1. Did. VA taxonomie de ORLANDI, 2.1/des habiletés en sciences humaines, 2.1.
2. Inf. Fonction qui permet de trouver des données spécifiques __ OLF (2002).
3. Péd. Démarche de découverte personnelle de la part de l’élève.
4. Sc. Domaine ou ensemble d’activités méthodiques, objectives, rigoureuses et vérifiables dont le but est de découvrir la logique, la dynamique ou la cohérence dans un ensemble apparemment aléatoire ou chaotique de données, en vue d’apporter une réponse inédite et explicite à un problème bien circonscrit ou de contribuer au développement d’un domaine de connaissances. V approche. VA anasynthèse, F; écologie humaine, M; éducation-discipline, A et C; hypothèse, E et K; paradigme, C; préconception; C; science, Y et Z; théorie, D. EA tête chercheuse. RN cycle de l’éducation, B.
A. Méthode. Une activité méthodique est celle qui se déroule en respectant un ordre logique, des principes raisonnés et des savoirs éprouvés. VA pensée réflexive.
B. Objectivité. Toutes les phases d’une recherche doivent être conduites dans un esprit de parfaite impartialité. Le chercheur doit veiller à ce que ses croyances et ses préjugés ne biaisent les données de la recherche. Féru de vérité, il s’efforcera sans cesse de présenter fidèlement et honnêtement un objet d’études. Il se servira de sa subjectivité pour concevoir de nouveaux cadres d’études d’un phénomène et pour énoncer des hypothèses inédites. De telles intuitions devront cependant être éprouvées objectivement avant d’être jugées acceptables.
C. Rigueur/rigidité. Dans l’optique d’une recherche, la rigueur ne doit pas revêtir la connotation péjorative d’austérité ou de sévérité. La rigueur vise plutôt la précision, l’exactitude et la minutie. La rigueur implique ouverture, objectivité, développement et dynamisme; au contraire, la rigidité suggère fermeture, subjectivité, statu quo et statisme.
D. Nature vérifiable. Les données d’une recherche doivent pouvoir être confirmées ou retrouvées par un autre chercheur ou lors d’une autre recherche reproduisant des conditions similaires à la recherche initiale. Dans un même cadre de recherche, les conclusions doivent se répéter indépendamment du chercheur.
E. Postulat. La recherche s’appuie sur le postulat qu’il existe un ordre ou une logique interne dans tout phénomène. V entropie.
F. Réponse inédite. La nouveauté d’une réponse à un problème s’établit par rapport au caractère des réponses qui ont précédé ainsi qu’aux conditions dans lesquelles ces réponses ont été éprouvées. Avoir à vérifier la valeur d’une réponse déjà trouvée à cause d’un doute justifié ou du nombre peu élevé de confirmations de son exactitude respecte la nature inédite que doit posséder une recherche. De même, vérifier si la même réponse peut se retrouver dans un autre cadre théorique ou expérimental assure également la nouveauté d’une recherche. Par contre, vérifier simplement et sans raison probante une situation qui ne pose plus problème, tant de nombreuses vérifications différentes s’y sont attardées, n’est tout au plus qu’un exercice de recherche et non une véritable recherche, laquelle est indissociable d’inconnu et d’inédit. VA G. TA problème.
G. Problème/solution incertaine. Bien qu’un chercheur juge et souhaite pouvoir résoudre éventuellement un problème, la solution apparaît a priori tout aussi possible qu’incertaine. Si la solution a déjà été trouvée, il n’y a pas à proprement parler de problème et par conséquent de recherche. Qu’une recherche conduise ou non à la résolution satisfaisante d’un problème, elle peut toujours constituer un apport positif. Dans le premier cas, c’est évident; dans le second, on aura tout de même appris que le problème semble impossible à résoudre en suivant la démarche utilisée. Une telle connaissance se révélera précieuse pour les prochaines tentatives. L’hypothèse de recherche englobe tout autant les données de la problématique, l’énoncé du problème, la formulation du résultat anticipé que l’approche privilégiée. Toute clarification significative apportée à une étape d’une recherche constitue une contribution importante dans la résolution d’un problème. VA F.
H. Problème/recherche. Le problème surgit de questions, suite à des réflexions ou suscitées par des observations. Plusieurs chercheurs s’entendent pour dire que la définition du problème (nature et délimitation) constitue la cible première __ trop souvent négligée __ de toute recherche. C’est dans ce sens que Mario BUNGE (1983) insiste sur la relation essentielle entre problème et recherche : « Les problèmes sont le point de départ et l’objet de toute recherche. (...) Les problèmes sont les racines et les fruits d’une recherche originale, qu’il s’agisse des domaines des sciences de la nature, de la technologie ou des sciences humaines. (...) Les problèmes sont au cœur même de la recherche » __ BUNGE, M. (1983) : trad. V problème.
I. Caractéristiques pédagogiques. La recherche autonome : 1. accroît la motivation intrinsèque; 2. permet à l’élève d’utiliser la démarche de résolution de problèmes; 3. favorise l’activité intellectuelle; 4. exige une organisation minutieuse de la situation pédagogique __ MEQ, DGDP : DFG (10.84).
J. Réseau notionnel.
K. Étapes. Les étapes d’une recherche s’inscrivent dans le cycle d’évolution ainsi que dans le cycle de la résolution de problèmes.
L. Paradigme de HILGARD (1964).
théorie
1.
Recherche focalisée sur le concept d’apprentissage, sans souci d’applicabilité, dans le but de mieux comprendre sa nature, de concevoir des modèles et d’énoncer des principes généraux.
2.
Recherche sur l’apprentissage dans le cadre de situations pédagogiques théoriques.
3.
Recherche sur l’apprentissage dans le cadre de situations pédagogiques réelles.
4.
Recherche sur l’apprentissage dans les classes expérimentales avec la participation d’enseignants et d’élèves choisis.
5.
Mise à l’essai des conclusions de recherches antérieures dans une pluralité de classes représentatives d’un sous-ensemble auquel les résultats pourraient être extrapolés.
6.
Développement du programme d’études et de matériels pédagogiques en vue de leur application dans la pratique scolaire.
pratique
M. Typologies de recherche en éducation.
BEST (1970)
historique 2. descriptive 3. expérimentale
DE LANDSHEERE (1976)
fondamentale 2. appliquée 3. développement technique 4. collective 5. convergente-divergente
N. Présupposés. L’approche d’une recherche, (...) pour scientifique qu’elle soit, (...) ne peut jamais être dépourvue de présupposés (hypothèses) philosophiques. En effet, ceux-ci font partie de la première composante de toute approche, à savoir l’échafaudage général constitué d’hypothèses ontologiques sur la nature des objets à explorer, ainsi que d’hypothèses sur la nature et la portée de la connaissance possible de ces objets. Et cet échafaudage général, loin d’être inutile, est ce qui guide la recherche des problèmes et la manière de les traiter, et permet de fixer les objectifs généraux de la recherche __ BUNGE, M. (1983).
O. Cycle de la recherche scientifique.
L’importance de la recherche scientifique s’apprécie par les changements qu’elle apporte à notre fond de savoir (background knowledge) et par les problèmes nouveaux qu’elle soulève __ BUNGE, M. (1983) : trad.
P. Qualité/quantité. Une caractéristique de la pensée primitive et archaïque est d’être qualitative et analogique (LLOYD, 1966; GOODY, 1977). En utilisant uniquement des prédicats qualitatifs ou dichotomiques, les peuples primitifs et les anciens faisaient inévitablement des classifications dichotomiques ou polarisées : froid et chaud, lourd et léger, clair et sombre (pâle et foncé), rapproché et éloigné, sauvage et domestiqué, bon et mauvais. Ce mode de conception manque de nuances et est susceptible de conduire à une vision du monde manichéenne ou dialectique. La pensée scientifique et technologique, au contraire, suppose que la plupart des propriétés sont (échelonnées) graduées — en pesanteur et en vitesse, en chaleur et en proximité, en excitation et en valeur, et ainsi de suite. C’est seulement dans certaines disciplines (branches) rétrogrades des sciences sociales et humaines que la pensée demeure principalement qualitative, donc polarisée, soit blanche ou noire. Il est vrai que quelques propriétés sont objectivement qualitatives; pour celles-là, une représentation par prédicats dichotomiques peut convenir. L’existence en est un exemple, peut-être l’exemple : une chose existe ou n’existe pas — il n’y a pas de degrés d’existence. Mais la plupart des autres propriétés, peut-être toutes, se présentent en degrés qui peuvent être ordonnés ou même numérotés. Par exemple, on retrouve différents degrés de stabilité, dont métastable et ultrastable. Et, naturellement, il y a une infinité de degrés de format, de vitesse, de probabilité (et de... je ne sais quoi encore), etc. __ BUNGE, M. (1983) : trad. Toute recherche est nécessairement « qualitative », ne serait-ce que parce que le traitement quantitatif d’un matériau donne lieu à une interprétation qui n’est pas autorisée directement par les opérations mathématiques __ PIRES, A. P. (1987).
Q. Quantification. On ne peut savoir a priori si une propriété donnée est qualitative en soi ou si elle s’avérera quantitative. Nous ne pouvons qu’essayer d’en former une conceptualisation quantitative et de la mesurer pour évaluer si l’on retrouve des valeurs autres que sa présence et son absence (un et zéro). En tout cas, depuis Galilée, la science moderne et la technologie ont adopté le postulat méthodologique que toute propriété, à l’exception de l’existence, peut être quantifiée. C’est la foi dans ce postulat qui a soutenu tous les chercheurs qui ont quantifié avec succès des propriétés qu’on avait crues, jusque là, impondérables. Il est possible de confirmer le postulat, mais non de le réfuter car, si une propriété résiste à nos tentatives de la quantifier, nous pouvons toujours nous blâmer pour l’échec __ BUNGE, M. (1983) : trad.
R. Simplification abusive. Ayant fait l’éloge de la quantification, nous devons prévenir la tentation de graduer même des propriétés complexes par des nombres simples. D’une telle simplification abusive provient l’adoption du QI comme mesure exclusive de l’intelligence et l’augmentation du PNB comme seul indice de progrès. Quand de telles quantifications simplistes sont trouvées insuffisantes, les tenants avocats de l’irrationnel sont renforcés dans leur méfiance envers les nombres __ id.
S. Types de recherche __ OUELLET, A. (1994).
Étude de cas. On peut classer les études de cas, les échantillonnages, les « surveys » et les études longitudinales dans la catégorie des recherches statu quo, qui procèdent à la collecte des données dans le but de décrire la condition ou l’état actuel des choses, contrairement à celles qui mettent l’accent sur la causalité ou la prédiction. L’étude de cas met en relief la totalité de la situation et permet de résoudre un problème actuel à partir d’une étude exhaustive. L’analyse détaillée d’un contexte peut porter sur tout phénomène que l’on veut étudier sans pour cela en avoir la maîtrise. Ex. : En éducation, l’étude de cas peut porter sur un enfant en difficulté ou elle peut aussi porter sur la difficulté et non l’enfant.
Étude exploratoire. L’étude exploratoire vise la découverte d’idées qui permettent de localiser un phénomène avant d’en faire l’étude plus poussée. Cette démarche constitue toujours une première étape à franchir avant de poursuivre une recherche plus quantitative. Ex. : Un chercheur veut connaître les principaux facteurs qu’ont en commun deux groupes culturels afin de promouvoir leur intégration. EArecherche projet pilote.
Étude sur le terrain. L’étude sur le terrain permet de procéder à des observations approfondies sur la nature et la fréquence des phénomènes. L’orientation peut être descriptive, exploratoire ou heuristique. Ex. : Un chercheur veut décrire minutieusement les interactions élèves-élèves lors de la récréation pour découvrir les comportements qui caractérisent l’agressivité chez les jeunes. EAétude/méthode de cas; expérience/recherche sur le terrain; recherche empirique.
Expérience sur le terrain. L’expérience sur le terrain porte sur l’expérimentation et la vie réelle. La variable dite indépendante n’est pas laissée à l’événement, mais se définit plutôt par le but de l’expérimentateur. Souvent, en éducation, l’interaction entre les sujets peut prendre la forme de l’observation participante ou non participante. Ex. : Un chercheur évalue l’efficacité et la performance de deux méthodes pédagogiques par l’étude des résultats des élèves. EA recherche empirique/expérimentale.
Méthode de cas. La méthode de cas s’applique à une série d’études de cas, dont elle vise à dégager des concepts, à généraliser. C’est une perspective davantage heuristique que démonstrative. Ex. : Un chercheur est intéressé à trouver les causes d’échec dans l’apprentissage d’une matière du programme du primaire.
Recherche-action. La recherche-action met l’accent sur la participation collective des principaux partenaires. L’orientation est nécessairement empirique; elle repose sur des observations réelles. Les principaux chercheurs découvrent les principes; leurs partenaires, chercheurs en action (maîtres-élèves), découvrent les meilleures façons de les appliquer. Ex. : Une équipe interdisciplinaire de chercheurs, d’enseignants et d’élèves de différentes classes du secondaire entreprend une recherche pour juger de l’effet des horaires rotatifs sur les résultats scolaires. EArecherche d’intervention/opérationnelle.
Recherche appliquée. La recherche appliquée vise la résolution de problèmes urgents et importants. Son but premier étant d’apporter des solutions et des remèdes appropriés, on l’évalue en fonction de son rendement utilitaire, et on l’effectue à la demande d’un commanditaire. Ex. : Un chercheur veut savoir de quelle façon un enfant de six ans peut apprendre à lire plus rapidement.
Recherche causale-comparative. La recherche causale-comparative tente d’établir une relation de cause à effet à partir de variables naturelles sans passer par la manipulation. Ce genre de recherche est souvent utilisé en sciences humaines pour des raisons d’éthique sociale. Ex. : Un chercheur veut étudier l’effet du sexe, du contexte social et du contexte économique sur l’apprentissage d’une langue seconde.
Recherche clinique. La recherche clinique comporte les mêmes étapes que l’enquête statistique, mais se fait de façon plus intensive. L’accent est mis sur l’observation des processus plutôt que des résultats. Ex. : Un chercheur observe le processus d’assimilation des mathématiques chez deux groupes d’enfants éprouvant des difficultés d’apprentissage, et tente d’établir des relations avec certaines variables contextuelles.
Recherche corrélative. La recherche corrélative vise à établir le degré de relation qui existe entre deux variables au moins, et cela à partir du coefficient d’une corrélation simple ou multiple. La recherche corrélative n’implique pas la relation de cause à effet, elle est un indice de relation. Ex. : Un chercheur veut établir la relation entre la motivation et la créativité d’une part, et le rendement scolaire, d’autre part. EArecherche statistique.
Recherche d’implantation. La recherche d’implantation a pour but d’implanter une solution déjà proposée lors d’une recherche précédente afin d’en vérifier l’applicabilité. Cette recherche exige du chercheur une connaissance approfondie de la stratégie afin d’adapter la solution au contexte. Ex. : Un chercheur met sur pied un programme de conduite automobile préparé à partir d’une enquête et d’une approche d’action.
Recherche d’innovation. On utilise la recherche d’innovation pour apporter à un système une nouveauté quelconque à partir d’un modèle contrôlé. Il faut cependant distinguer l’innovation contrôlée de l’innovation évaluée, la première étant structurée à partir d’un modèle et la seconde se contentant de suivre des objectifs. Tout ce processus est complexe, on dit souvent que la créativité fait naître l’état d’esprit de la recherche, et que l’innovation en est l’aboutissement. Ex. : Un chercheur développe un modèle pour introduire une nouvelle méthode pédagogique d’apprentissage du français écrit.
Recherche d’intervention. La recherche d’intervention vise à susciter des changements dans un groupe ou une situation à partir d’un programme d’intervention. Dans ce sens, la recherche d’intervention est généralement précédée d’autres études et la plus grande difficulté réside alors dans le contrôle des variables. Ex. : Un chercheur veut introduire, en première année, un programme d’apprentissage par ordinateur. EArecherche-action/opérationnelle.
Recherche d’observation en laboratoire. L’observation en laboratoire procède à l’exploration systématique des processus d’un phénomène. Souvent confondue avec l’enquête, qui s’intéresse aux résultats et à la fréquence des phénomènes, elle est intensive et porte seulement sur les structures et les processus qui conduisent aux résultats. Ex. : Un chercheur observe dans une classe la façon dont un élève s’y prend pour résoudre certains problèmes en mathématiques, et ce, à partir de différentes méthodes heuristiques. EArecherche empirique.
Recherche de développement de produits. La recherche de ce type a pour but la production et l’emploi de matériaux, d’appareils, de méthodes ou d’instruments nouveaux. Ex. : Un chercheur peut profiter des données de la recherche appliquée et des connaissances empiriques pour écrire un livre sur l’apprentissage de la lecture. V analyse de la valeur; analyse de la valeur pédagogique.
Recherche de témoignage. Le témoignage recueille des informations qui permettront au chercheur de reconstituer la chronologie d’un événement passé. Ex. : Un chercheur veut reconstituer les contextes économique, technique, démographique et politique d’un événement à partir d’informations verbales. EA étude/méthode de cas.
Recherche descriptive. La recherche descriptive porte davantage sur la description claire et systématique du matériel et du phénomène étudiés, et cela dans un intérêt fonctionnel et à partir de différentes modalités comme l’enquête, le projet pilote, l’interview. Ex. : Étude d’une communauté : l’âge, le taux de natalité, l’origine raciale, l’état de santé, le degré d’instruction, etc. EArecherche « survey ».
Recherche documentaire. La recherche documentaire vise à reconstituer l’histoire d’une certaine partie d’un système d’activités afin de confronter les résultats de différentes études dans le même champ disciplinaire. L’analyse de contenu en recherche documentaire peut porter sur des documents passés ou contemporains et se faire à partir d’une approche qualitative ou quantitative. Ex. : Un chercheur compare deux systèmes de gestion scolaire pour vérifier un point particulier au domaine de la connaissance pédagogique.
Recherche empirique. Ce type de recherche repose sur les observations et les expériences systématiques. Les différentes recherches empiriques se distinguent par la plus ou moins grande possibilité de manipuler les variables. Lorsque les variables indépendantes comme le sexe et l’âge ne peuvent être modifiées, on a recours à des groupes différents pour augmenter le contrôle. Ex. : Étudier l’effet de la motivation intrinsèque chez des élèves à la suite d’un changement d’attitude, tout en contrôlant l’âge, le sexe et la situation socioéconomique. EAétude/expérience sur le terrain; méthode de cas/sur le terrain; recherche d’observation en laboratoire.
Recherche évaluative. La recherche évaluative touche le processus décisionnel et permet de recueillir des données pour évaluer le processus ou les résultats d’un programme, d’une intervention ou d’un système. Généralement, la recherche évaluative tend à répondre à une question en trois points : quel est l’effort de l’intervention, sa performance et son efficacité? Ex. : Un chercheur étudie l’effet d’un programme sur l’insertion sociale de jeunes délinquants provenant de milieux de détention.
Recherche ex post facto. Dans la recherche ex post facto, on étudie une relation de cause à effet sans pour autant avoir le contrôle direct de la situation ou de la variable causale. Ex post facto est une expression latine signifiant « après le fait »; cette recherche vise donc la reconstitution d’un modèle de recherche une fois l’expérience commencée. Elle est utilisée pour la préexpérimentation, pour répondre à des situations difficiles ou encore pour des raisons d’éthique. Ex. : Un chercheur tente de repérer, dans une école secondaire, les relations possibles entre les décrocheurs et les échecs en mathématiques, en français et en sciences.
Recherche expérientielle. La recherche expérientielle vise à rassembler empiriquement des opinions, des analyses de travaux, des discussions, des activités lors de certaines pratiques pédagogiques dans le but de mettre en application un programme amélioré ou nouveau. Ce genre de recherche met l’accent sur l’expression subjective de l’expérimentation. Ex. : Faire une recherche pour améliorer un cours en télémédiatisation.
Recherche expérimentale. La recherche expérimentale repose sur l’épreuve d’hypothèses dans les relations de cause à effet. Le chercheur agit sur le sujet en contrôlant les variables dont certaines sont maintenues constantes tandis que d’autres varient. Ex. : Un chercheur vérifie la relation empirique entre le rendement en lecture et le changement d’attitude en manipulant l’information selon sa curiosité.
Recherche fondamentale. La recherche fondamentale vise l’acquisition de connaissances nouvelles et la découverte de nouveaux champs d’étude dans un but pratique. Ex. : Un chercheur veut comprendre le processus d’apprentissage de la lecture chez les jeunes enfants. Son but n’est pas de trouver des solutions pratiques, mais des éléments pratiques.
Recherche historique. La recherche historique reconstitue le passé d’une manière objective et exacte. Généralement, le chercheur doit remonter aux sources, tenir compte des critiques internes et externes et définir le sens de l’interprétation qu’il donne aux choses. Ex. : Un chercheur étudie les facteurs qui ont contribué à préserver la culture d’un groupe minoritaire dans différents contextes : social, économique, politique, géographique, familial, psychologique, etc.
Recherche interdisciplinaire. La recherche interdisciplinaire sert à mettre en commun des structures et des méthodes pour résoudre un problème complexe à partir de l’expérience, de la perception de plusieurs spécialistes et des acquis venant de plusieurs disciplines. On l’utilise souvent pour étudier les problèmes écologiques. Ex. : Un chercheur étudie le processus et les résultats de la pollution d’un cours d’eau.
Recherche méthodologique. La recherche méthodologique vise à intégrer et à contrôler de façon systématique les aspects théoriques et pratiques de la mesure, que ce soit dans l’utilisation des mathématiques, des statistiques ou dans la manière d’obtenir des données, de les analyser et de les interpréter. Ex. : Un chercheur veut développer une approche, un moyen d’observer, d’évaluer l’impact du microordinateur sur l’organisation de l’enseignement des mathématiques au secondaire.
Recherche normative. La recherche normative a pour but de prescrire des obligations et des attributions pour changer ou améliorer un système de normes. Ex. : Étude pour renouveler un système juridique à partir d’une nouvelle constitution.
Recherche opérationnelle. La recherche opérationnelle porte sur l’analyse systémique d’une situation qui nécessite une prise de décision. Connaître comment un système est orienté par rapport à un ensemble de stratégies permet d’éclairer le processus décisionnel lors de problèmes d’organisation de travail ou de procédés de fabrication. On pourrait comparer les recherches-action et d’intervention à la recherche opérationnelle. Ex. : Une équipe de chercheurs tente de réunir diverses techniques de transport, de fabrication d’appareils, d’organisation d’une chaîne de montage, de gestion, de planification PERT, etc. L’équipe peut étudier deux stratégies pour chacun de ces exemples.
Recherche participative. La recherche participative repose sur la participation à la vie d’un groupe de personnes comme acteur et chercheur pour mieux comprendre la vision du monde de ce groupe. Ex. : Un chercheur s’intègre dans une communauté afin de recueillir des données sur un aspect de la réalité vécue par cette communauté, comme la façon de cultiver, d’élever les enfants, etc. EArecherche-action.
Recherche philosophique. La recherche philosophique s’appuie sur une conception globale du monde et de ses structures pour réfléchir sur l’état d’un système et dans le but de confronter ces structures. Ex. : Réflexions en vue de relier et de coordonner les résultats des divers programmes de sciences dans la rigueur de la communauté scientifique.
Recherche projet pilote. Le projet pilote n’est, en somme, qu’une première phase qui vise à rassembler des informations sur un problème, en vue d’un projet de recherche futur. Cette étape sert à préparer le terrain, à adapter un modèle, à développer des instruments et à ouvrir la voie à une recherche plus scientifique. Ex. : Un chercheur veut valider un instrument de mesure des attitudes et préparer une démarche pour changer les attitudes. EArecherche exploratoire.
Recherche statistique. La recherche statistique vise à recueillir le plus de données possible par l’observation, l’interview et le questionnaire dans le but de reconstituer, de façon globale, le cadre opératoire des propriétés de certaines classes d’objets. Dans ce cas, on s’intéresse plus aux propriétés externes qu’à la compréhension interne des structures. Ex. : Un chercheur veut délimiter le cadre opératoire des relations entre le choix de carrière des étudiants du secteur professionnel et leurs attitudes sociales. EArecherche corrélative/empirique/expérimentale.
Recherche « survey ». Recherche de type descriptif, le « survey » permet de rendre compte de certains traits qui caractérisent un phénomène. D’orientation longitudinale ou horizontale, il permet de quantifier un système, d’étudier les effets des interactions ou les interrelations. Pour plus de précision, disons que le « survey » fait le bilan des résultats alors que l’étude de cas ou la monographie analysent aussi les causes et les processus (interactions). Ex. : Un chercheur veut savoir combien de professeurs enseignant les sciences au secondaire possèdent un diplôme de maîtrise. EA étude/méthode de cas.
T. Principaux modes d’investigation. Paul DE BRUYNE et al. (1974) présentent cinq modes principaux d’investigation : • l’étude cas; • l’analyse comparative; • l’expérimentation « en laboratoire »; • l’expérimentation « sur le terrain »; • la simulation sur ordinateur. Ces différents modes d’investigation s’inscrivent le long d’un continuum. Leur champ est plus ou moins « construit » (réel-artificiel), plus ou moins « limité » (ouvert-fermé), plus ou moins « manipulable » (incontrôlé-contrôlé).
U. Recherche empirique/empirisme (positivisme). La recherche empirique, souvent associée à l’usage de techniques dites quantitatives, est une composante de toute exploration sérieuse de la réalité. Elle est souvent confondue avec la philosophie empiriste ou positiviste __ BUNGE, M. (1996). Or, tel que l’explique A. P. PIRES (1987), les techniques quantitatives sont utilisées dans des encadrements théoriques et épistémologiques divers. Il s’avère donc puéril de vouloir écarter ces techniques en se basant sur une critique épistémologique ou théorique de l’empiricisme positiviste. De même, identifier les techniques quantitatives avec une méthodologie objectiviste ne veut plus dire grand chose. (...) Libre à qui voudra persister dans l’erreur d’associer encore aujourd’hui l’usage des techniques qualitatives exclusivement à une perspective épistémologique idéaliste ou subjectiviste et aux approches phénoménologiques, qui se sont d’ailleurs diversifiées et sont devenues beaucoup plus sophistiquées.
W. CN : adjoint à la *; approche de la * des erreurs; assistant à la *; bourse de *; champ de *; cycle de *; domaine de *; formation par la *; moteur de *; rapport de *; recherche sur la *; revue de *; stratégie de *; subvention de *; synthèse de *; vice-président à l’enseignement et à la *; vice-recteur à l’enseignement et à la *.
W. Nomenclature.
aberrance
abrégé
abstract
acteur du changement
action
activité expérimentale
a. pédagogique
adjoint à la recherche
adresse
AE
agent de changement
aide
a.-mémoire
a. personnelle
ampleur de l’effet
analogie
a. conceptuelle
a. d’ensemble
a. directe
a. discursive
a. fantaisiste
a. fantastique
a. méthodologique
a. naturelle
a. personnelle
a. spontanée
a. symbolique
a. théorique
analyse
a. de contenu
a. de cooccurrence
a. de la tâche
a. de tâches
a. des systèmes
a. des tâches
a. fonctionnelle
a. statistique
a. structurale
analyste
anasynthèse
animateur
annexe
annotation
antiréductionnisme
appendice
approche
a. analytico-synthétique
a. analytique
a. atomistique
a. axiomatique
a. commune
a. cybernétique
a. déductive
a. des humanités
a. des sciences appliquées
a. des systèmes
a. doctrinaire
a. écologique
a. en entonnoir
a. ethnographique
a. factorielle
a. globale
a. holistique
a. hypothético-déductive
a. individualistique
a. inductive
a. intégrative
a. interculturelle
a. interdisciplinaire
a. intraculturelle
a. intradisciplinaire
a. mathématique
a. mécaniste
a. monoculturelle
a. monodisciplinaire
a. multiculturelle
a. multidisciplinaire
a. notionnelle
a. organique
a. pédagogique
a. p. opérationnelle
a. pluriculturelle
a. pluridisciplinaire
a. qualitative
a. scientifique
a. s. fondamentale
a. structurale
a. subjectiviste
a. synthétique
a. systématique
a. systémique
a. s. décisionnelle
a. s. explicative
a. s. opérationnelle
a. technologique
a. technosystémique
a. transculturelle
a. transdisciplinaire
a. unidisciplinaire
arbre de décision
artefact
article
assises
assistant à la recherche
atelier
atomisme
avant-projet
base
burnout
cadre conceptuel
c. de référence
c. théorique
carrefour
carte d’interactions
catégorie
catégories de BALES
c. de DE LANDSHEERE
c. de FLANDERS
cerveau
champ
c. d’études
c. de recherche
c. notionnel
c. théorique
changement
c. mandaté
c. planifié
chaos
check-list
chemin critique
citation
classe
classification
c. scientifique
codage
codisciplinarité
coefficient de corrélation
collecte de données
colloque
complémentarité
complexité
conception
conférence
connaissance interdisciplinaire
constante
contenu latent
c. manifeste
contre-vérification
corpus
critère
cycle de recherche
cycle (général) d’évolution
DE LANDSHEERE
décision
d. optimum
d. statistique
d. suboptimum
déduction
démarche circulaire
d. scientifique
démonstration
descripteur
description
devis après-seulement
d. avant-après
d. expérimental
d. factoriel
diagnostic
diagramme de GANTT
disciplinarité croisée
discussion en petit groupe
doctorat
d. honorifique
documentation
domaine
d. de recherche
donnée
échafaudage général
échantillon
é. à plusieurs degrés
é. à p. niveaux
é. accidentel
é. aléatoire
é. a. simple
é. au hasard
é. en grappes
é. en plusieurs étapes
é. global
é. par groupes
é. stratifié
é. s. pondéré
échantillonnage
é. double
é. multiple
é. progressif
é. simple
é. systématique
écologie
effet de halo
e. ROSENTHAL
élément d’analyse
ÉMILE
empirisme
enquête
entrave
entrée
entretien
entrevue
énumération
épuisement professionnel
équilibre
ERIC
erreur
e. absolue
e. aléatoire
e. constante
e. d’observation
e. de mesure
e. probable/standard/type
e. relative
e. systématique
e. type de mesure
ES
espace interdisciplinaire
esquisse
essai
e. et erreur
état de l’art
é. de la question
étiologie
étude de cas
étudiant des cycles supérieurs
é. diplômé
é. gradué
étudier
EUDISED
évaluateur externe
é. interne
évaluation
é. continue
é. globale
é. ponctuelle
é. secondaire
é. spécifique
é. systématique
évaluer
évolution
exactitude
examen de synthèse
expérience
expérientiel
explication
faillibilité
follow-up
fonctionnalisme
formation par la recherche
GE
genèse
génétisme sans structure
gigasystème
globalisation
globalisme
grandeur de l’effet
graphique (de) GANTT
grille de BALES
g. de DE LANDSHEERE
g. de décision
g. de FLANDERS
groupe contrôle
g. de discussion
g. de référence
g. expérimental
g. témoin
groupes équivalents
g. pairés
g. parallèles
heuristique
hexicologie
holisme
hypersystème
hypothèse
h. adverse
h. alternative
h. cinématique
h. descriptive
h. dynamique
h. empirique
h. explicative
h. générale
h. mécanismique
h. méthodologique
h. nulle
h. particulière
h. phénoménologique
h. profonde
h. singulière
h. substantielle
h. superficielle
h. théorique
h. universelle
hypothético-déductif,tive
idéalisme
imitation
impact
index
indicateur
i. d’impact
i. d’opération
i. de l’objet
i. de résultats
i. de réussite
induction
innovation
institut
intelligence
intentionnalité
interaction
i. sociale
interdisciplinarité
i. auxiliaire
i. complémentaire
i. d’emboîtement
i. décisionnelle
i. instrumentale
i. scientifique
i. structurale
i. transversale
intervalle de confiance
intervention
interview
introduction
intuition
intuitionnisme
invention
investiguer
journal de bord
laboratoire pédagogique
liberté académique
liste de contrôle
lister
loi
macroanalyse
macrohypothèse
macrosystème
maîtrise
matériel
mathématiques
matrice disciplinaire
m. scientifique
mécanicisme
mécanisme
mégasystème
mégatendance
mémoire
mesure continue
m. globale
m. ponctuelle
m. qualitative
m. quantitative
m. spécifique
méta-analyse
m.-évaluation
métaméthode
métamodèle
métasystème
métathéorie
méthode axiomatique
m. de travail en sous-groupes de discussion
m. déductive
m. du chemin critique
m. heuristique
m. hypothético-déductive
méthodique
méthodolâtrie
méthodologie
m. des systèmes souples
m. mixte
microanalyse
m.-groupe
modèle
m. abstrait
m. adéquat
m. causal
m. conceptuel
m. conforme
m. cybernétique
m. d’imagination
m. d’intelligibilité
m. de changement
m. de changement planifié
m. de connaissance
m. de décision
m. de l’équilibre
m. de procédure
m. de réalisation
m. de représentation
m. de transition
m. descriptif
m. déterministe
m. distordu
m. évolutionniste
m. gestion par objectifs
m. g. politique
m. homomorphe
m. imaginaire
m. interprétationnel
m. mécaniste
m. objet
m. politique
m. polymorphe
m. rationnel
m. stochastique
m. systémique
m. théorique
modélisation
m. écologique
m. expérimentale
m. mathématique
monitorat
monodisciplinaire
monodisciplinarité
monographie
mot clé
moyenne de la grandeur de l’effet
multidisciplinaire
multidisciplinarité
niveaux d’organisation
norme
normes d’âge
note de césure
novation
o
objectivité
objet d’études
observation
o. analytique
o. diagnostique
o. discrète
o. non structurée
o. participante
œuvre
optimisation
ordinogramme
ordonnancement de projet et de travaux
o. par chemin critique
organicisme
paradigme
parangon
pensée critique
p. scientifique
PERT
phénoménologie
plan après-seulement
p. avant-après
p. d’expérience
p. expérimental
p. factoriel
p. quasi-expérimental
planification de projet et de travaux
pluridisciplinaire
pluridisciplinarité
politique
population
p. cible
p. visée
positivisme
post-test
postulat
prédiction
prétest
principe
problématique
problème
procédure
professeur sous octroi
proposition
prototype
p. final
p. initial
psychopathologie
qualité
quantité
r
raisonnement
r. déductif
r. heuristique
r. inductif
rapport
r. d’activités
r. de recherche
r. de stage
recensement des écrits
recension d’un article, d’un écrit, d’un ouvrage, d’un volume