APPRENTISSAGE COOPÉRATIF

Did./Péd. Mode d’apprentissage où les élèves cheminent en petits groupes autour d’un même objet d’études ou d’un projet. V communauté d’apprentissage. EA enseignement coopératif.

A. Caractéristiques communes aux diverses stratégies __ ROY, D. (1991) : • la classe est divisée en petits groupes (de 2 à 5 élèves) dans lesquels les élèves coopèrent à l’accomplissement des tâches d’apprentissage; • les tâches assignées à chaque groupe peuvent être de niveaux cognitifs variés, mais généralement l’enseignant fournit des consignes pour favoriser la coopération et l’interdépendance mutuelle entre les coéquipiers d’un groupe.

B. Incidences pédagogiques. SLAVIN (1983, 1989), JOHNSON et al. (1981), NEWMANN et THOMPSON (1987) ont réalisé des revues de recherches sur ce modèle et sont unanimes quant aux effets positifs de l’apprentissage coopératif sur la réussite des élèves. Dans sa synthèse de recherches, WALBERG (1986) a relevé une moyenne de la grandeur de l’effet de 0,76. Les recherches ont été effectuées, pour la plupart, aux ordres d’enseignement primaire et secondaire __ id.

C. Types de tâches les plus utiles. McKEACHIE et al. (1986-1987) ont relevé certaines recherches effectuées au collégial selon lesquelles le travail et l’étude en groupe facilitent l’apprentissage des élèves. Ces auteurs ont même relevé le type de tâches où l’apprentissage par les pairs avait le plus de succès : • questionner, expliquer; • exprimer sa conception personnelle; • admettre la confusion et l’ambiguïté dans la compréhension; • répondre à des questions; • se partager de l’information __ id.

D. Formules principales. SLAVIN (1983) a analysé les résultats de 28 recherches sur les structures de l’apprentissage coopératif. Il a comparé les résultats de trois formules différentes pour stimuler les élèves à travailler en groupe sur une tâche d’apprentissage. Voici une description de ces trois formules :

Formule 1 : le groupe est évalué selon la somme des performances individuelles de chaque membre de l’équipe.

Formule 2 : le groupe est évalué selon la production finale de l’équipe.

Formule 3 : l’individu est évalué selon sa performance à un test après que les activités du groupe sont complétées.

SLAVIN conclut à une forte évidence de la supériorité de la première formule sur l’apprentissage des élèves. En effet, l’évaluation du groupe par la somme des performances individuelles des membres permet à chaque élève d’avoir de meilleurs résultats, car cette formule encourage chaque membre du groupe à se responsabiliser de l’apprentissage des autres coéquipiers. Plusieurs chercheurs reprochent à SLAVIN d’avoir conclu trop rapidement au succès de cette formule si l’on considère les données qu’il rapporte. Néanmoins, tous s’entendent pour affirmer que cette formule apparaît comme bénéfique pour l’efficacité de l’apprentissage coopératif __ id.

E. Conditions d’efficacité. Ces recherches nous amènent à dégager trois conditions propices à l’efficacité de cette stratégie d’enseignement, telles que mentionnées par les chercheurs : • les membres du groupe coopératif doivent travailler ensemble à la réalisation d’objectifs ou de buts communs; • les succès du groupe coopératif doivent reposer non seulement sur le produit de l’ensemble de l’équipe, mais aussi sur la performance individuelle de chaque membre du groupe; • les élèves doivent au préalable, suivre une formation sur les façons les plus productives de travailler en équipe __ id.

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