Ens. lang./Rech. Approche mettant l’accent sur la valeur communicative des éléments du langage plutôt que sur leur valeur grammaticale. VA approches didactiques en langues, E.
A. Efficacité. En 1973, David A. WILKINS critique les programmes à base grammaticale ou situationnelle. À son avis, les formes grammaticales sont enseignées seulement parce qu’elles existent dans le langage, non parce qu’elles sont utiles. Il s’ensuit qu’un bon nombre de caractéristiques qui ne sont que relativement significatives peuvent être enseignées aux dépens d’autres plus immédiatement utiles. Quant aux programmes situationnels, ils tentent seulement de donner une liste des « situations les plus utiles » dans lesquelles on est susceptible de se trouver, et ensuite d’enseigner le langage correspondant. Dans l’optique de WILKINS, les programmes notionnels sont jugés plus efficaces que les deux autres, car ils prennent comme point de départ les besoins langagiers de l’apprenant pour communiquer. Pour lui, la première question à se poser est : « Qu’est-ce que l’apprenant a besoin de savoir faire dans une langue? » Le langage qu’il faudra effectivement enseigner découlera, après sélection, de l’éventail des énoncés dont une langue dispose pour ses besoins __ MALEY, A. (1978).
B. Appréciation. En dépit des problèmes d’ordre pratique posés par leur application, les idées notionnelles ont apporté un sang nouveau et vigoureux dans l’enseignement des langues. À partir du moment où le besoin de communiquer devient le souci primordial, aucun type d’enseignement ne peut les ignorer. Peu à peu, les éducateurs cessent de dire : « Apprenez ces éléments de langage; par la suite, je vous dirai comment les utiliser ». Maintenant, ils demandent au contraire : « Qu’avez-vous besoin de faire? » et proposent les éléments de langage nécessaires pour y arriver. Ce souci de signification tient une place essentielle dans l’approche notionnelle __ id.