Gén. Autonomie relative à la prise de décision, basée sur les préférences, les croyances et les valeurs de la personne __ ROCQUE, S. et al. (1999). VA autonomie, KK; autonomie d’exécution, A.
A. Autonomie de décision/interdépendance. L’autonomie de décision admet et s’appuie sur l’interdépendance des êtres et des choses.
B. Habiletés essentielles. Selon A. P. et H. R. TURNBULL (1985), l’exercice de l’autonomie de décision suppose les capacités de choisir et de consentir, lesquelles impliquent : 1. des habiletés intellectuelles; 2. les habiletés à acquérir l’information pertinente au regard de la décision à prendre et 3. les habiletés permettant de juger des conséquences de ses actions.
C. Autonomisation pour les personnes présentant des incapacités intellectuelles. B. L. LUDLOW et al. (1988) suggèrent dix éléments susceptibles de favoriser le développement de ce que nous qualifions d’autonomie de décision : 1. Créer un large consensus au regard de la définition d’autonomie et déterminer si la finalité de l’éducation des personnes présentant des incapacités intellectuelles doit inclure le développement de l’autonomie de décision. 2. Étudier les programmes d’éducation qui ont favorisé le développement de l’autonomie de décision chez les personnes présentant des incapacités intellectuelles afin d’en identifier les facteurs facilitants. 3. Développer un modèle d’éducation favorisant le développement de l’autonomie de décision pour les personnes présentant des incapacités intellectuelles; modèle élaboré sur la base d’une vaste synthèse de travaux théoriques et empiriques de plusieurs disciplines. 4. Développer des instruments d’évaluation formative et sommative des habiletés inhérentes à l’autonomie de décision. 5. Développer des programmes axés sur le développement des habiletés inhérentes à l’autonomie de décision et ce, du préscolaire à l’âge adulte. 6. Fournir une formation continue pour les éducateurs, centrée sur le rôle et l’importance de l’autonomie de décision dans l’éducation spéciale. 7. Offrir des ateliers aux membres de la famille, centrés sur le rôle et l’importance de l’autonomie de décision ainsi que sur l’impact de la famille sur ce développement. 8. Au plan politique, s’assurer que chaque programme comprenne un volet axé sur le développement des habiletés inhérentes à l’autonomie de décision, incluant un processus d’évaluation de la participation des personnes présentant des incapacités intellectuelles au développement des programmes ainsi qu’aux décisions relatives à l’emploi, aux lieux de résidence, aux activités récréatives et aux relations sociales. 9. Susciter la participation des personnes présentant des incapacités intellectuelles pour l’élaboration des plans de services individualisés, en évitant que les parents et les professionnels puissent automatiquement les représenter dans ces situations. 10. Dans les échanges avec les personnes présentant des incapacités intellectuelles, favoriser les interrogations et les rétroactions susceptibles de leur faire exprimer, de façon verbale ou non verbale, leurs préférences, leurs besoins et leurs choix.
D. Autonomie de décision/autodétermination. Si l’on s’en tient à la définition proposée par M. L. WEHMEYER et al. (1995), l’autodétermination correspond à l’autonomie de décision telle que définie précédemment. Cependant, si l’on considère les composantes et les préalables à l’autodétermination, cette terminologie fait référence à un ensemble de décisions et d’actions visant l’actualisation de soi se rapprochant des propositions de A. H. MASLOW.