1. Did./Péd. VA intégration des matières, C; paradigme inventif, A.
2. Rech./Sc. Approche d’un phénomène, d’un problème, d’une question, laquelle approche concentre l’attention du sujet sur la dynamique d’ensemble des composantes, sur le tout interactif d’éléments internes et externes et sur la situation de cet ensemble dans un ensemble plus large. Syn. approche intégrale/totale. Qsyn. approche écologique/holistique/synthétique.Ant. approche analytique; approchefragmentaire/parcellaire/partielle/ponctuelle/sectorielle.VA analyse de la valeur, Q; paradigme, K. TA anasynthèse. > approche systémique.
A. Perception globale. Les psychologues opposent la perception globale à la perception pointilliste, en ce qu’elle permet la saisie de la donnée objective dans son ensemble comme un tout indifférencié ou structuré (psychologie de la forme), sans l’analyse des éléments qui la constituent. Cette forme de perception aussi dite primitive, caractérisée par son syncrétisme, est plus commune chez l’enfant que chez l’adulte.
B. Réductionnisme et globalisme. Le réductionnisme explique le complexe par la liaison entre éléments simples. La question que l’on se pose alors est la suivante : la connaissance découle-t-elle nécessairement d’une décomposition en parties d’un objet? De plus en plus d’indications incitent à penser que la connaissance d’un système ouvert découle, au contraire, d’une centration sur le tout et sur l’interaction de ses parties. L’approche globale insiste davantage sur le fait que l’objet ou le phénomène doit être considéré comme une partie d’un plus grand tout plutôt que comme un tout qu’il faut décomposer en parties. C’est ainsi qu’on oppose le précepte du globalisme à celui du réductionnisme (AUDY, P., 1980). C’est dans le même ordre d’idées qu’il faudrait situer la citation suivante : Je considère que nous abordons aujourd’hui un nouvel âge, celui de la synthèse. Nous allons vraisemblablement assister, dans tous les domaines intellectuels, des sciences proprement dites à la sociologie, à la psychologie et à l’économie — l’économie surtout — à un retour à la réflexion à grande échelle, à la théorie générale, à la reconstitution de l’ensemble à partir de pièces détachées __ TOFFLER, A. (1980).
C. Approche globale/analytique/synthétique. L’approche globale conjugue l’interaction constante des approches analytique et synthétique. À ce titre, l’approche globale s’opérationnalise par le cycle de l’analyse et de la synthèse.
D. Approche globale/anasynthèse. L’anasynthèse est une application particulière de l’approche globale dans l’optique systémique d’un processus de connaissance ou de recherche. L’anasynthèse ajoute deux processus de vérification aux résultantes de l’approche globale : le prototype et la simulation. V anasynthèse.
E. Approche globale/holistique. Dans le sens général, les approches globale et holistique sont équivalentes. Au sens spécifique et originaire, l’holisme est une position épistémologique, défendue par Pierre DUHEM (1861-1916), qui nie la possibilité des expériences cruciales, celles qui permettraient de trancher définitivement entre deux hypothèses alternatives. Cette position affirme que c’est toujours un réseau d’hypothèses qui est mis à l’épreuve de l’expérience.
F. Approche globale/systémique. L’approche systémique est une forme particulière de l’approche globale. VA approche systémique, I.
G. Approche globale/écologique/environnement. On dit qu’une meilleure connaissance et une meilleure compréhension de l’environnement ont plus de chance d’être assurées si le maître adopte une approche globale qui favorise l’établissement de liens entre les différentes parties du programme __ MEQ (05.80). La vision globale est intimement reliée à la conscience de l’être humain pour son environnement, car elle est, en somme, l’aptitude à englober, dans son champ de conscience, plusieurs facteurs simultanément. Plus la conscience est vaste plus elle peut englober d’un même regard un grand nombre de considérations, un peu comme un chef d’orchestre voit d’un seul coup d’œil la partition de plusieurs instruments et leur rôle dans le tout __ LEROUX, R. (09.88). Tout comme l’approche écologique, l’approche globale fait référence à un ensemble d’appartenance plus vaste.
H. Modèles éducationnels globalistes. De nouvelles philosophies de l’éducation se sont manifestées au cours des dernières décennies. Elles se démarquent par leur volonté de globaliser, c’est-à-dire de tenir compte de toutes les facettes de la vie. Ceci implique évidemment la recherche de nouvelles formes éducatives qui dépassent le cadre trop restreint de l’institution scolaire actuelle. Il est alors question de sortir de l’école ou de l’institution traditionnelle pour redéfinir une globalité plus vaste. Cette redéfinition peut prendre trois formes : • la globalité systématique, la globalité humaniste ou la globalité sociocentrique (BERTRAND, Y., 1979). La globalité systématique. Il s’agit de briser les barrières entre les secteurs ou les contenus de la communication devenus des disciplines, des sciences. Dans ce cas-ci, les modèles s’orientent, soit vers une forme d’interdisciplinarité, soit vers la « relationnalisation » d’un contenu. Les formes d’éducation qui correspondent à la globalité systématique sont : l’éducation systémique (DE ROSNAY, J., 1975), l’éducation expérientielle (JANTSCH, E., 1975) et la pédagogie évolutionniste (FIVAZ, R., 1978). La globalité humaniste vise la suppression de la distinction entre le matériel et le spirituel, entre l’homme et la nature, puisque la nature constitue un corps vivant dont le centre est l’esprit, c’est-à-dire une forme de conscience cosmique. Le type d’éducation correspondant à la globalité humaniste est le transcendantalisme existentiel (HARMAN, W., 1974). La globalité sociocentrique a pourobjectifs de supprimer les barrières entre les chercheurs et les utilisateurs de la communication et de s’orienter vers les assises concrètes et quotidiennes de la connaissance. Les modèles éducationnels qui répondent aux visées de la globalité sociocentrique sont la pédagogie de conscientisation (FREIRE, P., 1971), la pédagogie adaptive (TOFFLER, A., 1974) et la pédagogie sociale d’autodéveloppement __ GRAND’MAISON, J. (1970); BERTRAND, Y. (1979).
I. Péd. Dans l’enseignement, ce terme fait référence à un mode d’enseignement fondé sur le caractère global de la perception. L’idée est d’aller du tout à ses parties, de la tâche complexe à ses composantes, des opérations d’ensemble à l’analyse des éléments de ces opérations. Aussi, dans l’apprentissage de la lecture, la méthode globale part des données complexes, des formes et des données des masses graphiques de mots ou de phrases, pour ensuite en distinguer les éléments (syllabes, lettres, phonèmes, ...).