Adm. Ensemble des traits (valeurs, idéologies, informations, perceptions, etc.) partagés à des degrés divers par les membres d’une organisation. Système d’idéation d’une organisation. Syn. culture d’entreprise. EA climat organisationnel. ∈ sous-culture organisationnelle.
A. Organisation/environnement. La grande difficulté qui se pose relativement à la culture organisationnelle est premièrement de la définir. D’une façon complémentaire à cette première difficulté se pose aussi celle de savoir où la culture se situe à l’intérieur d’un schéma situationnel de représentation de l’organisation. Enfin, il n’est pas facile de distinguer la culture d’une organisation de la culture de son environnement __ BRASSARD, A. (1996).
B. Gestion. Dans le monde de la gestion, le terme de culture est assimilé au discours officiel des dirigeants sur la mission, les orientations, les principes de fonctionnement et la philosophie d’une organisation.
C. Climat organisationnel/culture organisationnelle. Il n’y a pas nécessairement de corrélation entre culture organisationnelle et climat organisationnel.
D. Projet éducatif. Le projet éducatif peut être un élément qui influence la culture scolaire ou qui en résulte.
E. Caractéristiques. La culture organisationnelle ne peut pas être considérée simplement comme un outil de gestion, c’est-à-dire comme un moyen que les dirigeants utilisent pour mieux intégrer les personnes à l’organisation et aux objectifs qu’elle poursuit, mais plutôt comme un concept intégrateur de recherche, un cadre de référence. Elle est caractérisée par la façon de vivre d’un groupe distinct, marquée par l’environnement temporel et social. Dans son accomplissement, elle favorise non seulement la résolution de problèmes complexes et la réduction de l’anxiété, elle aide aussi à comprendre et à apprendre ce qui se passe réellement dans l’organisation __ TOUSSAINT, P. (1997).
F. Approche mécaniste. Selon l’approche mécaniste, la culture se gère. Cette position amène directement à une forme de pragmatisme culturel très populaire chez les gestionnaires qui doivent régler rapidement les problèmes. Elle est régie par cinq principes : le principe de l’arrangement vertical (hiérarchie); le principe de l’unité de commandement; le principe d’exception; le principe de la surface de contrôle; le principe de la décision du travail. Cette approche oublie des dimensions telles les besoins de satisfaction personnelle, les conflits de pouvoir, le fonctionnement irrationnel des personnes, le désir d’être un gagnant __ id.
G. Approche humaniste. L’approche humaniste propose une culture centrée sur les personnes plutôt que sur les processus de gestion. Elle se caractérise par deux principes fondamentaux : l’insistance sur les besoins de la personne et l’insistance sur l’appartenance de la personne à un groupe __ id.
H. Approche systémique. La fonction principale de la vision systémique est celle de l’adaptation de l’organisation à son environnement. L’approche systémique consiste en une analyse des réalités en fonction d’une prise de position fondamentale : tout peut se découper en systèmes et en sous-systèmes. L’approche systémique peut être considérée comme pouvant être la source d’une façon particulière de gérer les organisations __ id.
I. Approche politique. Les tenants de cette tendance définissent la culture organisationnelle en fonction des relations de pouvoir et des intérêts des groupes dominants dans une organisation. Dans cette perspective, la culture organisationnelle sert les besoins des dirigeants. La culture devient donc un instrument de manipulation entre les mains des dirigeants identifiés au groupe dominant __ id.
J. Approche culturelle. Thomas J.PETERS et Robert H. WATERMAN (1982) sont à l’origine de cette approche. Ils ont proposé une nouvelle loi organisationnelle à savoir que ce sont les valeurs partagées par les membres d’une organisation, c’est-à-dire sa culture, qui font la force de cette organisation __ id.
K. Approche cognitive. Selon cette approche, l’organisation est l’ensemble des connaissances et des processus cognitifs d’un groupe qui se considère comme tel. Le thème majeur de l’approche cognitive est le suivant : l’organisation traite de l’information et apprend. Elle a donc une structure d’apprentissage complexe qu’il faut décrire avec une théorie complexe de la connaissance. Selon cette approche, la culture est l’ensemble des connaissances d’une organisation et une organisation est fondamentalement un ensemble « vivant » de connaissances. Il existe deux courants dans l’approche cognitive. Le premier serait le mouvement béhavioriste pour qui les actions déterminent les connaissances. Le deuxième courant cognitif serait la connaissance : un mécanisme d’adaptation. Chris ARGYRIS et Donald A. SCHÖN (1978) soutiennent qu’une organisation est une théorie de l’action, une entreprise cognitive conduite par des personnes, un produit cognitif composé d’images individuelles et de cartes publiques __ id.