Org. scol. (QC). Nom donné à divers établissements québécois (petits séminaires diocésains, collèges et juvénats dirigés par des communautés religieuses d’hommes ou de femmes) lesquels avaient tous les mêmes programmes axés sur l’enseignement des langues (français, latin, grec) et de la philosophie. VAélève, I.
A. Supervision. Tous ces établissements étaient sous la supervision pédagogique des facultés des arts des universités francophones existantes, soit l’Université Laval (à partir de 1852), l’Université de Montréal (à partir de 1920) et l’Université de Sherbrooke (à partir de 1954).
B. Durée et contenus. Le programme d’études était de huit années; les six premières (éléments latins, syntaxe, méthode, versification, belles-lettres, rhétorique) correspondaient aux six premières années du lycée français et les manuels utilisés étaient pour la plupart des manuels français. Les deux dernières années, appelées Philosophie I et Philosophie II, se distinguaient de la terminale française tant par le thomisme imposé comme philosophie à enseigner que par les programmes de mathématiques, de physique et de chimie qui s’inspiraient plus des enseignements nord-américains.
C. Évaluation. Les examens communs étaient préparés et administrés par l’Université.
D. Disparition. Au Québec, au moment de la réforme scolaire des années soixante, le programme des collèges classiques a été intégré aux programmes officiels de l’enseignement secondaire pour une part, et de l’enseignement collégial d’autre part. Les établissements se sont transformés, soit en établissements secondaires ou collégiaux privés et régis par la Loi de l’enseignement privé, ou ils ont cessé d’exister, leur personnel s’intégrant aux écoles secondaires polyvalentes ou aux collèges d’enseignement général et professionnel entre les années 1967 et 1970.