APPRENTISSAGE

n.m.

1. Éduc.(Gén.) (processus). Acte de perception, d’interaction et d’intégration d’un objet par un sujet. Acquisition de connaissances et développement d’habiletés, d’attitudes et de valeurs qui s’ajoutent à la structure cognitive d’une personne. Processus qui permet l’évolution de la synthèse des savoirs, des habiletés, des attitudes et des valeurs d’une personne. VAécologie humaine, E.

2. Éduc. (Gén.) (produit). Contenu de ce qui est appris. VAécologie humaine, E.

3. Éduc. (Spéc.) (processus). Processus d’acquisition ou de changement, dynamique et interne à une personne, laquelle, mue par le désir et la volonté de développement, construit de nouvelles représentations explicatives cohérentes et durables de son réel à partir de la perception de matériaux, de stimulations de son environnement, de l’interaction entre les données internes et externes au sujet et d’une prise de conscience personnelle __ LEGENDRE, R. (1983). V apprendre; intégration des savoirs. VA acquisition, B; anasynthèse, E; approche ascendante, E; autonomie, Q et R; constructivisme, N; cycle (général) d’évolution, D; écologie de l’éducation, N; évaluation, S; rationalisme, G; système auto-organisateur, B; taxonomie de GAGNÉ, B; théorie, C et M; théorie curriculaire, G; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, B.15. RN cycle de l’éducation, B.

4. Éduc. (Spéc.) (produit). Produit par lequel un sujet progresse en fonction d’objectifs déterminés, à travers un cours ou un programme, avec l’aide d’autres sujets et de procédés ou d’instruments qui sont à sa disposition, dans un environnement donné __ SÉGUIN, S. P. (1974). Résultante d’un cheminement d’évolution chez un sujet et qui peut se traduire, entre autres, par l’acquisition de connaissances, le développement d’habiletés ou d’un savoir-faire, l’adoption de nouvelles attitudes, de nouvelles valeurs, de nouvelles orientations cognitives, de nouveaux intérêts, ou d’un savoir-être. VA théorie, M.

5. Form. prof. (Gén.). Action d’acquérir ou de perfectionner un métier, une technique ou une profession. Dans le domaine de la formation en entreprise, ils’agit d’un processus pendant lequel l’apprenti assimile des connaissances théoriques et pratiques et les applique dans ses activités journalières __MUNGER, M. (1983).EA formation dans l’entreprise/en entreprise.

6. Form. prof. (Spéc.). (All.). Dénomination traditionnelle désignant une forme spécifique d’enseignement professionnel régie par un contrat de type particulier, conclu à cet effet entre le formateur et l’apprenti __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA Q. (Angl.). Formation de longue durée essentiellement dispensée dans une entreprise, régie par la loi ou par la tradition sur la base d’un contrat oral ou écrit qui impose des obligations mutuelles aux deux parties concernées, à savoir l’apprenti et généralement l’employeur qui s’est engagé à lui donner une formation professionnelle initiale en vue d’une profession reconnue soumise à un apprenticeship __ id. (Belg.; Fr.; Lux.). Forme d’éducation qui a pour but de donner à des jeunes travailleurs, ayant satisfait à l’obligation scolaire, une formation générale, théorique et pratique en vue de l’obtention d’une qualification professionnelle __ Code du travail, article L115-1 (Fr.) dans id. VA R. (Belg.; Holl.). Ensemble des spécialisations professionnelles dans lesquelles les apprentis qui ont dépassé l’âge scolaire reçoivent, sur la base d’un contrat d’apprentissage, un enseignement général à caractère professionnel accompagné d’une formation pratique pour un métier déterminé __ GIIT; CEDEFOP (1987). VA R et T. (Dan.). Formation professionnelle initiale organisée en application des lois régissant l’apprentissage __ id. VA S. (Fr.). Type de formation en alternance qui permet à un jeune de 16 à 25 ans, titulaire d’un contrat d’apprentissage, d’obtenir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme d’enseignement professionnel ou technologique ou un titre homologué, à la suite d’une formation d’un à trois ans dispensée dans une entreprise et dans un centre de formation d’apprentis __ CMTE (Fr.) (1992). (It.). Forme contractuelle de formation et de travail assurant à l’apprenti une formation pratique en milieu de travail ainsi qu’un enseignement théorique dans des structures de formation, l’ensemble ayant pour but l’acquisition d’une qualification valable au niveau contractuel __ id. VA U.

7. Péd. Ensemble d’activités, mis à la disposition du sujet par l’agent ou planifié par le sujet lui-même, susceptible de déclencher un processus interne chez le sujet en vue de l’atteinte d’objectifs. V béhaviorisme. VA analogie, Z; enseignement, C; enseignement stratégique, E.

8. Psychophysio. Changement au sein du réseau de connexions d’un système neuronal ou autre; modification neurale, temporaire ou permanente __ BUNGE, M. (1983) : trad.

A. Étym. De l’ancien français apprentis, personne qui apprend un métier.

B. Nature : 1. l’apprentissage est un processus intérieur à la personne; 2. l’apprentissage est un cheminement personnel qui nécessite le consentement, à tout le moins tacite, de l’individu concerné; 3. l’apprentissage est une synthèse __ une réorganisation cohérente et logique de la structure en place suite à l’intégration de nouveaux éléments __ LEGENDRE, R. (1983). Comme l’indique Guy BROUSSEAU (1983) : « Une notion apprise n’est utilisable que dans la mesure où elle est reliée à d’autres, ces liaisons constituant sa signification, son étiquette, sa méthode d’activation ». VA paradigme, P.

C. Condition essentielle. Il y a apprentissage si et seulement si s’harmonisent les composantes Sujet, Objet, Agent et Milieu d’une situation pédagogique __ LEGENDRE, R. (1983).

D. Caractéristiques du sujet. L’apprentissage est tributaire de l’environnement du sujet, de son degré de motivation, de l’état de ses préalables et de son estime de soi ainsi que de la nature de ses relations avec l’agent __ id.

E. Apprentissage/mémoire. L’apprentissage est le stade actif et la mémoire est le stade passif d’un seul et même processus d’acquisition d’informations. Comme l’écrit André WITZENHOFFER (1967) : « Somme toute, la faculté d’apprendre est mesurée pendant l’acquisition, tandis que la mémoire est mesurée après l’acquisition » __ GAUQUELIN, F. (1973).

F. Agent. Le rôle de l’enseignant, de l’enseignante est primordial. Il lui incombe la responsabilité de créer le climat propice, de tenir compte des caractéristiques significatives du sujet, de doser les difficultés, de prévoir les moyens appropriés et d’assister au besoin le sujet __ LEGENDRE, R. (1983).

G. Pensée. Le plus important est que l’apprentissage débouche sur la pensée (...). Ainsi, l’important est d’être capable de produire de nouveaux objets mentaux par le travail du « langage de la pensée », d’allumer de nouvelles toiles d’araignée, en confrontant toujours les concepts produits à la réalité extérieure. De ce point de vue, l’école a pour fonction essentielle d’être le lieu privilégié de l’apprentissage méthodique de la pensée __ HADJI, H. (1984).

H. Angoisse. L’apprentissage est indissociable d’un degré variable d’angoisse et d’inconfort chez le sujet, car il est un processus continuel de déséquilibre et de désintégration puis d’équilibre et de synthèse suite à une période plus ou moins longue d’incertitude et de flottement devant conduire à de nouvelles structures plus évoluées.

I. Apprentissages positif et négatif. Tout apprentissage, permettant la croissance d’un individu dans l’optique des finalités admises de l’éducation et des caractéristiques reconnues d’un être éduqué, a une valeur positive. À l’opposé, tout apprentissage hors de ces axes serait négatif (ex. : apprentissage du crime, de la haine, du racisme, etc.).

J. Évaluation. En tant que processus interne, l’apprentissage ne peut être observé directement. On infère qu’il y a eu ou non apprentissage-processus en observant avant et après les comportements du sujet, c’est-à-dire en appréciant l’apprentissage-produit.

K. Éléments déterminants __ MEQ, DGDP : DFG (10.84).

1. L’élève (α démarche d’apprentissage).

1.1 Facteurs personnels.

1.1.1 Domaine affectif : style affectif.

1.1.2 Domaine cognitif : style cognitif, style d’apprentissage, structure cognitive, développement cognitif.

1.1.3 Domaine physique : condition physique, santé, fatigue, nervosité, aspects moteurs et sensoriels, besoins de nutrition, rythme, besoin de mobilité, etc.

1.2 Facteurs sociaux : relations des élèves entre eux, relations élèves-enseignants, groupe d’apprentissage (effectifs, organisation), relations entre les enseignants, les parents, etc.

1.3 Facteurs familiaux : ambiance socioculturelle, relations père-mère, relations parents-enfants, nature des valeurs, diversité des expériences vécues, etc.

1.4 Facteurs matériels : décoration de la salle de classe, mobilier, bâtiment de l’école, ambiance, conditions atmosphériques, température de la classe, saison, horaire, temps disponible, moment du jour, etc.

2. L’enseignant (α démarche pédagogique).

N.B. Ce qui a été dit sur les facteurs concernant l’élève peut s’appliquer, avec les ajustements nécessaires, à l’enseignant.

2.1 Caractéristiques socioprofessionnelles : ordre d’enseignement, scolarité officiellement reconnue, nombre d’années d’études, nombre d’années d’expérience hors de l’enseignement et dans l’enseignement, nombre d’années d’expérience dans l’école, diplômes autres qu’en pédagogie, motifs d’une spécialisation au cours de la formation, etc.

2.2 Caractéristiques de la tâche.

2.2.1 Composantes objectives : nombre de matières enseignées, nombre de groupes différents, classe principale, secteur d’enseignement, rythme d’apprentissage des élèves, nombre moyen d’élèves par classe, nombre d’heures d’enseignement par semaine, style d’enseignement, semaine-type de travail, nature du ou des groupes d’élèves, nature et ampleur des mutations, etc.

2.2.2 Composantes subjectives : matières préférées, style d’enseignement préféré, rythme d’apprentissage préféré, statut socioéconomique et type d’élèves préférés, taille de l’école préférée, classe et cycle préférés, type de groupe préféré, etc.

2.3 Satisfaction au travail : conditions matérielles, possibilités de promotion, considération sociale, image de l’enseignement dans le public, possibilité de perfectionnement, autonomie et liberté d’action, soutien pédagogique, degré de responsabilité, sentiment d’accomplissement, somme de travail exigée, relations avec les parents, les élèves, les collègues, la direction, la commission scolaire, le ministère, le personnel non-enseignant, le syndicat et la centrale syndicale, le salaire et les avantages sociaux, la sécurité d’emploi, etc.

2.4 Profil de carrière : motifs du choix et du maintien de la carrière, inscription à des cours de perfectionnement, projets d’avenir, etc.

2.5 Caractéristiques du milieu de travail.

2.5.1 Composantes objectives : taille de l’école, milieu socioéconomique de l’école, degré de polyvalence de l’école secondaire, etc.

2.5.2 Composantes subjectives : climat général, circulation dans l’école, contraintes (structure, programme, horaire, transport), conflits, coopération, perception et attentes face à la structure du pouvoir, changement, etc.

2.6 Fonctions sociales de l’école : continuation de l’éducation commencée à la maison vis-à-vis de la pensée critique, remise en cause des idées des parents et des enseignants, développement intégral de la personne et préparation à l’emploi, école pour tous ou formation de l’élite, discipline ou expression spontanée, formation religieuse ou laïcité, école publique ou privée, importance attachée à la scolarisation et à la sanction des études, etc.

2.7 Formation, perfectionnement et aide pédagogique : perception de l’adéquation entre la formation et le perfectionnement reçus par rapport aux tâches définies par l’employeur et aux caractéristiques du milieu scolaire.

3. L’environnement scolaire.

3.1 Programmes d’études.

3.2 Situation pédagogique.

3.2.1 Recherche : découverte personnelle, résolution de problèmes, expérience en laboratoire ou en atelier, enquête, etc.

3.2.2 Dialogue : conversation libre, conversation dirigée, échange de vues avec un expert, débat, entrevue, etc.

3.2.3 Exposé : conférence, démonstration, présentation, etc.

3.3 Matériel didactique : documentaires, revues, livres de référence ou de lecture, matériel didactique spécialisé, matériel et équipement audiovisuels, matériel de sciences humaines et naturelles, etc.

L. Processus.


La phase MOTIVATION donne à l’élève une image de ce que l’apprentissage lui permettra de réaliser. Il s’agit donc d’attirer son attention, de piquer sa curiosité, bref de provoquer chez lui une attitude d’ouverture face à ce qui viendra. Une bonne façon d’y arriver est de présenter l’objectif du didacticiel dans un contexte significatif pour l’élève. La phase ACQUISITION comprend le rappel des préalables et la présentation du nouveau contenu. La phase PERFORMANCE cherche à vérifier si l’étudiant a bien appris ce qu’on voulait lui faire apprendre. On peut envisager d’utiliser un didacticiel de huit façons différentes : 1. comme unité d’apprentissage complète par elle-même; 2. comme complément d’une leçon donnée en classe; comme déclencheur (on l’utilise alors avant une leçon donnée en classe); 4. comme instrument d’évaluation; 5. comme élément répétiteur ou exerciseur; 6. comme renforcement; 7. comme instrument diagnostique; 8. comme introduction à un apprentissage __ LAMER, C. et MAURICE, P.-Y., MEQ : DGDP (1985). EA séquenced’enseignement.

M. Apprentissage-processus. V anasynthèse.


N. Apprentissage-produit. Vêtre éduqué.

O. Apprentissage scolaire. On n’emploiera l’expression apprentissage scolaire que lorsque le contexte l’oppose à un apprentissage fait à l’extérieur du cadre scolaire. Si tel n’est pas le cas, le terme apprentissage, employé absolument, suffit __ CTEQ (1990).

P. Types et genres __ BRIEN, R. (1981). VA taxonomie de GAGNÉ, A.

TYPES

SOUS-TYPES

DÉFINITIONS

EXEMPLES

1.Informations verbales (représentation et communication de la réalité)

1.1Idées

Représentation intellectuelle d’objets ou d’actions qu’un individu peut communiquer à d’autres individus

Définir le terme « pollinisation ».

Nommer les parties d’un microordinateur.

1.2Propositions

Groupe d’idées qui permettent à un individu de se représenter et de communiquer des événements

Décrire le cycle de l’eau dans la nature.

Décrire le processus de la pollinisation des plantes.

1.3Ensemble de propositions interreliées

Connaissances d’un individu dans un domaine précis

Résumer l’histoire du Québec.

Tracer le schéma de la création d’un logiciel d’enseignement.

2.Habiletés intellectuelles (opérations mentales à exécuter)

2.1Concepts concrets

L’individu peut se représenter des choses à l’aide de ses sens et les classifier

Identifier, parmi un ensemble de véhicules, ceux qui sont des autobus.

2.2 Concepts définis

Niveau d’abstraction où les sens ne permettent pas de percevoir les caractéristiques du concept

Sur un triangle rectangle, identifier l’hypoténuse.

2.3 Règles

Conventions faites de concepts et d’opérations qui permettent d’effectuer des opérations

Accorder les participes passés avec l’auxiliaire avoir.

Calculer la surface d’un cercle.

2.4 Règles d’ordre supérieur

Ensemble de règles qui permettent d’effectuer des opérations ou d’associer une situation à une autre

Rédiger un rapport annuel.

Effectuer des prévisions météorologiques.

3. Habiletés motrices

Ce type d’apprentissage génère des activités physiques et permet de développer des habiletés physiques

Dessiner une figure géométrique.

Conduire une automobile. Sauter à la perche.

Empiler des boîtes selon une méthode donnée.

4. Attitudes

Processus mental et affectif qui détermine le choix d’une action personnelle face aux choses, aux personnes ou aux événements

Choisir une saine alimentation.

Choisir de protéger son environnement.

Choisir d’arrêter de fumer.

5. Stratégies cognitives (stratégies qui permettent l’apprentissage et la gestion de ces apprentissages)

5.1 Stratégies d’apprentissage

L’individu recherche, parmi divers stimuli, ceux qui favorisent le mieux un apprentissage

Utiliser la stratégie « X » pour apprendre des formules géométriques.

5.2 Stratégies de résolution de problèmes

L’individu utilise des informations, des concepts ou des règles qu’il connaît pour résoudre un problème

Développer une stratégie pour gagner au jeu de Monopoly.

Q. All. La Lehre ou Lehrlingsausbildung est généralement dispensée au sein d’entreprises privées ou publiques et est axée sur la pratique; elle est complétée par des périodes de formation auprès d’établissements interentreprises ou scolaires __ GIIT; CEDEFOP (1987).

R. Belg.; Fr.; Lux. Cette formation fait l’objet d’un contrat et est assurée dans une entreprise ou dans un centre de formation d’apprentis. Belg. De par la loi du 29 juin 1983 sur la scolarité obligatoire, la spécification « ayant satisfait à l’obligation scolaire » n’est plus de mise, étant donné qu’on peut satisfaire à l’obligation scolaire partielle en suivant l’apprentissage __ SABLON, P. dans id.

S. Dan. L’apprenti fréquente une formation en alternance (vekseluddannelse) régie par un contrat d’apprentissage agréé qui prévoit une formation dans l’entreprise associée à la fréquentation obligatoire de cours à l’école professionnelle selon les programmes homologués officiellement en matière de contenus théoriques et pratiques __ GIIT; CEDEFOP (1987).

T. Holl. L’apprentissage (leerlingstelsel) est une forme spécifique et institutionnalisée de formation professionnelle, qui est accessible aussi bien aux jeunes soumis à l’obligation scolaire qu’aux adultes __ id.

U. It. Cette formule (apprendistato) est appliquée notamment dans l’artisanat et dans le commerce ainsi que dans certains secteurs limités de l’industrie __ id.

V. Postulats en psychobiologie __ BUNGE, M. (1983) : trad. : 1. L’apprentissage est une activité de systèmes neuronaux malléables, appelés psychons. 2. Certains animaux possèdent des psychons. 3. Tous les psychons chez un animal sont reliés les uns aux autres en un réseau de connexions qui forme un supersystème. 4. Chaque animal qui dispose de psychons peut acquérir de nouvelles fonctions biologiques au cours de sa vie. 5. Le terme appris désigne une fonction neurale qui implique un psychon qui a acquis un mode régulier et non aléatoire de connexion.

W. Assimilation/accommodation. L’apprentissage ne consiste pas seulement à colliger des informations et à les traiter mécaniquement : il s’agit d’un processus hautement sélectif et créateur (assimilation de PIAGET). De même, l’apprentissage n’est pas sans altérer le cerveau : une restructuration de ce dernier résulte de l’apprentissage (accommodation de PIAGET) __ BUNGE, M. (1983) : trad.

X. Règles générales : 1. On doit éviter les extrémités du continuum pour ce qui est du rythme d’apprentissage : un rythme trop lent produit l’ennui; un rythme trop rapide ne laisse aucun temps pour la consolidation. 2. Le bourrage de crâne d’amoncellements de données sans rapport les unes avec les autres ne favorise nullement la compréhension et le rappel des informations. 3. Il ne faut pas rater la période d’apprentissage que l’on écoule auprès de maîtres en choisissant les meilleurs enseignants que l’on peut __ BUNGE, M. (1983) : trad.

Y. Apprentissage sensible et action. L’expérience sensible et l’action sont de piètres enseignants : la plupart des gens n’apprennent facilement ni de l’un ni de l’autre. (Il est plus facile d’apprendre à percevoir et à agir.) Cette difficulté à apprendre de nos sensations et de nos actions résulte de plusieurs facteurs : a) l’apparence, contrairement à la réalité, est peu structurée; b) les signaux ne sont jamais exempts d’interférences; c) la perception et la mémoire sont très sélectives : si parfois elles rejettent des détails, à d’autres moments, elles oublient des éléments indispensables; d) souvent la motivation fait défaut; e) apprendre beaucoup et rapidement nécessite un important bagage de connaissances; f) il est plus facile d’apprendre ce qui convient à notre système de valeurs que ce qui lui est discordant — comme c’est le cas avec une évidence qui contrarie une croyance qui nous tient à cœur; g) nous possédons rarement les théories globales cohérentes qui aideraient à associer une signification à nos expériences, de sorte que nous ne pouvons les enregistrer; h) la connaissance ne nous rend pas nécessairement plus réceptif : l’apprentissage développe un « ensemble » ou une habitude qui fait obstacle à l’examen de nouveaux problèmes ou de situations inédites; i) on peut être insuffisamment formé à la logique, à la méthode scientifique, aux statistiques et au « design » expérimental — tous aussi utiles pour apprendre de nos expériences; j) pour des motifs sociaux, nous devons parfois feindre d’avoir raison, et nous devons faire semblant d’avoir bien compris le message, ou bien aucun message ne devait être reçu __ id.

Z. Repos. Une bonne nuit de sommeil est importante pour un apprentissage optimal. « L’érosion moderne du temps de sommeil pourrait devenir un obstacle majeur à notre potentiel éducatif », déclare dans Nature Robert STICKGOLD, du MIT. « Votre réussite — pour certaines tâches, en tout cas — dépend avant tout du nombre d’heures que vous avez dormi la nuit précédente et beaucoup moins de votre assiduité à l’école ou de la profession de vos parents », poursuit-il. Ses travaux montrent que, juste après un apprentissage, une nuit de sommeil permet d’augmenter les performances de 20 % __ TIME dans COURRIER INTERNATIONAL (juillet-août 2004).

AA. CN : activité d’*; approche de l’*; atelier d’*; auto*; auxiliaire d’*; besoin d’*; centre d’*; conditions d’* de la lecture; contrat d’*; cycle des * fondamentaux; décloisonnement des *; démarche d’*; démocratisation de l’*; difficulté d’*; difficulté grave d’*; difficulté légère d’*; élève ayant des difficultés graves d’*; élève en difficulté d’adaptation et d’*; élève en difficulté d’*; environnement technologique d’* approprié; évaluation des *; évaluation formative des *; genre d’*; gestion de l’*; hiérarchie d’*; indice de sensibilité à l’*; individualisation de l’*; intégration des *; intégration des élèves en difficulté d’adaptation et d’*; itinéraire d’*; matériel d’*; matériel d’enseignement et d’*; méthode d’* en institution; méthode d’* interpersonnelle; méthode d’* naturelle; métier soumis à l’*; milieu d’*; modèle d’*; objectif d’*; objectif de situation d’*; outils d’* essentiels; personnalisation de l’*; possibilités d’*; pratique d’*; prescription individuelle des activités d’*; recherche sur l’*; relation d’*; résultats de l’*; réussite d’*; rythme d’*; situation d’*; situation d’* opératoire; situation préparatoire à l’*; stratégie d’*; style d’*; projet d’*; système d’*; système d’* intégré; système ouvert d’*; taxonomie des comportements d’*; temps d’*; théorie de l’*; transfert d’*; transfert négatif (d’*); trouble d’*; troubles d’*; troubles d’* de la lecture; troubles spécifiques d’*; trousse d’*; type d’*; typologie des modes et styles d’*; unité d’*; unité d’enseignement et d’*.

BB. CN __ appris,e : incapacité * à se venir en aide.

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