif de l’exposé multimédia; 3. suggestion des conditions de participation efficace; notes à prendre, etc.; 4. mise en relief des points essentiels du contenu, à la fin de chaque présentation; 5. transition mettant en évidence le lien logique entre les documents présentés; 6. synthèse finale des éléments essentiels du contenu global de l’exposé; 7. orientation possible vers une documentation complémentaire ou de rappel __ LAMARCHE, A. et ÉKABOUMA, M. (1985). B. Source d’information. Les documents audiovisuels et, éventuellement, le professeur constituent la source d’information __ TOURNIER, M. (05.78), MEQ : DGEC. C. Fréquence et nature des échanges. Pendant les présentations de documents, il n’y a pas d’échanges verbaux entre le professeur et les étudiants, mais il y a éventuellement des rétroactions non verbales de la part de ces derniers (rires, exclamations, etc.). Par ailleurs, il est assez fréquent que le professeur interrompe ses présentations pour introduire des explications ou des commentaires, ou encore pour permettre aux étudiants de poser des questions __ id. D. Partage de l’initiative. Habituellement, l’initiative appartient essentiellement au professeur __ id. E. Taille du groupe. L’exposé multimédia s’adresse à un groupe moyen ou à un grand groupe __ id. F. Moyens de communication. Par définition, les moyens de communication sont variés : parole, tableau, rétroprojecteur, diapositives, films, enregistrements sonores ou magnétoscopiques, objets réels (modèles), cartes, diagrammes, reproductions d’œuvres d’art, imprimés, télévision en circuit fermé, [logiciels éducatifs], etc. __ id. G. Conditions d’efficacité (a professeur) : 1. diagnostic des caractéristiques des étudiants; 2. pertinence du choix de la formule; 3. l’information fournie par les documents audiovisuels ou par le professeur, la détermination de son contenu doit s’appuyer sur les considérations suivantes : contenu adapté aux objectifs visés, aux caractéristiques des étudiants, notamment aux préalables scolaires; exactitude de chacune des informations; intégration d’illustrations et d’exemples concrets pour aider à comprendre les notions trop abstraites; intégration d’explications relatives aux erreurs types ou aux difficultés propres au contenu; structuration adéquate de l’information (ex : commencer par des notions simples et introduire progressivement les notions plus complexes, revenir sur les notions importantes); 4. les contenus des divers documents présentés devront être suffisamment cohérents entre eux; 5. chacun des documents doit présenter un intérêt clairement identifié et apporter une contribution particulière à l’atteinte de l’objectif ou des objectifs visé(s); 6. la présentation des divers documents doit être correctement synchronisée avec l’ensemble de la démarche pédagogique dans laquelle sont engagés les étudiants; 7. il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de conflit ou de compétition entre les messages visuels et auditifs; 8. exploitation des ressources spécifiques des médias et des instruments utilisés; 9. habileté à manipuler les instruments; 10. disponibilité des documents __ id. H. Conditions d’efficacité (a étudiants). Travail personnel requis des étudiants : les étudiants peuvent fournir un certain travail personnel en relation avec un exposé multimédia, le compte rendu ou la critique d’un film, la réalisation de certains documents comme des transparents ou des diapositives, la lecture d’un texte préparatoire, etc. __ id. I. Conditions d’efficacité (a groupe). Homogénéité du groupe : il faut que le groupe possède une certaine homogénéité à l’égard des préalables scolaires, de la maturité intellectuelle, des intérêts, des besoins, etc. Cependant, le degré d’homogénéité nécessaire dépend des objectifs visés et de la nature des documents présentés : par exemple, la situation n’est pas la même s’il s’agit de la vulgarisation scientifique d’une question captivante (ex : voyages spatiaux) que s’il s’agit de traiter en profondeur un sujet complexe et peu attrayant __ id. J. Conditions d’efficacité (a cadre matériel) : 1. salle multimédia, munie de tous les équipements nécessaires à la présentation des documents sélectionnés; 2. salle d’audition et de visionnement, permettant de faire l’écoute et le visionnement des documents sans pour autant monopoliser la salle multimédia; 3. local destiné à l’entreposage des documents produits ou loués; 4. contribution des services auxiliaires de l’enseignement; 5. mise sur pied d’une équipe de travail __ id. K. Avantages : 1. l’exposé multimédia permet d’exploiter les moyens de communication audiovisuels pour effectuer des transmissions à distance et des transmissions en différé; 2. l’exposé multimédia permet d’effectuer des présentations rigoureusement préstructurées devant des grands groupes; 3. une fois produits, les documents audiovisuels peuvent être mis à la disposition des intéressés par l’intermédiaire des centres de documentation; 4. les documents audiovisuels sont reproductibles à volonté; 5. le langage des médias audiovisuels est très proche des jeunes; 6. les médias audiovisuels sont censés favoriser un taux élevé de transmission de l’information; 7. dans la mesure où une équipe de travail est mise sur pied, cela permet, en retour, de bénéficier des avantages du team teaching __ id. L. Limites : 1. l’enseignement par les médias audiovisuels développe chez les étudiants la passivité et l’isolement, et risque d’empêcher le développement chez ceux-ci d’une pensée logique et ordonnée; 2. les médias audiovisuels ont souvent tendance à présenter une vision trop simplifiée du réel; 3. l’exposé multimédia est une formule très rigide, et difficile à planifier; 4. l’exposé multimédia est une formule coûteuse qui exige l’exécution d’une somme considérable de tâches parapédagogiques et qui consomme beaucoup de temps; 5. la mise sur pied d’une équipe de travail n’entraîne pas seulement des avantages, elle comporte également des inconvénients __ id. | |
EXPRESSIONn.f. 1. Éduc. phys./Kin. Habileté à représenter, à manifester et à interpréter, à l’aide de son corps, des phénomènes correspondant à la réalité d’un être humain et de son univers. VA éducation physique, A. 2. Esth. Propriété que possède une œuvre d’art de susciter des émotions, des sentiments. TA art. 3. Ling. Mot ou groupe de mots (syntagme) écrits ou prononcés, utilisés pour manifester ses sentiments, ses pensées, ses opinions. 4. Psych. Comportement extérieur, spontané ou intentionnel, traduisant des émotions, des sentiments. L’expression de la joie; l’expression de la surprise. A. Étym. Du latin exprimere, faire sortir en pressant. B. Manifestation. L’expression des états affectifs peut être révélée par des gestes, par la parole, par les signes qui apparaissent sur le visage. C. Nature. Partant de l’observation que la vie résulte de la dialectique de l’expérience et de l’impression (RILKE dans STERN, A., 1973), l’activité d’expression consiste en une émission consciente ou non de signes et de messages (SALZER, J., 1981) correspondant d’une manière analogique à une réalité éloignée ou cachée __ LALANDE, A. (1968). D. Caractère inné. Selon A. STERN (1973) et P. PARLEBAS (1981), l’expression est première chez l’être humain. L’intelligibilité de cette entité sera successivement puisée dans la constitution biomécanique (manifester), dans les schèmes moteurs ou dans l’inconscient (représenter), mais elle sera toujours rapportée au sujet sans véritable prise en compte opératoire du contexte environnant (interpréter). E. CN : centre d’* et de créativité; mouvements d’*; objectif d’*. F. CN __ expressif,ive : discours *; fonction émotive/*; mouvement *; objectif *; troubles du langage * oral. | |
EXPRESSION CORPORELLEÉduc. phys./Kin. Forme d’expression qui concerne l’ensemble des mimiques significatives et signifiantes de l’être humain. Le corps signifie malgré lui; mime ou non, on l’est incurablement __ DECROUX, É. A. Geste/mimique. Le terme geste est d’extension plus restreinte que celle du terme mimique. Le geste fait référence au mouvement relié principalement aux bras et aux mains. La mimique englobe à la fois les gestes et les jeux de physionomie; elle exclut cependant la parole et l’écriture. B. Éduc. La place de l’expression comme force d’éducation englobe toutes les dimensions d’un être à éduquer, car ses gestes sont teintés des valeurs de son environnement intérieur, physique, extérieur et social. C. Did. La didactique de l’expression corporelle s’inspire des œuvres de PINOK et MATHO (1970, 1973), BERGE (1973), BOSSU et CHALAGUIER (1974), BERTHERA (1976), LORD (1979) et SALZER (1981). | |
EXPRESSION ÉCRITEEns. lang. Une des quatre habiletés langagières (avec l’expression orale, la compréhension orale et la compréhension écrite) qui consiste à formuler par écrit le message que l’on veut communiquer. Syn.production écrite. V écrit; écriture. Expression/production. On oppose parfois expression (le fait de s’exprimer) et production (le résultat de l’expression). | |
EXPRESSION IDIOMATIQUEEns. lang. Expression figée, composée de deux ou de plusieurs mots. Ex. : (français) : Il pleut des clous; (espagnol) : Llueve a cátaros (il pleut des cruches); (allemand) : Es regnet Bären (il pleut des ours); (anglais) : It rains cats and dogs (Il pleut des chats et des chiens). | |
EXPRESSION ORALEEns. lang./Ens. L2/Ling./Psycholing. V approche neurolinguistique. VA théorie neurolinguistique du bilinguisme, E. | |
EXPRESSION VERBALEEns. lang. Action de s’exprimer au moyen du « verbe », dans le sens de langage. Ant. expression non verbale. Oral/écrit. Le mot « verbal » se réfère le plus souvent au langage oral, mais pas exclusivement : on l’utilise aussi pour désigner l’expression écrite. | |
EXTENSIONn.f. 1. Gén. Accroissement; agrandissement; augmentation; déploiement; élargissement. 2. Gest. app.F.f. Obtenir une extension (pour terminer son mémoire); dire plutôt obtenir une prolongation. CN : cours d’* scolaire. | |
EXTENSION DE L'ENSEIGNEMENTGest. ens. F.f. Dire plutôt enseignement postscolaire ouéducation permanente selon le contexte. Ne pas utiliser dans le sens de formation continue. | |
EXTENSION DU SOIDiagn. VA concept de soi, A. | |
EXTERNEadj. Gén. Syn. étranger; exogène; extérieur; extrinsèque. Ant. interne. CN : grammaire *. | |
EXTRA-MUROSOrg. scol. F.f.Ant. intra-muros. VA interscolaire, A. Étym. Du latin « hors des murs ». | |
EXTRANETn.m. Téléinf.Syn. intranet étendu. VA réseau, I. | |
EXTRANT1. Gén. Produit; résultat; sortie. 2. App. syst. Sortie d’un système. Ensemble des mesures du rendement des ressources et des processus au regard des objectifs d’un système. V approche cybernétique. 3. Psych. Pour Robert M. GAGNÉ (1970), réponse ou série de réponses qui fournit un produit identifiable chez le sujet. Syn. réponse. VA système, H. TA intrant; réflexe. A. Abrév. (2) : R pour réponse. B. Nature. Tout comme pour l’intrant, l’extrant se trouve aussi, réellement, à l’extérieur du sujet. C. F.f.Output est un anglicisme. | |
EXTRAPOLATIONn.f. 1. Gén. Déduction d’une durée éventuelle à partir des informations que l’on possède. Si la tendance se maintient, l’extrapolation des présents résultats nous amène à prédire que...Syn. pronostic; supposition; supputation. Ant. interpolation. 2. Did. VA taxonomie du domaine cognitif, B : 2.30 et C : 2.30. | |
EXTRASCOLAIRE1. Cur./Did./Péd. (adj.). Qui a lieu, qui se fait à l’extérieur du cadre scolaire __ OLF (1998). Se dit de toute activité qui se situe en dehors des activités régulières d’enseignement. Syn. non scolaire. Ant. intrascolaire. VA administration de l’éducation, C. TA interscolaire; scolaire. = {parascolaire + périscolaire}. 2. Cur./Did./Péd. (n.). Ensemble des activités qui se déroulent en dehors des activités régulières d’enseignement. Ant. intrascolaire. TA interscolaire. EA acquis expérientiels. = {parascolaire + périscolaire}. A. Extrascolaire/intrascolaire/scolaire. Suivant le contexte, extrascolaire s’oppose à intrascolaire et à scolaire. Une activité extrascolaire a toujours un rapport avec des objectifs généraux d’éducation ou de formation __ CTEQ (1990). B. Extrascolaire/expérientiel. Extrascolaire situe le lieu ou le cadre de l’apprentissage, en mettant en évidence qu’un apprentissage s’est développé en dehors du cadre scolaire. Par contre, expérientiel met l’accent sur un mode d’apprentissage, dans lequel le contact direct joue un rôle important __ LANDRY, Y. (1987). C. CN : acquis *; activité *; cours *; éducation *. | |
EXTRINSÈQUEadj. Gén. Qui provient du dehors. Syn. étranger; extérieur; externe. CN : motivation * . | |
EXTROVERSIONn.f. Psych. Dans la psychanalyse de Carl JUNG, attitude de base où prédomine chez la personne l’intérêt sur la réalité extérieure et un désintérêt pour sa vie intérieure. Ant. introversion. | |


: 50% des valeurs se trouvent entre Q1 et Q3 



















































