Microformations

L’approche-programme en FAD : boîte à outils

Commencer

15 minutes

À la fin de cette microformation, vous serez en mesure de :

  • Nommer les étapes permettant de faciliter le déploiement d’une approche-programme;
  • Distinguer des stratégies et des outils pouvant être utilisés dans une approche-programme;
  • Repérer des exemples concrets de stratégies et d’outils déployés à l’Université TÉLUQ.

Cette microformation est la deuxième d’une série sur l’approche-programme. La première s’intitule « L’approche-programme en FAD ».

Réalisatrices : Caroline Boilard et Christine Simard

Dans le rôle de...

Les stratégies mentionnées ci-haut permettent toutes de concrétiser une approche-programme. C’est à la lumière d’une analyse des besoins et des ressources disponibles que le professeur pourra faire un choix éclairé. Pour en savoir plus, poursuivez votre lecture.

Zoom sur les bonnes pratiques

Les contenus de cette microformation sont issus des apprentissages réalisés dans le cadre d’un projet soutenu par le Programme d’appui pour l’excellence en enseignement de la Direction de l’enseignement et de la recherche. Mené par les professeurs Emmanuelle Champion, Nancy Gagné, Sabrina Hombourger-Barès et Patrick Pelletier, ce projet a permis d’aller à la rencontre d’équipes pédagogiques de l’Université TÉLUQ qui ont déployé des approches-programmes. Celles-ci ont généreusement accepté de partager leur expérience. Leurs témoignages ont permis de dégager les étapes clés du développement d’une approche-programme, ainsi que les stratégies et les outils qui facilitent sa mise en œuvre concrète dans notre établissement.

Les premiers pas vers une approche-programme

D’entrée de jeu, il convient de rappeler que l’approche-programme s’inscrit dans un continuum avec l’approche-cours. Sa mise en œuvre varie selon les contextes et les besoins, avec des degrés d’intégration divers.

Pour faciliter l’application de l’approche-programme dans la pratique, voici quelques balises utiles pour amorcer une telle démarche :

  1. Analyse des besoins
    Cette première étape consiste à cerner les attentes du milieu professionnel et celles des étudiants. Cela peut se faire, par exemple, en analysant des offres d’emploi dans le domaine ou en menant des entretiens avec des acteurs clés.
  2. Élaboration d’un profil de sortie
    Il s’agit de définir une vision commune de la personne diplômée que le programme vise à former. Dans plusieurs domaines, des référentiels reconnus sont déjà disponibles et peuvent être utilisés comme point de départ. Toutefois, lorsqu’aucun référentiel n’existe, il devient nécessaire d’en concevoir un en collaboration avec les parties prenantes.
  3. Cartographie des contenus enseignés dans le programme
    Cette étape permet de brosser un portrait global des contenus abordés dans chaque cours déjà existant du programme.
  4. Identification du niveau atteint pour chaque compétence dans chacun des cours
    Chaque cours déjà existant est ensuite analysé pour déterminer à quel niveau les compétences du référentiel y sont développées.
  5. Identification des chevauchements et des lacunes
    Une fois les niveaux de maîtrise identifiés, il devient possible de repérer les redondances ou les vides à combler dans le développement des compétences.
  6. Révision ou développement de cours
    En fonction des constats précédents, les professeurs se concertent pour ajuster des cours existants ou en créer de nouveaux afin de s’assurer que le programme favorise le développement des compétences visées.

Stratégies et outils pour concrétiser une approche-programme

À l’hiver 2026, une trentaine de programmes de l’Université TÉLUQ étaient construits selon une approche-programme. Une recension des stratégies et des outils utilisés pour concrétiser cette approche a été réalisée afin de mieux comprendre les pratiques en place. Les exemples présentés ci-dessous n’illustrent qu’une partie des stratégies et des outils recensés; il s’agit de ceux qui ont été les plus fréquemment mobilisés par les équipes pédagogiques dans le cadre de leur démarche. Pour chaque stratégie ou outil, vous trouverez une description, ainsi qu’un résumé des points forts et des points de vigilance à considérer.

Exemples de stratégies et d’outils permettant de concrétiser une approche-programme

Plusieurs autres stratégies et outils ont été identifiés dans les programmes construits selon une approche-programme à l’Université TÉLUQ. Bien qu’ils soient moins systématiquement utilisés, ils contribuent également à enrichir l’expérience étudiante et à renforcer la cohérence du programme.

  • Journal de bord : Utilisé comme outil réflexif, le journal de bord permet aux étudiants de documenter leur parcours, de faire des liens entre les connaissances qu’ils construisent et les besoins de leur milieu de pratique, et de prendre conscience de leur développement professionnel. Il s’agit également d’un excellent outil pour collecter des traces d’apprentissage qui pourront être intégrées à un portfolio.
  • Projet personnel réalisé à travers le programme : Ce type de projet, amorcé dès les premiers cours et développé progressivement, permet aux étudiants de mobiliser les compétences acquises dans une réalisation concrète, souvent en lien avec leurs intérêts ou leur milieu professionnel.
  • Design pédagogique des cours similaire : L’adoption d’une structure pédagogique commune entre les cours d’un même programme vise à harmoniser l’expérience étudiante. Cette uniformité peut se traduire par le choix d’activités d’apprentissage ou d’évaluation similaires, ainsi que par l’adoption d’une structure de navigation similaire dans l’environnement numérique d’apprentissage. Elle contribue à créer des repères stables pour les étudiants tout au long de leur parcours.
  • Occasions de professionnalisation : Ces occasions visent à rapprocher les étudiants du milieu professionnel en leur offrant des possibilités concrètes de mobilisation des compétences. Par exemple, dans certains programmes, les étudiants peuvent collaborer à des projets de recherche sous forme de contrats, lesquels peuvent être reconnus comme stages dans leur parcours de formation.

3, 2, 1, action!

Nous vous invitons maintenant à réaliser deux courtes activités pour vous mettre en action.

Activité 1. Analyse des pratiques existantes

Choisissez une stratégie ou un outil qui vous interpelle et explorez comment les équipes pédagogiques de l’Université TÉLUQ l’ont utilisé dans leur programme.

Arrêt sur image

Vous avez une stratégie ou un outil à partager à vos collègues? Contactez Emmanuelle Champion, Nancy Gagné, Sabrina Hombourger-Barès ou Patrick Pelletier.

Activité 2. Réflexion sur le réinvestissement potentiel

Comment pourriez-vous réinvestir les exemples que vous avez vus au cours de l’activité précédente dans la conception de votre approche-programme? Nous vous invitons à prendre un temps d’arrêt pour réfléchir à ce réinvestissement potentiel.

Vous êtes un professeur à l’Université TÉLUQ? Voici les services qui s’offrent à vous.

Consultation

Vous désirez une rétroaction sur les activités que vous venez de réaliser?

Vous sentez le besoin de partager des idées avec une personne qui a un regard extérieur?

N’hésitez pas à communiquer avec un spécialiste en sciences de l’éducation. La prise de rendez-vous se fait à partir du lien suivant : Conseil sur rendez-vous.

Cette personne vous accompagnera avec plaisir!

Finale

Le déploiement d’une approche-programme est une démarche exigeante, mais porteuse de sens pour la formation universitaire. Les défis rencontrés peuvent varier considérablement d’un contexte à l’autre : la présence ou non d’un référentiel de compétences dans le domaine, l’adhésion à une vision partagée de l’approche-programme, le degré de collégialité entre les membres de l’équipe enseignante, le temps disponible pour réfléchir et collaborer, ou encore les ressources institutionnelles en appui au changement. Cette « géométrie variable » des conditions souligne l’importance d’une posture souple, collaborative et réflexive tout au long du processus. En misant sur l’intelligence collective et en s’appuyant sur une démarche structurée, il devient possible de construire des programmes alignés, cohérents et adaptés aux besoins des étudiants et du milieu professionnel.

C’est ainsi que se termine cette microformation. Félicitations! Pour conclure en beauté, nous vous proposons des références pour aller plus loin.

Générique

Buckley, S., Coleman, J., Davison, I., Khan, K. S., Zamora, J., Malick, S., … Sayers, J. (2009). The educational effects of portfolios on undergraduate student learning: A best evidence medical education (BEME) systematic review (BEME Guide No 11).Medical Teacher, 31(4), 282-298.

Meeus, W., Van Petegem, P. et Van Looy, L. (2006). Portfolio in Higher Education: Time for a Clarificatory Framework. International Journal of Teaching and Learning in Higher Education, 17(2), 127-235.

Naccache, N., Samson, L. et Jouquan, J. (2006). Le portfolio en éducation des sciences de la santé : un outil d’apprentissage, de développement professionnel et d’évaluation.Pédagogie médicale, 7(2), 110-127.

Nguyen, C. F. (2013). The ePortfolio as a living portal: A medium for student learning, identity, and assessment. International Journal of ePortfolio, 3(2), 135-148.

Read, D. et Cafolla, R. (1999). Multimedia Portfolios for Preservice Teachers: From Theory to Practice.Journal of Technology and Teacher Education, 7(2), 97-113.

Si vous avez aimé cette microformation, nous vous conseillons celle-ci :

Last modified: Wednesday, 8 April 2026, 9:05 AM