Adapt. scol./Diagn./Doc./Gest. app./Péd. Situation d’un élève qui n’atteint pas les objectifs des programmes d’études fixés par le système scolaire dans lequel il évolue. Ant.réussite scolaire. VA dépression, B et D; égalité des chances, P; sténosujet, C; taxonomie du développement psychosocial, E.
A. Causes internes. Les causes internes de l’échec scolaire peuvent être regroupées en quatre catégories : la déficience intellectuelle, les troubles du comportement, les déficiences sensoriphysiques et les troubles spécifiques d’apprentissage. V déficience intellectuelle; troubles du comportement; troubles spécifiques d’apprentissage.
B. Causes externes. Pour plusieurs auteurs, l’échec scolaire est avant tout un phénomène social. Des études ont permis de constater que les élèves en situation d’échec ne présentent pas tous des troubles spécifiques d’apprentissage. Le problème a alors été analysé sous son aspect socioculturel. En 1964, une étude de Philippe BOURDIEU et Jean-Claude PASSERON met en évidence l’inégalité entre les classes sociales face à l’éducation. Pour eux, les différences qui existent entre les élèves des différentes filières du cours secondaire sont des indices du phénomène social qui existe lorsqu’on aborde l’échec scolaire. Les élèves qui se dirigeaient du côté de la formation professionnelle étaient issus de milieux moins favorisés et plusieurs avaient déjà connu des échecs scolaires. À la fin des années 1960 et dans les années 1970, une étude du CRESAS montre que la majorité des élèves qui vivent un échec scolaire sont issus de milieux ouvriers ou de milieux défavorisés. On introduit alors la notion de handicapés socioculturels. Ces études plus approfondies démontrent qu’individuellement les parents d’enfants de milieux modestes peuvent mieux exprimer leurs attentes et que ces enfants ne sont pas aussi inadaptés qu’on le croyait. C’est l’adaptation de l’école à la personne qui a permis l’amélioration de la situation. La très grande majorité des personnes sont capables de communiquer et d’apprendre lorsqu’existent certaines conditions. Si certains participent peu ou n’apprennent pas à l’école, c’est que celle-ci ne leur en fournit pas les conditions __ CRESAS (1981). Aujourd’hui, les études font toujours état du même phénomène. Les élèves de milieux plus favorisés réussissent généralement mieux que ceux d’origine modeste. Une des explications avancées veut que la stimulation et le suivi dont ces enfants bénéficient dans leur milieu familial influencent positivement leurs résultats scolaires. Certaines méthodes pédagogiques non appropriées au style cognitif et d’apprentissage de l’élève peuvent aussi être une cause à l’échec scolaire.
C. Sens populaire. Dans le langage populaire, les élèves en situation de redoublement sont considérés en échec scolaire. Or, cet échec peut être une situation temporaire. Pour les chercheurs dans le domaine de l’éducation, l’échec scolaire fait référence à une situation persistante qui peut conduire à l’abandon scolaire.