Ling. Ensemble de signes linguistiques pouvant être représentés comme formant un espace idéal en vertu des rapports qu’ils entretiennent entre eux.
A. Champ/modèle. La notion de champ a valeur de modèle en linguistique. C’est principalement dans l’étude du lexique que l’on utilise ce modèle, bien que certains utilisent, en phonologie, l’expression champ de dispersion pour désigner les ensembles de variations dans la réalisation d’un phonème.
B. Champ lexical. Les champs lexicaux sont d’abord des champs associatifs, c’est-à-dire qu’ils comprennent des éléments qui forment diverses séries en raison de rapports formels (ex. : instruire, instructeur, instruction, instruit; père, mère, frère), sémantiques (ex. : formation, éducation, initiation, enseignement) ou morphosémantiques (ex. : en anglais, la série glow, glower, glitter, gleam, etc.).
C. Champ d’application. L’expression champ d’application désigne un domaine dans lequel un mot prend une acception particulière (ex. : martinet : oiseau, marteau, chandelier, fouet, soit quatre champs d’application pour quatre acceptions).
D. Champ dérivationnel. L’expressionchamp dérivationnel désigne les ensembles de mots : 1. formés par un mot et ses dérivés (ex. : instruire, instruction, ...); 2. formés par un mot et des formes issues de la combinaison de ce mot et d’opérateurs (ex. : père, grand-père, beau-père, etc.).
E. Champ conceptuel/sémantique. On distingue encore le champ conceptuel (ou champ notionnel) et le champ sémantique. La notion de champ conceptuel désigne l’ensemble des signifiés se rattachant à un même concept (ex. : l’ensemble des concepts relatifs à la beauté, décelables par l’ensemble des mots du vocabulaire de la beauté). L’analyse de contenu et l’analyse componentielle permettent d’établir les champs conceptuels qui sont, à strictement parler, extralinguistiques. Les champs sémantiques sont constitués par des ensembles de traits de sens attachés à des séries de mots. Les procédures d’analyse sémique permettent de constituer les champs sémantiques.