1. Ens. lang. Partie de la grammaire décrivant les règles par lesquelles on combine en phrases les groupes de mots ou les unités significatives; partie de l’enseignement et de l’apprentissage des langues qui s’intéresse à la manière dont les mots s’organisent en unités plus vastes comme les syntagmes ou les phrases. V phrase; syntagme. VA grammaire, Q.
2. Inf. Ensemble des règles d’écriture et de ponctuation régissant l’interrelation des symboles, des caractères et des structures d’un langage de programmation. TA sémantique; vocabulaire. $$\epsilon$$langage.
3. Ling. Ensemble des règles régissant la combinaison des mots en propositions, et l’enchaînement des propositions entre elles; ensemble des règles concernant la structure des phrases et les relations entre les éléments constitutifs de ces phrases.
4. Ling. Règles grammaticales régissant l’ordre des mots, la ponctuation et la construction des phrases d’un langage. $$\epsilon$$langage.
A. Syntaxe traditionnelle. En grammaire traditionnelle, la syntaxe est liée à la notion de fonction, c’est-à-dire au rôle tenu par les mots dans une phrase. Ces fonctions se définissent à partir de rapports de sens : le sujet « fait l’action », l’objet « subit l’action », etc. __ GALISSON, R. et COSTE, D. (1976). VA grammaire, Q.
B. Syntaxe structurale. C’est la technique d’analyse qui donne à la syntaxe structurale son unité, sans faire nécessairement appel à des questions sémantiques, mais pouvant toutefois s’appliquer à un ensemble d’énoncés choisis (le corpus). L’analyse permet d’extraire les unités composant les énoncés et les relations de subordination que ces unités entretiennent entre elles. On passe ainsi des phrases aux syntagmes, des syntagmes aux morphèmes, des morphèmes aux phonèmes, et inversement __ id. VA grammaire, R.
C. Syntaxe fonctionnelle. Les objectifs de la syntaxe fonctionnelle d’André MARTINET sont de mettre en évidence les unités minimales de signification que sont les monèmes et de déterminer leurs fonctions respectives __ id. V monème. VA grammaire, R.
D. Syntaxe générative. En plus de s’inspirer de la syntaxe structurale, la syntaxe générative tente de justifier le fait que tout individu parlant peut émettre ou comprendre un nombre infini d’énoncés, même s’il ne les a jamais prononcés ou entendus. La syntaxe générative vise donc à élaborer un système de règles permettant de produire toutes les phrases possibles d’une langue, allant ainsi bien au-delà de l’analyse d’un corpus en syntaxe structurale __ id. En grammaire générative transformationnelle, la syntaxe est la principale composante, les deux autres étant la composante sémantique et la composante phonologique. Cette syntaxe comporte deux parties : 1. la base (proprement générative) comportant des règles de formation qui donnent une représentation des structures profondes des phrases; 2. les transformations comportant des règles qui vont au-delà des règles de formation, car elles permettent de former les phrases effectivement réalisées, en passant par une série d’opérations (permutations, effacements, additions) à partir des structures profondes. VA grammaire, G.
E. Savoir syntactique. Les interlocuteurs ont besoin de savoir comment les unités peuvent être organisées en phrases afin de maximaliser leur expression et leur compréhension. Ces habiletés syntactiques s’articuleraient, entre autres, autour de neuf types de relations possibles entre les propositions du discours écrit : la paraphrase, l’association, l’idée principale, la comparaison, le langage figuratif, les formulations ambiguës, la relation de cause à effet, la séquence et la relation anaphorique __ HARRIS, L. A. et SMITH, C. B. (1986).