Rech. Étude du degré de relation existant entre les mesures de deux ou de plusieurs variables distinctes. V coefficient de corrélation.
A. Cas. Trois cas sont possibles dans les recherches corrélationnelles : 1. La dispersion aléatoire : Dans ce cas, les fluctuations des deux mesures n’ont aucun lien entre elles. On dira qu’elles sont indépendantes l’une de l’autre. 2. La liaison fonctionnelle : À chaque valeur Xi de la variable X correspond une seule valeur Yj de la variable Y. Ainsi connaissant la valeur de Xi, on peut déterminer immédiatement la valeur de Yj, à partir d’une relation mathématique. Inversement, il est possible de connaître la valeur de Xià partir de Yj. Il s’agit d’une loi au sens où la physique utilise ce terme. Ce cas est pratiquement inexistant dans le domaine des sciences humaines. 3. La liaison statistique : Entre la dispersion aléatoire et la liaison fonctionnelle, les fluctuations des deux variables peuvent prendre tous les états possibles. Ainsi sans être liées l’une à l’autre de manière rigoureuse, les deux variables vont être en situation de dépendance réciproque, et ceci de façon plus ou moins intense. Leurs valeurs peuvent alors varier dans le même sens (par exemple, elles augmentent simultanément), on dira qu’il y a corrélation positive. Si les variations se font en sens inverse (lorsque l’une croît, l’autre décroît), la corrélation sera dite négative __ ROUQUETTE, M.-L. et GUIMELLI, C. (1979).
B. Coefficient de corrélation. Ce coefficient est donné par une formule qui permet de quantifier le degré de corrélation entre des variables. Le coefficient de corrélation r varie entre -1 et +1 : lorsque r tend vers -1, on est en présence d’une forte corrélation négative; lorsque r tend vers O, il y a absence de corrélation; lorsque r tend vers +1, il s’agit d’une corrélation positive élevée __ id.
C. Utilité. Les recherches corrélationnelles sont utiles lorsque nous voulons découvrir des variations entre des phénomènes ou faire des prédictions.
D. Cause à effet. Une corrélation, même étroite entre deux variables, n’implique pas une relation de cause à effet entre ces variables (GAY, L. R., 1976; MOORE, G. W., 1983; THORNDIKE, R. M., 1988).