Éduc. Capacité réelle d’un parent à répondre aux besoins de son enfant __ TRUDELLE, D. (1991).
A. Aspects. La compétence parentale peut être définie en tenant compte de deux aspects : la condition de parent et le fait d’agir en tant que parent. « La condition de parent implique une étape du développement de la personne qui lui confère une dimension élargie de soi, dans une perspective altruiste renouvelée. » Agir en tant que parent « introduit la notion d’apprentissage, de connaissance, d’attitude et de comportement dans le but d’influencer le développement et le fonctionnement de l’enfant » (CSMQ, 1985) __ id.
B. Nature. Selon Réjean TESSIER et al. (1988), nous ne pouvons concevoir la compétence de l’enfant sans évoquer la compétence parentale. Elle est plus ou moins présente chez chaque individu, plus ou moins apprise et développée selon les circonstances et aussi, plus ou moins stimulée ou inhibée par l’enfant lui-même. Elle s’exerce et se confirme dans le cadre d’un système interactif des relations « parents-enfants » __ id.
C. Modèles. Plusieurs auteurs (BELSKY, J., 1984; McGILLICUDDY-DELISI, A. V., 1985; SIGEL, I. E., 1985) ont défini la compétence parentale à partir de différents modèles. Ceux de McGILLICUDDY-DELISI (1985) et de SIGEL (1985) accordent tous deux une grande importance aux conceptions qu’ont les parents de l’éducation de leurs enfants. Pour SIGEL (1985), ces conceptions sont des constructions de la réalité et sont considérées comme des vérités, bien que l’évidence de leur véracité n’existe pas nécessairement. Le modèle de SIGEL (1985) est plus complexe et de nature interactionnelle. Il veut expliquer le lien entre les croyances, les comportements des parents et le développement de l’enfant. De son côté, McGILLICUDDY-DELISI (1985) s’intéresse à l’impact des croyances des parents et de leur niveau d’éducation sur leurs comportements. Bien qu’ils tentent tous d’expliquer l’origine des croyances à travers une dimension culturelle, ces modèles semblent négliger l’aspect écologique de la compétence parentale. Comme le soulignent Jean-Pierre POURTOIS et al. (1984), la famille doit être considérée comme un écosystème d’éducation. À partir du modèle écologique de Urie BRONFENBRENNER (1979), il est possible de distinguer quatre sous-systèmes : le microsystème, le mésosystème, l’exosystème, le macrosystème __ id.