ÉTIQUETAGE

n.m.

Adapt. scol. Terme péjoratif associé à l’opération visant à identifier des élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, ou des élèves handicapés en fonction de diverses catégories de déficits.

Inconvénients. Les études traitant des effets de l’étiquetage sur le développement du concept de soi des enfants et sur l’attitude de leur entourage arrivent à des conclusions divergentes. Selon l’étude de Robert ROSENTHAL et de Lenore JACOBSON (1968), l’étiquetage peut avoir pour effet d’amener les enseignants à adopter des attitudes différentes selon la pseudocapacité intellectuelle des élèves. Par exemple, ils auraient tendance à moins exiger des élèves identifiés comme ayant des difficultés d’apprentissage ou à être moins tolérants face à ceux identifiés comme présentant des troubles du comportement. De la même façon, des remarques positives, faites aux enseignants aux sujets de leurs élèves, auraient un effet contraire et pourraient améliorer les résultats de ceux-ci. Selon Linda GOTTLIEB (1980) et de Samuel L. GUSKIN (1978), l’identification des caractéristiques de l’élève améliorerait parfois l’image qu’il a de lui-même par le fait que les enseignants s’investissent plus dans celui-ci. L’étiquetage signifie souvent la présence de services spécialisés qui renforcent souvent l’effet de ségrégation. V effet ROSENTHAL.

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