1. Gén. Intuition, sentiment intime de percevoir lucidement une réalité extérieure ou intérieure à soi. Fait immédiat ou sensation spontanée de prendre connaissance d’une situation. Résultante de ce qui précède. La conscience des problèmes et défis de l’éducation. Une prise de conscience de ses capacités.
2. Spéc. Convictions, croyances, principes, valeurs d’une personne ou d’un groupe. La conscience individuelle/collective. VA B.
3. Diagn./Did. VA angle, B.
4. Did. VA approche globale, F;taxonomie du domaine affectif, A : 1.10 et B : 1.10.
5. Mor. Action ou capacité d’évaluer la nature et la portée morales de sa situation, de ses actes et de ses pensées. Une conscience intègre/élastique. Avoir bonne/mauvaise conscience.
6. Phi. Acte ou état d’une personne qui distingue clairement entre un objet de connaissance et elle-même qui est le sujet en situation d’apprendre. La conscience du sujet et de l’objet dans une situation pédagogique.
7. Psych. Faculté d’une personne qui lui permet d’entrer en contact avec ses propres expériences intérieures et avec celles de sa réalité extérieure. La conscience de soi.
A. Étym. Du latin conscientia, connaissance.
B. Conscience individuelle/collective.
L’accroissement de la conscience individuelle contribue à l’élévation de la conscience collective. En retour, l’élévation de la conscience collective a le même effet sur la conscience individuelle, effet réciproque qui favorise l’accélération dans l’évolution de la conscience __ LEROUX, R. (09.88).
C. Conscience/connaissance __ id. Il est assez évident que l’action est fondée sur la connaissance. (...) Ce qui est moins apparent, au premier abord, c’est que la connaissance est fondée sur la conscience. Si la connaissance n’apporte pas nécessairement la conscience, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir des connaissances. Il faut aussi les interpréter. Il faut voir les relations entre elles, percevoir comment elles forment un tout, découvrir leur sens profond. En un mot, il faut structurer ces connaissances. Or, c’est dans la conscience que la connaissance est structurée. Une personne plus consciente de son environnement, plus sensible à cette question, saura mieux détecter, dans les multiples informations qui lui parviennent de toutes parts, celles qui sont vraies et utiles et saura mieux les organiser entre elles, les structurer en un tout significatif et porteur d’action. La conscience est plus fondamentale que la connaissance pour une autre raison très simple : c’est que connaître, c’est être conscient de quelque chose. Il faut d’abord la conscience avant toute connaissance. Ce n’est donc pas la connaissance qui produit la conscience, mais la conscience qui produit une connaissance valable. La connaissance peut cependant consolider la conscience déjà acquise et ainsi favoriser sa croissance. La connaissance intellectuelle joue un rôle important dans le développement de la conscience. Elle vient stabiliser au plan logique ce qui a déjà été perçu au niveau intuitif, tout comme en recherche, par exemple, la démarche logique stabilise les intuitions du chercheur. La connaissance et la conscience se retrouvent donc en causalité circulaire dans leur influence mutuelle : la connaissance est structurée dans la conscience et la conscience est stabilisée par la connaissance.