ETHNOCENTRISME

n.f.

Gén./Soc. Tendance à établir comme norme universelle les valeurs et les pratiques contingentes de sa propre culture et de sa propre société, pour analyser, étudier ou juger les autres cultures et sociétés, ou certains de leurs caractères, en fonction de ce cadre de référence. V ethnie. VA culture, G et H. EA blocage culturel.

A. Approches. L’ethnocentrisme reflète généralement une approche mono et intraculturelle. Il résulte d’une éducation véhiculant la croyance que la culture d’appartenance serait supérieure aux autres cultures. Dans une telle optique, on s’imagine devoir asservir les autres cultures, à tout le moins les convertir à cette culture d’appartenance. Le multi et le pluriculturalisme s’effectuent alors dans un contexte de domination de la culture qui se croit supérieure aux autres. L’inter et le transculturalisme se révèlent alors impossibles dans les faits.

B. Psych. sociale. L’ethnocentrisme est à la fois un trait culturel, universellement répandu et un phénomène psychologique de nature projective et discriminatoire qui fait que toute perception se fait à travers d’une « grille de lecture », élaborée inconsciemment à partir de ce qui nous est familier et de nos valeurs propres __ LIPIANSKY, E. M. (1989). Cette attitude spontanée, le plus souvent inconsciente, est un important obstacle épistémologique à la connaissance des autres cultures et des autres sociétés et, partant, à leur compréhension. La critique de l’ethnocentrisme sous toutes ses formes est essentielle à la constitution d’un savoir objectif en ethnologie, en anthropologie et en sociologie.

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