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RECHERCHE ET REMPLACEMENTInf./Rech. Opération menée sur une structure de données et qui consiste à remplacer certaines unités linguistiques d’un texte par d’autres de nature presque identique. EA recherche arborescente. | |
RECHERCHE ET REMPLACEMENT GLOBAUXInf./Rech. Fonction qui commande au système de traitement de texte de trouver, dans un fichier ou un ensemble de fichiers, un groupe de caractères ou de mots puis de le remplacer automatiquement par un autre __ OLF (1992). | |
RECHERCHE ÉVALUATIVERech. Ensemble de stratégies ayant pour objectif de mesurer les effets de certaines actions ou de certains processus. EA évaluation de programme. Ex. : On cherche à connaître la performance des élèves suite à l’adoption d’une nouvelle méthode de lecture. Concepts clés. Lorsqu’on parle d’évaluation, on pense à jugement de valeur, prise de décision, réalisation d’objectifs, identification de besoins, recommandation __ OUELLET, A. (1981). | |
RECHERCHE EXPÉRIENTIELLE1. Péd. Ensemble de démarches visant à faire participer activement l’élève au processus de sa formation. 2. Rech. Recherche qui tient largement compte des expressions et manifestations des participants en regard de leur démarche commune. Subjectivité. Ce genre de recherche met l’accent sur l’expression subjective de l’expérimentation __ OUELLET, A. (1990). | |
RECHERCHE EXPÉRIMENTALERech./Sc.Étude objective et systématique des rapports possibles de cause à effet entre un ou plusieurs groupes expérimentaux soumis à un ou plusieurs traitements dont les résultats sont comparés avec un ou plusieurs groupes de contrôle. VA recherche synthétique, A. EA recherche quantitative/statistique. A. Types. Certains auteurs reconnaissent deux sortes d’expérience : l’expérience en laboratoire et l’expérience sur le terrain (DE LANDSHEERE, G., 1970; SELLTIZ, C., 1977). D’autres distinguent l’étude réellement expérimentale (classique), l’étude quasi-expérimentale et l’étude préexpérimentale (GAUTHIER, B., 1984; FORTIN, M. F., 1988; JAEGER, R. M., 1988; KEEVES, J. P., 1988). Ces divers types d’expérience se différencient par le degré de contrôle que le chercheur peut exercer sur la situation de recherche. B. Devis. Les principaux devis expérimentaux sont : le prétest et le post-test avec groupe-témoin; le post-test seul avec groupe témoin; le plan à quatre groupes dit de SALOMON et le devis factoriel (SELLTIZ, C., 1977; OUELLET, A., 1981; KEEVES, J. P., 1988; JAEGER, R. M., 1988). C. Validité. Le problème de la validité de la recherche expérimentale a été évoqué par plusieurs auteurs (CAMPBELL, D. T. et STANLEY, J. C., 1963; SELLTIZ, C. et al., 1977; COOK, T. D. et CAMPBELL, D. T., 1979; GAUTHIER, B., 1984; etc.) Les conditions expérimentales idéales sont difficiles à obtenir, surtout en sciences humaines. Ainsi le chercheur doit tendre le plus possible vers une situation idéale de façon à minimiser les sources potentielles d’invalidité de manière à assurer que ses résultats ont une validité interne et une validité externe élevées. En outre, il faudrait songer au respect de certains principes déontologiques qui interdisent de provoquer des situations expérimentales qui présentent un danger pour les sujets __ DOCKRELL, W. B. (1988). D. Avantages. La recherche réellement expérimentale permet de vérifier des relations de cause à effet et offre un coefficient de sécurité plus élevé que la divination ou la simple observation. Elle permet aussi de mieux faire ressortir la causalité et la séquence chronologique des événements puisque le chercheur peut contrôler ce qu’il suppose être l’élément déclencheur du phénomène étudié. Dans ce sens, elle contribue au développement des théories prescriptives. | |
RECHERCHE EXPLORATOIRERech./Sc. Recherche souple dont le but est d’obtenir une compréhension préliminaire et descriptive d’une situation en vue de préciser une première problématique, d’émettre intuitivement des hypothèses et d’évaluer la pertinence d’études ultérieures plus systématiques. EA recherche pilote. A. Utilité. L’étude exploratoire s’avère utile lorsqu’un chercheur a identifié un domaine d’intérêt pour lequel il existe peu de données. L’étude exploratoire peut favoriser la création de concepts et le développement de théories. Ce type d’étude se situe au premier niveau des connaissances et pose des questions comme : « De quoi s’agit-il? Quels sont les concepts, les facteurs dans la situation à l’étude? » L’étude exploratoire sert à obtenir de nouvelles connaissances par la description, la comparaison et la classification d’observations relatives à certains concepts __ FORTIN, M. F. et al. (1988). B. Spécificité. La recherche exploratoire se singularise par son caractère préparatoire. En effet, elle est généralement considérée comme la phase initiale d’un processus de recherche continu (SELLTIZ, C. et al., 1977). Même les recherches les plus expérimentales contiennent au moins une phase exploratoire avant d’arrêter le schème final de la recherche. Ce caractère préalable de la recherche exploratoire est particulièrement apprécié du chercheur en cas d’insuffisances théoriques, ou de singularité du sujet à l’étude. C. Avantages. La recherche exploratoire permet d’obtenir une meilleure connaissance d’un phénomène ainsi que la clarification de concepts comme préalable à des recherches ultérieures. Elle permet aussi d’analyser les principales composantes d’un problème et d’en identifier les concepts sous-jacents. On accorde également à la recherche exploratoire le mérite de conserver et de respecter le réalisme et les dimensions concrètes de la problématique originale. D. Limites. La saisie exploratoire du problème ne peut être confondue avec la connaissance scientifique de ce même problème, quoiqu’elle constitue un premier pas, souvent indispensable, dans cette direction. À ce niveau, le rôle de la recherche exploratoire se limite à l’expression d’intuitions et à la formulation d’hypothèses à vérifier ultérieurement (BORDELEAU, Y. et al., 1982). Si la recherche exploratoire respecte l’intégrité du problème et, en ce sens, permet de vérifier la faisabilité ultérieure de la recherche descriptive ou explicative, elle demeure très limitée quant aux réponses définitives à apporter à ce problème et est totalement inopérante quant à l’établissement fiable de relations de cause à effet. | |
RECHERCHE FONDAMENTALERech. Recherche qui vise prioritairement le développement de nouvelles connaissances, de théories et de principes généraux. EA recherche pure/théorique. A. But. La recherche fondamentale est une recherche généralisée en vue d’acquérir de nouvelles connaissances, sans égard aux applications pratiques; elle constitue une des plus importantes réalisations culturelles de l’homme. Tout travail de recherche fondamentale est jugé d’après sa contribution au développement conceptuel de la science __ Conseil des Sciences du Canada (1968). La recherche de ce type est orientée vers la connaissance et la compréhension du monde qui nous entoure. Ses objectifs sont avant tout « désintéressés », en ce sens qu’ils ne découlent pas d’un problème à résoudre, d’une situation à améliorer __ TREMBLAY, M. A. (1968). B. Types. La recherche fondamentale peut être théorique ou empirique selon le genre de matériaux qu’utilise le chercheur et selon les méthodes de connaissance qu’il retient. La recherche fondamentale théorique s’inspire davantage du modèle logico-déductif, tandis que la méthode inductive est la base même de la recherche fondamentale empirique __ id. C. Résultats. La connaissance de l’objet s’énonce sous forme de lois, de théories ou de modèles. Ces lois sont d’autant plus « robustes » qu’elles permettent de définir une classe de situations plus étendue. Ainsi, certaines lois du conditionnement (par exemple : conditions d’établissement de la réponse conditionnée), certaines lois de la mémoire (vitesse d’acquisition et vitesse d’évanouissement des traces mnémoniques) sont valables pour l’animal comme pour l’être humain. D. Critiques. Certains accusent la recherche fondamentale d’effectuer du travail artificiel sans rapport avec le réel. D’autres objectent que le souci d’utilisation des résultats, dans un avenir plus ou moins proche, est toujours présent chez le chercheur. Par ailleurs, la limite entre recherche fondamentale et recherche appliquée devient parfois difficile à tracer. On reconnaît volontiers que les connaissances fondamentales bénéficient souvent des découvertes faites par des recherches appliquées, et il arrive que la recherche appliquée mette en évidence de nouvelles variables dont la recherche fondamentale cherchera à saisir la portée (HUBERMAN, A. M., 1973; GRAWITZ, M., 1986). Il est peu probable, disait GUYOT (1974), qu’un chercheur s’intéresse à une recherche qui serait absolument inutile. E. Interdépendance des divers types de recherches et de connaissances __ LEGENDRE, R. (1979, 1981, 2001).
Source : LEGENDRE, R. (2001) F. Recherche fondamentale/application __ HUBERMAN, A. M., UNESCO : BIE (1973).
Source : HUBERMAN, A. M., UNESCO : BIE (1973) | |||||||||||
RECHERCHE FORMATIVERech./Techno. éduc. Recherche qui a pour objet de déterminer, au-delà des qualités intrinsèques d’une émission, l’impact informatif de celle-ci sur le téléspectateur au regard des objectifs visés __ FORTIER, J. (1985). EA télévision éducative. A. Nature. Cette méthode a progressivement remplacé les évaluations d’impact d’autrefois et présente l’avantage de se situer généralement avant la diffusion d’une série, permettant ainsi d’opérer dès l’origine les redressements jugés nécessaires. (...) Cette évaluation de l’efficacité d’une émission, qui s’effectue auprès d’échantillons de l’auditoire cible, peut s’appliquer indifféremment aux productions, aux coproductions et aux acquisitions __ id. B. Objectifs. La recherche formative contribue à l’atteinte des objectifs éducatifs poursuivis, en fournissant au réalisateur des renseignements sur l’intelligibilité de l’information, sa compréhension et sa rétention, sur l’attrait de la formule, sa capacité à soutenir l’attention et l’intérêt, sur la crédibilité, l’utilité et la pertinence de l’information, ainsi que sur l’appréciation générale de l’émission __ id. C. Étapes : 1. évaluation par le directeur des programmes, en présence des artisans, un mois après le début de la diffusion; 2. évaluation par les cadres de la direction des programmes pendant la durée de la saison pour en apprécier la forme aussi bien que le contenu; 3. évaluation globale à la fin de la saison pour déterminer si l’auditoire anticipé a été rejoint et si l’objectif éducatif a été atteint __ id. | |
RECHERCHE HISTORIQUERech. Recherche qui consiste à examiner les événements passés dans le but de reconstituer la succession des faits et d’expliquer leur déroulement en se fondant sur leur signification particulière dans le contexte où ils sont apparus. Ant. recherche prospective. EA recherche bibliographique/documentaire. A. Caractéristiques. La caractéristique de la recherche historique est qu’elle opère sur des faits passés; les observations directes ne peuvent être répétées, encore que des faits semblables puissent surgir de nouveau, mais dans un contexte différent __ BEST, C. F. (1988). B. Sources. Les informations, consciemment ou inconsciemment transmises par les générations antérieures, constituent ce que l’on appelle les sources de l’histoire. C. Étapes. La recherche historique comporte les étapes suivantes : le choix d’un thème, la formulation des questions, la création d’un inventaire de ressources, l’évaluation de la validité et de la fiabilité des ressources, l’élaboration d’un plan de travail et l’analyse des données. D. Inférences. La recherche historique permet d’identifier des concepts, d’examiner des relations entre ces concepts et d’établir des inférences. Elle aide à combler les lacunes des faits et des événements, en s’appuyant sur un temps, peut-être artificiellement reconstitué, mais assurant une continuité, une trame aux phénomènes __ GRAWITZ, M. (1986). E. Importance en éducation. La recherche historique est importante en éducation. Comme le rappelle Gaston MIALARET (1986) : « Le processus éducatif est essentiellement évolutif; on ne peut pas connaître une situation d’éducation au temps Ti sans savoir ce qu’elle a été au temps T1, T2, etc. » En outre, l’analyse des progrès d’un élève ou d’un groupe, l’étude des échecs ou des réussites, celle des erreurs commises ne peuvent se faire sans référence à un passé proche ou lointain. | |
