1. Éduc./Psych. Connaissance par perception, mémorisation, raisonnement, conceptualisation __ PAVEL, S., SEC (1989). Processus par lequel un organisme ou un dispositif acquiert des informations sur l’environnement et les interprète pour régler son comportement. VA écologie humaine, E.
2. Épist. gén./Psych. cogn. Ensemble des activités et des processus internes inhérents à l’acquisition de connaissances, à l’information, à la mémoire, à la pensée, à la créativité, à la perception ainsi qu’à la compréhension et à la résolution de problèmes.VA connaissance, S; taxonomie de GUILFORD, A/dudomainecognitif, D : 1.1.
3. Psychophysio. Processus neural qui interagit vigoureusement avec les autres processus biologiques aussi bien qu’avec son environnement naturel et social __ BUNGE, M. (1983) : trad. Syn. activité cognitive. V processus cognitif.
A. Psych. cogn. La psychologie cognitive, orientée vers le traitement de l’information, perçoit la cognition comme une séquence du processus suivant : 1. collecte d’informations; 2. stockage; 3. interprétation; 4. compréhension. D’une façon plus générale, la cognition réfère à tout ensemble d’activités visant l’acquisition et l’organisation des connaissances.
B. Représentation. La cognition correspond à l’interprétation, ou à la représentation, de l’état du monde __ PAVEL, S., SEC (1989).
C. Cognition/affectivité. La cognition et l’affectivité sont indissociables. (...) La recherche fondamentale s’intéresse à la nature des rapports entre la cognition et l’affectivité, ainsi qu’aux caractéristiques de la compétence et de l’incompétence intellectuelles. (...) Ces études conduites auprès d’étudiants en difficulté d’apprentissage révèlent l’importance des attitudes comme facteurs explicatifs de la qualité des performances. (...) Pour remédier véritablement à des problèmes d’apprentissage et pour faciliter le développement cognitif, il faut tenir compte de l’affectivité __ CARON, J. et al. (1991).
D. Habiletés cognitives : 1. Questionner. L’aptitude à poser des questions est la clé de la réflexion, c’est la première condition à remplir pour être intellectuellement actif. Se questionner permet de s’orienter dans un discours (écrit ou oral), d’en construire le sens en jetant des ponts, pour ainsi dire, entre le connu (ce qu’on sait déjà) et l’inconnu à découvrir. Comprendre, ce n’est pas attendre que le sens du discours s’impose sans effort; comprendre est une activité constructive et novatrice qui exige des opérations heuristiques. Apprendre à se questionner en lisant un texte ou en écoutant un professeur, c’est s’outiller pour comprendre et découvrir. 2. Synthétiser. (...) Il faut aussi pouvoir décoder fidèlement un discours, il faut pouvoir discriminer l’essentiel et l’accessoire, être capable de repérer les éléments importants, les ramasser et les intégrer en une trame directrice pertinente et cohérente. Pour comprendre un discours, il faut pouvoir l’appréhender globalement, en percevoir la structure et le voir comme un tout. Quant aux opérations d’analyse, elles sont là implicites, dans toutes les activités d’apprentissage. (...) 3. Juger. (...) Cette notion revêt deux sens : a) se prononcer sur la valeur d’un discours (écrit ou oral), le critiquer, en évaluer la pertinence, les forces et les faiblesses; et b) établir ce qu’on retient d’un discours, que l’on estime important pour soi. Il est entendu que cette opération intellectuelle a pour fonction de rapporter à soi l’objet d’études; elle contribue à la compréhension qu’on se forme de l’objet, à la réceptivité et à l’appropriation des idées d’autrui, ainsi qu’à la validation (et l’invalidation) de ses propres opinions __ CARON, J. et al. (1991). V enseignement interactif.
E. Approche interdisciplinaire. Il y a — inévitablement et heureusement — un certain chevauchement entre les diverses sciences de la cognition et de la connaissance. Une référence commune n’est cependant pas une assurance d’identité, ainsi un même objet peut être étudié de différents points de vue — c’est-à-dire que l’on peut poser différentes questions concernant une seule et même entité __ BUNGE, M. (1983) : trad.
F. Science/philosophie. La science et la philosophie sont deux approches nécessaires à l’étude de la cognition et de la connaissance. Le scientifique ne pourrait même pas commencer à étudier, par exemple, le processus de la formation d’hypothèses (dans un cerveau et dans certaines circonstances sociales) à moins qu’il ait eu une idée raisonnablement précise et exacte de la nature d’une hypothèse — laquelle idée il appartient aux philosophes de préciser. Et le philosophe devrait être heureux d’apprendre que quelqu’un étudie la genèse, l’évolution et la fin d’hypothèses, non seulement chez des adultes très éduqués, mais également chez des enfants, chez l’homme primitif, et même chez des espèces inférieures à l’être humain. La cognition et la connaissance peuvent alors, sinon doivent, être étudiées à la fois scientifiquement et philosophiquement. Les deux approches sont nécessaires parce qu’elles sont mutuellement complémentaires et qu’elles se stimulent et se vérifient l’une l’autre __ id.