RÉCIT

Ens. lang./Litt. Représentation d’un événement ou d’une suite d’événements, réels ou fictifs, par le moyen du langage et, plus particulièrement, du langage écrit __ GENETTE, G. (1966). VA discours, A. TA histoire.

A. Grammaire du récit. Système de règles qui concerne la structure des textes, dont le but est d’expliquer les relations entre les différentes parties du récit. À la suite des structuralistes russes (principalement Vladimir PROPP, 1928), dont la théorie avait pour notion centrale, la fonction des personnages, l’école structuraliste française s’est penchée sur l’étude du récit, donnant naissance : 1. au schéma actantiel de Algirdas J. GREIMAS (1966); 2. à la grammaire du récit ou logique du récit de Claude BREMOND (1966-1973); 3. à l’analyse structurale du récit de Roland BARTHES (1966); 4. aux deux niveaux du récit identifiés par Tzvetan TODOROV (1966), soit la logique des actions et les personnages avec leurs rapports; 5. à l’opposition que fait Gérard GENETTE entre le récit ou l’ordre textuel des événements, et l’histoire ou la succession chronologique et causale des événements. Les recherches américaines sur le récit ont été marquées par les travaux de William LABOV et J. WALETSKY (1967) pour qui le récit doit comporter six propositions, sortes de séquences narratives : résumé, orientation, complication, évaluation, résolution, coda ou chute; les travaux de J. M. MANDLER et N. S. JOHNSON (1977) se sont penchés tout particulièrement sur la structure du récit, sa compréhension et son rappel; ceux de David E. RUMELHART (1977) et de Perry W. THORNDYKE (1977) ont permis d’élaborer des grammaires de récit.

B. Schéma de récit. Le schéma de récit fait référence à une structure cognitive du lecteur, sorte de représentation mentale épurée et standardisée des éléments d’un récit permettant une meilleure compréhension __ MANDLER, J. M. et JOHNSON, N. S. (1977). Le lecteur utilise ce schéma pour traiter l’information contenue dans le récit. Ceci lui permet de prédire la suite de l’histoire, de comprendre une histoire incomplète, de former des hypothèses d’attente, de sélectionner des éléments importants, etc. __ ANDERSON, R. C. (1977); RUMELHART, D. E. (1975). EA schéma narratif.

C. Narration et description. Gérard GENETTE (1966) a cerné les limites respectives de la narration et de la description : « Tout récit comporte (...), quoique intimement mêlées et en proportions très variables, d’une part des représentations d’actions et d’événements, qui constituent la narration proprement dite et d’autre part, des représentations d’objets ou de personnages, qui sont le fait de ce que l’on nomme aujourd’hui la description ».

D. CN : grammaire du *.

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