A. Endurance/énergie. Dans la pratique sportive, la plupart du temps l’énergie nécessaire au déroulement de l’effort n’est pas fournie par une seule voie, qu’elle soit oxydative ou anoxydative. Au contraire, un mélange des deux filières, aérobie et anaérobie, est sollicité dans des proportions variables selon l’intensité, la durée et le type d’effort __ WEINECK, J. par PORTMANN, M. (1987) : trad. all.
B. Classification : l’endurance de courte durée, de moyenne durée et de longue durée __ id.
C. Endurance de courte durée (ECD). L’effort dure entre 45 s et 2 min et les besoins énergétiques sont couverts par le processus anaérobie __ id.
D. Endurance de moyenne durée (EMD). L’effort varie entre 2 et 8 min et met à contribution les processus énergétiques anaérobie et aérobie __ id.
E. Endurance de longue durée (ELD). L’effort est de plus de 8 min et il est soutenu presque exclusivement par une production d’énergie aérobie __ id.
F. Subdivisions (ELD). Pour une plus grande précision, on peut encore subdiviser l’ELD en ELD I, ELD II, ELD III, en fonction des sources d’énergie. L’ELD I couvre les efforts ne dépassant pas 30 min. Elle est caractérisée par une prédominance du métabolisme glycolytique (glucose et glycogène). L’ELD II couvre les efforts de 30 à 90 min dans lesquels le métabolisme des graisses et du glucose intervient dans des proportions dictées par l’effort lui-même (durée et intensité). L’ELD III concerne les efforts dont la durée dépasse 90 min. Le métabolisme énergétique est celui des lipides __ id.
G. Endurance dynamique/statique. L’endurance dynamique se rapporte au mouvement engendré par le travail musculaire; l’endurance statique est l’expression du travail musculaire sans déplacement des segments impliqués (maintien de la position). Selon la force de contraction musculaire, l’endurance statique peut être soit aérobie, aérobie/anaérobie ou purement anaérobie. Si l’effort est 15 % moins élevé que la force isométrique maximale (FIM), la mobilisation d’énergie se fait par la voie aérobie. Si l’effort se situe entre 15 % et 50 % de la FIM, l’écrasement des vaisseaux sanguins entraîne une diminution importante de l’irrigation sanguine des muscles concernés et leur approvisionnement s’effectue par la voie énergétique mixte, aérobie-anaérobie. Lorsque la force de contraction est plus élevée que 50 % de la FIM, l’énergie, pour maintenir l’effort, provient exclusivement des sources anaérobies, en raison de l’écrasement des vaisseaux sanguins qui empêchent l’approvisionnement des muscles en oxygène __ id.