1. Fond. éduc. Conceptions et pratiques afférentes, dans une optique non conformiste aux discours dominants ou à des idéologies à la mode, selon lesquelles le but de l’éducation est le développement de la personnalité unique, libre et créatrice de chaque apprenant qui effectue lui-même les choix qu’il juge les plus pertinents tant pour ce qui est des matières scolaires et des habiletés ainsi que des façons d’y parvenir. Ant. essentialisme; traditionalisme. VA humanisme, A; philosophie de l’éducation, A. TA essentialisme; progressisme.
2. Péd. VA modèle d’enseignement, E.1.
3. Phi. Doctrine selon laquelle l’existence de l’être humain précède son essence. VA essentialisme, C; motivation, F.
A. Division. La philosophie existentialiste a connu une évolution qui semble la diviser en deux branches : la branche chrétienne et la branche athée. Parmi les penseurs de la branche chrétienne, on retrouve Soren KIERKEGAARD, Karl JASPER, Gabriel MARCEL, Nicolas BERDIAEFF. Martin HEIDEGGER (à qui on doit le mot existentialisme), Jean-Paul SARTRE et Maurice MERLEAU-PONTY appartiennent à la branche athée de cette philosophie.
B. Liberté. Pour les existentialistes, la liberté permet à l’être humain de se créer par l’action. Il est alors responsable de son devenir et de ses choix.
C. Curriculum __ Traduction et adaptation de JERSIN, P. D. (1972). • L’essence de l’éducation est la possibilité d’effectuer des choix pertinents. • L’apprenant est un être unique, responsable, libre de ses choix et doué d’intelligence et d’émotions. • L’élève a besoin de courage pour affronter les difficultés de la vie : les peines et les joies liées à l’amour, les véritables choix à faire, l’angoisse inhérente à la liberté, les conséquences de ses actes et l’inévitable rendez-vous avec la mort. • Le milieu de l’éducation devrait être propice à encourager la croissance de personnalités libres et créatrices et non pas l’adaptation à une idéologie collective ou aux normes publiques. • C’est l’épanouissement du caractère unique de la personnalité de chaque élève qui devrait être la première préoccupation du monde de l’éducation. • L’école devrait offrir à chaque élève l’aide voulue pour qu’il atteigne la pleine réalisation de son potentiel. • À l’école, il devrait exister une véritable ambiance de liberté où l’élève aura tout le loisir de découvrir sa vérité à lui et de rechercher son plein épanouissement par le biais de choix non conformistes. • L’apprentissage approprié se présente au rythme des divers choix que fait librement l’élève quand il apprécie sa responsabilité personnelle et calcule les conséquences probables de ses actes. • L’enseignant doit présenter à l’élève des principes et des valeurs ainsi que les motifs à l’appui et l’inciter à les étudier de sorte qu’il décide de son plein gré s’il les accepte ou non. • Un programme d’études doit être centré sur l’enseignement des humanités, à savoir l’histoire, la littérature, la philosophie et les arts, tout particulièrement dans des matières où se révèle la nature profonde de l’être humain et de ses conflits avec son environnement. • C’est le dialogue socratique qu’il faut privilégier pour assurer la découverte de soi chez l’être humain (à partir des réponses obtenues à la faveur d’une conversation suscitant des interrogations). VA philosophie de l’éducation, A.