2. Ling. Énoncé considéré en contexte; acte même de produire un énoncé; mise en fonctionnement de la langue par un acte individuel d’utilisation __ BENVENISTE, É. (1966). V énoncé. TA discours.
3. Sémio. à la fois symboles (signes) appartenant au code de la langue, et indices, c’est-à-dire signes contenant un élément de la situation d’énonciation (PEIRCE, Ch. S., 1932, dans DUCROT, O. et TODOROV, T., 1972). Ex. :Je, appartient au lexique français, mais désigne aussi celui qui parle en ce moment, en ce lieu.
A. Acte. Dans l’énonciation, Émile BENVENISTE (1966) considère l’acte même, les situations où il se réalise et les instruments de l’accomplissement. Dans l’acte même, il insiste sur l’importance du locuteur, car « avant l’énonciation, la langue n’est que la possibilité de la langue ». « L’acte individuel d’appropriation de la langue introduit celui qui parle dans sa parole. » Il faut alors tenir compte du rôle des indices de la personne (le rapport je-tu), développé plus tard par Patrick Charaudeau (1983), du rôle des temps verbaux, etc. « La relation du locuteur à la langue détermine les caractères linguistiques de l’énonciation » __ id.