ÉDUCATION POUR TOUS

Alph. Vision élargie de l’éducation de base, présentée dans la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous (Jomtien, 1990), qui insiste sur la nécessité de prendre en compte les besoins éducatifs fondamentaux des enfants, des adolescents et des adultes, et de rendre les services éducatifs accessibles à tous tout au long de la vie __ UNESCO (2003). V alphabétisation pour tous; Année internationale de l’alphabétisation; Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation. EA éducation fondamentale/tout au long de la vie.

A.  Historique. La Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous (1990) et le Cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux (1990) ont été adoptés pendant la conférence de Jomtien. Les buts de cette conférence étaient « d’attirer l’attention sur l’importance et sur l’impact de l’éducation de base et [de] forger, au niveau mondial, une volonté commune de s’employer à la rendre accessible à tous » __ UNESCO (1990). En 2000, lors du Forum mondial sur l’éducation à Dakar, pour faire suite au bilan des dix premières années de l’éducation pour tous, on a formulé de nouveaux objectifs et précisé des stratégies conséquentes en plus de fixer une nouvelle date butoir (2015) pour la réalisation de l’éducation pour tous.

B.  Visées. Le Cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux (1990) présente six axes d’intervention : 1. expansion des activités de protection et d’éveil de la petite enfance, y compris les interventions en milieu familial ou communautaire, particulièrement en faveur des enfants pauvres, défavorisés et handicapés; 2. universalisation de l’éducation primaire (ou de tout autre ordre d’enseignement plus élevé jugé fondamental), d’ici l’an 2000; 3. amélioration des résultats d’apprentissage, pour qu’un pourcentage convenu d’une classe d’âge déterminée (par exemple 80 % des jeunes de 14 ans) atteigne ou dépasse un certain niveau d’acquisition jugé nécessaire; 4. réduction du taux d’analphabétisme des adultes (le groupe d’âge à prendre en considération étant fixé par chaque pays), par exemple à la moitié de son niveau de 1990, pour l’an 2000, en mettant l’accent sur l’alphabétisation des femmes pour réduire de façon significative la disparité actuelle entre les taux d’analphabétisme masculin et féminin; 5. élargissement des services d’éducation et de formation de base à d’autres compétences, dont l’efficacité est évaluée en fonction de la modification des comportements et de l’incidence sur la santé, l’emploi et la productivité; 6. mettant à profit tous les canaux d’éducation, y compris les médias, les autres formes de communication modernes et traditionnelles ainsi que l’action sociale, acquisition accrue par les individus et par les familles des connaissances, des compétences et des valeurs nécessaires à une vie meilleure et à un développement rationnel et durable, l’efficacité de ces interventions étant évaluée en fonction des modifications réelles des comportements __ COMMISSION INTERINSTITUTIONS DE LA CONFÉRENCE MONDIALE (1990).

C.  Échéancier. De 1990 à 2000, près de dix millions d’enfants de plus chaque année ont eu accès à l’éducation primaire, et le taux d’alphabétisme a augmenté tant chez les femmes que chez les hommes. À la suite du bilan dressé à Dakar en 2000, un échéancier a été établi avec trois délais à respecter : 1. d’ici 2002, la finalisation des plans d’action nationaux pour la réalisation des objectifs formulés à la suite de ce bilan; 2. d’ici 2005, la réalisation de l’équité entre les filles et les garçons au primaire et au secondaire; 3. d’ici 2015, la réalisation de l’universalisation de l’éducation primaire obligatoire et l’amélioration de 50 % du taux d’alphabétisme des adultes __ UNESCO (2003).

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