Épist./Rech. Mouvement global de rafraîchissement, de renouvellement d’une situation qui a subi les affres du temps; reprise, réactualisation qui restitue une virginité, une primordialité, un état originel __ CROS, F. et ADAMCZEWSKI, G. (1996).
A. Rénovation/nouveauté. Ce qui est nouveau ici, ce n’est ni la chose elle-même (novation), ni son introduction (innovation), mais l’opération de retour, la restauration ou la révolution qu’elle effectue. (...) Il peut, certes, y avoir certaines améliorations (innovations) introduites dans une rénovation, mais elles sont presque parasitaires : nouveautés secondaires, inventions de détail. Élan massif, la mobilisation rénovatrice est toujours un retour au même __ id.
B. Rénovation/réforme. La dynamique présente ici est rétrograde : retour à l’équilibre, réduction de l’écart engendré par certaines dérives, bref, il est question de revenir à l’essentiel, aux valeurs fondamentales. Une des formes les plus structurées de la rénovation est la réforme : rétablissement ou réajustement nécessaire entre la société et la loi, les besoins et les actes, sous la forme de décrets, d’instructions officielles, de règlements. Réformer n’est pas innover, mais remettre en état ou en fonctionnement un système afin qu’il atteigne avec plus d’efficacité ses objectifs originels. La réforme est avant tout conservatrice : l’on planifie un changement afin d’augmenter le gradiant d’harmonie du système __ id.