2. Fond. éduc. (Gén.). Processus global de changement continu qui permet à une situation de progresser en direction d’un état idéal de développement. EA développement curriculaire; projet éducatif.
3. Fond. éduc. (Spéc.). Système de changement systématique et continuel qui comprend : 1. la précision de la situation actuelle (éléments positifs, négatifs ou absents); 2. la détermination de la situation projetée (le produit désiré); 3. le processus de changement qui relie les situations présente et éventuelle (la mise en œuvre, le calendrier, les ressources); ainsi que 4. la rétroaction qui permet à la situation obtenue de devenir une nouvelle situation de départ à l’origine d’un prochain processus de changement. V besoin.
4. Rech. Cycle de changement méthodique dont le but est de combler l’écart existant entre une situation actuelle que l’on désire améliorer et une situation projetée que l’on juge souhaitable. VA cycle (général) du curriculum,
C; élaboration curriculaire, B; niveau curriculaire, C; projet scolaire, C; résolution de problèmes, P; typologie transdisciplinaire des démarches intellectuelles, 19.
A. Présupposé. Toute évolution se situe entre deux pôles : une situation présente (1) que l’on désire améliorer, et une situation future (2) que l’on juge souhaitable. Entre les deux, s’interpose un processus de changement (3) qui assure la progression d’une situation à l’autre. Lorsque, à court ou à moyen terme, la situation projetée a été atteinte, une boucle de rétroaction (4) la resitue à une nouvelle situation de départ. La situation idéale ne sera évidemment jamais atteinte. Le cycle général d’évolution permet cependant de s’y diriger et de s’y approcher progressivement. VA projet, E et F.
B. Modèle.
C. Retour à l’arrière. Dans tout processus de changement, la tentation du retour à l’arrière est omniprésent. Il peut être un réflexe de conservation ou de nostalgie face au changement. Il est possible cependant qu’un retour à l’arrière représente une amélioration par rapport à la situation actuelle. Prenons pour exemple une prétendue innovation qui, non seulement n’a pas produit les bénéfices escomptés, mais a plutôt détérioré davantage la situation. (On pourrait citer des approches et méthodes d’enseignement, notamment de la langue maternelle, qui ont produit des résultats d’apprentissage moindres que ce que l’on obtenait auparavant.) Dans ce contexte, la situation d’hier était préférable à la situation actuelle. Ou encore, ce retour à l’arrière pourrait être une situation projetée, laquelle serait souhaitable dans les circonstances, faute de mieux.
D. Cycles apparentés. Le cycle général d’évolution peut servir de cadre conceptuel aux cycles de l’éducation, à l’une ou à quelques-unes de ses composantes, et de la même façon dans le cas de l’apprentissage, d’un projet éducatif, d’une réforme curriculaire, d’une recherche, etc. À titre d’exemple, à partir d’idées, de réflexions et d’observations, un groupe de didacticiens et de pédagogues en viennent à vouloir améliorer la situation actuelle(1) de programmes d’études (ensemble éducation but/objectif du cycle de l’éducation). On procède alors à des études préliminaires dans le but de déterminer les aspects positifs (+) à conserver, les aspects négatifs (-) à corriger ainsi que les carences ou absences (0) à combler. On déterminera alors la situation projetée(2), c’est-à-dire la nature et les caractéristiques des programmes d’études que l’on souhaite dans le cadre d’un plan d’ensemble. Après la confection de plans et devis, la détermination des ressources nécessaires et la planification d’un calendrier de réalisation arrive alors la mise en œuvre du projet : le processus(3) d’élaboration des nouveaux programmes d’études. Des mises à l’essai et des premières validations dans la réalité scolaire (situation projetée) conduiront les programmes d’études expérimentaux à être analysés (+, -, 0) dans une nouvelle situation actuelle suite à la rétroaction(4). Fort de ces informations, les concepteurs-réalisateurs effectueront les ajustements qui s’avéreront nécessaires. Ainsi, le cycle d’évolution se poursuit jusqu’à l’atteinte d’un taux de validité que l’on désire associer aux programmes d’études. Comme la perfection n’est jamais atteinte, les praticiens pourront poursuivre par eux-mêmes l’amélioration de leurs programmes d’études en fonction de leurs sous-groupes d’élèves, de leurs milieux respectifs, des ressources disponibles, etc.