1. Did./Péd. Équipe de deux élèves, formée naturellement ou sous les directives d’un enseignant, réunis dans le but de parcourir ensemble un cheminement d’apprentissage en vue de l’atteinte d’objectifs plus ou moins définis initialement. Ex. : travail en dyade, former une dyade. TA triade.
2. Litt. Groupe harmonique constitué de deux voyelles.
3. Phi. Réunion de deux principes qui se complètent mutuellement.
4. Psych. Couple de deux sujets ou de deux partenaires qui sont unis par un lien spécifique à l’intérieur duquel se forme un réseau privilégié d’interactions sociales __ OQLF (2003). Ex. : dyade mentorale; dyade parentale, dyade conjugale.
A. Dyade/triade. La dyade (ou le binôme) serait donc au mieux la première forme de groupe restreint. Elle a l’avantage de créer une relation simple et facilite apparemment les échanges; elle semble aussi plus facile à gérer pour l’enseignant. Toutefois, on sait le risque de structuration rapide que peut courir toute dyade : on s’y donne très vite un rôle, rôle défini trop facilement et uniquement par rapport à l’autre. L’introduction d’un tiers est toujours source de remise en question, laquelle est indispensable à un apprentissage : c’est pourquoi certains ne parlent de groupe qu’à partir de trois partenaires (ou triade). Cette introduction facilite le fonctionnement du groupe en lui donnant plus de variété et de souplesse __ PLÉTY, R. (1998).
B. Recherche. La dyade peut être une stratégie en recherche utilisée afin de pouvoir étudier chez des sujets les effets des différents types de regroupement. Par exemple, des recherches rapportées par Michel GILLY, Jacques FRAISSE et Jean-Paul ROUX (dans PERRET-CLERMONT, A.-N. et NICOLET, M., 2001) démontrent l’efficacité du travail en dyade pour la résolution de problèmes chez des sujets de 11 à 13 ans.