1. Gén. Source d’expérience et de savoir. Enfant élevé à l’école de la rue.
2. Spéc. Ensemble des partisans d’une doctrine philosophique, littéraire, artistique, etc.; le mouvement ainsi constitué; la doctrine elle-même __ CTEQ : rec. (11.82). Obédience, obéissance ou soumission à un courant de pensée. L’école positiviste/romantique. VA famille, F, G et I.
3. Adm. scol./Org. scol. Établissement d’éducation ou d’enseignement __ OQLF (2003). Entité institutionnelle placée sous l’autorité d’un directeur ou d’un responsable s’il n’y a pas de directeur, destinée à assurer, d’une manière ordonnée, l’éducation des élèves et les activités auxquelles prennent part ces derniers de même que les enseignants, les autres membres du personnel et les parents __ MEQ (1981). Établissement d’enseignement sous l’autorité d’une directrice ou d’un directeur et destiné à assurer la formation de l’élève, autre que celle ou celui inscrit aux services éducatifs pour les adultes __ CEQ-CPNCC (1990). Établissement ou espace qui regroupe un certain nombre de classes. École confessionnelle/de quartier/francophone. VA inadaptation scolaire, J; plan d’intervention, E. TA campus; cégep; collégial; constituante; directeur; établissement; lycée; polyvalente. EA école à classe unique/innovatrice/intégrée/ordinaire.
4. Gest. ens. Ensemble des élèves et du personnel d’un établissement d’enseignement __ OLF (2000). EA effectif enseignant/scolaire.
5. Péd. Forme particulière d’organisation de l’enseignement. Syn.enseignement :école primaire, école secondaire, école privée, école publique __ id. VA culture générale, A; modèle pédagogique, B.
A. Établissement est le générique qui désigne tout lieu où l’on dispense un enseignement scolaire. Ce terme englobe les écoles, les cégeps, les universités, les instituts de recherche, mais ne sert pas à former leur nom. École est d’une utilisation plus restreinte. Il sert de générique dans la dénomination des écoles primaires et secondaires (ex. : école (primaire) Jacques-Cartier; école (secondaire) Louis-Hébert). Dans l’enseignement secondaire, on trouve aussi le générique polyvalente (ex. : polyvalente Jacques-Cartier). __ CTEQ (1988).
B. Pavillon désigne une subdivision d’un établissement d’enseignement, auquel elle se rattache administrativement et matériellement. Une école ne peut pas porter le nom de « pavillon X » __ CTEQ (1990).
C. F.f. Lorsque le contexte exige qu’une distinction soit faite entre une école spéciale et une école destinée à la majorité des élèves, on emploie le terme école ordinaire de préférence à école régulière, qui est un calque de l’anglais __ OLF (2003).
D. F.f. En ce sens, académie est un anglicisme __ CTEQ (1988). V académie.
E. F.f. On n’emploiera le terme collège que pour désigner un établissement d’enseignement collégial (...) On ne peut utiliser le terme collège pour désigner une école primaire, une école secondaire, un lycée, une polyvalente ou une école privée. (...) Dans le système scolaire français, un collège est un établissement d’enseignement secondaire __ id.
F. Orthographe. Dans l’affichage (par exemple, sur la façade de l’école), le mot école prend la majuscule (ex. : École Louis-Hébert); dans tout autre contexte, le mot école ne prend pas la majuscule (ex. : je suis inscrit à l’école Louis-Jolliet). La même règle s’applique pour ce qui est des génériques cégep, collège, lycée, polyvalente et université __ id.
G. Dénomination. La dénomination ne doit pas comporter d’élément précisant le type d’organisation interne. Par exemple, les mentions école privée, école innovatrice, école intégrée, école spéciale, école francophone ne doivent pas figurer dans la dénomination d’un établissement d’enseignement __ id.
H. Grande école ou école supérieure désigne communément un type d’établissement d’enseignement universitaire __ id.
I. F.f. Institut peut désigner un établissement d’enseignement collégial ou un établissement d’enseignement universitaire (et non une école primaire ou une école secondaire) __ id.
J. Communauté éducative (sens 4). L’école est ici considérée du point de vue de ce qui est communément compris, par exemple, sous les appellations de langue de l’école, vie de l’école. C’est l’école vue par le personnel de direction, le personnel enseignant et les élèves. On a souvent parlé d’une communauté éducative __ id.
K. École francophone/française; école anglophone/anglaise(QC). Il faut noter que toutes les écoles du Québec sont des écoles québécoises. Il n’y a pas d’« écoles françaises » ni d’« écoles anglaises », mais des écoles dont la langue d’enseignement est le français (souvent appelées écoles francophones) et des écoles dont la langue d’enseignement est l’anglais (souvent appelées écoles anglophones) __ id.
L. École/enseignement. Avec le sens que lui donne la définition, école est souvent synonyme d’enseignement. Ainsi en est-il de l’école primaire qui est assimilée à l’enseignement primaire, de l’école confessionnelle qui est assimilée à l’enseignement religieux ou encore de l’école anglophone qui est assimilée à l’enseignement en anglais. Par exemple, rénover l’école primaire ou l’école secondaire signifie, dans ce contexte, repenser l’organisation de l’enseignement primaire ou secondaire. Se rattachent aussi à ce sens du terme école les syntagmes école d’été, école laïque __ id.
M. Société. La société moderne a donné naissance à l’école-institution pour que certains objectifs y soient obligatoirement atteints par tous les citoyens __ BÉGIN, Y. (1970).
N. Activité éducative/de gestion. Le lieu de rencontre de l’activité éducative et des activités de gestion, en étant la plus petite unité de gestion et la plus grande unité où s’exerce l’activité éducative __ FORTIN, R. (1980).
O. École de la qualité(facteurs significatifs) __ GRÉGOIRE, R. (12.89) : a) Chaque établissement doit se donner des objectifs, et ceux-ci doivent, d’une part, être explicites, cohérents et formulés avec une grande clarté et, de l’autre, suggérer, en particulier dans le domaine de la formation intellectuelle des jeunes, des attentes élevées. b) Tout le personnel relié à un établissement, de même que des élèves qui le fréquentent et leurs parents, doivent avoir eu l’occasion de participer à l’élaboration de ces objectifs et à la définition de ces attentes et les avoir faits leurs.
c) De même, ces objectifs et ces attentes doivent avoir marqué de leur empreinte l’ensemble de l’établissement scolaire en cause et, notamment, son curriculum, sa pédagogie, le matériel didactique qu’il utilise, l’évaluation des élèves qui le fréquentent et la discipline qui y règne. d) La direction générale de cet établissement et, tout particulièrement, sa direction pédagogique doivent, dans la même veine, être bien affirmées, tout en demeurant constamment préoccupées par le développement d’une activité quotidienne d’enseignement assumée dans un esprit de collégialité. e) La maîtrise des apprentissages de base doit être considérée comme prioritaire. Généralement, cette exigence signifie que l’accent est mis sur des connaissances et des habiletés d’ordre intellectuel acquises avant tout à la faveur d’une étude de la langue, des mathématiques et de l’histoire ou d’une initiation méthodique aux institutions et aux rouages sociaux. f) L’évaluation des élèves doit être régulière et effectuée à partir de règles claires, elles-mêmes appliquées avec justice et constance. g) La direction de l’établissement et son corps enseignant doivent, chacun selon le rôle qui lui est propre, avoir le souci d’une compétence à jour et d’un perfectionnement continu, croire aux possibilités des personnes avec qui ils travaillent et se considérer, du fond d’eux-mêmes, comme engagés dans une œuvre qui en vaut vraiment la peine.
P. Caractéristiques des bonnes écoles __ BROSSARD, L. (12.89). Ces caractéristiques portent sur trois dimensions de l’école : 1. Le cadre de vie est accepté. Cette caractéristique compte plusieurs aspects. 1.1 La réglementation de la vie des élèves existe et elle est bien perçue. 1.2 La vie parascolaire est animée. 1.3 La responsabilisation des élèves est favorisée. 1.4 Les travaux scolaires sont bien perçus. Ils sont intéressants et fréquemment évalués. 1.5 Il règne un bon climat dans l’école. La résultante de cet ensemble de traits particuliers aux bonnes écoles, c’est un climat serein. 2. Les enseignants et les enseignantes accordent du soutien aux élèves. Ce soutien a de multiples aspects. Il concerne plus particulièrement l’écoute des enseignants, leur disponibilité pour des problèmes personnels, le suivi consécutif à la consultation d’un professionnel non enseignant par un élève, le soutien aux décrocheurs potentiels, l’encouragement à des travaux de qualité, l’information sur les moyens d’évaluation et les évaluations fréquentes. 3. Les cadres et le personnel ont une perception commune de la réalité scolaire. La vie à l’école est jugée positivement par l’ensemble du personnel de ces écoles et il existe une communauté de perception entre les cadres et le personnel. D’une certaine façon, il semble qu’il y ait davantage de transparence et de concordance dans les bonnes écoles que dans les autres.
Q. Axiomes de la formation fondamentale au primaire et au secondaire __ LAVALLÉE, M. (02.92). 1. Par l’école, l’élève doit être mis en contact avec la beauté des créations humaines. 2. Par l’école, l’élève doit avoir accès à des enseignements qui lui donnent une clé d’interprétation de lui-même et une grille de compréhension de la vie. 3. Par l’école, l’élève doit être mis en contact avec la fraternité des hommes qui ont découvert le monde. 4. Par l’école, l’élève doit apprendre les habiletés fondamentales que sont l’analyse et la synthèse, l’approche expérimentale. 5. Par l’école, l’élève doit goûter l’Histoire, par laquelle les hommes ont fait naître le monde. Il doit avoir des clés de compréhension de la vie, du développement. 6. Par l’école, l’élève doit découvrir le goût, le sens des choses. 7. Par l’école, l’élève doit se sentir vivant, se développer, avec un sentiment de compétence, devenir capable de s’adapter aux situations de la vie.
R. Fonctions individuelles. Au plan individuel, les fonctions des écoles formelle et informelle concernent le développement des potentialités de tous et chacun ainsi que l’acquisition progressive de l’autonomie. VA S.
S. Fonctions sociales. En prônant l’acquisition d’une formation commune à des savoirs, à des habiletés, à des attitudes et à des valeurs, l’école de base vise la cohésion sociale. Conjointement, les écoles de base et de spécialisation contribuent aux développements individuel et social en qualifiant les individus pour assumer des rôles et des fonctions, ce qui favorise d’autant le fonctionnement et l’évolution d’une société.
T. CN : adaptation à l’*; année à l’*; caisse des *; carte des *; classe préparatoire aux grandes *; climat d’*; commissaire d’*; conseil d’*; conseil fusionné d’* séparées de comté/de district; corporation-*; culture de l’*; directeur,trice (d’*); direction d’*; district d’* secondaires; effectif d’une *; équipe-*; fermeture d’*; formation en atelier-*; grande *; institutionnelle (*); pédagogie centrée sur l’*; professeur d’* pour déficients auditifs/visuels; professeur des *; projet d’*; vie de l’*; zone d’* séparées; zone d’* séparées rurales/urbaines; zone fusionnée d’* séparées.