RECONNAISSANCE DES ACQUIS

1. Cur./Diagn./Ens. sup./Form. prof. (Gén.). Principe selon lequel les apprentissages expérientiels et les autres cours suivis possèdent une valeur réelle de formation qui doit être reconnue dans un programme d’études. VAégalisation des chances en éducation, H. EA acquis expérientiels; attestation d’équivalence/d’études/de scolarité; sanction des compétences/des études.

2. Cur./Diagn./Ens. sup./Form. prof. (Spéc.). Processus d’évaluation de la formation pertinente que possède déjà une personne lors de sa première inscription à un programme __ UQ (1992). Résultante du processus précédent.

A. Reconnaissance officielle. On désigne par reconnaissance officielle la reconnaissance des acquis faite par le ministère de l’Éducation ou, le cas échéant, par un autre ministère __ CTEQ (1985).

B. Nature. La reconnaissance des acquis permet d’obtenir des équivalences d’études ou d’être admis à des programmes d’études sans satisfaire aux exigences ordinaires de l’admission __ CTEQ (1988).

C. Équivalences. Lorsque la formation et les connaissances acquises antérieurement dans un milieu de travail ou dans le cadre d’une activité déjà réussie correspondent à celles qui auraient été acquises par la réussite d’une activité d’un programme donné, l’Université en reconnaît l’équivalence afin d’éviter la reprise d’activités conduisant à une formation et à des connaissances déjà acquises __ UQ (1988).

D. Acquis scolaires et extrascolaires. La reconnaissance des acquis scolaires et extrascolaires est une mesure importante d’accessibilité et d’adaptation des services pour les adultes. Elle permet en effet, d’une part, de reconnaître que des adultes ont acquis des éléments de formation dans leurs expériences de vie ou de travail et, d’autre part, de réduire la durée de la formation, en identifiant clairement les formations manquantes. L’évaluation et la reconnaissance des acquis scolaires et extrascolaires sont aussi importantes pour fins d’admission à la formation que pour fins d’avancement dans le programme. Une évaluation incomplète des acquis à l’admission peut leurrer l’adulte sur ses chances de réussite. Encore faut-il que cette évaluation des acquis respecte aussi les caractéristiques des adultes et ne soit pas conçue selon le modèle de l’évaluation des acquis scolaires des jeunes en formation initiale. Cette évaluation doit donc tenir compte du fait que les adultes ne sont pas en cheminement continu de formation et elle doit porter sur l’évaluation du niveau de développement général et du niveau de compétence atteint. L’évaluation des acquis extrascolaires doit préserver la qualité et la crédibilité de la reconnaissance, mais elle ne doit pas être si technique et si compliquée qu’il devienne plus simple pour un adulte de prendre les cours prescrits. La rigueur scientifique et technique peut parfois devenir un prétexte pour éviter la généralisation de la reconnaissance des acquis, rendre les clientèles captives, conserver son personnel et accroître ses subventions. La voie d’action à poursuivre ici est certainement celle d’une généralisation de la reconnaissance des acquis scolaires et extrascolaires et d’une simplification de la démarche, en pensant d’abord aux intérêts réels de l’adulte __ CSE (1992).

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