ANGOISSE

n.f.

1. Éduc./Péd. Sentiment de déséquilibre que ressent un sujet lorsqu’il aborde un nouvel objet d’apprentissage ou en cours de cheminement. V apprentissage.

2. Phi. Inquiétude latente que ressent toute personne confrontée aux questionnements fondamentaux de son existence. L’angoisse existentielle. V existentialisme.

3. Psych. Sentiment diffus d’un malaise indéfinissable — physique et psychique — dû à l’appréhension d’un malheur ou d’un danger qui est sans objet réel et sans source connue. C’est la douleur qui ne peut pas pleurer (Juliette F. BOUTONIER). VA anxiété, A; rationalisation. TA affectivité; stress.

4. Psychia. Phénomène constitutif du psychisme et affect fondamental susceptible de se manifester chez tous. TA affect.

A. Étym. Du latin angustia, resserrement.

B. Origines. L’angoisse a deux origines : soit qu’elle surgisse suite à un afflux d’affects incontrôlables par le sujet (angoisse automatique); soit qu’elle agisse comme un signal pour inciter le sujet à utiliser ses mécanismes de défense de façon à empêcher le passage à l’angoisse automatique.

C. Angoisse/crainte/peur. Contrairement à l’angoisse, la crainte réfère toujours à un objet spécifique. Dans les deux cas, la peur est présente.

D. Éduc. Tout cheminement de l’éducation est affecté d’angoisse, car il confronte le sujet à une situation inconnue. Chaque sujet possède son propre niveau d’angoisse, lequel est fonction de la nature de la situation pédagogique et de sa situation personnelle du moment. VA anxiété, B.

E. Péd. Pour qu’il y ait apprentissage optimal chez un élève, son angoisse doit se situer à un seuil intermédiaire. L’absence d’angoisse comme un niveau trop élevé ne favorise pas le meilleur apprentissage possible. VA apprentissage, H.


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