A. Niveau cognitif des questions __ ROY, D. (1991). De nombreuses recherches ont traité du niveau cognitif des questions posées par les enseignants. Les chercheurs désiraient évaluer l’effet du niveau cognitif des questions sur les performances des élèves. Voici la définition des niveaux cognitifs inférieur et supérieur proposée par REDFIELD et ROUSSEAU (1981). • Question de niveau cognitif inférieur : c’est une question utilisée pour rappeler des connaissances simples ou pour reconnaître des informations factuelles déjà lues ou présentées par l’enseignant. Elle correspond aux opérations de description, de reconnaissance, de discrimination et de résumé. • Question de niveau cognitif supérieur : c’est une question qui exige de l’élève une organisation mentale des informations et une application de connaissances déjà acquises. Elle correspond aux opérations d’analyse, de synthèse, d’application et d’évaluation.
B. Niveau des questions et apprentissage __ id. Les résultats issus des différentes revues de recherches sont diversifiés et montrent parfois de grands écarts qui limitent la portée des conclusions.
Auteurs
Effet
Moyenne de la grandeur de l’effet
MEDLEY (1979)
négatif
–
ROSENSHINE (1979)
négatif
–
WINNE (1979)
aucun
–
REDFIELD et ROUSSEAU (1981)
positif
0,73
WALBERG (1984)
positif
0,34
SAMSON et al. (1987)
positif
0,27
CROOKS (1988) en conclut que l’utilisation de questions de niveau cognitif supérieur favorise habituellement ou, à tout le moins, ne peut nuire à l’apprentissage et à la réussite des élèves. Cependant, les résultats obtenus par la dernière revue de recherches de SAMSON et al. (1987) laissent tout de même présager un effet plus consistant à utiliser des questions de niveau cognitif supérieur, à la condition toutefois d’utiliser ce type de questions tout au long du trimestre.
Nombre de recherches
Durée de l’intervention
Moyenne de la grandeur de l’effet
22
5 jours et moins
0,05
4
20 jours et plus
0,83
Même si le nombre de recherches n’est pas suffisant pour considérer ces résultats comme significatifs, il semble que la durée de l’intervention, pendant laquelle l’enseignant pose ce type de questions, soit un facteur déterminant. La prudence nous amène à partager la conclusion de BROPHY et GOOD (1986) à l’effet que le niveau cognitif des questions doit d’abord et avant tout être directement relié aux objectifs poursuivis par l’enseignant.