ALTERNATIVE

1. Gén. (adj.). Caractère d’une solution de remplacement dont les attributs principaux sont contraires à ceux d’une situation de référence largement répandue mais jugée insatisfaisante; attribut d’une approche ou d’une réponse nouvelle minoritaire et antagoniste à ce qui est généralement accepté, vécu ou véhiculé. La personnalisation de l’apprentissage s’inscrit dans le cadre d’une pédagogie alternative à l’enseignement de masse traditionnel.

2. Gén. (n.f.). Choix inédit dans un contexte, entre deux ou plusieurs possibilités ou perceptions généralement contraires. L’école actuelle se trouve face à une alternative : la réussite pour tous les élèves ou la discrimination sélective.

3. Doc. Question comportant deux réponses possibles entre lesquelles l’élève doit choisir (vrai/faux, oui/non, correct/incorrect, fait/opinion, d’accord/pas d’accord, etc.) __ MEQ : DGDP (09.8l). Syn. question à deux choix. V question à choix multiple.

A. Étym. Du latin alter, autre. Depuis le XVIe siècle, revêt le sens de ce qui varie successivement entre deux états opposés, ex. : le courant alternatif, de ce qui se succède tour à tour, ex. : la culture alternative des plantes. Depuis le début des années 1960, revêt en outre le sens anglais d’alternative avec la connotation de solution de remplacement par le contraire, brisure avec la tradition, voie nouvelle ou changement de cap.

B. Alternative/complémentarité. En éducation, le terme alternative n’exclut pas nécessairement la complémentarité des divers éléments. Ainsi, diverses pédagogies peuvent être perçues telles des alternatives à la pédagogie traditionnelle. Ce qui fait cependant foi de la validité de leurs pratiques est évidemment fonction de la nature des divers éléments et relations au sein d’une situation pédagogique : les caractéristiques du sujet, la nature des objectifs, les attributs de l’agent ainsi que l’état de l’infrastructure pédagogique.

C. Forme de base __ MEQ : DGDP (09.8l). L’élève doit simplement indiquer son choix entre les deux réponses possibles. C’est la forme la plus simple, mais aussi celle qui comporte le plus de risques de choix au hasard, puisque l’élève a 50 % de chances d’obtenir la bonne réponse sans la connaître.

Exemple : Indiquez si l’énoncé suivant est vrai ou faux. Encerclez la lettre V si l’énoncé est vrai et la lettre F si l’énoncé est faux.

D. La forme « correction » __ id. L’élève doit indiquer son choix et, s’il y a lieu, corriger l’énoncé. Dans ce cas, il faut toujours souligner la partie essentielle de l’énoncé et accorder un point pour chaque tâche.

Exemple : Indiquez si l’énoncé suivant est vrai ou faux.

Si l’énoncé est vrai, encerclez la lettre V.

Si l’énoncé est faux, encerclez la lettre F et inscrire, dans l’espace qui suit, le mot par lequel il faudrait remplacer le mot souligné pour rendre l’énoncé vrai.


E. Question faisant intervenir la réciproque __ id. L’élève doit indiquer si l’énoncé est vrai ou faux et si la réciproque de cet énoncé est vraie ou fausse. Chaque question comporte donc toujours deux réponses.

Exemple : Indiquez si les énoncés suivants sont vrais ou faux et si la réciproque de ces énoncés est vraie ou fausse.

Mettre la lettre V si l’énoncé est vrai;

la lettre F si l’énoncé est faux;

les lettres RV si la réciproque est vraie;

les lettres RF si la réciproque est fausse.


F. Question faisant intervenir une troisième possibilité __ id. L’élève doit indiquer si l’énoncé est toujours vrai, toujours faux ou s’il peut être à la fois vrai ou faux selon les circonstances.

Exemple : Indiquez si l’énoncé suivant est toujours vrai (V), toujours faux (F) ou s’il peut être vrai ou faux selon les circonstances (VF). Indiquez votre choix en encerclant les lettres V, F ou VF placées à la suite de l’énoncé.


G. Utilité. L’alternative sert surtout à mesurer la connaissance de faits particuliers (terminologie, définitions, principes, événements, etc.). Elle se prête difficilement à la vérification de comportements plus complexes, sauf si l’on veut mesurer l’habileté à distinguer les faits des opinions, l’information pertinente de l’information non pertinente, les conclusions valables et conclusions non valables, etc., ou encore à établir des liens de cause à effet __ id.

H. Avantages. Permet de couvrir un grand éventail de connaissances en peu de temps; facile à corriger; s’applique à une grande variété de sujets; remplace avantageusement la question à choix multiple lorsqu’il n’y a que deux réponses possibles; permet de déceler des conceptions erronées sur un sujet donné __ id.

I. Inconvénients. Difficile à rédiger si l’on veut atteindre des niveaux taxonomiques dépassant la simple acquisition de connaissances; risque de se confiner à des détails peu importants en raison de la difficulté de trouver suffisamment d’énoncés qui soient entièrement vrais ou entièrement faux; risque de comporter des ambiguïtés ou des indices révélateurs; peu utile pour détecter les difficultés d’apprentissage; présente une forte probabilité d’obtenir des réponses dues au hasard (50 %). Bref, en dépit de son apparente facilité, ce type de question ne doit être utilisé qu’avec beaucoup de prudence. On n’y recourra que dans les cas où il ne peut être remplacé avantageusement par un autre type de question et on optera de préférence pour les variantes de la forme de base __ id.

J. CN : communication *; communication augmentative et * (CAA); école *; éducation *; habileté *; pédagogie *; système de communication adaptée et *; système de communication augmentative et *.

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