ALPHABÉTISATION INTERCULTURELLE

Alph. Enseignement ou apprentissage de base du code écrit (lecture, écriture, calcul) et de compétences de base en communication, selon une approche qui prend appui sur la diversité culturelle et linguistique des apprenants, leurs compétences langagières et leur environnement socioculturel.

A. Contexte d’immigration. Dans un contexte d’immigration, l’alphabétisation interculturelle, destinée aux migrants et immigrants non alphabétisés, peut être bilingue. Elle peut avoir pour objectif immédiat la communication avec les administrations, avec l’aide d’un médiateur interculturel. Elle peut aussi avoir pour objectifs l’intégration scolaire et l’insertion sociale dans le pays d’accueil, voire la préparation au retour dans le pays d’origine.

B. Contexte pluriculturel. Dans un contexte pluriculturel, « le risque est grand, en formation de base, d’imposer un modèle en disqualifiant et en dévalorisant le système de références de l’apprenant. L’approche du formateur va faire la différence : reconnaître le système de référence de l’apprenant, en présenter d’autres, l’aider à faire des liens pour construire de nouveaux repères » __ FOURY, F. dans HAUTECŒUR, J.-P. (à paraître).

C. Exemple (Guyane). Dans un centre de formation de base en Guyane, une approche d’alphabétisation interculturelle a pour objectif de « présenter l’écriture comme un système de codification élaboré différemment selon les civilisations et les cultures. Cette approche inclut un aspect historique (pourquoi on a eu besoin d’inventer l’écriture), un aspect culturel (différents systèmes d’écriture : alphabétique, syllabique, idéographique), un lien avec l’environnement local (ex. : l’écriture afaca des Ndjukas, les pétroglyphes amérindiens) et un aspect ludique (échanges et essais de différentes écritures) » __ id.

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