1. Rech./Sc. (Gén.). Façon générale de résoudre un problème en focalisant l’attention sur les processus et les mécanismes de régulation chez les organismes vivants, les groupes sociaux et les machines. V cybernétique. VA approche écologique, E; approche systémique, A et H.
2. Rech./Sc. (Spéc.). Approche d’étude des phénomènes ou des structures complexes du point de vue de la communication, du contrôle et de la régulation internes et externes entre les composantes impliquées. Approche d’une situation ou d’un phénomène que l’on isole d’un environnement complexe et que l’on associe à un processus de transformation qui, accueillant des données à l’entrée (intrant), produit des résultats correspondants à la sortie (extrant). ∈ approche systémique.
A. Origine. L’approche cybernétique est l’œuvre de Norbert WIENER (1948). VA cybernétique, A.
B. Finalité. L’approche cybernétique postule l’existence d’un antihasard où un ensemble de corrections successives permet à un système évolutif de tendre vers une ou plusieurs finalités. Les rétroactions continues réajustent l’évolution de l’ensemble. Ainsi chaque changement s’appuie sur les changements précédents, lesquels conditionnent les changements qui vont suivre en s’approchant graduellement de la trajectoire désirée en direction de la cible visée. À titre d’exemple, l’élaboration d’un programme d’études ou d’une stratégie pédagogique qui, suite à des mises à l’essai successives et des corrections appropriées auprès d’un groupe particulier d’élèves, permet une réussite croissante des apprentissages.
C. Logique. L’approche cybernétique recourt à une logique circulaire, par opposition à une logique linéaire, pour aborder les relations de cause à effet. VA approche systémique, A.
D. Approche cybernétique/systémique/interdisciplinaire. L’approche cybernétique est une approche systémique quant à la représentation de son objet d’études et une approcheinterdisciplinaire quant à la dimension fonctionnelle de sa démarche.
E. Modèle cybernétique. Une boîte noire représente le processus; une entrée indique la variable indépendante x tandis qu’une sortie montre la variable dépendante y. Le processus est caractérisé par le paramètre K __ OUELLET, A. (1981); MARTIN, P. (1986).
F. Évolution d’une situation. Les variables sont extérieures au processus. Pour contrôler un système, on doit agir sur son entrée et on peut observer l’effet en autant qu’il possède une sortie __ WIBERG, K. B. (1971). Si l’on applique un traitement au processus, c’est-à-dire que si l’on augmente la valeur de la variable d’entrée, l’effet ou la variable de sortie réagira en fonction de l’écart entre la variable d’entrée et la situation initiale __ id.
G. Équilibre d’un système __ MARTIN, P. (1986). Un système devient en équilibre en autant qu’il y a possibilité de comparer la situation finale avec l’entrée grâce à une boucle de rétroaction.
K : gain du processus, c’est-à-dire rapport entre la réponse du système et le déséquilibre à l’entrée.
H. Fonction de la mesure __ id. La boucle de rétroaction correspond au canal d’information provenant de la mesure sur l’état du système. À cause des erreurs de mesure, l’état initial devient un estimé de l’état réel b et le degré d’incertitude cause un léger déséquilibre permanent.
I. Effet de l’erreur de mesure __ id. Le graphique illustre la réponse du système lorsqu’il y a une erreur de mesure aléatoire.
J. Cycle d’un système éducationnel. V cycle de l’éducation.