Adapt. scol./Psych./Soc. Usage abusif ou brutal de la force par un groupe ou une personne envers une ou plusieurs autres personnes (pouvoir des adultes sur les enfants, des hommes sur les femmes, des patrons sur leurs employés, d’une ethnie sur une autre, des plus forts sur les plus faibles, etc.).
A. Manifestations. La violence se manifeste généralement par des gestes ou des paroles intentionnellement agressives et brutales ayant des buts d’intimidation, de blessure ou d’asservissement. Parmi les principales manifestations, nous retrouvons : le vandalisme, le vol, le harcèlement sexiste, le harcèlement sexuel, le harcèlement raciste, les voies de fait, l’intimidation, l’extorsion, les abus et les agressions sexuelles, le port d’arme, etc.
B. Violence physique. La violence physique est celle qui implique des gestes brutaux et inappropriés socialement tels les coups et blessures, la torture, le viol, le meurtre, etc.
C. Violence verbale. La violence verbale implique des paroles et des propos agressifs et blessants tels les cris, les insultes, les humiliations, les menaces de violence physique, de représailles, etc.
D. Violence psychologique. La violence psychologique est plus difficile à détecter. Elle peut se manifester par des paroles et des gestes sournois et peu visibles (par exemple, le chantage) qui peuvent isoler la personne, l’humilier, lui donner un sentiment d’infériorité, etc. La violence verbale et la violence physique comportent également une grande part de violence psychologique.
E. Violence envers soi. Certains auteurs considèrent l’existence de cette forme de violence dont la manifestation la plus extrême est le suicide.
F. Causes. La majorité des auteurs et des intervenants qui étudient le problème de la violence s’entendent pour reconnaître que la violence n’est pas un phénomène inné. Les principales causes de la violence seraient le fait d’avoir été victime de violence, l’alcoolisme, la toxicomanie, la frustration face aux besoins et aux désirs non comblés (de là une plus grande présence de violence dans les milieux socioéconomiquement défavorisés). Il ne faudrait cependant pas confondre les causes réelles de la violence et les éléments déclencheurs. Parmi les déclencheurs les plus répandus, se retrouve : la violence dans les différents médias (télévision, journaux, cinéma, musique heavy ou speed metal).
G. Milieu scolaire. Fred MATTEWS et al. (1990) mentionnent « qu’une proportion importante de la violence et des crimes perpétrés par les jeunes ont lieu à l’école ou dans les environs de l’école ». Cela peut s’expliquer par le fait que c’est à l’école que les jeunes passent la plus importante partie de leur journée. Mais ce n’est cependant pas à l’école que se commettent les actes les plus violents. Selon Frank JEFFREY (1992), ces actes prennent place, en premier lieu, à la maison et en second lieu dans la rue. La violence à l’école peut aussi, dans certains cas, être utilisée par les adultes de l’école. Selon les élèves, cette violence serait plutôt verbale. La violence des élèves envers les adultes est un phénomène existant, mais encore peut fréquent Les jeunes, les femmes et les minorités ethniques sont les victimes qui semblent les plus touchées.