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N

NANO

Gén. Préfixe d’origine grecque signifiant 10-9. Un temps d’accès à une mémoire de l’ordre de la nanoseconde (0,000 000 001 s).

Abrév. : n.


NANOSYSTÈME

1. Gén./App. syst./Écol. scol./Éduc./Soc. Sous-ensemble d’un microsystème. Sous-système élémentaire de très petites dimensions par rapport à son principal système d’appartenance. Ex. : une situation pédagogique; un élève. $$\epsilon$$ microsystème. RN système, U.

2. Cur. Système de premier niveau qui concerne le processus d’apprentissage ou sa résultante.

Étym. Nano : du grec nanos, nain. Devant une unité de mesure, il signifie un milliardième : un nanomètre, une nanoseconde. Autrement, il a le sens d’extrêmement petit : nanocéphale (dont la tête est extrêmement petite), nanomèle (personne qui a un ou plusieurs membres extrêmement petits).


NARCISSISME

Psychia. Amour excessif de soi-même rendant impossible une reconnaissance de l’existence de l’autre. Syn. centration sur soi-même. TA introversion.

A. Origine. Terme tiré du nom du héros mythologique NARCISSE qui se noya dans une fontaine en s’y contemplant et fut changé en la fleur du même nom.

B. Psychia. Le narcissisme, concept central en psychanalyse, est un état de la libido qui fait de l’individu un amoureux de lui-même. D’abord primaire chez le petit enfant, qui se découvre comme objet d’amour lors du stade du miroir, le narcissisme devient secondaire lorsque la libido se dirige ultérieurement vers des objets sans que celui-ci ne parvienne jamais à remplacer l’auto-investissement initial. Le narcissisme se pose donc comme une donnée structurale du moi et non comme un stade à franchir.

C. Éduc. En éducation, le narcissisme est souvent confondu avec l’égoïsme. Il est sanctionné moralement, ce qui manifeste une incompréhension du terme. Par ailleurs, l’atténuation du narcissisme par l’établissement de la relation avec l’Autre est une tâche fondamentale de l’éducation.


NARRATAIRE

1. Ling. Partenaire du narrateur, c’est-à-dire celui qui questionne, conférant une trame à l’entretien. V narrateur, 2.

2. Sémio. Destinataire situé explicitement dans le discours __ GENETTE, G. (1966). Ant. énonciataire.narrateur, 3.

Fonction. Le narrataire n’est pas un simple auditeur, mais plutôt un collaborateur qui oriente le débat, suscite les thèmes en véritable coauteur du récit __ POIRIER, J. et al. (1983).


NARRATEUR,TRICE

1. Gén. Celui qui parle, qui véhicule l’information et dont on enregistre le récit.

2. Ens. lang./Litt. Personne par laquelle l’auteur présente un récit. V point de vue.

3. Ling. Locuteur imaginaire que l’on peut reconstituer à l’aide des éléments verbaux qui s’y rapportent. V narrataire, 1.

4. Sémio. Destinateur situé explicitement dans le discours __ GENETTE, G. (1966). Ant. énonciateur. narrataire, 2. VA B.

A. Vision ou point de vue. La vision réfère « au rapport entre le narrateur et l’univers représenté » __ DUCROT, O. et TODOROV, T. (1972). La notion de vision est liée à celle de personne, car celle-ci active les relations qui se créent entre « les protagonistes de l’acte discursif (je et tu) et l’énoncé lui-même (il ou elle) ».

B. Auteur implicite. L’existence d’un auteur implicite apparaît lorsque le narrateur est représenté dans le texte. C’est lui qui écrit, qui organise le texte. Il a son rôle propre et ne doit pas être confondu avec l’auteur lui-même. Si toutefois personne ne s’interpose entre cet auteur présumé et l’univers représenté, alors l’auteur implicite et le narrateur se confondent.

C. Type. Si l’auteur choisit d’être présent dans le récit, il deviendra lui-même le narrateur et utilisera le premier pronom personnel. Mais s’il choisit d’être absent, il fera parler un de ses personnages qui deviendra le narrateur. Dans ce cas, le personnage-narrateur peut parler de soi-même, en utilisant le premier pronom personnel, ou d’un autre thème, en utilisant le troisième pronom personnel. Il peut aussi, lui-même, faire parler une autre personne comme narrateur du récit. Toutefois, l’auteur peut toujours recourir à un narrateur omniscient en utilisant le troisième pronom personnel (ex. : Il était une fois un jeune prince...).


NARRATION

1. Ens. lang. Acte de production d’un discours; exercice scolaire de composition textuelle dont le ressort est essentiellement constitué par l’usage des circonstances entourant un fait réel ou fictif et dont le procédé littéraire privilégié serait l’hypothèse, c’est-à-dire la supposition __ SUBERVILLE, J. (1967). V discours narratif.

2. Litt. Représentation écrite d’actions et d’événements __ GENETTE, G. (1966) V description. VA récit, C. $$\epsilon$$ genre littéraire.

CN __ narratif : discours *; univers *.


NARRATOLOGIE

1. Ens. lang./Litt. Terme proposé par Tzvetan Todorov (1969) pour désigner la « science du récit » conçue comme un domaine particulier de la sémiotique textuelle.

2. Sémio. Branche de la science générale des signes qui s’efforce (...) d’analyser le mode d’organisation interne de certains types de discours __ ADAM, J.-M. (1984).


NASAL,E

adj. ou n.f.

Ens. lang./Ling. Caractéristique d’un son ou d’un phonème de la langue désignant qu’une partie de l’air vibrant de la parole passe par les fosses nasales.

Les nasales françaises. Les voyelles nasales du français sont : /ɛ̃/ (in), /ã/ (an), /ɔ̃/ (on), et en plus, au Québec /œ̃/ (un); les consonnes nasales sont : /m, n, ɲ/.


NATION

Gén./Éduc. cult./Pol./Soc. Ensemble d’individus partageant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de tradition, et parfois de langue, la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun. V acculturation. VA intégration, O, P et Q.

A. Système politique. Une nation peut constituer ou avoir déjà constitué un système politique autonome établi sur un territoire défini, personnifié par une autorité souveraine.

B. Nation/ethnie. L’ethnie comporte la double dimension de la spécificité culturelle et de la communauté historique. Le « noyau dur » de l’ethnie réside dans le complexe de « mythes, souvenirs, valeurs et symboles », ou système « mythico-symbolique », dont l’existence et les formes rendent compte de la permanence de certaines ethnies dans l’histoire. Par rapport à la réalité ethnique, la nation constitue une forme politique récente, qui a utilisé l’existence des liens ethniques pour construire, à partir d’eux, des unités politiques sur un territoire. La dimension territoriale distingue les nations des catégories ou des communautés ethniques. Chaque nation se caractérise par l’inégal degré de congruence entre la ou les ethnies, à partir desquelles elle a été créée, et les frontières de l’État __ SCHNAPPER, D. (1991). VA ethnie, C.

C. Nation/peuple. Le terme peuple se réfère à la communauté d’une culture. Une nation, en plus de sous-entendre un ensemble de valeurs et un mode de vie commun, c’est-à-dire partager une culture, se doit d’occuper depuis un certain temps un territoire donné (à quelques exceptions près), avoir une perception généralement semblable de son passé, mais surtout être capable de traduire ses aspirations au plan politique __ BALTHAZAR, L. (1986).

D. Deux idées de la nation. Il existe deux conceptions fondamentales de la nation. La nation « à l’allemande » est tributaire d’une idée selon laquelle l’individu est essentiellement conditionné, sinon déterminé, par son appartenance à un groupe défini en termes de race ou de culture. La nation « à la française » insiste sur la liberté et la volonté de chacun de maîtriser son destin, à la limite, d’adapter les us et les coutumes d’un nouveau pays, pour en devenir citoyen __ SCHNAPPER, D. (1991). V politique d’immigration.

E. Nation/État/États-Nations. Dans les sociétés modernes, le principal problème que soulève l’idée de Nation est celui de ses rapports avec l’État, autorité souveraine s’exerçant sur l’ensemble national, sur un territoire. L’exercice de cette autorité conduit souvent à la création d’États-Nations, qui peuvent même se regrouper, comme dans la communauté européenne.

F. Nation/éducation (Fr.). L’idée nationale est née en France au Moyen âge : la monarchie a mené pendant des siècles le projet national. Mais les Républicains, à leur arrivée au pouvoir dans les années 1880, ont créé en toute conscience des institutions chargées de construire la nation moderne. Ils ont confié à l’école la tâche d’éduquer les enfants dans le patriotisme (...). Le système d’enseignement français s’était donné pour fonction, dans les années 1880, de réunir des populations diverses par leurs origines régionales et nationales, autour d’une langue et d’une culture communes; d’où son caractère centralisé et autoritaire. Il continue à être plus efficace pour acculturer les enfants d’origine étrangère, qui y obtiennent les mêmes résultats que les autres, qu’un système décentralisé et peu autoritaire comme celui de la Grande-Bretagne, par exemple, qui supposait que les enfants bénéficient d’une forte socialisation familiale. L’efficacité actuelle du système d’enseignement, en ce qui concerne l’acculturation des enfants de migrants, n’est pas inférieure à ce qu’elle fut dans le passé. La France tire parti à cet égard de sa tradition de pays d’immigration __ SCHNAPPER, D. (1991).

G. CN : Décennie des * Unies pour l’alphabétisation.

H. CN __ national,e,s : Année inter* de l’alphabétisation; campagne * d’alphabétisation; école * professionnelle; Journée inter* de l’alphabétisation; minorité *; normes *; système éducationnel *.


NATURALISME

1. Gén. Caractère essentiel qui est conforme à la dynamique et aux propriétés de l’univers réel.

2. Art. École littéraire (fin XIXe s. - début XXe s.) qui visait à dépeindre la réalité sous tous ses aspects, même les moins attirants, d’une manière objective, en utilisant la méthode dite expérimentale empruntée aux sciences de la nature. Syn. réalisme. VA D.

3. Art. Dans les Beaux-Arts, conception qui prône le respect intégral, la reproduction exacte de la Nature et qui s’oppose à toute interprétation, à tout artifice ajouté. Ant. idéalisme; symbolisme.

4. Éduc. Pratiques et théories de l’éducation inspirées des lois et des caractéristiques de la Nature. Le naturalisme de John LOCKE et de Jean-Jacques ROUSSEAU. VA A, D, E et F; approches didactiques en langues, D; paradigme symbiosynergique.

5. Épist./Phi. Doctrine qui considère la Nature comme le fondement premier de toute réalité. Ant. spiritualisme. VA A; positivisme, G; réalisme critique, D; paradigme symbiosynergique, B. TA rationalisme; scientisme.

6. Esth. Doctrine selon laquelle l’art a pour but de représenter la nature d’une façon réaliste et qui partant, condamne tout à la fois son idéalisation et son abstraction. VA D. TA réalisme.

7. Méd. Théorie médicale qui prétend que la Nature serait la principale, voire la seule, origine curative des maladies.

8. Mor. (Gén.). Doctrine selon laquelle la vie morale s’assimile ultimement à la vie biologique, de sorte que la nature la génère et fournit le principe de son explication. VA C.

9. Mor. (Spéc.). Doctrine selon laquelle les règles de la morale émanent de la nature même de l’être humain, puisque l’être humain fait partie de la Nature en tant qu’être libre et raisonnable.

10. Péd./Psych. Conception de l’individu, opposée à l’humanisme et à son intérêt pour les caractéristiques spécifiquement humaines, qui étudie l’être humain en tant que produit de la Nature sans accorder la préséance à certaines de ses facultés.

11. Phi. Doctrine ontologique moniste postulant que rien n’existe au-dehors de la Nature, entendue au sens d’univers physique ou matériel, et niant toute existence, influence ou transcendance surnaturelle. VA A.

12. Rel. Nom donné à la religion de la Nature telle qu’imaginée par Denis DIDEROT (1713-1784), laquelle nie l’existence d’un Dieu. VA A.

A. Immanence/transcendance. Le naturalisme en tant que philosophie rejette le recours à toute intervention divine, à tout surnaturel et à toute transcendance dans l’explication du fonctionnement du monde. Le naturalisme n’exclut pas qu’il puisse exister un principe organisateur dans le monde. Il prétend cependant que, s’il existe, ce principe sera immanent. Le naturalisme s’apparente ainsi à l’athéisme. Le naturalisme considère que la nature porte en elle, de manière immanente, les principes de son organisation et que, par conséquent, toute explication scientifique des phénomènes doit faire l’économie d’un principe surnaturel. VA paradigme symbiosynergique, A.

B. Système philosophique. Le naturalisme n’est pas un système philosophique précis. Il serait plutôt une sorte de perspective sur le monde dont on sent l’influence autant en épistémologie qu’en morale que dans certains systèmes d’organisation du monde.

C. Formes. L’appellation « naturalisme » s’applique en philosophie à toute morale qui emploie le concept de « Nature » comme un guide, une référence ou un fondement de la réalité. En général, on qualifie de « naturaliste » toute philosophie de l’acception de la contingence des choses ou toute morale qui prône la connaissance et la reconnaissance des passions et des instincts auxquels est soumis l’Homme. Ainsi, la théorie stoïcienne d’adhésion à tout événement serait naturaliste tout comme le serait la doctrine épicurienne du plaisir ou encore l’art de vivre de Michel Eyquem de MONTAIGNE (1533-1592). Ce dernier avait imaginé une morale qui prescrivait la soumission bien réglée au tempérament. Cette soumission est pour MONTAIGNE le principal gage du bonheur et de la vertu. Cette conception naturaliste est illustrée par deux de ses célèbres maximes : « Nature est un doux guide » et « Suivre nature ». La doctrine naturaliste est critiquable en ce qu’elle nie la distinction des jugements de fait et des jugements de valeur et leur irréductiblité. Elle pense que des premiers on peut tirer les seconds, à l’encontre de l’interdit formulé par David HUME (1711-1776) d’obtenir des ought de is. En ce sens, George Edward MOORE (1903) a pu baptiser sophisme naturaliste les tentatives de réduction du bien à des propriétés naturelles.

D. Peinture et littérature. Le terme a été appliqué à Gustave COURBET (1819-1877) et à sa peinture réaliste (SALON de 1857). Mais il évoque surtout la doctrine d’Émile ZOLA (1840-1902) qui assigne au roman le modèle idéal de l’objectivité, visant la reproduction fidèle du réel (Le roman expérimental, 1880).

E. Romantique/scientifique. Le concept de nature a reçu diverses acceptions allant du romantisme le plus mystique aux conceptions scientifiques les plus empiristes : la polysémie des conceptions naturalistes de l’éducation doit se comprendre à partir de cette variété d’acceptions du mot « nature ».

F. Éduc. Les pratiques et théories naturalistes de l’éducation reposent notamment sur la négation du surnaturel, la proscription des questions d’ordre religieux, la valorisation de l’appréhension du réel dans ses dimensions et manifestations concrètes voire, chez Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), sur un idéal d’éducation en conformité et en harmonie avec la Nature. VA D.


NATURALISTE

1. Phi. Partisan du naturalisme.

2. Sc. Personne qui procède à la naturalisation des plantes et des animaux destinés aux collections __ OLF (1993). Spécialiste dont le champ d’activité relève des sciences naturelles.

A. Extension. Par extension de sens, naturaliste désigne une personne qui s’intéresse aux sciences naturelles __ LÉTOURNEAU, D., OLF (1992).

B. CN : sophisme *.

C. CN __ naturel,le : analogie *; approche *; classification *; droits *; éducation en milieu *; éducation *; égalité *; histoire *; humanisme *; justice *; langue *; méthode *; méthode d’apprentissage *; sélection *; unité *.


NATURE

Écol./Sc. VA environnement, K; paradigme de la dialectique sociale, B; paradigme existentiel, F; paradigme industriel, H; paradigme symbiosynergique, B.

CN __ nature : activité de découverte de la *; activité de *; centre de découverte de la *; interprétation de la *; sciences de la *; sentier de découverte de la *; sport de *; sport de pleine *.


NAVIGATEUR WEB

Téléinf. Logiciel à interface W3 qui permet la connexion, la consultation et le déplacement dans Internet. Ex. : Internet Explorer, Netscape Communicator. Syn. fureteur; logiciel de fureteur/navigateur/navigation; navigateur; navigateur Internet/W3.


NAVIGATION

Édum./Inf. Action de se déplacer à l’intérieur d’un formulaire électronique, d’un champ à l’autre, d’une section à l’autre, etc., à l’aide du clavier ou de la souris __ OQLF (2002). Action de se promener et de consulter certains sites dans le réseau Internet. TA naviguer; surfer.

Variantes. Furetage et surf.


NAVIGUER

v.

Téléinf. Utilisation d’Internet et plus particulièrement du WWW à partir d’un navigateur WEB. Syn. fureter.


NÉGLIGENCE

Adapt. scol./Psych. VA mauvais traitements envers les jeunes, B à D.


NÉGOCIATION

1. Gén. Processus de recherche commune qui, par le biais de dialogues et d’échanges réciproques, vise à aplanir les différences de perception et d’intérêt entre des partis dans le but d’en venir à une entente satisfaisante pour chacun.

2. Adm. éduc. Processus par lequel des personnes ou leurs représentants entrent en pourparlers afin d’en arriver au règlement d’une affaire.

A. Étym. Du latin negotiatio, commerce.

B. Composantes : 1. les partis; 2. le contenu; 3. le but; 4. l’approche; 5. les relations interpersonnelles.

C. Bon négociateur (attributs) : 1. ouverture; 2. engagement; 3. estime de soi; 4. confiance en soi; 5. motivation; 6. empathie; 7. contrôle de soi; 8. honnêteté; 9. observation; 10. jugement; 11. souplesse; 12. connaissance des dossiers.

D. Convention collective. La négociation de convention collective est le moyen le plus utilisé afin d’en arriver à l’établissement des conditions de travail.


NÉGUENTROPIE

App. syst. Degré d’arrangement ou de prévisibilité d’un système. Ant. entropie. VA entropie, K.


NÉOALPHABÈTE

Alph./Diagn. Adulte ayant participé récemment à un programme d’alphabétisation et qui a acquis les compétences de base en lecture, en écriture ou en calcul. Syn. néolettré. V campagne de postalphabétisation; postalphabétisation. VA analphabète, D. TA alphabète. EA ex-analphabète; nouveau lecteur/scripteur; personne néoalphabétisée/nouvellement alphabétisée.


NÉOLETTRÉ

Alph./Diagn. Personne qui a nouvellement acquis les rudiments du code écrit (lecture, écriture, calcul) __ UNESCO (2000). Syn. néoalphabète. V campagne de postalphabétisation; postalphabétisation.


NÉOLIBÉRALISME

Écon./Pol. Doctrine qui prône un retour aux principes du libéralisme économique par un rétablissement du libre jeu des différentes entités du marché et en faisant appel à l’État comme force régulatrice de ce libre jeu.

A. Libéralisme/néolibéralisme. Le néolibéralisme diffère de la pensée des économistes de l’École classique essentiellement au niveau du rôle qu’il confère à l’État. En effet, alors que le libéralisme refuse radicalement toute ingérence étatique, le néolibéralisme quant à lui tolère et encourage la participation de l’État dans certains secteurs de la production, les seules conditions posées à la participation de l’État étant que les entreprises restent privées et que soit maintenu le jeu de la libre concurrence.

B. Fondements. Le néolibéralisme se veut une réponse à l’interventionisme proposé par John Maynard KEYNES (1883-1946) qui visait à régler les difficultés rencontrées par le capitalisme américain au cours des années trente. En empruntant et en injectant massivement de l’argent dans le système économique, l’État jouait désormais un rôle actif dans le mécanisme de fixation des prix. Dans les années soixante-dix, un courant du libéralisme proposera d’alléger le fardeau de l’État en ne lui conférant plus qu’un rôle économique minimal. Bien que limitée, cette charge est par contre considérée comme essentielle par les néolibéraux puisque l’État est maintenant appelé à garantir la stabilité du cadre économique dans lequel pourra s’épanouir la libre concurrence. Dans l’optique néolibérale, l’intervention de l’État sera donc compatible avec le libre mécanisme des prix et visera principalement à assurer la stabilité monétaire. Dès lors, une des principales tâches de l’État est de veiller à contrer l’inflation ou la déflation rapide de la monnaie. Lors de pareils phénomènes, il ressort que le profit ne représente plus nécessairement les retombées de l’apport d’un producteur à la communauté ni que les pertes ne soient les conséquences d’erreurs commises par ce même producteur. Ainsi, un État obéissant aux principes du néolibéralisme adoptera des mesures telles une législation antitrust ou encore une réglementation syndicale qui permet d’éviter les « closed shop » et qui limite le droit de grève. Il sera aussi appelé à adopter une réglementation qui touche l’organisation bancaire et la politique du crédit. Finalement, un gouvernement agissant en accord avec la doctrine du néolibéralisme adoptera des lois visant à équilibrer le budget de l’État. Sur le plan de la redistribution des richesses, la pensée néolibérale accepte l’intervention de l’État à condition que celle-ci ne nuise pas à la dynamique de l’économie de marché et qu’elle soit en accord avec les principes de la libre concurrence et du mécanisme de fixation des prix.


NÉOLOGISME

Ens. lang./Ling. Mot introduit depuis peu dans la langue (ex. : courriel, clavardage) ou encore, sens nouveau accordé à un mot déjà connu (ex. : baladeur). VA lexicologie, B.

A. Archaïsmes/néologismes. Si dans la langue contemporaine il y a des archaïsmes (des formes lexicales ou syntaxiques devenues vieillies et hors d’usage), il y a aussi des néologismes qui sont des nouveaux mots ou des nouveaux sens créés pour exprimer des nouvelles réalités, par exemple, dans le domaine des nouvelles technologies ou de la science-fiction. Au Québec, l’Office québécois de la langue française (OQLF) crée les néologismes ou en confirme l’usage et le sens.

B. Formation. Les néologismes se créent de diverses façons : par l’emprunt, par la dérivation et par la composition.


NÉOPOSITIVISME

Phi. Syn. empirisme logique; positivisme logique. VA empirisme, D.


NEURODIDACTIQUE

Did./Neurol./Méd./Physiol./Sc. Domaine d’étude de la planification, du contrôle et de la régulation des situations pédagogiques en tenant compte des composantes et des fonctions du cerveau. V didactique; neuroscience; situation pédagogique. VA approche neurolinguistique, B2.


NEUROLINGUISTIQUE

Ling./Neurol./Méd./Physiol./Sc. Domaine d’étudedu langageen relation avec les fonctions du cerveau. V linguistique; neuroscience.

CN : approche *.


NEUROLOGIE

Méd. Branche de la médecine qui étudie le système nerveux, son fonctionnement et ses dysfonctionnements.

Nomenclature.

neurodidactique

neuropédagogie

neurolinguiste

neuronal

neurone

neuroscience


NEURONAL,E,S

adj.

Neurol./Méd./Physiol./Sc. Relatif à des neurones. Réseau neuronal.


NEURONE

1. Neurol./Méd./Physiol. (Gén.). Unité de base du système nerveux.

2. Neurol./Méd./Physiol. (Spéc.). Unité fondamentale du système nerveux central qui achemine les informations motrices vers les organes périphériques et inversement, les informations sensorielles des organes périphériques au système nerveux central. VA approche neurolinguistique, A1, B1 et G; théorie neurolinguistique du bilinguisme, C.

CN __ neuronal,e,s : connexions * es.


NEUROPÉDAGOGIE

Neurol./Méd./Péd./Physiol./Sc. Domaine d’étude dont l’objet porte sur les pratiques d’enseignement/apprentissage dans les situations pédagogiques en tenant compte des composantes et des fonctions du cerveau en vue d’optimiser l’harmonisation sujet-objet-agent dans un milieu et, de cette façon, favoriser la meilleure réussite des élèves. V pédagogie; neuroscience; situation pédagogique.


NEUROPSYCHOLOGIE

Sc. VA empathie, H; psychologie, D.


NEUROSCIENCE

Neurol./Sc. Science de la structure et du fonctionnement du cerveau et du système nerveux. V approche neurolinguistique; théorie neurolinguistique du bilinguisme. VA empathie, H.

Nomenclature.

cerveau

connexions neuronales

neurosciences cognitives

neurosciences éducatives

pattern

principe de transfert approprié

processus de transfert approprié

théorie neurolinguistique du bilinguisme

transfert approprié


NEUROSCIENCES COGNITIVES

Did./Neurosc./Péd. Domaine d’études et de recherches qui s’intéresse au rôle et à l’apport du cerveau pour favoriser au mieux l’apprentissage. V théorie neurolinguistique du bilinguisme. VA approche neurolinguistique, A1, A1.3 et A4.


NEUROSCIENCES ÉDUCATIVES

Did./Neurosc./Péd. V approche neurolinguistique; théorie neurolinguistique du bilinguisme.


NÉVROSE

Gén. VA thérapie, F.


NICHE ÉCOLOGIQUE

Écol. Rôle fondamental d’une espèce ou d’un organisme dans une communauté spécifique, incluant son espace physique, ses activités ainsi que ses relations avec les autres composantes de l’écosystème __ ROCQUE, S. (1999). V écosystème.

A. Origine. Terme introduit par Charles ELTON en 1927. Niche : de l’italien nicchia, réduit du chien.

B. Niche/habitat. Pour Eugene P. ODUM (1971) dans VIEIRA DA SILVA, J. (1979), l’habitat identifie « l’adresse » de l’organisme alors que la niche en précise « la profession ».

C. Dimensions. Le concept de niche écologique a reçu un développement considérable avec l’introduction par Evelyn G. HUTCHINSON (1957) de la notion de dimensions dans la niche, qui correspondent à l’occupation par l’organisme d’un certain nombre de « positions » pour les différentes ressources et en relation à différentes variables écologiques. Dans ces conditions, la niche écologique est l’ensemble des conditions dans lesquelles la population vit et se renouvelle __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979).

D. Confusion. Bien que séduisant, le concept de niche écologique demeure un concept flou et, actuellement, peu opérationnel comme en témoigne la citation suivante de Jean-Paul DELÉAGE (1991) : « Soixante ans de controverses pour ne pas arriver à le bien définir, tel est le bilan plus ou moins déroutant d’un concept tenace que les écologistes nomment de façon entendue et presque familière “la niche”, écrit Daniel LACHAISE, qui poursuit : “Si le concept de niche a la vie si dure, c’est qu’il doit traduire une profonde nécessité théorique”. Il est logique que les modèles théoriques récents cherchent à formaliser en langage mathématique la démarche plus intuitive de leurs prédécesseurs, mais cette abstraction a bien souvent été porteuse de confusion plutôt que de la clarté attendue. Cette forme trop abstraite a incité les écologistes à trouver des équivalents concrets au concept si difficile à saisir. Ainsi ODUM définit la niche comme la “profession” de l’organisme dans la communauté, tandis que l’habitat serait son “adresse”. J. BLONDEL et F. BOURLIÈRE comparent le diptyque habitat-niche à la combinaison d’une serrure et de sa clé. La serrure est l’habitat qui comprend des facteurs biotiques et abiotiques sur lesquels la population n’a pas de prise; la niche, c’est-à-dire les potentialités de la population, est la clé, plus ou moins bien adaptée à la serrure » __ DELÉAGE, J.-P. (1991) dans ROCQUE, S. (1999).

E. Niche/hypervolume. Considérant chaque condition comme une dimension, la niche représente un volume dans un espace à n dimensions qui comprend l’ensemble des conditions de l’écosystème : c’est ce que HUTCHINSON appelle l’hypervolume __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979).

F. Principe de GAUSE. Deux espèces ne peuvent occuper simultanément la même niche écologique. L’une des deux espèces doit nécessairement disparaître ou restreindre son étendue et sa densité. C’est ce que l’on nomme le principe d’exclusion compétitive de GAUSE.

G. Niche écologique/espèce. Au sein de sa niche écologique, une espèce se trouve confrontée à : • un milieu ambiant dont les propriétés physico-chimiques sont plus ou moins stables ou fluctuantes, plus ou moins « prévisibles » selon que ces fluctuations sont régulières ou erratiques; • des ressources alimentaires limitées ou non, diversifiées ou non (la diversité de la ressource dépendant autant de la diversité propre à l’environnement que des exigences alimentaires plus ou moins strictes de l’espèce); • d’autres espèces avec lesquelles elle entre en compétition pour un ou plusieurs éléments de la ressource globale; • des causes de mortalité variées (prédateurs, parasites, intoxications microbiennes...) et d’inhibitions diverses en provenance d’espèces antagonistes, non forcément en compétition pour la ressource (espèces pouvant, par exemple, modifier les caractères du milieu, produire des toxines, etc.) __ FRONTIER, S. et PICHOD-VIALE, D. (1991).

H. Enjeu. Au sein d’une niche écologique, la survie constitue l’enjeu d’une espèce.


NICHE ÉDUCATIONNELLE

Écol. éduc. Rôle fondamental joué par l’un des acteurs de l’écosystème éducationnel, incluant son espace physique et culturel, ses activités ainsi que ses relations avec les autres composantes de cet éducosystème __ ROCQUE, S. (1999). V niche éducologique/ pédagogique/scolaire.

Niches éducationnelles/écosystème éducationnel. Compte tenu de l’ampleur d’un écosystème éducationnel, ce type d’éducosystème comporte une multitude de niches éducationnelles __ id.


NICHE ÉDUCOLOGIQUE

Écol. éduc. Rôle fondamental joué par l’un des acteurs d’un éducosystème particulier, incluant son espace physique et culturel, ses activités ainsi que ses relations avec les autres composantes de cet éducosystème __ ROCQUE, S. (1994).

Terme générique. La niche éducologique est un terme générique utilisé en référence à toutes les niches spécifiques (pédagogique, scolaire ou éducationnelle) susceptibles d’être identifiées en écologie de l’éducation __ id.


NICHE FONDAMENTALE

Écol. Niche écologique occupée par une espèce en l’absence de toute contrainte exercée par d’autres espèces. Syn. niche potentielle.


NICHE PÉDAGOGIQUE

Écol. éduc. Rôle fondamental joué par l’un des acteurs de l’écosystème pédagogique, incluant son espace physique et culturel, ses activités ainsi que ses relations avec les autres composantes de cet éducosystème __ ROCQUE, S. (1999).

Niche/écosystème pédagogique. Un écosystème pédagogique comporte plusieurs niches pédagogiques __ id.


NICHE PÉDAGOGIQUE POTENTIELLE

Écol. éduc. Niche pédagogique qu’un Sujet peut théoriquement occuper en l’absence de toute contrainte exercée par les autres acteurs de l’écosystème pédagogique __ ROCQUE, S. (1999).


NICHE PÉDAGOGIQUE RÉALISÉE

Écol. éduc. Niche pédagogique réellement occupée par un Sujet dans un écosystème pédagogique __ ROCQUE, S. (1999).

Niche pédagogique réalisée/potentielle. La niche pédagogique réalisée peut, dans certains cas, correspondre à la niche pédagogique potentielle. Cependant, dans la plupart des cas, ces deux niches diffèrent; la niche réalisée se révélant plus restreinte ou plus vaste que la niche potentielle __ ROCQUE, S. (1994).


NICHE POTENTIELLE

Écol. Syn. niche fondamentale.


NICHE RÉALISÉE

Écol. Niche réellement occupée après l’effet que les autres espèces exercent sur celle-ci ou sur son milieu __ VIEIRA DA SILVA, J. (1979). Syn. niche réelle.


NICHE RÉELLE

Écol. Syn. niche réalisée.


NICHE SCOLAIRE

Écol. éduc. Rôle fondamental joué par l’un des acteurs de l’écosystème scolaire, incluant son espace physique et culturel, ses activités ainsi que ses relations avec les autres composantes de cet éducosystème __ ROCQUE, S. (1999). V niche éducationnelle/éducologique/pédagogique.

Niche/écosystème scolaire. Un écosystème scolaire comporte plusieurs niches scolaires __ id.


NICHE SPATIALE

Écol. Niche écologique limitée aux paramètres spatiaux.


NIHILISME

Mor./Phi. Système de pensée qui récuse toute donnée absolue (vérité, valeur morale, hiérarchie) qui s’érigerait en contrainte de la liberté totale de l’être humain. VA discours pédagogique, 1.


NIVEAU

Cur./Org. scol. VA classe, A et F; niveau du discours moral, A; ordre d’enseignement, B. RN assises, B.

CN : classe tous *; échantillon à plusieurs *; évaluation du * de formation atteint; groupe de *; groupes de *; mise à *; question de * cognitif inférieur/supérieur; taxonomie des * conceptuels; théorie des * conceptuels.


NIVEAU COGNITIF

Diagn. VA style cognitif, H.

A. Niveau cognitif des questions __ ROY, D. (1991). De nombreuses recherches ont traité du niveau cognitif des questions posées par les enseignants. Les chercheurs désiraient évaluer l’effet du niveau cognitif des questions sur les performances des élèves. Voici la définition des niveaux cognitifs inférieur et supérieur proposée par REDFIELD et ROUSSEAU (1981). • Question de niveau cognitif inférieur : c’est une question utilisée pour rappeler des connaissances simples ou pour reconnaître des informations factuelles déjà lues ou présentées par l’enseignant. Elle correspond aux opérations de description, de reconnaissance, de discrimination et de résumé. • Question de niveau cognitif supérieur : c’est une question qui exige de l’élève une organisation mentale des informations et une application de connaissances déjà acquises. Elle correspond aux opérations d’analyse, de synthèse, d’application et d’évaluation.

B. Niveau des questions et apprentissage __ id. Les résultats issus des différentes revues de recherches sont diversifiés et montrent parfois de grands écarts qui limitent la portée des conclusions.

Auteurs Effet Moyenne de la grandeur de l’effet
MEDLEY (1979) négatif
ROSENSHINE (1979) négatif
WINNE (1979) aucun
REDFIELD et ROUSSEAU (1981) positif 0,73
WALBERG (1984) positif 0,34
SAMSON et al. (1987) positif 0,27

CROOKS (1988) en conclut que l’utilisation de questions de niveau cognitif supérieur favorise habituellement ou, à tout le moins, ne peut nuire à l’apprentissage et à la réussite des élèves. Cependant, les résultats obtenus par la dernière revue de recherches de SAMSON et al. (1987) laissent tout de même présager un effet plus consistant à utiliser des questions de niveau cognitif supérieur, à la condition toutefois d’utiliser ce type de questions tout au long du trimestre.

Nombre de recherches Durée de l’intervention Moyenne de la grandeur de l’effet
22 5 jours et moins 0,05
4 20 jours et plus 0,83

Même si le nombre de recherches n’est pas suffisant pour considérer ces résultats comme significatifs, il semble que la durée de l’intervention, pendant laquelle l’enseignant pose ce type de questions, soit un facteur déterminant. La prudence nous amène à partager la conclusion de BROPHY et GOOD (1986) à l’effet que le niveau cognitif des questions doit d’abord et avant tout être directement relié aux objectifs poursuivis par l’enseignant.


NIVEAU COLLÉGIAL - PRIMAIRE - SECONDAIRE - UNIVERSITAIRE

Cur./Org. scol. F.f. VA ordre d’enseignement, B, C et D.


NIVEAU CONCEPTUEL

Diagn./Did./Péd. Dans le cadre de la théorie de David E. HUNT (1971) et ses collaborateurs, caractéristique individuelle décrivant, à partir d’une échelle de développement continu, la capacité d’abstraction, le sens de l’autoresponsabilité et le degré d’autonomie d’une personne. Pour HUNT, le niveau conceptuel représente la dimension majeure de la personnalité, la capacité de traiter l’information et la manière de se comporter avec l’environnement __ BORDELEAU, L. (1983). V niveau concret; niveau concret supérieur; niveau formel inférieur/supérieur; niveau transitionnel; taxonomie de HARVEY/de HUNT/du domaine conceptuel. EA système conceptuel.

A. Abrév. : NC; niveau conceptuel bas  : NCB

niveau conceptuel modéré  : NCM

niveau conceptuel élevé  : NCE

B. Sortes __ BARBÈS, P. (1983). VA F. On identifie quatre niveaux (0, 1, 2, 3) d’après les scores attribués à des réponses ouvertes à cinq éléments déclencheurs :

1. Ce que je pense des règlements...

2. Quand on me critique...

3. Lorsqu’on n’est pas d’accord avec moi...

4. Lorsque je ne suis pas certain de quelque chose...

5. Lorsqu’on me dit ce que je dois faire...

On retrouve parfois un sixième élément : « Ce que je pense des parents... »

Chaque réponse aux questions est cotée d’après une grille d’analyse. On considère que la réponse d’une personne constitue un spécimen de sa manière de penser et de réagir du point de vue de la complexité conceptuelle.

Voici schématiquement les caractéristiques de chaque niveau, selon le score attribué.


NIVEAU CONCRET

Épist. gén. Selon Jean PIAGET, niveau qui représente la performance face à des tâches formelles proposées à l’élève, performance n’apportant pas de preuves de raisonnement abstrait, mais démontrant quelques difficultés quant aux habiletés de raisonnement touchant des problèmes spécifiques __ LALIBERTÉ, C. (1991). V niveau conceptuel. EA niveau concret supérieur/formel inférieur/formel supérieur/transitionnel.


NIVEAU CONCRET SUPÉRIEUR

Épist. gén. Selon Jean PIAGET, niveau qui représente la performance décrite comme fournissant la preuve d’une approche systématique aux problèmes, mais ne fournissant pas de preuve de la formation d’une règle générale ou d’une abstraction des problèmes __ LALIBERTÉ, C. (1991). V niveau conceptuel. EA niveau concret/formel inférieur/formel supérieur/transitionnel.

Nature et limite. Ce niveau indique une habileté à classer et à organiser l’information, mais ne fournit pas de preuve quant à la capacité à faire des inférences __ id.


NIVEAU CONVENTIONNEL

Stade 4 : Considérer le système social dans son ensemble et le préserver.


NIVEAU CURRICULAIRE

Cur. Chacune des strates sphériques qui composent, telles des couches successives ou encore, telles des poupées russes, un système curriculaire. V système curriculaire. VA élaboration curriculaire, B; évaluation du curriculum, G; organisation curriculaire, B; projet éducatif, B.

A. Ordre des niveaux d’organisation et de développement curriculaires. V cycle de l’éducation; axiomatisation/développement/organisation curriculaire; projet d’apprentissage/éducationnel/pédagogique/scolaire. VA développement curriculaire, C; élaboration curriculaire, B; système, U.

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B. Niveaux curriculaires/cycle (général) d’évolution. En accord avec le processus illustré ci-après, on se préoccupera, en tout premier lieu et sans cesse par la suite, d’améliorer constamment à la fois les processus d’apprentissage ainsi que l’éducation-produit qui doit résulter et se parfaire continuellement dans la perspective du développement d’un être éduqué. Tel qu’illustré au niveau 1 (figures A et B), le projet d’apprentissage (microsystème du cycle de l’éducation) se situe dans le cadre du cycle (général) d’évolution. Lorsque l’on considère que les apprentissages se sont nettement améliorés suite à l’application d’un projet d’apprentissage dans un milieu scolaire, le développement curriculaire consiste alors à améliorer les situations pédagogiques (niveau 2 : un projet pédagogique : mésosystème du cycle de l’éducation) qui fournira un cadre de référence explicite et des données utiles pour faire évoluer davantage les apprentissages. De même, lorsque l’amélioration des situations pédagogiques, concurremment à celle des apprentissages, a significativement évolué compte tenu des ressources disponibles, on entreprend le développement de la troisième strate (voir figure ci-après), celle de l’infrastructure pédagogique (niveau 3 : un projet scolaire : macrosystème du cycle de l’éducation) dont l’évolution doit correspondre et répondre aux besoins et aux caractéristiques des situations pédagogiques (niveau 2) ainsi qu’à la nature et aux visées associées aux apprentissages (niveau 1). Ainsi, telles des poupées russes ou des sous-systèmes imbriqués qui s’interinfluencent, le développement curriculaire en vient à concerner l’ensemble du cycle de l’éducation (niveau 4 : un projet éducationnel : supersystème au sein d’une société). De la sorte, on se situe dans le cadre d’un renouveau global de changement aux plans imbriqués des apprentissages, de la pédagogie, des écoles et de l’ensemble du système d’éducation. Aux traditionnels changements brusques et périodiques des réformes scolaires qui se sont révélées vaines et éphémères, on s’inscrit alors dans le cadre d’un nouveau paradigme : un renouveau progressif, continu, utile et durable, ou encore, d’une évolution éducationnelle graduelle, suivie, profitable et permanente.

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C. Niveau/développement curriculaire/cycle (général) d’évolution/projet éducatif. Le cycle (général) d’évolution est un cadre conceptuel qui sert au développement curriculaire. Ce dernier s’inscrit donc dans l’optique d’un renouveau curriculaire, lequel s’apparente à un projet éducatif. Ainsi le développement curriculaire est un processus de changement qui vise à faire évoluer chacun des niveaux curriculaires dans un milieu d’éducation. Le développement curriculaire est donc une séquence de projets éducatifs qui permettent d’améliorer chacun des niveaux curriculaires et d’harmoniser ces derniers entre eux en vue de l’atteinte de la mission d’un système d’éducation. V être éduqué.

D. Niveaux et anasynthèse. Afin que les changements soient progressifs et méthodiques, chaque niveau curriculaire, comme chaque opération du cycle (général) du curriculum, peut être traité comme l’ensemble de départ du cycle de l’anasynthèse. V anasynthèse. VA élaboration curriculaire, B.


NIVEAU D'ALPHABÉTISME

Alph. Qsyn. degré d’alphabétisme. V EIAA. VA alphabétisation, E. EA niveau de littératie.


NIVEAU D'ÉNERGIE

1. Éduc. phys./Psych. État constant d’énergie atteint par une personne.

2. Sc. Quantité d’énergie caractéristique de chacune des orbites électroniques d’un atome.


NIVEAU D'ENSEIGNEMENT

Org. scol. F.f. Dire plutôt ordre d’enseignement.


NIVEAU DE LANGUE

Ens. lang./Ling. V registre de langue.


NIVEAU DE LECTURE

Ens. lang. VA compréhension en lecture, E.


NIVEAU DE LISIBILITÉ

Ens. lang. VA lisibilité, C.


NIVEAU DE MATURITÉ

Adapt. scol./Cur./Diagn. (Belg.). État de développement atteint et à atteindre par l’enfant aux différentes étapes de son cursus scolaire dans tous les domaines qui lui garantissent l’épanouissement le plus complet possible __ MERF (Belg.) (1990).


NIVEAU DE SIGNIFICATION

Stat. Syn. seuil de signification.


NIVEAU DE STRUCTURE

Psych. cogn. VA structure textuelle, A.


NIVEAU DU DISCOURS MORAL

Diagn. Degré d’abstraction dont l’individu fait montre dans l’exercice moral. Le niveau de discours II, par exemple, fonde la morale sur les normes; le niveau de discours V, par contre, fait appel à une théorie éthique; le niveau de discours VI exige qu’on réponde à la question : « pourquoi être moral? » __ SAMSOM, J.-M. (1976). V taxonomie de KOHLBERG.

A. Phase. Le terme level, que nous avons traduit par « niveau », n’implique pas une notion de « meilleur ». On pourrait penser ici à l’idée de phase __ id.

B. Discours/stades. Lorsque les stades font appel à une typologie de motifs, les niveaux de discours moral indiquent le degré d’abstraction atteint par l’individu dans sa « démarche morale » ou dans sa « réflexion morale », ce qui est un facteur important dans le développement du jugement moral __ id.


NIVEAU FORMEL INFÉRIEUR

Épist. gén. Selon Jean PIAGET, niveau qui représente une performance aux tâches formelles proposées à l’élève indiquant clairement la présence de trois à cinq schèmes formels dans la pensée du sujet __ LALIBERTÉ, C. (1991). V niveau conceptuel. EA niveau concret/concret supérieur/formel supérieur/transitionnel.

Nature et limite. Le sujet est capable de faire des abstractions et des inférences, mais il doit bénéficier d’incitations pour développer sa capacité de pensée par rapport aux autres schèmes formels __ id.


NIVEAU FORMEL SUPÉRIEUR

Épist. gén. Selon Jean PIAGET, niveau qui représente une performance aux tâches formelles proposées à l’élève démontrant clairement la présence de schèmes formels dans la pensée du sujet __ LALIBERTÉ, C. (1991). V niveau conceptuel. EA niveau concret/concret supérieur/formel inférieur/transitionnel.

Limite. Il est cependant encore approprié d’effectuer un renforcement de ces habiletés __ id.


NIVEAU PRIMAIRE, SECONDAIRE, ETC.

Org. scol. F.f. Dire plutôt enseignement primaire, secondaire,etc.


NIVEAU TAXONOMIQUE

Did. Chacun des objectifs d’habileté placé dans un ordre hiérarchique croissant sur une échelle où chaque échelon intègre le précédent. Les niveaux taxonomiques du domaine cognitif déterminés par BLOOM et ses collaborateurs sont dans l’ordre : l’acquisition de connaissances, la compréhension, l’application, l’analyse, la synthèse et l’évaluation. Syn. catégorie taxonomique.


NIVEAU TRANSITIONNEL

Épist. gén. Selon Jean PIAGET, niveau qui représente la performance obtenue face à des tâches formelles proposées à l’élève, performance pouvant apporter des preuves d’une approche systématique des problèmes et prouver aussi l’utilisation d’abstractions et d’inférences __ LALIBERTÉ, C. (1991). V niveau conceptuel. EA niveau concret/concret supérieur/formel inférieur/formel supérieur.

Limite. Cette performance n’est pas constante __ id.


NIVEAUX D'ORGANISATION

App. syst./Rech./Sc. VA système, E et F.


NIVELLEMENT

1. Diagn. VA style cognitif, B.

2. Fond. éduc./Phi./Pol./Soc. Action d’égaliser les conditions, les ressources et les résultats. Le nivellement par le bas/par le haut. VA égalité des chances, L et M.


NOM

Ens. lang./Ling. Classe de mots variables utilisés pour désigner des objets, des êtres, des concepts, qui sont généralement accompagnés de déterminants : le nom est le noyau du groupe nominal. Syn. substantif. V classe de mots.


NOM INTERNET

Téléinf. VA adresse, C.


NOMBRE

Ens. lang./Ling. Catégorie grammaticale qui permet aux usagers de marquer le singulier et le pluriel.


NOMENCLATURE

1. Ling./Term. (Gén.). Ensemble des termes qui ont une entrée dans un dictionnaire. La nomenclature du Dictionnaire est la suivante : 1reédition : 3 500; 2eédition : 6 800; 3eédition : 8 000. VA dictionnaire, D.

2. Ling./Term. (Spéc.). Répertoire de termes qui ont entre eux des relations notionnelles et qui composent un domaine de savoirs et d’activités. La nomenclature de la didactique, du curriculum, du diagnostic, etc.


NOMINALISME

Phi. Position de ceux qui, dans la querelle des Universaux au Moyen Âge, refusent d’accorder l’existence aux idées générales pour ne reconnaître que celles de noms ou de signes généraux. Ant.réalisme. VA idéalisme, B.

A. Historique. La position nominaliste a d’abord été défendue par ROSCELIN (XIe s.). On distingue parfois ce nominalisme extrême du conceptualisme de Pierre ABÉLARD (1079-1142) et du terminisme de Guillaume d’OCCAM (fin du XIIIe s.-1350) qui sont tenus pour des formes de nominalisme modéré en ce qu’ils reconnaissent l’existence des idées générales dans l’esprit humain __ KOTARBINSKI, T. (1964).

B. Nominalisme/réalisme. Le nominalisme s’oppose au réalisme qui admet l’existence d’idées générales en dehors de leur expression par des signes.

C. Rasoir d’Occam. La position épistémologique d’OCCAM (terminisme) le conduit à formuler un précepte méthodologique resté célèbre, le rasoir d’OCCAM : entia non sunt multiplicanda praeter necessitatem, c’est-à-dire « il ne convient pas de multiplier les êtres ou les entités sans nécessité », principe d’économie central dans toute l’épistémologie empiriste.

D. Nominalisme/nominalisme scientifique. Le nominalisme scientifique est la forme contemporaine du nominalisme. Il se présente dans diverses théories de la science interprétant les faits, les lois et les théories scientifiques comme des systèmes conventionnels et/ou commodes de règles ou de symboles et qui substituent ces idées à celles de vérité, de réalité et de connaissance objective. Cette option nominaliste est présente chez Edward LE ROY (1870-1954), chez les conventionalistes (POINCARÉ, La science et l’hypothèse, 1902) de même que chez les membres du Cercle de Vienne, dans la mesure où ils prônent l’étude du langage de la science, toute réserve faite sur l’empirisme de ces auteurs.


NOMINATION À L'ESSAI

Adm. scol./Ens. sup. Syn. nomination à titre d’essai.


NOMINATION À TITRE D'ESSAI

Adm. scol./Ens. sup. Professeur employé pour une période de deux à cinq ans en prévision de son embauche probable par l’université sur une base permanente __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. Syn. nomination à l’essai. TA probationniste.


NON CONSCIENT, E

Gén. Syn. confus; impulsif; irréfléchi; machinal. Ant. clairvoyant; conscient; éveillé; intentionnel; lucide; perspicace.

CN : grammaire non *.


NON ÉDUCABLE

adj.

Adapt. scol. Qualificatif jadis donné aux enfants jugés incapables d’apprendre à cause d’une déficience intellectuelle profonde à sévère. Ant. éducable.

Péjoratif. Le terme non éducable n’est plus utilisé à cause de son caractère péjoratif et défaitiste. La recherche montre que même les enfants qui étaient dits non éducables pouvaient profiter d’interventions éducatives.


NON LÉGALEMENT QUALIFIÉ

Gest. ens./Lég. scol. (QC). Qui n’est pas légalement qualifié, y compris toute personne pour qui la commission [scolaire] a reçu de la ou du Ministre une lettre tolérant explicitement l’engagement __ CEQ-CPNCC (1990).


NON-COMMUNICATION

Com. VA communication, K.


NON-DIRECTIVITÉ

Did./Péd. VA autogestion pédagogique, C et D.

CN __ non directive : méthode *; pédagogie *.


NON-LECTEUR

1. Gén. Personne qui ne lit pas.

2. Alph./Diagn. Personne qui lit peu ou qui ne lit pas, bien qu’ayant été scolarisée ou alphabétisée. Qsyn. faible lecteur. TA alettrisme. EA adultes peu ou pas à l’aise avec l’écrit.


NORMAL,E

adj.

Gén. Qui est conforme à la moyenne, à la nature d’un être, d’une chose. Qui est ordinaire. Qui est dépourvu de trouble, de caractère exceptionnel, de surprises ou d’irrégularités. Qui est prévisible, logique, compréhensible. Que l’on croit être honnête, juste, équitable, correct. Ant. anormal. V normalisation; normaliser; norme. TA régulier.

CN : classe *; courbe *; école *; école * supérieure.


NORMALE

n.f.

Gén. Ce qui est courant, la moyenne, la règle; ce qui est habituel. V normalisation; normaliser; norme.

Géométrie. Droite perpendiculaire.


NORMALIEN,NE

Ens. sup. Élève d’une école normale.


NORMALISATION

1. Gén. Action qui vise à rendre conforme aux normes établies et reconnues. VA A.

2. Adapt. scol./Soc. Action qui vise à rendre accessible à toute personne des conditions et des modèles de vie semblables à ceux généralement disponibles que connaissent de façon générale l’ensemble des personnes d’un milieu ou d’une société. VA B; adaptation, L; éducation spéciale, A.

A. Acception. En Europe, la normalisation est davantage considérée dans le sens de standardisation ou de nivellement des différences individuelles, ce qui fait l’objet de vives controverses. En Amérique du Nord, le terme est davantage considéré comme une facilitation d’accès à des conditions normales de vie.

B. Normalisation/intégration. En milieu scolaire, l’intégration vise à faire progresser l’enfant vers la situation la plus normale possible (...). La question du droit de l’enfant en difficulté à vivre dans un milieu normal et selon des conditions de vie normales a suscité aux États-Unis de nombreuses études dont les conclusions ont abouti dans certains États d’Amérique à l’intégration de l’enfance en difficulté dans le secteur de l’enseignement régulier suivant un vaste courant qualifié de mainstreaming. Des expériences démontrent qu’il est possible et souhaitable d’éduquer en situation normale l’enfant en difficulté; une telle éducation produisant à long terme des effets plus positifs, plus efficaces et plus durables __ MEQ, COPEX (1976). La normalisation exige que les expériences des citoyens vivant avec un handicap coïncident autant que possible avec celles du courant principal de la société __ OPHQ (1981).

C. Normalisation/institutionnalisation. La normalisation va à l’encontre de l’institutionnalisation.

D. Services. La normalisation requiert la collaboration de spécialistes pour assister les parents vivant avec des enfants en difficulté.

3. Doc. Transformation qui a pour effet de distribuer les notes autour d’une moyenne selon le modèle de la courbe dite normale (courbe de GAUSS et de POISSON) __ MEQ, DGDP : DEP (03.84).

E. Figure.

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F. Rang. Après la normalisation, l’élève occupe le même rang, mais sa note peut être différente.


NORMALISER

v.

1. Gén. Rendre une situation conforme aux règles habituelles. Faire entrer dans la règle commune.

2. Pol. Rétablir les structures sociales et politiques ou établir le statu quo, à la suite d’une période de déstabilisation ou de crise.

3. Soc. Supprimer un état de tension qui existait entre deux personnes, deux groupes, un groupe face à une personne ou vice versa.

4. Stat. Distribuer les notes autour d’une moyenne selon le modèle de la courbe de GAUSS et de POISSON.

Se normaliser : être ou devenir normal. V normale; normalisation; normalité; standardisation; standardiser.


NORMALITÉ

1. Gén. État considéré comme habituel selon le contexte.

2. Spéc. État d’harmonisation des relations d’un individu face aux autres et face à lui-même.

3. Éduc./Psych./Soc. État qui se caractérise par des manifestations et des comportements somatiques, psychiques, sociaux ou éducationnels qui révèlent une dynamique appropriée et un fonctionnement correct en société.

4. Stat. Distribution statistique conforme à celle de la courbe de GAUSS et de POISSON. V anormal; normalisation; norme.


NORMATIVITÉ

Soc. Ensemble de règles sociales qui découlent de croyances, de connaissances et d’opinions dans un contexte donné et qui influencent la normalité.

Origine. Normativité est un terme issu de la sociologie.


NORME

1. Gén. Référence définissant ce qui doit être. Syn. principe; règle. VA besoin, AA et BB. TA normalité.

2. Spéc. Ensemble de principes, de codes, de règles, de procédures servant de référence. Les normes de conduite admises d’une société. Syn. principe; règle. VA règle, A. TA standard. RN assises, B.

3. Cur./Did./Doc./Péd. Critère objectif, standard de réussite fixé à différentes phases du processus d’enseignement-apprentissage pour évaluer le degré d’atteinte d’un ensemble d’objectifs par un groupe de sujets, la validité d’une planification didactique, ou encore la pertinence d’une situation pédagogique. Score sur une échelle à laquelle on se réfère pour interpréter des résultats, individuels ou collectifs, obtenus lors d’un test standardisé. V évaluation curriculaire/de programme. VA A; critère, E. EA cadre d’évaluation.

4. Ens. lang./Ling./Soc. Ensemble de recommandations déterminées par une partie de la société et précisant ce qui doit être retenu parmi les usages d’une langue afin d’obtenir un certain idéal esthétique ou socioculturel. Les normes de la grammaire/d’une langue standard. Syn. « bon usage »; usage. VA usage linguistique.

5. Éduc. cult. Ensemble des règles, des principes et des critères qui expriment les attentes d’un groupe par rapport à ses membres et qui orientent l’action, les décisions et les idées de ceux-ci. TA marginalisation.

6. Rech. Ensemble de données caractéristiques d’une population, pour une tâche et un matériel déterminés, et que l’on utilise en général lors de la conception d’un matériel expérimental __ BLOCH, H. et al. (1991).

7. Soc. Ensemble des principes et des règles régissant la conduite qu’adopte un groupe social.

8. Techno. Règle qui définit un type d’objet, un produit, un procédé technique en vue d’optimaliser, à toutes les étapes, sa production dans un secteur économique particulier. Document regroupant les prescriptions techniques relatives à un produit. Les normes édictées par un bureau de normalisation.

A. Étym. Du latin norma, équerre, règle, loi.

B. Système scolaire. Un système scolaire peut se servir de normes pour indiquer les différents niveaux de résultats qu’il faut atteindre au cours des différentes étapes de la scolarité; ces normes sont les critères objectifs que l’on utilise pour évaluer le succès d’un grand nombre d’élèves ou le travail d’un groupe d’écoles __ MEO (1976).

C. Statistiques. Les stanines et les centiles sont des moyens statistiques pour calculer et établir des normes.

D. CN __ normalisé : test de rendement *.

E. CN __ normatif,ive : définition *; évaluation *; grammaire *; interprétation *; mesure à interprétation *; mesure *; règle *; stratégie *-rééducative; système *; test *.


NORME DE FORMATION

Form. prof. Syn. spécification de la formation.


NORMES D'ÂGE

Rech. Valeur permettant d’apprécier les performances et les résultats moyens de sujets appartenant à un groupe d’âge chronologique particulier.

Utilisation. Les normes d’âge sont utilisées généralement lors d’interprétation de tests d’habileté mentale. Gilbert DE LANDSHEERE (1979) souligne toutefois que la signification de ces normes est parfois douteuse.


NORMES DE COMPORTEMENT

Soc. Standards de conduite régissant les comportements d’un groupe social.


NORMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Form. prof. Niveaux spécifiques et généraux définis en matière de formation initiale et de perfectionnement et approuvés par l’organisme gouvernemental compétent, après consultation avec les organisations d’employeurs et de travailleurs intéressés, permettant d’acquérir des qualifications professionnelles reconnues __ BIT (1987).

Indications. Les normes de formation professionnelle devraient donc indiquer : le niveau des qualifications professionnelles et des connaissances requises des candidats aux différentes activités de formation professionnelle; le niveau de compétence à atteindre, le contenu et la durée de la formation, les installations et l’équipement nécessaires; la part de formation professionnelle qui devrait être assurée par le système scolaire, par les institutions de formation, par les entreprises, sur le tas, ou par d’autres moyens; la nature et la durée de tout stage pratique pouvant être exigé au cours de la formation professionnelle; le contenu de la formation eu égard aux principes de la polyvalence et de la mobilité professionnelle; la méthodologie à appliquer, compte tenu des objectifs de la formation et des caractéristiques des élèves; les examens et les autres moyens permettant de contrôler les résultats acquis; les certificats sanctionnant une formation professionnelle suivie avec succès __ id.


NORMES LOCALES

Doc./Stat. Statistiques fondées sur les scores obtenus par un échantillonnage significatif d’élèves à l’échelle locale ou régionale et servant à interpréter les résultats de tests ou d’examens. EA normes nationales.


NORMES NATIONALES

Doc./Stat. Statistiques fondées sur les scores obtenus par un échantillonnage significatif d’élèves à l’échelle nationale et servant à interpréter les résultats de tests ou d’examens. EA normes locales.


NOTATION

Doc./Gest. app. Action d’attribuer un score (chiffre ou pourcentage) ou une cote (lettre ou symbole), ou encore de donner une appréciation ou un commentaire sur les apprentissages ou le développement d’un élève.

A. Principes : 1. en évaluation formative, la notation relève uniquement de l’enseignant dans ses pratiques évaluatives en classe; 2. en évaluation sommative, la notation relève de l’enseignant dans sa classe et de l’évaluateur externe (organisme scolaire ou Ministère) dans le cadre de leurs responsabilités respectives __ MEQ : DGE (07.85).

B. Annotation : note d’appréciation ou de lecture que l’on inscrit sur la page d’un livre ou d’un texte.

C. CN : échelle de *; système de *; système de * alphabétique; système de * décimale; système de * double; système de * formative; système de * formelle; système de * informelle; système de * numérique; système de * quadrifide; système de * sommative; système de * succès-échec.


NOTE

1. Doc. Valeur numérique (4 sur 10, 80 %, ...) qui traduit le résultat de la mesure ou de l’appréciation d’une performance __ MEQ, DGDE (07.85). V cote; système de notation.

2. Doc./Gest. app. Appréciation, donnée selon un barème, du travail ou de la conduite d’un élève, d’un étudiant __ OLF (1998). V système de notation.

A. Expression. Une note peut être exprimée au moyen de lettres ou de chiffres. Une note peut être une appréciation quantitative (ex. : 0 sur 20) ou qualitative (ex. : bien, très bien, excellent, insuffisant) ou, encore, peut être exprimée en pourcentage (ex. : la note de passage est fixée à 60 sur 100) __ id.

B. Note/score. Dans la langue spécialisée, le score est un nombre exprimant le résultat d’un test, et non la note obtenue à une épreuve d’examen __ CTEQ (1988).

C. Note/point. Le terme point désigne chaque unité d’une note attribuée à un élève (ex. : enlever un point par faute dans une dictée) __ id.

D. Notes/résultats. Résultats, employé au pluriel, désigne l’ensemble des notes de toute une classe (ex. : affichage des résultats; proclamation des résultats) __ id.

E. Travail. Dans cette définition, travail désigne aussi bien un devoir, une récitation, une épreuve d’examen, etc. __ OLF (1998).

F. CN : relevé de *.


NOTE DE CÉSURE

Doc./Rech./Stat. Syn. seuil de maîtrise.


NOTE DE PASSAGE

Doc. Seuil de réussite appliqué à la totalité d’un instrument de mesure qui porte sur un large domaine (ex. : une matière scolaire d’une année), et imposé à tous les répondants. EA seuil de réussite.


NOTE EXPLICATIVE

Term. Information supplémentaire qui est ajoutée au sein d’un article afin de clarifier la signification, l’évaluation, les valeurs ou les pratiques reliées à un terme. Dans le Dictionnaire, les notes explicatives apparaissent sous les définitions, sont classées A., B., C., ... et sont en petits caractères.


NOTE PONDÉRÉE

Doc. Évaluation numérique de la performance scolaire basée sur un système d’équivalence où chaque lettre de l’échelle se voit attribuer un score correspondant de points. Ex. : 4,3 points pour A+; 4 pour A; 3,7 pour A-; etc. __ CEPES, UNESCO (1992) : trad. V système de notation. EA moyenne pondérée cumulative.


NOTE TRANSFORMÉE

Doc. Note qui a été modifiée, généralement à la hausse, suite à une modération, une conversion ou une normalisation. Syn. score transformé.


NOTICE

Biblio. Description bibliographique d’un document.


NOTION

1. Gén. Connaissance élémentaire et rudimentaire que l’on a de quelque chose. Ex. : Cet élève n’a de la géographie que quelques notions. TA connaissance; savoir.

2. Phi. Représentation intellectuelle d’un objet de connaissance. Pensée qui introduit le temps en elle : la notion de passivité par exemple __ DE BEAUVOIR, S. (1981). TA concept; idée; matière.

A. Idée, concept. Notion est généralement assimilée à idée, à concept.

B. Opposition. Notion se distingue de idée, notion étant généralement réservée à des objets de pensée hautement abstraits. Ex. : la notion de temps; la notion de vertu.

C. CN __ notionnel,le : approche *; champ *; inventaire *; réseau *.


NOTION CLÉ

Did. V objectif clé.


NOTION PRÉTEXTE

Did. V objectif prétexte.


NOUVEAU PRODUIT

Ing./Ing. cur. Produit représentant une solution inédite à un problème spécifique, à un temps particulier et dans un milieu déterminé.

A. Caractère de nouveauté. Un produit peut être considéré nouveau si : 1. le cadre de développement diffère des cadres traditionnels de développement (nouvelles technologies, nouvelle analyse du problème, nouveau paradigme scientifique, etc.) et 2. lorsque la plupart des éléments constitutifs d’un produit existant sont modifiés, transformant substantiellement l’ensemble du produit.

B. Origine. Robert Tassinari (1985) identifie deux origines pour la conception d’un nouveau produit : 1. « le besoin perçu à travers des informations de sources multiples dont celles en provenance du service commercial ou d’une enquête de marché » et 2. « le besoin créé à partir d’une innovation technologique, fruit de travaux de recherche. » Selon cet auteur, le dernier cas « est relativement fréquent. Les appareils portatifs, lecteurs de cassettes stéréophoniques en sont une bonne illustration ».

C. Éduc. En éducation, on identifie trois origines pour la conception d’un nouveau produit pédagogique : 1. les besoins issus de changements quant aux finalités d’un système éducationnel; 2. les besoins créés ou rendus possibles par les innovations technologiques et 3. les besoins créés par l’avancement des connaissances en éducation ou des disciplines contributoires.

D. Détermination du coût objectif. Dans le cas du développement d’un produit entièrement nouveau, où la part de nouveauté dépasse le stade des améliorations ou des perfectionnements, la détermination du coût objectif (de développement) est évidemment plus délicate. L’incertitude entourant les estimations peut être très grande au niveau avant-projet, aussi les évaluations du coût sont-elles faites par méthode différentielle, en valeur relative entre les différents concepts en compétition __ TASSINARI, R. (1985).


NOUVEAUX ILLETTRÉS

Alph./Diagn. (Eur.). Ensemble d’individus minimalement alphabétisés qui se trouvent aux prises avec le problème d’obsolescence de leur compétence à utiliser le code écrit __ ESPÉRANDIEU, V. et al. (1984).

A. Causes. Ce problème est principalement attribuable à la transformation de moyens et de modes de communication.

B. Usage. Expression surtout d’emploi journalistique.


NOUVELLE

n.f.

Ens. lang./Litt. Genre narratif bref qui se distingue du conte par un univers de vraisemblance et du roman par un développement moindre de l’intrigue.V roman. $$\epsilon$$ genre littéraire.

CN : école *; grammaire *; pédagogie *.


NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION

Édum. Systèmes utilisant des instruments informatiques pour automatiser totalement ou partiellement la saisie, le stockage, le traitement, la communication et l’application de l’information sous quelque forme que ce soit : données textuelles, graphiques, vocales et numériques __ MEQ (05.92).

A. Abrév. : NTI.

B. Contexte social. Les nouvelles technologies de l’information sont un domaine de connaissances dont les élèves, jeunes et adultes, doivent s’approprier au moins les rudiments et dans lequel ils doivent développer certaines habiletés en vue du marché du travail et de la vie en société __ id.

C. Did. Les nouvelles technologies de l’information forment un puissant ensemble de ressources didactiques permettant de rendre plus efficace l’enseignement et plus facile l’apprentissage des disciplines correspondant aux programmes d’études __ id.

D. Éduc. Les nouvelles technologies de l’information s’avèrent surtout des outils dont l’usage approprié peut contribuer à développer chez les élèves, jeunes et adultes, des habiletés intellectuelles de haut niveau, des attitudes positives face à l’étude et ultimement un mode de pensée et une façon de travailler qui seront indispensables dans la société où ils vivront __ id.

E. Incidences. Ces systèmes ont révolutionné, entre autres, les domaines de la rédaction et de la composition, de l’échange d’informations écrites et graphiques, de la recherche et de l’organisation des informations, de la communication, de la télécommunication et des arts __ id.

F. Implications. Les implications des nouvelles technologies de l’information pour la profession enseignante : (...) 1. L’on peut déceler en Occident certaines tendances sociales imputables dans une certaine mesure à l’influence des nouvelles technologies. Ces tendances sont toutes présentes dans le domaine de l’éducation, à savoir : • l’individualisation (différenciation), • l’automatisation de l’information (accès et participation aux réseaux d’information), • une souplesse accrue (éducation permanente, formation non limitée dans le temps ou l’espace), • l’internationalisation (village planétaire). 2. Il est admis que l’application des technologies de l’information à l’enseignement doit permettre d’en améliorer la qualité. (...) 3. La politique de l’éducation doit avoir notamment pour objectifs d’améliorer les programmes d’études et de rendre la trajectoire éducative plus efficace en abaissant les taux d’abandon. Les technologies de l’information peuvent faciliter l’application de cette politique. 4. Les nouvelles technologies de l’information exercent à long terme une profonde influence sur le rôle des enseignants : de maîtres omniscients ils deviennent des guides, de solistes ils deviennent des accompagnateurs. 5. Il est dangereux de considérer l’évolution de l’enseignement comme on a souvent tendance à le faire en Occident, c’est-à-dire en y voyant essentiellement un mécanisme du marché qui ne laisse à l’État qu’un rôle marginal. L’État doit continuer à jouer un rôle de premier plan dans la formation initiale, et garantir dans ce domaine l’égalité des chances et des possibilités pour tous. 6. Les technologies de l’information peuvent représenter un défi pour les enseignants et donner une impulsion nouvelle à l’enseignement. Elles permettent l’individualisation de la trajectoire éducative et confèrent de l’importance à de nouvelles matières et à de nouvelles compétences, comme la capacité de trouver, de traiter et de fournir rapidement l’information (maîtrise de l’information) ou la capacité de résoudre des problèmes. (...) 7. L’introduction des nouvelles technologies risque de conduire à de nouveaux déséquilibres au niveau national et international (Nord-Sud, Est-Ouest). L’État devra appliquer une politique active à ces deux niveaux pour parer efficacement ce danger. 8. En pratique, cela signifie que l’action de l’État pour l’éducation de base (enseignement primaire et premier cycle de l’enseignement secondaire) devra viser notamment les objectifs suivants : • assurer le respect du principe de l’égalité : égalité d’accès à l’éducation pour tous sur la base des capacités de chacun, indépendamment de la situation financière et du milieu culturel des intéressés; • assurer le maintien de la qualité de l’enseignement : en fournissant l’équipement approprié et conforme aux normes pour le lieu de travail, le matériel et les logiciels; en déterminant la durée des cours et, le cas échéant, le mode d’évaluation des résultats (examens); en contrôlant la qualité des enseignants et des établissements de formation des maîtres __ LEPELTAK, J. et VERLINDEN, C. dans DELORS, J. (1998).

G. Formation à distance. Dans le domaine de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes, l’État devra, d’une part, promouvoir l’enseignement à distance pour permettre à des groupes nombreux de suivre les cours, quels que soient l’heure et le lieu; l’enseignement à distance offre également de nombreuses possibilités au niveau primaire et pour ceux qui reprennent leurs études après une interruption. D’autre part, il devra promouvoir l’établissement de diverses normes : le respect de normes pour le matériel informatique et les télécommunications facilite la compatibilité des logiciels didactiques (internationalisation). Enfin, il devra instaurer diverses formes de coopération entre l’État, le système éducatif et le monde de l’industrie et du commerce (partenariat entre le secteur public et le secteur privé), en subventionnant certains projets; l’État peut prendre l’initiative de réalisations nouvelles __ id.

H. Nature. L’expression « nouvelles technologies » désigne ici diverses innovations relevant de la technologie de l’information qui présentent un intérêt pédagogique, notamment tout ce qui se rapporte aux méthodes et aux ressources conçues à la suite du développement et des applications de la (micro-)électronique. Exemples : la télévision, le magnétoscope, le vidéodisque, les communications par satellite, l’ordinateur, les réseaux informatiques, la transmission par fibres optiques, les banques de données. L’expression se réfère également à des concepts comme ceux d’automatisation, d’informatique et de télématique (VERBEEK, L. A. M., 1990) __ id.


NOUVELLES TECHNOLOGIES ÉDUCATIONNELLES

Édum. Expression désignant l’ensemble des moyens et des services informatiques pouvant être utilisés dans le domaine de l’éducation.

A. Abrév. : NTE (NET).

B. Types d’outils : 1. les outils qui stockent et traitent l’information; 2. les outils qui permettent la diffusion de l’information __ GODFREY, D. dans AMTEMlettre (03.85).

C. Types de technologies : 1. l’ordinateur-outil; 2. l’enseignement assisté par ordinateur; 3. les réseaux locaux et à distance; 4. les banques de données; 5. l’intelligence artificielle __ id.

D. Utilisation. Ces cinq approches, utilisées seules ou conjointement, ont la capacité d’améliorer de 30 à 40 pour cent l’efficacité du système éducatif à la seule condition d’une implantation adéquate. (...) le facteur discriminant de la typologie (...) est leur degré de maturité. C’est la question centrale de toute décision d’introduction des nouvelles technologies dans le système éducatif : une règle obligée devrait être de respecter l’ordre décroissant de leur degré de maturité __ id.


NOVATION

Épist./Rech. Inscription d’une idée nouvelle dans une forme : nouveauté objective (de l’ordre de la connaissance) ou objectivée (de l’ordre de l’objet, de l’œuvre ou du produit) __ CROS, F. et ADAMCZEWSKI, G. (1996). VA innovation, C.

A. Novation/innovation. La nouveauté dont il est question ici n’est pas — comme c’est généralement le cas pour une innovation— une nouveauté purement subjective ou relative à son auteur, mais une nouveauté certifiée, reconnue comme telle, socialement identifiée et acceptée. (...) Chacune d’entre elles est régie par des règles d’homologation spécifiques : les découvertes sont soumises à la communauté scientifique, les inventions font l’objet de brevets, les créations sont exposées, publiées, décrétées. D’où le caractère de relative rareté de la novation si on la compare à la profusion d’innovations qu’elle permet : c’est pourquoi on la prend pour modèle, ou en fait une référence, on s’en inspire pour transformer la réalité __ id.

B. Novateurs : découvreurs (chercheurs ou explorateurs), inventeurs (ingénieurs ou autodidactes), créateurs (artistes ou hommes politiques). Et il existe donc trois catégories de novations : la découverte, l’invention et la création __ id.

C. Acte novateur. L’acte novateur est singulier et premier : il est au départ, à l’origine, et il a des imitateurs et des continuateurs __ id.

D. CN __ novateur : discours *.


NOVICE

1. Gén. (adj.). Débutant, inexpérimenté, néophyte. Ant. expert.

2. Gén. (n.). Personne qui débute dans un domaine, qui y possède peu de savoir et d’expertise ainsi qu’une vision morcelée. Syn.apprenti; débutant; néophyte. Ant. expert. VA compétence transversale, F.


NUAGE DE POINTS

Stat. Syn. diagramme de dispersion; graphique de corrélation.


NUMÉRAL,E

adj.

Ens. lang./Ling. Sous-catégorie des adjectifs déterminatifs, ou déterminants, utilisée pour qualifier les nombres.


NUMÉRATIE

1. Gén. Habileté à calculer.

2. Alph./Math. Connaissances et habiletés requises pour répondre adéquatement aux demandes en matière de calcul dans des situations diverses. Syn. capacités en calcul; compétences (en) mathématiques. V alphabétisme. TA littératie. EA alphabétisme fonctionnel/mathématique/quantitatif.

A. v.o. numéracie. L’OQLF (2002) propose que le terme soit orthographié avec « tie », de façon analogue à littératie, alors qu’il l’est parfois avec « cie ».

B. Enquête 2002. Auparavant, les enquêtes de l’EIAA traitaient le calcul sous la rubrique « littératie »; l’EIACA (2002) l’insère sous « numératie ».


NUMÉRIQUE

adj.

Inf./Sc. Qualifie un appareil ou un phémomène où les données sont représentées par des chiffres. Se dit, par opposition à analogique, de la représentation de données ou de grandeurs physiques au moyen de caractères — des chiffres généralement — et aussi des systèmes, dispositifs ou procédés employant ce mode de représentation discrète __ CMTI (Fr.) (1989). Un calculateur numérique. Ant. analogique. TA alphanumérique.

CN : barème *; clavier *; écologie *; modèle *; pavé *; système de notation *.


NUMÉRISER

v.

Inf. Représenter un signal (caractère, image, impulsion, etc.) sous forme numérique __ CMTI (Fr.) (1989).

A. Termes dérivés : numériseur; numérisation __ id.

B. Numériseur. Appareil servant à « transformer » une information en forme numérique. Ex. : numériseur de son, d’image, de film.reconnaissance de caractères.


NUMÉRO D'ORDRE

Inf. VA instruction, D.


NUMÉRO MATRICULE

Adm. scol./Gest. ens. VA effectif scolaire, I.


NURSERY SCHOOL

Éduc. présc. VA maternelle, B.


NŒUD

Édum. VA hypertexte, D et E.



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